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MODALITES PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRESORERIE CENTRALISEE DANS UN GROUPE : LES OPERATIONS DE TRESORERIE

DOCUMENT AFT

Commission Organisation de la gestion de trésorerie dans les groupes

MODALITES PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRESORERIE CENTRALISEE DANS UN GROUPE :

LES OPERATIONS DE TRESORERIE

JUIN 1995

Cette brochure a été réalisée avec le concours des principaux participants de la commission « Back-office - Comptabilité - Reporting » Véronique Cobast Annie Hamon Bernard Saumade Daniel Spitezki

Gérard Celerier, Président de la commission et l’AFTE remercient l’ensemble des membres de la commission pour leur collaboration et plus particulièrement Bernard Saumande et Daniel Spitezki pour leur contribution à la rédaction.

« Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur, ou de ses ayants droit, ou ayants cause, est illicite (loi du 11 mars 1957, alinéa 1er de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. La loi du 11 mars 1957 n’autorise, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective d’une part, et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration. »

© 1996 by l’Association Française des Trésoriers d’Entreprise.

En conséquence. Les aspects juridiques.. pour leur part. déjà fait l’objet de publications séparées par l’AFTE. ne sont pas traités dans cette brochure.. ainsi qu’une étude sur les conventions de trésorerie ont. exécution des différentes tâches.. les termes de centrale de trésorerie utilisés doivent être simplement considérés comme désignant l’entité opérationnelle chargée de la centralisation des opérations. c’est-à-dire la façon dont fonctionne chaque jour une trésorerie de groupe (centrale de trésorerie et filiales) : partage des responsabilités.. Les opérations concernées dans ce document sont les seules opérations classiques de trésorerie : financements et/ou placements. GIE de trésorerie...AVANT-PROPOS L’objectif de cette brochure est de présenter les modalités pratiques quotidiennes d’une gestion de trésorerie centralisée au sein d’un groupe de sociétés en France. fiscaux et réglementaires. les opérations transfrontalières avec des filiales étrangères du groupe. De même les aspects informatiques et les structures particulières.). qu’il est possible d’utiliser afin d’assurer une telle gestion de trésorerie dans les meilleures conditions (banque de groupe. ainsi que les opérations de gestion du risque de taux feront l’objet de brochures ultérieures. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 1 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . Les opérations de change.

2 Modalités pratiques 2.1 Structure générale 2.2.1 Structure générale 3.1 Objectifs poursuivis 2. LA CENTRALISATION DE LA GESTION DES BESOINS ET DES EXCEDENTS 2. CONCLUSION ANNEXE A LA FUSION D’ECHELLES ANNEXE B LE VIREMENT POUR SOLDE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 3 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE .2 Responsabilités des sociétés participant au système 3.2 Responsabilités des unités participant au système 2. LA FUSION D’ECHELLES ET LES VIREMENTS POUR SOLDE 4. LA CENTRALISATION DE LA GESTION DES SOLDES BANCAIRES 3.2.1 Objectifs poursuivis 3.3 Responsabilités de la centrale de trésorerie 2.2 Les virements pour solde 4.2.2.2.3 Responsabilités de la centrale de trésorerie 13 13 14 14 14 14 4.5 Relations avec les banques 5 8 8 8 8 9 10 11 12 3.2. LES PRINCIPALES FONCTIONS D’UNE TRESORERIE DE GROUPE 2.3 Comparaison des deux techniques 16 16 17 17 19 20 21 5.MODALITES PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRESORERIE CENTRALISEE DANS UN GROUPE : LES OPERATIONS DE TRESORERIE PAGES sommaire 1.1 La fusion d’échelles 4.4 Compte courant financier ou opérations de prêt/emprunt 2.2.2 Modalités pratiques 3.2.

).. – de réception et de contrôle des encaissements (chèques.. si nécessaire. de l’équilibrage de ces comptes par le biais de transferts bancaires (virements de trésorerie). il convient de recenser les fonctions susceptibles d’être concernées par une telle centralisation... les besoins de placement ou de financement) sur un horizon allant de 24 heures à 48 ou 72 heures.. afin de déterminer la position prévisionnelle en valeur (i. BOR.1. D’une façon générale. 2 LA TENUE DE LA POSITION EN VALEUR Il s’agit des tâches de collecte et de mise en forme des informations sur les flux de trésorerie à très court terme. 4 LA GESTION DES BESOINS ET DES EXCEDENTS DE TRESORERIE Cette gestion consiste à réaliser les opérations de placement et/ou de financement nécessaires pour satisfaire les besoins de trésorerie tout en optimisant le taux obtenu via des opérations allant du jour le jour au 3/6 mois MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 5 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . Le besoin net (de financement ou de placement) peut ainsi être concentré sur un compte bancaire. 3 LA GESTION DES SOLDES BANCAIRES Cette fonction regroupe la détermination du solde quotidien en valeur de chaque compte bancaire utilisé et la réalisation.. LES PRINCIPALES FONCTIONS D’UNE TRESORERIE DE GROUPE Préalablement à la description des modalités pratiques de fonctionnement d’une gestion centralisée ou coordonnée de la trésorerie. virements.). les principales fonctions de trésorerie au sein d’une entreprise (et donc d’un groupe) sont les suivantes : 1 LA GESTION DES MOYENS DE PAIEMENT Il s’agit des tâches : – de préparation et d’envoi des instruments de règlement (chèques. virements.e.

dans d’autres entreprises. Toutefois.. En effet. faisant davantage appel à l’analyse et à la décision.. une ligne de séparation importante se situe. respectivement la gestion des soldes bancaires et la gestion des besoins et des excédents de trésorerie. La mise en place d’une trésorerie de groupe destinée à centraliser ou à coordonner les activités de gestion de trésorerie d’un ensemble de sociétés peut concerner tout ou partie des six fonctions décrites très brièvement ci-dessus. le Trésorier peut également assurer d’autres tâches telles que la comptabilité de trésorerie. ou encore le crédit client. Les trois dernières fonctions correspondent au contraire à des tâches moins fréquentes. entre les fonctions 3 et 4. c’est-à-dire le choix des contreparties et la répartition des opérations/volumes d’activité entre les banques. nécessitant la réalisation d’un nombre important d’opérations et qui sont principalement des tâches d’exécution pouvant faire l’objet de modes opératoires et de procédures relativement précises et simples à mettre en œuvre. 6 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . entre les différents supports et marchés accessibles. les trois premières fonctions correspondent globalement à des tâches effectuées quotidiennement. 6 LA DEFINITION DE LA STRATEGIE FINANCIERE La stratégie financière regroupe : – la stratégie bancaire. A l’inverse. dans la pratique. les responsabilités du Trésorier peuvent ne comprendre que certaines des fonctions indiquées ci-dessus . la stratégie financière appartient souvent à la sphère de compétence du Directeur Financier. – la stratégie d’endettement/placement et la stratégie du risque de taux qui lui est associée : il s’agit alors d’arbitrer entre le court terme et le long terme. Au sein d’une société.. en particulier.5 L’ELABORATION DES PREVISIONS DE TRESORERIE A MOYEN TERME Cette fonction est celle d’élaboration du plan de trésorerie à l’horizon de plusieurs mois (en général 6 à 12 mois glissants) afin de déterminer les besoins globaux en fonction de l’activité anticipée et de ses cycles et donc d’optimiser les tirages de financement et/ou les placements.

La centralisation de l’exécution des opérations financières permet. ne serait-ce que pour des raisons pratiques de proximité avec les services initiateurs des opérations (services achats) ou demandeurs des informations (services commerciaux devant connaître les règlements des clients pour une mise à jour rapide des balances clients). Avec la fonction 4.GESTION DES FLUX GESTION DES SOLDES Pour simplifier. La fonction 3 (gestion des soldes bancaires). est de plus en plus souvent centralisée. Plus important encore. encaissements et décaissements générés par les opérations courantes industrielles et commerciales des sociétés du groupe) . et diminue d’autant le recours au système bancaire et aux marchés financiers. par le biais de la recherche des meilleures conditions de taux. c’est-à-dire des soldes résultant des flux. de l’anticipation des besoins futurs (permettant l’utilisation d’instruments plus performants et une meilleure gestion des risques de taux et de liquidité). le plus souvent maintenue dans les filiales. entraînant des économies de marges bancaires. on peut établir la distinction suivante entre ces différentes fonctions d’une trésorerie : – les fonctions 1 à 3 correspondent à des fonctions de gestion (et d’optimisation) de l’ensemble des flux de trésorerie (i. et une meilleure présentation du bilan consolidé. Les fonctions 5 et surtout 6 sont des fonctions stratégiques nécessitant une responsabilité de niveau élevé. et donc les plus naturellement centralisées. l’obtention de meilleurs prix et l’amélioration des conditions de sécurité dans lesquelles les opérations sont effectuées. Les filiales conservent ainsi la responsabilité des opérations d’encaissement et de décaissement (fonction 1). de la sélection des contreparties utilisées. L’examen des choix effectués par la plupart des groupes montre qu’en général. ce sont les fonctions 4 à 6 qui font l’objet d’une centralisation (ou d’un contrôle étroit) dans les mains de la société-mère. pour sa part. mais les techniques de télétransmission permettent sa centralisation éventuelle. Ces nouvelles techniques permettent de dissocier facilement la localisation physique des comptes de celle de l’entité de gestion. La fonction 2 est. qui peut en particulier se justifier dans le cas de filiales à effectif restreint. la centralisation des positions permet le recyclage des excédents au sein du groupe. Cela est rendu possible par les progrès de la télétransmission d’informations entre les banques et les entreprises dans de bonnes conditions de sécurité et de coût. – les fonctions 4 à 6 correspondent davantage à des fonctions de gestion (et d’optimisation) des positions de trésorerie. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 7 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . pour les mêmes raisons de proximité. on entre dans un domaine ou l’effet «groupe» entraîne des avantages importants. en effet.e.

On se reportera aux notes de l’AFTE sur les contraintes réglementaires. I I • Accroître la sécurité des opérations grâce à une meilleure maîtrise des techniques utilisées et à une meilleure gestion du risque de contrepartie. 93 . entraînant des économies de marges et une meilleure gestion du bilan consolidé.article de D. soit sous la forme de prêts et d’emprunts individualisés à terme fixe. aux compétences disponibles.1. aux contraintes fiscales et réglementaires.* Les critères régissant le choix de la localisation et des caractéristiques de la centrale de trésorerie sont liés au volume des opérations réalisées par chaque société du groupe. chaque unité satisfait chaque jour ses besoins de financement ou de placement en s’adressant à la centrale de trésorerie.1 OBJECTIFS POURSUIVIS L’objectif généralement poursuivi par la mise en place de la centralisation au niveau de la centrale de trésorerie d’un groupe de la gestion des besoins et des excédents de trésorerie est double : • Réduire le coût global du financement net ou améliorer la rentabilité des placements nets grâce à : I la compensation des positions éventuelles de sens opposé au sein du groupe. 2. juridiques et fiscales. STRUCTURE GENERALE La centralisation de la gestion des besoins et excédents de trésorerie repose sur une société-pivot faisant office de centrale de trésorerie.2. qui devient ainsi la «banque» du groupe. Les opérations ainsi réalisées entre les unités et la centrale sont enregistrées. soit en compte courant. Piot 8 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . MODALITES PRATIQUES 2. dédiée ou non à cette fonction. Cette société peut être la société-mère du groupe ou une autre société du groupe. LA CENTRALISATION DE LA GESTION DES BESOINS ET EXCEDENTS DE TRESORERIE D’UN GROUPE 2.2. permettant une meilleure négociation des conditions. * Pour plus de précisions cf Bulletin du Trésorier déc. d’accéder à une panoplie plus vaste d’instruments et de marchés financiers. volumes et concentration permettent à une équipe plus réduite. entendu au sens de centre unique ou principal de placement/financement.2. du fait de la concentration des opérations. et sur les conventions de trésorerie pour les détail de ces mécanismes. l’accroissement du volume traité. Dans un tel mécanisme.

éventuellement.La centrale de trésorerie peut avoir le monopole du financement et du placement pour l’ensemble des unités du groupe. sera de préférence localisé dans une banque commune à la filiale et à la société-mère. • Report de la position nette de trésorerie sur un compte-pivot Chaque société effectue les mouvements de fonds nécessaires afin de consolider sur un compte-pivot son besoin ou son excédent de trésorerie. • Transmission de la demande de placement ou d’emprunt à la centrale de trésorerie I Par téléphone . On peut également placer la centrale de trésorerie en position de concurrence avec le système bancaire. Si cette solution permet d’assurer l’existence d’une véritable relation client-fournisseur entre la centrale de trésorerie et les filiales. généralement 9h30 à 10h00. sous le contrôle plus ou moins étroit de la centrale de trésorerie. Cette solution a pour avantage principal de réduire le nombre d’opérations de faible montant avec la centrale de trésorerie. Les instructions de virement sont communiquées aux banques concernées par téléphone ou télétransmission. Les responsabilités des unités participant à un tel système sont les suivantes : • Détermination quotidienne des soldes en valeur J de leurs différents comptes bancaires Elle est réalisée après prise en compte des soldes bancaires communiqués par chaque banque (téléconsultation ou télétransmission avec intégration. en laissant aux filiales une certaine liberté de choix.2. chaque filiale communique à la centrale de trésorerie son besoin de la journée.2. 2. RESPONSABILITES DES UNITES PARTICIPANT AU SYSTEME Par unités nous entendons soit des établissements secondaires. ne disposant pas d’une personnalité juridique propre. I Dans un souci de simplification et de sécurité. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 9 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . ce compte-pivot. elle ne permet pas. dans un logiciel de trésorerie) et rapprochement de ces soldes avec les prévisions de trésorerie (résultant des propres informations de la société). Ceci peut permettre le maintien de relations de crédit locales avec certains établissements ayant la capacité et la volonté d’offrir des conditions compétitives. mais il est également possible de permettre aux unités de disposer auprès de leurs banques locales de facilités de découvert ou de possibilités de placement à court terme. d’assurer à tout moment la réalisation des objectifs que nous avons détaillés plus haut (optimisation du bilan et effet de masse en particulier). Cette information doit parvenir à la centrale avant une heure fixée à l’avance. soit des filiales. en revanche. voire même les autoriser à négocier des lignes de crédit à court terme. heure imposée à la centrale de trésorerie par les impératifs bancaires (heures de caisse et compensation BdF). les conditions applicables à ces opérations locales étant contrôlées ou négociées par celle-ci.

la centrale de trésorerie peut ainsi être chaque jour en mesure d’alerter immédiatement les responsables concernés de l’aggravation de la situation de la filiale concernée. pour leur part. • Enregistrement des opérations réalisées avec les filiales soit dans les comptes courants financiers intra-groupe. les suivantes : • Réception des demandes de placement ou d’emprunt des unités (transmission téléphonique ou par télécopie). Cette contrainte n’existe pas si le groupe utilise une des techniques d’automatisation de la centralisation dont il sera question plus loin. cette étape est déterminante.2. I I • Enregistrement de l’opération réalisée avec la centrale de trésorerie dans le compte courant financier (voir infra) ou en prêt/emprunt à terme fixe • Contrôle des extraits bancaires et des conditions de valeur Chaque filiale reste responsable du contrôle de ses comptes bancaires à partir des extraits qui lui sont envoyés par chaque banque. • Exécution des virements interbancaires nécessaires sur les comptes de la centrale de trésorerie. elle exécute le virement. on peut convenir qu’un virement ne sera réalisé que si un montant minimum est atteint. Quels que soient les instruments de centralisation utilisés par le groupe. de manière à éviter les erreurs d’interprétation des ordres. Le contenu et le mode de transmission de ces informations sont à adapter au cas par cas. Par mesure de sécurité. car c’est sur la base de ces soldes que le trésorier central pourra déterminer sa position nette consolidée. 2. 10 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . soit en prêts/emprunts à terme fixe. • Exécution des virements sur les comptes bancaires des filiales si ceux-ci sont nécessaires ou n’ont pas déjà été automatiquement effectués (en cas d’utilisation de systèmes automatisés de «cash-pooling» ou de «cash-sweeping» cf infra) • Exécution sur les marchés financiers des opérations de financement ou de placement nécessaires à concurrence du besoin net du groupe. La centrale de trésorerie peut contrôler à cette étape que les plafonds d’endettement ou de dépôt qui ont été éventuellement définis auparavant ne sont pas atteints .I Si la filiale doit transférer des fonds à la centrale de trésorerie. dans le cas d’une filiale en mauvaise situation. Afin de limiter le nombre d’opérations de faible montant.3 RESPONSABILITES DE LA CENTRALE DE TRESORERIE Les responsabilités de la centrale de trésorerie sont. • Transmission à la centrale de trésorerie de prévisions de trésorerie à court terme Il est en effet primordial pour la centrale de trésorerie de connaître à court terme (1 à 5 jours) les besoins de l’ensemble des filiales du groupe. il est souhaitable que la banque-pivot utilisée par chaque participant au système soit définie au préalable.

2. soit font l’objet d’un mouvement bancaire périodique. toutefois. la centrale de trésorerie reconstitue des échelles d’intérêts individuelles ou utilise les services d’une banque ou d’un tiers pour effectuer cette tâche. Dans un tel cas. du fonctionnement du compte. du calcul et de la facturation des intérêts débiteurs ou créditeurs aux sociétés participantes. 2. Dans ce schéma la centrale est à même de déterminer tout ou partie de ses besoins de refinancement. Une gestion affinée du risque de liquidité du groupe devient possible. afin de simplifier le suivi et le contrôle des comptes courants. ainsi ramenés à des sommes rondes.• Détermination des frais et produits financiers supportés par les filiales. le taux d’intérêt est modulé en fonction de la durée (cf courbe des taux). soit par inscription en compte. la centrale de trésorerie est responsable. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 11 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . par ailleurs. soit par transfert de fonds. Les opérations de trésorerie intra-groupe peuvent également être réalisées sous la forme de prêts et d’emprunts individualisés à terme fixe . Les échelles d’intérêt sont calculées périodiquement (chaque mois ou chaque trimestre) et les agios sont payés. soit débités (ou crédités) directement sur le compte courant de la filiale. Ces frais ou produits financiers sont. le risque est important pour la centrale de trésorerie. cela signifie que les filiales sont autorisées à gérer partiellement leur risque de taux . de se retrouver elle-même en position de taux du fait des décisions de ses filiales (ex : filiale excédentaire de 100 décidant un dépôt à 1 mois avec. Si le choix se porte sur l’utilisation de comptes courants au lieu de prêts/emprunts à terme fixe. En cas de comptes courants. Enfin. Le taux d’intérêt pourra être celui de la période ainsi «bloquée» : taux à une semaine ou à 1 mois. on peut rappeler qu’il est souhaitable d’utiliser un compte courant spécifique (compte financier) séparé du compte courant commercial utilisé pour les éventuelles transactions commerciales entre la société abritant la centrale de trésorerie et les filiales participant à la centralisation. Ceci suppose que les filiales soient en mesure de réaliser des prévisions de trésorerie de qualité suffisante. simultanément une filiale emprunteuse pour 100 et décidant de rester en JJ).4 COMPTE COURANT FINANCIER OU OPERATIONS DE PRET/EMPRUNT On se reportera au Guide d’aide à la rédaction des conventions de trésorerie publié par l’AFTE pour plus de détails sur le fonctionnement des comptes courants intra-groupe. comme cela a été indiqué plus haut.

de ce point de vue. conformément aux instructions reçues. 12 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . A ce titre il est souhaitable de communiquer aux banquiers concernés la liste complète des comptes à destination desquels de tels virements peuvent être réalisés. Les banques disposant d’un réseau national sont. l’utilisation d’une banque commune permet d’effectuer éventuellement des virements de compte à compte en valeur rétroactive.2. voire se développent. tel que décrit ci-dessus. En outre. les banques utilisées n’effectuent alors que les transferts nécessaires entre la centrale de trésorerie et les sociétés participantes. de modalités de virements intra-groupe allégées par rapport à celles appliquées pour les virements vers des tiers. La mise en place d’un tel mécanisme de centralisation de la gestion des besoins et excédents de trésorerie implique toutefois que l’ensemble des comptes bancaires utilisés fonctionnent parfaitement les uns par rapport aux autres. Cela n’exclut cependant pas nécessairement que des relations de crédit se maintiennent.5 RELATIONS AVEC LES BANQUES Un système de comptes courants financiers. entre la centrale de trésorerie et des banques à faible réseau national (banques étrangères par exemple) si celles-ci estiment qu’il n’est pas nécessaire pour elles d’obtenir du mouvement bancaire pour maintenir la relation. Ceci nécessite en particulier que les comptes et les banques-pivot soient clairement définis à l’avance afin d’éviter tout risque d’erreur lors des transferts bancaires. afin de réduire les possibilités de fraude sur ce point particulier.2. est géré en interne par les sociétés du groupe. il est généralement convenu avec les banques. Enfin. sensiblement avantagées vis-à-vis d’établissements locaux lorsque le groupe met en place une telle gestion centralisée.

de fait. ce qui peut poser des problèmes potentiels de sécurité. à procéder elle-même à l’équilibrage quotidien des comptes bancaires des différentes sociétés du groupe. même si les bénéficiaires de ces transferts sont déterminés préalablement et de façon restrictive. Une autre possibilité est de limiter à un le nombre de comptes bancaires utilisés par chaque filiale. quelle que soit sa taille. peut entraîner certaines réticences de la part des responsables des filiales. pouvant aller jusqu’aux tâches administratives (gestion des flux. il s’agit d’un système qui peut s’avérer lourd à gérer dès que le nombre de comptes et d’établissements bancaires devient important. par l’ensemble des vérifications portant sur l’exécution correcte des opérations de débit et de crédit (il s’agit de la partie «bancaire» de la fonction 1.3. partout où cela sera possible. Il conduit. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 13 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . pour sa part. L’équilibrage consiste à mettre à zéro chaque matin le solde en valeur de chaque compte par virement de/vers un compte-pivot (ouvert au nom de la centrale de trésorerie) . dans les groupes à fonctionnement décentralisé. de bénéficier de la même sécurité et de la même qualité dans l’optimisation de ses soldes de trésorerie. LA CENTRALISATION DE LA GESTION DES SOLDES BANCAIRES 3. il convient de noter qu’il est possible de mettre en place tout type de structure intermédiaire. la combinaison de l’autonomie aux filiales les plus importantes et de la centralisation complète.1 OBJECTIFS POURSUIVIS La centralisation de la gestion des soldes bancaires constitue une étape supplémentaire dans la voie de l’intégration de la gestion de trésorerie au sein d’un groupe. Cela permet de concentrer dans les mains d’une équipe unique cette tâche et permet. en effet. à augmenter le nombre de personnes ayant le pouvoir d’effectuer des transferts sur les comptes bancaires des filiales. pour une centrale de trésorerie. Elle consiste. Certains services bancaires (tel que le transfert pour solde) peuvent toutefois être utilisés par la centrale de trésorerie pour alléger sa charge de travail quotidienne. la tenue de ces comptes restant toutefois sous la responsabilité de ces dernières. Le principal avantage de cette centralisation tient à ce que la centrale est elle-même directement responsable de ce qu’aucun excédent de fonds ne reste inemployé ou que tous les besoins de financement soient satisfaits dans les meilleures conditions. en effet. ce système. la tenue des comptes est constituée. à chaque société participante. la gestion des moyens de paiement. indiquée au début de ce document). Enfin. En outre. comptabilité de trésorerie) pour les filiales les plus petites. par exemple. qui transfère à la centrale de trésorerie la responsabilité de la gestion des soldes bancaires. A l’inverse. comme.

3. deux difficultés peuvent toutefois surgir : – Erreurs et omissions sur les informations communiquées par chaque banque sur les soldes en valeur du jour : Des erreurs et omissions peuvent. L’utilisation d’opérations de prêt ou d’emprunt à terme fixe au lieu du compte courant financier ne se justifie plus dans un tel système puisqu’aucun choix sur la durée des placements ou des emprunts n’est laissé à l’initiative de la filiale.3).2.2 RESPONSABILITES DES SOCIETES PARTICIPANT AU SYSTEME Les tâches devant être effectuées par les sociétés participantes pour la gestion de leurs soldes bancaires.1 STRUCTURE GENERALE La structure générale du système est identique à celle décrite précédemment pour la gestion centralisée des excédents et besoins de trésorerie : une société-pivot fait fonction de centrale de trésorerie et les besoins et excédents de chaque société sont pris en charge par cette centrale. sont réduites puisqu’elles se limitent aux deux tâches suivantes : • Enregistrement comptable des mouvements du compte courant financier avec la centrale de trésorerie : Ces mouvements sont indiqués par la centrale aux filiales qui assurent elles-mêmes sa comptabilisation de leurs opérations. se produire dans la détermination par les banques des positions de trésorerie en valeur. alors que la quasi-totalité des étapes ultérieures (en particulier l’exécution des opérations) échappe à leur action et à leur responsabilité.2 MODALITES PRATIQUES 3. ces erreurs et omissions seront certes régularisées par la banque concernée. mais seulement le lendemain ou les jours suivants.3.2. – Faiblesse de la qualité des informations prévisionnelles transmises par les filiales La qualité des informations prévisionnelles transmises par les filiales peut pâtir de la diminution de la motivation de celles-ci à fournir des données. alors même que l’économie du système repose sur le fait que la centrale de trésorerie ne demande pas à chaque filiale de vérifier ce solde (d’après leurs propres prévisions qu’elles sont les seules à pouvoir établir) .3 RESPONSABILITES DE LA CENTRALE DE TRESORERIE Ces responsabilités sont celles indiquées précédemment (paragraphe 2. 3.2. auxquelles s’ajoutent les responsabilités liées à la gestion des soldes bancaires : 14 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . en effet. • Communication à la centrale des informations sur les flux de trésorerie prévisionnels Dans un tel système.2. La différence réside dans le fait que les soldes de chacun des comptes bancaires des unités participantes sont gérés directement par la centrale.

Cette étape nécessite.• Détermination des soldes en valeur pour chacun des comptes bancaires des sociétés participantes Ces soldes en valeur seront soit téléconsultés soit télédéchargés dans le logiciel de trésorerie de la centrale. Il est également possible (et justifié si le nombre de comptes bancaires est important) d’utiliser les services de centralisation automatique proposés par une banque (ou par les quelques banques-pivot . à la fois la mise en place d’outils de communication bancaire efficaces au niveau de la centrale de trésorerie. • Réalisation des virements d‘équilibrage entre la centrale et les filiales. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 15 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . • Détermination des mouvements en comptes courants Les débits/crédits en comptes courants sont communiqués aux sociétés participantes ainsi que les états de rapprochements (réciprocité comptes courants). En conclusion. et le maintien de circuits d’information performants entre les sociétés participantes et celle-ci.cf infra -). il apparaît clairement que la centralisation de la gestion des comptes bancaires marque une étape importante (symbolique autant que réelle) dans la mise en place d’une gestion de trésorerie centralisée.

pour une banque. que les comptes bancaires d’un certain nombre de sociétés ne sont que les différents chapitres d’un compte unique pour le calcul des intérêts. consiste. à considérer. Toutes les deux peuvent être regroupées sous l’appellation générique de «centralisation automatique de trésorerie» : la première est la fusion d’échelles d’intérêts et la seconde est le virement pour solde.1 LA FUSION D’ECHELLES La fusion d’échelles d’intérêts ou fusion d’intérêts. les agios débiteurs ou créditeurs calculés lors de l’établissement de ces échelles le sont sur le solde en valeur quotidien unique résultant de l’addition des soldes des différents comptes individuels soumis à cette fusion. Dans la terminologie anglo-saxonne. dans certains cas. le calcul et l’édition d’échelles d’intérêts pour chacun des comptes individuels . Enfin on doit préciser que certains établissements bancaires sont réticents envers cette méthode et lui préfèrent celle des virements pour solde. ceci facilite l’imputation. Pour ce faire. indiqué préalablement par la société faisant office de centrale de trésorerie. Cette «fusion» n’intervient donc que le temps du calcul des échelles et n’entraîne aucun mouvement de fonds (voir exemple en annexe A). à la date d’établissement des échelles d’intérêts. La banque fournit une échelle d’intérêts et un ticket d’agios uniques . En conséquence. par la centrale de trésorerie des agios individuels à chaque société participante. Il faut noter que la réalisation de l’échelle d’intérêt par la banque peut poser un problème de délais. il est possible d’obtenir de la banque un service supplémentaire. puis l’échelle consolidée. aient été validées par la centrale de trésorerie.4. Ces agios sont refacturés par la centrale de trésorerie aux filiales participant au système en fonction de leurs soldes quotidiens réels et des règles de refacturation utilisées par le groupe. Cette réticence s’appuie sur des 16 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . l’édition ne pouvant avoir lieu qu’après que l’échelle de chaque compte. 4. LA FUSION D’ECHELLES ET LES VIREMENTS POUR SOLDE Deux techniques sont actuellement proposées par les banques françaises afin de simplifier la centralisation de la gestion des soldes bancaires (fonction 3 indiquée précédemment). le premier mécanisme est le «cash pooling» et le second le «cash sweeping». les agios sont débités ou crédités sur un compte principal.

sont porteurs d’intérêts). tout solde créditeur sur un compte secondaire sera transféré sur le compte-pivot de la centrale de trésorerie (appelé généralement compte principal ou compte de concentration) . tout solde débiteur sera comblé par transfert depuis ce même compte-pivot. • la seconde est appelée mode indirect ou mode déplacé : ce sont des comptes miroirs ou reflets qui sont utilisés pour ces virements d’équilibrage . à l’inverse. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 17 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . à savoir l’utilisation des soldes créditeurs (non rémunérés en francs) pour réduire les soldes débiteurs (qui.3 COMPARAISON DES DEUX TECHNIQUES Ces deux techniques permettent d’atteindre. . 4. interdiction de rémunérer les dépôts à vue. dettes de personnes juridiques distinctes. Après avoir déterminé à la fin de chaque journée le solde en valeur des différents comptes individuels concernés (appelés généralement comptes secondaires). ou de ne transférer que les soldes débiteurs. 4. eux. Ainsi.2 LES VIREMENTS POUR SOLDE A la différence de la fusion d’échelles d’intérêts. C’est sur ce dernier que se retrouve donc chaque matin le solde net «consolidé» réel.arguments financiers (impact sur leurs ratios des soldes créditeurs) sur des arguments liés à la réglementation bancaire (interdiction de compensation entre avoirs.) et sur des arguments fiscaux (risques pour la banque de se voir réintégrer par le fisc les intérêts de découverts non perçus du fait de la compensation de soldes). le mécanisme des virements pour solde est basé sur des transferts de fonds quotidiens effectifs entre les comptes des unités participantes et le compte centralisateur de la centrale de trésorerie.. la banque procède aux virements d’équilibrage nécessaires pour ramener à zéro ces différents soldes. de manière automatisée. Ceci permet d’éviter la «pollution» du compte bancaire courant par des opérations financières non liées aux transactions courantes. Il est toutefois possible de ne pas transférer la totalité du solde (maintien d’un solde créditeur ou débiteur minimal sur les comptes secondaires). Ce mécanisme peut fonctionner selon deux variantes principales : • la première est généralement appelée mode direct : ce sont les comptes secondaires eux-mêmes qui sont effectivement débités ou crédités par la contrepartie du compte principal . risque de constitution d’une société de fait. ces comptes miroirs sont ensuite fusionnés en date d’échelles avec les comptes courants secondaires au niveau de chaque unité. l’objectif principal poursuivi par une trésorerie centralisée..

si la banque ne propose pas un service d’édition des échelles. elles ne sont pas sans présenter plusieurs inconvénients : . tant au niveau de la trésorerie qu’en aval (comptabilisation des éventuels virements.Le second inconvénient provient du fait que. Ceci est réalisable dans le cas des fusions d’échelles. plus délicat dans celui des virements pour soldes. qu’une vue bancaire du solde. ceci nécessite soit un appel téléphonique. pour que ces techniques soient utilisées au mieux. de manière à éviter tout travail d’équilibrage interbancaire au niveau des filiales. dans ce cas. seul capable de fournir au trésorier. Ces méthodes posent également des problèmes en ce qui concerne le suivi et la facturation des échelles d’intérêts intra-groupe. on devra mettre en place un système de suivi proche de celui qui est nécessaire dans le cadre d’un fonctionnement manuel. confection des échelles et perception des intérêts). De plus. ces méthodes ne permettent de faire l’économie d’un système de gestion de trésorerie prévisionnelle au niveau du groupe. les modalités techniques utilisées par les banques étant variées. ne tenant pas compte des opérations non encore comptabilisées par la banque. En aucun cas. L’encours des prêts internes dépendant des mouvements comptabilisés par la banque. faisant l’économie de l’infrastructure nécessaire au cash-sweeping (comptes secondaires. les informations qui lui sont nécessaires afin de déterminer sa position de trésorerie consolidée. il est nécessaire qu’elles soient appliquées à toutes les banques du groupe. on peut dire que ces techniques sont susceptibles d’apporter une aide matérielle qui peut être intéressante pour la gestion d’une trésorerie de groupe.Le premier réside dans le fait que la centrale de trésorerie doit connaître chaque matin la position en valeur des comptes secondaires . Ces deux techniques. en débit ou en crédit. l’arrêté de compte ne pourra être réalisé qu’avec un décalage de plusieurs jours. Elles seront surtout utiles dans des trésoreries gérant un grand nombre de comptes bancaires. Une autre solution consiste en la téléconsultation directe des comptes de ces dernières par la centrale de trésorerie. ou si l’entreprise ne l’utilise pas. les deux techniques sont très comparables. virements quotidiens de fonds). en temps utile. Ce n’est qu’une fois connus tous les soldes individuels que la centrale de trésorerie pourra déterminer le niveau adéquat de son compte-pivot. soit une télécopie de la part des filiales. le cash-pooling présentant néanmoins l’avantage d’une plus grande simplicité d’utilisation. Leur utilité semble beaucoup plus discutable dans le cas d’une trésorerie gérant un nombre plus faible de comptes et de filiales. . si celles-ci ont conservé la responsabilité de leurs opérations de trésorerie.Du point de vue du trésorier. et en particulier dans le cas de comptes bancaires pouvant faire l’objet d’une gestion prévisionnelle statistique. En conclusion. il convient malgré tout de peser avec précaution leur impact sur les opérations. mais on n’obtiendra. 18 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . si elles permettent d’automatiser certaines opérations manuelles. rendant difficile une gestion manuelle.

de la plus décentralisée à la plus centralisée.5. afin que le responsable de la centrale de trésorerie dispose en temps utile des informations nécessaires pour prendre les décisions qui lui incombent. mais aussi et surtout des spécificités du groupe et de sa culture. que le développement au sein de l’entreprise d’un réseau d’échanges d’informations entre les différents acteurs. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 19 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . le point le plus important ne sera pas tant l’environnement technique mis en place avec les banques (liaisons automatisées. En fait. CONCLUSION Les moyens techniques actuels permettent donc au Trésorier de choisir en toute liberté le mode. l’organisation la mieux adaptée à son cas. Le choix dépendra des paramètres techniques que nous avons évoqués. centralisation automatique).

par exemple. non prévu à ce stade. qui vient créditer son compte bancaire (nouveau solde débiteur 30). Celle-ci doit toutefois : – rémunérer la filiale B pour son solde créditeur. la trésorerie centrale a connaissance de ces soldes . B. La trésorerie centrale met en place le financement nécessaire pour ce montant. N. – faire payer aux filiales A et C leurs soldes débiteurs. en ne réalisant. le calcul du solde net «consolidé» fait apparaître un débit de 70. que 50 de financement. elle laisse son compte-pivot légèrement débiteur. 20 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . la banque détermine le solde en valeur du jour pour l’ensemble des comptes. Situation initiale en valeur des soldes des comptes bancaires un jour J donné : Compte Solde Opérations du jour en valeur J Ct 70 Néant Néant Néant Nouveaux soldes centrale de trésorerie Filiale A Filiale B Filiale C SOLDE «CONSOLIDE» Dt 100 Dt 100 Ct 200 Dt 70 Dt 70 Dt 30 Dt 100 Ct 200 Dt 70 0 A J au matin. Aucun agio n’est donc facturé à la centrale de trésorerie. Lors de l’établissement de l’échelle d’intérêts. La réalisation des ces deux opérations fera apparaître une charge d’intérêts correspondant à sa propre position débitrice pour la journée. : si la centrale de trésorerie veut pouvoir utiliser un éventuel virement reçu rétroactif.LA FUSION D’ECHELLES Soit une centrale de trésorerie et trois filiales participant à un système de gestion centralisée.ANNEXE A . soit 0.

La centrale de trésorerie doit. La centrale de trésorerie met en place le financement nécessaire pour un montant de 70 qui vient créditer son compte bancaire (nouveau solde 0).LE VIREMENT POUR SOLDE Soit une centrale de trésorerie et trois filiales participant à un système de gestion centralisée. – faire payer aux filiales A et C les intérêts liés à leurs soldes débiteurs. généralement le lendemain de la date concernée. La position consolidée est donc remontée sur le compte de la centrale de trésorerie. les virements mettant à 0 le solde de chaque filiale.ANNEXE B . Situation initiale en valeur J des soldes des comptes bancaires (situation calculée dans la nuit entre J.1 et J par la banque) : Compte Solde Opérations du jour en valeur J Dt 100 Ct 200 Dt 70 Filiale A Filiale B Filiale C Dt 100 Ct 200 Dt 70 Ct 100 Dt 200 Ct 70 0 0 0 Nouveaux soldes centrale de trésorerie Dt 100 Dt 70 La banque génère automatiquement. MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE 21 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE . comme dans l’annexe A : – rémunérer la filiale B pour son solde créditeur.

Les idées et opinions exprimées dans cette publication de l’AFTE sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement l’attitude officielle du Conseil d’Administration de l’Association. le présent document ne peut en aucune façon engager ni l’AFTE. ni même leurs entreprises. 22 ASSOCIATION FRANÇAISE DES TRÉSORIERS D'ENTREPRISE MODALITÉS PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRÉSORERIE CENTRALISÉE DANS UN GROUPE : LES OPÉRATIONS DE TRÉSORERIE . L’Association Française des Trésoriers d’Entreprise décline donc toute responsabilité dans le cas de revendications qui pourraient être faites à la suite de ce document. ni les membres du groupe.Résultant d’un travail effectué par les seuls membres du groupe de travail. Les éléments présentés dans cette synthèse ne pourront en aucun cas être assimilés à une prestation de conseil ou assistance juridique entrant dans le champ d’application de la loi 90-1259 du 31 décembre 1990.

rue Saint-Lazare .75442 Paris Cedex 09 Association régie par la loi du 1er juillet 1901 Journal officiel du 17 novembre 1976 Prix : 200 F TTC MODALITES PRATIQUES DE FONCTIONNEMENT D’UNE GESTION DE TRESORERIE CENTRALISEE DANS UN GROUPE : LES OPERATIONS DE TRESORERIE .100 membres actifs. . Outre son implantation parisienne. consultants. . etc. 6 clubs. et.Manifestations : petits déjeuners. des membres correspondants banquiers. universitaires. réunions de prestige.Séminaires de formation. 1. Elle regroupe. . journée d’études. L’AFTE développe son action autour de cinq axes : .L'Association Française des Trésoriers d'Entreprise . les travaux de commissions. trésoriers des entreprises publiques et privées de toute taille.Réflexions et travaux : 5 commissions.Publications : la Lettre du Trésorier. l'AFTE compte neuf délégations régionales représentant 400 membres. d'une part.Représentation de la profession. : 42 81 53 98 Fax : 42 80 18 90 Association Française des Trésoriers d'Entreprise 94.500 membres. Tél.AFTE compte environ 1. d'autre part. autorités de marché. réunion plénière. .