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Écolp NATToNALEDESpoNTS ET cHAUSSÉBs.


Écorss NATToNALnSsupÉruEURESog rAÉRoNRUTIeUE ET DE L'ESpACE,
DE TECHNTQUES S,DES TÉLÉCOIT,IMITNICATION
aVANICÉB S,
DESMINESDE PARIS.DESMINESOg SaNT-ÉTIENNE.DESMINESDE NANCY.
oes rÉlÉcoMMUNTcATIoNS DE BRETAGNE,
(rIuÈnr rsI)
Écorn PoLYTEcHNIeUE
D'ADMISSION2OO9
CONCOURS
pnuurÈnn Épnnwp DEPITYSIeUE
Filière MP
(Duréede l'épreuve:3 heures)
Llusagede la calculatrice est autorisé
Sujetmis à dispositiondesconcours: ENSAE(Statistique),
ENSTII4INT' TPE-EIVB Cycle
'international

Les candidatssontpriës de mentionnerdefaçon apparentesur la premièrepage de la copie :


PHYSIQUEI - MP
L'énoncéde cetteépreuvecomporte7pages.

Si, au coursde l'épreuve,un candidatrepèrece qui lui sembleêtreuneerreurd'énoncé,il estinvitéà le


signaler,* ,u "opi. et à poursùiw.,u .ô.porition en expliquantlesraisonsdesinitiativesqu'il auraeté
amenéà prendre.
Il ne faudrapashésiterà formulerles commentaires (incluantdesconsidérationsnumériques) qui vous
sembleront pas
mêmelorsquel'énoncéne le demande explicitement.
pertinents, Le barème tiendra compte
decesinitiativesainsiquedesqualiæs derédaction dela copie.

À pnoPos DE HEINRICHoLBERS
L'astronomeallemandHprNntcu V/. M. Olsnns (1758-1840) découwitles astérordes Pallaset
Vestaen 1802 et en 1807; en 1831, il réalisala premièreobservatiqnde la comète qui porte son
nom (13P/Olbers).Les caractéristiques orbitalesde cettecomèteont étédéterminéesinitialernentpar
C. F. Geuss et F. Bpssnl. Elle a étéobservéepour la dernièrefois lors de sonpassageau périhélie
(distanceminimaleau Soleil) le l0 janvier 1956.Certainespropriétésde cettecomètesontexaminées
dansla PartieI.
Or-sERsa aussiétudiéle paradoxe qui porteaujourd'huisonnom : si I'universcontientunemultitude
d'étoilesdistribuéesà peu près régulièrement,un observateurterrestrequi observele ciel dansune
directionarbitrairedwrait toujoursvoir au moinsuneétoile,aussilointainesoit-elle; tout point du ciel
devraitdoncsemblerbrillant, dejour cornmede nuit. Certainsaspectsdecetteaffirmationparadoxale
serontdiscutésdansla partie II.
Lesvecteurssontnotésen caractères gras: v, F et leursnormesen italiquelltll : v, llFll :F. Dans
le systèmede coordonnées sphériques (r,0,rp) -etdansla baseorthonormée(er,e9,e9),on rappelle
quegradl(r,0,8): *l$"t - *:
on note tudérivée fonction
d'une x(r).
{", #Hee. #
À pnopos ot HETNRToH
nLBEN

I. - La comètel3P/Olbers
Les partiesI.A et I.B de ce problèmepeuventêtreabordéesindependamment.
I.A. - Mouvementscométaires
On étudiedanscettepartie le mouvementd'un corpsponctuelM de massez, soumisà I'action d'un
d'un référentielgaliléenfr. Onposerar : llOMll.
centreattracteurfixe à I'origine O descoordonnées
L'actionde ce centreattracteurest décriteparune forceuniqueF: -m.gradU(r), où U estune
fonctionsupposée connue.On noteaussiv la vitessede M dans9,Lo : mONdAv, L: lll,oll > 0
:
etC Llrn
I I - Montrerque le mouvementde Mestplan
On choisirad'appeler(Oxy) ce plan, orientépar la conventionLo : Lu; l'étude du mQuvement
de
M dans(Oxy) s'effectueraen coordonnées polaires("rE).
Q 2-Onnote E:mE l'énergiemécaniquedeM.Exprimer€enfonction der,C,ietU(r).
Le point M esten fait le centre d'une comèteSphérique rt homogènese déplaçantdans le champ
de gravitationdu Soleil (de masseM6). Pour tout le restede la partie I.â, on adopteI'expression
U(r) : -Kl, où K est une constante,et l'on se place dans le'référentiel supposéegaliléendans
lequel le Soleil est fixe, homogèneet sphérique.De plus, on négligeI'influence des tous les artres
corpsdu systèmesolaire.
û 3 - ExprimerÀ'en fonction de la constantede la gravitationuniverselleI et de la massedu
SoleilM6.
E 4 - À quelleconditionsur € le mouvementdeMvérifie-t-il 161 ( r ( r*u* < ooavec,r*"* r^o?
Les constantes 166 et r,ou*sontrespectivementappelées périhélieet aphéliede la trajectoire.
On supposedésormaisque la condition de la question4 estvérifiée.L'origine des instants(r : 0) et
desanglespolaires(E : 0) serachoisiede sortequer(r - 0) : rmniQ(t: 0) : 0.
I'maxf /min o+
tr 5 - Exprimer e et C en fonction de K, r,o6 et r,os*puis en fonction de K, a- - 2
/maxl'min
p
a
e 6- Quelle est, sans démonstration, la nature de la trqjectoire dq M? Indiquer en
justitant votre

réponse,la significationphysiquedesparamètresa, p et e: lt*; !*- ? Représenterla trajectoire


rt61 * r-;'1
de M enprécisant les points et dimension,,rrn*Ou"Orar.
tr 7 - On étudiela partie de la trajectoirepour laquelle0 < g < z. Quel est alors le signede i?
Exprimeri en fonction de e, K, C et r. Montrerque la duréec de p4rcoursde r-6 àrr(q) le long de
cettetrajectoires'écrit
":u
E î

tr S - On effectuele changementde variabler : a(l - ecosf ). L'angle { est appelêanomalie


excentrique.Exprimer la durée z du trajet du mobile M depuisI'instant initial jusqu'à sa position
actuelleiepéréepar {, en fonctionde {, e, a elKpuis de Ç,e et de lapériodeI du mouvementde M.
Quel estle nornde la r.elationqui lie T, K et a?
On considèreque la trajectoirede la Tene autourdu Soleil estcirculaire,de rayon ao : I UA (unité
astronomiçe) et depériodeTo: I année: 365,25 jours.Lescaractéristiques orbitales,assezstables,
de la comètel3P/Olberssont les suivantes: excentricitê e :0,930; distanceau Soleil au perihélie
rmin: 1, l8 UA. On admettraque les relations\Ç etr(O segénéralisentà tout point de la trajectoire
de cettecomète.
[ 9 - À quelledatela cometereviendra-t-ellepour la prochainefois au périhélie? À quelledatela
comètesetrouvera-t-ellela prochainefois à la distancer :26,06 UA du Soleil ?

Ptge2lT
PhysiqueI, année2009-filière MP

en 2002 ùl'observatoirede Haute-Provence.


Comètelkeya-Zhangphotographiée

I.B, - La queuede la comète


En 1811,OLerns proposapour la premièrefois unethéoriequantitativepour expliquerla formation
de la queuedescomètes,en imaginantque lesparticulesqui la composentsont soumisesà une force
répulsived'origine électriquevariantcommele carréde I'inversede la distanceau Soleil.On connaît
aujourd'huile mécanismede formationde la queuede la comète,en particulier si elle est forméede
poussièressolides.

Sz

^Sr

Les poussièressont entraînéespar un flux de particules(le vent solaire) émisespar le Soleil et se


I
déplaçantà unevitessede I'ordre de 400km . s- . On étudiepour simplifier (cf. ci-dessus)unecomète
seléplaçanten ligne droite à la vitessede 30 km.s-l ; la droite en traits pleins désignela trajectoire
de la comète,et les traits pointillés la directiondu vent solaire.
tr 10.- En justifiant votre réponse,indiquersi le Soleil est disposédu côté St ou du côté 52 sur la
figureci-dessus.
E 11 - En justifiant tout autant la réponseet sur cette même figure, la comètese déplace-t-elle
dansle sensC1 --C2- C3 ou dansle sensC3-.C2- Cr? Calculerl'angle0 entreladirection
Soleil<omèteet la direction moyennede la queuede la comète.
FIN DE LA PARTIE I

Page3lT Tournez le pageS.V.P.


A PROPOSDE HEINRICH OLBERS

II. - Le paradoxed'Olbers
LespartiesII.A, II.B et II.D dece problèmepeuventêtreabordéesde manièreindépendante, à condi-
tion éventuellement d'admettrelesrésultatsdonnéspar l'énoncéslils n'ont paspu êtreétablis.
II.A. - Équilibre thermique et rayonnement
On étudieun gaz parfait en équilibrethermiqueà la températureI (uniforme) dansun châmp de
forcesextérieures; la force F exercéesur une moléçuledu gazde massen estF : ntG, où le champ
de forcesç : -grad U dérivgdu potentielU.
On noteR la constairtemolairedesgazparfaits,,//rtlaconstanted'Avocnoko, Z : ,/Am la masse
molairedu gazet k : Rlle la constantede BorrzuANN. La pressiorldansle gaz estnotéeP.
' ^z
Q 12 - On considèreun volumeélémentairede ce gaz,d'extensionsuffisam-
mentfaiblepourque I'on puisseconsidérer le champde gravitationG : -Ge,
constantsur ce volume. Ce volume seraconstituéd'un cylindre de gaz, com-
pris entre les altitudesz et z * dz, de section,Set de hauteurdz, en équilibre
mécanique sousI'actiondu champde forcesG et desforcesde pression.Expri-
mer la dérivée4P& en fonctionde G, P, T, m et k.
I 13 - En déduireune équationdifférentiellereliant P etU, aveccomme

estuneconstantg,et E : mU estl'énergiepotentielled'une moléculedansle champU.


Nousadmettro4sdans la suite la génëralitéde ce résultat : le nombrede moléculesd'énergieE
dans une assembléede moléculesà l'équilibre thermiqueà la tempëratureT estproportionnel à
exp(-E lkr).
On décritmaintenantun corpssolideen équilibrethermiqueà la températureZ. Les atomesformant
ce corpssont,dansce modèle,répartisendeuxpopulations,à raisonde n1 atomespar unité devolume
à l'énergieE1 et n2 atomespar unité devoltrmeà l'énergie 82, aYacE2 ) \.
Ce solide absorbbet émet en pennanenceun rayonnementélectromagnétique, que I'on decrira ici
commeune assembléede particules(photons);on ne s'intéresseicl qu'aux photonsde fréquences
voisinesde v : (82-Er)/h (où /l estla constante de Pu,wcr) susceptibles d'êtreabsorbés ou émis
lors destransitionsentreles deuxniveauxd'énergie.
Selonun modèleproposépar EwsruN, lesprocessus d'émissionet d'absorptiondesphotonspar le
solidesecompensentet sont régispar les équations
différentielles

dnr : dnz
- A(v)nz uv(v,T)
+ l- B(v)u + C(v)n2l
dt dr
où ay(v,1) représentela densitévolumiquespectraled'énergieélectromagnétique:si I'on note
n*(v,T) le nombre de photonspar unité de volume et par.unité de fréquence,on a alors la re-
lation ay(v,T): hvn*(v,Z); les grandeurs positivesA(v),8(v) et C(v), appeléescoefficients
d'ErNstgItt, ne dépendentquede la fréquencev.
On suppose finalementgut : no.
.[T*,l ,\*n2:
[3 14- Queliessont lesunitésSI de mesureet la significationphysiquedesgrandeurs uu(T), A(v),
B(v) et C(v) ?
û 15 - DéterminerI'expressiondu rapportn2fn1 ù l'équilibre. En utilisant la relationétablie
à la question13, montrerque I'on peut trouver2 fonctionsF'(v) et //(v) telles que uu(v,T):
-. . l- /hv\ --, .l-r etc(v).
r(v) . on exprimeraF(v) deA(v),8(v)
etH(v)enfonction
fexnl;;)-a(u)j
Prge4lT
PhysiqueI, année2009-filière MP

II.B. - Loi de Ptanck


La loi dite de PleNcr donneles expressions de la densitévolumiquespectraled'énergieuy du
rayonnementà l'équilibre thermique,et du flux surfaciquespectralTy émis à la surfaced'un corps
noir:
8nhv3. 2nhv3
u y ( v , T )-
"'
['*
,H
e tj r ( v , T ) :
-11
I

I
(#) -']
"'['*o
où c estla vitessede la lumièredansle vide.
û 16 - Montrerquela loi de PleNcK estcompatibleaveclesrésultatsde la question15.Déterminer
lesrapports C(v)lB(v) et A(v) lB(v).
F tr 17 - Montrer que le flux surfaciquetotal j rayonnépar un corps noir se met sous la fonle
j-k,: oTV; On justifierasoigneusement la valeurde rg et on exprimerala constanteo en fonctionde
I : jî "-'*t [1
h, cetde I'intégrale -e-"]-l Ox.

[J 18 - En utilisantla relationVl"l < I ,(l - ,)-r : i* ,exprimer1en fonctionde certaines


. n:0
valeursdesfonctionsF d'Eur.pRet 6 de RIBUnNN,on rappelleque
f 6 : l
f@) : l e-tf-t -dt,
V.x€ IR*, - ' - / l) : xf(x)etÇ@): E -.
t - vtr(x*
Jo n=rÈ

O n p e u t c a l c u l e r f ( 1 )l:, ( ( 4 ) : 7 r 4 / g 0 , e t m e s u r e r k : 1 , 3 8 x 1 0 - 2 3 J . K - t , h : 6 , 6 2 x 1 0 - 3 4 J . s ,
c : 3,00 x 108m.s-I , déterrninerla valeurnumériquede o. Quelestle nom de cetteconstante ?
[.C. - Le ciel est clair, le jour. ..
On étudieici un modèlesimplifié d'universillimité, les étoilesétanttoutesassimiléesà dessphères
de mêmerayonrR6,de mêmetempératurede surface16, dont le rayonnementest régi par la loi de
PLANCKaffirméeà la partieII.B. Cesétoilessontrépartiesstatistiquement de manièrequasi-uniforme
à raisonde 16 étoilespar unité de volume (noRà < 1) dans tout I'univers, considérécommeune
sphèrede grandrayonrR- et de centreO. L'espacecomprisentre.lesétoilesestvide.
On considèreuneplanètesphérique,de centreO, derayon.R, disposée,au voisinaged'une desétoiles
ci-dessus(appeléeétoile locale) et à beaucoupplus grande.distancede toutes les autresétoilesde
I'univers.La distanced entrele centrede la planèteet celui de sonétoile localevérifie d 2 R6 > Ro.
On négligetouteprésenced'atmosphèreautourde la planète,et on fait I'hypothèseque cettedernière
montretoujoursla mêmefaceà l'étoile locale.
Pour les applicationsnumériques,on adopterales valeursrelativesau couple Soleil-Tene: Tg:
5 700K, Ào : 750000km, d :150 x 106lan.
tr 19 - Dansun premiermodèle,on ne tient compteque de l'étoile locale.On considèred'une part
que la faceéclairéede la planèteest à températureuniformeT" et d'uttte part que cetteplanett 9t1
un *yonn.*ent conformeà la loi de PleNcn. DéterminerI'expressionet la valeur numériquede I
en régimepermanent.Quelle est,dansce modèle,la températurede la facenon éclairée?
n 20 - On étudiemaintenantun modèleoù la températurede la partie P.**,*,.-.---m
éclairéede la planèten'est pasuniforme; un point P de la faceéclairéeest +
caractérisépail'angle0faiiparlerayonvecteurCPmenédepuislecentreC"-.--Æ
de laplanèteavecla directiond'éclairement.Déterminer,à l'équilibre radia- $-.Wffi
tif locàI,I'expressionde latempératureZ(g) d'unpoint de la faceéclairéeen X4ffi
moyenne
fonction de Ts, Ro,d et 0. On définit la température de la planète
1 ff
purf : J"(p)ds, I'intégraleétantétendue I'ex-
à toutela surface^Sde la planète.Déterminer
i JJ
pressionet la valeurnumérique de I.

Page5l7 Tout'nez la page S.V.P.


A PROPOSDE HEINRICH OLBERS

Q 2l - Ce modèlevous paraît-il satisfaisantpour décrirela températurede surfacede la Tene?


Commentproposeriez-vous
de I'améliorer?
On adopteenfin un modèle plus complet,destinéà rendrecompte,deséchangesthermiquesentre
les différentes
partiesadjacentes de la swfacede la planète.Celle-ciest décritecommeune couche
sphériquede rayon Rr, de faible épaisseure K Rp,conductricethermiqueavecla conductivitéther-
mique I constante.En régime permanent,la températurede sa surface f(0) ne dependque de
I'angle0.
t 22 - Rappeleret justifier qualitativementla loi de Fountrn de la conductionthermique.En
déduirequela ternpératuref (0) vérifie l'équationdifférentielle

I d /.
(.,*,m) + al/@)- r4(o)l: o
^r7\
ffi*
on exprimerala constanted en fonction desdonnéesdu problèmeset la fonctionZ@) enfonctionde
Ro et d pour 0 < 0 { n. On ne chercherapas à résoudrecette équation dfrentielle.
1IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII6,
II.D. et la nuit ?
Dans les modèlesdéveloppésci-dessus,la températuredes planètessur lew face sombrèapparaît
commetrèsfaible; ellesne sonten effet éclairéesquepar <cetteobscureclartéqui tombedesétoilesl
(ConNEtrlE). Nous allonsestimer,avecOlspns, quela quantitéde lumièrereçueainsi estpourtant
a priori loin d'êtrenégligeable
Dans cette partie, on étudie une planèteisolée,sansétoile loeale, et donc plongée dansune nuit
perpétuelle: la surfacede la planèten'est éclairéeque par un ciel nocturne.Revenantau modèle.
présentéau début de la partie II.C, on supposeles étoilesrépartiesuniformémentà raison de n6
par unité de volume, à une distancevariabler du centreC de la planète,sphériquede rayonRo. On
rappellequer varie de 16> .Rpà R* ) 16.

tr 23 - Exprimerle nombredN d'étoilescomprisesentredeux sphèresde centreC et de rayonr et


r * dr. En déduirela puissancethermiquereçuepar la planetede la part de cesetoiles.On négligeraici
tout phénomèned'absorptionou d'ombre : les etoilesne s'occultentpas.En déduireque la puissance
totalereçuepar laplanètes'écrit 9: KR-, où on exprimerar en fonction de laconstanteo des
questions17 et 18 ainsique de T6, Rç,,Rp etn6.
Q24-Leparadoxedelanuitnoireouparadoxed'Olberspeutêtreexpriméeainsi: <sil'universest
infini, le rayonnementprovenantdesétoilesI'est aussiet le ciel de nuit dewait êtreilair; si par contre
I'universest fini, il n'est pas stableet s'effondrera.> Expliquerbrièvementla naturede I'instabiliæ
évoquéeici.

Prge617
PhysiqueI, année2009 -filière MP

Le paradoxede la nuit noire ne se présenteplus dansle cadredesmodèlesd'universmodernes(en


particulierdansle modèlecosmologique standard,ou < big bang>). Dansce modèle,I'universest
fini et uneétoilequelconque situéeà la distancer de la planètede l'observateur s'éloignede celui-ci
V : Ho.r, où H6 :2,5 x 1g- 18,- I estla constante
de HUBBLE'
radialement à la vitesse
On sait aussi,en supposantvalide Ia cinématiqueclassiquenon relativiste,que la longueurd'ondeL
apparentede la lumière reçuede la part d'une étoile qui émetde la lumièreà la longueurd'onde 16
estÂd: Âo (1 + V/c), où c :3,0 x 108m.s-l estla vitessede la lumière: c'estI'effetDOPPLER-
Frzpau.
tr 25 - En utilisant la loi de Pleucr donnéeenII.B, montrerque la longueurd'ondeÂ- correspon-
dantau maximumd'émissionderayonnement d'énergiethermiqued'un corpssolideà latempérature
Z, vérifiela relationL* : plT. ônexprimerala constante p en fonctiondeh,k,c etx* solutionnon
nullede l'équation3 - x :3e-'. Comments'appellecetteloi ?
t 26 _En utilisant la loi précédenteet en supposantvalide la cinématiqueelassiquenon relativiste,
déterminerla températureapparente7} d'une étoile située à la distancer de I'observateur.Faire
I'applicationnumériquepour une étoile semblableau Soleil, mais situéeà dix milliards d'années-
lumièrede la Terre (une année-lumière estla distanceparcouruedansle vide par la lumièrependant
uneannée).
tr 2?- En considéranttoujoursla cinématiqueclassiquenon relativiste,montrerqueI'effet DOppLBn-
Ftzpau permetde lever le paradoxed'Olssns dansununiversinfini. On donnen6 nl lQ-57 6-3
ainsique le flux surfaciquemoyenreçu.duSoleil sur la Terreio È l kW.m-2.
tr 28 - Le modèledu < big bang> prévoitque I'universest âgéd'environ 13,7milliards d'années'
Montrerque dansle cadrede ce modèleet sansmêmeconsidérerI'effet Dopplgn-FrzBilu,le para-
doxed'OlsERS ne tient plus. On notera.Rllla distancemanimalede l'étoile observabledansle cadre
du modèledu < big bang>.
J Zg -Lalongueur d'onde du ma,ximumdu rayonnementthermiquedu Soleil est 1o :520 nm.
Lesprocessusphysiquesles plus anciensobservés,et donc les plus lointains,sontassociésau rayon-
nementdiffgs cosmologique.Ce rayonnement a une température Ta:2,7 K- Quelleest
appa"rentl
la longueurd'onde apparenteÂo associéeau maximumd'émissiondu rayonnementdifftrs cosmolo-
gique? Dansquel domainespectralse situe-t-elle? Savez-vous quandet par qui ce rayonnementa été
découvert? !
FIN DE LA PARTIE II

FINDEl'Épnnwn