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Par comparaison au droit civil, les moyens de preuve sont

beaucoup plus souples en droit commercial. Ainsi, il est possible


d’établir la preuve d’un évèvement par tout moyen.

Le délai de prescription de 10 ans, mais cela dépend du


contrat.

La loi ne donne pas de définition des actes de commerce,


même si plusieurs ont été édictés. Il existe 3 catégories d’actes
de commerce :

• par nature
• par la forme
• par accessoire

Section 1 : Les actes de commerce par nature

Ce sont ces actes de commerce dont l’exercice habituel est


professionnel, ce qui confère la qualité de commerçant.

Article 110-1 du code de commerce : la loi indique qu’un acte


de commerce est :

• Tout achat de biens meubles ou immeubles pour les


revendre soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre. Pour qu’il y ait acte de commerce, il faut
qu’au moment de l’achat (acte à titre onéreux) il y ait eu
intention de revendre, avec au moins une intention de
faire un bénéfice.

Exception : les opérations de promotions immobilières ne sont


pas des actes de commerce.

• Toute opération d’intermédiaire pour l’achat, la


souscription ou la vente d’immeuble, de fond de
commerce, d’action ou part de société intermédiaire.

• Toute entreprise de location de meubles, de manufacture,


de commission, de transport par terre ou par eau. Certains
actes de commerce doivent être exécutés dans le cadre
d’une entreprise. Exemple : un taxi individuel ne fait pas
d’acte de commerce, contrairement à une entreprise de
taxis dont les actes ont le qualificatif commercial.

• Toute entreprise de fournitures (entreprise qui va livrer


des produits pour un temps et un prix déterminé à
l’avance), d’agence ou bureau d’affaires. Etablissement de
vente à l’encan (aux enchères publiques), de spectacle
public.

• Toute opération de change, banque et courtage


(courtage : courtier ne participe pas au contrat. Il ne met
que 2 personnes en relation. Il n’est le représentant de
personne).

• Toutes les opérations de banque publique


• Toutes les obligations entre négociants, marchands et
banquiers.

L’article 110-2 du code de commerce énumère la liste des


actes de commerce maritime par nature : tout ce qui touche à
la mer est de nature commerciale. Cette liste, comme celle de
l’article 110-1, n’est pas exhaustive.

Section 2 : Les actes de commerce par la forme

I. Définition

L’acte de commerce par la forme est un acte juridique qui ne


sera pas un acte de commerce, non pas en raison de sa nature
ou de son objet mais en raison de la forme qu’il revêt.
L’accomplissement de ces actes suivant les formes édictées par
la loi, entraîne l’application du droit commercial, quelque soit la
cause pour laquelle ils ont été effectués.

II. Les 2 grandes catégories d’actes de commerce par la


forme

A. Les sociétés commerciales : personne morale

société (définition du code civil) : lorsque 2 ou plusieurs


personnes décident par contrat de mettre des biens en commun
en vue d’en partager le bénéfice ou l’économie qu’il en
résultera. Le but d’une société est de faire des bénéfices.

la loi a décidé que certaines sociétés seront commerciales


quelque soit leur objet : SARL (si un seul associé : EURL) - SA -
SAS (Société par Actions Simplifiée - forme unipersonnelle
SASU) - SCA (Société en Commandite par Action) - SCS
(Société en Commandité Simple) - SNC (Société en Nom
Collectif) SARL+SA+SAS = 99% des sociétés commerciales
(SARL=80%) Dans ces sociétés, la responsabilité des associés
est limitée au montant de leur apport. SNC : tout l’inverse. Les
associés de la SNC ont tous la qualité de commerçants et sont
tous solidairement et indéfiniment des dettes de la société.

Tous les actes accomplis par les sociétés commerciales par la


forme, sont des actes de commerce. L’expert comptable,
lorsqu’il agit à titre individuel, ne fait pas d’acte commercial.
Mais s’il le fait dans le cadre d’une SARL, alors c’est un acte
commercial.

B. La lettre de change

lettre de change : Ecrit rédigé sous forme de lettre par une


personne, appelée le tireur, qui donne l’ordre à une autre
personne, appelée le tiré, de payer une somme d’argent
déterminée entre les mains d’une 3ème personne, appelée le
bénéficiaire ou à l’ordre de tout porteur régulier.

Le tiré est débiteur du tireur (créancier). Si le tireur ne peut


attendre la date, il peut donner le papier à une banque par
exemple pour avoir cet argent tout de suite. Mais il n’aura pas
la totalité de la somme car la banque prendra des agios
(intérêts + frais bancaires).

Pour que l’on puisse appliquer le droit commercial, la lettre


de change doit respecter un certain nombre de formes, pour
pouvoir être un acte de commerce par la forme :

• un mandat pur et simple de payer une somme déterminée


• l’expression lettre de change
• la somme que l’on doit payer
• le nom du tiré
• le nom du tireur
• l’échéance
• la date et le lieu où la lettre a été créée
• la signature du tireur Si l’un de ces éléments manque,
alors pas de lettre de change. Lettre de change : Article
511 du code de commerce

Article 511 et 512 du code de commerce : Cet article pose le


principe de la règle : du moment qu’une personne a mis sa
signature sur la lettre de change, elle est tenue de payer au
porteur de la lettre de change. Somme de la lettre de change
doit exister à l’échéance de la lettre de change. Toute lettre de
change est transmissible par la voie de l’endossement et
transmission de tous les droits résultant de la lettre de change.
Porteur : généralement la banque. A l’échéance, il va voir le tiré
qui a accepté la lettre de change ou s’il ne peut plus payer, il va
voir le tireur et chaque endosseur devra payer. Les signataires
sont solidaires quant au paiement.

Section 3 : Les actes de commerce par accessoire

I. Définition

Un acte de commerce par accessoire est un acte civil exécuté


par un commerçant dans l’exercice de sa profession pour les
besoins de son commerce ou tout au moins à l’occasion de son
commerce.

II. Les 2 conditions pour qu’un acte civil soit un acte de


commerce par accessoire

Les 2 conditions : exécuté par un commerçant + exécuté pour


les besoins du commerce

Cette théorie va créer le fait que tous les actes effectués par un
commerçant sont présumés être des actes de commerce. Mais
c’est à lui de prouver que certains de ses actes sont civils.

Inversement, il existe des actes civils par accessoire : acte de


commerce par nature qui est l’accessoire d’une activité civile.
Exemple : Vente de shampooing par coiffeur Section 4 : Les
actes mixtes
Acte mixte : acte commercial pour une partie et acte civil
pour l’autre partie.

Principal problème des actes mixtes : quelles règles


appliquées, quel tribunal ? Si le demandeur est celui pour qui
l’acte est commercial → assignation devant un tribunal civil,
c’est-à-dire tribunal du défendeur Si le demandeur est celui
pour qui acte est civil → choix entre tribunal commun, civil,
c’est-à-dire TI ou TGI, ou tribunal de commerce. Selon les cas,
intérêt de choisir l’un ou l’autre.

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