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Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

techniques et conditions de bonne exécution 1 Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

2

Table des matières

 

1

1.

CHAPITRE 1 - GÉNÉRALITÉS

8

1.1.

Description des travaux

8

1.2.

Objet des travaux

8

1.3.

Localisation des travaux

8

1.4.

Portée des travaux

9

1.4.1.

Justfication de l’étude de l’échangeur

9

1.4.2.

Implantation

9

1.4.3.

Préparation, démantèlement et terrassements

9

1.4.4.

Ouvrages d’art et de drainage

9

1.4.5.

Construction de la chaussée

9

1.4.6.

Signalisation, marquage et aménagements de surface

9

1.4.7.

Éclairage routier

10

1.4.8.

Déplacement, réinstallation et/ou mise en place de réseaux d’utilité publique

10

1.4.9.

Respect de l’environnement

10

1.5.

Description sommaire des Travaux

11

1.6.

Travaux routiers

11

1.6.1.

Caractéristiques géométriques

11

1.6.2.

Terrassements

11

1.6.3.

Structures de la chaussée

11

1.6.4.

Matériaux d’emprunt

12

1.7.

Travaux de drainage et d’ouvrages d’art

12

chaussée 11 1.6.4. Matériaux d’emprunt 12 1.7. Travaux de drainage et d’ouvrages d’art 12

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

3

1.7.1.

Généralités

12

1.7.2.

Fossés

12

1.7.3.

Buses de drainage de la chaussée et dalots

13

1.7.4.

Puisards

13

1.7.5.

Regards

13

1.7.6.

Regards - puisards

13

1.7.7.

Ouvrages de traversée des bretelles

13

1.8.

L’Echangeur

13

1.9.

Travaux d’éclairage

14

1.9.1.

Équipements et alimentation du réseau d’éclairage

14

1.9.2.

Traitement des secteurs

14

1.10.

Travaux de marquage et signalisation

14

1.10.1.

Marquage

14

1.10.2.

Signalisation

14

1.11.

Travaux d’aménagement paysager

15

1.12.

Travaux d’utilité publique

15

1.12.1.

Réseau d’aqueduc

15

1.12.2.

Réseau de télécommunication

15

1.12.3.

Réseau électrique publique

15

1.12.4.

Maintien des communications et de l’écoulement des eaux

16

1.12.5.

Sujétions spéciales pour les travaux exécutés à proximité des lieux habités, fréquentés ou protégés

16

1.13.

Responsabilité de l’Entrepreneur

16

1.14.

Équivalence des normes et codes

16

1.15.

Variantes techniques

18

1.16.

Bureau de chantier

18

Équivalence des normes et codes 16 1.15. Variantes techniques 18 1.16. Bureau de chantier 18

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4

1.17.

Installations de chantier

19

1.18.

Sécurité et hygiène des chantiers

19

2.

CHAPITRE 2 - ORIGINE ET QUALITÉ DES MATÉRIAUX / CONTRÔLE DES MATÉRIAUX

19

2.1.

Origine et qualité

19

2.2.

Contrôle et essais

20

2.3.

Stockage des matériaux

20

2.4.

Matériaux défectueux

21

2.5.

Essais

21

3.

CHAPITRE 3 - L’Etude de l’Echangeur

26

3.1.

Étude géotechnique

26

3.1.1.

Contrôle

31

3.1.2.

Mode de paiement

31

4.

CHAPITRE 4 -TRAVAUX PRÉPARATOIRE ET DÉMANTÈLEMENT

31

4.1.

Étendue des travaux

31

4.2.

Démolition et évacuation des ouvrages existants

31

4.3.

Localisation des ouvrages existants

32

4.4.

Soutien des poteaux et canalisations

32

4.5.

Mode de paiement

33

5.

CHAPITRE 5 - TERRASSEMENTS

34

5.1.

Étendue des travaux

34

5.2.

Étendu des travaux

34

5.3.

Contrôle des compactions

39

5.4.

Matériaux

39

5.4.1.

Roc - définition

39

5.4.2.

Terre - définition

39

39 5.4. Matériaux 39 5.4.1. Roc - définition 39 5.4.2. Terre - définition 39

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5

5.4.3.

Matériau ordinaire ou d'excavation - définition

39

5.4.4.

Terre végétale - définition

39

5.4.5.

Remblai - définition

39

5.4.6.

Emprunt - définition

39

5.5.

Mode de paiement

41

6.

CHAPITRE 6 – ASSAINISSEMENT ETE OUVRAGE D’ART

41

7.

CHAPITRE 7 – CONSTRUCTION DE LA CHAUSSÉE - VOIRIE

68

8.

CHAPITRE 8 - TRAVAUX DIVERS ET SIGNALISATION

104

9.

CHAPITRE 9 – TRAVAUX SUPPLÉMENTAIRE

110

9.1.

ÉCLAIRAGE ROUTIER

110

9.2.

DICTRIBUTION ÉLECTRIQUE

122

9.3.

AQUEDUC

129

9.4.

AMÉNAGEMENT PAYSAGER

140

9.5.

TÉLÉCOMMUNICATIONS

149

9.6.

RÉSEAU ÉLECTRIQUE PUBLIC

149

9.4. AMÉNAGEMENT PAYSAGER 140 9.5. TÉLÉCOMMUNICATIONS 149 9.6. RÉSEAU ÉLECTRIQUE PUBLIC 149

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Acronymes

A :

CBR : Californian Bearing Ratio

CCTG : Cahier des Clauses Techniques Générales correspond au volume des Spécifications Standards pour la Construction des Routes et Ponts (Première Edition - Mai 1982) des MTPTC CCTG-Sétra : Cahier des Clauses Techniques Générales complémentaires correspond au Cahier des Clauses Techniques Générales et ses fascicules des normes Françaises de la SÉTRA CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières correspond à la section VII – Spécification technique et conditions de bonne exécution du présent document ES : Équivalent de Sable ESV : Équivalent de Sable Visuel

HS :

IC : Indice de Concassage: «il s’agit du pourcentage d’éléments supérieurs au D du granulat

élaboré, contenu dans le matériau d’origine soumis au concassage»

LA : Los Angeles MTPTEC Ministère de Travaux Publics, Transports, Energie et Communications N/A : Non applicable Opus incertum : Empilage de moellons bruts sur du mortier

P :

PAR : Plan d’Action de Réinstallation PGES : Plan de Gestion Environnementale et Sociale

PS : Équivalent de sable à 10% de fines RC : Rapport de Concassage: « C’est le rapport entre la plus petite dimension du matériau soumis au concassage et le D du granulat obtenu » TBA : Température Bille - Anneau TL : Teneur en Liant VBS : Valeur au bleu sol

W % : Teneur en eau

Coefficient d’aplatissement ou de forme

Hauteur au sable

Pénétrabilité (uniquement pour les liants hydrocarbonés)

Coefficient d’aplatissement ou de forme Hauteur au sable Pénétrabilité (uniquement pour les liants hydrocarbonés)

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IMPORTANT :

Le Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) applicables au présent Marché correspond au volume des Spécifications Standards pour la Construction des Routes et Ponts (Première Edition - Mai 1982) édité par le Service Autonome des Transports (SAT) du Ministère des Travaux Publics Transports, de l’Énergie et des Communications (MTPTC) du gouvernement Haïtien. En complément à ce document, le Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) et ses fascicules des normes Françaises du SÉTRA ont été utilisés afin de compléter et actualiser le document des MTPTC.

L’Entrepreneur est tenu de se procurer le CCTG des MTPTC et les CCTG-Sétra des normes Française du SÉTRA.

Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) applicables au présent Marché complète ou modifie le volume des Spécifications Standards pour la Construction des Routes et Ponts (Première Edition - Mai 1982) édité par le Service Autonome des Transports (SAT) du Ministère des Travaux Publics Transports et des Communications (MTPTC). Elles définissent les droits et les devoirs de l’Entrepreneur pour le présent Marché. Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) aura préséance sur les Spécifications Standards en cas de divergences et/ou conflits.

Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) applicables au présent Marché fait référence dans certains cas au Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) et ses fascicules des normes Françaises de la SÉTRA.

certains cas au Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) et ses fascicules des normes Françaises de

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1. CHAPITRE 1 - GÉNÉRALITÉS

1.1.Description des travaux

Ce présent chapitre a pour objet la description des travaux nécessaires à l’aménagement de l’intersection de la route des RAILS et la route de CARREFOUR au niveau de Bizoton, dénommée tronçon 1 du projet Carrefour par les RAILS.

1.2.Objet des travaux

Le présent Marché a pour objet l’aménagement d’un carrefour dénivelé en trompette y compris les travaux nécessaires à :

• l’étude et la construction d’un Echangeur à l’intersection de la Route des Rails et la Route Nationale N o 2, au niveau de la Garde Côtière d’Haïti ;

• l’aménagement des entrées et sorties à l’Echangeur en remblai et l’érection de murs de soutènement en béton armé de 100 m de long et de hauteur variable jusqu’à 3 m ;

• la construction d’une bretelle de 4 m de large, de 320 m de long, reliant la Route des Rails et la Route Nationale No 2 ;

• la réhabilitation de la Route Nationale No 2 sur 200 m à l’entrée de la Route des Rails ;

• la construction d’une voie de circulation sur le versant sud de Route Nationale No 2, de 4m de large et de 538 mètres de long en moyenne.

Les travaux comprennent notamment :

• la fourniture des notes de calculs et les plans détaillés d’études et d’exécution des différentes composantes du pont d’étagement ;

• les terrassements ;

• la démolition d’ouvrages existants ;

• la construction d’une chaussée neuve avec terre-plein central, trottoirs ainsi que tous les aménagements prévus ;

• la réfection, le réaménagement et/ou la construction d'ouvrages de drainage et d'assainissement;

• le marquage et la signalisation de la route ;

• la mise en place d’un réseau d’éclairage routier ;

• l’aménagement paysager ;

• la réhabilitation des réseaux d’utilité publique (aqueduc, télécommunication et électricité).

1.3.Localisation des travaux

La Route des Rails bifurque de la Route Nationale N o 2, vers le sud, juste après le bâtiment des "Gardes Cotes". Les travaux objet du présent Marché (L’échangeur du Tronçon I, de la Route des Rails à carrefour) se localisent à l’intersection de la Route Nationale N o 2 et la Route des Rails sur une superficie d’environ 36 000 m2.

à l’intersection de la Route Nationale N o 2 et la Route des Rails sur une

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1.4.Portée des travaux

Les travaux à exécuter par le présent Marché comprennent notamment :

1.4.1. Justfication de l’étude de l’échangeur

Notes de calculs et plans détaillés d’exécution des fondations, des culées et du tablier et ouvrages connexes.

1.4.2. Implantation

L’Entrepreneur devra réaliser la mise en place de repères géoréférencés et la localisation des points de références, et implantation des ouvrages et du tracé avec les ajustements et variante. L’Entrepreneur devra procéder à l’implantation des travaux au début du chantier. Compte tenu du nombre important des services localisés dans le terre-plein central et dans les abords de rue, l’Entrepreneur devra porter une attention particulière aux interférences entre les différents éléments (bases de lampadaires, massifs de télécommunication, conduites d’aqueduc et de drainage).

1.4.3. Préparation, démantèlement et terrassements

• Purge des terres de mauvaise tenue ;

• Enlèvement et démolition d’ouvrages existants ;

• Excavation des déblais ;

• Confection des remblais ;

• La démolition des bâtiments existants jusqu’au niveau du sol est de la responsabilité du Maître de l’Ouvrage.

1.4.4. Ouvrages d’art et de drainage

• Mise en place de buses en béton armé ;

• Construction de puisards, de regards et divers autres ouvrages de drainage ;

• Construction de dalots ;

• Construction de l’Echangeur de type portique d’une seule travée ;

• Construction de canaux maçonnés et/ou bétonnés ;

• Construction de caniveaux ;

• Construction de fossés non revêtus et revêtus ;

• Mise en place d’enrochements ;

• Divers travaux de maçonnerie et/ou de béton (avaloir, regard, puisard, descente d’eau, etc.…).

1.4.5. Construction de la chaussée

• Mise en place de la couche de forme ;

• Mise en place de la couche de fondation ;

• Mise en place de la couche de base ;

• Mise en place de la couche de roulement en béton bitumineux ;

• Construction de bordures, trottoirs et terre-plein ;

• Construction d’un séparateur de sens de circulation en éléments New Jersy.

1.4.6. Signalisation, marquage et aménagements de surface

• Installation d’éléments de signalisation verticale et horizontale ;

marquage et aménagements de surface • Installation d’éléments de signalisation verticale et horizontale ;

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• Mise en place de l’aménagement paysager ;

• Installation d’éléments décoratifs et de mobilier urbain.

1.4.7. Éclairage routier

• Installation de poteaux et lampadaires ;

• Installation de conduits, câbles et accessoires pour l’éclairage.

1.4.8. Déplacement, réinstallation et/ou mise en place de réseaux d’utilité publique

• Installation de nouvelles conduites d’aqueduc ;

• Installation d’un nouveau réseau de télécommunication souterrain ;

• Installation d’un nouveau réseau électrique ;

• Le déplacement du réseau de télécommunication aérien est de la responsabilité du Maitre d’Ouvrage.

1.4.9. Respect de l’environnement

L'Entrepreneur devra respecter les règlements d'environnement reconnus, il devra principalement :

• Limiter les déplacements des véhicules à la largeur des emprises;

• L'équipement doit être exempt de fuites d'huile, d'essence ou autre polluant; faire l'entretien des engins de chantier et des véhicules, ainsi que leur ravitaillement en

carburant et en lubrifiant dans un lieu désigné à cet effet. Prévoir sur place une provision de matières absorbantes ainsi que des récipients étanches bien identifiés, destinés à recevoir les résidus pétroliers et les déchets ;

• Toute manipulation de carburant, d'huile ou d'autres produits contaminants, y compris le transvasement, doit être exécutée à plus de 60 m d'un cours d'eau et sous surveillance constante, afin d'éviter tout déversement ;

• Utiliser des abats poussière sur les routes d'accès aux travaux et aux ouvrages ou sur les routes en construction ;

• Agencer les horaires de travail et les activités de construction et d'entretien en tenant compte des nuisances causées par le bruit. Réduire celui-ci au minimum afin de ne pas trop gêner les usagers ou les résidents du territoire ;

• Utiliser uniquement des engins et de l'équipement en parfait état de fonctionner et éviter de laisser tourner inutilement les moteurs afin de réduire la perturbation du milieu causée par le bruit, les gaz d'échappement, la fumée, la poussière et toute autre nuisance ;

• Maximiser les retombées économiques du projet par l'embauche prioritaire de la main- d’œuvre locale et par l'achat de biens et services dans la région ;

• Éviter le brûlage et récupérer la matière ligneuse ;

• Prévoir une signalisation adéquate afin d’assurer la sécurité du public ;

• L'Entrepreneur doit assumer ses responsabilités face à la protection de l'environnement, à savoir:

- se conformer aux directives générales d'environnement émises par le promoteur;

- nommer un surveillant environnemental ; celui-ci aura la responsabilité de la protection de l'environnement lors de l'exécution de ses activités de construction;

- à la fin des travaux de construction, émettre un rapport final sur l'ensemble de ses activités de surveillance environnementale.

travaux de construction, émettre un rapport final sur l'ensemble de ses activités de surveillance environnementale.

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1.5.Description sommaire des Travaux

Le projet d’études et de construction de l’échangeur du tronçon I de la Route des Rails, tel que défini, prévoit :

• l’étude et la construction d’un échangeur de type portique de 6m de hauteur libre, de 25,80m de long et 14,10m de large

• l’aménagement des entrées et sorties à l’échangeur (l’entrée du coté nord de 252 m par une rampe en trompette de 3,23% et la sortie de 167m par une pente de -2,57 %). Le cheminement inverse est également prévu du coté Sud (entrée 167m et la sortie de 292 m) ;

• la construction de deux bretelles : l’une de 4 m de large sur 320 m de long et l’autre de 4m de large sur 538 m de long attenant à la Route Nationale No 2;

• la réhabilitation de la Route Nationale No 2 sur 200 m.

1.6.Travaux routiers

1.6.1. Caractéristiques géométriques

Les caractéristiques géométriques de l’échangeur sont reportées dans le tableau ci-après :

Nombre de voies

2x1

Bande d’arrêt d’urgence

2,00

Largeur des voies (m)

4,00

Largeur trottoirs (m)

1.20

Largeur du terre-plein central (m)

2,00

Vitesse de base (km/h)

40

Les coupes transversales types des chaussées ainsi que les zones d’application aux différents profils sont indiquées aux plans.

1.6.2. Terrassements

Les terrassements comprennent l’ensemble des travaux de déblai et de remblai exécutés pour donner à la route et à ses abords la forme déterminée par les plans et profils en long et en travers. Les travaux de déblai sont peu importants le niveau de la chaussée projetée correspond approximativement à celui existant. Les travaux de remblai sont très importants. Ces travaux seront nécessaires surtout pour les entrées et sorties au pont d’étagement, de la structure de chaussée et au niveau de la rectification du tracé existant.

1.6.3. Structures de la chaussée

La structure des chaussées est généralement composée d’une couche de forme, d’une couche de fondation et d’une couche de base. La chaussée sera recouverte d’un revêtement en béton bitumineux. La nature des matériaux et l’épaisseur des différents éléments de la structure proposée apparaissent dans le tableau ci-après.

matériaux et l’épaisseur des différents éléments de la structure proposée apparaissent dans le tableau ci-après.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

 

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STRUCTURES DE CHAUSSÉE RETENUES

   

Corps de chaussée

Matériaux

Granularité

Épaisseur

 

Tronçons I

 

Couche de fondation

Grave concassé

0/31.5

40 cm

 

Couche de base

Grave bitume

0/20

12 cm

 

7

cm

après

Revêtement

Béton bitumineux

0/12.5

compactage

1.6.4.

Matériaux d’emprunt

 

Les matériaux d’emprunt peuvent être approvisionnés à partir des gîtes d’emprunt naturel ou des centrales de concassage et de tamisage localisées dans le Département de l’Ouest d’Haïti. L’Entrepreneur a l’entière responsabilité de s’assurer des sources d’approvisionnement des matériaux d’emprunt et des agrégats.

 

1.7.Travaux de drainage et d’ouvrages d’art

 

1.7.1.

Généralités

Le drainage de la chaussée est assuré par des puisards ou des regards-puisards localisés, aux quarante (40) mètres environ, en bordure, des trottoirs, qui collectent les eaux pluviales pour les amener à travers des conduites en béton armé, vers une conduite principale longitudinale jusqu’à un exutoire. Les eaux provenant des routes secondaires transversales amont sont recueillies par des grillages placés sur toute la largeur de ces routes. Afin de protéger les pieds des descentes d’eau contre l’érosion, des enrochements maçonnés sont construits dans les fossés en terre et aux endroits où il n’est pas prévu de canaux revêtus. L'Entrepreneur doit tenir compte du fait que certains travaux tels que raccordements de conduites d'eau, d'égouts, essais, etc. doivent être exécutés en dehors des heures habituelles de travail, c'est- à-dire le soir ou la nuit. Il ne peut donc formuler aucune réclamation concernant ces travaux. Afin de compléter les travaux à l'intérieur des délais requis, l'Entrepreneur devra travailler plus d'un quart par jour et durant les fins de semaine. Il est entendu qu'aucun paiement additionnel ne sera effectué pour de telles conditions.

 

1.7.2.

Fossés

Les emplacements et le type des fossés sont indiqués sur les plans de drainage. Ceux-ci sont non revêtus ou maçonnés et de forme trapézoïdale ou rectangulaire

 

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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1.7.3. Buses de drainage de la chaussée et dalots

Les buses préfabriquées seront en béton armé. Pour les ouvrages transversaux et conduits de raccordement des puisards, un diamètre minimum de 900 mm a été fixé. Pour les conduites principales longitudinales, il est prévu d’utiliser des diamètres de conduites compris entre 1000 et 1 500 millimètres. Dans tous les cas où les ouvrages nécessitent un diamètre supérieur à 1 500 millimètres, des dalots en béton armé seront utilisés en lieu et place des buses. Les emplacements, les dimensions et les longueurs des buses sont donnés aux plans de drainage.

1.7.4. Puisards

Les eaux de ruissellement provenant de la chaussée sont collectées et acheminées à la conduite d’égout pluvial par des puisards en béton armé. Ils sont installés de chaque côté des routes aux abords des trottoirs ainsi qu’aux intersections, juste en amont des passages à piétons. L’espacement est fixé à quarante (40) mètres, mais dépend toutefois de la pente et des caractéristiques physiques de la surface à drainer. Les puisards pourront être préfabriqués ou en béton coulé sur place. Les emplacements, les dimensions des puisards sont donnés aux plans de drainage.

1.7.5. Regards

Les regards pourront être préfabriqués ou en béton coulé sur place. Ces ouvrages se retrouvent à tous les changements de direction, de diamètre, de section et d’élévation sur la conduite principale longitudinale et à tous les raccordements des conduites transversales. Pour faciliter l’entretien, leur espacement ne dépasse pas quarante (40) mètres. Les regards sont classés en fonction du diamètre maximal des conduites s’y raccordant. Certains regards spéciaux sont prévus pour accéder aux dalots. Les emplacements et les dimensions des regards sont donnés aux plans de drainage.

1.7.6. Regards - puisards

Ces ouvrages remplacent les regards lorsque ceux-ci doivent également capter les eaux de ruissellement. Les emplacements et les dimensions des regards - puisards sont donnés aux plans de drainage.

1.7.7. Ouvrages de traversée des bretelles

Les eaux de ruissellement provenant de la chaussée des rues transversales seront drainées vers les bretelles. Les eaux provenant des bretelles sont collectées et acheminées à la conduite principale d’égout pluvial par des ouvrages de traversée en béton armé, munis d’une grille métallique. Ces ouvrages sont installés sur toute la largeur de ces routes. Ils sont constitués d’une boîte rectangulaire, munie en son centre d’un puisard. Les dimensions des ouvrages de traversée sont données aux feuillets des plans de drainage.

1.8.L’Echangeur

L’Echangeur est de type portique de 6m de hauteur libre en béton armé, d’une seule travée dont la longueur libre est de 25,80 m. Le biais du pont est de 14 degré. Le tablier est constitué d’une dalle pleine et goussets structurellement continu avec les béquilles qui tiennent lieu de culées. Les béquilles s’appui directement sur les semelles. La largeur du tablier est de 14,10 m répartie en 2 voies de 4m de circulation, de 1m de bande d’arrêt d’urgence de part et d’autre de la

est de 14,10 m répartie en 2 voies de 4m de circulation, de 1m de bande

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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chaussée, d’un terre plein central de 2m de large et enfin d’un trottoir de 1,20 (voir dessin et plan). Un trottoir attenant à la dalle sur le versant Nord du pont, surmonté de garde-fou et de glissière de sécurité, constitue une passerelle facilitant la traversée de piétons.

1.9.Travaux d’éclairage

1.9.1. Équipements et alimentation du réseau d’éclairage

L’éclairage de la route aménagée sera assuré par des lampadaires constitués de fûts de douze (12) mètres de haut et de potences de trois (3) ou (4) mètres de long selon le cas. La source d’éclairage sera au sodium à haute pression. Une cellule photovoltaïque sera installée à l’extrémité du poteau d’alimentation et contrôlera des contacteurs requis pour les dérivations d’éclairage. Les lampes seront de 250 Watts ou 400 Watts L’alimentation de chaque lampadaire sera assurée à partir de panneaux d’alimentation munis d’un contacteur-disjoncteur principal et de contacteurs-disjoncteurs secondaires. Ces panneaux d’alimentation et ces contacteurs-disjoncteurs seront placés dans des armoires en acier inoxydable avec porte et dispositif de verrouillage (cadenas ou clé). Un transformateur de tension est prévu pour chaque panneau d’alimentation afin d’abaisser la tension de la ligne de distribution.

1.9.2. Traitement des secteurs

L'éclairage est prévu sur le terre-plein central et sera assuré au moyen de lampadaires à double potence de 3 mètres chacune. Ces lampadaires seront espacés d’une distance de 60 à 65 mètres. Au niveau des intersections avec les bretelles, des lampadaires à simple potence de 3 mètres seront installés.

1.10. Travaux de marquage et signalisation

1.10.1. Marquage

Le marquage comprend tous les travaux de marquage requis pendant et après les travaux, de pointage rapproché pour toutes les rues transversales situées de part et d’autre des tronçons de route principaux faisant l’objet du contrat et de marquage de chaussée sur tous ces tronçons, tel que prévu dans les plans. Les marques sur la chaussée sont de couleur blanche ou jaune. Les détails de marquage final à mettre en place sont donnés aux plans.

1.10.2. Signalisation

Ces travaux comprennent principalement :

• la signalisation horizontale sur l’ensemble de la route ;

• la signalisation verticale sur l’ensemble de la route ;

• l’aménagement de carrefours ;

• la signalisation requise lors des travaux ;

• la protection des talus avec murs en béton armé, perrés ou couverture végétale.

requise lors des travaux ; • la protection des talus avec murs en béton armé, perrés

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Les travaux de maintien de la circulation et signalisation consistent à mettre en place tous les éléments de sécurité, repères visuels et signalisation nécessaires pour assurer le confort et la sécurité des usagers de la route durant toute la durée des travaux. L'Entrepreneur devra maintenir la circulation sur deux (2) voies, soit une (1) voie dans chaque direction pendant toute la durée des travaux. De plus, les accès aux différents commerces devront être maintenus en tout temps par l’aménagement d’accès temporaires si requis. L'Entrepreneur doit installer et maintenir en état la signalisation adéquate et sécuritaire pour indiquer les détours, contournements et dangers que ses travaux occasionneront. Cette signalisation doit être mise en place et entretenue pendant toute la durée du chantier conformément aux codes de sécurité en vigueur et à la satisfaction des autorités policières et des représentants du MTPTC. Si pour une raison ou pour une autre, la signalisation était insuffisante ou mal entretenue de l'avis du Service de Police, les frais encourus par le Maître de l’Ouvrage pour rétablir cette signalisation seront directement déduits des sommes dues à l'Entrepreneur. L'Entrepreneur doit prendre à ses frais les mesures nécessaires pour aviser les résidents, le transport en commun, les services d'utilité publique tels la police, les pompiers, les services d'ambulance, etc., lors de l'exécution de travaux qui pourraient entraver la circulation. L'Entrepreneur verra à communiquer avec les responsables de ces derniers organismes ainsi qu'avec les différents médias d'information tels la radio, la télévision, les journaux, etc., pour aviser la population des présents travaux.

1.11. Travaux d’aménagement paysager

L’aménagement proposé se compose d’un alignement d’arbres et d’arbustes, de gazonnement, bordant chacun des côtés de l’avenue. Les terre-pleins centraux sont plantés d’alignements d’arbres de type palmier royal et cocotier qui se succèdent en alternance. Les emplacements, les types de plantation et les quantités d’arbres et d’arbustes seront précisés ultérieurement.

1.12. Travaux d’utilité publique

1.12.1. Réseau d’aqueduc

Les travaux, résultant de la construction de l’échangeur du tronçon I de la Route des Rails, consistent en la réhabilitation du réseau d’aqueduc existant. Une réserve sera assurée sous les trottoirs pour le passage d’un nouveau réseau si besoin est.

1.12.2. Réseau de télécommunication

Les travaux, résultant de la construction de l’échangeur du tronçon I de la Route des Rails, consistent en la réhabilitation du réseau de télécommunication existant des services de télécommunication. Une réserve sera assurée sous les trottoirs pour le passage d’un nouveau réseau si besoin est.

1.12.3. Réseau électrique publique

Les travaux électriques comprennent la réhabilitation du réseau de distribution aérien existant de chaque côté de l’ouvrage. Les travaux comprennent également le déplacement requis des poteaux dans tous les secteurs des travaux, le démantèlement de la ligne inexploitée et la mise en place des ouvrages temporaires requis pour le maintien du service.

démantèlement de la ligne inexploitée et la mise en place des ouvrages temporaires requis pour le

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

16

1.12.4. Maintien des communications et de l’écoulement des eaux

L'Entrepreneur a l'entière responsabilité du maintien en place des poteaux existants et des canalisations existantes situés tout au long des travaux. Il devra prévoir l'installation de caissons, de haubans ou de toute autre méthode approuvée par le Maître de l’Ouvrage aux endroits où les poteaux et canalisations sont situés à proximité de la tranchée ou à l'intérieur de celle-ci. L'Entrepreneur devra tenir compte des ouvrages temporaires requis dans ses coûts.

1.12.5. Sujétions spéciales pour les travaux exécutés à proximité

des lieux habités, fréquentés ou protégés

L'Entrepreneur doit prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas endommager les constructions ou bâtiments existants. Toute réclamation qui résulterait de tout dommage est sous l'entière responsabilité de l'Entrepreneur.

1.13. Responsabilité de l’Entrepreneur

Les informations contenues dans les études d’avant projet en matière de géotechnique , hydraulique, et d’hydrologie ne sont données qu’à titre indicatif. En aucun cas, l’Entrepreneur ne pourra faire état de réclamations ou demander une indemnité quelconque en cas d’écart entre ces informations et la réalité. De plus, l’Entrepreneur réalisera à ses propres frais les études géotechniques spécifiques (étude de la stabilité des pentes des talus, études des écoulements souterrains, etc…).

1.14. Équivalence des normes et codes

Le présent Cahier de spécification Techniques et Condition de Bonne Exécution complète les Spécifications Standards en vigueur en Haïti et établit les normes techniques et les méthodes d’exécution propres au Marché de travaux. Ces complément s’appui sur le Cahier des Clauses Générales (CCTG) approuvé par le décret français du 4 mai 1988, applicable aux marchés publics de travaux de génie civil en France, dont les dispositions devront être suivies, et en particulier, par les fascicules suivants :

Fascicule n°2 :Travaux de terrassements (N 79-15 du BOECV et T). Fascicule n°3 :Fournitures de liants hydrauliques (n°83-14 bis du BOUL, T et E), complété par les normes AFNOR 15 – 229 – 300 – 301. Fascicule n°4 :Fourniture d’acier et autres métaux, titre I (n°83-14 ter du BOUL, T et E), et titre II (n°83-14 du BOUL T et E). Fascicule n°23 :Fournitures des granulats employés à la construction et à l’entretien des chaussées (n°85-33 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°24 :Fournitures des liants hydrocarbonés employés à la construction et l’entretien des chaussées (n°85-5 bis du BOUL, T et E). Complété par les normes AFNOR NT T 65 000, NF T 65 001, NF T 65002, NF T 650 003, NF T 65 004, NF T 65 011, NF T 65 022 et la Circulaire du Directeur des Routes de France du 9 février 1988. Fascicule n°25 : Exécution des corps de chaussées (n°73-20 bis du BOATELT - T). Fascicule n°26 : Exécution des enduits superficiels (n°85-40 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°31 : Bordures et caniveaux en pierre naturelle ou en béton (n°83-42 bis du BOUL, T et E). Complété par la norme AFNOR NT T 98 302. Fascicule n°35 : Plantations et engazonnements (n°78-3 bis du BOECV et T).

Complété par la norme AFNOR NT T 98 302. Fascicule n°35 : Plantations et engazonnements (n°78-3

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Fascicule n°50 : Travaux topographiques (n°85-29 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°56 : Protection des ouvrages métalliques contre la corrosion (n°86-6 bis du BOMELATT). Fascicule n°62 : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en béton armé (n°85-45 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°63 : Exécution et mise en œuvre des bétons non armés. Confection des mortiers (J.O. n°1352). Fascicule n°64 : Travaux de maçonnerie d’ouvrage en génie civil (n°82-24 du BOUL, T et E). Fascicule n°65 : Exécution des ouvrages de génie civil en béton armé ou précontraint (Nr°85-30 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°67 : Étanchéité des ouvrages d’art (N°85-32 bis du BOUL, T et E). Fascicule n°68 : Exécution des travaux de fondation d’ouvrage (n°67-12 bis du BOTP). Fascicule n°70 : Canalisation d’assainissement et ouvrages annexes (n°79-11 bis du BOEC et T).

De plus, les essais en laboratoire et en place seront conduits conformément aux modes opératoires de l’AFNOR (France), du LCPC (France) ou à défaut de l’ASTM (États-Unis) ou du BSI (Royaume-Uni), en vigueur le premier jour du mois qui précède la date limite de la remise des offres. Les matériaux, produits et composants de construction devront être conformes aux stipulations du marché et aux prescriptions des normes AFNOR homologuées, les normes applicables étant celles en vigueur le premier jour du mois qui précède la date limite de remise des offres. En ce qui concerne le vocabulaire des essais de laboratoire et les documents émis par les laboratoires d’essais, les termes fondamentaux et leur définitions seront conformes à la norme AFNOR NF X 10-001 et NF P 08-500 (conditions générales minimales d’un procès-verbal d’essai de matériaux.

L’ensemble des fascicules du Cahier des Clauses Techniques Générales applicable aux marchés publics de travaux de Génie Civil en France peut être acheté auprès de :

Direction du Journal Officiel 6 rue Desaix, 75527 Paris Cedex 15

L’ensemble des normes AFNOR peut être acheté auprès de :

Association Française de Normalisation Tour Europe, 92080, Paris - la Défense – Cedex 7.

Les normes mentionnées dans le présent CCTP sont pour certaines en cours de remplacement par des normes Européennes NF-EN.

L’Entrepreneur est tenu de respecter les normes mentionnées dans le marché. Toutefois, si une norme européenne s’est substituée à une norme citée, l’Entrepreneur pourra solliciter auprès de l’Ingénieur l’application de cette norme européenne pour autant :

• que les caractéristiques prescrites soient supérieures ou égales à celle de la norme citée,

pour autant : • que les caractéristiques prescrites soient supérieures ou égales à celle de la

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

18

• que l’application de cette norme n’engendre aucun surcoût par rapport à la norme citée ou que l’Entrepreneur ait renoncé par écrit à toute demande de rémunération complémentaire à ce titre.

L’Entrepreneur devra solliciter un accord écrit mentionnant sur quelles normes porte sa demande et obtenir l’accord écrit du Représentant du Maître d’œuvre avant d’entreprendre les tâches concernées par cette norme. Le Représentant du Maître d’œuvre fournira sa réponse sous 15 jours, l’absence de réponse valant acceptation de la norme européenne substituée à la norme citée.

Toutes les tâches de même nature du marché devront être exécutées par référence à la même norme. Une fois le remplacement de la norme citée par la norme européenne accordé, l’Entrepreneur ne pourra plus demander à revenir à l’application de la norme ainsi remplacée.

Les jours auquel il sera fait référence dans le présent document seront des jours calendaires

1.15. Variantes techniques

L’Entrepreneur, du fait de ses compétences particulières pour les types de travaux inclus dans le Marché, a la faculté de présenter des variantes techniques qui sont susceptibles d’intéresser le Maître de l’Ouvrage dans la mesure où elles concourent à l’économie du projet. Ces variantes concernent les types de travaux suivants :

• la structure des différentes composantes de l’Echangeur ;

• les fondations (procédés brevetés et matériaux spéciaux) ;

• les ouvrages en béton armé tels les murs de soutènement, regards, les puisards, regards- puisards (préfabriqué ou coulé sur place) ;

• structures et matériaux des chaussées (grave-bitume, grave-ciment, etc.) dans le cas d’alternatives entre asphalte, béton, etc. ;

• éclairage des chaussées.

L’Entrepreneur, désirant proposer des variations techniques, devra soumettre sa demande avec sa soumission en indiquant la différence de prix qui s’appliquerait si l’équivalence est acceptée. Cependant, afin que la base des soumissions soit la même pour tous les soumissionnaires, chacun doit préparer sa soumission à partir des spécifications techniques et produits dont la marque de commerce ou le nom du fabricant est indiqué dans les plans et devis.

1.16. Bureau de chantier

L'Entrepreneur doit ériger sur le chantier, à l'usage exclusif du Maître d'Ouvrage et pour la durée des travaux, un bureau d'une superficie minimale de cinquante (50) mètres carrés, avec table pour examen des plans, support pour plans, tablettes, chaises, téléphone, etc. Ce bureau doit être favorablement situé et sécurisé, convenablement équipé, climatisé et éclairé, maintenu propre et en ordre. L'Entrepreneur doit également ériger et maintenir, pour l’usage du Laboratoire, un bureau de chantier de quinze (15) mètres carrés et prévoir un espace de stockage sécurisé pour les équipements de contrôle, un réservoir d’eau pour l’entreposage des éprouvettes de béton. Toutes les dépenses relatives aux bureaux de chantier sont à la charge de l'Entrepreneur, par contre, les frais d'interurbain sont à la charge de celui qui en fait usage.

à la charge de l'Entrepreneur, par contre, les frais d'interurbain sont à la charge de celui

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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1.17. Installations de chantier

L'achat de terrains et l'obtention des servitudes nécessaires aux présents travaux, ainsi que les frais ainsi occasionnés, sont la responsabilité du Maître de l’Ouvrage. Avant de débuter les travaux, l'Entrepreneur doit s'assurer que les permissions sont toutes obtenues et que les travaux s'effectueront à l'intérieur des limites ou emprises montrées aux plans et/ou spécifiées dans les contrats de servitudes. Si, de l'avis de l'Entrepreneur, les servitudes mises à sa disposition pour l'exécution des travaux ne sont pas satisfaisantes, il doit obtenir par ses propres moyens, des servitudes supplémentaires et faire la preuve de ces acquisitions temporaires ou permanentes au Maître d'Ouvrage. Pour le paiement final des travaux, l'Entrepreneur doit fournir une lettre d'acceptation des travaux signée par ce même propriétaire des terrains.

1.18. Sécurité et hygiène des chantiers

L'Entrepreneur doit assurer un service adéquat de gardiennage du chantier pendant toute la durée des travaux. Une surveillance accrue devra être apportée lors de la coulée des trottoirs, bordures et terre-pleins.

2. CHAPITRE 2 - ORIGINE ET QUALITÉ DES MATÉRIAUX / CONTRÔLE DES MATÉRIAUX

Les paragraphes suivants complètent et/ou modifient le chapitre 1 des clauses techniques des Spécifications Standards pour la Construction des Routes et Ponts (Première Edition - Mai 1982) édité par le Service Autonome des Transports (SAT) du Ministère des Travaux Publics Transports et des Communications (MTPTC).

2.1.Origine et qualité

L’Article 7.01, ORIGINE ET QUALITÉ, est complété par les textes suivants :

L’Entrepreneur remettra trente (30) jours avant la date prévue de livraison de matériaux sur chantier, une demande d’agrément pour chaque type de matériaux. L’Ingénieur aura dix (10) jours de délai pour donner sa réponse. Cette demande devra faire l’objet d’un dossier technique comprenant entre autres:

• Les spécifications détaillées de ces matériaux ou fiches techniques accompagnées des procès verbaux d’essais de laboratoire prouvant la conformité des produits;

• Description de la source d’emprunt et du mode d’exploitation de celui-ci pour matériaux de chaussée ou terrassements;

• Description des installations de fabrication (usine, station de concassage, centrale);

• Techniques de stockage et de reprise éventuelle;

• Mode de transport et conditionnement du produit;

• Cadences prévues de fabrication et livraison;

• Plan de contrôle qualité pendant la durée du chantier.

produit; • Cadences prévues de fabrication et livraison; • Plan de contrôle qualité pendant la durée

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

20

L'Entrepreneur est responsable de la bonne exécution des travaux et il est tenu d’effectuer un contrôle technique de ces opérations à tous les stades du projet. Il est également tenu de faire approuver par l’Ingénieur chaque gisement où il compte exploiter les matériaux. L’Ingénieur pourra retirer son agrément s’il estime, au vu des essais de contrôle, que le gisement ne fournit plus de matériaux répondant aux spécifications. Il est bien entendu que dans tous les cas, l'Entrepreneur gardera l’entière responsabilité, après extraction, transport, traitement éventuel, mise en place, compactage, de la conformité des matériaux provenant d’un gisement autorisé par l’Ingénieur, aux spécifications requises.

L'Entrepreneur ne pourra, en aucun cas, se prévaloir de l’autorisation de l’Ingénieur d’exploiter un gisement si les essais de contrôle effectués sur le site ne satisfont pas aux spécifications requises.

Si pour une raison quelconque, au cours des travaux, l’Entrepreneur est amené à modifier la provenance ou la qualité des matériaux, cette modification s’accompagnera d’une nouvelle demande d’agrément.

2.2.Contrôle et essais

L’Article 7.03, CONTRÔLE ET ESSAIS, est complété par les textes suivants :

La qualité des matériaux ainsi que les modes opératoires des divers essais auxquels seront soumis ceux-ci seront conformes aux normes AFNOR ou, à défaut, aux recommandations et directives SETRA - LCPC. L’Entrepreneur peut appliquer d’autres normes équivalentes (ASTM, AASHTO, AISC, ACI) à condition d’apporter la preuve de leur équivalence avec les normes, recommandations et directives précitées et de les soumettre à l’agrément de l’Ingénieur. L’Entrepreneur devra mettre en place un laboratoire pour contrôler pendant toute sa durée des travaux, la conformité des matériaux tels que : granulats, sables, graves, tout venant, ciment, béton, etc. et ceci, pour les cadences d’essais synthétisées tel que spécifié à la section 2.5 de ce document. Le laboratoire travaillera en étroite collaboration avec la Mission de Contrôle. La programmation des interventions du laboratoire incombera à l’Entrepreneur. La calibration des appareils, selon les normes en vigueur, incombe à l’Entrepreneur. En fonction des conditions de chantier, L’Ingénieur pourra demander au Laboratoire de procéder à des essais supplémentaires à ceux spécifiés aux documents techniques si les résultats d’essais présentés lui paraissent insuffisants, inadaptés ou non conformes. L’ingénieur mandatera aussi à ses frais un laboratoire externe pour effectuer périodiquement certains essais afin de valider les résultats obtenus par le laboratoire de l’Entreprise. Les matériaux (échantillons) à tester seront fournis gratuitement par l’Entrepreneur.

2.3.Stockage des matériaux

L’Article 7.04, STOCKAGE DES MATÉRIAUX est modifié et/ou complété par les textes suivants:

Le premier paragraphe est modifié ainsi :

L’Entrepreneur proposera un plan de ses installations de chantier, dans lequel il indiquera l’emplacement et le mode de stockage des différents matériaux. Il indiquera, en particulier, les mesures qu’il prendra pour que :

et le mode de stockage des différents matériaux. Il indiquera, en particulier, les mesures qu’il prendra

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

21

• les matériaux soient convenablement stockés afin de garantir dans les stocks la régularité du produit et éviter par exemple la ségrégation;

• les matériaux ne soient pas pollués;

• la pluie ou le vent ne détériore ou ne modifie pas les caractéristiques des matériaux comme, par exemple, la perte ou la migration d’éléments fins pour les granulats et sables.

2.4.Matériaux défectueux

L’Article 7.05, MATÉRIAUX DÉFECTUEUX, est modifié par le texte suivant :

La phrase "issus dans le cadre des clauses de ce paragraphe 7.05" est annulée.

2.5.Essais

L’Article 7.03, MATÉRIAUX DÉFECTUEUX, est complété par le texte suivant :

Prestations comprises Les prestations à la charge de l’Entrepreneur seront les suivantes (Inclus au forfait d’installation générale de chantier et des services généraux de l’entrepreneur) :

• mise à disposition du local de laboratoire de chantier à l’emplacement indiqué par l’Ingénieur, contenant les branchements en eau et électricité ;

• transport des échantillons ou éprouvettes en respectant le conditionnement indiqué par l’Ingénieur depuis le lieu de prélèvement jusqu’au Laboratoire;

• dépenses relatives aux essais et études nécessaires à réaliser au cours du chantier, dans un laboratoire extérieur autre que celui du chantier agréé par l’Ingénieur (jusqu’à prouver la conformité des échantillons testés).

Contrôle par l’entrepreneur L'Entrepreneur est responsable de la bonne exécution des travaux et il est tenu d’effectuer un contrôle technique de ces opérations à tous les stades du projet. L'Entrepreneur sera également tenu de réaliser sans indemnité les tronçons expérimentaux (planches d’essais) demandés par l’Ingénieur, avant tout début de mise en œuvre.

Contrôle par l’ingénieur L’Ingénieur pourra effectuer tous les essais qu’il jugera nécessaires à tout moment dans le cadre du contrôle externe. Il se réserve le droit de vérifier :

• la qualité des terrassements et des couches de chaussée par des essais d’identification (granularité, plasticité et activité) et des essais géomécaniques (compactage Proctor Modifié et portance CBR) et leur mise en œuvre par des essais « in situ » (compacité et déformabilité des couches à la poutre Benkelman ou à la plaque),

• la qualité des granulats pour revêtement bitumineux et bétons hydrauliques par des essais en laboratoire de détermination de caractéristiques intrinsèques et de fabrication (dureté Los Angeles et micro-deval, granularité, propreté et forme, affinité liants-granulats) et leur mise en œuvre (dosage de constituants, affaissement au cône d’Abrams),

• la qualité des liants (ciment hydraulique et liant bitumineux),

• la qualité des mélanges (enrobé bitumineux et béton hydraulique).

liants (ciment hydraulique et liant bitumineux), • la qualité des mélanges (enrobé bitumineux et béton hydraulique).

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

22

Dans le cas où toutes les spécifications ne seraient pas respectées et suivant l’importance et la multiplicité, l’Ingénieur pourra exiger soit un abattement sur la rémunération, soit ordonner la démolition et la reprise des parties ou des opérations incriminées. Les qualités professionnelles des agents de l'Entrepreneur chargés de toute la partie « bitumage » seront vérifiées par l’Ingénieur dès leur mise en place sur le chantier. A la suite de cette vérification, l'Entrepreneur se verra signifier l’agrément ou le refus de ces agents. Cet agrément pourra être retiré à tout moment en cas de carence manifeste.

Liste des essais et contrôles à réaliser pendant la durée du chantier

Essai (o)

Norme N.F (*)

1.Sols – Terrassements :

 

- Analyse granulométrique

P.94.057 / P.18.560

- Limites d’Atterberg

P.94.051

- Dosage en matières organiques

P.94.055

- Équivalent de sable

P.18.598 (18.597)

- Valeur au bleu sol (VBS)

P.94.068

- Essai Proctor

P.94.093

- Teneur en eau (poêle - étuve)

P.94.050

- Densité sèche

(Mode opératoire - LCPC)

- Essais à la plaque

- Essais CBR (avec mesure du gonflement)

P.94.078

- Densité en place

P.98.241-2/1 / P.98.250-6 / P.98-250-5

(*) : Les normes citées sont les normes françaises en vigueur à la date d’émission du dossier d’appel d’offres.

(o) : Les essais qui ne sont caractérisés que par des initiales trouveront leur définition dans le Glossaire joint à la fin du présent cahier des charges.

Essai

Norme N.F

2.Essais sur granulats/sables :

P.18.101

- Granulométrie

P.18.560/551/552/553

- Équivalent de sable

P.18.597

- Coefficient d’aplatissement

P.18.561

- Propreté

P.18.591

- Teneur en eau

P.18.554 et P.18.555

3. Essais sur les liants bitumineux :

- Essais sur les liants

- Pénétrabilité

T.66.004

et P.18.555 3. Essais sur les liants bitumineux : - Essais sur les liants - Pénétrabilité

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

23

 

Essai

 

Norme N.F

- Température bille – anneau

 

T.66.008

- Température

- Essais sur les émulsions/bitumes fluidifiés

 

- Ppseudo-viscosité

 

T.66.005

- Essais sur les enrobés (béton bitumineux)

 

- Extraction (teneur en liant, granulométrie, pourcentage de filler)

(Méthode de Rouen – Kumagawa…)

- Compacités (mesure en place)

 

P.98.271-1/P.92.271-2

- Épaisseur de la couche (carottes)

- Rugosité (essai de hauteur de sable)

- Stabilité Marshall

 

P.98 – 251 – 2

- Indices des vides

- Fluage

- Module de richesse « K »

 

- Essais sur les imprégnations/revêtements superficiels :

- Contrôle de répandage du liant

 

P.98.275-1

- Contrôle de répandage des gravillons

 

P.98.276-1/P.98.276-2

4. Essais sur les bétons de ciment : (NF EN 206-1) :

 

- Qualité de l’eau pour bétons

 

P.98.100/T.90.105/T.90.026

- Essais sur granulats

 

P.18.301/P.98.100/T.90.105

- Ciments courants

NF EN 197-1 et P 15-317 ou P – 319

- Adjuvants, produits de cure pour béton et mortier

EN 934-2 / NF P 18-370

- Étude de formulation du béton – détermination de la composition granulaire conduisant à la compacité maximale du béton frais

FD P 98-171

- Essais de compression et traction par flexion sur éprouvettes

T.90.026

- Plasticité du béton (Affaissement au cône)

 

P.18.451/P.18.452/P.98.248-2

- Analyse des bétons frais

 

P.18.404 à P.18.408/P.18.411/P.18.412

- Teneur en air occlus

P.18.451 / P.18.452

Épaisseur

- et

densité

du

béton

mis

en

place

P.18.353

(carottes)

- Position des armatures, goujons, fer de liaison

P.98-244

- Spécifications relatives aux goujons

 

EN 13877-3

des armatures, goujons, fer de liaison P.98-244 - Spécifications relatives aux goujons   EN 13877-3

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

 

24

 

Essai

 

Norme N.F

 

-

Produits de scellement de joints

EN 14188-1/2/3

 

Cadence des essais

 
   

Matériaux

Essai

 

Cadence

1)

Déblais et Remblais :

   

- Identification des sols de plate-forme et des emprunts

- Teneur en eau

Une série d’essais par zone

 

- Essai au bleu de méthylène

homogène pour chaque nature de sol

rencontrée ou chaque

 
 

- Analyse granulométrique

zone d’exploitation

- Limites d’Atterberg

 

- Équivalent de sable

- Dosage en matières organiques

- En cours de remblais

- Essai Proctor / CBR

 

par couche / lot (ou chaque changement d’emprunt)

2

 

- Limite Atterberg

1 par lot (section de route)

- Teneur en eau

1 mesure tous les 150 m/couche

- Granulométrie

1 pour 1000 m3 (ou chaque

changement d’emprunt)

- Densité en place

1

mesure tous les 250 m/couche

2)

Couche de forme/Couche de fondation :

- Granulométrie

1 mesure par 1000 m 3 d’emprunt

 

- Équivalent de sable

1 mesure par 1000 m 3 d’emprunt

 

- Limite Atteerberg

1 mesure par 1000 m 3 d’emprunt

- Teneur en eau

1 mesure par 1000 m 3 d’emprunt

- Essai Proctor / CBR

1 par couche / lot (section de route)

- Essai Proctor

(*)

 

- Densité en place

1

mesure tous les 150 m/couche

 

- Essai à la plaque / LWD

sur demande de l’Ingénieur

(*) au minimum une mesure par jour (**) au minimum une mesure par lot de route

 
 

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

 

25

 

Matériaux

Essai

 

Cadence

3)

Couche de base :

- Granulométrie

1

mesure pour 500 m 3 de

(en grave naturelle ou semi-concassée non traitée)

matériaux approvisionnés (*)

 

- Équivalent de sable

1 par 1000 m 3 (naturel)

- Teneur en eau

 
 

- CBR/Proctor

1 par 2000 m 3 (semi-concassé) (*) (**)

- Densité en place

1 mesure pour 100 m / couche

 

- Portance à la plaque

sur demande de l’Ingénieur

- 1 LA

pour 20.000T de matériaux livrés, 1 par site d’emprunt

1

- Essai à la plaque ou LWD

1 pour 500 m/couche, (**)

 

4)

Couche d’imprégnation

- Dosage du liant

1 mesure tous les 200 ml

 

5)

Couche de Roulement en Béton Bitumineux :

   

- Granulats et Sables

- Granulométrie, teneur en eau des granulats

1 mesure pour 500 T de matériaux

 

approvisionnés sur le chantier (*)

- Propreté des granulats

1 pour 500 T,

- Équivalent de sable (PS)

2 pour 500 T,

- Aplatissement

1 pour 500 T,

- 1 MDE

1 essai pour 2.000 t livrées

- 1 LA

1 essai pour 2.000 t livrées

- Bitume

- Pénétrabilité

par porteur livré

 

- TBA

tous les deux porteurs

- Température

à chaque porteur

- RTFOT

1 essai par 100 T de bitume livré

- PAV

1 essai par 100 T de bitume livré

 

(*) au minimum une mesure par jour (**) au minimum une mesure par lot de route

 
 

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

26

 

Matériaux

 

Essai

Cadence

- Fabrication des enrobés

- Teneur en eau des matériaux stockés

1

par jour et par coupure

- Température de stockage du bitume

en permanence à la centrale de

fabrication

- Température de fabrication du mélange

1

mesure par camion fabriqué

- Consommation du bitume

par bouclage au poste

- Extraction (par prélèvement)

2

essais par jour

 

o

Granulométrie

2

essais par jour

o

Teneur en liant

- Mise en œuvre

- Planche d’essai

essai par structure de chaussée homogène

1

- Compacité

minimum 2 mesures/jour ou par tronçon de 250 m

- Épaisseur de la couche (carottes)

1

carottage par 500 m par voie,

(**)

- Surfaçage

contrôle à la règle tous les 250 m, (**)

1

- Rugosité (essai de hauteur de sable)

Minimum 3 mesures par jour

- Granulométrie, teneur en eau des granulats

1 mesure par 1000 t

- Propreté des granulats

1 mesure par 1000 t

 

(*) au minimum une mesure par jour (**) au minimum une mesure par lot de route

 

3. CHAPITRE 3 - L’Etude de l’Echangeur

Le présent chapitre régit tous les travaux d’études requis pour l’échangeur montrés sur les plans et décrits au devis, incluant les travaux suivants :

 

• la fourniture d’études géotechniques complémentaires, le cas échéant ;

• la justification des calculs statiques et dynamiques ;

 

• la justification du dimensionnement des différentes composantes de l’ouvrage ;

 

• la fourniture des notes de calcul et des plans détaillés d’études et d’exécution.

3.1.Étude géotechnique

 

L’administration a déjà entrepris une campagne géotechnique préliminaire matérialisée par quatre forages au niveau des culées et des terrassements contigus, ces données sont fournies ci- après.

 

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

27

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 27
Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 27

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

28

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 28
Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 28

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

29

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 29
Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 29

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

30

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 30
Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution 30

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

31

Selon ces résultats préliminaires, il est prévu que l’ouvrage soit construit sur des fondations profondes. Des études géotechniques complémentaires à la charge de l’Entrepreneur sont nécessaires sur toute la longueur des rampes d’accès et des bretelles à construire.

3.1.1. Contrôle

Le Maître de l’ouvrage se réserve le droit de mandater un Bureau Conseil pour la vérification des études (cahiers de charges, calculs structuraux, plans détaillés, devis quantitatif et estimatif etc.)

3.1.2. Mode de paiement

Les paiements à l’Entrepreneur pour les études tels que décrits dans le présent devis sont effectués selon les prix forfaitaires, unitaires ou un ensemble des deux, indiqués au bordereau des prix.

4. CHAPITRE 4 -TRAVAUX PRÉPARATOIRE ET DÉMANTÈLEMENT

4.1.Étendue des travaux

Le présent devis régit tous les travaux de préparation de terrain requis pour l’exécution des ouvrages montrés sur les plans et décrits au devis, incluant les travaux suivants :

• l’abattage des arbres et le débroussaillement de l’emprise ;

• l’enlèvement des déchets ;

• la démolition de la dalle de chaussée existante ;

• les purges des sols de mauvaise tenue ;

• l’enlèvement des ouvrages existants.

4.2.Démolition et évacuation des ouvrages existants

L’Entrepreneur devra démolir tous les ouvrages existants localisés dans les emprises de rue et nuisant à l’exécution des travaux. L’Entrepreneur doit tenir compte des particularités suivantes au niveau des travaux de démantèlement :

tous les déchets devront être enlevés sous les chaussées à construire principalement au niveau des fossés ;

• l’Entrepreneur devra donc enlever tout le pavage, les dalles de béton, les bordures, les trottoirs, les murs, les clôtures, les buses de drainage, les dalots, les regards, les canalisations de télécomunication, les conduites d’aqueduc et tout autre équipement nuisant à l’exécution des travaux ;

• les conduites d’aqueduc existantes seront enlevées si elles se situent plus haut que le niveau de l’infrastructure, si elles nuisent à la réalisation des travaux ou à la demande de l’Ingénieur. Les conduites demeurant en place devront être bloquées avec des bouchons en fonte ou PVC pour les diamètres de 200 mm et moins ou avec des bouchons en béton de 3 m de longueur pour les conduites de 300 mm et plus ;

• la démolition des édifices publics et/ou privés, des tombeaux sera réalisée par le MTPTC. Cependant, l’Entrepreneur devra enlever les parties restantes en maçonnerie ou de béton se trouvant sous le niveau du sol. Les excavations ainsi formées devront être remblayées.

en maçonnerie ou de béton se trouvant sous le niveau du sol. Les excavations ainsi formées

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

32

• l’Entrepreneur devra enlever les murs et/ou clôtures grillagées des complexes industriels à l’intérieur des emprises de rues incluant leur fondation. L’Entrepreneur devra reconstruire ces murs tel que dans les plus brefs délais afin d’assurer la protection des propriétés. L’Entrepreneur doit prévoir un service de gardiennage suffisant jusqu’à ce que les murs soient entièrement reconstruits ;

• l’Entrepreneur devra donc enlever les réseaux des services publics existants de la DINEPA, des sociétés de télécommunication et de l’EDH sous la supervision de ces organismes. Il devra maintenir en permanence ces services pendant les travaux. Les installations temporaires requises sont à sa charge ;

• l’Entrepreneur devra également prévoir l’enlèvement, la récupération et le transport à un site d’entreposage des éléments non requis pour les travaux et pouvant être récupérés (lampadaires, signalisation, vannes, panneaux publicitaires, barrières, grilles en fer forgé, etc.) ;

• les rebuts devront être disposés conformément aux exigences des clauses administratives particulières ;

• l’Entrepreneur devra visiter les lieux afin de prendre connaissance de tous les éléments à démanteler. Tous les éléments ne sont pas nécessairement indiqués aux plans ;

• l’Entrepreneur doit prendre toutes les précautions afin de ne pas endommager les ouvrages ou bâtiments existants. Toute réclamation qui résulterait de tout dommage est sous l’entière responsabilité de l’Entrepreneur ;

• l’Entrepreneur devra porter une attention particulière aux conduites d’aqueduc devant demeurer en place. À certains endroits, ces conduites devront être abaissées ou déviées verticalement lorsque celles-ci sont en interférence avec les conduites d’égouts.

4.3.Localisation des ouvrages existants

Les ouvrages existants peuvent à l’occasion être montrés sur les plans, qu'il s'agisse de poteaux électriques ou téléphoniques, de conduites, de conduits souterrains, de câbles électriques ou téléphoniques, ou autres ouvrages en place, aériens ou souterrains, leur emplacement n'est qu'approximatif et doit être précisé par l'Entrepreneur pour répondre aux exigences de ses travaux. Les ouvrages existants ne sont pas tous nécessairement montrés sur les plans. L'Entrepreneur doit tenir compte dans la préparation de sa soumission des frais qu'il est appelé à encourir à cause de la présence de tels ouvrages, qu'ils soient ou non montrés sur les plans ou qu'ils soient ou non apparents, et de la nécessité de maintenir la continuité du service assuré par ces ouvrages tout au long de ses travaux. Avant le début des travaux, l'Entrepreneur doit s'informer auprès des autorités des villes de Carrefour et de Port-au-Prince, de l’EDH, de la DINEPA, des sociétés de télécommunication et des autres autorités concernées de l'emplacement exact des conduites, câbles électriques, téléphoniques et de télécommunications ou autres services publics situés à proximité ou sur le site et les protéger selon les directives des autorités ci-haut mentionnées. L’Entrepreneur devra notamment vérifier la localisation des conduites d’aqueduc demeurant en place avant l’installation de toute nouvelle conduite d’aqueduc, conduite de drainage et massif de télécommunication. Les élévations de ces ouvrages pourraient être modifiées suite à l’établissement des niveaux réels de conduites existantes.

4.4.Soutien des poteaux et canalisations

suite à l’établissement des niveaux réels de conduites existantes. 4.4.Soutien des poteaux et canalisations

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

33

L’Entrepreneur devra soutenir les poteaux et canalisations pendant les travaux conformément aux clauses techniques particulières.

4.5.Mode de paiement

Les paiements à l’Entrepreneur pour tous les travaux de préparation décrits dans le présent devis sont effectués selon les prix forfaitaires, unitaires ou un ensemble des deux, indiqués au bordereau des prix.

devis sont effectués selon les prix forfaitaires, unitaires ou un ensemble des deux, indiqués au bordereau

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

34

5. CHAPITRE 5 - TERRASSEMENTS

5.1.Étendue des travaux

Les paragraphes suivants complètent et/ou modifient le chapitre II des clauses techniques des Spécifications Standards pour la Construction des Routes et Ponts (Première Edition - Mai 1982) édité par le Service Autonome des Transports (SAT) du Ministère des Travaux Publics Transports et des Communications (MTPTC).

5.2.Étendu des travaux

Le présent chapitre régit tous les travaux de terrassements requis pour l’exécution des ouvrages montrés sur les plans et décrits au devis, incluant les travaux suivants :

• les déblais ;

• la mise en dépôt des matériaux de déblais ;

• les emprunts ;

• les remblais ;

• le compactage ;

• les fouilles des fossés de drainage ;

• les fouilles diverses pour ouvrages de drainage, d’aqueduc, de télécommunication, d’éclairage et de feux de circulation ;

• les fouilles pour ouvrages d’art.

Article 8 - DEBROUSSAILLEMENT, DECAPAGE, PURGE, SCARIFICATION Article 8.02.c – Scarification des routes existantes Le texte est remplacé par :

La scarification des routes ou chaussées existantes sera exécutée sur une profondeur variable, définie par l’Ingénieur ou fixée sur les plans, sur toute la largeur de la route ou de la chaussée. Les matériaux scarifiés seront broyés avant d’être régalés et compactés sur une largeur définie pour chaque cas de figure.

Les emplacements des routes ou chaussées à scarifier s’ils ne sont pas indiqués sur les plans et dans le cahier des charges, seront désignés sur le terrain par l’Ingénieur.

Article 10 - EXCAVATION DES DEBLAIS / REMBLAIS Article 10.02 – Matériaux de construction Le texte suivant:

On remplacera la phrase : “Le sol à utiliser pour l’exécution des remblais Plasticité et LL la limite de liquidité”. est modifié par:

“Les matériaux à utiliser pour l’exécution des remblais, après classification par nature, devront être tels qu’ils puissent être réutilisés en remblais selon les fascicules 1 et 2 de la “Réalisation des remblais et couches de forme ”, du LCPC - Setra (Édition 1992).” Ajouter à la fin de l’article :

Les matériaux nécessaires à la construction des remblais seront originaires d’emprunts fournissant des matériaux ayant les caractéristiques minimales suivantes :

où IP est l’indice de

• pourcentage d’éléments passant à 0,08 mm inférieur à 35%,

• dimension maximale des éléments inférieure à 100 mm,

d’éléments passant à 0,08 mm inférieur à 35%, • dimension maximale des éléments inférieure à 100

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

35

• teneur en matières organiques inférieure à 1%,

• limite de liquidité (LL) inférieure à 50%,

• indice de plasticité (IP) inférieur ou égal à 25%,

• indice portant californien (CBR) supérieur ou égal à 10% pour des échantillons compactés à 95% de l’Optimum Proctor Modifié (OPM) et après 4 jours d’imbibition,

• gonflement linéaire mesuré dans le cadre de l’essai CBR inférieur à 1%.

Les matériaux rocheux réutilisés en remblais auront une dimension maximale de 150 mm. Tous les éléments de dimensions supérieures seront évacués du chantier ou réduits à la dimension maximale prescrite.

Article 10.03.b.l – Méthodes d’exécution – Travaux de fouilles de la route

Dans le 6 ième paragraphe : “Les travaux de fouilles de la route

drainage soit assuré à tout moment”, éliminer la phrase : “Si le sol en place de la plate-forme… compacté suivant les Spécifications.” et modifier selon le texte :

“Si après terrassement du fond de plate-forme à la cote du projet le sol en place ne répond pas à la qualité requise, l’Ingénieur fixera sur le site la profondeur de substitution à réaliser avec un matériau d’apport présentant les qualités requises et à mettre en œuvre suivant les spécifications”.

dans les conditions telles que son

Article 10.03.b.3 – Méthodes d’Exécution – Travaux de fouilles de la route Évacuation des eaux “Pendant l’exécution des déblais, l’Entrepreneur est tenu de conduire les travaux de manière à éviter que la forme ou les matériaux de déblai à utiliser en remblai, ne soient détrempés ou dégradés par les eaux de pluie. Il doit, à cet effet, maintenir en permanence une pente suffisante à la surface des déblais et exécuter en temps utile les saignées, rigoles, fossés et ouvrages provisoires nécessaires à l’évacuation des eaux hors des tranchées. L’Entrepreneur doit en particulier prévoir les fossés d’évacuation des eaux qui peuvent être nécessaires pour réaliser un assainissement convenable et assurer la protection des ouvrages pour toute la durée des travaux. Le coût de réalisation de ces fossés et leur entretien, de façon à maintenir leur efficacité pendant la durée du contrat, est inclus dans les prix du bordereau et ne comporte aucun paiement séparé. L’Entrepreneur doit aussi fournir et mettre en œuvre les moyens d’assèchement, d’évacuation ou de dérivation des eaux nécessaires à l’exécution et à la protection des travaux, sans frais additionnels”.

Article 10.03.e.1 - Remblais – Généralités Modification du 1 er paragraphe, 2 ième phrase, on lira plutôt :

“L’épaisseur maximum de couche mise en remblais des matériaux sera définie suivant les fascicules 1 et 2 de la “ Réalisation des remblais et couches de forme ” du LCPC -SETRA en fonction de la classification du matériau, de son énergie requise de compactage et du type de compacteur retenu”.

Article 10.03.f.1 - Compactage - Généralités

On ajoutera au 3 ième

remblais et couche de forme”.

paragraphe l ère phrase ˝ et dans les fascicules 1 et 2

“ Réalisation des

e remblais et couche de forme”. paragraphe l è r e phrase ˝ et dans les

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

36

Article 10.03.f.2 - Essais de contrôle On supprime le texte qui est remplacé par : Les types d’essais et leur fréquence sont définis à l’Article 7 : Origine et qualité des matériaux dans la partie 7.06.c - Cadence des essais.

Article 10.03.g.3 – Travaux de finition Article à ajouter Stabilité des remblais L'Entrepreneur sera considéré comme responsable de la stabilité des remblais qui ont subi des désordres ou des mouvements du fait de négligence ou de manque de soins de sa part, ou bien du fait de phénomènes naturels comme les orages, etc. Lorsque les matériaux jugés inutilisables par l’Ingénieur auront été placés dans les remblais par l'Entrepreneur, il devra procéder à leur évacuation et à leur remplacement par des matériaux de qualité convenable à ses frais.

Article 10.03.h – Remblai autour des ouvrages Remblais autour des ouvrages Les remblais autour des ouvrages d’assainissement seront réalisés en même temps que les remblais voisins. Leur rémunération est celle incluse dans les définitions des prix correspondantes des terrassements généraux. Aucune plus-value ne sera accordée sur ceci pour la réalisation des remblais contigus aux ouvrages quels que soient leurs modes de réalisation. Ils seront exécutés à la dame explosive ou avec compacteur à conduite manuelle. Ces matériaux doivent satisfaire aux prescriptions de l’Article 10.02. Le compactage sera de quatre-vingt-quinze pour cent (95%) de l’OPM ; les matériaux seront étalés par couches de dix à vingt (10 – 20 cm) centimètres d’épaisseur selon les moyens de compactage utilisés. Comme remblai autour des ouvrages d’assainissement seront comptés cinq mètres (5 m) de remblais avant et cinq mètres (5 m) de remblais après l’ouvrage. Pour les buses installées après constitution des remblais, ce matériau sera utilisé pour refermer les fouilles sur leur largeur réelle. Le remblai autour des buses sera mis en œuvre à la main de façon à charger uniformément et systématiquement la buse par couches de dix centimètres (10 cm) compactées jusqu’à obtention d’une densité sèche au moins égale à 95% de l’OPM. La circulation des engins lourds sera autorisée au-dessus de la buse seulement après qu’une épaisseur d’au moins cinquante centimètres (0,50 m) de remblai ait été mise en place.

Article 11 - MATERIAUX D’EMPRUNT Article 11.04.a est complété par les paragraphes suivants :

L’Entrepreneur devra, si cela s’avère nécessaire, proposer à l’Ingénieur d’autres gîtes de matériaux répondant aux spécifications énoncées dans l’Article 10.02. Il ne pourra pas produire des demandes de paiements supplémentaires, ni ajuster les prix unitaires, ni exiger une plus- value s’il se trouve dans l’obligation d’utiliser d’autres gites ou emprunts. Il présentera trente (30) jours au plus tard avant la date envisagée d’exploitation de l’emprunt un dossier technique comprenant les éléments énoncés à l’Article 7 concernant les demandes d’agrément.

un dossier technique comprenant les éléments énoncés à l’Article 7 concernant les demandes d’agrément.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

37

L’acceptation de ces nouveaux gîtes de matériaux par l’Ingénieur n’entraînera pas une révision des prix du bordereau, les gîtes proposés étant réputés d’extraction semblable à ceux indiqués dans le dossier géotechnique.

Article 12 - AMENAGEMENT DES ROUTES EXISTANTES

Article à ajouter Article 12.03.a – Purges dans la chaussée Sur toute partie de la chaussée ayant une consistance insuffisante, qu’elle soit décelée par l’Ingénieur ou par l'Entrepreneur, ou sur les nid-de-poule dans la chaussée ne devant recevoir qu’un enduit d’entretien, il sera effectué une purge de la chaussée, sur instruction ou après accord de l’Ingénieur. Les purges dont la surface est supérieure à dix (10) mètres carrés seront considérées pour l’excavation comme des déblais mis en dépôt et pour le remplissage comme une couche de base. Elles seront délimitées par un marquage à la peinture dont deux des côtés seront parallèles à l’axe de la chaussée et les deux autres perpendiculaires à ce même axe. Les parois des purges devront être taillées dans la partie saine de la chaussée et la profondeur de chaque purge sera arrêtée par l’Ingénieur, compte tenu de la nature des matériaux de chaussée et du sol rencontrés. Les matériaux provenant des purges seront évacués au dépôt définitif. Les purges seront exécutées par demi-chaussée. La purge sur une demi-chaussée, son comblement et le compactage des matériaux correspondants devront être exécutés dans la même journée. Le fond des purges de chaussée sera réglé de façon à présenter une surface parallèle à la surface à reconstituer. Ce trou sera ensuite compacté à 98% de l’Optimum Proctor Modifié du matériau en place et rempli jusqu’au niveau supérieur de la couche de base avec un matériau similaire et compacté à une densité égale au matériau utilisé pour la couche de base de chaussée.

Article 12.03.b – Remblais d’emprunt Ces remblais concernent les travaux de rehaussement du profil et long ou de reconstruction de remblais érodés. Sur chaque site où la nécessité de rehausser le profil en long aura été reconnue, l'Entrepreneur procédera à un levé topographique détaillé qui servira à la définition de la ligne rouge définitive ainsi qu’à l’établissement des métrés sur lesquels seront basés les règlements. Une fois la ligne rouge définie par l’Ingénieur, l'Entrepreneur réalisera la surélévation des remblais existants.

1. Préparation initiale

Divers travaux devront être exécutés dans les zones en remblais de la chaussée préalablement à l’exécution de ces remblais :

les remblais qui doivent être exécutés et compactés sur les pentes d’un remblai existant devront comporter des redans de dimensions agréées par l’Ingénieur, préalablement à toute mise en œuvre du remblai, pour améliorer la tenue de l’ensemble de celui-ci,

le réglage de la surface d’appui des remblais dans les autres zones sera assuré à la niveleuse et un compactage sera effectué. Pour le remblai destiné à élargir la plate-forme en remblai déjà existante par rehaussement, la chaussée existante devra tout d’abord être arasée de façon à combler la surlargeur manquante.

par rehaussement, la chaussée existante devra tout d’abord être arasée de façon à combler la surlargeur

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

38

La partie arasée devra être scarifiée assez profondément et l’ensemble devra ensuite être compacté uniformément avant de monter le remblai.

2. Mise en place et compactage des remblais

Les remblais doivent être mis en œuvre en couches horizontales. L’épaisseur maximale d’une couche sera déterminée en fonction des moyens de compactage dont disposera l'Entrepreneur et après essais au début du chantier. Cette épaisseur maximale sera déterminée pour chaque type de sol mis en remblai. En tout état de cause l’épaisseur maximale admise pour une couche ne pourra être supérieure à trente centimètres (30 cm) pour les remblais meubles. L'Entrepreneur devra veiller particulièrement au compactage des bords de remblais. Pour cela, il pourra donner aux bords des remblais une légère inclinaison vers l’intérieur, au moment du compactage de façon à ce que les compacteurs puissent effectivement de circuler sur ces bords sans risquer d’être déséquilibrés. Le compactage des crêtes de talus pourra être effectué à l’aide d’un rouleau vibrant dont le centre de gravité sera déporté vers l’intérieur du remblai.

3. Compacité des remblais

Avant tout début des travaux, l'Entrepreneur devra soumettre à l’agrément de l’Ingénieur les moyens de compactage qu’il compte utiliser pour l’exécution des travaux. Ces moyens de compactage devront être adaptés aux différentes natures de terrains rencontrés lors des terrassements. Les travaux ne pourront commencer que lorsque l'Entrepreneur aura amené sur le chantier les engins et matériels de nature et en nombre agréés. Avant de mettre en œuvre les matériaux, le sol sous-jacent devra être compacté à 90% de l’OPM sur une profondeur de vingt centimètres (20 cm).

Les remblais devront être étalés par couches successives de vingt centimètres (20 cm) d’épaisseur maximum; toutefois, si l'Entrepreneur possédait l’équipement de compactage approprié, l’épaisseur des couches pourrait être augmentée, sous réserve de l’accord préalable de l’Ingénieur, sans pour autant excéder trente centimètres (30 cm). Les matériaux seront portés à la teneur en eau optimale de l’essai Proctor modifié par arrosage sous pression, puis compactés avec soin. Le compactage devra atteindre 95% de l’OPM sur toute l’épaisseur de chaque couche mise en œuvre et 90% de l’OPM pour les couches sous-jacentes. Une tolérance de 2% sur les pourcentages indiqués ci-dessus sera admise mais pour les seules mesures isolées de la densité, alors qu’en moyenne ce sont les pourcentages ci-dessus qui devront être obtenus. Une couche ne pourra être mise en place et compactée avant que la couche précédente n’ait été réceptionnée après vérification de son compactage. L'Entrepreneur ne pourra demander la réception d’une couche que si toutes les compacités correspondantes sont supérieures au minimum exigé. Pour exécuter le compactage aux conditions optimales, l'Entrepreneur sera tenu :

• soit d’arroser les terres trop sèches,

• soit, le cas échéant et pendant la saison des pluies, d’attendre leur séchage en facilitant au besoin celui-ci par scarification.

4. Stabilité des remblais

L'Entrepreneur sera considéré comme responsable de la stabilité des remblais qui ont subi des désordres ou des mouvements du fait de négligence ou de manque de soins de sa part, ou bien du fait de phénomènes naturels comme les orages, etc. Lorsque les matériaux jugés inutilisables par l’Ingénieur auront été placés dans les remblais par l'Entrepreneur, il devra procéder à leur évacuation et à leur remplacement par des matériaux de qualité convenable à ses frais.

il devra procéder à leur évacuation et à leur remplacement par des matériaux de qualité convenable

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

39

5.3.Contrôle des compactions

L'Entrepreneur doit obtenir l'approbation de l'Ingénieur, avant de remblayer; il doit le faire avec des matériaux approuvés. Au moment de remblayer, il doit prévenir le laboratoire d'essais afin que celui-ci s'assure que les pourcentages de compaction rencontrent les exigences des plans et devis. Si certaines compactions ne sont pas conformes aux plans et devis, l'Entrepreneur doit recommencer le compactage, le laboratoire d'essais doit à nouveau vérifier les pourcentages de compaction; l'Entrepreneur doit assumer les frais de ces essais.

5.4.Matériaux

5.4.1. Roc - définition

Matière minérale solidifiée que l'on trouve en couches solides ou sous forme de masse à l'état naturel et que l'on ne peut excaver sans utiliser d'explosifs. Si la matière minérale solidifiée peut être excavée à l'aide d'une pelle Caterpillar 225 ou équivalent munie d'un godet avec dents d'acier, celle-ci n'est pas considérée comme du roc. Pierres ou fragments de roc ayant un volume supérieur à 1,0 mètre cube.

5.4.2. Terre - définition

Mélange de sols et de matières organiques ne pouvant être utilisé comme matériau de fondation indépendamment de la teneur en eau.

5.4.3. Matériau ordinaire ou d'excavation - définition

Dépôts autres que du roc massif et terre y compris les matériaux partiellement cimentés qui peuvent être dégagés et déblayés à l'aide du matériel lourd de construction.

5.4.4. Terre végétale - définition

Matériau propre à la culture, au régalage, à l'aménagement paysager et à l'ensemencement.

5.4.5. Remblai - définition

Déblai utilisable rapporté sur un terrain original ou sur une surface décapée jusqu'au niveau requis. Afin d’être utilisés comme remblais sous la structure de chaussée, les déblais devront présenter les caractéristiques défini à la section 5.1 de ce document. L’Entrepreneur est responsable de sélectionner à partir des matériaux d’excavation, les déblais répondant à ces caractéristiques. Les remblais aux abords de rue entre les trottoirs et les emprises pourront être réalisés avec des matériaux de déblais possédant une teneur en matière organique inférieure à 2% et une teneur en eau adéquate pour obtenir une capacité supérieure à 90% OPM. Si nécessaire, l’Entrepreneur devra entreposer les déblais pour leur assèchement pour utilisation ultérieure comme matériau de remblai.

5.4.6. Emprunt - définition

Matériau en provenance de surfaces à l'extérieur de l'emprise et nécessaire à l'aménagement de remblais ou à d'autres parties de l'ouvrage. Les caractéristiques des matériaux d’emprunt à utiliser sont les suivantes :

Criblure De Pierre

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

des matériaux d’emprunt à utiliser sont les suivantes : Criblure De Pierre Tamis Pourcentage passant (en

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

40

Sable

10,00 mm

 

100

5,00 mm

75

-

100

160

µm

4

-

25

80

µm

0

-

10

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

10,00 mm

 

100

5,00 mm

55

-

100

2,50 mm

43

-

100

315

µm

17

-

45

80

µm

0

-

10

Grave naturelle et pierre concassée (20-0 mm)

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

31,50 mm

 

100

20,00 mm

90

-

100

14,00 mm

68

-

93

5,00 mm

35

-

60

1,25 mm

19

-

38

315

µm

9

-

17

80

µm

2

-

7

Matériaux granulaires pour coussins (Type 1)

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

31,50 mm

 

100

5,00 mm

35

-

100

80

µm

0

-

10

Grave naturelle et pierre concassée (0-38 mm)

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

50,00 mm

 

100

25,00 mm

75

-

95

9,50 mm

40

-

75

4,75 mm

30

-

60

2,36 mm

22

-

50

300

µm

12

-

28

75

µm

2

-

8

Grave naturelle et pierre concassée (0-56 mm)

Tamis

Pourcentage passant (en poids)

80,00 mm

100

56,00 mm

82

-

100

31,50 mm

50

-

80

5,00 mm

25

-

50

1,25 mm

11

-

30

100 56,00 mm 82 - 100 31,50 mm 50 - 80 5,00 mm 25 - 50

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

41

315 µm

4

-

18

80 µm

2

-

7

5.5.Mode de paiement

Les paiements à l’Entrepreneur pour tous les travaux de préparation décrits dans le présent devis sont effectués selon les prix forfaitaires, unitaires ou un ensemble des deux, indiqués au bordereau des prix.

6. CHAPITRE 6 – ASSAINISSEMENT ETE OUVRAGE D’ART

Article 13 - FOUILLE DES FOSSES DE DRAINAGE

Article 13.A.– FOSSES REVETUS, CUNETTES, CANIVEAUX Article 13.A.01 Au terme de cet article, l’Entrepreneur réalisera les fossés revêtus, cunettes et caniveaux selon les plans types.

Article 13.A.02.a - Fouilles Les fouilles seront exécutées conformément aux prescriptions de l’Article 13. Une implantation précise de ces ouvrages sera réalisée au début des travaux et un réglage fin sera réalisé avec un matériau adéquat afin de donner l’assise du futur ouvrage revêtu.

Article 13.A.02.d - Ouvrages neufs Ils seront réalisés soit en béton de catégorie B25, soit en maçonnerie. Ces ouvrages seront exécutés soit par apport d’éléments préfabriqués (cas du béton), soit coulés en place, et réalisés conformément aux plans types. Les joints de dilatation et d’assemblage seront rendus étanches par une méthode qui aura reçu l’agrément de l’Ingénieur. Ils respecteront les cotes des plans types du présent cahier des charges. Leur tolérance d’implantation sera de ± 2 cm en planimétrie et la tolérance altimétrique sera ± 0,5 cm. Une mise en eau sera réalisée à la fin des travaux et toute défectuosité relevée donnera lieu à une reprise. Les colles et résines éventuellement destinées au collage des pièces de béton, aux bétons et mortiers de résines et aux reprises et ragréages devront être soumises à l’acceptation de l’Ingénieur et être choisies sur la liste des produits ayant fait l’objet des essais complets (identification et efficacité par le L.C.P.C., liste publiée au bulletin de liaison des laboratoires des Ponts et Chaussées et périodiquement mise à jour). Ces produits devront satisfaire, en fonction de leur destination, les critères figurant dans le guide L.C.P.C. - SETRA pour le choix de l’application des produits de réparation des ouvrages en béton. L’Entrepreneur devra fournir au maître d’œuvre la fiche technique de chaque produit et le procès-verbal des essais mentionnés. Les joints de dilatation et d’assemblage seront rendus étanches par une méthode qui aura reçu l’agrément de l’Ingénieur.

de dilatation et d’assemblage seront rendus étanches par une méthode qui aura reçu l’agrément de l’Ingénieur.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

42

Article 13.A.02.e - Réparation d’ouvrages existants Dans ces sections on procédera à une reconnaissance générale au début du chantier, avec l’Ingénieur, de l’état de dégradation des ouvrages d’assainissement existants. On distinguera deux types de réparations :

• Pour les ouvrages très fissurés, on procédera à la démolition des ouvrages et à leur reconstruction, conformément aux instructions de l’Ingénieur, de façon à assurer, comme initialement, la continuité de l’écoulement;

• Pour les ouvrages peu ou moyennement fissurés, on procédera à des réparations locales au béton, mortier, colles ou résines. On procédera à un piquage de l’ouvrage existant, un balayage énergique et la mise en place, en interface avec le futur ouvrage, d’un produit de collage ou résine. Ces produits devront être conformes à ce qui est déjà prévu ci-avant dans l’Article 13.A. La tolérance altimétrique est la même que pour les ouvrages neufs.

Article 14 - FOUILLES DIVERSES POUR OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT ET DE DRAINAGE Article 14.03 - Méthode d’Exécution est complétée par les textes suivants :

Article 14.03.a - Généralités Le dernier paragraphe est complété par le texte suivant :

Les cotes définitives du fond de fouilles portées sur les Plans des ouvrages seront confirmées par l’Ingénieur à l’Entrepreneur au moment des travaux. La tolérance admise sur les cotes du fond de fouilles est de plus ou moins 5 cm. Avant la mise en place du béton de propreté et des semelles éventuelles, les fonds de fouille seront reconnus par l’Ingénieur qui pourra prescrire de descendre le niveau des fondations à une cote plus basse. Cette reconnaissance aura lieu sans délai après la fin des terrassements et toutes précautions devront être prises par l’Entrepreneur pour empêcher toutes dégradations des propriétés mécaniques du sol des fonds de fouille.

Article 14.03.b - Fouilles des buses de drainage On ajoute le texte suivant :

Les matériaux de substitution tels que définis au 2 ième paragraphe seront des sables de catégorie B 1 selon les GTR.

Article 14.03.f - Étaiement et blindage L’Entrepreneur doit étayer, si besoin est, les fouilles par tous les moyens appropriés (plinthes, boisages, blindages) prescrits par la réglementation en vigueur et conformes aux règles de l’art, en vue d’éviter tout éboulement et d’assurer la sécurité du personnel.

Article 15 - TRAVAUX DE FOUILLES POUR OUVRAGES D’ART On ajoute le texte suivant :

15.03.f - Démolition des ouvrages Les ouvrages existants signalés sur les plans d’implantation et profils en long ou éventuellement désignés par l’Ingénieur seront démolis. La démolition de l’un quelconque ouvrage ne pourra être commencé avant mise en place d’un dispositif permettant le maintien de la circulation pendant et après démolition.

commencé avant mise en place d’un dispositif permettant le maintien de la circulation pendant et après

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

43

A moins que les instructions de l’Ingénieur soient différentes, la démolition des fondations des

ouvrages concernés sera poursuivie jusqu’au niveau du lit de la rivière ou jusqu’à 0,30 mètre en- dessous du terrain naturel. Si les fondations des ouvrages concernés sont situées dans l’emprise d’un ouvrage de remplacement, elles devront être enlevées de manière à permettre la construction du nouvel ouvrage. Les ouvrages métalliques éventuellement concernés seront soigneusement démontés et mis en dépôt de manière ordonnée. Les éléments métalliques seront marqués et répertoriés, à moins que l’Ingénieur ne supprime cette sujétion. Tous les matériaux de récupération seront placés au-dessus du niveau des plus hautes eaux sur des aires approuvées par l’Ingénieur. Ils resteront propriété du Maître de l’Ouvrage et ne

pourront être éventuellement réemployés qu’avec son autorisation.

L’Ingénieur pourra prescrire à l'Entrepreneur de transporter les matériaux ainsi récupérés jusqu’à

la subdivision des Travaux Publics le plus proche.

L’usage d’explosifs et les opérations de démolition risquant d’endommager l’ouvrage de remplacement devront être achevés avant la construction du nouvel ouvrage. Les tranchées et puits nécessitées par la démolition seront remblayés à l’aide de matériaux utilisables pour remblais.

ARTICLE 17 - BUSES DE DRAINAGE DE LA ROUTE

Article 17.01 - Description Modification : le présent article ne traitera que de buses en béton armé.

Article 17.02 - Matériaux L’article est remplacé par le texte suivant : Pour les buses de diamètre donné figurant sur les plans, l’Entrepreneur fournira des buses en béton armé.

Article 17.02.b Les buses seront en béton centrifuge armé et conformes aux plans d’exécution. L’Entrepreneur aura la charge de vérifier la conformité du produit aux conditions d’utilisation et devra fournir une note de calcul établie suivant les spécifications du fascicule 70 du C.C.T.G. en fonction de la nature du remblai, de sa densité et des conditions de mise en œuvre ainsi que des charges mobiles du trafic. Tout tuyau doit porter la date de fabrication et doit être réceptionné par l'Ingénieur. Tout tuyau refusé sera détruit ou évacué du chantier. Sous les chaussées principales, elles seront obligatoirement de la série 135 A. En dehors de la plate-forme, elles pourront être de série 90 A après accord de l’Ingénieur.

Article 17.03.b - Méthode d’exécution - Buses en Béton Armé Les tuyaux seront mis en œuvre avec toutes les précautions nécessaires après nettoiement de l’intérieur. Tout tuyau présentant des épaufrures, fêlures, etc., sera refusé et immédiatement évacué du chantier. Les tuyaux seront posés sur lit en sable, sauf demande contraire de l’Ingénieur. À chaque arrêt de travail, les tuyaux seront obturés pour éviter l’introduction de corps étrangers. La tolérance en altitude pour le fil d’eau, est fixée à ± 5 mm.

pour éviter l’introduction de corps étrangers. La tolérance en altitude pour le fil d’eau, est fixée

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Le bon écoulement des eaux sera vérifié en versant de l’eau dans un regard, à intervalles successifs, et en vérifiant le passage dans les regards ou canaux vers l’aval. Un relevé topographique servira de base pour l'implantation des ouvrages et du dévers longitudinal. Une contre-flèche de 0 à 5 cm sera ajoutée à la ligne d’eau des tuyaux pour compenser les affaissements éventuels sous la charge du remblai.

Article 17.03.e - Ouvrages de têtes de buse Les ouvrages seront en maçonnerie ou en béton armé; ils seront calés aux cotes prévues au projet et devront être conformes aux plans types.

Article 17.03.f - Curage des buses existantes Une reconnaissance générale au début du chantier sera organisée avec l’Ingénieur et permettra de définir les emplacements, les types d’ouvrages et les linéaires exacts des travaux de nettoyage. Cependant, en plus du curage des buses, on réalisera un nettoyage des ouvrages à déboucher en amont et en aval sur au moins 20 m. Les matériaux seront évacués et mis en dépôt par l’Entrepreneur aux endroits agréés par l’Ingénieur.

Article 17.03.g - Réparation d’ouvrages existants Dans les différentes sections de la route, on procédera à une reconnaissance générale au début du

chantier, avec l’Ingénieur, de l’état de dégradation des ouvrages d’assainissement existants. Les travaux au titre de ce poste comprennent le traitement des fissures, le repiquage du béton et la réfection des remblais contigus aux ouvrages en béton armé ou non armé, selon les indications de l’Ingénieur. On distinguera deux types de réparations :

• pour les ouvrages très fissurés, on procédera à la démolition des ouvrages et à leur reconstruction, conformément aux instructions de l’Ingénieur, de façon à assurer, comme initialement, la continuité de l’écoulement,

• pour les ouvrages peu ou moyennement fissurés, on procédera à des réparations locales au béton, mortier, colles ou résines. Toutes les fissures dont la largeur est supérieure à 1 mm seront rebouchées au moyen d’un mortier Sikadur ou similaire. Les fissures auront été préalablement élargies au burin jusqu’à un centimètre de largeur et 1,5 cm de profondeur au minimum. Le béton traité devra être repiqué. Les armatures seront débarrassées de la rouille puis recouvertes d’un béton Sikadur ou similaire après enduction par un inhibiteur de corrosion compatible. Les remblais contigus aux ouvrages seront méthodiquement compactés suivant une méthode soumise par l'Entrepreneur à l’agrément de l’Ingénieur, après un délai d’au moins 10 jours à partir de la fin des travaux de ragréage. La mise en œuvre des produits Sika (ou autres similaires approuvé par l’ingénieur) sera conforme à la notice technique du fournisseur (emploi d’une couche d’apprêt Sikafloor). Toute surface réparée sera protégée du soleil et humidifiée pendant 7 jours au minimum. En cas de suspicion dûment justifiée de perte de résistance des armatures (corrosion, perte d’élasticité, vandalisme,…) l’ouvrage ou la partie d’ouvrage correspondante sera obligatoirement détruite et reconstruite.

vandalisme,…) l’ouvrage ou la partie d’ouvrage correspondante sera obligatoirement détruite et reconstruite.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

45

Article 17.03.h – Dalot à prolonger L’allongement d’un dalot existant pour tenir compte de la nouvelle position de la route, comporte les opérations ci-après :

• fouille du terrain dans la zone d’extension,

• nivellement et compactage de la zone d’extension,

• démolition locale des éventuels voiles en retour et réalisation d’une saignée d’environ 4 cm de largeur et 10 cm de profondeur dans le béton armé des radier, cloisons et tablier, à l’extrémité du dalot existant,

• scellement au mortier M35 d’un joint en néoprène dans la saignée précitée, destiné à assurer la continuité de l’étanchéité à l’eau du dalot futur,

• coulée d’un béton de propreté de 5cm d’épaisseur, sous le radier, dans la zone d’extension,

• réalisation du coffrage et mise en place des armatures, du radier et des cloisons du nouveau tronçon, y compris les voiles en retour éventuellement nécessaires,

• coulée du béton B25 du radier, puis des cloisons et voiles,

• réalisation du coffrage et mise en place des armatures du tablier du nouveau tronçon,

• coulée du béton B25 de ce tablier,

• décoffrage des éléments nouveaux,

• badigeonnage des parois verticales contre terre,

• remblaiement contre l’ouvrage, soigneusement compacté, en respectant un délai d’au moins 20 jours après la coulée du dernier béton. Le paiement des travaux s’effectue sur base des prix unitaires et des quantités mises en œuvre approuvées par l’Ingénieur. La géométrie du tronçon nouveau est la même que celle du dalot existant. La disposition des armatures à utiliser est celle relative au modèle standard du projet, le plus proche du dalot à allonger.

ARTICLE 19 - DRAINS

Article 19.02.a - Drains Ils seront de type tube de drain en polychlorure de vinyle non plastifié, de la norme NF.P.16.351, et répondront aux caractéristiques physiques et mécaniques spécifiées selon les normes NF.T.54.021 à 54.026.

Article 19.02. b et c

Les matériaux filtrant entourant le drain seront de type grave naturelle roulée de granulométrie

6/20.

sont remplacés par :

Article 19.02.d - Géotextile non tissé Le bloc constitué du drain et des matériaux drainants 6/20 sera entouré par une membrane en non tissé, évitant la pollution de ce bloc drainant par les fines des matériaux alentours.

entouré par une membrane en non tissé, évitant la pollution de ce bloc drainant par les

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

46

ARTICLE 22 - MACONNERIE DE MOELLONS AU MORTIER

Article 22.03.a - Pierre On ajoute le texte suivant :

Tous les moellons seront en pierres dures et compactes, dégagées de toute gangue d’argile ou de terre.

Article 22.03.b.l - Complément au paragraphe L'Entrepreneur soumettra à l’agrément de l’Ingénieur pour chaque nature d’ouvrage, la composition des mortiers. Le dosage en ciment ira de 350 à 450 kg de ciment par mètre cube de sable sec. Les dosages les plus forts étant à adopter pour les ouvrages les plus sollicités et soumis à l’exposition prolongée de l’eau. La quantité de mortier à prévoir par mètre cube de maçonnerie sera de l’ordre de 0,40 à 0,45 m³.

Article 22.04.a - Sélection et mise en place Les moellons seront des pierres de 25 à 40 cm de plus grande dimension, et qui ne descendront pas sous les 10 cm.

ARTICLE 24 - PERRES MACONNES

Article 24.03. – Méthode d’exécution Article 24.03.a – Préparation de la fondation On ajoute le texte suivant :

L’Entrepreneur ne commencera le perreyage qu’après consolidation des matériaux en place. Les surfaces à recouvrir d’un perré seront, avant l’exécution de la maçonnerie, réglées et soigneusement compactées. En terrains inafouillables, les perrés pourront être soudés sur une semelle en gros béton qui constitue la butée en pied. En terrain affouillable, les perrés doivent être impérativement soudés sur des gabions cages qui reposeront eux même sur des gabions semelle.

Article 24.03.b.1 - Mise en place de 1’enrochement On ajoute le texte suivant :

Les moellons formant le perré auront au moins une face approximativement plane pour former la surface extérieure du perré. Des moellons de plus grande dimension (boutisse), qui dépassent d’environ 20 cm le plan arrière du perré, doivent être mis en place à raison d’un par mètre carré pour assurer un bon ancrage dans le sol. Les moellons ne seront pas maçonnés mais seulement rejointoyés après pose au mortier. Le revêtement sera exécuté en moellons d’épaisseur 20 à 30 cm. L’épaisseur maximale sera envisagée dans le cas de quarts de cônes d’ouvrages qui pourraient, par exemple, être soumis à 1’attaque des cours d’eau. Des barbacanes de 0,20 x 0,10 m ou tuyaux de 0,10 m de diamètre complétés par un filtre en grave roulée et gros sable seront placés dans le corps du talus à des emplacements agréés par

1’Ingénieur.

en grave roulée et gros sable seront placés dans le corps du talus à des emplacements

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

47

Article 24.03.c - Fossés et ouvrages maçonnés Au terme de cet article, 1’Entrepreneur réalisera les fossés et ouvrages maçonnés selon les plans types. Les fossés et ouvrages maçonnés seront réalisés partout où le projet l’indique, et sur prescription de 1’Ingénieur. L’Ingénieur désignera par Ordre de Service à l’Entrepreneur les fossés et ouvrages maçonnés à réaliser, et ce avant tout commencement d’exécution.

ARTICLE 25.A - GABIONS Le présent article est un nouvel article.

Article 25.A.01 - Description Aux termes de cet article, L’Entrepreneur fournira et mettra en place les gabions suivant les dimensions indiquées sur les plans ou prescrites par l’Ingénieur. Les gabions sont constitués par des cages en grillage galvanisé ayant la forme de parallélépipède rectangle, sauf formes particulières. Les mailles sont hexagonales et à double torsion. Leur hauteur sera de un mètre (1 m) sauf dans le cas de gabions semelles où elle sera de cinquante centimètres (0,50 m). Les largeurs sont de un mètre (1 m) et les longueurs sont de deux mètres (2 m), un mètre cinquante (1,5 m) ou un mètre (1 m) selon les cas présentés aux plans. Tous les bords du grillage seront renforcés par des fils de 4,4 mm de diamètre pour augmenter la résistance. Les gabions seront placés aux endroits figurant sur les plans ou à toute autre place désignée par l’Ingénieur. Ils ne pourront être mis en place qu’après notification à l'Entrepreneur de l’acceptation de la qualité des cages métalliques. Une membrane en géotextile devra être mise en place entre la surface de contact remblai – gabion pour empêcher le passage des éléments fins de ce dernier derrière le gabion.

Article 25.A.02 - Matériaux Les matelas de gabions seront faits avec un grillage en acier doux à double torsion, galvanisé à chaud, de forme hexagonale de quatre-vingt (80) millimètres par cent dix (110) millimètres d’ouverture. Les fils d’acier utilisés dans le grillage devront avoir les qualités suivantes :

• Filets d’acier : 3 mm de diamètre minimum;

• Acier de renforcement : 4,4 mm de diamètre;

• Attaches et aciers de connexion : 2,2 mm de diamètre minimum;

• Résistance à la tension : 20 kg/mm minimum;

• Allongement à la rupture : 10% minimum.

Le remplissage des cages sera effectué avec des pierres ayant les qualités suivantes :

• diamètre des pierres supérieur à quinze (15) centimètres et inférieur à vingt-cinq (25) centimètres,

• Pierres dures, résistantes à l’abrasion, (micro Deval<35).

Pour chaque lot de 100 gabions, il sera procédé sur 5 gabions aux vérifications suivantes :

• dimension et poids du gabion

• diamètre du fil

• dimensions des mailles et, sur 1 gabion :

• résistance à la traction

et poids du gabion • diamètre du fil • dimensions des mailles et, sur 1 gabion

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

48

• conformité de la galvanisation.

La couverture en zinc devra notamment résister à 6 torsions autour d’un mandrin de diamètre égal à 4 fois le diamètre du fil.

Article 25.A.03 - Méthode d’exécution La pose de ces gabions doit être conforme aux plans types des documents généraux. Lors de la mise en place, les paniers doivent être liés les uns aux autres au moyen de fils en acier galvanisé, de calibre 2,2 mm. La quantité employée de ce fil ne doit pas être inférieure à 6,5% de

la masse du panier.

Le gabion reçu à pied d’œuvre sera, au moment de son utilisation, déplié de façon que toutes ses

faces reposent à plat sur le sol. Les quatre faces latérales seront relevées pour former une caisse dont le couvercle restera ouvert, puis le gabion sera ainsi posé sur l’emplacement définitif qu’il devra occuper.

Si ce gabion doit être juxtaposé à d’autres déjà en place, ses faces de contact avec ces derniers

seront parfaitement appliquées contre les gabions voisins; on utilise à cet effet un maillet de bois.

Les autres arêtes verticales seront cousues avec le fil de fer galvanisé ; pour les gabions en contact avec d’autres gabions, les coutures des arêtes des gabions en cours de montage se feront

en englobant les arêtes des gabions déjà en place. Les arêtes horizontales des gabions en contact,

y compris l’arête d’articulation du couvercle du gabion en cours de pose, seront ligaturées

ensemble avant tout commencement de remplissage de ce gabion. Les coutures ou ligatures seront faites en utilisant un fil de fer galvanisé, parfaitement tendu en effectuant au moins un tour complet de l’arête à ligaturer par longueur de maille de gabion. L’utilisation de pince ou tenaille pour obtenir la tension du fil de ligature est formellement prohibée; cette tension sera obtenue par traction sur une petite barre de bois ou d’acier sur laquelle aura été enroulée l’extrémité libre du fil. Enfin, les gabions seront soigneusement contreventés :

• avant remplissage, par la mise en place des tirants verticaux,

• pendant le remplissage, par la mise en place des tirants horizontaux et des tirants d’angle. Les gabions seront remplis de pierres dont la dimension minimale sera telle qu’elles ne puissent passer en aucun cas à travers les mailles du grillage. Les plus gros éléments seront utilisés en parement. En cours de remplissage, on donnera une forme rigide aux faces verticales libres du treillis en disposant le long des arêtes verticales, non reliées à des gabions en place, des piquets qui auront pour but d’assurer une tension parfaite des faces libres. Le remplissage du gabion s’effectuera à la main en rangeant sommairement les pierres les plus grosses le long des parois des treillis. Les dernières rangées de pierre seront disposées de telle sorte que la surface supérieure soit dans le plan des arêtes supérieures des gabions (tolérance admise : 3%). Au cas où il se trouverait à l’intérieur du gabion une pierre ne présentant pas les qualités requises l’Ingénieur sera en droit d’exiger qu’il soit entièrement vidé et regarni de pierres, le tout aux frais exclusifs de l'Entrepreneur. Après achèvement du remplissage du gabion, les piquets d’angle seront retirés et le couvercle sera rabattu. Les trois arêtes libres du couvercle seront tordues avec les arêtes des pièces correspondantes, à l’aide d’un levier de fer. Cette torsion sera faite tous les vingt ou vingt-cinq centimètres (20 – 25 cm) et chaque opération sera faite de façon que les arêtes fassent au moins quatre tours complets l’une sur l’autre.

et chaque opération sera faite de façon que les arêtes fassent au moins quatre tours complets

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

49

La fermeture sera complétée par une couture des trois arêtes supérieures. On se dispensera de coudre les arêtes libres destinées à être ligaturées avec des gabions à juxtaposer. L'Entrepreneur doit respecter les procédés prévus pour prévenir l’infiltration du matériau de remblaiement à travers le gabion (Mise en place d'une membrane en géotextile). Le compactage doit se faire sans modifier la position des gabions indiqués aux plans ; à cet effet, le compactage à l’intérieur d’une bande de 1 m de largeur, adjacente à la face intérieure du mur de gabion, doit être effectuée à l’aide d’équipements légers.

ARTICLE 25.B - GEOTEXTILE Le présent article est un nouvel article.

Article 25.B.01 - Matériaux Le géotextile doit avoir les caractéristiques suivantes :

• Géotextile non tissé à fil continu de polypropylène de poids non inférieur à 300 g/ m2, selon norme NF-G-38012;

• Résistance à la traction supérieure ou égale à 12 KN/m dans le sens production et dans le sens travers selon NFG-38014;

• Allongement de l’effort maximum R supérieur ou égal à 30% dans le sens production et dans le sens travers selon NFG-38014;

• Perméabilité > = 25 l/m²/s selon NFG-38016;

• Ouverture de filtration < 400 micromètres selon NFG-38017. Ces caractéristiques doivent être déterminées par des essais exécutés suivant des modes opératoires précisés par le Comité Français de Géotextiles ou l’équivalent.

Article 25.B.02 - Mise en œuvre La mise en œuvre des géotextiles sera réalisée suivant les recommandations du Comité Français des Géotextiles ou l’équivalent. Le géotextile mis en place sous les enrochements ou les gabions devra avoir un rôle filtrant. Avant la mise en place du géotextile, le terrain sera débarrassé des arbres, arbustes et plantes pouvant détériorer le géotextile. Les herbes seront simplement coupées et évacuées. L’assemblage entre les bandes de géotextile sera réalisé soit par couture, soit par recouvrement. Dans le cas d’assemblage par couture, celle ci devra être homologuée. Dans le cas de recouvrement, l’Entrepreneur devra en soumettre la largeur (minimum 0,50 m) à l’Ingénieur en fonction du terrain rencontré. Le sens du recouvrement tiendra compte du sens d’approvisionnement des matériaux, de la pente et du vent.

ARTICLE 26 - ENROCHEMENTS

Article 26.02 - Matériaux

Les enrochements seront propres non fissurés et dégagés de toute gangue de terre. Ils ne renfermeront ni parties hétérogènes ni parties friables et sans cohésion. Le rapport L/1 sera compris entre 1,5 et 3. Le chargement sera considéré comme appartenant à des enrochements de catégorie inférieure ou sera refusé si une ou plusieurs des conditions ci-après ne sont pas respectées :

Les enrochements prévus pour la protection de la route et des ouvrages courants par rapport au poids P des éléments ne devront pas renfermer :

est complété par les textes suivants:

courants par rapport au poids P des éléments ne devront pas renfermer : est complété par

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

 

50

• d’éléments inférieurs à 500 kg ;

 

• d’éléments supérieurs à 2 000 kg

Les matériaux pour enrochements seront réceptionnés avant chargement sur une aire agréée par

1’Ingénieur.

L’utilisation d’enrochements venant des lits de rivières et non exploités à 1’explosif devra être soumise à l’agrément de 1’Ingénieur. Les enrochements ne peuvent pas être mis en place par déversement des bennes des camions mais seront placés soigneusement à l’excavateur. Seul le profil théorique sera pris en compte, pour règlement des travaux. L’entrepreneur pourra fabriquer des éléments en béton de ciment comme enrochement advenant qu’il n’y a pas dans le secteur des pierres avec la dimension et le poids requis.

ARTICLE 27 - BETONS ET MORTIERS HYDRAULIQUES Le présent article est remplacé et complétée par les textes suivants :

 

Article 27.01 - Désignation des mortiers et bétons Les désignations utilisées pour les mortiers et les bétons ont les significations suivantes :

• M : mortier;

 

• B : béton.

Les lettres majuscules sont suivies :

 

• Soit d’une valeur numérique (B 30 par exemple) spécifiant la résistance caractéristique requise; s’il s’agit de bétons à caractères normalisés au sens de la norme NFP 18 305. Ce sont les bétons de structure;

• Soit d’une lettre minuscule (Bp) permettant d’identifier une formule sans objectif de résistance; il s’agit des bétons à caractères spécifiés au sens de la norme NFP 18 305.

Article 27.02 - Définition des bétons Le tableau ci-après donne les caractéristiques des mortiers et bétons suivant leur destination.

 

Désignation

Destination

Béton ou

Résistance

Consistance

Granulats

Dosage

 

mortier

caractéristique

(Mpa)

M35

35

Ferme

 

400

kg/m 3

Scellements,

Mortier

CPA 45

calages,

maçonneries

B20

20

Plastique

0/20

300

kg/m3

Béton cyclopéen

Béton

CPJ 45

Béton d’assise

B25

25

Plastique

0/20

350

kg/m 3

Trottoirs, dalots et petits ouvrages en béton armé, fossés

Béton

CPJ 45

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

 

51

 

Désignation

Destination

         

revêtus, bordures,

etc.

 

B35

35

Plastique

0/20

400

kg/m 3

Ouvrages d’art et glissière de sécurité en béton armé

Béton

CPJ 45

 

Bp

-

Plastique

 

- Minimum

Béton de propreté

Béton de

150

kg/m 3

Propreté

CPJ 45

 

Bm

-

Ferme

 

Minimum

 

Béton maigre

- 80 kg/m³

Béton maigre

CPJ 45

Ferme :

affaissement au cône d’Abrams < 5 cm. affaissement au cône d’Abrams compris entre 5 cm et 9 cm.

 

Plastique :

Article 27.03 - Constituants des mortiers et bétons ( Fascicule 65 A, Article 72) Article 27.03.a - Eau de gâchage L’emploi d’eau de marais, de tourbières et/ou de mer est interdit. La consommation d’eau est à la charge de l’Entrepreneur, ainsi que l’analyse de l’eau utilisée le cas échéant. L’eau devra avoir les qualités physiques et chimiques fixées par la norme en vigueur à la date limite de remise des offres. Elle sera propre, exempte de matières organiques, de produits chimiques, de sulfate, de chlorure. Elle devra répondre aux spécifications de la norme NFP 18303. L’Ingénieur se réserve le droit d’exiger éventuellement, après l’avis du laboratoire, des clauses plus sévères.

 

Article 27.03.b - Ciments La fourniture des liants hydrauliques est à la charge de l’entrepreneur. Il devra proposer à l’acceptation de l’Ingénieur, conjointement aux études des bétons, la catégorie, la classe, la sous- classe et la provenance des ciments devant être utilisés. b. I. Nature et qualité Les ciments devront satisfaire à la norme homologuée au mois de la date limite de remise des offres. Les ciments énumérés ci-après seront utilisés :

• le ciment Portland CPJ35 au minimum, pour maçonnerie ;

 

• le ciment Portland CPJ45 au minimum, pour les bétons armés et non armés.

 

Des échantillons de tous les ciments utilisés sur chantier seront testés et soumis à l’agrément de l’Ingénieur. Les résultats de l’autocontrôle de l’usine de production seront également soumis à l'Ingénieur. Le ciment CPJ45 devra répondre aux conditions suivantes :

vitesse de prise : le début de prise à 20° C doit être supérieur à 1h30 mn,

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

52

• expansion à chaud et à froid : l’expansion à chaud et à froid doit être inférieure à 10 mm,

• retrait : le retrait à 28 jours d’âge doit être inférieur à 600 micromètres par mètre,

• classe de résistance : les résistances à 7 jours et 28 jours d’âge doivent respectivement êtres supérieures à 17,5 MPa et 35 MPa,

• essais chimiques (NFP 15461) : les teneurs en anhydride sulfurique (S03), en magnésie (MgO) et en chlore doivent être respectivement inférieures à 4%, 5% et 0,05%. Pour le reste les prescriptions de la NF P15-301 sont d’application. b.2. Livraison et stockage Les ciments seront livrés en vrac ou en sacs de 50 kilogrammes ou de 42.50 kilogrammes. L’Entrepreneur signifiera par écrit à son fournisseur que chaque livraison de ciment est susceptible, à la discrétion de l’Ingénieur, de prélèvements conservatoires tels que définis par la norme NFP 15 300 à raison de 5 kg par livraison au maximum. En cas d’anomalie constatée sur les bétons, les essais de vérification de la conformité aux normes des ciments livrés seront effectués, aux frais de l’Entrepreneur, conformément aux dispositions des § 2.3.2 et 2.2.5 de la norme NFP 15 300, sur le prélèvement conservatoire correspondant. Si les essais mettent en évidence la non-conformité des ciments aux normes, il sera procédé à des contre-épreuves, aux frais de l’Entrepreneur. Lorsque les épreuves et les contre épreuves sont défavorables, l’Ingénieur se réserve le droit d’appliquer une réfaction de prix. Lorsque le ciment est livré en sac, l’Entrepreneur s’engage à tenir à la disposition de l’Ingénieur sur le chantier une bascule permettant de peser des sacs de ciment approvisionnés avec une précision d’un demi-kilogramme (0,5 kg). Les locaux destinés à l’emmagasiner sur le chantier présenteront toute garantie de protection contre l’humidité et l’intrusion de personnes autres que les représentants désignés de l’Entrepreneur et de l’Ingénieur. Les sacs seront entreposés sur des plates-formes en bois; ils seront arrimés sans laisser d’espace entre eux et ne devront pas être placés contre des murs extérieurs. Les sacs de ciment altérés par l'humidité seront refusés et immédiatement enlevés du chantier. Lorsque le ciment est livré en vrac, l’Entrepreneur assurera le nettoyage préalable des containers, et en particulier l’élimination de tous résidus contenant du sucre ou des nitrates. Les silos utilisés par l’Entrepreneur pour la conservation des liants doivent être secs, clos et couverts. (Fascicule 3 du C.C.T.G.). Les ciments devront être livrés sur chantier à une température inférieure à soixante dix degrés centigrades (70°). Un essai d’identification rapide sera effectué par l’Entrepreneur pour chaque livraison. Le stockage en magasin des ciments n’excédera en aucun cas six (6) mois au-delà de la date de fabrication. La récupération des poussières est interdite. Les silos éventuels devront être équipés de thermomètres. b.3. Contrôle Les essais de contrôle des ciments seront effectués aux frais de l'Entrepreneur dans un laboratoire préalablement agréé par l’Ingénieur. Il sera procédé sur chantier au prélèvement conservatoire et contradictoire systématique d’un échantillon par lot de livraison de 10 tonnes de ciment stocké selon NFP 15300. Chaque échantillon sera soumis aux essais de conformité selon NFP 15301 et au gré de l’Ingénieur. Sur demande de l’Ingénieur, l'Entrepreneur devra présenter les factures, les certificats d’origine et les résultats d’essai correspondant des usines productrices. Tout ciment présentant des signes de fausse prise ou d’éventement sera systématiquement refusé pour non conformité et évacué hors du chantier.

de fausse prise ou d’éventement sera systématiquement refusé pour non conformité et évacué hors du chantier.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Article 27.03.c - Granulats On ajoute le texte suivant :

Article 27.03.c.1 - Sables pour mortier et béton

a) Nature

Les sables pour mortier et bétons seront des sables de rivière ou carrière non micacés. Ils devront

satisfaire à l’essai d’alcali-réaction (réalisé suivant la norme ASTM C 282) et être conformes aux spécifications de la norme NFP 18301.

b) Reconnaissance préalable des gîtes et essais

Avant toute exploitation et préalablement à l’étude des bétons, l'Entrepreneur est tenu d’effectuer

une reconnaissance préalable des gîtes qu’il compte utiliser et de s’assurer que les matériaux répondent aux caractéristiques requises.

c) Propreté

Les sables pour mortier et bétons ne devront pas contenir d’impuretés, notamment des matières argileuses et organiques. Leur équivalent de sable réalisé suivant la norme NFP 18598 devra être supérieur ou égal à 80. Toutefois, les sables dont l’équivalent de sable est inférieur à cette valeur sont conformes si la valeur de bleu selon les normes NFP 18592 à 18595 est inférieure ou égale à 1 g/100 g de fines.

d) Granularité

La granularité devra être contenue dans le fuseau de tolérance proposé par l'Entrepreneur, après

son étude granulométrique de composition des bétons, puis agréée par l’Ingénieur. Les sables naturels seront criblés au tamis de 5 mm pour éviter les gros éléments et matériaux impropres. La granularité des sables sera contrôlée par analyse granulométrique par tamisage réalisé suivant la norme NFP 18560. Leur module de finesse (MF) défini selon la norme NFP 18304 doit être compris entre 1,8 et 3,2 (avec une tolérance maximale de 20%) et leur teneur en fines inférieur à 10%.

e) Friabilité des sables

Le seuil du coefficient de friabilité des sables selon la norme NFP 18576 est fixé à 40.

f) Reconnaissance en cours d’exploitation

Des essais de conformité (analyse granulométrique par tamisage et équivalent de sable) auront lieu en cours d’exploitation, sur les sables approvisionnés sur aire de stockage par stocks de livraison ou de production ou tous les 100 m³, conformément à la norme NFP 18301.

Article 27.03.c.2 - Granulats moyens et gros

a) Nature

Les granulats moyens et gros pour bétons seront des graviers naturels ou proviendront du concassage de roches dures parfaitement saines dégagées de toute gangue ou terre végétale et dont le coefficient de Los Angeles selon la norme NFP 18573 sera inférieur à 40 et le coefficient Micro-Deval en présence d’eau selon la norme NFP 18572 inférieur à 35. Ils seront conformes aux spécifications de la norme NFP 18301. En particulier leur pourcentage de souffre total

exprimé en anhydride sulfurique selon NFP 18582 (SO 3 ) sera inférieur à 0,4%.

b) Reconnaissance préalable des gîtes et essais

Avant toute exploitation et préalablement à l’étude des bétons, l'Entrepreneur est tenu d’effectuer une reconnaissance préalable des gîtes qu’il compte utiliser et de s’assurer que les matériaux

répondent aux caractéristiques requises.

des gîtes qu’il compte utiliser et de s’assurer que les matériaux répondent aux caractéristiques requises.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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c) Propreté

La proportion de passant au tamis de 0,5 mm (NF P 18 - 591) ne devra pas être supérieure à 1,5%.

d) Granulométrie

Les granulats pour les bétons seront criblés de façon à obtenir les deux classes 5/12,5 et 12,5/25

exprimées en dimensions des mailles carrées des tamis, au sens de la norme NFP 18304, soit :

• refus sur le plus grand diamètre D inférieur a 10%

• passant sur le plus petit diamètre d inférieur à 5%

• le passant à (d + D)/2 doit être compris entre 1/3 et 2/3.

Les analyses granulométriques par tamisage seront réalisées suivant la norme NFP 18560. Le coefficient d’aplatissement déterminé suivant la norme NFP 18561 sera inférieur ou égal à

30%.

e)

Homogénéité

Selon la norme NFP 18571, le coefficient d’homogénéité doit être supérieur à 90% pour α = 0,4.

La formule de composition du béton pour béton armé sera proposée par l'Entrepreneur après son étude granulométrique de composition des bétons selon la méthode Dreux Gorisse (in : Georges DREUX - Nouveau Guide du Béton - Collection UTI - ITBTP - Editions Eyrolles - 1986) ou équivalent et agréé par l’Ingénieur.

f) Production et contrôles

Préalablement à l’étude des bétons, et pour chaque carrière utilisée, l'Entrepreneur devra produire

un volume d’échantillons suffisant pour effectuer au moins les essais suivants :

• 2 essais d’analyse granulométrique par tamisage,

• 1 essai de propreté superficielle,

• 1 essai de coefficient d’aplatissement.

Après réception des résultats de ces essais, l’Ingénieur aura un délai de huit (8) jours pour donner

son agrément ou formuler ses observations. En cas de granularité, de propreté ou de forme non conformes, les études de bétons et donc les bétonnages ne pourront pas démarrer avant que l'Entrepreneur ait fait la preuve qu’il peut produire des granulats conformes.

Durant la production ultérieure, sur aire de stockage, les essais suivants seront effectués chaque jour de production sur chaque classe de matériaux :

• 2 essais d’analyse granulométrique par tamisage,

• 1 essai de propreté superficielle,

• 1 essai de coefficient d’aplatissement.

Tout résultat non satisfaisant donnera lieu, suivant sa nature, au lavage, au recriblage ou au rejet

du lot incriminé.

Article 27.03.c.3 - Dispositions communes a tous les granulats Les granulats seront stockés par lots nettement séparés, sur des aires bétonnées parfaitement nettoyées et drainées. Des précautions seront prises pour éviter la ségrégation en cours de stockage ou de reprises et empêcher l’accumulation de boues sur les fonds. Ces aires auront une surface suffisamment grande de façon à ce que l'Entrepreneur n’utilise que des granulats approvisionnés depuis plus de trois (3) jours. En conséquence, la capacité de stockage des différents sables ou de granulats gros et moyens, devra répondre au moins à la plus forte consommation prévue de trois (3) jours de bétonnage. Dans le cas où les granulats seraient destinés à entrer différemment dans la confection de bétons de classes différentes, les essais sur ces granulats seraient effectués au rythme réclamé par le béton le plus exigeant.

classes différentes, les essais sur ces granulats seraient effectués au rythme réclamé par le béton le

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Article 27.03.d - Adjuvants L'utilisation d'adjuvants destinés à faciliter la mise en place du béton pourra être autorisée par l'Ingénieur. Les adjuvants au chlore sont défendus, les entraîneurs d'air devront être agréés par l'Ingénieur. La mise en œuvre de l'adjuvant devra être telle que l'on soit garanti contre toute concentration anormale, à cette fin, le mélange de l'adjuvant et de l'eau de gâchage aura lieu dans le réservoir ou dans un réservoir d'eau auxiliaire qui sera muni d'un dispositif autonome de brassage suffisamment puissant et en mouvement permanent. Les adjuvants éventuellement utilisés à cet effet par l'Entrepreneur et approvisionnés par lui sur le chantier devront donner lieu à la présentation d'un certificat d'origine indiquant la date de fabrication et la date limite au-delà de laquelle ces produits devront être mis au rebut. L'emploi de chlorure de calcium est interdit. Si l'Entrepreneur propose l’emploi d’adjuvant, celui-ci devra avoir été agréé par l’Ingénieur. Un essai de conformité devra nécessairement être exécuté à la charge de l'Entrepreneur. Seuls des adjuvants de sources reconnues sont acceptés sur chantier. Des certificats de production doivent être fournis à l'Ingénieur.

Article 27.03.e - Produit de cure Tous les bétons coulés auront une cure d'une durée minima de trois (3) jours et de huit (8) jours au maximum. Elle consistera à mouiller directement le béton ou à le recouvrir de paillassons humidifiés pour protéger ses surfaces d'une évaporation excessive conservant ainsi leur humidité en fonction des conditions climatiques. Un produit de cure pourra être utilisé par l'Entrepreneur pendant la prise des bétons, ce produit devra être agréé par l'Ingénieur et répandu au vaporisateur suivant un dosage qu'il aura lui-même arrêté. Ce produit aura une couleur nettement différente de celle du béton. Si durant la période de protection le film protecteur est endommagé, l'Entrepreneur devra le reconstituer immédiatement à ses frais. Le produit de cure que l'Entrepreneur propose d’utiliser sera soumis à l’agrément de l’Ingénieur ; ce produit sera coloré. Le produit de cure devra être compatible avec le revêtement définitif, s’il y a lieu. Ce produit sera conservé en local clos et couvert. L'Entrepreneur veillera spécialement à assurer une cure efficace du béton, soit par arrosage au jet d’eau très fin, soit par protection à l’aide de couvertures imbibées d’eau, soit par feuilles plastiques, soit enfin par un produit de cure agrée par l’Ingénieur et qui sera obligatoirement légèrement teinté. La cure durera au moins quatre (4) jours.

Article 27.04 - Fabrication, transport et manutention des bétons Quand il est autorisé par l'Ingénieur, le malaxage à la main sera admis. Autrement, le béton sera mélangé à la machine. Quand de grosses quantités de béton doivent être coulées, deux malaxeurs seront installés sur le chantier par l'Entrepreneur. La capacité d'un malaxeur ne sera pas inférieure à celle requise pour assurer le mélange d'un sac de ciment complet, plus la proportion équivalente des autres éléments constitutifs du béton (agrégats et eau). Il sera équipé d'un réservoir d'eau adéquat muni d'un dispositif pour mesurer avec précision et contrôler automatiquement la quantité d'eau admis à chaque gâchée.

dispositif pour mesurer avec précision et contrôler automatiquement la quantité d'eau admis à chaque gâchée.

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Les matériaux seront mélangés pendant une durée de temps minimum d’une minute et demie, le malaxeur tournant dans les limites de vitesse comprises entre quatorze (14) et vingt (20) tours à la minute.

Article 27.04.a - Équipement

En cas d’utilisation d’une centrale de chantier, le matériel de fabrication sera du niveau 2, prescrit par l’article 3.2 de l’annexe A.2 du Fascicule 65.A.

La centrale devra avoir fait l’objet de l’agrément de l’Ingénieur. Les appareils de fabrication mécanique des bétons seront soit du type à axe vertical, soit du type à coquille, soit du type à axe horizontal et à palettes. En principe, ils doivent être à dosage pondéral pour tous les constituants y compris l’eau (éventuellement compteur d’eau, à l’exclusion de tout autre dispositif). Tous les instruments devront être vérifiés en présence de l’Ingénieur. Lorsque les appareils de fabrication des bétons seront placés à plus de trois (3) mètres de hauteur par rapport au fond des engins de transport, il sera prévu une trémie de stockage du béton frais avec vidange totale instantanée. Les constituants du béton seront introduits dans l’appareil de fabrication mécanique dans l’ordre suivant : granulats moyens et gros, ciment, sable puis eau. L'Entrepreneur ne pourra procéder différemment que s’il est démontré qu’il en résulte une meilleure homogénéité des composants du béton. Dans tous les cas, la fabrication de gâchées sèches en vue d’une addition ultérieure d’eau est interdite.

Article 27.04.b - Temps de malaxage Le temps de malaxage sera défini lors des épreuves de convenance. Il ne pourra en aucun cas être inférieur à 45 secondes.

Article 27.04.c - Formulation des bétons Les formulations des bétons devront être faites pour obtenir les consistances demandées pendant toute la durée du bétonnage. Les épreuves de convenance devront entre autre vérifier le maintien rhéologique du béton pendant toute la durée de fabrication, de transport et de mise en œuvre. Elles devront être faites en tenant compte des variations des conditions climatiques pendant le délai des travaux. La fluidification du béton est acceptée. Elle est à la charge de l’Entrepreneur, de même que tout adjuvant qui se révélerait nécessaire pour obtenir les consistances et les résistances requises.

Article 27.04.d - Transport et manutention

L’Entrepreneur précisera :

• Le délai d’emploi du béton et la conduite à tenir en cas de dépassement de ce délai;

• Les moyens de secours prévus en cas de défaillance des appareils de manutention.

Dans le cas de fabrication du béton en centrale de BPE, chaque camion de livraison devra être

relié par radio à la centrale.

cas de fabrication du béton en centrale de BPE, chaque camion de livraison devra être relié

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Article 27.04.e - Livraison Le bon de livraison devra rappeler la formulation théorique du béton livré ainsi que la mesure du slump au départ.

Article 27.05 - Études et contrôle des bétons Article 27.05.a - Études des bétons L’étude des bétons et la constitution du dossier d’études des bétons sont à la charge de l’Entrepreneur.

Article 27.05.b - Épreuves de convenance L'Entrepreneur a l’obligation de procéder aux épreuves d’étude et aux épreuves de convenance, en temps utile, pour respecter ses obligations contractuelles relatives au délai d’exécution quels que soient les résultats desdites épreuves. L'Entrepreneur mettra en place un plan d’assurance qualité. Les épreuves de convenance sont réalisées dans le cadre du marché et leur rémunération est inclues dans le prix des bétons. L'Entrepreneur soumettra à l’Ingénieur de laboratoire chargé des épreuves de convenance. Seuls les bétons de résistance aux caractéristiques supérieures ou égales à 20 MPa sont soumis à l’épreuve de convenance. Les épreuves de convenance seront effectuées sur trois gâchées pour chaque béton désigné dans le marché. Il sera exécuté sur le chantier, avant le démarrage des travaux, un béton témoin pour chaque « atelier » de bétonnage. On considère comme atelier de bétonnage un ensemble déterminé d’appareils, qu’il soit à poste fixe ou déplaçables d’un chantier à l’autre, servi par une équipe déterminée. Le nombre minimal des éprouvettes soumises à essai sera de quatre (4) cylindres pour l’essai de résistance à la compression à sept (7) jours et dix (10) cylindres pour l’essai de résistance à la compression à vingt-huit (28) jours. Les éprouvettes cylindriques pour essai de rupture par fendage auront un diamètre de 16 cm et une hauteur de 32 cm (NFP 18408). Les éprouvettes prismatiques pour essais de rupture par flexion circulaire auront une section de cent centimètres carrés (100 cm2) et quatre cent centimètres de longueur (400 cm), selon la norme NFP 18407. Les éprouvettes cylindriques pour essai de compression auront un diamètre de 16 cm et une hauteur de 32 cm (NFP 18406). L’Ingénieur pourra autoriser l'Entrepreneur à démarrer la fabrication effective du béton si les résistances à la traction et à la compression à sept (7) jours sont au moins égales aux quatre-vingt centièmes (80/100) des résistances exigées à vingt-huit (28) jours. Si les résistances à vingt-huit (28) jours ne sont pas au moins égales à celles requises, il appartiendra à l'Entrepreneur de présenter un nouveau béton témoin après avoir apporté à ses installations les améliorations nécessaires. L’emploi de moules en matière plastique, de caractéristiques préalablement agrées par l’Ingénieur, est autorisé pour la confection des cylindres de compression. Le transport des éprouvettes de convenance et de contrôle au laboratoire de contrôle sera effectué par les soins et aux frais de l'Entrepreneur.

Article 27.05.c - Épreuves de contrôle extérieur Les épreuves de contrôle seront conduites conformément à l’article 77.2 du Fascicule 65.A. Elles seront réalisées par un laboratoire agréé par l’Ingénieur. Ces épreuves ne dispensent pas

du Fascicule 65.A. Elles seront réalisées par un laboratoire agréé par l’Ingénieur. Ces épreuves ne dispensent

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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l'Entrepreneur d’effectuer des épreuves de contrôle des bétons dans le cadre de son contrôle interne. Les ouvrages seront décomposés en "lots d’emploi". On comprendra par lot d’emploi la quantité de béton d’un même type, provenant d’une même unité de fabrication et mise en œuvre en une journée. Chaque contrôle comportera un prélèvement de 3, 6 ou 9 épreuves selon le cas. En outre, il sera effectué au minimum un contrôle par volume de 50 m3 au titre du contrôle extérieur. Les dispositions arrêtées ci avant pourront être modifiées en cours d’exécution, notamment en fonction du programme de bétonnage qui sera arrêté. Pour l’interprétation de l’essai relatif à fcj, il sera fait référence au paragraphe B de l’article 77.2.3 du Fascicule 65.A. Pour l’interprétation de l’essai relatif à ft28, on pourra admettre en application du commentaire de l’article 24.1.3.2 du F 65, que le lot est réputé conforme si la valeur inférieur de la résistance à la traction est au moins égale à 0,8 ft28 si fc28 < 30 Mpa.

Article 27.05.d - Épreuves d’information L’Entrepreneur précisera :

• Les conditions de réalisation des épreuves d’information;

• Les modalités de communication des résultats par l’Entrepreneur à l’Ingénieur;

• La conduite à tenir lorsque les résultats escomptés ne sont pas atteints.

Article 27.05.e – Non-conformité L'Entrepreneur est tenu de communiquer à l’Ingénieur le résultat des essais au fur et à mesure qu’il les obtient. Un essai de rupture à la compression sur 3 éprouvettes sera fait au minimum tous les 50m3 de béton pour les ponts ou selon les instructions de l'Ingénieur. Pour les ouvrages de moindre importance un essai sera fait au minimum par ouvrage.

• Si la résistance nominale, après 28 jours, est inférieure ou égale à 80% du minimum, l'Entrepreneur est tenu de procéder, à ses frais, à la démolition de l’ouvrage rebuté (ou de la partie d’ouvrage) et à la mise en dépôt des matériaux en résultant et à la reprise de l’ouvrages concerné (ou de la partie d’ouvrage). De plus, pour les ponts, si la résistance nominale à 90 jours est inférieure au minimum requis, l'Entrepreneur est tenu de procéder à ses frais à la démolition de la partie rebutée puis à sa reconstruction,

• si ladite résistance est comprise entre 80 et 100%, après d’éventuelles épreuves roulantes sur l’ouvrage concerné (ou la partie d’ouvrage) confirmant son acceptabilité, il est appliqué aux prix correspondants du béton une réduction égale, en pourcentage, à la moyenne des résultats obtenus. La réduction de prix appliqué sera égale à 2% par pourcent en dessous de la tolérance du paragraphe ci-dessus, si l’Ingénieur décide d’accepter l’ouvrage. La réduction prise en compte, pour la résistance à 28 jours sera alors la plus élevée des réductions entraînées par les résistances à la traction ou à la compression.

ARTICLE 28 - EXECUTION DES OUVRAGES EN BETON Le présent article est remplacé par les textes suivants :

la compression. ARTICLE 28 - EXECUTION DES OUVRAGES EN BETON Le présent article est remplacé par

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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Article 28.01 – Programme de bétonnage L'Entrepreneur devra soumettre au visa de l’Ingénieur le programme de bétonnage dans un délai compatible avec le commencement d’exécution et qui est au moins égal à 48 heures avant début du coulage du béton.

Article 28.02 - Béton de propreté Le béton de propreté est le béton Bp tel que défini au paragraphe 27.02 du présent CCTP. Le béton de propreté est coulé sur une épaisseur de 0.10 m et déborde de chaque côté de l’ouvrage de 0.10 m. Après coulage, il doit présenter une surface plane réglée suivant la cote du projet.

Article 28.03 - Béton cyclopéen Le béton cyclopéen sera composé de béton B20 à 300 kg/ m 3 de ciment CPJ 45 avec blocage en moellons de roche. La composition béton/moellons prévue est la suivante :

• 60% de moellons;

• 40% de béton dosé à 300 kg/ m3.

Les moellons utilisés doivent être propres, de dimensions appropriées, de qualité convenable. Ils sont noyés dans le béton par battage. Les parois extérieures seront éventuellement traitées comme le perré maçonné.

Article 28.04.a - Coulée du béton Avant tout bétonnage, il convient que :

• la composition du béton soit agréée par l’Ingénieur,

• les coffrages et armatures aient été réceptionnés par l’Ingénieur,

• l'Entrepreneur ait sur le chantier la totalité des matériaux et des équipements nécessaires à la bonne exécution,

• l’Ingénieur ait approuvé le programme de bétonnage.

Article 28.04.b - Mise en place du béton de propreté Le béton de propreté (Bp) sera mis en place sur dix centimètres (10 cm) d’épaisseur au minimum et subira obligatoirement un damage. Les autres bétons seront livrés dans la masse conformément aux plans. Le béton devra être disposé dans les coffrages de façon à éviter toute ségrégation. La hauteur de chute libre du béton dans les coffrages sera toujours inférieure à un mètre et cinquante centimètres (1,50 m). Tout surface de reprise sera soigneusement nettoyée, débarrassée de toute partie non conforme et humidifiée en permanence une heure (1h) avant le commencer la mise en place du béton. La consistance du béton est mesurée sur chantier par des essais au cône d’Abrams, au moins une fois par jour de coulée (affaissement compris entre 2 et 5 cm). Le rapport eau/ciment ne pourra être changé sur chantier par addition d'eau. Une telle addition est strictement interdite.

Article 28.04.c - Vibration du béton Il ne sera agréé que des vibrations à fréquence élevée, supérieure à douze mille (12.000) cycles par minute. Le diamètre des vibrateurs n’excédera pas 50 mm.

élevée, supérieure à douze mille (12.000) cycles par minute. Le diamètre des vibrateurs n’excédera pas 50

Section VII. Spécifications techniques et conditions de bonne exécution

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La finition des dalles sera effectuée par vibration superficielle. Le nombre de vibrateurs utilisé pour une phase de bétonnage sera soumis à l’agrément de l’Ingénieur, y compris les vibrateurs de rechange.

Article 28.04.d - Bétonnage par temps chaud L'Entrepreneur proposera à l’agrément de l’Ingénieur les dispositions qu’il compte prendre en cas de bétonnage par grosse chaleur. Ces dispositions pourront consister en :

• maintien des réservoirs d’eau à l’abri du rayonnement direct du soleil, refroidissement permanent des engins servant au transport du béton ;

• refroidissement du coffrage par arrosage permanent (surtout les coffrages métalliques).

Le bétonnage par transporteurs pneumatiques sera interdit en période de grosse chaleur.