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MECANIQUE DES STRUCTURES

John BOTSIS, Professeur EPFL/DGM

OJECTIFS
Connaître les lois, principes et théorèmes de base concernant
le comportement des corps solides déformables, ainsi que les
méthodes d’analyse de systèmes simples, statiques et
hyperstatiques. Etre en mesure de calculer les composants et
structures élémentaires de la construction mécanique.

CONTENU
1. Propriétés des matériaux et équilibre intérieur : généralités –
hypothèses fondamentales – propriétés mécaniques des
matériaux – efforts intérieurs et contraintes.
2. Traction et compression, cisaillement, torsion circulaire :
définitions – calcul des contraintes et des déformations – analyse
de l’état de contrainte, cercles de Mohr – énergie de déformation.
3. Flexion des poutres : définition – flexion pure – flexion simple
– moments d’une aire plane – contraintes normales et
tangentielles – analyse de l’état de contrainte, cercles de Mohr –
énergie de déformation – calcul des lignes élastiques et des
déformées.
4. Energie de déformation élastique : formes quadratiques de
l’énergie élastique – théorèmes de Betti-Rayleigh, Maxwell,
Castigliano et Menabrea – application aux systèmes statiques et
hyperstatiques.
5. Flambage élastique des poutres droites : notion d’instabilité –
cas fondamental et dérivés du flambage d’une poutre –
flambement d’Euler – méthode approchée de Timoshenko.
6. Théorie de l’état de contrainte : théorème de Cauchy – matrice
des contraintes – tricercles de Mohr – états limites, coefficient de
sécurité et contrainte de comparaison – critères de rupture de
Tresca, Mohr-Coulomb et von Mises.
MECANIQUE DES STRUCTURES
John BOTSIS, Professeur EPFL/DGM

FORME DE L’ENSEIGNEMENT:
ex cathedra avec exercices hebdomadaires

FORME DU CONTROLE: examen écrit

SUPPORT DU COURS:
livre, et fascicules divers

LIAISON AVEC AUTRES COURS:

Préalable requis: Mécanique générale, Analyse, Algèbre


linéaire, Métaux et alliages

Préparation pour: Méthodes de conception, mécanique et


assemblage, Mécanique vibratoire, Simulation numérique A,
Mécanique des solides, Mécanique des milieux continus.
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 1: équilibre intérieur d’un solide

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
buts du cours
la mécanique des structures ou des matériaux
se propose deux buts principaux :

le calcul des efforts intérieurs spécifiques ou contraintes,


provoqués par les forces extérieures;
le calcul des déformations entraînées par les efforts intérieurs.

objectif essentiellement utilitaire :

assurer la sécurité et le bon fonctionnement des constructions,


tout en guidant le choix des solutions les plus économiques.
2
buts du cours
La théorie de l’élasticité poursuit les mêmes buts que la mécanique des matériaux,
mais par un cheminement mathématique rigoureux et sans le recours à des
raisonnements qualitatifs basés sur l’expérience.

Malheureusement, les difficultés formelles rencontrées sont généralement


si grandes qu’il se révèle impossible de donner une solution utilisable
à la plus grande partie des problèmes de l’ingénieur.

Cependant, la théorie de l’élasticité permet seule de donner à certains résultats


la généralité nécessaire et de juger de la valeur des hypothèses simplificatrices
faites en mécanique des matériaux.

La théorie de l’élasticité et la mécanique des structures sont fondées toutes deux


sur la loi de Hooke qui suppose une proportionnalité parfaite
entre contraintes et déformations.
Un corps qui suit la loi de Hooke est dit parfaitement élastique.

3
hypothèses fondamentales
trois hypothèses fondamentales concernant

la constitution de la matière
• la continuité,
• l’homogénéité et
• l’isotropie,

deux hypothèses fondamentales relatives à

la nature des déformations


• leur proportionnalité avec les contraintes et
• leur grandeur très faible par rapport
aux dimensions du solide.
4
définition d’un milieu continu

Considérons une série d’espaces


Ωn de volume Vn et de masse Mn
Ω3

P telle que Ωn⊂ Ωn-1
Ωn
Ω1 La suite de Mn/ Vn a une limite ρ
(appelèe densité), si
Mn
Ω0 ρ = lim
n →∞ V
V →0n
n

• Le paramètre ρ est appelé densité du matériau au point P.


• Si ρ est définie en chaque point du milieu et si elle est une fonction
continue de variables, le milieu est dit continu.
• On peut définir la quantité du mouvement, l’énergie, etc.. de la même façon.

5
hypothèse d’homogénéité

On admet que la matière



est homogène

Pi
P1


Pn
Ω0

les propriétés mécaniques sont les mêmes en


tout point de solide qui occupe l’espace Ω0

Exemple E P1 = E P2 = E Pn

6
hypothèse d’isotropie

On admet que
la matière est isotrope


Pi

Pn
• Ω0

les propriétés mécaniques sont identiques


dans toutes les directions autour d’un point

7
hypothèse de proportionnalité

La mécanique des structures est basée sur


la loi énoncée par Hooke en 1678 :
charge

déformation

Dans un solide continu, les déformations sont liées


en tous points aux contraintes par des relations linéaires.
8
hypothèse des petites déformations

L’expérience montre que dans les limites normales d’utilisation la


Majorité des matériaux subit des déformations relativement faibles
par rapport aux dimensions du solide.

Les conditions d’équilibre établies par la statique rationnelle


pour les corps parfaits indéformables sont applicables
sans autre aux solides réels.

C’est - à - dire
Les déformations ont une influence négligeable sur la position
des points d’application ou sur la direction des forces extérieures.

9
solide en équilibre en deux parties

principe de la coupe

Action globale de (B) sur (A) est remplacée par


le torseur (R, M)
R = P1 + …+Pj
M = r1∧P1 + …+ rj∧Pj
10
décomposition de torseur (R, M)
N = effort normal = composante de R selon Gx
T = effort tranchant = projection normale de R dans le plan de F
Mt = moment de torsion = composante de M selon Gx
Mf = moment de flexion = projection normale de M dans le plan de F

T= Tyj+ Tzk

Mf = Mfj+ Mfk

11
définition des contraintes

Vecteur de contrainte ΔP dP
p = lim =
ΔF→∞ ΔF dF 12
définition des contraintes
Contrainte au point M0 de la section F.

Sens positif des rotations

τ = p −σ
2 2 2
ΔF

13
principe d’équivalence
L’action des contraintes agissant sur une section d’un solide
en équilibre est équivalente à l’action des forces extérieures,
appliquées sur l’une ou l’autre des parties du solide séparées
par la section considérée.
N = ∫∫ σdF
F
Ty = ∫∫ τ y dF
F
Tz = ∫∫τ z dF
R = ∫∫ pdF F
F M t = ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
M = ∫∫ (r ∧ p)dF F
F M fy = ∫∫ σzdF
F
M fz = − ∫∫ σydF
F
14
cas particuliers d’efforts intérieurs
On commence par étudier les cas particuliers très simples
d’efforts intérieurs, puis on s’attache à des cas plus complexes
par combinaison des résultats trouvés.

traction ou compression simple


Le torseur (R, M) se réduit à l’effort normal N.
cisaillement simple
Le torseur (R, M) se réduit à l’effort tranchant T.
torsion simple
Le torseur (R, M) se réduit au moment de torsion Mt.
flexion simple
Le torseur (R, M) se réduit à un moment de flexion Mf
et un effort tranchant T, perpendiculaires entre eux.
15
constantes d’élasticité

Module d’élasticité ou module de Young E


barreau en traction
Allongement
d’un barreau

Pl
Δl =
EF
Allongement spécifique
σ =P
d’un barreau F

ε = Δl / l
ε =σ
E
Loi de Hooke
16
constantes d’élasticité

Coefficient de Poisson

Allongement transversal ΔH ΔB ΔD
εt = = = = − με
H B D
spécifique

σ
ε t = − με ε t = −μ
E

17
dilatation thermique

Les solides se dilatent quand la température augmente


L’allongement thermique relatif est:

εθ = αΔθ
α : coefficient de dilatation thermique
Δθ : variation de la température

dilatation gênée contraintes

18
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 2: traction ou compression simple

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
traction ou compression simple

La section d’un solide travaille en traction simple quand


le torseur des efforts intérieurs se réduit à une composante N

Le calcul des contraintes est facile si l’on admet les hypothèses suivantes
- le solide est prismatique, une section normale F étant invariable selon l’axe x;
- la section F' après déformation se déduit de F par simple translation selon l’axe x.
la seconde condition implique que l’hypothèse de Bernoulli soit satisfaite,
à savoir
qu’une section plane avant déformation reste plane après déformation.
2
traction ou compression simple

Pour que l’hypothèse de Bernoulli soit


satisfaite : N = σdF N = ∫∫ σdF = σF
∫∫
F F
0 = ∫∫τ y dF
F
0 = ∫∫τ z dF
τy = τx = 0 F N
σ = const. 0 = ∫∫ (τ z y − τ y z)dF =0 σ=
F
F
0 = ∫∫ σzdF
F
0 = − ∫∫ σydF
3
F
distribution des contraintes : Principe de St-Venant

la contrainte σ est constante dans toute section d’un barreau


si la force extérieure s’applique uniformément sur les extrémités
Si non : la section doit se trouver à une certaine distance des extrémités pour
que l’hypothèse adoptée soit valable dans le cas d’une force concentrée.

principe de St-Venant 4
distribution des contraints : Principe de St-Venant

5
distribution des contraintes : effet de la section
exemple
contrainte moyenne
N
σ=
F

D ’après la théorie de l’élasticité la différence relative


entre la contrainte maximale réelle et σ = N/F est
pour α = 10 deg. erreur relative de 1,3 %;
pour α = 30 deg. erreur relative de 13 %.
Attention
Quand la contrainte σ n’est plus constante dans toute la section,
il apparaît des contraintes tangentielles
même si l’effort tranchant T et le moment de torsion Mt sont nuls.
6
exemple: chargement mécanique
C L1 L2 B

Configuration initiale ABC


Configuration finale A′BC
H1 P
ϕ1 ϕ2 Données du problème
L1; L2; H1; E; F
A ϕ1 ; ϕ2 ; P
θ1 θ2

C1
Δ B
A′
1

7
exemple: chargement mécanique
C L1 L2 B
PAC PAB

H1 P P
équilibre du joint
ϕ1 ϕ2
PAC cos ϕ1 + PAB cos ϕ2 = P
A
θ1 θ2
PAC sin ϕ1 = PAB sin ϕ 2
Géométrie de la déformation
C1 AB1 = Δ cos θ1 ; AC1 = Δ cos θ 2
Δ B θ1 + θ 2 = ϕ1 + ϕ 2
A′
1

Relation entre déformation - charge


PAB L2 P L1
Δ = .. AB1 = ; AC1 = AC
FE sin ϕ 2 FE sin ϕ1 8
exemple: chargement thermique
C L1 L2 B
Configuration initiale ABC
Configuration finale A′BC
Données du problème
H1 L1; L2; H1 ϕ1 ; ϕ2 ; ΔT
ϕ1 ϕ2
Solution
A Géométrie de la déformation
θ1 θ2
AB1 = Δ cos θ1 ; AC1 = Δ cos θ 2

C1 θ1 + θ 2 = ϕ1 + ϕ 2
Δ B Relation entre déformation - charge
A′
1

L2 L1
AB1 = αΔT; AC1 = αΔT
Δ = .. sin ϕ 2 sin ϕ1
9
exemples

10
exemples

Équilibre J σ 0 F(x) = N + P(x)

dérivation J σ 0 dF(x) = dP(x)

dP(x) = γF(x)dx

dF(x) γ
= dx
F(x) σ 0
σ 0 F(x)

F(x) solution J F(x) = F0 eγx / σ 0


F0
P(x)
N
11
exemples

N1 P N2

équilibre N1 + N 2 = P
N1 ; N 2
N1l 1 N 2 l 2
déformation δ c = =
E1 F1 E2 F2
12
exemples
équilibre

anneau de cuivre
π /2
2e1Bσ 1 = 2 ∫ (p sin φ )dF
0
dF = B( Rdϕ )
π /2
anneau d’acier 2e1Bσ 1 = 2pRB ∫ sin φdφ
équilibre 0
e2σ 2 = pR
2e1 Bσ 1 = 2 pRB

condition de déformation e1σ 1 = pR


σ σ
Δl = πΔR = πRΔθα1 − πR 1 = πR 2
E1 E2
Cu Ac 13
contraintes principales
Dans le cas tri-dimensionnel,
autour d’un point M0
quelconque d’un solide

il existe toujours au moins trois plans normaux deux à deux


sur lesquels les contraintes tangentielles sont nulles et
les contraintes normales extrémales.
De tels plans sont appelés
plans principaux
et les axes correspondants
axes principaux ou directions principales
14
contraintes principales

P2
P1 P3
σ2 σ1
σ3
M0

σ1
P4
z y σ3
σ2
Y
x Z X

15
état de contrainte mono-dimensionnel
En tout point de F0 la contrainte est
σ x = N / F0 plan π passant par l’axe
longitudinal de la poutre

τ =0 (σ = 0)
plan π est toujours une plan principal

plans principaux : M0xy ; M0xz ; M0yz

16
état de contrainte mono-dimensionnel

équilibre des forces selon la direction n


et selon la direction orthogonale
F0σ x cos ϕ
Fϕσ ϕ − F0σ x cos ϕ = 0

F0σ x sin ϕ Fϕτ ϕ + F0σ x sin ϕ = 0


Fϕσ ϕ σ ϕ = σ x cos 2 ϕ
Fϕτ ϕ
Etant donné que
τ ϕ = −σ x cos ϕ sin ϕ
Fϕ = F0 / cos φ

17
état de contrainte mono-dimensionnel

σx
σϕ = (1 + cos 2ϕ )
σ ϕ = σ x cos 2 ϕ 2
σx
τ ϕ = −σ x cos ϕ sin ϕ τϕ = − sin 2ϕ
2

18
contrainte de cisaillement
σx 2ϕ = ±π / 2
σϕ = (1 + cos 2ϕ ) Pour
2
σx
τϕ = − sin 2ϕ
2
σx
σx τ min = −
τ max = 2
2

19
contrainte de cisaillement
Effet de cisaillement sur certains matériaux ductiles

pour les aciers doux, on constate


l’apparition de stries qui sont appelées
lignes de Lüder

20
énergie de déformation
l
N N
Δl Δl
U = ∫ dU = ∫ Nd (Δl)
0 0

Nl
Loi de Hooke Δl =
EF
EF (Δl )
2
U=
l 2 EF Δl
U= ∫ Δld (Δl)
NΔl l 0
U=
2 Si N ou F sont variables
N 2l l
N2
U= U =∫ dx
2 EF
0 2 EF 21
densité d’énergie de déformation

σ
1
u = σε Loi de Hooke ε =
2 E
1
u = Eε 2
2
1σ 2
u=
2 E
22
énergie de déformation : domaine plastique

énergie élastique
énergie totale

U = U1 + U 2

énergie plastique

U λ = 0 parfaitement plastique
degré d’élasticité λ= 1
U λ =1 parfaitement élastique

23
énergie de déformation: cas non-linéaire

les densités d’énergie de déformation correspondant à


un matériau plastique parfait (λ = 0),
un matériau plastique ordinaire (0 < λ < 1)
un matériau élastique non linéaire (λ = 1)
24
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 3: état de contrainte bidimensionnel

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
contraintes principales

P2
P1 P3
σ2 σ1
σ3
M0

σ1
P4
z y σ3
σ2
Y
x Z X

2
Etat de contrainte bidimensionnel
partie de la structure

élément infinitésimale

3
Etat de contrainte bidimensionnel
élément infinitésimale

élément infinitésimale
simplifié

4
Etat de contrainte bidimensionnel
Quand l’une des trois contraintes principales est nulle,
l’état des contraintes est dit bidimensionnel
élément du contraintes principales
volume dxdydz σ1 = σx, σ2 = σy < σx
et σ3 = σz = 0

pas de contraintes
de cisaillement
M0xyz : système des axes quelconque
M0XYZ : système des axes principaux
σ1 >σ2 > σ3
5
Etat de contrainte bidimensionnel

Hypothèses essentielles

- la loi de proportionnalité (loi de Hooke) est valable


- le principe de superposition se tient

La conséquence du principe de superposition est:


Chaque contrainte entraîne les mêmes déformations
que si elle était appliquée seule et la déformation résultante
est la somme des déformations partielles.

6
Etat de contrainte bidimensionnel

principe de superposition
des déformations

σx σx σx
Effet de σ x ε xx = ε yx = − μ ε zx = − μ
E E E
σy σy σy
Effet de σ y ε xy = − μ ε yy = ε zy = − μ
E E E
1 1 −μ
Somme εx = (σ x − μσ y ) ε y = (σ y − μσ x ) εz = (σ y + σ x )
E E E

7
Etat de contrainte bidimensionnel
énergie de déformation

énergie due à σx
1 1 σ x2
dU x = σ x dydz ⋅ ε xx dx = σ x ε xx dV = dV
2 2 2E

σ y2
D’une façon similaire dU y = dV (énergie due à σy)
2E

Restitution d’énergie dans x due à la contraction latérale


(provoqué par σy)
μσ xσ y
dU xy = σ x dydz ⋅ ε xy dx = − dV
E
8
Etat de contrainte bidimensionnel
Application de σx
Energie dans la direction x
σx σx
σ x2
dU x = dV
2E

Application de σy Energie dans la direction y


σy σ y2
dU y = dV
2E
σx σx Restitution d’énergie dans x due
à la contraction latérale
μσ xσ y
σy dU xy =σ x dydz ⋅ ε xy dx = − dV
E
9
Etat de contrainte bidimensionnel

Densité d’énergie
Le travail total est

1 ⎛⎜ σ x2 σ y
2 ⎞
dU = dU x + dU y + dU xy = + − μσ xσ y ⎟dV
E⎜ 2 2 ⎟
⎝ ⎠
Et la densité est

dU 1 ⎛⎜ σ x2 σ y
2 ⎞
u= = + − μσ xσ y ⎟
dV E ⎜ 2 2 ⎟
⎝ ⎠

Attention : u est une fonction quadratique


10
Etat de contrainte bidimensionnel
Variation relative de volume
Volume avant déformation
dV = dxdydz

Volume après déformation


dV = dx (1 + ε x )dy(1 + ε y )dz(1 + ε z )

En négligeant les puissances supérieures à 1

dV ' = dV (1 + ε x + ε y + ε z )
dV ' − dV
v= = εx + εy + εz
dV

11
contraintes en un point M0
P2
P1 P3
σ2 σ1
σ3
M0

σ1
P4
z y σ3
σ2
Y
x Z X

12
contraintes en un point M0

P2
P1 P3
M0
M0

P4

13
contraintes en un point M0

M0

14
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes

15
état de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes

équilibre des forces selon la direction n


et selon la direction orthogonale

Fϕσ ϕ − Fxσ x cos ϕ − Fyσ y sin ϕ = 0


Fϕτ ϕ + Fxσ x sin ϕ − Fyσ y cos ϕ = 0
étant donné que
Fx = Fϕ cos ϕ
Fy = Fϕ sin ϕ

σ ϕ = σ x cos 2 ϕ + σ y sin 2 ϕ
τ ϕ = −(σ x − σ y ) cos ϕ sin ϕ

16
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes
Contraintes sur deux sections parallèles infiniment voisines

les équations
σ x +σ y σ x −σ y
σϕ = + cos 2ϕ
2 2
σ x −σ y
τϕ = − sin 2ϕ
2
sont de période π

Les contraintes σϕ et τϕ
prennent des valeurs identiques sur des sections parallèles
17
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes Contraintes de cisaillement
sur deux sections perpendiculaires

L’équilibre des moments en Mo donne


τ +τ ' = 0 τ = −τ '
elles convergent vers une même arête
ou divergent d’une même arête.
18
état de contrainte bidimensionnel : axes principaux
Analyse des contraintes
σ x +σ y σ x −σ y
σ ϕ = σ x cos ϕ + σ y sin ϕ
2 2 σϕ = + cos 2ϕ
2 2
τ ϕ = −(σ x − σ y ) cos ϕ sin ϕ σ x −σ y
τϕ = − sin 2ϕ
2

Cercle de Mohr pour une section


tournant autour de Moz 19
Etat de contrainte bidimensionnel

Plan M0xyh g a h

a
e
M0
. f

b
d c b

σ x +σ y σ x −σ y
σϕ = + cos 2ϕ
2 2
σ x −σ y
τϕ = − sin 2ϕ
2

σ1 = σx, σ2 = σy < σx σ3 = σz = 200


Etat de contrainte bidimensionnel
Plan M0yz
h σy
g d a
e
. f M0 z
a
b τφ σφ
c
d c y

τφ
σ1 = σx Cercle Γyz
σ2 = σy < σx σy = σ2
0
σ3 = σz = 0
σφ
σz= σ3= 0
21
Etat de contrainte bidimensionnel
Plan M0xz
h g
σx

a
e
. f
e
M0
h
z
b
σφ
d c d τφ
x
τφ
σ1 = σx
σ2 = σy < σx σx = σ1
0
σ3 = σz = 0
σφ
σz= σ3= 0
Cercle Γxz
22
état de contrainte bidimensionnel

cercles de Mohr
(ensemble)

σ1 = σx
σ2 = σy < σx
σ3 = σz = 0

23
état de contrainte bidimensionnel

σ1 = σx
σ2 = σy < σx
σ3 = σz = 0

Etat de contrainte pour


une section tournant autour
d’un axe autre que l’un
des axes principaux

24
état de contrainte bidimensionnel

cercles de Mohr
(ensemble)
σx = σy > 0
σx > σy > 0
σz = 0
σz = 0

σx > 0, σy < 0
σz = 0

25
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes
Axes de référence différents des axes principaux

L’équilibre des forces conduit au système suivant


Fϕσ ϕ − Fx (σ x cos ϕ + τ x sin ϕ ) − Fy (σ y sin ϕ + τ x cos ϕ ) = 0
Fϕτ ϕ + Fx (σ x sin ϕ − τ x cos ϕ ) − Fy (σ y cos ϕ − τ x sin ϕ ) = 0 26
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes
Axes de référence différents des axes principaux
Fϕσ ϕ − Fx (σ x cos ϕ + τ x sin ϕ ) − Fy (σ y sin ϕ + τ x cos ϕ ) = 0
Fϕτ ϕ + Fx (σ x sin ϕ − τ x cos ϕ ) − Fy (σ y cos ϕ − τ x sin ϕ ) = 0

Etant donné que Fx = Fϕ cos ϕ ; Fy = Fϕ sin ϕ

σ ϕ = σ x cos 2 ϕ + σ y sin 2 ϕ + 2τ x sin ϕ cos ϕ


τ ϕ = −(σ x − σ y ) sin ϕ cos ϕ + τ x (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ )

σ x +σ y σ x −σ y
σϕ = + cos 2ϕ + τ x sin 2ϕ
2 2
σ x −σ y
τϕ = − sin 2ϕ + τ x cos 2ϕ
2 27
cercle de Mohr
Analyse des contraintes
σ x +σ y σ x −σ y
σϕ = + cos 2ϕ + τ x sin 2ϕ R
2 2 τx
σ x −σ y 2ϕ 0
τϕ = − sin 2ϕ + τ x cos 2ϕ
2 (σ x − σ y ) / 2

σ x +σ y σ x −σ y σ x −σ y
σϕ − = cos 2ϕ + τ x sin 2ϕ τϕ = − sin 2ϕ + τ x cos 2ϕ
2 2 2
⎡ (σ − σ y ) / 2 τ ⎤ ⎡ (σ − σ y ) / 2 τ ⎤
= R⎢ x cos 2ϕ + x sin 2ϕ ⎥ = −R⎢ x sin 2ϕ − x cos 2ϕ ⎥
⎣ R R ⎦ ⎣ R R ⎦
= R[cos 2ϕ 0 cos 2ϕ + sin 2ϕ 0 sin 2ϕ ] = − R[cos 2ϕ 0 sin 2ϕ − sin 2ϕ 0 cos 2ϕ ]

σ x +σ y τ ϕ = − R sin 2(ϕ − ϕ 0 )
σϕ − = R cos 2(ϕ 0 − ϕ )
2
σ x +σ y ⎞
2

⎜⎜ σ ϕ − ⎟⎟ + τ φ2 = R 2 28
⎝ 2 ⎠
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes
σ x +σ y ⎞
2
σ x +σ y ⎛
σϕ = + R cos 2(ϕ − ϕ 0 ) ⎜⎜ σ ϕ − ⎟⎟ + τ φ2 = R 2
2 ⎝ 2 ⎠
τ ϕ = −R sin 2(ϕ − ϕ 0 )

(σ x − σ y ) 2 2τ x
R= + τ x2 ; tg 2ϕ0 =
4 σ x −σ y
29
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes

Directions des contraintes principales


σ x +σ y σ x −σ y
σϕ = + cos 2ϕ + τ x sin 2ϕ
2 2
σ x −σ y
τϕ = − sin 2ϕ + τ x cos 2ϕ
2

dσ ϕ
= τϕ τϕ = 0 pour σϕ extremum
d (2ϕ )

2τ x
tg 2ϕ0 =
σ x −σ y
30
Cercle de Mohr (en deux versions)
Analyse des contraintes
Construction du
cercle de Mohr

(σ x − σ y ) 2
R= + τ x2
4
2τ x
tg 2ϕ 0 =
σ x −σ y
31
Cercle de Mohr (en deux versions)
Analyse des contraintes
Construction du
cercle de Mohr

σy
τy

Fy τx
Fx σx

σϕ

τϕ
32
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes y x ' = x cos ϕ + y sin ϕ
y σ y’ τ y'x ' y ' = − x sin ϕ + y cos ϕ
y σ y' τ x ' y'
τ yx
σ x ' x’
τ xy
σx σx ϕ
τ xy x σ x' σ y' x
τ x ' y' τ y'x '
τ yx
σy

état de contrainte état de contrainte


⎛ σ x τ xy ⎞ ? ⎛ σ x' τ x ' y' ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜τ ⎟ ⎜τ ' ' σ y' ⎟
⎝ yx σ y ⎠ ⎝ yx ⎠

33
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes

x ' = x cos ϕ + y sin ϕ ⎛ x ' ⎞ ⎛ cos ϕ sin ϕ ⎞⎛ x ⎞


⎜ '⎟=⎜ ⎟⎜ ⎟
y ' = − x sin ϕ + y cos ϕ ⎝ y ⎠ ⎝ − sin ϕ cos ϕ ⎠⎝ y ⎠

⎛ σ x' τ x ' y ' ⎞ ⎛ cos ϕ sin ϕ ⎞⎛ σ x τ xy ⎞⎛ cos ϕ − sin ϕ ⎞


⎜ ⎟=⎜ ⎟⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜τ ' ' σ y ' ⎟ ⎝ − sin ϕ cos ϕ ⎠⎜⎝τ yx σ y ⎟⎠⎝ sin ϕ cos ϕ ⎠
⎝ yx ⎠

σ x = σ x cos 2 ϕ + σ y sin 2 ϕ + 2τ xy sin ϕ cos ϕ


'

σ y = σ x sin 2 ϕ + σ y cos 2 ϕ − 2τ xy sin ϕ cos ϕ


'

τ x y = −(σ x − σ y ) sin ϕ cos ϕ + τ x (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ )


' '

34
Etat de contrainte bidimensionnel
Analyse des contraintes
σ x = σ x cos 2 ϕ + σ y sin 2 ϕ + 2τ xy sin ϕ cos ϕ
'

σ y = σ x sin 2 ϕ + σ y cos 2 ϕ − 2τ xy sin ϕ cos ϕ


'

τ x y = −(σ x − σ y ) sin ϕ cos ϕ + τ x (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ )


' '

σx +σ y σ x −σ y
σx =
' + cos 2ϕ + 2τ xy sin 2ϕ
2 2
σ x ' + σ y' = σ x + σ y
σx +σ y σ x −σ y
σy =
' − cos 2ϕ − 2τ xy sin 2ϕ
2 2
σ x −σ y
τx y = −
' ' sin 2ϕ + τ xy cos 2ϕ
2

2τ xy
Directions principales tan 2ϕ 0 =
σ x −σ y
35
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 4: cisaillement simple

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
cisaillement simple - définition
La section normale F d’un solide est soumise au
cisaillement simple quand le torseur des efforts
intérieurs se réduit à l’effort tranchant T dans le plan de F
Le cisaillement simple ne peut jamais exister
Mf =0 dans un solide entier.
dM f Il est réalisé de façon presque parfaite
=T ≠ 0
dx

2
contrainte de cisaillement
exemples

3
contrainte de cisaillement - hypothèse

Hypothèse : fondée sur l’expérience

L’évaluation des contraintes dans une


section soumise au cisaillement simple est basée sur
l’hypothèse de Bernoulli:

la section F' après déformation se déduit de F par simple


translation dans la direction de l’effort T,

une section plane avant déformation


reste plane après déformation

4
contrainte de cisaillement - évaluation
D’après l’hypothèse de Bernoulli τz =σ = 0
(Ty = Tz = 0) τ y = constante

T = τ y ∫∫ dF = τ y F
F

0 = ∫∫ (τ z y − τ y z)dF 0 = ∫∫ σdF T
F F τy =τ =
F
0 = ∫∫ σzdF T = ∫∫τ y dF
F F

0 = − ∫∫ σydF 0 = ∫∫ τ z dF
F F
5
cisaillement - déformation
Considérons deux sections F1 & F2 infiniment proches (dx → 0)

faire l’hypothèse: dM = Tdx ≈ 0

1 dy
dy = dx ⋅τ γ =
G dx

τ
γ = (loi de Hooke)
G

Pour un acier γ ≈ 0,1o

6
cisaillement - analyse de l’état de contrainte

Par définition:
σx =σy =σz = 0

™ axe principal M0z


™ plan principal M0xy

N’oublions pas que les contraintes de cisaillement


sur deux sections perpendiculaires:
convergent vers une même arête
ou divergent d’une même arête.
7
cisaillement - analyse de l’état de contrainte
Considérons une section oblique Fϕ perpendiculaire
au plan principal M0xy et tournant autour de l’axe M0z,
sa normale n formant un angle ϕ avec l’axe M0x.
l’équilibre des forces conduit à:
Fϕσ ϕ − Fxτ sin ϕ − Fyτ cos ϕ = 0
Fϕτ ϕ − Fxτ cos ϕ + Fyτ sin ϕ = 0
Etant donné que
Fx = Fϕ cos ϕ Fy = Fϕ sin ϕ

σ ϕ = 2τ sin ϕ cos ϕ = τ sin 2ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )


τ ϕ = τ (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ ) = τ cos 2ϕ = −τ sin 2(ϕ −8 ϕ0 )
cisaillement - analyse de l’état de contrainte
σ ϕ = 2τ sin ϕ cos ϕ = τ sin 2ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )
τ ϕ = τ (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ ) = τ cos 2ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )

⎛ π⎞
⎜ 2ϕ0 = ⎟
⎝ 2⎠

σ ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )
τ ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )

σ ϕ2 + τ ϕ2 = τ 2

9
cisaillement - contraintes principales
cercles de Mohr état de contrainte
autour d ’un point M0

10
cisaillement - déformation

variation de volume
en cisaillement simple

dV ' − dV
v= = εx + εy + εz
dV
σ x +σ y τ −τ
= (1 − 2 μ ) = (1 − 2 μ ) = 0
E E

La variation de volume est nulle


(au premier ordre)

11
cisaillement - énergie

Énergie de déformation
en cisaillement simple
1 1 1
dU = Tdy = τ F ⋅ γ dx = τγ dV
2 2 2
en utilisant la loi de Hooke
τ
γ = dU / dV = u
G

Gγ 2 τγ τ2
u= u= u=
2 2 2G
Eε 2
σε σ 2
u= u= u=
2 2 2E
comparaison avec le cas mono-dimensionnel
12
relation entre E et G

τ
AA ' = dxγ =
G

1
A A = ACε = dx 2 (σ 1 − μσ 2 )
' ''
E
1
= dx 2 (1 + μ )
E

AA ' = 2A ' A ''

τ τ
dx = 2 ⋅ dx 2 (1 + μ )
G E

E
G=
2(1 + μ )
13
relation entre E et G
cisaillement simple
τ2
u=
2G

σ1 = τ et σ 3 = −τ G=
E
2(1 + μ )
état de contrainte ‘bidimensionnel’

1 ⎛⎜ σ 12 σ 32 ⎞
u= ⎜ + − μσ 1σ 3 ⎟⎟
E⎝ 2 2 ⎠

τ2
u= (1 + μ )
E

14
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 5: torsion simple

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
torsion circulaire
exemple: arbre en torsion

2
torsion circulaire
barres circulaires en torsion

zero torque

non-zero torque

3
torsion circulaire
La section normale F d’un solide travaille à la torsion simple
quand le torseur des efforts intérieurs se réduit
au moment de torsion Mt perpendiculaire à F

4
torsion circulaire - hypothèse
Hypothèse : fondée sur l’expérience
Pour des barres circulaires en torsion, l’expérience montre qu’une
section F' après déformation se déduit de la section originelle F
par simple rotation dans le sens du moment de torsion Mt
adopter une nouvelle fois
l’hypothèse de Bernoulli

5
torsion circulaire - contrainte

0 = ∫∫ σdF M t = ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
F F
0 = ∫∫τ y dF 0 = ∫∫ σzdF
τ = kr
F F
0 = ∫∫ τ z dF 0 = − ∫∫ σydF
F F
6
torsion circulaire - contrainte
z = rsinθ
(dF = rdrdθ ) y = r cos θ

τ y = −τ sin θ = − kr sin θ
τ z = τ cosθ = krcosθ

τ = kr

R 2π
0 = −k ∫∫ r sinθdF = −k ∫ r dr ∫ sinθ dθ
2
0 = ∫∫ τ y dF
F 0 0 F
R 2π
0 = k ∫∫ rcosθdF = k ∫ r dr ∫ cosθ dθ
2 0 = ∫∫ τ z dF
F
F 0 0

7
torsion circulaire - contrainte
z = rsinθ
y = r cos θ

τ y = −τ sin θ = − kr sin θ
τ z = τ cosθ = krcosθ

τ = kr

M t = ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
F
M t = k ∫∫ r 2 (cos 2θ + sin 2 θ )dF = k ∫∫ r 2 dF
F F
Mt
I p = ∫∫ r 2 dF k= rM t
F Ip
τ=
τ = kr Ip
8
torsion circulaire

exemple: trouver la contraintes maximale


dans l’arbre en torsion ci-dessous

M t max =25Nm
R=5mm

RM t max
τ max =
Ip
2M t max
πR 4
τ max = = 127, 4MPa
Ip = πR 3 9
2
torsion circulaire - contrainte
τ = kr Rc
Rc
I p = ∫∫ r dF = ∫ 2πr 3dr
2
F Rb rM t
τ=
Rb πR c4 πR 4b Ip
Ip = −
2 2

Quand Rc ~ Rb
Rc τ 2 = γG 2 I p ≈ 2πR 3av t
τ 1 = γG1
t = Rc - R b
Rb τ 1 G1
=
τ 2 G2
10
torsion circulaire - déformation

BB ' = γ dx = rdϕ
dϕ γ
=
dx r
τ
γ = (loi de Hooke)
G

dϕ M t
=
dx GI p

11
torsion circulaire - déformation

dϕ M t
=
dx GI p

Intégration de 0 à l

Mtl
ϕ=
GI p

Déformation angulaire totale


ou angle de torsion quand
Mt est constant
12
torsion circulaire - état de contrainte

N’oublions pas que:


les contraintes de cisaillement
sur deux sections perpendiculaires:
convergent vers une même arête
ou divergent d’une même arête.

13
torsion circulaire - état de contrainte

Par définition:
σx =σy =σz = 0

™ plan principal
M0xt

analye de l’état de contrainte

14
torsion circulaire - état de contrainte
Considérons une section oblique Fϕ perpendiculaire
au plan principal M0xt et tournant autour de l’axe M0r,
sa normale n formant un angle ϕ avec l’axe M0x.
l’équilibre des forces donne:
Fϕσ ϕ − Fxτ sin ϕ − Ftτ cos ϕ = 0
Fϕτ ϕ − Fxτ cos ϕ + Ftτ sin ϕ = 0
Etant donné que
Fx = Fϕ cos ϕ Ft = Fϕ sin ϕ

σ ϕ = 2τ sin ϕ cos ϕ = τ sin 2ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )


τ ϕ = τ (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ ) = τ cos 2ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )
15
torsion circulaire - cercle de Mohr
σ ϕ = 2τ sin ϕ cos ϕ = τ sin 2ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )
τ ϕ = τ (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ ) = τ cos 2ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )
⎛ π⎞
⎜ 2ϕ0 = ⎟
⎝ 2⎠

σ ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )
τ ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )

σ ϕ2 + τ ϕ2 = τ 2

16
torsion circulaire - cercle de Mohr

σ ϕ = 2τ sin ϕ cos ϕ = τ sin 2ϕ = τ cos 2(ϕ − ϕ0 )


τ ϕ = τ (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ ) = τ cos 2ϕ = −τ sin 2(ϕ − ϕ0 )
17
torsion circulaire - lignes isostatiques
les trajectoires des contraintes principales, c’est-à-dire
les courbes continuellement tangentes aux directions principales.
Ces courbes, appelées lignes isostatiques
sont des hélices à 45 en torsion circulaire

la déformation
™ allonge les hélices selon la direction
principale σ1 (traction)
™ et raccourcit les hélices selon la direction
principale σ3 (compression).
18
torsion circulaire - déformation
variation de volume en torsion circulaire

dV ' − dV σ x +σ y τ −τ
v= = εx + εy + εz = (1 − 2 μ ) = (1 − 2 μ ) = 0
dV E E

La variation relative de volume est nulle


(au premier ordre)

comme en cisaillement simple


19
torsion circulaire - énergie
Énergie de déformation (spécifique)
τ2
u=
2G

multiplions et divisons par τ2max

2
τ ⎛ τ ⎞ τ max
2 2
⎛ r⎞
2
u= = ⎜⎜ ⎟⎟ = ⎜ ⎟ u max
2G ⎝ τ max ⎠ 2G ⎝ R ⎠

(τ = kr )

20
torsion circulaire - énergie
Énergie de déformation
pour deux sections voisines x
Mt

Mt

Δφ

(Mt (x): constant) Mtl


ϕ=
1
ΔU = M t Δϕ
2
1 GI p M 2t l
Δϕ dϕ M t U = M tϕ U=
≈ = 2 2GI p
Δx dx GI p

21
From: E. POPOV, Engineering Mechanics of Solids, Prentice Hall, 1990.
torsion circulaire - exemple
Mtd =1000 Nm
Mtb =150 Nm

a b c d e
250 mm 200 mm 300 mm 500 mm
a b c
Mt(x)
Mt

(+) x

b c d e
M t dx M t dx M t dx M t dx
ϕ=∫ +∫ +∫ +∫
a
GI p b GI p c GI p d GI p
22
torsion circulaire : exemple
système hyperstatique
x
M2 Equilibre M + M1 + M2 = 0

c Compatibilité ϕab = ϕbc


G1 ; L1; Ip1
M b
M tab L 2 M tbc L1
=
G2 ; L2; Ip2 G 2 I p2 G1I p1

y a

M1
23
torsion circulaire
état de contrainte et rupture

24
torsion circulaire - exemple

25
torsion circulaire - exemple

Énergie élastique dans le ressort Travail fourni


par la force P:
dU M t2
= ∫ ds = l ≈ nπ D
ds 2GI p 1
T = Pf
2
M t ≈ PD / 2
moment
de torsion

nπ P 2 D 3
T =U
l
P2 D2
U =∫ ds =
0
8GI p 8GI p

3
8nPD
f =
Gd 4
26
torsion non - circulaire

zero torque non-zero torque

La section ne reste pas plane


après l’application de MT
L’étude de la torsion de barreaux prismatiques à section
pleine est basée sur la méthode de St.Venant. 27
torsion non - circulaire

Angle de torsion
Mt par unité de longueur
τ max =
α (HB 2 ) dϕ Mt
θ= =
dx β G ( HB 3 )
28
torsion non - circulaire
section rectangulaire secteur de couronne

3M t
τ max =
He 2
dϕ 3M t
θ= = ϕ
dx G ( He )
3

3M t
Remplacer la hauteur H τ max =
par la longueur Rϕ Rϕe 2
dϕ 3M t
θ= =
dx G (Rϕ e3 )
29
torsion non - circulaire

16M t
τ max =
π (HB 2 )
dϕ 16M t ( H 2 + B 2 )
θ= =
dx π G ( HB)3

20M t
τ max =
B3
Mt
τ max =
0,217 FD dϕ 10M t
θ= =
dϕ Mt dx 6GI p
θ= =
dx 0,133G ( FD 2 )

30
torsion non – circulaire de faible largeur
section rectangulaire cornière à ailes égales

3M t
τ max =
He 2
dϕ 3M t
θ= =
dx G ( He3 )

Remplacer la hauteur H
3M t
par la longueur 2B τ max =
2Be 2
dϕ 3M t
θ= =
dx G (2 Be3 ) 31
torsion non - circulaire
Profil en U ou en I

3M t e 2 dϕ 3M t
τ max = θ= =
He13 + 2Be 32 dx G ( He13 + 2 Be23 )
32
torsion - exemple
On considère deux tubes circulaires à paroi mince de mêmes dimensions (longueur l,
diamètres extérieur D1 et intérieur D2), mais dont l’un est fendu sur toute la longueur.
Sachant que les deux tubes sont soumis au même moment de torsion Mt, calculer
les contraintes de cisaillement maximales
3M t
τ max =
He 2
3M t
θ=
G (He 3 )
H = π ( D1 + D 2 ) / 2
e = (D1 − D 2 ) / 2
Mt
θ =ϕ /l = I p = πD 4 / 32 τ max = 127 MPa
GI p τ max = 6,01MPa
RM t M t 16M t D1
τ max = = =
Ip Wp π (D14 − D 42 )
33
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 6: flexion des poutres droites

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
flexion des poutres droites
Hypothèses:

1: l’effort tranchant est nul,


la flexion simple est dite flexion pure

2: le moment de flexion Mf ne
comporte qu’une composante

Mfz = M

perpendiculaire au plan Gxy


appelé plan de flexion;

3: la fibre moyenne de la poutre


est une droite et elle est
donc confondue avec l’axe Gx.
(les axes Gy et Gz sont principaux d’inertie).

2
flexion des poutres droites
flexion pure : le moment de flexion est constant le long de x

pas de déformation axe neutre

3
flexion des poutres droites - hypothèse
Hypothèse concernant la déformation de la section.
L’expérience montre que l’on peut admettre que,
mise à part l’influence de la contraction latérale,
la section F' après déformation se déduit de F
par simple rotation autour du support de M (axe Gz).

adopter une nouvelle fois l’hypothèse de Bernoulli


d’après laquelle une section plane avant déformation
reste plane après déformation.

4
flexion des poutres droites

axe neutre

0 = ∫∫ σdF 0 = − ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
F F
0 = ∫∫τ y dF 0 = − ∫∫ σzdF
F F σ = ky
0 = ∫∫ τ z dF M = ∫∫ σydF
F F
5
flexion pure des poutres droites

axe neutre

0 = − k ∫∫ ydF 0 = − k ∫∫ yzdF
F F

M = ∫∫ σydF = k ∫∫ y 2 dF
F F yM
I z = I = ∫∫ y 2 dF
σ=
F
I
σ = ky 6
flexion pure des poutres droites

axe neutre

d1M M
y = d1 σ max = I=W1d1 σ max =
I W1
yM
σ= M
I d2M σ min = −
y = d2 σ min =− I=W2d2 W2
I

moments de résistance à la flexion


7
flexion pure des poutres droites

convention de signe en flexion

(a) moment de flexion Mfz et trièdre de référence à gauche;


(b) moment de flexion Mfy et trièdre de référence à droite.
8
flexion pure des poutres droites - déformation
on connaît
σ yM dx = ρdθ
ε= σ=
E I
σ yM
εdx = dx = dx
E EI
εdx = ydθ

M
dθ = dx
EI

1 M dx = ρdθ dθ M
courbure = =
ρ EI dx EI
établir la déformation de la poutre (Chapitre 7) 9
flexion pure des poutres droites - déformation
La déformation latérale due à la flexion entraîne de la contraction
ou dilatation latérale due aux contraintes normales. Compte tenu de la
distribution
des contraintes en flexion pure, il est facile de voir qu’une section rectangulaire
par exemple se déforme comme le montre la figure
Un raisonnement semblable
dφ au précédent permet de calculer la courbure

dz = ρ 'dϕ
σ My
ε z dz = μ dz = μ dz 1 μ μM
E EI = =
ε z dz = dϕ ⋅ y ρ ρ EI
'

dφ μyM
ydφ = dz
EI
dz
μ : désigne le coefficient de Poisson
10
flexion pure des poutres droites - exemple
Calculons les contraintes dans
une section d’une poutre rectangulaire
H = 6 cm My
σ=
B = 4 cm I
M = 5000Nm

My max M
σ max = = = 208MPa
I W1
My min M
σ min = − =− = −208MPa
I W2

BH 3
I=
12
11
flexion pure des poutres droites
Distribution des contraintes normales

My
σ=
I

12
contraintes de cisaillement et de flexion

13
Contraintes tangentielles en flexion simple
Quand le moment de flexion varie le long de la poutre,
il s’accompagne d’un effort tranchant
équilibre
− T + pdx + (T + dT ) = 0
dx
− M − Tdx + pdx + ( M + dM ) = 0
2
dT
p=−
dx
dM
T=
dx

L’effort tranchant provoque des contraintes


tangentielles dans la section
14
contraintes tangentielles en flexion simple
contraintes tangentielles
(ou de cisaillement)
écoulement des
T contraintes tangentielles
B

τ
H
C

z
C
x y
y

15
contraintes tangentielles en flexion simple
Considérons deux sections infiniment voisines
et conservons les deux hypothèses
2: le moment de flexion Mf ne comporte 3: la fibre moyenne de la poutre
qu’une composante Mfz = M est une droite et elle est
perpendiculaire au plan Gxy donc confondue avec l’axe Gx.
appelé plan de flexion;

dτ est le résultat de la variation de T

dσ est le résultat de la variation de M

16
contraintes tangentielles en flexion simple

Considérons l’équilibre de la section F’

− ∫∫ σdF ' + ∫∫ (σ + dσ )dF '


F' F'

− bdx (τ + )=0
2

dxdτ → 0

bτ dx= ∫∫ dσdF'
yM F'
σ=
I (dy = 0)
∂σ ∂σ y dM y T '
dσ = dx + dy = dx = Tdx τ= ∫∫ ydF
∂x ∂y I dx I Ib F'
17
contraintes tangentielles en flexion simple
T '
Calculons les contraintes tangentielles τ= ∫∫ ydF
Ib F'
1
S' = ∫∫ ydF' = B(H / 2 − y) ⋅ (H / 2 + y)
F' 2

' BH 2 ⎡ ⎛ y ⎞2 ⎤
S = ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥
8 ⎢⎣ ⎝ H / 2 ⎠ ⎥⎦

BH 3 b=B
I=
12

3 ⎡ ⎛ y ⎞2 ⎤ 3 T ⎡ ⎛ y ⎞ ⎤
2
τ = τ moy ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥ τ= ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥
2 ⎢⎣ ⎝ H / 2 ⎠ ⎥⎦ 2 BH ⎣⎢ ⎝ H / 2 ⎠ ⎥⎦

18
contraintes tangentielles en flexion simple
contraintes tangentielles

3 T ⎡ ⎛ y ⎞ ⎤
2
τ= ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥
T 2 BH ⎢⎣ ⎝ H / 2 ⎠ ⎥⎦
B

H
C

z
C
x y
y

19
contraintes tangentielles en flexion simple

Distribution des
contraintes tangentielles

3 T ⎡ ⎛ y ⎞ ⎤
2
τ= ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥
2 BH ⎣⎢ ⎝ H / 2 ⎠ ⎥⎦

20
contraintes tangentielles en flexion simple
contraintes tangentielles : section circulaire
utilisons les variables
y ' = R sin ψ ' ; z ' = R cosψ '
dF ' = 2z 'dy ' = 2R 2 cos 2 ψ 'dψ '
π /2
' ' ' 3 ' 2 ' '
S = ∫∫ y dF = 2R ∫ sin ψ cos ψ dψ
F' ψ
2
S = R 3 cos 3 ψ
' πR 4
I=
3 4
b = 2R cosψ
4
τ = τ moy cos 2 ψ
3
⎡ ⎛ y ⎞2 ⎤ 4 T T '
4
τ = τ moy ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥ τ= cos 2
ψ τ= ∫∫ ydF
3 πR 2 Ib F'
3 ⎢⎣ ⎝ R ⎠ ⎥⎦ 21
contraintes normales & tangentielles
contraintes normales
My
σ ( y) =
I
M
σ max = η2
I
M
σ min = − η1
I

TS '
contraintes tangentielles τ=
Géométrie de la section Ib
F = H1B1 + H 2 B 2 S1' = B1 (η1 + y) ⋅ (η1 − y) / 2 − η1 ≤ y ≤ η 2 − H 2

H B (H / 2) + H 2 B 2 (H1 + H 2 / 2) S'2 = B 2 (η 2 − y) ⋅ (η 2 + y) / 2 − η 2 − H 2 ≤ y ≤ η 2
η1 = 1 1 1
[ ]
F
Tη12
η 2 = H1 + H 2 − η1 τ ( y) = 1 − ( y / η1 )2
2I

I=
B2 H 32 B1H13
3
+
12
H
+B1H1 ( 1 +H 2 ) 2 - η22 F
2
τ ( y) =
Tη 22
2I
[
1 − ( y / η 2 )2 ]
22
contraintes normales & tangentielles
contraintes tangentielles : section circulaire

4 ⎡ ⎛ y ⎞2 ⎤
τ / cos φ τ = τ moy ⎢1 − ⎜ ⎟ ⎥
τ 3 ⎣⎢ ⎝ R ⎠ ⎥⎦
τ max τ max

4 T 4
τ max = = τ moy
3 πR 2
3

sur la surface, les conditions aux limites


ne sont pas satisfaites

23
flexion des poutres - contraintes tangentielles
P a

a-a

TS '
τ=
Ib
τ ≠0
τ ≠0

sur ces surfaces,


les conditions aux limites τ =0
ne sont pas satisfaites 24
flexion des poutres - contraintes tangentielles
P
a

pour satisfaire
a l’équilibre
a-a

η≈h/2

TS '
τ=
It
25
flexion des poutres - contraintes tangentielles

pour des contraintes on utilise


TS '
η≈h/2 τ=
It

q =τt
écoulement des τ max bt
contraintes tangentielles F1 =
2 2 26
flexion simple - état de contrainte

Sur la face Fx
yM
σx =
I

TS '
τx =
Ib

Sur la face Fy
τ y = −τ x
σx = 0

Sur la face perpendiculaire a Gz État de contrainte est


les contraintes sont nulles bidimensionnel
27
flexion simple - état de contrainte
Considérons une section oblique Fϕ perpendiculaire
au plan principal M0xy et tournant autour de l’axe M0z,
sa normale n formant un angle ϕ avec l’axe M0x.
l’équilibre des forces conduit à:
Fϕσ ϕ − Fxσ x cos ϕ − Fxτ x sin ϕ − Fyτ x cos ϕ = 0
Fϕτ ϕ + Fxσ x sin ϕ − Fxτ x cos ϕ + Fyτ x sin ϕ = 0
Etant donné que
Fx = Fϕ cos ϕ Fy = Fϕ sin ϕ

σ ϕ = σ x cos 2 ϕ + 2τ x sin ϕ cos ϕ


τ ϕ = −σ x sin ϕ cos ϕ + τ x (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ )
28
flexion simple - cercle de Mohr
σx
⎛σ ⎞
2 σϕ = (1 + cos 2ϕ ) + τ x sin 2ϕ
τ max = R = ⎜ x ⎟ + τ x2 2
⎝ 2 ⎠ σx
σϕ = + R cos 2(ϕ − ϕ0 )
2
σx
τϕ = − sin 2ϕ + τ x cos 2ϕ
2
τ ϕ = − R sin 2(ϕ − ϕ0 )

2
⎛σ ⎞
R = ⎜ x ⎟ + τ x2
⎝ 2 ⎠

tg 2ϕ 0 = x
σx
2
σx ⎛σ ⎞ σx σ
⎛ x⎞
2
σ3 = − ⎜ x ⎟ + τ x2 σ1 = + ⎜ 2
⎟ +τ x
2 ⎝ 2 ⎠ 2 ⎝ 2 ⎠
29
flexion des poutres droites - cercle de Mohr

2 tgϕ 0 2τ x 2 tgγ 0 σx
tg 2ϕ 0 = = tg 2γ 0 = =−
1 − tg 2ϕ 0 σx 1 − tg 2γ 0 2τ x

30
flexion des poutres droites - lignes isostatiques
les trajectoires des contraintes principales, c’est-à-dire
les courbes continuellement tangentes aux contraintes principales.
Ces courbes, appelées lignes isostatiques

3: compression 1: traction

elles débouchent perpendiculairement ou tangentiellement sur les fibres extérieures


de la poutre, puisque les contraintes de cisaillement sont en effet nulles en ces endroits;

elles rencontrent l’axe neutre selon un angle de ± π/4 car les points de cet axe
sont soumis au cisaillement pur
31
flexion des poutres droites - lignes isostatiques
Équation différentielle régissant les courbes isostatiques

2 tgϕ 0 2τ x
tg 2ϕ 0 = =
1 − tg 2ϕ 0 σx
dy
y' = = tgϕ 0
dx

4τ x
y '2 − y' −1 = 0
σx

Cette relation est également valable pour les lignes isostatiques


en compression, puisque les angles 2ϕ0 et 2ψ0 caractérisant
respectivement les contraintes principales σ1 de traction et σ3
de compression, ont la même tangente (2ϕ0 = 2ψ0 + π). 32
flexion des poutres droites - énergie
Énergie de déformation due au moment de flexion
1
dU = Mdθ
2
dx = ρdθ M2
dU = dx
2EI
1 M
=
ρ EI

σ2
u=
2E
2
M My
u= y2 σ=
2EI 2 I

33
flexion des poutres droites
déformation due à l’effort tranchant

Les sections ne reste pas plane

yM
σ=
I ne sont que
TS ' approximatives
τx = 34
Ib
flexion des poutres droites - énergie
Énergie de déformation due à l’effort tranchant
1 1
dU = Tdy T = Tγ dx
2 2 T2
τ moy dU = η dx
T 2GF
γ =η =η
G GF
η : coefficient de forme

dU = ∫∫ udxdF = dx ∫∫ udF
F F
τ2 TS '
u= τ=
2G Ib

dxT 2 S'2
F S'2 dU = 2 ∫∫ 2
dF
η= 2 ∫∫ 2
dF 2GI F b
I F b
35
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 7: déformée des poutres droites


en flexion simple

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
déformée des poutres droites en flexion
équation différentielle de la déformée
1 dθ d (Arc tgy ' ) dx
=± =± ⋅
1 M ρ ds ds ds
=
ρ EI 1 dy ' dx
=± ⋅ ⋅
(
1 + y '2 dx dx 1 + y '2 )1 / 2
1 y ''

ρ (1 + y )
'2 3 / 2

Sous l’hypothèse des


1
= ± y '' petites déformations
M ρ
y =−
''
1 M
EI =
ρ EI

2
déformée des poutres droites en flexion
Influence de l’effort tranchant
dy T = γ dx T
y 'T = η
T GF
γ =η
GF

Si la poutre supporte
une charge continue p(x)

dT ( x ) d 2 M(x )
p( x ) = − =−
dx dx 2

T' p( x ) M '' ( x )
y 'T' =η = −η =η
GF GF GF

3
déformée des poutres droites en flexion
chercher la déformée d’une poutre en console
M ( x ) = − P (l − x )
M
y '' = −
EI

EIy '' = P(l − x ) 2


x
EIy = Plx − P
'
+ C1
2
x2 x3
EIy = Pl − P + C1x + C 2
2 6
conditions aux limites
y ( x = 0) = 0 = C1 ; y( x = 0) = 0 = C 2
'
P 2
y= x (3l − x )
6EI
Pl 3
f = flèche maximale
3EI
Pl 2
β ≈ tgβ = rotation maximale 4
2EI
déformée des poutres droites en flexion
déformée due à l ’effort tranchant pour une poutre en console
P
y 'T = η
GF
P
yT = η x + C1
GF
T( x ) = P
condition aux limites
y T ( x = 0) = 0 = C1

P
yT = η x
Pl GF
flèche maximale fT = η
GF
P
rotation (constante) βT = η
GF
5
déformée des poutres droites en flexion
déformée totale due à l’effort tranchant
P
yT = η x y t = y + yT
GF
due au moment de flexion
P 2 y 't = y ' + y 'T
y= x (3l − x )
6EI

flèche maximale rotation totale


Pl 3 Pl Pl 2 P
ft = +η βt = +η
η = 1,2 3EI GF 2EI GF
F=BH=50 cm2
I=417 cm4
P=30 kN 11,4 mm 0,98o
l=100 cm
E=2,1x1011 Pa 0,09 mm 0,005o
G=0,8x1011Pa
6
déformée des poutres droites en flexion
déformée d’une poutre sur deux appuis
pl px 2
M(x ) = x −
2 2
M( x ) p p p
y 't' = − −η =− ( x 2 − lx ) − η
EI GF 2EI GF
p x 4 lx 3 p x2
yt = ( − ) −η + C1x + C 2
2EI 12 6 GF 2

conditions aux limites


y t ( x = 0) = 0 ; y t ( x = l) = 0
p p
yt = ( l 3 x − 2 lx 3 + x 4 ) + η ( lx − x 2 )
24EI 2GF
p p
y 't = ( l 3 − 6l x 2 + 4 x 3 ) + η (l − 2 x )
5 pl 4 pl 2 24EI 2GF
f t = y t ( x = l / 2) = +η
384 EI 8GF
pl 4 pl
αt = βt = +η
24EI 2GF 7
déformée des poutres droites en flexion
déformée d’une poutre sur deux appuis : application

η = 1,2
F=BH=50 cm2
I=417 cm4
p=200 kN/m
l=100 cm
E=2,1x1011 Pa
G=0,8x1011Pa

5 pl 4 pl 2 pl 4
ft = +η = 3,075mm αt = βt = +η
pl
= 0,567 0
384 EI 8GF 24EI 2GF

3,0 mm
0,075 mm 0,55o
0,017o 8
superposition des déformations
principe de superposition des efforts intérieurs
le moment total M en tout point de la ligne moyenme
d’une poutre soumis à un cas de charge complexe,
comprenant des forces concentrées
des charges réparties et des moments
appliqués, est la somme des moment
partiels dus à chacune des contributions

m n q
M = ∑ Mi + ∑ M j + ∑ M k
i =1 j=1 k =1

9
superposition des déformations

P1 P2 p(x)
M = M P1 + M P2 + M p ( x )

1 1 1 1
= + +
ρ ρP ρP ρ p( x)
P1 1 2

y '' = yP''1 + yP'' 2 + y ''p ( x )


+
P2 p(x)

+
10
superposition des déformations
principe de superposition des efforts intérieurs
m n q 1 M
M = ∑ Mi + ∑ M j + ∑ M k =
i =1 j=1 k =1
ρ EI

1 m 1 n 1 q 1
=∑ +∑ +∑
ρ i =1 ρ i j=1 ρ j k =1 ρ k

1 M
= − y '' =
ρ EI

m n q
y =
''
∑ yi
''
+ ∑ y 'j' + ∑ y 'k'
i =1 j=1 k =1
Même conditions
m n q aux limites
y = ∑ yi + ∑ y j + ∑ y k Mi n M j q M k
m
y = −∑
''
−∑ −∑
i =1 j=1 k =1
i =1 EI j=1 EI k =1 EI
11
superposition des déformations - exemple
Négliger l’influence de l’effort tranchant et calculer la flèche au centre

P 8 2
y1 = ( l x − x3 )
18EI 9

p
y2 = ( x 4 − 2lx 3 + l 3 x )
24EI

− M0 2
y3 = (l x − x 3 )
 La déformée due à la charge concentrée 6lEI

 La déformée due à la charge répartie


 La déformée provoquée par Mo
En vertu du principe de la superposition, la flèche au centre de la poutre est
23 Pl 3 5 pl 4 1 M 0 l 2
f = y1 (l / 2) + y 2 (l / 2) + y 3 (l / 2) = + −
1296 EI 386 EI 16 EI
12
flexion des poutres droites - déformation
Si la section de la poutre n’est pas constante, le moment d’inertie
est une fonction de la variable x
M(x ) M( x )
y =−
'' y =−
''
EI EI( x )
Le plus souvent, la section varie de façon discontinue
(3)
(1) (2)

l1 l2 l3

L’équation reste valable pour chaque partie avec


des conditions aux limites à chaque discontinuité
égalité de la déformée
égalité de la pente
13
flexion des poutres droites - déformation
exemple: poutre présentant deux tronçons
- séparer la déformée
en deux fonctions
- satisfaire les conditions
de compatibilité

M( x )
y '' = −
EI( x )
premier tronçon 0 < x1<l deuxième tronçon 0 < x2<l
M x x
M1 ( x 1 ) = R A x 1 = 0 1 M 2 ( x 2 ) = M 0 − R B x 2 = M 0 (1 − 2 )
l l
x x
EIy1'' = −M 0 1 2EIy'2' = −M 0 (1 − 2 )
l3 l
x x 22 x 32
EIy1 = −M 0 1 + C1x + C 2 2EIy 2 = −M 0 ( − ) + D1x + D 2
6l 2 6l

14
flexion des poutres droites - déformation
exemple: poutre présentant deux tronçons

x13
EIy1 = −M 0 + C1x + C 2
6l

x 22 x 32
2EIy 2 = −M 0 ( − ) + D1x + D 2
2 6l

conditions aux limites conditions de compatibilité


y1 ( x1 = 0) = 0 = C 2 ; y1 ( x1 = l / 2) = y 2 ( x 2 = l / 2)
y 2 ( x 2 = 0) = 0 = D 2 y1' ( x1 = l / 2) = − y '2 ( x 2 = l / 2)

M 0l 3M 0 l
C1 = D1 =
8 8
15
poutre d’égale résistance à la flexion
Poutre d’égale résistance à la flexion : quand la contrainte sur les fibres extrêmes
est indépendante de la variable x (le long de l ’axe de la poutre).

M −M
σ max = ; σ min =
W1 W2 σo: valeur absolue de la contrainte
|M(x)|: valeur absolue du moment
M( x ) W(x): le moment de resistance
σ0 =
W(x)
M( x )
W(x) = M( x ) M 0 M( x ) M( x )
σ0 B( x )H 2 ( x ) = 6 =6 = B0 H 02
1 σ0 σ 0 M0 M0
W ( x ) = B( x )H 2 ( x )
6
⎡ M0 2⎤
⎢ σ
6 = B 0 0⎥
H
⎣ 0 ⎦

16
poutre d’égale résistance à la flexion
De la dernière relation
M( x ) M 0 M( x ) M( x )
B( x )H 2 ( x ) = 6 =6 = B0 H 02
σ0 σ 0 M0 M0
on peut définir les cas suivants:
M( x )
1:La section est de hauteur constante H(x)=Ho B( x ) = B 0
M0
M( x )
2:La section est de largeur constante B(x)=Bo H( x ) = H 0
M0
3:La largeur et la hauteur sont proportionnelles H(x)=kB(x)

M( x ) M( x )
B( x ) = B0 3 H( x ) = H 0 3
M0 M0

M(x ) σ W(x) σ
y '' = − =± 0 =± 0
EI( x ) EI( x ) Ed (17x )
poutre d’égale résistance à la flexion
À partir des relations

I M( x )
W= σ0 =
d W(x)

L’équation différentielle de la déformée d’une poutre d’egale


résistance prend la forme
M(x ) σ W(x) σ
y '' = − =± 0 =± 0
EI( x ) EI( x ) Ed ( x )

La grandeur d(x) désigne la distance entre la fibre moyenne


et la fibre extrême de la poutre

18
poutre d’égale résistance à la flexion
Px
M(x ) =
2

Pl
M 0 = M ( x = l / 2) =
2
M( x ) x
B( x ) = B0 = B0
M0 l Avec d(x) = Ho/2

2σ 0
σ 0l 2 y '' = −
Pl 3 f = y(l ) = EH 0
f = y(l ) = EH 0
4EI 0 σ0 2σ 0 2
y= ( 2l x − x )2 y=− x + C1x + C 2
Pour une poutre de EH 0 EH 0
I(x) =Io = constant y ( x = 0) = 0
M 0 ( H 0 / 2) P l H 0
3
Pl σ0 = = y ' ( x = l) = 0
f = y(l ) = ; 50% moins I0 4I 0
6EI 0 19
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 8: fléxion déviée et flexion composée

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
flexion déviée et flexion composée
définition
Si le moment de flexion Mf comporte deux composantes Mfy et Mfz
selon les deux axes principaux Gy et Gz de la section, la flexion
est dite déviée.
(les axes Gy et Gz sont principaux d’inertie)

les moments Mfy et Mfz sont des fonctions de x, de sorte que, l’effort
tranchant T comporte également deux composantes Ty et Tz
2
qui provoquent des contraintes tangentielles dans la section F.
flexion déviée
hypothèses :
Pour le calcul des contraintes normales σ, nous supposons que :
- le déplacement d’un point provoqué par le moment de flexion
est normal à la section;
- une section plane avant déformation reste plane après déformation.
la contrainte normale en un point
P(y, z)
est une fonction linéaire de y et z
σ = Ay + Bz + C

A, B et C sont des constantes

3
flexion déviée
calcul des contraintes normales
choisissons un trièdre
de référence à gauche

0 = ∫∫ σdF 0 = − ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
F F
Ty = ∫∫τ y dF M fy = − ∫∫ σzdF
F F
Tz = ∫∫ τ z dF M fz = ∫∫ σydF
F F

0 = A ∫∫ ydF + B∫∫ zdF + C ∫∫ dF


F F F
σ = Ay + Bz + C
0 0
C=0 4
flexion déviée
calcul des contraintes normales
choisissons un trièdre
de référence à gauche

0 = ∫∫ σdF 0 = − ∫∫ (τ z y − τ y z)dF
F F
Ty = ∫∫τ y dF M fy = − ∫∫ σzdF
F F
Tz = ∫∫ τ z dF M fz = ∫∫ σydF
F F

σ = Ay + Bz
M fy = − B∫∫ z 2 dF = − BI y
F
M fy = − A ∫∫ yzdF − B∫∫ z 2 dF
F F
2
M fz = A ∫∫ y dF = AI z
F
M fz = A ∫∫ y 2 dF + B∫∫ zydF
F F
5
flexion déviée
calcul des contraintes normales
M fy = − B∫∫ z 2 dF = − BI y
F

M fz = A ∫∫ y 2 dF = AI z
F

M M fy
A = fz B=−
Iz Iy

σ = Ay + Bz
M fy = M f cos α ; M fz = M f sin α

M fz M fy
⎛ y sin α z cos α ⎞ σ= y− z
σ = M f ⎜⎜ − ⎟ Iz Iy
⎝ Iz I y ⎟⎠
6
flexion déviée
définition de l’axe neutre ⎛ y sin α z cos α ⎞
σ = 0 = M fz ⎜⎜ − ⎟
⎝ Iz I y ⎟⎠

l’angle β entre l’axe neutre


Gn et l’axe principal Gy

Iy
z = ytgα = ytgβ
Iz

En général l’axe neutre et le support de Mf sont différents.


Ils ne coïncident (β = α) que dans les deux cas particuliers suivants :
- les moments d’inertie Iy et Iz sont égaux (l’ellipse d’inertie se réduisant à un cercle),
de sorte que tout système d’axes orthogonaux passant par G est principal d’inertie;
- le support de Mf est un axe principal, à savoir α = 0 ou α = π/2 (flexion simple).
7
flexion composée - définition
La section d’une poutre est soumise à la flexion composée
quand le torseur des efforts intérieurs comprend une composante normale N
ou/et une composante de torsion Mt, en plus du moment de flexion Mf
et de l’effort tranchant T.
On distingue:
- la flexion composée de traction ou compression
- la flexion composée de torsion;
- la flexion composée générale (traction ou compression accompagnée de torsion).

flexion + tension flexion + compression


8
flexion composée
calcul des contraintes

centre de pression

Réduction de N au centre G
M fy = −νN
M fz = + uN
M fz M fy
σ= y− z
Iz Iy
N ⎛⎜ uy vz ⎞⎟ i 2z = I z / F N uN vN
σ= 1+ + σ= + y− z
F ⎜ i 2z i 2y ⎟ F Iz Iy
⎝ ⎠ i 2y = I y / F

9
flexion composée

ellipse d’inertie de la section Recherche de l’axe neutre

N ⎛⎜ uy vz ⎟⎞
σ= 1+ 2 + 2 = 0
F ⎜ ⎟
⎝ iz i y ⎠

Équation
uy vz
+ = −1 de l’axe neutre
i 2z i 2y

ellipse d’inertie
2 2
L’axe neutre est l’antipolaire y z
+ =1
du centre de pression A(u,v) i 2z i 2y
par rapport à l’ellipse d’inertie
GA ⋅ GD1 = (GB)2
GA ⋅ GD 2 = −(GB10
)2
flexion composée

centre de pression

compression tension
uy vz
+ = −1
i 2z i 2y

distribution de
contrainte sur GA
11
Flexion pure des poutres droites - déformation

Si A → ∞ :
l' axe neutre n∞ passe par le point G

la flexion composée devient


flexion déviée pure
Si A → A2 :
l' axe neutre est n2 (tangent à la section)
Si A → −∞ :
l' axe neutre n−∞ passe par le point G
Si A → A1 :
12
l' axe neutre est n1 (tangent à la section)
flexion composée
noyau central de la section

le noyau central est la partie


de la section dans laquelle doit
se trouver le centre de pression
pour que les contraintes soient
toutes de même signe.

13
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 10: énergie de déformation élastique

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
énergie de déformation élastique - définitions
Considérons un système statique ou hyperstatique,
astreint à un nombre quelconque de liaisons
et soumis à n1 forces Fi et n2 moments Mj, tous
indépendants.

Quand toutes les forces et tous les moments sont nuls,


on dit que
le système se trouve dans son état initial ou naturel. 2
énergie de déformation élastique - définitions
Soient
Di le déplacement de la force Fi et Φºj la rotation du moment Mj
entre l’état initial du système et l’état final considéré.

Désignons par di et ϕj leurs projections respectives


sur les supports de Fi et Mj 3
énergie de déformation élastique - définitions
Afin de simplifier l’écriture et de travailler avec des grandeurs
scalaires, adoptons pour la suite la convention suivante :

- Pi désigne une force généralisée


(amplitude de la force Fi
ou du moment Mi);

- δi dénote un déplacement
généralisé
(déplacement di ou rotation ϕi)
dans la direction de Pi.
4
énergie de déformation élastique
formule de Clapeyron
Pour calculer l’énergie élastique accumulée par le système :
on fait croître toutes les forces Pi proportionnellement
entre elles, depuis l’état initial jusqu’à l’état final,
de sorte que l’équilibre du système reste constamment assuré.
Dans un état intermédiaire,
les forces et les déplacements ont pour valeurs
λ Pi et λ δi, λ étant un coefficient variant de 0 à 1

dU i = λPi ⋅ δ i dλ = Piδ i ⋅ λdλ


(n = n1 + n2)
n n
dU = ∑ dU i = ∑ Piδ i ⋅ λdλ
i =1 i =1
Formule de Clapeyron
n
1 n
U = ∑ Piδ i U = ∑ Piδ i ∫0 λdλ
1

2 i =1 i =1 5
énergie de déformation élastique
coefficients d’influence
La proportionnalité entre forces et déplacements permet d’appliquer
le principe de superposition au système.
Les déplacements δi sont donc des fonctions linéaires des forces généralisées

δ i = a i1P1 + a i 2 P2 + ... + a ii Pi + ... + a ijPj + ... + a in Pn


= δ i1 + δ i 2 + ... + δ ii + ... + δ ij + ... + δ in
n
= ∑ aij Pj
j=1 coefficients d’influence:
δ ij = a ijPj

est la contribution de la force Pj au déplacement du point


d’application de la force Pi dans la direction de cette dernière.
6
énergie de déformation élastique
coefficients d’influence
Interprétation du coefficient d’influence aij

Ai Aj' = déplacement de Pi dû à Pj
Ai Aii'' = δ ij

δ ij = a ijPj

le coefficient de proportionnalité aij, appelé coefficient d’influence,


est égal à la projection, sur la force généralisée Pi agissant au point Ai,
du déplacement provoqué en ce point par une force unité appliquée
au point Aj dans la direction de Pj
7
énergie de déformation élastique
formule de Clapeyron
Forme finale de la formule de Clapeyron
δ i = a i1P1 + a i 2 P2 + ... + a ii Pi + ... + a ijPj + ... + a in Pn
= δ i1 + δ i 2 + ... + δ ii + ... + δ ij + ... + δ in
n
= ∑ aij Pj
j=1
formule de Clapeyron intermédiaire
n 1 n
δ i = ∑ aij Pj U = ∑ Piδ i
j=1 2 i =1

1 n n
U = ∑ ∑ a ijPi Pj
2 i =1 j=1
notons que c’est une expression quadratique des forces
agissant sur le système 8
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh

Considérons un corps élastique soumis à deux systèmes


- de n forces généralisées Pi et
- de m forces généralisées Qj,
agissant respectivement aux points Ai et Bj,

9
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh
Supposons d’abord que les forces Pi sont appliquées seules.
L’énergie qu’elles fournissent au système élastique est donnée par
la formule de Clapeyron

1 n
U(Pi ) = ∑ δ i Pi
2 i =1
(n forces Pi )
Appliquons ensuite les m forces Qj, qui provoquent un
déplacement λj – dans la direction des forces Qj – des points Bj.
Le système étant linéaire, l’énergie correspondante a pour valeur
1m
U (Q j ) = ∑ λ jQ j (m forces Q j )
2 j=1 10
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh
δ '
Ces forces (Qj) provoquent également un nouveau déplacement i ,
selon la direction des forces Pi – des points d’application Ai.

Les forces Pi étant indépendantes des déplacements δ i' ,


le nouveau travail qu’elles fournissent est égal à la somme
n
U (Pi ) = ∑ δ i' Pi
'
i =1 11
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh

Dans l’état d’équilibre final, l’énergie de déformation totale


est donnée par la somme des trois contributions
1 n 1m n
U (Pi , Q j ) = U (Pi ) + U (Q j ) + U (Pi ) = ∑ δ i Pi + ∑ λ jQ j + ∑ δ i' Pi
'
2 i =1 2 j=1 i =1
12
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh
1m
Procédons maintenant de manière inverse, U (Q j ) = ∑ λ j P j
en appliquant d’abord les forces Qj seules. 2 j=1
(m forces Q j )

1 n
U(Pi ) = ∑ δ i Pi
Les forces Pi, appliquées ensuite, provoquent 2 i =1
les mêmes déplacements antérieurs δi des points Ai, (n forces Pi )
Elles entraînent aussi un nouveau déplacement λ j
'

des points Bj, de telle manière que les forces Qj m


fournissent le travail supplémentaire U (Q j ) = ∑ λ'jQ j
'
i =113
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh

Dans l’état d’équilibre final, l’énergie de déformation totale


est donnée par la somme des trois contributions

1m 1 n m
U (Q j , Pi ) = U (Q j ) + U (Pi ) + U (Q j ) = ∑ λ jQ j + ∑ δ i Pi + ∑ λ'jQ j
'
2 j=1 2 i =1 j=1

14
énergie de déformation élastique
théorème de Betti-Rayleigh
L’énergie ne dépend que de l’état final du système
U (Pi , Q j ) = U (Q j , Pi )

1m 1 n m
U (Q j , Pi ) = U (Q j ) + U (Pi ) + U (Q j ) = ∑ λ jQ j + ∑ δ i Pi + ∑ λ'jQ j
'
2 j=1 2 i =1 j=1
1 n 1m n
U (Pi , Q j ) = U (Pi ) + U (Q j ) + U (Pi ) = ∑ δ i Pi + ∑ λ jQ j + ∑ δ i' Pi
'
2 i =1 2 j=1 i =1
n m
∑ δ i Pi = ∑ λ'jQ j
'
i =1 j=1

théorème de réciprocité de Betti-Rayleigh :


Dans un système élastique et proportionnel, le travail des forces Pi,
lors de la déformation imposée par des forces Qj,
est égal au travail des forces Qj lors de la déformation imposée
par des forces Pi. 15
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

Le théorème de réciprocité de Betti-Rayleigh exprime


l’égalité de deux énergies et peut s’énoncer sous la
forme
plus restreinte de l’égalité des coefficients
d’influence réciproques
a ij = a ji
intervenant dans les relations
1 n n
U = ∑ ∑ a ijPi Pj
2 i =1 j=1
δ ij = a ijPj
16
énergie de déformation élastique
théorème de Maxwell
cas particulier du théorème de Betti-Rayleigh

Celui-ci s’énonce de la manière suivante :


Le déplacement généralisé provoqué en un point par une force généralisée
unité appliquée en un second point est égal au déplacement généralisé
provoqué en ce dernier point par une force généralisée unité agissant au
premier point, forces et déplacements étant associés.

explication
1N 1N
i j i j

δ ij = a ij1 δ jj = a jj1 δ ii = a ii 1 δ ji = a ji 1

δ ij = δ ji a ij = a ji
17
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

Pour démontrer cette égalité, considérons un système déformé


possédant une énergie de déformation U0.

Une nouvelle force Pi appliquée au point Ai provoque selon sa direction


un déplacement δii de ce point

(Pj , δ jj ) δ ii = a ii Pi
1 1
U ii = δ ii Pi = a ii Pi2
(Pi , δ ii ) 2 2
Aj A partir de ce nouvel état du système, appliquons
Ai au point Aj une force Pj, qui entraîne un
déplacement δjj de ce point
U0 1 1
δ jj = a jj Pj U jj = δ jj Pj = a jj Pj2
2 2

18
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

Cette force Pj, provoque en outre un nouveau déplacement δij au point Ai


(δ ij = a ijPj )
de sorte que la force Pi, fournit un travail supplémentaire

(Pi , δ ii ), (δ ij ) Pj , δ jj
U ij = δ ijPi = a ijPi Pj
Aj
Ai
Appelons ΔU le travail des autres forces
lors de l’application de la force Pi,
U0 puis de la force Pj

L’énergie du système a pour expression

1 1
U = U 0 + ΔU + a ii Pi2 + a jj Pj2 + a ijPj Pi
2 2
19
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

Lorsqu’à partir de l’état initial, on fait agir d’abord Pj au point Aj,


le déplacement δjj de ce point et le travail de Pj ont pour valeur
δ jj = a jj Pj

(Pj , δ jj ), (δ ji )
(Pi , δ ii ) et le travail de Pj est
1 1
U jj = δ jj Pj = a jj Pj2
Ai Aj 2 2
La force Pi appliquée ensuite au point Ai
entraîne un déplacement δii de ce point
U0
et fournit un travail Uii

δ ii = a ii Pi
1 1
U ii = δ ii Pi = a ii Pi2
2 2
20
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

La force Pi entraîne également un nouveau déplacement δji du point Aj


et la force Pj fournit un travail supplémentaire Uji
(δ ji = a ji Pi )
(Pj , δ jj ), (δ ji ) U ji = δ ji Pj = a ji Pi Pj
(Pi , δ ii )

Ai Aj

et l’énergie totale du système vaut


U0
1 1
U = U 0 + ΔU + a jj Pj2 + a ii Pi2 + a ji Pi Pj
2 2

21
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

(Pj , δ jj ) (Pj , δ jj ), (δ ji )
(Pi , δ ii ), (δ ij ) (Pi , δ ii )
Aj
Ai Ai Aj

U0 U0

1 1 1 1
U = U 0 + ΔU + a ii Pi2 + a jjPj2 + a ij Pj Pi U = U 0 + ΔU + a jj Pj2 + a ii Pi2 + a ji Pi Pj
2 2 2 2
L’égalisation des énergies donne
a ij Pj Pi = a ji Pi Pj
22
énergie de déformation élastique
égalité des coefficients d’influence réciproques

De cette dernière égalité a ij Pj Pi = a ji Pi Pj

a ij = a ji
(Pj , δ jj ) (Pj , δ jj ), (δ ji )
(Pi , δ ii ), (δ ij ) Pi , δ ii
Aj
Ai Ai Aj

U0 U0

théorème de l’égalité des coefficients d’influence


Dans un système élastique et proportionnel,
les coefficients d’influence réciproques aij et aji relatifs aux déplacements
des points d’application de deux forces extérieures Pi et Pj sont égaux. 23
énergie de déformation élastique

théorème de Castigliano
Le déplacement δk d’une force généralisée Pk, agissant sur
un système élastique et proportionnel, est égal à la dérivée partielle
de l’énergie de déformation du système par rapport à cette force
(Pk , δ k ) Pj

Ak Aj
∂U
Am δk =
∂Pk

le déplacement généralisé δk est la composante


Pm dans la direction de la force généralisée Pk
(force ou moment) du déplacement ou de la rotation
provoqué par l’ensemble des forces généralisées
appliquées au système 24
énergie de déformation élastique
théorème de Castigliano
démonstration 1 n n
à partir de la formule de Clapeyron U = ∑ ∑ a ij Pi Pj
2 i =1 j=1
isolons les 2n-1 termes qui dépendent de la force Pk
1 n 1 n 1
U = ∑ a ik Pi Pk + ∑ a kjPk Pj + a kk Pk2 + U '
2 i =1 2 j=1 2
i≠k j≠ k Énergie indépendante de Pk

En dérivant cette expression par rapport à Pk


∂U 1 n 1 n ∂U 1 n 1 n
= ∑ a ik Pi + ∑ a kjPj + a kk Pk = ∑ a ik Pi + ∑ a kjPj
∂Pk 2 i =1 2 j=1 ∂Pk 2 i =1 2 j=1
i≠k j≠ k
1 n 1 n
= ∑ a ki Pi + ∑ a kjPj
2 i =1 2 j=1
Et en réintégrant le troisième terme on obtient 1 1
= δ k + δ k = δ25k
2 2
énergie de déformation élastique
théorème de Castigliano
‰ énergie de déformation due à l’effort normal rappelons que
N2 l N2
dU N = dx UN =∫ dx
2EF 0 2EF

‰ énergie de déformation due au moment de torsion


M 2t M 2t
l
dU M t = dx U Mt =∫ dx
2GI p 0 2GI p

‰ énergie de déformation due au moment de flexion


M f2 l M2
dU M f = dx U Mf = ∫ f
dx
2EI 0 2EI
‰ énergie de déformation due à l’effort tranchant
ηT 2 l ηT 2 Énergie totale
dU T = dx UT = ∫ dx
2GF 0 2 GF
N2
l l M2 l M2 l ηT 2
U=∫ dx + ∫ t
dx + ∫ f
dx + ∫ 26 dx
0 2EF 0 2GI p 0 2EI 0 2GF
énergie de déformation élastique
théorème de Castigliano
application

N2
l l M2
U=∫ dx + ∫ t
dx
0 2EF 0 2GI p
l M2 l ηT 2
+∫ f
dx + ∫ dx
0 2 EI 0 2 GF

∂U
δk =
∂Pk

l N ∂N l M ∂M l M ∂M l ηT ∂T
δk = ∫ dx + ∫ t t
dx + ∫ f f
dx + ∫ dx
0 EF ∂Pk 0 GI p ∂Pk 0 EI ∂Pk 0 GF ∂Pk
27
énergie de déformation élastique
théorème de Castigliano
application
pour calculer le déplacement
d’un point où il n’y a pas de force

on applique au point dont on désire connaître le déplacement


dans une direction donnée,une force Q arbitraire dans cette direction.
Après avoir calculé les efforts intérieurs et les dérivées partielles,
il suffit d’annuler la force fictive Q.

∂U
δ AV = avec Q = 0
∂Q
28
énergie de déformation élastique
théorème de Castigliano
application

Déplacement vertical ou horizontal


d’un point

∂U
δ BV =
∂V pour calculer le déplacement vertical et
∂U
δ BH = horizontal d’un point où s’applique une
∂H force oblique, on considère séparément
∂U l’influence des deux composantes.
δ BP =
∂P
29
énergie de déformation élastique
exemple : calculer le déplacement vertical δ

I : 0 ≤ x1 ≤ l 1
∂M f
M f = − x 1P = − x1
∂P

1 C ∂M f 1 C ∂M t
δ = ∫ Mf dx + ∫ Mt dx
II : 0 ≤ x 2 ≤ l 2 EI A ∂P GI p B ∂P
1: flexion P l1 2 P l2 2 Pl 12 l 2
= ∫ x1 dx1 + ∫ x 2 dx 2 + ∫ dx 2
∂M f EI 0 EI 0 GI p 0
M f = −x 2P = −x 2
∂P (I p = 2I)
2: torsion
∂M t
( )
2
P 3 3 Pl 1 l 2
M t = l 1P = l1 δ= l1 + l 2 +
∂P 3EI GI 30
énergie de déformation élastique
Exemple: calculer pour la poutre encastrée le déplacement vertical δV,
le déplacement horizontal δH ainsi que la rotation α au point A.

Pour calculer le déplacement δH et la rotation α,


on introduit une force auxiliaire
horizontale H et un moment auxiliaire M0
au point A.
31
énergie de déformation élastique
exemple 0≤ϕ ≤π

M = PR (1 − cos ϕ ) − HR sin ϕ + M 0

∂M
= R (1 − cos ϕ )
∂P
∂M
= − R sin ϕ
∂H
∂M ∂M
= 2R =1
∂P ∂M 0
0≤x≤h ∂M
M = 2PR + xH + M 0 =x
∂H
∂M
=1
∂M 0 32
énergie de déformation élastique

déplacements

1 C ∂M
δv = ∫M dx
EI A ∂P
PR 3 π 4PR 2 h
= ∫ (1 − cos ϕ ) dϕ +
2
∫ dx
EI 0 EI 0
PR 2
= (3πR + 8h ) )
2EI

1 C ∂M
1 C ∂M δH = ∫M dx
α= ∫M dx EI A ∂H
EI A ∂M 0
PR 3 π 2PR h
PR 2 π 2PR h =− ∫ (1 − cos ϕ ) sin ϕdϕ + ∫ xdx
=− ∫ (1 − cos ϕ )dϕ + ∫ dx EI 0 EI 0
EI EI 0
( )
0
PR 2
PR = h − 2R 2
= (πR + 2h ) EI
EI 33
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 11: systèmes hyperstatiques

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
systèmes hyperstatiques - définitions
systèmes statiquement déterminés (isostatiques)
Les structures analysées jusqu’à ce stade n’étaient astreintes
qu’au nombre de liaisons extérieures strictement nécessaires
pour définir leur position.

Pour des systèmes statiquement déterminés ou isostatiques,


les réactions extérieures sont déterminées par les deux conditions
d’équilibre suivantes :
z Σ Re = 0 (somme des forces extérieures nulle);
z Σ Me= 0 (somme des moments extérieurs nulle),
correspondant à six conditions scalaires pour un système de l’espace
et à trois conditions scalaires pour un système plan.
2
systèmes hyperstatiques - définitions
systèmes hyperstatiques
Quand les efforts intérieurs ne peuvent être déterminés en tout point
par le simple jeu des équations d’équilibre,

le système est dit hyperstatique.

est alors nécessaire de recourir à des équations supplémentaires


telles que des conditions de déformation pour définir
le comportement statique du système.

3
systèmes hyperstatiques - définitions
systèmes hyperstatiques

Quand le nombre p des liaisons extérieures dépasse le nombre


des conditions d’équilibre, le système est

hyperstatique extérieurement,
la différence
k = p–6 pour un système de l’espace;
k = p–3 pour un système plan,

constituant l’ordre ou
degré d’hyperstaticité extérieure.
4
systèmes hyperstatiques - définitions
Exemples: système hyperstatique extérieurement

k = p–6=4 k = p–3=3

(p = 6+1+3) (p = 3+1+2)

5
systèmes hyperstatiques - analyse
Pour calculer un système hyperstatique extérieurement S,

I: on remplace les k liaisons surabondantes par autant de forces généralisées


inconnues R1, R2, ..., Rk appelées réactions hyperstatiques – ou hyperstatiques –
et choisies arbitrairement parmi les p liaisons du système, de sorte que l’on obtient
le système isostatique fondamental S' dérivé du système donné S;

II: on exprime ensuite les conditions d’équilibre du système S' ainsi que
les efforts intérieurs en fonction des forces extérieures et des hyperstatiques choisies;
on établit k conditions de déformation correspondant aux k liaisons supprimées
et constituant les équations permettant
de calculer les k hyperstatiques inconnues R1, R2, ..., Rk;

III: avec les valeurs R1, R2, ..., Rk, on obtient les autres réactions
et les efforts intérieurs du système S.

6
systèmes hyperstatiques - définitions
Remarques
‰ Pour qu’un système soit plan au sens de la statique, il ne suffit pas que les
fibres moyennes du système matériel soient dans un plan, mais il faut encore
que les forces extérieures agissent dans le même plan et que les moments
extérieurs soient, vectoriellement, perpendiculaires à ce plan.

‰ En vertu du principe de superposition, il est possible d’appliquer


séparément au système S' les forces extérieures et les hyperstatiques,
ou même chaque force et chaque hyperstatique séparément.
Les conditions de déformation sont ensuite obtenues en ajoutant les effets
des forces extérieures et des hyperstatiques. 7
systèmes hyperstatiques - définitions
Les hyperstatiques pouvant être choisies arbitrairement,
le système isostatique fondamental S' est également arbitraire.

parmi les (6·5·4)/(1·2·3) ou 20 possibilités,


deux exemples de choix possible pour la structure de la figure

8
systèmes hyperstatiques - définitions
système hyperstatique intérieurement

un système est hyperstatique intérieurement quand


la connaissance
de toutes les réactions extérieures n’est pas suffisante
pour calculer les efforts intérieurs.

9
systèmes hyperstatiques - définitions
système hyperstatique intérieurement
système plan de barres articulées en treillis

Un telle structure est hyperstatique intérieurement d’ordre


k = m + p – 2n,
- m désigne le nombre de barres,
- p est le nombre de liaisons extérieures
10
- n dénote le nombre total de nœuds.
systèmes hyperstatiques - définitions
système hyperstatique intérieurement
système plan de barres articulées en treillis : on obtient un système
isostatique fondamental S' du système donné S, en remplaçant
les k liaisons intérieures surabondantes par des forces hyperstatiques
inconnues R1, R2, ..., Rk choisies parmi les efforts intérieurs.

Exemple : ordre k = 6 + 3 – 2(4) = 1 11


systèmes hyperstatiques - définitions
système hyperstatique intérieurement
Système fermé, non articulé et comprenant une seule boucle

Une telle structure en forme de cadre ou d’anneau est hyperstatique


intérieurement d’ordre 3 dans le plan et d’ordre 6 dans l’espace.
12
systèmes hyperstatiques - définitions
système hyperstatique intérieurement
système fermé, non articulé et comprenant une seule boucle
Pour obtenir un système isostatique fondamental S' du système donné S,
il suffit de remplacer les k liaisons intérieures surabondantes par des forces
hyperstatiques inconnues R1, R2, ..., Rk en coupant la boucle dans une section
arbitraire et en considérant comme hyperstatiques les efforts intérieurs dans
cette section (3 efforts intérieurs dans le plan, 6 dans l’espace).
exemple
on peut choisir comme hyperstatiques intérieures les efforts NA, TA et MA

13
systèmes hyperstatiques - définitions

Remarques
Il arrive fréquemment qu’un système soit à la fois
hyperstatique extérieurement et intérieurement.

Tout élément de symétrie abaisse l’ordre d’hyperstaticité


d’une unité par axe de symétrie.

14
systèmes hyperstatiques - application
Calculer les réactions aux points A et C du système S

(2)

choisissons comme hyperstatique R


la réaction horizontale HA au point
(2) A,on obtient le système isostatique S ’
réactions inconnues
2+2=4
le système S est
k = p–3 hyperstatique
extérieurement d’ordre 15
4–3=1
systèmes hyperstatiques - application
Calculer les réactions aux points A et C du système S

équilibre

HA = HB

VA + VB = P
aP = lVC + hH C

La quatrième équation nécessaire pour déterminer les


réactions est donnée par la condition que le déplacement
horizontal d du point A est nul dans le système S'.
16
systèmes hyperstatiques - application
Déformation du système : deux étapes

b
VA1 = P
l
a ab(l + b)
équilibre VC1 = P
l
déplacementδ1 = hϕ1 = h 6lEI
P
H C1 = 0
17
systèmes hyperstatiques - application
Déformation du système : deux étapes

h
VA 2 = VC 2 = H A
équilibre l
H C2 = H C = H A

h 2l h3 HAh2
déplacement δ 2 = δ 2' + δ 2'' = hϕ 2 + δ 2'' = HA + HA = (l + h )
3EI 3EI 3EI 18
systèmes hyperstatiques - application
Déformation du système : compatibilité

Condition à satisfaire
δ = δ1 − δ 2 = 0

αβ (1 + β )
HA = P
ab(l + b) 2ξ (1 + ξ )
δ 1 = hϕ1 = h P
6lEI
h 2l h3 HAh2 α = a/l
δ 2 = δ 2' + δ 2'' = hϕ 2 + δ 2'' = HA + HA = (l + h )
3EI 3EI 3EI avec β = b/l
ξ = h / 19
l
systèmes hyperstatiques - application
Déformation du système : compatibilité

αβ (1 + β )
HA = HB = P
VA + VB = P αβ (1 + β ) 2ξ (1 + ξ )
HA = P
2ξ (1 + ξ ) a h ⎛ β (1 + β ) ⎞
HA = HB VC = P − H C = α ⎜1 − ⎟P
l l ⎝ 2 (1 + ξ ) ⎠
aP = lVA + hH C ⎛ αβ (1 + β ) ⎞
VA = P − VC = ⎜ (1 − α ) + ⎟P
⎝ 2 (120
+ ξ ) ⎠
systèmes hyperstatiques
théorème de Menabrea
Rappel du théorème de Castigliano
On a montré que la détermination des réactions d’un système
hyperstatique extérieurement d’ordre k nécessite d’établir,
en plus des conditions d’équilibre, k équations de déformation.

Le théorème de Castigliano permet de trouver aisément ces conditions


pour les systèmes dont les appuis sont invariables.

En effet, les réactions hyperstatiques R1, R2, ..., Rk ne pouvant fournir


aucun travail au système, il suffit d’annuler les dérivées partielles
de l’énergie de déformation par rapport à ces réactions,
ce qui conduit aux relations complémentaires cherchées

∂U ∂U ∂U
=0, = 0 , ...., =0
∂R 1 ∂R 2 ∂R k
21
systèmes hyperstatiques
théorème de Menabrea
Enoncé du théorème de Menabrea
Les relations

∂U ∂U ∂U
=0, = 0 , ...., =0
∂R 1 ∂R 2 ∂R k
traduisent le théorème de Menabrea sous sa forme originale :
Les hyperstatiques correspondant aux liaisons surabondantes prennent
les valeurs qui rendent stationnaire l’énergie de déformation du système.

Ce théorème a été complété par la suite sous la forme suivante :


Les hyperstatiques correspondant aux liaisons surabondantes
prennent les valeurs qui rendent minimale l’énergie
de déformation du système.
22
systèmes hyperstatiques - application
En ne considérant que l’énergie de flexion, déterminer par le théorème
de Menabrea les réactions aux points A et C de l’arc sur lequel s’applique
un moment M0 au B.

système avec 5 liaisons

Il est hyperstatique extérieurement d’ordre


k=5-3=2 23
systèmes hyperstatiques - application
Choisissons comme hyperstatiques les réactions

équilibre HA = HC VA = VC M A = 2RVC − M 0

∂U ∂U
conditions de =0 =0
∂H C ∂VC
déformation
24
systèmes hyperstatiques - application
Pour l’énergie de déformation on recourt à l’expression
0 0 0
N2
l l M2 l M2 l ηT 2
t f
U=∫ dx + ∫ dx + ∫ dx + ∫ dx
0 2EF 0 2GI p 0 2EI 0 2GF

A
1 ∂M
∂U
=0 0= ∫ M Rdϕ
∂H C EI C ∂H C
A
1 ∂M
∂U
=0 0= ∫ M Rdϕ
∂VC EI C ∂VC 25
systèmes hyperstatiques - application
systèmes hyperstatiques - application

∂M
Sur le tronçon CB de l’arc, = −R(1 − cos ϕ )
∂VC
M = H C Rsinϕ - VC R(1-cosϕ ) ∂M
=R sin ϕ
∂H C
∂M
Sur le tronçon BA de l’arc, = − R(1 − cos ϕ )
∂VC
∂M
M=H C R sin ϕ − VC R(1 − cos ϕ ) + M 0 = R sin ϕ
∂H C
26
systèmes hyperstatiques - application

∂M
A
∂M 1
0 = ∫M Rdϕ
= − R(1 − cos ϕ )
3 π
R
∂VC
EI C ∂H C 0= ∫ [H C sinϕ -VC (1-cosϕ ) ] sinϕ dϕ
EI 0
∂M R 2M0
π
= R sin ϕ
∂H C +
EI ∫ sinϕ dϕ
π/2
∂M
A
1
EI C∫ ∂VC
0= M Rdϕ
∂M
= − R(1 − cos ϕ ) π
∂VC -R 3
0=
EI ∫ [ H sinϕ -V (1-cosϕ )] (1-cosϕ )dϕ
C C
∂M 0
= R sin ϕ R 2M0
π
∂H C − ∫
EI π / 2
(1 − cos ϕ )dϕ
27
systèmes hyperstatiques - application

π
R3
0=
EI ∫ [ H sinϕ -V (1-cosϕ )] sinϕ dϕ
0
C C
π M0
H C − 2VC = −
R 2M0
π 2 R
+
EI π/2
∫ sinϕ dϕ
π
-R 3
0=
EI ∫ [ H sinϕ -V (1-cosϕ )] (1-cosϕ )dϕ
C C
0
3π 2 + π M0
π − 2H C − VC = −
R 2M0 2 2 R
-
EI π/2
∫ (1-cosϕ )dϕ
28
systèmes hyperstatiques - application

HA = HC
M 0 8 − 2π
VA = VC HA = HC =
R 3π 2 − 16
M A = 2RVC − M 0
M 0 π 2 + 2π − 8
VA = VC =
π M0 R 3π 2 − 16
H C − 2VC = −
2 R 4π − π 2
MA = M0
3π 2 + π M0 3π 2 − 16
− 2H C − VC = −
2 2 R
29
systèmes hyperstatiques - application
Par le théorème de Menabrea, trouver le moment hyperstatique
intérieur au point B du cadre, puis calculer le déplacement relatif
des points A et A'. On ne considérera que l’énergie de flexion.

30
systèmes hyperstatiques - application
Le système est plan, mais possède deux axes de symétrie,
de sorte que son degré d’hyperstaticité intérieure est ramené à
k = 3 – 2 = 1.
La double symétrie permet de ne considérer que le quart du cadre.

∂U
=0
∂M B

On choisit comme hyperstatique


intérieure le moment MB en B31
systèmes hyperstatiques - application
Pour l ’énergie de déformation on recourt à l’expression
(seule l’énergie de flexion est prise en compte) l M2
f
U=∫ dx
0 2EI

4 A ∂M
0= ∫M dx
EI B ∂M B

4 A ∂M
δ = ∫M dx
EI B ∂P
32
systèmes hyperstatiques - application
moment de flexion et ses dérivées

∂M ∂M
M(x ) = M B (0 ≤ x ≤ b) =1 , =0
∂M B ∂P

P ∂M ∂M x'
M(x ) = M B - x '
' '
(0 ≤ x ≤ a) =1 , =−
2 ∂M B ∂P 2
33
systèmes hyperstatiques - application
moment de flexion et ses dérivées

M(x ) = M B (0 ≤ x ≤ b)

∂M ∂M
=1 , =0
∂M B ∂P

P
M(x ' ) = M B - x ' (0 ≤ x ' ≤ a)
2
∂M ∂M x'
=1 , =−
∂M B ∂P 2
34
systèmes hyperstatiques - application
déformation
b a
⎛ P ⎞
0 = ∫ M B dx + ∫ ⎜ M B − x ' ⎟dx '
0 0⎝ 2 ⎠
⎛ Pa 2⎞
= M B b + ⎜⎜ M B a − ⎟

⎝ 2 ⎠

Pa 2
MB =
4( a + b )

4 a⎛ P ' ⎞ x' ' Pa 3 a + 4b


δ = − ∫ ⎜ M B − x ⎟ dx δ=
EI 0 ⎝ 2 ⎠2 12EI a + b

35
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 12: flambage des poutres droites

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
flambage des poutres droites - définitions

Dans les chapitres précédents, les déformations provoquées


par les forces extérieures étaient très petites.

Sauf pour les systèmes hyperstatiques, elles avaient une


influence nulle ou négligeable sur les efforts intérieurs.

Il s’agissait de systèmes élastiquement stables pour lesquels


les grandes déformations ne se produisent qu’après le dépassement
de la limite élastique du matériau, dans l’ensemble ou dans
certaines parties du système.

2
flambage des poutres droites - définitions
Il arrive cependant qu’un système subisse, tout en restant stable,
de grandes déformations sans que les contraintes n’atteignent
nulle part la limite élastique

Le système est stable car la déformation


a pour conséquence une diminution
du moment de flexion.
Dans l’exemple de la figure,
le moment de flexion au point A passe
ainsi de
M A = Pl

à M A = P(l − δ H )∠M A

Pour un tel cas, il est évident que l’influence des déformations sur les
efforts intérieurs ne doit plus être négligée.
3
flambage des poutres droites - définitions
D’autres systèmes sont par contre élastiquement instables.
A partir d’un certain niveau des forces extérieures et sans pour
autant que les contraintes n’aient encore atteint la limite élastique,
ils subissent de grandes déformations entraînant une augmentation
des efforts intérieurs et généralement la ruine du système.

A partir d’une certaine valeur des


forces N, appelée charge critique,
la flèche augmente brusquement,
ce qui provoque une augmentation
du moment de flexion en B qui passe
de MB = N δ0 à M= N δ > MB.
Ce phénomène d’instabilité élastique,
entraînant la destruction du système,
est appelé flambage ou flambement.une poutre élancée ayant une
flèche initiale δ0 au point B
et soumise à deux forces opposées N.
4
flambage des poutres droites - définitions
notions de stabilité et d’instabilité élastiques

Pour un petit déplacement horizontal δ , le ressort fournit une


force de rappel R = k δ et la barre tourne d’un petit angle ϕ.
5
flambage des poutres droites - définitions
Pour un petit déplacement horizontal δ , le ressort fournit une force
de rappel R = k δ et la barre tourne d’un petit angle ϕ.

M C = hR − δN = δ (kh − N)

Etudions la stabilité du système en calculant le moment des forces


R et N au point C
6
flambage des poutres droites - définitions

Stabilité du système
M C = hR − δN = δ (kh − N)

Trois possibilités se présentent:

N < k h (MC > 0); le système revient à sa position initiale;


N > k h (MC < 0); le système s’effondre;
N = k h (MC = 0); le système est instable,

il s’effondre quand même car la plus petite imperfection


géométrique suffit pour le faire quitter sa position initiale
(la force N = k h est la charge critique du système). 7
flambage des poutres droites - définitions
Le résultat précédent, basé sur l’équilibre des moments au point C,
peut être retrouvé par comparaison du travail V fourni par la force
extérieure à l’énergie U emmagasinée par le système

V = tN = h (1 − cos ϕ ) N
1 2
= hϕ N
2
1 1
U = Rδ = kδ 2
2 2
1 1
= k (h sin ϕ ) 2 = kh 2ϕ 2
2 2

Le système est alors stable, s’effondre ou est instable selon


que l’énergie U est supérieure, inférieure ou égale au travail V
(théorème de Lejeune-Dirichlet). 8
flambage des poutres droites
Problème d’Euler

Iz ≤ I y

Considérons une poutre soumise à une charge de compression excentrée N,


comme le montre la figure. Nous supposerons que la longueur l est grande
en comparaison des dimensions linéaires de la section.
9
flambage des poutres droites
Problème d’Euler : cas fondamental

Iz ≤ I y

Considérons une poutre soumise à une charge de compression excentrée N,


comme le montre la figure. Nous supposerons que la longueur l est grande
en comparaison des dimensions linéaires de la section. 10
flambage des poutres droites
Problème d’Euler : cas fondamental

Iz ≤ I y

Le cas de charge considéré est un cas particulier de la flexion composée


examinée au chapitre 8, mais, la poutre étant élancée, il n’est plus possible
de négliger la déformation dans l’expression du moment de flexion. 11
flambage des poutres droites
Problème d’Euler : cas fondamental
Moment de flexion
M = − N (δ + e − y)

'' M
y =− (CH 7)
EI

N
y '' = (δ + e − y)
EI

N
k2 =
EI

y = C1 sin kx + C 2 cos kx + (δ + e) y '' + k 2 y = k 2 (δ + e)


12
flambage des poutres droites
Problème d’Euler : cas fondamental
y = C1 sin kx + C 2 cos kx + (δ + e)

y ' ( x = 0) = C1 = 0
y( x = 0) = C2 + (δ + e) = 0

y = (δ + e)(1 − cos kl)

y(x = l) = (δ + e)(1 − cos kl) = δ

e e
y= (1 − cos kx ) δ= (1 − cos kl)
cos kl cos kl
13
flambage des poutres droites
Formule d ’Euler : cas fondamental
e
δ= (1 − cos kl)
cos kl
on remarque que la
flèche δ n’est plus une
fonction linéaire de la
charge N et qu’elle tend
même vers l’infini quand
le dénominateur du
membre droit de l’égalité
s’annule, c’est-à-dire
pour
cos k l = 0
14
flambage des poutres droites
Formule d ’Euler π 2 EI Charge critique
NC = (1 + 2n ) 2
4l 2
N
k =
2

EI
π
k= (1 + 2n ), (n = 0,1,2,..)
2l

cos kl = 0

15
flambage des poutres droites
Formule d ’Euler π 2 EI
NC = (1 + 2n ) 2
4l 2

e
y= (1 − cos kx )
cos kl
(la déformée est une sinusoïde
avec la demi-longueur d’onde)
l0 = π / k

π
k= (1 + 2n )
2l

π 2 EI π 2
NC = l0 = = l
l 20 k 1 + 2n 16
flambage des poutres droites
Formule d ’Euler
charge critique
π 2
l0 = = l
k 1 + 2n

π 2 EI
NC =
4l 2

n = 0; l0 = 2l , Nc0 = π2EI / 4l2


n = 1; l0 = 2l/3, Nc1 = 9 Nc0
n = 2; l0 = 2l/5,Nc2 = 25 Nc0

17
flambage des poutres droites
π 2 EI
Formule d ’Euler NC = (1 + 2n ) 2
4l 2
Remarques

- Seule la première charge critique Nc0 a une signification physique.


Dès qu’elle est atteinte, la poutre subit une très grande déformation
et se rompt ou se déforme de façon irréversible car les contraintes
dépassent la limite élastique du matériau.

- Les autres charges critiques sont donc inaccessibles.

- Une théorie plus fine du problème permettrait de montrer que seule


la première charge critique entre en ligne de compte.

18
flambage des poutres droites
Amplitude de la déformation

Quand la charge N est inférieure à la charge critique,


la déformation prend la valeur donnée par la relation

e
y= (1 − cos kx ) proportionnelle à l’excentricité, e
cos kl

π 2 EI
NC = la charge critique n’est pas fonction de e
4l 2

Il est dès lors intéressant de rechercher la charge critique


sans faire intervenir l’excentricité.
19
flambage des poutres droites
Amplitude de la déformation
Choisissons, comme poutre, un autre cas,
comme celui d’une poutre soumise à deux charges opposées

M = yN y '' + k 2 y = 0
'' M y = C1 sin kx + C 2 cos kx
y =−
EI y ( x = 0) = 0 = C 2
N y ( x = l) = 0 = C1 sin kl
k2 =
EI 20
flambage des poutres droites
Amplitude de la déformation

y = C1 sin kx + C 2 cos kx

y ( x = 0) = 0 = C 2 y ( x = l) = 0 = C1 sin kl

Si la constante C1 s’annule, C1 ≠ 0
la déformation est nulle partout kl = nπ (n = 1,2,3,.... )
et la poutre garde sa position initiale

Si le produit kl est égal à nπ, (


k 2 = N / EI ) n 2π 2
=
NC
la charge est critique et satisfait la relation l2 EI
21
flambage des poutres droites
La figure illustre trois allures théoriques de la déformée :

n = 1; l0 = l, Nc adopte la valeur fondamentale Nc1 = π2EI / l2;


n = 2; l0 = l/2, la charge critique vaut Nc2 = 4 Nc1;
n = 3; l0 = l/3 et la charge critique prend la valeur Nc3 = 9 Nc1.
π 2 EI 2 π 2 EI π 2 EI
NC = 2
n = 2
=
l (l / n ) l 20

Comme précédemment – et pour les mêmes raisons –


22
seule la première charge critique Nc1 est à considérer
flambage des poutres droites
π 2 EI
charge critique N C = déformation y ( x ) = C1 sin kx
l 20

kl = nπ (n = 1,2,3,.... )
Problèmes
- Le coefficient C1 est indéterminé
- Si la charge critique dépasse légèrement NC on a
C1 sin kl = 0
kl ≠ π C1 = 0 Pas de déformation ???
sin kl ≠ 0 23
flambage des poutres droites
π 2 EI
charge critique N C = déformation y ( x ) = C1 sin kx
l 20

le problème vient du fait que l’on considère des petites déformations


y '' = − M / EI
on peut eviter ce problème en considérant l’équation
1 y ''
=
ρ (1 + y )
'2 3 / 2
24
flambage des poutres droites
charge & contrainte
après le flambage

remarques
au point A, la charge atteint la valeur critique et l’instabilité démarre;
sur la partie AB, la charge augmente très lentement, mais l’amplitude
de la déformation s’accroît très rapidement;
au point B, la contrainte de flexion dépasse la limite élastique
σe du matériau;
au point C, la poutre atteint sa résistance maximale σB;
sur le tronçon CD, la charge diminue et la poutre s’effondre.
25
flambage des poutres droites

π 2 EI
NC =
l 20
π 2
l0 = = l
k 1 + 2n

π 2 EI
NC =
l 20
l
l0 =
n

26
cas dérivés du flambage
cas dérivés du flambage d’une poutre

charge critique N C = π 2 EI / l 20 l0 est la distance entre


deux points d’inflexion
de la déformée. 27
flambage d’une poutre hyperstatique
Poutre encastrée à une extrémité et guidée à l’autre

M = Ny − Q( l − x) y = C1 sin kx + C2 cos kx +
Q
(l − x)
(k 2 = N / EI)
N

conditions aux limites


y ' ( x = 0) = 0 = kC1 − Q / N
Q(l − x)
y '' + k 2 y = y( x = 0) = 0 = C 2 + Ql / N
EI
y ( x = l) = 0 = C1 sin kl + C 2 coskl
28
flambage d’une poutre hyperstatique
Poutre encastrée à une extrémité et guidée à l’autre

conditions aux limites


Q
y ' ( x = 0) = 0 = kC1 − Q Q
N y= (sin kx − kl cos kx ) + ( l − x )
Ql kN N
y( x = 0) = 0 = C2 +
N
y( x = l) = 0 = C1 sin kl + C2 coskl
Q
0= (sin kl − kl cos kl)
kN 29
flambage d’une poutre hyperstatique
Poutre encastrée à une extrémité et guidée à l’autre

Q
0= (sin kl − kl cos kl)
kN

Cette égalité peut être satisfaite de deux manières


- l’hyperstatique Q est nulle, entraînant les conditions C1 = C2 = 0;
la déformation s’annule alors partout et la poutre reste droite;
- le facteur (sin kl - kl cos kl) est nul, la charge prenant dans ce cas
une valeur critique déterminée par l’équation tg kl = kl.
30
flambage d’une poutre hyperstatique
Poutre encastrée à une extrémité et guidée à l’autre

Intéressons-nous au plus petit produit kl satisfaisant


tg kl = kl.
Ce produit, valable pour la première charge critique
(qui est la seule significative), vaut kl = 4,4934

( 4,4934) 2 EI π 2 EI π 2 EI π 2 EI
NC = 2
= 2
≈ 2
= 2
l (0,6992l) (0,7l) l0 31
flambage d’une poutre hyperstatique
Poutre encastrée à une extrémité et guidée à l’autre

déformée de la poutre
Q 1 + ( kl ) 2 Q
y= sin k ( x − x 0 ) + (l − x )
kN N
Elle consiste en la somme d’une droite, passant par le point A,
(le point d’inflexion situé en x0)
et d’une sinusoïde dont la demi-longueur d’onde est donnée par
la condition kl = 4,4934 π
kl 0 = π l0 = l ≈ 0,7l
4,4934 32
(qui est la même qu’avant)
flambage en dehors du domaine élastique
π 2 EI
Limite de validité de la formule d’Euler N C =
l 20
Remarques

- Le phénomène d’instabilité élastique correspond à la rupture


d’équilibre d’un système.
- Il ne dépend que du module d’élasticité du matériau et
des dimensions géométriques.
- La valeur des contraintes ne joue aucun rôle.
- Cette affirmation n’est toutefois vraie qu’en-dessous
de la limite élastique du matériau.

- Il se peut que les contraintes de compression aient déjà dépassé


cette limite au moment de l’instabilité. Dans ce cas, la charge
critique ne peut plus être calculée par la formule d’Euler
ou les formules dérivées, valables seulement pour un matériau
qui suit la loi de Hooke. 33
flambage en dehors du domaine élastique
π 2 EI
NC =
l 20
NC π 2 EI π 2 Ei 2 π 2E π 2E
σC = σC = = = 2
= 2
F l 0F l0 (l 0 / i ) λ
l
λ= 0
i
Hyperbole d’Euler

Droite de Tetmayer

Courbe d’Engesser-Karmann

λp = π E / σ p
limite de
proportionnalité

34
flambage en dehors du domaine élastique
λ
Formule de Tetmayer σ C = σ BC − (σ BC − σ p )
λp
Hyperbole d’Euler

Droite de Tetmayer

Courbe d’Engesser-Karmann

Matériau [MPa]
S 235 (Ac37-2) σc =400 – 2,0λ
E 295 K (Ac50-2K) σc =720 – 4,7λ
EN AW-Al Cu4Mg1 T6 σc =630 – 6,6λ35
flambage des poutres droites - exemple
Calculer l’écart de température Δθ qui provoque le flambage
d’un tube de longueur l en acier S 235, articulé à ses extrémités A, B.

Déterminer les charge et contrainte critiques correspondantes


et évaluer ces mêmes valeurs pour un tube encastré à ses extrémités.

Données numériques
- Longueur du tube l = 2,5 m
- Diamètre extérieur du tube D1 = 5 cm
- Diamètre intérieur du tube D2 = 4 cm
- Module d’élasticité de l’acier E = 2,1·1011 Pa
- Coefficient de dilatation thermique α = 12·10–6 / ˚C 36
flambage des poutres droites - exemple
Calculons l’écart de température Δθ
π λ = 156
F = (D12 − D 22 ) i = I/F Le flambage
4
est
π l0 l λ p = 104 élastique
I= (D14 − D 42 ) λ= = (l 0 = l)
64 i i

Au moment où le flambage démarre Δθ = 34 0 C


σC σ C = π 2 E / λ2 π 2 EI
lαΔθ = l N C = 2 = 60kN
E l0
allongement N
Raccourcissement σ C = = 85MPa
thermique
dû à la compression F 37
flambage des poutres droites - exemple
Déterminer les charge et contrainte critiques correspondantes
et évaluer ces mêmes valeurs pour un tube encastré à ses extrémités.

Si la poutre est encastrée à ses deux extrémités, la longueur


de flambage est réduite de moitié (l0 = l/2) et l’élancement devient
Formule de Tetmayer
λp = 156 λ
l l σ C = σ BC − (σ BC − σ p )
λ = 0 = = 78 λp
i 2i
σ C = 244MPa σ C = 400 − 2λ
N C = σ C F = 173kN (pour S235)
38
flambage des poutres droites - stabilité
Nous avons montré au début de ce chapitre que l’on peut étudier
la stabilité d’une structure en comparant, pour un déplacement virtuel
compatible avec les liaisons, le travail des forces extérieures
V à l’énergie U accumulée par le système.

V = tN = h (1 − cos ϕ ) N
1
= hϕ 2 N
2
1 1
U = Rδ = kδ 2
2 2
1 1
= k (h sin ϕ ) 2 = kh 2ϕ 2
2 2

Le système est stable, s’effondre ou est instable selon


que l’énergie U est supérieure, inférieure ou égale au travail V
39
flambage des poutres droites
Méthode de Timoshenko
Dans le cas particulier d’une poutre droite comprimée
par une charge N, la méthode de Timoshenko consiste à :

- choisir une déformée convenable,


satisfaisant aux conditions aux limites du problème;
- calculer le déplacement t de la force extérieure N,
correspondant à cette déformée;
- déterminer l’énergie de déformation U du système,
correspondant également à la déformée choisie.
Le système est alors instable si le travail V = t N de la force
extérieure est égal à l’énergie de déformation U,
U
la charge critique correspondante ayant pour valeur N C =
40
t
flambage des poutres droites - Timoshenko

La méthode présente l’avantage principal d’éviter


l’intégration de l’équation différentielle du système.

Par contre, la déformée choisie étant arbitraire, la charge critique


trouvée n’est qu’approximative. Elle est toujours supérieure
à la valeur exacte car la déformée réelle prend spontanément
la forme qui rend minimale la charge critique.

Par conséquent, si l’on choisit successivement plusieurs


déformées, il faudra retenir celle qui donne la plus
faible charge critique.

41
flambage des poutres droites - Timoshenko
déformée

on néglige le raccourcissement
dû à la compression

[ ]
dt = ds − dx = (dx 2 + dy 2 )1 / 2 − dx = dx (1 + y '2 )1 / 2 − 1
42
flambage des poutres droites - Timoshenko
déformée

[ ]
dt = ds − dx = (dx 2 + dy 2 )1 / 2 − dx = dx (1 + y '2 )1 / 2 − 1
1 '2
(1 + y )
' 2 1/ 2
≈ 1+
2
y ⎡ 1 '2 ⎤ 1 '2
dt ≈ dx ⎢(1 + y ) − 1⎥ = y dx 43
⎣ 2 ⎦ 2
flambage des poutres droites - Timoshenko
énergie 1 '2
dt = y dx
2

1 l '2
t = ∫ y dx
20
En négligeant
l’influence de la
compression et
de l’effort tranchant

formule de Timoshenko
l 1 l M2
''2
∫ dx
y U= ∫ dx
U EI l ''2 2 0 EI
N C = = EI 0l U = ∫ y dx
t 20
∫ dx
y '2 y '' = −M / EI
44
0
flambage des poutres droites - Timoshenko
Commentaires
- La formule conduit à la charge critique exacte lorsque la fonction y
coïncide avec la solution analytique du problème de flambage donné.
- Dès lors que la déformée retenue dans la méthode de Timoshenko
est généralement une fonction d’un ou plusieurs paramètres
y(x) = y(x, α1, α2, ..., αi, ..., αp) où les αi (i = 1, 2, ..., p)
la charge critique résultante est également fonction de ces paramètres
Nc = Nc(α1, α2, ..., αi, ..., αp)
- Comme la meilleure valeur de la charge critique est la plus basse,
il est possible d’améliorer la technique de Timoshenko en minimisant Nc
par rapport aux différents paramètres
∂N C ∂N C ∂N C
=0, = 0 , ...., =0
∂a1 ∂a 2 ∂a p
et en retenant des p extrema de charges critiques tirés de ces conditions
celui qui correspond au plus petit minimum.

45
flambage des poutres droites - Timoshenko
application
Choisissons d’abord comme
déformée la courbe exacte
πx
y = δ (1 − cos )
2l

' πδ πx '' π 2δ πx
y = sin y = cos
2l 2l 4l 2 2l

1 l '2 EI l ''2
t = ∫ y dx U = ∫ y dx
20 20
U π 2 EI π 2δ 2 l 2 πx π 2δ 2
NC = = t= ∫ sin dx =
t 4l 2 8l 2
0 2l 16l
EIπ 4δ 2 l
2 πx EIπ 4δ 2
U= ∫ cos dx =
valeur exacte 32l 4
0 2l 64l463
flambage des poutres droites - Timoshenko
application
Supposons maintenant que la fonction y(x)
soit inconnue et prenons comme déformée
celle que produit une force horizontale Q
appliquée à l’extrémité supérieure de la poutre

Q
y= (3lx 2 − x 3 )
6EI

47
flambage des poutres droites - Timoshenko
application
Q
y= (3lx 2 − x 3 )
6EI

Q Q
y' = (2lx − x 2 ) y '' = (l − x )
2EI EI

Q2 l
2 Q 2l5
t= ∫ (2lx − x )dx =
2 2
8E I 0 15E 2 I 2
Q2 l 2 Q 2l3
U= ∫ (l − x ) dx =
2EI 0 6EI
erreur relative
N 'C − N C 5 / 2 −π 2 / 2 U 5EI
ε C' = = = +1,3% N 'C = = 2
2 t 2l
NC π /2 48
flambage des poutres droites - Timoshenko
remarques
Il est connu qu’une dérivation – et à plus forte raison une double
dérivation – augmente la différence entre une fonction approchée et une
fonction exacte.

On peut dès lors s’attendre à un résultat meilleur en utilisant directement


la fonction approchée plutôt que sa dérivée seconde.

Pour cela, il suffit de calculer l’énergie de déformation en recourant à la


relation
l M2
U=∫ dx incluant explicitement le moment de flexion
0 2EI

EI l ''2
plutôt qu’à l’expression U = ∫ y dx
20
49
flambage des poutres droites - Timoshenko
application ⎡ Q ⎤
M = − N(δ − y) = − N ⎢δ − (3lx 2 − x 3 )⎥
⎣ 6EI ⎦
δ = Ql 3 / 3EI

1 l M2 17lN 2δ 2 Q 2l5 3δ 2
U= ∫ dx = t= 2 2
=
2 0 EI 70EI 15E I 5l

U 42EI
N 'C' = =
t 17l 2
erreur relative

N 'C' − N C
ε C'' = = +0,13% L’approximation est plus fine
NC mais les calculs sont plus longs.
50
flambage des poutres droites - Timoshenko
application
Déterminons par la méthode de Timoshenko la charge critique
de flambage d’une poutre dû au poids propre q [Ν/m]
Supposons une déformée comme
⎛ πx ⎞
y = C⎜1 − cos ⎟
⎝ 2l ⎠
q Energie de déformation
tx
4
x EI l ''2 1 2 ⎛π ⎞
U = ∫ y dx = EIC l⎜ ⎟
20 4 ⎝ 2l ⎠

Déplacement vertical du point x


y 2
1 x '2 1 ⎛π ⎞ ⎛ l πx ⎞
t x = ∫ y dx = C 2 ⎜ ⎟ ⎜ x − sin ⎟
20 4 ⎝ 2l ⎠ ⎝ π l ⎠
EI = constant
51
flambage des poutres droites - Timoshenko
application
la charge critique de flambage d’une poutre dû au poids
propre q [Ν/m] Travail de la charge q
2
l 1 2⎛ π ⎞ ⎛ l 2 2l 2 ⎞
qt
∫ x dx = qC ⎜ ⎟ ⎜ − ⎟
4 ⎝ 2l ⎠ ⎜ 2 π2 ⎟
0 ⎝ ⎠
q
tx
En égalant l’énergie et le travail
on obtient
x
EI π4 8,29EI
q cr = ≈
2l 3 π 2 − 4 l3
y valeur théorique
7,83EI
EI = constant q cr =
l3
52
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 13: théorie de l’état de contrainte

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL


théorie de l’état de contrainte - définitions
Vecteur de contrainte sur l’élément de surface
ΔP dP
p n = lim =
Contrainte normale ΔFn →0 ΔFn dFn
sur l’élément de surface

y
σy
x
z τ yx

τ yz Contrainte tangentielle
sur l’élément de surface

p n → p y → (τ yx , σ y ,τ yz )
contraintes principales

σy P2
τ yx P1 P3
τ yz τ xz σ2 σ1
τ zy M
σ3
τ zx τ xy σx
σz
y σ1
P4
x
z σ2 σ3
Y
Z X

Comment peut-on trouver les contraintes principales


&
les directions correspondantes ?
théorie de l’état de contrainte - définitions
Conditions d’équilibre du prisme

Théorème de Cauchy

p n ⋅ n ' = p 'n ⋅ n

La projection d’une contrainte pn, relative à une face de normale n,


sur la normale n' d’une autre face passant par le même point M0
d’un milieu continu est égale à la projection de la contrainte p'n,
relative à la face de normale n', sur la normale n.
état de contrainte autour d’un point
état de contrainte autour du point M0 sous forme
matricielle
( X n ,Yn ,Z n ,)
pz
↑ ⎛ σ x τ xy τ xz ⎞
↓ ⎜ ⎟
Γ = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟
(τ zx ,τ zy ,σ z ,) pn
⎜τ ⎟
⎝ zx τ yz σ z ⎠

py
px

↓ 9 composantes de contrainte
(τ ,σ y ,τ yz ) autour d’un point
(σ ,τ xy ,τ xz )
yx
x
état de contrainte autour d’un point
pz → (τ ,τ ,σ ,)
zx zy théorème de Cauchy p n ⋅ n ' = p 'n ⋅ n
z

p y ⋅i = px ⋅ j
pz ⋅ j = p y ⋅ k
px ⋅ k = pz ⋅i

py → (τ yx ,σ y ,τ yz )
px → (σ x ,τ xy ,τ xz ) τ yx = τ xy
τ zy = τ yz
6 composantes des contraintes
indépendantes autour d’un point
τ xz = τ zx
état de contrainte autour d’un point
état de contrainte autour du point M0
⎛ σ x τ xy τ xz ⎞
⎜ ⎟
Γ = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟
⎜τ τ σ ⎟
⎝ zx yz z ⎠

avec
τ yx = τ xy
τ zy = τ yz
τ xz = τ zx

La matrice de contraintes
est symétrique
théorie de l’état de contrainte
Contrainte sur une surface DFn

pn = ( X n , Yn , Z n )
n = (α , β , γ )

Par le théorème de Cauchy


entre ΔFn et ΔFx
pn ⋅ i = X n = p x ⋅ n
= (σ x ,τ xy ,τ xz )⋅ (α , β , γ )
= ασ x + βτ xy + γτ xz
de la même façon on obtient Yn, Zn
p n = (ασ x + βτ xy + γτ xz , ατ yx + βσ y + γτ yz , ατ zx + βτ zy + γσ z )

Xn Yn Zn
théorie de l’état de contrainte
Etat de contrainte : résumé
σy σ2 σ1
τ yx σ3
τ yz τ xz
τ zy
σz τ zx τ xy σ x σ1
Y
y
σ2 σ3 Z X
x
z ⎛ σ x τ xy τ xz ⎞
⎜ ⎟
Γ = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟ ⎛σ 1 0 0 ⎞
⎜τ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ zx τ yz σ z ⎠
Γ = ⎜ 0 σ2 0 ⎟
⎜0 0 σ ⎟
⎝ 3⎠
τ yx = τ xy ; τ zy = τ yz ; τ xz = τ zx
théorie de l’état de contrainte
Etat de contrainte : résumé
y
τ zy σ p n = ( X n , Yn , Z n )
τ xz z

σx τ zx
τ xy τ yx x
τ yz σ y
z Xn Yn Zn

p n = (ασ x + βτ xy + γτ xz , ατ yx + βσ y + γτ yz , ατ zx + βτ zy + γσ z )
⎛ σ x τ xy τ xz ⎞⎛ α ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟
p n = Γn p n = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟⎜ β ⎟
⎜τ τ σ ⎟⎜ γ ⎟
⎝ zx yz z ⎠⎝ ⎠
état de contrainte: forme quadratique
Forme quadratique des contraintes ψ (α , β , γ )

D’après la relation

p n = (ασ x + βτ xy + γτ xz , ατ yx + βσ y + γτ yz , ατ zx + βτ zy + γσ z )

la contrainte pn dérive d’un potentiel y(a, b, g) qui s’écrit

(
1
ψ (α , β , γ ) = σ xα 2 + σ y β 2 + σ zγ 2 + 2τ xyαβ + 2τ yz βγ + 2τ zyγα
2
)
En effet, on vérifie immédiatement l’expression suivante

p n = ∇ψ = ( X n , Yn , Z n )
état de contrainte: forme quadratique
Forme quadratique des contraintes ψ (α , β , γ )
σ n = p n ⋅ n = αX n + βYn + γZ n
= σ xα 2 + σ y β 2 + σ zγ 2 + 2τ xyαβ + 2τ yz βγ + 2τ zyγα
= 2ψ (α , β , γ )

Si l’on passe du système de coordonnées xyz


au référentiel XYZ formé des axes principaux M0X, M0Y et M0Z
portant les contraintes principales respectives σ1, σ2 et σ3, on a

Ψ (α , β , γ ) =
1
2
(
σ 1α 2 + σ 2 β 2 + σ 3γ 2 )
p n = ∇Ψ = ( X n , Yn , Z n ) = (ασ 1 , βσ 2 , γσ 3 )
σ n = αX n + βYn + γZ n = σ 1α 2 + σ 2 β 2 + σ 3γ 2 = 2Ψ (α , β , γ )
état de contrainte – quadrique de σn
quadrique des contraintes normales
Considérons à nouveau l’expression générale
de la contrainte normale σn
σ n = p n ⋅ n = αX n + βYn + γZ n
= σ xα 2 + σ y β 2 + σ zγ 2 + 2τ xyαβ + 2τ yz βγ + 2τ zyγα
= 2ψ (α , β , γ )
et étudions sa variation en fonction du vecteur normal n.

cherchons le lieu de l’extrémité d’un vecteur r dont la direction


est celle du vecteur normal n
k k2
r = rn de sorte que r = σn = ±
σn r2
état de contrainte – quadrique des σn
avec r = ( x,y,z ) = (αr, β r, γr) = r(α , β , γ )

on a

± k 2 = σ x x 2 + σ y y 2 + σ z z 2 + 2τ xy xy + 2τ yz yz + 2τ zy zy

On obtient donc l’équation de deux quadriques,


appelées quadriques des contraintes normales.

Ces surfaces peuvent être, selon les signes des contraintes


σx, σy et σz :
état de contrainte - quadrique σn
quadrique des contraintes normales

deux ellipsoïdes (l’un réel, l’autre imaginaire)


la matière étant en traction selon toutes les
directions autour du point M0
-lorsque l’ellipsoïde réel correspond au
2
signe positif dans l’équation ( + k )
- et en compression quand l’ellipsoïde
réel correspond au signe négatif ( −k 2 )

deux hyperboloïdes conjugués –


correspondant respectivement aux directions
de traction et de compression –
le cône asymptotique commun de ces
hyperboloïdes donnant les directions
pour lesquelles la contrainte normale σn
est nulle
(l’amplitude r tend vers l’infini lorsque la composante σn tend vers zéro).
état de contrainte – ellipsoïde de pn
Le lieu de l’extrémité d’un vecteur égal
à la contrainte pn est également une quadrique,
appelée ellipsoïde des contraintes totales.

Pour démontrer cette assertion,


choisissons les axes principaux
M0X, M0Y et M0Z comme référentiel,
de sorte que les composantes
du vecteur des contraintes pn
sont données par les relations
p n = ( X n , Yn , Z n )
= (ασ 1 , βσ 2 , γσ 3 )
avec X n = ασ 1
X n2 Yn2 Z n2 α 2 + β 2 +γ 2 =1 Yn = βσ 2
+ + =1
σ 12 σ 22 σ 32 Z n = γσ 3
état de contrainte - contraintes principales
Il arrive que les conditions du problème (conditions de symétrie par exemple)
permettent de déterminer directement les axes principaux M0X, M0Y et M0Z
et de choisir ces axes comme axes de référence.

En général cependant, il faut calculer la direction des axes principaux


et l’amplitude des contraintes principales σ1, σ2 et σ3 à partir des contraintes
déterminées pour les axes de référence M0x, M0y et M0z
et résumées par la matrice

⎛ σ x τ xy τ xz ⎞
⎜ ⎟
Γ = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟
⎜τ τ σ ⎟
⎝ zx yz z ⎠
état de contrainte - contraintes principales
La contrainte pn est principale quand elle est normale à l’élément de surface
sur lequel elle s’applique. Appelons σk (k = 1, 2, 3) les valeurs particulières
de pn satisfaisant à cette condition et αk, βk et γk les cosinus directeurs
correspondants. Les composantes de la contrainte σk sont ainsi

σ k = ( X k , Yk , Z k ) = (α kσ k , β kσ k , γ kσ k )
(σk est une grandeur scalaire)

Pour les mêmes valeurs des coefficients αk, βk et γk, les vecteurs σk
et pk coïncident, ce qui conduit, d’après la relation

p n = (ασ x + βτ xy + γτ xz , ατ yx + βσ y + γτ yz , ατ zx + βτ zy + γσ z )

à la condition suivante pn − σk = 0
théorie de l’état de contrainte
Etat de contrainte : résumé
y Admettons que le plan
p k = ( X k , Yk , Z k ) défini par k est un plan principal
τ zy σ
k
τ xz z

σx τ zx
τ xy X k = α kσ k
τ yx x Yk = β kσ k
τ yz σ y
z Z k = γ kσ k
⎛ σ x τ xy τ xz ⎞⎛ α k ⎞ ⎛ X k ⎞ ⎛ α kσ k ⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
p n = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟⎜ β k ⎟ ⎜ Yk ⎟ = ⎜ β kσ k ⎟
⎜τ τ σ ⎟⎜ γ ⎟ ⎜ Z ⎟ ⎜γ σ ⎟
⎝ zx z ⎠⎝ k ⎠
yz
⎝ k⎠ ⎝ k k⎠
état de contrainte - contraintes principales
pn − σk = 0
Avec la condition
⎛ α kσ x + β kτ xy + γ kτ xz ⎞ ⎛ α kσ k ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ α kτ yx + β kσ y + γ kτ yz ⎟ − ⎜ β kσ k ⎟ = 0 α k2 + β k2 + γ k2 = 1
⎜ ⎟
⎜ α τ + β τ + γ σ ⎟ ⎜⎝ γ kσ k ⎟⎠
⎝ k zx k zy k z ⎠

Pour une solution non - triviale

σ x − σ k τ xy τ xz
τ yx σ y − σ k τ yz = 0
τ zx τ zy σ z − σ k
état de contrainte - contraintes principales

σ x − σ k τ xy τ xz
τ yx σ y − σ k τ yz = 0 − σ k3 + I1σ k2 − I 2σ k + I 3 = 0

τ zx τ zy σ z − σ k
I1 = σ x + σ y + σ z
σ y τ yz σ z τ zx σ x τ xy
I2 = + +
I1, I2 et I3 sont les invariants τ zy σ z τ xz σ x τ yx σ y
de la matrice de contraintes σ x τ xy τ xz
I 3 = τ yx σ y τ yz
τ zx τ zy σ z

Les trois racines sont les contraintes principales


état de contrainte -exemple 1

⎡σ σ σ⎤ σ −σk σ σ
Γ = ⎢⎢σ σ σ ⎥⎥ σ σ −σk σ = 0
⎢⎣σ σ σ ⎥⎦ σ σ σ −σk
− σ k3 + I1σ k2 − I 2σ k + I 3 = 0
I1 = 3σ

σ σ σ σ σ σ
I2 = + + =0
σ σ σ σ σ σ

σ σ σ
I3 = σ σ σ = 0
σ σ σ

σ 1 = 3σ ; σ 2 = 0; σ 3 = 0
état de contrainte - exemple 2

⎡0 τ τ ⎤ 0 −σk τ τ
Γ = ⎢⎢τ 0 τ ⎥⎥ τ 0 −σk τ = 0
⎢⎣τ τ 0 ⎥⎦ τ τ 0 −σk
− σ k3 + I1σ k2 − I 2σ k + I 3 = 0

I1 = 0
0 τ 0 τ 0 τ
I2 = + + = −3τ 2
τ 0 τ 0 τ 0
0 τ τ
I3 = τ 0 τ = 2τ 3
τ τ 0
σ 1 = 2τ ; σ 2 = σ 3 = −τ
théorie de l’état de contrainte
Etat de contrainte : résumé
σy σ2 σ1
τ yx σ3
τ yz τ xz
τ zy
σz τ zx τ xy σ x σ1
Y
y
σ2 σ3 Z X
z x
⎛ σ x τ xy τ xz ⎞ ⎡σ 1 0 0⎤
⎜ ⎟
Γ = ⎜τ yx σ y τ yz ⎟ Γ = ⎢ 0 σ2 0 ⎥
⎢ ⎥
⎜τ τ σ ⎟ ⎢⎣ 0 0 σ 3 ⎥⎦
⎝ zx yz z ⎠

Remarque: c’est un problème d'algèbre linéaire;


c-à-dire c’est le problème de valeurs propres
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr
Dans le système M0XYZ des axes principaux, choisis de manière
que les contraintes principales soient classées comme suit
σ1 > σ2 > σ3
σ n = αX n + βYn + γZ n
= σ 1α 2 + σ 2 β 2 + σ 3γ 2

p 2n = σ n2 + τ n2 = X n2 + Yn2 + Z n2
= (σ 1α ) + (σ 2 β ) + (σ 3γ )
2 2 2
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr
σ 12α 2 + σ 22 β 2 + σ 32γ 2 = σ n2 + τ n2 (a)

σ 1 α 2 + σ 2 β 2 + σ 3γ 2 = σ n (b)
α 2 + β 2 +γ 2 =1 (c)
éliminons successivement deux des inconnues α, β et γ par des combinaisons
linéaires appropriées, en multipliant les relations (b) et (c) respectivement par
les facteurs α et β, en sommant les résultats obtenus
et en y ajoutant l’équation (a) on arrive à
f (σ 1 )α 2 + f (σ 2 ) β 2 + f (σ 3 )γ 2 = f (σ n ) + τ n2

où la grandeur f désigne une fonction définie de la manière suivante

f (σ i ) = σ i2 + aσ i + b (i = 1,2,3, n)
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr

Equations des cercles de Mohr

f (σ i ) = σ i2 + aσ i + b (i = 1,2,3, n)

Pour que les coefficients β2 et γ2 disparaissent,


il suffit de choisir a et b de façon que

f (σ i ) = (σ i − σ 2 )(σ i − σ 3 ) (i = 1,2,3, n)
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr
σ 12α 2 + σ 22 β 2 + σ 32γ 2 = σ n2 + τ n2 (a)

σ 1 α 2 + σ 2 β 2 + σ 3γ 2 = σ n (b)
α 2 + β 2 +γ 2 =1 (c)
En éliminant semblablement α2 et γ2, puis α2 et β2, on obtient les trois
équations ci-après, dans lesquelles l’indice n est supprimé
pour simplifier l’écriture,

(σ 1 − σ 2 )(σ 1 − σ 3 )α 2 = (σ − σ 2 )(σ − σ 3 ) + τ 2
(σ 2 − σ 3 )(σ 2 − σ 1 ) β 2 = (σ − σ 3 )(σ − σ 1 ) + τ 2

(σ 3 − σ 1 )(σ 3 − σ 2 )γ 2 = (σ − σ 1 )(σ − σ 2 ) + τ 2
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr

Comme les carrés α2, β2 et γ2 sont positifs puisque les cosinus directeurs
a, b et g doivent être réels, on établit, en tenant compte des inégalités

σ1 > σ2 > σ3

les conditions suivantes qu’ont à satisfaire les composantes


s et t de la contrainte pn

(σ − σ 2 )(σ − σ 3 ) + τ 2 ≥ 0

(σ − σ 3 )(σ − σ 1 ) + τ 2 ≤ 0

(σ − σ 1 )(σ − σ 2 ) + τ 2 ≥ 0
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr (σ − σ 2 )(σ − σ 3 ) + τ 2 ≥ 0
Dans le plan (s, t), les trois égalités (σ − σ 3 )(σ − σ 1 ) + τ 2 ≤ 0
apparaissant dans les relations constituent
(σ − σ 1 )(σ − σ 2 ) + τ 2 ≥ 0
des équations de cercles, connus sous
le nom de cercles de Mohr, de diamètres
(σ1 – σ2), (σ1 – σ3) et (σ2 – σ3)

et de centres

(σ1 + σ2)/2, (σ1 + σ3)/2 et (σ2 + σ3)/2


situés sur l’axe des contraintes normales σ.

Les trois inégalités sont dès lors


satisfaites pour tout point se trouvant dans
la zone hachurée comprise entre ces cercles.
théorie de l’état de contrainte - cercles de Mohr
Equations des cercles de Mohr
contrainte de cisaillement maximale
La contrainte tangentielle τ passe par trois
valeurs nulles relatives aux plans principaux
et par six extrema désignés
± τ12, ± τ23 et ± τ31 dans la figure

Amplitudes des contraintes normales


correspondant aux contraintes Dans le plan (σ, τ), les points représentatifs
tangentielles maximales de ces extrema ont pour coordonnées
1
± τ 12 = ± (σ 1 − σ 2 )
1 1
2
σ 12 = (σ 1 + σ 2 ); σ 23 = (σ 2 + σ 3 ); 1
2 2 ± τ 23 = ± (σ 2 − σ 3 )
1 2
σ 31 = ± (σ 3 + σ 1 ) 1
2 ± τ 31 = ± (σ 3 − σ 1 )
2
théorie de l’état de contrainte
Théorie de l’état de contrainte
MECANIQUE DES STRUCTURES

Chapitre 15: critères de rupture de l’équilibre élastique

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
critères de rupture de l’équilibre élastique

Généralités
‰ Après avoir déterminé le champ des contraintes dans une pièce,
l’ingénieur doit encore calculer la sécurité de cette pièce,
compte tenu de la résistance limite du matériau utilisé.

Observations expérimentales
‰ Les matériaux fragiles se cassent brusquement sans écoulement
plastique préalable. La limite d’élasticité et la limite de rupture
sont atteintes simultanément.

‰ Pour les matériaux ductiles, la limite de rupture est plus élevée


que la limite élastique et il est alors nécessaire de distinguer
la sécurité vis-à-vis de l’une ou de l’autre.

2
critères de rupture : théories de la rupture
théories de la rupture, basées sur certains
critères de rupture sont nombreuses.

Parmi les plus connues

- Critère de Mohr-Coulomb
- Critère de Tresca
- Critére de von Mises
- Critère de la plus grande contrainte normale
- Critère du plus grand allongement

-Critère basé sur la fracture en supposant des fissures


dans le matériau

3
critères de rupture : définitions
Généralités
Considérons un élément de matière soumis aux contraintes
principales σ1, σ2 et σ3, classées selon l’ordre

σ 1 〉σ 2 〉σ 3

On appelle état limite de contrainte toute combinaison


(σ1, σ2 et σ3) provoquant le dépassement de la limite
élastique dans l’élément.
4
critères de rupture : définitions

Coefficient de sécurité
A partir d’un état non limite (σ1, σ2 et σ3), opérons une
homothétie du tenseur des contraintes en multipliant
chaque contrainte par un nombre n.

La plus petite valeur de n pour laquelle (n σ1, n σ2, n σ3)


est un état limite est appelée coefficient de sécurité.

5
critères de rupture : définitions
Les théories de la rupture, basées sur certains
critères de rupture de l’équilibre élastique, ont pour but
de permettre la prévision d’un état limite sur la base
d’un petit nombre d’essais ou même d’un seul.

Rappelons que les essais classiques des matériaux


sont la traction, la compression et la torsion .

6
critères de rupture : contrainte de
comparaison
Un état (σ1, σ2 et σ3), présentant un coefficient de sécurité n
vis-à-vis de l’état critique correspondant, peut être caractérisé par
une contrainte de traction simple σg, offrant le même coefficient
de sécurité n vis-à-vis de l’état critique en traction simple.

Cette contrainte est appelée contrainte de comparaison


ou contrainte équivalente, sa valeur étant évidemment
fonction du critère de rupture choisi. 7
critères de rupture : Mohr-Coulomb
Critère de Mohr-Coulomb
La rupture de l’équilibre élastique se produit quand le plus grand
des cercles de Mohr, de diamètre (σ1 – σ3), devient tangent
à une courbe du plan (σ, τ), appelée courbe intrinsèque
et caractérisant le comportement du matériau.

état quelconque

traction simple
compression simple cisaillement pur 8
critères de rupture : Mohr-Coulomb
Critère de Mohr-Coulomb
Remarques
Ce critère implique que la contrainte intermédiaire σ2 ne joue aucun rôle.

Dans sa partie centrale, constituant la portion la plus utile de la courbe


elle peut être remplacée sans erreur appréciable par une droite tangente
aux cercles correspondant à la traction simple et à la compression simple.

9
critères de rupture : Mohr-Coulomb
Calcul du coefficient de sécurité de l’état de contrainte
(σ1, σ2 et σ3 )

σ 1' = nσ 1
σ 2' = nσ 3

1 1 1 1
AB BT ' AB = σ et − (σ 1' − σ 3' ) BT ' = (σ 1' + σ 3' ) − σ et
= 2 2 2 2
CD DT ' 1 1 ' 1 ' 1
CD = σ ec − (σ 1 − σ 3' ) DT = (σ 1 + σ 3 ) + σ ec
' '
2 2 2 2 10
critères de rupture : Mohr-Coulomb
Calcul du coefficient de sécurité de l’état de contrainte
(σ1, σ2 et σ3 )
1 1 1 1
AB = σ et − (σ 1' − σ 3' ) BT ' = (σ 1' + σ 3' ) − σ et
2 2 2 2
1 1 ' 1 ' 1
CD = σ ec − (σ 1 − σ 3' ) DT = (σ 1 + σ 3 ) + σ ec
' '
2 2 2 2

AB BT '
=
CD DT '

σ 1' = nσ 1
σ etσ ec = σ ecσ 1' − σ etσ 3'
σ 2' = nσ 3

σ etσ ec = n(σ ecσ 1 − σ et11


σ 3)
critères de rupture: Mohr-Coulomb
Calcul du coefficient de sécurité de l’état de contrainte
(σ1, σ2 et σ3 )
Il s’ensuit que le coefficient de sécurité n
selon le critère de Mohr-Coulomb a pour valeur
σ etσ ec
= n(σ ecσ 1 − σ etσ 3 )

σ etσ ec σ et σ et
n= = =
σ ecσ 1 − σ etσ 3 σ − σ et σ σ 1 − ασ 3
1
σ ec 3
La contrainte de comparaison σg de l’état de contrainte
considéré est donnée par l’expression
σ et σ et
σg = = σ1 − σ 3 = σ 1 − ασ 3
n σ ec 12
critères de rupture : Tresca
Critère de Tresca

Le critère de Tresca, nommé aussi critère du plus grand


cisaillement ou critère de la contrainte tangentielle maximale,
admet que la rupture survient dès que la plus grande contrainte
de cisaillement

τ31 = (σ1 – σ3)/2

dépasse la valeur limite τe déterminée par l’essai de torsion.

Constituant un cas particulier de la théorie de Mohr, il convient bien


pour les matériaux ductiles, mais non pour les matériaux fragiles.

13
critères de rupture : Tresca
Critère de Tresca
Pour les matériaux ductiles, comme la plupart des aciers et des alliages
d’aluminium, les contraintes élastiques de traction et de compression sont
pratiquement égales σet = σec = σe
Sous cette hypothèse adoptée dans le critère de Tresca, la partie centrale
de la courbe intrinsèque caractéristique du critère de Mohr-Coulomb devient
une droite parallèle à l’axe des σ.

14
critères de rupture : Tresca
Critère de Tresca
σ et = σ ec = σ e

σe
n=
σ etσ ec σ et σ et σ1 − σ 3
n= = =
σ ecσ 1 − σ etσ 3 σ − σ et σ σ 1 − ασ 3 σ
σ g = e = σ1 − σ 3
1
σ ec 3 n
τe τe
n= = τ max = τ 31 = (σ 1 − σ 3 ) / 2
τ max τ 31
σe
σg = = 2τ max = 2τ 31 15
n
critères de rupture : Tresca
représentation graphique du critère de Tresca
σ 1 〉σ 2 〉σ 3
En s’affranchissant de la séquence,
on peut étendre la relation
σe
σg = = σ1 − σ 3
n

sous les formes suivantes,


valables à la limite de la rupture
(σg = σe),
σ 1 − σ 2 = ±σ e
σ 2 − σ 3 = ±σ e
σ 3 − σ 1 = ±σ e
repère des contraintes
principales
six plans formant un
prisme hexagonal 16
critères de rupture : von Mises

Critère de von Mises


le critère dit de von Mises ou critère du plus grand travail
de distorsion suppose que la rupture est due à la part de l’énergie
de déformation provoquée par les seules déformations angulaires.

Il peut ainsi s’énoncer comme suit:

L’énergie fournie pour augmenter ou diminuer le volume initial


ne joue aucun rôle dans la rupture de l’équilibre élastique, seule
l’énergie fournie pour déformer le volume entrant
en ligne de compte

17
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises
Remarques
1: Le critère de von Mises a pour avantage, par rapport au critère
de Mohr-Coulomb, de ne pas exiger le calcul préalable des
contraintes principales, car il se base directement sur les termes
de la matrice des contraintes
⎡σ x τ xy τ xz ⎤
⎢ ⎥
Γ = ⎢τ yx σ y τ yz ⎥
⎢ ⎥
⎣τ zx τ yz σ z ⎦
déterminés pour les axes de référence M0xyz.

2: Ce critère tient compte de la contrainte intermédiaire σ2

18
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation
σy P2
τ yx P P3
τ yz 1
τ xz
τ zy
τ xy M0
εx =
1
E
[
σ x − μ (σ y + σ z )]
σz σx
τ zx ε y = [σ y − μ (σ z + σ x )]
1
P4 E
y
ε y = [σ y − μ (σ z + σ x )]
1
x E
z
1
γ xy = τ xy
G
1
densité d’énergie γ yz = τ yz
G
u=
1
2
(σ xε x + σ yε y + σ zε z + τ xyγ xy + τ yzγ yz + τ zxγ zx ) γ zx
1
= τ zx
G
19
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation
u=
1
2
(σ xε x + σ yε y + σ zε z + τ xyγ xy + τ yzγ yz + τ zxγ zx )

ε x = [σ x − μ (σ y + σ z )] xy G τ xy
1
1 γ =
E
ε y = [σ y − μ (σ z + σ x )] γ yz = τ yz
1 1
E G
ε y = [σ y − μ (σ z + σ x )] γ zx = τ zx
1 1
E G

u=
1 2
2E
[ ]
σ x + σ 2y + σ z2 − 2 μ (σ xσ y + σ yσ z + σ zσ x )

+
1 2
2G
(
τ xy + τ 2yz + τ zx
2
)
20
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation

u=
1 2
2E
[
σ x + σ 2y + σ z2 − 2 μ (σ xσ y + σ yσ z + σ zσ x ) ]
+
1 2
2G
(
τ xy + τ 2yz + τ zx
2
)

Si les contraintes principales sont connues,


la densité d’énergie prend la forme simplifiée ci-après

u=
1 2
2E
[ ]
σ 1 + σ 22 + σ 32 − 2 μ (σ 1σ 2 + σ 2σ 3 + σ 3σ 1 )

21
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation

l’état de contrainte peut être considéré comme la superposition


d’une pression hydrostatique p et de contraintes

1
p = (σ x + σ y + σ z ) σ 1' , σ 2' , σ 3'
3
provoquant seulement la distorsion

σ x = p + σ 1' densité d’énergie de distorsion

σ y = p + σ 2' u = up + ud
σ z = p + σ 3'
densité d’énergie correspondant
à la variation de volume 22
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation
La densité d’énergie de déformation correspondant à la variation
de volume est égale au travail des trois contraintes p agissant
selon les trois axes M0x, M0y et M0z
1 1
εp = (1 − 2 μ )p = (ε x + ε y + ε z )
u p = 3 ⋅ ⎛⎜ ε p p ⎞⎟
1 E 3
⎝2 ⎠ 1
p = (σ x + σ y + σ z )
3

up =
3
2E 6E
(
(1 − 2 μ ) p 2 = 1 (1 − 2 μ ) σ x + σ y + σ z )
2

23
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation

Pour aboutir à la densité d’énergie de distorsion, il suffit


de soustraire de la densité d’énergie totale la densité d’énergie
correspondant à la seule variation
ud = u − u p =
1+ μ
6E
[
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 ]
+
1 2
2G
(
τ xy + τ 2yz + τ zx
2
)
ud =
1+ μ
6E
[ (
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 + 6 τ xy
2
+ τ 2yz + τ zx
2
)]
Si les contraintes principales sont connues,
la densité d’énergie prend la forme simplifiée ci-après
ud =
1+ μ
6E
[
(σ 1 − σ 2 ) 2 + (σ 2 − σ 3 ) 2 + (σ 3 − σ 1 ) 2 ]
24
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises : densité de l’énergie de déformation
Dans l’essai de traction simple, la contrainte de comparaison σg
est égale à σ1 et les deux autres contraintes principales σ2 et σ3
sont nulles.

la relation
ud =
1+ μ
6E
[
(σ 1 − σ 2 ) 2 + (σ 2 − σ 3 ) 2 + (σ 3 − σ 1 ) 2 ]

devient 1+ μ 2 1+ μ 2
ud = σ1 = σg
3E 3E

25
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises
La contrainte de comparaison de l’état de contrainte considéré
se détermine finalement par égalisation des relations
ud =
1+ μ
6E
[
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 + 6 τ xy
2
(
+ τ 2yz + τ zx
2
)]
1+ μ 2 1+ μ 2
ud = σ1 = σg
3E 3E

σg =
1
2
(
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 + 6 τ xy
2
+ τ 2yz + τ zx
2
)
Si l’on connaît σ1 , σ2 , σ3
1
σg = (σ 1 − σ 2 ) 2 + (σ 2 − σ 3 ) 2 + (σ 3 − σ 1 ) 2
2

τ ij = (σ i − σ j ) / 2 σ g = 2 τ 12
2
+ τ 23
2
+ τ 31
2
26
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises
Géométriquement, la relation
σg =
1
2
(
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 + 6 τ xy
2
+ τ 2yz + τ zx
2
)

constitue l’équation
du cylindre dit de von Mises,
circonscrit au prisme
hexagonal de Tresca
27
critères de rupture : von Mises
Critère de von Mises
Le critère de von Mises est d’un usage commode, puisqu’il suffit
d’appliquer l’une des relations
σg =
1
2
(
(σ x − σ y ) 2 + (σ y − σ x ) 2 + (σ z − σ x ) 2 + 6 τ xy
2
+ τ 2yz + τ zx
2
)
1
σg = (σ 1 − σ 2 ) 2 + (σ 2 − σ 3 ) 2 + (σ 3 − σ 1 ) 2
2
σ g = 2 τ 12
2
+ τ 23
2
+ τ 31
2

pour calculer σg et trouver le coefficient de sécurité n = σe/σg.

Remarque
Rappelons qu’il convient bien pour les matériaux ductiles mais non
pour les matériaux fragiles, car il est fondé sur le seul essai de traction.
28
MECANIQUE DES STRUCTURES

Propriétés mécaniques des matériaux

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
éprouvette de traction

Les dimensions exactes de l’éprouvette


dépendent du matériau

Ils sont standardisés pour la plupart des matériaux

2
résultats d’un essai de traction

plasticité
(écrouissage)

linéarité

3
déformation ductile

phénomène de striction

pour des aciers doux on constate


l ’apparition de stries qui sont appelées
lignes de Lüder

4
diagramme d’un matériau non - linéaire

⎛ dσ ⎞ σ B −σ A
E At =⎜ ⎟ E AB =
⎝ d ε ⎠A εB −εA

Module tangent Module sécant

5
résultats d’un essai de traction

la limite de proportionnalité σp
la limite conventionnelle de proportionnalité σ0,02
la limite apparente d’élasticité σe ou limite d’écoulement
la limite conventionnelle d’élasticité σ0,2
la résistance à la traction σB
la contrainte réelle de rupture σ 6
valeurs moyennes des caractéristiques mécaniques
des principaux métaux et alliages
M atériau Désignation ρ E μ σe σB εB α
VSM kg/m 3 GPa – MPa MPa % 10 – 6/°C

Aciers de S 235 (Ac37-2) 7850 210 0,27 235 400 25 12


construction
E 295 (Ac50-2) 7850 210 0,27 295 540 19 12
E 295 K (Ac50-2K) 7850 210 0,27 410 720 8 12
Acier de cémentation C10 7850 210 0,27 340 640 15 12
Aciers d’amélioration C35E (Ck35) 7850 210 0,27 400 690 18 12
C45E (Ck45) 7850 210 0,27 460 750 16 12
Aciers inoxydables X10CrNiS18 9 7900 200 0,30 200 600 35 16
X20Cr13 7900 200 0,30 550 850 12 16
Fonte grise GG-25 7200 100 0,25 – 200 1 1 10
Fontes malléables GTS-35-10 7200 170 0,30 200 350 10 13
GTS-70-02 7200 170 0,30 530 700 2 13

Aluminium EN AW-Al 99.5 O 2700 69 0,33 25 80 30 24


Alliages d’aluminium EN AW-Al MgSi T6 2700 70 0,33 250 280 10 23
EN AW-Al Zn4.5Mg1 T6 2 2770 73 0,33 320 390 9 23
EN AW-Al Cu4Mg1 T6 3 2790 72 0,33 570 630 9 23
Cuivre recuit – 8900 120 0,35 40 210 50 17
Alliages cuivre-zinc 4 G-CuZn33Pb2 (coulé) 8500 80 0,34 50 180 55 18
CuZn38Pb2 (demi-dur) 8500 80 0,34 290 460 55 19
5
Alliages cuivre-étain G-CuSn10 (coulé) 8800 90 0,30 120 250 15 18
Zinc laminé – 7100 85 0,25 60 120 55 26
1
σ BC = 800 MPa 2
Avional 3
Perunal 4
Laiton 5
Bronze
7
valeurs moyennes des caractéristiques mécaniques
de quelques matériaux non métalliques

Matériau ρ E μ σB σBC α
kg/m3 GPa – MPa MPa 10–6/°C

Résine acrylique (plexiglas) 1180 3,0 0,36 55 701 90


Polyamide (nylon) 1140 2,8 0,40 55 711 100
Polystyrène 1050 3,5 0,40 48 72 126
Polyéthylène 930 0,4 0,45 14 – 225
Résine époxyde (araldite) 1120 4,5 0,40 48 210 60
Polypropylène (bakélite) 920 1,0 0,37 35 – 100

Pyrocérame (verre polycristallin) 2500 86 0,25 140 – 2


Carbure de Tungstène (carboloy) 15300 700 0,24 – 4100 4
Céramique d’alumine (cermets) 3700 310 – 280 2400 7
1
La valeur indiquée correspond à la limite apparente d’élasticité σe

8
MECANIQUE DES STRUCTURES

efforts intérieurs dans les poutres

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
définition de poutre
Poutre : volume engendré par une section A

avec la condition

Fibre : volume engendré par un élément dA

2
liaisons

3
liaisons impropres

les réactions sont parallèles

4
liaisons impropres

les charges extérieures provoquent


une moment autour du point O.

5
liaisons: poutre encastrée
poutre isostatique

nombre de liaisons = nombre de conditions d’équilibre

6
liaisons: poutre sur deux appuis
poutre isostatique ou statiquement déterminée

nombre de liaisons (réactions) = nombre de conditions d’équilibre

7
liaisons: poutre sur trois appuis

poutre hyperstatique ou statiquement indéterminée

nombre de liaisons (réactions) > nombre de conditions d’équilibre

8
principe de la coupe
étapes du calcul des efforts intérieurs dans une poutre
1. Remplacer les liaisons par les réactions correspondantes

1* Calculer les réactions correspondantes

2. Effectuer, à l ’abscisse x, une coupe qui sépare la poutre


en deux parties

3. Représenter l’effet d’une partie sur l’autre au moyen des


efforts intérieurs, N, T et M

4. Déterminer ces efforts intérieurs en exprimant


les conditions d’équilibre
9
principe de la coupe

10
charges concentrées

11
charges concentrées: exemple

12
charges concentrées: exemple

saut dû à la charge concentrée

13
charges concentrées: exemple

14
charge continue

équilibre de moments

15
charge continue : exemple

équilibre des forces et de moment

16
relations entre M, T et p(x)

équilibre

17
diagramme : discontinuité
force concentrée

Equilibre T+ - T- = - P
x M+ − M− = 0
z
y
18
diagramme : discontinuité
moment concentré

Equilibre M + − M − = − Me
x
z
y
19
relations entre M, T et p(x)
x
z
y

équilibre et Δx vers zéro

dT dM
p(x)= - T=
dx dx

d2M
p(x)= -
dx 2 20
MECANIQUE DES STRUCTURES

Moments d’une aire plane

préparé par

John BOTSIS, Professeur LMAF/STI/EPFL

1
moment d’une aire plane F
moments du 1er ordre
S x = ∫∫ ydF
S = ∫∫ rdF F
F
S y = ∫∫ xdF
F

∫∫ rdF
F S
s= =
∫∫ dF F
F

∫∫ xdF S y ∫∫ ydF S
ξ= F = η= F = x
∫∫ dF F ∫∫ dF F
F
F

2
moment du 1er ordre - exemple
aire triangulaire
b
y ⎛h ⎞
∫∫ xdF ∫
0
x ⎜
⎝ b
xdx ⎟
⎠ 2
ξ= F
= b = b
∫∫F dF ∫ h xdx 3
0
b

b
1 ⎛ h ⎞⎛ h ⎞
h h
x ∫∫ ydF ∫ 2

⎝ b
x ⎟


⎝ b
xdx ⎟
⎠ 1
b η= F =0 = h
∫∫F dF
b
h 3
∫0 b xdx
x dx x
b

3
moment du 1er ordre - exemple
aire définie par deux fonctions

y
y1 (x) y 2 (x) x

(x,y) ∫∫ xdF ∫ x ( y (x) - y (x) ) dx


0
1 2

ξ= F
=
∫∫ dF
x

F ∫ (y (x) - y (x))dx
0
1 2

( y 1 (x) - y 2 (x) )

dx x x
1
x
∫∫ ydF ∫0 2 ( y1 (x) + y2 (x) )( y1 (x) - y2 (x) ) dx
1 η= F
=
( y1 (x) + y 2 (x) ) ∫∫ dF
x

2 F ∫ ( y (x) - y (x) ) dx
0
1 2

4
moment du 1er ordre - exemple
aire plane composite
pour chaque section plane
y
a b c
( 2) ∫∫ xdF ∫∫ ydF
Fi Fi
(1) (3) ξi = ηi =
η3η 2 ∫∫ dF ∫∫ dF
η1 h Fi Fi

ξ1
ξ2 x
ξ3

pour l’aire plane composite

ξ1F1 + ξ 2 F2 + ξ 3 F3 η1F1 + η 2 F2 + η 3 F3
ξ= η=
F1 + F2 + F3 F1 + F2 + F3
5
Systèmes statiquement équivalents

y p(x)dx charge totale


p(x)
P= ∫ p(x)dx
L
A B moment autour de A
x
x dx M A = ∫ xp(x)dx
L L

y P
ξ ξ ∫ p(x)dx= ∫ xp(x)dx
L L

x
∫ xp(x)dx
ξ= L

∫ p(x)dx
L
6
moment d’une aire plane F
moments du 2nd ordre
I x = ∫∫ y 2 dF
F
I y = ∫∫ x 2 dF
F

I xy = ∫∫ yxdF
F

avec r 2 = x 2 + y2

Ip = Ix + I y I p = ∫∫ r 2 dF
F

7
moment d’une aire plane F

8
moment d’une aire plane F
effet d’une translation des axes de coordonnées
x' = x + a
r' = r + δ y' = y + b

I p ' = ∫∫ r '2 dF = I p + 2(aS y + bS x ) + δ 2 F


F

I x ' = ∫∫ y '2 dF = I x + 2bS x + b 2 F


F
I y ' = ∫∫ x '2 dF = I y + 2aS y + a 2 F
F
I p' = I p + δ 2 F
I x ' y ' = ∫∫ x ' y 'dF = I xy + aS x + bS y + abF
I x' = I x + b2F F

I y' = I y + a 2 F Quand O coïncide avec


I x ' y ' = ∫∫ x ' y 'dF = I xy + abF le centre d ’inertie
F 9
moment d’une aire plane F

10
moment d’une aire plane F
effet d’une rotation des axes de coordonnées

u = x cos ϕ + y sin ϕ
v = y cos ϕ − x sin ϕ

I u = ∫∫ v 2dF =I x cos 2 ϕ + I y sin 2 ϕ − 2I xy sin ϕ cos ϕ


F

I v = ∫∫ u 2dF =I x sin 2 ϕ + I y cos 2 ϕ + 2I xy sin ϕ cos ϕ


F

I uv = ∫∫ uvdF =(I x − I y ) sin ϕ cos ϕ + I xy (cos 2 ϕ − sin 2 ϕ )


F
11
moment d’une aire plane F
effet d’une rotation des axes de coordonnées

u = x cos ϕ + y sin ϕ
v = y cos ϕ − x sin ϕ

I x +I y Ix − Iy
Iu = + cos2ϕ − I xysin2ϕ
2 2
I x +I y Ix − Iy
Iv = − cos2ϕ +I xysin2ϕ
2 2
Ix − Iy
I uv = sin2ϕ +I xy cos2ϕ
2
Ip = I y + Ix = Iu + Iv

12
moment d’une aire plane F
moments principaux d’inertie I x +I y Ix − Iy
Iu = + cos2ϕ − I xysin2ϕ
2 2
I x +I y Ix − Iy
Iv = − cos2ϕ +I xysin2ϕ
2 2
Ix − Iy
I uv = sin2ϕ +I xy cos2ϕ
2

dI u dI v
=− = − I uv
d ( 2ϕ ) d (2ϕ )

Pour les extrema des Iu & Iv


2I xy
tg 2ϕ = − I uv = 0
Ix − Iy
13
moment d’une aire plane F
moments principaux d’inertie 2I xy
Introduire tg 2ϕ = −
Ix − Iy

dans
I x +I y Ix − Iy
Iu = + cos2ϕ − I xysin2ϕ
2 2
I x +I y Ix − Iy
Iv = − cos2ϕ +I xysin2ϕ
2 2
Ix − Iy
I uv = sin2ϕ +I xy cos2ϕ
2

Moments principaux d’inertie


1 1
I1 = (I x + I y ) + (I x − I y ) 2 + 4I 2 xy
2 2
1 1
I 2 = (I x + I y ) − (I x − I y ) 2 + 4I 2 xy
2 2 14
moment d’une aire plane F
ellipse d’inertie au point O
I u I1 I2
I u = I1 cos ϕ + I 2 sin ϕ
2 2
= cos ϕ + sin 2 ϕ
2

F F F
I1 I2 Iu
avec i1 = i2 = iu =
F F F
i u2 = i12 cos 2 ϕ + i 22 sin 2 ϕ
i1i 2
ii x= cos ϕ
OP = 1 2 iu
iu ii
y = 1 2 sin ϕ
iu

x2 y2
+ =1
i12 i 22
15
moment d’une aire plane F
ellipse d’inertie au point O : exemple

16
deformation et moment d’inertie
Poutre en flexion
z

M M y

EI z
R R=
M
E: module d’élasticité
17
MECANIQUE DES STRUCTURES
John BOTSIS, Professeur EPFL/DGM

BIBLIOGRAPHIE FRANCAISE :

‰ BAZERGUI, T. BUI-QUOC, A. BIRON, G. MCINTYRE, CH.


LABERGE, Résistance des matériaux, 2e édition, Editions de
l’Ecole polytechnique de Montréal, Montréal, 1999.
‰ J. COURBON, Résistance des matériaux, Tomes 1 et 2, 3e
édition, Dunod, Paris, 1971.
‰ FR. FREY, Analyse des structures et milieux continus –
Mécanique des structures, Traité de Génie Civil, Vol. 2,
Presses polytechniques et universitaires romandes,
Lausanne, 1994.
‰ J. P. LARRALDE, Résistance des matériaux – I Sollicitations
simples, II Sollicitations composées et systèmes
hyperstatiques, III Exercices résolus, 3e édition, Collection
des industries mécaniques (FIMTM), Masson, Paris, 1990.
‰ CH. MASSONNET, S. CESCOTTO, Mécanique des matériaux,
Bibliothèque des Universités – Génie Civil, De Boeck-
Wesmael, Bruxelles, 1994.
‰ W. A. NASH, Théorie et problèmes de résistance des maté-
riaux, 4e édition, Série Schaum (Sciences de l’ingénieur),
McGraw-Hill International, Londres, 2000.
‰ S. P. TIMOSHENKO, Résistance des matériaux, Tome 1 :
Théorie élémentaire et problèmes, Tome 2 : Théorie
développée et problèmes, Dunod, Paris, 1990.
BIBLIOGRAPHIE ANGLAISE

‰ R. C. HIBBELER, Mechanics of Materials, 7th edition,


PEARSON, 2008.

‰ A. BEDFORD & W. L. FOWLER, Engineering Mechanics,


Statics, Addison-Wesley, 1995.

‰ E. P. POPOV, Engineering mechanics of Solids,


PRENTICE HALL, 1998.

‰ G. R. BUCHANAN, Mechanics of Materials, Holt,


Rinehart and Winston, Inc., 1988.
WEB ADDRESS OF THE COURSE

http://lmafsrv1.epfl.ch/botsis/MdS/
Changed with the DEMO VERSION of CAD-KAS PDF-Editor (http://www.cadkas.com).

MECANIQUE DES STRUCTURES


John BOTSIS, Professeur EPFL/DGM

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riaux, 4e édition, Série Schaum (Sciences de l’ingénieur),


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‰ S. P. TIMOSHENKO, Résistance des matériaux, Tome 1 :

Théorie élémentaire et problèmes, Tome 2 : Théorie


développée et problèmes, Dunod, Paris, 1990.

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