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LE LIBRE OURNAL de la IFrarmce Courtotse ON EST JUGE OU ACCUSE. LE JUGE EST ASSIS a L’ACCUSE W DEBOUT SOYONS DEBOUT O Les lettres des lecteurs sur la Justice-Gayssot. Q Raoult veut encore plus de mariages mixtes. Décadaire i Q Les affameurs du Crédit Agricole. Q Monchanin existe, on l’a rencontré. Q Salut a Pierre Debizet, patriote francais. a Et ADG se donne une peine de cheval. 12 juin 1996, Prix au numézo 27 francs Lettres de chez nous La lecture de PRESENT = de ce matin m’apprend Yincroyable attentat subi par Monsieur de Beketch. c'est la stupeur et, en meme temps, nous nous sentons atteints comme si nous avions subi nous-mémes les traitements indignes qui vous ont été infligés par la police et le juge d’instruction, Nous souhaitons vous dire toute notre sympathie dans cette circonstance J. et R.Barbotin © Je suis profondément outré de ce qui vient de t’arriver. Nous sommes vraiment dans une société ott il n’y a plus aucune liberté de pensée. J.-C. VARANNE NATIONAL HEBDO Le Bureau de qu’a fait subir la “justice” francaise a Serge de Beketch, vice président de Fassociation, lui exprime toute sa confiance et sa sympathie. VAG Indigné par les procédés a votre encontre tels qu’ils sont rapportés par PRESENT, je vous prie de trouver cijoint mon abonnement de soutien. Vous priant de croire a l'assurance de mes sentiments Le CERCLE NATIONAL FEMMES D'EUROPE DU VAR, indigné tant par : les raisons que par les agissements d'un 5 certain juge a votre égard, vous adresse un message de E profonde amitié et vous assure de son inconditionnel soutien. M.-T, CASTEL (Sainte-Maxime) La Fédération de YOise, que je dirige, est toute entiere derriere toi, ses élus, ses cadres et ses militants se joignent a } moi pour Vassurer de leur amitié et te soutenir dans cette épreuve supplémentaire. Recois, Cher Ami, mes salutations les plus amicales. Michel GUINIOT Conseiller Régional de Picardie Votre mis en examen pour “Inettation a la ine raciale” est un rgnobie mensonge et reléve de la pure fantasmagorie. Cette pratique intolérable h’est qu’un prétexte pour essayer de faire taire les hommes et les idées “politiquement incorrects” et indique suffisamment que le “Systeme” pourri qui : prévaut actuellement en France est sur la défensive. En élevant le délit d’opinion, dont Déléguée du Var : } toucher n‘importe qui d'entre nous, a une : sorte d’institution : Etat, ce répugnant £ régime maconnico- mondialiste et ses £ valets montrent : clairement que ses “principes” ont pour noms haine, mépris et rancoeur. Aujourd’hui, ce sont les vrais Francais et les meilleurs d’entre eux, les combatants du mouvement national, qui se trouvent, & travers votre £ personne, insultés et giflés. Nous ne sommes pas préts de : Youblier. La Fédération FN d'Eure-et-Loir et sa section de la ville de Chartres adressent a notre ami Serge de Beketch ses plus sincéres sentiments de solidarité, de confiance et d’amitié. Philippe LOISEAU Bernard MARILLIER. F.N . Eure-et-Loir © Section de Chartres Ayant été moi méme emprisonné en Novembre 1945 a mon retour des camps : soviétiques, je dois : dire que, méme a cette Epoque oti les épurateurs régnaient en maitres, je n’ai pas £ été traité d'une fagon aussi indigne Dr Robert Désert : (Chambray-lésTours) Etant en 1944 I’hote a f titre gracieux de nos voisins et maintenant } bonne escorte, comprenant entre autres le représentant local de la Gestapo. (Non content de m’étre fait identifier 5 précédemment : comme “ennemi du Ill : Reich”, je m’étais fait = pincer’ creuser un = trou dont utilisation 5 projetée n’était que : trop évidente). £ Arrivé dans ma cellule, je dus me déshabiller ‘entiérement ; mes diverses pelures furent passées au peigne fin et je fus prié avec 5 toute la courtoisie teutonne de me : pencher en avant en + écartant les jambes, ce qui permit au gestapiste de service £ d’inspecteur la partie correspondante de : mon anatomie, mais sans dépasser le stade visuel. Compte tenu de mon age et de mon propre état de santé, il serait sans doute bien imprudent de ma part aller plus loin que Ede constater que la comparaison qui s‘impose avec le traitement dont vous avez été victime n'est pas a l'avantage d'un pays qui essaye de se faire passer pour une démocratie et pour la pattie des droits de Vhomme. Maurice DROUGARD (Savigny-sur-Orge) Ce petit mot pour vous dire mon £ soutien, mon amitié, dévoués. vous étes amis de l'Est, je fus un : et mes priéres Maitre REMOND : actuellement vi beau jour conduit au Tita de Lussy (Nogent-le-Rotrou) © et qui demain peut mitard de I’Oflag sous. PRESENT Dreclear’ Serge de Beketch Commission partaire ie LIBRE Steuer ‘Abonnement de la France Courtoise » Dépot légal 1 an 600 Frs, OURNAL aires Saittiice Siu SDB. ico, dchtageaa Tootovocs —— hianassoces: "REN Ue Blanc Mesni 139 boulevard de Magenta| - sang Beketch, Fournier ISSN ; 1244-2380 75010 Paris [rét. : (1) 42.80.09.33. Directeur de publication: Ce numéro contient un encart 4280.09.33 ax: (1) 42.80.1961. Danie Ge wekctch —_ csieles pages 12 et 1S Editorial MERCI ! u lendemain de l'appel de As Madiran a une riposte assive aprés I’arrestation de mon mari, Alain Sanders annongait : « Vous aurez au moins cing cents lettres de lecteurs de Présent” . Alain, merci, bravo et pardon avoir douté un instant. Ton estimation ne devait rien a la passion méditerranéenne. J‘ai été surprise et réconfortée par la vigueur d’une réaction qui s‘explique par l'ampleur de la mobilisation. Merci a Jean Marie Le Pen, 4 Bruno Golinisch, 4 Bruno Megret, a Samuel Maréchal, a Pierre Descaves, 4 Jean Pierre Schenardi, a Martial Bild, 4 Jean Claude Varannes a toute I’équipe du “Paquebot”, a tous ceux qui ont téléphoné, écrit. Qui ont protesté auprés de Chirac, de Toubon, des élus et du Parquet. Qui ont interpellé le Parlement européen, les instances régionales. Merci a Bernard Antony qui a mobilisé les amis. Merci a Wallerand de Saint Just, toujours disponible et si efficace. Merci aux journaux de la famille qui se sont mobilisés. Que Présent Rivarol ,Monde et Vie, National hebdo, Demain Fatima, le FIL trouvent ici 'expression de ma gratitude. Merci a Jean Férré pour son soutien sur Radio Courtoisie. Merci aux policiers et aux magistrats qui, malgré le devoir de réserve et les flics de la pensée, n’ont pas hésité a nous dire leur dégoit et leur amitié. Merci aux lecteurs , innombrables, qui ont écrit. Et pardon si le nombre des lettres interdit a notre toute petite équipe de bénévoles de répondre individuellement a chacun . Merci d’avoir partagé mon indignation. Petite fille d'un commissaire de police de la vieille école qui fut maire de Griselles, un village du Loiret, j'ai appris a aimer mon pays, a respecter I'Etat et la Justice . Mon pére fonctionnaire ma enseigné la dignité du service public . Il m’a communiqué le dégoit de la corruption, de I'abus de pouvoir et de I'incompétence. A mon tour, j‘ai enseigné a mes enfants cet amour d’un pays dont leur grand pére paternel a fait sa Patrie en Iui donnant sa vie . C’est pourquoi j’ai été si sensible aux lettres des centaines d’amis qui ont partagé mon indignation et ma colére de voir mon mari humilié sur ordre, menotté, enchainé, traité comme on ne traite plus les pires malfaiteurs, insulté par les valets de plume et de micros. Merci a tous. Sans oublier ce Juge qui m‘a fait mesurer I'urgence d’une mobilisation de toutes les intelligences et les volontés pour que bientot , nous ne connaissions plus la honte de vivre dans un pays humilié. Daniéle de Beketch ‘CALCUL Le ministére de I’Inté- Relee aor annonce qu’en six mois cing mille clandestins ont été expulsés, Dans le méme temps, soixante- quinze mille au moins sont entrés. Le solde est done de soixante-dix mille. Soit cent quarante mille clandestins de plus par an. Nos félicitations a Jean-Louis Debré. HONNETE Pour étre honnéte, il faut dire que, si le fils Tiberi, chef de cabinet de Romani, a été logé luxueu- sement par la Ville de Paris, sa sceur, Héléne, n’est pas dans ce cas. C'est le patron d’Héléne a Air Inter qui est logé par la Ville. Coincidence amu- sante : il a trouvé son appartement le jour oi il a embau- ‘ché sa collabora- trice... DINOSAURES Un certain Santa Maria ayant pointé son nez a France-Inter avec mission de “faire dégager les vieux”, certains dinosaures s‘inquiétent, bien que leurs émis- sions soient plébis- citées par les audi- teurs. Parmi les plus menacés : “La Tribune de I’his- toire’, dont la sup- pression provoque- rait sans doute un cataclysme. rsonne ne semble ‘avoir remarqué I’ar- icle d’Eric Raoult, ministre déléqué a la Ville et a I'Intégration, publié dans Profession politique sous le titre consternant de “Réussir la Ville”. C’est pourtant l'un des textes les plus révéla- teurs et les plus effrayants = qu’un membre du gouverne- ment ait jamais publi sur le sujet crucial de Yimmigration. D’autant qu’il a paru le meme jour qu’un son- dage Figaro-Sofres sur “les états d’ame des électeurs de la majorite” classant ce sujet en tete des préoccupations d Francais (59 % des élec- teurs de la majorit. 47 % de l'ensemble). Juste devant V'insécurité, ce qui prouve que les Francais savent ce qu’ils veulent. Et ceux qu’ils ne veulent pas. Raoult étant ministre, sa copie peut étre tenue pour l’expression d’un gouvernement élu par une majorité excédée par l'invasion et effrayée par I'insécurité, Or, comme Millon qui, récemment, décrétait a propos de la réforme du service militaire qu’il “n'entendait pas céder aux pressions des élus”, Raoult se moque de ce que veut I’électeur. Convenant pour la forme que “la mai des flux migratoires est un préalable a la réus- site de integration’, i s’empresse de préciser que cette maitrise sera “genéreuse” Que signifie une “mai trise genéreuse” ? La distribution, sur ordre de Juppé, de cartes de séjour a tous les clan- destins occupant par N ouve fl les Le terrible aveu du force l’église Saint- Ambroise pour obtenir leur réqularisation a constitu une maitrise généreuse de cette immigration illégale. Immédiatement rappor- tée par les griots dans VAfrique entiére, cette générosité a rendu illu- soire toute maitrise. Les Africains savaient déja qu'une résistance de pure forme interdit I'em- barquement d'un illégal bord d’un vol régulier et qu’a raison d'un char- ter médiatique par an les centaines de milliers de clandestins ont toutes les chances de n’étre jamais expulsés. lls savent a présent qu’en France, les irrégu- liers sont régularisés a la premiere manif. Par la voix de Raoult, le gouvernement ‘se condamne a ne rien faire pour chasser qui- conque a résolu d’en- ter. Quitte @ aggraver le non-emploi et la délin- quance, conséquences inéluctables de 'immi- gration illégate. Certes, Raoult proclame “la priorité des priorités, c'est l'emploi”, mais ce n’est pas aux Francais qu’ll songe. Najoute-til pas aussitot que ce fameux emploi constitue non pas le garant de la dignité et de la survie des Francais mais “le pilier de l'intégration’. En somme, sans cette obsession de I’Intégra- tion, le pouvoir s’accom- moderait du chomage. S'il se déclare résolu a “imposer une véritable relance de l'emploi”, c’est seulement comme reméde au “chomage des jeunes d'origine étrangeére”, pour lutter contre les “discrimina- tions a l'embauche” et “en faveur des plus démunis". Crest 'aveu de la préfé- rence étrangére. Deuxiéme priorité des Francais sondés par la Sofres : Vinsécurit Qu’en dit Raoult ? C’est une “priorité pour laquelle nous avons apporté une réponse d'effectifs de police et de traitement des mineurs délinquants’. Si on veut bien y réflé- chir, ces lignes renfer- ment un aveu capital. Renforcer les effectifs de police, c’est générale- ment lutter contre linsé- curité qui menace les citoyens Or, pour Raoult, le ren- forcement des effectifs de police vise a lutter contre l'insécurité impu- table a immigration. La preuve en est qu'il aborde aussitot le “trai- tement des mineurs délinquants”. Reconnaissant que l'im- migration est un facteur dinsécurité, le ministre n’en persiste pas moins a 'augmenter. C'est de la démence ou de la tra hison. Pourquoi une telle déter- mination ? Raoult donne candide- ment la réponse : “le nombre des naturalisa- tions est un bon facteur de réussite puisqu’il a atteint cette année son plus haut niveau depuis 1945 ; de meme je pourrais citer le nombre des couples mixtes qui, déja particuliérement levé, ne cesse de croitre. Ces résultats positifs ne font que pré- Sager ceux que nous attendons avec J.- C. Gaudin®. Crest bien clair : Raoult tient pour positifs mais insuffisants le nombre jamais atteint depuis 1.945 des naturalisations et le nombre déja parti- culiérement élevé des du Marigot ministre des Beurs mariages mixtes. Il se déclare donc résolu a naturaliser encore plus d'immigrés et augmen- ter encore plus le métis- sage des Francais. Soyons clairs : philoso- phiquement, on peut penser que métissage et anéantissement démo- graphique des indigenes sont les “facteurs de réussite” d'une société. On alle droit de juger le melting-pot nord-améri- cain socialement supé- rieur aux — tribus indiennes des origines ; on a le droit de préférer la mosaique raciale br lienne au mono-eth- des premiers diens. La question est de savoir si, en démocratie, un élu st moralement fondé a imposer a ses électeurs une philosophie person- nelle contraire a la volonté populaire expri- mée par les urnes. Qui peut sérieusement soutenir qu’il est démo- cratique que les élus d'une majorité favorable a la peine de mort et hostile a ‘immigration aient aboli la peine de mort et imposent l'immi- gration ? Le sondage Sofres le montre, les Francais ont élu le Chirac dé 1991 qui admettait qu’ “avoir des Espagnols et des Portugais, ca pose moins de problémes que d’avoir des musulmans et des noirs (...). Le tra: vailleur frangais qui tra- vaille a la Goutte d’Or (...), si vous ajoutez Vodeur et le bruit, il devient fou". Or, au mépris de cette volonté democratique- ment exprimée, Raoult et Gaudin visent a impo- ser ce que proclamait le Chirac de 1979 “favo- rable a la participation aux élections munici pales des travailleurs étrangers...” Ily a plus grave que ceite trés banale trahi son politicienne. immigration et le métissage que le gouver- nement veut accroitre, ajoutés a I'avortement qu'il défend avec féro- cité en terrorisant judi ciairement ceux qui le condamnent, tout cela révéle une volonté de substituer au peuple francais une population communautaire. Or, ceux qui connaissent Raoult et Gaudin savent qu’au fond ces deux gros péres ont toujours été plutot — fran- chouillards, —_plutot patriotes, plutot droi- tistes. Celui-la adhéra iévement au FN, celui- ci entretint longtemps une alliance chaleureuse avec les élus lepénistes de la Région PACA. Si, donc, ils prennent aujourd'hui des mines épouvantées devant les patriotes du FN, ce n’est C'est parce que leurs partis respectifs ont souscrit au serment prété le 26 janvier 1986 par 'UDF Alain Madelin et le RPR Michel Guillen- schmidt devant les chefs de la franc-maconnerie israélite internationale du B'nai B'rith. Serment de “ne s’allier en aucun cas au Front national”. Serment dont Jean Madiran, qui pense que la révélation de cet accord secret tient a la maladresse d’un qui- dam, vient d’obtenir que Le Monde, apres dix ans de dénégations et de tentatives d’étouffe- ment, l'imprime une nouvelle fois sous la contrainte d’un droit de réponse. Serment qui, contrairement au men- songe d’un négation- niste du RPR, n’est pas “une élucubration, une contre-vérité comme en échafaudent les pisse- copies” mais un fait toriquement prouve. Annoncé, avant les légis- latives, par I'Agence télé- graphique juive en jan- vier 86, révélé aux “nations” par Le Monde du 26 mars 86, au soir | des résultats, confirmé | par le B’nai B'rith Jour- nal daté d’avril/mai 86 et, maigré cela, vaine- ment mais obstinément nié, chaque fois que, dans Présent, Madiran les interpelle sur cette prosternation si contraire aux usages démocratiques, par les shabbat-goyim * qui Vont consentie. La question que pose Varticle du ministre Raoult annoncant le ren- forcement ‘du pro- gramme d'immigration- étissage est simple : pourquoi ? En échange de quoi les politiciens RPR-UDF, non contents avoir signé ce pacte scélérat qui leur ouvrait, la vole du pouvoir, vont- ils aujourd’hui au devant des désirs des maitres ? Pourquoi, ne se bornant pas a refuser les alliances avec le Front, mettentils en place un véritable programme de dissolution du peuple francais ? Qu’est-ce qui est assez puissant, effrayant, pour contraindre un gouver- nement a trahir les pro- messes faites 4 des mil- lions de Francais, pour tenir un engagement pris devant une secte supra- nationale ? : * Le shabbat-goy est un valet non-juif que les Israélites observants affectent aux besognes non-cachéres. ELEGANTS On pourrait done croire que Decaux et Castelot, ses auteurs, sont sereins. Eh bien, pas du tout I Nos académi- ciens répétent tous azimuts que, si c’est la condition de leur survie, ils sont préts a se désolidariser de leur _complice Jean-Francois Chiappe dont on comprend que per- sonne ne veuille plus puisque “tout de méme, il est président des Amis de Le Pen’. Aimables vieillards... MILLE Coup de SE chapeau a notre remar- quable confrére Le Quotidien du Tou- risme (rien a voir avec le journal de Miguet), qui vient de publier son mil- lieme numéro, OUBLI L’édition du journal de Miguet dis- tribuée sur le fichier du FN pro- posait une inter- view de J.-M. Le Pen. L’édition distribuée sur le fichier du groupusculaire Mouvement pour la France comportait un article célébrant Villiers. Mais celui qui a été distribué sur le fichier volé au Libre Journal igno- rait totalement notre journal, n traditionaliste ne goute guére la conscription car cette innovation, au moment oi la France siégeait au som- met de sa puissance et de son rayonnement, allait, par le décret de la Convention du 23 aout 1795, générer successivement six inva- sions de notre territoire inviolé depuis la Guerre de Cent Ans : nous connais- sons aujourd’hui la sep- tiéme et la plus dangereuse puisque l’ennemi occupe déja nos villes et nos ban- lieues et recoit une aide extérieure en armement et en technique de combat. La “levée en masse” puis le service militaire nous avaient conféré une supé- riorité par le nombre pen- dant les guerres de la Révo- lution et de l’Empire et permis a la France d’ensan- glanter I’Europe de I’Es- Pagne a Moscou... mais cet usage dont nous sommes les inventeurs allait se répandre dans le monde entier, accroitre le massacre des populations et suppri- mer, pour ce qui nous concerne, cette supériorité du nombre en matiére stra- tégique : au moment oi la “levee en masse” se géné- ralise, celui qui ne l’adopte pas ou y renonce se trouve inévitablement en situation dinfériorité. C’est précisément cette incroyable imprudence que commet, en notre nom, Jacques Chirac en décidant ostensiblement la suppres- sion du service militaire au moment méme ou, par la création de “zones franches”, il Institue des points d’appui étrangers sur notre territoire. Nous avions, dans notre Traditions Par Michel de I’Hyerres Un président parle n° 96 (p. 4), mesuré la nui- sance du décret Debré du 6 mai 1995 ordonnant aux honnétes Francais la décla- ration de leurs armes légeres, jusque-la librement possédées et permettant un semblant de défense en cas d’agression : ce fichage, dont les “résidents” des “zones franches” seront de fait dispensés, est une marque de défiance, voire d’hostilité, a l’égard des Francais de souche, indi- quant clairement la fin du temps od ceux-ci étaient considérés comme des citoyens, c’est-a-dire des hommes libres. Au démantélement de nos frontiéres, a la perte de notre souveraineté natio- nale au profit d’une préten- due construction de l’Eu- rope, a la constitution d’enclaves étrangéres sur notre territoire, au désar- mement des populations de souche, au fichage des éventuels _résistants s’ajoute désormais la sup- pression de la formation et de organisation militaires des citoyens 1 Tout l’art patelin de Jacques Chirac ce 28 mai a donc consisté a décrire comme souhaitable une mesure éminemment néfaste qui livre la Patrie aux assailants et, afin de mieux endormir les méfiances, il utilise dans sa harangue sept fois le mot “nation”, sept fois “natio- nal”, deux fois “patrie” et une fois “patriotisme”. On ne saurait plus habile- ment persuader... Comment cette infamie — car, dans notre conception traditionnelle, c’en est une caractérisée — a pu se déci- der sans qu’aucune protes- tation fondée s‘éléve de la classe politique, hormis les clameurs de ceux qui rituel- lement combattent I’ar- mée... pour la défendre au moment méme oi on I’as- sassine ? Enfongant son clou, Jacques Chirac martéle innocemment dans sa conclusion un nouvel et, selon lui, décisif argument lorsqu’il affirme : “La conscription traditionnelle ne répond plus aux exi- gences d’une armée mo- derne dans un grand pays moderne” et termine par : “lly a pour notre pays une exigence de modernite”. Et c’est la que tout s’éclaire d'une sinistre lueur ; notre grand homme de président, qui_a hélas perdu a I’Ecole nationale d’administration et dans les cabinets minis- tériels 'honnéte et simple bon sens légué par ses parents, accompagné de la sainte notion aristotéli- cienne du “bien com- mun’..., ne peut plus intel- lectueliement saisir cette évidence : la Modernité, comme la Démocratie, c'est la mort ! Mais ceci est une autre his- toire. Michel de I'Hyerres Joos pee 6 99 00 2100 1986 BO