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POINTS DE REPERE

ELEMENTS DE DEVELOPPEMENT

1) La conjoncture de 1973.

- Achats massifs de matières premières par les pays développés.


- Hausse des prix agricoles : achats en effet en hausse des pays
africains (sécheresse du Sahel) et de l'URSS.
- Guerre du Kippour : en 4 mois quadruplement du prix du pétrole par
les pays du golfe persique (action de l'OPEP).

2) Le déclenchement de la crise.

- Importance considérable des achats de pétrole par les grands pays


industrialisés.
- 2 conséquences : - augmentation des factures pétrolières et donc du
coût des importations.
- hausse générale des prix et inflation.
- freinage des exportations.
- ralentissement de la production.
- augmentation rapide du chômage.
ELEMENTS DE DEVELOPPEMENT

3) Son extension dans le temps et l'espace.

- Crise virulente en 1974 et 1975.


Elle frappe l'ensemble des pays développés et en particulier les
grandes nations industrialisées du monde occidental.
- Recul de la production industrielle : activités liées au pétrole ou
anciennes (textiles, métallurgie lourde) surtout touchées.
- Ralentissement du commerce international.
- Dans les grands pays fléchissement de la bourse, chômage : 5 % en
moyenne.
- Hausse des prix de l'ordre de 10 % dans la plupart des pays en 1975.
ELEMENTS DE DEVELOPPEMENT

4) Conséquences.

- Enrichissement des pays producteurs de pétrole.


- Gouvernements très préoccupés par récession, quelle que soit leur
couleur politique.
- Opinion publique frappée par la hausse des prix, de l'énergie en
particulier : chauffage, essence...
- Incertitude, inquiétudes générales : remise en question des rapports
entre pays développés et les autres.
- Choc pétrolier : détonateur d'une crise s'expliquant en fait par le
jeu de plusieurs facteurs.

POINTS DE REPERE

PISTES D'INTERCONNEXION

Les accords de Bretton-Woods


DONNEES DE BASE
- Economie mondiale bouleversée et en partie ruinée par la guerre.
- Monde libéral particulièrement ébranlé.
- Crainte de l'expansion du communisme.
- Puissance économique et financière des Etats-Unis.
- Dirigeants américains (Roosevelt) soucieux de défendre les principes
de l'économie libérale mais aussi les intérêts des Etats-Unis.

La guerre de Kippour
DONNEES DE BASE

- Depuis la guerre victorieuse de 1967, sentiment de confiance des


israéliens.
- Mais désir de revanche des pays arabes, qui renforcent leur
potentiel
militaire avec l'aide de l'URSS.
- Activité, surtout en "territoires occupés", des combattants
palestiniens : OLP (Organisation de Libération de la Palestine) de
Yasser Arafat.
- Soutiens nombreux aux palestiniens comme celui du colonel Khadafi,
maître de la Libye.
- 1973 : à la conférence d'Alger réconciliation arabe, après
l'opération menée par Hussein de Jordanie contre les fedayin, et sa
brouille avec Egypte et Syrie.
- contexte international marqué par une relative détente : soutien
moins net des Etats-Unis à Israël.

L'OPEP
DONNEES DE BASE

- Création de l'OPEP : regroupement des principaux pays exportateurs


de
pétrole, en 1960, afin de pratiquer une politique tarifaire commune
en obtenant le relèvement du prix du pétrole à l'exportation.
- Explications : liste des 13 pays membres très significative :
Emirats du Golfe; Arabie Saoudite; Irak; Iran; Koweit; Qatar;
Algérie
Gabon; Libye; Nigéria; Equateur; Vénézuela; Indonésie.
- Tous pays du Tiers Monde : poids des pays africains et surtout du
Moyen Orient.
- Pays pour qui l'exportation du pétrole est une ressource vitale.
- Pays isolément en difficulté devant les grands pays industrialisés
importateurs, en position de force pour imposer des prix peu élevés.
- Siège de l'OPEP : Vienne.

Les échanges internationaux après 1945


DONNEES DE BASE

- 1945 : commerce international bouleversé par la guerre.


- Conditions du renouveau : définition des règles.
. Accords de Bretton-Woods : nouveau système monétaire
international. Rôle capital du dollar.
. GATT : accord général sur les tarifs douaniers, dans le sens
de la progression du libre-échange.
. Action décisive des Etats-Unis.
. Interface entre les échanges et la reprise de la production.

Reprise économique mondiale aprés 1976


DONNEES DE BASE

- 1973-74 : quadruplement du prix du pétrole et déclenchement de la


crise.
- Hausse des prix, inflation.
- Récession de l'économie : production ralentie, exportations freinées
- Chômage.
- Ensemble des grands pays industrialisés touchés.

L'état dans les pays capitalistes.


DONNEES DE BASE

- En principe, en régime capitaliste pas d'intervention des pouvoirs


publics.
- En fait, surtout depuis 1945, Etat dans la plupart des pays de plus
en plus présent dans les domaines économique et social.

Causes multiples :

- Importants moyens financiers de l'Etat.


- Souci de limiter les excès et de prévenir les crises du système
capitaliste (souvenir de celle de 1929).
- Volonté d'assurer le fonctionnement de domaines indispensables à la
survie d'un pays, mais pas forcément rentables : mines,
transports...
- Désir d'assurer une meilleure justice sociale : lutte contre le
chômage par exemple.

Les succès rencontrés par la politique économique conduite durant la période des Trente glorieuses contribuent
à redonner à la théorie keynésienne ses lettres de noblesse. En effet, cette théorie est sortie victorieuse de la
crise de 1929, par la remise en cause des idées libérales comme des mesures, jugées inefficaces, qui en
découlaient et connaît un renforcement à partir de 1945 et jusqu’en 1973. En France, cette politique se
caractérise par des réformes structurelles associée à la mise en œuvre de mécanismes conjoncturels fortement
inspirés des idées keynésiennes. Les politiques de structures tiennent principalement aux nationalisations, à la
mise en place de la sécurité sociale, à l’extension du nombre de salariés protégés avec l’instauration d’un statut
effectif des fonctionnaires, tandis que les interventions conjoncturelles se matérialisent par des politiques de
grands travaux nécessaires à la reconstruction ou bien par des mesures d’indexation des prix et des salaires.
Ces mesures font entrer une partie de la population française dans la « société de consommation », du fait de
taux de croissance extrêmement élevés, sur un fond inflationniste parfois fort. Ainsi, les crises sont perçues
comme un phénomène normal mais qui peut être évité. Les remèdes keynésiens sont considérés comme la
solution à tous les maux de l’économie et sont censés réduire les crises graves à de simples périodes de
récession. C’est dans ce contexte de pleine confiance dans des instruments éprouvés que survient la crise de
1973. Au commencement, elle apparaît comme une simple crise énergétique mettant un terme à la période de
prospérité qui durait depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais ensuite, ce phénomène entraine un
accroissement du déficit commercial qui touche tous les pays industrialisés du Nord, ce qui annonce le retour
d’une crise courte. De plus, les conséquences sociales ont été sous-estimées et les mouvements sociaux, tels
que celui de mai 1968, semblent marquer l’avènement d’un nouveau type de relations, conduisant à rassembler
la révolte des étudiants et celle des ouvriers, mais également induisant une double contestation : celle de la
consommation de masse et du taylorisme. La forte inflation associée à une stagnation de la croissance,
caractéristiques de la « stagflation », font de ce qui semblait n’être qu’une phase de récession temporaire, une
crise durable. Cette situation induit un changement de paradigme important dans les théories et les orientations
de la lutte contre les crises. La théorie keynésienne est alors fortement contestée car elle conduit à une
minimisation de l’internationalisation progressive de la plupart des faits économiques. De plus, l’anticipation de
l’intervention de l’Etat produit des effets pervers tels que la hausse du chômage ou bien l’augmentation du coût
du travail, ce qui induit une réticence accrue à l’embauche en dessous du SMIC. La théorie keynésienne manque,
en outre, de réalisme car, dans un environnement concurrentiel, une politique purement nationale ne peut
espérer influer positivement sur l’économie, a fortiori si l’Etat en question n’a qu’un territoire restreint et qu’il ne
ferme pas hermétiquement ses frontières. Toutefois certains économistes comme Alain Barrère 44 soutiennent la
théorie keynésienne, en considérant que l’économie doit faire face, certes, à une crise d’un type nouveau
désignée par le terme de crise « organique45», mais qui peut parfaitement être jugulée au moyen d’une politique
économique globale plus impérative46.
Les premiers signes de blocage du modèle soviétique conduit à un éclatement du courant idéologique marxiste
en plusieurs écoles. En France, les défenseurs de la théorie du « capitalisme monopolistique d’Etat », la crise
trouve sa source dans la « baisse tendancielle des taux de profit » qui résulte d’une accumulation trop importante
de capital par rapport à ces capacités de rentabilité47. Plus clairement, cette crise s’explique par le remplacement
du travail humain par celui des machines. Cette théorie perçoit l’Etat comme le représentant et le défenseur du
« grand capital » et elle prévoit la possibilité d’une sortie de crise, non pas par la seule révolution, mais par
l’emploi d’instruments moins gourmands en capital. Pour d’autres mouvances issues de cet éclatement, comme
celle rassemblée autour de l’économiste français Gérard de Bernis, le marxisme à pour rôle principal de jouer le
rôle de contrepoids face à la diffusion des théories néo classiques. Ce mouvement, plus critique que la théorie
marxiste initiale, considère, comme David Ricardo, qu’il existe une certaine tendance à l’égalisation des taux de
profit mais s’inspire également de la loi marxiste de baisse tendancielle des taux de profit. Chaque période
historique admet une combinaison différente de ces deux mécanismes, assurant la régulation de l’accumulation
du capital. La crise survient alors, selon cette école, lorsque la loi de Ricardo n’est plus vérifiée.
La crise de 1973 a fait l’objet d’autres interprétations et, de manière paradoxale, la France connaît un
développement marqué de l’Ecole de la régulation, alors que les autres pays du monde connaissent un
renouveau des thèses néo classiques. Née aux alentours de 1975, l’Ecole de la régulation tient une place non
négligeable dans le paysage économique français. En effet, ce courant tente de proposer une synthèse
cohérente des théories marxiste et keynésiennes, tout en s’inspirant de certaines idées néo classiques. Elle
considère que les interprétations de la crise de 1973 proposées habituellement sont plutôt succinctes et peu
précises, et tente de procéder à une analyse approfondie du contexte historique ayant présidé à la survenance de
ce choc pétrolier, afin de mieux en comprendre les manifestations. L’Ecole de la régulation a inspiré les politiques
de relance par la demande initiées entre 1981 et 1983 par la gauche au pouvoir. Toutefois ces politiques
nationales se heurtent rapidement à la réalité du contexte économique international et voient leur efficacité mise
en doute.
C’est en 1983 que survient la véritable rupture, avec le triomphe des théories néo classiques à travers le monde.
En effet, ces théories, qui avaient déjà conquis les Etats-Unis avec l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan 48, et la
Grande-Bretagne sous Margareth Thatcher, se substitue au keynésianisme en tant qu’idéologie dominante et
impose la régulation de l’économie par le libre jeu du marché. Les partisans de ce courant ont pu approfondir la
mathématisation de l’équilibre général, comme Kenneth Arrow49, ou bien se focaliser sur le rôle de la monnaie en
critiquant ses effets inflationnistes chez Keynes, comme le monétariste Milton Friedman50. Les anticipations
rationnelles des acteurs économiques et l’inefficacité du rôle de l’Etat, quant à elles, font l’objet d’études menées
par l’Ecole du « public choice ». Toutes ces tendances trouvent un point de ralliement dans la primauté de
l’échange marchand qui conduit à la flexibilité des prix. Les méthodes proposées par ces courants idéologiques
sont toutes axées sur une libération du marché de toutes ses entraves, et sur un processus nécessaire de
dérèglementation, accompagné d’une diminution de l’intervention de l’Etat dans l’économie. Avec la reprise qui
semble se poursuivre depuis 1973, les théoriciens se concentrent à présent sur le phénomène de mondialisation
et sur la perspective d’une troisième révolution industrielle, ou plutôt d’une révolution tertiaire, basée sur
l’informatique et les services5