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Bio : La course aux parts de marché s’intensifie

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N° :5050 Le 21/06/2017


Les Domaines agricoles font partie des leaders de la filière Bio au Maroc. Initialement orientée
vers l’export de fruits et légumes, l’entreprise se développe sur le marché local en déployant
son propre réseau de boutiques (Ph. L’Economiste)
Le Bio se fait une place dans le caddy des Marocains. Sauf que ce type de produit a un prix.
Ces mutations chez le consommateur s’expliquent par une prise de conscience, « surtout
auprès de la classe moyenne, principalement les jeunes et les femmes enceintes », explique
Slim Kabbaj, président de l’association des distributeurs et exportateurs de produits Bio
(Anadexbio), membre de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière biologique
(Fimabio) aux côtés de l’Anaprobio (producteurs), Valbio Maroc (valorisateurs).
D’une dizaine de points de vente, certains distributeurs ont étendu leur réseau de distribution
à 700 voire 800 points de vente en l’espace de 2 à 3 ans. C’est le cas pour « La Vie Claire », qui
enregistre 15 à 30% de croissance, Distribio 15 à 20%, les magasins bio les Domaines et
récemment Marjane qui a aménagé des rayons dédiés au Bio... Avec des marges variantes
entre 15 et 30%, distributeurs et exportateurs s'appuient sur les magasins spécialisés,
parapharmacies, supermarchés de quartier…
Handicapés par un déficit de production (problème d'échelle, production relativement
faible…), les opérateurs de la filière Bio produisent majoritairement pour l’export. Ce qui
explique que la plupart s’inspirent des cahiers des charges européens. En 2016, ils ont exporté
à peine 6.600 tonnes de produits frais, 3.600 tonnes de produits transformés. Soit un total
d’environ 10.250 tonnes pour un chiffre d’affaires de 136,3 millions de DH. « Le chiffre
d’affaires à l’export fluctue d’année en année.
En 2014, les ventes étaient légèrement plus importantes. Elles ont baissé en 2015 et évolué à
la hausse en 2016. Pour 2017, la tendance est à la hausse. Nous avons dépassé en quantités
les chiffres de l’an dernier », soutient Slim Kabbaj. Ces performances sont le fruit des efforts
conjugués des professionnels et de tous les départements concernés par l’export (ministère,
Maroc Export, EACCE…).
Sur les marchés cibles, l’Europe est de loin devant toutes les autres régions du monde, avec
en tête la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne... Le marché européen est
prioritaire parce que la demande y est forte. Mais en dehors de l’Europe, la filière commence
à exporter vers le Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis…) et la Russie, qui sont
des marchés prometteurs. Sauf que « des efforts doivent être entrepris pour répondre aux
exigences de ces marchés », explique Kabbaj.
De plus en plus d’agriculteurs frappent à la porte de la conversion au Bio. Cependant ce
processus est relativement coûteux et contraignant pour les petits producteurs (environ 70%).
La certification par un organisme agréé coûte aux alentours de 5.000 DH/ha. Lors de ce
processus (pouvant s’étaler sur 2 voire 3 ans), le producteur est soumis au cahier des charges
du Bio mais ne peut vendre sous ce label.
Le modèle d’agriculture Bio ayant un coût de revient plus élevé que l’agriculture
conventionnelle, l’une des inquiétudes des convertis est que la demande soit insuffisante pour
rentabiliser leurs investissements. En effet, certains produits sont plus demandés que d’autres
: les fruits et légumes, volailles et œufs sont plus demandés que les produits transformés.
Sur le registre du cadre juridique, la loi relative à la production biologique au Maroc (loi 39-
12) ne peut pas entrer en vigueur parce que tous les textes d’application ne sont pas publiés.
Plusieurs opérateurs de la filière s’étonnent du rythme auquel il est mis en place. En effet,
l’article 34 de la loi 39-12 relative à la production biologique stipule qu’elle n’entrera en
vigueur qu’après la publication de l’ensemble des textes d’application.
Environ 4 ans après sa publication au bulletin officiel, 4 arrêtés manquent à l’ensemble des
textes pour donner une existence juridique au Bio produit et commercialisé sur le marché
national. « Ces arrêtés sont en cours de publication », explique-t-on au ministère de tutelle. Il
s’agit des arrêtés sur le cahier des charges type des produits d’origine animale, produits
aquacoles, produits préparés (transformation, conditionnement, stockage).
S’y ajoute l’équivalence des réglementations Bio avec des pays tiers (pour les produits
importés), objet de l’article 27 de la loi 39-12. « Qu’est-ce qui explique que le Maroc soit arrivé
en si peu de temps à mettre en application la loi sur l’interdiction de la distribution de
plastique en caisse (loi zéro Mika) et met autant de temps sur la loi sur l’agriculture bio ?»,
s’interroge un opérateur.
Aujourd’hui, le logo et l’étiquetage sont les seules garanties pour les consommateurs pour le
Bio produit au Maroc et destiné au marché local. « Notre devoir est de communiquer pour
protéger et défendre la notoriété de nos produits. Nous invitons les consommateurs à rester
vigilants et à exiger un marquage officiel et normé des produits », soutiennent les
responsables de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière biologique
(Fimabio).
Dans l’attente de l’entrée en vigueur de la loi nationale sur les produits Bio, la certification sur
le marché local est assurée par des organismes étrangers. A cette date, un seul organisme de
contrôle et de certification est agréé selon la loi 39-12. Il s’agit de la filiale de l’italien CCPB. Là
encore, les choses sont incomplètes. L’arrêté d’agrément n’est pas publié.
Regroupée en fédération depuis juin 2016, la filière Bio a signé en 2011 un contrat-programme
d’un montant de 1,121 milliard de DH avec les pouvoirs publics, dans le cadre de la mise en
œuvre du Plan Maroc Vert. Courant jusqu’en 2020, une feuille de route engage les signataires
à améliorer la productivité de la filière et sa compétitivité sur le marché national et
international. Le contrat-programme a pour objectif d’étendre à 40.000 ha la superficie des
parcelles cultivées à l’horizon 2020, atteindre une production de 400.000 tonnes, exporter
60.000 tonnes de produits, pour un apport en devises d’environ 800 millions de DH.
Du Bio à tout-va
Sur le marché marocain, l’on assiste actuellement à une utilisation à tout-va de l’appellation
Bio. Confondue avec les labels « Beldi », ou encore « naturel » ou « paysan », l'appellation Bio
est souvent attribuée à des produits, qui ne respectent pas le processus ni le cahier des
charges. En effet, l'agriculture biologique va beaucoup plus loin que produire sans pesticide.
Elle répond à un cahier des charges strict, avec des impératifs de traçabilité des produits et
intrants, obligation d’utiliser des semences biologiques, utilisation de variétés locales…Une
fois la loi entrée en vigueur avec tous ces textes d’application, tout opérateur qui apposera le
logo Bio sur un produit non certifié ou qui fera la publicité mensongère d’un produit qui n’est
pas réellement Bio s’exposera à une amende qui peut aller jusqu’à 50.000 DH. Un organisme
non agréé par l’Etat, qui certifie les produits Bio sera exposé à payer une amende qui peut
aller jusqu’à 100.000 DH. Le contrôle de l’étiquetage, notamment le logo Bio sera effectué par
l’ONSSA.
La filière en chiffres
L’agriculture Bio représente :
 136,3 millions de DH de chiffre d’affaires à l’export en 2016, pour environ 10.250
tonnes de produits Bio
 8.000 ha de superficie cultivée et 1.300 ha en cours de conversion vers le Bio.
 La production est d’environ 80.000 tonnes dont 12.000 produits frais et transformés à
l’export.
 165.000 ha en plantes spontanées (représentées essentiellement par la forêt, de
l’arganier, des plantes aromatiques et médicinales).
 116 producteurs certifiés ou en cours de certification (ou en cours de conversion).

Source : http://leconomiste.com/article/1013967-bio-la-course-aux-parts-de-marche-s-
intensifie
Libération des exportations alimentaires du Maroc vers les US :
(04/10/2017)
Les exportations alimentaires du Maroc vers les US devraient être facilitées !
Malgré un accord de libre-échange signé entre le Maroc et les US, les échanges restent faibles.
La situation devrait changer, notamment pour les exportations des secteurs agricole et agro-
industriel grâce à la révision de l’accord.
Le 18 octobre prochain, le comité conjoint de suivi de l’Accord de Libre Echange (ALE) entre
les Etats-Unis et le Maroc se réunira en présence de l’Association Marocaine des Exportateurs
(Asmex). Près de 10 ans après la mise en application de l’ALE, les échanges entre les pays
restent faibles. Quels sont les obstacles au commerce maroco-américain ? Quelles nouveautés
attendre de la réunion du comité ?
En 2006, les exportations marocaines vers les US rapportaient 2,6 milliards de Dh contre 7,8
MMDh en 2016. Malgré cette belle augmentation du volume exporté, les échanges restent
insuffisants et profitent surtout aux US qui ont tiré un bénéfice de 26 milliards de Dh des
importations marocaines de produits américains.
Cette situation s’explique par la complexité et le coût nécessaire pour se plier à la
réglementation américaine, explique L’Economiste. C’est pourquoi les termes de l’ALE doivent
être revus le 18 octobre, et ce, au profit, notamment, de l’industrie agricole et agroalimentaire
: le Maroc pourra désormais exporter des produits frais ou en conserve et des produits agro-
industriels !

Source : http://www.agrimaroc.ma/liberation-exportations-maroc-us/
Alexander Azrour : « la solution pour transformer des aliments frais en produits surgelés
dans les meilleurs conditions »
(25/09/2017)
OctoFrostTM offre des solutions rentables et qualitatives pour la transformation d’aliments
frais en produits surgelés dans les meilleures conditions.
Ces dernières années, l’agro-alimentaire est en plein essor au Maroc. La valorisation et la
transformation des produits issus de l’agriculture sont des facteurs clés pour le
développement de l’agriculture locale. Alexander Azrour, représentant de la
société OctoFrostTM, nous dresse un bilan de son activité sur le marché des surgelés au Maroc.
AgriMaroc.ma : Pouvez-vous nous présenter OctoFrostTM ?
Alexander Azrour : Depuis sa fondation, OctoFrostTM sert l’industrie agroalimentaire en
proposant une gamme de surgélateurs IQF innovants. Cela a permis l’accès à des solutions
rentables et très qualitatives pour la transformation d’aliments frais en produits surgelés dans
les meilleures conditions.
AgriMaroc.ma : Que représente le marché marocain pour OctoFrostTM ? Est-ce un marché
dynamique ?
Alexander Azrour : Au cours de la dernière décennie, le Maroc a connu un fort développement
de la transformation des produits agroalimentaires et surtout de la surgélation. Aujourd’hui,
le Maroc a gagné une renommée internationale : c’est l’un des plus importants exportateurs
de baies et fruits rouges surgelés dans le monde. C’est justement dans cette catégorie de
produits qu’OctoFrostTM excelle. C’est donc tout naturellement qu’OctoFrostTM a investi au
Maroc et a promu sa technologie.
« Aujourd’hui, le Maroc a gagné une renommée internationale : c’est l’un des plus importants
exportateurs de baies et fruits rouges surgelés »
AgriMaroc.ma : Mis à part l’exportation, que pensez-vous du marché des surgelés sur le
marché local ?
Alexander Azrour : Il est bien connu que le marché marocain local est sous développé. Le
consommateur marocain est inhibé par les prix et pense que les produits surgelés sont moins
nutritifs.
Le marché du surgelé, qui draine un chiffre d’affaires de 100 à 120 MDH, est surtout dominé
par le poisson surgelé (crevettes, calamars, filets de poissons, saumon fumé, anchois et
sardines marinés) fabriqué localement. Le reste des produits vendus localement (plats cuisinés,
légumes et fruits surgelés) est importé.
AgriMaroc.ma : Concrètement quelle est votre présence au Maroc ?
Alexander Azrour : Malheureusement nous ne sommes pas encore présents ou implantés au
Maroc. A ce jour nous avons 3 clients au Nord du Maroc. Nous cherchons toujours des
partenaires viables qui seront capables de nous représenter et de promouvoir notre
technologie au Maghreb. Nous sommes en cours de discussion avec différentes entreprises de
l’industrie agroalimentaire et de la transformation pélagique.
AgriMaroc.ma : Quels sont les critères que vous recherchez auprès de vos futurs
partenaires ?
Alexander Azrour : Nous recherchons des sociétés spécialisées dans le domaine de la
transformation des produits alimentaires, des sociétés de consulting dans le domaine de
l’agroalimentaire ou des sociétés spécialisées dans l’installation des systèmes de froid. Nous
souhaitons être le partenaire numéro 1 des marocains dans la surgélation et la transformation
des produits agroalimentaires.
« Les denrées doivent être, au moment de la surgélation, dans un parfait état de fraîcheur et
de salubrité pour conserver leurs nutriments et leur haute qualité »
AgriMaroc.ma : Quel est l’intérêt d’avoir recours à la surgélation ?
Alexander Azrour : La surgélation est le futur du secteur de la transformation alimentaire. En
fait, la surgélation consiste à abaisser très rapidement la température d’une denrée à -35°C /
-45°C jusqu’à -18° à cœur. Les denrées doivent être, au moment de la surgélation, dans un
parfait état de fraîcheur et de salubrité pour conserver leurs nutriments et leur haute qualité.
Les produits surgelés se comportent très bien au moment de la décongélation celle-ci doit
être réalisée lentement.
Les repas surgelés peuvent remédier aux imprévus de dernière minute. Après seulement
quelques minutes de préparation ou de réchauffage, ils sont prêts à être consommés. Ils
répondent aux besoins quotidiens et offrent une qualité nutritive très satisfaisante avec en
particulier une teneur en vitamines conservées grâce à la fraîcheur du produit au moment de
la surgélation.
AgriMaroc.ma : Quels sont les principaux produits qui sont surgelés au Maroc ?
Alexander Azrour : La majorité des produits surgelés au Maroc sont les fruits rouges, baies,
myrtilles, figues, même figues de barbarie !
Au niveau mondial, il existe une grande diversité de produits : des légumes épluchés, en
passant par les sauces, les herbes, les viandes, les poissons, les desserts, les céréales, etc.
Merci à Monsieur Alexander Azrour. Propos recueillis.

Source : http://www.agrimaroc.ma/alexander-azrour-surgelation/
Pour la première au Maroc, un fast-food dédié aux gens végétariens
4 semaines ago
Végétariens – Le projet a tout pour plaire. À Casablanca, au cœur du quartier Gauthier, une
nouvelle enseigne de restauration rapide, veggie et bio a ouvert ses portes. Il s’agit d’une
première au Maroc où la restauration végétarienne n’est pas encore très commune.

« Veggie » est l’aboutissement d’un projet porté par un couple, celui de Hajar et Alexandre
Clavaud. Ensemble, ils ont mis au point le concept de cet établissement qui s’adresse avant
tout aux végétariens. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y a un manque à Casablanca
en matière d’endroits de restauration végétarienne. C’est assez difficile d’en trouver »,
explique Alexandre Clavaud.

À Paris, le couple a découvert le concept des burgers bio végétal et a décidé de l’importer, en
partie, au Maroc. La carte, elle, a été élaborée par le chef Sébastien Briant. « Nous avons,
d’abord, cherché ce que le Maroc produisait comme fruits et légumes bio. Ensuite, nous avons
établi une base à partir de laquelle nous avons pu concevoir notre carte », précise-t-il.

Des burgers 100% veggie


Au menu, plusieurs entrées sont proposées à des prix très abordables (entre 20 et 30 dirhams).
Il y a un buffet de salades variées, des falafels (croquettes à base de pois chiches), des
lasagnes, du hachis parmentier à base de protéine de soja, des pizzas et des quiches.

Pour ce qui est des plats, on retrouve des burgers à base de soja/quinoa ou pois-chiche,
accompagnés de frites maison. Pour le dessert, sont proposés des tartes aux fruits, des
crumbles ou encore des cookies maisons, le tout accompagné de thé ou de café bio.

L’esprit bio se prolonge au-delà des plats proposés par ce fast-food, pour le moins original. En
cuisine, pas de micro-ondes, ni de congélateurs. « Tous nos produits sont frais et sont préparés
au jour le jour », assure Alexandre Clavaud. Pas de plastique non plus. Objectif : privilégier le
papier et les matériaux renouvelables pour « être le plus éco-responsable possible ».

Le but est aussi d’encourager les produits du terroir, issus de l’agriculture bio locale marocaine
des régions de Benslimane et d’Agadir. Les produits locaux sont labellisés BIO CCPB (Maroc),
alors que ceux importés sont sous le label AB (Agriculture biologique).

Si le fast-food trouve du succès auprès des Casablancais, d’autres devraient lui emboîter le
pas. L’ambition des Clavaud est d’en faire la première chaîne de fast-food bio et végétarienne
au Maroc.

Source : Huffpostmaghreb.com
Consommation : Les fruits et légumes tirent les prix à la hausse au Maroc
(20 octobre 2017)
Infomédiaire Maroc – L’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de
septembre 2017, une hausse de 0,8% par rapport au mois précédent, selon le Haut-
commissariat au plan. Cette augmentation est le résultat de la hausse de 1,5% de l’indice des
produits alimentaires et de 0,4% de l’indice des produits non alimentaires.
Les hausses des produits alimentaires observées entre août et septembre 2017 concernent
principalement les « fruits » avec 5,5%, les « légumes » avec 4,2%, les « viandes » avec 1,6%,
les « poissons et fruits de mer » avec 1,5% et le « café, thé et cacao » avec 1,9%. Pour les
produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les « carburants » avec 2,1%
et « l’enseignement » avec 2%.
Les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Laâyoune avec 1,6%, à Oujda,
Kénitra et Dakhla avec 1,3%, à Guelmim avec 1,2%, à Beni-Mellal avec 1,1% et à Rabat, Fès,
Casablanca et Safi avec 1,0%. En revanche, une baisse a été enregistrée à Al-Hoceima avec
0,8%.
Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a
enregistré une hausse de 0,4% au cours du mois de septembre 2017 conséquence de la hausse
de l’indice des produits non alimentaires de 1,3% et de la baisse de celui des produits
alimentaires de 0,7%. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de
0,2% dans la « communication » à une hausse de 3,3% dans les « restaurants et hôtels ».
Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles
et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de septembre 2017 une hausse
de 0,5% par rapport au mois d’août 2017 et de 1,0% par rapport au mois de septembre 2016.

Source : http://www.infomediaire.net/consommation-les-fruits-et-legumes-tirent-les-prix-a-
la-hausse-au-maroc/
L'Union européenne durcit les contrôles sur les fruits et légumes importés du Maroc
(07/08/2014)
Ces quelques derniers mois, l'adoption d'un nouveau système de prix d'entrée pour les fruits
et légumes importés dans l'Union européenne (UE) a suscité une vive inquiétude chez les
producteurs et décideurs marocains.
Figurant parmi les dernières réformes de la politique agricole commune européenne, le
nouveau système de fixation des prix, qui entrera en vigueur en octobre prochain, vient
modifier les règles de dédouanement afin de garantir une plus grande transparence du
système de perception des droits de douane pour les fruits et légumes importés.
Parallèlement, cette nouvelle mesure instaure un système d'évaluation en douane des
produits, qui vient ainsi augmenter le coût des exportations pour la région.
Les fraises et l'ail
Bien que ces changements s'appliquent à l'ensemble des importations de pays tiers (non
membres de l'UE), leur impact sera significatif pour les exportations agricoles du Maroc, qui a
exprimé haut et fort ses préoccupations concernant la nouvelle réglementation. D'une part,
et d'après plusieurs acteurs du secteur, cette mesure nuira à la compétitivité des fruits et
légumes marocains exportés, en raison de hausses tarifaires, et d'autre part, elle est contraire
aux multiples accords de coopération signés entre le royaume et l'UE.
« L'UE conserve le droit de légiférer sur ces questions, mais le Maroc se retrouve privé de
plusieurs des avantages dont il bénéficiait auparavant », explique Nabil Boubrahimi,
professeur d'économie à l'Université Bnou Toufail de Kenitra, cité dans la presse locale.
L'Europe est depuis longtemps le principal partenaire commercial du Maroc, qui bénéficie
depuis 2008 d'un statut avancé avec l'UE. En 2000, l'accord d'association est entré en vigueur,
suivi en 2012 par l'accord agricole, qui crée entre les deux parties une zone de libre-échange
pour les produits industriels et agricoles.
Ce dernier accord a permis au Maroc de bénéficier de nouveaux quotas d'exportation
préférentiels, et ainsi d'exporter 55 % de ses produits (tomates, concombres et oranges) sans
droits de douane, contre 33 % dans le cadre du précédent accord. Le nouveau système de prix
d'entrée, cependant, invaliderait les dispositions de l'accord conclu avec le Maroc, et lui
retirerait ces avantages fiscaux. Face au mécontentement du Maroc et à la pression exercée
par le royaume, l'UE a accepté en juin d'ajuster les prix d'entrée pour certaines cultures,
notamment les fraises, l'ail, le concombre et les tomates cerise.
Les exportations agricoles
Les produits agricoles représentent environ 12 % de la valeur totale des exportations
marocaines, et constituent une source importante de devises. Les exportations vers l'Europe
constituent une part substantielle de l'activité économique, et malgré les difficultés
rencontrées ces quelques dernières années, le continent reste le premier partenaire
commercial du Maroc, puisqu'il représente 63 % des exportations agricoles totales.
Doper les exportations de cultures génératrices de revenus élevés est l'un des principaux
objectifs visés dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV), un plan ambitieux lancé par le
gouvernement en 2008 pour renforcer les performances du secteur et lever les obstacles à la
croissance. Les nouvelles conditions d'entrée des produits marocains sur les marchés
européens pourraient toutefois empêcher le royaume d'atteindre cet objectif ; selon
l'Association marocaine des producteurs et producteurs exportateurs de fruits et légumes, le
nouveau régime imposé pourrait en effet réduire le potentiel d'exportation des produits
agricoles marocains en Europe de 130 000 tonnes, et entraîner à son tour la disparition de 150
000 emplois. En 2013, le secteur agricole représentait 39.4 % du nombre total d'emplois dans
le pays, et 72.7 % des postes en zones rurales.
Un différend autour de la tomate
La tomate est l'une des cultures stratégiques auxquelles les nouvelles règles d'importation de
l'UE vont s'appliquer à compter d'octobre prochain. La tomate, source importante de revenus,
est l'une des cultures marocaines les plus exportées. Entre 1998 et 2011, les exportations ont
progressé de 4.9 % par an en moyenne, l'UE étant le principal marché bénéficiaire (90 %). Les
importations de tomates marocaines dans l'UE devraient atteindre 400 000 tonnes en 2014-
15. Si les exportations ont évolué au fil des années, c'est aussi le cas des variétés de tomate,
allant de la simple tomate ronde standard à une plus large sélection, à plus forte valeur
ajoutée, comme les tomates cerise, dont l'UE a importé quelque 70 000 tonnes en 2013,
contre 300 tonnes à la fin des années 90.
Les producteurs européens ont donc demandé à ce que le système d'évaluation en douane
des tomates, à savoir la valeur d'importation standard, restée inchangée pendant 15 ans, soit
actualisée afin de tenir compte de ces nouveaux facteurs. Cela entraînerait des coûts plus
élevés pour les producteurs marocains, qui ont d'ores et déjà menacé de porter l'affaire
devant la Cour de Justice européenne afin d'engager une procédure judiciaire pour empêcher
l'application de ces mesures, qu'ils estiment contraires au règlement de l'Organisation
mondiale du commerce.
Reste à trouver un compromis satisfaisant pour les deux parties ; en attendant, le différend
perdure, et pèse sur d'autres négociations avec l'UE. L'accord de pêche signé en 2013, par
exemple, n'a pas encore été ratifié, car le royaume reste réticent à autoriser le retour de la
flotte européenne dans ses eaux territoriales tant que le différend concernant les fruits et
légumes n'aura pas été résolu. Il sera fondamental de parvenir à un compromis pour préserver
l'emploi, assurer la création des nouvelles opportunités prévues dans le cadre du PMV à
l'horizon 2020 (1.15 million), et garantir la paix sociale dans un contexte d'instabilité régionale
engendrée par la hausse du chômage.

Source : https://oxfordbusinessgroup.com/news/lunion-europ%C3%A9enne-durcit-les-
contr%C3%B4les-sur-les-fruits-et-l%C3%A9gumes-import%C3%A9s-du-maroc
Maroc : 462 millions d’euros en fruits et légumes exportés vers l’Espagne en 2017
La Maroc a exporté vers l’Espagne 462 millions d’euros en fruits et légumes jusqu’en octobre
2017 a indiqué le site espagnol www.mediterraneodigital.com dans un article mis en ligne
dimanche 21 janvier. Ce chiffre représente une croissance de l’ordre de 36% par rapport à la
même période une année auparavant, alors que les exportations françaises vers l’Espagne ont
augmenté de 3%. Le site en question souligne que le prix moyen des fruits et légumes
marocains écoulés dans les marchés espagnols est de l’ordre de 1,5 euro le kilo, un prix
passablement élevé mais qui n’entame en rien la demande du pays voisin pour ces denrées
produites de l’autre côté de la méditerranée. En 2014, les exportations marocaines vers
l’Espagne en fruits et légumes étaient de l’ordre de 199,6 millions d’euros, ce qui signifie
qu’elles ont plus que doublé en à peine trois ans. Croissance qui a suscité une véritable levée
de boucliers auprès des producteurs espagnols. Quelques actions musclées ne sont pas à
écarter comme cela s’est déjà produit par le passé.

Source : http://www.espacemre.com/maroc-462-millions-deuros-en-fruits-et-legumes-
exportes-vers-lespagne-en-2017/
« Fruit Logistica » : le Maroc en force à Berlin
Le Salon international de la filière fruit et légume « Fruit Logistica » a ouvert ses portes le
mercredi 07 février 2018 à Berlin pour trois jours d’échange, de découverte et
d’opportunité. Le Maroc participe pour la 17 ème fois à cette foire.
Ainsi, le pavillon marocain a été inauguré par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche
Maritime, du Développement Rural, et des Eaux et Forêts en présence d’une importante
délégation d’opérateurs agricoles du secteur des fruits et légumes.
Cette participation, organisée par l’Établissement Autonome de Contrôle et de Coordination
des Exportations (EACCE), sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du
Développement Rural, et des Eaux et Forêts, permet aux exportateurs marocains, en plus des
opportunités commerciales qu’elle offre, de s'informer sur les nouvelles tendances du marché
et les dernières technologies se rapportant au secteur des fruits et légumes.
Étalé sur une superficie de 1032 m², le pavillon marocain met en avant la richesse de l’offre
exportable marocaine à travers l’exposition d’une palette diversifiée de produits agricoles
(agrumes, primeurs, fruits rouges, avocats, pommes, grenadines, fruits exotiques, herbes
aromatique, ect...).
Dans ce cadre, une importante délégation composée d’une quarantaine de producteurs,
exportateurs ainsi que d’associations professionnelles, a fait le déplacement à Berlin afin de
présenter et promouvoir l’offre marocaine du secteur des fruits et légumes frais. Lors de cet
événement une série de rencontres B to B de haut niveau est tenue en marge du salon.
Par ailleurs le ministre de l'agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des
eaux et forêts a déclaré que l'Allemagne constitue un marché prometteur pour les
exportateurs marocains de fruits et légumes. Le ministre a tenu à rappeler, que les
exportations marocaines en produits agricoles et de pêche atteignent annuellement une
valeur de 50 milliards de dhs.

Aziz Akhannouch a indiqué avoir saisi cette occasion pour s'entretenir avec le secrétaire d'Etat
au ministère fédéral de l'alimentation et de l'agriculture, Hermann Onko Aeikens, sur les
moyens de promouvoir la coopération entre le Maroc et l'Allemagne.
La participation à cette 26ème édition, qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie «
Plan Maroc Vert », notamment dans son volet de développement des exportations
agroalimentaires, a pour but de mettre en avant la diversité et la qualité des produits
marocains, et de développer les parts de marché dans la région.
Signalons que le salon « Fruit Logistica » constitue une plateforme importante d’échanges
entre les professionnels du marché international de fruits et légumes. Avec 3077 exposants
représentants environ 84 pays et plus de 76000 visiteurs en provenance de 130 pays, ce salon
se veut une véritable occasion pour faire valoir l’offre Maroc, identifier de nouveaux
partenaires et conclure des contrats d’affaires.
Source : 2M.ma (08/02/2018)
Exportations agroalimentaires vers l’Afrique : le Maroc peut mieux faire
( 8 DÉCEMBRE 2015 )
12 pays africains concentrent plus de 76% des exportations agroalimentaires marocaines
vers le continent. Le Maroc demeure absent ou très peu présent sur les principaux pays
africains importateurs des produits agroalimentaires.

Les exportations agroalimentaires marocaines vers l’Afrique ont enregistré, entre les années
2000 et 2013, une dynamique croissante avec un taux moyen annuel de 15% selon une étude
intitulée « Défis et opportunités des exportations agroalimentaires marocaines sur le marché
africain » publiée récemment par la Direction des études et des prévisions financières.
Sur cette période de référence, 12 pays africains ont concentré en moyenne 76,2% des
exportations agroalimentaires marocaines vers le continent, avec une prédominance de la
Guinée (14%), suivie de la Mauritanie (13,6%), de l’Algérie (8,9%), de la Tunisie (8,5%), du
Sénégal (8,3%) et de la Libye (7,5%).
Par produit, les exportations agroalimentaires marocaines vers l’Afrique ont été constituées
principalement par les farines, gruaux, semoules et agglomérés de céréales (19%), les extraits
et essences de café ou de thé (11%) et le fromage (11%). La structure des exportations a été
également marquée par une tendance haussière de la demande africaine d’autres produits
alimentaires notamment les conserves de légumes à hauteur de 2,4%, les légumes frais
congelés ou en saumure (2,3%), les agrumes (1,7%), les conserves de fruits et confitures
(1,2%), les tomates fraîches (0,8%), les jus de fruits et de légumes (0,7%), les fruits frais ou
secs, congelés ou en saumure (0,2%) et de l’huile d’olive brute ou raffinée (0,1%).
Des défis à relever
Toutefois, l’étude note que le Maroc est soit absent soit très peu présent sur les principaux
pays importateurs de ces produits au niveau du continent. A titre d’indication, les exportations
marocaines d’agrumes ne représentent que 4% des importations africaines sont absentes des
principaux marchés importateurs du continent, à savoir le Soudan, le Kenya et les Iles Maurice.
S’agissant des tomates, les importations de l’Afrique, atteignant à peine 0,3% en 2013 des
importations mondiales de ces produits, proviennent, essentiellement, de l’Afrique du Sud,
l’Egypte et le Burkina Faso. La part du Maroc se situe autour de 1% en moyenne entre 2007 et
2013 avec, de plus, une dynamique négative (-18%).
En effet, le développement des exportations agroalimentaires marocaines vers le continent
africain se heurte à de nombreuses contraintes qu’il faudrait surmonter. En outre, l’obligation
de traverser plusieurs frontières et de se conformer à des régimes commerciaux différents
entraîne une faible intégration des marchés, facteur qui entrave le commerce intra-africain et
le maintien en deçà de son potentiel. De plus, les coûts de transaction élevés adossés à
faiblesse des infrastructures et de la logistique liant le Maroc au reste des pays africains
constituent un véritable frein au développement des échanges commerciaux entre le Maroc
et l’Afrique.

Source : http://www.challenge.ma/exportations-agroalimentaires-vers-lafrique-le-maroc-
peut-mieux-faire-61130/
Agroalimentaire Le Maroc à la conquête du Moyen-Orient
(14/12/2017)
SIAL Middle East, la grand-messe de l’industrie alimentaire au Moyen-Orient a été inaugurée
mardi 12 décembre à Abu Dhabi. Cet événement, qui se poursuit jusqu’au 14 décembre, réunit
plus de 900 exposants et accueille plus de 16.000 visiteurs issus de 91 pays. Une opportunité
pour les coopératives et industriels marocains pour faire valoir les potentialités de la filière et
rencontrer les prospects issus des Emirats Arabes Unis et des pays du Golfe.
Il va sans dire que le marché du Moyen-Orient revêt une importance capitale pour le secteur
de l’agroalimentaire marocain. Le potentiel est prometteur vu que ces pays, ayant des niveaux
élevés de revenus par habitant, sont dépendants des importations agricoles.
Ce qui pourrait constituer de nouveaux débouchés à l’export pour les produits agricoles
phares, notamment les agrumes, les conserves végétales (surtout que les olives sont très
prisées) ainsi que les produits du terroir. La participation marocaine est encadrée par l’Agence
pour le développement agricole (ADA).
Erigé sur une superficie de 300 m², le pavillon marocain se veut une vitrine de 130 produits à
forte valeur ajoutée (labellisés). L’offre Maroc est exposée par 25 participants dont 16
coopératives, 3 Groupements d’intérêt économique (GIE), ainsi que 6 opérateurs privés.
Durant les trois jours de l’exposition, l’Agence de développement agricole a concocté un
programme de rencontres B to B au profit des producteurs des produits du terroir, présents
au salon, qu’ils soient petits ou grands. «C’est une opportunité pour mettre en avant les atouts
des produits marocains ainsi que le saut qualitatif qu’a connu le secteur grâce à la stratégie
du Plan Maroc Vert», confie Al Mahdi Arrifi, DG de l’ADA, nommé début novembre dernier à
ce poste.
Au total, pas moins de 250 rendez-vous B to B ont été programmés pour les opérateurs
nationaux avec des acheteurs issus du pays hôte et de la région. «Ce programme vise
principalement l’introduction et le renforcement des produits du terroir sur le marché du
Moyen-Orient auprès des centrales d’achats, de la grande distribution, des épiceries fines ainsi
que les magasins spécialisés en produits bio», fait valoir Al Mahdi Arrifi.
Parmi ceux qui manifestent de l’intérêt pour le «made in Morocco», de grandes surfaces de
renom telles que l’Union Coop (le plus grand acheteur aux Emirats Arabes Unis), Carrefour,
Lulu et Spinney’s. S’y ajoutent d’autres enseignes telles que Geant, Choi Thrams, United
Supermakets... Ces clients sont aussi bien intéressés par les produits agricoles frais que par
ceux du terroir.
Viennent en tête l’huile d’olive, l’huile d’argan, le safran, le miel, les dattes ainsi que les épices.
Autre constat: une attention toute particulière a été accordée aux olives conditionnées. «Les
produits marocains sont connus par leur qualité supérieure. Toutefois, pour un investisseur
arabe, l’obstacle de la langue reste un problème majeur, surtout au niveau administratif ou
auprès de certains ministères ou organismes publics», relève un visiteur émirati, lors de son
passage au stand du Maroc.
Tous les exposants marocains rencontrés se disent satisfaits de leur participation au SIAL
Moyen-Orient. Ils misent considérablement sur ces marchés porteurs pour fructifier leur
business. «Nous avons reçu beaucoup de visiteurs. Nous avons aussi des rencontres
programmées avec des acheteurs émiratis, saoudiens et même anglais», confie Ali Kammou,
membre de la coopérative Afourer.
Tous les produits des 16 coopératives présentes, dont certaines participent pour la première
fois à ce salon, sont labellisés. Une étape indispensable avant toute vente de marchandises au
niveau local et international.
Favoriser la montée en gamme
Cette montée en qualité des produits du terroir est le fruit de la stratégie de développement
mise en place dans le cadre du Plan Maroc Vert. Cette feuille de route vise à favoriser la
mutation d’un mode de production traditionnel à un secteur plus structuré, offrant des
gammes variées de produits de qualité, à forte valeur ajoutée avec un accès durable aux
marchés national et international. Cette stratégie mise en œuvre par l’ADA s’appuie sur 5
leviers. Il s’agit du développement de l’amont et de la chaîne de valeurs, de la création de
plateformes logistiques et commerciales régionales à proximité des producteurs ainsi que
l’amélioration de l’accès aux marchés de la distribution moderne au niveau national et
international. S’y ajoutent l’appui aux efforts de labellisation des produits du terroir ou encore
la réalisation de campagnes de promotion pour asseoir la notoriété des produits auprès du
grand public.

Source : http://www.leconomiste.com/article/1021443-agroalimentaire-le-maroc-la-
conquete-du-moyen-orient
Forcing du fruit marocain à Berlin
(06/02/2014)
Le pavillon marocain au salon Fruit Logistica s’étend sur une superficie de 1.030 m2 avec une
importante partie dédiée à l’animation et à la dégustation
Saveurs et odeurs s’entremêlent dans cette grand-messe mondiale des fruits et légumes. Un
rendez-vous devenu incontournable pour les exportateurs avec 2.500 exposants de 80 pays
et 58.000 visiteurs. Il faut s’armer de courage pour se retrouver dans les dédalles du grand
centre d’expositions de Berlin. Les pays se livrent une concurrence acerbe pour mettre en
valeur leurs productions sur ce marché allemand qui pèse lourd dans l’échiquier du marché
des fruits et légumes. Le pavillon marocain n’est pas en reste avec ses 1.030 m2 de superficie.
La délégation de 37 entreprises, pilotée par Maroc Export, ne laisse pas indifférent. Cette
année, 9 nouveaux producteurs ont rejoint le salon. Des représentants de Tanger-Med et de
banques comme le Crédit Agricole sont également présents. Les organisateurs ont aussi prévu
des shows cooking assurés par des chefs marocains pour proposer aux visiteurs des recettes
du pays. «Notre présence au salon Fruit Logistica est importante puisque ce rendez-vous est
une porte vers le marché européen qui est le principal partenaire du Maroc. L’Europe capte
69% des exportations du Maroc en fruits et légumes. Avec la Russie, ce taux est porté à 94%»,
confie Mohamed Abbou, ministre délégué en charge du Commerce extérieur qui a fait le
déplacement pour l’inauguration du pavillon Maroc.
Mandarine et clémentine dans tous les couloirs
Le Maroc a beau exporter une cinquantaine de variétés de fruits et légumes frais, les agrumes
représentent de loin le plus gros de l’offre au salon. Mandarine et clémentine sont présentes
dans tous les couloirs du pavillon. Toutefois, très peu de différenciation existe entre les stands
des exposants. D’autres producteurs misent sur des produits plus originaux. C’est le cas de
Tiwiza Exotic, qui est le premier producteur de produits exotiques dans le Souss. L’entreprise
produit du kiwano, papaye, fruit de la passion et autres produits exotiques. L’offre est
essentiellement exportée vers l’Europe. Juste en face, le stand de Fresouer fait le plein.
Discussions à haute voix et salutations, ce producteur de fraise connaît bien le marché
allemand. Fresouer a su rendre son produit sexy avec une distribution de tarte de fraise. Un
excellent moyen pour séduire les papilles des Allemands. Depuis quelques années, l’entreprise
a signé un partenariat avec le groupe allemand Marktvertrieb. Un acteur majeur de la
distribution des fruits rouges dans la région. Cet accord lui permet de sécuriser une bonne
partie de ses ventes puisque les marchés traditionnels comme la France traversent une longue
période d’essoufflement. «Fresouer dispose d’une capacité de production de 4.000 tonnes en
frais et de 3.000 tonnes en surgelé», confie Larbi Chaib, gérant de l’entreprise. La vague de
froid qu’a connue le pays durant cette saison n’a pas épargné les producteurs de fraise. La
production marocaine demeure très appréciée grâce à son taux élevé en sucre, idéal pour
l’industrie de la confiture. Cependant, la concurrence espagnole est de plus en plus présente
à cause des superficies cultivées plus importantes (8.000 hectares pour l’Espagne contre 2.500
pour le Maroc) et surtout du coût du fret. «La traversée du détroit de Gibraltar est la plus
chère au monde en termes de prix par kilomètre. Globalement, le transport absorbe 20% de
notre chiffre d’affaires», regrette Chaib. Sur un tout autre registre, Chatelard
Même si l’essentiel de l’offre marocaine est composé d’agrumes, des exposants proposent
des fruits exotiques comme le Kiwano
propose une large gamme de produits bio avec une production de 1.000 tonnes et de 2.000
tonnes en produits conventionnés. L’entreprise dispose de 3 fermes de 275 hectares avec une
dominante de melon, de nectarine et de maïs doux. Chatelard exporte vers la Grande-
Bretagne, les Pays-Bas et la Suisse. Aromafresh est également venue avec un produit qui se
démarque. L’entreprise opère dans le domaine des herbes aromatiques avec des exportations
vers l’Europe et les pays du Golfe. «Nous travaillons actuellement sur des projets
d’exportation vers les Etats-Unis et le Canada», confie Redouane Ahmine, chargé de
coordination au sein d’Aromafresh. L’autre stand qui attire beaucoup de visiteurs est celui
d’African Blue. Les quantités importantes de myrtilles exposées sont pour le moins
impressionnantes. L’entreprise a l’ambitieux objectif d’exporter 4.000 tonnes de myrtilles d’ici
2017. Le salon Fruit Logistica qui se poursuit jusqu’au 7 février permettra aux producteurs
marocains de rencontrer leurs partenaires et surtout conquérir de nouveaux marchés.

Ilham BOUMNADE
Source : http://www.leconomiste.com/article/916384-forcing-du-fruit-marocain-berlin
Le froid enflamme les prix des fruits et légumes
(12/01/2012)
Les prix stade gros sont relevés sur les deux marchés représentatifs du Maroc. La région du
Souss assure 70% de l’approvisionnement des fruits et légumes du pays. Mais la formation des
prix se fait sur la base de la mercuriale de la plateforme de Casablanca
EXCESSIFS, les prix des fruits et légumes. Artichaut, poivron, carotte, et fève ne sont pas
négociables à moins de 11 dirhams le kilo au détail. D’autres légumes comme les petits pois,
le haricot vert ou encore l’aubergine ont franchi la moyenne de 15 dirhams/kg. La pomme de
terre, la tomate et le navet sont les rares produits dont les prix sont pour l’instant, épargnés
par cette surchauffe.
Le kilo au détail varie entre 7 et 10 dirhams. Rapportés aux cours des marchés de gros, les prix
varient du simple au double. C’est le cas des étalages de la grande distribution et au marché
du Maârif à Casablanca, un point de vente très fréquenté par les classes moyennes. La qualité
des produits est incontestable, mais seulement, les prix ne sont pas affichés. C’est selon la
tête du client. Et les fruits et légumes ne font pas l’exception. Le défaut d’affichage, une
infraction sanctionnée par la loi, est ici quasi-généralisé. Seul un fromager fait exception. Le
même constat est relevé au niveau des épiciers du quartier qui font aussi dans le commerce
des fruits et légumes. En revanche, la grande distribution a au moins le mérite de se conformer
à la réglementation en vigueur bien que les prix soient nettement supérieurs en comparaison
avec d’autres points de vente. A titre d’exemple, dans le quartier populaire de Derb Ghallef,
les prix sont en moyenne plus bas de quelque 25%, voire plus. Pourquoi les écarts se creusent
alors que tous les distributeurs s’approvisionnent auprès du même marché de gros? «Les frais
de transport et de mise en vente n’expliquent pas tout», répond un producteur de la région
du Souss. L’essentiel de la recette étant prélevée par les détaillants et les intermédiaires. «A
tel point que le prix perçu par le producteur représente rarement 25 à 30% de celui de la vente
au détail», précise cet autre maraîcher de la région du Gharb.
Du coup, agriculteur et consommateur trinquent. Et la surenchère atteint son paroxysme dès
lors qu’il y a baisse, voire tassement de l’offre. Et c’est le cas actuellement. Le froid qui sévit
notamment dans la région du Souss qui assure 70% de l’approvisionnement du marché a eu
pour effet le ralentissement de la maturité des fruits et légumes. La cueillette ne porte que
sur des quantités relativement faibles. Il n’empêche que le différentiel des prix entre les
grossistes et les détaillants est sans commune mesure avec la réalité de l’offre.
A. G.

Source : http://www.leconomiste.com/article/890327-le-froid-enflamme-les-prix-des-fruits-
et-legumes
Performance des exportations des filières agroalimentaires : Tomate : Des atouts majeurs
malgré les contraintes
De par leur contribution à la sécurité alimentaire du pays, à la croissance, à l’emploi et aux
échanges extérieurs, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire constituent des secteurs clés
pour l’économie marocaine. En 2013, l’agriculture et l’industrie alimentaire ont représenté
respectivement 15,5% et 5,3% du PIB nominal. De même et bien qu’en deçà de leur potentiel,
ces secteurs contribuent, également, à l’amélioration de nos échanges extérieurs avec une
contribution aux exportations globales des biens du pays de plus de 15% en 2013 portée,
essentiellement, par des filières phares à l’export.
Ces secteurs qui bénéficient d’une attention particulière des pouvoirs publics concrétisée,
notamment, dans la cadre du Plan Maroc Vert (promotion des filières agricoles à haute valeur
ajoutée, agrégation permettant à la petite agriculture l’accès aux marchés d’exportation…),
recèlent diverses opportunités de développement à l’export liées, principalement, à la
croissance soutenue de la demande mondiale, à la proximité géographique du marché
européen, africain…, à la conclusion d’une multitude d’accords de libre-échange et d’accords
commerciaux avec des pays partenaires
Les performances des exportations agroalimentaires affichées au cours de ces dernières
années témoignent du fort potentiel de développement qui gagnerait à être mieux valorisé à
travers une meilleure exploitation des avantages comparatifs indéniables dont bénéficie ce
secteur.
L’analyse de la structure des exportations de produits agroalimentaires frais montre que trois
segments concentrent, en moyenne, 78% des exportations durant la période 2007-2013. Il
s’agit des agrumes (31%), des tomates fraîches (27%) et des légumes frais congelés ou en
saumure (20%).
La Direction des études et des prévisions financière (DEPF) du ministère des finances a
consacré une étude
Dans laquelle elle analyse les performances et la compétitivité des exportations des
principales filières agricoles et agro-industrielles, à savoir les tomates, les agrumes, l’huile
d’olives et les conserves d’olives. Elle y met en relief le poids économique et social de ces
filières, les enjeux de leur chaîne de valeur, de leur performances et leur compétitivité à
l’export.
Au Maroc, les tomates figurent parmi les principaux produits agroalimentaires frais destinés
à l’export et jouent un rôle socio-économique important. Ainsi, les exportations de cette filière
dépassent le montant de 3,3 milliards de dirhams en 2013. Sur le volet social, la culture de
tomate destinée à l’exportation génère en moyenne près de 9 millions de journées de travail
par an aussi bien au niveau de la production que du conditionnement et de la transformation.
La production moyenne des tomates réalisée au cours de la période 2007/2008-2012/2013,
s’est élevée à près de 1,27 million de tonnes/an dont environ 414.277 tonnes destinées à
l’exportation (soit près de 33% de la production). Le reste de la production est destiné à la
consommation en frais au niveau du marché intérieur et à la transformation.
La production de la filière des tomates est concentrée principalement dans les régions de
Souss-Massa-Drâa et Doukkala-Abda, et, dans une moindre mesure, dans les régions de
l’Oriental, de Oued-Eddahab-Lagouira, du Grand Casablanca et de Rabat-Zemmour-Zaër.
Plusieurs atouts structurels

La filière des tomates au Maroc présente plusieurs atouts structurels dont, notamment, une
expérience avérée, un climat favorable et un marché intérieur permettant d’absorber les
écarts entre la production et les exportations. En outre, cette filière bénéficie d’avantages
concurrentiels spécifiques comprenant, essentiellement, un bon encadrement de la
production permettant un rayonnement de l’expertise marocaine dans ce domaine, un
important professionnalisme à travers une traçabilité effective, un système de management
qualité et une qualification des grandes firmes, une intégration verticale entre grandes
exploitations de serre et grands exportateurs, ainsi que la possibilité de cultiver sur une longue
période de l’année dans le sud du pays.
Toutefois, malgré ces atouts considérables pour le Maroc, cette filière est confrontée à des
contraintes qui limitent son essor à l’export. Ces contraintes peuvent se résumer en l’existence
de vagues de froid ou de Chergui qui peuvent retarder la maturité et par conséquent
contrarier les engagements commerciaux, des coûts élevés des intrants (le plastique et les
cartons, pour la plupart importés au Maroc, sont plus chers qu’en Europe), la vétusté d’une
partie du parc de serre et les quotas mensualisés qui limitent les exportations vers l’UE à droit
de douane nul.

Protection tarifaire prohibitive

En effet, l’une des contraintes qui pénalisait les exportations marocaines de tomates réside
dans les quotas et les prix d’entrée qui leurs sont imposés pour leur accès au marché de l’UE
sur la période octobre-mai. En dehors de cette période, entre les mois de juin et août, ces
exportations sont, également, freinées sur ce marché à travers l’application d’une protection
tarifaire prohibitive rendant moins compétitives les tomates marocaines. Une autre menace
qui risque de peser sur les perspectives de développement des exportations de tomates
marocaines sur le marché de l’UE réside dans le nouveau dispositif adopté récemment par la
Commission européenne apportant un changement des conditions d’accès des fruits et
légumes à ce marché en instaurant de nouvelles règles de dédouanement sur la base d’une
valeur forfaitaire à l’importation (VFI). Ce nouveau dispositif risque de réduire les volumes
exportés par le Maroc vers ce marché, ce qui exige le renforcement des efforts pour défendre
les acquis du Maroc en termes d’accès au marché de l’UE et qui ont été préservés dans le
cadre du nouvel accord agricole Maroc-UE.
D’un autre côté, la logistique représente un véritable handicap pour les exportateurs
marocains de fruits et légumes en général, en raison des coûts élevés qui peuvent représenter
en moyenne 30% des coûts de revient des produits exportés2.
A ce titre, les exportateurs marocains se trouvent en situation défavorable par rapport à leurs
concurrents espagnols et turcs en raison, notamment, de la cherté du transport international
routier au Maroc.
16/7/2014
Source : l’opinion.ma
En 2013, le Maroc a exporté 12.500 tonnes de légumes et fruits bio
Vendredi 21 février 2014 à 16h56
La production biologique a été au centre des travaux d'un atelier organisé, jeudi à Meknès,
à l'initiative de l'Association marocaine de la filière des productions biologiques (Amabio).
En 2013, la superficie réservée à cette filière a atteint plus de 5.000 ha.

En 2013, selon un document de l'Amabio, la production de la filière biologique est estimée à


50.000 tonnes. Durant les cinq dernières années, le volume des productions a connu une
hausse de 50%.
Selon la même source, les exportations marocaines en la matière s'élèvent à 12.500 tonnes
composées essentiellement de légumes et fruits frais, alors que les produits industriels
constituent 25% du volume global des exportations.
Lors d’un atelier organisé par l’Amabio, en partenariat avec l'Ecole nationale d'agriculture de
Meknès et la direction régionale de l'agriculture (DRA), cette rencontre a constitué une
occasion pour les organisateurs de présenter les dernières statistiques de cette filière et le
cadre juridique relatif à la production biologique. L’atelier a été également l’occasion
de débattre des problèmes qu'affronte ce type de production et de ses perspectives de
développement au niveau de la région de Meknès-Tafilalet.

Pour le directeur régional de l'agriculture, Kamal Hidane, qui s'exprimait à l'ouverture de cet
atelier, la production biologique reste faible au niveau de la région en comparaison avec
d'autres régions du Maroc comme celles de Marrakech ou du Souss, qui regorgent de
productions naturelles.

La DRA a œuvré en coordination avec les élus et les organisations professionnelles à la


conversion d'environ 14 ha d'oliviers et de près de 100 ha de dattiers en culture biologique,
outre la mise en place d'un programme ambitieux pour le développement de cette filière, à
travers la conversion de certaines arboricultures et productions des oasis en productions
biologiques comme le pommier, le cerisier et le miel, a fait savoir le responsable.

Pour sa part, le vice-président de l'Amabio, Abderrahmane Lahmer, a appelé à l'usage des


moyens de prévention naturels pour renforcer les productions agricoles.

De son côté, le directeur de l'Ecole nationale d'agriculture de Meknès, Toufiq Benziyane, a


souligné l'importance que revêt actuellement l'agriculture biologique à l'échelle mondiale eu
égard à ses multiples vertus et retombées notamment sur la préservation de l'environnement,
des ressources naturelles, de la diversité biologique et également sur la santé de l'Homme.
L’intervenant a également mis le point sur les potentialités dont dispose le Maroc dans ce
domaine et l’importance particulière accordée à cette filière, notamment, la promulgation de
la nouvelle loi relative à la production biologique et l'organisation des professionnels.
Rappelons qu’en 2011, un contrat programme a été signé entre le gouvernement et
l’association d’un montant de 1,121 milliard de DH.
Les objectifs du contrat-programme à l’horizon 2020 sont :
- Atteindre une superficie globale en agriculture biologique de l’ordre de 40.000 ha pour
une production de 400.000 tonnes dont 60.000 tonnes destinées à l’exportation et 8.460 T de
production animale ;
- Créer 9 millions de journées de travail soit l’équivalent de 35.000 emplois permanents ;
- Générer un montant global en devises équivalent à 800 millions DH ;
- Accroitrela consommation des produits biologiques au niveau national ;
- Mettre en place un cadre législatif et réglementaire régissant la production biologique.
L’Etat s’engage, entre autres, à soutenir une partie des coûts de la certification des produits
biologiques et à contribuer au renforcement de la recherche appliquée et l’encadrement
technique des petits et moyens producteurs à titre individuels ou organisés.

Source : https://www.medias24.com/ECONOMIE/ECONOMIE/9381-En-2013-le-Maroc-a-
exporte-12.500-tonnes-de-legumes-et-fruits-bio.html
Marché de gros de fruits et légumes : Casa Prestations sort de son mutisme !
Le 9 septembre 2016
Aura-t-il fallu que la presse pointe du doigt cet espace vital pour la capitale économique et
mette en cause son organisation, ses infrastructures, ainsi les mesures de sécurité… pour que
Casa Prestations, société mandatée par le Conseil de la Ville en juillet 2015 pour la gestion du
Marché de Gros, réagisse et s’ouvre sur l’opinion publique ?
La réponse est apparemment affirmative.
En effet, dans un communiqué rendu public, ladite société a bien voulu rassurer les
Casablancais sur l’état des lieux du marché et assurer qu’aucune pénurie des fruits et légumes
n’est d’actualité : ‘‘ Nous tenons à préciser que le fonctionnement normal du Marché est
assuré et l’approvisionnement se fait dans de bonnes conditions et ce, grâce à la mobilisation
de tous les acteurs : usagers, autorités et personnel’’.
Et de noter que que les taxes sont régies par un arrêté fiscal qui date de 2008 et n’ont connu
aucune modification depuis cette date. Et de poursuivre qu’à l’instar de toutes les missions
qui lui ont été confiées par le Conseil de la ville, Casa Prestations gère cet équipement vital
pour la commune et les Casablancais, avec rigueur et professionnalisme en veillant à préserver
l’intérêt général : ‘‘Toute l’attention nécessaire est donnée à la satisfaction des attentes des
usagers, en assurant un environnement sécurisé et favorable au développement de leurs
activités’’.
Pour rappel, le Marché de gros reçoit quotidiennement environ 25000 personnes, 1000
véhicules, 4000 tonnes de marchandises, nécessitant une organisation efficiente.
Casa Prestations souligné dans son communiqué qu’un plan d’action a été mis en place pour
la mise à niveau des infrastructures et la modernisation des équipements, l’amélioration des
services aux usagers, le renforcement du contrôle, et l’amélioration de la sécurité et de la
propreté du site, la modernisation des modes de gestion.
A cet effet, un programme d’investissements a été établi et validé par le Conseil de la Ville,
avec une enveloppe de 30 millions de Dhs sur la période 2016 – 2018. Un plan d’action, qui,
pour beaucoup, notamment les usagers du marché de gros, tarde à donner ses fruits…Le
Marché de Gros des Fruits et Légumes de Casablanca reste englouti dans l’anarchie et le
désordre !
H.Z

Source : https://lnt.ma/marche-de-gros-de-fruits-et-legumes-casa-prestations-sort-de-son-
mutisme/