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Holbach, Paul Henri Dietrich (1723-1789 ; baron d'). Histoire critique de Jésus-Christ, ou Analyse raisonnée
Holbach, Paul Henri Dietrich (1723-1789 ; baron d'). Histoire critique de Jésus-Christ, ou Analyse raisonnée

Holbach, Paul Henri Dietrich (1723-1789 ; baron d'). Histoire critique de Jésus-Christ, ou Analyse raisonnée des Évangiles. 1972.

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Contraste insuffisant

HISTOIRE

CRITIQUE

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JESUS.CHRIST,

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~~tM'ftfUfj'a'craMtfe~~?

<~ toMt~M

cro~ ?~ qu'enivré

l'erreur

M~ Jcf~,

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ye MM:Mf a~Ff ~i!t

D~rMtff ~M L!~ft<~

tn~ ~sf~%f!jr

JLeî <~t

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JE~WMfcuf~fM~MMe

D)' c< f<t<t&~

Mt~ffe,

L

(*) CeKe EpiO-e pM'ut en ï73~ elle fut d~c

Mit.

dame )&ConneSe de Rupeintoude, D&nte du PâMs de !a

Reme.

Quoique ce beau morceau de PoëOe <bH d~jà

on x

qu*on ne iet'ok pa!! fâché de k u'ôuv~r & ta t6M

connu du Public, cûnnne î! eft devenu ai!ez rare,

}i a beaucoup de ~ppaft.

cru ~d'un Ou\T.tgc avec ~usi

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y<*p~t~-y p~rc~ d"~M pas ~t~ p~MA'~<~M~ ~H ~a~S~M~ Du Dieu ~O~/Uf C~O!X que r~MtOpe L'~9''fe?<r ~'MMC~-oya~ MM~

MM f8~ tgM~

~M~ faC~'t-ycM~M~

j

J

Mais la Tat/oMqui m'y e~~M!t jPa~ marcher~tïMt moi ~&MM

ce T~c,

qui M'at~

a'ucc un ~en~cM,

Les P~r~

M'offrent ~s&c~~H?îDieu que Je <M'c~ ~f~iS

iU~, Dieu qui ?!M~0~<t ~0~ OM:~OÏ~' JOW!4des ~~M!hS~

<

.Pc~ auo~oH. :Ho~

1"

's. ~M~

OM~

~M~ ~M~M~e:~M~aJ~.fi.i~ ~s

~e nous ~t~MX ~~îf~~i:

Et

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~J~M~~t~

!i~S y

i:

;D<J:tOMf~C?ï.y~~M~~t~M'

J~~i~

'~ï main ~c~ A~ëMe une ~e ~i~~

~.H'0~Mt;~M~~

Cam~ rO~r~r M'afo~~oJ <? ~M~~e~o~ra~ jËtJ~~?MM~M~i~t~ .J5~n~~~s ~e~/M~

J.PMmonde .~Ot~S~a~~

~f~

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DsMy~n ~~< ~'caM'. ~t~~ en M~~ ~i~~

Z.CJ'~Cft~~ ~9&î<

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pa~f~t~O!tM terre entiere L~ De ~t~OntCM~ ~f~~MCMf. ~K:.r ~OM~on le verra p~f 'M~MX C~

~eMJun ~f~w~f

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MOH'UMHX &MfM~MJ~ ~~CyL~~M~)~

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De ~a ~f!tf

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JVoM)~~fe~~po?~fc Uy~MMUMM '-P~Mp~ ~i~ U~~ race ~'u~

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Sj~' ~'on Me ~M~r&~t c~wc~c/a~

OMaTt~fcnt~ aMX~<M~c~'<M~,

t)M~ !RStM nous f<M~'<' aux

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dM

fureurs e~a~sMt &t<'f!i!

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Mon Ca!Mr<~ eMt~ tM ~MX~\

On te/a~ un I~M, ~M~point C&r~c~ ~!CMX,

chercheen ~Oî:M~B~~i

~h~L~

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ye fMOMMO~. C&f~ j~~Mt ~C~ <~f~

~~<e~j~J/~t~~ .1\t:',5~: ~Ot~~p~l~y~j~~ ~L'[~r~ :eMJ j~f! ~j&o~.~<CM!

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Y~h>a~i "t,f"`

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~'S~

~Oftrégne C~ aptM<<!

~j'E~~

2~f!~

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~ï~eaentEpa~ ,ng

Son TrB~e

2~Mfles

pay~

~JaM~,<M~

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de ~a~,t~~t~ r~

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~Mf promet~pj~em'K.f j MFCMp~T~Mt~~J-

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~~o~ ~M ~cMt ~M~ Dan~ les p~f~Mr~K~T~ JEt~ fur ~M!~M~; /on~

C' Mf! ~C~Mf ~[~t~

~~âç~'

~c~~L~ Kt que la nature ~i:j~

~t~~a~f~j~ ~c que du T~Mt~

,<

(~) Vf~ezce qui eft dit de cette R~ï~

Ch~M X.

X\~ 4<~H~o~f~

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~s'tM~

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j!~S~

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~F~

u rr,

~.A'F~'C.~

font entre les mains

jt~/ E S Evangiles

de coût le rare

plus

vraiment:inf~ruits de i'M~oice 'd~eur.de leur R.e!i.gio~ :.d'u~

monde) <& cependant ricn~~e~ de trouver des Chrétiens

que

t të' p~rmitceu~.~ur~.on~.Haje~t~~jf~~l~ re!, e~ plus r~ë~ ëneore:e~t~J ~q~l aycn't'd~ l~rien~mehc~r

:~i faut

ce des

pourtant

convëmr

que~

uns~ &J~~peu de~~eflexi~Ë~~h

un

objet

qu'~sreg~

Mp~

outrés, fur

néanmoins commein~himent

.-tant,~peuveotvenir~~du'~egoû~~~e~~sci~~

natureHemenc.cauter

veau Tef~ament. En e~et

la levure d~

j~o~

il ~éga~

,<la~seetouvrage un:defordre, une

-idans':eet !ouvmg&un ~-dÉfbrdrë!)-H~

~nricë

une barbarie

~!e~ ~t~~pt'o~

~pres~.a .jdëyouter"!es ignoï'ans~~1~]ce-

~itt

pou~r tes pcrtbnnesëctairëes.

guère

d'hifboirc,

n'ait

îbic

anGienneTJM~ plus de metâod~

Jë~~GhrHt,

ai<

fufpa~

deme, qui

c~r ce que celle de

ne voyonspas que~'Efpnt Sainl q~ï't

en

même

fuppo~ rautéNt,

égale, un grand nom~~MË~

~)HFtt~~

$gL

,N\r~

'Tiens

dont

profanes, crits ne ion!:

quence pour Théologiens

que

les

cepeiidant

la

point de le

genre conviennent eux-mêmes

même confé- humain. Nos

les Apôcres étoient des hommes

groi~ers& peuinâruits. IIneparoî!:

de

pas que FEfprit

roit,

ces défauts en eux

Dieu, qui

fe foit

mis en peine

les

ihtpi

de re6U6ef

it

au contraire

1

-ifeinMe les avoir adoptés lui-meni~s~-

.~ré accommodeà'.la tï'es de.fes

organes,

!foi!b!en~~de~!p~ë''

celeur

av~ii-in~pï

m l~rdre,n~

que!~

rë des ouvrages dans lës~ueJsotl~ey~

contre ni le

jugement~

.ià précifton que

ques éçrits

i'on trouve dans

humains. En confequenc~

tes Evangiles nous prëfentent un ~~ern.-

d'anachro~

ïlifmes, de contradicHohs, dans lequel eft forcée de

connus de

Mage

prodiges

la critique feroit

s'égarer ,<& rejctter toùc autre nyre a-

~i~

des my~ëres que l'on d~Q-

la

reHgion

qui ] ~ec~mâpris. <ie~ par

felesefprits a reipec~er

ceux qui renieignent. On peut donc robfcuritë de ces écrits

~y a pas été répandue fans def~in. En

ibupçonner que

màtiere.de religion

jamais par!er

rites

U eË a propos de ne

bien chir~ment. Des v~

Cm~es & faciles à comprendre,

1-

P E F~ C'~jE.~

ne frappent: pas aufu vivement: rimasi-

hommes

que

t

J

nat-ion des

ambigus & des myft.eres impënëcrabies.r

D'aiDeurs Jcfus-Chrift,

tout

voit écre

pour hommes une annonce dans

bre des éius, la dinicuke duj~

des oraG~s

quoique venu!

exprès pour éclairer le monde, de"

le

plus grand nombre de$

p~'<? ~~cAo~~M~ iTou~

l'Evangile )e petit nom-

~j~

danger de râifbnner, femble

prouver que fon cher &Is aux nacions tendre un piège, rien à la

en un'mo~~jt~ut:jj~

Dieu

~n'a env~y: Jjf~ que pour Je~

i"

pour quMÏës~

compriHent

rehgion ~u'H vou~~

J'Eternel n'a p~-

dans la

perp!exice

chaque infant

r~

leur donner. En cela

ru (e propofer que de jetter les moTte~

~ns Jes ténebres,

~ns une défiance d'mix-memes~ d~r des embarras continuels qui les oMi.

de recourir à

jamais

geanent:

aux

&de refera

lumières ~ntaiiubies de ieursPrêt~es~

fous la tutëne <?

Ses Minières, corhme 'on

h

rEglife.

f~ait, poifedent d'entendre &

lëge

tes Ecritures, & nul mortel ne

promettre

s'il n'a pour leurs décuions la fbumis'

cxc!uiivemehc

d'expliquer

îc pri~i. les

iair~

peut fë

futu~

d'obtenir le bonheur

ûon

qui

Ainfi

leur efl: due.

il ~appartient poiï~: a.u vu~âi~

,}i!:

A

p'jEF'~G!i~i~r~

:¡i.r-r,i;ilf¡i,li

re d'examiner

fa

reHgion:

yinfpëë-

tion feule de t'Evângtîe'ToMct~hrctten.

doit êcre convaincu

vm, que chaque mocqu'i! GOnCiëncjë~

inipiré

que ce ji~re eft cH-

Saine

(ï)~&~u~ lui don~L

par rEfprit

les explications

de cet ouvrage ment ~manëes du

que i'Eg!i~

céiefte~nt-parëiM~

Très-Haut.

Dans les

j premiers n~c!es:d:u: Chrtftianifine~);c~~

j qui ~mbranereRt:

ta ~e~~

~~oiënt que (ie~~ !geh~'de

~d'e~J~

~r~?~

jpl~, par'con~quent

"tresj-

it~!p!J~p~}~~]

~c~j~

~u'vo~t~~

verfës-dans Iës~Lettres,rdiip~~

toutes

!es'. merveilles

!i re

~e~r annoncer. Jëfus! lui-n~ê~~n~

_l'>

_):'¡- ':I; ,i_ t~

jprëdicatmns~ne~s'adre~

~qu'i'n~

r' jïHes~ro~ers;

il ne vou'!u~avo~~a~

~u~ des gens de cette trempe;

~i~l-J~i~

i

ii!

i'!

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<<

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:111'1> ~j

i 'i~,

:il

('i) Le

fent!meT)(:de la p~upa~Ldes-oI~

giens eft-que le ~Saint KfpriC a rëvë~ :auxrEcri~ :J~

vains ~r~s jusqu'à t'orth'agraphe!de§~m0(s qu't)~ S

ont

mais

!emp.)o~, jusqu'aux !pomts

en fuppofant

aux v!)'

j

la rëa!H:é!de cette

mïpirat~ !pas en<~

pût nqus garant

des Ecrivains facrés, elle ne fn~r~tt:

re; il faudroit de

tir

plus que

que tous les Copiées

d'ignorance

Hèdcs

!'on

& tous les Moines

de?

qui nous ont tranûnis les

Ecrits révéiës, n'ont fait aucunes fautes en les ii

transcrivant; un point ou une

fuffifent, comme on fçaic, pour altérer tota~-

virgule déplaces, U!

inentlefqn~npanage.

.L 'yL!

:[1

""s*

.'i

P R EF~ C JE.

fa confhmment

des

des miraclesen

clairvo-

d'opérer

peribn~es ies plus

prefence

yantes fe contre les

de fa nation

il déclama fans ces-

les Docteurs & contre ceux dans

ibupies"

Sçavans, riches, en un mot

les

lesquels il fe

Nous le

la

foi

ne pouvoit trouver la

fes maximes.

requise pour adopter

voyons

(2).

Ses

Difciples,

&

continuellementvanter

pauvreté d'efprit la funpiicitc, la

les Minières

depuis

de l'Egïi~e

traces

foi,

la

(ition

ont fuivi fidélement fes

toujours repréfenté la

ils ont

ou la ~bmntSion aveugle comme

commela

difpo-

principe

premiere des vertus,

la

plus agréable a Dieu, la plus

iervic

Chrétien-

puinance du Clergé.

fuccé-

eurent le plus grand

nëceûaire au falut. Ce

de bafe à

la Religion

toujours & furtout:à la

ne,

En

derent aux

foin de ibuftraire les

çon~cquence les Pafteurs, qui

Apôtres,

Evangiles

aux re-

gards de tous ceux qui n'ëtoienc pas

(2) Nous voyonsqueJëfus-CM~inculquela

Chap.

XVI. vers. 16. C~M ~M a

~.f Mo~ag'nM.

foi dans tous fes discours & fur-tout dans St.

XXL vers. 2ï t ~2. dans St.

Mathieu

Marc Chap. j~ot, ~ra~a

Cc~t ~Mt CfMr<

&c. PinHeurs Sedes

ces

paiTagesque la

~~fs~~</e,~f<sM~.

Chrétiennes

croyent d'après

foi même fans les

œuvres, iuiEt pour &uver.

3

P JE F

C J~.

initiés aux myfieres

ne montroit

de

ces livres

la Religion.

qu'à

On

ceux dont

on avoit éprouvé la foi, c'eft-à-dire, d'avance à les re-

qu'on

~avoit difpofcs

nos

jours. eft en

garder comme divins. Nous

que cet efprit mystérieux

tué

voyons

perpé-

s'eiï:

La lecture de

jusqu'à

l'Evangile

plufieurs pays rigou-

au commun des

Teuiemenc interdite

Chrétiens, fur-tout dans la Communion

Romaine, dont le Clergé eft !e plus

fait de la manière de

gouverner mes. Le Concile de Trente a décidé

au.

leshom-

de la façon la plus formeHe que

J'

du

feule ~M'~~p~m~M~ juger

~c~K~y

(3).

que

~H donner

f~if~

n~r~ H eâ vrai

ia !e~urc des Livres

faints eft permise, &mémerecomman<

dée aux

fe

ques ~écles ieparës

ne; bien plus, i! leur eit enjoint d'exa-

Religion mais

des Chrétiens

c'eft- à-dire, à ceux

font depuis quel-

l'Eglife Romain

de

la foi doit

Pro~~y,

qui

miner leur

(3) V.

Patiavidn)

Cenf: yw'~t.

IV. Le Caréna!

d~ns {on hi~oire du Concile de

Trente, (ratiche rnuce di~cu!t~ en dtfarn que

tCM~la /et C~.C~f!~ H'~ fondée que /Mf î<~

~M~ af(~a~:f' J'f~

~'aM~f~c t~t~t~

jP R jE F~

C.JE.

vu

cette lecture & fuivre

qu'avant de lire,

trou-

toujours précéder enforte

cet examen;

un Proférant eft tenu de croire

l'Evangile

en fait n'eft valable

ve ce

rcfblu

que eH divin; & l'examen qu'il

que lorsqu'il y les Minières de fa. fec~e ont

fans cela il elt ibuvent il

que qu'il y trouvàt

de fon

peu

regarde comme un impie,

eft

de Jumieres.

puni

Il faut donc conclure que le fa!ut des

de

i'EvangiIe & des

croyan-

par

l'intelligence

mais à la ferme

ces livres font devins. Si

qu'il

en

pas inierprëcations, les commen-

de fc

à

chaque ie6):e, ré-

façon particuliere

perdre

de lire & il eft en dan-

<& d'encourir la dam-

Pour lire l'EvaB~i!e, avoir de la foi

par

tout

ce que ce livre contient;

E'van2Ue,

examiner cet

Chrétiens n'eft attache ni à la lecture

ni à

Livres faints,

que m;dhjur la lecture ou l'examen

faii: ne s'accordent

les

teiires de l'Eglise (c'eil-à'dire) des Prê-

tres, qui, prëpoies fa

g!cnc

avec les déci-

ce

d'entendre les Ecritures)

ger

nation e!:ern-e. il faut commencer

c'cf~a-dire, être di~pole a croire aveu-

glement

pour

il faut être fer-

mement rcfblu à

encore de la foi, c'eâ-a-dire,

n'y

trouver rien que

à' pour en-

de faim & d'adorable. Knân

A 4.

vin

P

.E F~ CjE.

1

tendre

ttT~

'<

il faut encore de la

perfuafion

~vangitc,

foi, c'eH:

que nos Prêtres ne peuvent jamais ni

ie

tromper les autres,

a dire, une ferme

tromper eux-mêmes,

ni vouloir

fur notre de

dans la façon dont:

expliquent le livre que nous Hfbns.

ils

“ Croyez, nous difent ils parole, que ce livre eit

l'ouvrage

Dieu lui-même; vous feriez damnés

fi vous ofiez en douter. Ne

rëve!e?

s'eft rëvëic pour n'être

pouvez-

comprendre à ce que Dieu

“ vous rien

vous

y

croyez toujours: Dieu

com-

~c/~r parlant d'u-

point

M pris (4). L~ gloire de D~M

“ y~~ro~; ou plutôt, en

“ s'en rapporte à nous,

nefa~on ininie!iigib!e. Dieu ne vous

fait-il pas

fommes les

confidens de tes importans fccrets ?

connoître

qu'il veut

qui

qu'on

(4) Pt-M'er~<~ ~~o~. C~.Z~ vers. 2.

C'en:furcettemaxime odieuse,& déshonorante

pour

dés. De

Pnyensl'impiëtë d'un de leursPoètes qui

dit

la Divinité, que tous les

quel

droit S.

les Dieuxla

Af~-M fontfon-

jufhn reprochoit.ijaux

avoit

plupart du

tems ~'a~c~MS

n'eft c)!é

d

pasunniëge

~o?Hp~ les ~oMMfj?Toute

ia Bible

continuel tendua:'e(pnt humaine

fuivant t'Ev:tnpi!e

Juifs.

un piëge tendu aux

n'entendiffent pas &,

Toute la conduitedu ChnH,

~ême, n'eR-eHe pas

afin' qu'en écoutantils

qu'envoyant, i!$ne cruHent point au Me~ ?

P ~\F

C F.

ix.

vérité donc vous ne pouvez douter,

persécutons

nous

dans ce mon-

qui-

vu que “ de,&

nous damnons dans l'autre

conque oie récufer

nous nous rendons à nous-mêmes

Je témoignage que

Quoique vicieux

que ce raifbnnement:

profanes, il fumt

à des

puiû'e p~roïtre

à la

piuparc

des

Croyans; en conséquen-

point i'Evangi!e, ou l'examinent

point;

yeux

ce qui fera confor-

& aux intérêts

ce, ou ils nelifent

s~i)s iejiicnt;, ils ne

ou s'ils

l'examinent, c'eft avec des

trouver

que

prévenus, & dans la ferme réfolution

de

me a

leurs préventions de leurs

& tes préjugés un

fes craintes

n'y

guides. D'après

Chrétien fe croit

perdu ior~u'i! trouve dans les Livres iaints des rairons de douter de la véra- cité de fes Prêtres.

n'en: point

Avec ces

difpofitions il

Surprenant de voir dans leur

de

leur Drcfcnie. C'en: ainfi

ies hommes

perfin.er

mérite

<&fefaire un

ignorance,

les !umieres que la raifon

que l'erreur fe

repouner

perpétue, & que

avec ceux

à des fourbes intéreiies

ies peuples,

de moitié

trompent, accordent

les

qui

une confiance

fans bornes

dent comme la propre bonheur.

dans la chofe qu'ils regar-

plus importante a

leur

A~

i

P

R

JE

F~

C

JE.

<

les ténèbres

1

de*

Cependant ta'K de

répandues

fiécles fur l'efprit humain,y

difÏiper rr.a!grë de fes

les

gujdesfbupcon-

puis

commcnc~m: à le foins tyranniques

neux, l'enfance ou tant de caufes réunies s'ef-

forcent de le retenir.

l'homme femble vouloir forcir de

dans

peo."

L'ignorance

le Sacerdoce nourriffoit les

moins difparue pour

le

nombre de

personnes s'cÛ: affoibli

Etats BoriHans; la fcien-

les efprits plus commencent à

libres,

&

rougir des

a

<x les Rois & les

laquelle crédulcs eft au

p)es

un

defpodfine des Prêtres

dans

piuiieurs cc a rendu bien des

grand

gens

f'-rs honteux dans lesquels le Clergé

fait: longtcms gémir

peuples.

ble

En un mot l'efprit humain iem-

faire des efforts en tout pays pour

brifL;r fes chaînes.

Cela pofe, la

préjuges ne puiierons

nous allons examiner fans

d~ns les Evan-

vie de Jëfus-Chriû:. Nous

nos faits

que

mêmes, c'elt. à-dire, dans des mé-

reipectës & avoués par

la Religion

les Doc-

Chrétienne. Nous

les fecours de la critique

éclaircir ces mêmes faits. Nous

les maximes & la

politique

fa,

giles

moires teurs de

employerons

peur

cxpofërons de la façon la plus fimple la

conduite,

d'un Lëgiûateur obscur, qui depuis

P F~ C I:.

mort s'e~: acquis

le il n'y a pas

prétendu dérerons dans fon berceau une Reli-

gion, qui, deftinëe d'abord

célébrité, à laquel- ait

préfumer qu'il

Nous conH-

uniquement:

la nation

peu

une

iieu de

de fon vivant.

la

a la

plus vile de

populace

de la

la

la plus abjecte, la plus

Itupide

peu beau des nations la Souveraine abfolue

crédule, la plus

à

eft devenue

terre,

maHreûe des Romains, ie iiam-

des Monarques Européens,

devinées des

peuples,

tic ou'de ia haine

ciment ou leur~

rarbitrede$

la caufe de l'ami. fe

porcent:,

le

ferc à fortifier leurs alliances

qu'ils

qui discordes le levain toujours

à mettre les efprits en fermen-

préc

tacion.

En un mot nous verrons un artifan

enthoufiafle métancolique

mal~ adroic,

& jongleur

pour

é-

puni

fa

fortir d'un chantier

&

être

Lëgiûaicur

féduire des hommes de fa claÛe

chouer dans tous fes projets

comme un perturbateur public, mourir

cependant après <&le Dieu

peuples .,&fe fai- qui fe piquent

fur une croix, mort devenir le

grand re adorer par des Etres

d'un

nombre de

de bon lens. 11 y a tout lieu de croire

prit

fi l'Ef-

que

Saint eu 1: prévu la fortune éclatan-

xii

P

F~ C jE.

te

de Jefus; s'il tût

dût être

devoit faire un jour la Religion

pu prenentir qu'elle

la fuite des tems reçue par

que

par des Rois,

des

Sçavans des perfonnes de la bonne

des Nations civiiifees,

s'i! eût

compagnie;

te Religion pouvoit être examinée, an~-

fbupconnc que cet-

des Lo-

lieu de croire

~yfëe, discutée, critiquée par

giciens

il

y a, dis-je,

nous auroit Mue fur la vie & la

qu'il doctrine de fon fondateur des mémoires. moins informes, des faits mieux cir.

confhnciés, des preuves p!us

qu'il

a

&

ceux

qui

autentl-

Il

qucs, en un mot des matériaux mieux

digères que

eût choifi des Ecrivains plus habiles que

ceux

harangues du Sauveur du monde; il l'eût du moins

plus il eût mis dans fa bou-

fait agir

digne

aux nations les

nous relent.

inf pires, pour

parler

transmettre & les actions

d'une manière

d'un Dieu

che un langage plus noble, plus clair, plus

il eût

des

perfuafif

employé

moyens,

fûrs de convaincre la raifon re-

&

qui

l'E-

ne femble s'aclreffer

plus belle & de confondre l'incrédulité. Rien de tout cela n'eiï: arrivé

vangile n'en: qu'un Roman Oriental tout homme de bon

fens,

qu'à

de

dégoûtant pour

des ignorans, des ftupides, des gens

P

FACE.

xiii

la lie

fcduire

nulle Uaifoa dans les

dans les circonfhnces, nulle fuite dans

d'j pcup!s

(~).

!es îeu!s qu'il p!.nHe

~').

-)

1

cridque n'y

trouve

faits, nul accord

La

les principes, nulle uniformité dans les

récits.

lettres

teurs des

vie de Jéfus.Chrin:;

moignage que

contiennent la

Quatre hommes groffiers

& fans

p~lienc pour les véritables au.

mémoires

qui.

c'eïï: fur leur té-

les Chrétiens fe croyent

Religion qu'ils fans examen

d'admeccre la

<& d'adopter

plus contradictoires, les ac.

les

prodiges

dc-

obligés

profeûent:, les faits les

tions

les plus étonnans,

les plus incroyabtes,

le

la dodtrine la

fyf!:ëme le plus

plus inint:e!!igib!e,

coufu,

les my~eres les plus révoltans

Cependant en fuppofant que

que nous avons entre

auteurs à

les E-

vangiles font des

les mains

qui on les attribue,

c'eft.a'dire, ont été véritablement ë-

crits par des Apôtres ou des

des Apôtres, ne fembleroit il

Difciples pas que

(5)

Vi~or de Tunis nous

apprendque dans

corriger

,1eVIc. fiede

l'Empereur Andta~efit

les

des fotsou des gens fanslumieres. ~Ma/?s~aImperatore;M~ a~ D t o Ti s

Evangiles commedes ouvragescomposespar

Me~

co/t.

E~e~a,

~A~MM~Mr ~~u~ mundantur. ~af~e~t~tj'co~o/?ta,r~.

xiv

P

E

C

leur

tëmo~nagc devrez

que

l'on

par-)a'même

être fufpe6t ? Des hommes

nous annonce comme i~norans & dé-

pourvus de lumières, n'ont ils p~s pu

fe

nanqucs

tromper? Des Endiouf):if!;es, des Fa- n'es" crédules n'ont-i)s

pas pm

exi~ë, n'onc ils pas été

de la fëduction? Des

dupes

fortement attachés a une ie<3:e

& qu'ils avoicnt

Soutenir

inLërél: de

pas pu des faits dont ils connoi~bien~

point pu par

attribue ît

s'imaginer avoir vu bien des cho~s

qui n'ont, jamais

Jmpos-

tours,

qui les fufbit fubfif!:er,

par coniequent n'ont-ils

act~iler des miracies &

publier très* bien la fauflete? D'un autre côté

Chrédens, par une ~M/f

la fuite

les

les premiers

tieues

n'ont- ils

~MJc,

ajouter ou retrancher des choies eHen-

aux ouvrages qu'on Au moins eH-it certain

dans le troi-

déjà corrupdoji des

j~M~ ~/ro?M-KOM~,dit-il, la tc~

de co~

~cy ~M' o~

ces Apôtres? fe rëcrioit

qu'Origene iieme Hecle contre la

manufcrits. des cr~Mr~des

Tffe

? ceux ~M~ ~?-~

Toutes ces quêtions forment fans

~Më' ~OM~'<'M0M~/î<rC~

M~~ ~j)o~

oz< <f~~r

doute des

à qui Ion fait: honneur

préjugés légitimes

contre ceux

des Evangiles fi

P~ jE F~ CE.

xv

& contre

la pureté du Texte

Au refhe,

de ces E- il cil très-

vangiles mêmes. difficile de s'ailurer

de certitude

auteurs

avec quelque degré

font des

En

fi ces Evangiles

dont ils portent

les noms.

eSe. tout nous prouve que dans les pre-

miers ficelés du ChrifUanifme

un trés-grand nombre d'Evangiles di~e-

rens les uns des autres,

l'ufage des diverses Eglifes,

il y eut

compofës pont

& des di-

verfes fcetes de

Cette vérité a été reconnue

Religion Chrétienne.

par Jes his-

toriens EccléfiafUques les plus accrédi-

tes (6).

ner que ceux qui compofoient ces Evan"

II y a donc lieu de fbup~on-

Voyez Tillemont. ToMg17.

(6)

pa~ 47. 2<

~.38. S. ~!p~.

Homil 34, Le cÉfebrc Hcn.

ri Dodwell a<Iure que ce ne fut que fous le fe~te

de

d'un

Canon des Ecrits taMc?it: ces Ecrits

dans les archives des EgH~s, & (~toienc entre

les mains des Prêtres,

fer à leur ?r~. P. H. Do~<tuf/~ d~~a~o~y

îf~M, OMMt~mC<f~~t?n,C'C/?-A-< ~Hf

l'on fit M?îrecueil ou

~C~ après y. C. que

jusqu'alors

qui COfMpO/gf!~ ~VoMt;MM ycj'"

avoient ~ë cachas

out pouvoient

en

difpo-

y

/fM<?MM!. pa~. 66. ~~Mt~. (On

joindre l'ouvrage profond

de M.

en 1766

de

dent

peut encore

Fr~'ret, pnbtié

~)o/~t/?cj-

fous le titre d'J~M~c?! des

la Religion Chrétienne.) Au reftc it ef~ cv;

que parmi

qui,

les Doéteurs des

des

grand

premiers Chrc'

nombre de

pieux

pour faire valoir leur caufe, ont

Evangiles, des Légendes,

tiens il s'en: trouvé un

fauûaires,

iuppotë & forge

'xvi

P

E

C.E.

dans la vue de leur donner

giles,

de poidd, onc pu les attribuer à des

ph:s

.Apo-

des Romans, des Oradcs de Srb~Hes, en un

mot des ont été fi

frappantes, que !'i'~)'fe ene-meme a

ouvrages dont rin~~ofture & ja rb!ie

été forcée de !es

l'otjvragc

du fait on n'a

rejeter. Pour fc convaincre

fur

qu'a je!:t?r tes yeux

Co~c

y.

F~r~M.)-

qui a pour titre:

MgKï< pt-tbtië ~.ar

,La mode de faire des

pas encore paiïee dans l'E~!ifc Ro.namc.

~y;-&?~<- ~V~î ?T'~a-

/~K&:<r~t ;t7tg.

Romans Evan~Uques n'e~

Ua

l'E¡.lî[c RomaÍne 9,

~f!

Mtfnonna~

de fa mère & de &.

nommé )e P.

pasJefuiteencore paŒ¿edans ~ef~?

re en Perte, compofa en ian~ue Perfannc une

hiAoJre ridicule de Jéfus

,.Pierre, qui a été publiée en Perf&n & en Ladn

fous le titre de ~</?orM C~n/I!: J~r/?ca. M~M.

Tout ie monde coirnoit

Lugd. Batav. !63o.

~ot~Mp~~DMM,t:outréce!nmentpub!ice

le R. P.

Berruyer.

On

par

j~e. vre fous !c titre d'~ra~

uec!e les Freres Mineurs

j

îçait que dans fe

composèrent: un !T. t!crne~. En un mot:

dans tc~us les tems, des Chrétiens, foit orthd-

doxes, foit

j

hërëtiques, fe font pteu(ememoccu-

les

nmp!es. Que!ques-uns ont été

jusqu'à fuppc'(%r des ouvrages a Jéfus, dont nous

Il eft bon de

pës à tromper

avons une Lettre au Roi ~a~.

remarquer

que des Auteurs

approuvés par FËgU- à

Ignace Mar-

fe, tels

tyr, S. Juûin, S. C!ément d'Atexandt-tf. ont ci.

IV. Evangiles qu'on admet à prêtent.

Religion

adop.

que S. Ctément Romain, S.

des paffages qui ne fe trouvent point dans le~

Quand la

Chrétienne fut étabue & eut été

par des perfonnes moins ftupide< que Ces

adhërens, les chefs de

!'Ëgn~e, crat.

tee

premiers

gnant de fe rendre mepr! fables eux-mêmes, ii.

rent

i

J

3

i

PR JE F

~CJE.

m

ou des

t

'<

Difciples, qui dans le

adoptée p~r

crédules,

<

apôtres

vrai

avoient eu aucune part. Cet-

des Chré- a pu ie

n'y

te idée un fois

tiens

ignorans &

plus

traaCnettrc

la fin pour indubitabledans des tems oùt

d'âges en âges, & paGer a

poCibie de con&Mcrni Ie~

rapportés.

parmi

une cin-

il n'étoic

auteurs ni les fait.

Quoi Qu'i! en foit ~uatuainc <fE~j

ai~ne fut inondé dans ~B commence.

N~tt,

i~Mée,

dont le ChruHa-

aCemb!ëeen Conciïe &

quatre feuiement, &

apocry-

(c'eH-à-

des

E-

rEgufe, en choifit

tous les autres. comme

que ceux qui

tejetta

phes, quoiqu'ils n'euiïent rien de plus

furent admis.

ridicule

Aintt au bout de trois fiècles

dire, ï'an g&j de

Evêques

v&ugiles étoient lei ïëuts que l'on duc

i'Ere Chrétienne)

que ces quatre

deciderent

yentun triage parmiles recueilsde fablesdont

<~ï<~o!tinon~,

oavya~esqu'Hsjugèrentcapables de

les

d~dMerent ~aeryp~ des

décréd!ter

auteurs refpe~aMesa qai

<Mïte<attr~buoit.

jtÏ parottcependantquece$eavrages avotentëté

jpMcédetcment admh & dteapar

t~tM

~bMqsMÏ~ee-tNM

de!; prem~eKCht'MeM, a

&mbïab~M&9mMS.

des Doreurs

dMBciïes qae teursSteceSewa.CetEc!'it<.

t

nous M~ent,prouvent & !'ef.

nousreft. enr,pro.uvent&l'ef

pre~atoit de

6b!ficaceurs,& UmbecHtité

qui ï'oa

nt c:WIi.''cil, csquo nous ruccetreur,.CeI£criti

de tean

c

r.; 40ntqaelquea-uns ~ontede

B

xy!n

PR

C

adopter, ou qui euffent été véritable-

ment inipirés par

racle leur fit découvrir cette

te vérité~ difficile à déméler dans un

tems déjà trés-éloigné de celui des Apô-

tres. On plaça, livres

apocryphes ques fous un autel les Peres du Conci-

le îe

les livres faux

Seigneur qu'il permît ou douteux rémanent

le Sr. Efprit. Un mi.

importan

dit

les

on, péle-méle & les livres autenti-

obcenir du

mirent en prieres pour

que fous l'autel, tan-

dis que ceux

feroienc vraiment ini~

viendroient fe

fur cet autel, ce

Eiprit

C'e~

notre

qui

le Saint

pires par

placer

qui ne manqua

donc de ce miracle

foi

vent Fanurance de

d'eux mêmes

pas d'arriver.

que dépend

poueder

permis

C'eft à lui

que les Chrétiens doi-

des Evan-

vrais, ou des mémoires fideles fur

C'eft là uni- de

puifer & les rc*

giles

la

quement qu'il

les

vie de Jéfus-Chrin:

principes

leur eft

de

leur croyance

de la conduite

fe

procurer

doivent tenir

qui

gles

pour

qu'ils le falut éternel

Cela pofe

l'autorité des livres

que

fervent de bafe à la Religion

ne,

Chrétien-

fur l'autorité d'un

n'eft fondée

Concile, c'en:, a-dire, d'une anemblée

de Prêtres &

Mais ces

d'Evêqucs.

Evéques & ces Prêtres, juges <& parties

~i~

~te

~nt

araire

i~ë~

~H~S

~~E.~

~~omper

?

<ocryph~

Evangiles.

Ind~

~j-i~g~

d~

~~e

~§r~ ~eg

~gne pM%

~~i~ 'W~$!~j!!i~

~J'

r és,

,.ffl j ~uLs qg à

enfrau~tôt ndçi té d~s

~M)~

~c

~~Q~

~B~M~

%s-

nC

'~C&`

~S~~

xx

PR E FACE.

Malgré cette décifion, il nous rdtc

encore

quelques

difficultésfur

pourroit

premier

demander fi la déci.

Nicée, compofé de

com-

pourtant

î'autenticité des Evangiles. En

lieu Fon

fion du Concile de

318 Evêques, doit être regardée

me celle de

l'Eglife

ceux

qui

univerle!le? Tous

formoient cette aQembIéeont-

point de difputes entre ces

P~ été parfaitement d'accord entre eux ?

/y

Saint ?

eut-i!

hommes

infpirés par l'Efprit

Leur décifionfut eUeunanimementac-

ceptée?

tin n'eut elle

des Décrets de ce fameux l'acceptation Conçue? Dans ce cas ne feroit ce

L'autorité féculierede Conftan-

pas beaucoup

de

part

à

pa<

la pmOanceImpériale qui auroit, bléa

l'autorité

plus que de l'autenticité

Spirituelle,

° décide

des Evangites?

beaucoup

que

En fecond lieu

de Théolo-

giens conviennent

felle, quoiqu'infaiihbledansÏe dogme, errer dans les faits or il eft évi-

s'agit le

dogme dépend

contenus dans

les Evangiles

ravoir,

de décider fi les

peut dent que dans le cas dont il

l'Eglife univer*

de faits. En effet avant

dogmes

font

divins, il eût fallu

à

n'en pouvoir douter, les

queition ont été par les auteurs infpir~

en

quatre Evangiles réellementécrits