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᾿Ανομμάτους νόας : Plotin, comparant Ulysse qui ne consentit pas à rester auprès de Circé la

magicienne et de Calypso « malgré les plaisirs des yeux et toutes les beautés sensibles qu'il y
trouvait » et le philosophe qui « abandonne la vision des yeux et l'éclat des corps qu’il
admirait auparavant pour s’enfuir vers cette beauté dont ils sont les images », déclare que
pour effectuer cette « fuite » et ce « voyage », « il faut cesser de regarder et, comme en fermant
les yeux (oἷoν μύσαντα ὄψιν), échanger cette manière de voir pour une autre » (Enn. I, 6 [1]
8). C’est bien cette fermeture des yeux pour contempler l’invisible que Denys vise ici, comme «
lorsque l’âme devenant déiforme, grâce à l’union inconnaissable, s’élance, en des élans
aveugles (ταῖς ἀνομμάτοις ἐπιβολαῖς) vers les rayons de la lumière inaccessible» (DN IV 708
D ; DN S, p. 156,18-19). Voir aussi Proclus, Theol. plat. I, 3, p. 16,15 et I, 25, p. 110, 10 ; Sur la
République II, p. 375,18. Pour Vanneste (Le mystère de Dieu, p. 168, n. 1), l’expression
ἀνομμάτους νόας est orphique (O. Kern, Orphiker-Fragment, Fr. 82, Berlin 1922) et semble
caractériser « les esprits dont le νοῦς, à la suite de la cessation de toute activité (affirmative),
ne connaissent plus... ». Voir Sophocle, Philoctete 856: cependant la source immédiate de
Denys semble être PROCLUS qui cite a trois endroits ce fragment orphique et qui interprète
1’« éros aveugle » comme le νοῦς νοητός (In Tim. II, 85, 23 ; III. 101, 9 : In Alc. 103a. p. 28.)
Voir aussi E. Panofsky, Studies in Iconology, New York 1939, ch. 4 « Blind Cupid », p. 126 s.

« Par une application intense aux spectacles mystiques, abandonne à la fois les sensations et
les activités intellectuelles, tout le sensible et tout l’intelligible, tout ce qui n’est pas et tout ce
qui est, et, dans l’inconnaissance, élève-toi, autant qu’il est possible, vers l’union avec Celui qui
est au-dessus de toute essence et connaissance; car c’est par une extase purement déliée et
détachée de tout et de toi-même, que tu seras soulevé vers le rayon suressentiel de la Ténèbre
divine, ayant tout écarté et en devenant détaché de tout. »
…τῇ περὶ τὰ μυστικὰ θεάματα συντόνῳ διατριβῇ καὶ τὰς αἰσθήσεις ἀπόλειπε καὶ τὰς νοερὰς
ἐνεργείας καὶ πάντα αἰσθητὰ καὶ νοητὰ καὶ πάντα οὐκ ὄντα καὶ ὄντα καὶ πρὸς τὴν ἕνωσιν, ὡς
ἐφικτόν, ἀγνώστως ἀνατάθητι τοῦ ὑπὲρ πᾶσαν οὐσίαν καὶ γνῶσιν· τῇ γὰρ ἑαυτοῦ καὶ
πάντων ἀσχέτῳ καὶ ἀπολύτῳ καθαρῶς ἐκστάσει πρὸς τὸν ὑπερούσιον τοῦ θείου σκότους
ἀκτῖνα, πάντα ἀφελὼν καὶ ἐκ πάντων ἀπολυθείς, ἀναχθήσῃ. (MT 997B – 1000A)

« Et de fait, ce n’est pas sans motif que le divin Moïse reçoit l’ordre d’abord de se purifier lui-
même et ensuite de se séparer de ceux qui ne sont pas purs, qu’après toute purification, il
entend les trompettes aux multiples voix et perçoit de nombreuses lumières étincelantes de
rayons purs, se diffusant de tous côtés, qu’ensuite il se sépare de la multitude et, avec les
prêtres choisis, parvient au sommet des ascensions divines : même là, il ne rencontre pas Dieu
lui-même et ce qu’il contemple ce n’est pas lui, car il est invisible, mais le lieu où Il se tient, ce
qui signifie, à mon avis que les choses les plus divines et les plus élevées dans ce qu’on voit et
conçoit sont des sortes de raisons hypothétiques de ce qui est au-dessous de celui qui dépasse
tout, (raisons) à travers lesquelles sa présence, supérieure à toute saisie intellectuelle, se
montre, reposant sur les sommets intelligibles de ses lieux les plus saints. Et alors (Moïse) se
libère même des êtres visibles et voyants et il pénètre dans la Ténèbre réellement mystique de
l’inconnaissance, selon laquelle il fait taire toutes les appréhensions cognoscitives et se trouve
en ce qui est totalement impalpable et invisible, appartenant tout entier à Celui qui est au-delà
de tout, et à nul (autre), ni à lui-même, ni à un autre, mais uni, selon un mode supérieur, à
Celui qui est complètement inconnaissable par la suspension de toute connaissance et, par le
fait qu’il ne connaît rien, connaissant au-delà de l’intellect »
Καὶ γὰρ οὐχ ἁπλῶς ὁ θεῖος Μωϋσῆς ἀποκαθαρθῆναι πρῶτον αὐτὸς κελεύεται καὶ αὖθις τῶν
μὴ τοιούτων ἀφορισθῆναι καὶ μετὰ πᾶσαν ἀποκάθαρσιν ἀκούει τῶν πολυφώνων σαλπίγγων
καὶ ὁρᾷ φῶτα πολλὰ καθαρὰς ἀπαστράπτοντα καὶ πολυχύτους ἀκτῖνας· εἶτα τῶν πολλῶν
ἀφορίζεται καὶ μετὰ τῶν ἐκκρίτων ἱερέων ἐπὶ τὴν ἀκρότητα τῶν θείων ἀναβάσεων φθάνει.
Κἀν τούτοις αὐτῷ μὲν οὐ συγγίνεται τῷ θεῷ, θεωρεῖ δὲ οὐκ αὐτόν (ἀθέατος γάρ), ἀλλὰ τὸν
τόπον, οὗ ἔστη. (Τοῦτο δὲ οἶμαι σημαίνειν τὸ τὰ θειότατα καὶ ἀκρότατα τῶν ὁρωμένων καὶ
νοουμένων ὑποθετικούς τινας εἶναι λόγους τῶν ὑποβεβλημένων τῷ πάντα ὑπερέχοντι, δι’ ὧν
ἡ ὑπὲρ πᾶσαν ἐπίνοιαν αὐτοῦ παρουσία δείκνυται ταῖς νοηταῖς ἀκρότησι τῶν ἁγιωτάτων
αὐτοῦ τόπων ἐπιβατεύουσα). Καὶ τότε καὶ αὐτῶν ἀπολύεται τῶν ὁρωμένων καὶ τῶν
ὁρώντων καὶ εἰς τὸν γνόφον τῆς ἀγνωσίας εἰσδύνει τὸν ὄντως μυστικόν, καθ’ ὃν ἀπομύει
πάσας τὰς γνωστικὰς ἀντιλήψεις, καὶ ἐν τῷ πάμπαν ἀναφεῖ καὶ ἀοράτῳ γίγνεται, πᾶς ὢν τοῦ
πάντων ἐπέκεινα καὶ οὐδενός, οὔτε ἑαυτοῦ οὔτε ἑτέρου, τῷ παντελῶς δὲ ἀγνώστῳ τῇ πάσης
γνώσεως ἀνενεργησίᾳ κατὰ τὸ κρεῖττον ἑνούμενος καὶ τῷ μηδὲν γινώσκειν ὑπὲρ νοῦν
γινώσκων. (MT 1000C-1001A)

« Nous souhaitons nous aussi accéder à cette Ténèbre plus que lumineuse et, grâce à l’absence
de vision et de connaissance, voir et connaître Celui qui dépasse la vision et la connaissance,
par le fait même de ne voir ni ne connaître - car cela est réellement voir et connaître - et
célébrer suressentiellement le Suressentiel par la négation de tous les êtres. Ainsi ceux qui
réalisent une statue préformée enlèvent tout le superflu qui fait obstacle à la pure vision de (la
forme) cachée et manifestent, par cette seule suppression - la beauté en soi et par soi qui y
était dissimulée. » (ΜΤ 1025 Α –Β)
Κατὰ τοῦτον ἡμεῖς γενέσθαι τὸν ὑπέρφωτον εὐχόμεθα γνόφον καὶ δι’ ἀβλεψίας καὶ ἀγνωσίας
ἰδεῖν καὶ γνῶναι τὸν ὑπὲρ θέαν καὶ γνῶσιν αὐτῷ τῷ μὴ ἰδεῖν μηδὲ γνῶναι—τοῦτο γάρ ἐστι τὸ
ὄντως ἰδεῖν καὶ γνῶναι —καὶ τὸν ὑπερούσιον ὑπερουσίως ὑμνῆσαι διὰ τῆς πάντων τῶν
ὄντων ἀφαιρέσεως, ὥσπερ οἱ αὐτοφυὲς ἄγαλμα ποιοῦντες ἐξαιροῦντες πάντα τὰ
ἐπιπροσθοῦντα τῇ καθαρᾷ τοῦ κρυφίου θέᾳ κωλύματα καὶ αὐτὸ ἐφ’ἑαυτοῦ τῇ ἀφαιρέσει
μόνῃ τὸ ἀποκεκρυμμένον ἀναφαίνοντες κάλλος

« …nous supprimons tout afin de connaître sans aucun voile cette inconnaissance qui est
voilée par toutes les choses connaissables dans tous les êtres et de voir cette Ténèbre
suressentielle que dissimule toute la lumière qui est dans les êtres. »
τὰ πάντα ἀφαιροῦμεν, ἵνα ἀπερικαλύπτως γνῶμεν ἐκείνην τὴν ἀγνωσίαν τὴν ὑπὸ πάντων
τῶν γνωστῶν ἐν πᾶσι τοῖς οὖσι περικεκαλυμμένην καὶ τὸν ὑπερούσιον ἐκεῖνον ἴδωμεν
γνόφον τὸν ὑπὸ παντὸς τοῦ ἐν τοῖς οὖσι φωτὸς ἀποκρυπτόμενον. (MT 1032 B)
« De même aussi maintenant, en pénétrant dans la Ténèbre qui est au-dessus de l’intellect,
nous trouverons non pas la concision des paroles, mais l’absence complète de parole et de
pensée. À la fin de toute la remontée, le discours… perdra tout à fait la voix et s’unira
complètement à l’ineffable » (MT 1033 C)
καθάπερ καὶ νῦν εἰς τὸν ὑπὲρ νοῦν εἰσδύνοντες γνόφον οὐ βραχυλογίαν, ἀλλ’ ἀλογίαν
παντελῆ καὶ ἀνοησίαν εὑρήσομεν. ὁ λόγος… μετὰ πᾶσαν ἄνοδον ὅλως ἄφωνος ἔσται καὶ ὅλως
ἑνωθήσεται τῷ ἀφθέγκτῳ.

« …pour poser ce qui est au-delà de toute position, il fallait établir l’affirmation hypothétique à
partir de ce qui lui est plus proche. Mais pour nier ce qui est au-delà de toute négation, il faut
nier à partir de ce qui est plus éloigné de lui. N’est-il pas vrai que Dieu est davantage Vie et
Bonté qu’air et pierre ? Et est-il davantage vrai qu’ « il n’est pas ivre ou rancunier » plutôt que
: « On ne peut le dire ni le penser » ? » (MT 1033 C-D)
Ὅτι τὸ ὑπὲρ πᾶσαν τιθέντας θέσιν ἀπὸ τοῦ μᾶλλον αὐτῷ συγγενεστέρου τὴν ὑποθετικὴν
κατάφασιν ἐχρῆν τιθέναι· τὸ δὲ ὑπὲρ πᾶσαν ἀφαίρεσιν ἀφαιροῦντας ἀπὸ τῶν μᾶλλον αὐτοῦ
διεστηκότων ἀφαιρεῖν. Ἢ οὐχὶ μᾶλλόν ἐστι ζωὴ καὶ ἀγαθότης ἢ ἀὴρ καὶ λίθος; Καὶ μᾶλλον οὐ
κραιπαλᾷ καὶ οὐ μηνιᾷ ἢ οὐ λέγεται οὐδὲ νοεῖται;

« Nous disons donc que la Cause de tout et qui est au-dessus de tout n’est ni sans substance, ni
sans vie, ni sans parole, ni sans pensée, et qu’elle n’est ni corps, ni figure, ni aspect et qu’elle
n’a ni qualité, ni quantité, ni masse. Elle n’est pas non plus dans un lieu, on ne la voit pas et elle
ne comporte pas de toucher sensible. Ni elle ne perçoit, ni elle n’est perçue sensiblement, elle
n’a pas non plus de désordre et de trouble, (comme si elle était) agitée par des impressions
matérielles, elle n’est pas non plus dépourvue de puissance, (comme si elle était) sujette aux
événements sensibles, elle n’est pas non plus privée de lumière. Changement, corruption,
partage, privation, flux et quoi que ce soit d’autre de sensible, rien de cela elle ne l’est, ni ne
l’a. » (DN 1040 D)
Λέγομεν οὖν, ὡς ἡ πάντων αἰτία καὶ ὑπὲρ πάντα οὖσα οὔτε ἀνούσιός ἐστιν οὔτε ἄζωος, οὔτε
ἄλογος οὔτε ἄνους· οὐδὲ σῶμά ἐστιν οὔτε σχῆμα, οὔτε εἶδος οὔτε ποιότητα ἢ ποσότητα ἢ
ὄγκον ἔχει· οὐδὲ ἐν τόπῳ ἐστὶν οὔτε ὁρᾶται οὔτε ἐπαφὴν αἰσθητὴν ἔχει· οὐδὲ αἰσθάνεται
οὔτε αἰσθητή ἐστιν· οὐδὲ ἀταξίαν ἔχει καὶ ταραχήν, ὑπὸ παθῶν ὑλικῶν ἐνοχλουμένη, οὔτε
ἀδύναμός ἐστιν, αἰσθητοῖς ὑποκειμένη συμπτώμασιν, οὔτε ἐν ἐνδείᾳἐστὶ φωτός· οὐδὲ
ἀλλοίωσιν ἢ φθορὰν ἢ μερισμὸν ἢ στέρησιν ἢ ῥεῦσιν οὔτε ἄλλο τι τῶν αἰσθητῶν οὔτε ἐστὶν
οὔτε ἔχει.

« De nouveau en remontant, nous disons qu’elle n’est ni âme, ni intellect, qu’elle n’a ni
imagination, ni opinion, ni raison, ni intellection; qu’elle n’est pas non plus discours ou
intellection, qu’elle ne peut ni se dire, ni se concevoir ; qu’elle n’est ni nombre, ni ordre, ni
grandeur, ni petitesse, ni égalité, ni inégalité, ni ressemblance ou dissemblance ; qu’elle n’est
ni immobile, ni en mouvement, qu’elle n’est pas en repos ; qu’elle n’a pas non plus de
puissance et qu’elle n’est ni puissance, ni lumière, qu’elle ne vit pas et qu’elle n’est pas non
plus vie ; qu’elle n’est pas non plus substance, durée ou temps. D’elle il n’est pas de toucher
intelligible. Elle n’est ni science, ni vérité, ni royauté, ni sagesse ; elle n’est ni un, ni unité, ni
divinité, ni bonté, elle n’est pas non plus esprit - pour autant que nous le sachions -, ni filiation,
ni paternité, ni rien d’autre qui soit connu de nous ou de quelqu’autre des êtres. Elle n’est rien
de ce qui n’est pas et rien de ce qui est et les êtres ne la connaissent pas pour ce qu’elle est
elle-même et elle ne connaît pas non plus les êtres en ce qu’ils sont êtres. Et il n’y a d’elle ni
parole, ni nom, ni connaissance, elle n’est ni obscurité, ni lumière, ni erreur, ni vérité. Il n’y a
absolument à son sujet ni affirmation, ni négation, mais, en posant des affirmations et des
négations de ce qui vient à sa suite, nous ne l’affirmons ni nous ne la nions, puisque la Cause
parfaite et unitaire de tout est au-delà de toute affirmation et qu’est au-delà de toute négation
la transcendance de celui qui est absolument détaché de tout et qui est au-delà de tout » (MT
1048 A-B)
Αὖθις δὲ ἀνιόντες λέγομεν, ὡς οὔτε ψυχή ἐστιν οὔτε νοῦς, οὔτε φαντασίαν ἢ δόξαν ἢ λόγον ἢ
νόησιν ἔχει· οὐδὲ λόγος ἐστὶν οὔτε νόησις, οὔτε λέγεται οὔτε νοεῖται· οὔτε ἀριθμός ἐστιν οὔτε
τάξις, οὔτε μέγεθος οὔτε σμικρότης, οὔτε ἰσότης οὔτε ἀνισότης, οὔτε ὁμοιότης ἢ ἀνομοιότης·
οὔτε ἕστηκεν οὔτε κινεῖται οὔτε ἡσυχίαν ἄγει· οὐδὲ ἔχει δύναμιν οὔτε δύναμίς ἐστιν οὔτε
φῶς· οὔτε ζῇ οὔτε ζωή ἐστιν· οὔτε οὐσία ἐστὶν οὔτε αἰὼν οὔτε χρόνος· οὐδὲ ἐπαφή ἐστιν
αὐτῆς νοητὴ οὔτε ἐπιστήμη, οὔτε ἀλήθειά ἐστιν οὔτε βασιλεία οὔτε σοφία, οὔτε ἓν οὔτε
ἑνότης, οὔτε θεότης ἢ ἀγαθότης· οὐδὲ πνεῦμά ἐστιν, ὡς ἡμᾶς εἰδέναι, οὔτε υἱότης οὔτε
πατρότης οὔτε ἄλλο τι τῶν ἡμῖν ἢ ἄλλῳ τινὶ τῶν ὄντων συνεγνωσμένων· οὐδέ τι τῶν οὐκ
ὄντων, οὐδέ τι τῶν ὄντων ἐστίν, οὔτε τὰ ὄντα αὐτὴν γινώσκει, ᾗ αὐτή ἐστιν, οὔτε αὐτὴ
γινώσκει τὰ ὄντα, ᾗ ὄντα ἐστίν· οὔτε λόγος αὐτῆς ἐστιν οὔτε ὄνομα οὔτε γνῶσις· οὔτε σκότος
ἐστὶν οὔτε φῶς, οὔτε πλάνη οὔτε ἀλήθεια· οὔτε ἐστὶν αὐτῆς καθόλου θέσις οὔτε ἀφαίρεσις,
ἀλλὰ τῶν μετ’ αὐτὴν τὰς θέσεις καὶ ἀφαιρέσεις ποιοῦντες αὐτὴν οὔτε τίθεμεν οὔτε
ἀφαιροῦμεν, ἐπεὶ καὶ ὑπὲρ πᾶσαν θέσιν ἐστὶν ἡ παντελὴς καὶ ἑνιαία τῶν πάντων αἰτία καὶ
ὑπὲρ πᾶσαν ἀφαίρεσιν ἡ ὑπεροχὴ τοῦ πάντων ἁπλῶς ἀπολελυμένου καὶ ἐπέκεινα τῶν ὅλων