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CACHAN

Génie Mécanique et Productique

Première année

Modules F112 et F213

Cours de Dimensionnement des Structures


Résistance des Matériaux

Chap. 1 - Hypothèses de la Résistance


des Matériaux

Pierre-Alain Boucard
G1
G
(S)

G00

Poutre

n
moye
Plan

Poutre droite à plan moyen

y y

z x x z
O

Ligne moyenne et repère


Vues à différentes échelles d’un béton
1 2 3
1 4
1

F F F F
Fmax

U U U U

Courbes effort/déplacement pour différents ressorts

Principe de Saint-Venant
Nous exploiterons le principe de Saint-Venant dont voici l’énoncé : étant donné un
solide déformable, si sur une partie (Σ) de sa frontière on remplace une distribution
de forces appliquées par une autre distribution, constituant un torseur équivalent et
agissant également sur (Σ), les sollicitations restent inchangées dans toute région du
solide suffisamment éloignée de (Σ).

G'

Visualisation de l’hypothèse de Navier–Bernoulli


y
Appui simple Articulation Encastrement

z x A B C

Les trois liaisons usuelles du modèle poutre

Partie
immergée

Actions concentrées des Action répartie de


roues d'un véhicule l'eau sur un barrage

Exemples d’actions extérieures


Ce qu’il faut retenir
Le solide étudié est une poutre droite (rapport longueur sur plus grande dimen-
sion transversale supérieur à 5) à plan moyen, constitué d’un matériau homogène,
élastique linéaire isotrope (ces notions sont à connaı̂tre !).
On se place dans l’hypothèse des petites perturbations (H.P.P.).
On peut modéliser une poutre droite uniquement par sa ligne moyenne et sa
section droite.
Le principe de Saint-Venant permet de donner un domaine de validité des ré-
sultats : ceux-ci sont justes ”loin” des points d’application des charges extérieures
concentrées et des liaisons (à environ 2 fois la plus grande dimension transversale).
L’hypothèse de Navier-Bernoulli permet de se placer dans un cadre cinématique
simplifié : toute section droite (i.e. plane et perpendiculaire à la ligne moyenne)
avant déformation est droite après déformation. La cinématique de la section est
totalement définie par la donnée du torseur des petits déplacements :
 −
Θ→ x + ω− → 
 z dv
UG∈S/R) = avec ω =
u−→
x + v− →y G dx
Elle est chargée dans son plan moyen par des actions qui sont modélisées par des
torseurs d’actions mécaniques. Ces actions peuvent être concentrées ou réparties et
leur forme générale est :
XG −
→x + YG −→
 
 y
T(Ext.− =
→P outre)
LG −

x + MG − →
z G

La poutre est liée à l’environnement extérieur par différentes liaisons : appui


simple, articulation, encastrement.
y
Appui simple Articulation Encastrement

z x A B C

– appui simple :
YA −

 
 y
T(Ext.−
→P outre) = →

0 A
v(A) = 0
– articulation :
XB −

x + YB −

 
 y
T(Ext.−
→P outre) = →

0 B

u(B) = 0, v(B) = 0
– encastrement :
XC −
→x + YC −

 
 y
T(Ext.− =
→P outre)
LC −

x + NC −→
z C

u(C) = 0, v(C) = 0
Θ(C) = 0, ω(C) = 0