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Besoin en eau des cultures

2ème année cycle ingénieur Génie Rural

Pr. Boularbah
Sommaire

● Objectifs du calcul des besoins en eau des cultures


● Relation sol-plante-atmosphère
● Évapotranspiration d’un couvert végétal
● Calcul de l’évapotranspiration
● Évaluation des besoins en eau des cultures
● Avertissement à l’irrigation
● Pilotage de l’irrigation
Objectifs du calcul des besoins
en eau des cultures

 Assurer un optimum de consommation en eau pour


une production de qualité et une bonne rentabilité

 Ajuster au mieux les besoins dans le temps

 Le calcul des besoins en eau constitue la base de


tout projet d’irrigation
Définition du calcul des besoins en
eau des cultures
 « Les besoins en eau d’une culture représentent le volume d’eau, exprimé
généralement en lame d’eau en mm, qui est consommé par le phénomène de
l’évapotranspiration (ET) du couvert végétal qui doit être indemne de maladies,
développé sur une grande surface et dans des conditions non limitantes de
disponibilité en eau dans le sol et de fertilisation. De telles conditions doivent
conduire au rendement potentiel. » Bulletin 24 de la FAO, 1977

 Dépend :

 - Climat

 - Culture

 - Conditions locales
Relation sol-plante-atmosphère
Évapotranspiration d’un couvert
végétal

 L’évapotranspiration de référence (ETo) est définie


comme étant le taux d’évapotranspiration d’une
surface étendue de gazon vert, ayant une hauteur
uniforme de 8 à 15cm, se développant activement,
couvrant complètement le sol et ne manquant pas
d’eau.
 L’évapotranspiration potentielle (ETP) Il s'agit d'une valeur
d'évapotranspiration maximale de référence pouvant
représenter la demande climatique. On la définit comme
l'évapotranspiration d'un couvert végétal bas, continu et
homogène dont l'alimentation en eau n'est pas limitante et
qui n'est soumis à aucune limitation d'ordre nutritionnel,
physiologique ou pathologique.
 L’évapotranspiration maximale ETM Elle
représente l’évapotranspiration d’un couvert donné
indemne de maladies et se développant dans des
conditions non limitantes en disponibilité en eau et
en fertilisation. Il est calculé sous forme de

 Kc x ET0
 L’évapotranspiration réelle ETR représente les
quantités d’eau perdues par une culture dans les
conditions réelles où elle se développe et
notamment des conditions de stress hydrique.

 C’est donc une évaporation qui a lieu dans un sol,


occupé par une culture, lorsque son humidité dans
le temps varie en fonction des ressources en eau
disponibles.
 La relation entre l’ETM, l’ETR et l’ET0

 Si une quantité d’eau suffisante est apportée à la plante pour


satisfaire l’évaporation et la transpiration, alors l’ET va atteindre sa
valeur maximale qui est l’ETM. Dans le cas contraire,
l’évapotranspiration réelle ETR sera moins que l’ETM.

 L’ETR est généralement moins que sa valeur maximale. Ce cas est


remarqué si la dose en eau apportée par irrigation ou par pluie ne
permet pas de garder la zone racinaire de la culture suffisamment
mouillée durant la phase de croissance.

 En général, on peut considérer que : ETo > ETM > ETR


Facteurs influençant
l’évapotranspiration
 - Les facteurs physiques sont ceux déterminés par le climat (humidité de l'air,
température de l'air, rayonnement solaire et vent), le sol et son humidité.

 - Les facteurs physiologiques sont déterminés par des propriétés internes de la


culture et principalement la régulation stomatique qui gouverne l'effet du climat et
l'humidité du sol et régularise la transpiration. L'évapotranspiration dépend aussi du
stade végétatif de la culture et par conséquent du couvert végétal qui est en relation
étroite avec l'indice foliaire.

 - Enfin l'ET d'une culture donnée est influencée également par le type d'irrigation et
les pratiques culturales

 Le calcul des besoins en eau passe principalement par le calcul de


l’évapotranspiration.
Calcul de l’évapotranspiration
 Méthode expérimentales
Évapotranspiration par bac

Ebac = P ± Δd
 Les bacs d’évaporation sont des contenants de section
cylindrique ou carrée dont les variations du niveau d’eau,
mesurées à des intervalles de temps fixes (jour, semaine,
décade), sont un reflet de l’intensité de l’évaporation. Les
bacs d’évaporation permettent de mesurer l’effet intégré
du rayonnement, du vent, de la température et de
l’humidité sur l’évaporation à partir d’une surface d’eau
libre. Les végétaux réagissent de façon similaire aux
mêmes variables climatiques, mais plusieurs facteurs
importants peuvent entraîner des différences appréciables.
Le rayonnement que réfléchit un plan d’eau n’est que de 5
à 8 pour cent, tandis que pour la plupart des surfaces
végétatives, il représente 20 à 25 pour cent du
rayonnement solaire reçu (Doorenbos et Pruit, 1977).
L’emmagasinement de chaleur dans le bac pendant le jour
peut être appréciable et entraîner une répartition presque
égale de l’évaporation entre la nuit et le jour alors que,
pour la plupart des cultures, les pertes sur 24 heures se
produisent à 95 pour cent et plus pendant les heures
diurnes (Doorenbos et Pruit, 1977).
 Par ailleurs, les pertes d’eau à partir du bac et à partir du
couvert végétal peuvent différer considérablement en
raison de la variance de la turbulence de l’air
immédiatement adjacent à ses surfaces. En dépit de ces
inconvénients, les bacs restent d’emploi sûr pour prévoir
les besoins en eau des cultures.
 Parmi les divers types du bac, le bac utilisé est le bac de la classe
A. C’est un bac cylindrique, de 121cm de diamètre est 25,5cm de
profondeur. Il est fabriqué en fer galvanisé ou en monel. Le bac est
monté sur un cadre de bois formant une plate forme évidée, de
sorte que le fond du bac se trouve à 15cm au dessus du niveau du
sol. On remblaie le sol jusqu’à 5cm du fond du bac. Celui ci doit ?
être bien horizontal. On le remplit d’eau jusqu’à 5cm du bord et le
niveau de l’eau ne doit jamais descendre au dessous de 7,5cm du
bord. On renouvelle l’eau régulièrement pour éviter une turbidité
excessive. Si le bac est en fer galvanisé, on le repeint chaque
année avec de la peinture d’aluminium.
 On préfère parfois les bacs colorado enterrés pour étudier les
besoins en eau des cultures car le niveau de l’eau dans ces bacs est
à 5cm du bords, ie au même niveau que le sol, et fournit une
meilleure prédiction directe de l’évapotranspiration potentielle du
gazon que le bac de la classe A. C’est un bac de forme carrée,
ayant 92cm de coté et 46cm de profondeur. Il est fabriqué en fer
galvanisé, on l’enfonce dans le sol de manière que le bord se
trouve à 5cm au dessus du niveau du sol. Le niveau de l’eau à
l’intérieur du bac est maintenu au niveau du sol et légèrement au
dessous.
 ETo = Kp x Ebac

 Avec ET0 en mm/j

 Ebac désigne l’évaporation à partir du bac en mm/j et


représente la valeur journalière moyenne sur la période
considérée

 Kp est le coefficient d’évaporation du bac. Il reflète


l’effet du climat sur l’évapotranspiration de la culture de
référence.
 Les tableaux suivant donnent les valeurs de Kp pour
différentes conditions d’humidité et de vent, milieu
environnant et type de bac, celles ci doivent
s’appliquer à des bacs situés dans un milieu libre, la
hauteur des cultures ne dépassant pas 1m dan un rayon
d’une cinquantaine de mètres autour du bac.
Bac classe A
H R% faible <40 moyenne 40- forte >70
70
Vent km/j Distance de la
culture verte du
coté exposé au
Léger <2.02m/s 0 0.55 0.65
soleil 0
10 10 0.65 0.75
100 0.7 8 0.85
1000 0.75 0.85 0.85

Modéré 2.02- 0 0.5 0.6 0.65


4.91m/s
10 0.6 0.7 0.75
100 0.65 0.75 0.8
1000 0.7 0.8 0.8

Fort 4.91-8.1m/s 0 0.45 0.5 0.6


10 0.55 0.6 0.65
100 0.6 0.65 0.7
1000 0.65 0.7 0.75

Très fort >8.1m/s 0 0.4 0.45 0.5


Lysimètre

- Simple et précis dans la mesure où les normes


d’installation et les protocoles d’observation sont
respectés

- Difficulté d’obtention de conditions représentatives


de la zone d’étude + lourdeur et fixité du dispositif
 C’est une cuve étanche enterrée, à parois verticales,
ouverte en surface et remplie par une portion de terrain
d’une épaisseur de 0,5 à 2 mètres. La végétation et les
conditions à chaque niveau, surtout la teneur en eau,
sont maintenues sensiblement identiques à celles du
terrain en place. Le lysimètre est pourvu à sa base d’un
dispositif recueillant l’eau de drainage. On peut déduire
l’évaporation à la surface du terrain de ces variations
de stock par pesée, ou encore des mesures de l’eau du
sol et de drainage et des précipitations. L’aire
horizontale de la portion de terrain isolé doit être
suffisamment grande pour obtenir une bonne précision
de la hauteur d’eau évaporée, en théorie à 0,01 mm
près.
Evaporimètre
 L’évaporation naturelle est aussi quantifiée par la mesure
de l’évaporation de l’eau distillée à travers une surface
poreuse. Le plus simple de ces appareils est l’évaporimètre
de Piche. Il est constitué par un tube cylindrique en verre
de 25 cm de long et 1,5 cm de diamètre. Ce tube gradué
est fermé à sa partie supérieure, tandis que son ouverture
inférieure est obturée par une feuille circulaire de papier
filtre normalisé de 30 mm de diamètre, maintenue par un
ressort. L’appareil ayant été rempli d’eau distillée, et
? placé dans un abri venté, celle-ci est évaporée
progressivement par la feuille de papier filtre ; la
diminution du niveau de l’eau dans le tube permet de
calculer le taux d’évaporation. Le processus d’évaporation
est essentiellement lié au déficit hygrométrique de l’air, et
l’appareil ne prend peut être pas assez en compte
l’influence de l’insolation. L’évaporation Piche est un index
de l’énergie d’advection mais est très sensible à la forme
de l’appareil. Il n’est pas recommandé pour une étude
hydrologique dans les zones arides (FAO, 1981).
Calcul de
l’évapotranspiration
Méthodes empiriques
Blaney Criddle (1950)
 ET0= p *(0.46*Tmoy+ 8,13) si Tmoy en C°
 ET0 =25.4 (p *Tmoy)/100 Si Tmoy en F
p est le pourcentage d’heures diurnes qui dépend de la
latitude de la région et du mois considéré.
Fournis un ordre de grandeur
 L'évapotranspiration est connue pour être sur-estimée
jusqu'à 40% dans les zones calmes, humides, nuageuses
et sous-estimée de 60% dans les zones venteuses, sèches
et ensoleillées. En 1962, le Département de
l’Agriculture des Etats Unies (USDA) fait intervenir le
facteur Kt dans l’équation précédente.
 Eto = Kt* p *(0.46*Tmoy+ 8,13)
 Avec
 Eto : Evapotranspiration en mm/mois ou par décade ;
 Kt : Facteur dépendant de température qui vaut : Kt =
(0,031*Tmoy + 0,24).
Thornthwaite
 En 1948 et en 1957, Thornthwaite a mené des essais sur
des sols cultivés et largement approvisionnés en eau
durant toute la période de végétation active. Utilisant par
la suite les données de bassins versants et les ajustements
statistiques des mesures expérimentales de l’ETP obtenues
sur des cases lysimétriques, il a abouti à l’équation
suivante :

Nm Facteur d’ajustement relatif aux heures diurnes


I index de chaleur
 Cette méthode a l’avantage de ne faire appel qu’à la
température, paramètre beaucoup plus accessible dans
les différentes stations. Elle néglige cependant les
autres facteurs climatiques et physiques importants
dans le processus d’évapotranspiration.
 Surestimation durant l’été.
Kutch
 Elle a été mise au point par Kutch (1978) au Maroc.
Après avoir utilisé les données climatiques de plusieurs
stations météorologiques réparties dans le royaume, il
mit au point le modèle suivant à partir de l’équation de
Penman :
ET0 = A*T-m

 T : Température moyenne journalière en °C


 A et m : Deux coefficients empiriques dont les valeurs
sont données par :
 A = 0,36 pour le littoral atlantique,
 A = 0,46 pour l’intérieur cis atlasique
 m dépend du mois, de la décade et de la sous région
considérée.
 L’équation n’intègre que la température. Les
coefficient A et m demeurent cependant très généraux
et le choix de valeurs bien appropriées à une zone
précise est aléatoire et entaché d’erreurs.
Utilisation des méthodes

 Utilisés que si la température est la seule donnée


météorologique existante.
 Emploi simple et d’une mise en œuvre facile
Formule de Hargreaves
(1985)

 Ra : la radiation extraterrestre pour le mois et la


latitude (Mj.m-2.j-1) ;
 Tm : température moyenne journalière du mois en °C ;
 Tmax : température maximale journalière du mois en
°C ;
 Tmin : température minimale journalière du mois en
°C.

Les données de radiation solaire Rs n’étant pas toujours fiables


et disponibles, Hargreaves et Samani (1982) proposèrent
d’estimer Rs à partir de Ra et d’utiliser la différence entre les
moyennes maximale et minimale des températures mensuelles.
Après comparaison avec la méthode de PM, Droogers et Allen ont
réalisé que cette méthode tend à sous-estimer dans les régions très
sèches et à surestimer dans les régions très humides.
Pour réduire cette différence, Droogers et Allen (2002) ont modifié
l'équation en ajoutant la précipitation. Après avoir testé diverses
combinaisons, l'équation suivante a été dérivée pour une
application sur des pas de temps mensuels:

Ce paramètre a été choisi parce que les observations de


précipitations sont collectées avec une précision raisonnable pour la
majorité des stations météorologiques dans le monde et en
supposant que les précipitations mensuelles peuvent à certains
égards représenter des niveaux relatifs d'humidité.
Turc (1961)
 La formule de Turc est basée sur l’étude de nombreuses
cases lysimétriques en Europe, en Afrique du nord, en
Asie et aux Indes.
 La formule de Turc marque un net progrès en faisant
intervenir deux nouvelles variables : la radiation solaire
et l’humidité relative. Sous sa forme simplifiée, elle
s’écrit pour le calcul mensuel et pour le calcul
décadaire respectivement comme suit (Musy A. et al.,
92) :

 RG : radiation solaire globale ou radiation d’onde


courte mensuelle ou décadaire (cal/cm2 /j),
 Si l’humidité relative de l’air est inférieure à 50 %, la
formule s’écrit :

 ETp = évapotranspiration (mm/mois)


 Rs = radiation solaire globale (cal/cm2 j)
 T = température moyenne mensuelle de l’air (°C)
Penman classique
 Penman a appliqué le bilan énergétique d’une eau libre
à la surface de la terre. L’équation des flux d’énergie
entrants et sortants se traduit par l’équation suivante :
 Rn −G = H+ λE
 Si on suppose Rn et G mesurables, on peut calculer E si
le ration de Bowen (H/lE) est connu.
 La situation décrite par l'équation du bilan énergétique montre
que l'énergie de rayonnement (Rn-G) est transformée en
chaleur sensible, H, et vapeur d'eau, λE, qui sont transportés
dans l'air conformément à l’équation :

 Et, en supposant que la surface est saturée:


 cp = chaleur spécifique de l’air à pression constante
(J/kgK)
 ε = Rapport des masses moléculaires de vapeur d'eau sur
l'air sec (sans dimension)
 pa = pression atmosphérique (kPa)
 ρa = densité d’air humide (kg/m3)
 ra = Résistance aérodynamique au transfert de la vapeur
d’eau, supposée identique pour la chaleur et la vapeur
d'eau (s/m)
 Ts = Température à la surface d'évaporation (eau ou feuille
/ sol)(°C)
 Tz = Température de l'air à une hauteur z au-dessus de la
surface (°C)
 es,sat = Pression de vapeur de saturation à la surface
d'évaporation (eau) (kPa)
 ez = La pression de vapeur régnant dans l'air extérieur,
mesurée à la même hauteur que Tz (k/Pa)
 A travers le rapport entre le transport de chaleur et de
vapeur d'eau, on retrouve le rapport de Bowen, β:

 Où le rapport cppa / λε est communément remplacé par


g, appelé la constante psychrométrique (KPa / ° C).
Ts n’étant pas connue, Penman a donc pris trois étapes intermédiaires:
1. Il a introduit la constante de proportionnalité

La constante de proportionnalité Δ (kPa / ° C) est la première dérivée


de la fonction ez, sat par rapport à Tz, connue sous le nom de courbe de
pression de vapeur saturante.
Notez que es, sat est la pression de vapeur de saturation à la surface à la
température Tz. Donc
 En remplaçant dans le rapport de Bowen on trouve :

2. Il a remplacé les gradients de pression de vapeur es,sat- ez,sat avec

On obtient
3. Il a défini un terme de transport de vapeur adiabatique qui se
produit si es, sat ≈ ez, sat.
Si l'on introduit cette hypothèse, l'évaporation adiabatique
théorique, λEa, est égale à

Une comparaison de cette équation avec l’équation de λE montre


que :
 On exprime le rapport de Bowen par :

 En écrivant Eo pour E on retrouve la formule Penman,


qui est
 Eo = Taux d'évaporation d'une eau libre (kg/m2s)
 Δ = Constante de proportionnalité dez/dTz (kPa/°C)
 Rn = Radiation nette (W/m2)
 G = Densité de flux de chaleur dans l’étendu d’eau
(W/m2)
 λ = la chaleur latente de vaporisation (J/kg)
 g = Constante psychrométrique (kPa/°C)
 Ea = Taux d'évaporation isotherme (kg/m2 s)

Cette équation montre la combinaison de deux processus dans une équation. Le


premier terme est une fraction de l'équivalent d'évaporation du flux net d'énergie
rayonnante sur la surface, également appelé «terme de radiation». Le second terme
quantifie le processus aérodynamique correspondant du transport de la vapeur d'eau
de la surface de l'eau d'évaporation à l'air environnant, également appelé «terme
aérodynamique». Notez que l'E0 résultant (kg / m2 s) doit être multiplié par 86 400
secondes pour donner le taux d'évaporation équivalent E0 en mm / jour.
Penman classique (la première
modification)
 La formule originale de Penman utilisait E0 comme
évaporation de référence. Cependant, la valeur pratique de
l'estimation de E0 avec cette équation est généralement
limitée aux grands plans d'eau (par exemple les lacs et les
rizières inondées aux premiers stades de la croissance) et
le terme G pour les eaux libres reste difficile à estimer.
Après son établissement , l'équation de Penman a été
appliquée à des surfaces gazonnées pour ET0 (Penman
1984). L’équation Eo n’est plus utilisée.
 La méthode de Penman-Monteith est similaire à la méthode
de Penman mais présente l'addition d'un terme de
résistance de surface et le remplacement de la fonction
empirique de vent de Penman avec un terme théorique de
résistance aérodynamique. Cette méthode peut donc être
dérivée de la même manière que ci-dessus.
 Les principaux changements dans la formule de Penman
pour calculer cette évapotranspiration de référence
concernent:
 ● Le coefficient de réflexion à ondes courtes (environ 0,05
pour l'eau et 0,25 pour l’herbe).
 ● Une fonction de vent plus sensible dans le terme
aérodynamique.
 ● Un facteur d'ajustement pour tenir compte du fait que
les conditions climatiques locales s'écartent d'une norme
supposée. Cet ajustement est nécessaire pour permettre
diverses combinaisons de rayonnement, d'humidité relative
et de ratios de vent jour / nuit. Si le flux thermique, G, est
fixé à zéro pour des périodes journalières, ce qui est
généralement valable pour une surface totalement
couverte, alors l'équation de Penman modifiée peut être
écrite comme
 La modification de la méthode de Penman, introduite par
Doorenbos et Pruitt (1977), se base sur l'hypothèse que
l'évapotranspiration de l'herbe se produit en grande partie
en réponse aux conditions climatiques. Parce que l'herbe
courte est la couverture de surface commune entourant les
stations météorologiques, ils ont suggéré que, au lieu
d'utiliser l'évaporation à partir de l'eau libre comme
référence, on utiliserait l'évapotranspiration de l'herbe de
0,08-0,15 m de hauteur et bien alimenté en eau.
 ET0 = évapotranspiration de référence (mm/day)
 c = facteur d’ajustement sans dimension
 Rn =Densité de flux énergétique des rayonnements nets entrants
(W/m2)
 f(u) = fonction de vent; f(u) = 1 + 0.864u2
 u2 = vitesse du vent à 2.0 m au dessus de la surface du sol (m/s)
 ez,sat − ez = Déficit de pression de vapeur (kPa)
Différentes résistance de l’air
La deuxième équation
 Les procedures de calcul de l’ET0 peuvent sembler
compliquées, Cela est dû au fait que la formule contient
des composants qui doivent être dérivés de données
climatiques mesurées lorsque aucune mesure directe
des variables nécessaires n'est disponible. Par exemple,
pour les endroits où il n'existe pas de mesures directes
de rayonnement net, on peut les obtenir en mesurant le
rayonnement solaire, la durée du soleil ou les
observations de nébulosité, ainsi que l'humidité et la
température mesurées. Des techniques de calcul et des
tableaux sont donnés ici pour faciliter les calculs
nécessaires. Un format de calcul est également donné.
Penman Monteith (l’équation
finale)
ET0 : évapotranspiration de référence (mm/j) ;

Rn : radiation nette à la surface de la culture (MJ/m2.j) ;

G : flux de chaleur du sol (MJ/m2.j) ;

T : température moyenne à 2 m au dessus du sol (°C) ;

U2 : vitesse du vent mesurée à 2m (m/s) ;

(es-ea) : déficit pression de vapeur (kPa) ;

Δ : Pente de la courbe de tension de vapeur (kPa/°C) ;

γ : Constante psychrométrique (kPa/°C) ;

0.34 : coefficient du vent (s/m) ;

es : pression de vapeur saturante de l’air (kPa) ;

ea : pression de vapeur actuelle de l’air (kPa).


 Proprietes de la surface de reference, Allen et al.
(1998)
 Hauteur du peuplement, h: 12 cm ≡ 0,12 m
 Indice de surface foliaire, LAI: 24 h, avec h en
 m ≡ 2,88 m2 m–2
 Albedo, α: 0,23 ≡ 23 %
 Resistance stomatique rl: 100 s m–1
 Resistance superficielle rs: 2rl / LAI ≡ 70 s m–1
 Resistance aerodynamique ra: 208 / u2 s m–1
La culture de référence utilisée
par Penman Monteith
Formule de Penman Monteith (FAO 56)
1. Constante psychrométrique
• Cp : Chaleur spécifique à pression constante
1.013 10-3 [MJ kg-1 °C-1],
• P : pression atmosphérique
• λ : chaleur latente de vaporisation 2,45 MJ
kg-1
• ε : Rapport poids moléculaire de vapeur d'eau
/ air sec = 0,622.
Pression atmosphérique moyenne, P

P est en kPa, z est l’élévation de la station


météorologique par rapport au niveau de la
mer en mètres.
2. Δ Pente de la courbe de tension de
vapeur (kPa/°C)
Δ : Pente de la courbe de tension de vapeur (kPa/°C)

Calculée en utilisant le température moyenne de


l’air
3. Déficit de pression de vapeur ou
déficit de saturation (es- ea)
 Pression de vapeur saturante es

 En raison de la non-linéarité de l'équation ci-


dessus, la pression de vapeur de saturation
moyenne d'un jour, d'une semaine, d'une
décennie ou d'un mois doit être calculée comme
la moyenne entre la pression de vapeur de
saturation aux températures journalières
moyennes maximale et minimale pour cette
période:
• Pression de vapeur actuelle
• Elle peut être calculée à partir de la température
du point de rosée

• Mais aussi à partir des données


psychrométriques:

• Constante psychrométrique de l'instrument [kPa °


C-1],
• Tdry-Twet Dépression du bulbe humide
• Twet Température du bulbe humide,
• Tdry Température du bulbe sec
• Constante psychrométrique de l'instrument
γ psy = a psy P

• apsy est un coefficient dépendant du type de


ventilation du bulbe humide (° C-1)
• apsy = 0.000662 Pour les psychromètres
ventilés (type Asmann), avec un mouvement
d'air d'environ 5 m / s,
• apsy = 0.000800 Pour les psychromètres à
ventilation naturelle (environ 1 m / s),
• apsy = 0.001200 Pour les psychromètres non
ventilés installés à l'intérieur.
• ea à partir du RH :

• Lors de l'utilisation d'un équipement où les


erreurs d'estimation de RHmin peuvent être
importantes ou lorsque l'intégrité des données
RH est incertaine, il faut utiliser uniquement
RHmax:
 Dans le cas d’absence des données sur Rhmax
et Rhmin, on utilise cette équation Rhmean est
la moyenne des données Rhmax et Rhmin.
• L'humidité relative (RH) exprime le degré de
saturation de l'air en tant que rapport entre la
pression réelle (ea) et la saturation (eo (T)) à
la même température (T):

RH = 100*(ea/e0(T))

• L'humidité relative est le rapport entre la


quantité d'eau que l'air ambiant réellement
conserve et la quantité qu'elle peut contenir à
la même température. Il est adimensionnel et
est généralement donné en pourcentage.
Dans le cas d’indisponibilité de
données
- Estimer pression de vapeur réelle par la température min

- Pour les régions arides : Etalonnage nécessaire de Tmin


- Les climats humides et subhumides : pour les calculs de 24
heures de l'Eto, utiliser Tdew mesuré ou calculé au début de la
matinée.
4. Vitesse du vent
U2 vitesse du vent à 2m au dessus de la
surface m/s

Uz vitesse du vent mesuré à z m au dessus


de la surface m/s
Données de vent indisponible

 L'importation de données sur la vitesse du vent à


partir d'une station voisine, repose sur le fait que le
flux d'air au-dessus d'une région «homogène» peut
avoir des variations relativement importantes au
cours d'une journée mais de petites variations pour
des périodes plus longues ou le total pour la
journée.
 Comme la variation de la vitesse moyenne du vent
sur les périodes mensuelles est relativement faible
et fluctue autour des valeurs moyennes, les valeurs
mensuelles de la vitesse du vent peuvent être
estimées. Les estimations «moyennes» de la vitesse
du vent peuvent être sélectionnées à partir
d'informations disponibles pour le climat régional,
mais doivent tenir compte des variations
saisonnières.
Description Vitesse moyenne
mensuelle à2 m
Vent léger < 1 m/s
Vent léger à moyen 1 – 3 m/s
Vent moyen à fort 3- 5 m/s
Vent fort > 5 m/s
 Si aucune donnée sur le vent n'est disponible
dans la région, une valeur de 2 m / s peut être
utilisée comme estimation provisoire.
5. Flux de chaleur du sol
• Flux de chaleur du sol (G)

• G flux de chaleur du sol [MJ m-2 jour-1],


• Cs capacité calorifique du sol [MJ m-3 ° C-1],
• Ti à l'instant i [° C],
• Ti-1 température de l'air au temps i-1 [° C],
• Δt longueur de l'intervalle de temps [jour],
• Δz profondeur effective du sol [m].
 Pour les périodes de jour et de dix jours:

 Pour des périodes mensuelles et en supposant


une capacité calorifique constante du sol de
2,1 MJ m-3 ° C-1 et une profondeur de sol
appropriée
 Si Tmonth,i+1 est inconnu :
 Pour des périodes d'une heure ou moins:

 Durant la nuit :
6. Rayonnement net
 Rayonnement net (Rn )
Rn = Rns − Rnl

 Il s'agit de l'équilibre entre l'énergie


absorbée, réfléchie et émise par la surface
terrestre. Rn est normalement positif pendant
la journée et négatif pendant la nuit. La
valeur quotidienne totale de Rn est presque
toujours positive sur une période de 24
heures, sauf dans des conditions extrêmes à
haute latitude.
• Albédo (α) et le rayonnement solaire net (Rns)
• L'albédo est très variable pour différentes surfaces et pour
l'angle d'incidence ou la pente de la surface du sol. Il peut
être aussi grand que 0.95 pour la neige fraîchement
tombée et aussi petit que 0.05 pour un sol humide nu. Un
couvert végétal vert a un albédo d'environ 0,20-0,25. Pour
la culture de référence de l'herbe verte, α est supposé avoir
une valeur de 0,23. Le rayonnement solaire net, Rns, est la
fraction du rayonnement solaire Rs qui n'est pas réfléchie
par la surface. Sa valeur est

Rns = (1-α) Rs
Exprimé en MJ m-2 day-1.
• Radiation solaire Rs:

• Rs [MJ m-2 day-1],


• n durée réelle d’ensoleillement [heure],
• N durée maximale possible de l'ensoleillement ou de la
lumière du jour [heure],
• n / N durée relative de l'ensoleillement [-],
• Ra rayonnement extraterrestre [MJ m-2 jour-1],
• as constante de régression, exprimant la fraction de
rayonnement extraterrestre atteignant la terre les jours
couvert (n = 0),
• as+ bs fraction du rayonnement extraterrestre atteignant
la terre par temps clair (n = N).
• Pour un jour sans nuages, Rs représente
environ 75% du rayonnement extraterrestre.
• Une couverture nuageuse extrêmement dense,
environ 25% du rayonnement extraterrestre
peut encore atteindre la surface de la Terre
principalement sous forme de rayonnement
diffus du ciel.
• Le rayonnement solaire est également connu
comme le rayonnement global, ce qui signifie
qu'il est la somme du rayonnement direct à
ondes courtes du soleil et du rayonnement
diffus du ciel de tous les angles ascendants.
• Durée relative d’ensoleillement (n/N)
• C'est le rapport entre la durée réelle de
l'ensoleillement, n, et la durée maximale de
l'ensoleillement ou de la lumière du jour N.
• En l'absence de mesure directe de Rs, la durée
relative de l'ensoleillement, n / N, est souvent
utilisée pour dériver le rayonnement solaire
provenant du rayonnement extraterrestre.
Comme pour le rayonnement extraterrestre, la
durée du jour N dépend de la position du
soleil et est donc fonction de la latitude et de
la date.
• Radiation extraterrestre ou atmosphérique Ra

• Ra radiation extraterrestre [MJ m-2 day-1],


• Gsc constante solaire = 0.0820 MJ m-2 min-
1,
• dr inverse de la distance relative Terre-Soleil
• ωs angle solaire [rad],
• ϕ latitude [rad]
• δ déclinaison solaire [rad].
La latitude exprimée en radient est converti vers les degrés
par :

L’inverse de la distance relative terre-soleil et la déclinaison


solaire :

Où J est le numéro de la journée comprise entre le 1er janvier


et le 365 ou le 366 (31 décembre).

L’angle solaire, ωs :
Rayonnement extraterrestre pour des périodes horaires
ou moins longues (Ra)

ω1 angle solaire au début de la période [rad]


ω2 angle solaire à la fin de la période [rad]
T heure d'horloge standard au milieu de la période [heure]. Par exemple pour
une période comprise entre 14 heures et 15 heures, t = 14,5.
Lz Longitude du centre du fuseau horaire local [degrés à l'ouest de
Greenwich].
Par exemple, Lz = 75, 90, 105 et 120 ° pour l'Est, le Centre, Rocky
(Etats-Unis) et Lz = 0 ° pour Greenwich,
330 ° pour le Caire (Égypte) et 255 ° pour Bangkok (Thaïlande),
Lm Longitude du site de mesure [degrés à l'ouest de Greenwich],
Sc Correction saisonnière du temps solaire [heure].

Où J est le nombre du jour de l'année.


Rayonnement net (Rn )
Rn = Rns − Rnl
• Le rayonnement net d'ondes longues (Rnl)
• C’est la différence entre le rayonnement à
ondes longues entrant et sortant est appelée
rayonnement à ondes longues net, Rnl
• σ constante de Stefan-Boltzmann [ 4.903 10-9 MJ K-4 m-2
day-1],
• Tmax,K Température absolue maximale pendant la
période de 24 heures [K = °C + 273.16],
• Tmin,K Température absolue minimale pendant la période
de 24 heures
• Rs / Rso rayonnement relatif en ondes courtes (limité à ≤
1,0),
• Rs mesuré ou calculé rayonnement solaire [MJ m-2 jour-
1],
• Rso calculé rayonnement à ciel clair [MJ m-2 jour-1].
• Rso calculé rayonnement à ciel clair (Rso )
• Quand n= N
• • Pour le niveau proche de la mer ou lorsque les
valeurs étalonnées pour as et bs sont disponibles:

• Rso [MJ m-2 day-1],


• • Lorsque les valeurs étalonnées pour as et bs ne sont
pas disponibles:

• Z élévation par rapport au niveau de la mer (m)


• Rayonnement relative des ondes courtes (Rs /Rso )
• Le rayonnement relatif des ondes courtes est
le rapport entre le rayonnement solaire (Rs) et
le rayonnement solaire à ciel clair (Rso). Rs
est le rayonnement solaire qui atteint
réellement la surface de la terre dans une
période donnée, tandis que Rso est le
rayonnement solaire qui atteindrait la même
surface pendant la même période, mais dans
des conditions sans nuages. Le rayonnement
relatif des ondes courtes est un moyen
d'exprimer la nébulosité de l'atmosphère; Plus
le ciel est nuageux, plus le rapport est petit.
Le rapport varie entre environ 0,33
(couverture nuageuse dense) et 1 (ciel clair).
Mesures des rayonnements
• Le rayonnement solaire peut être mesuré avec
des pyranomètres, des radiomètres ou des
solarimètres.
• Lorsque les pyranomètres ne sont pas
disponibles, le rayonnement solaire est
généralement estimé à partir de la durée
d’ensoleillement. La durée réelle de
l'ensoleillement, n, est mesurée avec un
enregistreur de soleil Campbell-Stokes.
Estimation à partir d’une station
météo voisine
- La taille de la région est faible;
- Les masses d'air régissant les précipitations et la
nébulosité sont presque identiques dans les parties
de la région;
- La physiographie de la région est presque
homogène.
Les différences de relief doivent être négligeables car
elles influencent fortement le mouvement des masses
d'air.
Si la distance nord-sud d'une station météorologique
dans une même région homogène dépasse 50 km, la
valeur de Ra doit être ajustée en utilisant le rapport
entre le rayonnement solaire et le rayonnement
extraterrestre Rs / Ra:
• Rs,reg Le rayonnement solaire au niveau
régional [MJ m-2 day-1],
• Ra,reg Rayonnement extraterrestre au niveau
régional [MJ m-2 day-1].
• Une fois que le rayonnement solaire a été
dérivé des données de rayonnement d'une
station voisine, on peut calculer le
rayonnement d'ondes longues nettes et le
rayonnement net.
• Données de rayonnement solaire dérivées des
différences de température de l'air
• La différence entre la température maximale et
minimale de l'air est liée au degré de couverture
nuageuse dans un endroit. Les conditions de ciel clair
donnent lieu à des températures élevées pendant la
journée (Tmax) et à basse température pendant la nuit
(Tmin).
• Dans des conditions de couvert, Tmax est
relativement plus petite parce qu'une partie
importante du rayonnement solaire entrant n'atteint
jamais la surface de la terre et est absorbée et
réfléchie par les nuages.
• Tmin sera relativement plus élevé puisque la
couverture nuageuse joue le rôle d'une couverture et
diminue le rayonnement d'onde longue sortant net.
• (Tmax-Tmin) peut être utilisée comme indicateur de
la fraction de rayonnement extraterrestre qui atteint la
surface de la terre.
La formule de rayonnement de Hargreaves,
ajustée et validée à plusieurs stations
météorologiques dans diverses conditions
climatiques, devient:

Ra rayonnement atmosphérique [MJ m-2 d-1],


Tmax temperature maximale [°C],
Tmin température minimale [°C],
kRs coefficient d’adjustment [°C-0.5].
• Le coefficient d'ajustement kRs est empirique et diffère
pour les régions «intérieures» ou «côtières»:
• • Pour les lieux «intérieurs», où la masse terrestre domine
et les masses d'air ne sont pas fortement influencées par un
grand plan d'eau, kRs ≅ 0,16;
• • Pour les emplacements «côtiers», situés sur ou adjacents
à la côte d'une grande masse terrestre et où les masses d'air
sont influencées par une nappe d'eau à proximité, kR 0,19.
• La fraction de rayonnement extraterrestre qui atteint la
surface de la Terre, Rs / Ra, varie d'environ 0,25 sur un
jour avec une couverture nuageuse dense à environ 0,75
sur un jour sans nuages ​avec un ciel clair.
• La méthode de différence de température est
recommandée pour les endroits où il n'est pas approprié
d'importer des données de rayonnement d'une station
régionale, soit parce que des conditions climatiques
homogènes ne se produisent pas, Les données de la région
font défaut.
• Il est recommandé que les estimations quotidiennes d'ETo
fondées sur les R estimées soient additionnées ou
calculées sur une période de plusieurs jours, par exemple
une semaine, une décennie ou un mois, afin de réduire
l'erreur de prédiction.
• Pour les régions insulaires, où la masse terrestre a
une largeur perpendiculaire au littoral de 20 km
ou moins, les masses d'air influençant les
conditions atmosphériques sont dominées par le
plan d'eau adjacent dans toutes les directions.

• Rs rayonnement solaire [MJ m-2 day-1],


• Ra rayonnement atmosphérique [MJ m-2 day-1],
• b constant empiricale, égale à 4 MJ m-2 day-1.
• Cette relation n'est applicable que pour les basses
altitudes (de 0 à 100 m).
• La méthode n'est appropriée que pour les calculs
mensuels. La relation constante entre Rs et Ra ne
donne pas d'estimations quotidiennes précises.
Applicabilité des différentes méthodes
• Les méthodes Penman peuvent nécessiter un étalonnage
local de la fonction vent pour obtenir des résultats
satisfaisants.
• Les méthodes de radiation montrent de bons résultats
dans les climats humides où le terme aérodynamique est
relativement faible, mais la performance dans les
conditions arides est erratique et tend à sous-estimer
l'évapotranspiration.
• Les méthodes de température restent empiriques et
nécessitent un étalonnage local pour obtenir des
résultats satisfaisants. Une exception possible est la
méthode de 1985 de Hargreaves qui a montré des
résultats d'ETo raisonnables avec une validité globale.
• La performance relativement exacte et cohérente de
l'approche Penman-Monteith dans les climats arides et
humides a été indiquée dans les études ASCE et
européennes.
Conversion des
unités
TEMPERATURE
Standard unit: degree Celsius (°C)
degree Fahrenheit (°F)
(°C) = (°F-32) 5/9
Kelvin (K)
1K = (°C) + 273.16
PRESSURE (air pressure, vapour pressure)
Standard unit: kilopascal (kPa)
millibar (mbar)
1 mbar = 0.1 kPa
bar
1bar = 100 kPa
centimetre of water (cm)
1 cm of water = 0.09807 kPa
millimetre of mercury (mmHg)
1 mmHg = 0.1333 kPa
atmospheres (atm)
1 atm = 101.325 kPa
pound per square inch (psi)
1 psi = 6.896 kPa
WIND SPEED
Standard unit: metre per second (m s-1)
kilometre per day (km day-1)
1 km day-1 = 0.01157 m s-1
nautical mile/hour (knot)
1 knot = 0.5144 m s-1
foot per second (ft s-1)
1 ft/s = 0.3048 m s-1
RADIATION
Standard unit: megajoule per square metre and per day (MJ m-2 day-1) or
as equivalent evaporation in mm per day (mm day-1)
m3 per hectare per day (m3 ha-1 day-1)
1 m3 ha-1 day-1 = 0.1 mm day-1
litre per second per hectare (1 s-1 ha-1)
1 l s-1 ha-1 = 8.640 mm day-1
equivalent radiation in megajoules per square metre per day (MJ m-2 day-
1)

1 MJ m-2 day-1 = 0.408 mm day-1

EVAPOTRANSPIRATION
Standard unit: millimetre per day (mm day-1)
equivalent evaporation (mm/day)
1 mm day-1 = 2.45 MJ m-2 day-1
joule per cm2 per day (J cm-2 day-1)
1 J cm-2 day-1 = 0.01 MJ m-2 day-1
calorie per cm2 per day (cal cm-2 day-1)
1 cal = 4.1868 J = 4.1868 10-6 MJ
1 cal cm-2 day-1 = 4.1868 10-2 MJ m-2 day-1
watt per m2 (W m-2)
1 W = 1 J s-1
1 W m-2 = 0.0864 MJ m-2 day-1