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L’ITALIE 

Géopolitique d’une identité historique et culturelle

Le cours vise à fournir les connaissances géographiques et historiques nécessaires à la compréhension


du paradoxe italien : d’un côté son fractionnement politique qui, depuis la chute de l’Empire
Romain, la laisse en marge de la scène internationale pendant plus de huit siècles, et, de l’autre côté, la
richesse culturelle de son passé qui lui confère un rôle de premier plan dans la construction des valeurs
sur lesquelles repose le monde occidental.

La récente unification du pays, réalisée en 1861, la faible identité nationale qui en découle, les
difficultés économiques d’un état jeune au système politique et administratif instable, ne lui
permettront pas jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale de s’affirmer parmi les grandes
puissances occidentales et d’inscrire les axes géopolitiques du pays parmi les priorités de son agenda
national.

Intégrée à l’OTAN pendant la Guerre Froide et contrainte à un rôle secondaire dans l’Union
Européenne, l’Italie ne s’imposera sur la scène internationale qu’à partir des années 80 : sa position
géographique au centre du bassin méditerranéen, la richesse culturelle de son passé, la force de ses
cultures locales, deviennent ainsi les bases de sa politique internationale, de son développement
économique et de sa reconnaissance mondiale.

Définition de l’identité nationale italienne

I. Une forte identité culturelle « supranationale »


La somme des particularités communes fondant la cohésion et la solidarité des personnes
regroupées en un ensemble considéré comme constituant une nation.

Les facteurs constituant l’identité nationale :

 Le territoire : espace géo défini par les frontière naturelles, centralité méditerranéenne, une
position stratégique.
 Le Patrimoine historique et culturel : l’héritage de la civilisation romaine au monde
occidental, Rome papale, centre de rayonnement du christianisme, l’Humanisme et la
Renaissance vers une idée d’Europe.
 La langue nationale : le latin, la langue de l’ER et du monde catho, al naissance de la langue
italienne au XIIè s : un processus qui n’est pas un moyen de comm nationale (fractionnement
pol = utilisation des dialectes)

A. L’héritage de l’Empire Romain

Une unité territoriale et culturelle qui annonce l’Europe en effet le réseau des voies romaines donne
place au réseau routier européen actuel. L’org des territoires : infrastructures, commerces, division
administrative et politique, le commerce internationale existait déjà au 1 er avant Jésus.

La notion de citoyenneté basée sur la citoyenneté romaine universelle. Base de l’intégration des
peuples conquis, favorise la cohésion de l’Empire. La citoyenneté romaine donne des avantages : des
droits civils, pol et mili plus étendus que les autres. Des droits civils et judiciares : se marier
légitimement, acheter et vendre sur le territoire romain, faire un testament et signer les actes
juridiques, le droit de propriété, aller en justice, être assisté par un tribun de la plèbe pour sa
défense, faire appel. Des droits politiques : le droit de vote aux comices (assemblées du peuple), être
élu. Des droits mili : le droit de servir ds les légions romaines et de recevoir une solde. L’accès au
« cursus honorum » : gravir les échelons ds les carrières administratives pr accéder aux plus hautes
fonctions de l’E à Rome.

L’org de la ville et l’architecture urbaine (monumentalisme, symbolique des lieux, ex le colisée


inspire, structure des villes similaire aux villes romaines autour de places etc). Le droit et la culture
juridique (le droit romain). Les Arts.

La langue latine et la littérature (tradition écrite). Le latin se diffuse en tant que langue officielle de
l’ER. De la famille des langues indo-euro. Expansion de Rome  langue commune des peuples
italiques, outil de promotion sociale, moyen d’accès à la citoyenneté romaine.

B. L’héritage chrétien

Rome : de capitale impériale à centre de rayonnement du christianisme.

Le Moyen-âge catho : de Rome au monde occidental.

 Unité de la foi ds l’église de Rome : l’E de l’Eglise (pv spirituel et temporaire), les pèlerinages
(échanges), les ordres monastiques (org du territoire).
 Unité de la pol sous la direction de l’empereur (Empire germanique)
 Unité de la culture : le latin, langue de culture, l’église et les clercs dépositaires du savoir, la
naissance des universités au XIIIè s : il est décidé, sous l’autorité papale, de fusionner les
écoles cathédrales, monastiques et privées pr donner naissances aux universités (savoir
universel).
Transition du bas latin aux langues « romanes » (français, italien, catalan, espagnol,
portugais, roumain) : naissance des langues nationales.

C. L’héritage de l’Humanisme et de la Renaissance

Le foyer de l’Humanisme : la Florence de Laurent de Médicis (1449-1492)

Humanisme  mvmt intellectuel qui se caractérise par : rupture avec la vision médiévale de la vie
soumise au vouloir divin. Elaboration d’une culture qui accorde à l’homme une place au centre de
l’univers. Confiance ds la capacité de l’homme à repousser les limites de la connaissance ds tous les
domaines. Réappropriation des héritages de l’Antiquité grecque et romaine et retour aux textes
classiques.

Renaissance  période historique du XIV au XVI s et mvmt artistique. Propagation comme vers un
espace culturel euro.

Causes :

 Essor éco des villes italiennes, favorisées par leur position géo au centre de la méditerranée.
 Dev du commerce et des échanges, naissance d’une nouvelle classe sociale (marchands,
commerçants, et banquiers)

Conséquences :

 Dev des sciences et des techniques (imprimerie, rev copernicienne, la lunette de Galilée…)
vers un nouvel esprit critique basé sur l’obs et l’expérimentation.
 Dev des arts (architecture, dôme de Brunelleschi à Florence, sculpture David de Michel Ange,
peinture l’école d’Athènes de Raphaël)
 Lé mécénat ds les cours princières de la Renaissance (Médicis à Florence, Visocnti et Sforza à
Milan, Este à Ferrare, Gonzague à Mantoue)
 Le renouveau de la pensée pol (Machiavel « le prince »)
 La diffusion de l’Humanisme en Europe (imprimerie, échanges commerciaux, voyages,
ouverture d’écoles et d’universités)

II. Une faible identité politique nationale


Causes :

 Le fractionnement pol et terri de la Péninsule depuis al chute de l’ER (V-XVIe). Des cités-E aux
E régionaux ds le Nord de la péninsule. Rome et l’E de l’église. Le royaume de Naples au sud.
 Les dominations étrangères (XVI-XIXè s) les guerres d’Italie à l’écart des grands E euro.
 Une identité pol nationale et une volonté de libération et d’unification partagée par le sélites
intellectuelles mais avec une faible participation populaire. Le « Risorgimento » et
l’unification récente de 1861. La pol coloniale tardive.

A. Le fractionnement pol et les E régionaux (XIè-XVè s)

476 ap JC : chute de l’ER. Rome disparait en tant que puiss pol, suite aux invasions germaniques
d’Odoacre. L’Italie se scinde en différentes entités pol. Le terri italien perd toutes ses fonctions géopo
et devient un terrain d’invasion.

Dès la fin du XIè, le dynamisme des campagnes donne un élan spectaculaire à la vie urbain. Vers
1300, plusieurs villes comptent plus de 100 000 habitants (Florence, Venise, Gênes et Milan). La ville
médiévale affirme son autonomie dans la commune dirigée par les bourgeois (marchands et
artisans). La mort de l’empereur Frédéric II (1250) et les troubles qui s’ensuivent favorisent
l’émancipation de fait des Cités-E italiennes. A partir du XIVe, les communes urbaines les +
importantes prennent le contrôle des campagnes environnantes, le « contado », tout en intégrant les
villes plus petites. Il en résulte la constitution d’E régionaux dont le pv pol est accaparé par une
oligarchie autoritaire constituée de quelques grandes familles aristocratiques mentionnées plus haut.
(Medicis à Florence, Viconti à Milan, Este à Ferrare, Gonzague à Mantoue). Venezia et Genova sont
des républiques. Royaume de Naples sous domination espagnole aragonaise.

1494-1559 : les guerres d’Italie

 1494 Charles VIII roi de France, la conquête de Naples et la défaite de la coalition entre le roi
d’Espagne Ferdinand II D’Aragon et l’empereur Maximilien d’Autriche.
 1499 l’expédition de Louis XII, la conquête du milanais et la défaite par les Espagnols.
 1515 La victoire de François 1er à Marignan et la conquête de Milan.
 1519 défaite de François 1er à Pavie.
 1527 les troupes impériales étendent leur domination sur le reste de la péninsule (le sac de
Rome).
 1544 Henri II, fils de François 1er poursuit le « rêve italien ».
 1557 défaite de San Quentin par les troupes espagnoles de Philippe II d’Espagne.
 1559 traité de Cateau-Cambrésis (entre Philippe II roi d’Espagne et Henri II roi de France) met
fin aux rêves de domination française et livre la péninsule italienne aux Habsbourg
d’Espagne.

L’Italie rentre ds une paix de très longue durée (1559 à 1713) « comme condamnée à rester hors des
belligérances par une sorte de mise en prison politique » Elle est désormais enfermée aux marges du
continent, loin des lieux où, plus au nord, l’histoire euro continuait.

B. La péninsule sous la domination étrangère (XVIè-XIXè s)

Une identité géographique, symbolique et culturelle : foyer de création artistique et littéraire, terre
de vestiges antiques, source d’inspiration et objet d’admiration pour l’Europe entière mais pas un
« E-Nation » car expression géographique, terre de conquête sous l’influence directe de l’Empire
autrichien et du Royaume d’Espagne.

Napoléon 1er en Italie vers une idée d’Unité nationale. Les campagnes d’Italie de 1796 à 1799. Italie
napoléonienne 1800-14  1805 royaume d’Italie dirigé par Eugène de Beauharnais. 1806 royaume
de Naples dirigé par Murat. Politique d’unification et de réformes  abolition du régime féodal et du
sevrage. Vente des biens de l’église. Introduction di Code Civil. Org administrative du terri (en
communes et provinces). Modernisation des infrastructures urbaines.

Après Napoléon 1er en 1815 congrès de Vienne, restauration des anciens régimes. Elargissement de la
zone d’influence autrichienne avec le Royaume de Lombardie-Vénetie sous domination directe de
l’Empire autrichien, le Duché de Parme, Duché de Modène, Grand-Duché de Toscane. Sous
domination espagnole (les bourbons) il y ale Royaume des 2 Sicile.

C. Les conséquences d’une unification récente

« RISORGIMENTO » l’unité italienne de 1820 à 1861. « c’est la culture qui créa l’unité italienne »
selon Francesco De Santis. Des grands penseurs ; Giuseppe Mazzini l’idéologie, Giuseppe Garibaldi
l’action, Camillo Bensi Di Carvour le pragmatisme et la planification, Vittorio Emanuele II l’E-nation.

L’idéologie d’une unification complexe  ds les années 1820, les jeunes bourgeois libéraux,
imprégnés de romantisme révolutionnaire, développèrent avec ferveur le rêve d’une Italie réunifiée
comme à l’époque de la Rome antique. Son programme : l’unité ds la Rep, avec une devise « Dio e
popolo ».

Selon G.Mazzini (partiote génois, fondateur du mvmt «la jeune Italie/ Giovine Italia » : « Nous sommes
un peuple de 21 à 22 millions d'habitants désignés depuis un temps immémorial sous un même nom — celui du
peuple italien contenu entre les limites naturelles les plus précises que Dieu ait jamais tracées, la mer et les
montagnes les plus hautes d'Europe — parlant la même langue, ayant les mêmes croyances, les mêmes mœurs,
les mêmes habitudes, fiers du glorieux passé politique, scientifique, artistique, qui soit connu dans l'histoire
européenne, ayant deux fois donné à l’humanité un lien, un mot d’ordre d’unité, une fois par la Rome des
empereurs, une autre, quand les papes n’avaient pas encore trahi leurs missions, par la Rome papale... . Nous
n'avons pas de drapeau, pas de nom politique, pas de rang parmi les nations européennes. Nous n'avons pas de
capitale, pas de constitution, pas de marché commun. Nous sommes divisés en huit États indépendants, n'ayant
contracté aucune alliance ou liens particuliers. Il n'existe pas de liberté de presse, d'association, de parole, de
pétitions collectives, d'éducation : rien ». Le texte montre les bases culturelles de l’identité nationales
italienne, la caractère élitiste et intellectuel du mvmt révolutionnaire ainsi que l’orgueil patriotique.

Le parcours ver sl libération des dominations étrangères et l’unification du pays 


Echec de l’idéologie rév et républicaine de Mazzini (les émeutes de 1948), l’acheminement vers
l’unification par le Royaume de Savoie (le sprinces libéraux et monarchiques de di Cavour 1 er
ministre)

Royaume de Savoie : planification pol et mili de l’unification. Alliance avec Napoléon III campagne
contre l’Autriche en 1859 et annexion de la Lombardie. Soutien des mvmt rev, expédition des Mille et
annexions du Royaume des 2 Siciles au R de Savoie. Annexion des régions d’Italie centrale, occupées
par la Savoie après plébiscite. 28 février 1861 : la proclamation de l’Unité italienne par Victor
Emmanuel II « roi d’Italie par la grâce de Dieu et la volonté de la nation ».

Problématiques de l’E unifié

 Identité nationale faible te contestée


 Retard militaire et difficultés financières
 Org pol et administrative complexe
 Fragilité éco et inégalité de dev
 Emigration
 DONC des difficultés à se projeter ds une pol étrangère et à rentrer ds la liste des puiss
coloniales.

La pol coloniale italienne ne Afrique : le projet idéologique et pol d’un pays en quête de
reconnaissance sur la scène inter. 1887-1896 : Francesco Crispi (ministre des affaires étrangères) et le
contrôle de la corne d’Afrique (conquête de l’Erythrée et de la Somalie). 1911-1918 : l’invasion
italienne en Lybie. 1922-1943 : la pol coloniale fasciste. 9 mais 1936 : la conquête de l’Ethiopie et
proclamation de l’Empire colonial fasciste.

L’Ethiopie comme choix géopolitique :

 Point géo stratégique sur l’axe maritime reliant l’océan indien à la Méditerranée (la mythique
route des Indes)
 Une conquête qui complèterait la présence italienne ds la Corne d’Afrique et pourrait
devenir une colonie de peuplement.

Aux conséquences dramatiques :

 Impuiss de la SDN à régler pacifiquement les conflits inter.


 Rapprochement du Fascisme à l’Allemagne Nazie.
 Echec des velléités d’implantation d’une colonie de peuplement durable en Ethiopie.

L’Italie « républicaine » du 2 juin 1948 un pays en quête de sa géopo

I. La vocation euro et le Manifeste de Ventotene 1941


a. Le choix euro et ses conséquences pol

Le manifeste de Ventotène, acte de naissance du fédéralisme européen. Altiro Spinelli « pour une
Europe libre et unie. Projet de manifeste » 1941. Militant antifasciste, exilé sur l’île de Ventotene,
Spinelli rédige le manifeste, considéré le texte idéologique du fédéralisme européen.

Problématiques évoquées : comment rendre possible le progrès pour tous ? Comment assurer une
paix réelle entre les Nations ? Solutions apportées : remise en cause de l’E-Nation.
« La nation est devenue une entité divine, un organisme qui ne doit penser qu’à sa propre existence
et à son propre dev, sans se préoccuper le moins du monde du dommage qu’il pourrait ainsi faire
subir aux autres. » Construction d’une fédération euro : vers une Europe nouvelle, libre, unie. « La
première tâche à venir, sans laquelle tout progrès serait illusoire, est l’abolition définitive des
frontières qui divisent l’Europe en E souverains. »

Pourquoi le choix euro ?

 Pol : réduire l’influence des EU suite à l’adhésion de l’Italie à l’Alliance Atlantique 1949 et à la
présence militaire américaine OTAN. Distribution des bases de l’OTAN en Italie.
 Eco : bénéficier de la coopération entre les différents E euro pr relancer l’éco nationale. 25
mars 1957 traité de Rome naissance de la CEE et de EURATOM.
 Social : construire une identité nationale autour des grandes valeurs culturelles, religieuses,
humanistes de l’Europe. Le drapeau euro et la devise « Unis dans la diversité ».

b. Les étapes de la construction euro, de la naissance de la CECA à l’€ 1950-2001


 1951 : la CECA
 1957 : membre fondateur de la CEE (avec France, Allemagne, BENELUX) dépositaire des
traités de Rome. La culture démocratique chrétienne et germanique provenant de la
« ceinture centrale » de l’Europe.
 1979 : entrée ds le système monétaire euro
 1992 : admission de l’Italie au traité de Maastricht
 1997 : membre de l’espace Schengen
 1999 : membre de la zone €
 2005 : premier pays fondateur de l’UE à ratifier le traité constitutionnel euro, entré en
vigueur à Lisbonne en 2009.
 Nombre de sièges au parlement euro 73/751

c. L’opinion publique face à l’Europe communautaire : de l’Italie « europhile » des 50’s aux 90’s
à l’Italie « eurosceptique

L’Italie européiste vs eurosceptique. Election pol de mars 2018 : mvmt 5 étoiles « antisystème » 32%
Parti démocrate centre gauche 19% Lega extrême droite 18% Forza Italia droite 13%. Le 31 mai 2018,
suite à des négociations de plusieurs mois et après approbation du président de la République Sergio
Mattarella, l’Italie formait son nouveau gouv inédit pour le pays, fruit d’une alliance entre la Ligue,
parti nationaliste d’extrême droite et le mvmt 5 étoiles, parti antisystème. Située au cœur de l’UE,
elle devient le 1er des 6 membres fondateurs à se doter d’un gouv eurosceptique et populiste.

Comment expliquer un tel désavoue du projet euro ?

 Une réaction au régime d’austérité imposé par l’Europe comme réponse à la crise.
 Le manque de soutien de l’Europe face aux thématiques migratoires et l’application du
« règlement de Dublin » de 2013 (système qui confie la responsabilité du traitement d’une
demande d’asile au pays de première entrée dans l’UE), jugé inégalitaire par les principaux
pays d’entrée, Italie et Grèce.
 Défiance envers les partis traditionnels et la vieille classe pol.
 Faible médiatisation des instits euro.
II. La stratégie italienne en Méditerranée
a. Les pol migratoires : des « portes ouvertes » des 80’s aux règles restrictives du décret-loi de
2018

70’s début des flux migratoires et manque de pol migratoires 1975 le solde migratoire est positif
(1 122 774 entrées, surtout des émigrés rentrant au pays, et 92 666 départs). Alors que les principaux
pays d’immigration d’Europe du N tentent de contrôler les flux d’entrée, l’Italie vient d’une terre
d’accès facile, sans législation en matière d’immigration (pol des « portes ouvertes »)

80’s-90’s : la thématique « immigration » rentre dans le débat pol  1990 loi Martelli  extension
du droit d’asile, programmation des flux migratoires, mesures pour le contrôle des entrées, expulsion
des « sans-papiers ». 1998 : loi Turco-Napolitano  introduction de la carte de séjour pr les
étrangers résidents, renforcement des pol de contrôle et expulsion, création de centres d’accueil
temporaires.

2000’s : augmentation de la pop d’immigrés et polarisation du débat pol  2001 loi Bossi-Fini 
réduction de la durée des permis de séjour, augmentation des expulsions, régularisation massive des
étrangers résidents.

2010’s : 2018 les étrangers en situation régulière représentent 5 millions de personnes sur les 60.5
millions d’habitants en Italie soit 8.3%. Immigrés par pays de provenance : Roumains 23%, Albanais
9%, Marocains 8%, Chinois 5.5%, Ukrainiens 4.5%, philippins 3.3% et Indiens 3%. 690.000 immigrés
débarqués depuis 2013 (originaires d’Afrique Sub-saharienne). ~4.2 milliards d’€ en 2017 : c’est le
coût des arrivées via la Lybie, selon le gouv (18% pr les secours en mer, 13% pr l’assistance sanitaire
et 65% pr les centres d’accueil des demandeurs d’asile, structures privées présentes dans 40% des
communes et qui perçoivent 35€ par pers et par jour pr l’assistance et le parcours d’intégration.)
Manque d’une pol migratoire commune de la part des pays de l’UE. Baisse des arrivées depuis Juilet
2017 suite aux accords bilatéraux su ministres des Intérieurs Minniti (parti démocratique) avec la
Lybie. Pol « anti-immigration » du ministre des intérieurs Salvini (la ligue) depuis les élections de
mars 2018. Coût humain lourd.

Pol migratoire italienne depuis 2017 :

 Accord entre Rome et Tripoli pr financer les camps de rétention en Lybie, approuvé par les E
membres de l’UE.
 Signature d’un accord de paix entre Rome et deux tribus libyennes pr contrôler les frontières
de 5000 km au Sud libyen.
 Accord signé par l’Italie avec la Lybie, le Tchad et le Niger pr contenir l’afflux des migrants, en
renforçant les contrôles aux frontières et en créant de nouveaux centres d’accueil ds les pays
africains.
 Renforcement de coopération du gouv italien avec les communautés locales libyennes
(finançant des projets de dev) suivi d’un contrôle plus important des flux migratoires.

Une pol anti-immigrés depuis le nv gouv de la Ligue M5S en mai 2018  le dimanche 10 juin 2018,
l’Italie a annoncé qu’elle fermerait ses ports aux bateaux transportant des migrants et appelé Malte à
prendre le relais. L’Aquarius, avec les 629 migrants qu’il avait sauvé en mer la nuit précédente est
resté bloqué en mer jusqu’ai 11 juin lorsque l’Espagne lui propose d’accoster à Valence. Le 8 juillet
2018 le ministre des intérieurs Salvini décide d’empêcher le bateau mili italien Diciotti avec 67
migrants à bord, d’accoster les ports du pays. Le 29 nov 2018 un décret-loi durcissant la pol
d’immigration est approuvé : les permis de séjour humanitaires (actuellement octroyés à 25% des
demandeurs et d’une durée de 2 ans) sont remplacés par celui de « protection spéciale » d’une
durée d’1an ou de « catastrophe naturelle ds le pays d’origine » d’une durée de 6 mois. Le système
d’accueil des demandeurs d’asile est réorganisé : les centres, qui étaient encore 146000 fin oct,
seront regroupés ds de grands centres par mesure d’éco. 164 gouv ont signé le 10 déc 2018 à
Marrakech le pacte mondial pr l’immigration crée par l’ONU, seuls 30 pays, dont l’Italie n’ont pas
répondu présents. 13808 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes entre le 1 er janvier te le
3juin, soit une baisse de plus de 84% en 1 an.

b. Les relations Italie-France

Tensions entre l’Italie et a France : vers une crise diplo  2 idéologies s’affrontent : progressisme te
européisme du gouv Macron VS populisme, antieuropéisme et souveraineté du gouv It.

Le contrôle des français de la frontière alpine :

 L’affaire « aquarius » Macron juge l’It « cynique et irresponsable » et évoque la « lèpre »


nationaliste te populiste qui monte en Europe.
 Le projet de budget 2019 de l’It est rejeté par l’Europe avec aval du gouv français.
 Salvini invite les français à « se libérer d’un très mauvais président » lors des élections euro
du 29 mai prochain.
 Luigi Di Maio lance « La France est l un de ses pays qui, en primant de l’argent pour 14 pays
africains, le franc CFA, entrave leur dev éco et contribue au départ des réfugiés qui meurent
ds la mer ou arrivent sur nos côtes » il soutient les gilets jaunes lors d’une rencontre le
5/02/19 avec un des leaders du mvmt Christophe Chalençon.

III. L’identité culturelle : un enjeu géopo


a. L’émigration italienne 1870-1970

Environ 22 millions d ‘italiens quittent la péninsule pr les 4 coins du monde. Les causes sont le retard
de dev éco et la démographique excédante. Les conséquences sont : l’élaboration de stéréotypes à
forte connotation négative jusqu’aux 60’s (l’italien pauvre, sale, macaroni, violent, délinquant).
Diffusion de la langue italienne ds le monde, contribution à la croiss éco de l’IT. Contribution à la
valorisation du patrimoine culturel italien ds le monde.

b. Le « made in Italy », un label qui renforce l’image et la crédibilité du pays à l’étranger

Un label pr la reconnaissance du pays à l’inter qui garantit : l’origine du produit, la qualité des
matériaux, la précision du traitement, la protection des consommateurs. Qui respecte le terri, le
« savoir-faire » et la tradi. Qui exprime la créativité, l’originalité et l’innovation. Les secteurs du
made in Italy sont les 4 A, produits commerciaux et représentations de l’IT ds le monde 
l’AUTOMOBILE (chic et luxe) AMEUBLEMENT (design, créativité savoir-faire et innov)
ABBIGLIAMENTO (« italian style ») AGRO-ALIMENTAIRE (terri tradi).

c. Le patrimoine culturel, un facteur de cohésion sociale, de croissance éco et de la


reconnaissance internationale.

Vers une pol de conservation, gestion et valorisation du patrimoine culturel et artistique. « la
République favorise le dev de la culture et la r scientifique et technique. Elle protège le paysage et la
patrimoine historique et artistique de la Nation » at 9 de la C it. « c’est ds notre patrimoine artistique,
ds notre langue, ds la capacité créative des italiens que se trouve le cœur de notre identité et de
notre Nation née avant l’E » avait dit Carlo Azeglio Ciampi pres de la Rep en 2009.
1946  org des NU pr l’éduc la science et la culture UNESCO.

1972 __> naissance du label « patrimoine mondiale de l’UNESCO » institué par la Convention
concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, aujourd’hui ratifiée par 186 E.
« le patrimoine est l’héritage du passé dont ns profitons aujourd’hui et que ns transmettons aux
générations à venir ».

Fonction  encourager à travers le monde l’identification, la protection et la préservation du


patrimoine culturel et naturel considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pr l’humanité et
une application universelle. En 2016 c’est l’It qui possédait le plus grand nombre de sites soit 54.

Le rôle de l’IT dans l’UNESCO  ROME centre international d’études pr la conservation et la


restauration des biens culturels ICCROM. Org inter Gouv créée en 1956 qui comporte 135 E membres
en janvier 2016. Mission : préserver le patrimoine culturel ds le mode, à travers des programmes de
formation, d’information, de r, de coopération et de sensibilisation. Améliorer le domaine de
conservation et de restauration et sensibiliser le public envers l’importance et la fragilité du
patrimoine culturel. Coalition mondiale UNESCO « unis pr le patrimoine » en 2015. 17/02/16 :
signature d’un accord It-UNESCO pr la création d’une force opérationnelle (des epxerts du
patrimoine culturel et des carabinier spécialisés ds la lutte contre le trafic illicite) afin de contribuer à
la défense du patrimoine culturel mondial.