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Techniques et systèmes de transmission

-
Antennes pour les
radiocommunications
Propagation des ondes radio

Alexandre Boyer

Techniques et systèmes de transmission 1 November 09


Propagation des ondes radio et antennes pour
les radiocommunications
1. Introduction

PARTIE I : Antennes pour les radiocommunications


2. Généralités
3. Propriétés caractéristiques des antennes
4. Antennes basiques
5. Antennes pour site fixe
6. Antennes de réception
7. Effets sur le corps humain

PARTIE II : Propagation des ondes radioélectriques


8. Propriétés du canal radioélectrique
9. Modèles de propagation
10. Couverture et planification radio

Techniques et systèmes de transmission 2 November 09


1. Introduction

 Une liaison radioélectrique est un canal de transmission


entre un émetteur et un récepteur, dont le support de Dow
transmission est assuré par des ondes n link
électromagnétiques.
 Comme tous les canaux de communication, il est soumis
aux problèmes posés par le bruit et les perturbations, qui
Upl
vont limiter les performances du système de ink
transmission.

 Ces perturbations sont dues :


 aux effets parasites des systèmes liés à la
transmission sans fil (antennes)
 à la propagation complexe des ondes dans un canal
réel
 La modélisation de la propagation et des antennes est
complexe … mais nécessaire pour dimensionner un système
de transmission sans fils

Techniques et systèmes de transmission 3 November 09


1. Introduction

Canal de transmission – cadre de ce cours

Antenne Canal Antenne


TX RX
TX hertzien RX
Canal de transmission

Elément du canal Effet sur la transmission


Antenne  Agit sur la couverture radio et sur les puissances émises/reçues
 Couple les signaux parasites
 Interagit avec le milieu environnant proche
Canal hertzien  Atténuation et dégradation du signal, dépendant de l’environnement

Techniques et systèmes de transmission 4 November 09


1. Introduction

Canal hertzien pour les télécommunications mobiles


 Propagation dans un milieu urbain

Liaison point à
point

Atténuation rapide
Réseau Propagation et sélective
Directivité antenne cellulaire multipath
de station de base -
Effet de proximité

 Propagation dans un milieu indoor


Liaison outd
oor to indo
or

indoor
Routeur

indoor

Techniques et systèmes de transmission 5 November 09


1. Introduction

 Afin de dimensionner une liaison radio communicante, il est nécessaire de :


 Comprendre les propriétés des antennes d’émission et réception et prédire l’effet des
interactions avec leur environnement
 Comprendre les phénomènes physiques de propagation des ondes électromagnétiques et être
capables de prévoir leurs effets.

Objectifs de ce cours :

 Choix d’une antenne adaptée aux caractéristiques de l’environnement et des performances attendues
 Déterminer la position optimale d’une antenne émettrice
 Calcul de la puissance minimale d’un émetteur et d’une marge suffisante
 Calcul du champ électromagnétique à proximité d’une antenne émettrice
 Comprendre les effets du canal radioélectrique sur la propagation d’une onde électromagnétique et
sur la qualité du signal transmis
 Etablir des bilans de liaison pour des réseaux radio pour communication personnelle
 Déterminer la couverture d’un réseau radio dans différents environnements

Techniques et systèmes de transmission 6 November 09


1e Partie :
Antennes pour les
radiocommunications

Techniques et systèmes de transmission 7 November 09


II – Généralités

Techniques et systèmes de transmission 8 November 09


2. Généralités

Onde électromagnétique
 Une onde électromagnétique (EM) correspond à la représentation d’un rayonnement
électromagnétique.
 Une onde électromagnétique est une vibration se propageant dans l’espace, formée d’un
champ électrique E et magnétique H.
 La propagation d’une onde électromagnétique en champ lointain se fait dans un mode
appelé Transverse Electromagnétique (TEM), où les champs E et H sont perpendiculaires
entre eux et à la direction de propagation.
 L’onde EM transporte une puissance. En la modulant, elle peut véhiculer une information.

Longueur
d’onde λ

H Plan H

Plan E

Techniques et systèmes de transmission 9 November 09


2. Généralités

Onde électromagnétique
 Le comportement des ondes électromagnétiques peut être entièrement déterminé par la
résolution des équations de Maxwell.

ρ
rot E = − µ
dH div E =
dt ε Résolution complexe ….
rot H = σ E + ε
dE
div B = 0
dt
ε : permittivité électrique
ε0 : permittivité diélectrique dans le
 Grandeurs caractéristiques : vide (8.85e-12 SI)
E µr εr : permittivité relative
η0 = = = 377 Ω dans le vide
• Impédance d’onde : H εr ε = ε0× εr
μ : perméabilité magnétique
c
• Vitesse de propagation : v= μ0 : permittivité diélectrique dans le
ε r × µr vide
c μr : permittivité relative
• Longueur d’onde : λ=
ε r × µr × f μ = μ0× μr
σ : conductivité électrique
r 1 r r
• Puissance (vecteur de Poynting) : Pwave = E∧H ρ : densité de charge
2
Techniques et systèmes de transmission 10 November 09
2. Généralités

Rayonnement électromagnétique – mécanismes de base


 Dans le cas d’une antenne excitée par une source variable, une modification de la répartition de
charge est créé le long de l’antenne, qui est à l’origine d’un courant de conduction Jc
 . Si l’antenne est ouverte à chaque extrémité, comment le courant Jc peut circuler ?
 Le courant Jc est à l’origine d’un champ magnétique H variable.
 D’après les équations de Maxwell, la création d’un champ H variable est à l’origine de la création d’un champ
E variable, et inversement. C’est de cette manière qu’est créé une onde électromagnétique (déplacement des
champs E et H).
 D’après l’équation 2 (équation de Maxwell Ampère), la circulation du champ H le long d’un contour fermé est
lié à l’existence du courant de conduction Jc et au courant de déplacement JD, qui suit les lignes de champs E.
 C’est l’existence de ce courant qui permet l’existence du courant Jc et la conservation de la charge.

Lignes de
+ champ
antenne
rot E = − µ
dH
(1)
r dt
E
Vin Jc JD Rayonnement
électromagnétique
rot H = σ E + ε
dE
(2)
dt
Jc JD

- de transmission
Techniques et systèmes 11 November 09
2. Généralités

Structure typique d’une antenne


 Une antenne peut réciproquement être utilisée en émission et en réception.
 Ci-dessous, la structure d’une antenne émettrice. (Une antenne réceptrice présente une structure
similaire, l’alimentation est remplacée par un récepteur) :
 Le signal à transmettre peut provenir d’une ou plusieurs sources (amplitude et phase des sources indépendantes)
 Le réseau de polarisation permet de connecter les signaux à transmettre aux éléments rayonnants, de déphaser les
signaux, combiner les signaux entre eux
 Les éléments rayonnants assurent la transmission de l’énergie entre l’émetteur et l’espace libre où l’onde va se
propager. Réciproquement, elle assure la transmission de l’énergie d’une onde EM vers le récepteur.

Puissance PS
réseau de Eléments
Sources rayonnants


polarisation

Puissance PR
Puissance PA

Techniques et systèmes de transmission 12 November 09


III – Propriétés caractéristiques
des antennes

Techniques et systèmes de transmission 13 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Influences des caractéristiques d’une antenne sur la transmission/réception


d’un signal

 Comment une antenne rayonne t-elle la puissance incidente dans l’espace ? Dans quelle
direction ?
 Avec quelle efficacité se fait le transfert d’énergie entre la puissance de l’émetteur et la
puissance rayonnée ?
 Sur quelle bande de fréquence l’antenne rayonne de manière optimale ?
 Quelles sont les propriétés données par l’antenne à l’onde électromagnétique émise ?

Les caractéristiques fondamentales d’une antenne vont


permettre de répondre à ces questions.

Techniques et systèmes de transmission 14 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Diagramme de rayonnement
 Puissance rayonnée par une antenne :

P(θ , ϕ ) =
PA
angle solide • Puissance rayonnée dans une direction (θ,φ) :
Z Ω Ω
• Puissance rayonnée par une unité de surface dans
p ( R, θ , ϕ ) = A 2
P
une direction (θ,φ) et à une distance R :
R
ΩR
θ • Puissance rayonnée totale : Ptot = ∫ ∫ P(θ , ϕ ) dϕ dθ
ϕ
θ
Puissance O
Y
antenne PA
φ

 Cas d’une antenne isotrope ou omnidirectionnelle : l’antenne rayonne de manière constante dans toutes
les directions de l’espace (antennes sans pertes) :

P(θ , ϕ ) = A
P
4π Puissance rayonnée à une
distance R de l’antenne
p (R, θ , ϕ ) = A 2
P
4πR

Techniques et systèmes de transmission 15 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Diagramme de rayonnement
 Les antennes sont rarement omnidirectionnelles et émettent ou reçoivent dans des directions privilégiées.
 Le diagramme de rayonnement représente les variations de la puissance rayonnée par l’antenne dans les
différentes directions de l’espace. Il indique les directions de l’espace (θ0,φ0) dans lesquelles la puissance
rayonnée est maximale.
P (θ , ϕ )
Puissance rayonnée dans
 Fonction caractéristique de rayonnement r(θ,φ) : r (θ , ϕ ) =
une direction quelconque

P0 (θ 0 , ϕ 0 )
Puissance rayonnée max.

 Différentes manières de représenter le diagramme de rayonnement :

Puissance rayonnée dans


l’espace – Vue 3D Repère polaire Repère cartésien

Z
φ0 r(θ,φ)
1

θ φ
0 1
O
Y
φ
0 θ
θ0

Techniques et systèmes de transmission 16 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Diagramme de rayonnement
 Le diagramme de rayonnement d’une antenne est principalement relié à sa géométrie. Il peut aussi
varier avec la fréquence.
 Hormis les antennes omnidirectionnelles, les antennes ne rayonnent pas la puissance de manière
uniforme dans l’espace.
 En général, la puissance est concentrée dans un ou plusieurs « lobes ». Le lobe principal correspond à la
direction privilégiée de rayonnement. Les lobes secondaires sont généralement des lobes parasites
qu’on cherche à atténuer.
 L’angle d’ouverture à 3 dB 2θ3 représente la portion de l’espace dans lequel la majeure partie de la
puissance est rayonnée.
r(θ,φ) Lobe
Lobes 1 principal
secondaires
0.5

2θ3
0 θ

Techniques et systèmes de transmission 17 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Directivité et gain
 On définit le rendement η d’une antenne comme le rapport entre la puissance
totale rayonnée par une antenne et la puissance qui lui est fournie. Le rendement PR = η .PA
est lié aux pertes dans le réseau de polarisation et dans les éléments rayonnants

P(θ , ϕ ) P(θ , ϕ )
 La directivité D(θ,φ) d’une antenne dans une direction (θ,φ) est le D(θ , ϕ ) = = 4π
rapport entre la puissance rayonnée dans une direction donnée P(θ,φ) PR PR
et la puissance que rayonnerait une antenne isotrope. 4π
P(θ , ϕ )
 Le gain G(θ,φ) d’une antenne dans une direction (θ,φ) est le rapport G (θ , ϕ ) = 4π
entre la puissance rayonnée dans une direction donnée P(θ,φ) sur la PA
puissance que rayonnerait une antenne isotrope sans pertes. G(θ ,ϕ ) = η.D(θ ,ϕ )
 En général, le gain G correspond au gain dans la direction de
rayonnement maximal (θ0,φ0). Cette propriété caractérise la capacité P(θ 0 , ϕ 0 )
d’une antenne à focaliser la puissance rayonnée dans une direction. G = 4π
PA
 Une antenne omnidirectionnelle présente un gain de 0 dB.

 Plus le gain d’une antenne est grand, plus l’angle d’ouverture du lobe 25000
G≈
principal est faible. Pour des lobes étroits (2θ3 < 10°), la relation entre
le gain G et les angles d’ouvertures dans les plans E et H sont :
( )( )
2θ 3° E 2θ 3° H

Techniques et systèmes de transmission 18 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Impédance d’entrée et adaptation


 On définit l’impédance d’entrée complexe d’une antenne par :
Vin
Z in = = Rin + j. X in Iin
I in Vin
Partie active Partie réactive
Rin = Rr + Rloss

Résistance de Résistance
rayonnement de pertes Ps PA

 Une antenne est reliée à la source par une ligne de transmission Ligne Zc
Source
d’impédance caractéristique ZC. Pour assurer un transfert Antenne
maximal de puissance entre l’alimentation et l’antenne, il est
nécessaire d’assurer une adaptation d’impédance. (
PA = PS 1 − Γin
2
)
 L’adaptation permet d’annuler le coefficient de réflexion Γin ou Z in − Z C
S11 = Γin =
S11 en entrée de l’antenne. Z in + Z C

Condition S11 = 0 ⇔ Z in = Z C
d’adaptation
Techniques et systèmes de transmission 19 November 09
3. Propriétés caractéristiques des antennes

Bande passante

 La bande passante d’une antenne correspond à la bande de fréquence où le transfert d’énergie de


l’alimentation vers l’antenne ou de l’antenne vers le récepteur est maximale.
 A l’intérieur de la bande passante, le coefficient de réflexion est faible.
 Pour optimiser la bande passante, on peut agir directement sur l’antenne afin de modifier son
impédance, ou ajouter un élément d’adaptation.

S11
0 dB

-10 dB

Fréquence
Bande
passante

Techniques et systèmes de transmission 20 November 09


3. Propriétés caractéristiques des antennes

Polarisation
 La polarisation du champ électromagnétique rayonnée par une antenne indique la direction du
champ électrique E.
 La plupart des antennes ont des polarisations rectilignes. Le plan dans lequel évolue le champ E
constant dans l’espace et dans le temps.
 Les antennes à polarisation elliptique ou circulaire génèrent des champs dont le plan de polarisation
varient dans le temps et dans l’espace, en décrivant une ellipse ou un cercle.

Polarisation rectiligne Polarisation elliptique


Rotation du plan
E Direction de de polarisation
E
propagation
Direction de
propagation
Plan E

 Pertes de polarisation : pour optimiser la réception d’un signal radioélectrique, la polarisation de


l’onde électromagnétique et celle de l’antenne réceptrice doivent être égale.
Antenne
E réceptrice
E Couplage
max. Couplage
Antenne nul !
Antenne Antenne émettrice
émettrice
Techniques réceptrice
et systèmes de transmission 21 November 09
3. Propriétés caractéristiques des antennes

Polarisation
 Comment déterminer la polarisation d’une antenne ?
 En utilisant les propriétés de symétrie du champ électromagnétique :
 Le champ électrique est inscrit dans tout plan de symétrie, il est perpendiculaire à tout plan d’antisymétrie
 Le champ magnétique est inscrit dans tout plan d’antisymétrie, il est perpendiculaire à tout plan de symétrie
 Le champ électrique est nul en tout centre de symétrie, il est aligné le long de tout axe de symétrie.

Charge +Q I I
Charge +Q

Plan de symétrie Plan d’antisymétrie


Charge +Q I Charge -Q
I
 Exemple : antenne dipôle. Champ en un point M
+Q
Plan de symétrie ou plan E Le champ E reste dans le plan E
et perpendiculaire au plan H.
E
M Polarisation rectiligne
I
Plan d’antisymétrie ou Direction de
plan H H propag.

-Q
Techniques et systèmes de transmission 22 November 09
IV – Antennes basiques

Techniques et systèmes de transmission 23 November 09


4. Antennes basiques

Antenne dipôle ½ onde


 Les dipôles rayonnants constituent les antennes les plus élémentaires. Ils sont formés de deux tiges
cylindriques symétriques reliés à l’émetteur.
 La variation du courant le long des tiges est sinusoïdale. Le courant est nul aux extrémités, la
périodicité est de λ.
 Le rayonnement est optimal lorsque l’antenne résonne. La résonance de l’antenne apparaît lorsque :
λ c
L= L=
2 2× f
 Les antennes dipôles ont une polarisation rectiligne. En champ lointain, le champ électrique est égal à :

+ Si L<λ et R>> λ/2π :

Eθ 60π  2πR 
E Eθ = j L.I . sin θ exp − j 
L Z λR  λ 
Direction de 1  2πR 
Répartition propagation Hϕ = j L.I . sin θ exp − j 
du courant I θ R
Hφ 2λR  λ 

H O Y
Eθ = 120π .H ϕ = 377.H ϕ
φ

-
Techniques et systèmes de transmission 24 November 09
4. Antennes basiques

Antenne dipôle ½ onde – diagramme de rayonnement

Calcul du gain

 Le gain est constant et maximal dans le plan H (θ = 90°). En théorie, le gain = 2.15 dBi.
 Remarque : un gain en dBi est référencé par rapport à une antenne omnidirectionnelle de gain = 0 dB.
 Le gain n’est pas constant dans le plan E. Pour un dipôle ½ onde, l’angle d’ouverture à 3 dB est de 78°.

Dans le plan H Dans le plan E

φ θ
 βL   βL 
cos cos(θ ) − cos 
En (θ , ϕ ) =  2   2 
sin (θ )

β=
λ

Techniques et systèmes de transmission 25 November 09


4. Antennes basiques

Antenne monopôle
I2
 La présence d’objets métalliques à proximité d’une antenne I1
modifie ses propriétés.
 Un plan métallique se comporte comme un plan d’antisymétrie
pour tout conducteur. I1 I2
 Lorsqu’un conducteur est placé au dessus d’un plan de masse, tout se passe comme si un conducteur
de retour virtuel était placé sous le premier conducteur, de manière symétrique par rapport au plan de
masse.

 Un monopôle correspond à un demi dipôle au dessus d’un plan métallique de référence. En raison de
la symétrie apportée par le plan métallique, le monopôle se comporte comme un dipôle.

Brin du demi
dipôle
λ
l=
4
λ
L = 2l =
2

λ
l=
4
Brin virtuel

Techniques et systèmes de transmission 26 November 09


4. Antennes basiques

Antenne de radiodiffusion AM-FM


Antenne AM
 Objectif : assurer un rayonnement le plus omnidirectionnel possible
 Elle est constituée d’une tige verticale pour l’émission/réception en AM
(100 KHz – 10 MHz). Son diagramme de rayonnement est Antennes FM
omnidirectionnelle dans le plan horizontal. Les 4 autres branches
forment un plan réflecteur.
 Les 4 branches forment 2 dipôles ½ ondes pour l’émission / réception
en FM (100 MHz). Les 2 dipôles sont alimentés avec un déphasage de
90°.
 Le champ rayonné par cette structure est :
60π  2πR     π  
Eθ = Edipole1 + Edipole 2 = j L.I . exp − j  sin θ exp( jωt ) + cos θ exp j  ωt +  
λR  λ    2  

exp( jωt )× (sin θ + j cos θ )


V0
Eθ =
R
V
Eθ = 0 ∀θ
R

 Le diagramme de rayonnement des 2 dipôles est donc omnidirectionnel.


 Les antennes AM et FM ont des polarisations rectilignes dans le plan vertical et horizontal
respectivement. Elles n’interfèrent donc pas entre elles.

Techniques et systèmes de transmission 27 November 09


4. Antennes basiques

Antennes patch
 Les antennes planaires ou « patch » sont des éléments rayonnants
imprimés sur des cartes électroniques (PCB), et donc facilement
intégrables à l’intérieur de systèmes électroniques.
 Les antennes patch sont constituées d’un élément rayonnant de Antenne de
forme quelconque sur un substrat diélectrique et au dessus d’un télépéage Antenne WiFi
plan de masse plus large.
 l’alimentation peut être effectuée selon différentes manières
(connexion directe par une piste d’alimentation, connexion à un
connecteur coaxial, …).
 Les dimensions vont influencer le diagramme de rayonnement,
l’impédance d’entrée, le gain, la bande passante et la polarisation.

L
Substrat εr, µr
Patch – élément
W rayonnant
O W = largeur (width)
L = longueur (length)
H
H = épaisseur du
plan de Connexion substrat (Height)
masse
coaxiale

Techniques et systèmes de transmission 28 November 09


4. Antennes basiques

Antennes patch rectangulaire - Rayonnement


 Une antenne patch rectangulaire peut être considérée comme une ligne de transmission ouverte à ses 2 extrémités.
Ces 2 discontinuités sont à l’origine du rayonnement. Elle peut aussi être vue comme une cavité formée par le
patch et le plan de masse

E
Patch
------------
I
O -
Bords
++++++++++++
rayonnants
Plan de masse

z H L
E +
L
x Dipôle
y
w

 Lorsque la longueur L de « cette ligne » ou de « cette cavité » est égale à λ/2, l’antenne entre en résonance, à la
manière d’un dipôle demi onde. Les 2 extrémités séparées par L rayonnent de manière optimale (champ électrique
max. et opposé à chaque extrémité).

Techniques et systèmes de transmission 29 November 09


4. Antennes basiques

Antennes patch rectangulaire - Rayonnement


 Le rayonnement d’une antenne patch rectangulaire est similaire à celui d’une dipôle. Le rayonnement est
max. pour θ = 0°. La polarisation est rectiligne.
 Cependant, en raison de la présence du plan de masse, le rayonnement ne se fait que dans le ½ plan au
dessus du plan de masse.
 Quelques valeurs typiques : gain = 6 – 8 dBi, angle d’ouverture à 3 dB = 70 – 90°.

Directivité :
θ
8W W
I D≈ si >> 1
L λ0 λ0
O φ
z
W
H D ≈ 6 si >> 1
y
x W
λ0
θ=0° θ=0°

Angle d’ouverture :
2θE 2θH
−0.5
  πW 
θ=90° θ=90° 2θ H 3dB = 2 arccos 21 +  

θ=270° θ=270°   λ0 
− 0.5

2θ E 3dB
1
( 
= 2 arccos 3β 02 L2 + β 02 h 2  )
7 
θ=180° θ=180°
Plan E (φ=0°) Plan H (φ=90°)

Techniques et systèmes de transmission 30 November 09


4. Antennes basiques

Antennes patch rectangulaire – Bande passante


Variation de l’impédance d’entrée en fonction
de la position du point d’alimentation
 L’impédance d’entrée d’une antenne patch est assez Rin
difficile à calculer et de nombreuses formules approchées
150
existent pour l’évaluer. L’impédance d’entrée dépend de
plusieurs paramètres, tels que : Pas de
 La constante diélectrique du substrat rayonnement

 L’épaisseur du substrat 50
 La largeur du substrat
 Le point d’alimentation 0
0 L/2 L y

 La bande passante d’une antenne patch est relativement faible : environ 1 % de la fréquence
centrale.
 Pour accroître la bande passante, il est possible d’augmenter l’épaisseur du substrat. En effet,
celui réduit le facteur de qualité de la cavité résonante.
 Cependant, le substrat doit rester suffisamment fin pour conserver l’effet de cavité créé par le
patch :
c
h≤
4 f εr −1

Techniques et systèmes de transmission 31 November 09


4. Antennes basiques

Antennes patch rectangulaire – Dimensionnement


 Connaissant les propriétés du substrat, son épaisseur et la fréquence centrale de l’antenne, comment
déterminer ses dimensions géométriques ?
c
1. Contrainte sur l’épaisseur du substrat (pour conserver h≤
4 f εr −1
l’effet de cavité) :

λo 2 c
2. Calcul de la largeur du patch : W= , λo =
2 1+ εr f
c
λe =
3. Calcul de la longueur d’onde effective λe et de la f εe
constante diélectrique effective εe :
−0.5
εr + 1 εr −1  12h  W
εe = + × 1 +  , ≥1
2 2  W  h

λe λe λe
4. Calcul de la longueur effective du patch : Le = = L patch + 2∆l 0.005 ≤ ∆l ≤ 0.01
2 2 2

Effet des bords


rayonnants

Techniques et systèmes de transmission 32 November 09


V - Antennes de transmission pour
site fixe

Techniques et systèmes de transmission 33 November 09


5. Antennes pour site fixe

Généralités

 Points d’accès fixes pour les réseaux radiofréquences (radio/TV, LAN,


réseaux cellulaires)
 Formé par une antenne unique, ou un réseau d’antennes fixes
 Généralement, ce sont des antennes de type dipôle λ/2 ou λ/4 ou
panneau.
 Avantages :
 Géométrie simples et verticales
 Faible surface de prise au vent
 Fiable par rapport à la plupart des contraintes environnementales
(vibration, glace, neige, corrosion)
 Omnidirectionnel
 Polarisation rectiligne (bonne propriété en VHF !)

 Le diagramme de rayonnement de ces antennes doit satisfaire à la


couverture désirée.
Techniques et systèmes de transmission 34 November 09
5. Antennes pour site fixe

Exemple d’une installation pour un réseau cellulaire

Tour / Mat
Réglage tilt Antenne
antenne
Duplexeur
(séparation voie
montante/
descendante

Amplificateur monté
sur tour (mast-head
amplifier)
Station de base
Diviseur
RX
Contrôleur TX
réseau radio
Câbles à
Amplificateur faibles pertes
de puissance

Techniques et systèmes de transmission 35 November 09


5. Antennes pour site fixe

Limitations des antennes dipôles λ/2 Antenne Rayonnement


dipôle perdu
 Omnidirectionnel mais… D≥D0-3dB
 Faible directivité/gain θ≈ 90°

 Angle d’ouverture du faisceau dans le plan vertical


Zone
(élévation) important (90°)
couverte
 Peu intéressant pour une liaison point à point
 Pas de couverture sectorielle possible, faible contrôle
de la portée

Lorsque l
 Comment améliorer la puissance transmise ? augmente

 Augmenter la puissance d’émission


(limite d’émission, coût énergétique)
Angle
d’ouverture
 Augmenter la longueur du dipôle (occupation
spatiale)

Techniques et systèmes de transmission 36 November 09


5. Antennes pour site fixe

Quelques antennes courantes


 Pour améliorer la couverture ou avoir des couvertures sectorielles, d’autres antennes avec des gains plus
forts et des angles d’ouverture plus faibles existent.
 Cependant, leur diagramme de rayonnement est fixe et de forme simple (un lobe principal parfois étroit dans
les plans E et H)

Type Gain typique Remarques


(dBi)
Antenne fouet ≈0 Quasi isotrope

Antenne doublet ½ onde 2.15 2.15 dBi = 0 dBd (i = isotrope, d = dipole)

 
G (dBi ) = 10 × log 
Antenne directive 41000

θ
 3 dB (° ) × ϕ 3 dB (° ) 
 4π S 
G (dBi ) = 10 × log  2  θ 3 dB = ϕ 3 dB
Parabole 60 cm à 12 GHz 37.5
 λ 

G max (dBi ) = 2 . 15 + 10 × log ( N )


Antenne Yagi 15 éléments 14

Techniques et systèmes de transmission 37 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes - Beamforming


 Les réseaux d’antennes connaissent un grand essor en télécommunications, car ils permettent de
produire des diagrammes de rayonnement complexes et modifiables électriquement. On parle
alors de beamforming (formation de faisceaux).
 Un réseau d’antennes est constitué par un ensemble d’antennes alimentées par des sources
séparées, présentant des amplitudes et des phases différentes. Le choix de ces 2 paramètres
permet de modifier le diagramme de rayonnement du réseau.
 Les éléments rayonnants peuvent être des dipôles, des fentes rayonnantes, des patchs.
Diagramme de
θ rayonnement
Att φ
Direction du
Emetteur lobe principal
Att φ
Atténuateurs Eléments


Déphaseurs rayonnants
Récepteur Att φ

Att φ

Techniques et systèmes de transmission 38 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes - théorie


M  Soit N sources identiques indépendantes Si sur une surface quelconque.
On suppose que le couplages entres les sources sont nuls (distance > λ)
• Si : centre de la source
S3 • Ai.exp(jΦi) : alimentation complexe de chaque source
SN
• |SiM| = ri ≈ r : M est situé loin des sources
α1
d1
S1 S2 • fi(θi) : fonction caractéristique de rayonnement. On suppose une symétrie de
O révolution (diagramme de rayonnement indépendant de φ)


Ei (M ) = K . f i (θ i ) exp( jΦ i ) exp(− jβri ), β =
Ai
 Champ rayonné en M par une antenne (K est un facteur r λ
constant, dépendant des éléments rayonnants employés) :
Ei (M ) = K . f i (θ i ) i exp( jΦ i ) exp(− jβ (r − d i cos α i ))
A
r
Ei (M ) = K . f i (θ i ) i exp(− jβ r ) exp j (Φ i + βd i cos α i )
A
r
ψi
 Ψi correspond au déphasage entre les ondes issues de chaque antennes. Il dépend du déphasage entre les
sources et des distances entre les antennes. Diagramme de
 Champ rayonné total en M : rayonnement du réseau FN
N N
Etot (M ) = ∑ Ei (M ) = exp(− jβr )∑ Ai f i (θ i ) exp( jΨi )
K
i =1 r i =1

Techniques et systèmes de transmission 39 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes - théorie


 Plaçons nous dans le cas d’une surface plane : θ = θi ⇒ f i (θ i ) = f (θ )

 Le diagramme de rayonnement du réseau FN peut s’écrire :


N
FN (θ ) = f (θ )∑ Ai exp( j.Ψi )
N
FN (θ ) = ∑ Ai f (θ ) exp( j.Ψi )
i =1 i =1

Diagramme de rayonnement Facteur de réseau


d’une antenne (Array Factor AF)

 Le diagramme de rayonnement FN(θ) du réseau peut être déterminé à partir du diagramme de


rayonnement f(θ) d’une antenne élémentaire du réseau et du facteur de réseau AF.
 Le facteur de réseau traduit l’effet de la mise en réseau de plusieurs antennes sur le diagramme de
rayonnement total, la directivité ou le gain. Il va conduire à accroître le gain et diminuer l’angle
d’ouverture de l’antenne formée par le réseau.
f(θ) AF FN(θ)

×
G1
G0

2θ3
2θ3
0° 90° 180° θ 0° 90° 180° θ 0° 90° 180° θ

Techniques et systèmes de transmission 40 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes – antennes colinéaires équidistantes


N −1
AF (θ ) = ∑ Ai exp( jΨi )
i =0
α
… N −1

S2 SN
AF (θ ) = A0 ∑ exp j (i.φ + i.βd cos α )
S1 S3
i =0
d N −1
Ai = A0 AF (θ ) = A0 ∑ exp j (i.Ψ ), Ψ = φ + βd cos α
Alimentation des antennes : i =0
Φi = i×Φ, i=[0,N-1] Suite géométrique
de raison N
 NΨ   NΨ   NΨ   NΨ   NΨ 
exp j  exp − j  − exp j  exp j  sin 
1− exp( jNΨ)  2   2   2   2   2 
AF(θ ) = A0 = A0 = A0
1− exp( jΨ)  Ψ  Ψ  Ψ  Ψ Ψ
exp j  exp − j  − exp j  exp j  sin 
 2  2  2  2 2

sin (nx ) sin (nx )


En remarquant que est max. pour x = k.π (k entier) et lim =n
sin x x →0 sin x

 NΨ 
sin  
= A0  2 
= N × A0 , si Ψ = m.2π , m ≥ 0
La valeur max prise par le facteur de réseau est : AF max
Ψ
sin  
2

Techniques et systèmes de transmission 41 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes – antennes colinéaires équidistantes

Le gain max du réseau est égal au gain d’une antenne


multiplié par le nombre d’antennes du réseau.
 Pour accroître le gain d’un réseau d’antenne (et par conséquent réduire l’angle d’ouverture), il suffit
d’augmenter le nombre d’antennes.
 Si on double le nombre d’antennes d’un réseau, on double le gain, càd qu’il augmente de 3 dB.
 Exemple : facteur de réseau pour un réseau colinéaire de 8 antennes, séparées de d= λ, sans déphasage
(Φ=0°), A0 = 1.

• 3 maximum apparaissent pour m= -1, 0


Lobe primaire et 1
• La valeur max prise par AF est de 8A0
Lobes
• Un lobe primaire apparaît pour m = 0
secondaires
 ψ=0  α=90°
• Deux lobes secondaires apparaissent
pou m = +/-1  ψ=+/-2π  α=0/180°

α-
Techniques et systèmes de transmission 42 November 09
5. Antennes pour site fixe

Réseaux d’antennes – Effet de la phase


 Si les sources des antennes sont toutes en phase (Φ=0°), le rayonnement/gain est maximal dans
la direction normale de l’alignement ou direction transversale (m= 0 et α=90°), mais aussi pour
α=0° et 180° (lobes secondaires non désirés).
 : = φ + βd cos α = m.π , m ≥ 0
Si il existe un gradient de phase entre les antennes (Φ≠0°) ? Maximum si Ψ
Direction du lobe principal : m = 0 ⇒ φ + βd cos α = 0
φ φλ
cos α 0 = − =−
βd 2πd
Si Φ >0, cos α0 < 0 Si Φ < 0, cos α0 > 0

α0
… α0

S1 S2 S3 SN
S1 S2 S3 SN
Φ1 < Φ2 < Φ3 < ΦN Φ1 > Φ2 > Φ3 > ΦN

 Le faisceau s’incline du coté où les phases retardent.

Techniques et systèmes de transmission 43 November 09


5. Antennes pour site fixe

Exemple de réseau d’antennes – antenne Yagi


 Cette antenne est particulièrement employée pour la réception TV.
Le faisceau doit être pointé vers l’émetteur TV (angle d’ouverture
relativement étroit et orienté vers l’horizon)
 Une antenne Yagi est composée de N antennes dipôles parallèles.
 Les dipôles sont alimentés avec une amplitude constante, mais avec
un déphasage constant.
 Le déphasage est choisi pour avoir un rayonnement optimal dans la
direction longitudinal (α0 = 0°) :

λ λ
φ=− =
2πd cos 0 2πd

… Lobe primaire
S1 S2 S3 SN
Φ1 > Φ2 > Φ3 > ΦN

 La plupart du temps, un réflecteur est situé à à l’arrière du réseau pour réduire l’amplitude des
lobes secondaires.

Techniques et systèmes de transmission 44 November 09


5. Antennes pour site fixe

Réseau d’antennes – Réduction des lobes secondaires


 Les lobes secondaires conduisent à réduire le gain du lobe principal et à engendrer des rayonnements
parasites dans des directions où l’antenne ne devrait pas rayonner.
 Quelles sont les conditions pour annuler les lobes secondaires ?
 Les lobes secondaires correspondent à m = +/-1. Ils disparaissent si leur direction α1 est telle que
|cos(α1)| > 1

Ψ − φ 2mπ − φ mλ φλ mλ
cos α1 = = = − = + cos α 0
βd 2π d 2πd d
d
λ 8 antennes, d= 0.8λ, Φ=0°
±λ
cos α1 = + cos α 0 > 1
d Lobe primaire
(élargissement)

Condition d’annulation des lobes secondaires :


Lobes secondaires
λ atténués
d<
1 + cos α 0

Techniques et systèmes de transmission 45 November 09


5. Antennes pour site fixe

Antennes intelligentes
 Même si on optimise la couverture, celle-ci ne sera jamais totale et dans le cas de canal non
stationnaire, la couverture ne restera pas optimale. De plus, l’effet de la propagation multi-trajet
induit des interférences destructives localisées.
 Apparition du concept d’antennes intelligentes pour :
 Réduire l’effet des trajets multiples
 Améliorer le rapport signal à bruit et la capacité du canal
 Accroître la réutilisation des fréquences dans un espace donné

Technologie standard Technologie antennes intelligentes


Interférant Interférant Interférant Interférant
Signal
Signal
désiré
désiré
Diagramme de
rayonnement

Diagramme de
Réseau
rayonnement d’antennes
Traitement numérique –
Techniques et Antenne
systèmes deomni.
transmission 46 Beamforming November 09
5. Antennes pour site fixe

Antennes pour réseaux de communication personnelle


 Antennes macro (couverture de cellules de larges dimensions) :
 Antenne omnidirectionnelle : pour les zones étendues, où il y a peu
d’utilisateurs. Les antennes sont des tubes de 1.5 à 3m de hauteur
 Antenne panneau :
• dans les zones fortement peuplées, division d’une cellule en 3 secteurs de 120
°afin d’accroître la capacité
• 3 antennes directives de type panneaux sont utilisées, une par secteur.
• Les antennes panneaux font 1 à 2 m de haut pour 20 cm de large. Elles sont
composées de plusieurs dipôles face à un réflecteur.

120°

Techniques et systèmes de transmission 47 November 09


5. Antennes pour site fixe

Antennes pour réseaux de communication personnelle


 Antennes micro (milieu indoor à fort passage) :
 Antenne omnidirectionnelle :
• Placée au centre de la zone à couvrir
• Tube de 20 cm de haut
 Antenne directionnelle :
• Installées contre un mur pour rayonner vers l’avant.
• Généralement ce sont des antennes patch de 20 par 30 cm

Techniques et systèmes de transmission 48 November 09


5. Antennes pour site fixe

Effets des objets environnants

 La présence d’objets métalliques environnants (antennes, mats, structures)


provoquent une forte modification du diagramme de rayonnement,
principalement dans le plan horizontal.
 Cet effet affecte la portée d’une liaison et est difficile à prendre en compte.

Techniques et systèmes de transmission 49 November 09


VI - Antennes de réception

Techniques et systèmes de transmission 50 November 09


6. Antennes de réception

Généralités

 Une antenne est un dispositif qui peut être utilisée en émission et en réception.
 Pour améliorer les performances d’un récepteur, il est nécessaire de réduire le seuil de
réception.
 Le seuil de réception dépend du gain d’une antenne (ou de sa surface équivalente).
 En outre, en appliquant des techniques de diversité d’antenne, il est possible d’améliorer
la sensibilité d’un récepteur.

Techniques et systèmes de transmission 51 November 09


6. Antennes de réception

Calcul de la puissance reçue

 Une antenne en réception capte une puissance PR égale au produit de la densité de puissance à
l’endroit où elle se trouve par un coefficient Seq appelé surface équivalente de l’antenne.
 La surface équivalente correspond à la surface plane qui placée perpendiculairement à l’onde
incidente capterait la même puissance que l’antenne considérée.
 Une antenne pouvant être utilisée à la fois en émission et en réception, il existe forcément une
relation entre le gain G et la surface équivalente Seq, qui caractérisent l’antenne en émission et en
réception.
S eq Gλ2
 On peut montrer la relation suivante : G = 4π ⇔ S eq =
λ2 4π
Seq

pwave (W/m²) pwave (W/m²)


PR

PR = ∫ pds = p × S
S eq
eq

Techniques et systèmes de transmission 52 November 09


6. Antennes de réception

Sensibilité d’un récepteur

 Le champ capté par une antenne peut être déterminé connaissant la puissance délivrée par l’antenne
de réception.
E2 λ2 E 2
PR = S eq .Pwave = S eq =G
η0 4π η 0
 Soit RR la résistance d’entrée du récepteur. La puissance électrique en entrée du récepteur s’écrit :
VR2 VR 4πη0
PR = E=
RR λ GRR

 Le rapport champ capté sur tension générée aux bornes de l’antenne de réception est appelée
facteur d’antenne AF.

E 1 4πη0 
AF = 20 × log  = 20 × log 

V  λ GRR 

Techniques et systèmes de transmission 53 November 09


6. Antennes de réception

Diversité
 Le signal reçu peut être amélioré à chaque fois qu’il est possible de recevoir le signal par au
moins 2 chemins indépendants (subissant des atténuations et des phénomènes multi-trajets
différents).
 En diversifiant les canaux de réception, on améliore l’amplitude du signal reçu.
 Diversité temporelle :

 Répétition de la transmission : le message est répété 2 fois, les 2 transmissions ne doivent


pas être corrélées.
 Transmission simultanée ou quasisynchrone : le signal est transmis en même temps avec la
même modulation, à la même fréquence sur la même zone couverte à partir de 2 sites
différents (macro diversité). Cependant, il est nécessaire de synchroniser les 2 sites de
transmission.
Macro diversité
Contrôleur réseau
Comparaison ?
mobile
Sélection du Site 1 Site 2
signal le plus fort

Techniques et systèmes de transmission 54 November 09


6. Antennes de réception

Diversité spatiale – Antennes multiples


 A cause de la propagation multi-trajet, le signal reçu par un site fixe semble provenir d’une source
distribuée dans l’espace. Il subit de fortes variations sur de petites distances.
 Il y a de fortes chances que 2 antennes séparées par quelques mètres ne reçoivent pas le même signal,
les signaux reçus sont alors décorrélés.

A B Puissance Pdiv
Récepteur
dual Pdiv moyen
PB Gain de
E diversité S
(dBµV/m) d PA
PA moyen
PB moyen

x (m)
Temps

 Cette variation de signal reçu peut être exploité comme technique de diversité.
 Le récepteur sélectionne la voie sur laquelle le signal capté est maximal. La puissance moyenne
reçue au cours du temps est supérieure au cas où une seule antenne est utilisée. Le gain apportée
est appelé gain de diversité.

Techniques et systèmes de transmission 55 November 09


6. Antennes de réception

Diversité spatiale – Antennes multiples


 Le gain de diversité S représente la différence moyenne entre les signaux reçus par les différentes
antennes du récepteur.

S = 20 log 1 + 1 − ρ( )
 ρ représente le coefficient de corrélation entre les 2 signaux, il est donné en terme de puissance
corrélée.
 Moins les signaux sont corrélés, meilleur est le gain de diversité.
 Dans le cas de 2 antennes fixes séparées et captant le même signal :

ρ = J 02 (βd ) , J0 est la fonction de Bessel d’ordre 0

 x
J n (x ) =  
n ∞
(− 1) p x 2 p
 Fonctions de Bessel :
2

p =0 2
2p
p! (n + p )!

Techniques et systèmes de transmission 56 November 09


6. Antennes de réception

Diversité spatiale – Antennes multiples


 Exemple : Gain de diversité spatiale pour 2 antennes séparées à 2450 MHz

λ/5 λ/5

Gain de diversité max = 6 dB

Techniques et systèmes de transmission 57 November 09


6. Antennes de réception

Diversité spatiale – Antennes multiples

 Exemple de diversité spatiale pour les stations de base

 Station de base omnidirectionnelle


 1 antenne Tx surélevée et au milieu (assurer l’omnidirectionnalité
et réduire le couplage entre antennes)
 2 antennes de réception séparées de 12 à 20 λpour avoir un gain de
diversité de 4-6 dB

Techniques et systèmes de transmission 58 November 09


6. Antennes de réception

Diversité de polarisation

 La plupart des systèmes de télécommunications terrestres utilisent des polarisations verticales.


 Les réflexions dans un milieu urbain ne sont pas toutes selon des plans verticaux !
 La présence d’objets horizontaux est à l’origine de composantes de champ horizontales => création
d’ondes polarisées horizontalement.
 La diversité de polarisation consiste à employer 2 antennes polarisées de manière orthogonale.
 Le gain de diversité est de l’ordre de 4 à 6 dB.

Techniques et systèmes de transmission 59 November 09


6. Antennes de réception

Multiple In, Multiple Out (MIMO)


 Un système MIMO exploite l’existence des multiples chemins de propagation pour accroître la
capacité d’un canal de transmission.
 Un système MIMO comprend N antennes émettrices et M antennes réceptrices et utilise de
nombreuses ressources en traitement de signal pour combiner les signaux issus des différentes
antennes.
 La capacité d’un système MIMO est affectée par les couplages entre les différentes antennes.

Entrée X CTX CRX Sortie Y


[N×1] [N×N] [M×M] [M×1]


Hcanal


TX RX

Y = C RX H canal CTX X + Noise


Techniques et systèmes de transmission 60 November 09
6. Antennes de réception

Multiple In, Multiple Out (MIMO)


 La matrice de canal Hcanal peut être décomposée en 2 matrices :
 Une matrice de propagation en visibilité directe HLOS
 Une matrice de propagation par diffusion HNLOS

k k
H canal = H LOS + 1 − H NLOS
k +1 k +1
 e jφ11 ... e jφ1 M   ρ11 ... ρ1M 
k   k  
H canal = ... + 1 − ...
k + 1  jφ N 1  k +1 
e e jφ NM 
 ρ N 1 ρ NM 
 
Avec :
k : rapport puissance LOS sur puissance NLOS
Φ: déphasage relatif entre les différentes antennes
ρ: coefficient de corrélation entre les signaux émis et reçus par les différentes
antennes

Techniques et systèmes de transmission 61 November 09


6. Antennes de réception

Multiple In, Multiple Out (MIMO)


 On peut montrer que la capacité d’un système MIMO peut se calculer :
  S  k  k   
C = B log 2  det  1 +  ×  H LOS +  1 −  H NLOS  
 N   1+ k  1+ k   
 
Transmission LOS, M antennes avec une Transmission NLOS, M antennes avec une
séparation >> λ/2 séparation >> λ/2
 S   S
C LOS = B log 2  1 + M 2  C NLOS = M × B log 2 1 + 
 N   N
Capacité (bit/(s.Hz)) Capacité (bit/(s.Hz))

5
5×5
5
5×5 4×4
4 4
4×4
3×3
3 3×3 3
2×2 2×2
2 2

1 1
séparation (λ) 0 1 1.5 2 2.5 séparation (λ)
0 0.5 1 1.5 2 2.5 0.5

Le système MIMO est efficace en condition de non visibilité directe !


Techniques et systèmes de transmission 62 November 09
VII – Effets sur le corps humain

Techniques et systèmes de transmission 63 November 09


7. Effets sur le corps humain

Effets sur le corps humain

 La proximité d’un récepteur mobile à proximité d’un corps humain pose 2 problèmes :
 Le corps humain a une influence sur le diagramme de rayonnement de l’antenne de
réception
• Baisse de l’efficacité des antennes(réduction de 15 – 29 % pour un dipôle à 840 MHz,
60 – 62 % pour une boucle à 152 MHz).
• Le corps humain présente une résonance à une onde polarisée verticalement pour des
fréquences comprises entre 30 et 70 MHz.

 Les rayonnements électromagnétiques non ionisants peuvent avoir un effet


biologique :
• Ceux-ci peuvent être absorbés plus ou moins efficacement par le corps humain et
induire un échauffement.
• Des standards régulent les valeurs de champs maximales.

Techniques et systèmes de transmission 64 November 09


7. Effets sur le corps humain

Effets sur le corps humain


 Le corps humain peut être modélisé au premier ordre par un cylindre parcouru par des
courants en surface, à l’intérieur d’une épaisseur δappelée épaisseur de peau :
−1 / 2
β 2  2 σ  
δ S =   ε r +  −εr 

 2  ωε 0  
Avec : • ε: constante diélectrique = 64 à 100 MHz, 43 à 1.6 GHz
• σ: conductivité = 0.45 S/m à 100 MHz, 1.07 à 1.6 GHz

 On caractérise la capacité du corps à absorber de l’énergie :


Specific Absorption Rate (SAR) :

d dW d dW σErms 2
SAR (W / kg ) = = =
dt dm dt ρdV ρ

Avec : • W : énergie absorbée


• M : masse
• Ρ: masse volumique
Champ E et SAR à 1.8 GHz
Techniques et systèmes de transmission 65 November 09
[CST]
7. Effets sur le corps humain

Standards concernant l’exposition aux champs RF


 De nombreux standards existent. Les standards européens (directive 1999/5/EC)
définissent des recommandations sur la bande 10 MHz – 300 GHz, en se basant sur un
SAR < 0.08 W/kg pour un corps entier.

Fréquence (MHz) Champ électrique Champ Densité de


(V/m) magnétique (A/m) puissance (W/m²)
10 - 400 28 0.073 2
400 - 2000 1.375×f½ 0.0037×f½ f/200
2000 - 300000 61 0.16 10
[Guide technique – Modélisation des sites radioélectriques et des périmètres de sécurité pour le
public – ANFR 2008]

Application Champ Champ Densité de


électrique (V/m) magnétique (A/m) puissance (W/m²)
Radio FM 28 0.073 2
TV bande II (470 – 29 - 40 0.08 – 0.1 2.3 – 4.3
862 MHz)
GSM 900 - 1800 41 - 58 0.1 – 0.15 4.5 – 9
Wimax (3.5 GHz) 61 0.16 10
Techniques et systèmes de transmission 66 November 09
7. Effets sur le corps humain

Standards concernant l’exposition aux champs RF


 Un périmètre de sécurité doit être respecté autour des stations de base fixes.
 Il convient de s’assurer qu’en dehors du périmètre de sécurité :
2
300 GHz Ei 
∑ 

 ≤1

10 MHz  Ei lim ite 

P=43 dBm (fort)


Gain : 15.5 dBi
Tilt = 5°
Champ < 3 V/m dans
les zones publics.

Champ électrique autour d’une station de base GSM en terrasse d’immeuble (source : www.anfr.fr)
Techniques et systèmes de transmission 67 November 09
7. Effets sur le corps humain

Standards concernant l’exposition aux champs RF


Exemple : une antenne panneau de gain égal à 18 dBi est placée sur le toit d’un immeuble. Il
s’agit d’une antenne tribande GSM 900/1800 – UMTS. La puissance d’émission est limitée à
20 W. Déterminer le périmètre de sécurité face à l’antenne.
PeGe
Pr = 2
En supposant une propagation en espace libre :  d
 4π 
 λ
PeGeη 0 PeGeη 0
E2 E= ⇔d=
En champ lointain : Pr = E × H =  d
2
 4π 
2

η0  4π  E × 
 λ  λ 
2 2 2
 E900   E1800   E2100 
On doit respecter :   +  +  ≤1
E  E  E 
 900 lim ite   1800 lim ite   2100 lim ite 
1
E900 = × E900 lim ite = 23.7 V / m ⇒ d ≥ 3.75m
3
1
E1800 = × E1800 lim ite = 33.5V / m ⇒ d ≥ 1.58m
3
1
E
Techniques et systèmes de 2100
=
transmission
× E2100 lim ite = 35.2V / m ⇒ d ≥ 1.32m November 09
3 68
Partie II – Propagation des ondes
radioélectriques

Techniques et systèmes de transmission 69 November 09


VIII – Propriétés du canal
radioélectrique

Techniques et systèmes de transmission 70 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Rappel – Spectre radio

MF HF VHF UHF SHF EHF


0.3-3MHz 3-30MHz 30-300MHz 300-3000MHz 3-30GHz 30-300GHz

IEEE WiFi
ISM 802.11 Gigabit ?
RFID GPS
Radio AM Radio FM GSM ZigBee Radar
Radio OC DCS auto
TV VHF TV UHF Wimax
CB UMTS Fréquence (Hz)

100K 1M 10M 100M 1G 10G 100G

 La propagation des ondes électromagnétiques dépend fortement de la fréquence.


 La plupart des applications de télécommunications s’effectuent sur la bande UHF, où la
transmission se fait en visibilité directe et par interaction avec les obstacles.

Techniques et systèmes de transmission 71 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Transmission en espace libre – Path Loss


 En se propageant, l’onde électromagnétique subie une atténuation inversement proportionnelle au
carré de la distance parcourue ou géométrique (propagation libre).
 L’espace libre correspond à un milieu idéal, homogène et sans obstacles. La transmission entre
émetteur et récepteur se fait en visibilité directe (Line Of Sight).
 L’atténuation de la puissance ne dépend que de la distance séparant l’émetteur du récepteur et suit
la relation de transmission de Friis :
PeGeGr PeGeGr PeGeGr PIRE × Gr
Pr = = = =
 4π
2 2
 d  L0 L0
 4π   ×d × f
 λ  c 

 La transmission en espace libre conduit à un affaiblissement L0 appelé Path Loss. Elle peut
cependant s’appliquer dans de rares cas : communications inter satellite, antennes surélevées.

 4π
2

Path Loss : L0 (d , f ) =  ×d × f
 c 

L 0 ( dB ) = 32 . 4 + 20 ⋅ log (d (km )) + 20 ⋅ log ( f (MHz ))

Techniques et systèmes de transmission 72 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Transmission en espace libre – Path Loss

Path Loss à
900 MHz Path Loss à
900 MHz

Soit un émetteur à 900 MHZ, de puissance 1 W. Le seuil de sensibilité du récepteur est aux
alentours de -102 dBm. Calculer la portée théorique de l’émetteur.

Techniques et systèmes de transmission 73 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Absorption atmosphérique
 L’onde électromagnétique voit son énergie absorbée et transformée sous une autre forme. Seule
l’amplitude du signal est modifiée.
 L’absorption est due aux différents gaz présents dans l’atmosphère.
 L’atténuation varie avec la fréquence. Elle est accentuée à hautes fréquences. La bande UHF est très
peu affectée par les problèmes d’absorption atmosphérique.
 Influence des particules liquides et solides (pluie, grêle, neige ….)
Atténuation (dB/Km) Absorption
moléculaire
100

Forte pluie
02 H20
10
Pluie moyenne

1.0

0.1
1
Techniques et systèmes de transmission 10 74 100 1000 November 09
Fréquence (GHz)
8. Propriétés du canal radioélectrique

Modes de propagation
 Le signal reçu est une combinaison de 4 modes de bases.
 Il a généralement effectué de nombreux trajets avant d’arriver au récepteur (phénomènes
de propagation multi trajets ou multi-path)
diffraction
Transmission
directe

réflexion

obstacles

diffusion

Techniques et systèmes de transmission 75 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Visibilité/transmission directe (Line of Sight)


 Nom emprunté au domaine optique, mais lois non
applicables dans le domaine radioélectrique en raison des
différences de longueur d’onde.
 A partir des bandes UHF, on peut assimiler l’onde à une
onde lumineuse. Ce cas correspond à une propagation en
espace libre, l’influence des obstacles est négligeable.
 Limité par l’horizon visuel et les obstacles rencontrés sur le
parcours (effet de masque).
 Préférable de placer les antennes d’émission en hauteur.
Portée de 50 à 100 km en UHF.
 Peut nécessiter l’emploi de relais :
• Passifs : simples réflecteurs si relief importants
• Actifs : répéteurs, amplification, remise en forme et retransmission du signal

Techniques et systèmes de transmission 76 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Visibilité/transmission directe (Line of Sight)


 Calcul de la portée optique :
Relais
Relais

Terminal
Terminal

d max = 2 2 Rh h : hauteur des antennes

d max (km) = 4.12 × h(m )


R : rayon de la Terre (6400 km)

Application : Soit 2 antennes surélevés de 50 m par rapport au sol, quel est la distance max. de
visibilité directe?

Techniques et systèmes de transmission 77 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Visibilité/transmission directe (Line of Sight)


 Pour savoir si on est dans un cas de visibilité directe, on doit respecter la règle du dégagement du
premier ellipsoïde.
 Pour avoir une visibilité directe, aucun obstacle ne doit se trouver à l’intérieur de cette ellipse.

Ellipsoïde de Fresnel

λ d1 d 2
r r=
d1 + d 2

d1 d2

Application : A 900 MHz, calculer le dégagement nécessaire pour une transmission en visibilité
directe entre 2 antennes espacées de 50 km ?

Techniques et systèmes de transmission 78 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Réflexion
 Elles se produisent lorsqu’une onde radio se propage dans un milieu diélectrique, et rencontre
une interface avec un autre milieu. La réflexion peut être totale ou partielle, suivant les
propriétés du nouveau milieu :

• diélectrique : une partie de l’énergie est transmise et l’autre partie diffractée, sans perte
d’énergie.
• conducteur parfait : toute l’énergie est réfléchie, sans pertes d’énergie.

 Le coefficient de réflexion dépend des propriétés des matériaux, de la fréquence, de l’angle


d’incidence, de la polarisation.

En

Et

Techniques et systèmes de transmission 79 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Diffraction
 Création d’interférences entre l’onde directe d’une source et l’onde
dont la direction a été modifiée. Elle entraîne une modification du
trajet suivi par une onde. min
 La diffraction existe pour toutes les longueurs d’onde, mais n’apparaît
que dans le cas où les dimensions de l’obstacle sont inférieures à la
longueur d’onde. max
 La diffraction a beaucoup d’influence sur les bandes HF,un peu sur
les bandes VHF, peu en UHF.

Fréquence (MHz) λ (m)

c 3 100
λ=
εr × f 30 10

300 1

 Apparaît sur les irrégularités du sol, les reliefs, les bâtiments


en milieu urbain.

Techniques et systèmes de transmission 80 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Diffusion
 Dans le cas d’un volume comprenant un nombre important d’obstacles, dont la taille est inférieure à
la longueur du signal, le phénomène de diffusion peut apparaître
 l’onde électromagnétique est déviée dans de multiples directions de manière statistique, ainsi que de
la polarisation.
 Elle apparaît à l’interface entre 2 milieux, ou quand une onde rencontre une surface pas parfaitement
plane et lisse ou à travers des feuillages.

 Modélisation complexe, plusieurs effets.


 Diffusion de Rayleigh par les molécules :
molécule
1 + cos 2 (θ )
I = I 0 × 8π Nα ×
4 2

λ4 R 2
Techniques et systèmes de transmission 81 November 09
8. Propriétés du canal radioélectrique

Modification de la polarisation
 Le milieu de propagation peut modifier le plan de polarisation d’une onde :
 L’atmosphère peut faire tourner le plan de polarisation d’une onde (problème pour les
communications satellites)
 La propagation dans un milieu urbain tend à modifier de manière aléatoire le plan de
polarisation.
 Une différence entre les polarisations des antennes (émettrices ou réceptrices) et l’onde conduit à une
perte de polarisation.

Rotation du
plan de phase
E
E
Direction de
Direction de
propagation
propagation H

Antenne Antenne
émettrice réceptrice

Techniques et systèmes de transmission 82 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Effet des obstacles

 Fading de masquage ou shadow fading :


 Sur son parcours, le signal rencontre des obstacles de nature diverse qui
contribuent à créer des zones d’évanouissement.
 Propagation en mode de non visibilité, uniquement par réflexion, diffraction,
diffusion.
 Les conséquences sur la propagation et la couverture dépendent de la taille des
obstacles et de la fréquence.

 Fading lent :
 Le signal subit des réflexions et des diffractions sur des objets de grande taille
(immeuble, colline).
 L’ordre de grandeur des zones d’évanouissement est celui des obstacles :
plusieurs dizaines de mètres.

Techniques et systèmes de transmission 83 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Fading rapide ou de Rayleigh


 Tout signal subit en général le phénomène de multitrajets. Le signal reçu résulte de la somme de tous
les signaux réfléchies, diffractées et directs.
 Chacun de ces signaux va posséder des caractéristiques (angle d’arrivée, amplitude, phase, fréquence,
polarisation) différentes.
 L’ensemble de ces contributions (principalement la différence de phase) donne lieu à des
évanouissements importants (de 2 à 30 dB).

 L’ordre de grandeur des zones d’évanouissement est la longueur d’onde du signal.

Signal reçu Plusieurs


impulsions
transmission Diffusion /
diffraction
seuil
Trajets multiples
temps
Fonction de
Impulsion transfert
réflexion seuil

fade
Techniques et systèmes de transmission 84 November 09
fréquence
8. Propriétés du canal radioélectrique

Dispersion temporelle ou delay spread


 Le phénomène de multi-trajet entraîne aussi une dispersion temporelle des signaux issus des
différents trajets.
 Les signaux issus de la transmission d’un symbole pourront se superposer aux signaux issus de
la transmission du symbole précédent ou suivant.
 Cela conduit à l’apparition d’interférences inter symboles, qui obligent à réduire le débit de
données.

Les différents trajets


arrivant au récepteur

time time
Symbole envoyé Symbole reçu
par l’émetteur T=0 time

Techniques et systèmes de transmission 85 November 09


8. Propriétés du canal radioélectrique

Effet Doppler

 Modification de la fréquence d’un signal émise par un émetteur ou reçu par un récepteur
en mouvement
 Compression des ondes électromagnétiques due au déplacement
mouvement

v× εr × f
× cos(α ) = × cos(α )
v
∆f =
λ c

Application : calculer la variation de fréquence max à 2.4 GHz que subit une antenne qui se
déplace à 100 km/h.

Réponse : +/- 222 Hz.

 Cet effet intervient dans un cas de fading de Rayleigh, où les différences de phase de
chaque onde réfléchie par des objets en mouvement vont affecter l’amplitude.

Techniques et systèmes de transmission 86 November 09


IX – Modèles de propagation

Techniques et systèmes de transmission 87 November 09


9. Modèles de propagation

Les différents environnements


 La relation de Friis s’applique rarement dans un environnement réel,qui
ne prend pas en compte l’effet des obstacles et la non stationnarité des
canaux.
 Les systèmes de communication modernes fonctionnent près des limites
définies par les spécifications.
 Besoin de modèles précis dépendant de l’environnement :

 Propagation en milieu rural : zone quasi ouverte, large, réflexion sur le


sol, présence de montagnes, forêts, lacs, mers. Dimension > 10 km
 Propagation en milieu urbain : réflexions, diffractions multiples,
obstacles de géométries complexes et dimensions variables,
multitrajets,modification des plans de polarisation, canal fortement non
stationnaire. Dimension : quelques centaines de mètres à plusieurs
kilomètres.
 Propagation en milieu indoor : même caractéristiques que le milieu
urbain, pénétration à travers des murs, dimension limitée à quelques
dizaines de mètres.

Techniques et systèmes de transmission 88 November 09


9. Modèles de propagation

Les différents types de modèles

 Le canal radioélectrique est difficile à modéliser du fait de la complexité des phénomènes


agissant sur le signal au cours du temps.
 De plus, du fait de la dépendance du comportement du signal avec l’environnement dans
lequel il se propage, il n’existe pas de modèle de canal unique.
 Ci-dessous, une classification des méthodes de modélisation en fonction de leur
complexité et de leur précision.
Méthodes
discrètes théoriques mixtes empiriques
Exactes Statistiques

Type d’environnement
rural (>10km) urbain (~1km) urbain dense (<1km) indoor (<100m)

macrocell microcell picocell

Techniques et systèmes de transmission 89 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 A relation de Friis ne permet pas de prendre ne compte l’effet du sol à l’origine d’une réflexion.
 Le modèle à 2 rayons a été développé pour analyser des liaisons entre 2 antennes dans un espace
ouvert et calculer les sensibilités des antennes (calibration, caractérisation d’une antenne).

Tx
direct D
Rx Rx
i H1
éfl éch R H2
r
θ θ
Courant de surface
sol sol
d

− jβD 2

LP =
PRx e

PTx 2βD
(
× FTx + FRx × (Γ + (1 − Γ )A)e− jφ )
Techniques et systèmes de transmission 90 November 09
9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons

 FTx, FRx : terme tenant compte du diagramme de rayonnement des antennes Tx et Rx le


long des rayons direct et réfléchi
 Γ : coefficient de réflexion du sol
 A : contribution des ondes de surface
 Φ: déphasage du rayon réfléchi par rapport au rayon direct.

 H1 + H 2 
θ = arctan 
 
φ = β × (R − D )
d
D = d 2 + (H 1 − H 2 )
2

R = d 2 + (H 1 + H 2 )
2

Techniques et systèmes de transmission 91 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 Calcul du coefficient de réflexion : il dépend de l’angle d’incidence et des propriétés
électriques du sol :
sin θ − X
Γ (θ ) =
sin θ + X

ε g − cos 2 θ
 Pour une polarisation verticale : X=
εg

 Pour une polarisation horizontale : X = ε g − cos 2 θ


σ
 Constante diélectrique du sol : εg = εr − j
ε 0 2πf
Avec : • εr : constante diélectrique du sol (entre 3 et 25 suivant l’humidité du sol)
• εo = 8.85 e-12
• σ : conductivité du sol (entre 0.0001 et 0.005 S/m suivant l’humidité du sol)

Techniques et systèmes de transmission 92 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 La contribution des ondes de surface dépend de la fréquence, des paramètres électriques
du sol, de la polarisation et de l’angle d’incidence.
−1
A=
1 + jβd ( X + sin θ )
2

 Approximation d’un rayon rasant :


 θ petit et d ≈ D
 Γ≈ -1
 A ≈ -1/(jβdX)²
2
1
H1H2 (βX )2
LP ≈ 2
+ 2
d d

Techniques et systèmes de transmission 93 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 Modèle pour les tests d’antennes en milieu ouvert :
Paramètre n
Diagrammes de
Tx rayonnement
Antenne TX (3dB Antenne RX (3dB n
Rx beamwidth) beamwidth)

Omni (180°) Omni (180°) 0

Dipôle vertical (78°) Dipôle vertical (78°) 2.8

Cornet (62°) Dipôle vertical (78°) 3.6


sol
Log périodique (53°) Dipôle vertical (78°) 4.5

Simplification de FTx et FRx

2
n+1 n+1
1   d  
LP ≈
  
2βd   D 
d 
+  (
× Γe − jφ
+ 1 − Γ Ae− jφ
)


 R 

Techniques et systèmes de transmission 94 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 Exemple : On réalise un test de calibration d’une antenne dipôle vertical à 2 GHz. Pour
cela, on utilise une antenne fixe de type cornet présentant un gain = 11 dBi et un angle
d’ouverture = 60 °. L’antenne fixe est placée à une hauteur de 3m et l’antenne sous test à
1.5m. Les 2 antennes sont espacées de 50 m. Le sol présente une conductivité de 0.01
S/m et une constante diélectrique de 10. On alimente l’antenne fixe par une puissance de
1 mW.
 En déduire la puissance reçue par l’antenne réceptrice.
 Calculer le champ électrique au niveau de l’antenne sous test, en supposant qu’il s’agit
d’un dipôle infinitésimal (omnidirectionnel).

Techniques et systèmes de transmission 95 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle pour espace ouvert – modèle à 2 rayons


 Calcul de la perte de propagation :
θ = 5° X = 0.31 + 0.001i φ = 5.6 e − 10 = 400°
D= 50.02m
Γ = 0.41 − 0.002i A = 9 e − 7 + 4.4 e − 4i
R= 50.2m

• Friis : L0 = 5.7e − 8 = −72.4dB


Différence entre les
• Approximation d’un rayon rasant : LP = 3.2e − 6 = −54.9 dB résultats des modèles

• Modèle à 2 rayons : LP = 1e − 7 = −60 dB

 Puissance récepteur : PRx = PTx + GTx + GRx + LP = −49 dBm = 12 nW


 Champ électrique :

On suppose une antenne isotropique (gain = 0 dB), l’ouverture effective : Ae =
2 λ2
1 E
PRx = ERx H Rx = Rx
2 2.η 0
PRxη o 4π
ERx =
Techniques et systèmes de transmission = 5296
mV / m = 94dBµV / m November 09
λ
9. Modèles de propagation

Modèle pour terrains irréguliers


 Le modèle à 2 rayons ne peut pas s’appliquer pour des terrains irréguliers, présentant de larges
obstacles de formes complexes.
 Dans le cas d’une propagation point à point dans des environnements larges avec des reliefs
importants, l’utilisation de méthodes mixtes est requises; comme le modèle de Longley-Rice ou
Irregular Terrain Model :

 Validité : 20 MHz – 100 GHz


 Modèle de terrain (effet de masque+réflexion du sol)
 Modèle de diffraction par les obstacles isolés
 Réfraction de la troposphère
 Diffraction à l’horizon
 Facteur d’affaiblissement pour les milieux urbains

 Avantages : rapides, prise en compte de nombreux effets


 Inconvénients : pas de prise en compte du phénomènes de trajets multiples, modèle empirique

Techniques et systèmes de transmission 97 November 09


9. Modèles de propagation

Modèle de propagation en milieu urbain

 La modélisation de la couverture radio en milieu urbain/suburbain est la plus difficile :


 Nombreux obstacles
 Géométries complexes
 Pas de description détaillée de la géométrie de la zone couverte
 Phénomènes de multitrajet.
 Exigences d’un modèle de prédiction en milieu urbain :
 Déterminer la perte de propagation (path loss)
 Déterminer le niveau du champ moyen à proximité de l’antenne réceptrice
 Déterminer une distribution statistique du niveau du champ à proximité de
l’antenne réceptrice

Techniques et systèmes de transmission 98 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain - Les modèles empiriques


 La propagation en milieu urbain ou suburbain est très différente d’une
propagation à 2 rayons.
 Généralement, il n’y a pas de visibilité directe et il y a un grand nombre de
réflexions/diffractions
 La géométrie n’est pas forcément régulière.

Développement d’un grand nombre de modèles empiriques,


basés sur des campagnes de mesures et extraits par
extrapolations.
 Inconvénients :
 les modèles empiriques sont parfois très spécifiques à la ville dans
laquelle il a été développé.
 Nécessité d’inclure des facteurs de correction permettant de calibrer le
modèle afin de l’adapter à d’autres villes

Techniques et systèmes de transmission 99 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain - Les modèles empiriques


 Principe d’utilisation :
modèle de terrain
Paramètres d’entrée
• fréquence
• distance
• polarisation Modèle
• hauteur Modèle statistique
d ’antennes (à valider sur
• conductivité du sol le terrain)
• climat
...
Mesures de calibrage
Avantages : ces méthodes prennent en compte tous les phénomènes de
propagation, les calculs sont très rapides.
Inconvénients: les résultats sont fortement liés aux environnements dans lesquels
les mesures ont été effectuées. Le modèle doit être calibré par rapport à
l’environnement étudié.
Techniques et systèmes de transmission 100 November 09
9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – Modèle Walfish-Ikegami


 On considère
 Un milieu urbain homogène (généralisation géométrique)
 L’antenne Tx peut être en dessus ou en dessous des toits
 L’antenne Rx est entre 2 bâtiments et n’est pas en visibilité directe de Tx
 Chaque immeuble est un écran absorbant/diffractant

HTx (m)
b (m)

s (m) HRx (m)

d (km)

θ  b − Hm 
θ = arctan 
b (m)  W 
w (m) HRx
Techniques et systèmes de transmission 101
s November 09
9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – Modèle Walfish-Ikegami


 Amplitude moyenne du signal :
 17 H Tx + d 2 
L = − L0 − LE1 − LE 2 − 18 log 
 17 H Tx 
 L0 : perte de propagation en espace libre
L0 ( dB) = 32.4 + 20 ⋅ log(d (km )) + 20 ⋅ log( f (MHz ))
 LE1 : terme lié aux pertes dues à la diffraction sur les toits
LE 1 = −10 log

 G (θ ) 
× −
1 1 
2


 πβ (b − H )2 + W 2  θ 2π + θ  
Rx

 Rx 
 LE2 : terme lié à l’absorption de l’onde par les bâtiments
LE 2 = −10 log GTx Q 2( )
Si Tx au dessus des bâtiments (HTx < b) Si Tx en dessous des bâtiments (HTx < b)
s  
  0 .9
1000 d − s  1 1    H Tx  s 
Q=

− Q = 2.35 arctan 
2πβ (b − H Rx ) + s 2  arctan
( b − H Tx   ( b − H Tx     λ 
 2π + arctan 1000 d
2
 
  s   s 
Techniques et systèmes de transmission 102 November 09
9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – Modèle Walfish-Ikegami

100 MHz

900 MHz

1800 MHz

2100 MHz

d = 1 km, HRx = 2 m, b = 20 m, s = 40 m, w = 20 m, GTx = 9 dBi, GRx = 0 dBi

Techniques et systèmes de transmission 103 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle empirique d’Okumura/Hata


d
 Le modèle macrocellulaire le plus couramment utilisé en
ingénierie des réseaux cellulaires est le modèle Okumura-
Hata (1968/ 1980).
 On se place dans le cas de 2 antennes surélevées en
visibilité directe. Les phénomènes de masquage et de Hb
réflexion ne sont pas pris en compte. Hm
 La formule est basée sur la perte de propagation en espace
libre entre 2 points corrigées par un facteur de correction.

 Les 4 paramètres d’entrée sont les suivants :


• f : fréquence (en MHz) entre 150 et 1500 MHz
• d : distance en km entre émetteur et récepteur, de 1 à 20 km
• Hb : hauteur en m de l’émetteur, de 30 à 300 m
• Hm : hauteur en m du récepteur, de 1 à 20m

Techniques et systèmes de transmission 104 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle empirique d’Okumura/Hata

 Pour les environnements urbains, la perte de propagation se calcule :

Lu (dB) = 69.55 + 26.16 log( f ) − 13.82 log(H b ) − A(H m ) + (44.9 − 6.55 log(H b ))× log(d )

 Le facteur de correction est de :

A(H m ) = (1.1 log( f ) − 0.7 )× H m − (1.56 log( f ) − 0.8) ville de taille moyenne

A(H m ) = 8.29 log(1.54 H m ) − 1.1 ville de grande taille, f < 200 MHZ

A(H m ) = 3.2 log(11.75 H m ) − 4.97 ville de grande taille, f > 200 MHZ
2
  f 
 Pour les zones suburbaines : Lsu (dB ) = Lu − 2 ×  log   − 5.4
  28  
 Pour les zones rurales très dégagées :
Lr (dB ) = Lu − 4.78 × (log( f )) + 18.33 × (log( f )) − 40.94
2

Techniques et systèmes de transmission 105 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle empirique d’Okumura/Hata

Atténuation à 900 MHz, Hb = 50 m, Hm = 5 m

Techniques et systèmes de transmission 106 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle statistique


 Le modèle à 3 étages permet d’approximer l’atténuation du canal à partir d’un
modèle aléatoire.
 Il prend en compte la nature aléatoire du terrain et les multi trajets.
 Permet de déterminer la probabilité de réussite d’une communication et de
fixer des marges au seuil de sensibilité.
L = path loss( f , d ) × as × a f
Affaiblissement de évanouissement
parcours (terrain plat) Effet de masque, rapide (multitrajet)
géométrie non uniforme

Valeur moyenne
> 10 dB

Tx d
Rx

Techniques et systèmes de transmission 107 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle statistique


Fading de Rayleigh
ou rapide
10
0
Champ électrique -10
(dBµV/m) -20
≈10λ
100
100 - 1000λ
80
y
60
Modèle terrain
40 plat

20 Masquage des immeubles


– fading lent
0
1 10 100
Distance (km)
x
[Siwiak 2001]
Techniques et systèmes de transmission 108 November 09
9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle statistique

 Le fading rapide ou de Rayleigh suit une loi de Rayleigh ou Gaussienne, dont


la distribution statistique est :
x 2
 x 
pR ( x ) = 2 exp − 
2 
σR  2σ R 
avec σ R = 5.57 − 7.5 dB

 L’effet de masquage des bâtiments ou fading lent suit une loi log-normale :
 ( x − β )2 
1  10 
pLN ( x ) = exp −
2πσ LN
2  2σ LN 2 
 
avec σ LN = 5 − 12dB

Incertitudes de 5 à 12 dB sur les valeurs de pertes de propagation !

Techniques et systèmes de transmission 109 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu urbain – modèle statistique


 Il est possible de cumuler les 2 effets aléatoires et de les modéliser par une loi
gaussienne
 Loi de répartition : x
+∞   (z − µ )2 
P(x ≤ X ) = 1 −
1
∫ exp  dz

μ
2πσ   2σ tot 
2 X 2
tot σ
σ tot = σ R2 + σ LN
2
+ σ else
2 X

 La connaissance de la valeur moyenne µ et l’écart type σ permet de connaître la


plage de variation la plus probable du signal.
 Règle pour la couverture : la probabilité que le signal soit au dessus d’un seuil
donné doit être suffisamment grande (> 90 %) sur tout le contour de la zone de
couverture.
 Au niveau de l’émetteur, on peut définir une marge :
PE requis = PE + M

Techniques et systèmes de transmission


M = ∑ pertes
110
+ σ tot November 09
9. Modèles de propagation

Propagation en milieu indoor - méthodes discrètes


 La propagation indoor dépend de multiples variables, de l’environnement proche dont les effets
s’entremêlent. Les trajets multiples sont très nombreux.
 Afin d’avoir une bonne précision, il faut faire appel à des modèles précis, où l’environnement est
discrétisé et sur lequel les équations de Maxwell sont résolues.
 Exemple : Finitie Difference Time Domain, résolution de proche en proche
 Avantages : méthodes exactes, prises en compte des matériaux
 Inconvénients : taille de maillage max. à respecter  temps de calcul long et taille des données
importantes
 Ces méthodes s’appliquent parfaitement pour de petits environnements.

Techniques et systèmes de transmission 111 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu indoor - méthodes géométriques


 Il s’agit principalement de méthodes de lancers de rayons (ray tracing), basées sur de l’optique
géométrique.
 Le lancé d’un rayon permet de déterminer la distance émetteur – récepteur, le nombre de trajets,
l’angle d’attaque, les matériaux, …
 On applique ensuite un modèle de propagation à partir de ces données.
 Avantages : prise en compte des chemins multiples, matériaux, assez réalistes, plus rapides que le
méthodes exactes
 Inconvénients : temps de calcul variable, augmente avec le nombre de trajets, moins précis que les
méthodes discrètes.
 Ces méthodes peuvent s’appliquer à tous types d’environnements, mais avec des précisions
variables.

Techniques et systèmes de transmission 112 November 09


9. Modèles de propagation

Propagation en milieu indoor - modèle empirique


 Les modèles géométriques et « exactes » ont souvent un degré de complexité très élevé pour
permettre une évaluation rapide de l’atténuation.
 Le modèle de Motley-Keenan est un modèle empirique classique pour les environnements indoor.
N
L = L0 + LC + ∑ N i Li + N f L f
i =1

• L0 : atténuation en espace libre


Placoplatre 3 dB
• Lc : constante
Bois 3 dB
• Li : pertes dues à la traversée de murs de type i Vitre 2 dB
• Ni : nombre de murs de type i Mur de béton fin 13 dB
• Lf : pertes dues à la traversée de dalles Mur de béton épais 17 dB
• Nf : nombre de dalles Dalle 23 dB

 Ce modèle est à l’origine de nombreux autres modèles empiriques pour la propagation indoor (IUT-
R, COST 231, COST 259 …)

Techniques et systèmes de transmission 113 November 09


9. Modèles de propagation

Modèles pour microcellules


 En milieu urbain, lorsque l’antenne de la station de base est situé sous le niveau des toits et que les
puissances d’émission sont faibles, la zone couverte est appelée microcellule.
 Si le mobile est en visibilité directe, le trajet directe est prépondérant devant les diffractions et le
réflexions.
 Pour d > 0.02 km et 800 MHz < f < 2 GHz :

L = 42.6 + 20 × log( f (MHz )) + 26 × log(d (km ))

 Si le mobile n’est pas dans la même rue, comme celle-ci joue le rôle de guide d’onde, on peut
simplement retrancher 20 dB à chaque coin de rue.

Techniques et systèmes de transmission 114 November 09


X – Calcul de couverture et
planification radio

Techniques et systèmes de transmission 115 November 09


10. Couverture et planification radio

Calcul de couverture et planification radio

 Afin de dimensionner les différents équipement radiofréquences d’une interface radio (type de matériel,
caractéristiques, placement des antennes, puissance et fréquence à allouer …), il est nécessaire de :
 estimer la portée du système radio
 déterminer si la couverture radio est suffisante sur une zone donnée (taux de couverture > 90 %)
 Dès les phases de dimensionnement, un bilan de liaison est nécessaire pour déterminer la perte de
propagation maximale pour une interface radio donnée.
 L’utilisation d’un modèle de propagation permet d’estimer ensuite la portée.

Techniques et systèmes de transmission 116 November 09


10. Couverture et planification radio

Le bilan de liaison
 Avant toute déploiement d’un réseau, il est nécessaire de déterminer par calcul quel sera la puissance
reçue par le récepteur.
 Le bilan de liaison va permettre de dimensionner les paramètres de la station de base : puissance
émise, pertes dans les câbles, coupleurs, amplificateurs, gain en diversité.
Ge
Pe Gr
Pr
atténuation
Le
d Lr
Le, Lr : pertes en lignes de l’émetteur et du récepteur, nombres négatifs

Pr = Pe − Le + Ge − L p + Gr − Lr Exprimés en dB

 Le bilan de liaison et la somme de la puissance émise et de tous les gains et les pertes rencontrés
jusqu'au récepteur, ainsi que les marges ajoutées par le concepteur.
 La puissance reçue doit être supérieure au niveau de bruit en sortie du récepteur pour assurer une
détection du signal et une qualité de service suffisante.

Techniques et systèmes de transmission 117 November 09


10. Couverture et planification radio

Bruit sur une antenne


 Une antenne est une source de bruit majeure en entrée d’un récepteur.
 Le bruit d’une antenne est dû à :  Pertes de l’antenne
 Bruit de l’environnement capté par l’antenne

 Si on néglige les pertes ainsi que les interférences électromagnétiques, le bruit provient du
rayonnement thermique des objets environnants.

 On définit la puissance de bruit d’une antenne par : PN = kTant B

 Tant est la température de bruit de l’antenne, qui dépend de la température des objets se trouvant
dans le diagramme de rayonnement de l’antenne.

Tciel
Corps Température de bruit
Terre, eau 290°K

Antenne terrestre 190°K = R


Antenne télécom spatiale 20 °K
Tsol

Techniques et systèmes de transmission 118 November 09


10. Couverture et planification radio

Bruit en sortie d’un récepteur


 Pour caractériser la création du bruit par les différents éléments d’un N out
récepteur (amplificateur, mixeur, ….), on définit le facteur de bruit F ou F=
Noise Figure NF. Il s’agit du rapport entre le bruit Nout en sortie du N in

NF (dB ) = 10. log(F )


récepteur sur le bruit Nin en entrée du récepteur.

Dans un récepteur, Nin est souvent dû au bruit de l’antenne.


Les éléments électroniques sans gain (câbles, circuits passifs) ont un facteur de bruit égal à leur
atténuation L.
NFpassif = 10. log(L )

 Pour déterminer le bruit en sortie d’une chaîne de n dispositifs électroniques, on utilise la formule
de Friis :

F2 − 1 F3 − 1 F4 − 1 Fn − 1 Fi : facteur de bruit du ième éléments


Ftot = F1 + + + + ... +
G1 G1G2 G1G2G3 G1G2G3 ...Gn −1 Gi : gain du ième éléments

Techniques et systèmes de transmission 119 November 09


10. Couverture et planification radio

Bruit en sortie d’un récepteur

Application : Calculer la puissance de bruit en sortie du mixeur pour la bande GSM


(∆F=25 MHz).

Gain 20 dB, facteur


de bruit 10 dB
mixer
antenne câble
LNA Nout ?
Atténuation 3 dB Gain -10 dB, facteur
de bruit 6 dB
OL

Techniques et systèmes de transmission 120 November 09


10. Couverture et planification radio

Bruit en sortie d’un récepteur


Bruit généré par l’antenne : PN = k × TA × B = 1.38 ×10 −23 × 190 × 25 × 10 6 = 1.05 × 10 −15 ⇔ − 102dBm
Sensibilité en entrée
du récepteur
1 10 − 1 4 −1
Facteur de bruit de la chaîne de réception : Ftot = + + = 18.56 ⇔ NFtot = 12.7dB
2 0.5 0.5 ×100

Relation entre le signal en sortie et le signal en entrée : S out = Sin − 3 + 20 − 10 = Sin + 7 dB

N out
Bruit en sortie du récepteur : Ftot = ⇒ Sin + 7 − N out = Sin − N in − NFtot
N in

N out = N in + NFtot + 7 = −82.3dBm

Le récepteur ne pourra détecter que des signaux de puissance > -102 dBm en entrée, > -82.3 dBm
en sortie du récepteur.

Techniques et systèmes de transmission 121 November 09


10. Couverture et planification radio

Rapport signal à bruit


 Un signal est détectable si celui-ci n’est pas « noyé » par le bruit. On définit le seuil de détection
d’un récepteur par le seuil de bruit.
 Pour avoir une qualité de réception suffisante, il est nécessaire de garantir un rapport signal à bruit
SNR minimal.
S
SNR(dB ) = 10. log 
N

Niveau de
puissance Qualité
suffisante
Signal
Signal non détectable
détectable
SNRmin
Seuil de
bruit

Techniques et systèmes de transmission


Fréquence November 09
122
10. Couverture et planification radio

Rapport signal à bruit et taux d’erreur binaire


 Les signaux numériques sont sensibles au bruit … mais moins que les signaux analogiques. La
qualité d’un signal numérique ne se mesure pas à la distorsion du signal, mais à la capacité d’un
récepteur d’interpréter correctement l’état binaire transmis.
 Principale contrainte : le Taux d’Erreur Binaire (Bit Error Rate).

BER (% ) =
nombre de bits erronés
nombre total de bits reçus

 Le BER est lié au SNR par des relations complexes. Pour estimer le BER, on emploie le rapport signal à
bruit par bit Eb/No
S E F • Fb : fréquence ou débit binaire
= b × b • B : bande passante allouée au signal
N No B

Techniques et systèmes de transmission 123 November 09


10. Couverture et planification radio

Rapport signal à bruit et taux d’erreur binaire


 La relation entre le BER et le rapport Eb/No dépend de la modulation, du codage de canal et du
bruit sur le canal.
 Dans le cas d’un canal à bruit gaussien, la relation entre le BER et le rapport Eb/No est du type :
1  Eb 
BER = erfc 

2  N 0 

 Exemple : téléphonie mobile. Calcul du SNR minimal.

Données :
Modulation : type QPSK
Fb = 12 Kbits / s
B = 200 KHz
BER < 0.1%

Eb/No > 7 dB
SNR > -5 dB

Techniques et systèmes de transmission 124 November 09


10. Couverture et planification radio

Sensibilité d’un récepteur

 Connaissant le SNR minimal, quel est le seuil de sensibilité d’un récepteur ?

Niveau de
puissance sensibilit é (dBW ) = seuil de bruit + SNR min + pertes

Seuil de
sensibilité Marges
supplémentaires
signal

SNRmin
Seuil de bruit

sensibilité (dBW ) = 10 log(kT ) + Eb / N o + 10 log(Fb ) + pertes

Techniques et systèmes de transmission 125 November 09


10. Couverture et planification radio

Calcul de couverture
 Quelle est la zone couverte par une antenne pour une puissance donnée ?
 A partir des besoins en QoS, le calcul de la couverture va permettre de déterminer:

• Les meilleurs sites d’implantation des BTS pour couvrir le site


• Le paramétrage des BTS en terme de hauteurs, azimuts, tilts
• La puissance émise en terme de PIRE = Puissance Isotrope Rayonnée Effective = puissance
émise au niveau de l’antenne relative à une antenne isotrope (gain 0 dB).

Pe × G A
PIRE = Pt × G A =
Lc
Ga
PIRE (dB ) = Pe − Lc + G A

Lc Pt
Antenne
PeGeGr PIRE × Gr
Pe Pr = 2
=
 d Lp
Dispositif de  4π 
couplage  λ

Techniques et systèmes de transmission 126 November 09


10. Couverture et planification radio

Détermination du seuil de couverture

 L’opérateur doit vérifier à partir des modèles de propagation que les zones qu’il veut couvrir le soient
avec une qualité suffisante.
 Il doit donc s’assurer que la puissance reçue soit supérieure à la sensibilité du récepteur.
 De plus, le seuil choisi doit intégrer plusieurs marges : marge due à la réutilisation des fréquences,
marge due à l’effet de masque, ….

Puissance
émise
Affaiblissement
Puissance
reçue

Marge au seuil Seuil de sensibilité du


récepteur

Techniques et systèmes de transmission 127 November 09


10. Couverture et planification radio

Equilibrage de la liaison
 A partir du seuil de sensibilité + les marges, on peut déterminer la couverture obtenue en fonction
de la puissance des émetteurs. La puissance est ajustée pour assurer une bonne couverture.
 Dans le cas d’un réseau cellulaire, il est nécessaire d’équilibrer les liaisons montantes et
descendantes afin de limiter les problèmes d’interférences avec d’autres stations.
 Il s’agit d’avoir les mêmes atténuations sur les 2 voies en limite de portée. Ainsi, la qualité perçue
par les 2 intervenants est voisine.
 Liaison non équilibrée :

Zone couverte
Zone couverte
par la MS
par la BTS Liaison montante

Liaison descendante

Techniques et systèmes de transmission 128 November 09


10. Couverture et planification radio

Exemple de bilan de liaison : liaison radio mobile


 Ecrire le bilan de liaison dans le cas d’une liaison entre une station de base GSM et une station
mobile dans le cas où :
• La station de base est composée par des antennes directives de gain = 14 dBi. La puissance
maximale de l’émetteur est d’abord fixé à 42 dBm. 2 antennes sont utilisées en réception, le
gain de diversité est estimé à 3.5 dB. Les coupleurs et les câbles induisent des pertes
respectives de 3 et 3.5 dB.
• La station mobile est composée d’une seule antenne omnidirectionnelle. La puissance
minimale est fixée à 2 W. Les pertes sont principalement dues à la proximité d’un corps
humain et sont évaluées à 3 dB.
• Le cahier des charges indiquent que des marges de bruit et d’environnement respectivement de
3 et 8 dB doivent être ajoutées.

Techniques et systèmes de transmission 129 November 09


10. Couverture et planification radio

Exemple de bilan de liaison : liaison radio mobile

GBTS Lp
PeBTS Lc L f BTS
Tx Coupleur Alimentation GMS

GBTS L f MS
L f BTS Alimentation
PrBTS Lp
Alimentation
Rx
Gd PeMS Tx Rx PrMS
Alimentation

Station de base Station mobile

PrMS = PeBTS − Lc − L f BTS + GBTS − L p + GMS − L f MS


Bilan de
liaison PrBTS = PeMS − L f MS + GMS − L p + GBTS + Gd − L f BTS
Techniques et systèmes de transmission 130 November 09
10. Couverture et planification radio

Exemple de bilan de liaison : liaison radio mobile


Liaison descendante Liaison montante
Emetteur BTS Emetteur MS
PeBTS 42 dBm PeMS 33 dBm
Lc 3.5 dB pertes 3 dBm (corps humain)
L f BTS 3 dB GMS 0 dBm
GBTS 14 dBi PIRE 30 dBm
PIRE 49.5 dBm
Récepteur MS Récepteur BTS
PrMS min -102 dBm PrBTS min -107 dBm
pertes 3 dBm (corps humain) marges 3+11 = 11 dBm
GMS 0 dBm GBTS 14 dBi
marges 3+8 = 11dBm Gd 3.5 dB
L f BTS 3 dB
L p max 140.5 dB L p max 140.5 dB

Bilan non équilibré : on peut augmenter la puissance de la BTS


Techniques et systèmes de transmission 131 November 09
10. Couverture et planification radio

Exemple de bilan de liaison : liaison radio mobile


Liaison descendante Liaison montante
Emetteur BTS Emetteur MS
PeBTS 45 dBm PeMS 33 dBm
Lc 3.5 dB pertes 3 dBm (corps humain)
L f BTS 3 dB GMS 0 dBm
GBTS 14 dBi PIRE 30 dBm
PIRE 52.5 dBm
Récepteur MS Récepteur BTS
PrMS min -102 dBm PrBTS min -107 dBm
pertes 3 dBm (corps humain) marges 3+8 = 11 dBm
GMS 0 dBm GBTS 14 dBi
marges 3+8 = 11dBm Gd 3.5 dB
L f BTS 3 dB
L p max 140.5 dB L p max 140.5 dB

Bilan équilibré, portée maximale dans une grande ville = 4 km


Techniques et systèmes de transmission 132 November 09
10. Couverture et planification radio

 Le processus de planification radio permet de quantifier le nombre


d’équipements nécessaires (stations de base, liaisons entre stations) et de
définir l’architecture du réseau (emplacement géographique des équipements
et réseau d’interconnexion)
 Il s’agit :

 Réalisation de calculs de couverture pour calibrer les modèles de propagation


et les adapter aux environnements à couvrir
 Planifier la couverture du réseau en fonction des objectifs initiaux (QoS,
capacité, services)
 Sélection des sites permettant la couverture en fonction des contraintes du
terrain
 Optimisation de la couverture en paramétrant les stations de base et à travers
les processus de bilan de liaison et d’affectation de fréquences.

Techniques et systèmes de transmission 133 November 09


10. Couverture et planification radio

Processus général de planification d’un réseau sans fils

Données et précision

Dimensionnement des Outils et formules de


équipements et des interfaces dimensionnement

Position, taille et Outils de planification


capacité des BTS radio
+ surveys (calibration du
Allocation des fréquences et modèle
paramétrages des BTS

Données
Planification du réseau fixe Outils

Techniques et systèmes de transmission 134 November 09


10. Couverture et planification radio

Elaboration d’un réseau


Réponse appel d’offres, agrandir
Choix du site un réseau existant …

Pré-étude Etude Validation/abandon


géographique commerciale projet

Signature,
Signature des conventions lancement projet

Déterminer points d’émission,


Etude
couverture théorique réseau
géographique par simulation

Installation antennes
Déploiement réseau
émission + configuration
Réglages
Tests et validation Tests de couverture
sur le terrain
Tests concluants
Exploitation
Techniques et systèmes de transmission 135 November 09
Bibliographie

• Z. N. Chen, K. M. Luk, « Antennas for Base Stations in Wireless Communications », MacGraw Hill, 2009,
978-0-07-161289-0
• P. F. Combes, « Micro-ondes tome II – Circuits passifs, propagation, antennes »,Dunod, 1997, 2-10-
002753-0
• L. C. Godara, « Handbook of Antennas in Wireless Communications », CRC Press, 2001, 978-
0849301247
• P. Scholz, “Basic Antenna Principles for Mobile Communications”, Kathrein,
www.kathrein.de/en/mca/index.htm
• « Guide Technique – Modélisation des Sites Radioélectriques et des Périmètres de Sécurité pour le
Public », version 2, 22 février 2008, ANFR, www.anfr.fr
• K. Siwiak, Y. Bahreini, “Radiowave Propagation and Antennas for Personal Communications – 3rd
Edition”, Artech House, 2007
• K. Al Agha, G. Pujolle,G. Vivier, “Réseaux de Mobiles et Réseaux sans Fils”, Eyrolles, 2001
• X. Lagrange, P. Godlewski, S. Tabbane, « Réseaux GSM-DCS – 4e édition », Hermes Sciences, 1999.
• H. Holma, A. Toskala, « WCDMA for UMTS – HSPA Evolution and LTE – 4th Edition », Wiley, 2007
• J. Laiho, A. Wacker, T. Novosad, « Radio Network Planning and Optimisation for UMTS – 2nd Edition »,
Wiley, 2006, 978-0-470-01575-9

Techniques et systèmes de transmission 136 November 09