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Module 5 :

La stabilité des réseaux

1
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
I. Introduction sécurité - stabilité

Les enjeux de la sécurité des réseaux

 Réseau => infrastructure vitale et stratégique

Système complexe, équilibre fragile, comportement chaotique

 Panne => impact économique et social considérable

Rupture d’alimentation de moins en moins tolérée

 Contraintes limitant le développement / renforcement du réseau


=> limites de sécurité

Logique d’expansion => logique d’adaptation et d’optimisation

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I. Introduction sécurité - stabilité

Dérégulation Système électrique :


fort taux de pénétration
de GED
Protocole de Kyoto
(1997)

 renforcement des moyens de production


 vulnérabilité supplémentaire du réseau

Sécurité physique et opérationnelle


11 septembre 2001
des réseaux

Réseaux = infrastructures critiques


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I. Introduction sécurité - stabilité

Contexte actuel des réseaux

➼ Ouverture du marché de l’électricité

➼ Croissance des échanges internationaux

➼ Contraintes opérationnelles, environnementales

➼ Phénomènes de congestion, flux parallèles

➼ Limitation du transit de puissance

➼ Diminution des marges de sécurité

➼ Problèmes de stabilité
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I. Introduction sécurité - stabilité

Mutation des réseaux

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I. Introduction sécurité - stabilité

Gestionnaires des
réseaux de distribution
Dérégulation des systèmes électriques Propriétaire du réseau
de transport

Réseaux de distribution

Production classique
Production
Comptage
Réseau de transport
Grossistes
Transport Régulateur

Consommateurs

Services-système
Distribution Marchés

Environnement
Producteurs indépendants
Consommation
Gestionnaire du réseau
de transport
Propriétaires des réseaux
de distribution

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
I. Introduction sécurité - stabilité

Sécurité des réseaux électriques

CA

Réseaux de gaz
naturel et de pétrole
Transports
Sécurité:
Réseaux de Statique
Réseaux télécommunications
informatiques
Réseaux
Dynamique
électriques Transitoire
@
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I. Introduction sécurité - stabilité

Qu’est-ce que la sécurité des réseaux ?

Sécurité statique Sécurité dynamique

 Equilibre production-consommation
stabilité stabilité
 Umin < Tensions < Umax dynamique transitoire
 Transits < Ilim ou Plim
 Courant des groupes < Inom
faibles perturbations fortes perturbations

Oscillations basse fréquence


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I. Introduction sécurité - stabilité

Décomposition physique

 Stabilité statique
 Stabilité dynamique
 Stabilité transitoire

Décomposition justifiée par :

 Nature différente des phénomènes


 Échelles temporelles différentes
 Modèles différents
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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
II. Générateur synchrone

Equilibre des puissances

Source
d’énergie

u
primaire Cm Pm Pe

ea
Turbine ~

s

Soupape

Imposée par Imposée par les


la turbine consommateurs

A l’équilibre, Pm = Pe
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II. Générateur synchrone

Soit un système simple :

 Un générateur synchrone connecté à un réseau par une ligne de transport

 Le réseau est grand en terme de d’inertie et de puissance de court-circuit :

 Le générateur synchrone ne peut pas modifier la tension et la fréquence du réseau


 Le réseau est modélisé par un nœud infini

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II. Générateur synchrone

Soit un système simple :

Vg V∞
Ligne de transport
~ ∞

Nœud de connexion Nœud infini

V et f peuvent varier V et f constants

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II. Générateur synchrone

Modèle simplifié
Xs I Xl

E Vg V∞

Xeq
I

Avec Xeq = Xs + Xl E V∞

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II. Générateur synchrone

Diagramme de Fresnel

Xeq
I
E
E V∞ δe XeqI
ϕ V∞
I

δe: angle externe

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II. Générateur synchrone

Rotation des vecteurs

fg
E
δe
V∞ f = 50 ou 60 Hz

 f : fréquence du réseau = constante


 fg : fréquence du générateur

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II. Générateur synchrone

Vitesse de rotation

Pm Pe
~
dΩ
Équation des arbres tournants : J = CM − CR
dt
dΩ
Donc : Pm − Pe ≈
dt
 Si Pm = Pe, alors Ω = Ωs
 Si Pm < Pe, alors Ω
 Si Pm = Pe, alors Ω
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II. Générateur synchrone

Equations des puissances

Xeq
I
E
E V∞ δ XeqI
ϕ V∞
I

EV∞
P=3 sin δ e
X eq
EV∞
Q=3 ( E cos δ e − V∞ )
X eq
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II. Générateur synchrone

Point de fonctionnement

Pm

pt de fonct.

EV∞
P=3 sin δ e
X eq

δ π δ

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Stabilité statique

 Retour à un point de fonctionnement à l’état d’équilibre


après une perturbation
 Par exemple : perte d’une ligne => quid des transits et
tensions après le déclenchement ?

Problème statique !

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III. La stabilité statique

Stabilité statique

Stabilité de puissance Stabilité de tension

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III. La stabilité statique

La stabilité de puissance

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III. La stabilité statique

Limite de stabilité
P Xeq
I

Pmax
Pm E V∞

P=3
EV∞
sin δ e E
X eq
δe XeqI
ϕ V∞
δ 90° δ I
∂C
Couple synchronisant CS = ≥ 0 => stable
∂δ
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III. La stabilité statique

Déclenchement D de 2 lignes

Augmentation de Xeq

Diminution de la puissance max


transmissible
Source : Techniques de l’Ingénieur

Perte de l’équilibre cinétique


des machines A

Perte de synchronisme

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III. La stabilité statique

Amélioration de la stabilité de puissance

EV∞ EV∞
P=3 sin δ e Pmax =3
X eq X eq

Donc :  Diminuer la réactance globale Xeq


 Augmenter la tension d’excitation E

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III. La stabilité statique

Diminuer la réactance globale

Xeq2 < Xeq1


P
Xeq2
Pmax2

Pmax1 Xeq1

90° δ 29
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III. La stabilité statique

Augmenter la tension d’excitation

E2 > E1
P
E2
Pmax2

Pmax1 E1

90° δ 30
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III. La stabilité statique

Comment diminuer la réactance globale ?

 Ajouter une ligne en parallèle

 Ligne multi-conducteurs

 Insérer un condensateur en série sur la ligne

 Utiliser des systèmes FACTS

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III. La stabilité statique

Ligne de transport simple

Xs Vg V∞
Xl
~ ∞

Nœud de connexion Nœud infini

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III. La stabilité statique

Réactance globale d’une ligne de transport simple

Xs I Xl

E Vg V∞

Xeq
I

Avec Xeq = Xs + Xl E V∞
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III. La stabilité statique

Ligne de transport double terne

Xs Vg V∞
Xl
~ Xl ∞

Nœud de connexion Nœud infini

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III. La stabilité statique

Ligne de transport double terne et multi-conducteurs

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III. La stabilité statique

Réactance globale d’une ligne de transport double terne


Xs I Xl

Vg Xl
E V∞

Xeq
I

Avec Xeq = Xs + Xl/2 E V∞

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III. La stabilité statique

Insertion d’un condensateur série

Xs Vg V∞
Xc
Xl
~ ∞

Nœud de connexion Nœud infini

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III. La stabilité statique

Réactance globale d’une ligne avec condensateur série


Xc
Xs I Xl

E Vg V∞

Xeq
I

Avec Xeq = Xs + Xl - Xc E V∞
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III. La stabilité statique

Exemple 1

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xl = 0.6 pu

~ Xl = 0.6 pu ∞
E=1.32 pu

 Calculer la limite de stabilité statique (puissance


maximum transmise au nœud infini)

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III. La stabilité statique

Solution 1

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xl = 0.6 pu

~ Xl = 0.6 pu ∞
E=1.32 pu
Xl
X eq = XS + = 0.9 + 0.3 = 1.2 pu
2
E.V 1.32 *1
Pmax = = = 1.1 pu
X eq 1 .2

! Pas de « 3 » en pu
40
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III. La stabilité statique

Exemple 2

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xl = 0.6 pu

~ Xl = 0.6 pu ∞
E=1.32 pu

 Calculer la limite de stabilité statique dans le cas où


une ligne est déclenchée

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Solution 2

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xl = 0.6 pu

~ Xl = 0.6 pu ∞
E=1.32 pu

X eq = X S + X l = 0.9 + 0.6 = 1.5 pu

E.V 1.32 *1
Pmax = = = 0.88 pu
X eq 1 .5

42
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Exemple 3

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xc
Xl = 0.6 pu
~ ∞
E=1.32 pu

 Calculer la capacité série qui permet d’augmenter la


limite de stabilité statique à 1.2 pu

43
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Solution 3

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xc
Xl = 0.6 pu
~ ∞
E=1.32 pu

E.V 1.32 *1
On veut : Pmax = = = 1.2 pu
X eq X eq

càd : X eq = 1.1 pu = X s + X l − X c

D’où : X c = 0.9 + 0.6 − 1.1 = 0.4 pu

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Exemple 4

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xc=0.4pu
Xl = 0.6 pu
~ ∞
E=1.32 pu

 Calculer la tension d’excitation qui permet


d’augmenter la puissance maximale transmise au
nœud infini à 1.2 pu

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Solution 4

Xs=0.9 pu V∞=1 pu
Xc=0.4pu
Xl = 0.6 pu
~ ∞
E=1.32 pu

E.V
Pmax =
X eq

E *1
1.4 =
1.1

E = 1.54 pu
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III. La stabilité statique

La stabilité de tension

47
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Dégradation de la tension

 En tout point du réseau, on doit avoir : Umin < Tensions < Umax

 Dégradation du plan de tension :


 Augmentation forte de la charge
 Perte d’une ligne avec report de charge
 Déficit de production active ou réactive
 Manque de réserves
 Régleurs en charge THT/HT et HT/BT

Instabilité de tension !!!


48
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III. La stabilité statique

Chutes de tension et puissance réactive


V1 V2
R X I
~
V1 (Zch,ϕ)
ϕ
δ12 XI
ϕ V2 RI ϕ ∆V = V1 − V2 ≈ RI cos ϕ + XI sin ϕ
I

RP + XQ XQ
∆V ≈ ≈ Ligne THT R << X
V2 V2
Circulation de réactif => chutes de tension
49
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III. La stabilité statique

Puissance maximale transmissible


V1 V2
X I
~
Rch
V1
XI
δ12
V12 − V22
I V2 P = V2 I = V2
X
Rch
V1 = V2
Rch + X 2
2

50
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III. La stabilité statique

Puissance maximale transmissible


M
Stable

V12
Source : RTE 2004

Pmax =
Instable V −V
2 2
2X
M’ P = V2 1 2

∂P V12 − 2V22 V1
Point critique = =0 => Uc =
∂V2 X V12 − V22 2

M est stable, M’ est instable (régleurs en charge)


51
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Effets des régleurs en charge


V1 V2 V3
X m
I Ich
~
Zch
V3 I V2 V3 1 Z ch
= =m Z 2 eq = = × = 2
V2 I ch I m mI ch m

Si augmentation de la charge, alors :

Zch => V3 => m => Z2eq => I => V2 => etc.

Instabilité !!!
52
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Incident du 12 juillet 1987 en France


Evolution des tensions aux postes 400 kV

Source : Techniques de l’Ingénieur


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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Amélioration de la stabilité de tension


Planification:
 Dispositifs de compensation (inductances, condensateurs, FACTS,…)
et de réglage (régulations, LTC,…)

En préventif:
 Re-dispatching des productions (produire plus près des charges)
 Réserves de réactif suffisantes

En curatif:
 Blocage des régleurs en charge
 Démarrage de groupes rapides
 délestage
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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

CONCEPT FACTS
Flexible AC Transmission System

• Dispositifs à base d’électronique de puissance

• Action rapide et globale sur différents paramètres du réseau

• Compensation de l’énergie réactive dans le réseau

• Augmentation des transferts de puissance

• Contrôle du transit de puissance

• Amélioration de la stabilité statique et dynamique

55
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Les dispositifs FACTS pour l’amélioration


de la stabilité statique
V1∠δ1 P
V2 ∠δ2

 
V1.V2 sin (δ12)
P=
X

56
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Les dispositifs FACTS pour l’amélioration


de la stabilité statique
V1∠δ1 P
V2 ∠δ2

 
V1.V2 sin (δ12)
P=
X FACTS shunt

V  disp. FACTS shunt

57
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Les dispositifs FACTS pour l’amélioration


de la stabilité statique
V1∠δ1 P
V2 ∠δ2
X

FACTS série
 
V1.V2 sin (δ12)
P=
X

V  disp. FACTS shunt


X  disp. FACTS série

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Les dispositifs FACTS pour l’amélioration


de la stabilité statique
V1∠δ1 P
V2 ∠δ2

 
P= δ12 )
V1.V2 sin (δ
X
FACTS déphaseur

V  disp. FACTS shunt δ  disp. FACTS déphaseur


X  disp. FACTS série

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 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Les dispositifs FACTS pour l’amélioration


de la stabilité statique
V1∠δ1 P
V2 ∠δ2

 
P= δ12 )
V1.V2 sin (δ
X

FACTS Universel

V  disp. FACTS shunt δ  disp. FACTS déphaseur


X  disp. FACTS série V, X et δ  disp. FACTS universel
Réseaux plus « flexibles » !!! 60
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

Sécurité statique Sécurité dynamique

Contrôle du Soutien
Transit de Stabilité Stabilité
puissance de tension transitoire dynamique

Influence
SVC/STATCOM
faible
TCSC
Thyristor Controlled
Series Compensator
moyenne
GTO-CSC
GTO-Controlled
Series Compensator
forte
TCPAR
Thyristor Controlled
Phase Angle Regulator
UPFC
Unified Power Flow
Controller

61
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

• Le STATCOM (STATic COMpensator) E1 E2 E3


1a 2a 3a
I1 Ls Rs

– Constitution : onduleur de tension I2


Ls Rs R C
+ transformateur de couplage I3
Ls Rs Vdc

1b 2b 3b
– But premier : une tension locale constante

– But supplémentaire : amortir les Slope E


oscillations de puissance (boucles de XSL Umax
contrôle de puissance supplémentaires) Uref
Umin
– Comment ? : injection de puissance
réactive sur la ligne
power
E system
I
I STATCOM ICmax ILmax
B
XSL *
Multiplication

Uref
- K Iref I Lmax 1- τd p
+ Kp 1 + pI
1+ τ dp
I Cmax
62
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

U
U I I
• Le SVC (Static Var Compensator) Correcteur

– Constitution : réactance contrôlée


par thyristors en parallèle avec une
capacité

– But premier : une tension locale constante

– But supplémentaire : amortir les oscillations de


puissance (boucles de contrôle de puissance
supplémentaires)

– Comment ? : injection de puissance réactive sur la ligne


63
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

• Le SVC (Static Var Compensator)

ISVC

LC filter
IC ITCR
(3th)
β0 SVC = TCR + Cf + filtres
VSVC Cc Cf

RC filter

Rc Lf L TCR
+ Cf

64
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

UK: 27 SVCs dans le réseau

Résultats dynamiques de tests


a)Sans SVC
b)Avec SVC pour le contrôle de
la tension
c)Avec SVC pour amortir les
oscillations

• Amélioration des capacités de transport


• Prévention des interruptions
Source SIEMENS

65
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble 36
III. La stabilité statique

• Compensation Série

• FSC (Fixed Series Compensation): augmentation de la capacité de


transmission

• TCSC (Thyristor Controlled Series Compensation): amortissement des


oscillations, contrôle des flux de puissance

~ ~

TCSC α FSC

66
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

• HVDC + SVC
Exemple: Mead Adelanto - USA
Système avec 2 SVC& FSCs

Amélioration des capacités de transport


Amélioration de la stabilité du système

Source SIEMENS
67
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
III. La stabilité statique

• Récapitulatif des FACTS installés dans le monde (2005)


Type Nombre en Fonctions Niveau
de FACTS application de puissance
SVC Plus de 200 dans -Compensation réactive de –300 à 800
le monde -Amortissement des résonances Mvar
hyposynchrones
-Contrôle de tension
-Contrôle des oscillations de puissance

TCSC 5 (Brésil, Suède, -Contrôle des transits de puissance de -50 à 50


Etats-Unis) -Amortissement des résonances Mvar
hyposynchrones
-Contrôle des oscillations de puissance

TSSC 1 (Etats-Unis) -Test de la technologie


SVG 10 à 20 (Japon et -Compensation de puissance réactive
(STATCOM) Etats-Unis) -Contrôle de tension
-Contrôle des oscillations de puissance

UPFC 1 (Etats-Unis) -Renforcement du réseau de transport 2 x 160 MVA


-Test technologie
CSC 1 (Etats-Unis) -Renforcement du réseau de transport 2 x 100 MVA

Source 68
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble Commission AMPERE
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

69
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Problèmes de stabilité ?
 Echanges internationaux de puissance

 Interconnexions des réseaux

 Augmentation des transits

 Diminution de la stabilité

 Apparition d’oscillations de puissance basse fréquence

 Oscillations parfois faiblement amorties et persistantes

Limitations des transits, voire instabilité !!!


70
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Oscillations de puissance

~
~
~ ~
~ ~

• Échange d’énergie cinétique entre les machines


• Modes électromécaniques locaux et inter-régions

• modes locaux : 0.8 à 2.5 Hz


• modes inter-régions : 0.2 à 0.8 Hz 71
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Les oscillations inter-régions

Définition :
oscillations électromécaniques de deux groupes de machines
"en phase", oscillant l'un contre l'autre, à de basses fréquences

Analogie mécanique :
Pélec

Région 1 Région 2
~ ~
GEN 1 GEN 11
~ ~
GEN 2 GEN 12

72
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Oscillations inter-régions (suite)

modes peu amortis dans réseaux aux lignes d’interconnexions


faibles (réseaux interconnectés)

 limitent le fonctionnement des réseaux en régime permanent


 peuvent causer des instabilités en régime perturbé
p
Région 1 Région 2
~
GEN 1
~
GEN 11
~
GEN 2
~
GEN 12

73
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Instabilité en régime perturbé : exemple

10 20 3 13 120 110
101
P
~ ~
GEN 1 GEN 11
102

967 1767
MW MW
GEN 2 ~ ~ GEN 12

74
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Instabilité en régime perturbé : exemple

75
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Interactions
Multiplication des dispositifs FACTS et des régulations

~
AVR
~
Automatic AVR PSS
Voltage Regulator
Liaison HVDC
~ ~
PSS AVR
AVR
Réseau de transport
Power
System
et d’interconnexion
FACTS

FACTS
Stabilizer

Phénomènes d’interactions 76
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Différents types d’interactions

•Interactions harmoniques :
Amplification d’harmoniques tension ou courant
(HVDC, STATCOM, SVC, etc…)

•Résonance sous-synchrone : (qq Hz à fréq. synchronisme)


Introduction d’éléments capacitifs et inductifs (TCSC,…)

•Interactions de régulation : (1 à 35 Hz)


(FACTS, PSS, AVR, etc…)
77
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Les interactions de régulation

• Définition :
(Actions tous les correcteurs) ≠ ∑ (Action chaque correcteur)

– (Actions tous) > (∑ Action chaque): interactions bénéfiques


– (Actions tous) < (∑ Action chaque): interactions néfastes

• Interactions néfastes: - ancien mode moins bien amorti


- nouveau mode peu amorti
- phénomène toujours peu maîtrisé

78
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Interactions

• Apparition de modes d’oscillation


• Dégradation de l’amortissement de modes d’oscillation

Interactions de régulation

soutien des oscillations voire instabilité

79
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

1989 - Brésil
230kV 69kV
250km 220km 180km
∞ 314MW

50MW
8MVAR

SVC1 SVC2 SVC3

1996 - Création d’une task force et


d’un working group IEEE - CIGRE
80
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS
Réseau d’étude : Réseau 4 machines - 2 zones
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11
~ ~
GEN 1 GEN 11

~ ~
GEN 2 GEN 12

Région 1 Région 2
3 modes d’oscillation électromécaniques
• 2 modes locaux ( [G1 G2] ≈ 1.12 Hz et [G11 G12] ≈ 1.15 Hz )
• 1 mode inter-régions ( [G1-G2] [G11-G12] ≈ 0.65 Hz )
très faiblement amorti 81
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

• Exemple d’interactions de régulation en régime perturbé

• Deux correcteurs:
– dimensionnés individuellement
– simultanément présents
STATCOM
Iline
13 120 11
1

AVR AVR

Pa 12
2

AVR AVR

PSS
Vpss
82
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

10 20 3 13 120 110
101
P
~ ~
GEN 1 GEN 11
102

967 1767
MW MW
GEN 2 ~ ~ GEN 12

83
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

1er correcteur seul

84
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

2ème correcteur seul

85
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

Les 2 correcteurs
ensembles

86
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS

FACTS = soutien tension


ZONE A FACTS ZONE B
Ptransit(B A) / temps
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11
G1 G11

G2 G12

Réseau stable FACTS sur LB3

ZONE A FACTS FACTS ZONE B Ptransit(B A) / temps


LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11
G1 G11

G2 G12

Instabilité FACTS sur LB3 et LB13

Interactions FACTS - FACTS 87


 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS
Pligne
PSS ■ PSS sur G1
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11
~ ~
G1 G11 ■ FACTS sur LB13

IM ■ Modèle dynamique de charge


~ ~
G2 G12 (moteur à induction équivalent)

0.45

Charge statique sur LB13


FACTS sur LB13 et PSS sur G1
Charge statique, FACTS et PSS
Charge dynamique sur LB13
0.35
PSS sur G1 Charge dynamique, FACTS et PSS
Charge dynamique sur LB13

Pligne
FACTS sur LB13 et PSS sur G1
Charge dynamique et PSS
0.25
(pu)
0.15
Interaction entre PSS,
0.05 FACTS et charge dynamique88
400 404 408 412 416 420
 Yvon
Temps (s) Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11

~ ~
GEN 1 GEN 11

GEN 2 ~ ~
GEN 12

STATCOM

0.45

Charge statique
Charge dynamique sur LB13
0.35 Charge dynamique sur LB3
Oscillations bien amorties
PLigne
0.25
(pu)

0.15

STATCOM sur LB13

0.05 89
400 404  Yvon Bésanger
408– Institut National Polytechnique
412 de Grenoble
Temps (s)
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11

~ ~
GEN 1 GEN 11

GEN 2 ~ IM ~
GEN 12
Charge STATCOM
dynamique

0.45

Charge statique
Charge dynamique sur LB13
0.35 Charge dynamique sur LB3
Oscillations bien amorties
PLigne
0.25
(pu)

0.15

STATCOM sur LB13

0.05 90
400 404  Yvon Bésanger
408– Institut National Polytechnique
412 de Grenoble
Temps (s)
IV. La stabilité dynamique

EXEMPLES D’INTERACTIONS
LB1 LB2 LB3 LB13 LB12 LB11

~ ~
GEN 1 GEN 11

IM ~
GEN 2 ~ GEN 12

STATCOM

0.45

Charge statique
Charge dynamique sur LB13
0.35 Charge dynamique sur LB3
Oscillations bien amorties
PLigne
0.25
(pu)

0.15 Sensiblement moins amorti


STATCOM sur LB13 (facteur de 6)
0.05 91
400 404  Yvon Bésanger
408– Institut National Polytechnique
412 de Grenoble
Temps (s)
IV. La stabilité dynamique

Amélioration de la stabilité dynamique

• Amortir les oscillations inter-régions :


boucles de contrôle de puissance supplémentaires
sur les correcteurs présents

• Moyens d’action :
– Les boucles de contrôle de puissance PSS
(Power System Stabilizer)
– Les injecteurs de puissance réactive FACTS
(Flexible AC Transmission System)

92
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Les boucles de contrôle de puissance PSS


(Power System Stabilizer)

– Localisation : sur les générateurs / régulateurs de tension


(Tension d’Excitation)
– But : amortir les oscillations de puissance
(boucles de contrôle de puissance supplémentaires)
– Comment : couples amortisseurs sur l’arbre du générateur

– Appellation:
• LFC (Local Feedback Controller): leurs entrées sont toutes locales
• RFC (Remote Feedback Controller): une des entrées est lointaine

93
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Correcteur supplémentaire Régulateur de tension


Rôle : amortir les oscillations Rôle : garantir une tension
de puissance constante

PSS AVR

Tension de Sortie
Tension d’Excitation
Pelec

Pmec
Turbine
Cmec
~
Générateur

Vitesse

94
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

95
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Le PSS local

STATCOM I

10 20 3 120 110
101
13
~ ~
GEN 1 GEN 11
102

967 1767
GEN 2 MW MW GEN 12
~ ~ AVR

Pa GEN 12

LFC

96
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Le PSS avec entrée lointaine

10 20 3 13 120 110
101

~ ~
GEN 1 GEN 11
102

967 1767
GEN 2 MW MW GEN 12
~ ~ AVR
+ -
Pa GEN 2 Pa GEN 12

RFC

97
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Le PSS coordonné

RFC
LMI
STATCOM
10 20 3 120 110
101
13
~ ~
GEN 1 GEN 11
102

967 1767
GEN 12
GEN 2 MW MW
~ ~ AVR

Pa GEN 12

98
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

RFC => Mesures synchronisées par GPS

Bips GPS ⇒ mesures effectuées au même instant (précision  µs)

– Entrées des correcteurs synchronisées par GPS

⇒ Vision + globale des phénomènes non locaux


(variations d’états entre 2 régions éloignées)

– Signaux acheminés par :


• satellites
• lignes téléphoniques
• ondes hertziennes
• fibres-optiques

99
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Les FACTS pour l’amortissement des


oscillations de puissance

Ptr GPC(p) KST


uad

STATCOM Iq
Uref ILmax Iqref U
Régulation de RESEAU
α Id
tension Régulation de
ICmax Vc
courant

Boucle externe de tension

Iq
Boucle interne de courant
XSL

Um Mesure

➼ Boucle supplémentaire pour l’amortissement des oscillations de puissance.


100
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Modélisation du réseau

• Modélisation mathématique
Différents composants des réseaux (générateurs, lignes,
charges, transformateurs, correcteurs, etc...)
→ équ. différentielles non-linéaires + équ. algébriques
u: entrées, y : sorties

y
PSS + AVR
y
Eexc Esor P(jω)
u
Pelec y

Pmec u u y
Turbine
Cmec u ~ K(jω)

Vitesse y
(Correcteur)

101
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Théorie des petits signaux: linéarisation

• Équations nombreuses (400) et manipulations complexes


⇒ linéariser ces équations autour d’un point de fonctionnement

P(jω) .
 .
x = Ax + Bu A B
u y  soit P =  
K(jω)
 y = Cx + Du  C D

102
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Représentation d’état d’un réseau

g Modèle non linéaire d’un réseau


x& = f ( x, z ) x : variables d’état différentielles
0 = g ( x, z ) z : variables d’état algébriques

g Linéarisation
∆x& = A ⋅ ∆x + B ⋅ ∆u
∆y = C ⋅ ∆x + D.∆u
A : Matrice d’état u : signal de commande
y : vecteur de sortie
103
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Modes d’oscillation et valeurs propres

Valeurs propres de A => det(A- λI) = 0 λ = σ ± jω

limite d’instabilité
I Fréquence d’oscillation
f= ω

R
Taux d’amortissement
stable instable ζ = -σ
σ 2 + ω2

104
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique
• Action des correcteurs 2 critères:
– Performance:
Déplacement maximal vers la gauche des valeurs propres
des modes critiques (<=> ζ )

Im

x
x
Re
Stablilité Instablilité
x
x

– Robustesse:
Performances garanties pour une large plage de points de
fonctionnement 105
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Réglage des boucles de contrôle

– Correcteur u = K y

– Différentes structures de K selon méthodes de réglage

– Méthodes:
• linéaires: * Résidus
* LMI (Inégalité Matricielle Linéaire)
• non-linéaire: Lyapunov

106
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode des résidus

• Méthode linéaire qui cible 1 seul mode


• Créée pour PSS: donner un couple amortisseur en phase
avec le mode oscillatoire ciblé
Im

ΘCP |Ri|
ΘRi

• Compensation de phase d’oscillation QCP


Filtres avance/retard

107
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode des résidus

Power System Stabilizer

m
1  1 + T1 p  Tw p
Ptr   KST Uad
1 + A1 p + A2 p 2  1 + T2 p  1 + Tw p

compensation gain
passe- de passe-
bas phase haut

108
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Exemple de PSS sous Eurostag

109
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Méthode des résidus (suite)

☺- simple
- rapide

- ne cible qu’un unique mode


- modèle linéaire ⇒ robustesse

110
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode LMI (Inégalité Matricielle Linéaire)


Structure du correcteur :
correcteur dynamique par retour de sortie (K matrice carrée)

( )
.
.   .
_  _   .
K tel que x  = K x  x = Ax + Bu
u   y  y = Cx + Du

Méthode LMI :
méthode itérative, non analytique, et convexe
– permet de satisfaire des critères
• de performance
• de robustesse (théoriquement)
nécessite une réduction d’ordre
permet un placement des valeurs propres 111
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode LMI (suite) : Réduction d’ordre


– Modèle du réseau: 50 à 400 < taille(A)
– Méthode LMI: taille(A) < 30
⇒ Réduction d’ordre
– réduction par troncature des valeurs singulières :
• Réduction à des matrices de taille 10
• Validation réseau réduit / diagrammes de Bode de
la fonction P(jω), pour le domaine de fréquence cible

Norme (en db)

Modèle réduit
Modèle complet

Phase (en º)

112
 Yvon Bésanger – Institut
0.1 Hz National
1 Hz Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Le placement des valeurs propres permet de garantir:


– stabilité si toutes les valeurs propres placées dans une région
plane du plan complexe
Im
x x
Re

x x

– Meilleur taux d’amortissement (de tous les modes oscillatoires)


si toutes les valeurs propres placées dans une région conique
du plan complexe Im
x
x
Θ
Re
x
x
113
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

• Méthode LMI (suite)

☺ - prise en compte de tous les modes


- solution optimale

- existence d’une solution non garantie


- réduction du modèle
- modèle linéaire ⇒ robustesse

114
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode non linéaire de Lyapunov

• Trouver une fonction F quadratique du système telle que:


d(F) / dt < 0 (correcteur minimise une “ fonction énergie ” du système)

• Exprimer F avec énergie stockée dans correcteur à dimensionner


⇒ chaque type de correcteur = F particulière
⇒ hypothèses sur modèle du réseau
(ex.: lignes purement résistives) Vshunt

U I I

• Structure (cas SVC):


Correcteur

2
dVshunt
Bshunt = −k shunt
dt

115
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
IV. La stabilité dynamique

Méthode non-linéaire de Lyapunov (suite)

☺ - modèle non linéaire ⇒ robustesse


- loi de commande simple

- modèle + restrictif (/modèles linéaires) ⇒ performance


- trouver F pour chaque correcteur

116
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

117
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

La perte de stabilité transitoire

 Peut être due à des changements subits comme :


• déclenchement d’une ligne
• court-circuit
• variation brusque d’une charge majeure
• déclenchement d’un groupe de production
• variation brusque de la puissance mécanique
d’un groupe de production

118
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Mécanisme
 Régime normal : décalage angulaire des machines constants (δ)

 Apparition d’un défaut ou déclenchement d’une machine

 Pe modifiées instantanément alors que Pm non

 Déséquilibre entre couple moteur et résistant des machines

 Accélérations de certaines machines

 Variation du décalage angulaire de ces machines / aux autres

Si décalage > 1 tour électrique => perte de la stabilité !!!


119
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Analyse de la stabilité transitoire


=> Transient Stability Analysis (TSA)

 La TSA est basée sur l’analyse de l’équilibre des puissances en


fonction du temps à partir de l’équation des arbres tournants :

dn
Pm − Pe ≈
dt
 L’objectif est de déterminer si le générateur, après une perturbation,
revient à l’état d’équilibre tel que :

Pm = Pe et fg = fréseau

120
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P

3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ

121
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

1
Avant la perturbation Pm1 = Pe 0 n = ns δ1

122
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

1 vers 2
Après augmentation de Pm2 > Pe + n > ns
Pm
123
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

2 Pm2 = Pe 0 n > ns δ2

124
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

Après 2 Pm2 < Pe - n > ns

125
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

3 Pm2 < Pe - n = ns δ3

126
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
P= sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

3 vers 2 Pm2 < Pe - n < ns

127
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

2 Pm2 = Pe 0 n < ns δ2

128
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
P= sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

2 vers 1 Pm2 > Pe + n < ns

129
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

1 Pm2 > Pe + n = ns δ1

130
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillations dues à un changement brusque de


la puissance mécanique
P
3
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

1 vers 2 Pm2 > Pe + n > ns

131
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ


1
Avant la perturbation Pm1 = Pe 0 n = ns δ1
1 vers 2
Après augmentation de Pm Pm2 > Pe + n > ns

2 Pm2 = Pe 0 n > ns δ2

Après 2 Pm2 < Pe - n > ns

3 Pm2 < Pe - n = ns δ3

3 vers 2 Pm2 < Pe - n < ns

2 Pm2 = Pe 0 n < ns δ2

2 vers 1 Pm2 > Pe + n < ns

1 Pm2 > Pe + n = ns δ1

1 vers 2 Pm2 > Pe + n > ns


132
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillation entretenue
δ

δ3

δ2

δ1

dn t
Pm − Pe ≈
dt
133
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillation amortie
δ

δ3

δ2

δ1

dn t
Pm − Pe ≈ M + Dn
dt 134
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillation amortie

 L’amortissement est dû à plusieurs facteurs comme :


 Les résistances des composants du réseaux
 Les régulateurs des centrales

135
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Oscillation divergente
δ

δ3

δ2

δ1

dn t
Pm − Pe ≈ M + Dn avec D<0
dt 136
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Critère d’Egalité des Aires

 C’est une méthode de la TSA qui représente l’énergie cinétique


emmagasinée ou dissipée lors des oscillations
 De 1 vers 2 => stockage d’énergie cinétique (énergie d’accélération)
 De 2 vers 3 => dissipation d’énergie cinétique (énergie de décélération)

 Système stable => énergie d’accélération = énergie de décélération

137
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Critère d’Egalité des Aires

 Soit Ec, l’énergie cinétique

EC ≈ n 2

 Variation d’énérgie cinétique

∆EC ≈ ∆n 2

138
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Analyse du Critère d’Egalité des Aires

 Energie cinétique d’accélération

∆ECa = ( EC 2 − EC1 ) ≈ (n2 − n1 )


2 2

 Variation d’énérgie cinétique

∆ECd = ( EC 2 − EC 3 ) ≈ (n2 − n3 )
2 2

 Condition de stabilité

∆ECa = ∆ECd
139
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Condition de stabilité

∆ECa = ∆ECd

(n2 − n1 ) = (n2 − n3 )
2 2 2 2

n1 = n3 = nS

140
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Critère d’Egalité des Aires

 Si le système n’est pas à l’équilibre : Pm ≠ Pe

t2
 Alors : ∆ECa = ∫ ( Pm 2 − Pe )dt
t1

t3
∆ECd = ∫ ( Pe − Pm 2 )dt
t2

Mais, on veut faire apparaître δ => aires sur la courbe P(δ)


141
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Critère d’Egalité des Aires

 Donc : fg ou n
E
δ
Vt f = 50 ou 60 Hz ou nS


∆n = n − nS ≈
dt

142
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Critère d’Egalité des Aires


 Puisque : ∆n = n − nS ≈
dt

1 δ2
 Alors : ∆ECa = ∫ ( Pm 2 − Pe )dδ
∆n δ1

1 δ3
∆ECd = ∫ ( Pe − Pm 2 )dδ
∆n 2
δ

143
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Condition de stabilité

∆n = cste
Stabilité
∆ECa = ∆ECd

δ2 δ3
Donc : ∫δ ( Pm 2 − Pe ) dδ = ∫ ( Pe − Pm 2 ) dδ
1 δ2

Il s’agit d’aires => aire d’accélération = aire de décélération


Aa = Ad

144
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Représentation des aires


P
Aa 3
2
Pm2

1 Ad
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ

Système stable => Aa = Ad

145
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Système instable
P
Aa
2 3max
Pm2

1 Ad max
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3max π δ

Système instable => à 3max P3 = Pm et n > nS

Donc : Aa > Ad max


146
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Système instable : exemple précédent


P
3max
2
Pm2

1
Pm1
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3max π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

3max Pm2 = Pe - Si n > ns δ3max

147
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Système instable : exemple précédent


P
3max
2
Pm2

1
Pm1 4
EVt
Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3max π δ
Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ

3max vers 4 Pm2 > Pe + n > ns

148
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Point de fonctionnement Puissances Accélération Vitesse Angle interne δ


1
Avant la perturbation Pm1 = Pe 0 n = ns δ1
1 vers 2
Après augmentation de Pm Pm2 > Pe + n > ns

2 Pm2 = Pe 0 n > ns δ2

Après 2 Pm2 < Pe - n > ns

3max Pm2 = Pe - Si n > ns δ3max

3max vers 4 Pm2 > Pe + n > ns

Le système ne revient pas à la vitesse de synchronisme


149
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Condition générale de stabilité

∆ECa ≤ ∆ECd max

δ2 δ 3 max
∫δ ( Pm 2 − Pe )dδ ≤ ∫ ( Pe − Pm 2 )dδ
1 δ2

Aa ≤ Ad max

150
 Yvon Bésanger – Institut National Polytechnique de Grenoble
V. La stabilité transitoire

Exemple 1 : calcul de l’angle d’élimination


critique

Dj

~ ∞

 Le disjoncteur Dj est ouvert pendant un court instant


 Pm = 1 pu et Pmax = 2 pu

151
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V. La stabilité transitoire

Exemple 1

P 3
2
Aa

1
Pm
EVt
Ad Pe = sin δ
Xs

δ1 δ2 δ3 π δ

 En 1, Dj est ouvert => Pe = 0


 En 2, Dj est refermé
152
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V. La stabilité transitoire

Exemple 1 : angle critique d’élimination

P 2
Aa max

1 3max
Pm
EVt
Ad min Pe = sin δ
Xs

δ1 δcr δ3max π δ

δcr => système stable => Aamax = Admin


153
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V. La stabilité transitoire

Exemple 1 : angle critique d’élimination

δ cr δ cr
Aa max = ∫ ( Pm − Pe )dδ = ∫ ( Pm − 0)dδ = Pm (δ cr − δ1 )
δ1 δ1

δ 3 max π −δ1
Ad min = ∫ ( Pe − Pm )dδ = ∫ (Pmax sin δ − Pm )dδ
δ cr δ cr

= [− Pmax cos δ − Pmδ ]δ cr 1 = − Pmax (cos(π − δ1 ) − cos δ cr ) − Pm (π − δ1 − δ cr )


π −δ

= Pmax (cos δ1 + cos δ cr ) − Pm (π − δ1 − δ cr )

154
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V. La stabilité transitoire

Exemple 1 : angle critique d’élimination


Système stable => Aamax = Admin

Pm (δ cr − δ1 ) = Pmax (cos δ1 + cos δ cr ) − Pm (π − δ1 − δ cr )

Pmδ cr − Pmδ1 = Pmax cos δ1 + Pmax cos δ cr − Pmπ + Pmδ1 + Pmδ cr

Pm
cos δ cr = (π − 2δ1 ) − cos δ1
Pmax

Or: Pm = Pmax sin δ1 => cos δ cr = (π − 2δ1 ) sin δ1 − cos δ1

155
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V. La stabilité transitoire

Exemple 1

Puisque: Pm = Pmax sin δ1

Pm 1
Alors: δ1 = arcsin = arcsin = 30°
Pmax 2

D’où: δ cr = arccos[(π − 2δ1 ) sin δ1 − cos δ1 ] = 79.56°

156
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V. La stabilité transitoire

Facteurs d’influence et moyens d’action

 Action sur Pm => fermeture rapide des soupapes


par le régulateur de vitesse

Problème : action lente selon les phénomènes

 Dans le cas d’un court-circuit => élimination des


défauts par les protections

157
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V. La stabilité transitoire

Limite de stabilité transitoire

Elle dépend d’un certain nombre de paramètres :

 Caractéristique des groupes (électriques, temps de lancer,


dynamique du système + régulations,…)
 Type et durée des défauts
 Etat initial des machines
EV∞
 Plan de tension du réseau P= sin δ e
X eq
 Impédances de liaison entre les machines

158
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V. La stabilité transitoire

 Elimination tardive du défaut


=> la zone perd le synchronisme

 Le temps maximal d’élimination du


Source : Techniques de l’Ingénieur

défaut a été dépassé

159
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V. La stabilité transitoire

Amélioration de la stabilité transitoire

 Régulateurs adaptés (fermeture rapide des soupapes sur


critère d’accélération et vitesse)

 + protections performantes utilisées simultanément

 Répartition des puissances sur les machines

 Éventuellement, résistances de freinage pour absorber Pe


de l’alternateur en cas de court-circuit (Amérique du Nord)

 Séparation des zones (curatif)

160
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Plan

I. Introduction sécurité - stabilité


II. Générateur synchrone
III. La stabilité statique
IV. La stabilité dynamique
V. La stabilité transitoire
VI. Amélioration de la sécurité : le contrôle
de performances

161
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VI. Amélioration de la sécurité

Introduction
Sécurité des systèmes de objectif
puissance

Opérateurs de systèmes responsabilité

Services - système outils

Réglage U – Q
Réglage f – P
Blackstart
Amélioration de la stabilité du réseau
Réserve opérationnelle et non-opérationnelle
162
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VI. Amélioration de la sécurité

Contrôle de performances des


producteurs indépendants

Moyens d’amélioration de la sécurité :


Services – système fournis par les unités de production
(réglage de tension, fréquence, stabilité, etc.)

Problèmes :
Les quantités de services – système sont-elles suffisantes ?

La qualité des services – système est-elle satisfaisante ?

Solution:
Contrôle de performances

163
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VI. Amélioration de la sécurité

Moyens actuels de contrôle (selon les performances) :

Analyse de réponses aux instructions de dispatching


Analyse a posteriori de mesures
Mesures et/ou essais physiques sur site
… Aucun moyen !

De plus, chaque performance est décrite par un paramètre de réglage

estimation de paramètres
Contrôle de performances par des mesures externes

Thèse S. Sterpu 2005 164


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VI. Amélioration de la sécurité

Contrôle de performances
Contrôle initial Contrôle en exploitation…
1ère mise en service ...à caractère non continu …à caractère continu
Comportement en
situations Fin travaux Sans arrêter la centrale ni
normales et Suite d’incidents prévenir le producteur
perturbées Non-conformités
Réglage de U
Pérennité Réglage de f
Îlotage Stabilité
Mesures physiques Restauration
Essais physiques
Simulations
Mesures physiques
Essais physiques
Simulations

165
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VI. Amélioration de la sécurité

REGLAGE DE TENSION

Q Vbus
~
réserve primaire de
- VS puissance réactive
AVR RSTQ
+ + réserve secondaire de
V0 puissance réactive
Réglage primaire Réglage secondaire

MOYENS ACTUELS DE CONTRÔLE DE PERFORMANCES

Analyse de réponses aux instructions de dispatching


Analyse a posteriori de mesures

166
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VI. Amélioration de la sécurité

 Intérêt pour un producteur de diminuer sa réserve de réactif ?

 Prescriptions techniques européennes => Réserve Q = 45% de Pmax


=> Diagramme ABCD, point de fonctionnement M
 Le producteur déplace le point de fonctionnement en N pour pouvoir
vendre plus de puissance active sur le marché spot
=> La réserve de réactif diminue !!!
167
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VI. Amélioration de la sécurité

REGLAGE DE FREQUENCE

f Pt
Réglage secondaire

réserve primaire de puissance active Réglage primaire


RSFP
statisme de vitesse +
_
réserve secondaire de puissance active RV
+
Pe0
Pm
Turbine ~P e

MOYENS ACTUELS DE CONTRÔLE DE PERFORMANCES

Analyse de réponses aux instructions de dispatching


Analyse a posteriori de mesures
Mesures sur site
168
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VI. Amélioration de la sécurité

 Intérêt pour un producteur de modifier son statisme ?

 Augmentation du statisme :
=> diminution de la participation au réglage de fréquence
=> diminution de la réserve active
=> plus de puissance à vendre sur le marché spot !!!
169
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VI. Amélioration de la sécurité

AMELIORATION DE LA STABILITE DU RESEAU

Q Vbus
~
- Pei ωi δi
AVR
+
VPSS V0
PSS x  Mode critique pour KPSS = 4
o  Mode critique pour KPSS = 1

amortissement (gain) du PSS


KPSS = 1 (valeur pas bien choisie)

MOYENS DE CONTRÔLE DE PERFORMANCES

KPSS = 4 (valeur bien choisie)

170
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VI. Amélioration de la sécurité

AUTRES PERFORMANCES...

...liées à la dynamique du producteur

Q [MVAr]
P [MW]

MVAr
MW

sec sec
temps temps

...liées aux imperfections constructives des régulateurs

MOYENS ACTUELS DE CONTRÔLE DE PERFORMANCES

Mesures
Essais physiques
171
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VI. Amélioration de la sécurité

Etat de l’art sur le contrôle de performances


- Analyse des réponses aux instructions de dispatching -

RESERVES DE PUISSANCE ACTIVE RESERVES DE PUISSANCE REACTIVE

Réserve
utilisée à
l’instant
«t»
Réserve Réserve
totale prevue Réserve utilisée à
totale l’instant
Marché prevue «t»
« d’ajustement »
Marché
«J-1»
Puissance
totale
172
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VI. Amélioration de la sécurité

Etat de l’art sur le contrôle de performances


- Analyse à posteriori de mesures -

RESERVES DE PUISSANCES ACTIVES ET REACTIVES

GRT
BD
Marché « la
veille »

~
Marché
« d’ajustement »
~
mesures

Marché
~
« services - système »

~
~
173
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VI. Amélioration de la sécurité

Identification de performances
CONTRÔLE DE TENSION

Vg Efdmax Le correcteur assure les


+
CORRECTEUR
Efd performances liées à la dynamique
-
Efdmin Les limitations de Efd assurent
V0
la réserve de Q
dQ/dt
dQ/dt Réserves
Réserves de
de Q
Q

Q Q = f(Efd) linéaire

Qgenmax
Réserve de puissance réactive
Qoper Efd
0

Qabsmax
Efdmin Efdoper Efdmax 174
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VI. Amélioration de la sécurité

Identification de performances
CONTRÔLE DE FREQUENCE
Bande
Bande morte
morte
Pref
Pmax
ω 1 _+ 1 Γm
S
CORRECTEUR
ω
Pmin
dP/dt
dP/dt Réserve
Réserve de
de PP
Statisme
Statisme

Le correcteur assure les


Pmax Disponibilité
performances liées à la dynamique d’augmentation de la
Les limitations de P assurent la production
réserve de P Poper
Disponibilité de
Le statisme et la bande morte diminution de la
apparaissent explicitement Pmin production

175
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VI. Amélioration de la sécurité

Identification de performances

AMELIORATION DE LA STABILITE DU RESEAU

A+s·B+s2⋅C 1+s·T1
Pa D+s·E+s2⋅F 1+s·T2 VPSS L’amortissement du
ωi KPSS
PSS apparaît explicitement
δi 1+s·T3
1+s·T4
s·TW
1+s·TW

Amortissement
Amortissement

176
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VI. Amélioration de la sécurité

CONCLUSIONS

Le contrôle de performances est nécessaire


Chaque performance est décrite par un paramètre de réglage
Techniques consacrées au contrôle de performances peu
efficaces, voire inexistante
Le contrôle de performances efficace est équivalent à
l’estimation de paramètres

177
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VI. Amélioration de la sécurité

Estimation de paramètres
PRINCIPE THEORIQUE DE BASE

u(t) y(t)
Système
Systèmeààidentifier
identifier(θ)
(θ)

+
ŷ(t) -
Modèle
Modèleajustable
ajustable
e(t)
Paramètres Algorithme
Algorithmed’estimation
d’estimation
du modèle paramétrique
paramétrique
(minimisation
(minimisationdu
ducritère)
critère)

Identification de systèmes dynamiques

178
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VI. Amélioration de la sécurité

APPLICATION SUR LES RESEAUX ELECTRIQUES u(t) y(t)


Système à identifier (θ)

ymes(t) Modèle ajustable


ŷ(t) _ +
ε(t)
t Paramètres
Algorithme d’estimation
paramétrique
du modèle
(minimisation du critère)

u(t)
+

ymod (t,P) _
P
∂x
= f ( x, u ) t
ε(t)
∂y
y = g ( x, u )
~

Pnouv
179
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VI. Amélioration de la sécurité

MESURE
ymes(t) mesure ymes(t)

u(t)
+

ymod (t,P) _
P
∂x
= f ( x, u ) t
ε(t)
∂t
y = g ( x, u ) ~
Perturbation connue (commutation, court-circuit, variation brusque de charge)

Pnouv à l’insu du producteur)


Mesures faites du côté réseau (éventuellement

On peut mesurer n’importe quelle grandeur électrique


180
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VI. Amélioration de la sécurité

MODELE

ymesproducteurs
Modèle connu du réseau et de (t)
t
Les non-conformités contractuelles sont rares

L’opérateur n’a pas accès aux installations dans un 1er temps


+
u(t)
_
P
∂x ymod (t,P)
= f ( x, u )
∂y
t
ε(t)

y = g ( x, u ) ~

Pnouv

181
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VI. Amélioration de la sécurité

MODELE

u(t) Eurostag
Simulation
Simulationdynamique
dynamique Extraction
Extractiondes
desdonnées
données


t = t + ∆t
x = f ( x, u )
Pnouv y = g ( x, u )

Modèle
Modèleréseau
réseau

182
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VI. Amélioration de la sécurité

MINIMISATION DU CRITERE

ymes(t)

Méthodes stochastiques (algorithme génétique,


t Monte Carlo)

+
u(t)

y (t,P) _
P
Méthode de∂xgradient (Newton)mod
= f ( x, u )
∂y
t
ε(t)

y = g ( x, u ) ~

Pnouv [MIN] ε(t) = f(t,P)

Pmin ≤ P ≤ Pmax
183
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VI. Amélioration de la sécurité

184
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VI. Amélioration de la sécurité

Robustesse de la méthode aux facteurs externes


ROBUSTESSE A L’IMPRECISION DE MESURE

Transformateur de
mesure

Réseau

Conversion analogique -
numérique
GRT

Transmission de données

Traitement de
mesures 185
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VI. Amélioration de la sécurité

Robustesse de la méthode aux facteurs externes


ROBUSTESSE A L’IMPRECISION DES PARAMETRES

Approximations Paramètres du modèle du réseau


Hypothèses Statiques (branches, charges)
Effets climatiques Dynamiques (générateurs)
Effet de peau
Effet de proximité Paramètre = Paramètre ·[1+ random(-10 % ,10 %)]

Avant: Après:
G1 20 3 13 120 G11 G1 20 3 13 120
10 101 110 10 101 110 G11
~ ~ ~~ ~
102 102

C1 C2 C1 C2
G2 ~ ~ G12 G2 ~~ ~ G12
~

Modèle idéal Modèle réaliste


186
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VI. Amélioration de la sécurité

Réseau test : IEEE 39 noeuds Exemple de résultat 1


Producteur
Producteur contrôlé
contrôlé
Point
Point de
demesure
mesure
f [Hz]
Courbe contactée (DROOP = 4%)
Perturbation
Perturbation Courbe réelle (DROOP = 6.5%)
∆f

30 37 ∆P’
25
26 28 29 ∆P
2 27
38 P[MW]
1
3 18 17
16 21
~
39
15

24
4 14 36
Cas du modèle réaliste et mesures à 0.15% près
13 23
5
9 6
12 19
11 20 22
DROOP DROOP Plage de valeurs Plage d’erreurs
7
10 contracté opérationnel estimées du DROOP d’estimation [%]
8
31 32 34 33 35
0.04 0.065 de 0.0583 à 0.0721 ± 10

Paramètre contrôlé = DROOP


(statisme de vitesse) 187
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VI. Amélioration de la sécurité

Exemple de résultat 2
Pmax
G1 20 3 13 120 G11
10 101 110

ω ε ~
∆P K 1~+ sT1 Pm Γm
1/DROOP 102 K 1/ω
ω0 1 + s Cτ Pmin C2
1 + sT2
1

G2 ~ ~ G12

CAS DU MODÈLE RÉALISTE ET MESURES À 0.15% PRÈS


Contrôle de la libération de puissance active en réglage primaire de fréquence (performance
correspondante à une constante de temps )

τ contracté τ opérationnel τ éstimé Plage d’erreurs d’estimation

10 MW/s 5 MW/s 4.454 – 5.562 ± 11[%]

Estimation de la réserve primaire de puissance active (performance correspondante à un seuil)

Réserve contracté Réserve opérationnelle Réserve estimée Plage d’erreurs d’estimation

2% Pn (régulateur en
5 % Pn de 1.788 à 2.210 (% Pn) ± 10[%]
butée)
2% Pn (régulateur
5 % Pn de 2 à 5 (% Pn) De 0 à 150 %
non en butée) 188
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VI. Amélioration de la sécurité

CONCLUSION

Réserve de P
Réserve de Q
Gain Statisme
Cte de temps
Seuil
Amortissement PSS
Libération de P
~
Libération de Q
...

Méthode quasi-systématique

189
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VI. Amélioration de la sécurité

Algorithme de contrôle continu d’un producteur

Paramètre
Paramètreassocié
associé Performance
Performancecontrôlée
contrôlée
ààlalaperformance
performance

Boucle
Bouclequi
quivérifie
vérifies’il
s’ilexiste
existedes
des NON
Boucle
Bouclequiquiestime
estimelalavaleur
valeur
non-conformités
non-conformitéscontractuelles
contractuelles ? du
duparamètre
paramètrecorrespondant
correspondant
en
encecequi
quiconcerne
concernelala ààlalaperformance
performancecontrôlée
contrôlée
performance
performancecontrôlée
contrôlée OUI

Valeur contractuelle de KPSS 3.35


Valeur opérationnelle de KPSS 3.35 0

Valeur estimée de KPSS 3.400 3.247 3.344 … 3.683 0.108 0.045 0.941
Erreur d’estimation [%] ~ 10
Instant d’estimation ∆T ⋅∆T
⋅∆
2⋅∆ ⋅∆T
⋅∆
3⋅∆ … ⋅∆T
⋅∆
500⋅∆ ⋅∆T
⋅∆
501⋅∆ ⋅∆T
⋅∆
502⋅∆ ⋅∆T
⋅∆
503⋅∆
190
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VI. Amélioration de la sécurité

191
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VI. Amélioration de la sécurité

Dans les hypothèses


considérées…

Industrie d’électricité dérégulée


Structure actuelle des systèmes de puissance
Utilisation des équipements de mesure et contrôle existants sur le marché
Bonne connaissance de la structure fonctionnelle des producteurs
Les non-conformités contractuelles sont rares
Perturbation connue

192
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Références

El Sharkawi M.A. , Damborg M. “Electric Energy for Engineers” Université de Washington-AREVA


Cours de formation continue pour les ingénieurs

Y. Bésanger “Vers l’amélioration de la sécurité des réseaux électriques de puissance” Habilitation à


Diriger les Recherches INPG – décembre 2006

Techniques de l‘Ingénieur: D4092 “Réseaux d‘interconnexion et de transport : réglage et stabilité“

RTE: « Memento sûreté » 2004

P. Petitclair, Y. Bésanger, S. Bacha, N. Hadjsaid “FACTS modelling and control : application to the insertion
of a STATCOM on power system“ IEEE IAS 1997

S. Bacha, I. Exteberria and al. “Using SVC for voltage regulation in railways network” High Voltage
Booster European Project

SIEMENS: « Bottlenecks in Transmission Systems, Blackouts USA & Europe: Consequences


and Countermeasures »

Michel CRAPPE, « Rapport Commission Ampère »

Eurostag “Manuel de l‘utilisateur“ EDF-Tractebel 2004


193
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