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ECHELLE DES HAUTEURS


Sommaire général
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SOMMAIRE

- Echelle des hauteurs : principe .................................................................... 2


- Position des objets dans l’espace
Figuration des objets et de l’échelle des hauteurs dans l’espace ................3
- Figuration des tracés perspectifs sur l’épure
Application de l’échelle des hauteurs à un édifice .......................................4
- Application de l’échelle des hauteurs à un édifice (suite) ............................5
- Construction d’une fuyante quelconque ......................................................6
- Fuyante quelconque : construction du point de fuite ...................................7

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J.C. RÉMOND - COURS DE PERSPECTIVE - EAML


ECHELLE DES HAUTEURS page 2/7

PRINCIPE > fiche 09

L'échelle des hauteurs est une construction qui permet de déterminer des hauteurs sur des images de verticales
appartenant à divers plans de front sans qu'il soit besoin de connaître numériquement les échelles de ces différents
plans frontaux.
Autrement dit l’échelle des hauteurs permet de déterminer des hauteurs sur des verticales échelonnées en
profondeur et dont on ne connaît pas l’échelle.

4 Soit un point A situé sur la ligne de terre.


L'échelle du tableau est déterminée : soit 1/100.
Ech. 1/100

Une verticale menée par A est vue en vraie grandeur


3 à l’échelle du 1/100.
Des divisions portées sur cette verticale donnent une
échelle des hauteurs
2 FQ La ligne d'horizon est placée à 1,60 m, ce qui signifie
1,60 LH que l'œil se trouve à une hauteur de 1,60 m.

0
LT
A=A’
Ech. 1/100

Par A on mène une fuyante quelconque: point de fuite FQ.


Le plan vertical déterminé par la verticale A et la fuyante AFQ est un plan vertical fuyant des hauteurs,
(AFQ est la trace de ce plan vertical sur le plan horizontal).

Si par le point "1 mètre" on mène la parallèle perspective à AFQ, on obtient l'image de tous les points situés dans le
plan à 1 m. au dessus du plan horizontal. Idem pour le point “4 mètres”.

UTILISATION DE L'ECHELLE DES HAUTEURS > fiche 09

4 On veut porter sur les verticales en a'0,


b'0, c'0 des hauteurs diverses.
Ech. 1/100

- ex : porter 3 m sur la verticale de c'0.


c'3 Le point c'0' et la verticale se trouve dans
3
le plan frontal du tableau.
4‘ b'4 La hauteur, en vraie grandeur, est
mesurée directement sur l'échelle des
2 2‘ a’2 hauteurs.
1,60 LH - ex : porter 2 m sur la verticale de a'0.
FQ L'intersection du plan de front passant
1 0‘ b'0 par a'0 avec le plan vertical fuyant des
hauteurs est la verticale 0‘2’ (0‘2’ = 2 m).
0‘ a'0 Il suffit de reporter cette hauteur sur la
0 verticale de a'0, soit a'0a'2.
c'0 LT
A=A’ Ech. 1/100

Ce sont des constructions identiques qui serviront à porter des hauteurs sur des verticales issues des divers points
d'un plan d'un édifice mis en perspective.

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POSITION DES OBJETS ET IMAGES DANS L’ESPACE (vue axonométrique) > fiche 09
Soit tableau (T) et une verticale A contenue dans le tableau.
Soit un plan frontal FB contenant la verticale B.
Soit un plan frontal FC contenant la verticale C.
Les trois verticales A, B, C sont de hauteurs égales.
La verticale A est dans le tableau, son image A’ est confondue avec elle (segment double) : A = A’
Les verticales B et C sont en arrière du tableau, les images B’ et C’ sont dans le tableau.

T FB FC

A=A'
Œ
B'
C' B
C

Rapport d’échelle OBJET / IMAGE


Les images sont : - à la même échelle si l’objet est dans le tableau (objet = image)
- homothétiques dans les autres cas, les proportions sont conservées
(ex : divisions sur la verticale).

FIGURATION DES OBJETS ET DE L’ECHELLE DES HAUTEURS DANS L’ESPACE > fiche 10
Ce n’est pas une épure, c’est une vue démonstrative.
C’est une perspective cavalière (élévation parallèle au tableau).

T
rs
teu
au
esh
d
nt
ya 2 2
al fu
rtic
n ve
Pla
TABLEAU (plan frontal)

3 2 2

2
Plan frontal C
par la verticale C
1
Plan frontal B
par la verticale B

0 1 2 3 4 5
A=A' Echelle du tableau = échelle choisie pour le géométral

Les plans frontaux (donc parallèles au tableau) menés par les verticales B et C recoupent le plan vertical
des hauteurs.
La droite verticale d’intersection des deux plans permet de mesurer les hauteurs (choisies) à reporter sur
les verticales B et C.
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FIGURATION DES TRACES PERSPECTIFS SUR L’EPURE > fiche 10

plan vertical fuyant des hauteurs (FQ = choix d’un point de fuite quelconque sur LH)
3

Plan frontal Plan frontal


par la verticale B par la verticale C
Echelle du tableau

2 2 2
LH
FQ échelle
échelle
du plan
du plan
frontal B
1 frontal C

C
B
LT
0 1 2 3 4 5
A=A' Echelle du tableau

- Echelle du Tableau = Echelle du géométral.


- Echelles des plans frontaux échelonnés en profondeur définies par le plan vertical fuyant des hauteurs.

APPLICATION A UN EDIFICE > fiche 11


On suppose tracé le plan de l'édifice : soit la base carrée image A'B'C'E' dont on connaît un des points de fuite F.
L'élévation de l'édifice est donnée.

6'

5 5'
5'
5'
4
3

2 F
LH
FQ P
Echelle 1/100

C'
E'
S'
A B'
LT
A' Echelle 1/100
V1 V

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APPLICATION A UN EDIFICE (suite)
Le point A' est sur la trace LT d'un plan frontal à l'échelle de 1 cm p.m.
Dans ce plan on établit la verticale V1 de l'échelle des hauteurs :
on peut y porter soit les divisions à 1 cm p.m., soit une élévation à la même échelle et repérer les hauteurs
(1, 2, 3, ...).
On établit le plan vertical fuyant des hauteurs dont la trace sur le plan horizontal est AFQ.
On construit les différents points en élévation du bâtiment.
Si on connaît un des points de fuite (ici le point F), on peut reporter directement les hauteurs sur la verticale
de A et par suite sur la façade fuyant vers F.
Le deuxième point de fuite est hors épure, on utilise alors l'échelle des hauteurs.
Pour placer les oculus on trace les axes des deux façades visibles à l'aides des diagonales des rectangles
perspectifs A'B'5'5' ET A'E'5'5'. Les ellipses figurant les deux oculus sont dessinées approximativement con-
naissant largeur et hauteur, ou précisément en appliquant les constructions relatives à la projection conique
du cercle.
Pour le sommet de la toiture pyramidale on détermine la verticale du milieu S' du carré A'B'C'E', intersection des
deux diagonales perspectives. Avec l'échelle des hauteurs on en déduit la hauteur S'6'.

CAS PARTICULIER > fiche 11


Si l'œil est à hauteur normale (1,60 m), la ligne d'horizon se trouve très près du sol (ligne de terre) et le plan
perspectif est trop écrasé pour permettre des constructions commodes et précises.

A1 A'' LT1

B"
E''

C"

4 4'

3 4'
4'

F
LH
<
1,60 m

FQ
C'
<

B' E' LT
A A'

Dans ce cas on déplace une image du plan de l'édifice sur un plan horizontal fictif, soit au dessus, soit au dessous
de l'horizon.
Le choix de la hauteur de ce plan horizontal est affaire de commodité.
Dans la figure ci-dessus le point A' devient A'' sur une ligne de terre fictive L1T1.
On établit l'image A''B''C''E'' du plan et la construction des verticales de l'édifice se fait de la même manière que
précédemment en utilisant la même échelle des hauteurs.

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APPLICATION A UN EDIFICE (suite)

REMARQUE
Les figures précédentes font apparaître des lignes de toiture qui sont des fuyantes quelconques (obliques dans
l'espace orthonormé).
Ces fuyantes, ici faciles à construire puisqu'on en connaît deux points, peuvent être tracées en déterminant
leurs points de fuite.

CONSTRUCTION D’UNE FUYANTE QUELCONQUE > fiche 12

Une fuyante quelconque (D) est toujours contenue dans un plan vertical et est définie (sauf si deux points sont
connus) par deux angles α et β :
- l’angle α est l’angle formé par la projection verticale de la droite sur le plan (H), trace horizontale du plan
vertical, avec la perpendiculaire au tableau.
- l’angle β est la “hauteur angulaire” de la droite, angle que forme la droite avec le plan horizontal.

ligne de fuite de l’image du plan


vertical contenant la droite D.

FD LH

F β
P α
T Œ
H

β
α A

(D)

La construction de la fuyante est réalisée en deux étapes :


- construction du point de fuite F de la trace horizontale.
(on mène par l’œil le rayon visuel parallèle à la trace horizontale)
- construction du point de fuite FD de l’image (D’) de la droite (D) sur la ligne de fuite de l’image du plan
vertical contenant la droite D.
Cette ligne de fuite est la verticale menée par F sur le tableau. Elle contient tous les points de fuite des
droites de ce plan vertical (sauf droites verticales) et donc le point de fuite FD de la droite (D’).

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Sommaire général
CONSTRUCTION D’UNE FUYANTE QUELCONQUE (suite)

CONSTRUCTION DU POINT DE FUITE > fiche 12

FD1

P F
LH
tale

=
or izon
ce h = M
tra

FD2
A'
(D')
α β
Sont donnés : - A’ image de A intersection de la droite (D)
Πet du plan horizontal
- les angles α et β définissant la droite (D)
V

Par l'œil on mène la parallèle à la trace horizontale du plan vertical contenant la droite faisant un angle α
avec la verticale principale, soit F le point de fuite de l'image A'F de cette trace horizontale.

Pour voir en vraie grandeur l'angle β, on procède à un rabattement du plan vertical autour de ŒF comme
charnière.

Soit M l'intersection de la droite menée par l'œil avec l'angle β et de la perpendiculaire en F à ŒF.
Le triangle ŒMF et l'angle β représentent la "hauteur angulaire" de la droite.
La longueur FM représente la hauteur du point de fuite FD par rapport au plan horizontal.
Il suffit donc de porter cette longueur sur la verticale menée par F, soit FFD1.
A'FD1 est l'image de la droite (D), fuyante quelconque.

En portant la longueur FM au dessous de F, on obtient le point de fuite FD2.


FD1 et FD2 sont symétriques par rapport à F, d'où deux images possibles de la droite (D) :
A'FD1 est une oblique montante
A'FD2 est une oblique descendante

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