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Nedim Nalbantoglu -  -
Nedim
Nalbantoglu
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Nedim Nalbantoglu est né le 16 Septembre 1966 à Kirkareli à 360 kilomètres environ d’Istanbul. Son père instituteur est bien connu dans cette ville comme professeur de luth, violon et mandoline et dirige une formation de 40 musiciens, leur répertoire : la musique ottomane et les chants traditionnels. Six ans c’est l’âge du violon, sept ans c’est le moment où il s’impose pour la première fois en jouant d’oreille, dans l’orchestre de son père qui en rit de bon cœur, ne pouvant arrêter le concert. Aveni et Ayten, ses parents s’installent ensuite près du Conservatoire d’Istanbul afin que leur fils de onze ans développe ses talents auprès de Yusuf Gulter Aksöz qu’il considère toujours comme son premier maître. Vingt-deux ans c’est la vie d’étudiant : il joue à l’opéra d’Istanbul mais aussi dans les clubs de jazz et les restaurants. Lors de sa première université d’été il rencontre Vladimir Spivakof et travaille avec son assistant pour l’orchestre “les Virtuoses de Moscou“. Sa maîtrise réussie il joue la première partie d’un concert d’Oleg Kagai et enregistre le disque Istanbul da evu (La Lichère) avec Okay Temiz percussioniste, et Sylvain Kassap saxopho- niste. A cette occasion il s’installe à Paris pour étudier le répertoire classique et , paradoxe apparent, Denis Badault l’intègre à l’O.N.J. (Orchestre National de Jazz) durant les trois ans où il dirige cette formation. Nedim Nalbantoglu s’est produit avec l’ensemble d’Henri Agnel à l’I.M.A , il a enregistré avec une dizaine de formations et donné des concerts en France, de Troyes à Marseille en passant par Bordeaux Toulouse et Lille, et à l’étranger :

Tanger, Berlin, Murcia, Porto ,Lisbonne, Stockolm, Usala, Munich. Après avoir joué Bach, Mozart, Bartok, Charlie Parker et les musiques turques et ottomanes de son pays natal, Nedim Nalbantoglu, de retour d’un concert à Marrakech, joue Nedim Nalbantoglu avec Minino Garäy, Nurhan Özcan, Per Andreasen et Roberto de Brasov : “une petite fusion balkanique de nuit“.

Per Andreasen est né le 20 Février 1957 à Copenhague, il commence ses études musicales par le piano, puis la guitare et devient bassiste professionnel à partir de 1973, fait des tournées en Scandinavie, France et Allemagne avec American Soul et le groupe de R&B “Mixed Blood“. A partir de 1979 il travaille comme musicien de studio au Danemark, joue avec de nombreux groupes et big band et enseigne au conservatoire de Copenhague.

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A Paris où il s’installe en 1984, il se produit dans de nombreux clubs avec notamment Lou

Laguerre Trio, Sambe Babacar, Montei Obin et Pedro Wognin, il est également musicien de studio. De 1991 à 1996 , il a travaillé avec Lou Laguerre, joué avec Roy Roby (des Platters) ainsi qu’avec The Caribeans, Pete Osborn, Clem Ashford, Cheryl Martin, Dona Nowell, Iaeta, Alfrdo Rodriguez, Bibi Loison, Aksak Asie Minor, Mandinga

Roberto de Brasov est né en 1967 en Roumanie, bercé depuis l’enfance par les chants d’églises pentecôtistes, il apprend l’accordéon presque en cachette. Lors des fêtes et des mariages, quand les musiciens se reposent, avec leur permission, il s’exerce sur leurs

instruments et, encouragé vivement dans cette voie, devient bientôt un jeune virtuose dont la

A travers sa Roumanie natale, il fera, lui aussi,

les chemins de mariage, de la maison à l’église et de l’église à la maison, comme les anciens,

puis ira plus loin… Invité de tournées en festivals, la route tsigane passera pour lui en Turquie,

en Bulgarie, en Allemagne, en Belgique et en Suède. Actuellement installé en France, à

réputation grandit bien au-delà de Brasov

Genevilliers, la commune qui l’a adopté, il a notamment contribué au succès du cirque Romanes d’Alexandre Bouglione, a participé au Festival de Musiques Traditionnelles de Ris-Orangis

et revient du Japon…

Minino Garäy : Un peu d’italien, un peu de basque, beaucoup d’indien, Minino Garäy est né à Cordoba au centre de l’Argentine, un métissage qui prédispose sans doute au goût immodéré de l’aventure musicale et au refus de tous les clivages artistiques et humains. Il découvre et pratique la musique à l’âge de dix ans, dans les bals du samedi soir ; il participe à de nombreux groupes et se familiarise avec toutes les musiques populaires de son pays. Le cajon (boîte péruvienne), le “Bombo Argentin“ et les congas sont ses instruments de

prédilection. A son arrivée en France, en 1990, il s’intègre sans difficulté au milieu “musicien“ parisien. C’est alors le compagnonnage avec le guitariste Raphaël Faïs, le violoniste Jean Blanchard, l’accordéoniste Raùl Barboza… et il devient le batteur de Nilda Fernandez. Créateur et metteur en scène il fera de l’espace Hérault une “mappemonde multicolore“

où on a pu entendre des groupes comme les Tambours du Sud (9 percussionistes latino-

américains qu’il dirige alors), le groupe Ombu à la confluence du tango, du jazz et des rythmes afro-maghrébins et un trio comprenant Nedim Nalbantoglu, Nurhan Özcan et Per Andreasen…

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Nurhan özcan est né à Pleven en Bulgarie, il y fait ses débuts dans la musique et émigre en 1972 enTurquie où il travaille comme guitariste dans divers orchestres de jazz, de variétés, dans les casinos, à la télévision etc… De 1980 à 1986 il est musicien dans les hôtels touristiques et travaille au Maroc, en Suisse, au Mexique et aux Bahamas.A parti de 1987 il joue avec différents groupes (antillais, africains, caraïbiens) qui donnent des concerts en Europe, en Asie, aux Caraïbes et en Turquie. Nurhan Özcan est également arrangeur, compositeur, travaille en studio et joue actuellement avec Burhan Ocal, le percussioniste de Joe Zawinul.

A propos de «A qui appartient la musique» : «La musique c’est comme le vélo, c’est en faisant du vélo qu’on apprend à bien faire du vélo. J’ai improvisé tu comprends, les phrases étaient jolies, je ne les ai pas travaillées du tout, c’était comme dans un hamac, j’ai retenu le thème et je l’ai orientalisé, c’est devenu une musique pour une petite reine hein !» «Yemen-Yeh man» : « C’est un hommage, cette ballade des fusillés et des pendus est très connue en Turquie et encore malheureusement d’actualité. C’est une mélopée, quand le ciel est vide, tout bleu, on oublie les nuages et l’orage qui semble ne jamais avoir existé ; quand on a la tête dans le bleu, après les larmes on n’oublie jamais les siens». «Seuls ses cheveux d’or l’habillent» : «C’est l’évocation de la Femme rêvée, entrevue au hamam ou dans un caransérail d’un Istanbul du passé…» «Elle a mis sa robe rouge» : «C’est une invitation à la danse, les villageois forment un cercle, la danseuse est seule, au milieu, la robe légère comme un coquelicot sous le vent, elle va choisir son cavalier. Turquie, Bulgarie, nous ne savons pas où nous sommes ou plutôt si, proches des tsiganes. 1/8 ? C’est un rythme envoûtant, une vraie musique de sorcier !» «Les musiciens sont de retour» : «Cà tambourine, çà marche, c’est de la musique de troubadours. Les ménestrels et râcleurs de cordes d’hier et d’aujourd’hui vous le diront :

entendre çà dans la maison, c’est être maître dans son château». «Gazino d’Istanbul» : «Lorsqu’on enregistre c’est normal de faire une pause puisqu’on est musicien. L’odeur d’un café vite fait sur le gaz a déclenché l’idée de cette interprétation en studio. Et puis en Turquie, un gazino c’est un café concert…».

Nedim nalbantoglu Propos recueillis par : Jean-Yves Treiber

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Nedim Nalbantoglu was born on September 16, 1966 in Kirkareli, some 360 kilometres from Istanbul. His father is a well-known lute, violin and mandolin teacher and leads an orchestra of 40 musicians specialised in Ottoman music and folk songs. Nedim began to play the violin when he was six. At seven, he performed with his father’s orchestra for the first time, playing by ear. His father laughed at the boy’s exploit as he couldn’t stop the concert to tell him to get off the stage. At age eleven, his parents took him to study with Yusuf Gulter Aksöz at the Istanbul Conservatory. Nedim still considers Akzöz as his master; At twenty-two, Nedim leads the student’s life. He played with the Istanbul Opera as well as at Jazz clubs and restaurants. Nedim met Vladimir Spivakof at his first summer university session and worked with his assistant for the «Virtuosos of Moscow» orchestra. Once he got his master degree, Nedim played the opening number for a concert given by Oleg Kagai. He records da evu in Istanbul with the percussionist Okay Temiz and saxo- phone player Sylvain Kassap. He then moved to Paris to study the classical repertory and, seemingly a paradox, joined the National Jazz Orchestra directed by Denis Badault, where he plays for three years. Nedim Nalbantoglu has played with Henri Agnel’s group at the Arab Institute in Paris. He has recorded with many different groups and given concerts throughout France as well as in Tangiers, Berlin, Murcia, Port, Lisbon, Stockholm, Usala, Munich. After playing Bach, Mozart, Bartok, Charlie Parker and the Turkish and Ottoman music of his country of origin, Nedim Nalbantoglu now plays Nedim Nalbantoglu with Minino Garäy, Nurhan Ozcan, Per Andreasen and Roberto de Brasov: «A little Balkan night fusion».

Per Andreasen was born on February 20, 1957 in Copenhagen. He first started playing the piano, then the guitar, before becoming a professional bass guitar player in 1973. He has toured in Scandinavia, France and Germany with American Soul and with the R&B band Mixed Blood. From 1979 he worked as a studio musician in Denmark, playing with a number of bands, while also teaching at the Copenhagen conservatory. He moved to Paris in 1984 and has played in a number of clubs with, among others, Lou Laguerre Trio, Sambe Babacar, Montei Obin and Pedro Wognin. He also works as a studio musician. From 1991

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to 1996 he worked with Lou Laguerre, played with Roy Roby (The Platters) as well as The Caribbeans, Pete Osborn, Clem Ashford, Cherly Martin, Dona Nowell, Iaeta, Alfredo Rodriguez, Bibi Loison, Aksak Asia Minor, Mandinga

Roberto de Brasov was born in 1967 in Romania. He was brought up with the sound of Pentcotist church music and learned to play the accordion practically in hiding. During wedding parties, he would ask permission to practice on the musicians instruments during breaks. He was strongly encouraged by the musicians to continue and quickly became a

strong musician with a reputation that went far beyond Brasov

Romania, playing at weddings, following the parties from the house to the church then from

the church to the house, just like the old musicians, then he went further

He travelled throughout

He was invited to

festivals and toured in Turkey, Bulgaria, Germany, Belgium and Sweden. He is currently living in France, in a suburb of Paris. He has contributed to the success of the Alexandre Bouglione Gypsy circus and played at the Folk Music Festival of Ris Orangis. He recently returned from a tour of Japan

Minino Garäy is a little Italian, a little Basque, a lot Indian. He was born in Cordoba, in the middle of Argentina. This mixture of backgrounds gives him a strong taste for musical adventure and a strong refusal of all artistic and human divisions. His first contact with music was at Saturday night balls. He played with a number of bands and became familiar with all the folk instruments of his country. The cajon (a Peruvian box), the «Bombo Argentin» and congas are his favorite instruments. He arrived in France in 1990 and slipped easily into the Parisian music world. He was backed by the guitarist Raphaël Faïs, the violinist Jean

and became drummer for Nilda Fernandez.

Blanchard and accordionist Raùl Barboza

As a creator and producer he turned the Espace Herault into a multicolored world map, bringing in bands such as the Tambours du Sud (9 Latin-American percussionists, directed by himself), Ombu, a band that blends tango, jazz and afro-maghrebin sounds and a trio made up by Nedim Nalbantoglu, Nurhan Ozcan and Per Andreasen

Nurhan Ozcan was born in Pleven, Bulgaria where he made his debuts in music. In 1972 he moved to Turkey and was guitarist for various jazz and pop orchestras, playing in

From 1980 to 1986, he played in tourist resort hotels, working in

casinos and for television

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Morocco, Switzerland, Mexico and the Bahamas. From 1987 he played with different bands (West Indies, African, Caribbean), giving concerts in Europe, Asia, the Caribbean and Turkey. Nurhan Ozcan is also an arranger and composer. He currently works as a studio musician and is guitarist with Burhan Ocal, Joe Zawinul’s percussionist.

For «Who the music belongs to»: «Music is like riding a bicycle, you learn to ride better by practising. I improvised you see, the phrases were pretty, I didn’t work on them at all,

it was like in a hammock, I kept the theme and gave it an oriental sound, it became music for a little queen!» «Yemen-Yeh man»: «This is a tribute, it’s a well-known ballad in Turkey about the

people executed by firing squads or by hanging and, unfortunately, is still valid todya. Its

a chant, when the sky is empty, all blue, you forget the clouds and the storm that seem to

never have existed; when your head is in the blue sky, after the tears you never forget your loved ones.» «Dressed only in her golden hair»: «This is an evocation of the dream woman, who you got a glimpse at at the hamam or in a caransérail of the Istanbul of the past » «She wore her red dress»: «This is an invitation to dance. The villagers form a circle, the dancer is alone in the middle. Her light dress floats like a poppy in the wind, she will pick her partner. Turkey, Bulgaria, we don’t know where we are, or rather yes, near the gypsies. 1/8? Its a spell-binding beat, a real sorcerers music!» «The musicians are back»: «There are drums, there’s marching, this is troubadour music. The minstrels of yesteryear and today will tell you: to her that in your house is to be the king

of the castle.»

«Gazino of Istanbul»: «When you record it is normal to take a break since we’re musi- cians. The smell of coffee heated up quickly on the gas burner triggered the idea for this studio number. In Turkey, a gazino is a concert café »

Nedim Nalbantoglu interviewed by Jean-Yves Treiber

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1) Müzik kimé aittir (A qui appartient la musique) 2) Yemen, yeh man ( Yemen ohé l’homme) 3) Sadece altın saçlarıyla örtülen vücudu (Seuls ses cheveux d’or habillent son corps) 4) Kırmızı gece elbisesini giydi (Elle a mis sa robe rouge) 5) Mûziyenler dönüyorlar (Les musiciens sont de retour) 6)Orfuzz (Fusion orientale : Mille et une nuits) 7) Oksayan sevgilim (Câline ma chérie) 8) Istanbul gazinosu ( Café-concert d’Istanbul) 9) Assa (En avant) 10 Konstantinopl’ dan mesajlar (Des nouvelles de Constantinople)

Nedim Nalbantoglu : violon, Roberto de Brasov : accordéon, Nurhan Özcan : guitare, Minino Garäy : percussions, Per Andreasen : guitare basse, Xavier Desandre-Navarre : udu.

Compositions, arrangements : Nedim Nalbantoglu sauf : «Des nouvelles de Constantinople» traditionnell arrangé par Nedim Nalbantoglu et Xavier Desandre-Navarre.

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Turquie

Nedim Nalbantoglu

Müzik kimé aittir

1) Müzik kimé aittir (A qui appartient la musique) 2) Yemen, yeh man (Yemen ohé l’homme) 3) Sadece altın saçlarıy la örtülen vücudu (Seuls ses cheveux d’or habillent son corps) 4) Kırmızı gece elbisesini giydi (Elle a mis sa robe rouge) 5) Mûziyenler dönüyorlar (Les musiciens sont de retour) 6) Orfuzz (Fusion orientale : Mille et une nuits) 7) Oksayan sevgilim (Câline ma chérie) 8) Istanbul gazinosu (Café-concert d’Istanbul) 9) Assa (En avant) 10) Konstantinopl’ dan mesajlar (Des nouvelles de Constantinople)

Nedim Nalbantoglu : violon, Roberto de Brasov : accordéon, Nurhan Özcan : guitare, Minino Garäy : percussions, Per Andreasen : guitare basse, Xavier Desandre-Navarre : udu. Compositions, arrangements : Nedim Nalbantoglu sauf : «Des nouvelles de Constantinople» traditionnell arrangé par Nedim Nalbantoglu et Xavier Desandre-Navarre.

Enregistré au studio Cargo par Stéphane Pigeon (Printemps 1996) sauf N° 10 enregistré par Xavier Desandre-Navarre au Studio X.D.N. mixé au Studio Vrémond par André Voltz (Juillet 1996). Livret :

Jean-Yves Treibert. Photo : Sylvie Berreur, J.Y. Treibert (dos Livret). Traduction anglaise : Katherine Krieger. mastering : Studio Cargo (montreuil). Coordination : Annie Le Borgne-Queffelec. Conception graphique :

CéBO. Producteur artistique : Nedim Nalbantoglu. Produit par michel Pagiras pour “al sur”.

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