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AgroBio Périgord Info

Le Bulletin de liaison des adhérents

Septembre–Octobre 2009

Edito Emmanuel Marseille


individuelle et l’action collective. prises de décisions, dans les prati-
Aujourd’hui nous avons la chance ques agronomiques.
de bénéficier des savoir faire sur Il nous appartient donc ensemble,
des pratiques agronomiques sim- agriculteurs, organismes de déve-
ples, évidentes, économes et faci- loppement, collectivités et particu-
les à mettre en œuvre. L’Agri- liers d’accompagner ces change-
culture Biologique est un ferment ments. Les enjeux sont éminents
de pratiques dont l’agriculture en et vraiment importants, de notre
Emmanuel Marseille général doit s’inspirer. Le réactivité dépendra le maintien de
contexte économique actuel, in- notre qualité de vie.
cite l’ensemble des utilisateurs de
Notre planète toute entière est en produits phytosanitaires et engrais
crise, mais rien n’est irréversible. de synthèse à réaliser des écono-
En ayant conscience des problè- mies, alors profitons de cette
mes qui nous entourent nous ne situation pour se réapproprier les
pouvons pas rester passifs. Notre notions d’autonomie dans les
avenir passe donc par l’action
DANS CE
NUMÉRO :

Vie de l’Asso P.2


Les événements à ne pas rater
Communication–
P.3-4
promotion
Samedi 24 Octobre Fête de la Biodiversité
L’Aquitaine
P.5
Cultivée à St Martial d’Artenset
cultive la Biodi-

Filière lait et
P.6-7
maraîchage
Vendredi 27,
samedi 28 et
RHD P.8
dimanche 29
Actualité P.9-13 Novembre
5ème Foire Bio de
P.13-
Agenda-annonces Bergerac
14
(affiche provisoire)
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Vie de l’association et du réseau
Une nouvelle recrue à cette formation, je réalise afin d'établir ce premier re-
AgroBio Périgord… un stage de 16 semaines au censement.
sein de l'association Agro- A partir de cette base, suivra
L’équipe a accueilli, depuis le
bio Périgord. Vous pourrez ensuite une observation de
début du mois de septembre,
m'y trouver par période l'évolution de différentes po-
Gaëlle BALLIGAND, une jeune
d'alternance : environ deux pulations d'une même variété
diplômée en Géographie op-
semaines consécutives par chez plusieurs producteurs.
tions développement, environ-
mois ainsi que lors de jour- Les éventuelles disparités :
nement et aménagement du
nées spéciales comme la évolutions entre deux popula-
territoire dans le cadre d’un
Gaëlle BALLIGAND fête de la biodiversité culti-
contrat CAE (Contrat d’Aide à tions de même origine seront
vée ce samedi 24 octobre. étudiées, ainsi que leurs cau-
l’Embauche) financé par l’Etat à
Mon travail s'oriente vers ses: pression de sélection,
hauteur de 95 %, pour une du-
l'étude de l'évolution des adaptation au climat, facteurs
rée de 8 mois, renouvelable 2
populations de maïs et de agronomiques, ou pollutions
fois. Elle travaillera plus particu-
tournesols confiées à diffé- génétiques. Nous espérons
lièrement sur la restauration
rents agriculteurs depuis le par cette démarche identifier
collective et sur le projet du
début, en 2001, du pro- et comprendre plus précisé-
Pays de la Vallée de l’Isle.
gramme « l'Aquitaine cultive ment le comportement des
Lourde tâche en perspective
la biodiversité ». populations en culture « In
puisque tout est à créer et à
organiser. Souhaitons-lui la Dans un premier temps, un Situ ». A terme, il sera intéres-
bienvenue. état des lieux des variétés sant de voir si l'évolution de
cultivées par les agriculteurs ces populations répond aux
————————————-
participants au programme problématiques et aux atten-
Un nouveau stagiaire pour sera réalisé afin de dresser tes locales: caractéristiques de
le programme l’Aquitaine une base de donnée. Ce leur terroir, modes de cultu-
cultive la Biodiversité premier travail est essentiel res et de consommation.
afin d'assurer une bonne
Suite à l'obtention de mon traçabilité des flux de se-
Rémy LEBRUN mences, ainsi qu'une centra-
BTSA Gestion et Protection de
la Nature, je poursuis mes étu- lisation des retours d'expé-
des en licence professionnelle riences des agriculteurs.
« Agriculture biologique » à Cler- J'interviendrai donc auprès
mont-Ferrand. Dans le cadre de des agriculteurs concernés

Journées d'Automne de la FNAB, les 1er et 2 décembre à Lyon


Les prochaines journées d'automne de la FNAB seront accueillies par Corabio, dans la ville
de Lyon. Le programme s'articule autour de deux thèmes, avec des temps de débat et de
formation : 1/ Construction du projet du réseau FNAB sur l'organisation des filières de com-
mercialisation : quel est notre objectif? Quelles sont les actions à mener? Comment intro-
duire de l'équité et de la solidarité dans toutes les filières? 2/ Développement de l'agriculture
biologique, comment accompagner les conversions? Quels sont les besoins des agriculteurs,
comment les GAB y répondent-ils? Ces journées sont ouvertes à tout responsable
professionnel du réseau intéressé par le sujet ou fraîchement arrivé dans le ré-
seau et souhaitant contribuer à ces réflexions
COMMUNICATION—PROMOTION PAGE 3

Foire bio de Bergerac


La 5ème édition appro- chard Legrand, président de l’Abeille de cette réalisation.
che à grands pas : elle Périgordine et Thomas Mollet, prési-
se tiendra les 27, 28 dent de l’association de développement Venez nombreux !
et 29 novembre 2009 de l’apiculture en Aquitaine. La partici-
Bien évidement, nous sommes
à la salle Anatole pation est libre. toujours à la recherche de béné-
France. voles pour nous donner un coup
Dans la continuité du thème retenu
Le comité d’organisation, qui a accueilli pour cette soirée, la mairie de Bergerac de main….avis aux volontaires
cette année de nouveaux membres, profitera de notre manifestation pour
planche depuis février sur la manifesta- signer la charte « Abeille, sentinelle de Informations pratiques :
tion. La sélection des exposants est l’environnement » et s’engager ainsi - horaires d’ouverture au public (salle
effectuée, les conférences sont choisies, dans cette démarche. Anatole France) : vendredi 14h-
l’affiche est quasiment validée et les 19h45 ; samedi 10h-20h et dimanche
documents (affiches, tracts…) vont Pour la conférence du samedi (15h),
nous avons décidé de mettre en avant 10h-18h
bientôt être imprimés.
Terre de liens, car cette foncière per- - soirée film-débat (salle à définir) :
Nouveautés cette année : ouverture au met aux consommateurs de s’impliquer
vendredi soir à partir de 20h15
public dès le vendredi après-midi et concrètement dans l’installation d’agri-
organisation d’une soirée film-débat le culteurs. De plus, la création d’un relai - entrée : 2 € (gratuit pour les moins
vendredi soir à la salle Louis Delluc. En local en Aquitaine est en réflexion. de 15 ans)
partenariat avec Ciné Passion et la mai- Cette intervention nous parait un bon
rie de Bergerac, nous projetterons le moyen de découvrir cet outil « d’accès - restauration bio sur place
documentaire de Natacha Calestrémé collectif et solidaire au foncier et au bâti
« Disparition des abeilles, la fin d’un - pôle enfants avec animations
agricole ».
mystère ». La conclusion de cette en- (attention, les enfants restent sous la
quête est que les pesticides seraient Pour la conférence du dimanche (15h), responsabilité de leurs parents)
responsables de l'affaiblissement des c’est le concept d’eco-lotissement qui a
été retenu. Nous l’expliquerons par un - mise en place du tri sélectif en par-
abeilles. La réalisatrice du documentaire
nous explique comment la piste des exemple local, celui de Douville. Mon- tenariat avec le SMBGD
pesticides, responsables selon elle de la sieur le maire viendra nous présenter
- pas de plastique sur la foire : sacs
surmortalité des butineuses, s’est impo- son projet (réalisation en 2010), ses
papier, vaisselle « en dur », verres
sée après trois ans d’enquête. Le débat origines et ses objectifs et le CAUE, au
travers d’une conseillère info énergie consignés et vaisselle compostable
sera animé par André Combe et Gérard
Bonnafoux, les « papas » du film, Ri- l’appuiera pour les aspects techniques

Foire exposition de Périgueux : compte rendu des animations


Cette année, les organisateurs de la foire la 1ère sur la Maison de la Semence, le présenter la filière bio et plus parti-
expo de périgueux ont choisi de mettre samedi 12 septembre. Au programme : culièrement les projets en restau-
l’accent sur l’agriculture. Pour cela, ils dégustations de variétés anciennes de ration collective. En plus des expli-
ont travaillé en partenariat avec la tomates avec mini-questionnaire d’ana- cations, des cuisiniers ont préparé
Chambre d’Agriculture qui a sollicité les lyse sensorielle et présentation de lé- des produits bio locaux et ont fait
filières agricoles du département pour gumes anciens (courges, poivrons, to- déguster leurs créations aux visi-
assurer des permanences et des anima- mates, aubergines…). Le public, pa- teurs.
tions. AgroBio Périgord a présenté la rents comme enfants, a été très inté-
filière agriculture biologique lors de 3 ressé par nos activités et sont nom- Une conférence de presse a également
journées. breux à être venus nous poser des été organisée sur le thème de la res-
questions. tauration hors domicile en Dordogne
en présence de Serge Eymard, Vice-
Stand Maison de la Semence Dégustations de variétés Président du Conseil Général chargé
anciennes de tomates de la culture, Jean-Pierre Saint Amand,
Vice-Président du Conseil Général
chargé de l’agriculture et les représen-
la 2ème , le lendemain tants d’AgroBio Périgord.
sur la filière ovine
Malgré une légère baisse de la fréquen-
avec la participation d’Hervé Cadart,
tation globale de la foire expo (très
producteur bio à Saint Martial de Va-
certainement due à la pluie), le succès
lette de la ferme est indiscutable et l’agri-
la dernière le vendredi 18 septembre, culture devrait à nouveau être pré-
sur le stand du Conseil Général, pour sente l’an prochain.
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Fête de l’âne
Le dimanche 9 août a eu lieu la 5ème fête de l’Ane à Saint Raphaël, à côté d’Excideuil. Pour la
1ère fois, un marché bio était associé à cette manifestation. Une vingtaine de producteurs bio
ont répondu présents et tout était prêt, le comité d’organisa-
tion, les exposants, les 100 bénévoles pour accueillir quelques
6 000 visiteurs. Malheureusement, le temps ne fut vraiment pas
de notre côté avec une pluie intense toute la journée mais,
plus de 1 600 visiteurs sont néanmoins venus assister à cet
événement. La présence d’un marché bio sur cette fête a per-
mis de lui donner un souffle nouveau et les organisateurs avaient d’ailleurs joué pleinement
le jeu avec une buvette bio, de la vaisselle compostable et la mise en place du tri des dé-
chets.

Le comité d’organisation, tout comme les producteurs bio sont prêts à repartir pour une prochaine édition en espérant
que cette fois, le soleil sera de la partie…

Comice de Mussidan
Les 19 et 20 septembre a eu lieu le Une petite poignée d’exposants autonome en semences y présentait
traditionnel comice de Mussidan. étaient présents et proposaient les aspects pratiques, techniques et
AgroBio Périgord a été sollicité leurs produits à la vente. Les visi- économiques de l’autoproduction de
pour y participer et organiser un teurs ont pu se restaurer sur les semences.
marché bio. Nous avons répondu stands (galettes salées et sucrées,
favorablement à cette demande car, grillades, fromages, pâtisseries Sur ces 2 jours, nous avons eu quel-
un mois plus tard, le samedi 24 oc- bio). Malheureusement, le public ques contacts intéressants (grand
tobre, nous organisions, dans le ne s’est pas mobilisé en masse public et agriculteurs) mais pas suffi-
même secteur géographique, à Saint samment car beaucoup d’agriculteurs
pour cet événement.
Martial d’Artenset, la Fête de la sont restés quelque peu retissant par
Biodiversité Cultivée. En étant pré- Le lendemain, à l’occasion du rapport à nos propositions alternati-
sent sur le comice, nous avons pu concours de labour, un mini-forum ves.
assurer la promotion de cette jour- sur l’autoproduction de semences
née et toucher aussi bien le grand a été organisé. Bertrand Lassaigne,
agriculteur et céréalier bio, 100 %
public que les agriculteurs présents.

Exposition photos : regards de paysans bio.


A l’occasion des 20 ans d’AgroBio Périgord, nous avons souhaité mettre en place un nouvel outil de promotion de
l’agriculture bio du département : une exposition de 10 portraits d’agriculteurs et d’agricultrices bio, qui soit ré-
sentative de l’agriculture bio de Dordogne. Cette exposition se matérialisera par des photos encadrées (un portait
en noir et blanc et une photo de la ferme en couleur) et sera complétée par des témoignages (histoire, produc-
tion, rapport à la bio…). Les 10 fermes ont été choisies afin de représenter un maximum de productions et de
thèmes différents (installation hors cadre, savoir-faire empirique, transmission, transformation à la ferme, vente
directe…). Cette exposition sera présentée pour la 1ère fois lors de la Fête de la Biodiversité, le samedi 24 octobre
à Saint Martial d’Artenset. Par la suite, nous souhaitons que cet outil soit « vivant », c’est-à-dire utilisé lors de di-
verses manifestations et éventuellement prêté à des écoles ou autres.

A suivre…
Stéphanie BOMME-ROUSSARIE
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L’AQUITAINE CULTIVE LA BIODIVERSITE

La fête de la Biodiversité Cultivée


Samedi 24 octobre 2009 à St Martial d’Artenset au Moulin du Duellas
APPEL A BENEVOLES !!! Retour avant le 20 octobre
Nous recherchons plus que jamais des bénévoles pour la Fête de la Biodiversité Culti-
vée !
Les bénévoles sont mobilisés sur un créneau de trois heures consécutives environ le
jour même et / ou peuvent venir aider en fonction de leur disponibilité la veille pour
l’installation ou le lendemain pour le rangement.
L’assurance et les boissons sont prises en charge par Bio d’Aquitaine.
Remarque : Le moment le plus chargé de la fête où le besoin de bénévoles est le plus
important sera le soir à partir de 19h00 pour la gestion du repas (service, rangement,
vaisselle).
Si vous êtes intéressé pour venir nous prêter main forte, vous pouvez contacter Jenni-
fer Kendall (06.86.38.86.41) à AgroBio Périgord en précisant le créneau qui vous
conviendrait le mieux.

AU PROGRAMME
A la découverte de la Biodi- 16h00 – Forum : « Les initiatives maïs (après-midi),
versité Cultivée : locales et nationales pour la sau- - Contes : Fantaisies potagères (vers
vegarde et le développement de 14h00/15h00),
10h30/11h30/14h00 – Initia- la Biodiversité Cultivée » (Bio
- Promenades en gabarre,
tion à la sélection des se- d’Aquitaine, Réseau Semences
- Spectacle de la Kie Amore : « Vous
mences de pays : Paysannes).
êtes marié, vous ? » (vers 18h00)
3 départs pour une applica- - Ateliers enfants : dessins, maquil-
tion pratique dans une par- 17h00 – Cueillette fes- lage,…
tive de maïs de pays… Restauration bio sur les stands des pro-
celle de maïs de population. rythmée au son des per-
cussions brésiliennes de ducteurs (de 12h00 à 15h30).
11h00- Voyage à l’origine du Samba Garage.
maïs : Contes traditionnels Sud- En soirée :
Américains, historique, anecdo- 19h00 - Repas bio
tes et fabrication de poupées Tout au long de la journée
20h30 - Concert gratuit avec
avec des feuilles de maïs. sur le site :
Rural Trad Machin et Almacita.
- Marché bio (de 10h00 à 18h00),
11h30- Témoignage d’un agri-
- Stands associatifs,
culteur produisant sa propre
semence
- Expositions (Biodiversité Culti- Tracts et affiches
vée, Portraits d’agriculteurs Bio
et expo protection de l’eau.) Si vous souhaitez recevoir des
15h00 – Forum : « Faire ses - matériels agricoles, tracts et affiches de la Fête de
propres semences potagères ». la Biodiversité Cultivée pour
- Labyrinthe de maïs, votre stand au marché et/ou
15h00 – Forum technique et - Animations et déambulations, diffuser l’information autour de
échanges entre agriculteurs :
- Balades nature autour du mou- vous, vous pouvez contacter
« L’autoproduction des semen-
lin, Elodie Gras à AgroBio Péri-
ces en grandes cultures et en
- Cuisine Sud-Américaine : Ate- gord : 05 53 35 88 18 ou
fourragères ».
lier fabrication de galettes de biodiversite@agrobioperigord.fr
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FILIERE LAIT
Collecte de lait bio en Dordogne ré- de crise.
alité ou utopie ?
Une nouvelle fois l’approche que nous devons proposer
Les demandes d’informations émanant de est d’orienter les agriculteurs vers une agriculture plus
producteurs laitiers sur la conversion et autonome au niveau des prises de décisions, plus auto-
l’agriculture biologique se multiplient de- nome au niveau des intrants cultures mais aussi et surtout
puis plusieurs mois. Face à ce constat, les dans le cas de l’élevage au niveau des aliments.
animateurs d’AgroBio Périgord ont souhai-
té que le Conseil d’Administration de l’as- Pour cela il faut intégrer que c’est la notion de revenu qui
sociation se penche sur la problématique est primordiale et non les volumes produits et les prix de
vente. Il faut sortir des chemins habituels pour mieux ap-
de la valorisation.
préhender cette vision, qu’il faut faire admettre aux trans-
Le contexte actuel de la filière étant délicat, il est donc formateurs pour qu’ils deviennent de véritables partenai-
impératif d’orienter l’accompagnement des producteurs res.
vers plus de sécurité. Les membres du Conseil d’Adminis-
tration après avoir longuement débattu ont décidé qu’A- A ce jour BIOLAIT, groupement de producteurs qui est
groBio Périgord était en capacité de soutenir la mise en collecteur de lait bio de vache, travaille sur ces mêmes
place de projet structurant autour de la production lai- orientations avec ses adhérents. Il paraît donc naturel que
tière mais pas à n’importe quelles conditions. Il est impé- le travail d’organisation de collecte se réalise pour com-
ratif que nous n’engagions pas les agriculteurs dans des mencer avec cette structure.
impasses économiques, sociales et surtout environnemen- Suite à deux réunions organisée pour l’un par AgroBio
tales. Périgord et pour l’autre par la Chambre d’Agriculture 24
Pour cela le Conseil d’Administration a insisté sur le fait en Septembre sur la mise en place de collectes de lait bio
que les techniciens devront proposer aux producteurs de sur le département, il apparaît nécessaire et urgent d’ac-
réfléchir sur la transformation et la valorisation des pro- compagner techniquement les producteurs qui sont en
duits en direct de la ferme. Cette approche même par- train de faire le choix de la conversion.
tielle et minoritaire sur l’ensemble des volumes doit, au- En 2010 se sont déjà 5 exploitations laitières avec un po-
delà d’offrir une diversification des débouchés, ancrer des tentiel de 2.5 à 3 millions de litres de lait qui débuteraient
savoir-faire permettant aux producteurs de conforter leur
revenu, mais aussi permettre une issue de secours en cas le processus de certification. A suivre….
Emmanuel MARSEILLE

Distributeur de lait cru: un autre moyen de valoriser en direct


Il existe plusieurs constructeurs de distributeurs de lait, et Quatre importateurs en France
donc une gamme assez étoffée de solutions. On peut trou-
ver des distributeurs clé en main, avec leur abri en bois ou Michel Besnard (Normandie).
en inox et leur distributeur de bouteilles vides, mais on Tél. 06 09 61 59 27-02 35 39 88 98. Il commercialise des
peut aussi acheter uniquement le distributeur distributeurs Lazzaroni (Italie), et a arrêté de travailler
avec Prometea.
Recherche de modèles moins chers Didier Filbing (Alsace).
Les différences entre marques se jouent sur le système de Tél. 06 64 46 49 77- 03 88 02 08 57/ www.filbing-
distribution et de nettoyage. Socodix et Cozinox mettent distribution.com/.Il commercialise des distributeurs Bruni-
en avant leur service après-vente. Ils souhaitent également mat (Suisse), un constructeur qui revendique quatorze
travailler sur les modèles afin de proposer des distributeurs ans d'expérience dans les distributeurs de lait.
moins chers. Ainsi, Cozinox planche sur un petit distribu-
teur simple (10 000-15 000 euros), qui pourrait être installé Cozinox, société spécialisée en matériel de
dans une boutique par exemple. Brunimat (Suisse) met en transformation laitière à la ferme (Bretagne). Tél. 02 96
avant la simplicité de son système et propose des distribu- 79 07 15. Cozinox commercialise les distributeurs de DF
teurs à 12 000-16 000 euros (sans abri ni distribution de Italia.
bouteilles vides).
Socodix, société spécialisée dans le matériel d'élevage
et de traite, (Aisne). Tél. 03 23 50 80 08. Ils n'ont pas
encore réalisé d'installation en France. Ils travaillent avec
la société Condor inox (Italie). www.socodix.com
Un distributeur de lait de mar-
Source pleinchamp.com
que DF Italia, installé en Breta-
gne sur un parking de centre
commercial
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Maraîchage
Le 27 août dernier à la demande du pattes d’oies, doigts souples, socs à
groupe de maraîchers adhérents à butter, guidée , auto guidée. Cha-
AgroBio Périgord une journée de que machine peut s’adapter à des
démonstration des différentes tech- types de sols particuliers, des cultu-
niques de désherbage a été organisée res et conditions d’implantation
à Mensignac sur l’exploitation de (écartement des rangs, buttes).
Didier Morvan.
Venus nombreux des quatre coins du Enfin, les maraichers ont pu appré-
département, 31 producteurs sont cier les effets du désherbage ther-
venus chercher des réponses techni- mique sur du faux semi. L’appareil
ques sur la maîtrise de l’enherbe- de démonstration présenté ce jour
ment des cultures légumières. était équipé d’un dispositif permet-
tant de désherber en plein, mais
Trois représentants se sont partagés aussi en localisé en rang et à ras du La traction animale et les outils s’y rap-
les présentations du matériel au fil de portant ont été aussi développés ce jour
la journée. La herse étrille qui inter- là. Cette technique est particulièrement
vient dans la destruction des jeunes adaptée à la production maraîchère. Il ne
adventices au stade plantule par arra- faut toutefois pas oublier que les animaux
chage et dessèchement fut un des nécessitent de l’attention toute l’année.
matériel présenté. Polyvalente, elle
est utilisable sur toutes les cultures:
légumes, céréales, oléo protéagineux
et même sur prairie. Son action est
large, elle désherbe entre rang et sur

rang (déflecteur de protection).


Au-delà des effets immédiats, visi-
bles à l’œil, il permet de griller le
le rang, écroute et aère la surface stock de graines d’adventices en Ces différents outils sont nécessaires à la
superficielle des sols, scarifie et surface. Son utilisation est complé- vulgarisation et la généralisation des prati-
émousse les prairies. De plus, elle mentaire des outils mécaniques sur ques plus respectueuses de l’environne-
participe à la bonne circulation de les espèces détruites et sur les ment. Leur utilisation conditionne souvent
l’air et de l’eau dans les sols permet- conditions d’utilisation. En effet, la réussite des cultures jusqu’à leurs ré-
tant ainsi des conditions optimales l’impact du thermique sur les gra- coltes. Acquérir un matériel de désher-
pour que le sol réponde correcte- minées est aléatoires, il dépend du bage mécanique et thermique se révèle
ment aux besoins exprimés par les contact entre la chaleur et le pla- bénéfique pour les résultats technico éco-
plantes. teau de tallage de l’adventice à dé- nomiques des exploitations bio, en
truire. Le passage du désherbeur conversion ou tout simplement soucieu-
Différents modèles de bineuses ont thermique ne nécessite pas un sol ses d’agir en faveur de la qualité de l’eau
été aussi présentés : à dents droites, parfaitement ressuyé. et humainement pour l’amélioration des
conditions de travail. Les collectivités, le
Cette journée était basée sur la Conseil Régional avec l’AREA PVE et le
convivialité et sur les échanges de Conseil Général de la Dordogne soutien-
pratiques. Le repas fut l’occasion nent l’acquisition de matériel de ce type à
de partager des expériences et les hauteur de 10 à 40 % du montant HT.
savoir faire de chacun. Chaque par-
ticipant avait apporté des produits Emmanuel Marseille
qu’il a pu aussi partager.
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Restauration hors domicile (RHD)
La restauration hors domi- ◊ Une première concerne les « plateformes ». Elles sont les
cile: un projet d’avenir producteurs qui ont été ame- clefs d’aboutissement du projet.
nés ou qui le souhaitent à ap-
La circulaire du grenelle de provisionner des restaurants ● Recherche de nouveaux pro-
l’environnement a donné son scolaires. ducteurs souhaitant se convertir
mot d’or- ou s’installer.
dre : 20% ◊ Une seconde concerne tous
de produits l e s a c te u rs d e l ’a v a l ● Programmation de forma-
bio supplé- (gestionnaire, chef cuisinier, tion :
mentaire au opérateurs, transformateurs)
ayant également eu une ou ◊ pour les producteurs
niveau de la souhaitant s’investir dans la res-
restauration plusieurs expériences en res-
collective tauration hors domicile. tauration collective.
d’ici 2012 ◊ Pour les gestionnaires,
Ces enquêtes permettront
(atteindre 6 cuisiniers.
ainsi de prendre en compte
% de la sur-
tous les éléments pour mener
face agri-
à bien les objectifs fixés. En
cole utilisable d’ici 2010). effet, il semble important de Promouvoir les produits bio-
Ce chiffre pré destine l’avenir concerter au maximum les logiques permet de dépasser
de la filière bio : un fort déve- idées de chacun pour une l’aspect alimentaire et écologi-
loppement est donc à prévoir. bonne cohésion. que pour embrasser des ques-
Mais tout reste à faire, face à tions sociales et économiques.
La création d’une cartogra- On parle ici de créer des em-
une demande de plus en plus
phie interactive est en cours plois de proximité, de privilé-
fréquente, les filières doivent
de réalisation avec l’AGRN gier les filières de production
se structurer. (atelier de géographie rurale courtes et assurer un revenu
Voici quelques démarches numérique). Elle a pour finali- autonome aux agriculteurs.
effectuées au sein de l’associa- té de recenser tous les pro-
tion depuis mon arrivée il y a ducteurs, transformateurs, et Ouvrir le marché des cantines
différents opérateurs. Elle scolaires aux produits bio,
un mois :
aura également pour vocation permettra précisément aux
d’identifier la demande. A agriculteurs de modifier leur
terme elle sera un outil essen- production et d’assurer un
La rencontre de tous les ac- marché éthique en toute sé-
tiel pour visualiser les zones à
teurs a été la première phase
valoriser et structurer. curité.
pour une bonne compréhen-
sion de l’organisation du ré- Une rencontre a été organi-
seau et des points de blocage. sée avec les animateurs de
Partenaires divers comme le deux associations (Les enfants Appel Lancé à tous les
service des collèges du du Pays de Beleyme et le tri- producteurs souhaitant
Conseil Général, la SCA le cycle enchanté) afin de sensi- s’investir , pour créer
pré vert, le Pays de l’Isle, biliser les écoles à l’introduc-
membres de collectivités, et et participer à un
tion des produits biologiques.
acteurs principaux Le but est de proposer un kit groupe de travail et
(agriculteurs, gestionnaires) d’animation pédagogique per- pour valoriser votre
etc. tinent sur du long terme. Des exploitation.
sites pilotes seront choisis Contact :
Dans un second temps il m’a
paru nécessaire de réaliser pour lancer l’initiative.
BALLIGAND Gaëlle
des enquêtes pour identifier balligand.gaelle@orange.fr
les personnes intéressées par
le projet. Vous trouverez joint Projets à venir :
au présent bulletin, le ques- En vous remerciant pour vo-
● Ecriture d’une charte pour tre collaboration future, à
tionnaire à remplir et à ren-
l’uniformisation de la tarification
voyer soit sous format papier, bientôt.
par types de producteurs.
soit par mail.
● Un projet de création de
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ACTUALITE
Courrier de Dominique MA- filières (courte, vente directe pour cette agriculture chimi-
ou impliquant plus d’intermé- que.
RION président de la FNAB
diaires), nous avons tiré les
réponse à Luc GUYAU pré- leçons des échecs des systèmes Redonnons du sens à notre
sident de l’ APCA conventionnels et nous nous métier en relocalisant les mo-
organisons pour mettre en des de distribution et en re-
Dans un « point de vue » publié place des rapports commer- donnant sa place à l’argent,
dans Ouest-France (édition 12-13 ciaux basés sur un prix juste comme outil d’échange au ser-
septembre – Cf. en annexe), Luc pour tous les acteurs, dans la vice d’un développement hu-
Guyau, président de l’APCA se transparence des coûts et des main.
positionne pour l’Agriculture Biolo- marges. De cette manière, les
gique. Dominique Marion, prési- citoyens auront accès à une Il est temps de faire jouer la
dent de la FNAB, réseau des GAB alimentation de qualité dans synergie des réseaux dans l’in-
et GRAB qui regroupe plus de des territoires vivants qui ver- térêt des finances publiques et
70% des paysans bios français, lui ront le monde agricole repren- des producteurs.
répond. dre une place-clé au sein de Pour ce faire, il faut que les
Le président de la FNAB se notre pays. actions des différents acteurs-
félicite de voir, enfin, le Quels que soient nos types de terrain du développement de la
président de l’APCA, don- production (végétales, anima- bio soient reconnues, coordon-
ner le signal si longtemps les, avec ou sans transforma- nées et structurantes. Les ef-
attendu au réseau qu’il pré- tion à la ferme), nous avons forts, tant de l’état que des
side. appris que le mode de produc- collectivités territoriales, ap-
tion bio ne garantit la pérennité puyés par les agences de l’eau
«Nous qui avons connu le mé- et les autres structures concer-
pris, puis l’ignorance, les faux de nos fermes que si nous nous
recherchons à être toujours nées doivent toucher le plus
prétextes pour ne pas s’investir grand nombre de paysans. Les
dans le bio, ne pouvons que plus autonomes, toujours plus
économes et toujours plus co- moyens financiers doivent être
nous féliciter de ce changement transparents et efficients.
de cap. hérents.
C’est en s’éloignant du vivant, Le plan de développement de
Le réseau FNAB qui se bat de- l’AB, certes perfectible, ne se
puis trente ans pour que soit au travers d’une économie et
des pratiques de distribution conçoit que dans la concerta-
mis en place les aides à la tion avec les associations de
conversion, le crédit d’impôt, la dirigées vers le seul profit fi-
nancier, que le monde agricole citoyens et de défense de l’en-
rémunération et la reconnais- vironnement.
sance pour tous les paysans, a a perdu ses repères. C’est en
su impulser toutes les organisa- oubliant les fondamentaux de Alors cher Luc Guyau, sur ces
tions économiques structuran- l’agronomie que les exploita- bases, construisons ensemble
tions agricoles sont devenues les partenariats qui permet-
tes de la filière.
dépendantes des intrants. tront au monde agricole de
N’oublions pas que plus de 80% prendre ce virage nécessaire à
des agriculteurs bio actuels Il est temps de réorienter les
politiques agricoles au niveau sa survie.
sont d’anciens conventionnels...
Ces agriculteurs, que les GAB européen et français, à travers Le salon « la terre est notre
et GRAB ont aidé à passer en une meilleure prise en compte métier », de Guichen (35)
bio, ont compris que cette pro- des efforts faits par les produc- montrera à toute la profession
duction était la seule viable teurs pour sortir de la dépen- aux citoyens et aux élus, que
pour une sécurité et une auto- dance à la pétrochimie. c’est ensemble que nous met-
nomie alimentaires tant en Eu- Il est temps aussi de réorienter trons en œuvre l’agriculture de
rope que sur les autres conti- de manière rapide et significa- demain dont la bio est le fer de
nents. Ils constituent aujourd- tive les moyens humains et lance. »
’hui le réseau et contribuent à financiers de nos Chambres
accompagner les candidats au Paris, le 7 octobre 2009
d’Agriculture afin de ne plus
changement. laisser croire aux producteurs
Quels que soient nos choix de qu’il y aura une sortie de crise
PAGE 10

en simplifie l’usage et la commer- transmis au procureur pour du


La loi « Grenelle II » cialisation. Neemazal et de la Bouillie Sulfo
Calcique.
en discussion au Un amendement rédigé par Ma-
dame Blandin, sénatrice du Nord La France imposerait donc aux
Sénat remet le prévoyait de clarifier la situation
en excluant les PNPP des pro-
Pnpp une contrainte Européenne
qui n’existe pas et en parallèle,
« Purin d’ortie » duits phytopharmaceutiques
pour ne pas subir la contrainte
ne reconnaît pas les produits
inscrits sur le cahier des charges
ASsociation pour sur la sellette ! de la directive européenne
91/414/CE qui ne régit pas ce
européen qui sert de base pour
les certifications bio en France.
la PROmotion des
Alors que collectivités loca- type de produits.
Produits Naturel Cette contradiction n’est pas
Peu Préoccupants les, jardiniers, agriculteurs Mme Chantal Jouanno (Ministère anodine. Si l’on ne travaille qu’a-
utilisent publiquement les de l’écologie) reconnaît la lour- vec les produits officiellement
produits naturels peu préoc- deur des procédures mais s’en- homologués en France, le bio est
cupants et le revendiquent, ferme dans la logique de minis- impossible.
ces produits, alternatives tère de l’Agriculture pour rejeter
réelles aux pesticides et au- l’amendement qui pouvait per- N’oublions pas que tout ce qui
tres produits chimiques, mettre enfin la reconnaissance n’est pas homologué est interdit
sont toujours interdits en des PNPP, en attente depuis 3 et que toutes les préparations
France. Un cas unique en ans. Difficile de ne pas voir là le faites a partir de recettes de
Europe et probablement poids des lobbies de l’agrochimie grand-mère sur nos exploitations
dans le monde, qui pourrait qui nous place bien loin de ce qui ne sont pas homologuées. La
être confirmé par le vote de devait être l’esprit du Protection des Végétaux peu
la loi « Grenelle II ». « Grenelle » et encore plus loin dresser procès verbal, et pour-
de la préservation de l’environ- quoi pas, si ça se durci, retirer la
La loi sur l’eau de décembre
nement et de la santé. production de la vente.
2006 puis la loi « Grenelle I »
ont reconnu la spécificité des Le Gouvernement communique Nous ne pouvons pas négocier
produits naturels peu préoccu- à tout va sur la réduction des des tolérances. Il est grand
pants (PNPP). Puis, un décret du pesticides et parallèlement blo- temps que bio et non bio, cons-
ministère de l’Agriculture du 23 que avec détermination les alter- cients des enjeux, fassent corps
juin 2009, que nous qualifions de pour imposer une reconnais-
natives crédibles.
scélérat, leur a imposé des sance des Alternatives aux pesti-
contraintes européennes qu’au- Mi-septembre, un contrôle PV cides en France.
cun autre pays européen n’im- (protection des Végétaux) a été
pose. Dans nos pays voisins, Les effectué sur la station expéri- J F Lyphout, président de
PNPP sont classés dans une caté- mentale de la Morinère (37) qui www.aspro-pnpp.org
gorie spécifique type phytoforti- travaille sur arbres fruitiers en
fiant comme en Espagne, ce qui bio. Le procès verbal a été

En bref…..

Cadmium dans des compléments alimentaires - la FNAB se porte partie civile


Ce métal toxique avait été retrouvé début 2005 avec des quantités trois cents fois supérieures à la nor-
male dans des compléments alimentaires destinés à l'élevage. L’alerte avait alors été donnée par des éle-
veurs ayant vu leur bête succomber dans certains cas. À l'origine de cette affaire, l'importation en 2004 de
120 tonnes de sulfate de zinc en provenance de Chine (pour lequel l’importateur avait fait confiance aux
analyses chinoises faisant état d'un taux légal de cadmium) et ensuite utilisé dans l’élaboration et la com-
mercialisation des compléments alimentaires par différentes entreprises. Si la FNAB se félicite que des
peines aient été prononcées dans cette affaire, elle s’interroge sur les différences de dommages et inté-
rêts accordés aux éleveurs. Elle fera donc appel en se constituant partie civile pour porter la voix de ceux
qui n’ont pas été entendus.
Source La brève bio de la FNAB info n° 44
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Bergerac: fiscalicé locale écologique– mesures nouvelles


Dans le cadre de l′ autonomie fiscale reconnue aux Collectivités Territoriales, le Conseil Municipal peut modifier certai-
nes modalités d′ établissement des impôts locaux.
Afin d′ accompagner et de favoriser les efforts d′ adaptation porteurs de développement durable, le conseil municipal du
23 septembre 2009, sur proposition des élus du groupe VERT – BERGERAC GRANDEUR NATURE a décidé
d′ exonérer de Taxe Foncière les terrains agricoles nouvellement exploités selon le mode de production bio-
logique et les logements neufs présentant un niveau élevé de performance énergétique globale. Ces mesures
inciteront les bergeracois à faire des choix plus responsables en matière d'éco-construction d'une part et favoriseront le
développement de l'agriculture biologique d'autres part.

Par ailleurs, nous rappelons qu’il existe déjà une exonération de 50 % de la taxe foncière sur les propriétés bâties des
logements achevés avant le 1er janvier 1989 et qui ont fait l'objet de dépenses d'économie d'énergie ou de production
d'énergie renouvelable.
Les détails de l'article sur :
http://verts-bergerac.over-blog.com/ ou http://verts-bergerac.over-blog.com/article-bergerac---fiscalite-locale-ecologique-
--mesures-nouvelles-37125197.html

Bilan de santé de la PAC : des mesures importantes pour les bio, Grace à la FNAB»
Dans le cadre de la révision à mi-parcours de la PAC actuelle (« bilan de santé »), la France a proposé à Bruxelles un cer-
tain nombre de mesures applicables en 2010, dont certaine touchent spécifiquement les bio. Ainsi, une aide au maintien et
une aide à la conversion entrent dans le 1er pilier de la PAC (paiements directs, financés à 100% par Bruxelles). Le mon-
tant des aides au maraîchage et à l’arboriculture a été nettement relevé (900 euro/ha). Enfin, une aide au veau bio sous la
mère a été adoptée, qui concernera également les veaux bio, nés et élevés sur l’exploitation, nourris au pis ou au biberon,
et ce quel que soit le mode de commercialisation de ces veaux. Le ministère, ainsi que certaines organisations profession-
nelles agricole, ne voulaient pas, au départ des discussions, ouvrir cette aide aux veaux bio, demandée par la FNAB ; ils
ont ensuite voulu la cantonner aux seules exploitations adhérentes à une organisation de producteurs reconnues. Même
si ces dernières verront leur prime effectivement plus importante, l’acceptation de cette aide à tous les veaux bio sous la
mère est une victoire de la FNAB, qui a plaidé jusqu’au bout auprès de M. Barnier pour n’exclure aucun veau bio sous la
mère. Nous reviendrons dans de prochaines brèves, sur l’ensemble de ces mesures.
Source La brève bio de la FNAB info n° 43

Plus de souplesse dans les exigences « des bonnes conditions agroenvironnementales »


A l’occasion du sommet de l’élevage, Une tolérance sera également établie Concernant les bandes tampons, les
Bruno Le Maire a annoncé sa volonté, pour tenir compte de la réalité des exigences du programme nitrate ne
dans le cadre du bilan de santé de la parcelles agricoles sur le remplace- seront pas étendues en dehors des
PAC, « d’introduire une certaine sou- ment à l’identique des prairies tempo- zones vulnérables jusqu’en 2012.
plesse dans les exigences des bonnes raires de plus de 5 ans. D’un point de Conscient de la complexité de la mise
conditions agroenvironnementales vu administratif, à noter la suppres- en application de ces nouvelles mesu-
(BCAE) » en 2010. sion de la notification préalable des res, Bruno LE Maire rappelle qu’un
Il annonce notamment des déroga- retournements des prairies temporai- numéro vert sera mis en place à par-
tions concernant le retournement des res de plus de 5 ans. « Nous ferons tir de janvier 2010 pour répondre à
prairies permanentes, pour les jeunes un contrôle pragmatique et pas tatil- toutes les questions techniques sur la
agriculteurs et pour les exploitations lon du maintien des particularité to- mise en ouvre du bilan de santé de la
bénéficiant d’aides à la reconversion. pographiques » affirme le ministre. PAC.
Source pleinchamp.com
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Alternative Bio 2009


Alternative Bio 2009 (l'association créée afin de travailler à la http://www.alternativebio2009.fr/feed/rss
création d'une nouvelle marque privée collective garantissant
les produits issus de l'agriculture biologique) vient de mettre
en ligne son site internet. Vous pouvez aller le consulter :
www.alternativebio2009.fr
A noter :
pour être tenus informés des évolutions du projet vous pou-
vez vous inscrire à la newsletter http://
www.alternativebio2009.fr/Nous_contacter
et pour recevoir un mail chaque fois qu'une information nou-
velle est ajoutée inscrivez vous aux flux RSS

Actu OGM
Une vigne GM détruite en Alsace
Depuis quatre ans, l’Inra expérimente en Alsace, près de Colmar, des vignes aux porte-greffes génétiquement modifiés pour
résister au virus du court-noué [1].
Lundi 7 septembre, 70 pieds de vignes ont été coupés, en signe de protestation contre les expérimentations en champs de
PGM, par Pierre Azelvandre, qui a ensuite revendiqué son acte, via la presse locale, puis s’est rendu volontairement au Com-
missariat de Colmar. Pierre Azelvandre, docteur en biologie milite depuis de nombreuses années contre les OGM.
En février 2009, suite à une plainte devant la Cour de justice européenne pour dénoncer le manque de transparence dans le
dossier OGM, il avait obtenu gain de cause [2].
L’Inra, dans son communiqué, indique que ce programme OGM-Vigne avait été « co-construit avec un comité de suivi local
impliquant des représentants de la filière, d’associations et de citoyens et les chercheurs » [3]. Cependant, la Confédération
paysanne et d’autres associations avaient alors dénoncé ce « simulacre de débat » [4].
Si Pierre Azelvandre a entrepris cette action seul, les Faucheurs volontaires ont précisé, le 19 septembre 2009, par communi-
qué de presse [5], que pour eux « cette action ne constitue pas un délit mais une action citoyenne responsable ». En effet, les
Faucheurs rappellent que « l’Inra s’engageait, au plus tard à l’automne 2008, à détruire et incinérer les plants ayant servi à cette
expérimentation », ce qui n’avait pas été réalisé. En effet nous explique les Faucheurs volontaires, l’autorisation donnée par la
Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) et notifiée sur la base de données du JRC, l’organe européen en charge des essais
en champs, couvre la période 2004 - 2008 [6]. Mais, interrogé par Inf’OGM, Jean Masson, de l’Inra de Colmar, nous renvoie à
l’autorisation signée par le ministre de l’Agriculture, M. Bussereau, en 2005, qui couvrait explicitement la période 2005 -
2009 [7]. Un recours a été formé par France Nature Environnement pour annuler cette autorisation, et la décision du tribual
administratif de Strasbourg est attendue pour mi-octobre. D’ores et déjà, on peut préciser que le rapporteur public a retenu
deux motifs : irrégularité de la composition de la CGB (vice substantiel) et l’absence, dans l’arrêté, d’obligation d’effectuer un
rapport de suivi de l’expérience après son achèvement. Autre raison avancée par les Faucheurs pour soutenir officiellement
cette destruction, le fait que « Pierre Azelvandre est intervenu après qu’il ait utilisé des moyens légaux pour interpeller politi-
ques et chercheurs sur les risques liés aux cultures et expérimentations de plantes GM. [...] La démarche progressive utilisée
par Pierre Azelvandre est fidèle à celle que les Faucheurs Volontaires mettent en œuvre avant de passer aux actions de déso-
béissance civique en neutralisant des essais et cultures GM ». Ainsi, ils concluent que « le collectif des Faucheurs Volontaires
salue l’acte de Pierre Azelvandre et l’assure de sa solidarité ».

Les bios critiquent l’Inra


En Alsace, Jean-Pierre Frick, de la commission Viticulture de l’Organisation professionnelle de l’Agriculture biologique en Al-
sace (OPABA), précisait, dans un article publié sur Passerelle Eco [8] que la recherche de l’Inra était « autant une recherche
sociologique qu’agronomique - sociologique pour tester jusqu’où une profession et une population acceptent une chose impo-
sée dont elles ne veulent pas, et n’ont pas besoin ». Plus fondamentalement, Jean Pierre Frick considère que cette expérience
n’est pas utile : d’une part, « l’Europe finance 400 000 ha d’arrachage définitif de vignes pour palier des excédents structurels
de vin. Simultanément, la recherche publique s’intéresse au court-noué, problème mineur qui a pour seul effet de baisser la
production et d’augmenter la qualité ». D’autre part, il affirme que « les maladies de la vigne résultent, entre autre, de l’exclu-
sive multiplication par voie végétative depuis des siècles » et qu’ainsi, il faudrait que « l’Inra [travaille] sur la multiplication de la
vigne par voie sexuée en repartant des pépins ». Il conclut donc logiquement que « s’orienter vers la production de plants Vitis
vinifera GM, reviendra en fait à produire des clones ou plants uniques, ne possédant pas forcément le meilleur potentiel d’adap-
tation et surtout de qualité, avec un appauvrissement génétique et un manque de diversité qui conduira à la production de vins
plus simples et moins intéressants ». [9]
[1] http://www.infogm.org/spip.php?arti.. [2] http://www.infogm.org/spip.php?arti... [3] http://www.inra.fr/genomique/rappor... [4] http://www.infogm.org/
spip.php?arti... [5] http://yonne.lautre.net/spip.php?ar... [6] http://gmoinfo.jrc.ec.europa.eu/gmp... [7] http://www.ogm.gouv.fr/experimentat... [8] http://
www.passerelleco.info/articl... [9] En savoir plus sur le programme Vignes GM à l’Inra :http://www.inra.fr/la_science_et_vo...
par Christophe Noisette, octobre 2009 inf’ogm
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PROCÈS DE LUGOS : UN LOURD RÉQUISITOIRE CONTRE LES FAUCHEURS VOLONTAIRES


A Bordeaux, le 24 septembre 2009, avait lieu l’appel du procès dit de Lugos : 12 faucheurs comparaissaient pour avoir
détruit une récolte de maïs transgénique. Et le propriétaire de la récolte, Marc Giblet, comparaissait aussi pour avoir tiré
un coup de feu et endommagé plusieurs voitures de faucheurs [1].
Le procès, contrairement à celui de Béziers, n’a pas été perturbé par la question de l’immunité parlementaire de José
Bové. En effet, ce dernier ne souhaitait pas « recommencer » l’incident de Béziers. Comme la problématique de l’immu-
nité n’a été soulevée ni par les magistrats, ni par le Parquet, ni, bien entendu, par la défense, José Bové a donc pu être
jugé comme il l’entendait avec les onze autres Faucheurs volontaires. Nicolas Gallon, avocat de la défense, a précisé à
Inf’OGM que bien qu’il soit élu au Parlement européen, José Bové continue de revendiquer et d’assumer pleinement ses
actions de désobéissance.
Finalement, après un procès d’une journée, l’avocat général a requis la même lourde peine que son confrère du tribunal
de Bordeaux en première instance : huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques. Ce réquisi-
toire, du fait de la demande de la privation de liberté, s’il était accepté par le Tribunal lors du délibéré, reposerait la ques-
tion de l’immunité parlementaire de José Bové. François Roux, l’un des avocats des Faucheurs, a précisé à la presse, au
sortir du tribunal, que « c’est très étrange de voir un gouvernement qui a adopté le Grenelle de l’environnement et le
moratoire (sur la culture du maïs Mon810) demander à ses procureurs de solliciter de la Cour qu’elle empêche José Bo-
vé d’exercer le mandat qu’il a obtenu des citoyens ».
L’avocat général a requis, à l’encontre de deux autres Faucheurs, des peines de six mois de prison avec sursis. Toutefois,
de manière assez surprenante, il a « omis » de requérir une peine à l’encontre des 9 autres prévenus. Cet oubli, qui pose
un problème juridique, a été relevé par Me François Roux dans sa plaidoirie.
Quant à Marc Giblet, la peine requise est, elle aussi, identique à celle demandée en première instance : dix mois de pri-
son avec sursis. Précisons aussi qu’en première instance, le tribunal n’avait pas retenu les lourdes peines requises par le
Procureur (cf. Inf’OGM ACTU n°14, novembre 2008). José Bové avait vu sa peine « se réduire » à 200 jours amende à
60 euros jour, soit 12 000 euros et les onze autres faucheurs à trois mois de prison avec sursis. Quant à Marc Giblet, il
avait été condamné à 160 jours amende à 60 euros jour, à 1600 euros d’amende et à plusieurs milliers d’euros de dom-
mages et intérêts au profit des faucheurs.
Le jugement a été mis en délibéré au 25 novembre 2009.
par Christophe Noisette, octobre 2009 inf’ogm

CONTRÔLE DES SEMENCES: UNE PRÉCISION DE LA DGCCRF


A propos des 30 hectares de maïs contaminés dans la Sarthe [1], nous écrivions que « côté français et surveillance du ter-
ritoire plus précisément, si la DGCCRF a permis d’identifier ces champs et l’origine de la contamination, le ministère de
l’Agriculture et plus précisément la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) est en charge du contrôle des semences
importées des pays tiers. Les lots de semences de Pioneer auraient donc pu être repérés par la DGAL lors de leur entrée
sur le territoire ». Mais qui contrôle quoi pour les semences ? Interrogée par Inf’OGM, la DGCRRF s’est expliquée sur les
raisons de son intervention dans ce cas précis : « Les contrôles effectués par nos services pour la recherche d’OGM dans
les semences conventionnelles visent l’ensemble des semences mises sur le marché, qu’elles soient produites en France,
dans l’Union européenne ou dans des pays-tiers. Les contrôles de la DGAL sont réalisés au stade de l’importation, donc
avant la première mise sur le marché. Cette répartition des contrôles est toujours appliquée à l’heure actuelle ». Inf’OGM
indiquait ensuite qu’un tel cas de contamination démontre l’obligation de se résoudre à un système non exhaustif en ter-
mes de contrôles de toutes les importations. La DGCCRF nous le confirme : « Dans tous les cas, il ne s’agit pas de
contrôles exhaustifs de l’ensemble des lots importés ou mis sur le marché ». Et dont les résultats ne sont malheureuse-
ment plus rendus publics depuis 2007, contrairement à ceux d’autres pays.
par Eric MEUNIER, octobre 2009 Inf’ogm

Agenda
Réunions Rencontres Foire
lundi 23 novembre : Réunion des Samedi 24 octobre : Fête de la 27, 28 et 29 novembre : 5ème foire
maraichers si vous souhaitez abor- Biodiversité cultivée à St Martial Bio de Bergerac
der un thème en particulier fait d’Artenset
nous le savoir, pensez à retourner (contact Stéphanie BOMME-
( Contact Elodie GRAS
les enquêtes sur les prix avant ROUSSARIE
cette réunion. 25 et 26 novembre journées tech-
( Contact Séverine ALFIERI nique viticulture biologique
( Contact ITAB secre-
1 et 2 décembre journée d'Automne
tariat.itab@itab.asso.fr
de la FNAB
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Conception, mise en page et coordination de ce numéro : Pour proposer un article, un thème, annoncer une manifestation (foire ou mar-
ché), passer une annonce dans le prochain AgroBio Périgord Info, n’hésitez pas à
Séverine ALFIERI nous contacter par téléphone, fax ou e-mail.

Contact : Séverine ALFIERI au 05.53.35.88.18


Rédaction :
s.alfieri@agrobioperigord.fr
Emmanuel MARSEILLE, Gaëlle BALLIGAND, Rémy LEBRUN, Elodie GRAS,
Stéphanie BOMME-ROUSSARIE, Séverine ALFIERI.

Tirage : 300 exemplaires

Prochain numéro mi décembre

Les actions d’AgroBio Périgord sont soutenues par :

AgroBio Périgord - 20 rue du Vélodrome - 24000 PERIGUEUX

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