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Avant-propos

Pour le débutant ou pour celui qui n'a pas beaucoup de temps à con-

sacrer à la culture des abeilles, il est à conseiller d'admettre un mo- dèle de ruche ayant fait ses preuves, pour la bonne raison que l'on pourrait éventuellement trouver amateur pour des transactions et que la cire gaufrée nécessaire se trouve généralement dans les magasins de matériel apicole. Cependant, dans le domaine de l'apiculture comme dans tout autre exploitation, celui qui n'avance pas recule,il est donc nécessaire que le chercheur travaille à faire mieux. Les autres pays, notamment la France et l' Amérique,ont adopté les ruches à corps superposés mais cette culture n'est pas à la portée de tous, il faut connaître à fond la vie et moeurs des abeilles, se rendre au rucher aux jours dictés par la température qui influence surtout sur l’évolution des colonies et savoir conserver son sang froid. Ne jouissant ici en Belgique que d’un climat assez capricieux et de ressources mellifères de courtes durées, notre culture en corps su- perposés ne nécessite pas des ruches de plusieurs mètres de hau- teur. À la suite de nombreux articles sur la Ruche Idéale, rapportés par M.

H. de Fanzel dans un grand quotidien de la capitale, j’ avais proposé à

mes coIlègues de faire notre voyage annuel dans le Luxembourg où

nous avons été reçu aimablement par l' auteur de la ruche ci-dessus.

M. O. Genonceaux, qui s'est fait un plaisir de nous donner tous ren-

seignements sur sa construction et la méthode de culture de cette ru- che à trois corps superposés, qui lui donne pleine satisfaction. Avec le consentement de l'inventeur. j'ai fais insérer les renseigne- ments reçus dans notre bulletin mensuel « Le RUCHER WALLON » . J'ai rassemblé le tout en ce petit fascicule, destiné aux apiculteurs qui ne posséderaient pas notre revue et j’ai complété par quelles conseils sur la fabrication.

V. PIRNAY

La Ruche Genonceaux

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Comme la majorité des apiculteurs ont une légitime fierté de fa- briquer leur ruche nous nous permettons de vous exposer avec l’as- sentiment de l’inventeur la fabrication et la conduite de cette ruche qui a retenu l’attention de beaucoup d’apiculteur dans les nombreux tex- tes paru dans La Libre Belgique en 1949/50 sous la plume du talen- tueux reporters M. H. de Fanzel

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la plume du talen- tueux reporters M. H. de Fanzel " Fig.1. Une partie du rucher

Fig.1. Une partie du rucher de M. Genonceaux

Ces écrits nous ont amené au rucher de l’inventeur en vue de faire une belle excursion en Ardennes et M. Genonceaux à conféré pen- dant deux heures sur la fabrication et la manipulation de sa ruche. Nous le remercions de tout cœur au nom de tous les apiculteurs qui ont pris part à ces démonstrations. Pour que notre documentation soit plus complète nous reproduisons certains extraits de textes de M. de Fanzel paru dans notre premier numéro de 1950.

LA RUCHE IDEALE

« On parle beaucoup maintenant des ruches gratte-ciel et quand on parle de gratte-ciel, la pensée sans vol spontanément vers l’Amérique. Et de fait, depuis plusieurs années, les apiculteurs Américains ont adopté ce système de ruche, à leur plus grande satisfaction. Mais on aurait tort de croire que ce système n’a pas été retenu chez nous ; l’été dernier, nous avons eu l’occasion de visiter un rucher formé uni- quement de ruche de ce système. Ce qui nous a frappé à notre arri- vée, c’est l’animation extraordinaire qui régnait au rucher par une journée tout à fait ordinaire pour la miellée, animation qui ne s’expli- quait que par la population très forte de toutes les ruchées. »

miellée, animation qui ne s’expli- quait que par la population très forte de toutes les ruchées.

Fig.2. Le plateau

" D’abord, le plateau se construit avec 2 liteaux et plancher comme à toutes les ruches, mais en plus on y fixe aux deux côtés la- téraux et à l’arrière de la ruche une latte de 25 mm d’épaisseur sur une largeur de l’épaisseur de la paroi de la ruche, le cliché figure deux ci-dessus une idée exacte des caractéristiques du plateau.

" Les dimensions indiquées sont les mesures de l’intérieur de la ruche, libre à l’apiculteur de la faire à parois simples ou doubles ou avec un coussin d’air au milieu. En ce cas des planches languettées de 15 à 18 mm seraient utilisées de préférence pour ne pas alourdir la ruche qui doit être facilement maniable pour l’apiculteur.

" On considérer a qu’il n’y a pas de latte sur le devant, celle-ci doit être amovible pour permettre de créer un trou de vol sur toute la lar- geur de la ruche en saison d’apports. Cette latte de 25 mm également munie d’un trou de vol de 15 cm de longueur sur 7 mm, pour la saison hivernale qui pourra être garnie d’un guichet de fermeture.

qui pourra être garnie d’un guichet de fermeture. Fig. 3 Guichet de fermeture. " Les ruches

Fig. 3 Guichet de fermeture.

" Les ruches sont à dix cadres : elles ont 38 cm. Intérieurement. On pourra indifféremment hiverner en bâttises froides ou bâtisses chaudes. La hauteur de la ruche est de 27 cm l es dimensions inté- rieures du cadre sont de 24 cm d’hauteur sur 35 cm de longueur.

" Les dimension des cadres ont été retenues après plusieurs an- nées d’expérimentation : si on a retenu ces dimensions de préférence à d’autres, c’est parce qu’elle présentent les avantages suivants :

" 1) tout d’abord, c’est cadres permettent un maniement facile de la ruche même lorsqu’elle est remplie de miel : des cadres plus grands donneraient une ruche trop lourde à manier.

" 2) Ces cadres répondent à la capacité de ponte d’une reine de bonne qualité. Assez grand pour que le nid à couvain ne soit pas trop vite encombré, ils sont assez grands également pour qu’une bonne

reine puisse les remplir d’oeuf sans crainte d’essaimage, si on la con- duit comme nous l’avons dit.

" 3) Ces cadres nous donnent une ruche parfaitement carrée, que nous pouvons tourner dans n’importe quel sens. Ceci est très impor- tant pour l’hivernage que nous pouvons aménager en bâtisse chaude ou en bâtisse froide suivant que nous aurons dû rendre ou non de la nourriture aux abeilles en automne.

" Autre question très importante est celle des trous de vol. Il n’est pas pratiqué dans la paroi de la ruche. Les quatre parois sont exac- tement la même hauteur sur toutes leurs longueurs ; les cadres doi- vent affleurer au bas de ces parois. L’espace de cette millimètres li- vrant passage aux abeilles devra donc se trouver en dessous des quatre mais au-dessus et c’est pour ça que nous devrons avoir une battée porte-cadre de 14 mm d’hauteur. En faisant le calcul, nous arri- vons exactement à 27 cm de hauteur pour le corps de la ruche: latte inférieure du cadre, 8 mm + hauteur intérieure du cadre 24 cm + latte supérieure du cadre 15 mm + espacement entre le dessus du cadre et le couvre cadre ou la ruche supérieure 7 millimètres, ce qui fait exac- tement 27 cm.

Pour espacer les cadres de façon régulière, le moyen le plus simple est de prendre une latte de 38 cm et de la diviser en 10 parties égales on introduira cette latte dans la ruche un coup de crayon suffira pour marquer les points de repères où l’on devra fixer les agrafes séparatrices des cadres (clous du genre de ceux que l’on emploie pour fixer un treillis).

genre de ceux que l’on emploie pour fixer un treillis). Fig.4 Crampons Fig. 5 Bande découpée

Fig.4 Crampons

que l’on emploie pour fixer un treillis). Fig.4 Crampons Fig. 5 Bande découpée pour distancer les

Fig. 5 Bande découpée pour distancer les cadres.

" Où se trouvera donc le trou de vol ? Sur le plateau il sera réalisé de la façon suivante : sur les côtés et à l'arrière du plateau, on fixera des lattes de 25 mm de hauteur sur lesquelles la ruche viendra se po- ser. Pour ne pas laisser une ouverture trop grande, on aura une latte mobile de 38 cm. de longueur sur 25 mm. de hauteur dans laquelle on aura ménagé une ouverture de 7 mm. sur 15 cm. environ : Cette latte posée sur l'avant du plateau et en dessous de la ruche, bouchera. l'ouverture tout en laissant un trou de vol pour la période normale. Pendant la grande miellée, si on ne craint pas le pillage, on ne mettra pas cette latte et on aura ainsi un trou de vol très grand (38 cm. sur 25 mm.).

" Voyons maintenant comment nous devrons procéder pour amé- nager un trou de vol aux ruches supérieures. Nous avons vu que les cadres affleuraient au bas des parois de la ruche et que l'espace de 7 mm. se trouvait au-dessus des cadres. La grille à reine ou le plateau diviseur (plateau en triplex) se poseront donc directement sur le corps de ruche inférieur et, pour éviter que les cadres de la ruche supérieure ne touchent à cette grille à mère ou à ce plateau diviseur, nous amé- nagerons sur ce plateau ou sur celle grille un encadrement d'un cen- timètre de hauteur : c'est dans cet encadrement que nous aménage- rons un trou de vol de 7 mm. de hauteur qui permettra aux abeilles et aux faux-hourdons de sortir ou de rentrer dans la ruche supérieure. Ces trous de vol seront donc toujours ou- verts par le fait que la grille à reine ou le plateau diviseur seront en place.

» Disons encore un mot des plateaux diviseurs qui jouent un si grand rôle dans le maniement de la ruche. Grâce au plateau diviseur, trouver la reine devient un jeu. Il suffit pour cela de placer la ruche dont on veut la reine au dessus des autres. On place un plateau diviseur en dessous de cette ruche en ayant soin de mettre le trou de vol dudit plateau sur un des côtés de la ruche : c'est par là que les butineuses et les faux-bourdons sortiront. Puis on prend un second plateau divi- seur que l'on place sous premier mais en le retournant (c'est-à-dire

que les deux plaques de triplex doivent adhérer l’une à l'autre) et l'on met le trou de vol de ce plateau à l'avant de la ruche.

" Que se passera-t-i l ? Les abeilles vont sortir par la seule sortie existante, la sortie latérale, mais elles retourneront par l'avant comme d’habitude et automatiquement, elles se retrouveront dans la ruche in- férieure. Au bout de très peu de temps, la ruche sera vidée de ses bu- tineuses et de ses faux-bourdons ; il ne restera que des jeunes abeilles et on trouvera la reine très vite sans danger de piqûres.

" Un autre avantage, c'est de pouvoir renouveler ses reines sans nuire à la miellée. On place la ruche dont on veut renouveler la reine au-dessus des autres : on supprime la reine et on laisse élever des cellules royales; on en garde deux; quand la jeune reine est fécondée et qu'elle a commencé sa ponte, on procède comme dé- crit plus haut avec deux plateaux diviseurs pour faire rentrer le plus d’abeilles possible dans la ruche inférieure. Après quoi, on place la ru- che munie d'une jeune reine à une autre place dans le rucher : elle aura tout Je temps de se refaire avant l'hiver. »

Mérite le nom d'Idéale, une ruche dont la colonie y logée évoluerait dans ce sens :

1) Elle devrait étendre rapidement son couvain dès le premier prin- temps ; 2) Elle doit se prêter à un superposition de colonies sans trop grand effort pour l'apiculteur (c'est-à- dire n'être pas trop lourde) ; 3) Renouveller sa reine tous les ans ; 4) Ne pas essaimer; 5) Possibilité de bloquer la ponte ; 6) Rapporter le maximum de miel ; 7) Hiverner clans de bonnes conditions ; 8) Ne donner que le minimum de travail à l'apiculteur.

Cette ruche existe et elle fut décrite dans notre numéro de janvier 1950 sous le nom de « Idéale », système Genonceaux.

Plateau diviseur

Nous donnons ci-dessous le croquis du plateau diviseur qui consiste en une plaque de triplex surmontée d’un encadrement d’une épais- seur de 10 mm sur une largeur de l’épaisseur de la paroi de la ruche.

sur une largeur de l’épaisseur de la paroi de la ruche. Fig.6 plateau diviseur " "

Fig.6 plateau diviseur "

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de la ruche. Fig.6 plateau diviseur " " " " Fig.7 Toile fine Ordinairement il est

Fig.7 Toile fine

Ordinairement il est muni de plusieurs trous de vos qui sont faits un peu coniques de façon à recevoir un bouchon en bois de même gros- seur qui, grâce à sa disposition en trapèze isocèle ne pourra s’enfon- cer trop loin, il sera muni d’un petit piton en fer pour faciliter le dépla- cement. Remarquer que le plateau est muni d’un trou avec une petite butée pouvant recevoir un petit encadrement muni d’une toile en fin fil utili- sée pour les garde-manger. Fig 7 - Ce tamis est amovible et doit pourvoir se remplacer par une planchette d préférence en triplex (ceci pour éviter le gondolement pour la saison d’hiver.

Fig 8 grille en fils Fig 9 grille à reine en zinc Plateau diviseur avec

Fig 8 grille en fils

Fig 8 grille en fils Fig 9 grille à reine en zinc Plateau diviseur avec grille

Fig 9 grille à reine en zinc

Plateau diviseur avec grille à reine

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On peut faire usage d’une simple grille à reine en zinc ou d’une grille en fils sur laquelle on aura placé un encadrement comme sur le pla- teau diviseur. Cependant en confectionnant un plateau-grille muni de deux morceaux de grilles comme le re- présente la fig. 10 c’est très pratique, et les abeilles rentrent plus facilement sur planche que sur grille

et les abeilles rentrent plus facilement sur planche que sur grille " " " " "

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Fig. 10 Plateau grille

" Vous pourriez peut-être demander si les trous de vol au ruches supérieures ont des planches de vol. M. Genonceaux préconise des planchettes de 15 cm de long sur 5 cm de large soutenues par des ergots faits avec des clous sans tête, qui s’enfoncent en dessous du trou de vol, servant ainsi de reposoir pour les abeilles. On pourrait aussi remplacer ces ergots par une lamelle de zinc clouée à la plan- chette de vol et pincée entre les deux corps de ruches.

PREMIER PLAN

" Tout ceci dit nous continuons nos démonstrations en exposant la méthode de travail de M. Genonceaux. Comme l’année apicole com- mence par l’hivernage, nous débutons donc en septembre-octobre. Pour hiverner, poser un plateau diviseur et hiverner une colonie sur l’autre. Il faut que ce soit la colonie la plus forte qui soit en dessous. on peut aussi placer la colonie sur la toiture d’une ruche très rappro- chée.

" Au printemps, vers le 15 mars, un peu plus tôt ou plus tard, cela dépens du temps, intercaler un plateau diviseur entre les deux colo- nies, trou nourrisseur ou trou chasse abeille fermé par un morceau de toile métallique moustiquaire. Placer sur chaque plateau donc inférieur et supérieur, un morceau de feutre ou autre absorbant imbibé d’es- sence d’anis ou autre odeur.

Pour ce faire lier ce feutre à un morceau de fil de fer,c’est plus facile à placer et surtout à enlever. Laisser le tôt en place au moins quatre jours afin que les deux colonies aient la même odeur.

" Après ce temps,remplacer le plateau diviseur par une grille à reine. Mais il ne faut pas, et ceci est important, car je pense que le motif d’insuccès de beaucoup d’apiculteur est ici, il ne faut pas rem- placer le plateau par la grille n’importe quand, il faut le faire par une journée sombre plutôt froide. Au besoin s’il ne se présente pas de journée favorable, faire cette opération le soir.

De cette façon, les abeilles ne sont pas en contact brutalement mais petit à petit, pendant ce temps l’odeur et la chaleur se communiquent aux deux ruches.

pas en contact brutalement mais petit à petit, pendant ce temps l’odeur et la chaleur se

" Pousser les deux colonies à l’élevage de couvain soit par nour- rissement soit en désoperculant du miel et surtout en intercalant de temps en temps un beau cadre bâti entièrement en cellules d’ouvriè- res au milieu du couvain, surtout à la colonie supérieure.

" Si on veut nourrir la colonie inférieure, permuter les deux ruches, bien qu’en nourrissant la colonie supérieure, les abeilles d’en dessous viennent très bien prendre ce q’il leur faut. Exemple : une ruche munie de sa hausse ; par temps de disette, s’il y a du miel dans la hausse et pas en dessous les abeilles descendent du miel pour nourrir le cou- vain et la reine.

" Pour permuter les deux ruches, agir très vite, jetai cela sans fu- mée, en prenant les abeilles par surpris, cela me demande moins d’une minute et cela sans piqûres.

" Quand les colonies possèdent environ chacune huit cadres de couvain, le plus tôt possible après la superposition, prendre trois beaux cadres de couvain bien remplis de la colonie inférieure sans abeilles et sans la reine surtout, pour cela secouer les abeilles dans leur ruche. Placer ces trois cadres de couvain dans un nouveau corps de ruche et les remplacer par es cadres bâtis car c’est toujours la co- lonie supérieure qui doit bâtir. (je vous dirai peut être pourquoi dans une autre causerie).

" Prendre aussi quatre cadres de couvain à la colonie supérieure, sans s’occuper des abeilles ni de la reine. Placer ces quatre cadres avec les trois autres dans un nouveau corps de ruche. Remplacer ces cadres par des cires gaufrées ou d’autres cadres bâtis. Placer la grille sur la ruche inférieure qui a gardé sa reine, puis le nouveau corps de ruche avec ses sept cadres de couvain et trois cadres de cire gaufrée ou d’autres cadres bâtis, puis le cops de ruche précédemment occu- pé. pour faire cette opération point besoin de prélever du couvain operculé, il suffit que les cadres soient bien remplis d’oeufs ou de lar- ves.

" La colonie supérieure aura désormais deux nids à couvain, comme elle est avantagée par la chaleur et aussi par les abeilles qui montent toujours où il fait le plus chaud, la reine va pondre intensé- ment, aussi il faut toujours que ce soit la meilleure reine qui soit au dessus. Quand il faut remplacer la reine, dans le premier plan, il faut que ça soit la meilleure reine qui se trouve au dessus, car elle doit fournir la remplaçante. dans ce but, 20 jours avant l’époque de l’es- saimage possible, enlever la reine de la ruche supérieure.

Pour ce faire, il faut procéder aussi vers midi, la reine est 8 fois sur dix en haut, pour plus de certitude enfumer par le trou de volde la grille, attendre quelques minutes, enfumer encore, la reine aura alors mon- té. Placer le plateau diviseur toujours muni de son treillis, 1 heure ou 2 après, on trouvera facilement la reine dans une population de jeunes abeilles inoffensives. Il va sans dire que les grille et le plateau doivent être munis de trou de vol. Tuer la reine ou si elle est encore bonne, faire de suite une nucléus avec le cadre qui la porte et deux cadres contenant un peu de miel, mettre les cadres entre deux partitions, si on n’a pas de ruchettes.

" La ruche supérieure étant sans reine mais ayant du miel va éle- ver des reines mais sera tellement affaiblie que lors de l’éclosion elle détruira elle même ses reine sen surnombre. la hausse en corps du milieu sera visitée 9 jours après avoir en le vé la reine et si elle a des cellules en élevage, elles seront supprimées.

Quand la jeune reine ponds dans le corps de ruche placé sur le pla- teau diviseur, permuter ce corps avec celui du bas, comme les deux ruches ont la même odeur, la reine ne risque rein. supprimer alors la reine supérieure, cette ruche élèvera et fera féconder une reine.

3.- On aura remplacé les deux reines

4.- Sans essaimage, car la jeune reine du bas ne peut pas essaimer parcequ’elle est de l’année, mais surtout parce que son nid à couvain est bien dégagé

5.- Elle refera son nid à couvain dans une ruche de faible capacité, d’ou blocage du couvain. dans la suite il sera peut-être nécessaire de placer un nouveau corps pour hausse, car si cédait une bonne année, vous seriez étonné du résultat, de toutes façon, elle rapporterait bien plus que deux ruches séparées.

6.- Nous aurons beaucoup de miel parce que forte colonie au bon moment ; il n’y a pas d’arrêt de burinage, parce qu’il y a toujours une pondeuse. Miel de printemps dans la hausse.

7.- elle hiverne dans de bonnes conditions pacque ruche restreinte et parle fait économe de provision d’hiver : 10 kilos suffisent, car il ne faut pas remplir la ruche, les abeilles n’aiment pas loger sur du miel.

8.- je garantis qu’il faut plus de temps pour expliquer le travail que de le faire, donc économie de temps

" Cette ruche aurait donc , comme je le disais au commencement mérité le nom de ruche idéale : S. G. ll a de soi, que toute ruche a corps égaux peut se conduire comme la ruche idéale, mai sil tau mieux qu’elle soit carrée, pour pouvoir la tourner dans tous les sens aussi bien à bâtisse chaude que froide, car j’hiverne aussi bien d’une manière que de l’autre.

SECOND PLAN

" Plan pour les apiculteurs qui ne voudraient pas mettre les reines en contact à travers la grille. Même travail pour l’apiculteur jusque la mise en place du troisième corps, mais au lieu de donner deux coprs à la reine supérieure, elle devra être isolée par une grille.

" Pour cela prendre à caque corps de ruche quatre beau cadres de couvain sans les reines, le spalter dans un nouveau corps, placer la colonie numéro 1 sur son plateau, poser la grille puis le nouveau corps avec au moins 8 cadres de couvain ; une deuxième grille et tout en haut la colonie contenant la reine numéro 2. Alors il n’y a a au- cun risque pour les reines étant séparées par une hausse et deux grilles. Pour le reste procéder comme au premier plan, seulement quand on supprime la reine supérieure se servir du plateau pour récu- pérer les butineuses qui toutes doivent aller au dessous profiter de la miellée

se servir du plateau pour récu- pérer les butineuses qui toutes doivent aller au dessous profiter

CONDUITE DE LA RUCHE PAR LA METHODE DE TRANSLATION

" Pousser la colonie à l’élevage du couvain, quand elle occupe les 10 cadres, placer un nouveau corps garni de cadres vides et de cires, un beau cadre brun ayant contenu du couvain au milieu La reine va monter. quelques jours avant l’essaimage, permuter les deux corps avec la reine dessous et grille et le premier nid à couvain qui devient hausse, ou bien faire descendre la reine dans le corps inférieur, placer la grille et puis la hausse, neuf jours après, supprimer les cellules qui pourraient se trouver dans la hausse. Un peu avant la fin de la miellée placer trois cadres de couvain avec les abeilles et sans reine, dans un nouveau corps de ruche, y mettre aussi deux cadres bec un peu de miel, placer le plateau avec le trou nourrisseur garni de treillis , mettre sur le plateau diviseur ce niveau corps de ruche : les abeilles feront le reste et hiverneront avec les cadres dont elles ont besoin.

Quelques conseils sur la fabrication

Un de nos dévoués collaborateurs M. « Léar »notifiait dans sa chroni- que apicole de fin d’année 1940. les dispositions nécessaires pour la fabrication des ruches, nous en extrayons certains passages très inté- ressants. 1° Avant d'entreprendre tout travail. il est essentiel. si nous voulons faire du beau et du bon travail tout en bagnat du temps c'est de véri- fier. affuter et aiguiser nos outils : marteaux et ciseaux bien emman- chés, scies bien montées et affutées, rabots et ciseaux bien aiguisés sans oublier le crayon dur qui tracera des traits fins et nets. 2° Suivant les travaux que nous nous proposons d'exécuter prenons soin d'établir un plan ou un dessin ou un simple croquis si nous ne

sommes pas à même de foire un plan à l’échelle. un croquis le plus détaillé possible avec les mesures vous évitera bien des erreurs et malfaçons ainsi que le gaspillage des matières qui en ces temps-cl coûtent beaucoup. 3° Lorsque vous vous proposez de faire de nombreuses pièces de mêmes dimensions, faites un modèle pour chaque partie de la pièce que vous vérifierez soigneusement au moyen de votre mètre. Lorsque tous vos modèles sont prêts, vous les assemblerez sans les clouer. et si l’assemblage répond à ce que vous voulez. vous enfouissez votre mètre au plus profond du tiroir de votre table de travail et vous com- mencez la fabrication en série de chacune des parties sans aucun ris- que d'erreurs dans les mesures, comme cela vous arriverait en vous servant de votre mètre pour chaque pour chaque pièce : surtout que vous travaillerez souvent le soir. L'avantage du travail en série saute aux yeux, ne fût-ce que pour le grain de temps. En effet, le temps de poser le bout du mètre sur la pièce à tracer et à rechercher l'endroit qui correspond sur le mètre à votre mesure. Le mètre peut glisser sans qu'on s'en aperçoive, l'ombre que donne l'éclairage noc- turne, une petite distraction et vous vous trompez d'un décimètre ou d’un centimètre, ce qui n’arrivera pus avec des modèles dont vous pourrez même confier le traçage à un aide moins qualifié. Ces quelques principes techniques posés, abordons en un, caractéris- tique à la construction des ruches et d'une observance stricte en rai- son. même des moeurs de nos abeilles. Si dans la construction des immeubles d’habitation. l'architecte ne tient presque jamais compte des dimensions des meubles. dans la construction des ruches c’est le mobilier qui en détermine les dimen- sions. du moins intérieures. L'expérience nous n appris que nos abeilles propolisent deux pièces qui se joignent ou qui ne sont pus assez distantes l'une de l’autre, et qu'ou contraire. elles réunissent les mêmes pièces par des folles bâ- tisses en cire lorsque l' espacement en est excessif. L'espacement « nuire » admis est de l'ordre de 7 à 8 m/m et dont nous aurons obli- gatoirement à tenir compte dans nos constructions. Pour l’établissement de l’intérieur de la ruche, nous pincerons un ca- dres a plat sur un panneau et tracer tout autour d e celui-ci un trait à 8

m/m de distance. pour éviter la propolisation et nous aurons ainsi la Forme exacte du corps de ruche intérieurement. La toiture posera sur les lattes d'un encadrement qui peut être cloué à 15 m/m du bord à l'intérieur de celle-ci ou si on le préfère à 15 m/m du bord supérieur des parois extérieures et constituera un emboîtement.

Pour le rucher couvert, un simple couvercle de quelques centimètres de haut suffit. La toiture en plein air sera aussi lègère que possible, quoique ample et volumineuse. légère en bois blanc de 12 m/rn d'épaisseur ; ample pour protéger suffisamment toute la ruche des in- tempéries. Pour simplifier sa construction, on fera la toiture à un seul versant incliné vers l'arrière. de quelques centimètres seulement. Pour l'extérieur, on emploie de préférence le zinc. il est plus durable quand il est bien placé. il ne doit pas être cloué dans le but d'une dila- tation libre, on retourne le bord du zinc tout au- tour. On remplace maintenant le zinc par du carton bi- tumé dit « Roefing » qui n’échauffe pas la ruche comme le zinc et qui se place plus facilement avec des petits clous sur le bord plié en dessous de la toiture, on recommande même de placer une légère latte qui constitue un ouvrage parfait

placer une légère latte qui constitue un ouvrage parfait des petits Clous Voici quelques petits détails

des petits Clous

latte qui constitue un ouvrage parfait des petits Clous Voici quelques petits détails techniques qui ont

Voici quelques petits détails techniques qui ont leur importance pour la conserva- tion du bois et pour éviter de l’abîmer à la construction 1° pour les planches placées horizonta- lement, la languette doit se trouver vers le haut et la rainure vers la bas, l’eau ne peut ainsi y séjourner. 2° avant l’assemblage on barbouille les champs des planches , c’est à dire l’épaisseur la languette et la rainure au

moyen de minium de plomb ou des restes de vieilles couleurs à l’huile de lin, prolongeront de beaucoup la durée du bois 3° le travail le meilleur sera obtenue avec des clous longs mais de moyenne grosseur pour éviter de fendiller le bois lorsqu’on clou assez près du bord, on émousse fortement la pointe de clous sans toutefois les plier, par un bon coup de marteau. Le clou traité de cette façon tient presque autant de force qu’une vis.

" Un détail décoratif : donner un léger coup de rabot , en onglet, sur les bords de la far externe des planches, ce qui forme un petit V à chaque joint, ayant l’aspect d’une petite mouleur, même lorsqu’en été

le bois se disjoint. On peint ce prit creux d’un ton opposé qui donne un joli effet sur l’ensemble.

" Vous trouverez ci après toute une série d’outils utiles , si pas né-

" Vous trouverez ci après toute une série d’outils utiles , si pas né- cessaires à

cessaires à la fabrication des ruches.