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02 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010
02 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010
Algérie - Slovénie j- 11
Algérie - Slovénie j- 11

De nos envoyés spéciaux en Allemagne

Farid Nacym Redouane Adléne Yacine Saïd Aït Saâda Djender Bouhanika Chouial Selhani Fellak
Farid
Nacym
Redouane
Adléne
Yacine
Saïd
Aït Saâda
Djender
Bouhanika
Chouial
Selhani
Fellak

Saâdane

«L’équipe type sera connue vendredi»

Fellak Saâdane «L’équipe type sera connue vendredi» «Zemmamouche a préféré retourner à Alger et se battre
«Zemmamouche a préféré retourner à Alger et se battre pour le titre avec le MCA
«Zemmamouche a préféré retourner à Alger
et se battre pour le titre avec le MCA que de
rester avec nous comme l’a fait Meghni»

Dans quel état d’esprit se trou- vent les joueurs et qu’en est-il de la forme physique de ceux qui sont suivis par le staff médical ? Hamdoullah, les joueurs travaillent avec un bon moral et une grande envie. Ils sont conscients de ce qui les attend en Afrique du Sud et tout le monde se donne à fond pour être prêt le jour J. Pour ce qui est de l’état de forme des joueurs, je peux vous assu- rer que nous sommes quasiment dans nos prévisions. Tout le monde a re- pris les entraînements et tous les joueurs sont opérationnels. On peut donc compter sur les 23.

Ils seront donc tous prêts pour le match de samedi face aux Emirats Arabes Unis ? (Il sourit). Vous pensez au match de samedi, mais nous ce qui nous intéresse le plus, c’est qu’ils soient prêts pour la Coupe du monde. Mais pour satisfaire votre curiosité, je peux avancer que tout le monde sera opéra- tionnel pour le match de samedi.

Avez-vous déjà en tête le onze qui sera aligné face à la Slo- vénie ? Dans ma tête, tout est clair. Mais vous devriez comprendre aussi que je ne peux pas m’aventurer à avancer des noms dès aujourd’hui. Cela reste encore très confidentiel, que ce soit par rapport aux joueurs eux-mêmes pour les garder motivés ou vis-à-vis de nos adversaires à qui on veut gar- der en secret quelques éléments. Mais il est clair que je déciderai du onze rentrant au moment opportun. Il reste encore un match à jouer et des séances d’entraînement à effectuer qui pourraient nous pousser à revoir la composante, même à un jour du

match contre la Slovénie. Il serait donc plus raisonnable de ne pas s’aventurer dès aujourd’hui à com- muniquer la liste des titulaires. Il reste encore du temps devant nous et tout peut arriver d’ici là.

Lorsque vous apprenez que l’Alle- magne a perdu un joueur comme Ballack, à quelques jours seule- ment du Mondial, ça ne vous donne pas quelques frayeurs pour vos cadres ? Vous connaissez très bien mon point de vue de ce côté-là. Personnel- lement, le crois au mektoub. Si ça doit arriver qu’on perde un de nos cadres dans les jours à venir, et bien on fera

du n’importe quoi. Passons à une autre question, s’il vous plaît.

Mais il est important M. Saâ- dane, de savoir que de telles bê- tises ne sont pas sorties de votre bouche, non ? Qui est en train de sortir ce genre de bêtises ? C’est ce que je me de- mande de mon côté. Est-ce qu’un jour vous m’avez entendu le dire lors d’une conférence de presse ? Jamais ! Alors, s’il y a des gens qui veulent nuire à l’équipe en semant la zizanie, je ne vais pas alimenter leur moulin de bêtises. De mon côté, je sais com-

ment avancer avec mon équipe à pas sûrs. Je suis serein et je laisse les ra- gots à ceux qui en raffo-

lent. J’avais parlé depuis longtemps de mon envie de reconstruire l’équipe en vue du Mondial. C’est ce que je suis en train de faire justement en voyant la

réaction individuelle de chacun de mes joueurs et leur réaction d’en- semble aussi. On a déjà pu apprécier cela lors du match amical face à l’Ir- lande. On est en train de faire notre autocritique pour arranger les choses, afin de les améliorer. Ce n’est que de la sorte qu’on pourra avancer. Main- tenant, si certains croient que la solu- tion se trouve dans le fait de remplacer Mansouri par quelqu’un d’autre, ils se trompent complète- ment. Les gens essaient de nous dé- stabiliser à quelques jours du Mondial et nous leur donnerons notre réponse sur le terrain.

Qu’est-ce qui fait que l’EN éprouve des difficultés à marquer des buts ?

«Nous ne marquons plus de buts, parce que ce ne sont pas les mêmes joueurs

qui jouent»

avec et on s’en remettra à Dieu. Il faut continuer à avancer comme nous l’avons fait lorsque les rapports du staff médical nous ont obligés à nous séparer de Mourad Meghni qui est un joueur très important dans notre ef- fectif. C’est sûr que ça fera mal à l’équipe, mais on se doit de parer à toute éventualité.

Certains ont spéculé sur Man- souri en disant qu’il allait perdre son brassard de capitaine et que vous auriez même décidé de l’écarter du onze rentrant. Qu’en est-il au juste ? Vous savez, je préfère m’abstenir de parler de ce genre de choses, car c’est

Premièrement, si vous avez bien remarqué, il y a une chose très im- portante que personne ne veut évo- quer apparemment. Il s’agit de l’effectif justement. Les gens ne doi- vent pas occulter le fait que je n’ai pas aligné la même équipe depuis un cer- tain temps. Contre l’Irlande, c’était pire, parce que l’équipe était complè- tement chamboulée. On n’a donc pas le droit de porter le même jugement sur deux équipes complètement dif- férentes avec en plus des joueurs qui ont joué ensemble pour la première fois de leur vie. Il faut donc être in- dulgent avec les joueurs. Deuxième-

ment, les gens oublient qu’on a joué contre de grosses équipes, comme ce fut le cas contre l’Irlande. Cette équipe est manifestement rodée et ça se voyait très bien sur le terrain.

C’est une équipe qui aurait mé- rité d’être au Mondial, non ? C’est sûr que l’Irlande méritait d’al- ler au Mondial. D’ailleurs, elle a raté sa qualification de peu et face à la France. Ce qui n’est pas rien. Contre nous, les Irlandais ont fait preuve de beaucoup de volonté. Mais de notre côté non plus, nous n’avons pas été ri- dicules dans le jeu, loin de là. Ça s’est joué sur des détails qui ont fait la dif-

◗◗◗

pas été ri- dicules dans le jeu, loin de là. Ça s’est joué sur des détails
Le capitaine des Verts en pleine discussion avec nos envoyés spéciaux.
Le capitaine des Verts en pleine discussion avec nos envoyés spéciaux.

Saâdanerassure

Mansouri en aparté

Ayant eu vent de la ru- meur qui a circulé au sujet de Mansouri et qui faisait croire que le milieu défensif des Verts allait perdre son statut de titulaire et de fait, le brassard de capi-

par ces rumeurs et les critiques acerbes dont il a été l’objet après la défaite contre l’Irlande, veut prendre les choses très au sérieux et s’oc- cuper de ce cas de ma- nière personnelle.

aux soucis de ses joueurs, ne pouvait pas laisser son capitaine dans un tel état de tris- tesse et de désolation devant l’ingratitude qu’il subit. C’est pour cela qu’il a tenu à lui

taine d’équipe, Rabah Saâdane nous a confié à la fin de la séance d’en- traînement du matin qu’il allait en parler avec son joueur dans la soirée d’hier : «Je vais le rencontrer ce soir pour en parler et, surtout, le rassurer», nous a confié le sélectionneur des Verts en aparté. Saâ- dane, qui a montré beaucoup de compas- sion en apprenant que son joueur était affecté

«Je vais lui en par- ler en tête-à-tête ce soir» Il sait que la stabilité de son groupe repose sur les épaules de son capi- taine que tous ses ca- marades apprécient au plus haut point, tant sur le terrain qu’en de- hors. Mansouri est très respecté par ses cama- rades, faut-il le souli- gner. Saâdane, qui a toujours été sensible

parler et le réconforter avant le début de la Coupe du monde. Déjà, lors de l’interview qu’il nous a accordée hier matin, Rabah Saâdane nous a confié claire- ment que cette histoire qui envoyait Yazid Mansouri sur le banc des remplaçants en lui enlevant le brassard de capitaine n’était «que des bêtises». Dont acte. N. Djender

banc des remplaçants en lui enlevant le brassard de capitaine n’était «que des bêtises» . Dont
banc des remplaçants en lui enlevant le brassard de capitaine n’était «que des bêtises» . Dont
banc des remplaçants en lui enlevant le brassard de capitaine n’était «que des bêtises» . Dont
03 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010 Algérie - Slovénie j- 11
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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010
Algérie - Slovénie j- 11

«On veut déstabiliser l’EN à

quelques jours du Mondial !»

veut déstabiliser l’EN à quelques jours du Mondial !» répondre ? Vous savez, les spéculations ne
veut déstabiliser l’EN à quelques jours du Mondial !» répondre ? Vous savez, les spéculations ne

répondre ? Vous savez, les spéculations ne s’ar- rêteront jamais autour de l’Equipe nationale. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent. Qu’ils disent que nous allons jouer en 6-4-8 s’ils le veulent, je m’en balance ! Qu’ils tentent les combinaisons les plus farfelues si ça leur permet de vivre, ça ne me re- garde pas. Tant que ce n’est pas moi qui le dis, alors ils peuvent continuer leurs bêtises.

Lundi soir, on a vu les joueurs tellement heureux à l’entraîne- ment qu’ils ont prolongé la séance de plusieurs minutes… Hamdoullah, nous avons un groupe très motivé qui a envie de tra- vailler pour être prêt lors du Mondial. Il nous reste quelques jours qu’ils es- pèrent vivre de manière intense, c’est pour cela qu’ils sont aussi excités. Ça se comprend. Ils sont tous décidés à honorer les couleurs de l’Algérie en Afrique du Sud.

Quand allez-vous dévoiler l’équipe type ? Je crois que la veille du prochain match amical, on aura de grands in- dices sur l’équipe type, même si cela

«Je félicite le MCA pour ce titrebienmérité»

titre important lui et le Mouloudia d’Alger. Vous savez, j’avais donné le choix à Zemmamouche de rester avec l’Equipe nationale jusqu’à la fin du stage et partir ensuite en Afrique du Sud, puisqu’il est également invité par la FAF. Mais il a tenu à rentrer à Alger pour aller aider le MCA à gagner le titre. C’est tout à son honneur. Il n’a pas voulu rester avec nous comme Mourad Meghni. Et je crois qu’il a bien fait de retourner dans son club pour relever le défi avec ses coéqui- piers. C’est un geste qui l’honore au plus haut point, car il ne s’est pas laissé abattre par la déception de rater le Mondial. Il a choisi d’aller prendre part à l’autre combat qui l’attendait. Je le félicite pour le titre de champion et aussi pour son courage.

Pourquoi n’a-t-il pas fait partie des 23 ? Franchement, ça s’est joué à très peu de choses. Malheureusement pour lui, il a fallu faire un choix dou- loureux et on ne pouvait pas prendre quatre gardiens de but. Zemma- mouche est un gars sérieux et travail- leur. Il a rejoint les A depuis le 18 novembre à Khartoum et il a montré pendant tout ce temps-là qu’il avait les qualités pour devenir un grand gardien de but de l’Equipe nationale. Il s’est encore rapproché de manière significative ces derniers temps, no- tamment après la saison qu’il a effec- tuée avec son club. Je suis sûr qu’il sera en Equipe nationale et pour très longtemps dès l’année prochaine. Je lui ai dit de continuer à travailler tou- jours plus pour revenir par la grande porte, c’est aussi le cas des autres joueurs qui n’ont pas pu faire partie de cette aventure. Ils auront aussi leur chance, c’est certain.

Un mot sur la saison du MCA ?

Je crois que le MCA a mérité d’être champion cette saison, car tout a été fait pour permettre au club de décro- cher ce titre. Il y a eu un bon choix de joueurs de la part des dirigeants et le recrutement a été judicieux.

Un mot aussi sur l’ESS qui a perdu le titre dans le dernier vi- rage ? Vous savez, je crois que même si l’Entente a raté le championnat, les Sétifiens garderont en mémoire que la saison a été bonne, notamment après avoir gagné la Coupe d’Algérie qui reste aux yeux des supporters sé- tifiens un trophée très apprécié. La saison est sauvée aussi, parce que l’ESS reste qualifiée en Champion’s League, tout comme la JSK. Les Séti- fiens peuvent être fiers de leur équipe cette saison, car elle a su revenir à hauteur du MCA, avant de céder au finish.

Votre avis sur le championnat d’Algérie de cette saison ? Je pense que le championnat a été très disputé cette saison et c’est bien que le suspense ait duré jusqu’à la dernière journée. La réforme, qui a été initiée par le Président de la répu- blique et le gouvernement, est arrivée au bon moment. Je pense que les meilleurs clubs doivent saisir cette opportunité pour aller de l’avant, tant au niveau de l’organisation que du travail technique. Entretien réalisé par

Nacym Djender

◗◗◗

férence, c’est tout.

Quelles ont été vos satisfactions lors de ce match ? Je dirai le comportement de l’en- semble des joueurs sur le terrain et en dehors. C’est cela ma grande satisfac- tion. Les joueurs ont montré beau- coup de maturité à tous les niveaux et je sens qu’ils vivent bien ensemble de- puis leur arrivée, notamment les nou- veaux.

Pensez-vous aujourd’hui avoir fait le meilleur choix des joueurs et que ceux qui seront sur le banc des remplaçants ont tous l’enver-

gure pour remplacer les habituels titulaires, en cas de défection ? J’estime que tous les joueurs rame- nés disposent des qualités requises pour faire partie de la sélection. Non seulement pour remplacer les habi- tuels titulaires, mais aussi aspirer à devenir eux-mêmes des titulaires. En tout cas, on sent chez chacun d’eux cette envie de se surpasser et de dé- fendre les couleurs nationales. C’est cela le plus important à mes yeux.

Certains disent aussi que vous allez revenir au 3-5-2, si vous ne trouvez pas l’arrière droit dont vous rêvez. Qu’avez-vous à leur

dépendra par la suite de la forme de chaque joueur et de l’évolution des choses.

Zemmamouche est champion d’Algérie. Qu’avez-vous à lui dire à ce sujet ? Je dois d’abord le féliciter pour ce

Zemmamouche est champion d’Algérie. Qu’avez-vous à lui dire à ce sujet ? Je dois d’abord le

Mansouri a la rage pour deux raisons. La pre- mière pour le Mondial qu’il veut réussir avec l’Equipe nationale, la seconde contre ses dé- tracteurs. Ces derniers ont fait circuler une ru- meur selon laquelle le joueur occupera le banc des remplaçants. Loin d’être affecté, le capi- taine courage déplore juste que cette rumeur a affecté sa famille et ses proches. Nous l’avons abordé au sortir d’un entraînement pen- dant lequel il rayonnait parmi ses camarades. Un moment réticent, ju- geant peu utile de reve- nir sur des ragots, mais au fil de la discussion, Yazid s’est lâché peu à peu en dévoilant les sentiments de décep- tion et toute la tristesse qui l’animent. «Qu’on respecte au moins mes dix ans passés au ser- vice de l’Equipe natio- nale !» peste-t-il.

Mansouri : «Qu’on respecte au moins mes 10 ans en Equipe nationale !»

respecte au moins mes 10 ans en Equipe nationale !» Yazid, comment réagissez- vous aux critiques
Yazid, comment réagissez- vous aux critiques qu’on vous a adressées après le match de Dublin
Yazid, comment réagissez-
vous aux critiques qu’on
vous a adressées après le
match de Dublin ?
Les critiques font partie de
la vie d’un footballeur. Je les
accepte donc volontiers et je
dirai même qu’elles me font
avancer. Que ce soit les sup-
porteurs ou les journalistes,
tout le monde est en droit
d’émettre des critiques objec-
tives. Seulement, dans mon
cas, les gens oublient que je re-
viens de blessure et que je ne
pouvais pas être au mieux de
ma forme ces derniers temps.
Mais je sens que je reviens peu
à peu et je n’aurai aucun souci
pour la suite. J’ai joué le match
contre l’Irlande comme tout le
monde et je ne pense pas que
j’ai été moi seul en dessous de
mon niveau.
Il n’y a pas que vous dans
cette équipe et vous avez
tous perdu le match par 3-
0…
Mais bien évidemment ! Je
ne suis pas le seul à avoir
perdu contre l’Irlande. On est
tous dans le même bain. On
gagne ensemble et on perd en-
semble. Mais je vois que cer-
tains veulent focaliser sur moi
exprès et cela, je ne l’accepte
pas.
Vous vous sentez visé di-
rectement ?
Ce que je n’admets pas, ce
sont les rumeurs et les gens de
mauvaise foi.
Vous faites sans doute al-
lusion aux rumeurs qui
vous ont déjà ôté le bras-
sard de capitaine des Verts
en faisant de vous un rem-
plaçant ?
Les gens sont tellement in-
grats qu’ils oublient ce que j’ai
donné à l’Equipe nationale de-
puis mon arrivée. Ils oublient
comme ça, dix ans d’un seul
coup ! C’est cela qui me rend
triste. Ils veulent nuire à ma
personne et ils nuisent aussi à
ma famille et à tous mes
proches. C’est surtout pour
eux que je suis triste, car ils
croient que ce qui se dit est
vrai. On veut m’écarter de
l’équipe et m’enlever le bras-
sard de capitaine. C’est quoi
ces manières de faire ? A ce
que je sache, ce n’est pas eux
qui décident de ces choses. Ou
alors on veut l’influencer ?
Nous avons un sélectionneur
qui fait très bien son métier et
c’est à lui seul que reviendra
cette décision. Il a suffi d’une
défaite contre l’Irlande pour
qu’on me tombe dessus. On
dirait que l’Irlande a joué
contre Yazid Mansouri seul !
On vous sent profondé-
ment touché…
Je suis touché pour ma fa-
mille, mes proches et ceux qui
m’aiment. Pas pour moi. Car je
connais ma valeur et je sais
comment réagir pour garder
ma place sur le terrain. Je crois
que si j’ai pu jouer toutes ces
années en Equipe nationale,
c’est que j’ai des qualités qui
ont convaincu les sélection-
neurs qui s’y sont succédé. Ce
n’est pas maintenant que je
vais commencer à douter. J’ai
une confiance totale en mes
qualités et je sais de quoi je
suis capable sur un terrain de
football. Si c’était uniquement
pour moi, je n’aurais pas ré-
pondu à ces attaques. Mais il y
a derrière moi une famille qui
peut s’inquiéter en lisant de
telles choses.
Cela fait déjà quelques
mois que vos détracteurs
veulent vous voir sur le
banc. Qu’avez-vous à leur
répondre ?
Je ne leur répondrai rien. Je
continuerai juste à me donner
à fond pour défendre les cou-

leurs de mon pays, comme je l’ai fait pendant 10 ans. C’est cela ma réponse. Car les gens ont oublié tout ce que j’ai donné à l’EN. Qu’on respecte au moins cela et l’homme que je suis. Qu’on respecte ma fa- mille et mes proches dans cette histoire. De mon côté, je

suis bien solide pour ne pas me laisser affecter par ces ru- meurs. J’ai le mental pour faire face à ces attaques. Je suis assez armé pour cela et rien ne me fera fléchir. Je me battrai encore plus pour ne rien lâ- cher et pour moi et pour l’Equipe nationale. Entretien réalisé par

Nacym Djender

04 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
04 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
Algérie - Slovénie j- 11
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De nos envoyés spéciaux en Allemagne

 
Saïd Fellak
Saïd
Fellak
Farid Aït Saâda
Farid
Aït Saâda
Nacym Djender
Nacym
Djender
Redouane Bouhanika
Redouane
Bouhanika
Adlène Chouial
Adlène
Chouial
Yacine Selhani
Yacine
Selhani

L’entraînement d’hier l’a révélé

Le onze qui affrontera les EAU s’est dégagé à 90%

Ziani : «Maintenant que tout le monde est là, ça va travailler !»

C’est en leader serein et confiant que Karim Ziani aborde la deuxième et der- nière phase de la période de préparation. Conscient du tra- vail qui reste à faire, il n’en reste pas moins optimiste.

Les deux jours de ressourcement en famille vous ont-ils fait plaisir ? Oui, El Hamdoullah. C’est tou- jours bien de retrouver la famille et les siens. C’était seulement deux jours, mais ça m’a fait du bien.

fectué une séance de décrassage après notre voyage. Tout le groupe était présent et c’est de bon augure pour la suite car, comme je l’ai déjà dit, c’est maintenant qu’on attaque le sérieux. Malgré la défaite contre l’Irlande du Sud, les supporters ont ac- clamé les joueurs et les ont en- couragés, comme cela a été le cas à votre arrivée à l’aéroport de Nu- remberg. C’est réconfortant, n’est-ce pas ? Oui. Il ne faut pas occulter que l’objectif dès le départ était d’être prêts pour le match contre la Slové-

nie. Lors du match contre l’Ir- lande, il y avait beaucoup de changements dans l’effectif
nie. Lors du
match contre l’Ir-
lande, il y avait
beaucoup de
changements
dans l’effectif
puisqu’il y a de
nouveaux
joueurs qui sont
arrivés. Que l’on
ne s’y trompe
pas : nous
sommes en
pleine prépara-
tion. On ne juge
pas une équipe
sur un match de
préparation.
Laissez-nous le
temps de travail-
ler.
On sent une
grande
confiance parmi
les joueurs, une
sérénité qui fait
croire que vous
ne doutez pas du
tout…
C’est parce que
nous savons de
quoi nous
sommes capa-
bles. Nous
sommes
nous savons de quoi nous sommes capa- bles. Nous sommes L a séance d’entraîne- midi a

L a séance d’entraîne-

midi a été plutôt

tactique, contraire-

ment d’hier après-

ment à celle de la

matinée qui a été

consacrée beau-

coup plus au côté

physique. Tous les joueurs étaient présents sur le terrain, mais trois d’entre eux n’ont pas participé à l’en- traînement avec le groupe : Karim Matmour, Anthar Yahia et Habib Bellaïd. Si les deux premiers conti- nuent à être prudents avec leurs cuisses en délicatesse, le troisième a été touché aux adducteurs et s’est contenté de faire du footing.

Les «titulaires» opposés aux «remplaçants» Après les exercices d’échauffement traditionnels avec et sans ballon, Rabah Saâdane est entré dans le vif du sujet en organisant deux matches d’opposition, le premier sans gar- diens de but et le deuxième avec keepers. Dans les deux cas, il a mis sur pied deux équipes immuables. L’une, dont les joueurs ont vêtu des chasubles rouges, sera vraisembla- blement celle des titulaires lors du match amical face aux Emirats arabes unis. Elle était composée de Guedioura, Belhadj, Halliche, Bou- gherra, Mansouri, Lacen, Ziani, Ghezzal et Djebbour, auxquels s’est joint Chaouchi lors du deuxième

match avec gardiens de but. L’autre, celles des «remplaçants» supposés, était composée de Laïfaoui, Mesbah, Medjani, Yebda, Abdoun, Kadir, Boudebouz et Saïfi, lesquels ont été renforcés par M’bolhi, puis par Gaouaoui lorsqu’on est passé au match avec gardien de but.

Les «remplaçants» ont brillé en infériorité numérique Compte tenu de la blessure im- prévue de Bellaïd, l’équipe des «rem- plaçants» était en infériorité numérique (8 contre 9), mais cela ne l’a pas empêché de faire jeu égal, sinon plus, contre les «titulaires». D’ailleurs, le score final de la confrontation (3-3) reflète bien l’équilibre des forces. Les buts des «titulaires» ont été inscrits par Djeb- bour, Ziani (sur penalty, suite à une faute sur Djebbour) et Ghezzal, alors que les buteurs des «rempla- çants» ont été Yebda par deux fois (dont un sur penalty suite à une faute sur Saïfi) et Abdoun. Les «remplaçants» sont même passés à côté de la victoire puisque Abdoun a raté un penalty, Chaouchi ayant dé- tourné son tir avec brio.

Matmour et/ou Yahia pour compléter le onze Selon toute vraisemblance, l’équipe des «titulaires» du match d’hier devrait être celle qui débutera le match contre les Emirats arabes

unis. Aux dix joueurs, Saâdane ad- joindra ou bien Karim Matmour, pour une configuration en 4-4-2, ou bien Anthar Yahia, pour un retour au classique 3-5-2. Autre possibilité :

la titularisation simultanée de Yahia et Matmour pour un 3-5-2 dont se- rait victime Adlene Guedioura. Ce ne sont que des suppositions, mais il est clair que le onze qui débutera le match contre les Emirats arabes unis – et peut-être bien contre la Slovénie - s’est dégagé à 90 %.

Boudebouz fait le spectacle Ce match d’opposition a apporté deux bonnes nouvelles. La première est le retour en forme de Madjid Bougherra et de Hassan Yebda, qui ont tenu le coup physiquement du- rant cette double confrontation et se sont montrés souvent à leur avan- tage dans les duels. La deuxième est le talent insolent de Ryad Boude- bouz qui en a fait voir de toutes les couleurs aux «titulaires» sur son flanc droit. Son toucher et ses drib- bles déroutants ont été un plaisir pour la poignée de personnes qui a pu suivre la séance. Le troisième but de son équipe a été de sa création : il a effacé trois joueurs et a servi Ab- doun qui n’a eu plus qu’à pousser le ballon dans les filets. Ce Boude- bouz, qui frappe à grands coups à la porte des titulaires, fera certaine- ment parler de lui ! F. A-S.

Sentez-vous une plus grande mo- tivation chez vos coéquipiers alors que vous êtes dans la der- nière ligne droite de la prépara- tion ? On vient toujours d’arriver et de commencer, mais nous récupérons déjà tous nos blessés. Donc, ce sera meilleur de travailler ensemble. C’est maintenant que les choses sé- rieuses commencent véritablement. Lundi, c’était quand même la pre- mière fois que vous vous retrou- vez les 23 sur le terrain… Oui, c’est très bien. Nous avons ef-

conscients du chemin qui nous reste à parcourir pour arriver au top. Il faut travaille et ça commence par la participation

de l’ensemble de l’effectif. Les deux premières semaines étaient particu- lièrement destinées à remettre tout le monde à niveau et à soigner les blessés. Maintenant que tout le monde est là et peut s’entraîner, ça va travailler encore plus dur et nous pourrons préparer nos matches de Coupe du monde de manière concrète. Entretien réalisé par Farid Aït Saâda

Hier encore,

il pleuvotait

à Nuremberg

L’entraînement des Verts s’est déroulé sous la pluie. Il

faut dire que le mauvais temps persiste depuis l’arrivée de l’EN dans la ville allemande. Les joueurs sont mis dans les mêmes conditions que celles qu’ils trouve- ront en Afrique du Sud, notam- ment au Cap, mais avec un tôt d’humidité plus élevé.

De plus en plus d’Allemands parmi le public

Fait nouveau ! Il y a de plus en plus d’Allemands

aux entraînements des Verts. Ceux-ci viennent spécialement collecter des autographes des mondialistes qu’ils collection- nent. Ce n’est donc pas une sympathie pour les Verts, mais juste une passion pour les au- tographes.

Bougherra : «Ce n’est qu’un entraînement de reprise»

Le défenseur central, Madjid Bou- gherra, a repris hier l’entraînement

avec le groupe. Il a pu terminer la séance, mais sur la pointe des crampons. «Ce n’est qu’un entraînement de reprise. C’est vrai que j’avais ressenti une fatigue vers la fin de la séance, mais ça viendra progressivement. D’ici deux à trois séances, ça ira en s’amélio- rant», a fait savoir le défenseur central, pressenti d’entrer samedi face aux Emirats arabes unis.

Cette scène illustre lʼexcellente ambiance qui règne a u s e i n d u

Cette scène illustre lʼexcellente ambiance qui règne au sein du groupe.

règne a u s e i n d u g r o u p e .

Lacen attentif aux conseils de Saâdane.

u s e i n d u g r o u p e . Lacen attentif

Bougherra caméraman dʼun jour.

05 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 Algérie - Slovénie j- 11
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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
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Matmour et Yahia s’entraînent toujours en solo

Bellaïd blessé à son tour

L a joie n’aura duré que le

temps d’un

décrassage ! Rabah

Saâdane ne peut tou-

tion, alors que le second n’est pas du tout apparu durant la mati- née, car
tion, alors que le second n’est pas
du tout apparu durant la mati-
née, car occupé par des exercices
en piscine et dans la salle de
musculation. En fin d’après-
midi, ils ont été soumis à un
exercice de force dans le bac à
sable de la piste d’athlétisme du
stade d’entraînement, puis à un
petit échange de passes avec bal-
lon. On se dirige vraisemblable-
ment vers un forfait des deux
joueurs pour le match contre les
Emirats arabes unis.
Bellaïd a interrompu
l’entraînement à cause
des adducteurs
Comme un malheur ne vient ja-
mais seul, un autre joueur a re-
joint hier l’infirmerie : Habib
Bellaïd. Alors qu’il participait le
plus normalement du monde à
l’entraînement de la matinée, il a
quitté ses coéquipiers au milieu
de la séance, souffrant des ad-
ducteurs. Il a rejoint la salle de
soins où il a été examiné. Lors de
la séance de l’après-midi, il était
absent au début, car étant tou-
jours dans la salle des soins, puis
a rejoint ses coéquipiers pour ef-
fectuer des tour de piste au petit
trot, suivis d’exercices de force
dans le bac à sable.
Boughlali : «Ce n’est
qu’une simple torsion
musculaire»
Interrogé à son sujet, Saâdane
s’est voulu rassurant : «Il faut de
demander au médecin, mais je ne
crois pas que ce soit méchant.» Le
médecin, D r Boughlali, n’a pas
voulu trop s’étaler sur le sujet,
encore moins se montrer alar-
miste. «Ce n’est qu’une petite tor-
sion musculaire. Ce n’est pas du
tout grave. Dans deux jours, il re-
viendra», nous a-t-il déclaré.
Toujours est-il que la sélection
n’a toujours pas pu effectuer un
entraînement tactique complet
avec la totalité de l’effectif.
F. A-S.
Madjani : «Je suis
totalement rétabli»

Absent lors du der- nier match amical

jours pas compter sur

l’intégralité de son effectif pour ce dernier stage avant la Coupe du monde. Alors que le décras- sage de lundi soir, après l’arrivée de la délégation à Herzogenau-

rach, avait vu la participation des 23 joueurs retenus pour le Mondial, les deux entraînements d’hier ont vu encore des absents des séances collectives.

Matmour et Yahia toujours soumis à soins individuels Ainsi, Matmour et Yahia ont manqué l’entraînement du matin, car étant toujours soumis à des soins et exercices indivi- duels. Le premier a fait du foo- ting et des exercices d’explosivité, avant de rejoindre la salle de soins et de muscula-

Yebda : «Je monterai en régime au fil des séances»

De retour à l’entraînement collectif, Hassan Yebda s’est montré à son aise lors des deux séances d’entraînement d’hier. Il semble bel et bien guéri de ses problèmes phy- siques. «Je me suis senti très bien. La forme va revenir avec la multiplication des entraînements. Je vais monter en ré- gime au fil des séances», nous a-t-il déclaré.

Matmour s’est entraîné seul avant ses coéquipiers

Alors que la séance d’entraîne- ment d’hier matin a débuté à 11h00 pour le groupe, c’est à 10h24 que Karim Matmour est

sorti de l’hôtel pour rejoindre seul le terrain d’entraînement. Il a, en effet, effectué une séance de

footing doublée d’exercice de force/vitesse et d’explosivité avec l’un des préparateurs physiques de la sélection. Durant les 50 minutes qu’a duré ce travail spécifique en solo, le joueur a essayé de mettre les muscles de sa cuisse convalescente à l’épreuve afin de voir s’ils répondent bien aux efforts physiques intenses.

voir s’ils répondent bien aux efforts physiques intenses. «Ça a été dur, mais j’ai tenu le

«Ça a été dur, mais j’ai tenu le coup»

Au sortir de sa séance d’exercices, Karim Matmour semblait serein et rassuré. «J’ai fait un travaillé de force afin d’évaluer l’état de ma blessure. Ça a été dur, mais j’ai tenu le coup. A présent, c’est au médecin et au kiné d’en étu- dier les résultats pour voir si je pourrai m’entraîner de nou- veau avec le groupe ou non», nous a-t-il déclaré, avant de rejoindre la salle des soins. Durant la séance de l’après- midi, Matmour s’est contenté d’une demi-heure de course à pied, de travail d’explosivité sur sable. F. A-S.

Belhadj a prolongé l’entraînement

«J’ai besoin de travailler plus que les autres»

«J’ai besoin de travailler plus que les autres» Si Karim Mat- mour a effectué un travail

Si Karim Mat-

mour a effectué un travail en solo avant le début de l’entraî- nement de ses co- équipiers, Nadir Belhadj s’est lui aussi entraîné en solo, mais en pro- longation de l’en- traînement avec le groupe. En effet, alors que ses coéquipiers avaient rejoint l’hôtel pour se doucher et prendre le déjeu- ner, le défenseur de Portsmouth est resté un quart d’heure de plus sur le terrain pour des exercices en solo avec le kiné. «Comme je reviens de blessure, j’ai besoin de travailler un peu plus que les autres. C’est pour ça que j’ai prolongé l’entraînement», nous a-t-il ex- pliqué. «J’ai fait un travail de renforcement physique. Cela m’a fait du bien. Je sens que je monte en puissance au fil des jours. L’ob- jectif est d’être au point au début de la Coupe du monde.» F. A-S.

face à l’Irlande pour cause de blessure, le sociétaire de l’AC Ajaccio, Carl Mad- jani, nous a affirmé, qu’à présent, il est totalement rétabli et prêt à faire sa pre- mière apparition sous le maillot des Verts lors de la prochaine rencontre amicale face aux EAU ce sa- medi à Nuremberg.

Vous avez repris les en- traînements avec le groupe hier (ndlr entre- tien réalisé hier). Com- ment vous vous êtes senti ? Je me suis bien senti et tout s’est passé à merveille pour moi. Mais il faut que vous sachiez cependant que j’avais déjà repris l’en- traiînement en solo la se- maine dernière. Donc, il n’y a pas de souci. On peut dire que votre blessure fait mainte- nant partie du passé… Oui. Désormais, je me sens bien et prêt pour ce

dernier stage de prépara- tion avant de rallier l’Afrique du Sud. Je suis totalement guéri

dernier stage de prépara- tion avant de rallier l’Afrique du Sud. Je suis totalement guéri et j’espère maintenant démontrer mes vraies qualités. On comprend par là que vous serez d’attaque pour le match face aux Emirats prévu pour ce samedi ? En principe oui. Il me reste encore cinq jours de- vant moi pour bien me préparer et être prêt pour cette rencontre amicale. J’ai vraiment hâte de jouer et d’honorer ma première apparition avec l’équipe.

Vous êtes entré en stage ici à Nuremberg hier soir, comment se pré- sentent les choses jusqu’à présent ? Tout va bien. La prépa- ration se déroule dans de bonnes conditions et on ne manque de rien. On est bien pris en charge que ce soit à l’hôtel ou lors de nos séances d’entraînements. J’espère que tout cela nous servira pour faire une ex- cellente préparation et réaliser par la suite un bon Mondial. Entretien réalisé par Saïd Fellak

 
     
 
     
 
     
 

Boudebouz est devenu la coqueluche de lʼéquipe.

Nos compatriotes exhibent le drapeau algérien.

 

Les joueurs admiratifs devant le geste acrobatique de Chaouchi.

06 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
06 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
Algérie-Slovénie j- 11
Algérie-Slovénie
j- 11

De nos envoyés spéciaux en Allemagne

Farid Nacym Redouane Adlène Yacine Saïd Aït Saâda Djender Bouhanika Chouial Selhani Fellak
Farid
Nacym
Redouane
Adlène
Yacine
Saïd
Aït Saâda
Djender
Bouhanika
Chouial
Selhani
Fellak

Algérie-EAU se jouera à guichets fermés

Il n’y a plus de tickets disponibles !

guichets fermés Il n’y a plus de tickets disponibles ! C’ est désormais officiel, les supporters

C’ est désormais officiel, les supporters algériens - qui es- pèrent toujours assister à la dernière rencontre amicale que disputera l’EN avant son départ pour l’Afrique du Sud face à son homologue des Emirats arabes unis ce samedi au stade Playmobil à Fürth en Allemagne, et

qui ne disposent pas encore des tickets d’entrée pour le stade - auront du

mal à présent à les acquérir, puisque ces derniers ont été entièrement épuisés. En effet, selon une source bien informée ici à Nuremberg, celle-

ci nous a révélé que ladite rencontre se jouera officiellement à guichets

fermés et que depuis 3 jours maintenant aucun billet n’est vendu sur In- ternet. Les fans des Verts devront ainsi se rabattre sur le marché noir pour pouvoir suivre de près la partie. Notons que le Playmobil-Stadion dispose d’une capacité d’accueil pouvant atteindre les 16 000 places, mais reste à savoir néanmoins si les responsables du stade et les organisateurs

du match ont mis en vente la totalité des billets, ou bien réduit le quota

de ces derniers pour bien maîtriser la foule.

S. F.

quota de ces derniers pour bien maîtriser la foule. S. F. Les joueurs ont consulté la
quota de ces derniers pour bien maîtriser la foule. S. F. Les joueurs ont consulté la

Les joueurs ont consulté la presse locale

Avant de fouler le terrain d’entraînement, les joueurs se sont re-

groupés dans le hall de l’hôtel autour d’un journal local qu’ils ont

essayé de lire. En l’absence des habituels interprètes que sont Matmour

et Yahia, ils n’ont fait qu’apprécier les photos.

Des supporters ont pris des congés pour profiter de la présence des Verts

Chaouchi ne jouera pas qu’avec Puma !

F aouzi Chaouchi est l’un des joueurs les plus sollicités par les sponsors. Avec sa tête blonde et son extravagance caractéristiques, le gar- dien de but des Verts ne passe jamais ina- perçu. Ajoutez le tout à son immense talent, cela vous donne autant de sollicitations qu’il

reçoit. La dernière offre lui a été faite hier matin par Fouad Aïchaoui, un Algérien travaillant dans le management qui connaît Chaouchi et son papa avec lequel il avait joué à Bordj Menaïel. Cet ancien de l’ISTS qui fut «l’élève de

Rabah Saâdane», comme il a tenu à nous le souligner, s’est ramené donc hier matin avec deux contrats juteux pour Faouzi Chaouchi.

Adidas pour les chaussures et Uhlsport pour les gants

Le premier concernant les gants de marque Uhlsport et le second pour les chaussures de marque Adidas que le gar- dien algérien a paraphés à l’abri des regards. Fouad Aï- chaoui que nous avons rencontré juste après avoir fait signer les deux contrats avec Chaouchi nous a fait savoir que ce dernier jouera avec des gants Uhlsport et des chaus- sures Adidas durant le Mondial. Même Chaouchi nous a confirmé la véracité de ces deux engagements écrits dont nous détenons des copies signées par le joueur algérien.

nous détenons des copies signées par le joueur algérien. N. D. Chaouchi : «Oui, je vais

N. D.

Chaouchi :

«Oui, je vais signer avec Adidas et Uhlsport»

«Oui, je vais signer avec Adidas et Uhlsport pour la Coupe du monde. C’est mon droit de jouer avec les gants et les chaussures de mon choix, car il n’y a rien qui l’interdit dans le contrat signé entre la FAF et Puma», nous a-t- il dit avant de signer quelques minutes plus tard. A rappeler que Chaouchi allait s’engager avec Nike pour les gants, mais apparemment les offres combinées de Uhl-

sport et Adidas étaient plus alléchantes.

de Uhl- sport et Adidas étaient plus alléchantes. A ceux-là, on ne peut rien leur refuser
de Uhl- sport et Adidas étaient plus alléchantes. A ceux-là, on ne peut rien leur refuser

A ceux-là, on ne peut rien leur refuser !

Il faut dire que ces supporters qui ne perturbent pas le déroulement des entraînements sont des privilé-

giés. En effet, les joueurs répondent de bonne grâce à leurs sollicitations, qui pour une photo, qui pour un

autographe. Pour peu que cela se déroule dans le calme.

Il est vrai qu’il y a moins de monde qu’à Crans-Montana, mais il

n’en demeure pas moins qu’une poignée de supporters algériens est

toujours présente à chaque entraînement des Verts. Certains nous ont

confié qu’ils ont pris un congé d’une semaine rien que pour pouvoir venir en famille assister aux entraînements.

pour pouvoir venir en famille assister aux entraînements. Saâdane en direct sur Al Jazeera ■ ■
pour pouvoir venir en famille assister aux entraînements. Saâdane en direct sur Al Jazeera ■ ■

Saâdane en direct sur Al Jazeera

Le sélectionneur national, Rabah Saâdane, est intervenu hier sur Al Jazeera peu avant le coup d’envoi de la séance de 18h. Le coach national est revenu sur les conditions de préparation de son équipe ici à Nuremberg.

Ziani prodigue des conseils à Djebbour et Bougherra. S a â d a n e

Ziani prodigue des conseils à Djebbour et Bougherra.

Ziani prodigue des conseils à Djebbour et Bougherra. S a â d a n e n

Saâdane ne rate rien à lʼentraînement.

e n à l ʼ e n t r a î n e m e n

Même des Allemands demandent des autographes !

07 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010 Algérie - Slovénie j- 11
07
Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 Juin 2010
Algérie - Slovénie j- 11

«Marquer contre la Slovénie est plus important que de le faire en match amical»

plans tactiques. Certes, on n’a pas marqué de buts, mais il ne s’agit que de matchs amicaux. Le plus important, c’est de marquer lors du Mondial.

Sachant que l’équipe compte beaucoup sur vous en tant qu’attaquant, cette stérilité de l’attaque ne vous dérange-t-elle pas ? Je reconnais que les matchs amicaux sont im- portants car ils nous servent de préparation pour la Coupe du monde en nous permettant de tra- vailler la cohésion entre les trois compartiments et aussi en bénéficiant de matchs dans les jambes. Personnellement, je préfère marquer contre la Slovénie et gagner que de marquer et perdre ou même gagner dans un match amical. Le match de la Slovénie et ceux d’après sont les plus impor- tants, et marquer dans ces rencontres est le plus important. Dans quelles conditions vous préparez-vous en Allemagne ? Dans de très bonnes conditions. On ne manque de rien. L’ambiance est bonne, comme on l’a toujours connue. C’est encourageant pour continuer à travailler sérieusement et assurer une meilleure préparation pour le Mondial. Est-il possible de voir un autre visage de l’Equipe nationale samedi prochain contre les Emirats arabes unis ? Absolument, nous allons faire de notre mieux pour montrer un vi-

«Le Mouloudia m’a fait plaisir, félicitations à Zemmamouche aussi»
«Le
Mouloudia m’a
fait plaisir,
félicitations à
Zemmamouche
aussi»

sage autre que celui contre l’Ir- lande. Nous allons faire en sorte de corriger nos erreurs et garder les points positifs. Ce sera en fait un autre test avant de se déplacer en

Afrique du Sud, où une mission plus importante nous attend, à sa- voir honorer le football algérien dans un évé- nement mondial où l’Algérie est absente depuis longtemps. Je tiens à la fin à assurer tout le monde qu’il ne faut pas s’inquiéter sur l’attaque ni l’équipe. On est dans la bonne voie et nous allons le confir- mer le jour J.

Entretien réalisé par Adlène C.

Saïfi R afik Saïfi a tenu à rassurer les fans des Verts qui s’inquiètent devant
Saïfi
R afik Saïfi a tenu à rassurer les fans des
Verts qui s’inquiètent devant la stéri-
lité de l’attaque qui ne marque pas de
buts depuis un bon moment, notam-
ment lors de la dernière rencontre
contre l’Irlande du Sud. L’attaquant de l’Equipe
nationale dit qu’il préfère marquer lors des
matchs qui attendent la sélection en Afrique du
Sud.
Nous voulons entamer cet entretien par la
consécration de votre équipé préférée, le
Mouloudia d’Alger, après 11 ans. Vous devez
être content, non ?
Oui, je suis naturellement content. Cela me fait
plaisir car les efforts de toute une année ont été
récompensés. Je crois que cette saison, le Mou-
loudia d’Alger était meilleur que toutes les autres
équipes sur tous les plans. On est en train de
cueillir les fruits d’un travail d’une jeune équipe
qui a réussi à renouer avec les titres et faire plaisir
aux supporters du Mouloudia. J’espère que cette
consécration du MCA sera un porte-bonheur
pour nous lors du Mondial.
On vous connaît fan du Mouloudia,
comment avez-vous suivi le dernier match

contre le MSPB ? J’ai suivi le match de bout en bout à la télévi- sion à l’hôtel avec les autres joueurs. Je l’ai vécu sur les nerfs, comme tous les autres matchs d’ailleurs. Mais

j’étais content à la fin par la consécration du Mouloudia auquel je souhaite beaucoup de réussite à l’avenir. Vous avez toujours dit dans

vos déclarations que vous souhaitiez la consécration du Mouloudia et l’illustration de l’Equipe nationale dans le Mondial. Le premier objectif s’est désormais matérialisé… Dieu merci, le premier objectif a été concrétisé. Toute ma famille et moi supportons le Mouloudia et avons souhaité sa consécration. Maintenant, il nous reste un deuxième objectif qui nous inté- resse plus, à savoir l’illustration de l’Equipe natio-

nale en Afrique du Sud et honorer les couleurs nationales. Et avant de finir de parler du Mou- loudia, j’aimerais ajouter une chose. Allez-y

Nous étions tous contents pour Zem- mamouche qui était retourné au pays avec un moral bas. J’espère que ce titre lui fera beaucoup de bien. Je lui dis féli- citations pour cette consécration qu’il

mérite amplement. Vous souhaitez bien évidemment une participation honorable de l’Algérie en Coupe du monde, mais la situation ne prête pas à l’optimisme après la défaite contre l’Irlande, n’est-ce pas ? Croyez-moi, le résultat importe peu dans les matchs amicaux. On a perdu sur un score lourd certes, mais comme nous l’avons déjà dit, on ne

«Je fais abstraction des critiques car j’ai confiance en notre équipe»
«Je fais
abstraction des
critiques car j’ai
confiance en
notre équipe»

doit pas nous juger dans ces rencontres amicales. Il y a un vainqueur et un vaincu, mais le plus im- portant c’est de bien se préparer pour la Coupe du monde en donnant l’occasion de

jouer à tous les joueurs et en essayant des schémas tactiques. Comme on a bénéfi- cié de la rencontre contre l’Irlande, nous ferons de même avec les Emirats arabes

unis. Nous allons garder les aspects posi- tifs à la fin pour les exploiter dans les matchs qui nous attendent en Coupe du monde et oublier les points négatifs. En parlant des points négatifs, l’attaque ne se porte pas bien. Où réside le problème à votre avis ? Je crois qu’il ne faut pas dramatiser les choses, on est toujours dans la phase de préparation. L’en- traîneur veut essayer tous les joueurs et tous les

● Djebbour

Djebbour

● Djebbour

«Félicitations au Mouloudia pour son titre de champion»

●● A l’instar de Rafik Saïfi qui a vécu l’événement comme s’il était en Algérie, l’autre attaquant de l’Equipe nationale, Djbbour, a vécu la consécration du Mouloudia par son septième titre de champion avec la même ferveur. Il était parmi les joueurs ravis par ce titre remporté par son équipe de cœur. Djebbour que nous avons rencontré juste après la fin de la séance d’entraînement d’hier, et avec qui nous avons évoqué la consécration du MCA nous dira : «Je suis très heureux de ce titre qui s’est concrétisé après 14 ans à ce que je sache (11 ans, ndlr). J’ai suivi le parcours du Mouloudia, j’étais persuadé qu’il méritait le titre. C’est une bonne chose pour un club populaire comme le Doyen. Je lui souhaite bonne chance à l’avenir.»

le Doyen. Je lui souhaite bonne chance à l’avenir.» ● Chaouchi «Même Sétif a sauvé sa
● Chaouchi

Chaouchi

● Chaouchi

«Même Sétif a sauvé sa saison»

● Chaouchi «Même Sétif a sauvé sa saison» ●● Par contre, Chaouchi espérait un miracle dans

●● Par contre, Chaouchi espérait un miracle dans la dernière journée du championnat pour que son équipe, l’ESS, puisse coiffer au poteau le MCA. Ce ne fut pas le cas, mais cela n’a pas empêché le gardien de l’Equipe nationale de féliciter le champion en titre. «Je félicité le Mouloudia pour ce titre de champion. La rivalité était grande entre nous cette saison, et n’avait été la fatigue, on n’aurait

pas raté le sacre, sans diminuer de la valeur du MCA. Mais je suis content tout de même, puisque l’Entente a sauvé sa saison en gagnant la Coupe d’Algérie et atteignant la phase des poules dans la Ligue des champions africaine, une compétition où nous irons loin», nous dira-t-il

● Laïfaoui

Laïfaoui

«On se rattrapera la saison prochaine»

● Laïfaoui «On se rattrapera la saison prochaine» ●● Même s’il était affecté par la perte

●● Même s’il était affecté par la perte du titre, Abdelkader Laïfaoui a tenu à féliciter le Mouloudia :

«Félicitations au Mouloudia, félicitations à nous aussi pour la Coupe d’Algérie et la qualification à la phase des poules de la Ligue des champions africaine. La

saison a été harassante pour nous, mais le dernier mot nous reviendra l’année prochaine.»

Plus concentré que Yebda, tu meurs ! B e l l a ï d s

Plus concentré que Yebda, tu meurs !

Plus concentré que Yebda, tu meurs ! B e l l a ï d s ʼ

Bellaïd sʼest complètement fondu dans le groupe.

t f o n d u d a n s l e g r o u

Souriant, Mansouri a oublié la rumeur de son éviction.

08 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
08 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
Algérie-Slovénie j- 11
Algérie-Slovénie
j- 11
 

De nos envoyés spéciaux en Allemagne

 
Saïd Fellak
Saïd
Fellak
Farid Aït Saâda
Farid
Aït Saâda
Nacym Djender
Nacym
Djender
Redouane Bouhanika
Redouane
Bouhanika
Adlène Chouial
Adlène
Chouial
Yacine Selhani
Yacine
Selhani

Bougherra : «Les Ecossais nous soutiendront contre l’Angleterre»

: «Les Ecossais nous soutiendront contre l’Angleterre» Cherfa quitte Tarragona Le défen- seur franco- algérien

Cherfa quitte

Tarragona Le défen- seur franco- algérien du Nastic Tarra- gona, Walid Cherfa, quit- tera le
Tarragona
Le défen-
seur franco-
algérien du
Nastic Tarra-
gona, Walid
Cherfa, quit-
tera le club
espagnol de
seconde divi-
sion. Cherfa,
dont le
contrat arri-
vera à terme
le 30 juin prochain, avait, rappe-
lons-le, refusé de prolonger. Ce n’est
donc que logiquement qu’il a été
annoncé sur le départ par le site In-
ternet du club.

Les Verts moins entourés qu’à Crans-Montana…

Peu de supporters présents à Nuremberg

L es fans des Verts ont-ils été refroidis à ce point par la défaite contre
L es fans des Verts ont-ils été refroidis à
ce point par la défaite contre l’Irlande
qu’ils ne se sont pas déplacés à Nu-
remberg aussi massivement qu’ils

l’ont fait à Crans-Montana ? La question de- meure entière du moment que le coin dans lequel se sont isolés Saâdane et ses joueurs est tellement éloigné qu’il ne permet pas de donner des éléments de réponse tangibles. Pourquoi peu de supporters seulement ont suivi les Verts en Allemagne ? Est-ce en rai- son de l’éloignement ou simplement pour cause de temps pluvial et nuageux qui dé- couragent les plus téméraires ? En Suisse, ils étaient des milliers à les suivre partout où ils se déplaçaient. On a vu même des compa- triotes venir de loin, camper dans le parking de l’hôtel de l’Equipe nationale, guettant la moindre ombre «suspecte». Il y avait des femmes, des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Il y avait même des bébés dont le plus jeune ne dépassait pas les 18 jours !

10 autographes par jour, à tout casser ! C’est dire si la ferveur était palpable au- tour des Verts. Mais ici, à Nuremberg, point de tout cela. La pression est retombée de plusieurs crans, par rapport au grand… Crans-Montana. Les joueurs ne sont plus sé- curisés comme ils l’étaient en Suisse et l’on ne pense pas qu’il faille les acheminer en hé- licoptère encore une fois pour échapper à la foule. Car ici, les joueurs ne signent que cinq à dix autographes à tout casser, dont la moi- tié est réclamée par des supporters… alle- mands qui ne connaissent même pas les visages des idoles qu’ils convoitent. Rien à voir avec les centaines de signatures et de photos accordées à leurs fans en Suisse ou ailleurs.

Fans de joueurs inconnus Il y en avait même des Algériens qui se trouvaient totalement perdus au milieu de tous ces internationaux qui ne leur disaient pas grand-chose en réalité. Pour preuve, la scène curieuse à laquelle nous avons person- nellement assisté lors de la séance d’entraî- nement d’hier matin qui avait vu un supporter algérien, sans doute résidant en Allemagne depuis plusieurs années, qui s’est avancé avec un magazine dans lequel figu- raient tous les joueurs algériens. Et, en ten- dant cela aux joueurs, il scrutait sur leur visage les traits de ressemblance avec ces photos. C’était à chaque joueur de chercher sa propre photo pour répondre à la de- mande !

Même les journalistes se trompent entre Guedioura et Medjani ! Pis, et cela restera dans les annales de la presse sportive algérienne, comme étant l’une des insolites les plus marquantes de l’histoire des Verts. Assurément, puisque

l’un de nos confrères qui venait d’arriver à Nuremberg s’en est allé interviewer Carl Medjani en le prenant pour… Adlène Gue- dioura ! Le joueur, tout offusqué, a fait com- prendre à son interlocuteur qu’il se trompait de personne et de ce fait, il ne pouvait pas répondre à des questions qui ne le concer- naient pas personnellement. Et puis, com- prenant qu’il s’agissait de Medjani, notre pauvre confrère (sans doute un correspon- dant) a tenté de se racheter en abordant cette fois le vrai Medjani par une autre question et lui dit : «Alors Mark,… » Là, Medjani n’en re- venant pas, lui fit savoir qu’il ne s’appelait pas Mark, mais bien Carl !!! Il s’en alla aussi- tôt, comprenant que ce n’était pas son jour de chance.

Le froid de Nuremberg ou celui de la défaite ? C’est donc plus ce genre d’anecdotes qu’on pourra retenir de ce début de stage à Nu- remberg qui ne voit pas encore la même ar- deur animée les supporters algériens. D’aucuns pourront penser que le début de la fin d’une belle aventure pourrait poindre le bout du nez, en raison de la froideur qui a suivi la défaite de Dublin. Déjà que les échos font état d’une déception profonde parmi les supporters en Algérie. Le scepticisme com- mence à gagner les cœurs des supporters qui voient mal comment les Verts vont faire pour arracher leur billet pour le second tour. Est-ce donc les conséquences de quatre dé- faites d’affilée depuis le match héroïque face à la Côte d’Ivoire qui sont à l’origine de ce laisser-aller inhabituel ? Ou alors c’est juste qu’on se trouve au beau milieu de la semaine et, de ce fait, les Algériens résidant en Alle- magne et ailleurs en Europe seraient tous re- tenus par leurs obligations professionnelles ?

Entraînement rythmé par Torino-Milano Croyant plutôt à la seconde version pour rester positif. Et dans le même élan, rappe- lons-nous plutôt de cette belle image de ces supporters venus par route de Strasbourg, après avoir roulé quatre heures durant pour encourager les Verts. Le sourire radieux de ces deux Algériens a illuminé le ciel obscur au-dessus du terrain d’entraînement de l’Equipe nationale. Abdelhalim Hamadou, originaire de Sétif, et Guerram Mohamed Billal, un Constantinois, sont arrivés avec de longs drapeaux algériens qu’ils avaient fière allure d’exhiber par-dessus bord sous le rythme d’un des tubes phares du groupe To- rino-Milano. Le son des enceintes était telle- ment fort qu’il atteignait les oreilles des joueurs qui s’entraînaient à une centaine de mètres du parking. C’est d’ailleurs sur cette même chanson que les Verts avaient terminé la séance d’hier, dans une ambiance qui ne laisse aucun doute sur le bon moral du groupe. Nacym Djender

Le défenseur central des Rangers, l’Algérien Madjid Bougherra, a déclaré que les supporters écossais seront de tout cœur avec les Algériens lors de la seconde confronta- tion entre l’Algérie et l’Angleterre le 18 juin prochain. «Les supporters des Rangers m’ont affiché leur soutien pour l’Al- gérie, ils m’ont même demandé d’inciter mes coéquipiers de l’Equipe nationale à battre l’Angleterre lors du Mondial. Je sais que les Ecossais seront avec nous et nous soutiendront contre les Anglais», a-t-il notamment annoncé sur les co- lonnes du journal émirati Super. M. A.

Ziani priorité de Malaga

Cheikh Abdallah Ben Nasser Al-Thani, membre de la famille princière du Qatar, s’est offert Malaga, 17 e du dernier exercice de Liga. Le nouveau propriétaire du club espagnol veut monter une équipe composée de noms arabes la saison pro- chaine. C’est ainsi qu’après avoir envisagé d’enrôler le Saoudien Mohamed Noor, il veut à tout prix recruter le meneur de jeu de la sélec- tion algérienne, Karim Ziani. Cheikh Abdallah Ben Nasser entend proposer une somme astronomique au club allemand de Wolfsburg pour les dissuader de lui céder l’international algérien, Ziani.

Ambassade des Etats-Unis d’Amérique Résultats du concours organisé conjointement par l’Ambassade des Etats-Unis
Ambassade des Etats-Unis d’Amérique
Résultats du concours organisé conjointement par
l’Ambassade des Etats-Unis et Le Buteur-El Heddaf
Les deux meilleurs ont gagné
un voyage à Los Angeles
Ambassade des Etats-Unis a organisé un concours
journalistique destiné à de jeunes adolescents de 15
à 18 ans avec comme thème principal : «Le sport fac-
teur de rapprochement entre les peuples.» Il y a eu
une participation record de 880 essais en arabe, en
français et même en anglais. Après une première cor-
rection, 29 copies ont été choisies pour être revues et
corrigées une dernière fois au siège des journaux Le
Buteur et El Heddaf afin de dégager les lauréats. La
correction finale a été assurée par M. Lawrence Ran-
dolph, conseiller aux Affaires publiques à l’ambas-
sade des Etats-Unis à Alger, M. Hicham Melaksou,
spécialiste information et médias, et trois responsa-
bles des journaux Le Buteur et El Heddaf.
Les lauréats
Filles
Garçons
1- Mounia Benbelkacem (18 ans, Alger)
Un voyage à Los Angeles
1- Yacine Benziane (17 ans, Oran)
Un voyage à Los Angeles
2- Zineb Badri (15 ans, El Khroub, Constantine)
Un appareil photo Samsung
2- Belkacem Laârab (17 ans, Draâ Ben
Kheda, Tizi Ouzou)
Un appareil photo Samsung
3- Meriem Benaziza (17 ans, Oum El Bouaghi)
Un Ipod
3- Ismail Zanoune (18 ans, Tlemcen)
Un Ipod
09 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 Algérie-Slovénie j- 11
09
Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
Algérie-Slovénie
j- 11

Raouraoua a tout dévoilé sur Al Jazeera Sports hier

«J’ai rempli ma mission et la balle est dans le camp des joueurs»

L e président de la Fédération al-

gérienne de football, Moha-

med Raouraoua, a été l’invité

de l’émission «VIP», diffusée

hier en fin d’après-midi sur la

chaîne Al Jazeera. Ainsi, dans

cette longue interview, accor-

dée à l’animateur de cette

émission, Hafid Derradji, le premier respon- sable de la FAF a profité de cette occasion pour mettre le voile sur plusieurs points qui touchent à la sélection algérienne. Raouraoua s’est confié à son interlocuteur à cœur ouvert et sans aucune ambiguïté. Interrogé à propos des rumeurs qui ont été rapportées au sujet des contacts entrepris avec un entraîneur étranger, le premier responsable de l’institu- tion de Dely Brahim rétorque : «Ce sont des rumeurs dénuées de tout fondement. On a évo- qué cette question Saâdane et moi, et on s’est mis d’accord. Je tiens aussi à dire que je n’ai pris contact avec aucun entraîneur. Après le Mon- dial, on verra bien les choses comment elles vont se dérouler et soyez certains que nous al- lons prendre la décision que nous jugerons la plus avantageuse pour la sélection.»

«L’œuvre a commencé depuis

2001»

A une question relative au parcours réalisé jusque-là à la tête de la FAF, Raouraoua a re- tracé les différentes étapes qui ont mené l’Al- gérie au Mondial : «Vous devrez savoir que nous avons travaillé sans relâche, depuis mon premier mandat (2001-2005), pour monter une équipe à même de faire honneur aux cou- leurs de l’Algérie sur la scène mondiale. On a mis en place une politique et un projet de déve- loppement qui va avec les objectifs tracés et les moyens mis en place. On a misé sur un groupe de joueurs jeunes plein de qualités techniques qui ont constitué le noyau de cette équipe natio- nale, à l’instar de Ziani et Yahia. Ensuite, je suis revenu en 2009, et Dieu merci nous avons pu continuer l’œuvre entamée en 2001. Cela a été rendu possible grâce aux efforts consentis pour persuader les décideurs de la FIFA à accepter les règlements sur les joueurs binationaux où on est parvenus à convaincre pas moins de 118 mem- bres du conseil de cette instance à voter en fa- veur de cette nouvelle loi. C’était lors du sommet de la FIFA tenu au Bahamas. C’est ce qui a per- mis à l’Algérie de tirer profit des joueurs de classe internationale, à l’instar de Meghni, Yebda.»

«Je ne ressens aucune pression» Interrogé s’il ressentait une quelconque pression à quelques jours du Mondial, Raou- raoua répond : «Non, je ressens plutôt une énorme responsabilité. Quant à la pression, on a toujours vécu avec. On veut tout simplement montrer aux joueurs qu’ils sont appelés à bien honorer ce Mondial tout en veillant à ne pas trop les mettre sous pression. Les joueurs ont bien compris le message et sont conscients de la mission qui les attend surtout qu’ils vont repré- senter l’Algérie, l’Afrique et le monde arabe. Je peux vous affirmer qu’ils sont prêts à tout pour faire de ce Mondial une réussite.»

«L’apport des nouveaux joueurs est un acquis pour l’Algérie» Invité à donner son avis sur le renfort effec- tué par Saâdane avant le Mondial, Raouraoua dira : «Je ne suis pas technicien ou entraîneur pour me mêler des affaires techniques qui dé- passent mes prérogatives mais en tant que res- ponsable je crois que les sept joueurs qui ont renforcé la sélection est une chose positive pour l’équipe. Ça va mettre un peu de concurrence dans ce groupe. Les joueurs ramenés sont très jeunes et cela est un facteur très important qui va nous être utile lors des éliminatoires de la CAN2012 et CM 2014. On a voulu consolider l’équipe nationale et la rendre encore plus forte.»

«J’avais promis la qualification au Mondial et le championnat professionnel» «Vous vous souvenez de ma déclaration ?

professionnel» «Vous vous souvenez de ma déclaration ? Lorsque j’ai été élu, j’avais dit que mon

Lorsque j’ai été élu, j’avais dit que mon objectif était la qualification en Coupe du monde 2010 et la matérialisation du professionnalisme en Algérie. Mon premier objectif a été atteint puis qu’après une longue absence, l’Algérie s’est qualifiée pour le Mondial 2010. Cela s’est concrétisé grâce à l’aide de l’Etat et du prési- dent de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le deuxième objectif, c’est la mise en place du système professionnel, comme stipulé par les lois de la FIFA.»

«Tant que Hayatou est là, je ne me porterai pas candidat à la CAF» En réaction à ce qui a été dit à propos de son désir de briguer un mandat à la tête de la CAF, Raouraoua a été on ne peut plus clair :

«La présence de Aïssa Hayatou à la tête de la CAF depuis 1988 est un acquis pour le football africain. Sincèrement, depuis qu’il a été élu le football africain a connu une nette progression. Il a mis en place un programme de développe- ment très riche. Voilà pourquoi je vous ai dit que tant que Hayatou est sur place, je ne songe- rai pas à porter ma candidature pour ce poste.»

«Je serais très ravi si le Qatar gagnait l’organisation du Mondial

2022»

Invité à donner son avis sur la candidature du Qatar pour l’organisation du Mondial 2022, le président de la fédération a dit soutenir à fond ce pays dans son projet : «Je serais très ravi si le Qatar accueillait le Mondial 2022. Je ne doute pas une seconde de son aptitude à réussir dans sa démarche. Je soutiens le Qatar à fond. A ce propos, je tiens à remercier les res- ponsables qataris et ceux d’Aspitar qui ont ou- vert les portes de leur centre à nos joueurs. Ils ont mis à notre disposition tout un staff médi- cal. Je les en remercie ! Bien que je n’aie jamais douté de leur soutien, leur présence à nos côtés nous va droit au cœur.»

«Zaher avait pourtant juré que nous avions simulé l’agression !» Hafid Derradji n’a pas manqué l’occasion de demander à Raouraoua de commenter l’aveu de Samir Zaher, son homologue égyp- tien, qui a reconnu le 23 mai dernier, qu’il y avait bel et bien eu agression sur le bus de la délégation algérienne au Caire. Raouraoua ex- plique : «Je suis un homme qui se projette tou- jours vers l’avenir. Je n’ai pas de temps à perdre avec ça. Zaher aurait dû reconnaître l’agression ce jour-là. Mais au lieu de cela, il nous avait ac-

cusés d’avoir simulé l’agression. Ils ont monté tout un scénario farfelu à ce moment-là. Il était allé jusqu’à accuser nos joueurs de s’être autoa- gressés ! Et il vient aujourd’hui reconnaître ce qu’il avait nié il y a sept mois. C’est trop tard !»

«La FiFA exclura l’Egypte des éliminatoires du Mondial 2014 si elle récidive» «Je pense que si Zaher avait reconnu les faits ce jour-là, les choses ne seraient jamais arrivées là où elles sont aujourd’hui. Il n’y aurait jamais eu toute cette haine. Là, il ne dit pas tout. Il ne dit pas que la FIFA les a menacés de les exclure des éliminatoires du Mondial 2014 s’ils récidi- vaient», a-t-il tenu à préciser.

«Cela ne regarde en aucune manière Zaher qu’on parte au Soudan à pied ou en sous-marins !» Mohamed Raouraoua ajoutera que «cela ne regarde en aucune manière Zaher que notre équipe se déplace au Soudan à pied ou dans des sous-marins. Nous n’avons rien à voir dans la désignation du lieu de la rencontre d’appui. C’est la FIFA qui avait tout décidé et géré. Et puis les surveillants n’ont rien noté d’anormal. Le bus de leur équipe n’a jamais été agressé contrairement à ce qu’ils ont fait croire. Ça me fait rire d’ap- prendre qu’ils ont joint une photo d’un avion militaire transportant des supporters algériens au Soudan dans leur dossier de plainte à la FIFA. Ces photos, n’importe qui peut les avoir sur YouTub ou Facebook. Et puis, en quoi ça le regarde qu’on ait rallié le Soudan à pied ou dans des sous-marins. Ça ne regarde que nous».

«J’ai de la sympathie pour les Egyptiens, mais j’en veux à la fédération et certains journalistes» «C’est la Fédération égyptienne qui avait choisi de jouer au Soudan, après avoir proposé dans un premier temps l’Afrique du Sud, puis le Nigeria. On avait dit à chaque fois OK ! Je re- mercierai au passage nos frères soudanais qui nous ont accueillis chez eux et encouragés. Ils croyaient que le choix du Soudan allait dissua- der nos supporters de faire le déplacement. Eux, ils n’avaient qu’à traverser la frontière. Moi, je parle des relations entre deux fédérations. Je ne veux pas m’immiscer dans la politique des deux pays. J’ai de la sympathie pour le peuple égyp- tien. Le fair-play était présent chez les joueurs. Dommage que la Fédération égyptienne et cer- tains journalistes aient voulu faire de ce match une guerre !», a-t-il regretté.

«La balle est maintenant dans le camp des joueurs» Le président de la fédération a terminé par remercier le président de la République pour son soutien à l’EN : «Merci au président de la République qui nous a soutenus durant toutes nos campagnes. Il n’a lésiné sur aucun moyen pour le bien-être de cette équipe et du football national en général. La FAF a fait son travail. Nous avons fait en sorte que les stages se dérou- lent dans de très bonnes conditions. On a veillé à ce que l’équipe ne manque de rien. On a solli- cité les plus grandes compétences. Après, la balle est dans le camp des joueurs. A eux de faire leur part des choses.» Synthèse de R. B.

Slovénie

Kek

dévoile ses 23

Slovénie Kek dévoile ses 23 Le sélectionneur de la Slovénie, Matjaz Kek, a écarté hier deux

Le sélectionneur de la Slovénie, Matjaz Kek, a écarté hier deux milieux et un dé- fenseur pour ramener sa liste de 26 à 23 joueurs pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Les milieux Mirnes Sisic (PAS Giannina/GRE) et Darijan Matic (Rapid Bucarest/ROU) ainsi que le défenseur Dejan Kelhar (Cercle Bruges/BEL) ne se- ront pas du voyage. Gardiens : Samir Handanovic (Udi- nese/ITA), Jasmin Handanovic (Man- toue/ITA), Aleksander Seliga (Sparta Rotterdam/HOL). Défenseurs : Bojan Jokic (Chievo/ITA), Marko Suler (La Gan- toise/BEL), Bostjan Cesar (Grenoble/FRA), Branko Ilic (Locomo- tive Moscou/RUS), Matej Mavric Rozic (Coblence/ALL), Elvedin Dzinic (Mari- bor), Miso Brecko (Cologne/ALL), Suad Filekovic (Maribor). Milieux : Andraz Kirm (Wisla/POL), Andrej Komac (Maccabi Tel Aviv/ISR), Rene Krhin (Inter Milan/ITA), Dalibor Stevanovic (Vitesse Arnhem/HOL), Ro- bert Koren (West Bromwich/ANG), Alek- sander Radosavljevic (Larissa/GRE), Valter Birsa (Auxerre/FRA). Attaquants : Milivoje Novakovic (Co- logne/ALL), Zlatko Dedic (Bochum/ALL), Zlatan Ljubijankic (Gent/BEL), Nejc Pecnik (Nacional/POR), Tim Matavz (FC

Groningen/HOL).

10 Le Buteur n° 1122 Mercredi 2 juin 2010
10 Le Buteur n° 1122 Mercredi 2 juin 2010

Quand Zidane

rencontre Platini !

D epuis 1966, l’Equipe de France s’est présentée à toutes les phases finales de Coupe du monde avec Michel Platini ou Zinédine Zidane, les deux plus grands joueurs de son histoire. France Football les a réunis au moment où les Bleus devront, pour la première fois depuis quarante- quatre ans, se débrouiller sans eux. Une association pareille, vous en avez rêvé, France Football a décidé de vous l’offrir. C’est cadeau ! Les deux plus grands joueurs de l’histoire du

football français réunis autour d’une table, dans un des salons du Westin Palace de Madrid que l’UEFA a investi avant la finale de la Ligue des Champions. Exceptionnellement, c’est donc Michel Platini qui reçoit Zinédine Zidane, pourtant chez lui, dans la capitale espagnole. Une heure trente de discussion, de débats, d’idées échangées entre le président de l’UEFA et le retraité français le plus célèbre. Comment notre journal a-t-il réussi ce tour de force, car ne n’était pas gagné d’avance ? C’est le concept qui a emporté l’enthousiasme de Platini. C’est la perspective d’échanger avec Platini qui a poussé Zidane à accepter le rendez-vous. Depuis 1966, la France a été présente à six phases finales de Coupe du monde : 1978, 1982 et 1986 avec Platini ; 1998, 2002 et 2006 avec Zidane. C’est donc la première fois depuis des décennies qu’en Afrique du Sud aucun des deux ne foulera pas les terrains, maillot bleu au vent, coq sur la poitrine ! Cela valait bien une rencontre d’autant plus exceptionnelle entre les deux grands hommes qu’ils ne s’étaient jamais parlés plus d’une dizaine de minutes consécutives ! En ce vendredi 21 mai, donc veille de finale de Ligue des champions, à 11 heures pile, le soleil est déjà soutenu. ZZ gare sa voiture en face du palace et confie les clés au portier avant de s’engouffrer dans le hall de l’hôtel de la place Cortès, transformée en ruche bourdonnante. Il contourne habilement tous ceux qui l’assaillent déjà, avant de pénétrer dans le salon qui sert de bureau de travail à Michel Platini et de lui faire la bise. «Ça va jeune ?», lui lance, amicalement, celui-ci. «Tu est tout bronzé, c’est normal à Madrid», plaisante-t-il encore. «Moi à Nyon (siège de l’UEFA, en Suisse), on vient tout juste de ranger les skis… » Un bon convivial voulu par le président permanent tout au long de l’entretien. C’est parti !

Jeunes, vous portiez tous les deux un regard forcément très particulier sur la Coupe du monde. Quels souvenirs vous reviennent à l’esprit ? Zinédine Zidane : Au centre de nos jeux, dans mon quartier, à Mar- seille, je me rappelle qu’il y avait la

Coupe du monde, effectivement. Elle n’était pas recouverte d’or, mais plutôt d’aluminium ! (Rires) Tout gamin, cette compétition paraissait inacces- sible. Et puis, plus tard, je suis de- venu l’un des acteurs de l’équipe de France et de cette Coupe du monde. En plus, je l’ai ga- gnée, en France ! C’est in-

croyable ! C’est la plus belle chose qui me soit ar- rivée dans ma carrière.

références sous les yeux. On te la ra- contait, tu entendais des histories, des anecdotes, et tu la rêvais. On vi- vait sur des mythes, Pelé et d’autres. Comme Di Stefano, car dans notre café à Joeuf, où se retrouvaient tous les Italiens amoureux de l’Inter ou du Milan, la Coupe d’Europe des clubs était aussi un sujet de conversation.

Et la Coupe du monde ?

M.P. : J’en rêvais, je l’ai dit. C’est sans doute la raison pour laquelle, en 1978, je suis parti en Argentine, non pas pour la gagner, mais pour pro- longer mon rêve d’enfance.

«Je ne connais plus personne équipe de en France.»
«Je ne
connais plus
personne
équipe de en
France.»

C’était ma première sur- prise-partie, quoi ! (Rires) J’entrais dans un autre monde à une époque, en plus, où le football français sortait du néant. On était en 1978, pas en 1998, ça n’avait

rien à voir. Z.Z. : Par rapport à Michel, moi, j’avais les images ! C’était différent, plus correct. M.P. : (Il coupe) Et les jeunes, au- jourd’hui, veulent jouer comme Zizou. On a été élevés dans deux mondes différents et notre approche du football, forcément, a été légère- ment différente. Z.Z. : Quand tu vois jouer le nu- méro 10 de l’équipe de France, tu t’identifies à lui… Il est bizarre que cette équipe de 1986 n’ait pas gagné la Coupe du monde ! Elle était telle- ment homogène, c’est une des plus belles de l’histoire.

A quelle époque avez-

vous commencé à vous intéresser à elle ? Z.Z. : En 1986. Pas en 1982 ? Z.Z. : Un peu. ? Avec ce France- RFA si douloureux. Oui, j’avais vu tout le match, sans avoir suivi le reste de la compétition. J’avais dix ans. Mes vrais souvenirs datent de 1986. Toute la famille était réunie dans une pièce de 15m2 devant le poste de té- lévision.

Michel Platini : (Taquin) Les images étaient en noir et blanc ! Z. Z. : Non, non, en couleur ! Mes images, tu sais, c’était les tiennes, en fait ! Je te regardais, toi, l’équipe de Franc. Je te voyais aussi parfois avec la Juventus. M.P. : (Gêné, il repousse les com- pliment) Moi, ma première Coupe du monde en tant que téléspectateur remonte à vingt ans plus tôt, en 1966. Je me rappelle avoir vu la finale An- gleterre-RFA. C’est d’ailleurs le seul match que j’avais suivi : avant, j’étais parti en colonie de vacances. Il n’y avait pas de télévision où je me trou- vais. A l’époque, le football n’envahis- sait pas les écrans.

M.P. : Tu voyais quatre ou cinq matches par an. J’entendais plus par- ler de la Coupe du monde que je ne la voyais réellement. Je n’avais pas de

monde que je ne la voyais réellement. Je n’avais pas de Michel ne le dira pas,

Michel ne le dira pas, mais, en 1984, il était en forme supersonique et a marqué neuf buts, alors que, deux ans plus tard, il souffrait de pubalgie.

M.P. : Je suis arrivé carbonisé au Mexique. J’étais blessé depuis un mo- ment, mais je continuais à jouer pour mon club qui luttait pour le titre. C’est compliqué moralement, cette

luttait pour le titre. C’est compliqué moralement, cette situation, dans les deux sens d’ail- leurs. Sur

situation, dans les deux sens d’ail- leurs. Sur le fond, il faut voir d’où l’on venait ! On n’avait pas un grand football fran- çais. La génération 1958 était à l’écart, la plupart des gars avaient assuré une reconversion comme commercial chez Adidas ou ailleurs. On ne savait rien. Rien ne nous avait été transmis. Eux (mouvement de menton vers Z.Z.), ils étaient prêts à gagner. Pas nous, dans nos têtes, on n’y était pas. Z.Z. : Toi, tu dis que vous n’étiez pas prêts ? M.P. : Si, bien sûr, en 1986, on doit la gagner. Z.Z. : Tu dois la gagner car cette équipe de France est peut-être la plus belle de toutes. M.P. : Pas la plus belle, elle était différente.

Au petit jeu des comparaisons, quelle hiérarchie établir ?

cours de route.

Parfois, une victoire se joue à très peu.

M.P. : (Il prend Z.Z. à témoin.) Le football est à la fois beau et compli- qué. En finale de l’Euro 2000, l’Italie était meilleure que vous et, portant, vous l’emportez. Z.Z. : Et en finale de la Coupe du monde 2006, c’est exactement l’in- verse qui se produit ! M.P. : On veut toujours mettre le football en équation, mais c’est im- possible. Le moindre détail peut changer la donne.

M.P. : Mais l’équipe de 2000, qui remporta le Championnat d’Europe, était géniale ! Et celle qui termine troisième en 1958, belle aussi ! On ne peut pas comparer, elle ont évolué dans des univers différents. Et tout, après, est une question de sub- jectivité. Les deux millions de personnes qui ont envahi

les Champs-Elysées en 1998 ont autant célébré la victoire que voulu mettre le couver- cle sur les défaites des an- nées précédentes, sur les injustices de 1982 ou de

1986. (Une pause.) Il ne faut

pas entrer dans ces débats qui n’ont aucun sens. De toute façon,

la meilleure de toutes, c’est celle de

1998. Tu es champion du monde !

Champion du monde ! (Il s’arrête.) On a eu la chance d’avoir trois bonnes générations, j’espère que celle d’aujourd’hui créera sa propre his- toire. Que la génération Gourcuff ne fera pas comme la génération Ver- cruysse-Ferreri, qui s’est perdue en

La participation à une phase finale met une pression très forte sur les épaules du grand joueur qui n’a d’autre choix que celui d’assumer. On a toujours misé sur vous, Zinédine, les trois fois, et pour des raisons différentes.

M.P. : (Il fixe Z.Z.) Tu avais quel âge en 1998 ? Z.Z. : Vingt-six

Tu

«Vieira et Makelele sont des phénomènes.»
«Vieira et
Makelele
sont des
phénomènes.»

ans. M.P. : 26 ans

étais

vieux.

(Rires.) Z.Z. : Tu dis ça pour les cheveux. (Il mon- tre son crâne dégarni.) M.P. : La pression, ça dépend de ton âge, de ton statut, d’où tu viens, de tellement de facteurs ! Moi, en 1978, j ‘étais dans l’ombre d’Henri Michel, de Guillou, je regardais j’at-

?
?

déjà

tendais. Ils avaient trente ans, j’en avais vingt. En 1986, en revanche, c’était différent. Tu te sens responsa- ble de tout un groupe et tu pars pour gagner. Tu sens que le public compte sur toi, que les joueurs comptent sur toi, que tout le monde compte sur toi. Parce que tu es bon. Personne ne compte sur le joueur qui est sur le banc, hein !

En 1986 et en 2006, pour vos dernières phases finales, votre exposition était totale !

Z.Z. : Moi, c’est bien simple, plus les matches devenaient cruciaux, mois je ressentais de pression. En 2006, jouer contre le Brésil ou l’Es- pagne, par exemple, nous enlevait le poids d’une défaite éventuelle. Et, du coup, notre jeu était bien meilleur, c’était même flagrant. M.P. : Quand Nancy se déplaçait à Saint-Etienne, tu avais la pression ? Quand la Juventus allait à Ascoli, tu te sentais fort. Tout cela fait partie de la vie du footballeur, de la communi- cation qui se fait autour de lui. Si tu as une belle équipe, tu peux aller au bout du monde avec elle. Tu n’as peur de personne. Z.Z. : Tu n’as peur de rien. Il y a un autre facteur : avant le match contre l’Espagne, toute la presse espagnole faisait ses gros titres sur moi. Elle di- sait : «On va l’envoyer une bonne fois pour toutes à la retraite.» C’était irres- pectueux. Il n’y a rien de mieux pour décupler ta motivation. J’avais envie de tout dévorer. M.P. : En 1978, on n’en menait pas large avant de jouer contre l’Italie. En 1986, contre le même adversaire, j’avais annoncé le résultat (2-0) la veille du match.

11 Le Buteur n° 1122 Mercredi 2 Juin 2010
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Le Buteur n° 1122 Mercredi 2 Juin 2010

Z.Z. : La pression, tu l’as presque plus au premier tour.

En 2006, par exemple.

Comme Michel pour sa première sélection, contre la Tchécoslovaquie, en 1796.

Z.Z. : Contre la Suisse, on avait fait un match moyen.

Et contre la Corée du Sud, pas terrible. Vous étiez de mauvais poil, d’ailleurs !

Z.Z. : Je ne l’ai jamais dit, mais je vais vous expliquer pourquoi. En fait, je donne un ballon à Titi Henry qui, seul face au gardien, rate l’occasion.

Ça arrive à tout le monde, ce n’est pas le problème. Mais dans la continuité de l’action, je prends un carton jaune qui me prive du match suivant contre le Togo. Et cinq mi- nutes après, le sélection- neur me sort pour faire rentrer Trezeguet. Là, j’ai la

rage !

Pourquoi ?

M. P. : (Rigolard), J’avais dit à

Henri Michel. «Tu ne t’occupe de rien,

je tire le coup franc, replace-toi au centre du terrain pour l’engagement !» Mon rôle, en fait, était un peu moins compliqué que celui de Zizou. Et le sien était encore un peu moins com- pliqué que celui rencontré au- jourd’hui par Gourcuff.

Le rôle assumé par le numéro 10 ?

M. P. : Le 10 est le seul à avoir des relations avec tout le monde sur le terrain, c’est ce qui fait la beauté et la sa- veur du poste. Ribéry sur son côté, ou Malouda, ils savent ce qu’ils ont à faire.

«Les jeunes, aujourd’hui, veulent jouer comme Zizou.»
«Les
jeunes,
aujourd’hui,
veulent
jouer
comme
Zizou.»

Numéro 10, c’est autre chose, son rôle n’est jamais très bien défini. Gourcuff est encore jeune, peut-être encore un peu cyclique dans ses perfor-

mances, l’expé- rience le fera progresser. Il lui faut du temps (Une pause). Ces dernières années, ils n’ont pas été très nombreux les nu- méros 10 ! Maradona et Zico étaient

plus neuf et demi que dix. Avec Zizou, on se rapprocherait plus de Di Stefano, que je n’ai pas vu jouer. Cruyff, lui, était partout !

Z. Z. : De toute façon, il faut savoir

s’imposer. Tu ne dis pas : «Je suis

bon», tu le démontres sur le terrain.

M. P. : Moi, j’étais extraverti, Zizou

plus introverti. Mais sur le terrain, il n’y a plus d’extraverti ou d’introverti. Les gars vont t’aider ou se mettre à ton service si tu es en mesure de leur

apporter quelque chose. Tu ne vas pas dire : «Je suis le boss». Non, ça ne marche pas comme ça. Qui marque le premier but au Stade de France contre l’Espagne ? C’est Zizou ! Qui marque les deux buts en finale de la Coupe du monde ? C’est Zizou ! Qui marque le plus beau but de l’histoire de la Ligue des champions ? C’est Zizou ! Et pourtant, il n’est pas un buteur à proprement parler. Mais il a

Z.Z. : Et qui peut mar- quer un but, sinon Treze- guet ? Et qui peut lui donner une passe décisive, sinon moi ? Je suis là pour ça !

C’est du mauvais coaching ?

Z.Z. : C’est plus que du mauvais

coaching. Jai ressenti une grande frustration. Après, bon, c’est rentré dans l’ordre. Avec les joueurs qu’on avait, il y avait de la qualité dans toutes les lignes.

M. P. : Tu parles de passe, le jeu de

passes, c’était la marque de fabrique de notre génération. Elle savait faire circuler le ballon, même les défen- seurs, les Bossis, les Battiston… Hi- dalgo ne retenait pas en équipe de France des joueurs qui ne savaient pas faire de passes.

Z. Z. : Je reviens à mon histoire.

Vieira et Makelele sont des phéno- mènes dans leur genre, mais pas for- cément vu sous l’angle de la passe décisive. C’est pourquoi j’avais vrai- ment la rage quand l’entraîneur m’a sorti.

Trois participations à la Coupe du monde pour vous, Michel, trois autres pour vous , Zinédine :

quelle est votre part – disons celle du leader – dans l’aventure mondiale ?

fait basculer les matches.

Vous voulez parler de son but contre le Bayer Leverkusen, en

2002 ?

M. P. : (Il coupe). Le but de sa vie,

Zizou, il aurait dû le marquer à Buf- fon en finale de la Coupe du monde 2006 ! Il marquait et partait ensuite, comme ça, royal ! Remarquez, moi, le but de ma vie est aussi le plus «pourri», je l’ai inscrit à Arconada à l’Euro 84.

M. P. : Le leader, c’est celui qui fait

gagner son équipe. Numéro 10 au pas numéro 10. Sur la durée, Zizou était plus dépositaire du jeu de l’équipe de France que moi. Je m’adaptais, j’étais plus en pointe que lui, plus souvent dans la surface. Son rayon d’action l’emmenait plus dans la largeur. Il courait trop aussi. Je le lui ai parfois reproché lorsqu’il était jeune.

C’est-à-dire ?

Il était dans la lune, à ce moment- là ?

M. P. : J’allais le voir dans le ves-

tiaire et je lui glissais deux ou trois mots : «Ne te disperse pas, va dans l’axe, accélère de temps en temps dans l’axe … »

Ce que vous voudriez dire à Gourcuff ?

M. P. : Gourcuff, je ne le connais

pas. Je ne connais plus personne en

équipe de France. C’est à Zizou de prendre la relève et de le lui dire !

Z. Z. : Une équipe est en train de

se construire, il doit prendre l’affaire en main. Sur les coups francs, par exemple ; il faut qu’il s’impose en écartant les autres (Il ajoute le geste à la parole) «Non, poussez-vous, c’est moi qui le tire !»

M. P. : (Facétieux,) non le tir était

imparable, imprenable pour Arco- nada. C’est le moment qui compte. Van Basten, le but de sa vie, il l’a ins- crit en finale de l’Euro 88. Et en plus il était magnifique. Z.Z. : Mon But contre Leverkusen, c’est le genre de gestes que tu ne réus-

sis pratiquement jamais en compéti-

tion. Tu le tentes pour les tournages de pub, mais en réalité je n’ai jamais pu le rééditer.

On évoquait le rôle du numéro 10. C’est un poste en voie d’extinction. Aujourd’hui, l’animation du jeu naît surtout des côtés. Regardez les Messi, les Cristiano Ronaldo, les

Ronaldinho, les Ribéry

tastrophique ! Et puis , il y a eu l’élé- ment déclencheur avec cette victoire contre l’Afrique du Sud à Marseille.

Tout est parti de là.

Il permet au groupe d’affirmer son style. Comme l’avait fait Hidalgo avec vous, Michel.

Z. Z. : Ou Aimé. Jaquet avec nous

! Il nous a donné envie de partir en- semble pour une aventure.

M. P. : Hidalgo développait une

certaine philosophie qu’il demandait au groupe de respecter. Je crois à ce management. Mais on ne s’est pas battus pour Michel Hidalgo, on s’est battus pour nous. A un moment, il était de bon ton de se demander si Giresse pouvait jouer avec Platini. Mais bien sûr qu’il pouvait jouer avec moi ! Et il pouvait jouer en même temps avec Genghini et Tigana pour composer ensemble le milieu de ter- rain de l’équipe de France ! Chacun a fait parler son intelligence. On avait envie de se battre l’un pour l’autre, de se retrousser les manches ; on avait cette mentalité.

En 2006, Zinédine, vous respectiez la philosophie de votre entraîneur ?

Z. Z. : Oui, mais aujourd’hui, c’est

une autre histoire. Ils ne peuvent pas faire comme il y a quatre ans. M.P. : Normal, ce ne sont pas les

même joueurs ! En 2006, ça a mar-

ché, pas en 2008 parce que les joueurs avaient changé.

Z. Z. : D’accord, mais puisque ça a

marché à un moment donné, il faut

essayer de refaire la même chose.

M. P. : Je dis que le sélectionneur

n’est pas le plus important. Il doit for-

mer son groupe, tenter de dégager deux ou trois leaders, après, ça ne lui appartient plus. C’est aux joueurs de se bouger, c’est leur aventure ! En 1998, souvenez-vous, Blanc marque le but en or contre le Paraguay ; six ans auparavant, à peu près dans la même situation de jeu, il tire au-des- sus contre le Danemark et on est éli- minés de l’Euro 92. Ça tient à quoi ? Quelle est la responsabilité du sélec- tionneur là dedans ? Moi, je crois à l’approche psychologique, créer un groupe et, après, c’est ce groupe qui gagnera ou pas. Même si José Mou- rinho prend en main l’équipe d’Issy les Moulineaux, elle ne deviendra pas championne du monde pour au- tant.

Et l’équipe de France ?

M.P. : Mais laissez faire ? Les éli- minatoires ont été difficiles, mainte- nant une autre compétition commence. Tous les compteurs sont

remis à zéro. C’est d’ailleurs la chance de l’équipe de France.

Z. Z. : C’est la beauté du football.

On ne sait rien d’avance. Comme beaucoup de personnes pensent qu’elle ne passera pas le premier tour, elle a un super coup à jouer !» Denis Chaumier et Patrick

Dessault pour France Football.

M. P. : Les entraîneurs en portent

responsabilité. Mais les créateurs

la

existent, les Xavi, les Iniesta

Z.Z. : Pour moi, Xavi est le joueur

le plus important.

M. P. : Ils existent, mais il faut les

mettre au bon endroit !

Vous, Zinédine, vous aviez tendance à vous déporter sur le côté gauche, avec le Real Madrid notamment ?

Z.Z. : (éclat de rires) Ou je jouais à gauche, ou je ne jouais pas ! Je n’avais

pas le choix. Figo était fixé sur le côté

droit et, pour l’équilibre de l’équipe, je me déplaçais à gauche, sans avoir ses capacités de débordement. L’entraî- neur doit composer un puzzle et ré- fléchir à sa mise en place en fonction

de l’équilibre entre la défense et l’at-

taque. Aujourd’hui, des numéros 10,

il n’y en a pas des tonnes. Gourcuff a

ce profil, mais il recule beaucoup pour assurer la première passe.

Michel, vous souscrivez ?

M. P. : (Pensif) Pirlo symbolise

aussi cette génération de numéros 6

qui jouent comme un 10. Comme Xavi, d’ailleurs. Moi, si je suis entraî- neur, je mets tous ces joueurs dans l’axe et je leur demande de gagner les matches ! Je ne crois ni aux entraî- neurs, ni aux sélectionnneurs, je crois aux joueurs. On peut mettre en place le système que vous voulez, ce sont toujours eux qui ont la solution sur le terrain, personne

d’autre. On monte au- jourd’hui des systèmes

de jeu où c’est les moins

bon joueurs qui tou- chent le plus souvent le ballon. C’est ennuyeux, vous ne trouvez pas ? Ce n’est pas du Hidalgo :

lui nous recommandait d’avoir le ballon, d’assu-

rer le jeu de passes, car pendant ce temps-là, l’adversaire ne l’avait pas. C’est plus du Houllier, qui prétend que moins

tu fais de passes, plus tu vas vite et

Mais le groupe que vous formiez

paraissait très solide, très uni, très

complémentaire.

Z.Z. : Il y avait quelque chose de fort entre nous, et même plus que

quelque chose

l’équipe, on l’avait !

Après,

c’est vrai,

C’est pourquoi vous avez voulu ramener Thuram et Makelele dans votre sillage en 2005 !

Z.Z. : Leur retour, le mien ont per- mis de recréer un ciment dans le groupe M.P. : Le ciment, tu ne sais pas si

tu le crées parce que tu gagnes, ou pour une autre raison.

Quand tu es dedans, tu le sais. Quand tu es en dehors, tu ne sais rien. Tu connais un millième de ce qui n’est qu’une histoire de

mecs. En fait tu choisis un

homme, un sélectionneur, pour que cette histoire se passe bien.

Z. Z. : En 2006, ce ciment, on l’a

créé dans la difficulté, mais à partir d’un groupe qui se connaissait bien.

M. P. : Tu vas à la guerre avec Ma-

kelel, O.K. Il est là, il te rassure, il fait le boulot. Mais à l’arrivée, c’est Zi- dane qui fera la différence sur le terrain, c’est lui qui te fera gagner, pas Makelele.

«Il est bizarre la que cette équipe 1986 n’ait pas de gagné Coupe du monde
«Il est bizarre
la que
cette
équipe
1986
n’ait
pas
de gagné
Coupe
du
monde ! c’est
une
des de
plus
belles
l’histoire.»

Z. Z. : Quand tu as de

bons joueurs, comme c’est le as actuellement en équipe de France, quand en plus ils n’ont pas beaucoup joué, comme Thierry Henry, tu pos- sèdes vraiment des atouts pour réussir. Dans ce contexte, l’entraîneur est très im- portant car

il doit créer

un état d’es- prit et fédérer toutes les énergies.

M. P. : Je ne crois pas qu’il soit pri-

mordial. J’ai été sélectionneur moi

aussi, je sais comment ça se passe.

Z. Z. : Mais alors ma grand-mère

pourrait entraîner l’équipe de France

! Quand tu joues, tu te défonces aussi

pour l’entraîneur si le courant passe

bien, s’il t’a mis dans de bonnes dis- positions. Cette relation est super importante.

M. P. : Mais ce n’est pas le sélec-

tionneur qui joue ! Pendant le match,

il ne peut rien faire. Avant oui, bien

sûr, mais pendant

plus tu peux marquer de buts.

Le prochain Platini, le prochain Zidane, celui qui emmènera à nouveau l’équipe de France au sommet, il existe, selon vous ?

M. P. : Il existe peut-être, mais on

ne le connaît pas. (Joueur.) Pour

mon fils, c’est fini ! Et pour le fils de Zizou, il faut voir. Z.Z. : Non , non. De toute façon, il

falloir du temps, comme pour moi.

M. P. : Rien n’est écrit à l’avance.

Henri Michel, je me souviens, avait dit une chose très juste : «Tu ne sais qu’à la fin de ta carrière si tu as été un

grand joueur ou pas.»

A vingt ans, on veut

déjà faire de gamins

des vedettes. Atten-

tion ! C’est à la géné- ration qui arrive d’écrire sa propre his- toire. Elle peut la créer, à elle de le vou- loir. Aujourd’hui, per- sonne ne croit en elle, mais je me souviens qu’au début de l’année 1998, pas grand- monde ne misait sur l’équipe de France. Aimé avait tâtonné. Il est facile de réécrire l’histoire après Z.Z. : Le dernier match amical avant la Coupe du monde, en Finlande, avait été ca-

va

réécrire l’histoire après Z.Z. : Le dernier match amical avant la Coupe du monde, en Finlande,
12 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Afrique du sud France
12 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Afrique du sud France
12 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
J
09
Afrique du sud
France
La Réunion pour se ressourcer L'équipe de France a atterri mardi matin à La Réunion,
La Réunion
pour se ressourcer
L'équipe de France a atterri mardi matin à
La Réunion, dans une ambiance festive. Les
Bleus y joueront vendredi à 18 heures leur
dernier match de préparation avant le Mon-
dial. L'équipe de France poursuit son voyage.
Après Tignes, Lens et Sousse (Tunisie), elle a
atterri ce mardi à La Réunion, dernière es-
cale avant l'arrivée en Afrique du Sud. Les
Bleus ont été accueillis chaleureusement par
la population de l'île. Il faut dire que c'est un
évènement pour le peuple réunionnais qui
voit arriver l'équipe nationale sur son sol
pour la première fois. Cette dernière y jouera
vendredi son dernier match de préparation,
face à la Chine. Les Bleus ont semblé très
agréablement surpris et émus par cet accueil.
Anelka chute en VTT
Fraîchement débarqués
sur l'île de la Réunion en
perspective du troisième et
dernier match de prépara-
tion à la Coupe du monde
face à la Chine ce vendredi 4
juin, Raymond Domenech et
son staff ont décidé de chan-
ger le programme du jour.
Ainsi, au lieu de s'entraîner
comme cela était initiale-
ment prévu, les Bleus ont ef-
fectué une sortie en VTT en début
d'après-midi sur la commune du Tampon, au
pied du Piton de la Fournaise. Encadré par la
gendarmerie, le peloton tricolore ne s'est pas
simplement baladé mais a eu droit à un exer-
cice intense le long des routes pentues. Du-
rant la petite heure qu'a duré la sortie, on a
vu un Ribéry en forme qui menait la troupe
tandis que Djibril Cissé fermait la marche. A
noter un incident pour Nicolas Anelka, qui a
glissé lors du parcours. Mais plus de peur
que de mal pour l'attaquant de Chelsea.

McCarthy écarté

L e sélectionneur de l'Afrique du Sud,

niqué hier sa liste des 23 joueurs

Carlos Alberto Parreira, a commu-

qui disputeront le Mondial 2010.

La grosse surprise étant la non-sélection de l'attaquant vedette Benni McCarthy, blessé, qui a raté une grosse partie de la saison et a été peu utilisé lors des matchs de préparation. La liste de Parreira, réduite de 28 à 23 joueurs, a réservé d'autres surprises avec la sélection du gardien Shuaib Walters au détri- ment de Rowen Fernandez. Les autres joueurs privés de Mondial sont les défenseurs Bryce Moon et Innocent Mdlele ainsi que le milieu Franklin Cale.

Les 23 Sud-Africains

Gardiens : Moeneeb Josephs (Orlando Pi- rates), Itumeleng Khune (Kaizer Chiefs), Shuaib Walters (Maritzburg Utd) Défenseurs : Matthew Booth et Siboniso Gaxa (Mamelodi Sundowns), Bongani Khu- malo (SuperSport Utd), Tsepo Masilela (Mac- cabi Haifa/ISR), Aaron Mokoena (Portsmouth/ENG, capt), Anele Ngcongca (Racing Genk/BEL), Siyabonga Sangweni (Lamontville Golden Arrows), Lucas Thwala (Pirates) Milieux : Reneilwe Letsholonyane et Si- phiwe Tshabalala (Chiefs), Lance Davids (Ajax Cape Town), Kagisho Dikgacoi (Ful- ham/ANG), Thanduyise Khuboni (Arrows), Teko Modise (Pirates), Surprise Moriri (Sun- downs), Steven Pienaar (Everton/ANG), Macbeth Sibaya (Rubin Kazan/RUS) Attaquants : Katlego Mphela (Sundowns), Siyabonga Nomvete (Moroka Swallows), Ber- nard Parker (Twente/HOLL)

Parreira : «Je ne suis pas content de mon équipe»

Après la victoire de ses joueurs face au

Guatemala, le sélectionneur de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, n'avait pas forcément le sourire. La victoire de son équipe n'a souffert d'aucune contestation, mais le techni- cien brésilien a regretté le manque de sûreté tech- nique de ses joueurs et appréhende le moment où il devra réduire sa liste à 23 éléments. «Techniquement, nous n'étions pas brillants, mais notre attitude était très bonne», a-t-il déclaré après le match. «Nos adversaires avaient sou- vent neuf joueurs derrière le ballon, donc, c'était bien de marquer cinq buts. Ce- pendant, je ne suis pas de très bonne humeur parce que de- main (mardi), je devrai réduire mon équipe de 28 à 23 joueurs et mettre un terme au rêve de certains. Pendant trois mois, j'ai vu un engagement excep- tionnel de tous mes joueurs et je les en remercie.»

de certains. Pendant trois mois, j'ai vu un engagement excep- tionnel de tous mes joueurs et
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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010

J 09 Argentine Cameroun Côte d’Ivoire Koné, Akalé et Faé écartés Veron: «Que Lionel Messi
J
09
Argentine
Cameroun
Côte d’Ivoire
Koné, Akalé et Faé
écartés
Veron: «Que Lionel
Messi se sente comme à
Barcelone !»
Roger Milla fait
son mea-culpa
A 35 ans, Juan Se-
bastian Veron dispu-
ter sa 3 e Coupe du
monde de sa carrière
avec l'Argentine. Pi-
lier de la sélection de
Diego Maradona, il
est comparé par ce
dernier à Xavi, le
maître à jouer de
Barcelone. Dans une
interview à AS, le
L es 23 Ivoiriens sont désormais
connus. Sven-Göran Eriks-
son, le sélectionneur des Elé-
phants, a écarté sept hommes
de sa liste des trente. Le gar-
dien Vincent Angban (ASEC Abidjan), le
défenseur Abdoulaye Meite (West Brom-
wich Albion/ANG), les milieux Gilles Yapi
Yapo (Young Boys Berne/SUI) et Emerse
Fae (Nice/FRA), les attaquants Kanga Akale
(Lens/FRA), Bakary Koné (Marseille/FRA,
recruté par Lekhwiya/QAT) et Lassina
Traoré (CFR Cluj/ROU) ne seront pas du
voyage.
Défenseurs : Souleymane Bamba (Hiber-
nian/ECO), Arthur Boka (VfB
Stuttgart/ALL), Benjamin Brou Angoua
(Valenciennes/FRA), Guy Demel (Ham-
bourg/ALL), Emmanuel Eboué (Arse-
nal/ANG), Steve Gohouri (Wigan/ANG),
Siaka Tiene (Valenciennes/FRA), Kolo
Touré (Manchester City/ANG).
Milieux : Jean-Jacques Gosso (Mo-
naco/FRA), Abdelkader Keita (Galatasa-
ray/TUR), Emmanuel Kone (International
Curtea Arges/ROU), Gervinho (Lille/FRA),
Romaric (Séville/ESP), Cheik Ismael Tiote
(Twente Enschede/HOL), Yaya Touré (Bar-
celone/ESP), Didier Zokora (Séville/ESP).
Attaquants : Aruna Dindane (prêté à
Portsmouth/ANG par Lens/FRA), Seydou
Doumbia (Young Boys Berne/SUI, transféré
cet été au CSKA Moscou/RUS), Didier
Drogba (Chelsea/ANG), Salomon Kalou
(Chelsea/ANG).
joueur de l'Estu-
diantes refuse la comparaison : «Cela me met une
pression monstre. J'ai mon style. Je ne sais pas si je
ressemble à quelqu'un, mais je fais les choses à ma
façon.» Si El Pibe de Oro use de cette comparai-
son, c'est parce qu'il pense que la paire Messi-
Veron peut être aussi efficace que celle du Barça,
Messi-Xavi. L'ancien joueur de l'Inter explique
que tout va être fait pour que le Ballon d'Or 2009
puisse être dans les meilleures conditions, sans
toutefois céder à la Messi-dépendance : «C'est
une personne très lucide, très mature, qui sait ce
qu'il veut. La pression, il doit la gérer tout seul. Il
doit vivre avec cette exigence, et il le démontre jour
après jour. Il n'est pas question d'avoir une Messi-
dépendance. Nous allons essayer de faire en sorte
que Messi se sente comme à Barcelone.» S'il refuse
de comparer Messi et Maradona, l'ancien joueur
Roger Milla retourne sa veste. Alors qu'il avait
ouvertement critiqué Samuel Eto'o sur son in-
constance et son comportement en sélection, l'an-
cien attaquant de l'équipe du Cameroun a fait
machine arrière. Il a expliqué à RMC n'avoir joué
que son rôle de «grand frère». «J’ai seulement dit à
mon petit frère de prouver qu’il était bien le meil-
leur avant-centre du monde. Je souhaite seulement
que les choses aillent le mieux possible pour les
Lions indomptables et qu’ils aillent le plus loin pos-
sible en Afrique du Sud.» Questionné sur cette
missive envoyée par Eto’o, Roger Milla a interprété
son sens à sa manière : «S’il a écrit cette
lettre c’est pour se rattraper. La lettre
veut tout dire. Il s’excuse auprès de
moi. Moi, je n’ai pas besoin d’adres-
ser de lettre à Samuel Eto’o. Pour-
quoi depuis la Coupe d’Afrique
2008 il ne me parle plus alors qu’il
m’appelait à minuit à une
époque ? Je dirai tou-
jours que si Samuel
joue dans son meil-
leur registre il est le
meilleur avant-cen-
tre du monde. Je ne
fais que mon tra-
vail de grand frère,
d’ancien Lion In-
domptable et
d’ambassadeur.»
de Manchester United pense que ces deux-là peu-
vent permettre à l'Argentine de soulever sa 3 e
Coupe du monde : «La maturité qu'il (Messi, ndlr)
Pas sûr cepen-
dant qu'il aide
les Lions In-
a est importante. Il a déjà gagné sa place dans
domptables de
La liste des 23 Ivoiriens
l'équipe. Ce n'est pas Maradona. Il a ses qualités,
Gardiens : Boubacar Barry
(Lokeren/BEL), Aristides Zogbo (Maccabi
Netanya/ISR), Daniel Yeboah (ASEC Abid-
jan).
ses défauts, son style. je n'aime pas comparer, mais
Paul Le Guen
à se préparer
je souhaite que l'issue soit pareille à celle de 1986.
sereinement.
Pour moi, les favoris sont le Brésil, l'Espagne et
l'Angleterre. Mais avec Messi sur le terrain et
Diego sur le banc
»
Serbie
Serbie

La liste des 23 sans Brkic

Le sélectionneur de la Serbie, Radomir Antic, a communiqué vendredi la liste de 23 joueurs sélectionnés pour le Mondial 2010 qui verra les Serbes évoluer dans le groupe D avec l'Allemagne, l'Australie et le Ghana. C'est le portier du Vojvodina Novi Sad Zeljko Brkic qui a été écarté en tant que vingt-quatrième homme.

Les 23 Serbes

Gardiens : Vladimir Stojkovic (Spor- ting/POR), Bojan Isailovic (Zaglebie Lubin), Andjelko Djuricic (Uniao Leiria). Défenseurs : Branislav Ivanovic (Chel- sea/ANG), Antonio Rukavina (Munich 1860/ALL), Nemanja Vidic (Manchester United/ANG), Neven Subotic (Borussia Dortmund/ALL), Aleksandar Lukovic (Udi-

nese/ITA), Ivan Obradovic (Zaragosse/ESP), Aleksandar Kolarov (Lazio/ITA). Milieux : Dejan Stankovic (Inter Milan/ITA), Gojko Kacar (Hertha Ber- lin/ALL), Nenad Milijas (Wolverhampton Wanderers/ANG), Zdravko Kuzmanovic (VfB Stuttgart/ALL), Radosav Petrovic (Par- tizan Belgrade), Milos Krasic (CSKA Mos- cow/RUS), Zoran Tosic (Manchester United/ANG), Milos Ninkovic (Dynamo Kiev/UKR), Milan Jovanovic (Standard Liege/BEL). Attaquants : Nikola Zigic (Birmingham City/ANG), Marko Pantelic (Ajax Amster- dam/HOL), Danko Lazovic (Zenit St. Pe- tersburg/RUS), Dragan Mrdja (Vojvodina Novi Sad).

Espagne Torres à l'écart du groupe
Espagne
Torres à l'écart
du groupe
Dans la der- nière ligne droite de sa phase de récu- pération, Fer- nando Torres
Dans la der-
nière ligne
droite de sa
phase de récu-
pération, Fer-
nando Torres
n'a pas participé
à l'entraînement
matinal de la sé-
lection espa-
gnole, hier
mardi. Vicente
del Bosque et
son staff n'ont
voulu prendre
aucun risque
avec leur atta-
quant qui est en
train de se re-
mettre de sa
blessure au genou, d'autant qu'en
cette journée, c'est double ration.
Mexique
Mexique

Blanco en flagrant délit de cigarette et de bière !

Futur adversaire de l'équipe de France, le 17 juin prochain, la sélection mexicaine se prépare pour la Coupe du Monde dans la sérénité. Un peu trop, peut- être, pour certains joueurs. Vendredi dernier, le sélec- tionneur Javier Aguirre a donné quartier libre à son équipe afin de permettre à ses hommes de souffler avant une rencontre dimanche contre la Gambie. Une occasion pour aller dîner à l'extérieur du camp de base de la sélection, actuellement en préparation en Alle- magne. Mais également un prétexte pour Cuauhtémoc Blanco pour faire abstraction de la discipline de base dans le sport de haut niveau. Tandis qu'un entraîne- ment était programmé le samedi à 10 heures, le vétéran de los Tricolores a veillé jusqu'à trois heures du matin. Accompagné de son coéquipier Efrain Juarez, il a écouté de la musique tout en consommant de la bière. Plus encore, le joueur de 37 ans s'est offert le privilège de fumer une cigarette. Une scène qui aurait dû passer inaperçue. Mais c'était sans compter sur les caméras du magazine mexicain El Récord, qui passaient par là à ce moment précis.

c'était sans compter sur les caméras du magazine mexicain El Récord , qui passaient par là
Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Bob Bradley interviewé à son

Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010J 09 Bob Bradley interviewé à son arrivée à Johannesburg Le matériel chargé sur camion

J 09
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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Bob Bradley interviewé à son arrivée
Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Bob Bradley interviewé à son arrivée
Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010 J 09 Bob Bradley interviewé à son arrivée

Bob Bradley interviewé à son arrivée à Johannesburg

09 Bob Bradley interviewé à son arrivée à Johannesburg Le matériel chargé sur camion en un

Le matériel chargé sur camion en un temps record

A l’arrivée d’une délégation à l’aéroport, l’un des plus grands problèmes qui peut se poser, c’est le char- gement des bagages et du matériel logistique afin de le transporter à son lieu de résidence. L’opération dure une heure au minimum. Mais, au niveau de l’aé- roport de Johannesburg, les Américains ont réussi à accomplir cette opération et charger 89 sacs dans un camion en l’espace de 16 minutes seule- ment, ce qui est impressionnant.

Sunil Gulati passe avant lui

«L’Algérie est une excellente équipe»

Le président de la Fédération américaine de football, qui est aussi le président de la campagne pour l’organisation de la Coupe du monde 2018 ou 2022, en l’occurrence Sunil Gulati, a pris place à quelques mètres de Michael Douglas. Lorsque l’appareil s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Johannesburg, étant VIP, Sunil Gulati fut le premier à quitter l’avion. C’est donc la première fois qu’une star de cinéma comme Michael Douglas est reléguée au second plan.

Les numéros

attribués aux

«Nous sommes très heureux de retrouver l’Afrique du Sud, la température est clémente et cela est vrai- ment une bonne chose pour les joueurs. Nous respec- tons toutes les équipes de notre groupe, où nous allons entamer la compétition face à un grand calibre qui est l’Angleterre, avant de jouer face à la Slovénie et l’Algé-

rie qui sont aussi d’excellentes équipes. Je pense qu’avant le début de la compétition, nous aurons la chance de porter les dernières retouches face à l’Australie, le 5 juin, ce qui est aussi une opportunité à saisir», a dit Bob Bradley.

Les Américains à pied d’œuvre en Afrique du Sud

L’équipe américaine est la cinquième équipe à rejoindre l’Afrique du Sud après l’Australie, l’Argentine, le Brésil et le Dane- mark. La délégation des USA est arrivée à la capitale sud-africaine à 16h45 en prove- nance de Dakar, où l’escale a duré environ une heure. Les Américains ont eu droit à un accueil très chaleureux, où les Forces armées ont escorté la délégation qui a rallié par bus la base de vie réservée à l’équipe et qui se trouve à l’extérieur de Pretoria. Aussi, le per- sonnel de l’hôtel a réservé un accueil chaleu- reux aux poulains de Bob Bradley et veillé à ce qu’ils ne manquent de rien.

Les chambres des joueurs fouillés pour des raisons sécu- ritaires

Escorté par les Forces armées afin de parer à toute mauvaise surprise, le personnel de l’hôtel, en coordination avec les services de sécurité, a procédé à la fouille des cham- bres réservées à la délégation des USA, avant l’arrivée de l’équipe à l’hôtel. Cela ne peut qu’illustrer l’importance que les Sud-Afri- cains accordent au volet sécuritaire, notam- ment après les menaces annoncées sur la Coupe du monde. Pour l’anecdote, et même

si la fouille a eu lieu avant l’arri- vée de l’équipe à l’hôtel, un membre de la délégation amé- ricaine a constaté que la porte d’une chambre était fissurée. En l’ouvrant, quelle fut sa surprise d’y trouver un chien. Il s’est avéré qu’il avait échappé à un officier de po- lice, et ce dernier s’est excusé pour ce petit incident. «Sorry» sécurité oblige !

joueurs

Une fois que la liste des vingt- trois joueurs a été envoyée à la FIFA, les joueurs ont pris connaissance du numéro que chacun devra porter pendant la Coupe du monde. D’ailleurs, les trois types de maillot sont déjà prêts et floqués. A savoir que les maillots de la sélection sont déjà en vente dans les boutiques.

1 Tim Howard, 2 Jonathan Spector, 3 Carlos Bocanegra, 4 Michael Bradley , 5 Oguchi Onyewu, 6 Steve Cherundolo, 7 DaMarcus Beasley , 8 Clint Dempsey , 9 Herculez Gomez,

10 Landon Donovan, 11 Stuart

Holden, 12 Jonathan Bornstein, 13 Ricardo Clark, 14 Edson

Buddle, 15 Jay DeMerit, 16 Jose Torres, 17 Jozy Altidore, 18 Brad Guzan, 19 Maurice Edu,

20 Robbie Findley, 21 Clarence

Goodson, 22 Benny Feilhaber,

23 Marcus Hahnemann.

Du folklore africain pour l’accueil à l’hôtel

Afin de souhaiter la bienvenue à l’équipe américaine, le personnel de l’hôtel a réservé un spectacle de fol- klore africain, constitué de chants et danses traditionnels. Des boissons fraîches et des fruits ont été aussitôt servis à la délégation, car la venue des représen- tants des USA est un événement au niveau de l’hôtel. Par la suite, les joueurs sont mon- tés dans leurs chambres pour se reposer, afin de passer aux choses sérieuses. Kamel M.

Capello rend publique la liste des 23

sérieuses. Kamel M. Capello rend publique la liste des 23 L e technicien italien, Fabio Capello,

L e technicien italien, Fabio Capello, a rendu publique la liste des 23 joueurs qui seront du voyage en Afrique du Sud,

après une longue attente. C’est ce qu’ont rapporté les principaux or- ganes de presse, The Sun, Daily Mail et The Mirror, après plusieurs jours de spéculation sur l’identité des joueurs qui iront défendre les cou- leurs des Three Lions en Afrique du Sud. Il est utile de préciser que les Anglais ont d’ores et déjà affiché leurs ambitions de revenir avec le trophée à Londres. D’ailleurs, les au- torités locales se préparent à prendre toutes leurs dispositions en cas de

succès final.

Les USA en Afrique du Sud, alors que Capello vient d’an- noncer sa liste La presse anglaise n’a pas été ten- dre avec le sélectionneur Fabio Ca- pello dans sa livraison d’hier matin, puisqu’elle lui reproche d’avoir ac- cusé du retard dans l’annonce de la liste des joueurs qui iront en Afsud, alors que les Américains, premiers adversaires des camarades de Roo- ney en Coupe du monde, se trou- vent déjà en Afrique du Sud. D’ailleurs, Bob Bradley a rendu pu- blique sa liste le 25 juin dernier, juste

après le match disputé face à la Ré- publique tchèque. Une façon de faire qui a permis aux joueurs d’être sou- lagés et de jouer le dernier match de préparation face à la Turquie l’esprit libéré. Contrairement aux joueurs anglais qui ont évolué face au Japon avec la hantise de ne pas être rete- nus, à l’image de Joe Cole qui dira juste après cette rencontre : «J’ai prouvé sur le terrain ce que je vaux.»

Les nouvelles tombent au compte-gouttes

La presse anglaise s’intéresse à la liste des joueurs en surfant sur le site Internet de la sélection pour infor- mer ses lecteurs. C’est ainsi que The Sun a suivi de très près toutes les pé- ripéties concernant l’actualité de la sélection anglaise par le biais de son réseau d’information. Il faut dire que les nouvelles tombent au compte- gouttes.

14 h 07 : Gareth Barry est dans

l’équipe, malgré sa blessure.

14 h 16 : Information contradic-

toire à propos de Ledley King, restez avec nous.

14 h 21 : Ledley King officielle-

ment dans la liste de Capello.

14 h 24 : une rumeur circule di-

sant que Tom Huddlestone n’est pas

retenu dans la liste.

14 h 35 : Theo Walcott ne sera pas

retenu en Coupe du monde.

15 h 16 : la liste officielle des

joueurs sera annoncée à 16h.

15 h 25 : à prendre sous toute ré-

serve, Theo Walcott, Darren Bent,

Adam Johnson, Leighton Baines, Scott Parker, Tom Huddlestone et Michael Dawson sont les infortunés joueurs que Capello n’a pas choisis dans sa liste.

16 h 00 : on annonce la liste des

joueurs et Joe Cole y est officielle-

ment retenu. Walcott non retenu, Cappelo crée la surprise

La grande surprise qu’a créée Ca- pello, c’est d’avoir écarté Walcott de

la liste des joueurs retenus pour la

Coupe du monde. La presse anglaise

a qualifié la décision du technicien

italien de grosse perte pour la sélec- tion. Même si le joueur d’Arsenal a été victime de nombreuses blessures cette saison, il a été l’auteur d’un tri- plé face à la Croatie lors des élimina- toires. Par ailleurs, Wright et Joe Cole ont été soulagés, du fait qu’ils

étaient en ballottage avec d’autres joueurs.

Walcott : «Je suis déçu, mais je souhaite bonne chance à la sélection»

«Je suis déçu à l’idée que je vais

manquer ce grand rendez vous,

mais je respecte la décision de Ca- pello. Toutefois, je tiens à souhaiter

bonne chance à la sélection au Mondial», dira Walcott à la presse

anglaise. Gardiens : Joe Hart, David

James, Robert Green Défenseurs : Jamie Carragher, Ashley Cole, Rio Ferdinand, Glen Johnson, Ledley King, John Terry, Matthew Upson, Stephen War- nock

Milieux de terrain : Gareth Barry, Michael Carrick, Joe Cole, Steven Gerrard, Frank Lampard, Aaron Lennon, James Milner, Shaun Wright-Phillips Attaquants : Peter Crouch, Jer-

main Defoe, Emile Heskey, Wayne Rooney

Rassuré par la FA, Capello ne drivera pas l’inter de Milan

Comme prévu, Capello a été fixé, hier, sur son avenir avec la sé- lection anglaise, lui qui était an- noncé à l’Inter de Milan. Le technicien italien, suite à la démis- sion de Lord Triesman, n’a été à aucun moment rassuré par la FA, après la nomination de Sir Dave Richards. Dans un entretien télé- phonique avec Capello, le patron de la FA a tenu à rassurer son in- terlocuteur en lui affichant son soutien inconditionnel.

Synthèse de K. M.

15 Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010
Algérie - Slovénie j- 11
Algérie - Slovénie j- 11

Les Emirats depuis hier en Allemagne

- Slovénie j- 11 Les Emirats depuis hier en Allemagne E n stage depuis le 22
- Slovénie j- 11 Les Emirats depuis hier en Allemagne E n stage depuis le 22

E n stage depuis le 22 mai dans les hautes mon- tagnes autrichiennes, la sélection des Emirats arabes unis, qui pré-

pare ses prochaines échéances in- ternationales officielles, a terminé sa première moitié de préparation lundi dernier par une dernière séance effectuée en milieu d’après- midi. C’est ainsi que les joueurs émiratis ont quitté leur lieu de re- groupement hier en direction d’Al- lemagne. La délégation émiratie ralliera aujourd’hui mercredi la ville allemande de Nuremberg. La bande à Katanec, qui a passé la nuit d’hier à Munich, a entamé sa deuxième phase de préparation. Ce second stage sera ponctué par un match amical international contre l’Algérie le 5 juin prochain à Fürth.

Mohamadi, El Whibi et Madjed Nacer forfaits

Trois joueurs importants dans

l’échiquier de Katanec manqueront à l’appel samedi prochain face la sé- lection algérienne. Ainsi, en plus de la défection de Mahmoud Khmis, autorisé à rallier les Emirats pour passer des examens de fin d’année, Katanec, l’entraîneur slovène des EAU, sera privé de son gardien de but titulaire, Madjed Nacer (Al Wassl) , Ali El Whibi (Al Ain) et Is- mail Mohamadi (Al Ahly de Dubaï).

Smaïl Matar

sera présent

La star de la sélection des Emi- rats arabes unis, Smaïl Matar, sera présente samedi contre l’Algérie. Eloigné des terrains en raison d’une légère blessure, le buteur d’El Wahda s’est rétabli. C’est le chef de la délégation en personne, Abid El Chamsi, que nous avons pu joindre hier après-midi, qui nous a confirmé l’information : «La sélec- tion émiratie sera présente avec

toutes ses stars. C’est vrai que nous aurons quelques défections, mais tous les autres seront présents. Matar sera aussi de la partie face à l’Algérie.»

Il a quitté ses camarades lundi

Khmis : «J’aurais aimé affronter l’Algérie»

Le jeune international des Emi- rats arabes unis, Mahmoud Khmis, qui a quitté le lieu de regroupement de la sélection des EAU lundi, ne jouera pas contre l’Algérie. Invité à expliquer les raisons de cette défec- tion, Khmis, qui a regretté le fait de rater ce rendez-vous contre l’Algé- rie, dira : «J’aurais tant souhaité jouer ce duel important contre l’Al- gérie, mais malheureusement pour moi, je dois rallier les Emirats. J’ai des examens scolaires à passer en cette période de fin d’année.»

M. A.

«Ce match face à l’Algérie est très important»

A. «Ce match face à l’Algérie est très important» Le chef de délégation de l’équipe nationale

Le chef de délégation de l’équipe nationale émira- tie, Abid Chamsi, a bien voulu nous accorder cet entretien exclusif pour revenir sur les conditions dans lesquelles s’est dé- roulée la préparation ef- fectuée en Autriche et nous parler des objectifs tracés durant ce deuxième regroupement de préparation que les camarades d’Ismaïl Matar entameront aujourd’hui à Nuremberg.

Tout d’abord, comment s’est dé- roulée la préparation en Au- triche ? Dans de très bonnes conditions. Les joueurs ont bien profité des in- frastructures qu’offre ce centre de re-

groupement en Autriche pour se préparer en prévision des prochaines échéances.

Après la victoire contre la Mol- davie, peut-on dire que ce stage est réussi ? Oui, le coach a tracé des objectifs et je crois que ça a été une réussite totale pour la sélection. Je tiens à re- mercier l’ensemble des joueurs qui ont affiché une discipline sans faille et qui ont du coup facilité la tâche à leur entraîneur.

Comment allez-vous préparer

ce match amical que vous allez

livrer contre l’Algérie ? Ce duel face à nos frères algériens sera abordé avec le même état d’es- prit qui anime la sélection en ce mo- ment, c’est-à-dire avec tout le sérieux voulu. On donnera le meilleur de nous-mêmes pour nous mesurer à une grande équipe comme l’Algérie et aussi permettre à nos frères algé- riens de bien préparer leur premier match du Mondial.

Y aura-t-il des défections

en sélection ? Non pas vraiment, il y a quelques joueurs qui sont incertains pour cause de blessures, mais je peux vous affirmer que toutes les autres stars seront de la partie ce samedi.

Quel est l’objectif de ce long regroupement ? Comme vous devriez le savoir, on prépare les prochains Championnats du Golfe qui auront lieu au mois d’octobre prochain. Il y aussi la Coupe d’Asie des nations qu’on va aussi disputer au mois de décembre. Entretien réalisé par Moumen A.

El Kass : «C’est le rendez-vous le plus important depuis l’ère Katanec»

S aïd El Kass, le capitaine d’équipe de la sélection émi- ratie, est l’une des grosses sa-

tisfactions du dernier stage effectué en Autriche, revient sur les objectifs atteints dans ce regroupement de préparation. Dans un entretien ac- cordé au site officiel de la Fédéra- tion émiratie de football, il affirme que la rencontre que ses camarades et lui disputeront contre l’Algérie est la plus importante depuis l’ère Ka- tanec. D’emblée, El Kass retrace les dif- férentes étapes du stage qu’il a qua- lifié de fructueux sur tous les plans : «C’est vrai que ce stage inter- vient au mauvais moment pour cer- tains éléments qui auraient souhaité bénéficier de quelques jours de va- cances après l’harassante saison qu’ils viennent de terminer, mais grâce à notre solidarité sans faille et notre excellent état d’esprit, on a pu surmonter ce handicap. Le lieu du regroupement est magnifique. Toutes les infrastructures favorisant une bonne préparation sont réunies. C’est un endroit très calme qui permet une

bonne concentration. Tous ces fac- teurs positifs nous ont permis de nous préparer comme il se doit et dans une parfaite ambiance. Ce re- groupement a été aussi l’occasion pour mieux nous familiariser avec la méthode de travail de l’entraîneur Katanec. Ça lui a permis de mieux connaître les joueurs et leurs réac- tions sur et en dehors des terrains.»

«Le match de la Molda- vie, une répétition avant l’Algérie»

Abordé à propos de la rencontre jouée contre la Moldavie, il ré- torque : «Ce match amical a été riche en enseignements. Le point le plus important de cette empoignade est cet esprit de combativité retrouvé. Le groupe a bien réagi sur le double plan défensif et offensif. On a aussi prouvé que nous étions capables de renverser la vapeur et changer le cours d’un match à n’importe quel moment. Les joueurs n’ont rien lâché et c’est aussi un signe très positif pour l’équipe qui est en pleine reconstruc- tion. C’est une bonne répétition

avant les prochaines sorties. Les vic- toires en matchs de préparation sont importantes, ça nous permet de re- prendre confiance. Les succès dans ce genre de rencontre nous aident aussi à améliorer notre classement FIFA, surtout que notre position actuelle- ment ne reflète pas notre véritable niveau. Voilà pourquoi on veut faire de cette joute amicale face à l’Algérie une réussite.»

«On a un groupe jeune et conquérant»

El Kass a aussi évoqué dans cet entretien exclusif accordé au site of- ficiel de la Fédération émiratie de football le potentiel humain de cette formation des Emirats. Il a surtout fait les éloges du coach et des jeunes talents qui sont venus renforcer le groupe émirati : «Notre groupe est composé d’éléments de valeur. C’est un amalgame de jeunes joueurs en- cadrés par d’anciens éléments che- vronnés qui restent la force de notre sélection. Moi personnellement, je considère que ces jeunes joueurs ont beaucoup apporté, notamment sur le

plan de la fraîcheur d’autant plus qu’ils sont doués et dotés d’une très bonne technique et d’une culture tac- tique assez bonne. Ils ont prouvé lors du dernier test amical qu’ils étaient bien capables de faire la différence.»

«Face à l’Algérie, ce sera le match réfé- rence»

Lorsqu’il a été interrogé au sujet du prochain match amical que les EAU disputeront samedi prochain face à l’Algérie, le meneur de jeu des Emirats arabes unis répond : «Contre l’Algérie, ce sera un véritable test pour notre équipe na- tionale. C’est la rencontre la plus impor- tante depuis que l’entraîneur Kata- nec a été nommé à la tête de la barre technique. Il faut dire que les résul- tats se sont nettement améliorés de- puis qu’il a été intronisé, mais je pense que cette rencontre face aux Algériens sera le match référence du fait qu’il s’agit d’un adversaire quali- fié pour le prochain Mondial sud- africain.»

«Cette rencontre est importante pour les deux équipes»

«Les rencontres internationales amicales qu’on va livrer prochaine- ment sont toutes d’une importance capitale pour le groupe qui est en construction, mais celle qu’on va li- vrer contre la sélection nationale al- gérienne est la plus importante depuis l’arrivée du coach Katanec. C’est une bonne occasion pour nous mesurer à cette formidable équipe. Cela dit, les prochaines sorties se- ront aussi importantes puisqu’elles vont nous permettre de mieux nous fixer par rapport au travail accompli jusque-là. On doit bien revoir nos produc- tions et penser à nous corriger. C’est pour cela que je trouve cette ren- contre face à l’Algérie sera très bé- néfique, car elle nous permettra de faire tourner l’effectif et donner la chance aux jeunes joueurs de s’il- lustrer et de se frotter à des mon- dialistes.»

Synthèse de Moumen A.

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Coup réussi MCA

Alors qu’il était remplaçant en début de saison à l’USMA

Harkat décroche le titre avec le Mouloudia

Derrag devrait opter pour Altaya Izmir

Comme il nous l’avait déclaré après le match

face au MSPB, Mohamed Derrag devra se pro- duire lors du prochain exercice dans le cham- pionnat turc. C’est au sein de la formation turque d’Altaya

Izmir qui a ter- miné 7 e au clas- sement du championnat turc, que Derrag devra poser ses bagages. C’est du moins ce que nous avons ap- pris d’une source proche du joueur. A moins d’un changement de dernière mi- nute, c’est en Turquie que le joueur embras- sera une carrière professionnelle.

Il s’est envolé hier pour la Turquie

Voulant à tout prix matérialiser son transfert au club turc et ce, dans les plus brefs délais, Derrag aurait rallié hier la capitale turque afin de finaliser un éventuel contrat.

Il a terminé la saison avec 7 réalisations

Bien qu’il n’évolue pas en pointe de l’attaque, Mohamed Derrag a terminé la saison avec 7 unités dans son escarcelle. Une performance qui reflète la saison exceptionnelle que l’ex- Olympien a réalisée avec le Mouloudia.

Et sept passes décisives

Derrag ne s’est pas contenté de secouer les fi- lets adverses, il a été souvent passeur décisif, comme le démontrent les sept caviars distillés à ses potes, à l’image de Amroune et Bouguèche qui se sont régalés. Passeur et buteur, Derrag a toutes les qualités pour réussir une carrière très fructueuse à l’étranger.

L e parcours atypique de Sofiane Harkat cette saison s’apparente à celui d’un miraculé. Et
L e parcours atypique de Sofiane Harkat cette saison s’apparente à celui
d’un miraculé. Et pour cause, l’ex-Canari qui avait décroché deux titres
avec le club phare de la Kabylie, avait un statut de remplaçant à l’USMA.
Ne bénéficiant pas d’un temps assez conséquent plus conforme à son ta-
lent, Harkat a décidé de répondre à l’offre du club
voisin, le Mouloudia d’Alger, avec l’ambition de remplacer
Moussa Coulibaly, contraint de partir, nouvelle réglemen-
tation oblige. Harkat aura réussi en un laps de temps assez
court à s’adapter au schéma tactique de François Bracci,
lequel l’a associé à Hamza Zeddam. Malgré son manque
de compétition, Sofiane est devenu un élément indispen-
sable en défense, comme l’attestent ses 14 titularisations en
championnat. Qui aurait cru voir Harkat remporter un
nouveau titre alors qu’il était en tout début de saison au
creux de la vague ?
«C’est un véritable conte de fées ce
que je suis en train de vivre»
«Je n’aurais jamais cru si on m’avait dit en
tout début de saison que j’allais remporter le
titre avec le Mouloudia alors que j’étais re-
légué sur le banc de touche à l’USMA. C’est
un véritable conte de fées ce que je suis en
train de vivre au Mouloudia. Les dirigeants
de ce club m’ont fait confiance et j’espère avoir
été à la hauteur de cette confiance placée en
moi. Ce titre que nous avons obtenu avec mé-
rite, je voudrais le dédier à tous nos supporters
qui ont trimé avec nous durant toute la saison.
Inch’Allah, le meilleur reste à venir», nous a dit
dans le vestiaire Sofiane.
Le trophée
brandi par les
joueurs est
celui de
Maracana
T. Che
Ceux qui ne le savent pas, les joueurs
du Mouloudia ont brandi à la fin de la
rencontre une coupe au lieu du bou-
clier décerné par la LNF, à l’instar de ce
qui a été fait la saison passée avec l’ESS.
La coupe que Bouguèche et consorts
ont exhibée avant-hier est en réalité
celle qui leur a été remise par nos
confères du journal sportif Maracana,
en collaboration avec la Ligue natio-
nale de football. Louable initiative de
leur part.

Un dîner en l’honneur des champions

Au lendemain du sacre historique décro- ché par le vieux club algérois, les camarades

de Bedbouda ont été conviés hier soir à une fête organisée par la direction du club. C’est dans un restaurant très chic situé à Chéraga (Auberge du Moulin) que la bande à Bracci

a fêté son titre. C’était l’occasion pour les

pensionnaires de Chéraga de convaincre cer-

tains cadres de l’équipe de poursuivre l’aven- ture avec les Vert et Rouge qui retrouveront

la Ligue des champions lors du prochain

exercice.

Ils seront honorés incessamment par le wali d’Alger

Par ailleurs, nous avons appris que le wali d’Alger honorera les récents vain- queurs du championnat et les invitera à une fête au siège de la wilaya d’Alger. La fête de- vrait avoir lieu avant dimanche prochain. Au cours de cette cérémonie, le wali devra remettre un chèque de 2 milliards de cen- times à la direction du club en guise de ré- compense pour ce titre décroché avec mérite. Une aide financière non négligeable qui devra permettre à la direction de régu- lariser la situation financière des joueurs.

1,5 milliard sera débloqué par Djezzy

Et pour ne pas être en reste, la boîte de té- léphonie mobile Djezzy devra, elle, déblo- qurer dans les jours à venir une enveloppe de 1,5 milliard de centimes. Le fait d’avoir remporté le titre incite la boîte égyptienne à débloquer la somme d’argent en question conformément au contrat de sponsoring signé entre Djezzy et le Mouloudia. Encore une source de financement qui viendra s’ajouter à celles déboursées par la wilaya d’Alger et la FAF. La Fédération algérienne débloquera 4,5 milliards au champion de cette saison.

T. Che

T. Che

Megherbi «Je savais qu’en venant au Mouloudia, j’allais gagner des titres»

Recruté au dernier mercato d’hiver pour renforcer le compartiment défensif affaibli par le départ de Moussa Coulibaly, en prove- nance de l’ASMO, Megherbi bien qu’il n’ait joué que trois matchs comme titulaire, a été décisif en inscrivant le but de la victoire face au CAB et le but égalisateur contre la JSMB.

Soit quatre points décrochés grâce au jeu de tête de l’enfant d’Oran. Megherbi y est donc pour beaucoup dans la réussite de son équipe avec son efficacité dans le jeu aérien. «Je sa- vais qu’en venant dans un club comme le Mou- loudia, j’allais gagner des titres. C’est extraordinaire ce que je suis en train de vivre

dans ce club. J’ai une pensée toute particulière pour le commandant (Attalah) à qui je sou- haite un prompt rétablissement. Et je donne rendez-vous à nos supporters lors du prochain exercice avec les mêmes ambitions car on prend vite goût au succès», nous a confié le très imposant joueur du MCA.

Il a tenté d’investir hier le siège du club

Zedek «A partir de la semaine prochaine, je serai le nouveau président du club»

H ier après-midi, Abdelhamid Zedek a tenté d’investir le siège du club sis à Ché-

raga afin de prendre les rênes du club. Cette tentative a été avortée par la direction qui est actuelle- ment en place. Nous avons joint Zedek par téléphone afin qu’il nous livre sa version des faits. «Je devais investir la villa de Chéraga conformément à la loi qui me l’au- torise, mais on m’a empêché de prendre les rênes du club. Je peux vous annoncer qu’à partir de la se- maine prochaine, je serai le nou- veau président du club», a déclaré

Abdelhamid Zedek, lequel est plus que jamais déterminé à at- teindre son objectif.

Un défilé prévu pour ce vendredi dans les rues de la capitale

Comme le font les grands clubs, les dirigeants du Moulou- dia ont réservé un bus pour que leurs joueurs puissent défiler dans les rues de la capitale, munis du trophée. Cette parade serait programmée pour ce ven- dredi en raison de la fluidité de la circulation. Cela permettrait aux jeunots du Mouloudia de

fêter en communion avec les Chnaoua ce titre tant convoité, depuis onze ans.

Le Mouloudia débute et termine la saison par un 4 à 0

Le 6 août 2009, le Mouloudia entraîné alors par Alain Michel avait attaqué le championnat par une large victoire face à l’USMAn à Rouiba. Ce jour-là, Bedbouda avait donné le ton en inscrivant un doublé qui avait permis au MCA de débuter de fort belle manière le champion- nat. Depuis, que du chemin par-

couru par cette jeune bande dri- vée par le coach corse, François Bracci, habitué à relever les défis. Le destin aura voulu que les partenaires de Babouche ter- minent le championnat comme ils l’avaient entamé, soit par une victoire sur le score de 4 à 0 contre le MSPB. Tout un sym- bole pour des jeunes qui ont eu main basse sur le championnat largement dominé par le groupe de Bracci qui aura laissé que quelques miettes à ses concur- rents durant son parcours qu’il l’a mené au 7 e sacre.

T.Che

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Coup d’œil MCA

Il a remporté un championnat, deux Coupes d’Algérie et deux Supercoupes

Babouche

«Il y a de fortes chances que je quitte le Mouloudia pour une formation saoudienne»

que je quitte le Mouloudia pour une formation saoudienne» Il faisait sa 1 r e apparition

Il faisait sa 1 re apparition avec les seniors le jour du sacre

Aberane : «C’est le plus beau jour de ma jeune carrière»

Il ne sera certainement pas prêt à oublier ce jour, très ensoleillé du 31 mai, qui a vu le Mouloudia décrocher le sacre. Le jeune Aberane, qui a été souvent convoqué mais jamais aligné, a dû attendre le match du sacre face au MSPB pour faire sa première apparition. Incorporé à la 75’ de jeu à la place de Billel Attafen, Mohamed n’a pas eu besoin de temps de jeu dans les jambes pour montrer de quoi il est capable. Une consécration suprême pour le jeune prodige Mouloudéen, qui a remporté un championnat et deux Coupes d’Algérie chez les jeunes catégories. C’est en larmes que le jeune champion nous a confié ses premières impressions, après ce sacre décroché avec mérite. «Je suis le joueur le plus heureux du monde. Prendre part au match du titre alors que je n’ai pas la moindre minute de jeu dans les jambes avec les seniors, est une consécration suprême. Dans la vie d’un joueur, on ne vit pas toujours des moments aussi intenses. Aujourd’hui, c’est le plus beau jour de ma jeune carrière», nous a déclaré le milieu de terrain mouloudéen. T. Che

Le dernier match de championnat face au MSPB a été marqué par l’absence du capi- taine Réda Babouche, qui a préféré par prudence, faire l’impasse afin de ne pas aggraver sa blessure au genou gauche qui le fait souffrir depuis quelques mois. Après avoir remporté deux Coupes d’Algé- rie et deux Supercoupes, Réda a rajouté une autre ligne à son palmarès.

Vous devez être comblé après cette victoire obtenue avec la manière qui vous ouvre les portes du titre ? Je suis hyper content. Je ne trouve vraiment pas les mots pour exprimer ma joie. C’est fabuleux de décrocher le titre avec une équipe aussi jeune. Cela dénote de la performance que nous ve- nons de réaliser, car sortir champion alors qu’on avait une équipe comme Sétif pour adversaire, n’était guère chose fa- cile. Personne ne donnait cher de notre peau même si nous étions leader durant toute la saison. Pour quelle raison n’avez-vous pas pris part à cette rencontre contre le MSPB ? C’est simple. J’avais des douleurs au niveau de mon genou gauche. Et c’est par prudence que j’ai fait l’impasse sur cette affiche. Cela aura permis à Bedbouda d’y prendre part, car il le mérite bien. Il repré- sente l’avenir du club. Après sept ans passés au club, vous avez remporté ce titre qui manquait à votre palmarès… Effectivement, j’ai rem- porté deux Coupes d’Algérie et deux Supercoupes. Il me

manquait ce titre de champion que je décroche à temps avant, peut-être, de quitter le club.

Doit-on comprendre par là que c’était votre der- nier match sous les couleurs du Mouloudia ? J’ai tout gagné ou presque avec le Mouloudia, après sept ans passés au club. Il y a de fortes chances que ce soit ma dernière saison au club. Il est venu le temps de tenter une carrière professionnelle.

Y a-t-il une chance de vous voir vous produire

dans un club de notre championnat ? Je ne vous cache pas que j’ai plusieurs propositions émanant de certaines équipes de l’élite. Mais, si je quitte un club comme le Mouloudia ce sera pour une équipe étrangère.

Pouvons-nous donc connaître votre future desti- nation ? J’ai une proposition pour une équipe saoudienne. Pour le moment, il n’y a rien d’officiel. Mais si j’ai cette chance de jouer en Arabie Saoudite, je sauterai sur l’oc- casion.

Si tel est le cas, ce sera une très grosse déception

pour vos supporters, car vous êtes devenu le leader charismatique de cette formation moulou-

déenne…

Ce n’est pas facile de quitter un club comme le Mou- loudia, après tout ce que j’ai vécu comme temps forts durant ces sept dernières années. Mais bon, si cela doit se faire, je pense qu’il n’y aura pas un meilleur moment pour quitter le club. Partir sur un titre est le rêve de tout joueur.

A propos de la régularisation de votre situation fi-

nancière, on imagine que tout devrait rentrer dans l’ordre dans les prochaines heures ? Absolument, on nous a promis du côté de la direction que tout allait être réglé au cours de cette semaine. D’ici là, je vais voir avec mon agent ce qu’il y a lieu de faire.

Mais tout porte à croire que c’est ma dernière saison avec le Mouloudia. Je profite de cette occasion pour dédier ce titre à tous les supporters du Mouloudia et tous les Skikdis qui sont amoureux de ce club. Entretien réalisé par Tarek Che

Il a terminé meilleur buteur du championnat avec 17 buts

Bouguèche

«Ce titre de meilleur buteur est la cerise sur le gâteau»

L e doublé inscrit par Hadj Bouguèche face au MSPB représente tout un symbole pour
L e doublé inscrit par Hadj
Bouguèche face au MSPB
représente tout un symbole pour
celui qui a joué sa plus belle saison avec
les Vert et Rouge. Comment peut-il être
autrement lorsqu’on sait que Hadji a
terminé le championnat au rang de
meilleur baroudeur avec 17 unités dans
son escarcelle. C’est donc un coup double
que celui réalisé par le natif d’Arzew, qui
a terminé la saison en force. «Je suis aux
anges, car qui aurait misé un seul centime
sur nous en tout début de saison. C’est un
exploit que nous venons de réaliser. Pour
moi, c’était le titre qui manquait à mon
palmarès, puisque j’ai déjà gagné deux
Coupes d’Algérie avec le club sans oublier
les deux Supercoupes. Et le fait de
terminer meilleur buteur du
championnat est la cerise sur le gâteau. Je
dédie ce titre à tous les supporters et à
toute ma famille», nous a confié
Bouguèche, au milieu d’une centaine de
supporters mouloudéens qui ont envahi
la pelouse en quête d’un maillot des
nouveaux champions.
T. Che

Amrous

«C’est extraordinaire de vivre en tant que président des moments aussi intenses»

Contre vents et marées, le président Sadek Amrous a pu maintenir le cap jusqu’à la fin de la saison. Avant-hier, c’était probablement le dernier match de Amrous à la tête du Mouloudia. «Je suis le président le plus comblé du monde. Qui l’aurait cru en tout début de saison lorsqu’on avait opté pour une

politique de rajeunissement. On

mérite ce titre au vu de notre parcours durant toute la saison que nous avons dominée. La course au sacre a été belle face à l’Entente. C’est extraordinaire de vivre en tant que président des moments aussi intenses», nous a déclaré le boss mouloudéen.

«Il faudra se préparer en conséquence pour bien représenter notre pays»

Pour ce qui est de l’avenir de cette jeune équipe, le boss mouloudéen nous a confié. «Nous avons un groupe de jeunes qui va disputer la saison prochaine la Ligue des champions africaine. Nous allons devoir nous préparer en conséquence pour bien représenter notre pays lors de cette compétition continentale.»

«Je veux savourer ce titre, ensuite je verrai pour mon avenir»

A la question de savoir davantage

sur son avenir de président, plus que jamais sur la sellette, Amrous nous dira avec une certaine forme

de diplomatie. «Ecoutez, pour le

moment, je veux savourer pleinement ce titre que nous venons de remporter, onze ans après, ensuite

je verrai pour mon avenir», nous a- t-il confié en conclusion.

Ghrib

«Je dédie ce titre de champion à Zekrinho»

Qu’on le veuille ou non, personne

ne pourra nier que Omar Ghrib a

été l’un des grands artisans dans la réussite du Mouloudia cette saison. Ce dernier a eu, dès le coup de sifflet final, une petite pensée pour l’entraîneur de l’ESS, Noureddine Zekri qui n’a pas réussi malgré les milliards mis à sa disposition à battre une bande de jeunots. «Nous avons décroché ce titre avec mérite.

Nous avons été leaders depuis le

début du championnat. Et c’est en toute logique que nous avons décroché le sacre onze ans après. Je profite de l’occasion pour dédier ce titre de champion à l’entraîneur de l’ESS, qu’on surnomme Zekrinho (sourire). Ça a été un bon combat avec nos amis sétifiens qui se sont battus jusqu’à l’ultime seconde du championnat. Pour nous, c’est fabuleux de terminer avec trois longueurs d’avance sur un grand

club comme l’Entente», nous a confié Ghrib.

T. Che

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Le Buteur n° 1222 Mercredi 2 juin 2010

Coup d’œil Division I

USMA

Ils ont terminé à un point du podium

Un avenir qui s’annonce plein d’espoir

A uteur d’une saison mi- figue mi-raisin, les Us- mistes ont su remonter

la pente, après avoir traversé des moments difficiles durant la saison. Ils ont réussi ainsi à terminer à la quatrième place au classement général, ratant

de très peu le podium qu’ils convoitaient à une journée de

la fin. Ayant aligné une série de cinq matchs sans défaite, les Rouge et Noir ont terminé