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ÉDITORIAL APPEL ÀLARAISON l Le nouveau secrétaire général du Front de libération nationale a fait

ÉDITORIAL

APPEL

ÀLARAISON

l Le nouveau secrétaire général du Front de

libération nationale a fait clairement savoir, hier, qu’il entendait rester à la tête du parti jusqu’en 2020, c’est-à-dire jusqu’à la tenue du prochain congrès. Il répond ainsi à la proposition formulée par d'anciens dirigeants d'organiser un congrès extraordinaire ou d’installer une instance transitoire. Pour lui, les portes sont ouvertes devant ceux, qui pour une raison ou une autre, se sont retrouvés dans la marge mais sans aucun préalable et surtout il n’est nullement question que la légitimité des structures de sa formation ne soit contestée ou remise en cause. La priorité réside dans la réussite des prochaines compétitions électorales, législatives et locales et le maintien du parti comme première force politique du pays sur la base du programme du Président de la République. Ce qui exclut donc toute négociation quant au retour au sein du parti de ceux qu’on appelle communément les « redresseurs ». Ces derniers, hostiles à l’ancien secrétaire général, ont montré une certaine disponibilité à revenir au parti mais le fait qu’ils posent des conditions et maintiennent le fait que les instances du parti issues du X e congrès sont illégitimes vont certainement rendre difficile toute démarche allant dans le sens d’une réconciliation. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique fait dans la pédagogie politique et explique que notre pays dispose de tous les atouts qui lui permettent de surmonter la crise actuelle, ressources humaines et potentialités économiques, pourvu que le travail soit valorisé. Il soutient que la légère hausse de la fiscalité (qui n’a pas augmentée durant plus d’une décennie) que prévoie la loi des finances 2017 permet à la fois le maintien de la politique sociale de l’Etat tout en évitant un endettement extérieur préjudiciable quant à la souveraineté de la décision. Sur le dossier de la retraite, les positions de son parti sont d’une extraordinaire clarté. Il soutient la démarche gouvernementale, à savoir l’annulation de la retraite anticipée, la réduction de la pression sur la Caisse nationale des retraites et la prise en charge des pensions des retraités. Sur cette question, le consensus semble assez large puisqu’une autre formation va dans ce sens et le Secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), a même invité, hier, les syndicats protestant contre l'abrogation de la retraite anticipée à faire montre de «sagesse» et à ne pas prendre comme otage nos enfants dans les écoles et les patients dans les hôpitaux. Persister dans une attitude extrême et jouer les pyromanes ne feront pas avancer les choses. Bien au contraire, cela ne peut que les rendre plus complexes d’autant plus que la réforme du gouvernement vise à garantir les acquis sociaux et non pas à les réduire ou à les remettre en cause. ELMOUDJAHID

À L’OCCASION DE LAFÊTE NATIONALE DE SON PAYS

Le Président Bouteflika félicite son homologue turc

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28 Mouharem 1438 - Dimanche 30 Octobre 2016 - N° 15888 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

DÉPENSES PUBLIQUES

STABILISATION

SURLESTROISPROCHAINESANNÉES

PUBLIQUES STABILISATION SURLESTROISPROCHAINESANNÉES Le gouvernement va stabiliser les dépenses publiques sur

Le gouvernement va stabiliser les dépenses publiques sur les trois prochaines années sans pour autant procéder à des coupes budgétaires, a indiqué le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, dans un entretien accordé à l'APS.

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1 e r NOVEMBRE 1954-2016 RENAISSANCE d’uneNation REFONDATION d’unÉtat P. 4

1 er NOVEMBRE 1954-2016

RENAISSANCEd’uneNation

REFONDATIONd’unÉtat

P. 4

PARTIS POLITIQUES

w M.OULDABBAS(FLN):

PAS D’INSTANCE

TRANSITOIRE

w M. OUYAHIA

(RND) : REDONNER SAVALEUR AU

TRAVAIL

w M. SAHLI (ANR) :

FAIRE MONTRE DE

SAGESSE

P. 5

AU TRAVAIL w M. SAHLI (ANR) : FAIRE MONTRE DE SAGESSE P. 5 COMMUNAUTÉALGÉRIENNE EN FRANCE

COMMUNAUTÉALGÉRIENNE EN FRANCE

NOUVEAU CONSULAT général à Marseille

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FINALE ALLER DE LA COUPE DE LA CAF MOB1-TPMAZEMBÉ(RDCONGO)1 L’ESPOIR ESTPERMIS P. 22 Ph :
FINALE ALLER DE LA COUPE DE LA CAF
MOB1-TPMAZEMBÉ(RDCONGO)1
L’ESPOIR
ESTPERMIS
P. 22
Ph : Billal
B ouche 2 DE À O re i l l e EL MOUDJAHID ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
B
ouche
2
DE
À
O
re i l l e
EL MOUDJAHID
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
d’El Moudjahid
CE MATIN À 10 HEURES
M. Boudiaf à
Mostaganem
Le ministre de la Santé,
de la Population et de la
Réforme hospitalière, Ab-
delmalek Boudiaf, effec-
tuera aujourd’hui une
visite de travail et d’ins-
pection dans la wilaya.
M. Abdesselam
Chelghoum
à Oran
DEMAIN À 9H
À L’ENSJSI – BEN AKNOUN
Conférence de la
Fédération Algérienne
des Donneurs de Sang
Conférence
Le ministre de l’Agri-
culture, du Développe-
ment rural et de la Pêche,
Abdesselam Chelghoum,
effectuera aujourd’hui une
visite du travail et d’inspection dans la wilaya.
M. Bouchouareb à Adrar
M. Mebarki
Dans le cadre des vi-
sites de travail et d’ins-
pection, le ministre de
l’Industrie et des Mines,
Abdessalem Bouchoua-
reb, effectuera au-
jourd’hui une visite dans
la wilaya.
à
Biskra
Le ministre de la For-
mation et de l’Enseigne-
ment professionnels,
Mohamed Mebarki, effec-
tuera aujourd’hui une vi-
site de travail et
d’inspection de son secteur dans la wilaya.
Dans le cadre de la célébration de la
journée nationale des Donneurs de sang et
le 40 e anniversaire de la création de la Fé-
dération algérienne des donneurs de sang,
la fédération organise, ce matin à 10
heures, une conférence au Centre de presse
d’El Moudjahid.
M. El Hadi Ould Ali à Oran
M
me Mounia Meslem
Si Amer à Ghardaïa
DEMAIN À 10 H
Lecture de la Déclaration
du Premier Novembre 1954
Le ministre de la Jeu-
nesse et des Sports, M. El
Hadi Ould Ali, effectuera
aujourd’hui une visite de
travail dans la wilaya au
cours de laquelle il procé-
dera à l’installation du
Comité d’organisation
des Jeux méditerranéens
2021 et à l’inauguration
du siège du Comité d’organisation des JM.
M me Mounia Meslem Si Amer, ministre de
la Solidarité nationale, de
la Famille et de la Condi-
tion de la femme, effec-
tuera ce matin une visite
de travail au cours de la-
quelle elle présidera l’ou-
verture d’une conférence
sur la protection et la pro-
motion de l’enfance.
Dans le cadre de son cycle de
conférence-formation, le ministère
de la Communication organise, de-
main à 9h, à l’École nationale supé-
rieure de journalisme et des
sciences de l’information de Ben
Aknoun, à l’amphithéâtre Noured-
dine-Naït-Mazi, une conférence
animée par le D r Fodhil Deliou,
doyen de la faculté des sciences de
l’information et de la communica-
tion de l’université Constantine-3.
La conférence, qui sera rehaussée
par la présence de M. Hamid Grine,
ministre de la Communication, a
pour titre « Déontologie de l’infor-
mation : élément de dysfonctionne-
ment et mécanismes de protection».
FÊTE DU 1 ER NOVEMBRE
CE MATIN À 9H30 AU CONSEIL DE LA NATION
« La diplomatie
algérienne »
La journée du mardi
chômée et payée
Dans le cadre de la célébration du 62 e
anniversaire du déclenchement de Révolu-
tion de Novembre, le Forum de la Mémoire
d’El Moudjahid, en coordination avec l’as-
sociation Machaâl Echahid, organise, de-
main à 10 h, une conférence historique
intitulée « Lecture de la Déclaration du
Premier Novembre 1954 ». La conférence
sera animée par les Dr Bachir Madini et
Mohamed Lamine Belghit.
Le Conseil de la nation orga-
nise ce matin à partir de 9h30 une
journée d’étude sur le
thème : « La diplomatie algé-
rienne : de l’autodétermination à
l’exportation de la paix diploma-
tique », avec la participation des
parlementaires des deux cham-
bres.
CE MATIN À 11H AU SILA
La journée du mardi 1 er novembre est chô-
mée et payée pour l’ensemble des personnels
des institutions et administrations publiques,
services concédés, collectivités locales, entre-
prises commerciales, industrielles, artisanales
et agricoles, y compris pour les personnels
payés à l’heure ou à la journée. Toutefois, en
ce qui concerne les travailleurs exerçant sous
le régime du travail posté, ces derniers sont
tenus d’assurer la continuité du service selon
l’organisation du travail mise en place par
l’employeur.
« Islam et coexistence
dans la civilisation d’El-Andalous »
CE MATIN À 10H À L’EXPOSITION
MÉMOIRE AU JARDIN DE LA
CONCORDE NATIONALE
C
O U V E R T
Dans le cadre de la
21 e édition du Salon
international du livre
d’Alger, le ministère
des Affaires religieuses
et des Wakfs organise
ce matin à 11h une
conférence scientifique
sur le thème : « Islam
et coexistence dans la
civilisation d’El-Anda-
lous » au pavillon cen-
tral.
Conférence historique
« Novembre, l’exemple »
MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID
DEMAIN À 14H AU
Temps plutôt couvert au Nord et au
Sud. Ensoleillé à l’Est et à l’Ouest
A l’occasion de célébration de 62 e anniver-
saire du déclenchement de la guerre de Libé-
ration, le ministère des Moudjahidine
organise une conférence historique sous le
thème « Novembre exemple ».
Témoignages
moudjahidine de
DEMAIN À 16H
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Dans
le
de
l’opération
d’enregistrement
des
Alger (22° - 14°), Annaba (23 - 11°),
Béchar (24° - 13°), Biskra (25°- 13°),
Constantine (23° - 79°), Djelfa (19° -
6°), Ghardaïa (23° - 13°), Oran (23° -
12°), Sétif (20° - 7°), Tamanrasset (27°-
14°), Tlemcen (24° - 9°).
gnages
de
les valeureux
jahidine,
musée
national
du
Exposition
de photographies
de la Révolution
Moudjahid
le au nos cadre organise,
en coordi-
nation
avec
musées
et moud- témoi- régio- à
naux
de
Khenchela,
Skikda,
Tizi
Ouzou,
Médéa,
Tlemcen
Bis-
kra,
une
rencontre
demain
par-
tir
de
14h
musée
national
du
ACTIVITÉS CULTURELLES
Moudjahid.
CET APRÈS-MIDI À 14H
Rencontre-débat avec Dany Laferrière
Le grand écrivain canadien Dany Laferrière, de l’Académie française animera une rencon-
tre-débat cet après-midi à 14h à la salle SILA et sera au stand de l’Institut français le lundi 31
octobre à 17h.
Le palais de la culture Moufdi-Zakaria or-
ganise demain à 16h une exposition de pho-
tographies de la Révolution du 1 er Novembre
1954 en collaboration avec le CNDPI.

L

é v é ne m e nt

3

EL MOUDJAHID

DéPENSES PUBLIQUES

STABILISATION

sur les trois prochaines années

Le gouvernement va stabiliser les dépenses publiques sur les trois prochaines années sans pour autant procéder à des coupes budgétaires, a indiqué le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, dans un entretien accordé à l'APS.

N ous n’allons pas réduire les dépenses

budgétaires mais nous allons les sta- biliser sur les trois prochaines an-

nées», affirme M. Baba Ammi. Dans d’autres pays, poursuit-il, les coupes budgétaires se tra- duisent par des licenciements, une hausse du taux de chômage et l’arrêt des projets publics, alors qu’en Algérie, le gouvernement a conti- nué à financer les projets en cours de réalisation et a maintenu les acquis sociaux et le subven- tionnement des produits de large consomma- tion. Selon le premier argentier du pays, ce n’est pas par austérité que le gouvernement s’est abstenu de lancer de nouveau projets, mais plutôt par souci d’achever ceux qui sont déjà en chantier. M. Baba Ammi précise, à ce propos, que la préservation des acquis sociaux qui coû- tent à l’Etat près de 30% du PIB devrait se tra- duire en 2017, par une stabilité des prix de produits de base et un maintien des dépenses de l’éducation, de la santé ainsi que celles des dis- positifs de l’emploi de jeunes. A ce propos, il soutient que la hausse de la TVA prévue par le projet de loi de finances 2017 ne concerne en aucun cas les produits de base qui sont d’ail- leurs, exonérés de cette taxe. «La politique so- ciale du gouvernement sera maintenue tant que le gouvernement n’a pas mis en place un sys- tème de subventions efficace», avance le mi- nistre qui fait savoir qu’un dispositif de ciblage de subventions est actuellement à l’étude. Dans ce sens, il reconnaît que les subventions géné- ralisées qui pèsent lourdement sur le budget de

«

l’Etat ne sont pas équitables car ne profitant pas toujours aux plus défavorisés.

Augmenter les recettes budgétaires pour suppléer au FRR

Concernant le Fonds de régulation des re- cettes (FRR), dont les avoirs s’établissent ac- tuellement à près de 740 milliards de DA, il sera encore sollicité en 2017 à hauteur de ce même montant pour combler le déficit budgé- taire, note le ministre. "Nous avons continué à financer le déficit en puisant sur le FRR. L’an- née prochaine, on va puiser les 740 mds de DA qui restent dans ce fonds", précise M. Baba Ammi qui dit, cependant, s’attendre à une hausse des recettes budgétaires qui vont per- mettre de suppléer progressivement aux res- sources puisées jusque-là dans le FRR. La maîtrise des dépenses et la hausse progressive de la fiscalité ordinaire devraient contribuer à réduire progressivement le déficit budgétaire pour les prochaines années, prédit M. Baba

budgétaire pour les prochaines années, prédit M. Baba Ammi. Pour rappel, le FMI a tablé dans

Ammi. Pour rappel, le FMI a tablé dans son rapport d'octobre en cours, relatif aux politiques budgétaires dans le monde, sur une réduction progressive du déficit budgétaire de l’Algérie durant les cinq prochaines années à -3,9% du PIB en 2021 contre -16,2% du PIB en 2015. Selon le ministre, la hausse progressive atten- due des recettes de la fiscalité ordinaire sera beaucoup plus induite par la croissance de l’ac- tivité économique que par une augmentation des taxes. «La gestion des finances publiques telle qu’elle a été menée jusqu'à présent nous a per- mis de préserver notre économie des chocs ex- térieurs», rappelle le ministre, s’appuyant sur le constat du FMI qui a mis l’accent sur la rési- lience de l’économie algérienne face au choc provoqué par la chute drastique des cours du brut. Pour rappel, les dernières prévisions du FMI et de la Banque mondiale évoquent une croissance soutenue de l’Algérie comparée à celle d’autres pays de la région Moyen-Orient et Afrique du nord (Mena). Le FMI a souligné que l’Algérie figurait parmi les pays émergents et en développement qui ont réussi à maintenir une position extérieure nette positive grâce à son très faible endettement extérieur. Sur ce point, le ministre affirme que ce niveau bas de la dette donne à l’Algérie des capacités impor- tantes en cas d’endettement, en donnant la pos-

sibilité, si la nécessité l’exige, au groupe Sonel- gaz, notamment de recourir au marché finan- cier international pour financer son important programme d’investissements. Mais malgré cette possibilité, Sonelgaz ainsi que Sonatrach n’y ont pas eu recours jusqu'à présent car le be- soin ne s’en est pas fait sentir, selon le ministre. En outre, M. Baba Ammi fait savoir que l’ou- verture du capital des banques publiques n’est pas à l’ordre du jour en dépit qu’elle ait figuré dans la première mouture de l’avant projet de loi de finances 2017. «Un projet de loi de fi- nances est vivant: il y a des propositions, des débats et des arbitrages qui se font», fait-il va- loir. Toujours dans le secteur bancaire, le minis- tre relève que l’Algérie n’a pas fermé la porte à la possibilité d’agréer de nouvelles banques mais souhaite, toutefois, établir des partena- riats avec de grandes banques internationales de premier ordre. Toutefois, explique-t-il, ces banques condi- tionnent leur implantation en Algérie par une détention majoritaire dans le capital alors que cette condition est en contradiction avec le prin- cipe de l’établissement de l’activité bancaire sous forme de partenariat prévu par la loi de Fi- nances de 2009 qui limite les participations étrangères à 49% pour tous les investissements étrangers. (APS)

MOUNDIR LASSASSI, ChEF DE LA PREMIèRE ENQUêTE SUR L’éCONOMIE INFORMELLE

Lancement imminent des études

Lancé en février 2016 par le ministère du Commerce et le Cread, le projet de première enquête sur l’économie informelle avance doucement mais sûrement. «Un argumentaire est envoyé aux quatre sections, on at- tend leurs réponses pour les analyser et pouvoir, par la suite, lancer des études», a déclaré à El Moudjahid, M. Moundir Lassassi, chef du projet, joint hier au téléphone. Quant à la finalité de ce travail d’investigation, l’universitaire du Centre de recherche en économie appliquée pour le dé- veloppement la situe dans le traitement de la problématique dans toute son étendue. «L’économie informelle sera traitée dans ses quatre axes :

financement, production ; commercialisation et son impact socio-éco- nomique». De son côté, Mohamed Saïb Musette précise que l’économie infor- melle n’est pas propre à l’Algérie, mais a des «ramifications internatio- nales». Les adhésions à ce projet restent ouvertes. «On compte mobiliser les experts internationaux», indique M. Musette. Le phénomène de l’in- formel a pris des proportions alarmantes. Pour le contrecarrer, les pou- voirs publics ont pris une série de mesures. L’une des plus importantes consiste en l'inscription sur le fichier national des fraudeurs. Il est ques- tion de formaliser l’informel, cette économie de non-droit qui fait fi des obligations légales, sociales, fiscales, réglementaires. Le département du Commerce a multiplié ses sorties en serrant davantage l’étau sur les frau- deurs. Les résultats obtenus sont pour le moins probants.

Sur les 1.368 marchés informels recensés à l'échelle nationale, 872 ont été éradiqués, soit 64% des sites existants. A cette prouesse, s’ajoute la réinsertion de 18.878 intervenants illégaux dans de nouveaux marchés de proximité pour y exercer en toute légalité. Toutefois ces interventions, parfois éparpillées, souvent espacées, ne peuvent, à elles seules, venir à bout de ce problème. D’où la nécessité de cette enquête menée par le dé- partement du Commerce et le Cread. Ce projet permet, entre autres, d’analyser l’économie informelle dans toute sa complexité notamment dans un contexte de crise économique mondiale qui ouvre les bras à ce genre de phénomènes en raison des pertes d’emplois affectant les autres secteurs d’activité. L’accent doit être également mis sur la croissance économique et la modernisation de l’économie, plutôt qu’à chercher à aider un secteur qui serait en voie de disparition. Les experts auront à résoudre plusieurs équations. Faut-il promouvoir la formalisation du secteur informel afin d’améliorer la productivité, sachant que cette formalisation ne peut être qu’une œuvre de longue haleine ? Ce qui est sûr, c’est que la première étape de la conception d’interventions efficaces pour faciliter la transition vers l’économie formelle consiste à prendre notamment conscience du caractère hétérogène de l’économie informelle. Fouad IRNATENE

E CLA IR A GE Efficience
E CLA IR A GE
Efficience

Les orientations qui ont guidé l’élaboration du projet de loi de finances

2017, inaugurent une nouvelle phase qui consiste en l’adaptation du niveau des dépenses aux ressources financières du pays. Une étape qui annonce des préludes à des projections prudentes, sur la trajectoire budgétaire 2017-2019. Aussi, les principes qui ont véhiculé le cadrage budgétaire pour les exercices considérés sont dictés par cette nécessité de réunir les conditions permettant d’anticiper les prévisions macroéconomiques et de finances publiques, à moyens termes. Une orientation nouvelle dans la vision portée par le projet de loi de finances 2017 qui augure d’une nouvelle phase dans la gestion des ressources. Toutefois, et en dépit des contraintes financières, l’Etat a réitéré son attachement à la constante de justice sociale et de solidarité nationale, le montant alloué sous ce chapitre, étant de 1.630,8 milliards de dinars, au titre des transferts sociaux, soit, 23,7% du budget de l’exercice 2017. Néanmoins, ces charges mettent à l’épreuve, dans les conditions présentes, et à moyenne échéance, les capacités du pays à faire face à ses engagements sociaux. En fait, les impératifs d’amélioration des performances économiques du pays, de renforcement du front social, et de préservation des grands équilibres du pays exigent que l’effort social soit sélectif. Pour cause, une approche consensuelle plaide pour des actions plus ciblées pour une répartition juste et équitable des subventions dont le coût reste très élevé au moment où le pays est confronté à un important déficit budgétaire. Un système appelé ainsi, à être révisé, pour atteindre le niveau d’efficience recommandé dans cette phase critique de l’économie nationale. Il s’agira, les experts ne cessent de le revendiquer, de réorienter les aides de l’Etat sur la base de paramètres et critères bien étudiés, en ciblant, les ménages à faibles revenus, l’essentiel devant être consacré au développement des infrastructures, et des secteurs stratégiques, notamment, la santé et l’éducation. Une démarche qui semble faire le consensus et qui devra instituer une nouvelle approche en matière de répartition des subventions. Le ministre des Finances, M. Hadji Baba Ammi, a annoncé, à ce propos, devant l’APN, que son département s’attelait, en collaboration avec le ministère de la Solidarité, à l’élaboration d’un plan national des catégories nécessiteuses, en plus du lancement d'une étude sur la situation de la pauvreté en Algérie, au courant de l'année prochaine. Une démarche censée contribuer au filtrage des populations sociales les plus fragiles, et qui rejoint d’ailleurs, les objectifs portés par le nouveau modèle de croissance en matière de rationalisation et d’affectation des ressources, selon les priorités, les niveaux de rentabilité économique, et l’impact social des investissements projetés. D. Akila

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

1 er NOvEMBRE 1954-2016

RENAISSANCE d’une Nation REFONDATION d’un État

L’élite révolutionnaire des jeunes du mouvement national a tiré la première leçon de l’expérience historique de l’Algérie profonde, qui a démontré que la confrontation cruciale est la voie du salut, de la libération du colonialisme tyrannique et de l’humiliation légalisée imposée par le code de l’indigénat dont l’apartheid s’est inspiré en Afrique du Sud ; cette loi qui stipule la séparation entre les hommes blancs et ceux de couleur noire. Si l’Appel de la révolution du 1 er Novembre 1954 a surpris les autorités coloniales, leurs services de renseignements, leurs mercenaires et agents locaux, ce n’était, en fait, pas un simple hasard ou un enthousiasme passager, car, comme le dit le philosophe, F. Braudel : « Seul le hasard n’a pas de mémoire ».

D r Mohamed Larbi Ould-Khelifa

n’a pas de mémoire ». D r Mohamed Larbi Ould-Khelifa L’ appel de Novembre comprenait une

L’ appel de Novembre comprenait une stratégie pour la libération défini- tive, celle de la reconstruction du

pays et une vision prospective d’une répu- blique populaire et démocratique dont l’is- lam de la paix et du progrès est sa religion, sous la bannière de l’unité nationale et l’in- tégrité territoriale, unité qui résiste au dé- mantèlement en ethnies ou en confessions, et n’est soumise à aucune idéologie, ni de l’Est ni de l’Ouest, au moment où le conflit entre les deux blocs était à son apogée. Le manifeste du 1 er -Novembre s’est dis- tingué par une approche et une philosophie nationale sereine, à l’abri de toute théorie ou alliance prévalant au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. C’est pourquoi son premier principe était de compter sur soi en empruntant le chemin long et laborieux pour réaliser l’objectif de défaire, par tous les moyens, le colonialisme français tout en acceptant la solidarité exprimée par tous les peuples, les instances concernées et les hommes libres, y compris les Français, sans ingérence, ni orientation ou instrumentalisa- tion de la lutte des Algériens à des fins in- ternes, régionales ou internationales.

Il n’existe aucun mot dans le manifeste historique du 1 er -Novembre qui incite les Al- gériens à une guerre religieuse ou raciale contre l’ennemi. Le concept de « Moudja- hid » ou « Chahid » est complètement diffé- rent de son utilisation suspicieuse et tendancieuse des dernières années par des groupes n’ayant aucun projet social, et en- core moins une cause digne de sacrifice. La propagande coloniale a échoué, en

Algérie et même en France, à attri- buer aux combattants l’image de terroristes, de hors-la-loi ou de fel- laga, et elle n’a jamais pu les isoler de la majorité du peuple, dans les villes et les zones rurales.

L’écrasante majorité de la com- munauté algérienne à l’étranger, notamment en France, a grande- ment contribué au triomphe de la Révolution et à la défaite du colonialisme français. L’Appel prônait au début une solution pa- cifique qui restituerait aux Algériens leurs droits. Cependant, le lobby colonialiste in- fluent, les décideurs politiques et militaires et la majorité des élites intello-politiques ont répondu à cet appel par des raids aériens, une flotte de guerre et des centaines de milliers de militaires bénéficiant des renforts de l’OTAN et la pratique de la politique de la terre brûlée et ce, jusqu’à la dernière minute avant le 5 juillet 1962, par le terrorisme de l’OAS qui n’était, en fait, pas secrète. La Déclaration du 1 er -Novembre a porté en son sein le nationalisme algérien dépourvu de tout fanatisme ou chauvinisme ; elle a dessiné la feuille de route pour l’Etat algérien et pour une République algérienne fière de son patri- moine depuis l’ère numide jusqu’à la société d’aujourd’hui et celle de demain dans toutes ses spécificités et sa diversité. Tout le long de son histoire, notre pays n’a pas connu de conflits ethniques et l’idéologie coloniale a échoué à désunir les Algériens et diviser le Nord du Sud. Nous avons recouvré notre indépendance. Cette victoire a été obtenue grâce à la volonté

Cette victoire a été obtenue grâce à la volonté et à la résistance de tous lesAlgériens.

et à la résistance de tous lesAlgériens. Elle est pour l’Algérie un acquis extraordinaire dans son histoire contemporaine.

moudjahid, fidèle à ses compagnons d’armes

et leader du processus actuel de l’édification,

initié des réformes politiques, encouragé le pluralisme et la promotion

des droits de la femme lui permettant

d’accéder aux

plus hautes

responsabili-

tés. Il a égale- ment œuvré à la modernisa-

tion des struc- tures socio-économiques et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Il nous suf- fit de faire une simple comparaison avec d’au- tres pays, proches ou lointains, pour prendre conscience des grands progrès réalisés par notre pays au cours des 15 dernières années. Le Parlement a adopté une Constitution consensuelle à travers un dialogue ouvert et démocratique inclusif visant à consacrer l’État de droit et de justice et à renforcer les droits fondamentaux des citoyens, notamment la li- berté d’expression. Le consensus autour des

a

pays, tant morales que matérielles, et prêtant serment de fidélité à la Déclaration histo- rique et à l’épopée du 1 er Novembre. Cette révolution qui représente une icône et un modèle à suivre pour tous les opprimés du monde, constitue également une source d’inspiration, selon le président cubain, Raul Castro, l’ancien président brésilien, Lula Da Silva, et beaucoup de leaders intègres dans le monde entier. Ce dévouement s’est concrétisé par la so- lidarité avec le peuple palestinien et le peu- ple sahraoui pour leur droit à l’autodétermination. L’Appel du 1 er Novembre et l’épopée ré- volutionnaire ont réalisé la promesse faite par l’Emir Abdelkader dans une lettre adres- sée au général Lamoricière, en 1847, telle que citée par feu Mahfoud Kaddache : « La France avancera mais elle sera contrainte de reculer et nous reviendrons… » Les descen- dants de l’Émir ont accompli la promesse de l’Appel du 1 er Novembre, une promesse tra- duite par la victoire éclatante réalisée par les martyrs et les moudjahidine. Soixante ans après ce jour historique, nous dirons : les grandes épreuves ne donnent-elles pas naissance aux grandes nations ? La déclaration historique du 1 er Novem- bre 1954 puise son essence dans les idéaux et les principes de liberté, de justice et de progrès auxquels aspire l’humanité toute en- tière. Inscrite dans un contexte « politique » his- torique marqué par la colonisation des peu- ples, la spoliation de leurs richesses et le déni de leurs identités, l’expérience du peuple al- gérien s’est révélée de portée universelle en ce qu’elle aura été une source d’inspiration pour tous les hommes et les femmes avides de liberté, de justice et de progrès, tous les peuples opprimés de par le monde.

Le progrès de l’Algérie ainsi que sa place dans le concert des nations n’est pas la tâche d’une seule génération. Si la génération des martyrs et des moudjahidine qui a précédé a payé un lourd tribut de sang et de douleur, les générations

actuelles et futures, doivent, à leur tour, mesurer et valoriser

l’ampleur de ces sacrifices par l’acquisition du savoir, en faisant preuve de patriotisme

Feu le Président Ferhat Abbas s’était ex- primé au sujet du contenu de la Déclaration du 1 er Novembre en disant ce qui suit : « La patrie est une charte qui unifie les morts et les vivants ainsi que ceux qui vont naître plus tard sur cette terre… L’Algérie est la patrie de tous. Nos seuls ennemis sont la domination coloniale, la ségrégation raciale, la misère et l’humilia- tion. » En dépit des complications de la décennie du terrorisme qui ont fait perdre à notre pays beaucoup de temps, ont ralenti le rythme du développement et infligé à l’Algérie d’énormes pertes, des dizaines de milliers de victimes parmi l’élite et les citoyens inno- cents, l’initiative engagée par le Président Abdelaziz Bouteflika pour la concorde civile puis la réconciliation nationale a été un point de départ pour un développement complé- mentaire, pour panser les blessures et raviver les principes de l’Appel du 1 er Novembre qui s’est adressé à tous les partis sans se soucier ni de l’appartenance ni de l’idéologie de qui que ce soit, à l’exception des supplétifs de l’armée coloniale, considérés par le peuple comme traîtres et mercenaires. Attaché aux principes de la Déclaration fondatrice, le Président Abdelaziz Bouteflika,

questions nationales, relatives à l’actualité et à l’avenir de l’Algérie, est le moyen le plus sage et le plus efficace tel qu’il a été adopté par l’Appel du 1 er Novembre. Le progrès de l’Algérie ainsi que sa place dans le concert des nations n’est pas la tâche d’une seule génération. Si la génération des martyrs et des moudjahidine qui a précédé a payé un lourd tribut de sang et de douleur, les générations actuelles et futures, doivent,

à leur tour, mesurer et valoriser l’ampleur de

ces sacrifices par l’acquisition du savoir, en faisant preuve de patriotisme, en imposant leur présence effective sur la scène régionale et internationale, en dynamisant les constantes de la puissance pérenne de notre

Dimanche 30 Octobre 2016

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EL MOUDJAHID

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RND

Redonner sa VALEUR au travail

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a indiqué hier, à Tizi-Ouzou, que la décision de diversification de l’économie nationale prise par le Président de la République est désormais une réalité et a commencé à porter ses fruits.

I ntervenant sur les ondes de la radio locale à l’is- sue des travaux du conseil de wilaya élargi aux cadres de son parti qui se sont déroulés à huis

clos à la maison de la culture Mouloud Mammeri,

M Ahmed Ouyahia a insisté sur la nécessité de la

mobilisation de tous les enfants de l’Algérie pour soutenir les efforts déployés par l’Etat afin de faire face à tous les défis imposés par la chute des prix du

pétrole, principale ressource financière de notre pays. Le secrétaire général du RND qui a relevé une nette avancée dans l’investissement industriel, citant l’implantation de plusieurs usines de montage de vé- hicules comme exemple, a toutefois déploré la per- sistance de certaines oppositions entravant la concrétisation de plusieurs projets d’investissement,

à l’instar de la zone industrielle de Souammaa dans

la commune de Mekla, dont la réalisation est blo-

quée depuis prés de 4 ans par l’opposition de cer- tains propriétaires de terrains concernés par le projet qui prévoit la création de pas moins de 100.000 postes d’emploi. L’hôte de la radio a tenu aussi à

postes d’emploi. L’hôte de la radio a tenu aussi à rappeler que l’Etat n’a jamais cessé

rappeler que l’Etat n’a jamais cessé d’encourager et d’accompagner l’investissement par la mise en place

de multiples facilitations, notamment des avantages fiscaux et la baisse des taux d’intérêt pour les cré- dits. Il a également plaidé en faveur du maintien de la loi 51/49 qui ne constitue nullement un obstacle au développement. M Ahmed Ouyahia a, par ail- leurs, soutenu que les nouvelles taxes contenues dans la loi de finance 2017 sont instaurées pour évi- ter le recours à l’endettement extérieur et préserver, par-là, la souveraineté nationale. «Nous n’avons que ces deux choix, soit l’augmentation des taxes soit l’endettement extérieur a-t-il précisé, rappelant que cela fait 14 années que les taxes n’ont pas été aug- mentées. L’invité de la radio a insisté sur l’urgence de redonner sa valeur au travail, seul moyen de re- lancer la machine du développement de notre pays, un pays qui recèle d’énormes potentialités, notam- ment le tourisme dans ses différents facettes, l’agri- culture, l’artisana. Enfin, le premier responsable du RND a affirmé que son parti prépare sereinement les prochaines élections législatives. Bel. ADRAR

FLN

Pas d’instance transitoire

Le Secrétaire gé-

ADRAR FLN Pas d’instance transitoire Le Secrétaire gé- néral du Front de li- bération nationale (FLN),

néral du Front de li- bération nationale (FLN), Djamel Ould Abbes a an- noncé, hier à Alger,

sa décision de rester

à la tête du Secréta-

riat général du parti jusqu'en 2020. M. Ould Abbes a indi- qué, dans une décla-

ration à la presse en marge de sa partici- pation à l'ouverture

du congrès du Mou-

vement de l'édifica- tion nationale, que les membres du Comité central (CC) l'avaient

plébiscité à l'unanimité au poste de Secrétaire général du FLN, soulignant que «celui qui aspire à occuper ce poste doit attendre le 11 e congrès du FLN prévu en 2020». La proposition formulée par d'anciens dirigeants

du FLN d'organiser un congrès extraordinaire ou de créer une instance

transitoire «n'est pas fondée», estimant que «l'enjeu qui se pose actuelle- ment est celui des prochaines législatives à travers lesquelles le FLN as- pire à préserver sa position de première force politique en Algérie». Par ailleurs, M. Ould Abbes a affirmé qu'il est évident que le parti dé- signe son président comme candidat à la présidentielle de 2019, si ce der- nier consent». (APS)

ANR

Appel à la sagesse

Le Secrétaire général de l’Al- liance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a invité hier, depuis El-Bayadh, les syndicats protestant contre l'abrogation de la retraite anticipée à faire montre de «sagesse» et à privilégier le «dia- logue». «L’ANR soutient la réforme du régime de retraite et appelle, à ce titre, les syndicats protestataires à opter pour la voie de la sagesse et du dialogue», a lancé M. Sahli lors d'un congrès régional de son parti des wi- layas du Sud-Ouest du pays. «La protection des acquis des

travailleurs nécessite la préservation de l’équilibre financier de la Caisse na- tionale de la retraite et du système de la sécurité sociale», a-t-il argué. M. Sahli qui a appelé les pouvoirs publics à consolider la communication avec les citoyens pour expliquer les contenus «positifs» de cette réforme, a mis en avant l’importance de trouver de «nouvelles alternatives» par la création de ressources financières supplémen- taires à travers la diversification de l’éco- nomie nationale et la lutte contre la fraude dans la déclaration des employés.

lutte contre la fraude dans la déclaration des employés. Le SG de l’ANR a affirmé que

Le SG de l’ANR a affirmé que «les syndicats assument la responsabilité de convaincre les travailleurs à protéger leurs acquis et droits sociaux, et ne pas les mettre en avant lors de mouvements de protestation prenant en otages nos en- fants dans les écoles et nos malades dans les hôpitaux». Le congrès régional de l’ANR pour la région du Sud-ouest du pays s’est déroulé en présence de délégués de 11 wi- layas. (APS)

MOUVEMENT ENNAhDA

Concrétiser la transition démocratique

Le Secrétaire général du mouvement Ennahda, Moha- med Douibi a souligné, hier à Alger, que son mouvement trancherait la question de sa participation ou non aux légis-

latives de 2017, vendredi, lors

de la session ordinaire de son

conseil consultatif. Lors d'une conférence de presse animée au siège du mouvement, M. Douibi a précisé que les pro- chaines législatives seraient «une importante étape dans la concrétisation de la transition

démocratique escomptée dans le pays». Cette échéance électorale per- mettra d'entamer le processus d'édifica- tion d'un régime fort et stable ou d'approfondir la crise en cas de fraude. Il est encore temps pour «prendre des mesures à même de garantir la transparence des élections», a-t-il mar- telé. M. Douibi souhaite que les partis politiques présentent des «candidats compétents et expérimentés capables de débattre de plusieurs projets de lois sou- mis au parlement de d'émettre leurs avis».

Concernant une éventuelle alliance

du mouvement Ennahda avec les autres

partis du courant islamique, M. Douibi

a précisé que son mouvement «soutient

M. Douibi a précisé que son mouvement «soutient les alliances politiques basées sur les programmes qui

les alliances politiques basées sur les programmes qui augmentent les capa- cités de développement national dans divers domaines, préservent la souve- raineté nationale et prennent en consi- dération les questions sécuritaires du pays». S'agissant de la position du mou- vement Ennahda à l'égard de la propo- sition de Abdelouahab Derbal (qui était membre dirigeant du mouvement En- nahda) à la tête de la haute instance in- dépendante de surveillance des élections, le SG du mouvement En- nahda a précisé que M. Derbal a «une compétence politique et juridique» mais cela «reste insuffisant pour garantir des élections régulières et transpa-

rentes». (APS)

AhD 54

Priorité aux compétences

Le président du parti AhD 54, Faouzi Rebaine a appelé hier , à partir de Djelfa, à «accorder la priorité aux compétences du peuple désirant servir l’Algérie». «Il faut ac- corder la priorité aux citoyens dotés de com- pétences, loin des considérations d’amitié et de favoritisme carac- térisant l’occupation des postes dans notre

pays», a souligné M. Rebaine dans son intervention lors d'une rencontre à Djelfa, avec des militants et sympathisants de sa for- mation politique. Il a, en outre, es- timé que l’Algérie est soumise «aux politiques et non aux compétences», car un «pays doté d’autant de ri- chesses que nous ne devrait pas avoir une économie dépendante du pétrole, qui n’est qu’une valeur ajoutée», selon M. Rebaine. Le chef de file de Ahd 54 a souligné, à ce propos, la «justesse de la politique prônée par son parti appelant à s’ap- puyer davantage sur l’agriculture et l’industrie de transformation», car «nous avons les terres et les compé-

transformation», car «nous avons les terres et les compé- tences nécessaires pour développer ces créneaux, à

tences nécessaires pour développer ces créneaux, à condition de régler les problèmes d’expropriation» a-t- il ajouté. Dans un autre registre, M. Re- baine s’est dit «insatisfait des me- sures introduites dans la loi de finances 2017», considérées par lui «préjudiciables pour le pouvoir d’achat du citoyen», appelant en outre le peuple à «prendre ses res-

ponsabilités en ne se défilant pas du- rant les prochaines élections». S’agissant de la retraite proportion- nelle, il a exprimé le soutien de son

syndicats

autonomes. (APS)

parti

aux

MSP

Favorable

aux

alliances

Prendra-t-il part ou non aux législatives de 2017 ? La réponse du MSP ne devrait pas tarder. Son Conseil consultatif qui se réunira les 5 et 6 décem- bre prochain, explique M. Teb- bal, joint hier au téléphone, il «rendra publique la décision fi- nale». Depuis sa création, en décembre 1990, le parti a pris part aux différentes élections législatives. Une année plus tard, il s’est classé 3 e sous la conduite de Nahnah, son fon- dateur, obtenant au final 5,3% des voix, et a réussi à se main- tenir parmi le quatuor figurant en tête du classement. C’est en 1997, que le parti a enregistré son meilleur score, en se posi- tionnant juste derrière le RND. En vue de la joute d’avril pro- chain, le MSP en cas de parti- cipation, fait savoir, optimiste, son chargé de communication, «ne tombera pas de son piédes- tal». Et reste «favorable» aux éventuelles alliances avec des formations qui partagent les «mêmes convictions» que les siennes. Ces coalitions sont aux yeux de M. Tebbal un «outil politique». A deux reprises, le MSP s’est appuyé, d’abord, sur une alliance présidentielle qu’il composait avec le FLN et le RND, puis une Alliance de l’Algérie verte, en 2012. A cette AAV, M. Tebbal reproche de «se contenter d’une activité parlementaire». Il reste que l’engagement du MSP au sein de l’Instance de concertation et de suivi de l'opposition (ICSO), est une arme à double tranchant. Si elle constitue un cadre d’échange, cette instance est marquée par un leadership non sans conséquences où chaque formation compte tirer la couverture à soi. Dans une récente déclaration, Abderez- zak Makri, invitait cette oppo- sition à sortir de «l’élitisme» et des «salles» et à aller vers la société, à éviter les critiques mutuelles. Mais le parti a tran- ché sur son avenir : «on ne quitte pas cette instance», dira M. Tebbal. Par ailleurs, il convient de rappeler que tout récemment l’ancien président du MSP, Bouguerra Soltani a annoncé une initiative au sein de sa fa- mille politique en vue de l’éclairage de l’opinion pu- blique et le retour du parti dans son sa place naturelle. Pour M. Bouguerra Soltani, il s’agit d’une approche politique qui ne sort pas du cadre du parti et de ses instances dirigeantes. «L’initiative politique que nous dirigions s’inscrit dans le cadre d’une approche porteuse d’une vision futuriste du sort du MSP. Son but est d’orienter l’opinion publique et les mili- tants quant à la nécessité de re- tour du Mouvement du défunt Mahfoud Nahnah au centre de prise de décisions», a tenu à expliquer Soltani qui ajoute :

«Le MSP devrait être une par- tie de la solution et non partie de la crise». Malgré ces diver- gences auxquelles s’ajoutent, faut-il le rappeler, celles liées au maintien ou pas du parti à la Coordination nationale pour les libertés et la transition dé- mocratique, le MSP a de l’am- bition, compte figurer toujours parmi les «Mastodontes» de l’échiquier politique. Fouad IRNATENE

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PREstAtIons unIvERsItAIREs

M. Hadjar EXCLUT toute privatisation

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a réaffirmé que son secteur "n'a aucune intention" de privatiser les prestations universitaires, rappelant que la conférence nationale, prévue fin 2017, réexaminera le dossier y compris l'aide de l'Etat à l'étudiant.

«L e secteur des presta- tions universitaires ne sera pas privatisé et la

question n'a nullement été évo- quée », a déclaré M. Hadjar à la presse en marge d'une rencontre avec les représentants des organi-

sations estudiantines, avant de préciser qu'il s'est agi de l'"amélio- ration des prestations dont l'héber- gement et la restauration en les confiant à des gens du domaine".

Il a estimé en outre que cette ren-

contre, première du genre depuis l'année universitaire 2016/2017, "permettra de cerner les pro- blèmes auxquels fait face l'univer- sité notamment ceux d'ordre

pédagogique ou liés aux presta- tions universitaires". Il a souligné qu'"il est au courant de ces pro- blèmes à travers les rapports que lui destinent les organisations es- tudiantines en particulier en ce qui

a trait au non-respect de certains

établissements universitaires de ce

non-respect de certains établissements universitaires de ce qui a été conclu lors des rencon- tres régulières

qui a été conclu lors des rencon- tres régulières précédentes et la non-reprise des cours dans cer- taines universités bien qu'aucun problème ne se pose à leurs ni- veaux". A cette occasion, le minis- tre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu à dire que des inspecteurs du ministère ont été dépêchés pour prendre plus ample connaissance des problèmes et tenter d'apporter les solutions. Il a souhaité cependant, que les organisations estudiantines de- viennent des "écoles politiques qui forment les étudiants adhérents". Par ailleurs, les représentants des organisations avaient quant à eux, exprimé avant la rencontre, leur "attachement à la gratuité de l'en- seignement et au maintien des ta- rifs actuels de restauration et de transport avec une éventuelle ré- vision pour leur amélioration".

BEngHEBRIt tIRE lA sonnEttE d’AlARME suR lA non-MAîtRIsE dE lA lAnguE ARABE

L’élève en DIFFICULTÉ

Au vu des écrits et autres tests et examens,

tout porte à croire que l’élève algérien a un problème avec les langues. outre le Français,

il peine à maîtriser la langue arabe. C’est au-

tour de cette équation qu’a été axée la rencon-

tre, tenue mercredi dernier, entre la ministre de l'Education nationale et le président du Conseil supérieur de la langue arabe. « sur plus de 65.000 copies d’examen de la 5 e année pri- maire, examinées dans le cadre d’une expertise consacrée aux examens nationaux, il a été re- levé 55.000 fautes d’orthographe, notamment

en langue arabe », souligne nouria Benghebrit.

les deux hauts responsables ont mis en relief « l’importance de la maîtrise de la langue arabe non pas seulement en tant que moyen de com-

munication mais aussi en tant que langue d'en- seignement dans le système éducatif algérien ». la coopération « englobera des contenus et thèmes unifiés sur la base d'une en- tente commune autour des questions et défis qui se posent à l'école algérienne dans ses di- verses dimensions scientifique, linguistique, éducationnelle et culturelle », souligne le com- muniqué du ministère. le président du CslA, salah Belaid, relève l’importance d’« introduire le patrimoine cul- turel et la littérature algérienne dans les mé- thodes et matières d'enseignement à travers les programmes de deuxième génération ».

Stratégie nationale de remédiation pédagogique

Au cours de cette rencontre, les pourparlers ont porté également sur la nécessité de « confé- rer un cachet officiel au rapprochement lié à la modernisation de l'école à travers une ap- proche d'enseignement de la langue arabe, la numérisation des ressources d'enseignement et de pédagogie, l'enseignement à distance, le livre numérique, l'enseignement à travers les médias, la lecture critique des contenus relayés sur les réseaux sociaux, la traduction des édi- tions et dictionnaires dans les domaines scien- tifiques et techniques ». l’expertise sus citée, menée par le départe- ment de l’éducation nationale, a souligné l’ur- gence de « mettre en place une stratégie nationale de remédiation pédagogique sur les langages fondamentaux ». Et d’ajouter : « Au- jourd’hui, il est plus que jamais indispensable

: « Au- jourd’hui, il est plus que jamais indispensable que le système pédagogique national produise

que le système pédagogique national produise des idées pour aller à un système qui produira de la connaissance et du savoir. la mission est difficile, mais avec l’aide de tout le monde, nous pouvons relever le défi ». toutefois Ben- ghebrit dira que « l’erreur n’est pas une fatalité en elle-même, elle aide dans l’enseignement, car elle fait partie du parcours de l’enseigne- ment ». Cette problématique liée à la non-maîtrise de la langue arabe impose le rappel de la son- nette d’alarme tirée par Benghebrit qui, clair- voyante, proposait l’enseignement de la « daridja » au primaire. une proposition qui a suscité une levée de boucliers. Pourtant, comme l’avait rappelé le péda- gogue Ahmed tessa, il est question de se conformer aux fondamentaux de l’apprentis- sage des langues et aux progrès des neuros- ciences dans ce domaine. Il s’agit de faire en sorte que l’enfant algérien puisse passer, sans heurts, de la langue parlée à la langue écrite.

Réduire le « choc » de la 1 re année scolaire

Enchaînant le spécialiste dira que la langue écrite est étrangère au monde de l’enfant et ce, avant qu’il ne la rencontre dans la pratique en

1 re année de l’école primaire. Au premier contact avec la langue écrite, ajoute-t-il, l’élève « éprouvera de la gêne, des difficultés ». les spécialistes parlent du ‘‘choc’’ de la première année scolaire : coupure avec les pa- rents, nouvelle vie sociale et changement de re- gistre langagier (contact avec la langue écrite). « la pédagogie moderne préconise de s’ap- puyer sur la spontanéité de l’enfant, son be- soin/plaisir de communiquer et de s’exprimer, de jouer avec les mots qu’il porte en lui.» Plus loin il relève qu’empêcher l’élève d’utiliser le langage qu’il maîtrise et le forcer à imiter et mémoriser des mots et des expres- sions inaccessibles, signifie étouffer ses capa- cités créatrices, couper son élan naturel vers les activités cognitives et en fin de course anesthé- sier son intelligence à l’aube de son éveil. En définitive, M. tessa fait savoir que « la pire des méthodes lui imposera, de but en blanc, dès la 1 re AP, une langue écrite qu’il ignore sur le double plan graphique et lexical. C’est ainsi que naît la phobie de l’école, l’aver- sion pour le maître (esse) et la langue écrite scolaire ». d’où la nécessité de prendre en charge ce pan de l’apprentissage de la langue, afin de faire aimer l’école à une majorité délèves.

Fouad IRNATENE

l’IntERsyndICAlE s’Est RéunIE HIER

Une action pour quel intérêt ?

l’intersyndical autonome de la Fonction publique s’est réunie hier à Alger. l’ordre du jour de cette concer-

tation a porté sur l’évaluation des qua-

tre jours de grève cyclique mais aussi

des suites à donner pour cette action

de protestation, contre la suppression

de la retraite sans condition d’âge. l’issue de cette réunion s’est traduite par une décision de poursuite du mouvement de grève via le recours à toutes les formes juridiques (marches, sit-in et débrayage). toutefois l’inter- syndical n’a pas eu à trancher ni sur la forme ni sur la date de la reprise de la protestation. Ces deux questions se- ront d’abord débattues en réunion de conseils nationaux de certains syndi- cats autonomes, au nombre de 13 à

avoir pris part à la concertation d’hier.

« Afin de permettre à certains syndi-

cats de tenir leur conseils nationaux, il

a été décidé, de trancher définitive-

ment la date et la forme du mouve- ment de protestation lors de la prochaine réunion, prévue le 5 no- vembre », indique-t-on dans un com- muniqué sanctionnant les travaux. une réunion durant laquelle les repré- sentants des syndicats autonomes re- levant notamment des secteurs de l’Education, de la santé et de l’Admi-

nistration publique ont eu, en outre,

à

faire part de leur satisfécit quant à

la

réussite de leur action de grève ob-

servée de façon cyclique durant les

journées des 17 et 18 octobre ainsi

mois. le

dit communiqué évoque en effet

« une large adhésion à travers le

pays » à cette protestation. Rappelons

par ailleurs que le ministre du travail,

de l’Emploi et de la sécurité sociale,

Mohamed El ghazi avait accusé l’in-

tersyndical en dénonçant la tournure politique prise par leur action.

« l’examen du code de travail n’est

pas à l’ordre du jour et la suppression

de la retraite anticipée et sans condi-

tion d’âge est irréversible », avait en- core fait savoir le ministre Mohamed

El ghazi. Au sujet du dossier de la retraite,

le Premier ministre, Abdelmalek

sellal, a estimé que c'est tout à fait

« normal » de voir les autorités

concernées proposer un projet de loi

en la matière, rappelant que durant les

années 1990, il y avait une demande pressante du FMI pour réduire les an- nées de travail pour la création de nou- veaux postes d'emploi, mais aujourd'hui la situation a changé d'au- tant que la caisse nationale des re-

que le 14 et 25 du même

traites accuse un déficit pour la troisième année consécutive bénéfi- ciant d'une aide à chaque fois ». dans une déclaration à la presse en marge

de

l'ouverture du salon international

du

livre d'Alger (21 e sIlA), M. sellal

a

aussi soutenu qu’il est impossible

de continuer dans cette optique » mettant l’accent sur l’importance de préserver l'équilibre de la CnR. le Premier ministre fera aussi ob- server que « les chiffres liés aux trans- ferts sociaux sont parmi les plus importants dans le monde ». A une question sur « le message » qu'il veut transmettre aux syndicats concernant

le dossier de la retraite, M. sellal dira

« nous n'avons aucun problème avec

les syndicats », ajoutant qu’il est im-

possible de discuter avec tous les syn- dicats, mais uniquement avec les plus représentatifs ». « En cas d'adoption

du projet de loi relatif à la retraite, il y

aura un débat dans chaque secteur

entre le ministère et les syndicats sur les modalités de son application d'au- tant qu'il existe des métiers pénibles

où on ne peut pas demander au travail-

leur de rester en activité jusqu'à l’âge

de 60 ans », a-t-il expliqué.

« les portes du dialogue restent ouvertes », a-t-il conclu.

Karim AOUDIA

dimanche 30 octobre 2016

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NouveLLe DesserTe ALGer - BiskrA De TAssiLi AirLiNes

Un ACQUIS pour la région

« Cette nouvelle desserte devrait donner un nouveau souffle à l'activité économique et industrielle dans la région de Biskra, c’est précisément par souci de présence et de proximité avec nos clients, que TAL a procédé à l’inauguration de cette ligne », tels sont les propos tenus par le président-directeur général de la compagnie aérienne Tassili Airlines.

De notre envoyée spéciale Sarah A. Benali Cherif

M. Belkacem Harchaoui qui s’est ex- primé hier, dans un point de presse lors de l’inauguration d’une nou-

velle liaison régulière Alger-Biskra a fait savoir que cette nouvelle ligne intervient dans le cadre de programme d'exploitation du réseau de trans- port domestique de TAL. «Ce sera à raison de deux vols par semaine (jeudi et samedi), avec une tarification promotionnelle sur le prix du billet qui est proposé à 7.000 DA en aller/re- tour», a-t-il indiqué. Le PDG a expliqué que l’ouverture de cette ligne intervient essentiellement à la demande et en application aux instructions du Premier Mi- nistre, Abdelmalek sellal, afin de promouvoir l'activité économique de la région, ainsi qu’à la demande des autorités locales «nous avons exa- miné la demande et avons trouvé que ca pouvait être rentable pour la compagnie ainsi qu’à la wi- laya de Biskra et des régions limitrophes». Le responsable a affirmé que depuis l’investisse- ment en 2013 dans le segment du transport do- mestique et international Grand public, «la compagnie nationale Tassili Airlines, a opté pour le souci de proximité avec le citoyen, en lui offrant de la sécurité et un service de qualité en matière de transport aérien». il a assuré dans ce sens, que la compagnie va étudier toute de- mande concernant l’ouverture de lignes aé- rienne, «Nous souhaitons que notre clientèle va profiter de nos offres (promotionnelles), notam- ment durant les différentes occasions. Nos of- fres tarifaires sont adaptées à toutes les franges de la société», a-t-il encore dit. sur le plan commercial, M. Harchaoui a in- diqué que la compagnie aérienne compte au- jourd’hui, quelques 27 lignes. «L’autorisation

au- jourd’hui, quelques 27 lignes. «L’autorisation des vols internationaux nous a été donnée en 2014, et

des vols internationaux nous a été donnée en 2014, et depuis, nous assurons deux dessertes par semaine vers les villes françaises de stras- bourg, Marseille, Lyon, et depuis juin, Nantes », a-t-il dit. Présent à la cérémonie de lancement, le wali de Biskra, M. karoum Ahmed a indiqué que «cette nouvelle ligne est un acquis pour la région en général, et pour la reine des Zibans en particulier qui a un avenir prometteur sur le plan économique, vu le nombre de projets inscrits». "Biskra s’est transformée ces dernières an- nées en pôle industriel et touristique attirant de plus en plus d’investisseurs et de touristes. Cette ligne va désenclaver la région et accom- pagner l’activité économique de la région", a-t- il souligné tout en souhaitant le lancement de plus de lignes domestiques et internationales avec davantage de capacités ». rencontrés à bord de l’avion, plusieurs pas- sagers se sont réjouis de l’ouverture de cette desserte qui leur permet de gagner du temps et d’éviter les longs trajets par route. "J’habite à Alger, mais je suis originaire de

Biskra et on s’y rend souvent pour voir la fa- mille, d'habitude on fait plus 6 à7h heures en voiture. Aujourd’hui on a fait ce trajet en 50 mi- nutes, c’est beaucoup plus rapide», a témoigné Marwa. il y a lieu de rappeler que cette compagnie a été créée en 1998, dans le cadre d’une joint-ven- ture entre sonatrach et la compagnie Air Algé- rie, avant de devenir une filiale à 100% du groupe pétrolier depuis 2005. Avant de se lancer dans le transport régulier grand public, Tassili Airlines transportait le per- sonnel de sonatrach et assurait des dessertes in- ternationales réservées aux travailleurs de sociétés étrangères du secteur de l’énergie acti- vant en Algérie. TAL, qui possède en toute pro- priété une flotte de 12 aéronefs de divers types, dont la capacité varie entre 37 et 155 sièges, as- sure une quinzaine de lignes domestiques et cinq à l'international, exclusivement vers la France, (Paris, strasbourg, Marseille, Nantes, et Lyon).

S.A.B.C.

Ouverture prochaine de la première agence à Biskra

« Nous avons eu l’accord des autorités locales de la wilaya pour l’ouverture d’une agence commerciale dans les jours à venir» a dé- claré M. Belkacem Harchaoui, en marge de la cérémonie d’inaugura- tion du premier vol Alger-Biskra. Le PDG a expliqué que l’ouverture de point de vente s’inscrit dans la stratégie de proximité adoptée par la compagnie visant à renforcer sa présence sur le marché domestique, mais aussi à offrir aux clients un accès direct aux services de la TAL, sans être obligés de se déplacer jusqu’à l’aéroport. Toutefois, tient-il à préciser, la TAL s’appuie dans sa politique de distribution, sur le réseau indirect de vente, à savoir les agences de voyages agréées.

Deuxième fréquence Alger - Nantes à partir d’aujourd’hui

«A partir d’aujourd’hui, dimanche 31 octobre, une deuxième fré- quence Alger-Nantes sera introduite dans le cadre du déploiement sur le réseau du transport régulier international», a fait savoir le PDG de Tassili Airlines. M. Belkacem Harchaoui a indiqué que cette fréquence supplé- mentaire intervient pour donner plus d’alternative aux clients de Tassili «Nous nous sommes attelés à répondre à une sollicitation particulière importante de nos clients en multipliant les dessertes les plus fréquentées, désormais les clients peuvent se rendre à Nantes par le biais de notre compagnie, ça sera à raison de deux vols par semaine (dimanche et ven- dredi)» a-t-il dit.

TrAMwAy D'ALGer

Interruption partielle du trafic suite à un incident

Le tramway d'Alger a enregistré hier en début de service une interruption de trafic entre les stations Tamaris-ruisseau suite à un incident causé par un camion, a souligné un communiqué de la société d'exploitation des tram- ways (setram). Le camion a endommagé la plate-forme au niveau de la sta- tion Cinq-Maisons avant que l'exploitation ne soit réhabilitée à 14h15, a précisé la setram. un service de remplacement par bus a été mis à la dispo- sition des voyageurs, a précisé le communiqué ajoutant que le service voya- geurs a été maintenu entre les stations Tamaris et Dergana centre. (APS)

Air ALGérie

Nouvelle liaison El Oued - Paris

une nouvelle desserte heb- domadaire en aller et retour, entre el-oued et Paris, sera inau- gurée demain. Le premier vol qui sera as- suré par un appareil de type Boeing 737 d’Air Algérie (101 passagers) entre classe écono- mique et première classe, pren- dra son envol à partir de 10h du matin de l’aéroport international de Guemar (el-oued), et rejoin-

dra l’aéroport international Paris Charles de Gaulle vers 13h, a précisé M. Mohamed Cherif Chrih. La nouvelle ligne intervient en application de la stratégie de la direction générale d’Air Algé- rie visant à satisfaire les besoins de ses clients dans l’intérieur du pays, notamment la communauté algérienne établie en France. (APS)

LA LiGNe ALGer- BirTouTA iNAuGurée Ce 1 er NoveMBre

La gare de Zéralda, un modèle

Longtemps attendue, «la ligne ferroviaire reliant Alger à Birtouta via Zéralda, sera mise en service ce 1er Novembre», a indiqué le di- recteur général de l’agence nationale des études et de suivi des réalisations des inves- tissements ferroviaires (ANesriF), Azzedine Fridi, soulignant que « les travaux ont été réa- lisés dans un temps record grâce aux efforts des cadres et des travailleurs en charge du pro- jet». selon le même responsable, ce train élec- trique qui traversa une ligne à double voie, sera doté de moyens technologiques les plus modernes répondant aux normes internatio- nales. «Nous sommes en phase d’expérimen- tation après avoir achevé tous les travaux en prévision de sa mise en exploitation le 1er no- vembre prochain, conformément aux instruc- tions du ministre des transports, Boudjemaâ Talai», a-t-il rappelé précisant que ce projet contribuera à l’allègement de la circulation sur nos routes. en effet, selon le même responsa- ble, la nouvelle ligne ferroviaire, Alger-Bir- touta-Zéralda, entre dans le cadre de la restructuration des lignes ferroviaire. Cette ligne est la première dans la région ouest à partir d’Alger, avec une durée de voyage de 30 min pour le train rapide et 40 min pour le train qui marque des arrêts au niveau des sta- tions qui sont également dotées des moyens modernes pour assurer le confort du voyageur. M. Fridi, a indiqué également que «ce pro- jet confié à une société mixte algéro turque, a permis d’embaucher quelques 1400 employés, et d’utiliser 16 appareils sophistiqués et 200 camions de transport de pierres, tout en al- louant les efforts des autorités locales qui ont contribué», dira-t-il à l’accélération de la ca- dence des travaux.

Une nouvelle ligne Zéralda - Staouéli - Ain Benian en cours d’étude

Le directeur général de l’ANesriF, a in- diqué dans le même ordre d’idée, que d’autres projets à savoir, des parkings de véhicules et des arrêts de bus seront réceptionnés au niveau de Zeralda, le 1 er Novembre afin de permettre aux citoyens de garer leurs voitures et d’em- prunter le nouveau train. s’exprimant par ail- leurs au sujet des projets de l’ANesriF, Azzedine Fridi a fait état de l’existence d’un projet d’étude pour la réalisation d’une autre ligne reliant Zéralda à staouéli et Ain Benian, ainsi qu’une ligne reliant Zéralda-Bou ismail- Tipaza-Gouraya, en passant par le nouveau port de Tipaza.

La ligne Alger-Thénia-Tizi Ouzou réceptionnée début 2017

Concernant, l’extension de la ligne Alger- Thenia-Tizi ouzou-ouedAissa, M. Fridi, a in- diqué que ce projet sera livré durant le premier trimestre de l’année 2017. Le même respon- sable a précisé que le projet de la grande sta- tion de kourifa (el Harrach), dont l’étude a été déjà lancée, sera dotée de tous les services modernes, à savoir, un centre commercial, un hôtel et un parking de véhicules. «il y aura une interconnexion entre cette station et les autres moyens de transport, tel que le métro et le tramway et les bus de transport urbain», a pré- cisé le même responsable. Salima ETTOUAHRIA

siGNATure D'uNe CoNveNTioN CoLLeCTive De seTrAM

Des GARANTIES pour l’entreprise et les travailleurs

Finalement un accord a été trouvé après moult négociations, des mois durant. en effet, pour mettre fin une fois pour toute à la grève des travailleurs du tramways d’Alger qui a trop duré et sanctionné les usagers de ce nouveau moyen de transport, la direction générale de la société d'exploitation des tramways (se- TrAM) et les représentants des travailleurs de cette même société sont parvenus, après des mois de négociations à la signature d'une convention collective fixant les droits des tra- vailleurs et leur grille de salaire, a annoncé avant-hier, jeudi setram dans un communiqué. il faut savoir également que la perturbation qui a touché le tramway d'Alger, était un "arrêt de travail collectif sans préavis" observé par les travailleurs du réseau d'exploitation de setram. D’après la même source qui a indiqué que les négociations ont duré plusieurs mois, la convention collective entrera en vigueur dès la signature de ladite convention et comprendra le

statut du travailleur, ses droits et ses obligations, sa grille de salaire et sa carrière. La signature sera comme une bouffée d’oxy- gène pour tous les travailleurs du tramway mais également une solution pour la direction géné- rale pour ne pas subir encore des pertes finan- cières et mettre un terme aux préjudices aux usagers de ce type de transport public. setram se félicite de la signature de cette convention collective du fait qu'elle "consacre les traditions de dialogue et de cohésion interne propre à l'entreprise", a estimé la même source. Ce texte de 107 articles vient «parachever le processus engagé depuis plusieurs années pour améliorer régulièrement les conditions socio- professionnelles des employés de setram et leur fournir le cadre adéquat d'un emploi stable, sé- curisé et d'une évolution de carrière des plus en- richissants tant pour l'employé que pour son entreprise», a ajouté le communiqué. Les tra- vailleurs du réseau d'exploitation de la setram

avaient entamé à la mi-octobre un arrêt de tra- vail collectif et illimité, sur toute la ligne reliant les stations de Dergana-centre jusqu'aux Anas- sers. Les grévistes avaient soulevé une série de revendications, dont la révision de la grille des salaires, le reclassement des travailleurs et la garantie de leur sécurité et de leur transport. Le directeur de seTrAM d'Alger, eric Boulland avait rassuré le 14 octobre dernier les travail- leurs du réseau, leur affirmant qu'une conven- tion collective répondant à leurs revendications, dont la grille des salaires, sera signée à la fin octobre. il avait affirmé que la grille des salaires qui avait fait l'objet de négociations entre setram et les travailleurs permettra de revaloriser les sa- laires de l'ensemble des travailleurs de la société (8.000 dans la wilaya d'Alger) à hauteur de 10% et de 16% pour les conducteurs sous réserve de l'augmentation de leurs heures de travail pour

les porter à 5 heures 45 minutes contre moins de 5 heures actuellement" La Direction générale de l’entreprise pu- blique avait mis en avant dans un autre commu- niqué, que pour le premier semestre 2016, 32% des salariés ont bénéficié d'une formation. elle a affirmé, à ce propos, que les travailleurs «bé- néficient d'une large batterie d'avantages so- ciaux tels que les prêts pour achat de logements Aadl (63%) ou encore la prime des fêtes reli- gieuses qui touche l'ensemble du personnel

(100%)»

il convient de rappeler que pour ne pas pé- naliser les usagers des conséquences de l’arrêt de travail illégal des conducteurs de tramway d’Alger, un service minimum a été assuré les jours de semaine de 6h30 jusqu’à 21h00. Pour cela la setram avait fait appel à ses employés d’oran et Constantine ajoutés à ceux d’Alger qui n’avaient pas observé de grève. Mohamed MENDACI

Dimanche 30 octobre 2016

N a t io n

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EL MOUDJAHID

SyStèME NAtiONAL DE SANté

Un DIAGNOSTIC pour remédier aux carences

Les participants à la table ronde organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), à Alger, ont mis en exergue l’importance de corriger ou de pallier les insuffisances du système national de santé en Algérie dans le but de lui permettre de s’adapter à une évolution impa- rable et aux défis majeurs auxquels il fait face. C’est un enjeu stratégique qui nécessite un surcroît d’efforts et une volonté de tous les instants.

L ors de son allocution, Saïd Mekkaoui, directeur d’études au ministère de la

Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a rappelé que le système national de santé réaffirme la gratuité des soins, l’égalité d’accès aux médica- ments. Seule ombre au tableau, le secteur public n’est pas suffi- samment doté d’équipements modernes qui répondent aux be- soins de nos patients. Aussi, le responsable évoquera la nécessité de remédier à cette lacune, tout en précisant l’opportunité du rôle de l’Observatoire national de la santé qui reste une instance qua- lifiée pour l’amélioration du sec- teur de la santé dans le pays. Après avoir brossé un tableau assez exhaustif sur les réformes profondes et la réhabilitation pro- gressive des établissements de santé, ainsi que l’introduction de nouveaux instruments de mana- gement et de gestion dans le sec- teur public, M. Mekkaoui a déclaré que l’Etat veille à rendre plus performant le Système natio- nal de santé (SNS) qui doit s’as- surer de la permanence et à

Ph : Nacéra
Ph : Nacéra

l’équilibre de son financement, une mobilisation constante de ses ressources, présentes annuelle- ment sous forme de comptes na- tionaux de la santé.

La vision de l’Algérie

En ce qui concerne le secteur de la pharmacie en Algérie qui reste prometteur, Lotfi Benha- med, le président de Conseil du corps des pharmaciens a réitéré

que l’Etat encourage la produc- tion et la recherche dans le do- maine de la pharmacie, compte tenu du fait que « l’Algérie pos- sède 11 départements et 6 univer- sités dans la spécialité, en plus de la garantie d’une formation au profit de 1.200 pharmaciens chaque année » et cela permet d’impulser un élan intéressant au secteur de la pharmacie, de la production en Algérie d’une façon probante. Dans le cadre de

ce diagnostic, l’intervenant à plaidé pour un débat sur la qualité des médicaments produits en Al- gérie, afin de donner plus de cré- dibilité et de traçabilité pour les médicaments locaux et pour que l’Algérie se positionne parmi les pays producteurs. C’est une op- tion concrète quand on sait que la production des médicaments en Algérie dépasse les 50% ». Par ailleurs, ce responsable a mis en garde contre la contre- bande, indiquant qu’il y a des per- sonnes qui sont derrière la propagation d’un tel délit qui pro- voque une évasion préjudiciable de grandes quantités de médica- ments vers des pays étrangers, en dépit de l’existence de mesures et de dispositions de contrôle. Les participants à cette ren- contre, dont des députés et des maîtres de conférences ont émis des suggestions pour contribuer à donner l’impulsion nécessaire au secteur de la santé, tout en gar- dant à l’esprit que « ce secteur se développe, malgré les insuffi- sances constatées ». Hichem HAMZA

ACCiDENt VASCULAiRE CéRéBRAL

Chaque minute COMPTE

Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Frantz-Fanon de Blida a abrité, hier, l’ouverture des travaux relatifs à la mise au point d’un Plan national pour la prise en charge des Accidents vasculaires cérébraux (AVC), a indiqué le directeur général des services de santé auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. "il est temps pour nous de mettre au point un plan national AVC", a estimé le Pr. Lhadj Mohamed, en marge d’une journée d’étude sur l’accident cérébral, organisée à l’occasion de la journée mondiale des AVC, avec la participation de neurologues et cardiologues de nombreuses wilayas. La Journée, marquée par la tenue de plusieurs ateliers de travail, sera suivie par de nombreuses rencontres similaires, au ministère, jusqu'à l’élaboration complète de ce plan national AVC, dans "un peu plus d’une année", a-t-il informé. Selon l’interlocuteur, ce plan d’action prévoit, en premier lieu, d’assurer une "formation adéquate" à tout le staff médical de l’unité de prise en chargeAVC (neurologues, cardiologues, infirmiers, généralistes et agents d’accueil) "car chaque minute compte dans le sau- vetage d’un malade atteint de l’AVC", a-t-il insisté. L’Algérie compte, chaque année, 50.000 nouveaux cas d’atteinte par l’AVC, a indiqué pour sa part le D r Mohamed Arezki, chef du service de neurologie au CHU Frantz-Fanon, signalant l’accueil de 120 cas d’AVC/an, au niveau de cette unité de Blida, depuis sa création en 2008. L’AVC est la première cause de paralysie en Algérie, tout en étant la troisième cause des cas de

décès, après la crise cardiaque et le cancer, a-t-il ajouté. il a, à ce propos, plaidé pour le renforcement de tous les hôpitaux par des unités de prise en charge de l’AVC, car le pays compte seulement six unités du genre à Blida, Oran, Sétif, Constantine, tizi-Ouzou, et Alger. S’expliquant sur les symptômes de cette maladie grave, ce spécialiste à lancé un appel à toute personne victime de "façon subite" d’une perte de l’usage de la parole, ou de l’un de ses membres, ou d’une perte de la vue, de "se présenter dans l’urgence au niveau d’un service spécialisé, soit pas plus de trois heures, car au-delà, ses chances de guérison sont compromises", a-t-il assuré. Par la suite le Dr Reguig Rafika de l’hôpital de Médéa a longuement abordé les types d’AVC existants et leurs causes, dont le manque d’exercice sportif, une mauvaise hygiène de vie, le tabagisme et la consommation d’alcool. Les personnes diabétiques et cardiaques sont les catégories les plus exposées à être atteintes par cette maladie, a-t-elle souligné. Les participants à cette journée, issus d’Alger, Blida, tlemcen, Annaba, Constantine, Oran, Sétif, tizi-Ouzou, Chlef ont exposé les expériences de leur wilaya en matière de prise en charge de l’AVC. Selon une étude réalisée, en 2015, par le service de neurolo- gie de l’hôpital Frantz-Fanon, un taux de 30% de malades accueillis au niveau de cette unité ont été victimes d’un AVC, a révélé, à l’occasion un médecin de ce service, la neurologue Naouel Boutarine. (APS)

DéVELOPPEMENt PHARMACEUtiqUE EN AFRiqUE

Valoriser le savoir-faire

Un accord pour le développement pharma- ceutique entre l’Algérie et plusieurs pays ma- ghrébins et africains a été signé hier à Constantine, au dernier jour du 1 er Salon inter- national de la pharmacie, de la parapharmacie, de la santé et du bien-être (SAiDALyA). Cette convention de coopération paraphée entre des opérateurs pharmaceutiques de l’Algérie, la tunisie, la Côte d’ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal a pour but principal de "développer à travers l’Afrique toutes les activités en rapport avec le domaine pharmaceutique sur les plans formation, information et commerce", a souli- gné M. yacine Fersado, organisateur de ce 1 er Salon. Ce réseau de "coopération" appelé à s’élar- gir de manière "très importante" devra permet- tre aux pays africains de "booster" leurs industries pharmaceutiques considérées au- jourd’hui comme "une manne financière de première importance", de l’avis de M. Fersado qui a insisté sur l’urgence de "coordonner" les actions pour atteindre les objectifs de dévelop- pement tracés dans ce sens. Cet accord signé

entre des professionnels maghrébins et afri- cains permettra également de mettre en valeur "les compétences et le savoir-faire" dont dis- posent ces pays en quête d’un développement économique "durable", a indiqué de son côté le responsable du tourisme médical à l’Union des experts arabes en tourisme (Arab tourism ex- perts union AtEU). Les pays maghrébins, notamment l’Algérie et la tunisie qui ont ‘‘réussi à tisser des liens de coopérations solides, notamment sur les plans pharmaceutique et médical doivent dés- ormais voir plus loin, et œuvrent à mettre en place les premiers jalons d’une relation de par- tenariat avec les autres pays africains pour don- ner à ces industries tous les moyens de développement nécessaires’’, a encore souligné M. Abderrahmène Jamai qui a appelé à étendre la coopération aux autres secteurs. Le prési- dent de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) qui a insisté sur l’urgence de "consolider l’industrie pharmaceutique na- tionale", a appelé les différents intervenants (secteur de la santé, du commerce, et des fi-

nances notamment) à s’impliquer "efficace- ment" dans le processus de développement de cette filière, créatrice de richesse. M. Abde- louahid Kerrar qui a appelé à "développer" le réseau d’exportation pour donner "un nouvel essor" au dynamisme pharmaceutique en cours, a indiqué que cela inclut "une implication di- recte et efficace" de toute la chaîne liée à l’ex- portation. Des partenariats de commercialisation de médicaments ont été si- gnés, au cours de ce Salon international, ouvert jeudi dernier, entre plusieurs opérateurs phar- maceutiques privés activant en Algérie et en Afrique, ont souligné les organisateurs qui ont affirmé que cette manifestation a donné lieu à "plusieurs prises de contacts entre différents opérateurs africains activant dans ce domaine". Le Salon international SAiDALyA auquel ont pris part des décideurs sub-africains qui ont coordonné les différentes actions d’échanges et de partenariat entre les opéra- teurs du secteur de la pharmacie, a été marqué par une présence ‘‘record’’ de visiteurs, a-t-on constaté. (APS)

ACCiDENtS DE LAROUtE

14 morts et 7 blessés en 48 heures

Pas moins de 4.242 interventions ont été ef- fectuées, du 27 au 29 octobre courant par les

unités de la protection civile, en réponse à des appels de secours émis par des citoyens, suite

à des accidents de la circulation et d’autres do-

mestiques. il était question également, d’éva- cuation sanitaire, d’extinctions d’incendies et de dispositif de sécurité, etc. Lors de ces dernières 48 heures, plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés. Les treize accidents les plus graves ont fait 14 morts et 7 blessés. toutes les personnes bles- sées ont d’abord été traitées sur place par les secouristes de la protection civile avant d’être transportés vers les structures hospitalières les plus proches. il faut dire que le bilan le plus lourd à été enregistré au niveau de la wilaya de Boumerdès avec deux décès et deux blessés. Le drame a eu lieu suite au renversement d’un véhicule léger survenu sur la RN n°05, com- mune de thénia. Un jour auparavant soit, le 26 octobre, cinq autres graves accidents avaient été recensés. Le bilan a été lourd également avec 8 morts sur les lieux d’accidents et 5 bles- sés. L’accident le plus grave s’est produit au niveau de la wilaya de tamanrasset (RN 1 commune de tamanrasset) avec trois per- sonnes décédées et 3 autres blessées suite a une collision entre un camion et un véhicule léger. Pour ce qui concerne les incendies, les unités de la protection civile ont procédé, durant les dernières 48 heures à l’extinction de quatre in- cendies de forêts, deux incendies de maquis, trois incendies de récoltes, et ce, à travers les wilayas de Bejaia, tiaret, tizi-Ouzou, Jijel, Médéa et Souk-Ahras. Les pertes de ces incen- dies sont estimées à 327 hectares de pins d’Alep, 24 hectares de maquis ainsi que 2.634 bottes de foin. Le même bilan fait part égale- ment de pas moins de 6.885 arbres fruitiers ra- vagés par les flammes. A noter, l’intervention des secours de la protection civile durant la même période pour l’extinction de nombre d’incendies urbains, industriels et divers au- tres, à travers les wilayas d’Ain Defla, Blida, Annaba et Relizane. Au niveau de la wilaya d’Ain Defla, deux personnes ont été atteintes

de brûlures au 1 er degré, suite à un incendie qui s’est déclaré à l’intérieur d’une habitation sise

à la rue tobib Abdelkader, commune Bordj

Ouled Khelifa. Les victimes ont été prises en charge sur les lieux puis au niveau de l’hôpital local. il convient de rappeler dans ce contexte que les unités de la protection civile ont pro- cédé, du 25 au 26 octobre courant, à l’extinc- tion de 28 incendies de forêt, 18 incendies de maquis, 17 incendies d’herbes sèches, ainsi que 6 incendies de récoltes à travers les wi- layas de Chlef, Bejaia, Bouira, tizi-Ouzou, Jijel, Skikda, Annaba, Mostaganem, Boumer- dès, tissemsilt, tipaza et Ain Defla ayant causé des pertes estimées à 270 hectares de pins d’Alep, 149 hectares de maquis, 222 hec- tares d’herbes sèches ainsi que 2.200 bottes de foin mais aussi 1.222 arbres fruitiers ravagés par les flammes. Chaque jour que Dieu fait, des accidents se produisent dans divers lieux, notamment, au niveau de nos routes mais aussi au niveau des quartiers. Aussitôt alertés les éléments de la protection civile se dépêchent vers les lieux pour venir au secours des victimes. Cela dit, l’idéal serait que des personnes sur place puis- sent être en mesure d’intervenir avec rapidité et efficacité, avant l’arrivée des équipes de se- cours. Comme souligné par des travaux de re- cherches, le pronostic vital est, en effet, étroitement lié à la rapidité de l’alerte et à l’ef- ficacité des actions entreprises avant l’arrivée des secours spécialisés. il faut dire que l’action initiale devant la grande majorité des situations de détresse repose sur quelques gestes simples, réalisables sans matériel autre qu’un téléphone mobile et deux mains, mais qui nécessitent néanmoins, un apprentissage et un changement de comportement adapté pour répondre aux besoins de toute situation de détresse. Cette si- tuation a interpellé la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) à œuvrer, dans un

cadre multisectoriel, à l’élaboration d’une stra- tégie d’enseignement des gestes qui sauvent, c’est-à-dire des gestes élémentaires de survie que se soit au niveau des instituions étatiques, des associations, etc. L’objectif de cet ensei- gnement vise principalement l’acquisition de notions essentielles de secours à personne en situation de détresse vitale, à travers un ensei- gnement bref, pratique, limité à l’urgence vi- tale et assimilable par tous. A ce jour, pas moins de 90.000 citoyens ont déjà été formés dans le cadre de l’opération « Un secouriste pour chaque famille ». Soraya GUEMMOURI

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

FAbrICAtIOn DE bIOSImILAIrE

Première unité 100% ALGÉRIENNE

La première unité 100% algérienne de fabrication de biosimilaire a été inaugurée officiellement jeudi dernier par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.

C e pôle de biosimilaire n’aurait jamais vu le jour sans le parrainage et les

encouragements incessants des hautes autorités avec la précieuse collaboration technique et l’ac-

compagnement scientifique de l’éminent Professeur mansouri, directeur général du LnCPP. C’est la conjonction de toutes ces énergies qui a permis au- jourd’hui de se hisser au rang des pays qui gagnent progressive- ment les challenges de l’autono- mie et la maîtrise des technologies de pointe. Les laboratoires Frater razes qui se situent à Oued El Karma concerne le pôle de production biosimilaire de flacons et se- ringues pré-remplies. Les labo- ratoires Frater razes ont consenti de lourds investisse- ments ont acquis de l’expertise technologique, fruit de plus de deux décennies dans le domaine de l’activité pharmaceutique. C’est avant tout trois unités de production avec plus de 950 em-

avant tout trois unités de production avec plus de 950 em- ployés dont la moyenne d’âge

ployés dont la moyenne d’âge est de 30 ans, encadrés par un éventail de techniciens formés et

hautement qualifiés. Ce laboratoire algérien est présent sur le marché avec une

riche gamme de plus de 70 pro- duits de forme sèche et de forme injectable et qui concernent plu- sieurs aires thérapeutiques telles que la neurologie, la rhumatolo- gie, la gastrologie, la cardiolo- gie, etc. C’est dans ce sens qu’un par- tenariat avec un grand labora- toire iranien a vu le jour. Il consiste en la réalisation future d’une nouvelle unité pour la bio- synthèse dont le lancement des travaux est programmé pour le mois prochain. Le président-di- recteur général du groupe, Ab- delhamid Cherfaoui, a déclaré en marge de la signature de partena- riat que « la future nouvelle unité pour la biosynthèse est un chal- lenge pour la production phar- maceutique nationale en Algérie. » Il y a lieu de noter que la fa- brication des bio-similaires est la formulation médicamenteuse à partir d’une matière vivante syn- thétisée et purifiée. Wassila BENHAMED

CErtIFICAtIOn bASmA DjAzAIrIA

Une stratégie AUDACIEUSE

tout pour promouvoir le produit « made in Algeria » sur les marchés étrangers. telle est désormais la devise des opérateurs algé- riens qui ont enregistré des performances re- marquables ces dernières années. Des performances qui leur font désormais regar- der vers l’étranger, pour écouler leurs pro- duits d’une part, et pour être rentables à leur pays, de l’autre, permettant ainsi de réduire la dépendance aux hydrocarbures. C’est le cas de l’opérateur Condor Electronics qui met à profit la précieuse opportunité des foires in- ternationales pour faire la promotion de ses produits et par la même de la qualité du label algérien. Cela a été le cas récemment aux Emirats Arabes Unis où le groupe de benha- madi a « marqué son territoire » à l’occasion la semaine de la technologie (gitex techno- logy Week) qui s’est tenue pour sa 36 e édition du 16 au 20 octobre derniers, au Dubaï World trade Center. Un rendez-vous, qualifié « d’incontournable », pour les professionnels des technologies du numérique et au cours duquel, se sont côtoyés plus de 3.700 entre- prises venues de plus de 60 pays pour un total de plus de 146.000 visiteurs. Déjà certifiée ISO 9001, 14001, 26000 et OhSAS 18001, pour les normes de qualité́, respect de l’envi- ronnement, responsabilité́ sociétale et santé et sécurité́, respectivement, Condor Electronics est également l’une des premières entreprises à être certifiée « basma Djazaïria », un label délivré par le Forum des Chefs d’Entreprises algérien (FCE) visant à garantir l’origine al-

gérienne les produits.Au gItEX 2016, les vi-

siteurs de cette foire ont eu l’agréable surprise de découvrir au niveau du stand de Condor Electronics les « dernières innovations et pro- duits made in Algeria » et ce, sur sa gamme en électronique à la « pointe » de la techno- logie et certifiés aux normes « internatio- nales » de qualité et de sécurité les plus strictes. Et cette première participation à ce Salon, considéré comme étant l’un des

« plus grands » évènements commerciaux de

la région mEnA, a été une « opportunité » pour présenter au public international cette entreprise ainsi que sa « large » gamme de produits dont les smartphones, les tablettes et les accessoires connectés. « Une stratégie qui nous a permis de promouvoir une économie algérienne forte, capable de rivaliser avec les plus grands et de s’exporter sur le marché in- ternational », a déclaré Abderrahmane ben- hamadi, président du conseil d’administration de Condor Electronics. Les plus grands acteurs des domaines des nou- velles technologies et de l’électronique ont

été présents à cette 36 e édition du « gitex » et Condor a pu profiter de cette occasion pour « promouvoir » son « savoir-faire » et

« créer » de nouveaux « liens » en vue de pro-

fiter de nouvelles opportunités. A ce sujet, réda hamai, directeur général-adjoint, chargé du Développement à l’International a déclaré que Condor Electronics continuera son « internationalisation » après des pre- mières expériences « satisfaisantes » et assure

que l’entreprise est en plein « déploiement » au niveau international. « nos produits sont à la pointe de la technologie et sont certifiés aux normes européennes CE. Une place de choix s’offre à Condor Electronics grâce à la qualité, la diversité et la compétitivité de nos produits sur le marché international », s’est-

il félicité. Inscrite à l’agenda de sa stratégie d’internationalisation, « gitex 2016 » est la quatrième étape après la participation au mWC de barcelone, mWC de Shanghai et à l’IFA de berlin. Des expériences « enrichis- santes » en connaissance de nouveaux mar- chés et un « feedback positif » suite à la rencontre de ce nouveau public. La compa- gnie tend donc à entrer un modèle de « sé- rieux » et de « compétence » et, misant sur l’innovation et la disponibilité́, elle œuvre pour « maintenir son « leadership » en propo- sant des produits à la fois « performants »,

« d’excellente qualité́ » et à un prix « très abordable » avec une présence sur « tout le

territoire algérien ». Avec des articles à la

« pointe » de la technologie et certifiés aux

normes de qualité́ et de sécurité́ « les plus stricts », le produit made in Algeria devient une « référence » dans le marché́. Avec les différentes gammes des produits proposées, Condor Electronics parvient à tou- cher toutes les cibles possibles et arrive à être présent dans 90% des foyers algériens grâce

à ses potentiels humains et techniques. Avis aux amateurs !

S. A. M.

SémInAIrE-AtELIEr LES 14 Et 15 nOvEmbrE

La qualité, une exigence vitale

« La qualité, un levier de compétitivité :

enjeu vital pour l’entreprise », un thème qui fera l’objet d’un séminaire-atelier, prévu les 14 et 15 novembre, à l’Ecole Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA). Organisé par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, cet évènement intervient au mo- ment où l’entreprise est interpellée pour jouer un rôle moteur dans la croissance du pays, mais surtout à s’ouvrir à l’international. Une option qui exige une adaptation aux exi- gences de la qualité comme gage de perfor- mance, de compétitivité, mais aussi, de confiance. Il s’agit pour l’entreprise de s’orienter vers les nouvelles normes et stan- dards requis par le marché, notamment, à l’export. En fait, « l’entreprise est un acteur économique produisant des biens et des ser- vices pour d’autres ‘‘clients’’ en dégageant des bénéfices. Elle nécessite en permanence

des choix et des prises de décisions, quelque- fois, vitales pour son existence ». Par consé- quent, « l’amélioration de la qualité et de la productivité est un objectif permanent qui ne doit souffrir aucun compromis ». L’impor- tance des enjeux qui s’imposent à l’entre- prise fait que la qualité doit impérativement constituer un processus constant, et un sys- tème à l’écoute des attentes des clients et du marché. La concurrence étant de mise, l’entre- prise ne peut rester en marge de l’évolution du savoir-faire, élément essentiel à l’amélio- ration de la qualité. Aussi, la compétitivité en tant que stratégie exige une implication de tous les intervenants dans la politique natio- nale de la qualité dans le sens où l’enjeu ré- side dans la protection de l’économie nationale et de la sauvegarde de l’outil de production. En fait, la qualité qui est aussi un

vecteur de compétitivité des entreprises et de régulation du marché, demeure étroitement liée à des exigences multiples, notamment, la normalisation, la certification, la propriété industrielle et intellectuelle, qui sont, en dé- finitive, des paramètres d’évaluation de la qualité du produit. Dans ce contexte, il est primordial que le système « Qualité » soit consolidé dans ses missions et ses capacités d’intervention. Le renforcement de l’infrastructure chargée de la qualité (normalisation, métrologie, certifi- cation, accréditation, propriété industrielle, environnement et sécurité industrielle) est également recommandé au bénéfice de l’en- treprise. Ce séminaire-atelier vise, à ce titre, à expliquer les enjeux de la mise en place d’une démarche qualité au sein de l’entre- prise.

D. Akila

DES hOmmES D’AFFAIrES ALgérIEnS à LAhAvAnE

S’imposer à l’international

La participation aux manifestations éco- nomiques et commerciales régionales et in- ternationales est devenue, au cours de ces dernières années, de plus en plus importante dans l’activité des entreprises algériennes qui veulent s’ouvrir sur d’autres marchés. Depuis la chute drastique des prix de pé- trole, les pouvoirs publics se sont orientés vers la diversification de l’économie natio- nale et l’encouragement de l’exportation hors-hydrocarbures. Pour justement la pro- motion des produits et s’imposer pleine- ment à l’international et aussi nouer des contacts avec les partenaires étrangers et re- fléter l’image et l’évolution de l’activité économique de notre pays, il est impératif d’encourager la participation des entre- prises à prendre part aux différents Salons et forums qui s’organisent au niveau inter- national. Il faut rappeler que l’Etat accorde une aide financière à hauteur de 80% par le biais du Fonds spécial de la promotion des exportations (FSPE) afin de facilité la par- ticipation des entreprises nationales dans les foires internationales, Salons spécialisés et expositions spécifiques de produits algé- riens. En effet, en plus des déplacements qui ont été déjà effectués au niveau de dif- férents pays, la Chambre algérienne de commerce et d’industrie organise le dépla- cement d’une délégation économique algé- rienne, conduite par son président, mohamed Laid benamor, et ce du 30 octo- bre au 4 novembre prochain à La havane (Cuba). Ce déplacement d’affaires est orga- nisé à l’occasion de la tenue de la 33 e édi- tion de la Foire Internationale de La havane (FIhAv 2016). Selon la CACI, cette mis- sion aura pour objectif, d’une part, de pros- pecter le marché cubain qui offre d’énormes potentialités pour les produits algériens, et d’autre part, de renforcer les liens de parte- nariat économique et commercial entre les entreprises algériennes et cubaines dans de différents secteurs productifs et industriels. Le programme de cette mission prévoit la visite des stands de la Foire internationale de La havane et des sites industriels ainsi que des séances de mise en relations d’af- faires et des rencontres b2b avec les opé- rateurs économiques cubains. Il est à noter que les bilatérales algéro-cubaines, qui re- montent à plus de 50 ans d’existence, ont connu une véritable impulsion ces quinze dernières années, touchant divers domaines de coopération. L’Algérie et Cuba se sont engagées, par la voie des plus hautes auto- rités des deux pays, à poursuivre leurs ef- forts pour impulser leur coopération dans divers domaines tant sur le plan écono- mique que politique où les deux pays par- tagent les mêmes positions et approches sur nombre de questions internationales. Aussi, le partenariat entre les deux pays est porté sur divers domaines, à l’instar de la santé, le tourisme, l’hydraulique. mais le partena- riat dans domaine de la santé considérée comme la locomotive de la coopération. Preuve étant que plus de 900 praticiens et techniciens cubains exercent en Algérie dans le domaine de la santé, déployés à tra- vers plusieurs wilayas du pays, en particu- lier le Sud.

M. A. Z.

wilayas du pays, en particu- lier le Sud. M. A. Z. 46,1% d’habitants sous-alimentés Comme chaque

46,1% d’habitants sous-alimentés

Comme chaque année l’IFPRI (Inter- national Food Policy Research Insti- tute) réalise son Global Hunger Index, ou Indice de la faim dans le monde, avec, en ligne de mire, les Ob- jectifs de Développement Durable qui visent à éradiquer totalement la mal- nutrition d’ici 2030. Sur les 118 pays étudiés dans le monde, c’est la Répu- blique Centrafricaine qui compte le taux le plus élevé, avec 46,1% d’habi- tants sous-alimentés.

Dimanche 30 Octobre 2016

Mo nd e

11

EL MOUDJAHID

POURPARLERS INTERSYRIENS

Moscou, Téhéran et Damas affichent leur accord

Moscou, Damas et Téhéran se sont engagés à conjuguer leurs efforts, en coordination avec les Nations unies, pour faciliter les pourparlers intersyriens en vue d’un règlement politique du conflit en Syrie.

L’ engagement de ces trois pays à œuvrer ensemble à mettre

un terme à une guerre des- tructrice qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011, a été exprimé par le chef de la diplomatie russe Serguei La- vrov à l’issue de ses entre- tiens avec ses homologues syrien Walid Mouallem et ira- nien Javad Zarif actuellement en visite à Moscou. «La Rus- sie et l’Iran se félicitent de la volonté du gouvernement sy- rien à renforcer la coopération avec l’ONU en vue de résou- dre les problèmes humani- taires», a déclaré le ministre russe, ajoutant que «les repré- sentants de l’ONU doivent agir de manière impartiale, ne pas répondre aux provoca- tions, et faire tout ce qui est possible pour confronter les terroristes en Syrie». Le ministre syrien a af- firmé de son côté que le gou- vernement de son pays n’a aucun contact avec la coali- tion anti terroriste dirigée par les Etats-Unis. Il s’est inter- rogé en outre sur son effica- cité «puisque l’opération lancée il y a deux ans par cette coalition n’a ramené aucun résultat.» Pour Walid Mouallem, Damas est

ramené aucun résultat.» Pour Walid Mouallem, Damas est convaincue que «Washington n’a pas l’intention

convaincue que «Washington n’a pas l’intention d’honorer ses engagements vis à vis de

la Syrie».

«Nous avons souffert de l’opération menée par la co- alition que dirigent les USA, car elle ne combat pas les ter- roristes mais détruit notre in- frastructure. Récemment, elle

a détruit beaucoup de ponts

cruciaux sur le fleuve Eu- phrate», a indiqué le ministre syrien desAffaires étrangères. «Ils (les pays de la coalition)

veulent que les terroristes quittent Mossoul pour Raqqa.

Je suis heureux d’entendre M. Lavrov que nous allons en- semble conjuguer nos efforts

pour empêcher cela.» Les trois chefs de la diplomatie sont convenus de «revenir au régime de la cessation des hostilités et de défendre une reprise urgente des pourpar- lers intra-syriens, tout en ré-

solvant les problèmes de l’amélioration de la situation humanitaire dans le pays», selon Serguei Lavrov. Les trois parties ont insisté en outre sur la nécessité d’une solution politique à la crise

syrienne. «Nous estimons que le règlement de la crise en Syrie n’est possible que par le biais du dialogue entre les dif- férents groupes syriens», a déclaré le ministre iranien, es- timant qu’»Il n’y a pas de so- lution militaire à cette crise». «La Russie et l’Iran ont confirmé qu’ils soutiennent la souveraineté, l’unité et l’in- tégrité territoriale de la Syrie, et qu’ils sont prêts à combat- tre conjointement les terro- ristes et à restaurer la paix dans le pays», a déclaré La- vrov à la presse.

IRAK

Couper la route aux terroristes

Des paramilitaires irakiens ont lancé hier une offensive pour reprendre une ville du nord-ouest de l’Irak et couper le ravitaillement des terroristes depuis la Syrie, ouvrant un nouveau front dans la bataille pour Mossoul. Des combattants ont lancé une opération pour reprendre Tal Afar, une ville qui était majoritaire- ment peuplée de musulmans chiites avant d’être prise par l’EI en 2014. «L’opération vise à couper le ravitaille- ment de Mossoul depuis Raqa (fief de l’EI en Syrie) afin de resserrer le siège de Mossoul et de libérer Tal Afar», ap- prend-t-on du porte-parole des troupes engagées. Selon lui, l’opération vise à re- prendre, outre Tal Afar, les villes de Tal Abta et de Hatra, à proximité de laquelle se trouve un site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, mais qui avait déjà été vanda- lisé par les terroristes. La participation des milices chiites à l’offensive de Mos- soul est source de tensions, Kurdes et sunnites irakiens n’y étant pas favora- bles. Alors que les paramilitaires pro- gressent en direction de Tal Afar, les forces fédérales avançaient elles dans le district d’Al-Choura, au sud de Mossoul. «Les unités fédérales ont planté le dra- peau irakien» sur un bâtiment gouverne- mental de la zone, a affirmé dans un communiqué un commandant de la po- lice, le général Raed Tawfiq Jawdat. La police «pourchasse les terroristes qui sont en train de fuir vers le nord» de la région d’Al-Choura, a-t-il ajouté. Ces opérations interviennent en dépit d’une annonce la veille par la coalition interna- tionale d’une «pause» temporaire des forces irakiennes afin de consolider les gains obtenus depuis le début de leur of- fensive. Pendant la pause, les troupes ira- kiennes «se repositionnent, se ré-équipent, et font du nettoyage» dans les zones conquises, a affirmé vendredi

soir le porte-parole militaire de la coali- tion anti-EI, le colonel américain John Dorrian. Mais quelques heures après cette annonce, un communiqué militaire irakien a toutefois indiqué que «les opé- rations militaires continuaient». Au fur et à mesure de l’avancée vers Mossoul des troupes de Bagdad, des milliers de civils payent le prix de cette offensive, l’ONU faisant état de l’enlèvement par l’EI de près de 8.000 familles autour de la cité des bords du Tigre, vraisemblablement pour être utilisées comme «boucliers hu- mains» . «La stratégie dépravée et lâche (de l’EI) consiste à essayer d’utiliser la pré- sence des civils pour mettre des zones ou des combattants à l’abri des opérations militaires», a affirmé vendredi le Haut- commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. L’ONU a par ailleurs dénoncé un massa-

cre par l’EI de plus de 250 personnes, exécutées par balles, cette semaine dans et autour de la deuxième ville d’Irak. Plus de 17.500 personnes ont été dépla- cées depuis le début de l’offensive, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’ONU a prévenu que près d’un million de personnes pour- raient être forcées de quitter leur foyer, provoquant une situation d’urgence hu- manitaire. Depuis le début de l’offensive, les terroristes ont également lancé une série d’attaques dans différentes villes du pays pour faire diversion, dont un raid spectaculaire à Kirkouk qui a fait des di- zaines de morts. Des responsables ont annoncé hier qu’une nouvelle attaque si- milaire, à Ramadi à l’ouest de Bagdad, avait été déjouée et onze personnes arrê- tées.

R.I. et agences

Une attaque de Daech contre Ramadi déjouée

Les forces de sécurité irakiennes ont déjoué une attaque du groupe terroriste Daech contre la ville de Ramadi à l’ouest de Baghdad, ont affirmé hier des res- ponsables. L’attaque avortée a conduit à l’arrestation de 11 personnes. Elle inter- vient après une série d’attentats menés par des terroristes pour faire diversion à la vaste offensive lancée le 17 octobre par les forces irakiennes pour reprendre au mains de Daech Mossoul, son dernier grand fief dans le pays. Les forces irakiennes «ont arrêté 11 membres de Daech qui planifiaient d’attaquer la ville», a indiqué le capitaine Ahmed al-Doulaimi de la police d’Al-Anbar, province dont Ramadi est le chef-lieu. Les forces de Baghdad ont repris Ramadi à l’EI/Daech et des opé- rations de déminage et de reconstruction sont en cours, mais très peu d’habitants ont pu retourner chez eux. Selon le membre du conseil provincial d’Al-Anbar, Raja al-Issawi, les 11 personnes arrêtées vendredi ont confessé avoir planifié une attaque sur la ville. La perte de Mossoul pourrait mettre fin à «l’Etat» autopro- clamé par les terroristes en Irak mais les analystes s’accordent à dire que le groupe pourrait alors activer des cellules dormantes et mener des attaques dans différentes villes. Le 21 octobre, une attaque surprise de Daech à Kirkouk dans le nord de l’Irak a provoqué des affrontements meurtriers entre les terroristes et les forces de sécurité, faisant au moins 46 morts en trois jours. Les terroristes ont également attaqué récemment Routba (ouest), où ils avaient exécuté au moins cinq Irakiens. (APS)

À QUELQUES JOURS DU SCRUTIN PRÉSIDENTIELAUX ÉTATS-UNIS

Le FBI relance l’affaire des MESSAGES PRIVÉS d’Hillary Clinton

relance l’affaire des MESSAGES PRIVÉS d’Hillary Clinton La candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hil- lary

La candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hil- lary Clinton, était vendredi sous le feu de critiques des républicains à quelques jours du scrutin présidentiel, après la relance soudaine par le FBI (police fédérale) de l’affaire de sa messagerie privée, qui avait été clas- sée en juillet. Alors qu’elle domine nettement dans les sondages, à onze jours du scrutin, le directeur du FBI, James Comey, a annoncé au Congrès que de nouveaux messages avaient été découverts et devaient être exa- minés par les enquêteurs fédéraux pour déterminer s’ils contiennent des informations significatives ou confidentielles. «Je suis certaine, quels qu’ils soient, qu’ils ne changeront pas la conclusion de juillet», a réagi Hillary Clinton en fin de journée lors d’un court point presse à Des Moines, dans l’Iowa. Elle a appelé le directeur du FBI à publier plus d’informations que la courte lettre qu’il a envoyée quelques heures plus tôt à des élus du Congrès. «Nous sommes à 11 jours de ce qui est peut-être l’élection nationale la plus im- portante de notre vie. Le vote a déjà commencé dans le pays. Les Américains méritent donc d’obtenir tous les faits immédiatement», a-t-elle poursuivi. Ces mil- liers de messages ont été découverts, selon NBC, sur un ordinateur portable ayant appartenu à Huma Abe- din, proche d’Hillary Clinton et membre de son cabi- net au département d’Etat, et à son mari Anthony Weiner, dont elle est séparée depuis août et qui fait l’objet d’une enquête pour l’envoi de messages «à ca- ractère sexuel avec une mineure». Aucun autre détail n’a été communiqué par le patron de la police fédérale dans sa lettre de trois paragraphes, envoyée aux prési- dents de commissions compétentes du Congrès, contrôlé par les républicains. Le candidat républicain, Donald Trump, a lui saisi l’occasion pour assurer à ses partisans que l’élection présidentielle n’»était pas jouée». Il s’était inquiété dans le passé de la proximité entre un personnage tel qu’Anthony Weiner et l’an- cienne secrétaire d’Etat, par l’intermédiaire d’Huma Abedin, l’une des plus proches collaboratrices d’Hil- lary Clinton depuis la fin des années 1990. «La cor- ruption d’Hillary Clinton atteint une ampleur sans précédent», a-t-il dit au début d’un meeting à Man- chester, dans le New Hampshire, tandis que ses parti- sans scandaient «enfermez-la!». «Nous allons regagner la Maison Blanche», a clamé Donald Trump. Ce rebondissement a immédiatement dominé la cou- verture médiatique, reléguant au second plan la jour- née de campagne d’Hillary Clinton dans l’Iowa. Le meeting de soutien de Barack Obama en Floride a éga- lement été éclipsé, selon les médias. «Je sais que l’ac- tualité dans cette campagne est souvent décourageante ou cynique. A cause de la nature d’internet et des ré- seaux sociaux, il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux», a-t-il déclaré à Orlando. «Mais je vous en supplie, le choix proposé lors de cette élection est vraiment clair», a-t-il dit. Des alliés de la démocrate ont accusé le patron du FBI de couvrir ses arrières en cas d’alternance. «Mais c’est vraiment irresponsable de ne pas clarifier de quoi il s’agit», a écrit David Axelrod, ex-conseiller d’Obama, sur Twitter. La séna- trice de Californie Dianne Feinstein s’est dite «cho- quée» de la lettre de M. Comey, qui en dit selon elle trop ou trop peu, attisant ainsi les suspicions. James Comey avait recommandé en juillet de classer l’af- faire, un avis suivi par le département de la Justice, mais il avait pris soin de souligner que l’ancienne se- crétaire d’Etat avait fait preuve d’une «négligence ex- trême». La démocrate a présenté ses excuses l’an dernier dans cette affaire, mais elle a toujours pré- tendu n’avoir rien fait d’illégal. Pendant ses quatre an- nées à la tête du département d’Etat, de 2009 à 2013, elle communiquait avec une messagerie privée grâce à un serveur privé installé dans son domicile de Chap- paqua, au lieu d’avoir recours à un compte gouverne- mental, exposant potentiellement des informations confidentielles à un piratage. Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, a demandé que M me Clinton soit privée des séances d’informations classi- fiées auxquelles ont droit les candidats à la Maison- Blanche. (APS)

Dimanche 30 Octobre 2016

So cié t é

12 El MOUDJAHID

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EL MOUDJAHID

ACCESSIBILITÉ DE L’ENVIRONNEMENT BÂTI

L’AFFAIRE DE TOUS

Favoriser l’inclusion des personnes handicapées dans tous les services, notamment dans l’environnement bâti ; tel est le thème débattu lors d’un imposant séminaire tenu jeudi dernier à l’université Ferhat-Abbas Sétif 1, à l’initiative du Conseil local des architectes algériens (CLOA) en partenariat avec Batimatec Expo et l’association de lutte contre la myopathie.

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BEZZA

JOURNÉE MONDIALE DU PSORIASIS

R E GA R D Déchetsspéciaux:
R E GA R D
Déchetsspéciaux:

l’autrebataille

l Les indicateurs de l’environnement se mettent

au vert, il n’y a pas à dire. En fait, de plus en plus, l’option de la préservation du cadre de vie, de l’atmosphère et des ressources naturelles, de manière générale, se précise, chez-nous. Les efforts considérables déployés, sur le terrain, viennent, tous les jours que Dieu fait, tant en termes de valorisation des énergies propres que de gestion des déchets, confirment, cette nouvelle orientation, au cœur des politiques nationales. L’exemple de la destruction, il y a quelques jours, d’un établissement scolaire, à Bordj El Kiffan, pour des raisons, liées, à la protection de la santé des élèves, ne laisse point de doute, sur la volonté des pouvoirs publics d’éradiquer les dernières poches de déchets spéciaux, hissés, au rang de préoccupation majeure, voire même de priorité. Cette opération qui s’ajoute, faut-il le rappeler à d’autres, lancées, auparavant, inscrites, dans le cadre d’une stratégie nationale, pour laquelle des instruments et des mécanismes institutionnels, organisationnels ainsi que des enveloppes financières conséquentes, traduit, à vrai dire, une fois de plus, la résolution de l’Algérie de déclarer la «guerre», à l’amiante, considéré comme matière dangereuse et cancérigène. La gestion et l’élimination des déchets spéciaux notamment industriels, considérés, il y’a quelques années, comme un luxe, ou dans les meilleurs des cas, un souci purement environnemental, pris en charge par l'Etat, commence, à s’organiser, même, en filières économiques, à la faveur de la loi, promulguée, 2001, consacrée, à la gestion et l'élimination des déchets et pas moins de quinze de textes d'application, en sus d’ un Plan national de gestion des déchets spéciaux. Aujourd’hui, les efforts se poursuivent pour le traitement des déchets hospitaliers, des produits pharmaceutiques périmés et autres, dans le cadre de programmes et plans d’actions qui se fixent comme objectif premier :

la réduction de la production et de la nocivité des déchets, d’emblée, à la source, à travers le recours à l’incinération ainsi que le traitement écologique rationnel des déchets. Pas décisifs, vers une meilleure gestion des déchets spéciaux.

Samia D.

Une maladie PEU CONNUE

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du Psoriasis, l’Association nationale des malades atteints de psoriasis a orga- nisé une journée d’information sur cette maladie peu connue du grand public et qui a des répercussions importantes sur la vie psycholo- gique et sociale du malade.

C’ est à l’occasion de la

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

paraître les lésions à tout prix. Parfois le patient refuse de commu- niquer et choisit l'isolement pour ne plus avoir à souffrir des regards des gens et de leurs remarques désobli- geantes», dit-il, tout en ajoutant que, «le psoriasis ‘’s'affiche’’, et il est par- fois difficile d'avoir à expliquer sans cesse le pourquoi de ces plaques dis- gracieuses ». Cette maladie chronique qui évolue par cycles, avec des périodes de ré- mission n’est pas tout de même pas contagieuse et peut être bien maîtri- sée par les traitements, expliquent les spécialistes en la matière. Le psoriasis peut être très désagréable ou même douloureux lorsqu’il se manifeste sur la paume des mains, la plante du pied

ou dans les plis de la peau. L’étendue de la maladie varie considérablement d’une personne à l’autre. Selon l’en- droit où les plaques sont situées et leur étendue, le psoriasis peut être gê- nant et nuire à la vie sociale. En effet, le regard des autres sur les maladies de peau est souvent blessant. La cause précise du psoriasis n’est pas connue. Plusieurs facteurs seraient impli- qués dans l’apparition de la maladie, en particulier des facteurs génétiques et environnementaux. Ainsi, on re- trouve des antécédents familiaux de psoriasis dans environ 40% des cas. Des stress physiques (infections, bles- sures, chirurgie, médicaments, etc) ou psychiques (fatigue nerveuse,

anxiété, etc.) peuvent aussi contribuer au déclenchement de la maladie. Par ailleurs, le président de l’Asso- ciation a souligné que «les consé- quences psychologiques de la maladie sont importantes notamment la peur du regard de l'autre et la perte de confiance en soi». «En Algérie, cette maladie est méconnue du grand public et mal prise en charge», a-t-il estimé. Faisant un état des lieux en Algérie en matière de psoriasis, M. Yaadach déplore le fait que notre pays accuse un très grand retard en termes de prise en charge de cette maladie chronique reconnue par la CNAS mais sans qu'une grande partie des médicaments essentiels ne soit rem- boursable. Il a fait savoir que la première et la seule étude pour établir un profil épi- démiologique et clinique des patients atteints par cette maladie ne date que de 2012. Cette étude a montré que la prévalence du psoriasis en Algérie est estimée entre 10 et 26 pour 1.000 ha- bitants, soit 2 à 3% de la population algérienne des deux sexes. 30% des cas sont des enfants. Au total, 7% des cas sont graves, soit 35.000. C'est donc près d'un million d'Algériens qui sont touchés par cette maladie et plus de 125 millions dans le monde. Il y a lieu de souligner, enfin, que cette journée est une occasion propice pour mieux faire connaître cette ma- ladie inflammatoire de la peau qui en- traîne des souffrances psychologiques importantes.

Sihem OUBRAHAM

journée mondiale du Psoriasis qui coïncide

avec le 29 octobre de chaque année que nous organisons cette journée d’information» a indiqué, à El Moud-

jahid, M. Yaadach Ahcene, président de l’Association nationale des ma- lades atteints de psoriasis. «Notre as- sociation de patients a été créée en 2014, pour lutter contre le psoriasis. Mal connue, mal vécue, cette ma- ladie inflammatoire de la peau qui peut toucher différentes parties du corps (coude, genoux, cuir che-

Non contagieuse et le plus

souvent bénigne, cette maladie se ca- ractérise par l'apparition d'épaisses plaques de peau qui se détachent sous forme d'écailles blanches», dira le président de cette association. Ce der- nier a affirmé que l’objectif de son as- sociation est de «favoriser un mouvement d'entraide vis-à-vis des patients atteints de psoriasis et de leur famille», explique-t-il. Organisée, hier, au niveau de la maison de la culture 11 Décembre 1960 à Belouizdad, cette rencontre a pour objectif d’informer et d’éduquer par des actions concernant les causes de la maladie et son évolution possi- ble ainsi que les différents types de traitements. Selon les participants à cette ren-

velu

«

C ette rencontre qui s’est dé- roulé au niveau de l’audito- rium Mouloud Kacem Nait

belkacem a porté sur un sujet sensi- ble a réuni de nombreux intervenants venus d’horizons divers à l’instar des architectes, représentants de bureaux d’études techniques, universitaires, clients et entrepreneurs et représen- tants d’associations de personnes handicapées. Dans un contexte marqué par de réelles avancées en termes de déve- loppement qui font qu’aujourd’hui que la wilaya de Sétif revêt l’image d’un immense chantier, les différents intervenants n’ont pas été sans met- tre l’accent sur ce qui reste à faire en matière d’accessibilité, tant et si bien sera-t-il souligné que «l’environne- ment qui nous semblait si convivial se transforme en milieu hostile, frus- trant même, nous empêchant d’évo- luer sans assistance…» C’est à ce titre, que chacun, com- muniquant ou représentant de ces personnes à mobilité réduite devait souligner la nécessité de mettre à sa juste place ce point fort inhérent à l’accessibilité au niveau des études, des cahiers de charges et surtout de la réalisation. Comment sinon apprécier cette in- tervention du recteur de l’université Ferhat-Abbas Sétif 1, Djenane Ab- delkrim qui a souligné que sur l’en- semble des bâtiments que compte cette université, seul deux sont ac- cessibles aux handicapés. Il dira l’importance et la sensibilité

que revêt un tel thème, établissant par la même la nécessité de réparer ce déséquilibre avant de s’interroger:

«Qui est l’handicapé, est ce celui qui conçoit le bâti ou celui qui l’utilise?» Le Président du Conseil local de l’ordre des architectes, Belatreche Fouzi qui interviendra auparavant pour traiter ce sujet «délicat et d’ac- tualité», soulignera la nécessitée d’œuvrer ensemble et à tous les ni- veaux pour appréhender dans sa juste dimension le volet inhérent à l’accessibilité qui impose pour Ab- delkrim Langar, membre du bureau du CLOA, le devoir de prendre en

Langar, membre du bureau du CLOA, le devoir de prendre en charge l’ensemble des paramètres nécessaires

charge l’ensemble des paramètres nécessaires depuis la conception du projet, sachant dira t-il que ce concept n’est pas seulement applica- ble aux personnes à mobilité réduite mais aussi à toutes les personnes en situation d’handicap temporaire évo- quant à ce sujet l’exemple des femmes enceintes ou celui des per- sonnes âgées et établissant comme le fera Issam Damerdji, architecte agrée qui traitera de «l’accessibilité du bâti et de la voierie», la nécessité de se mettre aux standards interna- tionaux et disposer ainsi d’une ac- cessibilité pour toutes les formes d’handicaps. Le D r Youcef Saighi pour répondre à sa communication «Nos villes sont elles handicapantes ou amies aux personnes à mobilité réduite» parlera de cette contrainte du quotidien qui

dira t-il relève «d’un manque d’inté- rêt pour le citoyen lorsqu’il ajoutera qu’aucun trottoir n’assure la chaine de déplacements chez nous, «ce qui m’amène à dire que l’espace public dehors doit être organisé et facilita- teur pour les personnes à mobilité ré- duite y compris les non voyants, les mal voyants, les personnes à fau- teuil, les enfants , les personnes en- ceintes, et les personnes qui marchent difficilement. » Chacun s’accordera dans ce contexte à dire le nombre de textes réglementaires qui existent mais d’aucun ne s’empêchera de souligner que c’est au niveau de l’application et du suivi que les failles sont rele- vées. le PDG de Batimatec Expo, Raouf Stiti reviendra justement sur la problématique de l’accessibilité, au vu dira t’il ,d’un chiffre qui dé-

passerait les deux millions d’handi- capés en Algérie : «Nous avons toute une batterie de textes réglementaire dont un arrêté très important qui an- nonce l’élaboration de la norme al- gérienne sur l’accessibilité en plus de l’arrêté qui fait référence à la norme NA 16222 et «tous ces textes consacrent la liberté d’accès aux per- sonnes à mobilité réduite dans tout l’environnement bâti mais sur le ter- rain nous constatons que ce n’est pas toujours le cas malheureusement. Plusieurs autres communications se- ront prononcées après que Abdere- zak Boussouf, vice-président de l’Association de lutte contre la myo- pathie ne lance un appel aux déci- deurs au moment où Sétif va bénéficier d’un grand projet qu’est le tramway.

F. ZOGHBI

).

contre, le développement d’une der- matose est toujours perturbant et se répercute sur le comportement du malade qui instaure une sorte d'achar- nement thérapeutique pour faire dis-

BEJAÏA

COLLECTE DE SANG à la sûreté de wilaya

La Sûreté de la wilaya de Bejaia demeure un modèle dans la re- lation police-journalistes. C’est ce qui a été traduit durant deux jours, coïncidant avec la journée nationale de don de sang et la jour- née nationale de la presse. Où un programme a été tracé par les ser- vices de la police en présence des cadres de la communication de la direction générale de la sureté nationale (DGSN) et de la direc- tion régionale de Constantine. Un programme riche, avec la parti- cipation de la presse locale, a comporté plusieurs activités dont l’organisation de la troisième opération de don de sang des agents de la police au niveau du siège de la sureté de la wilaya et une ex- position des différentes activités avec bilans chiffrés des services de police de la wilaya. Une opération coup de poing à travers plu- sieurs quartiers de la ville a conduit les agents de police vers des endroits ciblés par des actions de contrôles des identités des per- sonnes. Lors de cette cérémonie, M. Benaceur Abdellah, chef de Sûreté de la wilaya a animé une conférence de presse au siège du centre de formation de police de Sidi Ahmed, en présence des ca- dres de la DGSN dans laquelle il s’est exprimé sur l’excellente re- lation des services de police et les représentants des différents organes de presse exerçant dans la wilaya. Il a tenu a souligné que plusieurs affaires traités par ses services ont été élucidés grâce à la presse. «La presse demeure un partenaire efficace et un élément complémentaire dans le travail de la police dont celle-ci ne ména- gera aucun effort pour préserver cette excellente relation de travail et tisser davantage des liens basés sur la confiance mutuelle pour arriver à une information objective et crédible et permettre aux

journalistes de traiter l’information sécuritaire avec plus de pro- fessionnalisme et ce conformément aux instructions du directeur général de la sureté nationale qui a toujours accordé une importance capitale pour favoriser une meilleure relation entre la police et la presse» devait souligner d’emblée M. Benaceur qui a tenu à hono- rer l’ensemble de la presse locale avant de présenter les différentes activités de ses services de police de janvier à septembre 2016. Un bilan positif où l’action de sensibilisation et la présence per- manente des éléments de police sur le terrain à dissuader plus les citoyens surtout pour les accidents des routes ou les vols. Un travail efficace qui a permis à la wilaya de Bejaia d’enregistrer le plus fai- ble taux de criminalité à l’échelle nationale. Ainsi avec plus de six millions d’estivants ont afflué cette année sur le littoral de la wilaya durant les trois mois de la période estivale, les services de police de Bejaia ont assuré une couverture optimale sur les routes, sur les plages et dans les lieux publics et aucun incidents majeurs n’a été enregistré grâce aux opérations sensibilisation et une présence per- manente sur les lieux. Plusieurs rencontres ont eu lieu à travers des expositions sur les causes des accidents, les risques de consomma- tions des stupéfiants et ou la société civile a été très attentive aux initiatives de la police. Le chef de sureté de la wilaya dira «Ce n’est pas le faible taux de criminalité ou des accidents qui nous intéresse, notre cheval de bataille c’est éradiquer totalement ces fléaux qui rongent la société. Il faut lutter sans répit contre les malfaiteurs, les narcotrafiquants, les dealers, les auteurs de crimes. Il faut instaurer une sécurité totale pour les citoyens en assurant les biens publics

et de personnes. Une mission que chaque élément de police concré- tise du cœur à l’ouvrage». Ainsi durant les dix derniers mois de l’année en cours les services de la voie publics, des affaires géné- rales et de la règlementation et de la police judicaire ont réalisé un travail efficace en arrêtant et en transférant devant les parquets de justice, plusieurs individus impliqués dans des affaires touchant la sécurité des citoyens. Les services de lutte contre les stupéfiants ont traités 126 affaires avec 197 individus impliqués dont 191 hommes et 4 femmes. 157 hommes et 2 femmes ont été incarcérés et une quantité de 43 kg et 572 grammes de kif, 8408 psychotropes et 1,4 gramme de cocaïne ont été saisis. Les services de la police judicaires ont traité 1.009 affaires relatives aux biens publics où 1.100 hommes, 22 femmes, 26 mineurs et 4 étrangers ont été im- pliqués. Présentés devant la justice, 330 individus dont 10 femmes, 12 mineurs et 2 étrangers ont été mis sous les verrous. Pour les services de la voie publiques, 114.787 véhicules ont été contrôlés mettant en cause 919 infractions routières, 331 délits de coordination, 112 véhicules mis en fourrière, 12.591 Procès-verbaux avec amendes et 4389 retrait de permis. Les services de police ont également en- registré 3.708 appels téléphoniques à travers les numéros 1.548 et le 17.Ainsi les services de sureté de la wilaya ont réussis à instaurer une excellente relation avec la presse locale grâce au travail effec- tué et au professionnalisme de sa cellule de communication a sa tête M me Boumaaza Khokha. Mustapha LAOUER

a sa tête M m e Boumaaza Khokha. Mustapha LAOUER HANDISPORT Ensemble pour DÉFIER le handicap

HANDISPORT

Ensemble pour DÉFIER le handicap

Mercredi après midi s’est déroulée au restau- rant Golf du Complexe olympique, Mohamed- Boudiaf, une sympathique cérémonie en l’honneur de la Fédération algérienne handisport (FAH). En effet, l’entreprise Magpharm, qui s’in- vestit pour la santé, la prévention et la beauté par le développement et la commercialisation de so- lutions naturelles, compléments alimentaires, pro- duits d’hygiène, laits infantiles et produits dermo-cosmétiques, en proposant des produits de haute qualité pour le confort de tous, a eu une louable initiative, en apportant son aide et sa contribution à la pratique du sport pour handica- pés. En effet, Magpharm a organisé ladite cérémo- nie pour faire un geste, en faveur de certains clubs handisport disposant d’équipes de basket-ball issus de différentes régions du pays. Ainsi, elle a fait don de 70 fauteuils roulants aux clubs régio- naux de l’Algérie profonde dans le cadre d’un partenariat entre Magpharm et la Fédération al- gérienne handisport, avec pour but le développe-

ment et la promotion du handisport, notamment le handibasket. Pour la directrice générale de Magpharm, M me Cherifa Kerrar : « Magpharm ai- dera les athlètes, notamment les femmes, à rele- ver le défi du handicap et à exercer une activité sportive, qui ne pourra que leur être bénéfique sur tous les plans. Chez Magpharm, nous sommes sensibles à la cause des handicapés et nous œu- vrons pour leur épanouissement en société, et quoi de mieux que le sport pour faire passer des valeurs telles que l’esprit d’équipe, le fair-play et l’entraide ? Cela doit devenir une tradition pour que cette frange à part entière de la société puisse s’exprimer et se sentir sur un pied d’égalité avec les autres». Pour les responsables de Magpharm, c’est la moindre des choses à faire, parce qu’hu- mainement parlant, c’est une bonne chose, d’au- tant plus que le handisport algérien a acquis une reconnaissance mondiale et a de tout temps ho- norer l’Algérie. De leur côté, le président de la Fédération al- gérienne handisport et du comité paralympique

algérien, Rachid Haddad ainsi que les présidents de clubs régionaux ont tenu à remercier vivement Magpharm à travers la personne de sa directrice générale et de ses cadres présents sur place, pour un tel geste louable. Ils ont remis en la circons- tance un trophée à Magpharm en signe de recon- naissance. Par ailleurs, Magpharm à travers sa gamme va- riée de produits, met à la disposition des athlètes handisport des produits qui les boosteront et ai- deront à atteindre leurs objectifs, tels que la bois- son tonique par excellence Phyngy, grâce à une formule développée pour une assimilation rapide des puissants actifs qui la composent et Glucoflex Baume, un produit qui permet de soulager effica- cement et durablement les douleurs articulaires, en plus de redonner souplesse et mobilité aux ar- ticulations. La solidarité algérienne à donc encore une fois était au rendez-vous et on ne peut pour notre part qu’applaudir et encourager ce genre dinitiative.

Mohamed-Amine AZZOUZ

DAR EL BEIDA

Démantèlement d'un réseau de malfaiteurs

Les services de la Sûreté de la wilaya d'Alger ont procédé récemment au démantèlement d'une association de malfai- teurs composée de dix personnes âgées entre 30 et 40 ans, dans la circonscription administrative de Dar El Beida pour trafic de drogue dans le cadre d'un réseau organisé, a indi- qué vendredi dernier un communiqué de la Sûreté de la wi- laya d'Alger. Le procureur de la République territorialement compétent a ordonné la mise en détention préventive de huit d'entre eux, tandis que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire, a indiqué le com- muniqué. Les services de sûreté ont saisi 10 kg de cannabis,

une somme d'argent de 140 millions de centimes, 3 véhi- cules touristiques, des cartouches de 7,65 mm, des armes blanches et des portables, ajoute-t-on de même source. Les faits remontent au jour où les services de sûreté ont mis la main sur un individu en possession d'une importante quan- tité de drogue au niveau d'une cité, dans la circonscription administrative de Dar el Beida. Suite aux aveux de l'accusé, il a été procédé à l'élargissement de la compétence à deux wilayas intérieures, ce qui a permis l'arrestation du reste de la bande criminelle et la saisie d'une importante quantité de cannabis.

ASSASSINAT DE YACINE ET NASSERDINE

Le geste de solidarité de la Radieuse

Fidèle à ses traditions de solidarité et de soutien, la Ra- dieuse, présidée par M. Chafi Kada, a fait le déplacement à la commune Ighli, située à 180 kilomètres du chef-lieu de wilaya, Bechar et à la commune d’Aïn-Fakroun, dans la wilaya d’Oum Bouaghi, afin de rendre visite aux fa- milles des enfants assassinés dernièrement dans ces deux localités. C’est ainsi que la délégation de la Radieuse, ac- compagnée par des membres de la DGSN, ont présenté les condoléances d’usage ainsi que le soutien moral, sans ou- blier une aide financière à ces familles. Le père du regretté Yacine, M. DeriahAhmed de la com- mune d’Ighli (w. de Béchar), a remercié vivement ce geste de la Radieuse, dont la délégation a fait plus de mille ki- lomètres de route pour arriver dans cette localité. «Cette

visite et ce soutien diminuent un peu notre peine et notre grande tristesse. Je tiens à la remercier, tout comme je re- mercie tous les citoyens de la wilaya et d’autres régions du pays, pour leurs messages de soutien», a-t-il déclaré. De son côté, M. Tlaker Salah, père d’Amine, d’Ain-Fa- kroun, a rendu lui aussi, un vibrant hommage à la déléga- tion de la Radieuse pour son aide morale et financière. «Je souhaite, du fond de mon cœur, que ces opérations de kid- napping, qui n’ont rien à voir avec les valeurs de la société algérienne, s’arrêtent», déclare, entre autres, ce père éploré. En marge de ces geste de solidarité, la délégation de la Radieuse a rendu une autre visite de soutien, à Oran, à M. Amokrane Amhenet, le père de la petite Nihal, assas- sinée, elle aussi, l’été dernier.

Cult ure

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EL MOUDJAHID

ENTRETIEN

ENTRETIEN SPÉCIAL SILA 2016
ENTRETIEN SPÉCIAL SILA 2016

SPÉCIAL SILA 2016

SPÉCIAL SILA 2016

AMAR BELHIMER, AUTEUR, PROFESSEUR D'UNIVERSITÉ :

« LE PRINTEMPS ARABE EST UN GRAND TSUNAMI POLITIQUE »

Rencontré au Salon international du livre d'Alger (SILA) lors de la vente-dédicace de son essai Les printemps du désert, paru tout récemment chez l'Agence nationale de communication, d’édition et de publicité, (Anep) Ammar Belhimer revient dans cet ouvrage d'analyse sur les enjeux tacites du printemps arabe, plus grand tsunami politique du monde arabo-musulman.

V otre livre analyse les Prin- temps du désert qui a frappé bon nombre de

pays arabes

de ce sujet épineux ? J'ai rassemblé des chroniques publiées dans la presse tout en ap- portant des modifications sur le contenu afin de donner plus de co- hérence au sujet, mais surtout pour démystifier ce qui est une problé- matique dominante, dans ce que j’appelle l’idéologie néolibéral. On fait passer un massacre pour un printemps, des guerres civiles un nouvel ordre, le désordre pour de l’ordre, alors qu’en réalité, ce n’est qu’une transition de l’Etat-Nation vers des multi-Etats ou de petits Etats confessionnels ethniques dans le monde arabe, en remplaçant comme succession, comme transi- tions et alternative au niveau de li- bération nationale. C'est consommer les acquis des mouve- ments de libération nationale et so- ciale qui a suivi les indépendances et imposer les nouveaux ordres néo- libéraux à travers ce qu’on appelle la théorie d’Obama, c’est-à-dire di- riger de l’arrière à travers notam- ment la mise en place des sous-traitants indigènes locaux comme le Qatar ou l’Arabie saou-

Pourquoi le choix

dite, qui souvent sous-traitent les missions de capitalisme financier en payant eux-mêmes les missions pour lesquelles elles sont sous-trai- tées.

Peut-on dire que derrière cette appellation de "printemps" se cache une guerre sans merci qui ne dit pas son nom ? Absolument, c'est une guerre contre les Etats-Nations, c'est une guerre contre les acquis du mouve- ment social arabe, et c'est une guerre contre l'islam qui n'est pas coupable, et qui est présenté sou- vent comme symbole de terrorisme, alors qu'en fait c'est une religion de paix.

Vous avez parlé du wahha- bisme. Quel est l'origine de cette sulfureuse idéologie et quel est son rôle dans l’échiquier géostra- tégique arabe ? Le wahhabisme est une création à l'origine des services de rensei- gnements anglais, revigoré et re- mise à l'ordre du jour dans les années 1970 en Afghanistan dans le cadre de l’achèvement du bloc so- viétique, et qui a été remis au bout d'une troisième fois dans le cadre de la théorie d'Obama. Le wahhabisme est une bonne assise, à moindre coût, puisqu’il s'autofinance et il fi- nance les missions qui lui sont dic- tées par l'ordre impérial.

Vous dites que le printemps arabe est le plus grand "tsunami politique" ayant frappé le monde arabo-musulman. Quelle est la différence entre ces troubles et les antécédents coloniaux ? C'est en effet le tsunami poli- tique le plus violent depuis les co- lonisations. Nous assistons à de nouvelles formes de colonisation plus destructives et plus massives. Les armées modernes ont des moyens de destructions nettement plus violentes et efficaces que les

Ph.: Wafa
Ph.: Wafa

armées coloniales, et on voit ce qui se passe en Syrie, Libye, Irak, Bah- reïn et sans information au Yémen. Ces pays sont totalement déchique- tés sans que personne ne voit

d'images au moment où internet est censé prévaloir.

Peut-on dire que le printemps arabe a pu arracher une lueur

d'acquis démocratique ? Peut- être le cas de la Tunisie ? On ne peut parler de liberté, car donner le sentiment de liberté était pour mieux exploiter. Le tsunami néocolonial n'a apporté aucun ac- quis pour les peuples arabes, ni même pas rapport la Tunisie qui a la chance de ne pas être dans l’œil du cyclone, ce qui explique son au- torisation de traiter de manière en- dogène, indigène et locale, la question islamiste dans un cadre institutionnel, et qui préserve les grands équilibres d'un Etat attaché depuis une longue date à l'ordre néolibéral. Avec naturellement le consentement de Ghanouchi et des islamistes qui n'ont pas d'autres choix de composer, dans le cadre d'une stratégie d'entrisme et de par- ticipation institutionnelle, avec na- turellement un certain nombre de missions déstabilisantes pour la ré- gion dont on parle très peu. Entretien réalise par Kader BENTOUNÈS

RENCONTRE AVEC LES AUTEURS

Estrade d’écrivains : DÉBAT À BÂTONS ROMPUS

Parmi les idées novatrices de la 21 e édition du Salon international du livre d'Alger, des conférences intitulées "Estrades", durant les- quelles un auteur prend la parole pendant une heure afin de parler de ses œuvres, de son parcours et de débattre avec le public à bâtons rompus. C'était le cas vendredi après-midi avec l'auteur algérien Habib Sayah, grand romancier pas souvent médiatisé alors qu'il compte à son actif une riche bi- bliographie qui date de plus de trente ans. Il était question entre autres de revenir sur les œuvres qui ont marqué son parcours et qui ont trouvé de bons échos auprès des lecteurs. Colonel Zbarbar, paru en 2014 est l'un des préférés du lectorat d'Habib Sayah. Ce livre met en lumière cette région qui était par le passé le théâtre de beaucoup d'opération menées par les troupes de l'armée de libération nationale, mais aussi, une région embrasée pendant la décennie noire. Habib Sayah a par ailleurs narré les circonstances de l’écri- ture de son roman Tilka el mahiba (cet amour), paru en 1994, ce roman dont les péripéties se dérou- lent à Adrar est un acte de fidélité de l'auteur pour cette ville qu'il l'a accueilli pendant une période trou- ble, et qui a pris son cœur : « Adrar est une ville ensorcelante qui m’a beaucoup marqué. J’ai essayé de trouver des réponses aux problé- matiques et aux questions existen- tielles, religieuses, ethniques, soufies et anthropologiques des lieux. Je ne suis pas sociologue ou historien pour trouver des ré- ponses, il fallait rassembler toutes ses questions et avoir recours à mon imagination et ma narration", a-t-il noté. Tandis que certains se perdent dans les dédales du débat relatif au choix de la langue d’écri- ture pour la littérature algérienne, Habibi Sayah, auteur arabophone, explique que cela constitue une ri-

auteur arabophone, explique que cela constitue une ri- chesse pour la culture algérienne, nullement un problème.

chesse pour la culture algérienne, nullement un problème. "La réalité de l’Algérie impose, que l’on veuille ou non, d’écrire en trois langues, à savoir en arabe, en ama- zigh et en français, il y a un grand lectorat des trois langues, alors pourquoi se priver. Les débats sur le recours à ces trois langues pren- nent parfois des proportions idéo- logiques, et c’est très dangereux je trouve, il faut libérer ces langues de leurs surdosages idéologiques et faire d’elles des langues de com- munication, d’écriture, de re- cherches et de savoir", a-t-il précisé. L'auteur a par ailleurs pré- cisé que pour qu’un projet roma- nesque réussi, il doit passer impérativement par des recherches et des documentations approfon- dies. Il a également indiqué que les lectures de l’enfance et de la jeu- nesse constituent un réservoir iné- puisable pour le sacerdoce d’écriture, avec notamment l’obli- gation d’avoir le souffle poétique pour espérer réussir son roman. Mais avant lui, l'auteur français Jean-Christophe Rufin a animé la première estrade afin de partager avec le public son riche parcours

d'écrivain, de médecin, de diplo- mate et d'humaniste activiste dans des organisations non gouverne- mentales. Jean-Christophe Rufin, méde- cin neurologue et psychiatre, a in- diqué que l'écriture est une passion

insondable qu'il faut aimer de son plus profond cœur et âme pour es- pérer réussir. " Je fais une écriture qui me parle, que j’aime lire. J’écris sur les portraits, la nature,

les expériences humaines

fais pas une littérature avant-gar- diste et je ne cherche pas à révolu-

tionner l'écriture. Je n’ai pas non plus étudié la littérature, ce qui m’amène à avoir ma propre per- ception de l’écriture, et je trouve que c’est une force en soi. Mais cela ne m’empêche pas de m’ins- pirer des grands écrivains", a-t-il noté. L'ancien ambassadeur de la France, au Sénégal et en Gambie, est lauréat de plusieurs prestigieux prix littéraire à l'exemple du Gon- court du premier roman en 1997 pour son œuvre L'abyssin et le Goncourt en 2001 pour son roman Rouge Brésil. Kader B.

Je ne

LE COIN DU COPISTE
LE COIN DU COPISTE

Quel avenir pour la lecture ?

l Souvent posée ici et là par les linguistes, pédagogues,

journalistes et autres analystes, cette lancinante interrogation, qui pourtant est d’une brûlante actualité, demeure à ce jour pendante : la littérature algérienne de « graphies arabe et française », pour reprendre, à quelques nuances près, la formule de Jean Sénac, a-t-elle encore un avenir dans notre pays ? La réponse, selon un confrère avisé, est une tautologie, pour ne pas dire une lapalissade : c’est oui, mais tant qu’il y aura encore des lecteurs, dans les deux langues, bien évidemment. Pour l’heure, il semble y en avoir, même si

leur nombre est inférieur à celui des années 1960-70-80. De toute façon, en matière de lectorat, les écrivains algériens semblent tous logés à la même enseigne, sans distinction de langue. Question de lecture publique alors ? Pas seulement. Il y a avant tout l’école, car après les parents qui, dans quelques cas peu nombreux, font apprendre assez tôt la lecture à leurs enfants, notamment à travers les jeux éducatifs, l’école est le premier palier officiel d’apprentissage de la lecture dite publique. Mais si la lecture publique est censée commencer à l’école, cette dernière prépare à tout, sauf malheureusement à la lecture. Pas plus les programmes que le profil général des enseignants, contraints dans un projet éducatif donné, n’autorisent l’espoir que naisse l’amour pour un auteur ou des auteurs dont l’école est le berceau idéal. On devrait ainsi apprendre à lire à l’école, mais on est censé y apprendre aussi à aimer lire. Si l’institution en question est handicapée dans cette mission, la famille algérienne, pour des raisons d’ordre socio-historique, n’est pas apte à la suppléer. L’inexistence d’un réseau de bibliothèques publiques digne de ce nom aggrave le déficit rendu criant par l’incohérence d’une politique inaboutie en matière de production éditoriale. Quant au coût trop élevé des livres, il transforme pratiquement la lecture en « délit d’initié ». Asupposer en effet que, passant par les mailles de l’hostilité, on en arrive à aimer malgré tout la lecture, où et comment peut-on s’y adonner ?Aquel prix ? Bien sûr, la passion peut soulever bien des montagnes, mais avant tout il ne faut pas perdre de vue que la pression obscurantiste à l’école demeure l’obstacle majeur au développement de la lecture publique. C’est cette idéologie qui, ne l’oublions pas, conditionne une perception erronée de la question des langues dont la grotesque finalité est de brocarder la littérature de « graphies arabe et française » alors que, paradoxalement, l’aura de celle-ci ne cesse d’augmenter davantage et ce, malgré l’adversité. C’est pourquoi elle doit être bannie de l’école qui est le lieu où elle est censée ne pas pouvoir survivre. L’éducation nationale doit ainsi revenir à sa mission première consistant à préparer les enfants non pas, comme c’est le cas présentement, à répéter des choses infuses et confuses qu’ils ne comprennent pas, mais à assimiler des connaissances et un savoir qui deviendront leurs. C’est à cette condition suspensive que la pratique, voire l’amour de la lecture peut se développer, comme une activité épanouissante pour tous. Kamel BOUSLAMA

Dimanche 30 Octobre 2016

Vie pratique

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EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du Dimanche 28 Mouharram 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du Dimanche 28 Mouharram 1438
correspondant au 30 octobre 2016 :
-
Dohr
12h32
- Asr
15h30
- Maghreb
18h56
- Ichaa………………
19h15
Lundi 29 Mouharram 1438 correspondant au
31 octobre 2016 :
- Fedjr
05h44
- Echourouk
07h11
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CONDOLÉANCES

Les membres de l'Organe National de Prévention et de Lutte contre la Corruption, son Secrétaire Général, ses cadres et son personnel, présentent, à Monsieur le Président Mohamed SEBAIBI, leurs sincères condoléances, suite au décès de son oncle, Mohamed Driouche REKKAB.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 432685 du 30/10/2016

NAISSANCE

Naila est enfin là ! Et d’après les photos elle est aussi belle que sa maman et vole déjà les cœurs ! Les parents Diram Hassiba et Rabeh vous informent que leur petite princesse vient de voir le jour en Grande-Bretagne et que la maman est en bonne santé. Il est temps pour vous de leur envoyer un texto, un mail ou une carte en leur souhaitant tout plein de bonheur avec leur nouveau petit trésor tout «rose». Félicitations ! Comme vous devrez être heureux, Naila a de la chance d’avoir des parents si gentils et attentionnés pour veiller sur elle.

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

pour veiller sur elle. El Moudjahid / Pub du 30/10/2016 DÉCÈS La famille Oul-Zemli a l’immense

DÉCÈS

La famille Oul-Zemli a l’immense douleur d’annoncer le décès de leur chère et regrettée. OUL-ZEMLI Naïma née Amouri La levée du corps aura lieu aujourd’hui au domicile familial, cité COOPEMAD Nord B t 30 - Kouba. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

 

Demandes d’emploi

 

J.H.  30 ans, diplôme en comptabilité et finances, expérience comme comptable, commercial et auditeur, dégagé du Service national, cherche emploi dans une entreprise publique ou privée. Tél : 07.95.42.03.95

 

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J.H. âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé. Tél. : 05 53 36 94 40 e-mail : kahlat2000@hotmail.fr

 

——0o0——

J.H. âgé de 31 ans, cherche un emploi comme comptable, licence en sciences économiques.

- maîtrise PC compt.

 

- maîtrise PC paie

- maîtrise NSC

maîtrise le français - ayant deux ans et demi

-

dexpérience Tél .: 07.91.60.33.35

 

——0o0——

J.H. 25 ans dynamique et sérieux, titulaire d’une licence en comptabilité

fiscalité. Tél.: 0557.61.20.66

 

——0o0——

J.H. diplômé en Marketing touristique et en Communication, maîtrisant parfaitement l’outil informatique, et 03 langues (arabe, français et anglais), cherche emploi stable côté ouest algérien ou ailleurs. Tél.: 0795.63.39.10 E-mail : beaufroid

 

333@gmail.com

——0o0——

Jeune homme, titulaire d’un master en Génie Civil, option construction, année 2015, université USTHB. Expérience professionnelle :

formateur de logiciel Robot bat./Maîtrise AUTOCAD, Robot bat, logiciels informatiques (Word, Excel), cherche emploi dans la spécialité ou autres domaines. Mob : 0552.60.27.95 E-mail : hichem-pippo@outlook.fr

 

——0o0——

J.H., 28 ans, master GC - option construction année 2015 maîtrise logiciels: Autocad, Robot Bat. Maîtrise l’outil informatique, cherche emploi. Contacter le : 0552.60.27.45

 

0554.92.74.23

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

 
El Moudjahid / Pub du 30/10/2016   El Moudjahid / Pub du 30/10/2016 PENSEE Cela fait

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

PENSEE

PENSEE

Cela fait un an, le 30/10/2016 que notre cher et regretté Mesdoura Amed nous a quittés, laissant un grand vide jamais comblé. En cette douloureuse commémoration,

vide jamais comblé. En cette douloureuse commémoration, ses enfants, et petits enfants particulièrement - Mesdoura
ses enfants, et petits enfants particulièrement - Mesdoura Abdelakder - s’inclinent devant sa mémoire et

ses enfants, et petits enfants particulièrement - Mesdoura Abdelakder - s’inclinent devant sa mémoire et demandent à tous ceux qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire repose en paix et que Dieu le Tout-Puissant lui accorde sa Sainte Miséricorde et l’accueille en son Vaste Paradis.

El Moudjahid / Pub du 30/10/2016

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

ANEP 23300503 du 30/10/2016

El Moudjahid / Pub du 30/10/2016

El Moudjahid/Pub du 30/10/2016

ANEP 432589 du 30/10/2016

Dimanche 30 Octobre 2016

Sp o rt s

21

EL MOUDJAHID

SÉLECTION ALGÉRIENNE

GEORGES LEEKENS (ENTRAÎNEUR)

RELEVER LE DÉFI

Le nouvel entraineur de la sélection algérienne de football, le Belge Georges Leekens, s'est dit "motivé" pour réussir sa nouvelle mission avec les "Verts", soulignant que lui et son staff sont prêts à relever le défi de qualifier l'Algérie à la Coupe du Monde 2018 et réussir un bon parcours à la Coupe d'Afrique 2017 au Gabon.

D ans une vidéo publiée ven- dredi sur le site de la Fédéra- tion algérienne de football

(FAF), Leekens de retour à la barre technique de la sélection algérienne après un court passage en 2003, a dit qu'il avait "une dette" vis à vis de tous les supporters algériens. "Je suis fier d'être une deuxième fois à la tête de la sélection algérienne. Nous avons une belle équipe, nous allons tout faire pour nous qualifier à la Coupe du Monde 2018 en Russie, et réussir un joli parcours à la Coupe d'Afrique 2017 au Gabon", a déclaré Leekens, qui a signé ce vendredi un contrat avec la FAF s'étalant jusqu'à la Coupe d'Afrique des nations de 2019. "Nous avons des objectifs à atteindre. Il faudra se donner à fond. Les joueurs et le staff technique sont mo-

tivés pour réussir cette mission", a-t- il ajouté. D'autre part, le nouveau sé- lectionneur national, Georges Leekens, animera une conférence de presse, mardi 1 er novembre 2016 à 11h00 à la salle des conférences du Complexe olympique Mohamed- Boudiaf d’Alger (stade 5-Juillet). La liste des joueurs algériens convo- qués pour la rencontre Nigeria/Algé- rie du 12 novembre 2016 sera donnée avant le début de la conférence, a in- diqué la FAF. A l'issue de la première journée des qualifications du Mondial 2018, l'Algérie occupe la deuxième place du groupe B avec le Cameroun après leur nul (1-1), de- vancés par le Nigeria, vainqueur en déplacement contre la Zambie (2-1). Le premier du groupe se qualifiera au Mondial 2018 en Russie.

premier du groupe se qualifiera au Mondial 2018 en Russie. Le feuilleton du nouvel en- traîneur

Le feuilleton du nouvel en- traîneur du CSC risque de se pro- longer encore pour quelques épisodes, dans le cas où un consensus n'est pas vite trouvé autour de Paul Put, arrivé ce jeudi à Constantine pour achever les négociations avec la direction et signer. C'est Mohamed Bou- lahbib qui est derrière l'arrivée de l'ancien sélectionneur du Burkina Faso, un temps cité comme éven- tuel successeur de Milovan Raje- vac à la tête des Verts. Jeudi, Mohamed Boulahbib qui s'était opposé farouchement à la nomination de Roger Lemerre a expliqué que "les négociations étaient pratiquement achevées. Il ne reste que quelques détails à ré- gler. Nous allons, après quoi,

PAUL PUT

Une affaire Lemerre bis ?

soumettre la décision finale au conseil d'administration lequel validera ou non le recrutement de Put", a déclaré ledit dirigeant qui a assuré, en outre, que le salaire de Paul Put "équivaut à ce que touchent certains entraîneurs al- gériens. Pour mettre une barre, je vous dirai qu'il ne dépasse pas les 240 millions par mois", a assuré Soussou. Sauf qu'entre temps, des rumeurs faisant état du refus du CA de la candidature de Paul Putt a circulé comme une trainée de poudre, vendredi. On a même avancé la piste d'un entraîneur espagnol, signe de luttes intes- tines entre deux clans menés par Boulahbib et Bensari. À l'heure ou nous mettons sous presse, Paul Put n'a pas été

ou nous mettons sous presse, Paul Put n'a pas été nommé officiellement, mais Ha- miti, le

nommé officiellement, mais Ha- miti, le porte-parole du club, a démenti l'information renvoyant le Belge chez lui, assurant même qu’il est le nouvel entraîneur du

CSC. Cependant tant que rien n’est officiel, on se permet d'y mettre quelques réserves. Près de deux mois après le li- mogeage de Didier Gomez, le CSC n'a toujours pas trouvé son successeur. Roger Lemerre était venu superviser un entraînement et négocier, puis empêché par une partie des dirigeants arguant que sa nomination coûtera les yeux de la tête au club, ce qui n'est pas faux. Le Français est re- parti avec quelques milliers d'eu- ros de dédommagement. Entre temps, le club a tenté la piste Kheireddine Madoui et Adel Amrouche, mais tous deux ont décliné l'offre. Ama r BEN RABAH

ESCRIME/ COUPED'ALGÉRIEJUNIORS

Large domination du MC Alger

COUPED'ALGÉRIEJUNIORS Large domination du MC Alger Les juniors du MC Alger ont outrageusement dominé la

Les juniors du MC Alger ont outrageusement dominé la première phase de la Coupe d'Algérie d'escrime (trois armes), en remportant quatre des six épreuves (Garçons/Filles) disputées vendredi à la salle Harcha-Hacène (Alger). Les jeunes Mou- loudéens ont particulièrement dominé les épreuves de sabre et de fleuret, dans lesquelles ils ont signé une double victoire, en garçons et en filles. Au sabre, le MCA s'est imposé grâce à Abik Boungab chez les filles et Yanis Mairi chez les garçons, imi- tés par leurs coéquipiers Meriem Mebarki et Salim Heroui en fleuret. "La plupart des participants à cette compétition appartiennent encore à la catégo- rie des cadets (-14 ans, ndlr), mais leur potentiel est déjà énorme et c'est de bon augure pour l'avenir de la discipline" a prédit le sélectionneur national ju- nior, Walid Benyahia. Des résultats probants obte- nus essentiellement grâce à "un gros travail de prospection" ayant permis de découvrir "un grand nombre de jeunes talents" qui devraient former l'élite nationale de demain, selon la même source. Pour aider ces jeunes à progresser, Benyahia a in- diqué qu'un volume de travail relativement chargé leur sera consacré à raison de huit séances d'entraî- nement par semaine, d'une durée de deux heures chacune.

LIGUE-DEUX (8 e JOURNÉE)

La belle opération de la JSMB

LIGUE-DEUX (8 e JOURNÉE) La belle opération de la JSMB La JSM Bejaia a réa- lisé

La JSM Bejaia a réa- lisé la meilleure opération de cette 8 e journée du championnat de Ligue-2. Les poulains du coach Khezzar sont allés à Chlef damer le pion à un autre sérieux prétendant à l’ac- cession. Menés rapide- ment au score (Melika 9' SP), les camarades de La- treche ont su rester concentrés pour renverser la vapeur dans cette ren- contre à rebondissement. 20' Ounas remet les pen- dules à l'heure avant de donner l'avantage aux siens sur penalty (54'). les protégés d'Ifticene pous- sent et parviennent à éga- liser dans la demi heure de jeu par l'intermédiaire de Mâamar Youcef.

Cependant, la joie des locaux ne durera pas, dans la minute qui suit, Drifel inscrit le but de la victoire pour la JSMB. Un précieuse victoire qui permet à la formation de Yema Gouraya de revenir à une petite longueur seu- lement du leader. Tenu en échec à Boufarik (0-0), dans une rencontre équili- brée dans l'ensemble, le Paradou Athletic Club perd du terrain sur ses poursuivants. Les joueurs de l’entraîneur espagnol, José maria Nogués, qui disposent de la meilleure ligne d'attaque du cham- pionnat, sont restés muets face à une coriace équipe du Widad. Le leader peut toujours se réjouir de res-

ter encore invaincu de- puis l'entame de la saison. L'autre bonne affaire de cette manche est à mettre à l'actif de l'équipe d'Aïn Fekroun. Le CRBAF est allé s'imposer (0-1) à Bou Sâada. Un succès qui per- met au Chabab de quitter provisoirement la zone de danger. Lors des autres rencontres de la journée, les points de la victoire ont été récoltés par les lo- caux : l'ASM Oran à dis- posé du mouloudia d'El Eulma (3-2) ; le Chabab Ahly Bordj Bou Arreridj s'est imposé face au MC Saida (2-1) ; alors que l'AS Khroub a battu la JSM Skikda (1-0). R. M.

INFRASTRUCTURES

ESS - NOUVEAU CENTRE DE SPORTS ET LOISIRS

Hassène Hamar (ESS) investit et s’investit

« Mon souhait est de mettre en place une structure digne de toutes les exigences

« Mon souhait est

de

mettre

en

place

une structure digne de

toutes les

exigences

professionnelles, une

équipe

qui

puisse

nous

remporter

au

moins un

titre

cette

année et une galerie qui se hisserait à un

niveau de

sportivité

qui lui vaudrait cette

année aussi pourquoi

pas

le prix

du

fair-

play du général major, Abdelghani Hamel, di- recteur général de la Sûreté nationale. » C’est avec ces propos que Hassène Hamar, le président de l’Entente, concluait la rencontre qu’il a bien voulu nous accorder non sans remer- cier les pouvoirs publics, les supporters et les services de sécurité pour l’aide consentie, révé-

latrice

de

l’ambition

d’un président

et son

équipe, visiblement animés

d’une grande vo-

lonté pour « passer à l’action » et ne plus seule-

ment faire dans la figuration. Dans ce grand chantier qui en est à ses der-

nières retouches

sur le vaste terrain de la cité

Tlidjen avant l’inauguration de ce que sera le

centre des

sports et de loisirs

de l’entente de

Sétif

et

qui

nous

dit-t-il

portera

le nom

de

«Mokhtar-Arribi». Hassène

se conscient de la nécessité de prendre en charge le volet inhérent aux nouvelles ressources finan-

dit

Hamar

cières, et partant aussi

la nécessité

d’investir

dans des créneaux porteurs, à l’instar de ce nou- veau centre qui est destiné certes aux compo- santes de l’équipe, mais aussi à tous ceux qui par le canal des différentes prestations offertes pour-

raient rejoindre cette dynamique.

« C’est en effet l’un des premiers investisse-

ments que nous consentons à cette fin, sachant que, depuis 2012 déjà, je me suis fixé quelques priorités dont celle relative à la formation et faire

qu’aujourd’hui, pas moins de 13 joueurs du cru évoluent parmi les séniors. La deuxième priorité s’inscrit bien sûr dans un contexte de consolida- tion des acquis de l’Entente, tant et si bien que

durant mon

mandat

olympique,

nous

avons

gagné 3 Championnats d’Algérie sur 5, 1 Coupe d’Algérie, 1 Super-coupe en 2015 et une Cham- pions League Africaine en 2014, sans oublier la

Super-coupe d’Afrique contre le Ahly et notre participation à la coupe du Monde des clubs, où

nous avons fini à la 5

e place. »

De beaux acquis et des ambitions

À Hassene Hamar de poursuivre : « Avouez

que c’est là autant de beaux

acquis

que nous

avons à charge, aujourd’hui, de préserver et de consolider, et c’est pour cela qu’au titre de mon mandat 2016-2020, je me suis fixé comme prin- cipal objectif de ramener tous nos joueurs qui sont nés en 1998 et 1999 dans les rangs des se- niors et mettre le club aux normes des standards du professionnalisme. Pour ce faire, et comme vous le constatez, nous avons décidé d’être une charge la plus légère possible pour l’État, et met-

tre en œuvre une série de mécanismes tendant à nous procurer plus de ressources financières, à l’instar de ce nouveau Centre de sports et de loi- sirs. » Cette belle réalisation compte un cabinet mé- dical doté d’équipements sophistiqués pour la

somme de

15 millions de dinars en attendant,

nous indique le président de l’Entente, l’instal- lation sur place d’un appareil de radiologie, 1 sauna doté des commodités nécessaires et peut accueillir jusqu’à 10 personnes par séance, des vestiaires et 24 douches, et la cerise sur le gâteau

: 3 mini terrains de football, dont

1 très vaste,

recouverts d’une pelouse de gazon naturel.

« C’est un centre qui compte aussi un musée

du football où sont exposés tous les trophées de

l’ESS

depuis

1962, de

la première Coupe de

l’indépendance, doté d’un salon spacieux équipé de data show, en attendant la réalisation d’un grand chapiteau pouvant accueillir des rencon- tres et conférences, qui pourra servir également

de salle des fêtes. Nous avons mis en place une entité administrative destinée aux jeunes caté- gories, au moment également où nous nous at-

telons

à la

mise

en

place

d’une

salle

de

musculation et de fitness s’étalant sur 280 m

2 et

il ne reste que le choix de l’entreprise » ajoute

le président qui estime que c’est là un premier noyau qui sera également doté de 20 chambres, et s’inscrit de plein pied dans la nouvelle dé-

marche

prônée par

le

club, l’investissement,

entre

autres des

mécanismes

de

location, qui

permettront de renflouer les caisses du club.

F. ZOGHBI

Sp o rt s

22

EL MOUDJAHID

Finale alleR de la Coupe de la CaF

MOB 1 - tP MAZEMBé (rD CONGO) 1

L’espoir est permis

Devant un nombreux public, le Mouloudia de Béjaia a été tenu en échec hier, au stade Mustapha Tchaker, par la redoutable formation congolaise du TP Mazembé (1-1), malgré les efforts loua- bles fournis par Yaya et ses camarades.

l e ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould- Ali, les walis de Blida et de

Béjaià, ainsi que le nouveau sé- lectionneur national, Jorge Lee- kens avec à ses côtés l’entraîneur adjoint des verts Nabil Neghiz étaient présents à Blida pour sui- vre cette finale aller. Sandjek a aligné le onze suivant :

rahmani, Khadir, Salhi, Baouali, Benmelouka, Sidibé, Athmani (touati 77’), Yaya, Ferhat, Be- trongal (Yesli 85’), rahal. Les ca- marades de Yaya ont bien entamé la rencontre, en se portant résolu- ment vers l’attaque, comme pour avertir l’équipe adverse sur leurs

prétentions de négocier en leur fa- veur cette première manche importante à do- micile et devant leur large public. Athmani, Betrongal, Yaya et rahal permutaient sur le front de l’attaque avec une incessante mobi- lité, pour tenter de désarçonner l’arrière- garde de la solide formation congolaise du tP Mazembé. Mais, faute de disposer d’un avant de pointe de grande envergure, ils ont trouvé beaucoup de difficultés pour la mettre en péril. Déterminés et hyper motivés, les gars au duo Sandjak-Adjali, ont fourni beau- coup d’efforts durant cette rencontre, notam- ment sur le plan physique. Ils ont donné le meilleur d’eux-même et se sont battus comme des lions pour faire honneur au foot- ball algérien. En première période, ils man- quèrent à trois reprises au moins l’occasion d’ouvrir la marque, cela respectivement par Betrongal (19’), Khadir (23’) et rahal (36’). Il est vrai que bien répartis sur le terrain, les camarades de l’excellent portier du tPM, avec un jeu en bloc assez bien huilé et un

Ph. B ille l
Ph. B ille l

milieu de terrain compact, n’ont pas facilité

la tâche aux Mobistes. Ces derniers ont dé-

veloppé un jeu intéressant sur le plan collec- tif, sans pour autant se montrer efficaces lorsque les opportunités se sont présentées à eux, comme lors des trois occasions que nous venons de citer. Les Béjaouis ont sur- tout manqué parfois de vitesse dans leur jeu afin de parvenir à désarticuler la défense congolaise qui était bien en place. Au mo- ment où le MOB se démenait pour tenter d’ouvrir la marque, il se fait bêtement sur- prendre par une offensive anodine du tP Mazembé, qui parvient à obtenir un penalty suite à une erreur de placement commise par

la défense béjaouie, qui permet à l’attaquant

Kalaba de se présenter seul face au gardien de but rahmani, qui sorti à sa rescousse commet, par contrainte, une erreur en le fai- sant descendre dans la surface de réparation. Chargé de le botter, l’attaquant Jonathan, met le ballon au fond des filets ouvrant par

la même le score en faveur des siens au plus mauvais moment. Soit juste avant la pause citron (42’). Nullement découragés, les gars à Sandjak reviennent décidés à refaire leur retard en seconde pé- riode. Il est vrai qu’il n’est pas donné, ni aisé d’atteindre une fi- nale de coupe d’Afrique chaque saison. Ils livrent bataille au tPM, un habitué des joutes continen- tales. Les débats sont serrés, les Congolais nullement impression- nés jouent calmement et se montre même très dangereux sur au moins deux ou trois actions offen- sives, qui ont donné des sueurs froides au formidable et chaud pu-

blic des Crabes. Sidibé, Betrongal, Salhi and Co, continuent à y croire. Leurs efforts seront récompensés, avec une égali- sation méritée, œuvre de Yaya, sur un coup franc direct magistral, plein lucarne (66’). Le match et les inconditionnels mobistes s’emballent. Le Mouloudia de Bgayet pousse et manque de justesse de rajouter un second but synonyme de victoire, pour se rassurer quelque peu, avant d’aborder la manche retour le 6 novembre prochain, à Lubumbashi. Cela à au moins trois reprises, par Yaya (73’et 87’) et Khadir (79’). La par- tie se solde finalement par un match nul, au

coup de sifflet final donné par l’excellent ar- bitre du Seychelles, qui a dirigé cette ren- contre d’une main de maître, en étant impérial dans toutes ses interventions. Bravo

à rahmani et ses coéquipiers qui dans l’en-

semble ont fourni un bon match. rien n’est encore perdu, même si leur mission s’avère très délicate au retour en terre congolaise.

Mohamed-amineaZZouZ

LIGUE1 MOBILIS (9 e JOUrNéE-MAtCHES AvANCéS)

Le CRB s'enfonce, le RCR renaît

Cette 9e journée de Ligue 1 Mobilis s'est poursuivie avec quelques surprises qui ont

jaïa. Le CSC qui a abandonné la piste Paul Put est sur le point de conclure avec un en-

très bonne équipe de relizane qui com- prend de très bons éléments sont pétris de

donné un véritable suspense aux deux ren- contres au programme. Il faut admettre que le match O Médéa-CSC, qui a eu pour cadre le stade Imam- Lyès, a permis aux suppor- ters locaux, mais aussi à ceux du CSC d'ap- précier le joli spectacle proposé ce jour par les 22 acteurs. Les Constantinois, en pré- sence de leur nouveau entraîneur, le Belge Paul Put, ont fourni un match pour le moins plein, notamment en première mi-temps où

traîneur espagnol. La mésentente entre Boulhabib et Bensari (membres du direc- toire du CSC) est derrière ce qui proquo. Les supporters du CSC regrettent vraiment l'absence de son fer de lance, Meghni, qui reste le buteur du club. Avec ce match contre l'OM, il a tout simplement purgé ses deux matches de suspension. Les Médéens sont en train de prouver qu'ils ne craignent personne. Ils l'ont montré contre le CSC.

qualité. techniquement, ils ont surclassé un ensemble de Laâqiba qui a, pourtant, tout donné sur le "ground" du stade Zougari- tahar. Il est tout simplement tombé sur une équipe bien concentrée, mais aussi très mo- tivée avec une présence physique hors du commun. Ils ont imposé un "pressing" constant à des Belouizdadis qui semblaient très gênés par cette façon de procéder des locaux. Avec des joueurs, en verve, à

ils ont réussi à "planter" deux buts à la sur-

C'est un ensemble qui a la tête bien sur les

l'image de Medahi, Benayad, tebbi

ont

prise générale. Finalement, le technicien belge ne viendra pas. C'est vrai que cette

épaules. Une équipe qui suscite le respect. Au stade Zougari-tahar de relizane, on

vraiment fait "bouger" cette équipe belouiz- dadie qui n'a nullement été médiocre. Elle

formation médéenne, drivée par Sid Ahmed

a

été convié à un match plein sur tous les

a

fait ce qu'elle a pu, mais n'a plus trompé

Slimani, ne pensait nullement à se faire do-

plans et notamment le suspense entre le

la

défense relizanaise bien regroupée autour

miner de cette façon en début de match. toutefois, cet ensemble ne se laisse pas « marcher sur les pieds » sans réagir. C'est ce qui se passera par la suite, notamment du- rant le second half. Survoltés, les locaux inscriront but sur but pour l'emporter sur le fil sur le score de 3 à 2. C'est ce que l'on peut dire, une équipe qui a de la ressource. Elle n'a pas abdiqué après le deuxième but constantinois. Une autre équipe à leur place aurait déjà baissé les bras. Ce n'est pas leur cas et c'est tant mieux. Désormais, l'O

rCr et le CrB. Devant un public relizanais dont une centaine de supporters belouizda- dis, les deux formations ont ravi les présents en jouant presque sans calculs. Car tous les deux avaient un besoin pressant de points. Le CrB, avec déjà cinq défaites, ne voulait nullement subir un autre revers. Ce qui se- rait pour lui des plus compromettants, sur- tout qu'il a joué sans entraîneur. On parle avec insistance d'un coach tunisien. Une fi- lière qui vient d'être activée pour on ne sait quelle raison, surtout qu'on possède chez

de Zidane, leur «muraille de Chine». Le but inscrit par tebbi, sur un corner exécuté à partir de la droite, a eu raison de Boukacem. Un but qui allait faire très mal aux rouge et Blanc. Il faut admettre que les Belouiz- dadis ont bien joué en seconde mi-temps, mais ils ont manqué manifestement d'effi- cacité devant le but adverse. Cette sixième défaite ne peut que leur faire mal, surtout qu’il aspirait, avant le démarrage de l'exer- cice actuel, le 19 août dernier, à jouer les premiers rôles.

Médéa compte 10 pts dans son compteur avec un match en retard contre le MO Bé-

nous de très bons techniciens. Ce fut un face-à-face haletant, spectaculaire avec une

 

H. G.

L’Entente de Sétif s’est imposée, hier, au stade du 20-Août, face au NA Hussein Dey sur le score de 2-0. Une victoire lo- gique pour les poulains du coach Amrani, visiblement plus détermines et mieux orga- nisés sur le terrain. Cette partie, très disputée, entre deux formations favorisant des schémas de pru- dence avec cinq joueurs au milieu du ter- rain, a démarré lentement, aucuns des deux teams n’a voulu prendre de risque. Il a donc fallu attendre la demi heure de jeu pour as- sister à la première occasion de la partie. Elle était en faveur des visiteurs, qui avaient décidé de passer à l’action face à une équipe du Nasria en manque d’inspiration. Amo- krane, très en vue, manque de peu l’ouver-

NAHD 0 – ESS 2 :

Nette et sans bavure

ture du score. Dans la foulée, Ait Ouameur oblige Doukha a se déployer pour arrêter

son tir. A la 38’Amada tente, à son tour, sa chance, mais sa balle est bien bloquée par

le gardien. Juste avant la pause (43’), l’En-

tente parvient à prendre l’avantage en ex- ploitant une balle mal renvoyée par le portier du NAHD. Amokrane reprend de la tête, dans le petit filet, le centre d’Ait Oua- meur. En seconde période, les poulains d’Alain Michel, fraîchement installé à la tête de la barre technique du Nasria, ont car- rément pris l’initiative du jeu à leur compte pour tenter de reprendre du poil de la bête. 68’, Gasmi contrôle le cuir de la poitrine avant de tenter un retourné acrobatique. Sa balle passe tout près du cadre. 74’, l’avant

centre des Sang et Or échoue de peu face au gardien de but sétifien Barki. Cependant, en prenant plus de risque et en se découvrant, les coéquipiers de Ben- debka, visiblement dans un jour sans, se sont sérieusement exposés aux contres at- taques des visiteurs. 81’, Nadji rentré en cours du jeu, aggrave la marque. L’atta- quant de l’ESS trompe la vigilance de Dou- kha d’un superbe tir croisé au second

poteau. Il scelle ainsi le sort de la partie en faveur de l’Entente qui réduit l’écart avec

le leader. Pour sa part, le NAHD , qui enre-

gistre sa troisième défaite consécutive, voit sa situation se compliquer. Rédha M.

DANS LA LUCARNE Très ambitieux !
DANS LA LUCARNE
Très ambitieux !

l Les Verts ont donc réglé officiellement leur souci d’avoir un coach qui sera présent sur le

banc, à Uyo, face au Onze nigérian. Leekens a paraphé, comme attendu, son nouveau contrat qui durera jusqu’à l’année 2019. La FAF, a priori, en a marre de travailler avec des sélectionneurs dont la durée de vie reste éphémère, presque sans lendemain. C’est un substrat universel auquel personne ne peut se dérober ou contourner. Sans la stabilité au sein de notre sélection nationale, on n’ira nulle part. On ne fera que du «replâtrage » qui ne nous assurerait pas les objectifs assignés et tracés par la FAF, la structure qui gère notre football. On l’a amené afin qu’il nous permette de réussir une très bonne CAN- 2017 au Gabon et pourquoi pas l’emporter comme certains ne cessent de le miroiter, mais aussi le Mondial-2018 en Russie. Il est vrai que depuis notre succès en 1990 où l’Algérie avait organisé et remporté ce trophée —l’unique dans les annales de notre pays—, on est en quête de réussir un deuxième succès avec cette « nouvelle génération », issue quasi exclusivement de l’émigration. On peut dire que notre composante, avec des joueurs évoluant dans de grands clubs européens, est capable de nous valoir la consécration finale, pour peu qu’on joue en conquérants. Il est vrai que pour cette CAN-2017 qui profile à l’horizon, on est tombé sur un groupe qui peut être vraiment à notre portée, pour peu qu’on ne se laisse pas faire. C'est-à-dire qu’il faudra jouer comme des Africains avec la hargne, l’abnégation et surtout comme un groupe qui ne craint personne, conformément au Ranking FIFA. On est un pays respecté et respectable pratiquant un football léché et aussi efficace. Le nouveau sélectionneur national, George Leekens, en est conscient. D’où le fait que lors de ses premiers propos, comme le révèle une vidéo de la FAF, il n’a pas caché son ambition de permettre à notre pays d’aller le plus loin possible en remportant plusieurs victoires à la prochaine CAN- 2017. Il n’a pas été précis, mais il est serein quant à la réussite finale. Il n’a pas voulu seulement se mettre trop de pression pour rien. Il ne veut pas paraître comme un «frimeur» ou autre chose. Il veut, cependant, jouer sur les deux tableaux. C'est-à-dire la CAN et le Mondial. Certes, il n’ignore pas que la tâche ne sera pas de tout repos, mais le challenge en vaut la chandelle. De plus, il a prouvé qu’il n’est pas revenu pour de l’argent. Il est parmi les rares coachs qui ont signé une clause dans leur contrat qui stipule que la résiliation peut se faire unilatéralement au moindre «couac». D’ailleurs, il a affirmé sans ambages que le «contrat importe peu», l’essentiel est d’aller le plus loin possible en CAN et surtout se qualifier au prochain Mondial en Russie. De plus, il a accepté de garder son staff avec Neghiz et Mansouri. Il n’a pas envie de provoquer des chamboulements au sein de son équipe technique. Toutefois, sur la composante, il est prévu quelques changements, surtout avec les retours de Mandi et Bentaleb. Selon certains échos, des «cadres» risquent de rester sur le carreau, suite à leurs déclarations intempestives visant carrément le premier responsable de la FAF. Le nouvel entraîneur des Verts est décidé à travailler avec tout le monde. Certains veulent jeter le doute au sein de notre sélection nationale, comme quoi il doit être un «homme à poigne», sinon, diront-ils, il n’arrivera à rien. Les gens sont en train d’exagérer avec la personnalité du nouveau coach. Pour mieux le comprendre, il faudra suivre sa prochaine sortie contre le Nigeria, le 12 novembre à Uyo. Là, on aura une idée, plus ou moins précise, sur le personnage. Car, aujourd’hui, on est en train de «surfer» sur les spéculations qui frisent la «déstabilisation». Laissons-le travailler, après on verra, même si on ne peut, en quelques jours, avoir un aperçu exhaustif sur le Belge. On reste optimiste, malgré tout ! HAMID GHARBI

T

OPS

L'USM El Harrach et le RC Arbaâ endettés

L'USM El Harrach (Ligue 1) et le rC Arbaâ (Ligue 2) sont " les seuls clubs" à ne pas avoir encore épongé leurs dettes, a annoncé la Fédération algérienne de football (FAF), assurant que "l'ensemble des autres clubs" ont déjà réglé leur passif. "tous les clubs de la Ligue 1 Mobilis se sont acquittés de leurs dettes, ex- cepté l'USM El Harrach, auquel il reste encore le dos- sier d'un joueur en instance" a précisé l'instance Fédérale sur son site officiel. La FAF a annoncé aussi que "beaucoup de progrès ont été réalisés en Ligue 2, sauf en ce qui concerne l'équipe du rC Arbaâ, dont le montant de la dette avoisine les 48 millions de dinars", ajoutant qu'à cet effet "le président du club sera convo- qué par la commission d'éthique" pour s'expliquer entre autres sur l'affaire des "chèques sans provision" qui ont été remis à certains joueurs. "Le rC Arbaâ est d'ores et déjà interdit de recrutement lors du prochain mercato d'hiver".

Dimanche 30 Octobre 2016

DIALOGUE 5+5 L’Algérie PRÉSIDERA avec la France les prochaines réunions ministérielles L’Algérie a été choisie,

DIALOGUE 5+5

L’Algérie PRÉSIDERA avec la France les prochaines réunions ministérielles

L’Algérie a été choisie, au terme de la réunion de Marseille, pour représenter les pays du sud de la Méditerranée occidentale et présidera, avec la France, les prochaines réunions des ministres des Affaires étrangères du « Dialogue 5+5 ».

« I l me plaît de souligner que M. le Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, compte tenu

de l’importance accordée par l’Algérie au concert méditerranéen, a accepté avec plaisir que notre pays assure la prochaine coprésidence du cadre 5+5, avec le même esprit et engagement dans sa consolida- tion et son renforcement dans l’intérêt de nos pays et de notre région d’apparte- nance commune », a indiqué vendredi dernier à Marseille le ministre d’Etat, mi- nistre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, dans son intervention lors de la 13 e réunion ministérielle. Le « Dialogue 5+5 », qui regroupe les pays de la Médi- terranée occidentale, est le plus ancien cadre de rencontre entre pays du bassin méditerranéen. Sur le plan organisation- nel, deux co-présidents, choisis pour une

période de 2 ans, organisent les travaux de ce cercle informel qui réunit l’Es-

pagne, la France, l’Italie, Malte, le Por- tugal, du côté de la rive nord, et du côté de la rive sud, l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie. « C’est

à travers des exercices tels que celui au-

quel on se livre aujourd’hui que des so-

lutions collectives et concertées aux défis globaux et complexes peuvent émerger »,

a précisé le ministre dans son interven-

tion à la 13 e réunion ministérielle du

son interven- tion à la 13 e réunion ministérielle du « Dialogue 5+5 » sur la

« Dialogue 5+5 » sur la Méditerranée oc-

cidentale, dont les travaux se sont ouverts vendredi en fin de matinée. Pour lui, ce

« forum d’échanges francs et constructifs

», prend « tout son sens » et s’affirme « avec pertinence» tant les enjeux régio- naux « son immenses ». Dans une déclaration à l’APS et à la télévision al- gérienne, à l’issue de la réunion de Mar-

seille, le ministre d’Etat a affirmé que l’Algérie est « activement » dans le « Dialogue 5+5 », depuis qu’il a été fondé il y a un quart de siècle. « L’Algérie a

contribué de manière décisive à l’enri- chissement de ce dialogue en prenant

l’initiative d’un segment relatif à l’agri- culture et à la sécurité alimentaire, d’un autre relatif aux énergies renouvelables et à l’environnement et, plus récemment, d’un autre segment relatif aux ressources en eau », a-t-il précisé. Il a souligné que de la même manière, « l’Algérie joue un rôle créatif, de leadership dans le cadre du ‘‘Dialogue 5+5 Défense’’, dont l’Al- gérie assure la présidence présentement », faisant remarquer qu’un certain nom- bre d’initiatives ont été prises en ce qui concerne la protection du littoral de la Méditerranée occidentale, le sauvetage en mer. « Nous avons bien l’intention d’approfondir ce dialogue sur tous les thèmes politiques et sur toutes les problé- matiques avec un accent particulier sur

la jeunesse », a-t-il dit, soulignant que

cette jeunesse doit être un « artisan » et un « bénéficiaire » de cette dynamique

méditerranéenne « qui nous permettra de

relever un nombre de défis communs et de tirer avantage d’un certain nombre d’opportunités ». C’est dans ce sens qu’il a rappelé, dans son intervention, que la jeunesse, cette « importante » frange de la popula- tion algérienne, presque 70%, « bénéficie d’une attention particulière et constitue une priorité du gouvernement en termes d’éducation, de formation et d’insertion dans la vie active ».

COMMUNAUTÉ ALGÉRIENNE EN FRANCE

NOUVEAU consulat général à Marseille

Les membres de la communauté algé- rienne résidant dans les Bouches-du- Rhône et du Vaucluse, départements de Marseille, se sont dotés d’un nouveau consulat général plus spacieux et mieux agencé, a-t-on constaté. Le projet de réa- lisation du nouveau consulat d’Algérie à

Marseille, qui a été achevé en juin dernier,

a été réalisé en deux phases, a indiqué un

responsable du consulat général, qui a précisé que durant la première phase, la construction d’un nouveau bâtiment d’une superficie de 1.430 m 2 a été ache- vée en juillet 2015. La deuxième phase, qui a concerné la réhabilitation "totale" de l’ancienne chancellerie avec une superfi-

cie de 1.240 m 2 , a été réceptionnée en juin 2016 pour mieux accueillir les membres immatriculés au consulat général de la communauté algérienne de la région s’élevant à 176.978 dont 166.855 résident dans le département des Bouches-du- Rhône. Les deux bâtiments sont mitoyens

et implantés sur un terrain de 2.614 m 2 et

des venelles de circulation relient les qua- tre niveaux des deux immeubles. La su- perficie totale du projet, comprenant deux autres annexes réhabilitées (logement de gardiens et ancienne résidence), s’étale 3.110 m 2 habitables. Les deux bâtiments se composent de plusieurs espaces : ac- cueil du public, espace d’attente, des gui-

chets pour les différents services consulaires (passeports, visas, état civil, social et juridique, légalisation et procu- rations, service national, changement de résidence, etc.), bureaux, salle d’archives, salles de réunion, une grande salle poly- valente pour les conférences, les rencon- tres culturelles et les projections de films, en plus d’un grand parking. Par ailleurs, un nombre "très important" de Français d’origine algérienne, selon la même source, ne sont pas immatriculés auprès des services consulaires et qui se dépla- cent "régulièrement" en Algérie avec un passeport français. Les membres de la

communauté algérienne, dont l’histoire de

l’immigration à Marseille remonte au début du 20 e siècle et demeure étroitement liée à la proximité de cette ville antique aux villes algériennes situées de l’autre côté de la Méditerranée, exercent dans les différents secteurs d’activité de la région. On peut citer la santé, l’enseignement uni- versitaire, la recherche scientifique, l’en- gineering, l’informatique, les professions libérales, le bâtiment, l’import-export et le commerce. Il y a lieu de rappeler que le consulat général d’Algérie à Marseille, qui était dans le 13 e arrondissement, a été la cible d’un attentat terroriste, le 14 dé- cembre 1974, qui avait fait 4 morts et une vingtaine de blessés. L’actuelle chancel- lerie, dans le 8 e arrondissement, a été ac- quise par l’Etat algérien en 1976 et occupée en 1977. Le nouveau siège a été inauguré vendredi après-midi par le mi- nistre d’Etat, ministre des Affaires étran- gères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault.

À L’OCCASIONDE LA FÊTE NATIONALE DE SONPAYS

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA FÉLICITE SON HOMOLOGUE TURC

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à l’occasion de la fête nationale de son pays, dans lequel il lui a souligné son attachement au raffermissement des relations bilatérales algéro-turques. « Au moment où la République de Tur-

quie célèbre sa fête nationale, il m’est particulièrement agréable de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu’en mon nom per- sonnel, nos chaleureuses félicitations et mes souhaits de progrès et de prospérité au peuple turc ami », a écrit le Président Bou- teflika dans son message. « Je voudrais saisir cette heureuse oc- casion pour vous souligner tout l’intérêt que j’accorde au raffermissement des liens d’amitié entre nos deux pays et vous assurer de mon entière disponibilité à joindre mes efforts aux vôtres pour la concrétisation des objectifs que nous nous sommes fixés dans le Traité d’Amitié et de Coopération qui lie nos deux pays depuis mai 2006, en vue de construire un parte- nariat stratégique répondant aux attentes de nos deux peuples amis », a souligné le Chef de l’Etat.

un parte- nariat stratégique répondant aux attentes de nos deux peuples amis », a souligné le

M. LAMAMRA EN VISITE DE TRAVAIL EN LETTONIE

Dialogue politique et coopération au programme

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, en- tame une visite de travail de deux jours à Riga, en Lettonie, à l'invitation de son homologue letton Edgars Rinkevics, indique le ministère des Affaires étrangères dans un com- muniqué. A l'occasion de cette première visite d'un minis- tre algérien dans un pays balte, M. Lamamra abordera, lors de ses entretiens avec son homologue ainsi qu'avec d'au- tres personnalités lettones, "les relations bilatérales entre les deux pays, ainsi que les questions régionales et inter- nationales d'intérêt commun", note la même source. "Il sera essentiellement question d'identifier les voies et moyens de renforcer le dialogue politique et la coopéra- tion économique entre l'Algérie et la Lettonie et au-delà entre l'Algérie et les pays baltes", précise-t-on. Le ministre d'Etat participera également à la conférence de Riga sur la paix et la sécurité .

COOPÉRATION

M. Noureddine Bedoui au Qatar

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, effectue une visite au Qatar, a indiqué un communiqué du ministère. Cette visite "s'inscrit dans le cadre de la signature d'une convention entre les minis- tères de l'Intérieur des deux pays", précise-t-on de même source.

des deux pays", précise-t-on de même source. C OMME N TA IR E EN UN COMBAT

C OMME N TA IR E

EN UN COMBAT DOUTEUX

notre appareil de production ou à l’impératif de solidarité intergénérationnelle. Comment peut-on revendiquer le maintien d’un système de retraite institué dans le sillage du plan d’ajustement structurel que notre asphyxie fi- nancière nous a imposé et que les pouvoirs publics ont atténué grâce à cette formule de départ précoce pour ne pas sacrifier les milliers de travailleurs à notre nouvel environnement économique qui appelle à la mobilisation de tous et à la mise en commun d’énergie productive ? Qui combat la vérité sera vaincu ! La Caisse de retraite est le patrimoine et le bien le plus précieux pour l’ensem- ble des travailleurs, après toute une carrière. Peut-on concevoir qu’une « aristocratie ouvrière » entretienne la confusion des faits et des chiffres pour induire en erreur les travailleurs ? L’éducation nationale, la santé pu- blique, la formation et l'enseignement professionnels et les collectivités locales qui représentent les espaces où cette revendication contre la suppression de la retraite

proportionnelle et sans condition d’âge est la plus mani- feste ne mobilise pour l’instant qu’une infime partie des travailleurs. Cet entêtement à emprunter les chemins de l’égoïsme en menaçant de faire « payer » les utilisateurs de ces services porte un coup sévère aux principes du syndicalisme. Un syndicalisme qui a été et qui reste, mal- gré ces hoquets, une école de la citoyenneté et du patrio- tisme. On peut comprendre qu’un Etat néolibéral, qui écrase le travailleur, ne peut avoir en face de lui qu’un mouvement syndical radicalisé. Est-ce le cas chez nous ? Malgré le tassement de nos ressources en devises, l’Etat social est debout et maintient toute sa politique de sou- tient en direction des ménages, des travailleurs et des couches défavorisées. En empruntant les voies du pourrissement certains des dirigeants de ces syndicats ne font que se couper de leur base et fragiliser encore plus les syndicats que les enjeux en cours et à venir vont replacer à leur juste posi- tion.

Mohamed KOURSI

n Quelle est la fonction d’un syndicat ? Scier la

branche sur laquelle la corporation, qu’il repré-

sente, est assise en se lançant dans des actions et

revendications catégorielles, étroites, sans tenir compte de paramètres généraux ou veiller à ce que sa corpora- tion ne soit pas lésée dans l’évolution générale de la so- ciété ? Cette question qui a été réglée depuis des lustres dans les démocraties occidentales semble, chez nous, dif- ficile à saisir et à insérer dans une problématique où syn- dicats et autres partenaires nouent des rapports (certes, parfois tensionnels) complémentaires dans l’intérêt de tous. 101 syndicats autonomes agréés activent en toute li- berté à travers le territoire national, dont près d’une qua- rantaine (38 exactement), dans la Fonction publique. Parmi ces organisations, certaines parasitent les règles qui fondent l’action syndicale en inscrivant la revendica- tion dans un cadre de sauvegarde et de maintient de si- tuations pour le moins obsolètes. Ainsi en est-il de tout ce battage autour de la retraite, sans condition d’âge, qui est en totale contradiction avec la situation actuelle du pays qu’elle renvoie à l’espérance de vie, à la structure de