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ANEP 509871 du 16/04/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 509871 du 16/04/2017 El Moudjahid /Pub ÉDITORIAL TIMIDITÉ ? ● Marquée par des meetings, des
ÉDITORIAL TIMIDITÉ ?
ÉDITORIAL
TIMIDITÉ ?

Marquée par des meetings, des

rencontres de proximité ou des débats

sur les plateaux de télévision, sans

oublier les internautes qui s’éclatent sur la Toile, on peut dire que la première semaine de campagne électorale législative a certes démarré, mais de manière quelque peu timide. Pour beaucoup de formations, il s’agit d’une sorte de période de «rodage» au cours de laquelle les candidats et les militants apprennent à discuter avec les citoyens et à prendre le pouls des préoccupations des électeurs potentiels afin de mieux les convaincre ou de les séduire. C’est connu dans ce genre de compétition, il faut avoir du souffle long, et nombreux sont ceux, par manque de moyens ou par déficit d’ancrage populaire, préfèrent réserver toute leur énergie au dernier moment, celui qu’ils estiment «décisif» avant le jour J. À l’évidence, de tels calculs ne sont pas forcément pertinents, et les acteurs qui ont une certaine expérience de telles compétitions sont les mieux placés pour y apporter une appréciation plus juste. L’enjeu de ce scrutin est vraiment important, non seulement parce qu’il sera prolongé par les élections locales, à la fin de l’année, mais aussi du fait que la présidentielle n’est pas aussi loin. L’implication des formations politiques nous paraît totale, et la quasi-majorité prône ouvertement et de manière récurrente une participation massive. Ce qui veut dire que le processus démocratique se porte mieux et qu’il n’y a pas d’alternative autre que l’urne pour disposer de la représentativité, se faire prévaloir de la légitimité et accéder ainsi aux fonctions électives pour défendre l’intérêt du citoyen et celui du pays. Et c’est une avancée majeure, parce que cela se fait dans le calme, la transparence et la sérénité. Toutefois, la question qui se pose dans de telles circonstances est la suivante : quelle est la capacité de ces formations politiques ou de ces candidats indépendants à mobiliser le plus grand nombre autour de leurs programme ou propositions ? Là, évidemment, il n’y a rien à inventer. Il existe des formations qui disposent d’un grand poids politique et populaire, et d’autres dont le rayonnement pourrait ne pas dépasser le cercle des proches et des amis. Le difficile contexte dans lequel se tient la présente campagne ne justifie en rien la timidité avec laquelle elle a débuté, même si l’on sait que les choses vont aller plus vite. Une certitude toutefois : les candidats comme les partis engagés dans la course, ont, en face d’eux un citoyen cultivé et exigeant, et qu’il faille non seulement être concret et ne pas se contenter de généralités, mais faire preuve d’ingéniosité, d’intelligence et de fortes convictions pour l’avoir à ses côtés. Oui, l’électrice et l’électeur d’aujourd’hui ne veulent plus des vagues promesses qui n’engagent que ceux qui les reçoivent, selon l’ingénieuse expression d’un homme politique, mais veulent de la nouveauté, de l’efficacité, de la modernité qui correspondent aux ambitions et aux défis de notre pays. EL MOUDJAHID

M. SELLAL CET APRÈS-MIDI À L’OPÉRA D’ALGER

REMISE DE L’ORDRE DUMÉRITE NATIONAL ÀDES HOMMES DE LETTRES

P. 24

19 Radjeb 1438 - Dimanche 16 Avril 2017 - N° 16030 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

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R E V O L U T I O N

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P E U P L E

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P O U R

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P E U P L E

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

PLUSD’IMPORTANCE

ÀLAJEUNESSEETÀLAFEMME

LÉGISLATIVE PLUSD’IMPORTANCE ÀLAJEUNESSEETÀLAFEMME M. Ould-Abbès (FLN) : « Opter pour un discours

M. Ould-Abbès (FLN) : « Opter pour

un discours rassembleur »

M. Ouyahia (RND) : « Relever à

60.000 DA le plafond de salaire des demandeurs éligibles au logement social »

M. Benyounes (MPA) : «Voter

massivement pour prémunir l’Algérie contre la menace extérieure »

M. Bouchafa (FFS) : « Attachement à

la justice sociale » M me Hanoune (PT) : Retour du

« monopole de l’État » sur le commerce extérieur

M. Touati (FNA) : « User de son droit

civique pour opérer le changement »

M. Mohamed Saïd (PLJ) : « Bâtir des

institutions fortes avec des hommes compétents »

M. Hadidi (MNTA) : « Le boycott ne

représente pas une solution »

M. Brahmi (FDL) : « Octroi d’une

indemnité à la femme au foyer »

Les leaders des partis politiques ont plaidé, au 7 e jour de la campagne électorale des législatives du 4 mai prochain, pour accorder plus d’importance à la jeunesse et à la femme au sein de la société, insistant pour conforter les réalisations et les acquis sociaux, notamment le logement social.

PP. 3-4

et les acquis sociaux, notamment le logement social. PP. 3-4 Quotidien national d’information — 20, rue

El Moudjahid/Pub du 16/04/2017

2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES d’El Moudjahid CE MATIN À 9H
2
Bouche
DE
À Oreille
EL MOUDJAHID
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
d’El Moudjahid
CE MATIN À 9H À KOLÉA
DEMAIN À 8H30 À L’HÔTEL SOFITEL
DEMAIN À 10H
Le directeur général de
l’ANESRIF, invité du Forum
Économie
Cérémonie
de baptisation
Journée mondiale
des hémophiles
Le Forum Économie recevra, demain à
10h, M. Fridi Azzedine, directeur général
de l’Agence nationale d’éudes et de suivi
de réalisation des investissements ferro-
viaires.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche scientifique par intérim, M. Moha-
med Mebarki, présidera, ce matin à 9h, la cérémonie de baptisation
de l’École des hautes études commerciales, au pôle universitaire
de Koléa, au nom du défunt moudjahid Boualem Oussedik.
Dans le cadre de la célébration de la Journée
mondiale des hémophiles, le ministre de la Santé,
de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Abdelmalek
Boudiaf, présidera les travaux de cette journée d’étude.
CET APRÈS-MIDI À 13H30
DEMAIN À 9H30 AU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE
Conférence
MARDI 18 AVRIL À 10H
historique
Hommage
à Saâd Dahleb
Le ministre des Moudjahidine par intérim, M. Mohamed Aïssa,
présidera, à l’occasion de la journée de Savoir, la conférence his-
torique, cet après-midi à 13h30, à salle Ibn-Zey-
Système d’information
dans le secteur
de l’éducation
La ministre de l’Éducation nationale,
Le Forum de la Mémoire d’El Moud-
jahid, en coordination avec l’Association
Machaâl Echahid, organise, mardi 18
avril à 10 heures, un hommage au défunt
moudjahid Saâd Dahleb.
M me
Nouria Benghebrit, procèdera au lancement
doun Office Riadh El-Feth.
AUJOURD’HUI
du système d’information dans le secteur de l’Éducation, en pré-
sence des cadres de l’administration centrale et des directeurs de
wilaya de l’éducation.
Célébration de la fête
du Savoir
LES 16, 17 ET 18 AVRIL
M. Nouri à Guelma et El-Tarf
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Mohamed
Aïssa, présidera, ce matin, l’ouverture des journées de formation
au profit des muezzins, à Dar El-Coran Cheikh Sahnoun de Bir
Mourad- Raïs, et, l’après-midi à 14h, la commémoration de la jour-
née Youm El-Ilm, au musée du Moudjahid
Le ministre de l’Aménagement du territoire, du
Tourisme et de l’Artisanat, M. Abdelouahab
Nouri, effectuera, les 16, 17 et 18 avril, une visite
de travail et d’inspection dans les deux wilayas.
LES 17 ET 18 AVRIL
M. Mohamed El-Ghazi
à Mostaganem
M. Bouchouareb à Chlef
et Constantine
M. Mohamed El-Ghazi, ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité sociale, effectuera, au-
jourd’hui, une visite de travail et d’inspection des
structures relevant de son secteur dans la wilaya.
Le ministre de l’Industrie et des Mines,
M. Abdessalem Bouchouareb, effectuera, les 17 et
18 avril, une visite de travail et d’inspection dans
les deux wilayas.

COUVERT

COUVERT Temps plutôt couvert au Nord, à l’Est et à l’Ouest. Ensoleillé au Sud. Températures (maximales-

Temps plutôt couvert au Nord, à l’Est et à l’Ouest. Ensoleillé au Sud.

Températures (maximales- minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (18° - 7°), Annaba (20° - 9°), Béchar (26° - 13°), Biskra (23° - 13°), Constantine (19° - 5°), Djelfa (19° - 5°), Ghardaïa (24° - 12°), Oran (24° - 11°), Sétif (18° - 3°), Tamanrasset (29° - 14°), Tlemcen (25° - 8°).

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CE MATIN À 10H À LA DIRECTION GÉNÉRALE D’ALGÉRIE POSTE

REMISE DE PRIX

Le ministère de la Poste et des Technologies de l’infor- mation et de la communication organise, aujourd’hui, à l’oc- casion de la fête du Savoir, une cérémonie de remise de prix aux finalistes du Concours national de la composition épis- tolaire, lancé à travers le territoire national via le réseau des établissements scolaires.

AUJOURD’HUI À 12H30

« Valorisation des produits alimentaires »

À l’occasion de la célébration de la journée du Savoir, l’École supérieure des sciences de l’aliment et des industries agroalimentaires organise une journée scientifique et culturelle portant sur la «Valorisation des produits alimentaires nationaux», au siège de l’école, sis à Ahmed-Hamidouche, Beaulieu.

L

é v éne m e nt

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EL MOUDJAHID

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

RENDRE PUBLIQUES

LES SOURCES DE FINANCEMENT

LES MODALITÉS PUBLIÉES AU JO DU 26 MARS 2017.

P araphé par le Premier ministre, le décret sti- pule qu’il est fait obligation aux candidats aux législatives de rendre publique leurs

sources de financement de la campagne électorale, tout en soulignant que ces dernières doivent être fi- nancées au moyen de ressources provenant de la contribution des partis politiques, de l'aide éven- tuelle de l'etat, accordée équitablement et des re- venus du candidat. Détaillant ensuite ces trois sources de finance- ment, le texte précise que la contribution des partis politiques provient des cotisations des membres du parti qui sont versées au compte de la formation politique. le financement peut également provenir de dons, legs et libéralités d'origine nationale, qui sont versés au compte du parti politique. Pour sa part, l'aide financière attribuée par l'etat au parti politique, est octroyée selon le nombre de sièges obtenus au Parlement et selon le nombre de ses élus dans les différentes assemblées, mais aussi des revenus liés à l'activité du parti politique et ses biens. Néanmoins, le législateur a prévu que l'aide éventuelle de l'etat, est en fait une contribution qui comporte une aide financière accordée « équitable- ment ». Il faut savoir qu’en ce qui concerne les élections des membres de l'Assemblée populaire nationale, et celles des membres des APW et des APC, cette aide est destinée aux listes de candidats indépendants retenus et aux partis politiques, en fonction du nombre de listes de candidats retenus. lors des élections présidentielles ; l’aide éventuelle de l’etat est attribuée à chaque candidat, comme relevé par l’article 4 du décret. l’article 5 vient en- suite expliquer ce l’on entend par « les revenus du candidat ». Ces derniers comportent, en fait, « ses fonds en espèces, ainsi que ceux provenant de ses biens immobiliers et mobiliers ». Il est à retenir que

ses biens immobiliers et mobiliers ». Il est à retenir que électorale retraçant, selon leur origine

électorale retraçant, selon leur origine et selon leur nature, l'ensemble des recettes perçues et des dé- penses effectuées », et ce, en application des dis- positions de l'article 196 de la loi organique du 25 août 2016. lors de l'élection législative, le compte doit être établi au nom du parti politique sous l'égide duquel la liste de candidats a été déposée, ou au nom du candidat tête de liste, pour les listes de candidats indépendants. « Ce compte, présenté par un expert comptable ou un commissaire aux comptes, est soumis au contrôle, conformément à la législation et à la ré- glementation en vigueur », indique le document. Autre fait à mettre en avant, également, les candi- dats à l'élection du Président de la République et les listes de candidats à l'élection des membres de l'APN, peuvent obtenir des taux de remboursement des dépenses effectuées dans les conditions fixées aux articles 193 et 195 de la loi organique du 25 aout 2016, comme relevé dans l’article 9 du décret. Il convient de rappeler dans ce contexte que la nou- velle loi organique datée du 25 août 2016 fixe dans son article 193 toutes les conditions de rembourse- ment forfaitaire des dépenses liées à l’élection pré- sidentielle. elle énonce, d’autre part, dans son article 195 que les listes des candidats aux élections législa- tives, ayant recueilli, au moins, 20% des suffrages exprimés, peuvent obtenir un remboursement de 25% des dépenses réellement engagées et dans la limite du plafond autorisé. le remboursement des dépenses qui est versé au parti politique sous l’égide duquel la candidature a été déposée, ne peut s’effectuer qu’après proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel. Soraya Guemmouri

conformément aux dispositions de l'article 194 de la loi organique n° 16-10 du 25 août 2016, « les dé- penses de campagne électorale pour chaque liste de candidats aux élections législatives, ne peuvent dépasser un million cinq cent mille dinars (1.500.000 DA) par candidat». la même loi indique, dans son article 54, que le parti politique peut recevoir des dons, legs et li- béralités d'origine nationale, alors que l'article 55 stipule que les dons, legs et libéralités ne peuvent provenir que de personnes physiques identifiées et ils ne peuvent excéder trois cents (300) fois le sa- laire national minimum garanti, par donation et par

an. Note importante à mettre en relief, « un compte de campagne doit être établi à chaque campagne

M. OulD-Abbès (FlN) :

« OPTER POUR UN DISCOURS RASSEMBLEUR »

le secrétaire général du Front de libération na- tional (FlN), Djamel Ould Abbes, a appelé à partir de Médéa, les formations politiques à s’éloigner du

discours vindicatif et à éviter tout dérapage verbal

à l’encontre des autres candidats. s’exprimant à

l’occasion d’un meeting populaire, organisé à la salle omnisports Imam-Ilyes de Médéa, dans le cadre de la campagne pour les prochaines législa- tives, M. Ould Abbes a indiqué que son parti refuse d’être entraîné dans des débats violents et vindica-

tifs, comme il refuse de sortir du cadre civilisé qui doit primer. le sg du FlN a affirmé que son parti

a opté pour un discours pacifique et rassembleur et

ne compte, aucunement, renoncer à ce choix, invi- tant, à cet égard, les candidats du parti à éviter de

tant, à cet égard, les candidats du parti à éviter de répondre aux provocations émanant des

répondre aux provocations émanant des autres concurrents. Il a insisté pour que tout le travail de mobilisation au profit des candidats du FlN soit focalisé sur les zones enclavées et sur la rencontre des populations du pays profond, car, c’est au sein de ces régions que le FlN a pris ses racines et a trouvé ses soutiens, au début de sa création, a-t-il fait savoir. M. Ould Abbes a annoncé, par ailleurs, que la parti va renouveler sa confiance, lors des prochaines élections communales et de wilaya, aux élus du parti qui ont réalisé un bon score, à l’occa- sion des élections de 2012, concluant que le meil- leur gage de crédibilité des élections du 4 mai est le fort taux de participation attendu le jour du scru- tin.

RND à AlgeR

BONNE COTE DE POPULARITÉ

le match électoral s’est engagé. le bruit de la campagne commence à retenir l’attention. Pour

nous éclairer sur l’état d’esprit qui règne au sein du RND, seddik Chihab, tête de liste du parti à Alger, indique d’emblée que le RND a peaufiné sa straté- gie électorale avec des objectifs clairs et précis, en perspectives de ces législatives, bien avant l’an- nonce du scrutin. M. seddik Chihab compte conduire cette liste à la députation. les candida- tures du RND, dont la cote de popularité est bonne, sont motivées par les militants. A en croire ce can- didat, que l’on présente parmi les brillants cadres du parti, se mettre au service de ces concitoyens est un sacerdoce dont il a pris goût et tient à y consa- crer tout son temps, son énergie et son expérience.

« Je pense que nous sommes bien accueillis. Nous

sommes écoutés et respectés. Ils se laissent convaincre. Ils débattent et apprécient la franchise du président du parti, si Ahmed . Ils ont compris que nous sommes un parti qui a une politique so- ciale. Ils ont compris que nous voulons vraiment

participer à la stabilité du pays. Ne nous faisons pas dans l’alarmisme », a-t-il déclaré à El Moudjahid.

Il rappelle, non sans fierté, que son parti demeure

un acteur important de la scène politique algé- rienne, « nous avons des idées liées à l’évolution de notre pays. Nous sommes à un tournant décisif et le côté social et économique nous intéresse, par- ticulièrement, notre programme aspire à la construction d’un pays prospère et harmonieux. les citoyens que nous avons rencontré écoutent et

les citoyens que nous avons rencontré écoutent et nous retenons leurs préoccupations, qui sont glo- balement

nous retenons leurs préoccupations, qui sont glo- balement d’ordre social », a-t-il expliqué. « les gens veulent que leurs problèmes soient vite pris en charge. Au RND, nous proposons des solutions réalistes. Il n’existe pas de solutions miracle. si nous gérons au mieux nos dépenses, si on arrive à améliorer le rendement fiscal, on peut régler un certain nombre de problèmes. Notre programme va dans ce sens et a surpris plus d’un, nous apportons des solutions sur le plans économique et social, les gens ont découvert un RND humain, très proche des préoccupations des citoyens,» précise le can- didat tête de liste du RND. Il y a une impatience. une fois élu à l’Assemblée nationale, M. seddik

Chihab dit représenter dignement les Algériens, dont il connaît les aspirations et préoccupations. Quant aux grandes lignes du programme, leur pré- sentation est laissée aux bons soins du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, qui anime des meetings populaires dans plusieurs wilayas. « Notre programme vise l’émergence d’une écono- mie compétitive, productive à même de générer une croissance soutenue susceptible de répondre de façon juste et solidaire aux attentes de nos conci- toyens, » a-t-il soutenu. Quant à sa feuille de route, avance Chihab, c’est de réussir à se faire élire au poste de député en mai prochain pour apporter sa pierre à l’œuvre de construction nationale et à aider ses concitoyens à se faire entendre. M. seddik Chi- hab affirme aussi qu’au cours de ces cinq premiers jours, la campagne n’a pas déraillé, « combien même certains adversaires ont essayé de nous don- ner des coups sous la ceinture, en remuant l’épi- sode de 1997 ». « On fait tout pour triompher. Nous avons des candidats qui ne traînent pas de casse- roles. Nous avons des candidats compétents avec une expérience, dont 30% de femmes, 20% de jeunes et 50% pour les seniors. les femmes et la jeunesse sont la locomotive du progrès. Nous avons un bon programme, c’est au peuple de déci- der. si nous gagnons les élections, nous allons met- tre sous forme de proposition de lois tout ce que nous avons proposé durant la campagne électo- rale », a-t-il assuré.

F. B.

AVIS D’ÉLECTEURS LA COMMUNAUTÉ À L’ÉTRANGER VEUT UNE ASSEMBLÉE À L’ÉCOUTE Dans une lettre ouverte
AVIS D’ÉLECTEURS
LA COMMUNAUTÉ
À L’ÉTRANGER
VEUT UNE
ASSEMBLÉE
À L’ÉCOUTE
Dans une lettre ouverte adres-
sée aux candidats en lice aux
élections législatives, l’Alliance
des associations des Algériens de
France (ANAAF) se dit
« convaincue que la communauté

établie en France sera heureuse et fière de soutenir par son vote massif toutes celles et ceux qui, avec un programme et des propo- sitions de militants politiques sin- cères, les voies pour organiser ses énergies et exploiter sa créativité autour de perspectives et d'ambi- tions partagées pour son avenir et celui de ses enfants, mais aussi pour le renforcement et la conso- lidation du progrès social, écono- mique et démocratique sur la terre de ses ancêtres ». et de poursuivre « pour tout cela, vous devez vous engager et vous mo- biliser politiquement pour qu'elle ne soit plus stigmatisée, montrée du doigt, soupçonnée de manque de loyauté citoyenne pour être mise à l'index de toute réflexion ou ambition politique susceptible de prendre enfin et véritablement en considération ses légitimes as- pirations et que sa voix soit res- pectée, écoutée et entendue » . l’ANAAF demande aux can-

didats d’être « lucides avec des convictions fermes pour partager et comprendre les peines de la jeunesse afin de lui offrir une es- pérance pour qu'elle se mobilise à nouveau et se solidarise ». et de continuer : « ne marchandez pas votre exigence morale et intellec-

tuelle et ne renoncez jamais à la noblesse du militantisme sincère pour défendre l'intérêt collectif », lit-on dans la lettre ouverte. « On doit répondre à l’appel du pays » Contacté par nos soins Fayçal, jeune Algérien établi au Canada espère que les futurs représen- tants des Algériens vivant à l’étranger ouvriront le débat sur les réelles inquiétudes et préoc- cupations de cette communauté tels que « l’ouverture des banques algériennes en europe, de la publicité sur la destination Algérie pour nos émigrés, des prêts bancaires aux émigrés pour construire ou acheter leurs mai- sons au pays d’origine afin de rentrer chez eux définitivement ou pour passer les vacances en Algérie. une autre question qui tient à cœur notre interlocuteur, concerne l’épineux problème du rapatriement des dépouilles d’Al- gériens décédés à l’étranger.

« J’interpelle les autorités et les

futurs députés sur la prise en charge de ce point bien précis », déclare Fayçal. en France, ce sont généralement les émigrés des années 1960-1970, majoritai- rement inscrits sur les listes qui se mobilisent le plus à chaque scrutin « l’exercice du droit de vote est très important, de plus,

voter me fait sentir que je suisAl- gérien, moi qui ai quitté le pays depuis des années… », dira Mah- moud, 58 ans, parti en France en

1975.

une chose est certaine la

communauté établie à l’étranger

« vote pour l’Algérie », précise

Fayçal estimant que le vote est

« un devoir et on doit répondre à l’appel du pays ». Farida Larbi

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EL MOUDJAHID

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

PLUS D’IMPORTANCE À LA JEUNESSE ET À LA FEMME

La campagne électorale pour les législatives du 4 mai aborde sa seconde semaine. Elle évolue dans la sérénité partout à travers le pays. Elle se distingue aussi par une maturité jusque-là jamais consacrée durant les précédentes consultations électorales. Aussi variés que développés de différentes manières, les thèmes évoquées durant cette campagne électorale font ressortir, à titre de dénominateur commun, cette ambition de consacrer une amélioration certaine de la situation actuelle du pays.

L es thèmes en question évo- quent, entres autres, la néces- saire consolidation de la

stabilité du pays et la préservation de l’unité nationale, la dynamisation de l’économie, la lutte contre la disparité régionales et, bien évidemment, l’amélioration du vécu social de nos concitoyens. Hier, au 7 e jour de cam- pagne, ce sont les thèmes de la jeu- nesse et de la femme qui étaient à l’honneur. «Les jeunes sont l’espoir de l’Algérie et son avenir», a clamé le SG RND, Ahmed Ouyahia, dans un meeting qu’il a animé à Mila. Pour Ouyahia, il est impératif de pro- mouvoir les acquis sociaux au profit de la catégorie de la jeunesse qui constitue, c’est connu, la majeure par-

tie de la société. En ce sens, l’excel- lent tribun qu’a toujours été Ouyahia ne manque d’argumentaires. Il propose ainsi une meilleure acces- sibilité au logement au profit de la jeunesse. En la matière, le RND s’en- gage, de l’avis de son secrétaire géné- ral, à relever à 60.000 DA le plafond de salaires des demandeurs éligibles au logement public locatif (social), pour permettre à un plus grand nom- bre de citoyens fonctionnaires d’accé- der à un logement qui préserve leur dignité. Ahmed Ouyahia considère en effet que le plafond actuel de 25.000

Ouyahia considère en effet que le plafond actuel de 25.000 DA «n’a plus de sens», proposant,

DA «n’a plus de sens», proposant, entre autres solutions d’accès au loge- ment, «l'octroi par le Trésor public de crédits non-rémunérés pour la construction de logements indivi- duels, la réservation de 10% des loge- ments sociaux réalisés aux jeunes célibataires et le soutien à hauteur de 1 million DA au logement rural». À partir de Mostaganem, le président du Front démocratique libre (FDL), Rabah Brahmi, a soutenu par ailleurs que sa formation politique est favora- ble pour l’octroi d’une indemnité aux femmes au foyer. Il a ajouté que son parti a élaboré un programme pour cette campagne des législatives, repo- sant sur les jeunes, en tant que «mo- teur du changement positif», pour

renforcer la sécurité et la stabilité. De son côté, le président du Parti de la li- berté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd, a assuré, à partir de Djelfa, que sa formation politique œuvre pour la mise en place «d’institutions fortes, avec des hommes compétents et loyaux». «Nous avons grand besoin d’une autre révolution dans les es- prits», fait-il remarquer. De Ghardaïa, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a par ailleurs appelé le peuple algérien à «user de son droit civique pour opérer le changement et ne pas céder aux appels des partisans du boy- cott». Il a estimé qu’«il était temps pour les Algériens de s'unir dans l’in- térêt de l'Algérie et de s’exprimer par

les urnes afin d’instaurer une Répu- blique de droit et de justice sociale». Dans la même optique, Hadidi Salem, président du Mouvement national des travailleurs algériens (MNTA), a in- sisté, à partir de Mascara, que le boy- cott des élections ne représentait «pas une solution aux problèmes des Algé- riens», et qu’il est «primordial de voter massivement en faveur des meilleurs» candidats pour servir le pays. Pour sa part, le premier secré- taire du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmalek Bouchafa, a af- firmé, vendredi après-midi à Alger, que le programme électoral de sa for- mation politique était «profondément attaché à la cause nationale et à la jus- tice sociale inspirée du parcours du défunt Hocine Aït Ahmed», réitérant son engagement «à l'action politique noble». Il a expliqué que le projet po- litique du parti, portant sur la mise en place d’un «consensus national», a valeur d’un «solide rempart pour la défense de l'Algérie». De son côté, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Ha- noune, a plaidé, quant à elle, àAïn Té- mouchent, pour le retour du «monopole de l’État sur le commerce extérieur, pour réguler le marché et préserver le pouvoir d’achat du ci-

toyen». Karim Aoudia

M. AMARA BENYOUNES (MPA) :

« VOTER MASSIVEMENT, POUR PRÉMUNIR L’ALGÉRIE CONTRE LA MENACE EXTÉRIEURE »

Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes, a appelé, hier à Tizi Ouzou; à voter massivement. Animant un meeting à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, Amara Benyounes a en effet plaidé en faveur d’une participation massive des électeurs et électrices à ce scrutin, pour imposer un changement et permettre aux démocrates républicains de siéger au Parlement. «L’élection est la seule et unique issue à tous les pro- blèmes auxquels fait face notre pays», a-t-il insisté, rappelant que «le changement ne peut être provoqué par la rue qui mène toujours au chaos ni encore moins par un coup d’État militaire qui ne peut ja- mais se produire en Algérie où l’armée est unique- ment au service du pays et de son peuple». Le premier responsable du MPA a également plaidé en faveur de la consolidation de la paix retrouvée dans

notre pays, estimant que la «paix est un préalable à la construction du pays et son développement dans tous les domaines». Fidèle à son discours, le chef du MPAa en outre insisté sur la nécessité, voire l’urgence, de la mise en œuvre de véritables et profondes réformes économiques, pour faire face au contexte mondial et local particu- lièrement difficile. «J’insiste sur les réformes économiques, car la

solution est avant tout écono- mique», a-t-il affirmé. Évoquant la question identi-

taire,Amara Benyounes a, d’abord, salué la décision de la constitutionnalisation de la langue amazighe comme langue nationale et officielle, ajoutant que

BELGIQUE

LES CANDIDATS INVESTISSENT LA TOILE

ajoutant que BELGIQUE LES CANDIDATS INVESTISSENT LA TOILE le combat pour l’amazigh doit être dés- ormais

le combat pour l’amazigh doit être dés- ormais celui des scientifiques et acadé- miciens, pour sa promotion, et non pas des partis politiques qui n’ont rien à faire dans ce combat. «L’amazigh n’est pas et ne doit jamais constituer ce fonds de commerce que tentent d’utiliser certains partis en mal de programme et de base populaire», a par ailleurs fait observer le président du MPA, rendant hommage aux pionniers du combat identitaire et aux victimes des événements tragiques

du printemps 2001. Amara Benyounes a dénoncé ce qu’il a appelé de nouvelles races de po- liticiens qui squattent les réseaux sociaux pour dé- nigrer notre pays. Bel. Adrar

La campagne électorale se poursuit en Belgique où les candidats, à défaut d'aller à la rencontre des membres de la communauté nationale établie dans ce pays, investissent la Toile pour tenter de convain- cre les plus de 17.000 électeurs de la circonscription. Même si les partis ont procédé à l'affichage des listes de leurs candidats sur les panneaux qui leur sont réservés au siège du consulat général d'Algérie à Bruxelles, les candidats en lice pour les 2 sièges de députés à l’Assemblée populaire nationale réser- vés à la zone 4 (Europe, hors France, Canada, États- Unis et reste du monde), préfèrent investir la campagne sur les réseaux sociaux et les chaînes de radio locales, ainsi que sur les chaînes de télévision communautaires. Une semaine après le lancement de la campagne de «chasse» aux électeurs, les can- didats ont décidé de s'affranchir des contraintes des meetings électoraux qui nécessitent une logistique importante, mais surtout un financement consé- quent, pour concentrer leur communication électo- rale sur les canaux d'information qu'offre le net. Presque tous les candidats ont un site et se servent de l’internet pour faire connaître leur programme, offrir le téléchargement de dépliants ou encore dis- cuter avec les électeurs à travers les forums de chats.

Un exercice auquel s'est prêté, à plusieurs reprises, le candidat Hamza Mahdi, tête de liste du parti El- Karama. Ce dernier est allé même jusqu'à présenter le programme électoral de son parti et expliquer ses motivations par courriel afin d'attirer de nouveaux électeurs, tout en restant très actif sur les réseaux so- ciaux, terrain de prédilection des autres candidats. En plus du net, les candidats aux législatives du 4 mai participent aux débats consacrés au scrutin sur les chaînes radio locales telles que AraBel ou sur la chaîne de télévision BeurTV ou encore EuroMagh. Si les stratégies électorales et les thèmes de cam- pagne diffèrent d'un candidat à l'autre, ils sont una- nimes à appeler les membres de la communauté nationale établie en Belgique et au Grand Duché du Luxembourg à aller voter par «devoir civique». Ils partagent tous le même slogan : «Allez voter».

Exhorter nos ressortissants à aller voter

Une campagne pour sensibiliser les ressortissants al- gériens établis en Belgique à l'importance de faire entendre leur voix sera lancée cette semaine afin de les exhorter à participer au scrutin dès l'ouverture des bureaux de vote prévue du 29 avril au 2 mai pro-

chains, pour la communauté nationale établie à l'étranger. «Une campagne d'information et de sen- sibilisation de la communauté à l'importance d'aller voter va être lancée dès cette semaine. Nous allons envoyer des SMS individuels pour exhorter les membres de la communauté nationale à aller voter, les informer des adresses de bureaux de vote, des horaires d'ouverture et de fermeture», a indiqué le consul général d'Algérie à Bruxelles, Abdelkrim Ya- mani. Selon M. Yamani, des spots publicitaires se- ront également diffusés à travers les chaînes de radio

local, pour inciter les ressortissants algériens à aller voter. «Nous avons été autorisés à afficher au niveau des communes, où des bureaux de vote seront ou- verts pour le scrutin du 4 mai, et nous comptons pro- fiter de cet espace pour sensibiliser nos compatriotes sur la nécessité de participer au vote», a-t-il fait sa- voir, soulignant qu'il compte également sur le mou- vement associatif pour réussir cette mission. Six bureaux de vote, implantés dans les grands centres urbains où se concentre la communauté nationale établie en Belgique et au Grand Duché du Luxem- bourg, seront ouverts pour accueillir les 17.298 élec- teurs appelés aux urnes dans le cadre des législatives

2017.

PAROLESD’URNES
PAROLESD’URNES

DEVOIR ET DROIT

l Voilà, la campagne électorale des

législatives du 4 mai entame sa deuxième semaine. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à observer le marathon entamé par un grand nombre de chefs de partis politiques qui vont sillonner le territoire national tout au long de cette période, du moins pour ceux qui détiennent des listes dans toutes les circonscriptions électorales. Meetings populaires, rencontres de proximité ou présence sur la Toile, via les réseaux sociaux, tous les moyens sont bons pour séduire les électeurs et les convaincre d’aller voter massivement. La mobilisation des foules demeure donc le plus grand défi des partis, lesquels doivent redoubler d’imagination et faire preuve d’un grand pouvoir de persuasion pour atteindre l’objectif principal, à savoir inciter les Algériennes et les Algériens à se présenter aux urnes le jour J. Et quoi de mieux qu’un engagement sincère des candidats, un programme ambitieux et un projet de société à la hauteur de la grandeur de l’Algérie, pour convaincre les électeurs du bien-fondé de leurs arguments. Normalement, c’est cette ligne de conduite que doivent suivre les acteurs politiques, mais, malheureusement, il se trouve que certaines voix, par on ne sait quelle logique, ne l’entendent pas de cette oreille. Des hommes politiques optent plutôt pour un discours à la limite de l’extrémisme, et poussent le bouchon un peu loin en qualifiant les abstentionnistes de tous les noms d’oiseaux. Accuser un citoyen qui ne vote pas, donc pas convaincu par les programmes des candidats, de traître, d’irresponsable et de non-citoyen, c’est un peu trop, convenons-nous. C’est tout sauf une démarche réfléchie, Ce n’est assurément pas de cette manière qu’on va persuader les Algériennes et les Algériens, encore hésitants, de participer activement dans ce processus, tout au contraire. Certes, ce serait idéal que les citoyens s’impliquent grandement dans la consultation électorale, mais si certains n’ont pas encore décidé de participer au scrutin, il existe d’autres procédés, moins musclés, pour les attirer dans la voie voulue. Celle menant vers l’urne, en toute démocratie et transparence. Et, justement, la campagne électorale est faite pour ça. Mobiliser, sensibiliser et enfin convaincre, avec, et c’est le plus important, un discours apaisant et porteur, pour faire comprendre aux Algériens que l’acte de voter est avant tout un droit constitutionnel. Le Premier ministre l’a bien souligné, lors de sa dernière sortie à Djelfa, en affirmant que chacun est libre d’accomplir ou pas ce droit et devoir à la fois, à condition toutefois de ne pas s’immiscer et d’imposer ses choix aux autres, pour tenter de semer la zizanie. Comme quoi, chacun sa conviction, dans le respect total des lois de la République.

S. A. M.

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22 e OPÉRATION DE RELOGEMENT ÀALGER

M. ZOUKH :

« AVANT LA FIN DU MOIS »

«La 22 e opération de relogement interviendra, prochainement, nous sommes en phase de finalisation des listes des bénéficiaires», a déclaré le wali d’Alger.

M. Abdelkader Zoukh, qui s’est exprimé, hier, en marge d’une visite de

travail et d’inspection de plusieurs chantiers de la wilaya, a fait savoir que cette opération est prévue avant

les prochaines échéances législa- tives, sans toutefois en préciser la date exacte. Il a indiqué que dans le cadre de cette 22 e opération, il sera procédé au relogement des habitants des haouchs et des habitations indé- centes (baraques, logements exigus

et précaires). Selon le même respon-

sable, le dossier des haouchs néces- site une étude approfondie pour séparer les haouchs agricoles de ceux relevant des communes ou ap- partenant à des privés. M. Zoukh, a

indiqué que les fortes intempéries enregistrées récemment ont été à l'origine du retard de cette opération.

« Ces intempéries ont retardé l’amé- nagement extérieur des nouvelles

cités », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il

a fallu attendre quelque temps pour

parachever les travaux. « C’est une question de temps seulement, les ci- toyens doivent nous comprendre et patienter », a-t-il dit. Le wali a an- noncé, dans ce sens, la remise de 2.000 clefs aux souscripteurs de lo- gements sociaux participatifs (LSP) dans le cadre de la 22 e opération de

relogement, rappelant que le nombre global de ces logements au niveau d'Alger est de 42.000 unités, dont 21.000 ont été distribués.

«Aménagement de l’oued El-Harrach : le projet sera livré dans les délais »

Par ailleurs, et durant sa visite d’inspection dans la circonscription administrative d’El Harrach, M. Zoukh a affiché son mécontentement

Ph : Y. Cheurfi
Ph : Y. Cheurfi

au sujet des projets qui accusent un certain retard, particulièrement sur le chantier d’aménagement de l’oued el Harrach dans la commune de Bou- rouba. « La réception de la totalité du projet d'assainissement et d'aména- gement de l’oued El Harrach est pré- vue à la fin 2017, vous devez doubler, voire tripler les efforts pour combler le retard afin de respecter les délais impartis », a-t-il exigé aux maîtres d’œuvre. Le wali a, par la même occasion, annoncé la création de nouveaux collecteurs d’épuration des eaux usées dans la commune d’El Har- rach, qui devraient, selon les respon- sables du projet, réduire au maximum la présence d’eaux usées

à travers plusieurs points de la com- mune, ainsi que d’autres localités voisines. « Avec l’achèvement des ou- vrages destinés à cet effet, les rejets d’eaux usées n’iront plus vers la mer ou les oueds, mais dans ces stations où, une fois traitées, celles-ci seront en grande partie réutilisées dans le domaine de l’irrigation », ont-ils ex- pliqué. M. Zoukh fait savoir, dans ce sens, que la seconde plus importante mission après l’éradication des bi- donvilles est de dépolluer Alger par le traitement total des rejets d’eaux usées, opération qui sera, selon lui, effective dès 2018. « La wilaya poursuit ses efforts pour éliminer toutes les sources de pollution en Al-

gérie, à commencer par l’oued El Harrach ». Accompagné d’une im- portante délégation, Zoukh s’est en- quis de l’état d’avancement de plusieurs projets et en a réceptionné d’autres, comme les aires de jeu et les espaces verts dans les communes de Bachdjarah, Bourouba, El Har- rach et Oued Smar. « La wilaya d'Alger a engagé un vaste programme de réhabilitation, et une importante enveloppe finan- cière a été dégagée aux projets de dé- veloppement local au niveau de la circonscription administrative d’El Harrach », a affirmé Zoukh qui a mis en évidence le fait que le manque considérable d’aires de détente pour les jeunes et les moins jeunes dans cette localité est en passe d’être ré- sorbé. Le responsable a d’ailleurs mis l’accent sur l’importance de la mise en œuvre du plan de développement local, appelant les collectivités lo- cales à contribuer à l’amélioration de l’environnement du citoyen. Il a ensuite visité le projet de réa- lisation d’un marché de proximité dans le quartier de Boumaâti. Un marché qui devrait ouvrir ses portes quinze jours avant le mois sacré du ramadhan pour contrecarrer les spé- culateurs et permettre aux citoyens d'acheter les produits alimentaires, fruits et légumes à des prix « raison- nables », assure le wali. Il y a lieu de souligner que lors de cette visite, le wali d’Alger a été in- terpellé par des familles qui récla- maient des logements décents. Zoukh a été à l’écoute de leurs do- léances, et leur a promis de traiter leurs problèmes dans les plus brefs des délais, s’ils ouvraient droit. Sarah A. Benali Cherif

FONCTION PUBLIQUE

LES CONCOURS DE RECRUTEMENT

OUVERTS

notamment de la direction générale de la sûreté nationale, la direction générale de la protection civile, ainsi que des postes administratifs au ni- veau des collectivités locales. Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et celui de la Santé sont également, concernés par les concours de recrutement, ainsi que d’autres secteurs. Aussi, il faut se connecter sur le site de la DGFC pour voir les dates et les branches des di- vers concours proposés : médecine, informatique,

architecture et génie civil

tères et les administrations qui recrutent : minis- tères de l'Education, ministère du Tourisme, de la

Justice

les centres médicaux, directions du commerce A ce jour, ce ne sont pas moins de trente-deux concours qui sont ouverts dans plusieurs secteurs étatiques, en attendant l’ouverture de nombreux autres d’ici le mois de mai prochain. Le secteur de l’Education nationale, faut-il le rappeler, va massivement recruter. Ce seront, en effet, pas moins de 40.000 postes d’enseignants qui seront pourvus dès le mois de juin prochain. La ministre de l’Education nationale avait ex- pliqué que ce chiffre est justifié par le nombre im- portant de départs à la retraite qui seront enregistrés à partir du mois d’août prochain. « On va ouvrir la plateforme numérique du dernier concours du 7 au 17 avril pour une exploitation au niveau de la wilaya. Les comptes de ceux ayant eu la moyenne au dernier concours seront

ainsi que les hôpitaux, les universités,

ainsi que les minis-

La direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative a annoncé l’ou- verture des concours de recrutement pour l’année en cours. Ainsi, il est demandé à tous les secteurs publics de recenser le nombre des postes vacants avant le lancement des concours à partir de ce mois d’avril. La direction générale de la fonction publique avait publié sur son site internet, un communiqué où elle a confirmé le lancement des concours de recrutement au titre de l’exercice budgétaire

2017, et a instruit toutes les directions et institu- tions publiques à urger le lancement de tous les concours afin d’exploiter tous les postes budgé- taires décidés par le gouvernement pour ces sec- teurs au profit des jeunes diplômés universitaires qui souffrent du chômage. La direction générale de la fonction publique, insiste à ce que tous les concours de recrutement soient lancés juste après les élections du 4 mai prochain afin de pourvoir les postes vacants, no- tamment ceux dont leurs titulaires ont été admis

à la retraite.

Parmi les secteurs concernés par l’ouverture des concours, l’on citera, le ministère de l’Edu- cation nationale, qui va procéder au recrutement des enseignants tous paliers confondus, ainsi que

le personnel administratif et les travailleurs fonc-

tionnels. Le ministère de l’Intérieur et des Collec- tivités locales, est également concerné par ce concours, puisqu’il est prévu l’ouverture d’un nombre important de postes de travail au niveau

ouverts », a indiqué la ministre qui révèle que c’est surtout grâce à la Fonction publique, qui a donné son accord, que ce recrutement sera possi- ble et ce, malgré la crise économique qui frappe le pays. « Nous rendrons publiques les conditions et les modalités d’inscription au prochain concours et il sera procédé ensuite à l’ouverture, le 2 mai, d’une autre plateforme pour permettre aux postulants d’effectuer leur inscription au concours qui se déroulera le 29 juin », avait pré- cisé M me Benghebrit. Selon la ministre, le nombre de départs à la re- traite n’est pas uniquement justifié par la loi sur les retraites. « C’est un renouvellement généra- tionnel », a indiqué la ministre, qui a soutenu que la tendance se renversera dès l’année prochaine. « Le secteur pourra dans quelques années se pas- ser des recrutements externes, puisque les besoins seront comblés exclusivement avec les diplômés des écoles normales supérieures », a-t-elle ajouté. Avant de passer au concours, le ministère de l’Education nationale puisera d’abord dans la liste d’attente de ceux qui ont concouru l’an passé. Il y a lieu de souligner à la fin qu’en vertu de l’article 74 du statut général de la fonction pu- blique, le recrutement des fonctionnaires est sou- mis au principe de « l’égal accès aux emplois publics ». Les recrutements dans la fonction pu- blique s’effectuent par voie de concours dont l’âge minimum pour l’accès à un emploi de la fonction publique est fixé à 18 ans révolus. Salima Ettouahria

HADJ

IL COÛTERA 496.000 DA

Le coût du hadj 2017 est fixé à 376.000 DA, billet d'avion non inclus, a annoncé mardi dernier un communi- qué du ministère des Affaires religieuses et du Wakf. Les frais de transport aérien res- tent inchangés, a précisé la même source, en ajoutant que le billet d’avion pour les Lieux saints de l’islam, établi auparavant à 120.000 dinars par personne, est resté stable. Les nombreux lauréats(es) du tirage au sort pour le Hadj 2017, effectué comme on le sait le 25 mars dernier à tra- vers l’ensemble du pays, de- vront payer un montant global de 496.000 dinars cha- cun. Ravis de la décision prise par les autorités saou- diennes et portant réattribu- tion à l’Algérie de son quota initial de 36.000 hadjis, cette année, les nombreux candi- dats au pèlerinage, ont ac- cueilli avec un grand soulagement cette nouvelle concernant le coût officiel du Hadj 2017, qui leur permet désormais de se consacrer entièrement aux préparatifs du pèlerinage aux Lieux saints de l’islam proprement dit. En attendant de connaître les dates de versement des frais du hadj à la Banque d’Algérie et celles, relatives à la vente des billets d’avion par la compagnie Air Algérie et son partenaire Saudia Air- lines, les futurs hadjis plan- chent également, et surtout, sur leur prise en charge du- rant tout le pèlerinage, depuis l’Algérie aux Lieux saints de l’islam, et ce, dans tous les domaines. Membre à part en- tière de la mission algérienne du Hadj, le ministère des Af- faires religieuses et du Wakf est en effet prêt à assumer son important rôle d’orienta- tion et de sensibilisation des hadjis. Les autres, c'est-à-dire les nombreux représentants des ministères, institutions et organismes divers concernés, sont également et pleinement engagés dans les préparatifs matériels et techniques du pèlerinage, en attendant que les futurs pèlerins procèdent au choix des agences de voyage et de tourisme, capa- bles de leur assurer une bonne prise en charge de leurs besoins, en termes d’hé- bergement, de restauration, de transport aux Lieux saints, notamment. Selon l’Office national du Hadj et de la Omra, (ONPO), 38 agences de voyage et de tourisme, dont celles de l’ONAT et du Touring Club d’Algérie (pu- bliques) ont été initialement agréées pour le Hadj cette année, avant l’aboutissement des recours de 5 autres opé- rateurs, ce qui nous donne un total de 43 agences en tout. Enfin, concernant le transport aérien, le directeur commer- cial de la compagnie Air Al- gérie a annoncé dernièrement que la vente des billets d’avion Hadj débutera le mois de mai prochain, en pré- cisant que 69 vols sont pré- vus en direction des Lieux saints de l’islam, à partir des 5 importants aéroports du pays.

Mourad A.

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EL MOUDJAHID

PROMOTIONDELAPRODUCTIONNATIONALE

LAPME/PMIENLOCOMOTIVE

«Il y a un génie algérien prouvé.» Ce sont les termes employés par le ministre du Commerce par intérim, à l’issue de sa visite, à la Safex, dans le cadre des Journées sur la promotion et l’encouragement de la production nationale. Admirateur quant aux prouesses de certaines entreprises, des PME/PMI pour la majorité, Abdelmadjid Tebboune affirme que de tels résultats mènent droit vers la réalisation de l’objectif du gouvernement : consommer algérien.

C ette démarche a comme finalité, de ré- duire la facture d’importation, passée de 56 à 47 milliards de dollars entre 2015

en 2016. Et que le Premier ministre «exhorte sa réduction de 10 à15 milliards USD supplémen- taires en 2017», enchaîne M. Tebboune. Il as- sure néanmoins qu’en dépit de toutes ces

mesures, aucun produit n’est interdit d’impor- tation. À l’adresse des différents exposants, il fait part de la détermination du gouvernement à soutenir la «créativité», et recommande de faire augmenter le taux d’intégration, constituant un des fondements du nouveau modèle écono- mique de croissance. D’autres entreprises, comme le cas de l’En- iem, sont appelées à «revoir leur plan de déve- loppement». Et au ministre d’affirmer que la croissance économique se situe dans les PME/PMI, connues pour l’immédiateté des ré- sultats, la création d’emplois et, au final, la contribution à réduire la facture d’importation qui, poursuit-il, enregistre une prise de conscience à tous les niveaux. Dans cette op- tique, M. Tebboune trouve «inadmissible» que l’Algérie continue d’importer des denrées dis- ponibles localement, comme le couscous. «Le temps d'ouvrir grandes les portes aux proprié-

) Importer et

taires de conteneurs est révolue (

vendre de la marchandise au port ne sont pas de

l’investissement.» Même chez les investisseurs, il y a le bon grain et l’ivraie.

« Économie patriotique »

Abondant dans ce sens, le ministre intéri- maire du Commerce réitère que les mesures adoptées par l’Algérie pour la rationalisation des importations n’impactent pas le niveau des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Union européenne. Explicite, il fera savoir que dans l’article 12 lié à la «clause de sauvegarde», est clairement signifié la possibilité d’arrêter «momentanément» l’importation, en cas de sur- plus de production. Interrogé sur les foires in- ternationales qui se tiennent en Algérie, Tebboune précise qu’elles entrent dans un cadre de réciprocité, mettant en relief l’importante présence algérienne dans nombre de manifesta-

Ph : Nacera
Ph : Nacera

taire Boublenza, explique que l’établissement qu’il représente produit, à base du caroubier, des substituts au cacao sous forme de poudres. Pré- sent dans une trentaine de pays, y compris l’Australie, la société disposant entre autres des certifications halal et bio, est passée, depuis 1995, à «l’exportation de 100% de ses pro- duits». Et le marché national? «La demande fait défaut», répond, non sans regrets, M. Benos- man. De son côté, Louisa Sidi Haket laisse dé- filer les prouesses méritées de la société artisanale «Safran Traiki» qu’elle dirige. Entre autres produits, elle exhibe, d’une fierté bien justifiée, des capsules à café au safran qui «n’existent nulle part dans le monde», ainsi que la gelée de thé au safran aux vertus impossibles. Résultat de cette assiduité contagieuse : remise de 4 prix par l’Union européenne. Renouant avec la créativité et la création, les responsables de Saidal, eux, annoncent la réception de trois unités de production au cours de ce mois, pré- cisant que pour le centre de recherche et de dé- veloppement à Sidi Abdellah, «les terrassements sont déjà entamés». Fouad Irnatene

tions internationales. Cependant, le ministre re- lève l’existence de la «préférence nationale» et de «l’économie patriotique». Se prêtant au jeu des questions-réponses, il indique que les visites multiples des présidents africains ont Algérie, ont permis l’installation des commissions- mixtes versants toutes dans le cadre de la «com- plémentarité africaine», de plus en plus nécessaire. Rebondissant sur le libre échange dans la région arabe, M. Tebboune, après avoir souligné le classement de certains produits dans la «liste noire», annonce l’annulation de 1.000 positions tarifaires des listes des importations algériennes.

Exposants qui forcent l’admiration Pour certains produits, les sucreries notam- ment, le département du Commerce a ordonné le renforcement du contrôle de la qualité, pré- cisant que l’Algérie compte se rapprocher des normes internationales. Approchés, certains ex- posants n’ont fait que confirmer le «génie» évo- qué par le ministre. Des exemples, vous en voulez, des exemples en voilà. Djamil Bensos- man, secrétaire général de la Sarl agroalimen-

M. TEBBOUNE :

« RÉDUIRE L’IMPORTATION DE 15 MDS DE DOLLARS »

L'Algérie va essayer de réduire ses importations de 10 à 15 milliards de dollars sur l'année 2017, a indiqué hier, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune. Après une facture d'importations qui avait atteint 56 milliards dollars en 2015 avant de baisser à 46,7 milliards dollars en 2016, le gou- vernement va essayer de réaliser une autre réduction en ramenant les importations à moins de 30 mil- liards dollars à fin 2017, a-t-il avancé lors d'un point de presse or- ganisé en marge des Journées sur la Promotion et l'encouragement de la production nationale qui se tien- nent à Alger. Dans ce sens, le ministre a in-

sisté sur la promotion des petites et moyennes entreprises (PME) qui constituent, selon lui, « un facteur non négligeable » pour booster l'économie nationale et créer des postes d'emploi. Concernant les produits alimentaires dont la fac- ture d'importation pèse lourdement sur la balance commerciale, il a ap- pelé à consommer algérien. En effet, a-t-il expliqué, « l'importa- tion des produits alimentaires coûte beaucoup d'argent en devises à l'Etat ». D'où la nécessité, a-t-il poursuivi, d'aller vers l'encourage- ment de la production locale à tra- vers la consommation du produit algérien. Pour rappel, les importa- tions des produits alimentaires se sont chiffrées à 8,22 milliards de dollars en 2016, soit près de 18%

de la facture globale des importa- tions algériennes. Lors de sa tour- née dans les différents stands, M. Tebboune s'est entretenu longue- ment avec les exposants en les in- vitant à déployer plus d'efforts pour assurer une production locale de qualité et éviter le recours à l'im- portation. Les Journées sur la pro- motion et l'encouragement de la production nationale voient la par- ticipation de 120 exposants acti- vant dans plusieurs secteurs telles les industries mécanique, de l'élec- troménager, de l'agroalimentaire et de la pétrochimie. A rappeler que pour l'année 2017, le ministère du Commerce a ouvert les contingents quantitatifs pour l’importation des produits et des marchandises au titre des licences d’importation qui

concernent 21 produits industriels et agricoles, et ce conformément aux dispositions du décret exécutif de 2015 fixant les conditions et les modalités d’application des ré- gimes de licences d’importation ou d’exportation de produits et mar- chandises. La liste des contingents des produits à soumettre au dispositif des licences pourrait éventuelle- ment être élargie à d’autres pro- duits et contingents, en temps opportun. La balance commerciale de l`Algérie a enregistré un déficit de 17,84 milliards de dollars durant l`année 2016, contre un déficit de 13,71 mds usd en 2015, soit un creusement de déficit de près de 5%. (APS)

NOUVEAU CODE DES DOUANES

ACCOMPAGNEMENT

PERFORMANTDES

INVESTISSEURS

Le nouveau code des douanes intervient pour simplifier et unifier des procédures doua- nières selon les normes inter- nationales en vue d’un meilleur et performant accom- pagnement des investisseurs et entreprises algériennes, a indi- qué, jeudi à Oran, le directeur des relations publiques et d’in- formation à la Direction géné- rale des Douanes algériennes. Lors d’un point de presse, animé en marge d’une rencon- tre régionale sur la vulgarisa- tion des nouveaux règlements du code des douanes, Djamel Brika a souligné que le texte de loi 04-17 modifié et complé- ment au code des douanes per- mettra de simplifier les procédures douanières et leur unification avec les normes en vigueur dans le monde. Ce texte de loi actualisé per- mettra un meilleur accompa- gnement des opérateurs économiques qui en trouveront un cadre pour pratiquer et or- ganiser des échanges dans un espace commercial assurant la pérennité, la neutralité et la transparence, a-t-il expliqué. Ce nouveau code vise égale- ment à adopter des notions consacrées par les conventions douanières internationales, dont l’Algérie a adhéré en fournissant plus de garanties aux opérateurs économiques et investisseurs concernant l’uni- fication des procédures de dé- douanement, conformément aux normes internationales en vigueur. Avec ce nouveau code, le futur investisseur constatera le changement des procédures adoptées en Algérie qui sont les mêmes contenues dans la Convention internationale de Kyoto, a assuré le même res- ponsable. Pour lui, l’objectif attendu de l’actualisation de ce texte de loi est de simplifier des procé- dures douanières et plusieurs entraves existantes dans l’an- cienne copie de ce code ont été supprimées en prenant en considération la Convention de Kyoto et de toutes les conven- tions signées par l’Algérie dans le secteur des douanes. Pour Djamel Brika, le nouveau code intervient pour renforcer le contrôle douanier à travers le droit à l’information. Les agents douaniers pourront ac- céder aux documents dans dif- férentes administrations sans opposition en vue d’assurer une meilleure performance dans le domaine du contrôle à distance.

LE FMIAPPELLE LES PAYS ÀAMÉLIORER LEURS SYSTÈMES FISCAUX

STIMULER LA PRODUCTIVITÉ

Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé jeudi les pays à améliorer la conception de leurs systèmes fiscaux en vue d'accroître la productivité. Dans son rapport phare intitulé «Moniteur des finances pu- bliques», le FMI a indiqué que la producti- vité est freinée par des politiques mal conçues, par exemple, des incitations fis-

cales qui dépendent de la taille de l'entre- prise ou du type d'investissement, des ca- rences dans le recouvrement des impôts ou des droits appliqués à certains biens. Le rap- port souligne qu'une administration fiscale faible, victime de la fraude fiscale, nuit non seulement au recouvrement des recettes, mais aussi à la productivité. Il indique éga-

lement que l'élimination de ces obstacles re- hausserait, en moyenne dans l'ensemble des pays, la croissance annuelle du PIB réel d'environ un point sur 20 ans. Il suggère que les autorités devraient chercher à réduire les différences entre les régimes fiscaux selon les actifs et le financement et traiter les en- treprises sur un pied d'égalité pour encou-

rager leur croissance. «Les priorités de chaque pays en matière de réforme fiscale devront tenir compte non seulement de leur impact sur la productivité, mais aussi sur les autres objectifs du gouvernement, notam- ment l'amélioration de la distribution des re- venus et les besoins en matière de mobilisation des recettes», ajoute le rapport.

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TOURISME ETARTISANAT

UN SUBSTITUT AU PÉTROLE

Depuis l’année 2013, le pays observe un recul important de sa fiscalité pétrolière, conséquence d’une baisse drastique des prix des hydrocarbures ; le faste des 110 dollars comme prix moyen du baril de pétrole est à remettre aux calendes grecques.

A insi, la nécessité d’un redé- ploiement vers des secteurs de substitution, le tou-

risme, notamment, est devenue plus qu’impérative. L’heure est ainsi venue de se recentrer sur une

vision dynamique génératrice de rentrées en devises, l’option est alors à la diversification écono- mique. Le secteur du tourisme, un des acteurs les plus concernés et les plus attendus pour combler le déficit, commence à sortir de sa léthargie. Présent en Chine, en tant qu’invité, lors de l’ouverture officielle des travaux de la pre-

mière édition culturelle internatio- nale sur le thème «La route de la soie», qui s’est tenue dernièrement dans la ville de Dunhuang, située dans la province de Gansu, M. Nouri a vanté les mérites du tou- risme enAlgérie. Un appel du pied

à un pays d’où l’on importe le

plus. Le ministre de l’Aménage- ment du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat a ainsi insisté sur la destination Algérie, et que les au- torités chinoises comptent recom- mander à leurs citoyens.

Ceci est d’autant plus justifié que le déséquilibre de la balance commerciale entre les deux pays favorise et de loin la Chine. Sen- sibiliser et tenter de promouvoir la destination Algérie auprès des étrangers est de nos jours plus qu’impératif.

Le tourisme en quête de know-how

La remarque qui s’impose est que le secteur du tourisme enre- gistre une insuffisance en matière de formation d’encadreurs des structures touristiques, et cela malgré l’existence de conventions

pour la formation, voire la forma- tion spécialisée à l’étranger. Le constat est fait. Il reste à résoudre ce problème et à veiller également

à la qualification du personnel dit

de services. C’est une véritable course contre la montre qui doit être engagée, témoins les 1.600 projets d’investissements à travers le pays, qui sont agréés par le mi- nistère du Tourisme et dont près de 600 sont en cours de réalisa- tion. Un tel programme devra in- duire une incidence positive pour l’emploi, puisque quelque 35.000

postes de travail seront offerts. C’est dire que le secteur du tou- risme constitue l’un
postes de travail seront offerts.
C’est dire que le secteur du tou-
risme constitue l’un des grands ac-
teurs à même de se présenter
comme l’une des filières de
l’après-pétrole. À cela s’ajoute
une autre urgence, celle de la re-
qualification de plus de 70 établis-
sements hôteliers au niveau
national et dont le montant alloué
est de l’ordre de 70 milliards de
dinars. Un tel volume d’investis-
sement est difficile à prendre en
charge du fait de l’«incapacité des
cadres à le gérer», de l’avis du mi-
nistre qui souligne au passage le
grand intérêt dont jouit ce dossier.
La récente rencontre algéro-
suisse, dont le thème avait trait à
l’hôtellerie et aux écoles de mana-
gement, qui s’est déroulée en pré-
sence d’un certain nombre de
professionnels algériens et l’am-
bassadrice de Suisse en Algérie,
M me Muriel Berset-Kohen, vient
en réponse aux attentes de déve-
loppement du secteur.
ni-
par-

Un tel partenariat pour le- quel la Suisse se déclare disponi- ble dans le domaine du tourisme serait une occasion pour accompa- gner notre pays en matière de for- mation, notamment. Il est fortement reconnu que la Suisse se

présente comme un leader mon- dial dans le domaine touristique et la formation touristique ; d’où sa capacité à contribuer à l’essor de développement du secteur dans notre pays.

L’artisanat, levier du tourisme

À l’effet de redorer l’image de marque du métier artisanal dans

notre pays, vecteur de développe- ment du tourisme, une délégation composée d’une centaine d’arti- sans avait pris part, au mois de dé- cembre dernier et pour la première fois aux Émirats arabes unis, à la 21 e édition de la manifestation in- titulée «Village mondial de l’arti- sanat». Les produits algériens, à l’ins- tar de ceux d’une quarantaine de pays, ont été exposés, lors de cette manifestation de grande envergure à Dubaï. La présence algérienne avait pour but de promouvoir la destination Algérie, d’où la pro- motion du tourisme, surtout lorsque l’on sait qu’une telle ma-

festation draine chaque année quelque 5 millions de visiteurs. La ministre déléguée, chargée de l’Artisanat, M me Aïcha Tagabou, n’excluant pas l’organi- sation à l’avenir d’une manifesta- tion pareille dans notre pays, compte sensibiliser les acteurs du tourisme à inclure les produits d’artisanat algérien dans leur fu- ture décoration et dans la gastro- nomie. Dans cet ordre d’idées, le complexe touristique La Gazelle d’or, véritable joyau à El-Oued, qui vient d’être récemment inau- guré par le Premier ministre, fait

tie du pôle d’excellence du tourisme saharien, où l’intérêt à promouvoir le développement du tourisme, tant à l’adresse des nationaux qu’aux étrangers, re- quiert une attention particulière de la part de l’État. Notre pays s’y prête au tourisme, il suffit de réu- nir les conditions nécessaires à sa relance pour en faire un véritable pourvoyeur de richesse et d’em- ploi.

A. C.

DÉVELOPPER LE TOURISME VERT

Agrégat intarissable de la sphère écono- mique, «l’or vert» suscite un intérêt mani- feste des forestiers de Constantine engagés dans un processus de valorisation de ce gi- sement naturel, en mettant en avant le concept du tourisme vert. L’écotourisme est en passe de devenir le maître de l’économie verte. En pole position du plan d’action de la Conservation des forêts de Constantine, de nouvelles forêts récréatives dédiées aux activités de détente en milieu naturel sont créées. Le patrimoine forestier dans cette région qui compte 29.000 hectares com- prendra, dans un proche avenir, 5 forêts ré- créatives. À cet effet, le responsable de la protec- tion de la faune et de la flore a précisé que les dossiers sont actuellement en cours de validation au niveau de la Direction géné- rale des forêts, pour la création d’espaces récréatifs dans les forêts de cinq communes

de la wilaya. Ces nouveaux espaces de dé- tente s’ajouteront à la forêt récréative d’El- Meridj (El-Khroub) qui a été créée en 2012 sur une superficie de 30 hectares et que fré- quentent hebdomadairement des familles en quête d’air pur. Il va sans dire que ces forêts récréatives contribuent grandement au dé- veloppement de l’écotourisme et de décou- vrir, par la même occasion, la biodiversité tout en apprenant à la protéger. Il s’agit d’un écotourisme organisé, sé- curisé et balisé. Cela va en droite ligne avec la politique de développement de l’écono- mie forestière, une autre forme de tourisme pour les familles modestes. Il y a lieu de rappeler que la forêt de Djebel Ouahch, d’une superficie de 4.500 hectares, comp- tait, durant les années 1980, «plus de 3.000 espèces de plantes médicinales», alors qu’actuellement, ce nombre a sérieusement régressé, pour atteindre 1.500 environ. Cer-

taines espèces végétales ont complètement disparu, à cause des incendies, des mala- dies, des massacres occasionnés par des ci- toyens non avertis où de certains individus qui les cueillent à des fins commerciales, le tout s’ajoutant aux changements clima- tiques. Pour une meilleure protection, les services de la wilaya comptent sécuriser da- vantage ces lieux. En outre, la forêt de Dje- bel Ouahch est en passe d’accueillir un projet de création d’un jardin botanique où de nombreuses variétés de plantes seront cultivées. Cela créera ainsi une complicité entre la forêt et les familles du Constanti- nois. Il y a lieu de noter que la remise en ex- ploitation du parc d’attractions de Djebel Ouahch, fermé au début des années 1990, sera donnée en concession. Cette renais- sance, tant attendue, du parc renseigne sur la volonté des autorités à encourager les

porteurs de projet à investir dans les filières des produits forestiers, génératrices d’em- ploi et de richesse, à l’instar du secteur de l’apiculture, dont 500 bénéficiaires de par- celles de terrains forestiers ont permis de produire 7 quintaux de miel en 2016. La forêt de Djebel Ouahch renferme, en effet, un patrimoine sylvicole considérable, comme le pistachier, le pin pignon, le cèdre et le liège, nécessitant un recensement exhaustif et une exploitation rationnelle dans le respect de la forêt et de la nature, car une mauvaise exploitation des produits fo- restiers peut entraîner un déséquilibre de l’écosystème. Il s’agit de proposer ainsi un tourisme populaire à l’adresse des populations de tout le Constantinois qui seront chargées de la protection de ce nouveau tourisme vert. A. C.

Dimanche 16 Avril 2017

Eco no m ie

9

EL MOUDJAHID

TRANSITION VERS D’AUTRES ÉNERGIES

L’EFFICACITÉ

AMÉLIORER D’ABORD

ÉNERGÉTIQUE

Le ministre de l'Énergie, Noureddine Boutarfa, a souligné, hier à Alger, l'impératif d'améliorer l'efficacité énergétique afin de réussir la transition énergétique et d'assurer la pérennité du modèle algérien en matière d'énergie, à l'horizon 2030.

I l faut intégrer la donne de

Si l'on fait du renouvelable,

mais en consommant mal, on ne fait qu'aggraver notre situation», a déclaré M. Boutarfa, lors de la 21 e Journée sur le développement du- rable, organisée par l'École natio- nale polytechnique (ENP), à l'occasion de Youm El-Ilm. Selon lui, si l'efficacité énergétique n'a pas beaucoup évolué durant les années précédentes, cela est dû, notamment à l'abondance de l'énergie primaire et à son prix, mais les indicateurs énergétiques prévus pour l'année 2030 imposent la nécessité d'accélérer les efforts pour son amélioration. Dans ce sens, M. Boutarfa a avancé que les capacités de production pétrolière baisseraient en 2030 à 30 millions de tonnes/an, contre 50 millions de

)

«

l'efficacité énergétique (

tonnes/an en 2015 et 41 millions/an en 2000. L'essentiel de cette production pétrolière sera donc transformé en Algérie qui verra donc les volumes d'exporta-

en Algérie qui verra donc les volumes d'exporta- tion diminuer sensiblement. Quant au gaz naturel, les

tion diminuer sensiblement. Quant au gaz naturel, les capacités de production vont augmenter à 117 milliards de m 3 /an, contre 85 mil- liards de m 3 en 2016. Toutefois, cette augmentation des capacités sera confrontée à une forte hausse de la demande à 69 milliards de m 3 en 2030, contre 40 milliards en 2015 et 20 milliards en 2000, ce qui pousse à s'interroger sur la part destinée à l'exportation, a encore observé le ministre. Concernant les énergies renouvelables, les ca-

pacités de production électrique installées pourront atteindre «rai- sonnablement» en 2030 les 12.000

mégawatts, contre près de de 500 mégawatts actuellement, a-t-il fait

savoir. «On sera encore loin (

d'où la nécessité d'attaquer les sec- teurs énergivores tels que les transports et l'habitat», a préconisé M. Boutarfa, soulignant que ces 12.000 mégawatts d'origine renou- velable correspondent à 25 téra- watt heures seulement, alors que la consommation nationale d’élec-

)

tricité va atteindre 166 térawatt heures en 2030 (contre 70 térawatt heures en 2015 et 25 térawatt heures en 2000). Commentant le projet du modèle énergétique à 50% durable en Algérie, présenté lors de la 21 e Journée sur le déve- loppement durable par les élèves- ingénieurs de l'ENP, M. Boutarfa a estimé qu'il s'agissait d'un «bel objectif» permettant de se projeter sur l'image du modèle énergétique que donnera Algérie à l'avenir. Toutefois, cette transformation né- cessite de dégager des ressources financières importantes, a noté le ministre, ajoutant que les besoins d'investissements dans les secteurs de l'électricité et des hydrocar- bures pour la période 2020-2025 avoisinent les 90 milliards de dol- lars «Il faut trouver d'autres res- sources, ne pas compter que sur le secteur des hydrocarbures et réflé- chir sur les transformations à ap- porter sur notre économie pour faire en sorte que notre avenir soit vert à 50%», a-t-il soutenu.

PARTENARIAT ALGÉRO-CHINOIS

LANCEMENT DU PARC D’ATTRACTIONS HABIBAS LAND

La première pierre du gigantesque nouveau parc d’attractions d’Oran appelé « Habibas Land » a été posée, hier, par le wali d’Oran. Le projet qui va être érigé sur une superficie de 17 hectares si- tuée au boulevard millenium à l’est du chef-lieu de la wilaya, représente un investissement global de prés de 7,5 milliards DA, créé dans le cadre d’un partenariat public-privé, représenté par un EPIC local et une société chinoise de droit algé- rien, en vertu de la règle 51/49. Le projet en ques- tion comprend, selon sa fiche technique, la réalisation de plusieurs infrastructures attractives, de loisirs et de détente, des espaces aquatiques et des jeux en plein air, d’un parking de 3.000 places, d’espaces destinées aux sports extrêmes et d’au-

tres commodités de confort qui répondent aux standards internationaux en matière de technolo- gie et de sécurité, assurent ses promoteurs. Il pré- voit, en outre, des structures d’hébergement, de restauration et même d’organisation de certains évènements. Il convient de rappeler qu’un projet similaire baptisé «O. MALL « (en référence à Oran) a été présenté officiellement, il y a quelques semaines. Il s’agit d’un projet d’investissement touris- tique dans lequel intervient, outre les Turcs, deux autres promoteurs nationaux. Sa réalisation néces- site un investissement global de 82 millions d’eu- ros et une superficie dépassant les 50 hectares dans le quartier dit Petit-Lac. Il comprend la réa-

lisation d’un grand complexe commercial et hôte- lier, un parc d’attraction et un parc aquatique. Le partenaire turc est en charge de la réalisation du centre commercial, l’hôtel de 150 chambres, le parking et le centre sportif. Quant aux parcs d’at- traction et aquatique, ils seront pris en charge par les deux promoteurs nationaux. Le wali d’Oran a annoncé, également, le lancement prochainement de trois projets de réalisation de ports de plaisance. L’un sera réalisé par l’entreprise turque « Ma- kyol », les deux autres en partenariat avec deux promoteurs étrangers de management hôtelier. Amel Saher

ALGER - TIZI OUZOU EN TRAIN EN 40 MINUTES

À PARTIR D’AUJOURD’HUI

Comme l’avait annoncé le mi- nistre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï le pre- mier voyage en train sur la ligne fer- roviaire Alger-Tizi Ouzou a eu lieu ce samedi. En effet, après les essais tech- niques qui ont été réalisés avec suc- cès, ce tronçon est opérationnel, ceci d’autant que les responsables de la SNTF, s’étaient engagés auprès du ministre, lors de la visite qu’il a ef- fectuée à la wilaya de Tizi-Ouzou. « L’Etat a dépensé 60 milliards de dinars pour la concrétisation de ce projet important pour la région. Je serai intransigeant sur le respect des délais de lancement des essais que vous avez fixés entre le 1 er et 14 avril et la date de la mise en service effec- tive et réelle de la voie ferrée qui est le 15 avril », a-t-il lancé, notamment en direction des responsables de l’agence nationale d’étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) et la société national des transports ferroviaires (SNTF), ainsi que le groupement d’entreprises en charge des travaux. Pour sa part, M. Yacine Ben Dja- ballah, directeur général de la So- ciété nationale de transport ferroviaire (SNTF) a fait savoir que la SNTF assurera un service de qua- lité pour les voyageurs empruntant cette desserte ferroviaire, qui relie Tizi-Ouzou à la capitale, Alger, en

ferroviaire, qui relie Tizi-Ouzou à la capitale, Alger, en 40 minutes seulement, avec un billet de

40 minutes seulement, avec un billet de 170 DA. Le projet de modernisation de la ligne ferroviaire Thénia-Tizi Ouzou vers Oued Aïssi sur une distance 50 km comporte entre autres, neuf via- ducs, 21 ponts rails, 11 ponts route et quatre tunnels au niveau de Thé- nia, Naciria, Tadmaït et Draâ Ben Khedda, ainsi que six gares à Si Mustapha, les Issers, Bordj Ménaïel, Naciria, Tadmaït et Draâ Ben Khedda, en plus d’une halte à Bou- khelfa. La wilaya de Tizi-Ouzou compte deux autres projets de lignes ferro- viaires actuellement en étude, à sa- voir celle qui reliera Draâ El Mizan et Dellys et l’extension de ligne Thé- nia-Oued Aïssi vers Tamda et

Azazga sur 25 km. Le taux d’avan- cement de ce projet tourne actuelle- ment autour des 30 %. Par ailleurs, de nouvelles lignes seront également, mises en service précise-t-il, notamment celle reliant Oran à Saida. Le DG de la SNTF annonce, en outre, le renforcement des dessertes sur la ligne Oran-Béchar par l'intro- duction de deux trains/jour. De nouvelles lignes de banlieues sont, d’autre part, prévues dans les régions d'Oran, Constantine, Annaba et Alger (Agha-Aéroport).

Une desserte Annaba - Tunis le 1 er mai

Concernant la mise en exploita-

tion d’un train à grande vitesse re- liant Alger et Constantine celle-ci n’est pas encore à l’ordre du jour, a précisé M. Bendjaballah, spécifiant que, « pour le moment tous les ef- forts sont concentrés sur la moderni- sation de la ligne Alger-Oran ». Des travaux de modernisation de cette ligne, seront bientôt lancés, a précisé M. Ben Djaballah en s’excusant au- près des usagers à propos des pertur- bations que ces travaux vont engendrer sur la ligne Alger-El Af- froun, Quant a la desserte ferroviaire reliant la ville algérienne de Annaba à la capitale tunisienne, Tunis M. Yassine Bendjaballah a révélé qu’elle sera mise en service le 1 mai prochain, « l'exploitation de cette liaison ferroviaire est rendue possi- ble après l’achèvement des travaux de réaménagement d'un tunnel sur la partie du rail se trouvant sur le terri- toire tunisien » a-t-il expliqué. Cette contrainte a été à l'origine du report de la mise en service de cette liaison devant intervenir en août 2016. Le train qui va assurer cette desserte, avec des haltes dans plusieurs villes algériennes et tunisiennes, va circu- ler à une vitesse de 160 km/h, selon les indications fournies par le même responsable. Le trajet complet de cette liaison est de plus de 1.200 km et sera fait en six heures entre les deux villes Annaba et Tunis. Sarah A. Benali Cherif

LE PRÉSIDENT DE L’ANEXAL :

« INTENSIFIER LES DÉBATS ÉCONOMIQUES »

Incontestablement, l’économie constitue le volet le plus important dans les programmes de la campagne électo- rale, toutefois ce ne sont pas tous les par- tis qui montrent de l’intérêt pour ce dossier, pourtant à la une de l’actualité, c’est ce que relève, non sans regret, le président de l’Anexal, Ali Bey Naceri. Ce désintérêt des candidats à la députa- tion « à la chose économique », est re- grettable à plus d’un titre, a-t- il souligné sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. M. Naceri soutient que les par- tis politiques doivent s’impliquer totale- ment et entièrement dans le développement économique régional et national. L’invité de la rédaction a souli- gné qu’en tant qu’association, ils n’ont pas encore reçu des partis politiques pour essayer de s’imprégner des aspects éco- nomiques, particulièrement en ce qui concerne la promotion des activités d’ex- portation ». Il a insisté à cet effet, sur la nécessité aux partis politique de donner une place importante au volet écono- mique dans les débats au niveau national, car a-t-il dit : « qu’à ce jour là, on constate que les discours sont à l’ordre politique qu’économique ». « Les partis politiques a-t-il également ajouté sont censés de s’impliquer intensément dans l’action économique ». Selon lui, au- jourd’hui le challenge que nous avons, c’est tout d’abord de penser comment réussir notre transition. Tout en affichant son plein regret le fait que le modèle de croissance n’est pas évoqué par aucun partis politique depuis le début de la campagne électorale. Ajoutant : « Ces derniers doivent proposer des solutions et de donner un éclairage à ce niveau là. Ils doivent nous aider car c’est la future assemblée qui va définir, adopter et comprendre la problé- matique de développement de l’écono- mie nationale et en particuliers l’export », qui estime que, jusqu’alors, les lois re- latives au commerce extérieur n’ont pas suscité un réel intérêt au sein de l’hémi- cycle de l’APN. S’agissant par ailleurs, de la promotion des exportations l’invité de rédaction, a indiqué qu’il reste encore tributaire d’un diagnostic qui permette de savoir « ce qui ne marche pas chez nous » et « pourquoi on n’arrive pas à décoller ajoutant que cette « impuis- sance » est le résultat d’une absence de vision par rapport au positionnement de l’Algérie à l’échelle internationale. Pour une cohérence dans la conduite du nou- veau modèle de croissance, l’expert plaide pour la mise en place d’un « outil de pilotage ». Et de poursuivre « ce der- nier doit être s’appuyer sur un exécutif plus compacté qu’actuellement pour si- tuer les filières économiques à défendre et celles à libérer, en rapport avec ces zones de libre-échange. Mais à ce jour, regrette-t-il, « il n’y a ni réponse à cette question, ni étude d’impact. On ne sait pas où l’on va ». Il constate, également que ces prétendants, tout comme ceux qu’ils auront à remplacer, semblent avoir une méconnaissance du commerce exté- rieur, des espaces ouverts à l’exportation tout comme des scénarios de réponses à proposer dans les espaces économiques communs qui engagent l'Algérie, à l’image de la zone de libre-échange avec l’UE et la grande zone arabe de libre- échange (GZALE). M. A. Z.

41% DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES L’Afriquedoit-ellecraindrelesrobots? Selonuneétudeducabinet McKinsey publiéedansle

41% DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

L’Afriquedoit-ellecraindrelesrobots? Selonuneétudeducabinet McKinsey publiéedansleHarvardBusiness Review, entre41%et 51,9%des activitésprofessionnellespourraient êtreautomatiséesdanscinqgrandspays africains.

Dimanche 16 Avril 2017

Mo nd e

SAHARA OCCIDENTAL
SAHARA OCCIDENTAL

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EL MOUDJAHID

US WESTERN SAHARA FOUNDATION

TRUMP EXHORTÉ À AGIR

POUR CESSER L’OCCUPATION

L’ONG américaine US Western Sahara Foundation a exhorté le Président Donald Trump à agir pour cesser l’occupation illégale du Sahara occidental, en affirmant que le roi du Maroc, Mohammed VI, a miné le processus d’autodétermination des Nations unies.

D ans une lettre envoyée au président américain à la veille de sa rencontre prévue

aujourd’hui avec le souverain maro-

cain, Suzanne Sholte, la présidente de cette ONG appelle l’administra- tion américaine à envoyer un signal fort à la communauté internationale en faveur d’un règlement de la ques- tion sahraouie qui met fin à cette co- lonisation. « Monsieur le président,

je vous écris au nom de US Western

Sahara Foundation, une ONG repré- sentant de nombreux citoyens amé- ricains préoccupés, pour vous demander d’exhorter le roi du Maroc, lors de votre rencontre avec lui (ce dimanche) de Pâques, a met-

tre fin à l’occupation illégale et bru- tale du Sahara occidental », écrit

M me Sholte dans sa lettre transmise

à la Maison-Blanche. « A tout le moins, le roi doit ces- ser de miner le référendum d’auto- détermination promis depuis longtemps par les Nations unies, et d’arrêter de terroriser et de brutali-

ser les Sahraouis vivant dans les ter- ritoires occupés », ajoute cette militante des droits de l’homme.

« Heureusement, l'année dernière, la Cour de justice européenne a rendu

plus difficile le pillage des res- sources naturelles des Sahraouis par

le Maroc, qui est une autre pratique

que le roi doit y mettre fin », en- chaîne M me Sholte, qui est égale-

fin », en- chaîne M m e Sholte, qui est égale- ment présidente de Defense Forum

ment présidente de Defense Forum Foundation. M me Sholte relève dans

sa lettre que l’administration Trump

« comprend l’importance de lutter contre le radicalisme et que l’un des objectifs permettant de remporter cette victoire est de renforcer et sou- tenir les musulmans modérés qui partagent nos valeurs ». Et d’enchaî- ner « il n’y a pas un grand admira- teur des valeurs de l’Amérique comme le peuple du Sahara occi-

dental qui a créé une République

inspirée des (valeurs) de notre Constitution américaine ». La présidente de US Western

Sahara Foundation rappelle à ce propos que la République arabe sah- raouie démocratique (RASD) est

membre de l’Union Africaine (UA), reconnue par plus de 70 pays. « Les Sahraouis continuent d’inspirer les citoyens du monde entier avec leurs efforts dévoués pour la liberté par l’application du droit et les plai- doyers pacifiques », souligne M me Sholte. « Monsieur le président, si vous défendez le peuple du Sahara occi- dental, vous enverrez un signal fort à la communauté internationale ex- primant l’engagement des Etats- Unis en faveur du respect des règles de droit, de la démocratie et des droits de l'homme », a-t-elle dit. « Vous allez également envoyer un signal puissant que l’administration Trump ne va pas tolérer la subjuga-

CORÉE DU NORD

tion illégale et contraire à l’éthique d’un peuple pacifique qui partage nos valeurs et aspire à imiter notre nation », a-t-elle conclu. La société civile américaine se mobilise, de- puis l’arrivée jeudi du roi Mohamed

VI aux Etats-Unis, pour dénoncer la

colonisation et les violations des droits de l’homme commises par les forces d'occupation marocaines au Sahara occidental. L’administration américaine ne reconnaît pas la prétendue souverai- neté du Maroc sur le Sahara occi- dental. Le département d’Etat a main- tenu, fin 2016, le Sahara occidental dans sa liste des dépendances et ter- ritoires à souveraineté spéciale, en affirmant que sa souveraineté « reste

à déterminer ». Il est on ne peut plus clair que sur ce dossier l’administra- tion américaine a rejeté catégorique- ment les revendications fallacieuses du Maroc sur les territoires sah- raouis occupés. Dans les précisions apportées par le bureau du rensei- gnement et de la recherche relevant

du département d’Etat, l’administra-

tion américaine confirme également qu’elle ne reconnaît « aucune puis- sance administrante » dans ce terri-

toire, ce qui constitue un désaveu cinglant à la thèse « de la maroca- nité du Sahara occidental » que Rabat veut imposer de force. (APS)

PÉKIN VEUT L’AIDE RUSSE POUR « APAISER LA SITUATION »

La Chine souhaite coopérer avec la Rus- sie pour « contribuer à apaiser au plus vite la situation » autour de la Corée du Nord, a dé- claré le ministre chinois des Affaires étran- gères, Wang Yi, à son homologue russe Sergueï Lavrov. « L'objectif commun de nos deux pays est de faire revenir toutes les par- ties à la table des négociations », a indiqué M. Wang lors d'une conversation télépho- nique avec M. Lavrov vendredi soir, selon un communiqué publié sur le site internet du mi- nistère. Cet appel intervient à l'heure où les relations entre la Corée du Nord et les Etats- Unis sont extrêmement tendues. Le président américain Donald Trump a pro- mis de « traiter » le « problème » du programme nucléaire nord-coréen et annoncé qu'un porte- avions américain faisait route vers la péninsule

porte- avions américain faisait route vers la péninsule coréenne. La Corée du Nord est prête à

coréenne. La Corée du Nord est prête à « répli- quer à toute attaque nucléaire par une attaque nu- cléaire de notre façon », a répliqué le n°2 du régime hier à Pyongyang. Il s'exprimait avant une parade militaire organisée pour le 105 e anniver-

saire de la naissance du fondateur du pays, Kim Il-Sung. « La Chine est prête à se coor- donner étroitement avec la Russie afin de contribuer à apaiser la situation sur la pé- ninsule et encourager les parties concernées à reprendre le dialogue », a indiqué ven- dredi soir le chef de la diplomatie chinoise. Wang Yi fait allusion aux pourparlers à Six (Corées, Japon, Russie, Chine et Etats-Unis) interrompus depuis des années. « Empêcher la guerre et le chaos sur la péninsule est conforme aux intérêts com- muns » de Pékin et de Moscou, a-t-il souli- gné. Selon de nombreux observateurs, la Corée du Nord pourrait procéder samedi à un nouveau tir de missile balistique ou même à son sixième essai nucléaire, tous deux interdits par la communauté internationale.

AFGHANISTAN

AU MOINS 90 « JIHADISTES » TUÉS PAR LA MÉGA-BOMBE AMÉRICAINE

Le bilan de la méga-bombe américaine sur les positions du groupe terroristes de l’EI dans l'Est de l'Afghanistan a triplé à 90 tués au moins parmi les jihadistes, toujours traqués hier par la pour- suite « d'opérations de nettoyage ». Les précé- dents bilans faisaient état de 36 morts parmi les membres de l'EI, dont un réseau de grottes et de tunnels a été frappé dans la province du Nanga- rhar par la plus puissante arme conventionnelle de l'armée américaine. Les forces afghanes épau- lées par les Américains poursuivent simultané-

ment les « opérations de nettoyage » dans la région, fief de l'EI dans le pays. C'est la première fois que cette bombe hors-norme de près de 11 tonnes, la GBU-4/B3 surnommée « la mère de toutes les bombes », est utilisée. Le groupe EI a démenti vendredi via son organe de propagande Amaq avoir subi des pertes dans ce bombarde- ment. Mais selon Esmail Shinwar, gouverneur du district de Achin, fief de l'EI dans la province,

« au moins 92 combattants de Daech ont été tués

» par la bombe. « Trois tunnels dans lesquels les

combattants avaient pris position au moment de l'attaque ont été détruits », a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'y avait aucune victime au sein de la popu-

lation ou parmi les militaires. « Les civils avaient été informés au préalable et ont pu fuir la région », a-t-il affirmé. « En ce moment, les commandos afghans et les troupes étrangères conduisent une opération de nettoyage dans la zone ». Le porte- parole du gouverneur provincial, Attaullah Kho- gyani, a évoqué «9 0 combattants de Daech tués » et confirmé « une opération de nettoyage conduite avec succès ».

Grand embrasement

« A la suite du bombardement, des repaires stratégiques de Daech et un complexe profond de tunnels ont été détruits », avait indiqué vendredi le ministère afghan de la Défense dans un com- muniqué citant un bilan de 36 tués. L'explosion de la méga-bombe a résonné des kilomètres à la ronde et provoqué un grand embrasement dans cette région montagneuse isolée. Une vidéo publiée par l'armée américaine montre un panache de fumée s'élevant d'un ter- rain accidenté. Une source proche des insurgés afghans a indiqué sous couvert de l'anonymat que des habitants avaient senti le sol bouger « comme

lors d'un tremblement de terre », certains se sont même évanouis en raison de la puissance du souf- fle, selon cette source. L'emploi de la bombe, conçue en 2002-2003 au début de la guerre en Irak, a été critiqué par certains dirigeants de la ré- gion. Mais le président afghan, Ashraf Ghani, l'a soutenu, de même que le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général John Ni- cholson, pour qui « c'était la bonne arme contre la bonne cible ». Selon des observateurs dans la région, l'EI a installé ses bases à proximité des villages et habitations en particulier dans le dis- trict d'Achin, obligeant des milliers de familles à quitter la zone a indiqué le gouvernement afghan. Les combats s'étaient intensifiés ces dernières semaines pour tenter de déloger les terroristes, appuyés par les forces américaines dont un soldat a été tué la semaine dernière. Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a condamné le bombardement en estimant dans un communiqué qu'éliminer Daech était « le travail des Afghans ». Mais cette opération peut aussi servir d'aver- tissement aux insurgés afghans qui s'apprêtent à lancer leur offensive de printemps. R. I./agence

ARMEMENT

LESZONES

DECONFLITS

«LABORATOIRES»

POURL’OCCIDENT

L’Occident utilise les zones de conflits dans le monde comme des « laboratoires » pour tester ses armes, a écrit le quotidien britan- nique, The Guardian, hier, au len- demain de l’utilisation de la plus puissante bombe non-nucléaire par les Etats-Unis, en Afghanis- tan. « Par le passé, les colonies au nord de l’Afrique, au Moyen- Orient et au Sud-Est de l’Asie, ont servi de laboratoire pour l’Occi- dent afin de tester l’impact et l’ef- ficacité de ses nouveaux jouets mortels, et ce n’est pas différent aujourd’hui », a souligné le jour- nal dans un article-opinion. L’au- teur du texte note que même si « personne n’a de la sympathie » pour le groupe terroriste autopro- clamé Etat Islamique (EI/Daech), tout le monde « trouve étrange que les Etats-Unis larguent leur plus gigantesque bombe non-nu- cléaire, la cible étant de détruire des tunnels souterrains. L’explica- tion, le journaliste, écrivain et professeur, Mustafa Bayoumi, la trouve dans l’histoire qui « ren- seigne que l’Occident s’est tou- jours servi de ses colonies comme laboratoire pour ses plus récentes et les pires de ses armes de guerre ». Il est rappelé qu’en no- vembre 1911, la Libye, convoitée par l’Italie, était le premier pays à subir un bombardement aérien. En 1920, la Grande-Bretagne a occupé l'Irak, et pour faire face à la révolte populaire, sa Royal Air Force a usé d’une nouvelle straté- gie de bombardements aériens. L’article rappelle que l’ancien Premier Ministre britannique, Winston Churchill, avait écrit en 1919 une note de service indi- quant qu'il était « fortement en fa- veur de l'utilisation des armes chimiques contre les tribus non ci- vilisées ». En 1920, le maréchal de la « Royal Air Force », Hugh Trenchard, reconnu aujourd’hui comme l'un des premiers défen- seurs des bombardements straté- giques, avait expérimenté les bombes à gaz sur « les indi- gènes ». Les Etats-Unis ont utilisé leurs premières munitions à l'ura- nium appauvri pendant la guerre du Golfe de 1991. Un total de 320 tonnes ont atterri en Irak dans cette guerre, souligne le texte, qui précise que l'uranium appauvri a une durée de vie de 4,5 milliards d' années. Les résultats ont été « spectaculairement terrible à tra- vers l'Irak, avec des malforma- tions congénitales et les taux de cancer très élevés dans tout le pays ». Aujourd’hui encore, la guerre aérienne a été « innovée» avec le prétexte de lutter contre les peuples « non civilisés », est- il relevé. L’exemple de la Syrie est cité, où les forces militaires étrangères « testent de nouveaux missiles de croisière et des bom- bardiers à longue portée ». Outre la Syrie, la Libye, l'Irak et l’Af- ghanistan « souffrent terriblement du laboratoire de la mort et la des- truction de l'Occident » qui ont des conséquences ravageuses sur l’humanité et sur l’environne- ment. Les bombes de cette am- pleur (mère de toutes les bombes) constituent une attaque, pas seu- lement contre l’humanité, mais aussi « contre toutes les formes de vie », conclut l’article. Le même quotidien a publié un autre article dans lequel, les bombardements en Syrie, en Afghanistan ont été qualifiés d’« obscènes et inutiles ». (APS)

Dimanche 16 Avril 2017

So cié t é

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EL MOUDJAHID

GRÂCE À L’INCONTOURNABLE SOURIS INFORMATIQUE

JE CLIQUE, TU CLIQUES DONC NOUS SOMMES

Clic

clic

répète la souris informatique à longueur de journée. Ce petit son devenu familier, qui accompagne de

près nos pensées et nos actes professionnels et individuels, est entré résolument dans notre univers sonore quoti- dien et le caractérise fortement.

A l'atelier, au bureau, à la mai- son, dans le bus, dans le métro et même dans les jar-

dins publics, impossible d'échapper

Certes, ce n'est pas lui qui

fait le plus de bruit, les ventilateurs des climatiseurs par exemple fe- raient bien, comme d'autres signes sonores de modernité, de « baisser le ton « également. A bien y réfléchir, il n'a pourtant pas été facile de fabriquer des souris silencieuses, de celles qui aujourd'hui grignotent des pixels en silence, aussi silencieuses que les vrais souris qui quelquefois traver- sent votre maison de part et d'autre en un « coup de vent «, sans que vous ne vous en rendiez compte. On fait bien des avions invisibles -les furtifs- et de la monnaie virtuelle aussi, n'est-ce pas ? Mais si nos oreilles ne font plus attention aux petits clics que l'on produit car ils sont désormais inté- grés à notre environnement et à nos logiques de travail et de communi- cation, ce sont plutôt les clics des au- tres qui semblent agacer. Voilà, c'est notre problème aujourd'hui, pas fon- damental certes, mais pas anodin non plus.

au clic

Cliquer, c’est exister, c’est aussi travailler

Sur beaucoup de lieux de travail et domestiques, la polyphonie des clics n'est pas très concertante, car chacun y va de son propre clic. Maintenant que la fameuse souris colle aux doigts en permanence et monopolise l'attention, elle té- moigne, dans son tempo aléatoire, de la tension qui relie les hommes à ce qui se déroule silencieusement dans la bulle autarcique qu'ils for-

silencieusement dans la bulle autarcique qu'ils for- ment avec leurs écrans. Seul le clic s'en échappe

ment avec leurs écrans. Seul le clic s'en échappe pour dire dans le voisi- nage immédiat : « je clique, donc je suis (par ci), je clique, donc je tra- vaille (par là). « Le stress de la pro- duction administrative ou commerciale n'admet guère que la sonnerie aseptisée du téléphone comme rupture à cette mélodie « ad libitum « (à volonté). Il semblerait, à ce titre, que cela soit plus facile « d'envoyer un mail « d'un clic à son voisin de bureau -autrement dit dans la même pièce- que se retourner pour lui parler. Et avec tout ça, com- ment ne pas dire « vive la commu- nication interpersonnelle! « Mine de rien, il est partout ce compagnon sonore des temps mo- dernes, numériques de surcroit. Re- marquez, ce n'est pas pire que les « bip-bip « des téléphones mobiles dont les porteurs ont annexé outran-

cièrement les espaces sonores et ce, en étalant bruyamment ce qui de- vrait rester confidentiel, ou encore le fameux « tess tess « cristallin des ba- ladeurs pour des oreilles déjà affai- blies avant l'âge. Ces derniers se marient volontiers avec les clics de souris dans les stu- dios de production ou agences de communication, ce qui reconstitue des isoloirs sonores individuels dans la promiscuité des espaces de travail contemporains, déjà très amaigris par l'obsession de la rentabilité. Symbole de notre modernité dé- routée, le clic de souris n'a pas qu'une fonction technique. Non, il a avant tout un sens. Il est en quelque sorte une preuve du travail en temps réel, car sans cet indice sonore, com- ment mesurer l'intensité du travail en train de se faire ? Dans la ruche des ateliers ou des bureaux, les concerts

intensifs de clics comblent d'aise le stress du patron, car si ça ne clique plus, ça signifie que ça ne travaille plus

Un clic, et le monde est à votre portée

Dès lors on ne peut pas dire « il vaut mieux un clic qu'un long dis- cours « car le clic est déjà un dis-

cours en soi! Clic par ci, clic par là, les commerciaux nous font l'apolo- gie des paradis de la facilité infor- matique. Difficile alors de vendre une souris muette, n'est-ce pas ? Il est tellement télégénique ce petit clic, encore mieux et plus moderne que le zapping ; et pas antipub pour un sou ! C'est l'argument idéal et de plus sympathique à souhait. Le clic a, pour ainsi dire, une cer- taine dimension ostentatoire, dis- crète mais pressante du genre: « je suis à la tète d'une grande puissance informatique, et au bout de mon index j'ai le pouvoir absolu sur tout et rien ». C'est aussi un symbole de libération, d'autonomie, de liberté, de facilité et naturellement d'in- fluence sur les représentations du monde. D'un clic je décide, je valide, je supprime, je tue ou je crée, j'envoie n'importe quoi au bout du monde du moment que c'est numérique. Bref j'ai le monde entier à ma portée. Tout cela se condense dans ce petit son dont on ne connait que trop peu l'his- toire et les raisons d'être, mais qui sait faire valoir son poids écono- mique et social. Et vous voudriez qu'on s'en débarrasse ? Oh que non ! Alors ? Alors, «je clique, tu

cliques

donc nous sommes» Kamel Bouslama

INTERNET

PLUS DE 13 MILLIONS D’ALGÉRIENS « ACCROS »

Plus de 13 millions d’Algériens surfent chaque jour sur internet, selon une enquête sur l'internet et les réseaux sociaux en Algérie effectuée durant le mois de février 2017 par la société spécialisée IMMAR Research & onsultancy. Au total, 13,10 millions d’Algériens âgés de 15 ans et plus surfent chaque jour sur internet, soit 46% de cette frange de la population, et environ 10,82 millions d’Algériens de cette catégorie d’âge fréquentent quotidiennement les réseaux so- ciaux, soit 38% de la population, selon l’enquête réalisée entre le 2 février et le 1er mars sur un échantillon de 3.000 individus représentant une population de plus de 28,44 millions d’hommes et de femmes âgés de 15 ans et plus, résidant dans les milieux urbain et rural et répartis sur tout le territoire national. Au niveau régional, cette pra- tique est assez homogène, souligne IMMAR qui relève une prééminence de la région Est (49%), suivie du Centre (46%) et des régions Ouest et Sud (44% chacune). IMMAR qualifie, en outre, internet de « média des jeunes « tant le critère d’âge est déterminant des comportements vis-à-vis de ce nouveau média, notant que 77% des 15-24 ans, 55% des 25-34 ans, 32% des 35-44 ans, 21% des 45-54 ans et 17% des 55 ans et plus surfent chaque jour sur Internet. Selon l’enquête, 50% des urbains accè- dent quotidiennement à internet contre seulement 29% des ruraux.

Facebook : 9,7 millions de visites par jour

Quatre sites internet, 3 internationaux et 1 al- gérien, tiennent le haut du classement des sites vi- sités chaque jour en Algérie, souligne IMMAR, qui relève que Facebook est le réseau social le plus fréquenté avec plus de 9,7 millions d’Algé- riens de 15 ans et plus qui visitent quotidienne- ment ce site. Ils sont plus de 3,7 millions d’Algériens de 15

ans et plus à aller chaque jour sur Youtube, plus de 500.000 sur Google et Instagram et plus de 300.000 sur le site algérien Ouedkniss, spécialisé dans la vente sur internet. S’agissant de l’utilisa- tion quotidienne d’internet, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Linkedin) se taillent la part du lion en termes de fréquentation en Algé- rie avec 82% du nombre d’utilisateurs, suivis par ceux qui effectuent des recherches (24% d’utilisateurs). La fréquentation des sites de divertissement (jeux, musique, radio, films, vidéos, télévision,

représente 21% des utilisateurs d’in-

ternet, alors que ceux qui communiquent par vi- déoconférence comme Skype, Viber et WhatsApp représentent 11%. 9% des Internautes effectuent, quant à eux, des recherches pour des besoins pro- fessionnels, 7% lisent la presse quotidienne en ligne, 4% consultent leurs messageries et envoient des e-mails, 4% téléchargent des films, musiques et jeux, 2% suivent et téléchargent des cours en ligne et 2% téléchargent des logiciels. Concernant la fréquentation journalière moyenne des réseaux sociaux selon le sexe et l’âge notamment, IMMAR affirme que les ré- seaux sociaux ont définitivement intégré le quo- tidien des Algériens. Chaque jour, 38% des Algériens de 15 ans et plus vont sur les réseaux sociaux, selon l’enquête, qui relève, néanmoins, que la fréquentation de ce nouveau média est loin d’être homogène au sein des différentes catégories de la société algérienne. Les réseaux sociaux attirent chaque jour 49% des hommes et seulement 28% des femmes et 41% des urbains et seulement 24% des ruraux, précise la même source. «Le clivage générationnel marque de façon en- core plus profonde la relation des Algériens avec ce nouveau média: 71% des 15-24 ans, 46% des 25-34 ans, 22% des 35-44 ans et seulement 12% des 45-54 ans ou 8% des 55 ans et plus pratiquent

Youtube

)

chaque jour le rituel des réseaux sociaux», note- t-on.

77% des internautes se connectent via smartphones

L’enquête d’IMMAR estime, par ailleurs, que 77% des internautes se connectent à Internet via leur smartphone contre 18% depuis leur lap-top, 9% de leur PC de bureau et 5% par la tablette, alors que la Smart TV (télévision connectée) et la console de jeux représentent moins d’1% des connexions. Il est enregistré aussi que 82% des internautes se connectent depuis leur maison, 16% depuis leur lieu de travail, 2% au Wifi public gratuit, 2% au cybercafé et 14% d’autres endroits (voisins, parents, amis ). Pour accéder au Web, 49% des in- ternautes utilisent l’ADSL (Haut débit filaire), 41% la 3G mobile, 11% la 4G LTE, 4% la 4G mo- bile et 2% la 2G. IMMAR note, par ailleurs, que plus de 13,3 millions d’Algériens de 15 ans et plus possèdent un smartphone, soit 47% de la population de cette catégorie d’âge dont 50% sont des femmes et 44% d’hommes. Il précise que les plus jeunes sont, de loin, les mieux équipés, ajoutant que 69% des15-24 ans et 60% des 25-34 ans ont déclaré posséder un smartphone, alors qu’ils ne sont que 38% des 35-44 ans, 26% des 45-54 ans et seule- ment 16% des 55 ans et plus. «Ces disparités se traduisent dans quasiment les mêmes proportions sur le plan de l’accès à internet et la fréquentation des réseaux sociaux», explique cette source, qui estime que 48% des 15 ans et plus possèdent un smartphone dans la région Centre, 51% à l’Est et 43% à l’Ouest et dans le Sud. Le smartphone connaît une pénétration de 50% chez les popula- tions urbaines âgées de 15 ans et plus et seulement 33% chez les ruraux de la même classe d’âge, ajoute IMMA. (APS)

R E GA R D
R E GA R D

EN AVRIL NE TE DÉCOUVRE PAS D’UN FIL ?

Une petite hausse de tempéra- ture, une toute petite et minus- cule même, aura suffi pour

passer, du moins pour certains, du printemps, à l’été. La période de tran- sition a été bel et bien courte pour ces fous de la grande bleue, n’ont pas ré- sisté à la tentation de « griller » les jours et de passer carrément à… la saison estivale. Le dernier weekend a annoncé, la couleur, avec toutes ces personnes qui ont préféré se rendre au littoral et profiter de la beauté féé- rique de nos plages coquettes et irré- sistibles, en ce mois d’Avril. Les amateurs du balnéaire, ont profité des doux rayons de soleil, des tempéra- tures clémentes, bref, du beau temps, pour faire trempette. Certains, effecti- vement, ont osé, le faire et pourtant l’été n’est pas encore là. Ce sont les prémices de l’été, c’est archi-sûr, qui s’annoncent aujourd’hui notamment pour des jeunes et des adolescents, sans doute, un peu trop « pressés « de goûter aux plaisirs de la mer et des va- cances. Certes, on est, à prés de deux mois de l’entrée officielle de l’été, en- trecoupés, du mois sacré du rama- dhan qui va ajourner congés annuels, évasion et voyages, néanmoins, cela ne semble pas, pour autant, dissuader ceux qui ont hâtes de retrouver, de vivre aussi, la saison estivale, à leur manière. En fait, aujourd’hui, avec les changements climatiques aux conséquences visibles et claires, sur tous les domaines, il est évident que les saisons ne soient plus comme avant, puisque on passe, très souvent de l’hiver à l’été, sans emprunter le chemin classique qu’est la période de transaction qui existait autrefois. Au- tres temps, autres mœurs. On peut même vivre l’été au printemps ou ce dernier en hiver. D’ailleurs la ten- dance à la hausse de la température, par rapport aux années précédentes, est confirmée par les spécialistes qui persistent et signent qu’un réchauffe- ment de la terre est désormais inévita- ble, avec l’industrialisation et la croissance démographique, problèmes majeurs, à l’origine de dégâts envi- ronnementaux qui ne détrompent pas. Ce n’est donc pas étonnant de se bai- gner avant que prévu. Qui a dit qu’en avril, il faut se découvrir d’un fil ? Samia D.

MASCARA

ARRESTATIOND’UNE

FEMMEPOURVOLÀLATIRE

Les éléments de la Brigade de Police

Judiciaire relevant de la Première Su- reté Urbaine de Mascara sont parvenus

à arrêter une quinquagénaire impliqué

dans un vol à la tire dont a été victime une citoyenne qui a été dépossédée

d’une pochette, et ce suite à une plainte déposée par cette dernière. Les faits re- montent à la semaine en cours lorsque

la victime se trouvait dans un magasin

au niveau de Trig El Oued. L’auteure

des faits a profité de l’inattention de sa victime pour s’accaparer de sa pochette contenant une somme d’argent de près de 03 millions de centimes ainsi qu’un téléphone portable. Une enquête a alors été ouverte, en exploitant les descrip- tions fournies par la victime, les poli- ciers ont intensifié les recherches et investigations aboutissant à identifier la suspecte qui a été arrêtée et conduite au poste de police. La pochette objet du vol a pu être récupérée avec une somme de 18.000 DA ainsi que le téléphone portable volé. Une procédure judiciaire

a alors été instruite à l’encontre de la mise en cause qui a été présentée de- vant le parquet du tribunal de Mascara qui l’a placée en détention. A. Ghomchi

Dimanche 16 Avril 2017

Cult ure

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EL MOUDJAHID

ZAHIA BENCHEIKH EL-HOCINE, DIRECTRICE DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROMOTION DES ARTS AU MINISTÈRE DE LA CULTURE :

« LE CINÉMA IRANIEN EST UNE RÉFÉRENCE MONDIALE »

Ayant conduit l’accord de production et de coopération cinématographique récemment signé entre l’Al- gérie et l’Iran, Zahia Bencheikh El-Hocine revient, dans cet entretien, sur les détails de cet accord, mais surtout sur le volet de la formation d’expertd, pierre angulaire de cette convention.

Peut-on avoir plus de détails sur le récent accord signé entre l’Algérie et l’Iran par rapport à la coopération cinématogra- phique. Il s’agit d’un projet de copro- duction et de coopération de dif- férents aspects entre l’Algérie et l’Iran qui est devenu une réfé- rence universelle au septième art. La coproduction des films se fe- rait selon la réglementation en vi- gueur, le texte choisi devrait passer par les commissions de lecture des deux pays, le finance- ment se ferait sur 80% et 20%. Nous sommes parvenus égale- ment à se mettre d’accord sur un point très important, celui de la formation. Ce qui nous intéresse le plus, c’est la ressource humaine, ces hommes de métiers qualifiés et professionnels dont nous avons grand besoin. Nous avons de- mandé une expertise de l’école cinématographique iranienne pour ramener des encadreurs et experts afin de former les hommes du cinéma algérien. Mais d’abord, il faut dire que cette convention de formation a été signée avec l’Institut supé- rieur des métiers des arts du spec- tacle de Bordj El Kiffan (ISMAS), et qu’il serait préféra- ble d’envoyer la directrice de l’Institut pour s’enquérir sur place des aspects de formation dont nous avons besoin. La délégation devrait visiter cinq instituts iraniens réputés pour leur grand professionna- lisme, il est vrai qu’il manque beaucoup de chose en matière de formation de qualité en Algérie, l’expérience iranienne serait bé- néfique pour le développement du cinéma algérien. Après la si- gnature de l’accord, une séance

Ph. :Y. Cheurfi
Ph. :Y. Cheurfi

de travail s’en est suivi entre des experts iraniens et les représen- tants de nos instituts culturels, une séance qui a duré cinq heures où nous avons passé en revue tous les points tenue dans l’ac- cord de production et coopéra- tion.

Peut-on avoir de plus amples détails sur cet accord, notam- ment sur l’expertise au niveau des salles de cinéma. Une formation est prévue au bénéfice des gestionnaires des salles, pour les projectionnistes, les vérificateurs… Un autre as- pect lié à une expertise des salles de cinéma que nous sommes en train de finaliser. Nous avons de- mandé leur expérience pour sa- voir si les rénovations que nous effectuons au niveau des 79 salles sous la direction du Minis- tère de la Culture suivent les normes internationales d’une salle de cinéma, des normes tech- niques d’abord, mais aussi des normes architecturales, des normes liées au confort et à la sé- curité du cinéphile. Il est prévu

aussi de doter toutes les salles de la technique Digital Cinema Package (DCP), en plus former les techniciens qui vont faire fonctionner cet appareil. Il y a aussi la formation à la postpro- duction, nous avons des produc- teurs, mais nous n’avons pas de techniciens qui peuvent aller au delà de la production, essayer de créer ces studios et laboratoires pour pouvoir faire notre postpro- duction et ne pas aller en Tunisie, au Maroc ou en France, nous avons besoin de beaucoup de choses, d’où la raison de cet ac- cord pour faire vite.

L’Algérie a signé beaucoup d’accords cinématographiques avec d’autres pays. Parlez-nous de la genèse de ce projet et du choix porté sur le cinéma ira- nien. L’idée a vu le jour lors de la visite du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, lors de la se- maine culturelle de l’Algérie en Iran au mois de décembre der- nier. Il a donc préparé ce projet de coproduction et de coopéra-

tion qui a vu le jour lors de la ré- cente visite du ministre de la Cul- ture et de la Guidance Islamique, Réza Salehi Amiri en Algérie. Il faut avouer que l’Iran a une grande expérience dans le do- maine cinématographique, son industrie a connu un grand pro- grès et un acquis un sérieux de production de films, primés par- tout dans le monde, une référence sur le plan esthétique, nous espé- rons bénéficier de cet accord de coopération pour mettre en place une forte industrie cinématogra- phique algérienne.

Les cinéphiles ont toujours cette soif de voir constamment des films dans des salles obs- cures. Hormis les festivals et certaines initiatives, un manque flagrant est enregistré en ce qui concerne la distribution. Quelle est la stratégie de votre départe- ment pour revoir le grand en- gouement du public algérien aux salles de cinéma ? Il y a une première étape ini- tiée par l’office nationale de l’in- formation et de la culture (ONCI). Il a signé des contrats avec des distributeurs étrangers pour ramener des films, il va commencer à les distribuer dans quatre wilayas, en l’occurrence Alger, Oran, Constantine et Bou- merdes, il s’agit de films étran- gers et nationaux. Il y a un autre distributeur qui projette des films à la salle Ibn Khaldoun, un autre à la filmathèque Mohamed- Zinet. Nous avons mis en place un cahier de charge et chaque bonne initiative est la bienvenue, et le visa d’exploitation demande juste un projet conforme à la ré- glementation. Entretien réalisé par :

Kader Bentounès

10 e FESTIVALINTERNATIONAL DU FILMARABE D’ORAN

HOMMAGE À MOULOUD MAMMERI ET À HASSAN EL-HASSANI

Le 10 e Festival international d'Oran du film arabe (fiofa, 21-31 juillet) devra rendre hommage à l'écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri, et le comédien Hassen El Hassani, annoncent les organisateurs dans un communiqué. En célébra- tion du centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri (1917-1989), le Fiofa prévoit un hom- mage à l'écrivain, linguiste et anthropologue ainsi qu'une projection du film La colline oubliée adapté du roman éponyme et réalisé en 1996 par le regretté Abderrahmane Bouguermouh. Le Fiofa rendra également hommage à Hassen El Hassani, figure populaire du cinéma et du théâtre algériens, disparu en 1987. Un nouvel ouvrage retraçant le parcours de l'artiste, élaboré par l'écrivain Saïd Ben Zerga devra également être publié à cette occasion. Hassan El Hassani avait fait sa première apparition dans le septième art en 1966 dans Le vent des Aurès, de Mohamed Lakhdar Hamina, avant d'être distribué dans d'autres œuvres majeures comme Z de Costa Ga- vras, Les vacances de l'inspecteur Tahar, de Mousssa Haddad ou encore Les portes du silence de Ammar Laskri. Le comédien avait aussi fondé une compagnie indépendante de théâtre. Le 10 e Fiofa rendra également hommage à l'actrice égyptienne Karima Mokhtar, disparue en janvier dernier, ainsi qu'au critique de cinéma palestinien Bashar Ibrahim décédé le 30 mars dernier. Outre ces hommages, le festival prévoit l'édition d'une publication rassemblant des témoignages de plu- sieurs critiques de cinéma internationaux sur les parcours respectifs de ces personnalités. La com- pétition internationale à ce festival, fondé en 2007 et exclusivement consacré au cinéma dans le pays arabes, est ouverte aux fictions (courts et longs métrages) et aux documentaires. (APS)

CONCERT DE L’ORCHESTRE RÉGIONAL DE CONSTANTINE

PUBLIC SUBJUGUÉ

Les présents de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh ont été charmés, envoû- tés, et ont fredonné des refrains connus avec l'orchestre ré- gional de Constan- tine tout en battant la mesure avec des ap- plaudissements de plus en plus nourris. En effet, l’orches- tre régional de Constantine a en- vouté, vendredi der-

nier, le public algérois le temps d’une soirée andalouse intitulée Dalma, et animée par le chercheur Mou- loud Bensaïd. Le public plutôt enclin à jouir l'andalou version « sanâa », a été conquis par le malouf à travers l'excellente prestation donnée par l'orchestre dirigé par le virtuose du violon, Samir Boukredera, un bel ensemble architectural à la blan- cheur éclatante conjuguant esthétique, confort et modernité. L'ouverture de la soi- rée a été assurée par l’interprétation de la chanson Ahlan wa sahlan dans le style « noubet dlil ». La ville du Vieux Rocher, elle, gratifiera le public d'un bouquet de virtuoses, musiciens professionnels che- vronnés, qui ont fait preuve d'un grand ta- lent artistique. Djara El Hawa, H’raq qalbi bi narou, Mesqin men yaâchaq, Ya ahl el homaya, sont les quelques titres in- terprétés par la troupe. Le chef d'orchestre, qualifié par ses pairs de « génie », a créé trois noubates (zidane, mezmoum et brêouel) et une nouba âraq (en voie

Ph. :Nesrine
Ph. :Nesrine

d'achèvement), « inexistante à travers le Maghreb arabe et que nous prévoyons de jouer aux festivals national et international du malouf, le Ramadhan prochain », nous apprendra Mouloud Bensaïd, vêtu d’une tenue traditionnelle typiquement constan- tinoise dans le rôle de « Erawi » (le narra- teur). Le public appréciera l'excellente homogénéité de l'ensemble avec de su- perbes contre-voix d'où perceront les belles voix de Sofia dans le brêouel avec kh'lass et Khaled dans le haouzi, et celle du ténor malouf pur cru, Abbas Righi, qui offrira une magnifique interprétation haouzie avec d'émouvants solos. La salle envoûtée saluait l'orchestre et battra la me- sure avec des applaudissements de plus en plus nourris… Un moment chargé d'émo- tion, de bonheur et de paix qui la plongera dans un merveilleux voyage à travers l'An- dalousie arabe, sur les traces ou dans les

pas de Zyriab. Sihem Oubraham

EXPOSITION « MIGRATIONS » À ALGER

LE QUOTIDIEN DES MIGRANTS SUBSAHARIENS EN EXERGUE

À ALGER LE QUOTIDIEN DES MIGRANTS SUBSAHARIENS EN EXERGUE Une exposition collective de photographes algé- riens,

Une exposition collective de photographes algé- riens, dédiée au quotidien et à la condition des mi- grants subsahariens en Algérie, a été inaugurée dans la soirée de jeudi au café littéraire Le sous marin à Alger. Intitulée Migrations, wehna wesh derna ? (Migrations, et nous qu’avons-nous fait ?) cette ex- position réuni les clichés des photographes Youcef Krache, Mustapha Sellali et Abdu Shanan réalisés dans le cadre du projet Terminus Algérie visant à do- cumenter la vie des migrants en Algérie. Une série de clichés, pris majoritairement à Alger et à Oran, immortalise le quotidien des migrants subsahariens sur leurs lieux de travail, généralement dans des chantiers de construction, ou dans lieux de vie et foyers, montrant ainsi le quotidien et les conditions de ces familles. Quelques photographies immortali- sent les conditions difficiles de certaines familles vi- vant dans la rue alors que d’autres clichés évoquent une certaine solidarité citoyenne et une certaine in- tégration des migrants dans la société algérienne. Les organisateurs ont choisi de présenter l’exposition dans une ambiance renvoyant à la traversée du désert en éparpillant des vêtements usagés et du sable évo- quant le passage des migrants, des éléments qui n’ap- paraissent cependant pas, dans les photos exposées. Les organisateurs ont également proposé au public, venu très nombreux au café littéraire, la projection deux courts métrages sur le thème de la migration à savoir Brûleurs (2011) de Farid Bentoumi et Une vie en suspens (2012) de Nick Francis suivant le par- cours d’un migrant somalien vivant en Libye. Une table ronde sur la condition des migrants s’est éga- lement tenu en présence de membres du collectif So- lidarité migrants Algérie et la coordinatrice du projet « Médecins du monde » à Oran. (APS)

TIZI OUZOU

4 e SALON DU LIVRE DU 20 AU 22 AVRIL

La 4 e édition du salon du livre de Boudjima, à une vingtaine de kilomètres au nord de Tizi-Ouzou, se tiendra du 20 au 22 avril prochain, en présence d’une vingtaine de maisons d’édition et une soixan- taine d’auteurs, a-t-on appris jeudi des organisa- teurs. L’événement qu’organise l’Assemblée populaire communale (APC) en collaboration avec le mouvement associatif sera dédié cette année, à l’écrivain, linguiste et anthropologue Mouloud Mammeri dont le centenaire de la naissance est fêté depuis le mois de février dernier à travers tout le territoire national, a indiqué le président de l’APC, Smaïl Boukherroub. Prévu au niveau de la biblio- thèque municipale Mohia, l’édition de cette année sera placée sous le thème « A Boudjima, je lis, je m’enrichis », a-t-il affirmé soulignant que la litté- rature de jeunesse et l’histoire constitueront les deux axes principaux de ce rendez-vous annuel de- venu incontournable pour les adeptes du livre et de la lecture. Des conférences sur l’histoire et le prin- temps amazigh, dont le 37 e anniversaire sera com- mémoré le jour de l’ouverture du Salon, sont également au programme de la manifestation dans le but d’offrir aux jeunes générations une occasion de connaître leurs origines, a-t-il expliqué. Outre les écrivains algériens qui seront présents en force à Boudjima, le salon connaîtra la participation de quatre auteurs étrangers, à savoir l’italien Nicolai Ricardo et les tunisiens Amina Arfaoui, Saïf Allah Blili et Aziz Krichène, a-t-il souligné. Des maisons d’édition d’Alger et Constantine, en plus de celles activant au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou pren- dront part aux expositions-ventes de livres, ainsi qu’aux différentes activités prévues en la circons- tance, a-t-il encore fait savoir. Le programme com- portera, en effet, des tables rondes sur l’écriture, le livre et son impact dans la société, l’histoire, des hommages à des auteurs tels que Mouloud Mam- meri et Nabil Fares, des présentations d’ouvrages et une dizaine d’ateliers dédiés aux enfants, a-t-il ajouté. (APS)

Vie pratique

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EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du dimanche 19 Radjeb 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du dimanche 19 Radjeb 1438
correspondant au 16 avril 2017 :
- Dohr
12h48
- Asr
16h29
- Maghreb 19h27
- Icha.……………………………20h50
Lundi
20
Radjeb
1438
correspondant au 17 avril 2017 :
- Fedjr
04h39
- Echourouk 06h12
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PENSÉE

Les

êtres ne

Les êtres ne

meurent jamais l’orsqu’on les enterre, il meurent l’orsqu’on les oublie. Déjà 4 années que nous a quittés notre très cher

père Boudissa

Gueddim

 

dit Ali

tu es parti pour un monde meilleur. Ton absence a laissé un vide immense. En ce pénible et dur souvenir, ton fils Bachir demande à tous ce qui t’ont connu d’avoir une tendre pensée à ta mémoire. Repose en paix Bouya laâziz et que Dieu t’accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 16/04/2017

LOCATION

LOUE superbe villa récente très bien entretenue de 260 m 2 R + 2 surface habitable 190 m 2 à société algérienne ou étrangère au centre-ville de Ouled Fayet dans quartier résidentiel calme et sécurisé proche des axes routiers, à 10 mn d’Alger- Centre. Villa composée d’un RDC, très grand hall d’entrée, grand salon, cuisine ouverte sur jardin de 80 m 2 . 1 er ÉTAGE : grand hall, 4 pièces, SDB + WC, 2 grands balcons. 2 e ÉTAGE : Grand hall, 4 pièces, 1 SDB + WC, 2 grands balcons. Grande terrasse avec une vue panoramique et imprenable. 1 chambre, 1 buanderie. Sous-sol : grand hammam de 7 places, garage 2 voitures. Intermédiaire s’abstenir. Tél : 0773.481.922.

El Moudjahid/Pub du 16/04/2017

Recrutement

Une entreprise privée cherche Directeur de projet en TP d'une expérience de plus de 15 ans pour un projet important de route. Email :

recrutemententreprise16@gmail.com

El Moudjahid/Pub du 16/04/2017

 

Demandes d’emploi

 

HOMME, spécialisé, ayant exercé les professions suivantes :

Sté EL PASO (Pétrole) : comptable - Sté Des Eaux : s/chef section ordinateur

-

Sté des ordinateurs (étrangère) : chef Administration commerciale et économie

-

-

Autres sociétés : chef de Sce du

personnel ; contrôleur de gestion ; recouvrement de créances. Habite à Alger, j’accepte même un travail

à Oran. Tél.: 0770.65.96.66

 

——0o0——

J.H. cherche emploi dans le domaine de

la plomberie ou comme chauffeur de poids- lourd, Alger-Blida. Contacter le : 05.55.36.73.10

 

05.56.03.44.52

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J.H. Styliste-modéliste pour hommes et femmes, 20 ans d’expérience, cherche emploi dans un atelier. Tél.: 0561.84.96.34

 

——0o0——

J.H. âgé de 40 ans, cherche un poste de travail dans une société privée ou publique. Email : Mouh_59@hotmail.com

 

——0o0——

J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise privée

ou étatique. Tél. : 0554.38.01.70

 

——0o0——

J.F sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique ou privée. Tél. : 0555.50.35.52

 

——0o0——

J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014 au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0550-22-78-82

El Moudjahid/Pub du 16/04/2017

 

Dimanche 16 Avril 2017

Sp o rt s

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EL MOUDJAHID

COUPE DE LA CAF (16 es DE FINALE)

MCALGER 4 - YOUNGAFRICANS 0

UN MOULOUDIA DES GRANDS JOURS

Le Mouloudia d'Alger a brillamment arraché son billet qualificatif pour la phase des poules de la coupe de la CAF, en s'imposant sur le score sans appel de 4 à 0 face au représentant tanzanien, Young Africans. Pour rappel, les camarades de Chaouchi s'étaient inclinés à Dar Essalam, la semaine dernière, par un score étriqué (1-0).

L es protégés de Mouassa ont annoncé la couleur d'entrée. Prenant le taureau par les cornes,

les camarades de Hachoud se sont rapidement distingués, en se procurant de nombreuses occasions dans le premier quart d'heure, notamment Zerdab qui a inquiété le portier tanzanien à trois reprises. 3', le joueur du Mouloudia, seul dans la surface, manque lamentablement face à Munishi. 5', le milieu de terrain, en position d'avant-centre, voit son heading passer à peine sur la transversale. 10', de la tête, Zerdab, idéalement placé, ne parvient pas à cadrer. Évoluant dans une configuration tactique ultra-offensive (4-2-3-1), avec un bloc relativement haut et une participation très active des latéraux en attaque, les locaux ont réussi à imposer leur rythme et à mettre la pression sur l'adversaire. 15', Aouadj ouvre la marque en reprenant, au second poteau, le centre de Derrardja. Face à un adversaire, qui n'avait visiblement que le jeu de contres à proposer comme stratégie offensive, les joueurs du Mouloudia ont poursuivi leurs efforts de plus belle. 39', d'un coup croisé au premier poteau, Derrardja parvient à surprendre Munishi. Un second but qui

Ph. B ille l
Ph. B ille l

confirme la nette domination du doyen des clubs algériens. En seconde période, les poulains du coach Lawandamina ont décidé de passer à l'action en optant pour un schéma plus offensif (4-3-3). Néanmoins, en prenant plus de risques et en se découvrant en arrière, les coéquipiers de N'goma se sont exposés aux contre-attaques de leurs homologues mouloudéens. 47', Bougueche sollicite Zerdab pour le une-deux dans la surface, pour éliminer

la défense. Cependant, son tir passe à côté. 58', Bougueche de la tête manque le cadre. 65', Bougueche remet de la tête sur Zerdab, qui ne se fait pas prier pour aggraver la marque et mettre les siens à l'abri de toute éventuelle surprise. Dans les arrêts de jeu, Aouadj, qui avait ouvert la marque, clos le festival de buts en reprenant la balle mal repoussée par le gardien. Une victoire nette et sans bavure, et une qualification tout à fait méritée. Rédha M.

COUPE DE LA CAF (16 es DE FINALE-BIS RETOUR) AUJOURD’HUI À TIZI OUZOU

LA « REMONTADA » !

La JS Kabylie aura aujourd’hui l’un des rendez-vous les plus importants de sa saison : le match retour du dernier tour préliminaire de la coupe de la CAF. Bat- tus deux buts à zéro à l’aller à Lubum- bashi, les Canaris affichent l’ambition mesurée de refaire ce retard et pourquoi pas arracher une qualification à la phase des poules. Un défi que Mourad Rah- mouni s’était lancé dès la fin du match aller, estimant que l’adversaire n’était pas franchement supérieur à la JSK et qu’il pouvait « lui marquer trois buts au retour à Tizi-Ouzou ». Bien que le main- tien en championnat reste l’objectif prin- cipal des Kabyles cette saison, il n’en demeure pas moins que cette coupe d’Afrique semble particulièrement tenir à cœur à Mourad Rahmouni qui a beau- coup insisté sur l’importance de sortir le grand jeu et arracher cette qualification qui pourrait, le cas échéant, soigner un peu plus la saison de la JSK, « catastro- phique » jusqu’à la fin de l’hiver. Les blessures et les suspensions ont contraint néanmoins Mourad Rahmouni à repen- ser ses plans en perspective de ce match. Trois joueurs cadres sont en effet d’ores et déjà forfaits, en l’occurrence Kouceila Berchiche suspendu, Houari Ferhani sus- pendu mais aussi « out » trois semaines

Ferhani sus- pendu mais aussi « out » trois semaines pour cause de blessure aux adducteurs,

pour cause de blessure aux adducteurs, et enfin Samir Aiboud qui devra lui aussi attendre encore une semaine avant de pouvoir rejouer. La bonne nouvelle, c’est incontesta- blement le retour à la compétition de Rayah, visiblement débarrassé de sa blessure à une cuisse. Sauf grosse sur- prise, il sera d’entrée de jeu aujourd’hui face à cette redoutable formation du TP Mazembe, le tenant du titre.

LIGUE 2-MOBILIS

Par ailleurs, la délégation du TP Ma- zembe est arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi à Tizi-Ouzou. Le vol des Congolais a accusé près de cinq heures de retard, ce qui a fait qu’il n’a atterri à Alger qu’aux alentours de minuit. Le champion d’Afrique en titre a exigé, vendredi, deux séances d’entraî- nement sur le stade principal, chose qu’il n’a pu obtenir, la pelouse du 1er-Novem- bre étant occupée par les jeunes de la JSK alors. Le TP a pu néanmoins s’en- traîner sur la pelouse principale hier sa- medi à l’heure du match. Les Congolais, faut-il le rappeler, ne seront pas une quantité négligeable, eu égard à leur grande expérience, mais aussi au fait qu’ils s’expriment mieux hors de leurs bases. Ce sera un match qui sera très dis- puté entre deux équipes qui ambitionnent d’atteindre la phase des poules. Ce qui serait une très bonne chose pour la JSK. Il y a lieu de relever la difficulté de la tâche de la JSK qui aura à remonter deux buts de retard devant cette équipe congo- laise truffée de titres. Toutefois, sur un match tout reste possible. Il suffit d’y croire jusqu’au bout, même si la JSK sera amoindrie d’Aiboud et Ferhani (sus- pendu et blessé). Amar B.

LA 28 e JOURNÉE FIXÉE AU SAMEDI 22 AVRIL

La 28e journée du championnat de Ligue 2 Mobi- lis de football se jouera le samedi 22 avril, a annoncé vendredi la Ligue de football professionnel (LFP) sur son site officiel. Deux billets d'accession en Ligue 1 sont en jeu après la montée assurée du Paradou AC qui a survolé la compétition depuis pratiquement le début de la saison. En bas du tableau, plusieurs équipes jouent leur survie, à l'image de l'AS Khroub (15e, 24 pts) le WA Boufarik (14e, 28 pts) ou encore le GC Mascara (13e, 32 pts).

Programme de la 28 e journée (16h) :

Béjaïa

: JSM Béjaïa - MCE Eulma

Skikda

: JSM Skikda - CRB Ain Fakroun

Boufarik

: WA Boufarik - MC Saida

BB Arréridj

: CABB Arreridj - Paradou AC

Chlef

: ASO Chlef - USM Blida

El-Khroub

: AS Khroub - RC Arbaâ

Bousaâda

: Amel Bousaâda - GC Mascara

Oran (Bouakeul) : ASM Oran - US Biskra.

DANS LA LUCARNE

ZETCHI FACE À SES CONVICTIONS

Le nouveau président de la FAF, Kheiredine

travail, comme il le pense, à la tête de cette

Zetchi, n’a pas encore vraiment commencé son

structure, qu’on commence déjà à remettre en cause les décisions qu’il vient de prendre en désignant d’abord le DTN, puis le coach national. Certains ont même affirmé

qu’il l’avait fait bien avant. Il ne restait, a-t-on dit, que de menus détails avant la finalisation du contrat qui s’est fait

à Barcelone, la Catalane. Aujourd’hui, on est en train,

avec fracas, de « pérorer » sur ces deux choix. Le DTN a été considéré comme un « vieux » qui avait déjà travaillé à la tête de la DTN à quatre reprises. Quant au choix du sélectionneur national, l’Espagnol de Grenade, Lucas Alcaraz, on lui reproche déjà de n’avoir entraîné aucune équipe nationale, ni en Algérie, ni en Europe, ni en Afrique. Sur ce plan, il possède un palmarès « vierge », hormis au niveau de clubs espagnols. Et pour eux, il s’agit d’une « grosse tare ». C’est ce que, il y a quelques mois, tout le monde avait considéré comme un gros problème pour Christian Gourcuf qui n’avait pas de « carte de visite » consistante, hormis le fait qu’il était à la tête de Lorient (France) depuis des décades. Alcaraz, lui aussi, a tout connu à Grenade, sa ville natale. Certes, il a entraîné des clubs espagnols de « petite envergure », mais il n’a pas poussé son expérience au plus haut niveau, même s’il a fait accéder à la première division des équipes comme Récréativo Huelva ou Murcie, mais il n’a pu le faire à un haut niveau avec des clubs comme Séville, Athletico Bilbao ou autres. Pour les équipes nationales, on peut dire qu’il n’a pas eu de chance pour prendre leurs destinées. Ce n’est pas de sa faute si le dévolu de certains pays n’est pas tombé sur lui. Ce professeur en « Tactique et Stratégie » dans les écoles de football d’Espagne ne doit pas être sous-estimé ou « toisé » de haut. Il peut vraiment réussir avec notre sélection nationale qui possède de grandes qualités que lui envient beaucoup de nations. Il ne lui manque que la discipline dans le jeu. Car on a tendance à se laisser aller. Ce nouveau technicien peut être celui que tout le monde attend, sauf pour ceux qui affirment qu’il est venu pour « améliorer sa carte de visite». Le terrain, comme l’a dit un « vieux briscard » du football algérien, est le seul qui peut faire la part des choses. «Il faut lui laisser le temps » pour matérialiser ses idées. C’est-à-dire qu’on ne peut le juger sur des a priori. Le mieux, c’est de le laisser travailler et le résultat viendra immanquablement avec le temps. Il est évident qu’il ne va pas commencer son travail de « zéro ». Nous possédons une équipe toute faite sur tous les plans. Tout le monde avait estimé que nous avons une très bonne équipe nationale. Et ce ne sont pas des paroles en l’air ou de la frime. Il ne lui manquait que la discipline, puisque

certains joueurs « ne se sont pas donnés à fond » comme ils avaient l’habitude de le faire. Les derniers mauvais résultats le montrent. Comme le nouveau arrivant est un fervent partisan de la discipline, on peut dire, d’ores et déjà, que beaucoup de choses vont changer et dans le bons sens avec lui. Ce qui ne peut que réjouir nos compatriotes avides de succès et de beau jeu. De plus, il s’agit d’un entraîneur qui ne veut pas perdre. En soi, c’est un peu positif. Le fait qu’il soit quelqu’un qui n’a pas entraîné une équipe nationale ni en Algérie, ni nulle part, ne peut nullement être un facteur contre lui. Bien au contraire, il peut être une source motivante pour le mener

à réussir avec une équipe nationale et surtout entamer par

la grande porte son palmarès. Car, tout le monde sait que Zetchi, le nouveau président de la FAF, ne va pas ramener quelqu’un qui va le conduire à la défaite. Bien au contraire, cet Espagnol qui restera parmi nous au moins plus de jours que ses prédécesseurs est capable de relever le défi. Il a certes été « éjecté » de Grenade, mais cela ne va pas être inhibant pour lui pour réussir une grande CAN-2019 et un Mondial 2018 avec l’Algérie. Bon vent !

Hamid Gharbi

T

OPS

MALI

LE MINISTÈRE SAISIT LE TAS

Le gouvernement malien, par l'entremise de son mi- nistre des Sports, Amion Guindo, a introduit un appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), sur la sus- pension de la fédération locale (Fémafoot) par la FIFA pour ingérence politique, le mois dernier, rapportent les médias locaux, citant un courrier du TAS. "Par la présente, j'accuse réception de la déclaration d'appel déposée par la Fédération malienne de football auprès du Tribunal arbitral du sport contre la FIFA à l'en- contre de la décision rendue par le Bureau du Conseil de la FIFA le 16 mars 2017", a indiqué la même source. " L'appel consiste, notamment, pour l'Etat malien de per- mettre à la Fémafoot, de retrouver tous ses droits de membre à la FIFA", a précisé la même source. De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) a me- nacé, mercredi, le Mali de retrouver sa stabilité au plus tard le 30 avril, au risque de se disqualifier de la CAN U17 prévue au Gabon au profit de l'Ethiopie.

Dimanche 16 Avril 2017

coMposition épistolaire : des enFants écrivent au sG des nations unies une belle initiative Le

coMposition épistolaire :

des enFants écrivent au sG des nations unies

une belle initiative

Le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication organise, ce matin à 10h, à l’occasion de la fête du Savoir, au niveau du siège de la direction générale d’Algérie Poste, à Bab Ezzouar, une cérémonie de remise des prix aux finalistes du Concours national de la composition épistolaire, lancé à travers le territoire national, via le réseau des établissements scolaires, avec le concours du département de l’Éducation nationale, en préparation du concours international annuel de l’Union postale universelle (UPU).

L es enfants de moins de quinze ans, de l’ensemble des wilayas du pays ont été mis en concur-

rence à l’effet d’écrire une lettre adres-

sée au nouveau secrétaire général des Nations unies pour lui proposer de l’ai- der à résoudre un problème de l’huma- nité qu’ils jugent prioritaire. Cette thématique retenue cette année par l’Union Postale Universelle « Imagine que tu es conseiller/conseillère du nou- veau secrétaire général de l'ONU, quel problème l’aiderais-tu à résoudre en premier et comment faire pour y par- venir ? », intervient dans le sillage de l'élection du nouveau secrétaire géné- ral de l'ONU, António Guterres, qui a pris ses fonctions dans une conjoncture marquée par des bouleversements pro- fonds (guerres, crises humanitaires, dé- gradation de l’environnement…).

Exprimer ses pensées

À travers ce concours qui tend à dé- velopper les compétences épistolaires des enfants, ainsi que leurs aptitudes à

épistolaires des enfants, ainsi que leurs aptitudes à exprimer leurs pensées envers des si- tuations diverses

exprimer leurs pensées envers des si- tuations diverses et non moins compli- quées de notre ère, l’Algérie confirme sa participation aux efforts de sensibi- lisation et de conscientisation des nou- velles générations.

Près de 10.000 participants La ministre présidera la cérémonie où seront couronnés les lauréats de ce concours qui a connu la participation de près de 10.000 enfants, enjoués de

se mettre dans la peau du conseiller du secrétaire général de l’ONU. En arabe, en tamazight, en anglais ou en français, ils ont donné libre cours à leur imagi- nation dans l’objectif de participer à l’émergence d’un monde meilleur ou- vert et tolérant. La commission natio- nale d’évaluation, présidée par M me Aïcha Barki, présidente de l’associa- tion Ikraa, aura à choisir les trois meil- leurs parmi les seize lauréats ayant rédigé les meilleures lettres, pré-sélec- tionnées par les services du Départe- ment de l’Éducation nationale.

La responsabilité de représenter l’Algérie

L’enfant qui sera le plus convain- cant, aura la responsabilité de repré- senter l’Algérie au concours international de composition épisto- laire organisé par l’UPU et sa lettre au- rait une chance de parvenir au nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. R. C.

cet aprÈs-Midi À 17h À l’opéra d’alGer

REMISE DE L’ORDRE DU MÉRITE NATIONAL

Sous la présidence du Premier mi- nistre, M. Abdelmalek Sellal, à l’oc- casion de la célébration de la journée du Savoir, le ministère de la Culture organise une cérémonie de remise de médailles de l’ordre du Mérite natio- nal à des hommes de lettres, de l’art et des penseurs, cet après-midi à par- tir de 17h, à l’Opéra d’Alger Boua- lem-Bessaïh.

de lettres, de l’art et des penseurs, cet après-midi à par- tir de 17h, à l’Opéra

Fusion du câble Fibre optique sMW4

rétablissement de la connexion internet

L’opération de la fusion du câble fibre optique sous-marin SMW4, situé à Sidi Salem (Annaba) et son transfert vers une nouvelle chambre d’atterrissage, a été parachevée et la connexion internet a été rétablie, a-t-on appris hier de l’équipe technique dirigeante de l'opération. "Cette opération a été ef- fectuée avec succès, après les travaux techniques qui ont duré 38 heures'', selon la même source qui a indiqué que le flux d’in- ternet a repris de ''manière normale'' et que les clients d’Algérie Télécom seront "remboursés à la hauteur de la durée des pertur- bations". Pour rappel, l’opération de déplacement du câble sous- marin SMWE4 situé à Sidi Salem et reliant Annaba à Marseille (France), vers une nouvelle chambre d’atterrissage sécurisée, a débutée mercredi dernier. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’une opération programmée par Algérie Télécom (AT) visant à sécuriser le câble sous-marin du trafic d’internet qui a subi des dommages au mois de mars 2016 suites à des intempéries.

hier au tna

HOMMAGE À QUATRE PERSONNALITÉS LITTÉRAIRES

L’association artistique et culturelle 3 e Millénaire, en partenariat avec l’Office national des droits d’auteur et droits voisins, et le Théâtre national algérien, a rendu hommage hier au TNA à quatre personnalités algériennes de la littérature, Kamel Bouchama, Z’hor Ounissi, Boudjemaâ Haïchour et Kaddour M’hamsadji.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

célébration de YouM el-ilM

la culture au programme du rnd

Seddik Chihab, membre du Rassemblement national dé- mocratique (RND) et tête de liste de ce parti à Alger aux lé- gislatives prévues le 04 mai prochain, a précisé, hier que « la culture a sa part dans notre programme » et nous veillerons pour que « la capitale récupère sa dynamique culturelle ». Dans le cadre de la célébration de «Youm El-Ilm» (jour- née du Savoir, le 16 avril de chaque année) à Alger, en pré- sence des poètes, des écrivains, des anciens et actuels journalistes, Seddik Chihab a rappelé que le RND célèbre cette occasion annuellement et « cette fois n’a rien à avoir avec la campagne des élections législatives », en précisant que le Rassemblement national démocratique prend soin de cette catégorie social ». Seddik Chihab précisera, par ailleurs, que le RND veille à redynamiser le secteur de la culture à

que le RND veille à redynamiser le secteur de la culture à ● S’il est vrai

S’il est vrai que le pays a su maintenir ses équilibres contre les effets de la crise financière, grâce aux mesures engagées, et que les

instruments de surveillance macro-prudentielle et d’anticipation des risques, adoptés au niveau du système bancaire, ont concouru à l’appui de la conduite de la politique monétaire, des interrogations persistent quant à la soutenabilité de son niveau de résilience, à moyen terme. A la fin 2016, l’économie algérienne a réalisé une croissance de 4% avec une croissance hors hydrocarbures de 3,7% (contre 5% en 2015). Une performance opérée grâce à « une évolution soutenue » du secteur des hydrocarbures qui a enregistré une croissance de 5,6% l’année dernière (contre 0,4% en 2015) avec une hausse notable de 10,6% des volumes exportés par rapport à 2015. Cependant, les exportations d’hydrocarbures, fortement impactés par les fluctuations du baril de pétrole, ont reculé à 27,6 milliards de dollars, à fin 2016 (contre 33 milliards en 2015). Par conséquent, la fiscalité pétrolière a suivi la cadence baissière avec 1.805 mds de DA engrangés, à fin 2016, contre 2.273 mds de DA à fin 2015. Au plan interne, la dépense publique effective a atteint 7.303 mds DA en 2016 (contre 7.656,3

Alger, d’autant plus que la capitale est riche en infrastruc- tures culturelles. Dans ce cadre, il est à noter que la majorité des espaces culturels à Alger sont fermés depuis les années quatre-vingt-dix avec la montée du terrorisme qui a trauma- tisé le mode de vie en Algérie et à la capitale en particulier. Les membres du RND ont rendu hommage à un certain nom- bre d’auteurs et d’écrivains algériens, dont Bahia Rachedi, réalisatrice de cinéma, Bahia El Hachemi, journaliste à l’ENTV, Farida Belkacem, ancienne journaliste et l’ex-PDG du quotidien El Moudjahid, Naâma Abbas, la PDG du quo- tidien arabophone Chaâb, Amina Debbache, le directeur de la chaîne satellitaire du New media et le directeur de la chaîne satellitaire El Djazairia. Hichem Hamza

Mdn

le cadavre de la terroriste F. Houria alias «aïcHa» découvert

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce à l'exploita- tion de renseignements, un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) a découvert le 14 avril 2017, dans la forêt de Skikda/5 e RM, le cadavre de la terroriste dénommée F. Houria alias "Aïcha", épouse du terroriste F. Bouazza, abattu lors d'une opération des éléments de l'ANP durant le mois de juillet 2016 et sœur de la terroriste F. Nadia alias "Yousra", épouse du ter- roriste "G. Fouad", alias "Salah", arrêté le 10 avril 2017 avec sa famille", a précisé la même source. Dans le cadre de la sé- curisation des frontières et de la lutte contre la criminalité or- ganisée, des éléments de la gendarmerie nationale (GN) ont appréhendé à Tlemcen/2 e RM, 4 narcotrafiquants et saisi 12 kilogrammes de kif traité et 4 véhicules, a relevé la même source, ajoutant qu'à Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar/6 e RM un détachement de l'ANP a arrêté un contrebandier et saisi 7 détecteurs de métaux. Par ailleurs, des détachements de l'ANP et des éléments de la GN ont intercepté dans des opéra- tions distinctes menées à Adrar/3 e RM, El Oued et Illizi/4 e RM, 43 immigrants clandestins de différentes nationalités. A An- naba/5 e RM, des unités des garde-côtes ont déjoué, des tenta- tives d'émigration clandestine de 11 personnes à bord d'embarcation artisanale.

C OMME N TA IR E

BONNE

GOUVERNANCE

mds de DA en 2015), soit une baisse relative de 5%. L’autre indicateur à prendre en considération a trait à la situation financière externe de l’Algérie qui est demeurée "relativement confortable", selon le gouverneur de la Banque d’Algérie. Une fragilité confirmée aussi par les statistiques douanières qui indiquent que la balance commerciale du pays a enregistré un déficit de 17,84 milliards de dollars durant l'année 2016, contre 13,71 mds de dollars, en 2015, soit un creusement de déficit de 4,8%. Quant aux exportations, elles ont reculé à 28,88 mds de dollars, en 2016, contre 34,66 mds de dollars, l’année d’avant, soit une chute de 16,7%. Les importations algériennes, et en dépit des mesures prises par les pouvoirs publics, ont certes baissé, mais à un moindre rythme pour se chiffrer à 46,72 mds de dollars, en 2016 contre 51,7 mds de dollars, en 2015, en baisse de 9,62%. Un contexte marqué par le déficit budgétaire et le

compte courant extérieur qui se sont sensiblement creusés induisant une érosion importante des ressources du Fonds de régulation des recettes (FRR) et une baisse sensible des réserves de changes" avait indiqué auparavant, le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Loukal. L’autre fait est que l'activité économique s’est caractérisée « par le maintien à un niveau élevé des dépenses publiques ». Ainsi, la consolidation des fondamentaux économiques devra constituer la priorité du gouvernement, à moyen terme. Il s’agira de soutenir davantage la maîtrise de la dépense publique, de concourir à l’efficience économique, en matière de diversification, et de compétitivité. Des objectifs d’ailleurs assignés à la nouvelle stratégie économique qui plaide pour une stabilisation des dépenses budgétaires une amélioration des recettes de la fiscalité ordinaire, une réduction sensible du déficit du Trésor à la même échéance, et une mobilisation des ressources additionnelles nécessaires sur le marché financier interne.

D. Akila