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17 Chaâbane 1438 - Dimanche 14 Mai 2017 - N° 16054 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

L E
L E

P A R

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

ÉDITORIAL

NIGOUVERNEMENT

DECRISENIASSEMBLÉE

ENREGISTREUSE

l Comme il est de tradition, après chaque élection législative, le Chef de l’État opère un

changement de gouvernement, non sans avoir mené auparavant une large consultation. C’est dans la culture du Président Bouteflika de ne jamais prendre une quelconque décision qui concerne la gestion des affaires publiques sans le consensus le plus large possible de toutes les forces et de toutes les compétences. Fidèle à une telle démarche rassembleuse, loin des surenchères, il opère dans la sérénité. S’il confie la tâche de former le futur gouvernement à son actuel Premier ministre, avec des orientations précises, c’est que celui-ci a sa pleine confiance pour mener à son terme l’application de son programme présidentiel, un programme réadapté en fonction de la conjoncture, de nos potentialités, de nos capacités, de nos ambitions et toujours en

concertation avec les partenaires sociaux et économiques. Le dialogue a ici une vertu cardinale, celle de ne pas monopoliser ni marginaliser, partant du fait que l’édification de l’Algérie est l’œuvre de chacun et de tous, sans exclusivité ni exclusivisme. Ce ne sont pas des concepts creux ou des slogans de campagne, mais bien une philosophie politique avec laquelle le Chef de l’État a réussi à surmonter des épreuves importantes dans notre histoire récente et à faire avancer le pays à son propre rythme sur le chemin de la stabilité et de l’État de droit, dans le contexte difficile d’un environnement régional et international perturbé et où les tensions et les conflits sont exacerbés. Après l’étape des législatives, une étape réussie qui a vu la mise en œuvre pratique des nouvelles dispositions introduites, lors de la récente révision de la loi fondamentale, notamment la Haute instance indépendante de surveillance des élections, l’Algérie a besoin d’un gouvernement qui reflète la nouvelle configuration politique, dans toutes ses nuances, avec en plus le souci de l’efficacité, pour accélérer les réformes et réaliser les objectifs du nouveau modèle de croissance économique dont les grands axes ont été rendus publics, et qui comprennent, outre la trajectoire financière de l’État jusqu’à 2019, une diversification tous azimuts de l’économie et une croissance soutenue, notamment hors hydrocarbures, qui placeraient l’Algérie parmi les pays émergents à haut revenu. Une telle stratégie exige des transformations profondes, tant sur le plan fiscal, administratif, que sur la politique de redistribution sociale. Les ressources nécessaires seront assurées par la croissance et les exportations, et non par le Trésor public. Une telle stratégie ambitieuse, mais tout aussi réaliste exige la mobilisation de chacun et de tous, car il s’agit d’une série de défis à relever en même temps. Et, dans ce sens, la mission de la nouvelleAssemblée populaire nationale n’est pas moins noble, comme vient de le rappeler le Président Bouteflika, dans la mesure où elle est appelée à «exercer un contrôle plus étroit de l’action gouvernementale, la mise en place d’un rôle accru pour l’opposition parlementaire, l’adoption de plusieurs lois pour la consécration des droits politiques et sociaux, et la finalisation de la modernisation du service public et de la gouvernance au service des citoyens». (Suite en page 3)

COMMISSION DE L’UA

M. MOUSSAFAKI MAHAMAT ENVISITEDETRAVAILÀALGER

P. 24

BANQUE MONDIALE - ALGÉRIE

SOUTIENAUNOUVEAU

MODÈLE ÉCONOMIQUE

L’ALGÉRIE FÉLICITÉE POUR SES RÉALISATIONS SOCIALES : AMÉLIORATION DU BIEN-ÊTRE DE LA POPULATION, ÉLIMINATION DES
L’ALGÉRIE FÉLICITÉE POUR SES RÉALISATIONS SOCIALES : AMÉLIORATION DU BIEN-ÊTRE
DE LA POPULATION, ÉLIMINATION DES BIDONVILLES ET RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ.

La Banque mondiale a félicité le gouvernement algérien, pour ses réalisations sociales, et confirmé son soutien pour le nouveau modèle de croissance économique du pays, a-t-elle indiqué dans un communiqué publié hier, à l'issue de la visite effectuée par une délégation de cette institution financière internationale.

P. 3

OFFENSIVE DE L’ANP À AÏN DEFLA

PROFESSIONNALISME ET EFFICACITÉ

l Six terroristes éliminés en 24 heures.

P. 4

GRANDE MOSQUÉE D’ALGER

en 24 heures. P . 4 GRANDE MOSQUÉE D’ALGER 90%DES GROS ŒUVRES RÉALISÉS P. 5 Reportage

90%DES

GROS

ŒUVRES

RÉALISÉS

P. 5

Reportage
Reportage

IGUERSAFÈNEAU CŒUR DE LAKABYLIE

UN VILLAGE

O Ù IL FA IT B O N V IV R E P. 6

LAKABYLIE UN VILLAGE O Ù IL FA IT B O N V IV R E P

LILABORSALI À L’OPÉRAD’ALGER

ENVOÛTANT VOYAGE

P. 13

CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JEUX DE LASOLIDARITÉ ISLAMIQUE DE BAKOU-2017

RICHE EN COULEURS

De notre envoyé spécial en Azerbaïdjan : Rédha Maouche

P. 22

2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS DES MINISTRES CE MATIN À
2
Bouche
DE
À
Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
ACTIVITÉS DES MINISTRES
CE MATIN À 10H À BOUMERDÈS
DEMAIN À 10H
CE MATIN À 10H À TIPASA
Conférence de presse
du président de
l’association
El-Irchad oua El-Islah
« La presse algérienne pluraliste
histoire d’une naissance »
Lancement d’une université thématique
algéro-tunisienne
Dans le cadre de la sérié de
conférences intitulée :
Le Centre de Presse d’El Moudjahid
abritera, demain à 10 heures, une
conférence de presse du président de
l’association El-Irchad oua El-Islah, M.
Nacereddine Hezzam. La conférence
portera sur les caravanes d’aide au
réfugiés sahraouis et les programmes
sociaux du mois de Ramadhan.
«Connaître les médias, le
citoyen a droit à une
information fiable», le
ministère de la Communication
organise, en partenariat avec la
wilaya de Boumerdès, une
conférence, ce matin à 10 h, à la
salle des conférences de
l’Assemblée populaire de
wilaya. La conférence, qui sera
La ministre de l’Éducation nationale, M me
Nouria Benghebrit, procèdera, en compagnie de
l’ambassadeur de la République tunisienne à
Alger et du wali de Tipasa, au lancement d’une
université thématique algéro-tunisienne, intitulée
«Élaboration d’une anthologie littéraire scolaire
maghrébine», aujourd’hui au lycée Chahid
Mohamed-Talbi.
CE MATIN À 9H À LA BIBLIOTHÈQUE
NATIONALE
MARDI 16 MAI À 10H
Rencontre-débat
Hommage aux cinq
étudiants morts
dans le crash d’avion du
18 juillet 1961
rehaussée par la présence du
ministre de la Communication, M. Hamid Grine, sera
animée par M. Hassan Bachir Cherif, directeur de
publication du quotidien La Tribune, sur le thème «La
presse algérienne pluraliste, histoire d’une naissance : de
la traversée du chaos au devenir éthique». Cette
conférence mensuelle est la 18e depuis le lancement de
cette thématique en décembre 2015.
À l’occasion de la tenue de la semaine culturelle
du Sultanat d’Oman, une rencontre-débat se
tiendra ce matin en présence du ministre de la
Culture, M. Azzedine Mihoubi.
À l’occasion de la célébration de la
Journée nationale de l’étudiant, le Forum
de la Mémoire d’El Moudjahid, en
coordination avec l’association Machaâl
Echahid, organise, mardi 16 mai, un
hommage aux cinq étudiants morts dans
le crash d’avion, le 18 juillet 1961 à
Rabat.
DEMAIN À 8H45
Forum pharmaceutique
international
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Abdelmalek Boudiaf,
procèdera à l’ouverture de la 18 e édition du Forum pharmaceutique international, demain à 8h45, au
Centre international des conférences Abdellatif-Rahal – Club-des-Pins.
CET APRÈS-MIDI À 13H AU CIC
DEMAIN À 9H À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE D’ALGÉRIE
COUVERT
« L’économie de la santé »
Une table ronde intitulée «Place de
l’économie de la santé et des données
patients dans la prise de décision» se
tiendra, cet après-midi à 13h, au Centre
international des conférences Abdellatif-
Rahal, Club-des-Pins.
« Mariage consanguin
et prévention des
maladies héréditaires »
«Le mariage consanguin et la
prévention des maladies
héréditaires» est le thème d’une
rencontre qui sera organisée, lundi
15 mai à 9h, à la Bibliothèque
Nationale d’Algérie.
LUNDI 15 MAI DANS L’ENSEMBLE
DES MUSÉES DU MOUDJAHID
Publicité
Plutôt couvert au Nord et à l’Est. Beau
temps à l’Ouest. Bourrasques au Sud.
« Les facteurs clés
du succès de la guerre
de Libération »
Températures (maximales-
minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (23° - 12°), Annaba (25° -
13°), Béchar (34° - 23°), Biskra (36° -
24°), Constantine (28° - 12°), Djelfa
(29° - 16°), Ghardaïa (33° - 21°), Oran
(26° - 13°), Sétif (28° - 12°),
Tamanrasset (38° - 23°), Tlemcen (26°
- 12°).
Le musée national du Moudjahid
organise, en coordination avec les
directions des moudjahidine et les musées
régionaux, lundi 15 mai, une rencontre
collective élargie à l’ensemble des ses
structures décentralisées, portant sur les
facteurs clés du succès de la de la guerre
de Libération, au cours de laquelle des
témoignages seront apportés.
JEUDI 18 MAI À 14H À ORAN
« Mouvement associatif et préservation patrimoniale »
Dans le cadre des activités scientifiques du CRASC, une table ronde sera organisée par
l’équipe de recherche /CRASC intitulée : «Patrimoine, pratiques culturelles et artistiques
en mouvement», au siège du CRASC.
SAMEDI 20 MAI À 10H AU JARDIN D’ESSAI
Journée mondiale de la biodiversité
Le Jardin d’Essai du Hamma organisera une journée de sensibilisation et
d’information au profit des enfants, à l’occasion de la Journée mondiale de la
biodiversité, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale. Dans ce cadre,
plusieurs activités (ateliers, projections, animations) seront organisées à partir de 10h,
à l’École d’éducation à l’environnement.
El Moudjahid/Pub du 14/05/2017

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é v éne m e nt

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EL MOUDJAHID

BANQUE MONDIALE - ALGÉRIE

SOUTIEN AU NOUVEAU

M ODÈLE ÉCONOM IQUE

La Banque mondiale a félicité le gouvernement algérien pour ses réalisations sociales, et a confirmé son soutien pour le nouveau modèle de croissance économique du pays, a-t-elle indiqué dans un communiqué publié hier, à l’issue de la visite effectuée par une délégation de cette institution financière internationale.

L a délégation (de la Banque

mondiale) a félicité le gou- vernement (algérien) pour

ses réalisations sociales, y compris les mesures importantes prises pour améliorer le bien-être de la popula- tion, éliminer les bidonvilles et ré- duire la pauvreté de façon plus générale », précise le communiqué. Par ailleurs, la délégation de l’insti- tution de Bretton Woods a précisé que sa visite effectuée récemment en Algérie visait essentiellement « à avoir une meilleure idée de la dyna- mique actuelle ainsi que pour éva- luer les interventions de la Banque mondiale sur le terrain et à réitérer notre soutien à l’ambitieux nouveau modèle économique algérien », note le communiqué en citant le porte- parole de cette délégation, Merza

«

Hassan. « Nous suivons de près la mise en œuvre par l’Algérie de son nouveau programme Vision 2035, car il pour- rait servir de modèle à plusieurs pays que nous représentons », a ajouté M. Hassan cité par le communiqué. Il s’agit aussi de « mieux comprendre le contexte et les priorités de déve- loppement du pays et d’évaluer la qualité du partenariat entre l’Algérie et la Banque mondiale et du potentiel de renforcer ce soutien », poursuit la même source. En outre, la BM a ex- primé « son appréciation pour la contribution algérienne de 25 mil-

appréciation pour la contribution algérienne de 25 mil- lions de dollars au Fonds de l’Asso- ciation

lions de dollars au Fonds de l’Asso- ciation internationale pour le déve- loppement », filiale de la BM et principal instrument de cette institu- tion pour soutenir les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Pour rappel, cette délégation de la BM était composée de dix directeurs exé- cutifs, représentant 100 des 189 pays membres du Groupe de la Banque mondiale qui ont participé à une tournée dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Au cours de sa visite, la délégation a été reçue par le Premier ministre, Abdel- malek Sellal, dont l’entretien a porté essentiellement sur l’évolution éco-

nomique récente du pays ainsi que des mesures prises par le gouverne- ment pour atténuer l’impact négatif de la baisse des prix du pétrole. A ce propos, M. Hassan avait déclaré que la délégation avait pu « discuter de la vision du gouvernement pour un nouveau modèle de développement basé sur une diversification écono- mique améliorée » pour accélérer la croissance et créer des emplois : « Nous fournirons à l’Algérie tout le soutien nécessaire », a-t-il avancé. Pour sa part, M. Sellal avait tenu à réitérer à ses hôtes « la détermination des autorités algériennes à poursui- vre la mise en œuvre du nouveau

TAUX D’ÉLECTRIFICATION

modèle économique susceptible de contribuer à créer les meilleures conditions d’atteindre l’émergence et de contribuer à diversifier l’écono- mie nationale tout en rationalisant les dépenses budgétaires ». Au cours de leur séjour à Alger, les représentants de la BM ont également rencontré le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, le wali d’Alger ainsi que de jeunes entrepreneurs et des représen- tants de la société civile. Les directeurs exécutifs ont éga- lement interagi avec les start-up des TIC au Cyberpark de Sidi Abdallah et ont noté « le potentiel important du tourisme algérien étant donné le précieux patrimoine culturel et his- torique découvert lors d’une visite au musée moderne d’art et à la Casbah

». Pour M me Marie Françoise Marie- Nelly, directrice pour les pays du Maghreb et Malte à la BM, « la ren- contre avec la société civile, les femmes et les jeunes du pays est tou- jours une expérience très enrichis- sante. Nous encourageons et valorisons leurs voix et leurs contri- butions constructives au pays. Les différentes perspectives présentent un intérêt particulier pour cette délé- gation de directeurs Exécutifs, repré- sentant l’Amérique du Sud, l’Asie, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et l’Afrique sub- saharienne ».

L’ALGÉRIE LEADER EN AFRIQUE

l L’Algérie arrive en tête du classement des pays africains ayant le meilleur taux d’électrification.

Selon l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique « Global Energy Archi- tecture Performance Index Report 2017 », publié au mois de mars dernier, ce sont les 5 pays d’Afrique du Nord à savoir l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie, qui arrivent en tête du classement des pays africains ayant les meil- leurs taux d’électrification. « Ces cinq pays font partie des 69 pays sur les 127 étudiés, où le taux d’électrification a atteint 100% », indique-t-on. L’Afrique du Sud (99 e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40%. Viennent ensuite le Ghana (64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigeria (55,60%). L’Ethio- pie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie se situent au bas du tableau, aussi bien à l’échelle africaine qu’au plan mondial, avec des taux d’électrification inférieurs à 27%. Ainsi, le taux d’électrification en Algérie la place au pre- mier rang parmi les pays africains. D’ailleurs, 99% du territoire national est électrifié, suite à la réalisation d’importants programmes de dévelop- pement de la distribution d’électricité et de gaz qui ont ciblé l’ensemble du territoire national. Le nombre d’abonnés au réseau électrique est passé de 4,5 millions en 2000, à près de 9 millions au début de l’année 2016. Le taux d’électrification est ainsi passé de 88,7% en 2000 à 99% à fin 2015. Mais aujourd’hui, le souci est double. Il s’agit de préserver les ressources énergétiques d’origine fossile et répondre aux défis de l’heure. C’est pourquoi, le gouvernement s’est orienté vers la

mise en valeur des ressources inépuisables, tel le soleil, qui place l’Algérie au rang des pays les plus nantis. Pour rappel, l'Algérie compte lancer un appel d'offres pour la production de 4.000 MW d'éner- gies renouvelables durant le mois en cours. Pour ce projet le gouvernement impose la mise en œuvre de partenariats dans la fabrication d'équi- pements. Le ministre de l'Energie et celui de l'In- dustrie auront la charge d'identifier les entreprises publiques devant participer à la réalisation de ce projet industriel. Le gouvernement a fixé la pro- cédure d'appel d'offres pour le projet de 4.000 MW en énergies renouvelables. Des appels d'offres à “investisseurs” ou “aux enchères” sont expliqués dans un décret paru au Journal officiel. La procé- dure d'appel d'offres pour la production des éner- gies renouvelables ou de cogénération et leur intégration dans le système national d'approvision- nement en énergie électrique est désormais définie dans un décret publié dans le Journal officiel. Selon un décret exécutif publié dans le Journal of- ficiel, cette procédure s'applique aux appels d'of- fres à investisseurs ou aux enchères “pour la conception, la fourniture d'équipements, la construction et l'exploitation des installations de production de l'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables, destinés à la commercia- lisation’’. L'appel d'offres est à investisseurs, “lorsque son lancement intervient à l'initiative du ministre chargé de l'Energie, pour des quantités d'énergies renouvelables préalablement détermi- nées” ou aux enchères, “lorsque son lancement in-

tervient à l'initiative de la commission de régula- tion de l'électricité et du gaz, pour des offres de fourniture d'énergies renouvelables correspondant

à une puissance minimale préalablement détermi-

née” dont le volume annuel “ne peut être inférieur

à 10 GWh”. “L'appel d'offres pour la mise aux en-

chères de quantités d'énergies, concerne la réali- sation d'installations de production d'énergies renouvelables dont les quantités annuelles pro- duites sont comprises entre 10 GWh et 20 GWh par site ainsi que la fixation des quantités an- nuelles produites par les installations de cogéné- ration dont la puissance électrique ne peut excéder 12 MW”, précise l'article 24. L'appel d'offres à investisseurs porte sur la réa-

lisation d'installations de production d'électricité

à partir de sources d'énergies renouvelables. Il re-

couvre la conception, la fourniture d'équipements, la construction et l'exploitation d'installations de production d'électricité à partir de sources d'éner- gies renouvelables, ainsi que la commercialisation de l'électricité produite. L'appel d'offres aux en- chères est, selon l'article 28, ouvert à toute per- sonne physique ou morale, désirant réaliser et exploiter des installations de production d'électri- cité à partir de sources d'énergies renouvelables et, justifiant des capacités techniques, économiques et financières. Tandis que la participation à l'appel d'offres à investisseurs, est conditionnée par la réa- lisation d'un projet industriel « sauf, s'il y a lieu, décision conjointe contraire du ministre de l'Ener- gie et du ministre de l'industrie ». Sarah A. Benali Cherif

(Suite de la page une)

NIGOUVERNEMENTDECRISENIASSEMBLÉEENREGISTREUSE

Le Chef de l’État a ajouté : «La nouvelle Assemblée populaire nationale devra également légiférer pour la finalisation de diverses réformes destinées à promouvoir une économie davantage diversifiée, de sorte à réduire la dépendance du développement du pays et du bien-être de la population envers le marché mondial des hydrocarbures.» De plus, le plan d’action du prochain gouvernement sera débattu par les parlementaires, et rien ne se fera sans leur assentiment. Voilà pourquoi le futur gouvernement ne sera pas un gouvernement de crise et la future

Assemblée une simple caisse de résonnance ou d’enregistrement, d’autant plus que la problématique est celle d’un effort à faire ensemble, par tous les acteurs, et en particulier l’Exécutif, d’une part, et l’instance législative, de l’autre, pour que le pays avance, de manière pacifique et démocratique, sur le bon chemin, celui de la complémentarité entre les institutions, la croissance, le bien-être et la modernisation.

EL MOUDJAHID

É C L A I R A G E
É C L A I R A G E

DU PROGRÈS SOCIAL

l A l’issue de la visite effec- tuée par une délégation de la

Banque mondiale, cette ins- titution financière internationale a félicité le gouvernement algérien pour ses réalisations sociales, y compris les mesures importantes prises pour améliorer le bien-être de la population, éliminer les bi- donvilles et réduire la pauvreté de façon plus générale et a confirmé son soutien pour le nouveau mo- dèle de croissance économique du pays. Il convient de rappeler que longtemps, l’Algérie avait oublié son industrie, mais la dégradation de la balance commerciale a per- suadé le gouvernement de remettre d’abord l’industrie à l’honneur, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau modèle de croissance qui a pour objectif principal la di- versification de l’économie bien que la conjoncture soit devenue moins porteuse. Aujourd’hui force est de constater que le visage du pays a profondément changé. Les sociétés de bâtiment et de travaux publics ne se sont jamais aussi bien portées comme au cours de ces der- nières années. Le pays est un chan- tier à ciel ouvert. Infrastructures, logements et grands projets urbains ont été réalisés ou en cours de réa- lisation à travers tout le territoire. Cette politique des grands travaux, financés à coups de centaines de milliards par le budget public, a été l’un des principaux moteurs de la croissance économique du pays. Elle a surtout favorisé l’émergence d’une classe moyenne dynamique. Ainsi, en maintenant bon an mal an le cap de la croissance, le gou- vernement s’est attaqué aux grands défis sociaux, malgré la faiblesse des cours mondiaux du pétrole, outre une croissance hors hydro- carbures qui s’est ralenti et une in- flation qui s’est accélérée. Cela dit, la baisse du taux de croissance du PIB par habitant pourrait avoir des répercussions négatives sur le bien- être des ménages. C’est que le rythme de l’activité économique al- gérienne devrait se ralentir à moyen terme. Le taux de crois- sance du PIB réel devrait atteindre, en moyenne, 1,2% durant la pé- riode 2017-2019. La révision à la baisse des projections de la crois- sance par rapport aux projections de l’automne 2016 est due à l’an- nonce de l’assainissement des fi- nances publiques et au ralentissement de la croissance de la production d’hydrocarbures. Durant la période 2017-19, un fai- ble accroissement (2,5 %) de la production d’hydrocarbures dû à l’entrée en production de nouveaux puits et à une correction positive des cours du pétrole atténueront les répercussions négatives sur les sec- teurs réels hors pétrole des mesures de rééquilibrage des finances pu- bliques et du compte courant. Dans ce sens, les perspectives écono- miques à moyen terme dépendent de la poursuite de politiques ma- croéconomiques saines et d’une ac- célération des réformes structurelles. Il est possible que l’émergence de nouveaux relais de croissance dans les secteurs d’ex- portation à plus forte valeur ajou- tée et le développement des activités des entreprises. C’est dans ce sens que le Premier ministre a exprimé, lors de la dernière rencontre tripar- tite, l’ambition de l’Algérie d’at- teindre un niveau de développement avancé, soutenu par un secteur privé qui peut jouer le rôle de locomotive. Farid Bouyahia

Dimanche 14 Mai 2017

N

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a t io n

EL MOUDJAHID

OFFENSIVE DE L’ANP À AÏN DEFLA

PROFESSIONNALISME ET EFFICACITÉ

l SIX TERRORISTES ÉLIMINÉS EN 24 HEURES.

Encore un exploit que l’Armée nationale populaire accomplit dans le domaine de la lutte antiterroriste. Il est question de l’opération de fouille et de ratissage engagée par les éléments de l’ANP, dans la wilaya d’Aïn Defla, qui, à peine 48 heures après son lancement, s’est traduite par l’élimination de six terroristes, selon le denier bilan communiqué hier par le ministère de la Défense nationale.

P ar delà ce nombre conséquent de criminels mis hors de nuire en un temps record, cette opé-

ration toujours en cours, renseigne surtout sur le haut niveau de profes- sionnalisme atteint par l’ANP, en ma- tière d’intervention sur le terrain. Ce succès réalisé à Ain Defla a été rendu possible à la suite d’une embuscade réussie ayant permis la récupération de précieux renseignements. L’em- buscade a été tendue dans la matinée d’avant-hier dans la zone Oued El Kebir, dans la commune d’El Annab de la daïra d’El Abbadia. Les rensei- gnements récupérés étant exploités en temps opportun, ceci a permis au dé- tachement de l’ANP mobilisé dans le cadre de cette opération de procéder quelques heures plus tard, soit dans l’après midi du même jour, à l’élimi- nation de quatre autres terroristes au niveau de la même zone. Puis un sixième terroriste a été abattu hier dans le cadre de la même offensive à Ain Defla. Cette opération toujours en cours atteste de manière irréversible de la détermination de l’Armée natio- nale d’agir sans relâche jusqu'à l’anéantissement total des groupus- cules terroristes encore en activité. Les six terroristes abattus ne représen- tent pour l’heure qu’un bilan provi- soire. Il n’est pas exclu de voir cette liste rallongée par d’autres élimina- tions dans les camps des ces criminels qui font l’objet d’une traque endurcie de la part des éléments de l’ANP. A Ain Defla, les éléments relevant de la

de l’ANP. A Ain Defla, les éléments relevant de la même institution sont aussi parvenus à

même institution sont aussi parvenus à récupérer six pistolets mitrailleurs de type kalachnikov. Sans répit, les efforts consentis par l’ANP dans le cadre de la lutte antiterroristes sont ininterrompus. Mercredi dernier, un dangereux terroriste, le dénommé B. Redouane, alias Abou Dher a été éli- miné à la faveur d’une embuscade qui lui a été tendue par des militaires dans la zone de Bouzeghbane relavant de la wilaya de Jijel. Dans cette même wilaya, un autre terroriste au profil tout aussi dangereux a été également

abattu en début de ce mois, il s’agit du dénommé S. Lkhmissi, alias Abou El Abbès qui avait rallié les groupes ter- roristes en 1995. Le 6 mai dernier, le terroriste B. Abderrahmane dit Abou Abed s’est rendu quant à lui aux au- torités de la 6 e Région militaires de Tamanrasset, en possession d’un Ka- lachnikov et d’une quantité de muni- tions. Le mois d’avril dernier, le bilan de la lutte antiterroriste menée par l’ANP s’est traduit par la neutralisa- tion d’une douzaine de criminels. Dans les détails, sept terroristes aussi

dangereux les uns que les autres ont été abattus, deux arrêtés et trois autres se sont rendus aux autorités militaires. Un important lot d’armes de diffé- rents calibres a été également récu- péré le mois d’avril dernier. Il est notamment question de 17 fusils au- tomatiques de type Kalachnikov, 17 fusils de chasse, des lance-roquettes, 139 bombes artisanales, 99 mines de confection artisanale ainsi qu’une quarantaine de ceintures explosives. Ces résultats obtenus par l’ANP dé- montre à quel point ce corps constitué assure un rôle prépondérant dans la consolidation de la sécurité et la sta- bilité du pays sous la gouvernance ju- dicieuse du président de la République. Les autres services de sé- curité que sont la Gendarmerie natio- nale et la DGSN, contribuent efficacement eux aussi à optimiser toujours en mieux la sécurité du pays. Le bilan de leurs actions engagées à l’encontre de différents fléaux rele- vant autant de la criminalité ou encre du crime organisé est tout aussi élo- quent. La sécurité demeure toutefois l’affaire de tous qui recommande la vigilance de tout un chacun. La mo- bilisation des citoyens a permis, en effet, de prémunir non seulement son environnement immédiat d’un quel- conque événement fâcheux, mais plu- tôt le pays dans son ensemble des agissements des criminels de tout aca- bit et dont les conséquences pour- raient s’avérer très lourdes. Karim Aoudia

PORTES OUVERTES SUR L’ÉCOLE DES CADETS DE BLIDA

GRANDE AFFLUENCE

Une grande affluence a été enregistrée aux portes ouvertes organisées sur l’Ecole des cadets de la nation de Blida, par la direction régionale de communication, d’information et d’orientation de la première Région militaire (1 re RM). La manifes- tation, visant à faire la promotion de cette école, ses perspectives et les conditions d’accès, a permis au public de s’informer sur les programmes et équipements pédagogiques et sportifs exploités, par cet établissement, dans la formation de cadres militaires dotés d’un haut niveau de compétence et de professionnalisme et représentatifs de l’Ar- mée nationale populaire (ANP). Dans son allocution à l’ouverture de ces portes ouvertes, consacrant la politique communication- nelle de proximité de l’ANP, le commandant Air de la 1 re Région militaire, le général Chaib Sli- mane, a estimé que l’événement offre la véritable image de l’ANP en tant qu’institution républicaine moderne et professionnelle, mettant son expé- rience au service de la Nation et de la défense du pays, de sa souveraineté et de son unité territoriale. «Ces portes ouvertes sont une opportunité offerte à la société, dont les jeunes notamment en leur

qualité de réservoir de nos ressources humaines, afin d’être informés sur la qualité des programmes de formation et des moyens et équipements assurés par nos écoles militaires», a-t-il ajouté. Selon le chargé du bureau des relations générales à l’Ecole des cadets de la nation de Blida, le capitaine Berch Obeida, les écoles des cadets de la nation assure- ront désormais 260 places (en secondaire) au profit des filles (cadettes) à la prochaine rentrée scolaire 2017-2018, dont une centaine de places au niveau de chacune des écoles de Sétif et Blida et une soixantaine au niveau de celle d’Oran. Outre ces trois écoles des cadets destinées au cycle secon- daire à Blida, Oran et Sétif, l’Algérie compte, éga- lement, six autres établissements militaires similaires pour le cycle moyen à Bejaia, Batna, La- ghouat, Béchar, M’sila et Tiaret, dans l ‘attente de l’ouverture, à la prochaine rentrée, d’une septième école de cadets à Tamanrasset, a ajouté le même responsable. Il a, en outre, signalé que les condi- tions d’accès aux écoles des cadets seront diffusés sur le site officiel du ministère de la Défense na- tionale, immédiatement après l’annonce des résul- tats des examens de fin des trois cycles de

l’enseignement nationale, au même titre que dans

la presse nationale. Des élèves de cette école ac-

compagnés de leurs parents ont exprimé leur sa- tisfaction à l’égard de cet établissement de formation militaire, à l’instar de Saadi Mohamed, 17 ans, un cadet en 3 e année secondaire mathéma-

tiques de la wilaya de Skikda, qui s’est félicité de

la qualité des moyens pédagogiques, ainsi que la

prise en charge qui sont assurés aux élèves, au ni- veau de cette école. Visiblement fiers de leur gar- çon, ses parents se sont dits très satisfaits du niveau atteint par leur fils, assurant qu’ils n’ont pas hésité à l’y inscrire. Une autre parente d’élève,

M me Abbas, a affirmé avoir remarqué un grand

changement, sur le plan comportemental et disci- plinaire, chez son enfant (1 re année secondaire), depuis qu’il a rejoint cette école, ce qui l’encou- rage, a-elle ajouté, à inscrire son deuxième fils au même établissement. Un écolier de 5 e année primaire, n’a pas man- qué, quant à lui, d’exprimer, à l’APS, son désir de rejoindre une école des cadets de la nation, à la vue de la qualité des équipements pédagogiques et sportifs exposé. (APS)

LE DISCOURS RELIGIEUX ET LES MÉDIAS

RIPOSTERAUX VECTEURS DE L’EXTRÉMISME

ET LES MÉDIAS RIPOSTERAUX VECTEURS DE L’EXTRÉMISME Les travaux du 2 e colloque in- ternational sur

Les travaux du 2 e colloque in- ternational sur le discours religieux et les médias ont été ouverts, à l’université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem, en présence du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs et des Moudjahidine, par intérim Mohammed Aïssa. Ce colloque de deux jours voit la par- ticipation d'hommes de culte, des chercheurs et des universitaires de plusieurs pays arabes et musul- mans à l’instar de l’Arabie saou- dite, des Emirats arabes unis, de l'Egypte, de la Jordanie et du Maroc outre l’Algérie en plus du représentant de l’Autorité de régu- lation de l’audiovisuel (ARAV), du président de l’Union nationale des zaouïas algériennes et du président de l’Union mondiale de soufisme, Mohammed Omar Chaalal. Cette rencontre vise à définir une nou- velle charte du discours religieux dans les médias, à promouvoir le discours religieux en recourant aux nouveaux moyens de communica- tion pour une gestion rationnelle du message religieux en Algérie dans le cadre du programme du Prési- dent de la République, Abdelaziz Bouteflika, et dans le cadre de la feuille de route du gouvernement, selon les organisateurs. Lors de ces travaux, l’accent sera mis sur le ré- seau Internet et les espaces web de- venus des vecteurs et des supports des discours de haine, de l'extré- misme et du terrorisme et ce, dans le but de faire adhérer un grand nombre de personnes à ces idéolo- gies haineuses. Plusieurs axes sont soumis à la réflexion et au débat. Il s'agit entre autres du «discours re- ligieux dans les médias», «le dis- cours religieux dans les supports électroniques», «la diversité du dis- cours religieux dans les chaines sa- tellitaires» et «le discours religieux extrémiste dans les médias clas- siques et modernes». En plus des conférences figurant au pro- gramme, il est prévu la mise sur pied de deux ateliers dédiés aux études académiques sur l’informa- tion religieuse et aux journalistes professionnels dans le champ de la presse religieuse. Ce colloque in- ternational est initié par le minis- tère des Affaires religieuses et des Wakfs, en collaboration avec le la- boratoire des études sur la commu- nication et l'information de l’université de Mostaganem.

ÉCOLE DES CADETS DE LA NATION DE SÉTIF

RENFORCER LA RELATION ARMÉE-NATION

L’Ecole des cadets de la nation Chahid Ab- delaziz-Ziad de Sétif, a ouvert hier, ses portes au public, venu découvrir ses structures péda- gogiques. L’ouverture de cette manifestation a été présidée par le commandant de l'Ecole de spécialisation sur hélicoptères (ESH) d'Ain Arnat, le général Mohamed Boukesa en pré- sence du commandant de l'école, le colonel Ho- cine Ghdiri, de cadres militaires, des autorités

civiles et des journalistes. Dans son allocution de bienvenue le colonel Hocine Ghdiri a indi- qué que cette manifestation, inscrite dans le cadre du programme de communication élaboré par le commandement de l’ANP vise à faire connaître au public les différentes structures de cette école, ainsi que les conditions d’admission particulièrement pour les élèves du primaire et du moyen.

Il a également indiqué que cette manifesta- tion vise à rapprocher le citoyen des institutions de l’Armée nationale populaire (ANP) afin de renforcer la relation Armée-Nation. Inaugurée le 8 septembre 2015, l’Ecole des cadets de la nation de Sétif, baptisée le 11 mai 2017 au nom du chahid Abdelaziz-Ziad est un établissement public relevant du ministère de la Défense na- tionale, dont la tutelle pédagogique est assurée

conjointement par le ministère de l’Education nationale et le ministère de la Défense natio- nale. Elle dispense un enseignement général du cycle secondaire en plus d’une formation para- militaire adaptée pour préparer les futurs offi- ciers de l’ANP.

N a t io n

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EL MOUDJAHID

CONVOCATIONS DU BAC

L’OPÉRATION DE RETRAIT ENGAGÉE

l UN SITE INTERNET SPÉCIALEMENT DÉDIÉ À CET EFFET.

L’opération de retrait des convocations pour l’examen du baccalauréat vient d’être engagée. La tutelle a en effet procédé, jeudi dernier, à la mise en service du site internet spécialement consacré à cet effet, et par lequel les candidats, au nombre de 761.701, peuvent désormais retirer leur convocation. Il faut savoir que les élèves concernés par cet examen national ont jusqu’au 15 juin prochain pour prendre possession du document leur permettant de passer les épreuves du bac, via l'adresse électronique suivante : «http://bac.onec.dz», précise la même source.

R emarque importante à signaler, cette même opération avait été en- tamée, le 6 mai dernier, au profit

des candidats au BEM. Le 6 juin 2017 est, en fait, le dernier délai accordé aux élèves de la 4 e année moyenne, pour pouvoir re- tirer les convocations à partir de l'adresse électronique «http://bem.onec.dz». Pour ce qui est des élèves inscrits en 5 e année primaire, cette opération touchera bientôt à sa fin, puisqu’elle s’étale du 24 avril au 24 mai, à travers l’adresse :

«http://cinq.onec.dz». L'examen de fin de cycle primaire est prévu, faut-il le rappeler, pour le 24 mai, celui du BEM se déroulera du 4 au 6 juin, alors que l'examen du baccalauréat aura lieu du 11 au 15 juin 2017. Il faut dire que ce ne sont pas moins de deux millions de candidats qui sont attendus, cette année, aux examens scolaires nationaux devant se dérouler du 24 mai au 15 juin prochain. Ce nombre se décline, en fait, comme suit : 760.652 candidats pour l'examen de fin de cycle primaire, 566.221 candidats pour l'examen du BEM et 761.701 pour l'exa- men du baccalauréat, avec une proportion de 35,50% candidats libres. Ces candidats seront répartis sur 18.000 centres d'exa- mens. En tout et pour tout, le nombre global connaît une légère hausse par rapport à la session 2016, (+4.670 candidats), pour lesquels 690.000 agents sont mobilisés, soit 95% de l'ensemble des fonctionnaires du secteur. Comme l’an dernier, les can- didats à l'examen de fin de cycle primaire passeront la cinquième dans leurs établis- sements respectifs. Comme signalé ré- cemment par la ministre de l'Éducation nationale, toutes les mesures sont prises pour assurer le bon déroulement et la sé- curisation des examens scolaires. M e Ben- ghebrit a, en effet, relevé, mardi dernier, que «la sécurisation des examens, notam- ment le baccalauréat, a fait l'objet d'une at-

ment le baccalauréat, a fait l'objet d'une at- tention particulière du gouvernement», soulignant que la

tention particulière du gouvernement», soulignant que la commission mixte en charge de la sécurisation des examens «n'a épargné aucun effort pour réunir les bonnes conditions à l'effet de garantir le bon déroulement de ces examensé». Parmi ces mesures, la ministre a cité, notamment la «sécurisation des sites, conformément à un plan adopté par le mi- nistère de l'Intérieur et des Collectivités locales, la réhabilitation du siège régional de l'Office national des examens et concours d'Alger, la réduction du nombre de centres où sont gardés les sujets des épreuves, l'installation de brouilleurs et d'équipement de vidéosurveillance au ni- veau des centres d'impression des sujets du baccalauréat et centres de conservation des sujets (DE), et interdiction de l'accès des véhicules aux centres d'examen». Remarque importante à mettre en exergue, les retards ne sont pas admis le jour de l'examen. Aussi, les téléphones portables et tout autre moyen de commu- nication devront être déposés à l'entrée du centre dans une salle aménagée à cet effet.

Préparer psychologiquement les candidats aux épreuves

Le jour de l’examen, les candidats de- vraient rejoindre les salles d'examen, une demi-heure avant le début des épreuves. «Tout retard après 09h, privera le candidat de poursuivre l'examen», a averti la minis- tre. Il faut savoir également que tous les comportements pouvant priver les candi- dats de poursuivre l'examen sont mention- nés dans les convocations. D’autre part, et comme cela s’est fait l’année dernière, des affiches interdisant l'utilisation des appa- reils de fraude (portables, oreillettes, Blue- tooth et autres) seront collées, au niveau des centres d'examen, et des conseils se- ront prodigués aux candidats pour les pré- parer psychologiquement aux épreuves. À noter, enfin, que les résultats des examens seront proclamés au plus tard, le 9 juin pour l'examen de fin de cycle pri- maire, le 27 juin pour l'examen du BEM et le 15 juillet pour l'examen du baccalau- réat.

Soraya Guemmouri

TIZI OUZOU

CONVENTION DE PARTENARIAT UNIVERSITÉ/FCE

Une convention-cadre de partenariat entre l’uni- versité Mouloud- Mammeri, et le Forum des chefs d'entreprise a été signée, hier à l’auditorium du cam- pus universitaire Hasnaoua de l’UMMTO, par le rec- teur, Ahmed Tessa, et le président du bureau de wilaya du FCE, Mohamed Siad. Lors de la cérémonie de si- gnature, le recteur a indiqué que cette convention s’inscrit dans le cadre du plan d’ouverture de l’uni- versité vers son environnement extérieur, particuliè- rement économique, pour mettre le savoir et les travaux de recherches de l’université au service du dé- veloppement. L’université Mouloud-Mammeri est là pour offrir son savoir et ses moyens de recherche, no- tamment les laboratoires, aux entreprises locales, pour être à la hauteur des défis de développement que se doit de relever notre pays, a-t-il assuré, rappelant que cette convention porte sur plusieurs aspects liés au partenariat constructif dans le cadre de la réciprocité. L'entreprise partenaire de l’université constitue aussi un moyen de formation pratique aux étudiants et source de recrutement d’universitaires. Bel. Adrar

UNIVERSITÉ DE BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

SUSPENSION DE LA GRÈVE DES ÉTUDIANTS

Au cours d’une conférence de presse animée conjointement par le recteur de l’université Bachir- Ibrahimi, le directeur des œuvres universitaires de la wilaya et les représentants des étudiants, la décision de suspendre la grève pour protester contre la faiblesse du transport a été prise. Les cours peuvent désormais reprendre au sein de la structure qui a été per- turbée pendant plusieurs jours par ce mouvement. L’accord signé par les trois parties stipule également de re- voir la carte du transport univer- sitaire à travers la wilaya, et d’offrir aux étudiants des diffé- rentes localités, le choix entre la résidence ou le transport dès la prochaine rentrée. Les membres du collectif ont tenu, aussi, à souligner que leur mouvement n’avait pas de visée politique.

Le recteur de l’université a, pour sa part, reconnu la nécessité de l’amélioration des conditions de transport et d’hébergement des étudiants qui ne manquent pas d’influer sur leur rendement pédagogique. Ils les a rassurés sur sa disponibilité à régler les problèmes qui se posent sur ce plan, et insisté sur la protection des étudiants contre les agres- sions. Le directeur des œuvres universitaires a fait savoir que ces problèmes sont hérités des anciennes gestions des œuvres universitaires. Il a demandé plus de temps, pour assainir toutes les situations et démarrer la pro- chaine rentrée dans de meilleures conditions. Il a expliqué que 10.300 étu- diants bénéficient du transport organisé en 41 lignes, dont 20 ur- baines et 21 semi-urbaines. F. D.

GRANDE MOSQUÉE D’ALGER

LES GROS ŒUVRES

ONT ATTEINT 90%

GRANDE MOSQUÉE D’ALGER LES GROS ŒUVRES ONT ATTEINT 90% Le taux d’avancement des travaux des gros

Le taux d’avancement des travaux des gros oeuvres de la Grande mosquée d’Alger a atteint les 90%, alors que les travaux de revêtement (marbre, plâtrerie, céramique et carrelage) au ni- veau de la salle de prière ont commencé à un

«bon rythme», a affirmé samedi à Alger le mi- nistre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, qui a appelé à renfor- cer la cadence de travail en continu jour et nuit pour ce gros projet. «Les travaux des gros oeu- vres sont presque achevés en atteignant, actuel- lement, le taux de 90%. Il reste, maintenant, à accélérer le rythme des travaux intérieurs dans

la salle de prière, l’esplanade et le minaret,

que la plâtrerie et le revêtement des sols et des

carrelage, tandis que les tra-

vaux de décoration exigent méticulosité et per- fectionnement», a-t-il relevé lors d’une visite d’inspection du chantier de réalisation de cette mosquée. Dans ce sens, il a exhorté les respon- sables du chantier à tenir compte du délai de réception de la salle de prière, de l’esplanade et du minaret, prévu pour décembre 2017, en les instruisant à renforcer le rythme de travail par le système de brigades jour et nuit, alors que le projet dans sa totalité sera entièrement récep- tionné fin 2018. Concernant les différents mo- dèles et échantillons de la décoration des murs, des plafonds et du sol de la salle de prière et de l’esplanade, exposés par le maître d’oeuvre, le ministre a recommandé de se rapprocher de mi- nistère desAffaires religieuses et des wakfs pour choisir les sculptures et la décoration adéquates tout en appelant les artisans algériens à contri- buer à ces travaux. Quant aux parties annexes, tels que la bibliothèque, le centre culturel et la maison du Coran, M. Tebboune a relevé que leurs gros oeuvres ont été achevés, et qu’il ne reste que les travaux d’aménagement intérieur notamment ceux de revêtement et de peinture. Par ailleurs, le ministre a réaffirmé l’obligation de l’utilisation des matériaux de construction produits localement, en ne tolérant l’importation que des produits non fabriqués dans le pays. «Il est probable qu’on s’engage à importer quelques quantités de marbre en blocs étant donné le dé- ficit enregistré localement, sachant que le prix de cette matière importée en bloc ne représente que 30% de produit fini», a-t-il précisé. Quant au béton à fibre en verre, qui est une matière né- cessaire dans les travaux de décoration inté- rieure mais qui est importée par le maître d’oeuvre, le ministre a appelé les dirigeants du chantier à ce rapprocher des industriels locaux qui ont récemment exposé une variété de qualité de ce matériau lors du salon Batimatec tenu ré- cemment à Alger. Pour rappel, Le dernier cou- lage de béton pour le parachèvement des gros travaux du minaret de la troisième plus grande mosquée au monde, après celles des deux Lieux Saints de l`Islam, a eu lieu à la mi-mars dernier. Lancé en début 2012, le projet de réa- lisation de la Grande mosquée d`Alger a été confié à l`entreprise publique chinoise CSCEC. Outre la salle de prière d`une capacité d`accueil de 120.000 fidèles, cette mosquée compte une esplanade, une bibliothèque, un centre culturel, une maison du Coran ainsi que des jardins, un parking, des blocs administratifs, des postes de protection civile et de sûreté. Elle comptera aussi des commerces, des restaurants, un musée d`arts et d`histoire islamiques ainsi qu’un cen- tre d`études sur l`histoire de l`Algérie. Dans la partie sud du site, il est prévu un centre cultu- rel composé d’une grande bibliothèque, de salles de cinéma et de conférences pouvant ac- cueillir jusqu’à 1.500 participants. (APS)

murs en marbre et

tels

Dimanche 14 Mai 2017

Reportage

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EL MOUDJAHID

IGUERSAFÈNE AU CŒUR DE LA KABYLIE

UN VILLAGE

OÙ IL FAIT BON VIVRE

Grâce aux efforts inlassables de l’association EL-AMAN, Iguersafène est devenu un village où il fait bon vivre et où règne surtout la propreté, résultat de la sensibilisation des citoyens qui ont fait du compter sur-soi une priorité de la vie communautaire

L a Kabylie, avec ses légendes et ses mythes, sa culture, ses pay- sages naturels et son ciel bleu

mise à jour. Chaque 10 ou 15 ans, le co- mité procède à l’amendement de
mise à jour. Chaque 10 ou 15 ans, le co-
mité procède à l’amendement de cer-
taines lois.
Tout reconstruire par soi-même
L’autogestion et l’autosuffisance
sont devenues chez eux une culture.
Avec l’absence de l’aide de l’État, ils
ne comptent que sur eux-mêmes. Mais
cela ne date pas d’hier. Tout a commencé
depuis l’indépendance, raconte le président
du village. Pour rejoindre les maquis de
l’ALN avec armes et munitions, 65 habitants
d’Iguersafène décident, en 1957, de rallier
l’armée coloniale afin de tirer profit de son
armement. Aussitôt engagés, ils organisent
une fuite collective vers le quartier général
du colonel Amirouche. En signe de repré-
sailles, tout le village sera rasé par l’armée
française.
Avec le manque de moyens après l’indé-
pendance, les villageois se sont trouvés
dans l’obligation de tout reconstruire par
eux-mêmes. C’est à partir de là qu’ils orga-
nisent le premier volontariat, puis un
deuxième pour alimenter le village en eau
de source. «La mairie ne s’est occupée que
de l’assainissement, poursuit le président
du village. En 2008, nous avons demandé

association, ALMA VERT, qui se charge de la protection de l’environnement : la gestion du tri sélectif, le compactage des PET pour les reven- dre à des entreprises, elle prend en charge la pé- pinière du village qui sert à consommer les déchets organiques en les transformant en en- grais, la plantation des végétations tout autour des bords du village… la composition des dé- chets traités dans ce village est à 90% partagée entre les PET et les déchets organiques. Ces fa- milles veillent parallèlement sur l’opération du tri sélectif des déchets. Sur les routes, les pou- belles entreposées indiquent chacune le genre de déchets à jeter séparément. Les déchets organiques, verre ou plastique, sont collectés dans un centre aménagé pour cela, comme il nous a été expliqué par notre guide Zahir Messaouden, ainsi que notre ac- compagnateur Hacène Menouar ; pour ce qui est des déchets plastiques, ils sont vendus à des usines de transformation, permettant ainsi au comité d’avoir de nouvelles entrées d’argent et de conforter un peu plus les caisses du village. Par contre, les déchets plastiques sont compac- tés et entreposés dans un centre d’enfouisse- ment technique (CET) aménagé à l’extérieur du village. Pour veiller au transport de ces derniers, les habitants ont acheté un tracteur et paient mensuellement son chauffeur. «Nous tra- vaillons pour nous. Nous finançons nos projets avec nos propres fonds», dit-il, relevant qu’en 1974, une charte regroupant les sujets qui ont trait à la vie du village sont évoqués oralement, en raison que le comité était composé de vieux, d’analphabètes… mais les choses ont changé par la suite. Au cours de la même année, cette charte qui comporte différents aspects allant de la solidarité, les cotisations, la gestion des dé- chets, la gestion de l’eau, jusqu'à la gestion des conflits sociaux, a été rédigée, modernisée et

l’extension du réseau électrique aux 145 nouveaux foyers que comptait le village, mais rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui. On ne peut pas attendre l’aide de l’État quand on vit isolé dans les montagnes.» En 1998, les villageois décident d’alimenter l’intérieur des maisons en eau potable et installent leurs propres compteurs d’eau. Le projet a été réalisé avec leurs propres fonds. De 2012 à 2013, le village était entouré d’une quinzaine de décharges sauvages, nous indique-t-il, en poursuivant qu’il fallait dans l’urgence s’en débarrasser.

Iguersafène remporte le prix de la propreté

Le plus grand village de la commune ouvre la voie à une «révolution environnementale». Les rues et les ruelles sont bitumées ou dallées par des mains de spécialistes. Les villageois ont décidé de s’organiser sans attendre l’aide de quiconque, à commencer par les autorités. Grâce à une gestion atypique de la protection de son environnement, de la lutte contre les pol- lutions de tous genres, de la gestion rationnelle des déchets dans le tri, la promotion du recy- clage, de la sensibilisation quotidienne des mé- nages, des hommes, des femmes, des écoliers, le village Iguersafène a réussi, d’une main de maître, son pari, celui d’arracher la première place dans le «concours Rabah-Aïssat» 2014, du village le plus propre organisé par l’APW de Tizi Ouzou, avec 97 points/100. Pas moins de 62 villages ont concouru à ce prix. Seulement 4 villages ont été retenus et classés par ordre de mérite. Ce village est devenu une source d’ins- piration et d’aide à d’autres villages. Il a servi d’exemple à plus de 40 autres villages à avoir leur propre autogestion et autosuffisance.

Les volontariats, une tradition

Avec une population qui avoi- sine les 45.000 habitants, à tour de rôle, tout le monde doit accomplir des tâches pour l’intérêt du village. C’est le cas de Mohand, un jeune artiste qui a contribué à l’embellis- sement du village en peignant ses murs. La mobilisation des habi- tants se fait d’une manière régu- lière et selon la nécessité. Ils sont appelés par le cheikh du village pour un rassemblement qui se fait sur une petite placette, dans le cas d’une absence injustifiée, la per- sonne concernée peut demander un autre horaire ou payer des pénalités de 200 DA/p. «Tout ce qui se fait au sein de ce village est de notre propre création. Nous avons une vie à part entière. Nous sommes une république», certifie-t-il, en ajoutant que le comité projette la création d’un site web pour le village Avec les fonds de la caisse du village, les ha- bitants ont réalisé des caniveaux, aménagé les pistes du village, élargi les rues afin de les ren- dre carrossables et construit deux places pu- bliques. Ils ont aussi rénové le cimetière du village et installé des éclairages autour de la route et sur le chemin qui mène au cimetière.

Nouveau règlement

Le village s’est également doté d’un règle- ment communautaire, que l’ensemble des habi- tants appliquent à la lettre. D’ailleurs, il est soumis actuellement à débat, car les villageois veulent l’amender. «Nous finirons les discus- sions autour du nouveau règlement d’ici la fin de l’année. Il faut l’adapter à notre époque, car le village et les mentalités ont évolué depuis», assure Arezki Messaoudène. Et puis, en termes de valeurs, dans tous les villages visités, les ha- bitants n’abandonnent jamais quelqu’un dans le besoin. Les personnes démunies sont systéma- tiquement aidées. Dans ce village comme dans beaucoup d’autres en Kabylie, l’assemblée gé- nérale est considérée comme un parlement où le président du comité est perçu comme un guide. Un nombreux public, venu des quatre coins de la Kabylie, a rallié ce village exem- plaire qui, las d’attendre un miracle qui vien- drait remédier à la situation insoutenable d’insalubrité, a relevé le défi en prenant le tau- reau par les cornes. Iguersafène, chef-lieu de la commune d’Idjeur, est en réalité une sorte «d’État dans un État». Ce qu’il vient d’atteindre n’est ni plus ni moins qu’un produit de la vo- lonté humaine. Justement, notre visite au village coïncidait avec l’arrivée du représentant de l’environnement du village Aït Yahia d’Assif El-Hemmam, commune d’Adekar, Berkouk Mohamed, venu pour s’enquérir de l’expé- rience d’Iguersafène en récoltant des informa- tions sur la possibilité d’installer une unité de récupération telle que celle qui existe à Iguer- safène. «Avec nos propres moyens, on veut créer notre propre cadre environnemental en se débarrassant de la grande décharge sauvage qui entoure notre village», précise M. Berkouk, ajoutant également que l’objectif principal et d’encourager la destination Algérie pour les touristes locaux en premier lieu, notamment les étrangers. Iguersafène ouvre larges ses bras pour les visiteurs. Le plus grand village de la commune ouvre la voie à une «révolution envi- ronnementale». Cette réussite nous enseigne que l’économie solidaire actuelle en Kabylie se réalise par le phénomène de résilience systéma- tique. Tout est si bien arrangé qu’on a envie de s’allonger sur le sol. Les eaux pluviales n’ont aucune chance de s’arrêter, si bien canalisées dans des caniveaux réalisés par des profession- nels. Des places publiques verdoyantes à sou- hait, des fontaines décorées qui semblent vous inviter, un moment, à vous désaltérer. Les vil- lageois ont décidé de s’organiser sans attendre l’aide de quiconque. Leur seule devise, le «compter sur soi». Ils ont, de tout temps, refusé l’assistanat, et cela leur réussit admirablement. Kafia Ait Allouache

inaltérables, ses montagnes mysté- rieuses et fascinantes, ses contes fabu- leux où des héros de légende ont été immortalisés par les poètes, n’en finit jamais de séduire, de captiver l’imagi- nation, d’attirer tel un aimant, les tou- ristes venant de partout. Il y a tant de choses à voir, à apprendre, à découvrir avec un plaisir qui frise la délectation, car, dans ces villages de la grande Ka- bylie, il n’est pas rare de voir la réalité se confondre avec le mystère. L’altière contrée des antiques Ama- zighs n’est pas uniquement cette terre gorgée de vestiges historiques réputée pour tant de richesses ancestrales, his- toriques, patrimoniales et culturelles qui méritent un détour, pour sortir de la routine de nos habitudes coutu- mières, quitter les sentiers battus de notre existence faite de soucis quoti- diens, de préoccupations tellement contraignantes. Sur les hauteurs du col du genêt (Tizi Ouzou), où l’aide publique faisant défaut, plusieurs com- munes de la région ont appris au fil du temps à se prendre en charge elles-mêmes. C’est l’essence même du tourisme d’aventure que nous avons expérimenté à travers les villes aux noms tellement pittoresques que nous avons visitées : Yakourène, Bouz- guène, Idjer, Iguersafène le village le plus propre enAlgérie et qui sert d’exemple pour toutes les communes algériennes où l’auto- gestion et l’autosuffisance sont devenues une culture. Nous avons pu faire cette dé- couverte, grâce à l’inlassable homme de ter- rain, qui n’est autre que le président de l’association EL-AMAN, Hacène Menouar, qui est toujours actif pour la sensibilisation du citoyen sur la consolidation des droits des consommateurs, l’instauration d’une pratique commerciale loyale, la sauvegarde d’une bonne gestion productive et écono- mique, mais aussi de faire connaître au grand public la richesse patrimoniale, his- torique et touristique de notre pays, à tra- vers les redonnées qu’il organise. Cette

dernière a commencé de la forêt de Yakou- rène, que nous avons traversée pour une durée de plus de deux heures, arrivant par la suite à Iguersafène en passant par d’autres villages telle que la zaouïa d’Oumalek et de la commune d’Idjer…

Un système d’autogestion bien rodé

À Iguersafène, qui se situe à près de 70 km au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou, et qui ad- ministrativement relève de la commune d’Idjer, daïra de Bouzeguène, à 1.000 mètres d’altitude, les habitants ont créé leur propre système de gestion. Tajmaât, le comité de village, est tou- jours d’actualité, et c’est lui qui gère les affaires locales. Avec un système d’autogestion bien rodé, ce sont les habitants qui travaillent avec le financement et l’aide de leur communauté établie à l’étranger, tous les projets réalisés. Ici, on respire la propreté. Vous ne risquez pas de trouver un sachet, un papier, une bou- teille ou même un mégot par terre. D’ailleurs, plusieurs panneaux dressés dans tout le village rappellent à tout un chacun l’importance du combat pour l’environnement, en l’occurrence «Pour la protection de notre santé, préservez les milieux et les espèces de la biodiversité», «La propreté est une affaire qui concerne tout le monde». «Les familles paient la taxe d’environ- nement fixée par le comité à 400 DA par an. Mais, actuellement, ces familles ne participent pas aux cotisations, elles sont du ressort exclu- sif des ressortissants vivant à l’étrangers à rai- son de 5 euros/personne chaque mois», nous précise Arezki Messaoudène, président du co- mité de village, soulignant que les villageois sont épargnés par ce qu’ils compensent par le travail de volontariat, le travail manuel… ce co- mité, à son tour, a procédé à la création d’une

Dimanche 14 Mai 2017

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COOPÉRATION ÉNERGÉTIQUE ALGÉRO-IRAKIENNE

UN SOUFFLE NOUVEAU

Le président irakien, Fouad Maasoum, a fait part, au ministre de l'Énergie, Noureddine Boutarfa, de son souhait de donner un souffle nouveau à la coopération entre l’Algérie et l'Irak, notamment dans les domaines énergétique et sécuritaire, apprend-on auprès de ministère de l'Énergie.

M . Boutarfa a été reçu, jeudi dernier, par le président irakien à la faveur de la visite qu'il a effectuée à Bagh-

dad dans le cadre des consultations avec son homologue irakien, Jabber al-Aluaibi, en vue de préparer la prochaine conférence minis- térielle de l’OPEP, prévue pour le 25 mai à Vienne. Le Président irakien a exprimé, lors de l'audience qu'il a accordée à M. Boutarfa, «la volonté de son pays à travailler en vue de donner un souffle nouveau à la coopération et à la coordination entre l’Irak et l’Algérie dans tous les domaines, notamment dans les domaines énergétique et sécuritaire», a indi- qué la même source. Dans ce contexte, M. Maasoum a ainsi évoqué «les intérêts communs et les défis majeurs auxquels doivent faire face les deux pays, en particulier la nécessité de réussir la conversion des économies en les rendant in- dépendantes des recettes des hydrocarbures, ainsi que la lutte contre le terrorisme aux plans régional et international». Il a aussi sollicité le soutien de l'Algérie pour faire bé- néficier l'Irak de son expérience dans ces do- maines et a appelé à développer et à concrétiser des projets communs à forte va- leur ajoutée. Evoquant le marché pétrolier, le président irakien a réitéré «l’engagement de son pays à respecter ses quotas de produc- tion et à soutenir les efforts menés par les pays OPEP et non OPEP en vue de stabiliser les marchés pétroliers à moyen et long termes», a ajouté la même source. Rappelant «les relations exceptionnelles, fraternelles et amicales qui lient les deux pays», le Prési- dent irakien salué le «soutien constant de l’Algérie à l’Irak notamment dans les mo- ments difficiles» que traverse son pays et a transmis au Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, «ses amitiés cordiales et

fraternelles». Pour sa part, le ministre, lors de cette audience, a remercié les autorités

ministre, lors de cette audience, a remercié les autorités irakiennes pour les efforts qu’ils ont consen-

irakiennes pour les efforts qu’ils ont consen- tis en vue de la réussite de l’accord histo- rique d’Alger du 28 septembre 2017. Dans ce cadre, M. Boutarfa a ajouté que «les au- torités algériennes mesurent à leur juste va- leur les efforts entrepris par l’Irak en vue de l’obtention d’un consensus qui a conduit à conclure l’accord de réduction de l’offre entre OPEP et non OPEP du 10 décembre 2016 à Vienne en dépit des difficultés que traverse le pays (Irak) et de la lutte acharnée qu’il mène contre le terrorisme». A ce pro- pos, le ministre n'a pas manqué de mettre en avant «la fiabilité» de l’Etat irakien et a salué «son engagement à consolider fermement la position de l’OPEP en respectant ses enga- gements et en jouant un rôle déterminant dans la stabilité des marchés pétroliers». Le ministre a rappelé que «les consultations et la coopération entre les deux pays dans le cadre de l’OPEP ont toujours été fructueuses

et satisfaisantes à tous points de vue», affir- mant que «l’Algérie et l’Irak partagent la même vision tendant à redonner confiance aux marchés de façon à les stabiliser et à ren- dre possibles les investissements et le rebond de l’économie mondiale». En outre, M. Bou- tarfa a abordé les relations de coopération bi- latérales et a réaffirmé la disposition de l’Algérie à les renforcer davantage en mul- tipliant les domaines d’échanges d’expé- riences et les opportunités d’affaires dans les deux pays, notamment en matière de produc- tion et de commercialisation du gaz. Pour rappel, le ministre de l’Energie avait rencon- tré mercredi dernier dans la capitale ira- kienne son homologue irakien, M. Jabber al-Aluaibi. Les deux ministres ont alors abordé l'évolution des marchés pétroliers et l’impact de la décision des membres de l’OPEP et non OPEP de réduire leur produc- tion sur la réduction des stocks et la stabili-

sation des marchés. Ils se sont aussi concer- tés à propos de la prochaine réunion minis- térielle de l’OPEP et se sont dit favorables pour la reconduction de l'accord OPEP et non OPEP du 10 décembre 2016 pour une période de 6 mois supplémentaires. Dans la perspective de réunir les bonnes conditions pour mieux stabiliser les marchés et redon- ner confiance aux pays producteurs et consommateurs, les deux ministres ont éga- lement soutenu le maintien et le renforce- ment du cadre de coopération OPEP et non OPEP en 2018. M. Boutarfa a alors insisté sur «la néces- sité de poursuivre les concertations et les échanges entre les pays OPEP et non OPEP en vue d’institutionnaliser un cadre de coo- pération sur une base régulière et durable». Il a également salué l’engagement des pays OPEP et non OPEP de respecter l’accord du 10 décembre tout en mettant en avant les ef- forts du comité de monitoring de haut niveau chargé du suivi de la mise en œuvre de cet accord et dont l’Algérie est membre. Dans ce contexte, les deux ministres ont rappelé «le respect des engagements des deux pays à réduire leurs niveaux de production en ap- plication de l'accord OPEP et non OPEP de décembre dernier». Par ailleurs, l'expérience algérienne dans les domaines gaziers, des hydrocarbures et de la formation a particu- lièrement intéressé la partie irakienne, sou- ligne-t-on de même source. Lors de sa visite en Irak, M. Boutarfa a également été reçu par le président du Par- lement irakien, M. Saleem Al Jubouri, avec qui il a été abordé l'état des relations bilaté- rales entre les deux pays ainsi que les pers- pectives de coopération notamment dans le domaines de la législation pétrolière ainsi que l'évolution des marchés pétroliers, no- tamment dans la perspective de la prochaine conférence de l'OPEP. (APS)

CONTRÔLE DE QUALITÉ

LE LABORATOIRE NATIONAL D’ESSAIS PEINE À VOIR LE JOUR

La mise en service du Labora- toire national d’essais (LNE), pré- vue initialement pour 2015 mais reportée à maintes reprises, peine à voir le jour faute de financements nécessaires à l’acquisition des équipements, selon son directeur général, M. El Yazid Benmezaï. Même si ce laboratoire a bénéficié d’une enveloppe destinée à son budget de fonctionnement, les montants d'acquisition d'articles et équipements permettant de lancer les principaux services techniques nécessaires pour son démarrage restent toujours «bloqués», précise M. Benmezaï dans un entretien à l’APS. Selon lui, le budget néces- saire à ces acquisitions était initia- lement disponible mais a été bloqué du fait qu’il n’avait pas été consommé en 2016 conformément aux dispositions du Code des mar- chés publics. Le blocage de ces montants est dû au retard mis dans la sélection des soumissionnaires suite aux appels d’offres lancés pour cette opération. En effet, deux appels d’offres successifs portant sur l’acquisition de ces équipe- ments, publiés en 2016, avaient été déclarés infructueux, fait savoir le même responsable qui relève que conformément à la réglementation en vigueur, ces deux opérations ont été suivies par une autre consulta-

deux opérations ont été suivies par une autre consulta- tion laquelle a permis, finalement, de retenir

tion laquelle a permis, finalement, de retenir des offres pour 3 lots sur les 5 prévus dans le cahier des charges, sachant que l'avis d’attri- bution provisoire pour ces 3 lots a été publié dans la presse nationale fin 2016. Les contrats devaient être signés après l’écoulement du délai réglementaire de l’avis d’attribu- tion, mais les montants nécessaires pour la conclusion des contrats, es- timés à quelque 450 millions de

DA, n'ont pas encore été déblo- qués, souligne-t-il. L'acquisition de ces 3 lots, comportant globale- ment 101 articles et équipements, devrait permettre au LNE de lancer les principaux services techniques nécessaires pour son démarrage. Mais le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE), chargé de la réalisation du LNE, a entamé récemment les procédures nécessaires pour déblo-

quer cette situation par la commis- sion d’arbitrage, note M. Benmezaï qui estime que la mise en œuvre du LNE n’est pas prévue pour très bientôt, car même si les montants nécessaires seraient débloqués, les contrats d’acquisitions comportent des délais allant de 120 à 210 jours pour la réception des équipements.

Renforcer le contrôle des pro- duits industriels

D’un coût global estimé à 1,4 milliard de DA, le laboratoire est situé dans la Nouvelle ville de Sidi Abdallah (Alger) sur une superfi- cie de plus de 6.100 m 2 . Les tra- vaux de réalisation de l’infrastructure, entamés en 2008, sont complètement achevés et les opérations relatives à l’acquisition du mobilier de bureau, du matériel informatique, du réseau télépho- nique et du système de télésurveil- lance sont en cours de réalisation. Le laboratoire est bâti en tenant compte de la charte de l’environ- nement en vigueur de l’Agglomé- ration nouvelle de Sidi Abdallah (ANSA) relative aux normes urba- nistiques. De ce fait, la partie bâtie ne dépasse pas 65% de la superfi- cie du terrain, indique le directeur général du LNE. Selon lui, il comptera 20 sections d’essais spé-

cialisées pour s’assurer de la conformité des différents produits industriels. Le LNE, rappelle le même responsable, est un investis- sement qui vient en renforcement du dispositif mis en place par le ministère du Commerce relatif au contrôle de la qualité et la répres- sion des fraudes. Ce laboratoire, une fois opérationnelle, permettra d’améliorer la prise en charge des missions du contrôle des produits de consommation non alimentaires notamment. Les missions de cette structure sont basées principale- ment sur le contrôle de la confor- mité des produits pris en charge par rapport aux textes réglementaires et aux normes nationales en vi- gueur, l’assistance aux laboratoires de la répression des fraudes dans différents domaines technique et principalement la maintenance des équipements et les opérations mé- trologique. Dans le cadre de ses activités commerciales, le labora- toire fournira des prestations aux opérateurs dans le cadre de l’obli- gation de l’autocontrôle, aux orga- nismes chargés de l’évaluation de la conformité et de la certification, la confection des outils et bancs d’essais pour les fabricants, des prestations métrologiques (étalon- nage et vérification) aux opéra- teurs. APS)

Dimanche 14 Mai 2017

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

trAnSitiOn énergétique

PENSER À L’APRÈS-2030

Des participants au 4 e colloque du Club Energy, consacré à la transition énergétique, ont souligné l’impératif d’un nouveau modèle économique privilégiant des énergies alternatives aux énergies conventionnelles.

u ne majorité des intervenants à ce colloque se sont basés sur l’impact de la chute des

cours des hydrocarbures sur l’éco- nomie mondiale en général, et algé-

rienne de façon particulière, sachant qu'un taux important de son PiB (produit intérieur brut) provient des hydrocarbures. ils ont plaidé pour une transition énergétique qui la replacera sur l’échiquier mondial, tout en l’aidant

à faire face à la récession écono- mique actuelle. M. toufik Hasni, président de l’Association des ingé- nieurs diplômés de l’institut algé- rien du pétrole (AieD-iAP), organisatrice de la manifestation, a appelé à la mise au point d’une plate forme nationale susceptible d’ac- compagner la transition énergétique, en cours à l’échelle mondiale, citant en exemple les efforts de l’occident, dont les pays européens, en vue de mettre un terme à leur dépendance énergétique, vis-à-vis de la russie, entre autres. le conseiller du ministre de l’energie, Ali Hached, a plaidé pour l’exploitation des nouvelles techno- logies dans le développement du

des nouvelles techno- logies dans le développement du secteur énergétique en Algérie, avant de souligner la

secteur énergétique en Algérie, avant de souligner la subsistance, à ce jour, du charbon, en dépit de la découverte du pétrole, pour soutenir la thèse selon laquelle il n’est pas nécessaire, d’après lui, d’adopter des stratégies au diapason des mu- tations mondiales en cours. Ce res- ponsable a, en effet, plaidé pour une transition énergétique progressive,

loin des influences mondiales et adaptée au contexte algérien. Pour sa part, l’ex-directeur géné- ral de Sonatrach, Bachir Attar, pré- voit une consommation binaire (gaz et énergies renouvelables) sur le marché mondial, dans les 20 pro- chaines années, à venir, face à un recul du pétrole, qu’il estime en voie de disparition, a-t-il ajouté. il a

PrODuCtiOn De lAit Cru

d’ailleurs assuré que le continent africain ne compte que 7% des ré- serves mondiales de pétrole, et que la moitié des découvertes de pétrole en Algérie ont été consommées, en dépit de leur poursuite, car elles sont limitées et faibles ( découvertes) a- t-il fait savoir. il a, néanmoins, indiqué que les produits pétroliers liquides peuvent garantir la couverture des besoins en énergie, de l'Algérie, jusqu’à l’hori- zon 2030, a-t-il estimé. D’ou l’im- portance, pour lui, de l’exploitation, dés à présent, des énergies renouve- lables, citant à titre indicatif le pro- gramme national des énergies renouvelables, prévoyant la produc- tion, à l’horizon 2030, de 22.000 mgts d’électricité, soit seulement 27% des besoins en Algérie, avant d’appeler à l’exploitation, égale- ment, du gaz de schiste. lui emboîtant le pas, le président de l’Association des ingénieurs di- plômés de l’institut algérien du pé- trole a souligné l’impératif, pour l’Algérie, d’une période transitoire bien étudiée, afin de pouvoir opter pour la transition énergétique la mieux adaptée pour elle. (APS)

SIGNATURE D’UN ACCORD GIPLAIT-CNMA

encore un de plus. Pas le dernier. le directeur de la Caisse nationale de mutualité agricole, Che- rif Benahbilès, annonce la signature, d’ici la pre- mière semaine de juin tout au plus, d’un accord avec giplait. en effet, le groupe industriel place de gros investissements dans la récolte et la trans- formation du lait. le partenariat qui intervient à point nommé, s’inscrit en droite ligne avec la dé- marche gouvernementale visant à mettre fin au problème de la pénurie du lait. Dans ce contexte, giplait, précise M. Benah- bilès, «financera des éleveurs pour l’achat des vaches laitières et aller vers le lait cru». Pour son plan de développement, le groupe va investir dans l’amont de la filière lait avec la création durant

l’année en cours d’une filiale spécialisée dans l’élevage de bovins laitiers et la production de lait de vache. Sa restructuration relevant du secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, a induit une fusion de ses 15 filiales pour en constituer cinq entités actuellement dont deux

à l’est, une au Centre et deux à l’Ouest du pays.

l’Agro élevage sera donc la sixième filiale du groupe dont la principale mission est de transfor- mer les 19 fermes pilotes en fermes modernes de production de lait de qualité. Pour développer ces fermes, giplait compte associer les instituts et les centres techniques spécialisés tel que le Centre na- tional d’insémination artificielle et de l’améliora-

tion génétique (Cniaag) notamment pour le développement des pépinières de génisses. l’ob- jectif étant de permettre aux éleveurs d’acheter

l’ob- jectif étant de permettre aux éleveurs d’acheter nos questions, M. Benahbilès, précise que la Cnma,

nos questions, M. Benahbilès, précise que la Cnma, présente sur plusieurs fronts se positionne dans le secteur agro-industriel comme un outil de sécurisation de l’investissement et d’accompagne- ment. et se démarque de par sa stratégie et la mise en place de nouveaux produits d’assurances, ap- puyé par un travail de proximité ininterrompu. Outre giplait, la Cnma a déjà conclu avec la lai- terie des Frères Benaoula à Mazouna (wilaya de relizane), une convention de partenariat d’assu- rance basée sur la prise en charge des risques liés à l’élevage du cheptel bovin, qui aura un impact positif sur la gestion des activités des éleveurs adhérents et ce, par une meilleure sensibilisation aux risques de production et le suivi et le respect des normes d’élevage qui permettra d’améliorer les rendements et d’atteindre les objectifs visés. Avec le groupe lacheb, la Cnma travaille sur la prise en charge des risques liés à la gestion des ac- tivités des agriculteurs, la mise en place conjointe d’actions de sensibilisations consacrées aux risques de production, le suivi et le respect des normes d’élevage. M. Benahbilès avait souligné que l’assurance agricole s’est bien développée notamment pen- dant les trois dernières années. les agriculteurs y adhèrent massivement. Des agences s’ouvrent à travers le territoire dans le cadre de travail de proximité. en termes de chiffres, «la Cnma est à hauteur de 20% de pénétration, une statistique qui ne dépassait pas les 7% en 2014». Fouad Irnatene

trolière a affiché sa disponibilité à diversifier ses échanges économiques avec l’Algérie, à l’occa- sion de ce forum. le ministre de l’industrie et des mines, Ab- deslam Bouchouareb, avait déclaré, à ce propos que, le partenariat avec les Britanniques devrait s’inscrire «en droite ligne» avec la stratégie du gouvernement en matière de diversification de l’économie nationale appelant les entreprises bri- tanniques à saisir les opportunités d’investisse- ments dans les industries électriques et électroniques, la mécanique et les systèmes de transport, les industries du numérique, la valori- sation des ressources naturelles et les industries manufacturières. essentiellement confinée dans le secteur des hydrocarbures, la coopération entre les deux pays devrait ainsi s’orienter vers d’autres secteurs, en particulier, l’agriculture, l’industrie, et les énergies renouvelables. D. Akila

des génisses à haut potentiel au niveau local au lieu de les importer. en parallèle à cette nouvelle mission, giplait continuera de produire du lait pasteurisé conditionné en sachet. Par ailleurs, lait et giplait compte lancer cette année de nouveaux produits dont le lait pasteurisé conditionné en car- ton fait à base de lait de vache et qui sera vendu à prix libre entre 55 et 60 DA/litre. «C’est un pro- duit de bonne qualité puisqu’il va garder toutes ses qualités organoleptiques. Cela va nous permet- tre de changer le modèle de consommation desAl- gériens habitués à prendre du lait fabriqué à base de la poudre importée. D’autre part, répondant à

Algérie - rOyAuMe-uni

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES APRÈS LE BREXIT

mai courant. un événement qui a pour objectif de «faciliter et maximiser les flux commerciaux et à créer une dynamique pour de nouvelles opportu- nités d’investissement entre l’Algérie et le royaume-uni, notamment après sa sortie de l’union européenne », expliquent les organisa- teurs de cette journée. les dirigeants de PMe et d’entreprises algériennes intéressés par le marché britannique auront l’opportunité de s’enquérir des possibilités et moyens d’exporter leurs produits vers le royaume-uni mais aussi de nouer des partenariats dans le secteur industriel. le 2 e forum d’affaires algéro-britannique qui a regroupé, le 22 Mai 2016, à Alger, quelques 500 opérateurs économiques des deux pays aura, dans ce sens, ouvert de nouvelles perspectives d’inves- tissement en dehors du secteur de l’énergie qui demeure prédominant. en effet, le royaume-uni qui demeure un par- tenaire potentiel de notre pays dans l’industrie pé-

l’intérêt des autorités britanniques pour l’élar- gissement de la coopération, économique notam- ment, avec l’Algérie, s’est manifesté après la sortie du royaume-uni de l’union européenne (BreXit). une décision prise à la faveur d’un référendum organisé le 23 juin 2016 en entérinée avec l’activation, le 30 mars 2017, de l’article 50 du traité de lisbonne. Aussi, cette volonté de ren- forcer et de diversifier les domaines de la coopé- ration a été exprimée, par les deux pays, à l’issue de visites officielles, effectuées dans notre pays, par des personnalités britanniques. Dans ce contexte, l’agence nationale de pro- motion du commerce extérieur (AlgeX), en partenariat avec le Conseil d’affaires algéro-bri- tannique (uKABC) et avec la participation de l’ambassade de la grande-Bretagne à Alger, organise une journée d’information sur «le mar- ché du royaume-uni : perspectives après le BreXit et opportunités d’exportations», le 17

Algérie - Belgique

PREMIER FORUM D’AFFAIRES

le premier Forum d’affaires al- géro-belge se tiendra jeudi à Bruxelles avec la participation d’une trentaine d’entreprises acti- vant dans divers secteurs pour en- courager le renforcement des liens existants entre opérateurs écono- miques algériens et belges, a-t-on appris auprès des organisateurs. l’événement organisé par le club des entrepreneurs belges et algériens Aïn el Kheïr, intervient dans le cadre de la mission du club d’infor- mation à ses membres et aux entre- prises belges sur les opportunités de partenariats avec les acteurs écono- miques algériens. «Dans la tendance actuelle d’ouverture à l’internatio- nale de divers secteurs algériens, beaucoup de sociétés belges souhai- tent travailler, échanger et établir

des partenariats avec ce marché por- teur», a affirmé le président du club, Hamid Aït Abderrahim. Par cette initiative, a-t-il pour- suivi, le club Aïn el Kheir veut «en- courager le renforcement des liens existants et permettre aux nouveaux acteurs de profiter de l’expérience des partenaires établis de longue date en Algérie». la première édition du forum d’affaires algéro-belge vise égale- ment à consolider les relations exis- tantes et développer de nouveaux courants d’affaires, à créer des contacts directs entre les acteurs économiques des deux pays et enfin

à offrir un espace de rencontres et

d’échanges entre les entrepreneurs

privés et publics algériens et belges

à Bruxelles, selon les organisateurs.

Deuxième partenaire économique africain de la Belgique, l’Algérie est un marché avec d’innombrables possibilités, ont-ils souligné, faisant remarquer, d’autre part, que la Bel- gique, de part sa situation géogra- phique au cœur de l’europe, est un partenaire incontournable pour qui souhaite pénétrer le marché euro- péen. Des ateliers autour des thèmes «le secteur bancaire et les investis- sements en Algérie», «comment réussir un partenariat gagnant-ga- gnant en Algérie», «soutien et ac- compagnement aux PMe et aux jeunes entrepreneurs pour leur im- plémentation et développement en Algérie», ainsi que «la diversifica- tion du secteur économique algérien

et l’apport du secteur privé» seront organisés à l’occasion de ce forum. lancé fin mai 2015, le club Aïn el Kheir a pour objectif d’aider et d’ac- compagner les entreprises algé- riennes hors hydrocarbures et les opérateurs publics et privés à mieux pénétrer les marchés belge et euro- péen. Cette association, qui ambi- tionne la promotion de toutes les actions susceptibles de contribuer au développement des relations d’af- faires et d’investissements entre les deux pays, se donne également pour tâche de favoriser la promotion des intérêts généraux de ses membres dans les domaines économique, so- cial, artistique, technique, scienti- fique, fiscal et juridique.

900MILLIONS DE DOLLARS LesNationsuniesont besoinde900 millionsdedollars, cetteannée, pour laSomalie,
900MILLIONS
DE DOLLARS
LesNationsuniesont besoinde900
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faim, aannoncéleSecrétaire
général del’organisation,Antonio
Guterres.

Dimanche 14 Mai 2017

Mo nd e

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EL MOUDJAHID

ATTAQUES INFORMATIQUES À TRAVERS LE MONDE

UNE AMPLEUR SANS PRÉCÉDENT

Une vague de cyberattaques «sans précédent», selon Europol, frappait hier une centaine de pays, affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations, dont les hôpitaux britanniques et le constructeur français Renault.

D e la Russie à l’Espagne et du Mexique à l’Australie, des dizaines de milliers d’ordi- nateurs ont été infectés vendredi dernier

par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des docu- ments piratés de l’agence de sécurité américaine NSA. Le service public de santé britannique (NHS), cinquième employeur du monde avec 1,7 million de salariés, semble avoir été la principale victime — et potentiellement la plus inquiétante en mettant en danger des patients — de ces attaques. Mais il est loin d’être le seul. Le constructeur automobile français Renault a indiqué hier à l’AFP avoir été affecté et des sites de production étaient à l’arrêt en France mais aussi en Slovénie, dans la filiale de Renault, Revoz. La Banque centrale russe a an- noncé hier que le système bancaire du pays avait été visé par la cyberattaque, ainsi que plusieurs mi- nistères, et que les pirates avaient tenté de forcer

mi- nistères, et que les pirates avaient tenté de forcer les installations informatiques du réseau ferro-

les installations informatiques du réseau ferro- viaire. Le géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espa- gnole Telefonica ont également été affectés. La compagnie ferroviaire publique allemande est éga- lement concernée. Alors que des panneaux d’affi-

chages en gare ont été hackés, la Deutsche Bahn a toutefois certifié que l’attaque n’avait aucun impact sur le trafic. Selon la société de sécurité informa- tique Kaspersky, la Russie est le pays qui a été le plus touché par ces attaques. L’attaque est « d’un niveau sans précédent » et « exigera une investiga- tion internationale complexe pour identifier les coupables », a indiqué hier l’Office européen des polices Europol dans un communiqué. Les minis- tres des Finances du G7, réunis hier à Bari (sud-est de l’Italie), devaient annoncer une coopération ren- forcée pour lutter contre le piratage informatique, les Etats-Unis et le Royaume-Uni étant chargés de mener une cellule de réflexion pour mettre au point une stratégie internationale de prévention. Le risque représenté par les attaques informatiques pour les économies et les systèmes financiers des sept pays les plus riches de la planète était déjà au menu de la réunion.

R. I.

LORS DE SA VISITE FIN MAI DANS LE MOYEN-ORIENT

M. TRUMP S’EXPRIMERA SUR LE DROIT À L’AUTODÉTERMINATION DU PEUPLE PALESTINIEN

Le Président américain Donald Trump s’exprimera sur le droit à l’autodéter- mination des Palestiniens, lors de sa première visite qui le conduira au Moyen-Orient plus tard, ce mois de mai, a annoncé un officiel américain. «Avec le président Abbas (de Pales- tine), il exprimera son soutien à la di- gnité et l’autodétermination des Palestiniens», a affirmé, lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, Herbert Raymond McMaster, conseil-

à la Maison-Blanche, Herbert Raymond McMaster, conseil- ler à la sécurité nationale, ajoutant que M. Trump

ler à la sécurité nationale, ajoutant que

M. Trump réaffirmera également le

«lien inébranlable» entre les États- Unis et Israël. Interrogé sur une possi- ble rencontre entre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, organisée par M. Trump, le conseiller à la sécurité a indiqué qu’au- cun plan définitif n’avait encore été fixé. «La manière dont il s’entretiendra avec eux dépendra évidemment du

président, et de ces leaders. Mais il rencontrera ces deux leaders là-bas, dans le cadre de cette visite», a assuré M. McMaster. Il a noté que M. Trump se rendra au Moyen-Orient après sa vi- site en Arabie saoudite, prévue le 19 mai, au cours de laquelle il encoura- gera les partenaires arabes et musul- mans à «prendre des mesures courageuses et nouvelles», pour contrer le terrorisme.

LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN INTIME LE SILENCE À L’EX-DIRECTEUR DU FBI

COMME UN AIR DE WATERGATE…

Le président Donald Trump a pu- bliquement intimé à l’ex-directeur du FBI, James Comey, de ne pas faire fuiter d’informations dans la presse sur les circonstances confuses de son limogeage, un événement rarissime qui continue de semer le trouble aux Etats-Unis. Depuis qu’il a congédié le premier policier des Etats-Unis, mardi der- nier, le dirigeant républicain n’a rien fait pour rassurer ses critiques qui craignent une tentative d’intimidation ou une déstabilisation de la police fé- dérale et, plus généralement, de la Justice, dont le FBI dépend. Selon l’institut Gallup, 46% des Américains désapprouvent la décision, contre 39% qui l’approuvent. « James Comey ferait bien d’espérer qu’il n’existe pas d’‘‘enregistrements’’ de

nos conversations avant qu’il ne com- mence à faire des révélations à la presse !», a tweeté M. Trump ven- dredi matin, en employant le mot de « leaks », ces fuites qu’il déteste par- ticulièrement. Il n’a pas précisé quelles conversations étaient concer- nées mais, la veille, il a décrit dans une interview un dîner et deux coups de téléphone avec James Comey de- puis son arrivée au pouvoir. La mention d’enregistrements a immédiatement agité toute la capi- tale, politiques et médias se deman- dant si le milliardaire enregistrait ses conversations privées, comme son prédécesseur Richard Nixon (1969- 1974). L’ancien président républicain avait, pendant plus de deux ans, fait secrètement installer des micros dans le Bureau ovale et d’autres pièces

pour enregistrer automatiquement toute conversation, en plus de ses coups de téléphone. Cette manie se retourna contre lui dans le scandale du Watergate. Interrogé plusieurs fois vendredi sur l’existence ou non d’un système d’enregistrement, le porte- parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a répondu d’une phrase laco- nique : « Le président n’a rien d’autre à ajouter ». Sans confirmer ni démen- tir. « Ce n’est pas une menace. Il a seulement mis en avant des faits. Des proches de M. Comey ont confié au New York Times, que Donald Trump lui aurait demandé de lui promettre sa « loyauté », ce qu’il aurait refusé. La Maison-Blanche conteste cette ver- sion. Sean Spicer, en tout cas, a af- firmé que le tweet sur M. Comey n’était « pas une menace ».

Les réactions outrées ont fusé dans le camp adverse, et le malaise au sein du « Grand Old Party » était pal- pable. La hiérarchie républicaine au Congrès a certes fait bloc derrière lui. Aucun des responsables du Congrès n’a politiquement intérêt à faire tan- guer la barque encore un peu plus. Coupant court aux spéculations, les ténors républicains ont opposé une fin de non-recevoir à la principale re- vendication du camp démocrate : la nomination d’un procureur spécial pour enquêter sur les liens présumés entre des membres de l’équipe de campagne Trump et la Russie. En attendant, c’est comme un cli- mat de Watergate qui plane au-dessus

de Washington. M. T. et agences

INVESTITURE DU NOUVEAU PRÉSIDENT EN FRANCE

PREMIÈRES TENSIONS POUR MACRON

Le jeune président centriste, Emmanuel Macron, qui prend officiellement ses fonctions aujourd’hui a affronté les premières tensions au sein de son camp, alors que se profile la bataille décisive des législa- tives françaises en juin. Ce devait être le premier signe fort du renouvellement prôné par le président de 39 ans, élu le 7 mai : la présentation d’une liste de candidats aux législatives qui incarne le changement et l’équilibre entre gauche et droite.

Mais l’annonce jeudi de ce premier contingent de 428 aspirants députés sur les 577 que doit présenter le mouvement présidentiel La République en marche avant le dépôt légal des candidatures le 19 mai, a été

brouillée par des erreurs et les vifs reproches adressés par un allié important du président, le centriste his- torique François Bayrou. « La liste des investitures

publiées (

est celle du mouvement politique En

Marche !, elle n’est en aucun cas celle à laquelle le

AFFAIRE BEN BARKA

)

MoDem a donné son assentiment », avait déclaré le président du MoDem, seul parti français avec lequel M. Macron a passé un accord politique au cours de la campagne présidentielle. Plusieurs noms avaient

déjà été ajoutés jeudi soir à la première liste. A l’issue d’un bureau exécutif de son parti, M. Bayrou, 65 ans,

a annoncé vendredi soir avoir trouvé un projet d’ac-

cord « solide et équilibré » avec La République en marche.

UN PAS VERS LA VÉRITÉ ?

Le président français, François Hollande, a dé- cidé, à quelques jours de quitter ses fonctions, de lever le secret-défense sur 89 documents relatifs à l’affaire de l’assassinat en France de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka, dont le corps n’a jamais été re- trouvé. Enlevé le 29 octobre 1965 à « la brasserie Lipp » à Paris par deux policiers français, Mehdi Ben Barka, l’un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II et chef de file du mouvement tiers-mon- diste et panafricaniste, pour le mettre entre les mains des services de renseignements marocains. Des révé-

lations et enquêtes journalistiques ont toutes évoqué la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de cet opposant marocain. Le Courrier international a même fait état d’une enquête d’un journal israélien impliquant le Mossad dans cette affaire. Sollicités par les autorités marocaines, avait détaillé le magazine, les services de renseignements israéliens devaient faire disparaître le corps de Mehdi Ben Barka. Son cadavre sera emmené, enterré en pleine nuit dans la forêt de Saint-Germain, puis dissous à l’acide avec des produits chimiques achetés dans plusieurs phar-

macies, selon l’enquête. L’avis favorable de la Com- mission du secret de la Défense nationale (CSDN) pour la levée du secret a été publié dans le Journal of- ficiel de la République français le 5 mai dernier. Cette déclassification concerne 89 documents liés à cette

affaire. L’avis a été rendu possible grâce à la saisie de

la CSDN par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le

Drian, après une requête déposée en faveur de la dé- classification des documents émanant des archives du service de documentation extérieure et de contre-es- pionnage (SDECE) au ministère de la Défense.

GRAND ANGLE
GRAND ANGLE

LA RÉPONSE COULE DE SOURCE

l La forme interrogative que le

Comité spécial de la décolonisation de l’ONU, dit Comité des 24, a adoptée pour formuler le thème de son séminaire régional des Caraïbes qui se tiendra du 16 au 18 mai à Kingstown (Saint-Vincent et les Grenadines) n’est certainement pas appropriée dès lors qu’il s’agit pour ses membres d’examiner la situation des 17 territoires non autonomes à décoloniser. Le séminaire de

cette année sera tenu sous le thème : « Mise en œuvre de la troisième décennie de l’élimination du colonialisme : l’avenir de la décolonisation dans les territoires non autonomes :

quelles perspectives ? », a indiqué l’ONU. Que le Comité fasse le bilan de ses activités est tout à fait compréhensible, du moment qu’il est tenu de rendre des comptes, mais qu’il puisse s’interroger sur les perspectives l’est moins. Et pour cause, il ne peut y avoir une autre démarche à préconiser que celle qui conduit à l’indépendance de ces territoires. Pour rappel les 17 territoires non autonomes inscrits à la liste du Comité spécial sont le Sahara occidental, Gibraltar, Iles Falkland (Malvinas), Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Anguilla, Bermudes, Iles Vierges britanniques, Iles Caïmans, Iles Turques et Caïques, Iles Vierges américaines, Guam, Montserrat, Pitcairn, Sainte- Hélène, Tokelau et Samoa américaines. Une voie revendiquée par des représentants des territoires non autonomes parfois au prix d’une lutte menée par leurs peuples et que le Comité est censé faciliter d’autant qu’elle est balisée par les résolutions onusiennes. Le cas du Sahara occidental est dans ce sens révélateur. En lutte pour son indépendance depuis 40 ans, le peuple sahraoui attend de l’ONU qu’elle puisse imposer à la partie marocaine le respect de ses propres résolutions qui appellent à la tenue d’un référendum d’autodétermination. Mais à ce jour cette perspective, la seule qui réponde à la volonté du peuple sahraouie et se conforme à celle de la communauté internationale n’a pas pu se concrétiser. Que va recommander le Comité des 24 à l’issue de sa réunion prévue du 12 au 23 juin prochain qui sera consacrée à l’examen de la situation au Sahara occidental ? Ce qui est sûr c’est que cette rencontre constitue une occasion propice pour accélérer la mise en œuvre du processus de décolonisation en soulignant le droit du Sahara occidental à décider de son destin à travers l’organisation d’un référendum sous l’égide de l’ONU. Il ne peut y avoir d’autre solution quand bien même le Maroc tente à travers ses opérations de lobbyings de faire retarder cette échéance inévitable. Nadia K.

Dimanche 14 Mai 2017

So cié t é

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EL MOUDJAHID

2.337 CLUBS VERTS INSTALLÉS

UN ESPACE ÉDUCATIF ET ATTRACTIF

L’éducation environnementale constitue le cheval de bataille des pouvoirs publics, pour renforcer la prise de conscience, dès le jeune âge, de l’importance de la protection de la nature, en s’appuyant sur des méthodes de communication appropriées.

L e Conservatoire national des formations à l’envi- ronnement (CNFE), avec

ses annexes, a mis l’accent sur l’installation, l'encadrement et le suivi des clubs verts au niveau des trois paliers scolaires. À ce jour, 2.337 clubs verts ont été ins- tallés sur le territoire national, dans le but de faire émerger une nouvelle génération soucieuse de protéger son environnement et ses ressources naturelles. En guise de soutien, le CNFE se charge de la distribution des mal- lettes vertes qui contiennent le guide de l’animateur, le livret de l’adhérent, la charte environne- mentale et le cahier de l’élève. Le club vert est un espace attractif et éducatif qui suscite la curiosité de l’enfant en matière d’environne- ment. Il est constitué d’un groupe d’animateurs et d’un ensemble d’enfants qui exercent une série d’activités environnementales afin d’atteindre certains objectifs, tels qu’encourager l’enfant à de- venir un acteur incontournable dans son environnement et per- mettre à l’élève d’apprendre à connaître son environnement et devenir un jeune ambassadeur de

la nature. «L’émergence d’une conscience verte en Algérie doit, en effet, se transmettre douce- ment, mais sûrement, des plus grands aux plus petits, mais cela ne doit pas se limiter à l’éduca-

plus petits, mais cela ne doit pas se limiter à l’éduca- tion scolaire. Ce sont les

tion scolaire. Ce sont les gestes simples de tous, et particulière- ment des adultes, qui doivent in- citer et éduquer les plus jeunes à la protection de l’environnement et de la nature. Les parents et la famille sont, par conséquent, la cellule la plus indiquée pour in- culquer cette éducation à la pro- preté et au respect de son cadre de vie», estime Mourad, anima- teur d’un club vert à la maison de l’Environnement de Tipasa. Notre interlocuteur pense que «même les adultes, notamment les parents, ont besoin d’une édu- cation environnementale pour pouvoir transmettre à leurs en-

fants ces gestes simples, comme celui de jeter des ordures là où il faut ou de ne pas piétiner une plante». Des formation au profit des animateurs La création d’un club vert dans chaque établissement sco- laire est en mesure de sensibiliser les jeunes quant à l’importance de préserver l’environnement. La mise en place de telles structures de proximité permettra aux jeunes d’évaluer la portée de la protection de l’environnement. «Le travail de sensibilisation est éminemment important, dans la

mesure où il permet de préparer le citoyen de demain pour la pré- servation et la sauvegarde du pa- trimoine naturel», estime Mourad. À l’adresse de Mourad et d’autres animateurs, le Conserva- toire national des formations à l’environnement (CNFE) a orga- nisé, au mois d’avril dernier, deux sessions de formation au profit des animateurs des clubs verts des écoles des communes de Sidi M'hamed et de Birkha- dem (Alger). La première ses- sion, le 4 avril 2017, était consacrée aux généralités sur l’éducation environnementale pour un développement durable et les techniques d’animation pé- dagogique en éducation environ- nementale. La deuxième session, le 11 avril 2017, était consacrée aux techniques de jardinage. Par la même occasion, les stagiaires ont reçu leur attestation de parti- cipation aux deux sessions de for- mation. Ces formation ambitionnent d’assurer la continuité du clubs verts et de ses activités, de créer un réseau d’animateurs environ- nementaux au sein des établisse- ments scolaires et enfin d’orienter et de guider les anima- teurs avec les méthodes pédago- giques modernes de l’animation environnementale. Farida Larbi

R E GA R D SOS POUR SAUVER NOS PAUVRES POUMONS
R E GA R D
SOS POUR SAUVER NOS
PAUVRES POUMONS

l La pollution est bel et bien là. Elle prend, jour après jour, toutes les formes, de

l’atmosphérique, à celle des ressources naturelles, en passant par les pollutions visuelles et sonores, aujourd’hui criantes, allant jusqu’à menacer notre santé, notre bien-être et notre cadre de vie. En effet, ce qui était jusque-là, une affaire des pays développés, donc riches, prend de l’ampleur, et les premières victimes de ce mal, avant tous, les moins nantis qui se retrouvent désarmés face aux dégâts majeurs et collatéraux de la croissance démographique et industrielle, d’une part, et l’agrandissement des villes, sous l’effet de l’urbanisation, d’autre part. Échapper aux émissions dangereuses des véhicules, aux grands complexes industriels ou encore à l’incurie des hommes qui viennent ajouter leur grain de sel, à travers des comportements irresponsables et inciviques, est une entreprise difficile. Le cas des ordures ménagères et du fameux sachet noir, très envahissant et résistible à toutes les mesures prises, dans ce sens, pour aller vers des quartiers sans immondices et sans ces contenants, dans tous leurs états, est

significatif. C’est un fait, nos villes ne sont plus à l’abri de la pollution, laquelle, contrairement aux idées reçues, malheureusement, change de camp — c’est la loi de la nature — pour nous concerner, nous aussi, puisque, bon gré, mal gré, nous subissons, de plein fouet, les conséquences du réchauffement climatique et les émissions à effet de serre. Aujourd’hui, nos poumons sont brutalisés par tous ces rejets qui nous empêchent de prendre notre indispensable bol d’oxygène, de respirer, quotidiennement. Le nombre d’asthmatiques, en évolution d’ailleurs, touchant même des nourrissons, est une preuve tangible de la dégradation de notre environnement. Les spécialistes, à vrai dire, confirment l’étroite corrélation entre ce problème de santé et la qualité de l’air. De nos jours, la prévention, seul remède pour réduire les crises d’asthme, et donc mieux vivre, s’avère très difficile avec toutes ces fumées de véhicules inhalées qui nous empoisonnent la vie, nous tuent, même, à petit feu. Nous sommes tenus, désormais, de ne plus nous contenter de ces opérations sporadiques ou de batailles remportées çà et là, mais plutôt d’aller vers des programmes à long terme, car il y

Samia D.

va de notre santé.

BÉNI-ABBÈS

DES SPÉCIALISTES DU CHU D’ORAN EN CONSULTATION

DES SPÉCIALISTES DU CHU D’ORAN EN CONSULTATION Poursuivant ses actions de bénévo- lat au profit des

Poursuivant ses actions de bénévo- lat au profit des malades des régions éloignées et enclavées, l’équipe médi- cale du CHU d’Oran, essentiellement composée de médecins spécialistes, est à pied d’œuvre à l’hôpital Yagoub-Mo- hamed de Béni-Abbès, où elle entre- prend plusieurs consultations, diagnostics et interventions chirurgi- cales au profit des patients de la région. Une entreprise qui s’inscrit dans le cadre du jumelage entre la direction de la santé et de la population de la wilaya de Béchar, et le CHU d’Oran, et qui permettra à ces praticiens d’entrepren- dre diverses consultations et interven- tions chirurgicales au profit des patients atteints de certaines patholo- gies en gastrologie, phtisiologie et né- phrologie. De part et d’autre, on se dit satisfait d’une telle campagne qui, pour certains patients, les dispense de dépla- cements vers des structures hospita- lières du Nord, à la fois onéreux et harassants, pour d’autres, leur éviter de se déplacer en cette période de grandes chaleurs. Tous les moyens médicaux et logistiques sont mis à la disposition de cette équipe, pour la bonne réussite de leur mission, qui devra également tou- cher les localités de Kerzaz et d’Igli. Ramdane Bezza

JOURNÉE MONDIALE DE L’ASTHME

UN SOUFFLE NOUVEAU À LA PRISE EN CHARGE

L'association algérienne de solida- rité avec les malades respiratoires (As- maresp) a appelé, hier à Alger, les pouvoirs concernés, notamment la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés, et le ministère de la Santé, à prendre en charge les ma- lades souffrant de broncho-pneumopa- thies obstructives (BPCO). En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’asthme, célébrée le 1 er mardi du mois de mai de chaque année, sur le thème «Les asthmatiques, insuffisants respira- toires et le mois de Ramadhan», le pré-

sident de l’association, Rachid Sadaoui, a déclaré que «ça fait maintenant des années qu’il demande à la CNAS des appareils d’oxygène qui coûtent 80.000 DA et 160.000 DA, des appareils d’oxygène portatifs, mais rien n’a été fait depuis la demande qui remonte 1996, l’année où a com- mencé en Algérie l’oxygénothérapie à domicile». M. Sadaoui a expliqué que «le malade doit payer 30.000 DA de cautionnement de bouteille d’oxygène à une société algéro-allemande, en plus d’une location de 2.000 DA par mois et chaque remplissage coûte à un malade 5.000 DA, et il y a des malades doivent remplir une fois tous les deux, trois jours. Les malades ont besoin d’oxygénothé-

Ph. Louiza M.
Ph. Louiza M.

rapie à domicile, ils ont besoin d’appareil d’oxy- gène, et ces appareils ne sont pas encore pris en charge par les caisses de sécurité sociale». M. Sa- daoui a tenu à préciser que «les malades aidés par l’association sont oxygéno-dépendants à raison de plus de 15 heures par jour, et ne sont pas pris en charge à domicile et ils ne peuvent pas se déplacer et ont d’autres maladies qui se greffent à celle-ci». Le président de l’association a indiqué qu’«il y a beaucoup de malades qui ne soignent plus depuis l’installation du tarif de référence. La couverture sociale qui était à 80% pour les assurés sociaux, elle est se situe actuellement à moins de 50%».

Pour ce mois béni, M. Sadaoui a conseillé les malades souffrant d’insuffisante chro- nique sévère de ne pas se forcer à faire ca- rême. De son côté, le pneumologue au CHU Mustapha, NajibAdimi, estime que «les pa- tients qui ne son pas équilibrés et dévelop- pent des crises sévères, on leur donne des comprimés et des injections, il sera obligé de rompre son jeûne». Cette maladie est actuellement la troisième maladie mortelle après les cancers et les maladies cardiaques dans le monde. Sa source et le tabagisme qui est en train de proliférer dans les socié-

tés. Il y a 5% de la population qui est at- teinte de cette maladie. Souvent, les malades ne sont pas diagnostiqués à temps, et même dans cer- tains cas, les professionnels de la santé ne la connaissent pas. Cette journée d’information et de sensibilisa- tion est organisée à quelques jours du mois béni pour les malades souffrant d’insuffisance respira- toire chronique dans le but de les sensibiliser et de les pousser à consulter leur médecin traitant, pour éviter toutes complication durant Ramadhan. Il y a des malades qui sont sous oxygène 24h/24 et sont souvent des personnes âgées. Wassila Benhamed

FORMATION MÉDICALE CONTINUE À ANNABA

BILAN ET DIAGNOSTIC

dans la région. Justement, ces thèmes ont suscité des échanges dignes d’intérêt entre les partici- pants qui ont insisté sur la nécessité pour le mé- decin d’écouter et de rassurer le malade ainsi que de le mettre dans des conditions favorables

daccompagnement. À titre illustratif, pour les gens qui viennent à l’EPH pour subir des examens médicaux pour une urgence hypertensive, la psychologue clini- cienne de santé publique, et membre du comité d’organisation, M me Radia Alimette, a fait savoir que plus de 400 cas ont été recensés dans la ré- gion depuis l’année 2016, ajoutant que la forma- tion continue des paramédicaux et autres dans ce domaine est devenue une tradition à Aïn Berda. Lui succédant, le professeur Manamani,

Pas moins de 180 professionnels de la santé entre médecins généralistes, spécialistes, psy- chologues et paramédicaux se sont rencontrés, mercredi dernier, à l’occasion de la dixième journée de formation médicale continue qu’or- ganise annuellement l’Établissement public hos- pitalier (EPH) Arabi-Sebti d’Aïn Berda, dans la wilaya d’Annaba. Le président du comité d’organisation et di- recteur de l’EPH d’Aïn Berda, M Larbi Zerrou- gui, a mis l’accent sur l’importance des thèmes choisis pour cette rencontre scientifique qui entre dans le cadre de l’exécution de différentes instructions du ministre de la Santé, de la Popu- lation et de la Réforme hospitalière, concernant l’amélioration des prises en charge des malades

qui est en exercice au service de cardiologie du CHU d’Annaba, a animé une communication in- titulée «Prise en charge des syndromes corona- riens aigus». Dans son intervention, le P r Manamani a expliqué que le programme de for- mation continue se fait d’une manière cyclique au CHU d’Annaba, indiquant qu’une dizaine de médecins spécialistes sont formés à la patholo- gie chaque mois au service de cardiologie. Ce rendez-vous scientifique incontournable dixième du genre a vu la présentation de pas moins de onze communications traitant les questions d’ac- tualités dans le domaine de formation médicale continue pour prendre en charge les patients at- teints de différentes pathologies. B. G.

Cult ure

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EL MOUDJAHID

ConférenCe sur le leCtorat entre les Moyens traditionnels et Modernes

UNE BIBLIOTHÈQUE

DANS CHAQUE COMMUNE

Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, a affirmé qu’«au jour d’aujourd’hui, aucune étude officielle n’a été faite pour connaître le taux du lectorat en Algérie». Il précisera dans ce cadre que ce taux sera annoncé avant le Salon international du livre d’Alger qui se tiendra prochainement.

L ors de son allocution, à l’occa- sion de la conférence nationale dans sa deuxième édition inti-

tulée : « le lectorat, entre les moyens traditionnels et modernes », organisée par l’association algérienne pour la pensée et la culture, M. Mihoubi a tenu à préciser qu’il n’y a aucune sta- tistique sur le nombre de lecteurs al- gériens « ni les tendances de la lecture, ni ce que préfèrent lire nos concitoyens, ni comment lire un livre », mais fait assez curieux, en re-

vanche « nous constatons que l’algé- rien achète le livre » à chaque occasion notamment à l’occasion de la tenue du sila, et chose encourageante, les exposants, dont des éditeurs expriment leur satisfaction à l’égard de cet engouement à l’adresse des ou- vrages. il indiquera, par ailleurs, que « la lecture chez nous, diffère de celle qui existe chez les occidentaux ». en ce qui concerne la lecture en

Ph : Nacéra
Ph : Nacéra

milieu scolaire, le ministre de la Culture a remis en cause les cours insérés dans les manuels qui devraient inciter davantage l’élève à faire des efforts pour lire, rappelant que des générations ont été des victimes de manuels scolaires qui ne sont pas parvenus à provoquer de la curiosité chez l’élève, aiguiser son esprit. Par ailleurs, M. azzedine Mihoubi a salué les efforts de diffé-

rentes associations qui prennent des initiatives visant à encourager le lien relationnel entre le lecteur et le livre, il précisera l’importance de mettre en valeur le livre afin de « propager le développement de la lecture » au sein de la société. lors de son allocution, le premier res- ponsable du secteur de la culture a précisé que le projet du Président de la république qui concerne « une bibliothèque au niveau de chaque commune est devenu une réalité », ajoutant : « nous avons plus de 1.600 bibliothèques affiliées au mi- nistère ou aux collectivités locales.» Pour sa part, l’ancien ministre, Mahieddine amimour a mis en exergue le rôle de l’école qui doit reprendre son statut et sa place dans le développement social en particulier, sans ou- blier aussi le rôle de l’enseignant. Hamza Hichem

Colloque national sur Mouloud MaMMeri à oran

L’HÉRITAGE EN IMAGES

en présence du représentant du Premier ministre, M. Chorfa seif el Hak, le secrétaire général du Haut Commissariat à l’amazighité (HCa), el Hachemi assad, et le wali d’oran, abdelghani Zaalane, les travaux du colloque national intitulé « l’œuvre mammerienne revisitée à l’aune du 7 e art », ont été ouverts au théâtre régional d’oran tro abdelkader-

alloula. durant deux jours, des chercheurs, des universitaires et des scientifiques tenteront de

revisiter l’héritage littéraire de ce grand romancier

à travers l’image. un évènement qui signe le

lancement officiel du programme des festivités nationales célébrant le centenaire de la naissance de l’écrivain, placé sous le haut patronage du

Président de la république, abdelazziz Bouteflika.

a ce propos M. el Hachemi assad, a indiqué à

notre journal que le contenu de ce programme se résume en 13 manifestations « l’un des objectifs de cette célébration est la traduction de la dimension amazighe de l’œuvre de Mammeri. Plusieurs wilayas accueilleront des manifestations dédiées à l’écrivain sur des thèmes précis », révèle le responsable avant d’ajouter : « outre le colloque scientifique qui s’ouvre aujourd’hui, le programme comprend l’organisation d’un colloque

international sur l’œuvre de Mammeri qui se

colloque international sur l’œuvre de Mammeri qui se tiendra en marge de la prochaine édition du

tiendra en marge de la prochaine édition du sila, en novembre àalger, et un grand festival, de toutes les expressions et variantes linguistiques amazighes, prévu en mois d’octobre dans la wilaya d’illizi. nous sommes aussi sur un autre projet celui de la réédition des œuvres de Mouloud Mammeri en coffret, avec l’éditeur qui détient les droits, et un autre pour traduire les œuvres de et vers tamazigh et pourquoi pas vers l’arabe, car l’idée est d’organiser une caravane de bibliobus pour sillonner les villes côtières en mois d’août

prochain », a-t-il assuré. dans son intervention, M. abdelmadjid Bali, membre du comité scientifique de coordination du centenaire de la naissance de l’écrivain, a estimé que « la célébration de cette immense personnalité culturelle et scientifique ne saurait constituer une fin en soi et elle n’a de sens que si elle est l’amorce d’une réappropriation collective de son combat à savoir la réhabilitation totale et la promotion naturelle de la dimension tamazigh de notre culture nationale, ce qui a été résolument entamé par les institutions de notre pays. Car c’était là, l’objectif essentiel de l’ensemble de ses engagements », dit- il. il convient de souligner que le programme a retenu plusieurs axes autour desquels se cristalliseront les débats de ce colloque, parmi lesquels « entre littérature et cinéma, quel rapport ? quelles interactions et quelles affinités électives » et « lecture critique de La colline oubliée et L’opium et le bâton » ainsi que « le meilleur transfert sémiotique n’est-il pas celui qui s’écarte le plus du texte ». les travaux de la première journée ont été clô- turés par la projection du film L’aube des damnés, en présence de son réalisateur le grand cinéaste ahmed rachedi Amel Saher

LILA BORSALI À L’OPÉRA D’ALGER

ENVOÛTANT VOYAGE

elégante dans sa robe traditionnelle, gracieuse avec des gestes de fée, la diva de la chanson anda- louse, lila Borsali, a envoûté, vendredi soir, le pu- blic de l’opéra d’alger Boualem-Bessaïeh lors

d’un spectacle de voyage à travers les villes du pays

et quelques pays du monde.

« errances… tadallaltou fil Bouldene » est le thème du spectacle animé par lila Borsali qui re-

vient à alger un an après sa première présentation. Ce spectacle a été programmé dans un but caritatif

au profit du projet « erridha », une campagne de

lutte contre la cataracte au sud du pays. organisé par le lions Club «Blida la source» en partenariat avec le ministère de la Culture, l’opéra d’alger Boualem-Bessaïeh ainsi que l’onda. a travers son spectacle, lila Borsali a convié les hôtes de l’opéra à errer musicalement et à découvrir plu-

sieurs villes d’algérie et du monde avec pour guide

sa voix enchanteresse et sa grâce magistrale. durant

les deux heures qu’a duré cette errance musicale, les présents dans la salle ont pu prendre part à un

voyage onirique décliné par lila Borsali et les neuf musiciens de son orchestre dirigé par leila el Kébir

au

violon. dans cette fusion prolifique des genres,

la

cantatrice, à la voix suave, entend bâtir des « pas-

serelles d’échange intéressantes » en restituant,

dans des situations multiples, « un ressenti iden- tique », jeté dans un abîme de nostalgie. Conteuse

et cantatrice, lila Borsali donnait des préludes à ses

chansons par des lectures progressivement soute- nues par des « istikhbars » rendus par les différents

nues par des « istikhbars » rendus par les différents musiciens qui ont donné à leur

musiciens qui ont donné à leur instrument un rôle de second narrateur, interprétant des modes diffé- rents, dans des atmosphères conviviales. la diva de la scène, hawzi et andalou, a commencé par une poésie de sidi Boumediène (tadalaltou fi elboul- den) en a capella. interprété en deux « insirafet » de la nouba maya elle a chanté « ma awhacha nhar essafar » et « âala men takoun hadi ezzyara ». Comme une nomade, elle a entamé son voyage mu- sical du Maroc avec un « insiraf » dans le « hsine » chantant les titres wa 3achya 3ala wed fes et yahl ezzine et fessi, passant par la ville des Zianides, tlemcen, dans le genre «hawzi» avec le titre Tlem- cen ya hmam, arrivant à la Kabylie où elle a chanté essendou du grand chanteur idir. lila a chanté oran avec deux titres Ya Faress Eltam et Wahran El Bahya dans le genre «âroubi serrej». Constantine avec Ayouha Essaki et Ya Kamil El Ma3ani. elle a traversé la ville d’icozium avec Alger Alger de lili

Bouniche. lila n’a pas omis de fredonner la ville des Ponts suspendus avec Ayouha Essaki et Ya kamil el ma3ani. arrivant en russie, la mélomane de la chanson andalouse a littéralement enchanté ses fans qui étaient venus nombreux avec une re- prise de fayrouz où elle a adapté un texte andalou Boubou Edyari. survenant en turquie, lila a chanté dans la langue turque avec uskudara. la chanteuse a chanté avec toute son âme lorsque elle évoqua la Palestine, interprétant une chanson sur cette terre avec Rouhi mâak, composée par toufik Benghabrit, le public s’est levé sous un tonnerre d’applaudissements saluant lila en larmes.accom- pagné de son public la cantatrice a déposé ses ba- gages à la Mecque avec El Hamdou Lillah Nelt Kassdi puis Ya Ka3ba Ya Bit Rebbi et Hawlouni Ah Ya Rebbi. Pour clôturer son spectacle lila a chanté Koudoum El Habib Tamam Essourour. dotée d’une présence scénique et d’une tessi- ture large, la cantatrice et ses musiciens ont fait

montre de toute l’étendue de leur talent, dans un ré- cital empreint de maîtrise technique et de profes- sionnalisme. elle déclamé des vers de la poésie de Benmsaib Ya Ahl Ellah Ghitou El Malhouf, appe- lée «errhilya» un voyage mystique à travers les saints patrons. le public, savourant chaque instant du spectacle dans l’allégresse et la volupté a vécu une expérience inhabituelle, mise au point par lila Borsali qui s’investit dans la recherche en quête de nouveautés dans la forme et le contenu de ses spec-

Sihem Oubraham

tacles.

LE COIN DU COPISTE
LE COIN DU COPISTE

FUTURS ARTISTES À VOS CLASSES !

l A grands renforts de publicité puisque ce n’est pas

toujours que le secteur de la culture connaît des nouveautés, la création de l’établissement artistique nommé « La république des Arts », a finalement ouvert ses portes hier aux environs d’Alger, plus exactement à Rouiba dans la cité des Orangers. On ignore si les promoteurs de ce projet se sont inspirés ou font allusion à l’émission animée par Thouraya Ayed sur la Chaîne III qui porte le même titre, en tout cas la cérémonie s’est déroulée dans l’après-midi. Cette école qui vient s’ajouter aux autres organismes culturels en renforçant le domaine des activités et surtout en permettant à de jeunes Algériens et Algériennes de s’inscrire dans la voie des arts a pour programme ambitieux le développement de la singularité de l’étudiant, la formation d’artistes autonomes capables d’interagir de manière créative, personnelle et inédite avec la communauté et ce en encourageant n’importe quel projet. Cette école pluridisciplinaire dispensera plusieurs formations notamment dans le design, la danse, la musique, sculpture, selon un communiqué du ministère de la Culture. Les cours au sein de "la république des arts" seront assurés par des artistes versés dans différentes disciplines, comme la professeure de danse franco- algérienne Saïda Naitbouda, la plasticienne Meriem Aït El Hara, le pianiste Nabil Belghanem, et bien d'autres artistes. Les programmes de formation

comprennent des sessions théoriques et pratiques. Les étudiants seront épaulés au quotidien par des experts techniques qui les aideront à

développer leurs projets individuels et collectifs. Ils auront aussi durant leur cursus l'opportunité de participer à des expositions et rencontres avec des artistes nationaux et internationaux. De la peinture et de la musique en passant par le design, les arts plastiques et la photographie, cette nouvelle école proposera des formations sur mesure qui répondent aux besoins de chacun selon l’âge et la vocation. L’enseignement se fera en deux sessions et sera assuré par des enseignants dévoués qui encouragent le développement personnel de l’artiste. Loin donc d’imposer des règles particulières, l’objectif premier de cette nouvelle école est de former des artistes autonomes et uniques. Des sessions en externe ainsi qu’en interne durant l’année sont également prévues. Les formations s’adapteront pour leur part aux professionnels et aux amateurs et proposeront des ateliers et sorties artistiques pour les adhérents de l’école. La liste des enseignants déjà connue et publiée sur un site, donne un aperçu des disciplines qui seront prodiguées dans un engagement qui sera total — comme il est mentionné dans un article — dans la pratique et la théorie. «L’étudiant profite [ra] d’un environnement dynamique des plus stimulants et en évolution constante». Car outre un encouragement à «s’investir dans l’exposition de ses créations», cet étudiant aura la possibilité de rencontrer des artistes pluridisciplinaires «nationaux et internationaux» relève-t-on. Former des artistes n’est certainement pas une sinécure pour les pédagogues et encadreurs mais il y a fort à parier que de ces classes sortiront de futurs designers, peintres, danseurs, musiciens, stylistes, sculpteurs, des créateurs dans les arts plastiques,

des photographes

Une moisson de nouveaux artistes dont le secteur a grandement besoin ces dernières années. Qui sait parmi eux se trouvent certainement de vraies pépites ? l. Graba

de tous âges.

SS éé ll ee cc tt ii oo nn

15 EL MOUDJAHID D é t e n t e - T V Page animée
15
EL MOUDJAHID
D é t e n t e - T V
Page animée par Mourad Bouchemla
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DEUXENTOUT
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COMPAGNOND’ULYSSE
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ENBORDUREDUSAHARA
TELSDESESCARGOTS
1-Discipline
sportive.
2-Traverse
de bois
-
Lieu
de
repos.
APPAREILÉLECTRIQUE
QUIFRIGORIFIE
3-Camarade - Vient d’un liquide. 4-Dans le Sud algérien - Dans tilt. 5-
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VUENÉTAL
COUPERENMIE
Étain- Qui permet soudainement de comprendre.
6-Peut important - Va
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COURSENANGLETERRE
ventre à terre. 7- Baudet - On y met le grain. 8- Amontré sa joie- Rapais.
IX-Course sur l’eau - Roue à gorge. X-Aux reflets de l’iris.
L’UNIQUE
REVUES
SANSFORCE
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VERTICALEMENT :
SANSVALEUR
PRÉNOM
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I-Ote la vie - Désolé.
II-Arbre fruitier des tropiques.
III-Porte
PETITCOFFRET
VADEL’AVANT
extérieure - Négation - Soldat U.S.
IV- Crochet - Garçon d’écurie.
V-Voyelles doubles - Qui ne sert pas. VI-Région littorale - Fais des vers.
VII-Partirait -Article. VIII-Textuellement - Matière à défense. 9-Privé
d’un membre - Petite monnaie jaune. 10- Diffuser - Astate.
EMISSIONEUROPÉENNE
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UTILISÉE
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ESCLAVGISTE
SO LU TIO N D ES M O TS C R O ISÉS
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DIRECTION
1
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3
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5
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SÉPARÉDESAUTRES
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GUIDE
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Créancier
33. Allierait
15.
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Maniérées
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11.
Conclusion
35. Parchemin
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22.
Contraint
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12.
Grégarisme
36. Infusible
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23.
Inclusion
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13.
Commissure
37. Bateau-feu
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Incapacité
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16.
Equatorial
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17.
Raccrocher
40. Berkélium
27.
Bimensuel
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18.
Joaillerie
41. Chiffreur
29.
Privautés
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Aliéniste
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E R R R E E R I R E S 10 N T é l
E R R R E E R I R E S 10 N T é l
DIMANCHE
DIMANCHE

11h00 : Avis Religieux (direct) 12h00 : Journal Télévisé enfrançais 12h25 : Football''RCR/OMEDEA''différé 14h00 : Foussoul el hayet (20) 15h00 : Twahacht bladi (direct) 16h30 : Kawni II (13) rediff 17h00 : Repères ''Patrimoine I'' rediff 17h25 : Bladi oua nassi I (15 et fin) 18h00 : Journal Télévisé en Tamazight 18h25 : Algérie,génies des lieux 19h00 : Journal Télévisé en français 19h25 : Les cadets de la Nation ''2 e ptie'' 20h00 : Journal Télévisé en Arabe 20h45 : Canal foot 21h45 : Culture club 22h50 : Dans le sens de l'islam (30) rediff 00h00 : Journal Télévisé en français

15h00

TWAHACHT BLADI (DIRECT)

Télévisé en français 15h00 TWAHACHT BLADI (DIRECT) Emission Conçue et animée par : Lynda Tamdrari Chebbieb

Emission Conçue et animée par : Lynda Tamdrari Chebbieb Réalisé par Khelifa Balamane C’est une émission qui consiste à faire connaître un des quartiers de l’Algérie à travers des Algériens vivant à l’étranger.

17h25

BLADI OUA NASSI I (15 ET FIN)

Réalisé par : Damak Mohamed Avec la participation de : Sid Ahmed Agoumi, Hadjla Khelladi,
Réalisé par : Damak Mohamed
Avec la participation de : Sid Ahmed Agoumi, Hadjla Khelladi,
Bouhana Fadila, Redouane Mrabet, Lila Bakiri, Oussama Djeghim

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du dimanche 17 Chaâbane 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du dimanche 17 Chaâbane
1438 correspondant au 14 mai 2017 :
- Dohr
12h45
- Asr
16h34
- Maghreb
19h51
- Icha.……………………………21h24
Lundi
18
Chaâbane
1438
correspondant au 15 mai 2017 :
- Fedjr
03h58
- Echourouk
05h41
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour CHEURFI
Directeur de la Rédaction
Mohamed KOURSI
Rédacteur en chef
Kamal OULMANE
DIRECTION GENERALE
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BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
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ORAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
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IMPRESSION
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Edition de l’Est :
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Edition de l’Ouest :
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Edition du Sud :
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DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
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Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation

pEnSéE

Le 22 avril 2017, nous quittait à jamais notre cher collègue, ancien Directeur-Général de la Banque Algérienne de Développement,

Monsieur aZIZa Sassi

Le Directeur Général, ainsi que l'ensemble du personnel du Fonds National d'Investissement (ex-BAD) demandent à tous ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire et prier le Tout- Puissant de l'accueillir en Son Vaste Paradis. « À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons »

El Moudjahid/Pub

ANEP 512684 du 14/05/2017

cOndOLEancES

Le Directeur Général, ainsi que l'ensemble du personnel du Fonds National d'Investissement, très affectés par le décès de la mère de leur collègue,

Madame MESTFaOUI aïcha, lui présentent, ainsi

qu'à toute sa famille, leurs condoléances les plus attristées et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Qu'Allah Le Tout-Puissant accorde à la défunte sa sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons »

ANEP 512685 du 14/05/2017

El Moudjahid/Pub

 

ANEP 512703 du 14/05/2017

El Moudjahid/Pub

El Moudjahid/Pub

ANEP 512618 du 14/05/2017

 

pEnSéE

Le

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mai

 

1959

est

notre cher père et frère, feu LaLa abderahmane rappelé à Dieu l’an dernier. Son épouse,

notre cher père et frère, feu LaLa abderahmane rappelé à Dieu l’an dernier. Son épouse, ses enfants, ses sœurs et frères demandent à tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse pensée pour lui et prier le Tout-Puissant de l'accueillir en Son Vaste Paradis.

 

Ta sœur, Fatiha

«

À Allah nous appartenons

et à Lui nous retournons »

El Moudjahid/Pub du 14/05/2017

S.O.S

Homme paralysé, âgé de 47 ans lance un appel à toute âme charitable pouvant lui fournir des couches adultes Veuillez contacter Tarek

Tél. : 05 59 20 14 49

El Moudjahid/Pub du 14/05/2017

 

Demandes d’emploi

 

J.H. agé de 28 ans, ayant un diplôme en architecture exp. 1 an dans BET, cherche emploi dans une société étatique ou privée.

 

Tél : 0661 31.38.98

——0o0——

HOMME, spécialisé, ayant exercé les professions suivantes :

- Sté EL PASO (Pétrole) : comptable

 

- Sté Des Eaux : s/chef section ordinateur

- Sté des ordinateurs (étrangère) : chef

Administration commerciale et économie - Autres sociétés : chef de Sce du personnel ; contrôleur de gestion ; recouvrement de créances. Habite à Alger, j’accepte même un travail à Oran.

 

Tél.: 0770.65.96.66

——0o0——

J.H. cherche emploi dans le domaine de la plomberie ou comme chauffeur de poids-lourd,

Alger-Blida. contacter le : 05.55.36.73.10

 

05.56.03.44.52

——0o0——

J.H. Styliste-modéliste pour hommes et femmes, 20 ans d’expérience, cherche emploi dans un atelier.

 

Tél.: 0561.84.96.34

——0o0——

J.H. âgé de 40 ans, cherche un poste de travail dans une société privée ou publique. Email : Mouh_59@hotmail.com

 

——0o0——

J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0554.38.01.70

 

——0o0——

J.F, sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique ou privée. Tél. : 0555.50.35.52

 

——0o0——

J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014 au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0550-22-78-82

 

——0o0——

J.H âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé. Tél. : 05 53 36 94 40 e-mail : kahlat2000@hotmail.fr

 

——0o0——

J.H 25 ans dynamique et sérieux, titulaire d’une licence en comptabilité fiscalité. Tél.: 0557.61.20.66

 

——0o0——

J.H diplômé en Marketing touristique et en Communication, maîtrisant parfaitement l’outil informatique, et 03 langues (arabe, français et anglais), cherche emploi stable côté ouest algérien ou ailleurs.

Tél. : 0795.63.39.10 E-mail : beaufroid 333@gmail.com

El Moudjahid/Pub du 14/05/2017

 

Dimanche 14 Mai 2017

Sp o rt s

22

EL MOUDJAHID

CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JEUX DE LA SOLIDARITÉ ISLAMIQUE DE BAKOU-2017

RICHE EN COULEURS

Sur le thème «Azerbaïdjan terre d'islam», la cérémonie d’ouverture des jeux de Bakou-2017 a eu lieu vendredi soir au stade olympique de la capitale.

De notre envoyé spécial en Azerbaïdjan : Rédha Maouche

U n spectacle de haute voltige, riche en couleurs et en sons, qui retrace l'histoire de cette

jeune république, séparée de l'ex-Em- pire soviétique depuis seulement 25 ans. Accompagnées d'un mélange de folklore local et de musique moderne du pays, les différentes fresques pré- sentées ont retracé l'histoire de l'Azer- baïdjan, marquée par l'influence de l'Islam dans la région, la domination ottomane et l'allégeance forcée à la Russie. Cette sympathique cérémonie à été aussi caractérisée par des représenta- tions relatives aux thèmes du feu et de l'eau pour exprimer la diversité géo- graphique particulièrement singulière de ce pays de flammes naturelles et de sources intarissables. Par ailleurs, sur

naturelles et de sources intarissables. Par ailleurs, sur le thème de l'artisanat, le célèbre tapis local

le thème de l'artisanat, le célèbre tapis local a été à l'honneur ainsi que l'as- pect architectural de la région. Avant la clôture de cette cérémonie, rehaus- sée par la présence du Président Ilhem

Aliev et de son épouse, la vice- prési- dente du pays, Mehriban Alieva, le nombreux public du stade olympique à assisté aux serments du représentant des athlètes et de celui des juges, ainsi

qu'au discours du président de la fédé- ration sportive de la Solidarité isla- mique. Pour rappel, cette quatrième édition des jeux de la Solidarité isla- mique, organisée par la FSSI, qui est un organe de l'Organisation de la coo- pération islamique, se déroule du 12 au 22 mai à Bakou. plus de 4.000 athlètes, issus de 55 pays, prennent part à cette manifestation sportive de grande envergure. La première édition de ces jeux a eu lieu en 2005 enArabie Saoudite. La deuxième, prévue en Iran en 2009, a été annulée à la dernière mi- nute. La dernière édition s'est déroulée en Indonésie en 2013. L'Algérie parti- cipe à ces joutes avec plus de 150 athlètes (filles et garçons). Sur les 22 disciplines retenues dans le pro- gramme de compétition par le comité d'organisation, l'Algérie prend part à 14 d'entre elles. R. M.

ENTRETIEN AVEC MUSTAPHA BERRAF PRÉSIDENT DU COA :
ENTRETIEN
AVEC
MUSTAPHA
BERRAF
PRÉSIDENT
DU
COA :

« NOS RAPPORTS AVEC LE MJS SONT EXCELLENTS »

Au lendemain de sa réélection au comité exécutif de l'ACNOA, Mustapha Berraf a rejoint la capitale azérie, Bakou, pour assister à la cérémonie d'ouver- ture de la 4e édition des jeux de la Solidarité isla- mique. Nous avons saisi cette occasion pour l'entretenir à propos de la participation algérienne à ces joutes.

Un mot sur la participation algérienne à cette quatrième édition des jeux de la Solidarité isla- mique ? L'Algérie prend part à cet événement sportif de grande envergure avec plus de 150 athlètes. Sur les 22 disciplines retenues pour ces joutes, nous parti- cipons à 14 d'entre elles. La compétition s'annonce assez dure entre les différentes nations. Le niveau sera très relevé dans pratiquement toutes les disci- plines. En ce qui concerne l'Algérie, nous avons un double objectif. Nous allons faire de notre mieux pour représenter l'Algérie de la meilleure façon pos- sible et tenter de faire mieux que lors de la précé- dente édition où nous avons récolté 19 médailles dont 5 en or. Aussi, cette manifestation sportive ser- vira de préparation à certaines équipes. L'Algérie participe avec une jeune sélection au tournoi de foot- ball pour préparer les éliminatoires des jeux Olym- pique de Tokyo 2020 et les Jeux méditerranéens de Tarragona 2018. Le handball national prend part à ces jeux avec sa sélection U-21, qui s'apprête à dis- puter le championnat du monde de la catégorie prévu à Alger le mois juillet prochain.

Quelles sont les disciplines sur lesquelles vous comptez pour récolter le maximum de médailles? Traditionnellement, le judo, la boxe ou encore l'athlétisme sont des disciplines qui ont toujours of- fert des médailles à l'Algérie dans les différentes compétitions internationales de grande envergure.

compétitions internationales de grande envergure. Cela dit, nous avons aussi des chances de médailles dans

Cela dit, nous avons aussi des chances de médailles dans pratiquement toutes les disciplines auxquelles nous participons.

Vous avez récemment été réélu au bureau exé- cutif de l'Association des comités olympiques na- tionaux africains. Beaucoup croyaient que vous n'aviez pas de chances de passer. Qu'en dites- vous? Après le retrait du représentant tunisien à la der- nière minute, j'ai réalisé une écrasante victoire face au candidat de l'Afrique du Sud. Le score du scrutin était de 36 voix contre 18. J'ai ainsi été désigné pre- mier vice-président de l'ACNOA . Je tiens à remer- cier le président de la République et le gouvernement algérien pour leur soutien. Cela va me permettre de poursuivre ma mission et de conti- nuer à défendre les intérêts du sport algérien.

En Algérie, le Comité olympique s'apprête à or- ganiser son assemblée générale élective. Vous êtes

candidat pour briguer un autre mandat. Vous ne serez pas seul dans cette course, puisque l'ancien président de la Fédération algérienne de cyclisme et membre du bureau sortant du COA, Rachid Fe- zouine, se présentera aussi. Que pouvez-vous nous dire sur cette élection ? Pour ma part, j'ai déjà déposé ma candidature. La date de dépôt des dossiers a été fixée entre le 11 et le 18 mai. Il y aura peut-être d'autres candidats d'ici là. Cela dit, pour le dossier du candidat que vous avez cité, je tiens à dire que j'ai des réserves. Cependant, je laisse la commission chargée de cette opération faire son travail. Je ne peux pas être juge et partie.

Quels sont vos rapports avec le MJS, après la polémique qui a fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines ? Vous avez bien fait de poser la question, ce qui me permet d'en éclairer l'opinion publique. Avant tout, je tiens à souligner que mes rapports avec le ministre de la Jeunesse et des Sports sont excel- lentes. Nous continuons à travailler ensemble pour le développement du sport national. Durant mon mandat, j'ai toujours collaboré avec les différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce départe- ment pour mener à bien les différentes opérations que nous avons eu à mener. Chacun de nous a une mission précise et des responsabilités à assumer. Pour ce qui est des soupçons de détournement, il y a lieu de préciser que c'est la création d'une certaine presse, qui a fait une mauvaise interprétation de cer- tains faits. Notre gestion a toujours été sans re- proche. Nous mettons, d'ailleurs, tous les documents nécessaires à la disposition de toute structure de contrôle qui souhaiterait éventuellement vérifier nos comptes ou notre gestion. Réalisé par : R. M.

 

BOXE

 

BELGUERNI ET BELARIBI ÉLIMINÉS AU PREMIER TOUR

BOXE   BELGUERNI ET BELARIBI ÉLIMINÉS AU PREMIER TOUR La première journée de compétition n'a pas

La première journée de compétition n'a pas été bonne pour nos pugilistes. Les deux boxeurs engagés, hier, ont été éliminés. Dans

la catégorie des moins de 60 kg, Belaribi a été battu par le représentant de l'Azerbaïd- jan, Shalabayath. Par ail- leurs, dans la catégorie des super lourds (+91 kg), Bel- guerni a été, pour sa part, vaincu par le Syrien Manaf. Pour rappel, la boxe algé- rienne est représentée par huit athlètes dans cette qua- trième édition des jeux de la Solidarité islamique. L'ob- jectif pour les pugilistes al- gériens est de remporter le maximum de médailles pos- sibles et de représenter le pays dignement. «Franchement, je suis déçu quant à l'élimination prématurée de mes deux boxeurs. Ce n'était pas du tout dans mes prévisions. Par ailleurs, je ne comprends pas comment mon premier boxeur a été battu. Il a mené au score durant les trois pre- miers rounds, pourtant. Pour le second, il est resté sur le ring à peine un round. Il y a eu un choc frontal lors d'un échange avec l'adversaire. Il

été blessé à l'œil. Sur déci- sion des juges, qui ont pré- féré arrêter le match, la victoire à été accordée à son adversaire. Nous avons en- core d'autres boxeurs qui vont rentrer dans la compéti- tion au fur et à mesure. On tentera de faire mieux», nous

a

a

déclaré Brahim Bejaoui à

l'issue de cette première jour-

 

née.

R. M.

JUDO

TARIKAT RATIBA OFFRE LA DEUXIÈME MÉDAILLE D’OR À L’ALGÉRIE

Belle moisson des judokas algériens, lors de la première journée de compétition dans la dis- cipline. Les athlètes algériens, entrés en lice, ont tous réussi à monter sur le podium. L’Algérie a remporté deux médiales de bronze, une en ar- gent et une en vermeille. En dépit d’un nom- breux public entièrement acquis en faveur de son adversaire azerbaïdjanaise, la judokate al- gérienne a réussi s’imposer dans la finale de la catégorie des moins de 57 kg. Tarikat Ratiba a étalé tout son talent pour dominer son adversaire et remporter son combat par Ippon. Son compa- triote, Houd Soltani, a eu moins de chance par contre. Ce dernier s’est incliné en finale devant l’athlète azeri dans la catégorie des moins de 66 kg. Il offre néanmoins la médaille d’argent à l’Algérie. Ce combat a été assisté par le prési- dent de la République d’Azerbaïdjan, Ilhem Alieve, qui a lui- même remis les différentes médailles. Les deux autres podiums ont été réa- lisés par Meriem Moussa (-52) et Djedi Ous-

sama (-73 kg).

R. M.

HANDBALL (DEMI-FINALE) : ALGÉRIE 22 - TURQUIE 26

L’EXPÉRIENCE A PRÉVALU

Le Sept algérien a été éliminé en demi-finale de la compétition, hier en début d'après-midi

à la salle omnisports Sarahdshi, face à son ho- mologue turque par le score de 22 à 26. Face

à un adversaire qui s'est distingué par une dé-

fense imperméable très agressive, les protégés de Rabah Gharbi ont eu énormément de diffi- cultés à imposer leur jeu et leur rythme. Par ailleurs, l'expérience de la sélection turque a fait la différence, notamment dans les mo- ments forts de la rencontre. «Comme vous le savez, nous prenons part à cette compétition avec une équipe très jeune. L'équipe turque, beaucoup plus expérimentée, a su gérer le match. Aussi, nous avons raté beaucoup d'oc- casions de marquer et de recoller au score. Pour nous, l'objectif est de donner plus d'ex- périence à notre sélection qui prépare le Mon- dial U21, prévu en Algérie au mois de juillet prochain», nous a déclaré le sélectionneur na- tional Rabah Gharbi. Lors de cette partie, la formation turque à mené au score de bout en bout, avec un écart constant de cinq buts. Le score à la mi-temps était de 13-09 en faveur des Turcs. Jamais les Algériens n'ont réussi à inquiéter la défense adverse qui se distingue

par une morphologie imposante. Malgré les différentes combinaisons, les coéquipiers du portier Khelifa Ghodbane n'ont pas trouvé de solutions offensives. Par ailleurs, la défense des Verts a eu beaucoup de mal à repousser les assauts de leurs adversaires du jour. L'expé- rience du pivot Pamuk Husivin et le demi-cen- tre Done Ramazan a fait la différence. Le sept algérien disputera un dernier match dans cette compétition, aujourd'hui. La sélec-

tion nationale sera confrontée à son homo- logue irakienne pour la troisième place. «Nous aurons un dernier match dans cette compéti- tion face à l'Irak. C'est un adversaire assez so- lide en arrière, mais de niveau quand même inferieur à la Turquie. Je pense que nous avons une chance d'arracher la médaille de bronze», nous a indiqué Gharbi. R. M.

MEKLOUT RAFIK :

« NOUS ALLONS NOUS RACHETER FACE À L’IRAK »

Que pouvez-vous nous dire concernant l’élimination de l’EN face à la Turquie ? Ce fut un match assez musclé. L'adversaire s'est distingué par une agressivité à la limite de l'acceptable en défense. Malgré cela, nous avons quand même fait jeu égal, presque avec la formation turque. L'écart était prati- quement le même du début à la fin. Qu'est-ce qui vous a manqué pour rem- porter cette rencontre ? L'expérience des Turcs a fait la différence

dans l'ensemble. Ils ont su gérer les moments forts de la rencontre. De notre côté, nous avons manqué plusieurs occasions de revenir à la marque. Un mot sur la petite finale face à l’Irak ? Nous allons aborder cette rencontre avec beaucoup de détermination. Nous voulons rentrer à Alger avec une médaille. Cela va être encore difficile. Cela dit, nous allons tout faire pour gagner et nous racheter. R. M.

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

COUPE DE LA CAF (PHASE DE POULES)

AUJOURD’HUI, 16H, À RUSTENBURG (AFRIQUE DU SUD)

platinum stars - mca :

l’exploit à portée de main

Les Mouloudéens, comme on le sait, avaient quitté le territoire national, jeudi dernier dans la matinée, et sont arrivés à Johannesburg (Afrique du Sud) après 11 heures de vol. Un voyage des plus haras- sants, mais les joueurs ont pu finalement, par la suite, récupérer.

A ujourd’hui, ils ne pensent qu’à cette rencontre à Rustenburg qui aura lieu

à 16h (heure algérienne). Il faut

dire que les Mouloudéens sont motivés pour réaliser une très bonne performance devant cette formation sud africaine qu’on ne connaît que trop bien. En effet, cette équipe sud-africaine est parmi les plus solides du pays, avec notamment Sundows. Chez les poulains de Mouassa, on dé- nombre beaucoup d’absents pour blessure, pas de Seguer, Bouguèche, Zerdab et les autres. D’où la tâche des Mouloudéens sera des plus rudes en raison des absents au niveau de l’effectif du MCA, mais aussi d’une sérieuse adversité. Curieusement, ce sont les attaquants qui ne seront pas tous présents. On peut même

dire que les meilleurs ne seront pas là. Il faut dire que le MCA est en train de subir la violence de certaines équipes à l’égard de

de subir la violence de certaines équipes à l’égard de ses joueurs. Les arbitres, le plus

ses joueurs. Les arbitres, le plus souvent, laissent faire et ne sé- vissent pas comme il le faut. Toujours est-il, les Vert et Rouge font « contre mauvaise fortune bon cœur » et se contenter des joueurs qui ont fait le déplace- ment. D’ailleurs, le président du MCA, Omar Ghrib, avait de- mandé à Djemaouni, possible rentrant aujourd’hui devant cette

équipe du Platinum Stars, répu- tée pour être pas facile à manier, «de faire tout son possible pour mériter sa place». C’est vrai que c’est l’occasion pour ce joueur, en manque de confiance, de montrer de quel bois il se chauffe ». Ce joueur qui a raté des buts faciles aura ainsi l’op- portunité de se rattraper et peut- être assurer sa place, surtout que

Ghrib n’a pas l’intention de chambouler son effectif pour la saison prochaine, satisfait par son équipe actuelle qui joue sur trois tableaux. Pour le moment, on peut dire que le MCA est sur la bonne voie. Pour autant, son équipe devra, dans cette phase de poules de la coupe de la CAF, retourner au bercail avec un bon résultat. Rien ne sera facile mais tout reste possible. Il faudra tri- mer et ainsi garder intactes les chances de réussite. De plus, les Mouloudéens doivent éviter tous blessures car ils auront à jouer un match très important pour le compte de la 26 ème journée de Ligue-1, au stade Benabdelma- lek de Constantine contre le CSC, vendredi 19 mai, à partir de 16h. Les Moulmoudéens jouent la stabilité, puisque Ghrib a décidé de garder Mouassa pour la saison prochaine. H. G.

CRB 3 – NAHD 2

Bouazza est passé par là

Le Chabab de Belouizdad a rem- porté, hier au stade du 5-Juillet, le

derby face à son éternel rival, le Nasr Hussein-Dey, pourtant considéré comme sa bête noire. Un match qui a tenu en haleine les fans des deux équipes tant la rencontre a valu par le nombre élevé de buts inscrits. Cinq au total, dont trois au profit du CRB. Bouazza Feham, auteur d’un doublé,

a été l’homme du match et celui qui a

emmené les Belouizdadis vers la vic- toire. Ce derby entre Belouizdadis et Nahdistes a été très disputé comme à chaque confrontation entre les deux voisins algérois dont la rivalité n’est plus à démontrer. Alors que côté Nas-

ria, on aspire, en cette dernière ligne droite du championnat, à arracher une place sur le podium, pour le Chabab, il est plutôt question d’assurer mathématiquement le maintien. Il ne fallait donc pas s’attendre à aucun cadeau de part et d’autre. D’entrée de jeu, c’est le CRB qui parvient à semer le doute dans le camp husseindéen en ouvrant la marque par l’entremise de l’expérimenté Bouazza Feham (2’). Surpris par tant de cé- lérité des camarades de Cherfaoui, les Sang et Or nullement impressionnés tentent de s’organiser tant bien que mal, afin de se re- prendre et ainsi empêcher l’équipe hôte de gagner davantage en confiance. La bataille au milieu du terrain fait rage. Herida and Co mettent la pression sur le camp adverse pour tenter de niveler la marque, au moment où les Belouizdadis tentent de préserver leur

Ph : Y. Cheurfi
Ph : Y. Cheurfi

maigre avantage, en menant des contres avec l’intention de doubler la mise et d’assommer ainsi le Nasria. Finalement, ce sont les ef- forts du NAHD qui seront couronnés par le but égalisateur, signé par l’inusable Gasmi, qui profite du penalty accordé à son équipe par l’arbitre, pour lui permettre de revenir au score (43’). L’égalisation nahdiste survient au bon moment pour les gars d’Alain Mi- chel, soit juste avant la pause citron. Le doute change de camp. En seconde période, chaque équipe veut porter le coup de grâce à l’autre. Les offensives peu incisives de part et d’autre maintiennent le statu quo et le sus- pense quant à l’issue de la partie, qui s’est avérée serrée. Seulement, il fallait compter sans ce poison de Bouazza Feham qui ajoute un second but pour le Chabab, à l’amorce du

dernier quart d’heure du match (74’). L’enfant d’Oran dame ainsi le pion aux Sang et Or en réalisant un joli doublé. Il prouve par là même qu’il demeure un élément essentiel sur l’échiquier de Badou Zaki. Le CRB venait de réussir le plus dur en débloquant la situa- tion, compliquant la tâche au Nas- ria qui pensait avoir fait le plus dur au moment de son égalisation dans les ultimes minutes du pre- mier half. Ouali et ses partenaires tentent alors le forcing pour reve- nir une nouvelle fois au score. Mais ils sont à nouveau pris à dé- faut en toute fin de rencontre par un nouveau but du Chabab, œuvre de Naâmani (89’), qui sonne le glas des Husseindéens au moment où ces derniers se déployaient en attaque dans l’espoir de re- mettre les pendules à l’heure. Hélas, c’était peine perdue pour eux. La réduction du score par Bendebka dans le temps additionnel (90’+ 3) n’y changera absolument rien. Grâce à cette précieuse victoire, le CRB a, si l’on peut dire, pratiquement assuré son main- tien et améliore son classement en Ligue 1- Mobilis. Le NAHD, pour sa part, réduit ses chances de terminer sur le podium pour es- pérer décrocher une place qualificative à une joute internationale la saison prochaine. Par- tie plaisante dans l’ensemble, qui a valu par le nombre de buts inscrits et le suspense qui

a prévalu. Mohamed-Amine Azzouz

USMH

el-HarracH plonge dans l’inconnu

L’USM El Harrach vit une fin de saison houleuse. C’est le terme qui sied le mieux à la si- tuation qui prévaut depuis une dizaine de jours au sein du club banlieusard, pris en otage par des conflits interne entre deux camps de dirigeants. Le gel des comptes du club par Abdelkader Mana, qui s’autoproclame prési- dent légitime de l’USMH, a conduit les joueurs puis le staff technique à faire grève. Les joueurs ont refusé en effet de s’entraînermercredi pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires depuis presque huit mois pour certains. Mohamed Laib a révélé plus tard, au cours d’une conférence de presse, que

certains joueurs attendent encore de percevoir leurs salaires de la saison dernière. Si les joueurs ont consenti à reprendre les entraînements, jeudi, le staff technique a boy- cotté la séance du jour. Ni Cha- ref, ni ses assistants ne se sont présentés à la séance matinale. Mohamed Laib, qui a ramené comme preuve de bonne foi les ordres de virements des salaires, a révélé que Mana ne payera pas le staff technique. D’où sans doute la raison qui a poussé Boualem Charef à faire grève, nonobstant son conflit frontal avec Mana. Selon toute vraisemblance, le staff technique ne fera pas le

déplacement à Sétif en prévision du match face à l’Entente. Seul Bechouche pourrait éventuelle- ment faire le déplacement et as- surer l’intérim lors de ce match. Il faut s’attendre à une démis- sion de Boualem Charef et son staff dans les prochaines heures

si le retour de Abdelkader Mana

aux affaires venait à s’officiali- ser ; les deux hommes n’ayant jamais réussi à cohabiter ensem- ble par le passé. Mohamed Laib, de son côté,

a annoncé qu’il quittait définiti- vement l’USMH. « Vous ne me reverrez plus jamais », a-t-il lancé les larmes aux yeux, dépité par le traitement qui lui est ré- servé par ses opposants. Il avant

invité au passage Mana à déblo- quer la situation en révélant que les caisses du club ont été ren- flouées par près de six milliards de centimes. Ce jeudi matin, c’est Sofiane Younes, capitaine de l’équipe, qui a dirigé la séance d’entraîne-

ment, l’une des plus importantes de la semaine, d’ordinaire consa- crée à la mise en place tactique. Un fait inédit qui renseigne de la gravité de la situation à l’USMH. À cinq journées de la

fin, l’USMH n’est pas sauvée de la relégation et cette lutte intes- tine risque d’être une cause de sa rétrogradation. A méditer. Amar B.

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

UNADJOINTEST-IL NÉCESSAIRE ?

l Alcaraz, le nouveau sélectionneur de l’Algérie a été nommé la mi-avril, et le

président de la FAF, Kheireddine Zetchi le 20 mars 2017. Certes, il a mis un peu de temps avant de lui mettre la main dessus et certains ont même affirmé qu’il y avait une autre option pour le responsable de la FAF avant de choisir la filière espagnole qu’il affectionne, faut-il le repréciser, plus que tout. Il est vrai que l’ex-entraîneur de Grenade, qui vient de rétrograder en Ligue-2 espagnole, arrive dans une conjoncture assez difficile du football algérien. D’abord, on est mal embarqué dans les éliminatoires du Mondial-2018 (Russie), et en plus on n’a pas encore une équipe nationale très bien constituée. On en est encore à la recherche, surtout que l’Andalou avait affirmé, au vu et au su de tous, que « personne n’avait encore assuré sa place ». Indirectement, même les joueurs du cru peuvent se joindre à la course des « 23 » qui représenteront l’Algérie aux éliminatoires de la CAN-2019 prévue au Cameroun, mais aussi le Mondial. Certes, on ne va pas repartir de zéro, mais c’est presque comme si car il est contraint aujourd’hui de faire des virées en tête-à-tête avec chaque joueur «pro» pour discuter de leur disponibilité, mais aussi discuter de son projet à la tête de la sélection nationale. Ceci dit, Alcaraz a déjà entamé son travail avec les locaux et même les Olympiques semblent l’intéresser au premier point, ayant décelé une certaine qualité de jeu dans ce groupe qui a participé aux Jeux de la Solidarité Islamique. Ceci dit, Alcaraz a ramené avec lui ses adjoints, espagnols comme lui. C’est un peu normal pour éviter les problèmes de communication qui durant l’épisode Rajevac étaient assez contraignants. Quant au recrutement de l’adjoint issu des techniciens locaux, il ne s’est pas encore prononcé. La situation perdure et le « bout du nez » du local ne s’est pas encore pointé. D’ailleurs, là, les langues commencent à se délier. Certains s’opposent carrément à la désignation d’un adjoint issu du Championnat algérien. Un président d’un club, leader du championnat national, ne veut pas qu’on lui prenne son entraîneur, surtout qu’il est cité à chaque fois qu’on traite ce sujet. Pourquoi veut-on qu’Alcaraz travaille uniquement avec des adjoints espagnols et qu’on ne veut pas se montrer pressé de désigner un adjoint algérien ? Ce dernier peut apprendre aux côtés d’Alcaraz. Ce serait une très bonne chose pour lui et le football national du moment que Lucas Alcaraz cumule plus de 30 ans d’expérience dans le football de son pays d’origine. Un adjoint est toujours utile quoi qu’on en dise. Il est évident que le temps n’est pas en faveur d’Alcaraz. Il reunira son groupe le 5 juin prochain. Il aurait aimé le faire plus tôt, mais il n’a pas toutes les cartes en mains ; la gestion des joueurs « pro» n’est pas une tâche facile, eu égard à leurs employeurs qui sont loin d’être des enfants de chœur. En attendant, on verra bien ce que fera Alcaraz. Va-t-il désigner un adjoint local ou pas ? La question reste posée.

Hamid Gharbi

t

ops

cHelsea, sacré cHampion d’angleterre

L'équipe de Chelsea a été sacrée champion d'An- gleterre après sa victoire à West Bromwich (1-0), pour un deuxième sacre en trois ans, vendredi soir lors de la 37 e journée de Premier League. Après ce succès obtenu grâce à un but de Batshuayi en fin de match (82’), les Blues disposent de 87 points et sont donc assurés de rester hors de portée de leur pour- suivant Tottenham (77 pts), qui ne peut prendre que neuf points jusqu'à la fin du championnat. Antonio Conte et ses hommes ont peiné à West Bromwich

avant d'exploser de joie au coup de sifflet final. Car les Blues ont dominé, mais n'ont percé la muraille des Baggies, qu'en toute fin de match sur un but du remplaçant Batshuayi (82’). Le banc des Londoniens

a alors sauté de joie, tant la frustration s'accumulait depuis le début de la rencontre. Face à une équipe dure au mal, 8 e de Premier League, les Londoniens, sans Kanté, absent en raison d'un problème à une cuisse, ont beaucoup tenté, sans jamais vraiment s'approcher du but de Forster. Les Pedro, Costa, Ha- zard et Moses ont poussé. Mais WBA retranché dans son camp a tenu tant bien que mal, à l'image de ce tir de Hazard dévié par deux défenseurs pour éviter

le but. Et les Londoniens se sont même fait très peur,

comme lors de ce raid solitaire de Rondon en contre- attaque.

ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE LA MÉDITERRANÉE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET OPPORTUNITÉS D’EMPLOI l ADOPTION DES

ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE LA MÉDITERRANÉE

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET OPPORTUNITÉS D’EMPLOI

l ADOPTION DES RECOMMANDATIONS DES 5 COMMISSIONS.

Le Président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a participé, à Rome, aux travaux de la 13 e session plénière de l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (AP-UPM), lesquels ont été consacrés à l'examen du thème «Développement durable et opportunités d'emploi en Méditerranée», et couronnés par plusieurs recommandations.

L e communiqué du Conseil de la nation précise que les travaux

qui se sont déroulés au siège de la Chambre italienne des représentants, ont été couron- nés par l'adoption des recom- mandations des 5 commissions (Commission politique, de la sécurité et des droits de l'homme, Commis- sion pour la promotion de la qualité de vie, les échanges entre les sociétés civiles et la culture, Commission des af- faires économiques et finan- cières, des affaires sociales et de l'éducation, Commission des droits de la femme dans les pays euro-méditerranéens, Commission de l'énergie, de l'environnement et de l'eau). Par ailleurs, la session plé- nière a adopté le procès-verbal de réunion de la 12e session tenue en mai 2016 à Tanger. A la clôture des travaux, la présidence tournante est pas- sée de l'Italie à l'Egypte.

tournante est pas- sée de l'Italie à l'Egypte. Entretien avec M m e Laura Boldrini Le

Entretien avec M me Laura Boldrini

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensa- lah, s'est entretenu à Rome avec la présidente de la cham- bre italienne des députés, Laura Boldrini, a indiqué un communiqué du Conseil.

L'entretien qui s'est tenu en marge des travaux du 4ème Sommet des présidents des Parlements membres de l’As- semblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (l'AP-UPM) a permis d'évo- quer "l'état des relations entre les parlements des deux pays et les voies de leur renforce-

ment". "Les questions d'inté- rêt commun aux niveaux ré- gional et international" ont été également abordées à l'oc- casion. A cet égard, M. Bensalah avait affirmé vendredi, dans une allocution prononcée à ce sommet, que "la prise de conscience croissante des risques sécuritaires, dans l'es- pace euro-méditerranéen est une conviction partagée par tous, devrait nous inciter à plus de coordination et à une solide coopération, au plus haut niveau, entre les deux rives de la Méditerranée, pour pouvoir enfin éradiquer le terrorisme". "Aujourd'hui comme par le passé, nous in- sistons sur la nécessité d’éta- blir des normes de coopération dans le cadre de la stratégie globale des Nations unies et des mécanismes régionaux", avait-il dit, soulignant que "la sécurité est une condition essentielle pour assurer la sta- bilité et le développement".

RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

LE CRA EN PREMIÈRE LIGNE

Le vice-président du Croissant-Rouge algérien (CRA), Mohamed Laid Agouni,

a indiqué hier à Souk Ahras que cet or-

ganisme "exécute les programmes hu- mains de l’Etat algérien en faveur des réfugiés sahraouis dans des camps d’été,

supervisés par les Nations Unies". S’ex- primant lors d’une journée "Portes ou-

vertes" sur les activités du CRA, organisée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Croix et du Croissant rouges, le même responsable

a précisé que le Croissant-Rouge algérien

oeuvre pour "la relance de l’esprit de la solidarité historique connue chez les Al- gériens avec tous les peuples opprimés". Lors de cette manifestation, tenue en pré- sence de 30 étudiants sahraouis et autres tunisiens et yéménites, M.Agouni a ajouté que des aides humanitaires ont été ache- minées vendredi vers l’Irak, ce qui ren- seigne, a-t-il dit, sur "le rôle du CRA

comme partenaire de l’Etat algérien dans

l’exécution des programmes du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika". Le CRA s’emploie, à travers sa pré- sence sur le terrain, "à afficher sa solida- rité avec les peuples opprimés dans les crises, les guerres et les conflits, comme en Libye, au Sahara occidental ou au Mali, à travers des actions de solidarité", a in- diqué le même responsable. A l’approche du mois de Ramadhan, l’antenne locale du CRA s’emploie à élargir le cercle de ses activités et à relan- cer l’esprit de l’entraide entre les ci- toyens, a-t-il soutenu, ajoutant que le CRA oeuvre à respecter ses programmes d’aide et de soutien aux démunis dans ce genre d’occasions. Le CRA oeuvre également en prévision du mois sacré à élargir son cercle d’actions de solidarité avec la communauté algérienne établie en Tunisie de la ville d’El Kef vers la capitale tuni- sienne et dans la ville de Gafsa notam- ment. Pour sa part, le représentant des

de Gafsa notam- ment. Pour sa part, le représentant des l L'espace euro-méditerranéen est une jonction

l L'espace euro-méditerranéen est une jonction

multiforme (sécuritaire, écologique, sociale,

entre le continent africain qui subit une pression

économique

social de ce dernier s'essouffle sous les coups de boutoirs

de mouvements populistes. Comment mettre en place une politique de voisinage qui ne pompe pas la force vive des pays du Sud au profit des pays du Nord ? Comment mettre en place une coopération qui tienne compte des intérêts des uns et des autres pour transformer la Méditerranée en espace apaisé et éviter la réédition de drames et de tragédies de ces boat people qui se perdent en mer ? Commencer par la stabilité sociale, institutionnelle, ensuite lancer les bases d'un développement inclusif et, enfin, asseoir une démarche économique et politique sur le mode de la négociation et de la gouvernance le tout inséré dans des rapports interétatiques qui vont dans l'intérêt des peuples. Par un curieux hasard, le plus grand pays du continent qui affiche un PIB de plus de 150 milliards de dollars en 2016 malgré le repli des cours de pétrole qui font l'essentiel de ses rentrées en devises a traversé des épreuves qui peuvent être une source d'enseignement

)

et le Nord "opulent" même si le modèle

étudiants sahraouis de l’université de Souk Ahras, Fekou Hamdene Mebarak, a précisé que l’étudiant sahraoui s’emploie à faire connaître la cause sahraouie et à sensibiliser le monde quant à la situation des réfugiés et celle de ceux qui vivent

dans les territoires occupés du Sahara oc- cidental et subissent au quotidien tortures et assassinats. Cette journée "Portes ouvertes" à la- quelle ont assisté des représentants du CRA des wilayas de Tébessa, d’Annaba, d’El Tarf et de Guelma, a été marquée par l’organisation d’une exposition qui met en exergue l’histoire et les activités de cet organisme depuis sa création en

1956. Une grande affluence a également

caractérisée cette manifestation, où les visiteurs ont observé des haltes devant les

stands du Croissant-Rouge algérien dans ses actions de premiers secours et de gestion des catastrophes particulière- ment. (APS)

COMMISSION DE L’UA

LE PRÉSIDENT EN VISITE DE TRAVAIL À ALGER

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a entamé hier après-midi une visite de travail à Alger. M. Mahamat a

été accueilli à son ar- rivée à l'aéroport in-

e Houari-Boumediène par le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coo- pération internationale, Ramtane Lamamra. Dans une déclaration à la presse, M. Faki a indi- qué que sa visite en Algérie sera l'occasion de faire un tour d'horizon avec les responsables al- gériens sur les voies et moyens de réaliser la vi-

sion contenue dans l'Agenda 2063 pour "une Afrique intégrée, prospère et en paix". "Nous avons un agenda très ambitieux à la dimension des capacités et potentialités dont dispose l'Afrique", a-t-il précisé. M. Faki a salué, dans ce sens, les "positions constantes" de l'Algérie qui a contribué "de manière significative" à la lutte de libération du continent et à la construc- tion de l'unité africaine. L’Agenda 2063, initié en 2013 par l'UA, se veut à la fois une vision et un plan d`action, mais aussi un appel à l’enga- gement de la société africaine à "oeuvrer en- semble pour bâtir une Afrique prospère et unie, fondée sur des valeurs communes et un destin commun". Il ambitionne de faire de l’Afrique un continent "prospère, fondée sur une crois- sance inclusive et un développement durable". (APS)

AFRIPOL

PREMIÈRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE À ALGER

La première assemblée générale du Méca- nisme de coopération policière africaine (Afri- pol) se tiendra à partir d’aujourd’hui et pour une durée de trois jours à Alger, un évènement

qui marquera "l'institution effective" de ce mé- canisme, a indiqué hier un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). L'assemblée générale, organisée par

la DGSN et la Commission de l'Union africaine

(UA), intervient après l'adoption des statuts

d'Afripol, lors de la 28e session ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, tenue

à Addis-Abeba les 30 et 31 janvier dernier, re-

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tenue à Addis-Abeba les 30 et 31 janvier dernier, re- t r n a t i

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lève-t-on de même source. Au cours de cette réunion, il sera procédé à "l'examen des projets des règlements intérieurs de l'assemblée géné- rale et du comité directeur, à la mise en place des membres du comité directeur d’Afripol ainsi qu'à la définition des cadres généraux de coo- pération pour les institutions de police aux ni- veaux national, régional, continental et international", est-il précisé dans le communi- qué. Outre les chefs de police africaines, assis- teront à cette 1ère assemblée générale, les responsables des institutions policières régio- nales et internationales. (APS)

C OMME N TA IR E

RESPONSABILITÉ

COLLECTIVE

pour de nombreux pays. On parle de notre pays. L'Algérie se devait d'abord d'éteindre le feu de la violence, ensuite stabiliser les populations qui avaient quitté leurs domicile et terre sous la menace terroriste, relancer la machine économique réduite en cendres par les attentats et déstructuré par la faiblesse du financement. Aujourd'hui, il s'agit d'une simple page d'histoire puisque nos défis sont d'une tout autre nature. Sécuriser nos frontières et poursuivre la réindustrialisation de notre tissu économique dans un environnement que la législation essaie de rendre attractif. "L'Algérie est le plus grand pays d'Afrique du Nord et d'Afrique, l'une des plus grandes économies en Afrique du Nord et au Moyen-Orient qui possède des potentialités lui permettant de réaliser un meilleur avenir", a estimé le président d'honneur d'ABBC, Sherard Cowper-Coles, "Une puissance en devenir, selon la Banque mondiale, qui note régulièrement le niveau

de notre développement humain. Pas plus tard qu'hier, la Banque mondiale a félicité notre gouvernement pour ses réalisations sociales et a confirmé son soutien pour le nouveau modèle de croissance économique du pays. Ceci dit, aucun pays ne vit en autarcie. La sécurité est une condition essentielle pour assurer la stabilité et le développement, a remarqué, fort à propos, à Rome le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, précisant que la prise de "conscience croissante" des risques sécuritaires, dans l'espace euro-méditerranéen incite à "plus de coordination" et à une solide coopération, pour pouvoir éradiquer le terrorisme. Force est de constater que cette coopération, tout au moins sur les rives sud de la Méditerranée peine à trouver ses marques parasitée par au moins trois ralentisseurs. La production de cannabis à des niveaux inquiétants qui pollue les relations entre Etats, les narco-trafiquants et les passeurs qui ont passé un deal avec les groupes terroristes et, enfin, les politiques dévastatrices au Maghreb (notamment en Libye, au Maroc et au Sahara occidental occupé) par certains pays européens. Mohamed Koursi