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ÉDITORIAL SURPRISE ? l Pour ceux qui connaissent le paysage politique du pays et l’ancrage

ÉDITORIAL

SURPRISE ?

l Pour ceux qui connaissent le paysage politique du pays et

l’ancrage réel des formations qui l’animent, le scrutin du jeudi n’a révélé aucune surprise. Le parti FLN (Front de libération nationale) obtient une majorité relative, et demeure donc la première force politique, même s’il doit désormais composer avec d’autres forces, notamment celles qui soutiennent le programme présidentiel. Bien entendu, on peut longtemps spéculer sur son recul, puisqu’il a tout de même perdu presque un quart de ses sièges par rapport aux législatives précédentes. On peut évoquer, en premier, les fréquentes perturbations internes qu’il a connues depuis quelques années et qui, manifestement, l’ont beaucoup affecté, comme on peut relever les attaques externes qu’il a subies de la part d’anciens partisans ou d’adversaires occasionnels. Oui, on peut également y ajouter le caractère par trop général du discours électoral adopté, voire la revendication exclusive d’un certain monopole de l’histoire et de la libération qui a valu à son secrétaire général de vives critiques personnalisées. Toutefois, le fait est là :

il y a eu une reculade, et il lui appartient d’en tirer les enseignements. Son secrétaire général estime le résultat appréciable. «Nous avons le triomphe modeste», a-t-il déclaré, sur un plateau de télévision. Cette réaction nous paraît plutôt sincère et de bon augure quant à la démarche pour conclure des alliances, autant avec les autres forces politiques qui lui sont proches ou avec son compagnon de route, le Rassemblement national démocratique, dont l’avancée est indéniable, même si lui aussi n’a pas échappé au mouvement des dissensions internes, quoique de faible amplitude. La mouvance islamiste constitue la troisième force politique, et ce n’est guère négligeable dans notre contexte, même si ses divisions doctrinales ou de leadership l’empêchent de jouer un rôle influent. Se présentant dans des coalitions éclatées et des sigles peu connus du public, elle a amorcé un processus de recentrage sur elle-même qui serait de nature à donner à son action davantage d’efficacité, lors des prochaines échéances qui ne sont pas du reste assez éloignées. Sa réaction aux résultats du scrutin traduit l’archaïsme de sa défense et le vieux réflexe qui consiste à toujours rejeter la faute sur les autres ou à accuser l’Administration de parti pris. Quant aux formations se revendiquant de la mouvance démocratique, quasiment sur la corde raide, elles refusent de reconnaître leur propre fragilité, la faiblesse de leur mobilisation ou le renouvellement de leur discours populiste. Des carences, il y en a eu certainement, mais la tendance à les généraliser, au lieu de les circonscrire et de saisir les instances de recours en produisant les preuves, relève d’une attitude politique malsaine, parce qu’elle n’a rien de constructif, bien au contraire, destinée à amoindrir la déception des militants, elle possède un effet dévastateur dans la mesure où elle jette le doute et le discrédit sur tout un processus loyal ayant eu lieu dans la transparence. Enfin, si quelques formations ont réalisé de grands progrès, toujours par rapport aux législatives de 2012, il faut admettre que la quatrième force politique est constituée par les indépendants, personnes aguerries, issus sans doute des mécontents des autres partis, du moins pour la plupart. Leur score est d’autant plus

méritoire que les conditions de collecte des signatures ou de parrainage sont loin d’être aisées. Cela étant dit, l'opération électorale s'est déroulée dans le respect des critères d'intégrité, de transparence et d'objectivité, comme en témoignent les observateurs étrangers qui tiennent à souligner qu’elle reste «un bon exemple pour le monde entier, et particulièrement pour les pays arabes». Alors, n’est surpris que celui qui veut bien l’être. Un peu comme l’estomac dont la fonction est de digérer. Parfois, il refoule, et c'est toute la surprise qu'on peut en attendre.

EL MOUDJAHID

10 Chaâbane 1438 - Dimanche 7 Mai 2017 - N° 16048 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

RÉACTIONS AUX RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES DES LÉGISLATIVES

INTÉGRITÉ

ET

TRANSPARENCE

l Le Conseil constitutionnel commence à recevoir les procès- verbaux M. Saïd Abou Ali, chef
l Le Conseil constitutionnel
commence à recevoir les procès-
verbaux
M. Saïd Abou Ali, chef de la mission des observateurs
de la Ligue arabe : « UN GRAND SUCCÈS. »

Rendus publics vendredi, lors d’une conférence de presse animée par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, les résultats préliminaires du scrutin du jeudi continuent de susciter diverses réactions et commentaires, allant des leaders des principales formations politiques jusqu’aux observateurs étrangers de l’opération électorale. Comme il fallait s’y attendre, les uns se sont déclarés satisfaits, parce qu’ils ont réalisé de bons résultats ou des résultats «honorables», d’autres n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement, au vu de leur faible performance.

PP. 3-4

OUVERTURE DEMAIN DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER

3-4 OUVERTURE DEMAIN DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER LA RUSSIE INVITÉE D’HONNEUR w 34 PAYSAU RENDEZ-VOUS.

LA RUSSIE INVITÉE D’HONNEUR

w 34 PAYSAU RENDEZ-VOUS.

P. 9

LE MUSÉE CENTRAL DE L’ARMÉE COMMÉMORE LES MASSACRES DU 8 MAI 1945 UN CRIME IMPRESCRIPTIBLE
LE MUSÉE CENTRAL DE L’ARMÉE COMMÉMORE
LES MASSACRES DU 8 MAI 1945
UN CRIME
IMPRESCRIPTIBLE
CONTRE
L’HUMANITÉ
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Forum d’El Moudjahid
Forum d’El Moudjahid

LE CONSTITUTIONNALISTE MOHAMED FADÈNE :

Ph : Wafa
Ph : Wafa

«LALOI

ÉLECTORALE

ABESOIN

D’ÊTREREVUE»

P.

5

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55 e Année — Algérie : 10,00 DA- France : 1 €

2 B ouche DE À O re i l l e EL MOUDJAHID d’El Moudjahid
2
B ouche
DE
À
O re i l l e
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid

CE MATIN À 10H

Le DG du CNRC, invité du Forum Économie

Le Forum Économie d’ El M o udja hid recevra, ce matin à 10h, M. Mohamed Slimani, directeur général du Centre national du registre du commerce.

o udja hid recevra, ce matin à 10h, M. Mohamed Slimani, directeur général du Centre national
général du Centre national du registre du commerce. C O U V E R T Le

C O U V E R T

C O U V E R T Le temps sera partiellement couvert sur l’ensemble du pays.

Le temps sera partiellement couvert sur l’ensemble du pays.

Températures (maximales- minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (23° - 11°), Annaba (23° - 11°), Béchar (36° - 21°), Biskra (35° -

21°), Constantine (25° - 8°), Djelfa (31°

- 14°), Ghardaïa (35° - 21°), Oran (26°

- 13°), Sétif (28° - 12°), Tamanrasset (37° - 23°), Tlemcen (26° - 12°).

CET APRÈS-MIDI À 13H45 À L’INESG

«Trump, Union européenne, Afrique, Moyen-Orient »

L’Institut national d’études de stratégie globale organise une conférence intitulée :

«Trump, Union européenne, Afrique, Moyen-Orient : perspectives pour un siècle d’incertitudes», animée par le Dr Jean- François Daguzan, docteur en droit et sciences politiques.

CE MATIN À 9H30 AU FORUM DE LA SÛRETÉ NATIONALE Commémoration des massacres du 8
CE MATIN À 9H30 AU FORUM DE LA SÛRETÉ
NATIONALE
Commémoration des massacres
du 8 mai 1945
À l’occasion de commémoration du 72 e anniversaire des
massacres de 8 mai 1945, le Forum de la Sûreté nationale abritera
une conférence historique animée par le D r Mohamed Lahssen
Zghidi.
DEMAIN À 14H AU MUSÉE NATIONAL
DU MOUDJAHID
Conférence historique
À l’occasion de la commémoration du 72 e anniversaire des
massacres du 8 mai 1945, le musée national de Moudjahid
organise une conférence historique, demain à 14h.
MARDI 9 MAI À 10H AU CCI
« Fin sanglante
d’une marche pacifique »
JUSQU’AU
11
MAI À ORAN
Tournoi
de
Le Centre culturel islamique
organise une conférence historique
sur le thème «Les
massacres du 8 mai 1945… fin
sanglante d’une marche pacifique»,
animée par le D r Mohamed Amine
Belghit, le Pr Rabah Zeghedane et le
moudjahid Beka Abdelaziz.
complexe sportif
Zitouni-Mustapha
CONFÉRENCES DES PARTIS ANR : MARDI 9 MAI À 10H Suite à la publication des
CONFÉRENCES DES PARTIS
ANR : MARDI 9 MAI
À 10H
Suite à la publication des
premiers résultats des élections
législatives du 4 mai, le
secrétaire général de l’ANR, M.
Belkacem Sahli, animera, mardi
9 mai à 10h, une conférence de
presse, au siège central du parti
à Alger.

CÉRÉMONIES DE BAPTISATION

Ce matin à 10h30 à Oran

En commémoration de la mémoire de nos valeureux chouhada, il sera procédé, ce matin à partir de 10h30, à une cérémonie de baptisation du siège de la compagnie territoriale de la sûreté routière d’Oran/2°RM au nom du moudjahid Berfas Djilali, en présence des autorités de wilaya, de la famille du chahid et de moudjahidine et enfants de chouhada.

Ce matin à 10h30 à Sidi Bel-Abbès

Il sera procédé, demain à partir de 10h30, à une cérémonie de baptisation du siège du 12° régiment Blindée/8°Dvision Blindée-Ras-El-Ma/Sidi Bel-Abbès, au nom du martyr Aïssani Mohamed, en présence des autorités de wilaya, de la famille du chahid et de moudjahidine et enfants de chouhada.

DU 7 AU 10 MAI À LA BASE NAVALE DE MERS EL-KÉBIR

Championnat national militaire de pentathlon

Dans le cadre du programme annuel des compétions sportives des Forces navales, la Base navale principale de Mers El-Kébir/2 e RM abritera, du 7 au 10 mai, le championnat national militaire du pentathlon naval, de la saison

national militaire basket-ball Dans le cadre de la mise en du programme annuel des activités
national militaire
basket-ball
Dans le cadre
de la mise en
du
programme annuel
des activités
sportives, nationales et
internationales, de
l’Armée nationale
populaire, les services
des sports militaires
organise, du 6 au 11
mai, le Tournoi
œuvre
national militaire
de basket-ball, de la saison sportive 2016-2017, au
régional militaire – moudjahid
–Eckühl/Oran.
La
cérémonie d’ouverture est prévue
ce matin à 9h.

sportive 2016-2017.

La cérémonie d’ouverture officielle aura lieu, ce matin à partir de 9h, à la Base navale principale de Mers El- Kébir.

JEUDI 8 JUIN À 10H À ZÉRALDA

Journée mondiale de l’accréditation

L’organisme algérien d’accréditation Algerac organise une cérémonie de

commémoration de la Journée mondiale de l’accréditation, jeudi 8 juin, à l’École des lumières à Zéralda, à partir de 10h.

DEMAIN À TRAVERS L’ENSEMBLE DES MUSÉES DU MOUDJAHID

« Représailles des autorités coloniales »

DU MOUDJAHID « Représailles des autorités coloniales » Le musée national du Moudjahid organise, en coordination

Le musée national du Moudjahid organise, en coordination avec les directions des moudjahidine et les musées régionaux une importante rencontre collective élargie à l’ensemble des ses structures décentralisées, intitulée «Représailles des autorités coloniales sur les civils au cours de la guerre de libération», au cours de laquelle des témoignages seront apportés.

LE 16 MAI À 11H30 À EL-ATTEUF

Don de l’ambassade du Japon

L’ambassade du Japon en Algérie procédera à un don de matériel ophtalmologique à l’association TAGEMI, au niveau de son siège sis à El-Atteuf (Ghardaïa), le 16 mai à partir de 11h30, en présence du deuxième secrétaire, chargé des affaires politiques et de la coopération économique.

AUJOURD’HUI

Jumelage des EPH Rouiba et Beni Ourtilane

Dans le cadre du rapprochement des services de santé du citoyen, et en application des recommandations du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, l’EPH de Rouiba procédera demain à une opération de jumelage avec l’EPH Beni Ourtilane.

à une opération de jumelage avec l’EPH Beni Ourtilane. LES 12 ET 13 MAI Séminaire de

LES 12 ET 13 MAI

Séminaire de la Société algérienne de nutrition

La Société algérienne de nutrition et de médecine

orthomoléculaire organise, les 12 et 13 mai, ses 30 es Journées internationales, à l’École supérieure de la Sécurité sociale.

LUNDI 15 MAI À 9H À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE D’ALGÉRIE

« Mariage consanguin et prévention des maladies héréditaires »

«Le mariage consanguin et la prévention des maladies héréditaires» est le thème d’une rencontre qui sera organisée, lundi 15 mai à 9h, à la Bibliothèque nationale d’Algérie.

d’une rencontre qui sera organisée, lundi 15 mai à 9h, à la Bibliothèque nationale d’Algérie. Dimanche

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EL MOUDJAHID

LÉGISLATIVES

RÉACTIONSAUX RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES

INTÉGRITÉ ET TRANSPARENCE

Rendus publics vendredi, les résultats préliminaires duscrutinont suscitédiverses réactions et commentaires, des leaders des principales formations politiques. Les uns sesont déclarés satisfaits, parcequ’ils ont réalisédebons résultats oudes résultats honorables, d’autres n’ont pas manquéd’exprimer leur mécontentement, auvudeleur faibleperformance. Leconseil constitutionnel statuerasur les recours dont il seradestinataire.

FRONT-ELMOUSTAKBAL

SATISFACTION

M. Abdelaziz Belaïd, qui s’ex- primait hier, lors d’une conférence de presse animée au siège de sa for- mation politique, a exprimé sa satis- faction des résultats obtenus par son parti, lors des élections législatives du 4 mai, qu'il qualifie de «positifs», même s'il ambitionnait à davantage de sièges. «Les résultats du scrutin sont positifs mais en deçà des at- tentes du parti. En fait, nous nous at- tendions à plus de sièges, au regard de tous les efforts consentis, notam- ment, lors de la campagne électorale mais aussi du programme proposé au citoyen», a-t-il affirmé. M. Abde- laziz Belaid mettra d’ailleurs à pro- fit cette rencontre pour présenter ses remerciements aux candidats ins-

crits sur les listes électorales de cette formation politique qui ont fait de leur mieux pour convaincre le maximum d’élec- teurs. Un grand merci a été adressé également, et en premier lieu, à l’ensemble des ci- toyens qui ont voté pour le parti. Il convient de rappeler, ici que le Front El Moustakbal, fondé en février 2012, a enre- gistré une grande avancée, de 2012 à ce jour, passant ainsi, de deux sièges lors des élections législatives de 2012 à 14 sièges en mai 2017, avec un siège à Marseille. Ces résultats sont à même de «donner une nou- velle impulsion à l’action du parti», note M. Abdelaziz Belaid.

Ph : Louiza
Ph : Louiza

Rencontre d’évaluation en fin de semaine

Le premier responsable du Front El Moustakbal a annoncé d’autre part qu’une rencontre est prévue ce week-end, et plus précisément, vendredi prochain, avec les directions de wilayas aux fins de procéder à une évaluation pleine et entière du pro- cessus électoral, en ce qui concerne cette jeune formation politique. Cela dit, «le parti compte introduire des recours après la collecte de toutes les infor- mations nécessaires en provenance des re- présentants du parti de certaines wilayas», fera savoir M. Abdelaziz Belaid, sans pour autant donner davantage de précisions sur

le nombre de ces recours. Mettant en avant la formation politique qu’il dirige «œuvre à la préservation de la stabilité du pays «, le président du Front El Moustakbal mettra l’accent sur l’im- portance du renforcement du dialogue national entre toutes les parties et ac- teurs de la scène politique. Il souligne dans ce cadre que «le cli- mat général qui a régné lors de cette échéance électorale démontre que le pays se fraye un chemin vers la démo- cratie, malgré certains dépassements dans certaines régions», a-t-il dit, esti- mant qu’il s’agit là de problèmes pou- vant survenir dans toutes les opérations électorales. Il faut dire que tout au long de la campagne électorale qui a précédé le vote du 4 mai et qui a duré pas moins de trois semaines, soit du 9 au 30 avril der- nier, le Front El Moustakbal a travaillé dans la proximité en proposant un programme en forme pyramidale avec à la base, l’éduca- tion, l’enseignement, la santé, la formation et la recherche scientifique et à la tête de cette pyramide, figure le secteur de la jus- tice. «C’est la réforme de la justice qui est le fondement de la gouvernance», soutient M. Abdelaziz Belaid, qui a insiste également sur la protection de la classe sociale moyenne qui représente, selon lui, «le ci- ment qui consolide l’Algérie». S. Guemmouri

TAJ

BELLE PERFORMANCE EN ATTENDANT LES MUNICIPALES

C’est un Amar Ghoul aux anges qui s’est présenté, hier, au siège de son parti, sis à Alger, pour réagir aux résultats des législatives du 4 mai qui ont propulsé TAJ comme 4 e force politique, derrière le tra- ditionnel trio composé du FLN, RND et MSP, en obtenant 19 sièges. «C’est une belle et grande victoire pour notre for- mation. TAJ est plus que jamais le parti du peuple par excel- lence. Le scrutin du 4 mai consacre la naissance effective de TAJ», a-t-il lâché lors d’une conférence de presse. Cepen- dant, et même s’ils sont «plus qu’honorables», ces résultats restent aux yeux du président de Tajamou’e Amal Jazair en «deçà» des ambitions de cette jeune formation. Et il ne s’en cache pas en assurant que le parti se projette déjà vers les prochaines échéances électo- rales, à commencer par les lo- cales, prévues en automne prochain. «Nous avons travaillé durement durant ces cinq der- nières années, soit depuis la création de TAJ, et n’avons mé- nagé aucun effort. Nous cueillons désormais les fruits de notre labeur», a-t-il consi- déré, assurant que cette 4 e place dans l’échiquier politique constitue un acquis « inestima- ble. «Évoquant le secret de cette «réussite» électorale, Amar Ghoul qui a sillonné, le temps de la campagne électo- rale, une bonne partie du terri-

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

toire national (30 wilayas), a cité plusieurs facteurs ayant contribué à ces résultats dont la «jeunesse» de son parti, donc la première participation à des lé- gislatives, la présence de listes dans la majorité des circons- criptions électorales en procé- dant via sa base à la collecte des signatures et surtout, a-t-il insisté, la confection des listes des candidats a été l’apanage «exclusif» de la base, soit les militants au niveau local. «Aussi, il ne faut pas occulter la qualité de nos listes, avec no- tamment la présence en force des jeunes aux compétences avérées, soit de niveaux ins- tructifs élevés», a soutenu le président de TAJ qui laisse la porte ouverte à toute la classe politique. «Ils sont tous nos partenaires. Nous n’excluons personne à condition toutefois que les lois de la République soient respectées et les institu-

tions élues légitimement ne soient pas remises en cause. Tous ceux qui œuvrent pour l’unité et la stabilité de l’Algé- rie sont nos partenaires», a-t-il assuré. Interrogé sur le faible taux de participation aux légis- latives du mai, à peine 37%, Ghoul n’y voit pas un handicap et estime qu’il est «acceptable» eu égard à la conjoncture ac- tuelle que traverse notre pays. En revanche, il affirme «pri- mordial» de redoubler d’efforts en termes de «sensibilisation» des citoyens sur la nécessité de «s’impliquer pleinement» dans l’édification des institutions élues. Pour lui, il est urgent de se pencher sur les véritables raisons qui poussent la majorité du peuple, notamment les jeunes à fuir les élections. «Toutefois, il faut préciser que traditionnellement, les élections législatives contrairement par exemple aux présidentielles ou

les municipales n’attirent as trop l’intérêt des citoyens», a-t- il fini par justifier ce taux.

« Une force de proposition à l’APN »

Avec ses 19 députés en at- tendant bien évidemment les résultats définitifs, TAJ ne compte pas faire de la «figura- tion» au sein de l’Assemblée nationale, bien au contraire. «Si nous avons participé aux élec- tions et réussi à obtenir des sièges à l’APN, c’est pour être une vraie force de propositions afin de contribuer au dévelop- pement de notre pays. Nous sommes disposés à participer avec toutes les forces vives de la nation pour relever les mul- tiples défis qui attendent l’Al- gérie», a souligné le chef de Tajamou’e Amal Jazair qui ne va pas se contenter des 19 sièges obtenus lors de ce scru- tin. Son président qui a fait état de plusieurs cas «d’irrégulari- tés» et de «dépassements» constatés dans 8 wilayas du pays et qui ont pénalisé, selon lui, le parti, veut apparemment plus. «Naturellement, nous al- lons déposer des recours devant le Conseil constitutionnel», a-t- il confié non sans inviter les partis qui estiment être victimes de la fraude, de suivre cette voie «légale», «organisée» et «civilisée». S. A. M.

MSP

MAKRI RELATIVISE LES RÉSULTATS DE L’ALLIANCE

S. A. M. MSP MAKRI RELATIVISE LES RÉSULTATS DE L’ALLIANCE Le peuple a choisi le Mouvement

Le peuple a choisi le Mouvement de la société pour la paix (MSP) entré en alliance avec le Front du changement (FC) comme troisième force poli- tique du pays après avoir obtenu 33 sièges à la prochaine Assemblée populaire nationale (APN), loin derrière les deux premiers le FLN et le RND. Une situation qui visiblement n’a pas convaincu Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui s’attendait à ce que sa coalisation de mouvance islamique puisse réa- liser des «résultats bien meilleurs». A cet effet, il exprimera sa «non satisfaction» quant aux résultats préliminaires décrochés par sa formation politique, annoncés vendredi par le mi- nistre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui. Néanmoins, jouant apparem- ment sur les deux tableaux, M. Makri s'est dit «sa- tisfait» des acquis réalisés à la faveur de ces élections qui ont contribué à «l'enrichissement du programme électoral de l'Alliance et l'améliora- tion de sa performance politique» ainsi que de l'expérience acquise par le mouvement à la faveur de son alliance avec le Front du Changement Lors d’un point de presse animé, hier, en son siège à Alger, le président du MSP a déclaré que

les 33 sièges obtenus lors de l’opération électorale du 4 mai ne «reflète pas vraiment» la réalité du terrain. Dans ce contexte, Abderrezak Makri nous apprendra que son alliance déposera «plusieurs re- cours au niveau du Conseil constitutionnel pour récupérer quelques sièges». En indiquant que dans certaines régions du pays, les représentants de sa formation ont constaté un bon nombre de dépas- sements à travers l’amplification du nombre de voix en faveur de certaines formations politiques, citant à cet égard l'enregistrement — selon le res- ponsable — un déséquilibre dans les chiffres in- diqués à travers les procès-verbaux du dépouillement du vote. Et d’ajouter «c’est inadmissible nous avons constaté dans certains endroits une nouvelle fois une fraude dans les élections du 4 mai», tout en insistant que son parti «dispose des preuves tan- gibles, des images, des vidéos et des documents». Il déclarera également que dans d’autres régions reculées du pays, des cas de fraudes ont été constatés. Néanmoins selon lui, du fait que les contrôleurs ont été priés de sortir des bureaux de vote «nous ne pouvons pas prouver le détourne- ment des voix». Il regrettera cependant le prolon- gement de l’opération électorale d’une heure. En effet, selon lui, l’objectif de cette prolongation, était de «permettre aux fraudeurs d’accomplir leur mission en bourrant les urnes et de changer les procès-verbaux des résultats». Sur un autre sujet,

à savoir l’avenir politique de la coalition, le pre- mier responsable du MSP soulignera que cette nouvelle expérience politique est «très fruc- tueuse», ce qui poussera les deux parties formant l’alliance de rester ensemble «activant dans le cadre de l’opposition constructive». Répondant à

une question sur le devenir de l'Alliance, M. Makri

a affirmé que «l'Alliance continuera d'activer dans

le cadre de l'opposition constructive», relevant par la même occasion que «les conclusions de la réu- nion du conseil consultatif national du mouvement prévue «prochainement» détermineront la feuille de route de l'Alliance pour la prochaine étape. De son côté Abdelmadjid Menacera, président du Front du changement (FC) et tête de liste de la co- alition de la wilaya d’Alger, a exprimé sa «fierté». Mohamed Mendaci

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EL MOUDJAHID

LÉGISLATIVES

mission des oBservAteurs de LA LiGue ArABe

un Scrutin au-deSSuS de tout Soupçon

«Les élections législatives ont été un grand succès, l’opération électorale s’est déroulée dans le respect des critères d’intégrité, de transparence et d’objectivité», a affirmé M. Saïd Abou Ali, chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe.

«L es élections législatives ont été un grand succès, l’opération électorale s’est déroulée dans le respect des cri-

tères d’intégrité, de transparence et d’objectivité.» tel est le constat fait par le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe, m. saïd Abou Ali, qui s’est exprimé, hier, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport pré- liminaire de la mission des observateurs arabes, a salué les garanties fournies par l’Algérie pour la réussite du scrutin en le qualifiant de «fête de la démocratie», soulignant qu’elle reste un bon exemple pour le monde entier, et particulièrement pour les pays arabes. selon lui, «l’excellente organisation et les moyens mobilisés reflètent le bon niveau de pré- paration». «L’Algérie a donné, à travers ce scru- tin, un bon exemple au monde entier et aux pays arabes en particulier», a-t-il dit. il a, dans ce contexte, souligné que l’opération électorale s’est déroulée dans le calme et la régu- larité, tout en assurant que tous les moyens maté- riels et humains étaient réunis afin d’assurer un climat de sécurité. «nous sommes face à une grande expérience opérée à la lumière des amen- dements constitutionnels et de la mise en place d’instances de contrôle de l’opération électorale», s’est-il réjoui. Le chef de la mission des observateurs arabes

a fait savoir que la mission qui se compose de 120 observateurs déployés à travers les 3.385 bureaux de vote dans les 967 centres du pays jouissait de la pleine liberté de circulation et d’information. Avant d’ajouter qu’elle a déjà «examiné tous les documents garantis par la constitution qui sont conformes aux règles et aux normes des organi- sations internationales». «on s’est assuré de la conformité des mesures et des moyens avec les textes constitutionnels et juridiques régissant l’opération électorale et les critères internatio- naux», a-t-il indiqué. il a précisé que trois équipes d’observateurs seront déployées dans la wilaya d’Alger qui compte le plus grand nombre d’électeurs, 644 centres et 5.130 bureaux de vote. m. Abou Ali a également souligné que la mis- sion d’observation de la Ligue arabe, déployée à travers 48 wilayas, a poursuivi son travail tout au long de la journée du début du scrutin à sa fin, dans d’excellentes conditions. il a, dans ce sillage, mis en exergue le fait que tout les rapports de la mission ont été soumis instantanément au secré- taire général de la Ligue arabe, m. Ahmed Abou el-Gheit, pour qu’ils soient étudiés. L’observateur a cependant relevé des carences qui, selon lui, ne peuvent être assimilées à des dé- passements ou à des violations de la loi. «il s’agit de faits individuels sans incidence aucune sur le déroulement de l’opération électorale, à l’image de la propagande électorale via les réseaux so-

l’image de la propagande électorale via les réseaux so- ciaux», a-t-il fait savoir. concernant la date

ciaux», a-t-il fait savoir. concernant la date de pu- blication du rapport final de la mission de la Ligue arabe, m. Abou Ali a indiqué que les observations vont être examinées et reformulées sous forme de recommandations, relevant que le rapport sera prêt d’ici un mois et demi, et sera remis à l’Algé- rie par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou el-Gheit. il a, en outre, ajouté que l’observation de l’élection, conformément aux as-

pirations des candidats et des électeurs à la fois, «est une question extrêmement importante». «Les choses avancent bien», a-t-il soutenu. m. saïd Abou Ali a, dans ce sens, mis en avant la grande expérience des membres de la mission d’observa- tion qu’il conduit, ajoutant qu’ils ont déjà parti- cipé auparavant à plusieurs opérations similaires dans des pays arabes et autres. Sarah A. Benali Cherif

 

LES RÉSULTATS

 
 

Voici les résultats des élections législatives du 4 mai 2017, communiqués par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Partis et indépendants : Nombre de sièges :

- fLn : 164 sièges

- fmn : 2 sièges

- rnd : 97 sièges

- fdL : 2 sièges

- Alliance msp : 33 sièges

- pnsd : 2 sièges

- indépendants: 28 sièges

- fnA: 1 siège

- tAJ : 19 sièges

- el-fadjr el-Jadid : 1 siège

- union Adala-nahda-Bina : 15 sièges

- mouvement el-islah : 1 siège

- ffs : 14 sièges

- Alliance el-fath : 1 siège

- front el-moustakbal : 14 sièges

- fnJs : 1 siège

- mpA : 13 sièges

- fAn : 1 siège

- pt : 11 sièges

- ufds : 1 siège

- rcd : 9 sièges

- fnL : 1 siège

- Anr : 8 sièges

- prA : 1 siège

- men : 4 sièges

- uprn : 1 siège

- parti el-Karama : 3 sièges

- unpd : 1 siège

- pLJ : 2 sièges

- mntA : 1 siège

- pJ : 2 sièges

- mcL 1 siège

- AHd 54 : 2 sièges

- pep 1 siège

- rpr : 2 sièges

TOTAL : 462 SIÈGES.

 

- el-infitah : 2 sièges

future AssemBLée popuLAire nAtionALe

recourS aux allianceS ?

disons-le d’emblée : aucun des partis et can-

didats indépendants qui seront représentés à la fu- ture Assemblée populaire nationale ne pourrait se vanter d’une quelconque influence à exercer pen- dant les cinq prochaines années au sein de cette institution parlementaire. pour cause, les scores réalisés par les uns et les autres au terme de l’élection de ce jeudi, ceux-là mêmes annoncés le lendemain par le ministre de l’intérieur, ont surtout permis une levée de rideau sur ce qui sera de la couleur de la prochaine Apn.

il s’agit plutôt d’une Assemblée «mosaïque» où le

principe pluralité démocratique est certes concré- tisé à travers une représentation presque parfaite des principaux courant politiques, qu’ils soient na- tionalistes, démocrates, islamistes ou autres. il n’empêche que les choses ne vont pas en rester là, assurément. il est en effet impossible, voire exclu pour beaucoup des ces heureux élus à l’Apn de ne pas être tentés par le recours aux alliances, pour mieux se faire entendre. Le chemin devant conduire à ce type de coalitions parlementaires semble d’ores et déjà tout dégagé. en effet, le fLn, grand vain- queur des législatives de ce 4 mai, n’a obtenu que

164 sièges, selon les résultats déjà communiqués par le ministre de l’intérieur, nouredine Bedoui. en d’autres termes, la première force politique du pays est bien loin de la majorité absolue tant sou- haitée d’ailleurs par son secrétaire général, djamel ould- Abbès, qui soutient désormais que son parti est favorable à la formation des alliances. de plus, à bien s’imprégner des propos du sG du fLn à ce sujet, ces futurs alliés sont tous dési- gnés. il est question nécessairement des ces partis appartenant au courant nationaliste, mais aussi fi- dèles au président de la république et à son pro- gramme, essentiellement dans son chapitre traitant de la stabilité du pays et de la légitimité des insti- tutions. dans la composante de la prochaine Apn, elles ne sont que nombreuses, ces formations po- litiques qui font siennes ce genre d’engage- ments, défendus d’ailleurs fièrement en toutes circonstances. Le plus en vue de ces formations est sans doute le rnd qui a fait toujours de son soutien au pré- sident de la république, un principe doctrinal, et ce depuis l’accession de m. Bouteflika à la magis- trature suprême. À la faveur du score réalisé au terme du scrutin de ce jeudi (97 sièges), le rnd a

consolidé de 40% se présence à l’Apn. ce même score, additionné à celui obtenu par le fLn (164 sièges), est à même de conférer, à ces deux forma- tions, une large majorité au parlement. et dans le cas où cela ne suffit pas, il est toujours possible de rallier à cette même alliances, d’autres parti de la mouvance nationaliste, à l’exemple de tAJ (19 sièges), le mpA (13 sièges), l’Anr (8 sièges), pour ne citer que ces partis se revendiquant d’une fidélité édifiante à l’endroit du président de la ré- publique. d’autres part, les résultats des législa- tives du 4 mai renseignent aussi sur un retour manifeste de la mouvance islamiste qui, après l’échec cuisant subi en 2012, est parvenue, cette fois, à obtenir la 3 e place du classement. Ayant ob- tenu 33 sièges, l’Alliance msp pourrait toujours se regrouper avec l’union Adala - ennahda - Bina (15 sièges), dans l’objectif, bien sûr, d’offrir plus de poids à cette mouvance. quant au camps des démocrates, et eu égard à des divergences que le minent depuis plusieurs an- nées déjà, le moins que l’on puisse dire, c’est que le fait de voir les concernés se liguer à l’Apn re- lèverait d’un exploit inespéré. Karim Aoudia

AmArABenyounès Aux pArtis qui dénoncentune frAude :

« Si vouS n’êteS paS contentS retirez-vouS »

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

Le président du mouvement popu- laire algérien (mpA), Amara Benyounès, charge une nouvelle fois les formations qui se targuent d’être dans l’opposition. Lors d’une conférence de presse organi- sée hier au niveau de son siège à Alger, l’homme politique n’a pas mâché ses mots à l’endroit de certains partis poli- tiques qui ont dénoncé la fraude concer- nant les élections législatives tenues jeudi dernier, en affirmant : «Les partis poli- tiques qui parlent de fraude durant le scrutin au niveau national ne doivent pas siéger à l’Apn, normalement. il n’est pas normal pour un parti d’intégrer cette ins- titution, tout en dénonçant certaines irré- gularités commises durant le vote.» dans cette optique, l’ex-ministre du commerce s’interroge : «si le mpA adoptait la même analyse et la même po- sition politique de ces partis, la conclu- sion qu’on déduirait immédiatement est de se retirer complètement de cette As- semblée, à mon avis.» mettant à profit cette occasion, le premier responsable du mpA a mis l’accent sur les recours, en soulignant qu’ils vont déposer «18 re- cours issus de 16 wilayas au niveau du conseil constitutionnel». et de poursui- vre : «Les résultats des procès-verbaux que nous avons ne correspondent pas à ceux annoncés par le gouvernement.» Appuyant ses dires, il a cité, à titre d’exemple, qu’au niveau de la wilaya de mascara, son parti devait gagner au moins quatre sièges, «malheureusement, nous avons bénéficié seulement de deux sièges». pour ce qui concerne la capitale, Alger, Amara Benyounès n’a apparem- ment pas digéré le fait de n’y avoir ob- tenu aucun siège. «c’est une grande question que nous nous posons au niveau du mpA. d’ailleurs, c’est l’un des grands recours que nous déposons au niveau de conseil constitutionnel. nous étions en droit d’attendre un certain nombre de sièges à Alger, mais nous n’avons pas eu de siège, en attendant la réponse offi- cielle du conseil constitutionnel.». À une question relative à une éven- tuelle alliance avec la première force po- litique du pays, à savoir le fLn, m. Benyounès a entamé sa réponse, tout en se référant à un principe qu’il avait appris dans sa région natale la Kabylie, en indi- quant : «Je suis né au pied d’une mon- tagne de Kabylie, d’où j’ai appris que pour aller à une fête, il faut y être invité. on ne s’invite pas une à fête. il faut que les choses soient très claires. si le fLn veut réellement l’alliance, c’est à lui d’in-

viter et de chercher des alliés, ce n’est pas aux partis de le solliciter. pour être ma- joritaire à l’Apn, il faut 232 sièges.» concernant le taux d’abstention, il a rap- pelé que durant la campagne électorale, «j’ai toujours dit que le défis de ces élec- tions était le taux de participation». pour lui, «le taux de participation aurait été ac- ceptable s’il avait atteint 45%, mais à

38,25%

». Amara Benyounès a insisté

sur la nécessité d’interpeller ces absten- tionnistes. «il faut tout de même penser à interpeller ces abstentionnistes», a-t-il dit, avant de préciser qu’«il existe deux formes d’abstention : la première, celle qu’on appelle, dans le langage politique, l’abstention sociologique, et une autre, traditionnelle celle-là, qui concerne les grands centres urbains comme la Kaby- lie. La deuxième, c’est l’abstention poli- tique qui concerne les partis et associations qui appellent au boycott des élections. ces gens-là ne devraient pas vivre au sein d’une démocratie». M. A. Z.

dimanche 7 mai 2017

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EL MOUDJAHID

Forum d’El Moudjahid
Forum d’El Moudjahid

LE CONSTITUTIONNALISTE MOHAMED FADÈNE :

« LA LOI ÉLECTORALE A BESOIN D’ÊTRE REVUE »

Le constitutionnaliste Mohamed Fadène a plaidé, hier au Forum d’El Moudjahid, pour la révision de la loi électorale, en raison, dit-il, des carences qu’elle comporte. Des défaillances à l’origine de plus de deux millions de bulletins blancs et nuls (un chiffre record). Pour M. Fadène, les correctifs nécessaires à ce texte de loi doivent intervenir avant les élections communales prévues au mois d’octobre ou de novembre prochain. Le conférencier a expliqué que selon les délais fixés par la loi, après validation des résultats par le Conseil constitutionnel, l’installation de la nouvelle Assemblée dont les députés représentent 35 partis aura lieu le 22 mai.

L a loi électorale amendée en 2016 a be- soin d’être revue. C’est la conviction de l’expert en droit constitutionnel

Mohamed Fadène. Les défaillances d’un texte juridique sont constatées sur le terrain, c’est-à-dire avec son application. Ces propos vont dans le même sens que ceux du prési- dent de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Elections. En effet, Abde- louhab Derbal, avait, lui aussi plaidé, au Forum d’El Moudjahid, pour la révision de cette loi qui a vite montré ses limites. Cepen- dant, Mohamed Fadène ; inscrit cette révi- sion dans l’urgence, et prévoit que cette question figurera parmi les priorités de la Nouvelle Assemblée. « Il faut revoir cette loi, avant la prochaine échéance électorale pré- vue avant la fin de l’année », a-t-il expliqué. Cette nécessité est dictée, dit-il par le grand nombre de bulletins blancs. Plus de deux mil- lions de bulletins (50% des votants dans 8 wilayas dont 6 du sud du pays), un chiffre en hausse par rapport au scrutin de 2012 (un million 700.000). Ce chiffre, doit interpeller les politiques et les sociologues. Qu’est-ce qui fait que plus de deux millions d’électeurs vont au centre de vote pour glisser un bulletin blanc ou nul ? Pour M. Fadène, ceci est dû essentiellement à la loi, qui fixe une liste électorale de 40 candidats. C’est ce système proportionnel qui a besoin d’être revu rapi- dement, au profit du système préférentiel, ex- plique le conférencier. Comme, il interpelle les sociologues, et les incitent à se pencher sur la question, et chercher les raisons qui font que 62% du corps électoral s’abstient de choisir ses représentants au Parlement. Invité à faire un décryptage des premiers résultats

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

des élections législatives du 4 mai, le consti- tutionnaliste, explique que la carte politique n’a pas connu de changements. Les tradition- nels partis comme le FLN, le RND et le MSP connus pour leur ancrage ont préservé leur place, même si le FLN a enregistré un recul, et le MSP a amélioré son score. Le recul du FLN, est dû, selon le conférencier au dispat- ching des voix qui ont été glanées par le Front Moustaqbal, le MPA, TAJ et l’ANR. Mohamed Fadène ajoute que le courant na- tionaliste garde la mainmise sur l’échiquier politique algérien. Mohamed Fadène ex- plique que le plus grand perdant de ce scrutin reste le FLN. Un parti habitué à rafler la ma-

jorité absolue. Cette fois-ci, il est appelé à co- habiter avec les autres formations du même courant. Et contrairement au discours de son SG, il est en position de demandeur, estime le conférencier, car dit-il si les autres forma- tions décident de se rallier, il risque de se re- trouver dans le camp de l’opposition. Mais cela reste de simples suppositions. Le FLN est le grand perdant, car il n’est pas en me- sure de présenter un candidat pour le poste de président de l’APN, sans obtenir le soutien des autres. Les postes de vice-président, qui exigent 53 députés lui échappent cette fois- ci. Il ne pourra disposer que de 3 postes sur les 9. Les autres perdants de ce scrutin sont

le PT et le FNA. Ces deux formations ont perdu politiquement et financièrement. Poli- tiquement, le PT, est en droit de constituer un groupe parlementaire (10 députés pour pou- voir constituer un groupe parlementaire) mais ne peut pas proposer des lois (20 dépu- tés comme exigence). Et il a perdu financiè- rement, car il faut savoir que les partis vainqueurs recevront durant 5 ans, 40 mil- lions de centimes par député homme et 50 millions de centimes par député femme. En parlant de groupes parlementaires, cette as- semblée comptera pour la première fois une dizaine. Le grand gagnant de ce scrutin, reste le MSP qui a le choix d’entrer au gouverne- ment ou de choisir le camp de l’opposition. Avec les nouvelles dispositions de la Consti- tution qui lui confère un rôle important, au- jourd’hui, la question qui s’impose est qui va mener l’opposition. Une opposition qui peut convoquer le gouvernement une fois par mois. Le conférencier s’attend à ce que la place soit disputée par le MSP et le FFS. Qu’en est-il pour l’élection du président de l’APN ? L’expert en droit constitutionnel, ex- plique que le poste est ouvert à tous. Si la candidature se limite à une seule, le vote se fera à mains levées, s’il y a plusieurs candi- dats, le passage par l’urne est obligatoire. Quant au poste de Premier ministre, l’orateur dira que la nomination relève des préroga- tives du Président de la République, qui peut ou pas consulter la majorité parlementaire. Et là c’est le Game Over. Le futur chef de l’exé- cutif, peut être militant d’un parti, comme il peut être un technocrate. Seul l’avenir nous le dira.

Nora Chergui

DANS L’ATTENTE DE LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

LES PARTIS REQUÉRANTS DANS L’EXPECTATIVE

A peine les résultats des législa- tives annoncés par le ministre de l’Intérieur, les regards se braquent très vite du côté du Conseil consti- tutionnel. Les recours ne sont que nombreux et les attentes des uns et des autres quant à la décision finale de cette institution n’a d’égal que l’espoir profond de beaucoup de partis de voir leur score réalisé revu à la hausse. Il s’agit de ces forma- tions qui s’estiment lésées par l’an- nonce préliminaire des résultats et qui souhaitent ainsi, obtenir gain de cause via les recours au Conseil constitutionnel. En attendant les concernés retiennent leur souffle ! En effet, jusqu'à ce que le Conseil constitutionnel valide les résultats définitifs du scrutin du 4 mai, ceux annoncés vendredi, par le ministre de l'Intérieur et des Collec- tivités locales ne le sont qu'à titre provisoire. Suite au recours formulé par plusieurs formations politiques ayant pris part à cette élection, il est attendu que le Conseil constitution- nel tranche en retirant à certains partis et en rajoutant à d'autres des sièges dont l'assemblage donnera la mosaïque politique de la prochaine Assemblée populaire nationale, dans sa huitième législature. Il faut souligner que selon les résultats des élections législatives du 4 mai der- niers, tels qu’annoncé par le minis- tre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Front de libération natio- nale (FLN) s’est taillé la part du lion avec 164 sièges, suivi du Ras-

semblement national démocratique (RND) avec 97 sièges. Le MSP a, lui, décroché 33 sièges, suivi des in- dépendants avec 28 élus, Tajamou Amal El-Djazaïr (19), Adala-Bina (15), Front Al-Moustakbal (14), le Front des forces socialistes (14), le Mouvement populaire algérien (13), le Parti des travailleurs (11), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (9), l’ANR (8), le Parti El-Karama (3), le PLJ (2), le PJ (2), AHD-54 (2), le RNR (2), El-Infitah (2), le FMN (2), le FDL (2) et le PNSD (2). Le reste, soit 15 sièges, a été décroché par une quinzaine de formations politiques, soit un siège pour chaque parti, qui siège pour la première fois à l’APN. Selon M. Bedoui, “il s’agit de résultats provi- soires. En attendant que ceux-ci soient validés par le Conseil consti- tutionnel, conformément à la loi or- ganique, les partis, les alliances ou encore les indépendants peuvent faire leurs recours auprès du Conseil constitutionnel ».

Ce que dit la loi électorale en cas de recours

En effet, dans un communiqué publié récemment, le Conseil constitutionnel a rappelé les condi- tions et modalités de recours contestant la régularité des opéra- tions de vote, par les candidats et partis politiques participant aux lé- gislatives du 4 mai prochain, dont notamment l'obligation d'exposer

Ph. : Billal
Ph. : Billal

les motifs et de joindre les docu- ments à l'appui du recours. "Le Conseil constitutionnel, rap- pelle aux candidates, aux candidats et aux partis politiques participant à l'élection des membres de l'Assem- blée Populaire Nationale prévue le 4 mai 2017, qu'en vertu des dispo- sitions de l’article 171 de la loi or- ganique relative au régime électoral, qu’ils ont le droit de contester la régularité des opéra- tions de vote en introduisant un re- cours par simple requête déposée au greffe du Conseil constitutionnel suivant les conditions découlant des règles de forme et de fond conte- nues à l'article 171 susvisé et aux articles 49 et 50 du Règlement

fixant les règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel et dont le non-respect entraîne le rejet des re- cours en la forme ou au fond", a in- diqué le communiqué. Concernant les règles de forme, il est exigé que le requérant soit candidat ou parti politique partici- pant aux élections législatives du 4 mai dans la circonscription électo- rale concernée, souligne le même texte, expliquant que dans le cas où les requérants susvisés délèguent un représentant pour déposer le re- cours en leurs nom et place auprès du greffe du Conseil constitution- nel, il est impératif, sous peine de rejet du recours en la forme, que son dépositaire soit muni d’une dé-

légation l’habilitant à cet effet. Le recours doit être déposé par les re- quérants susvisés, ou leurs repré- sentants dûment habilités, directement auprès du greffe du Conseil constitutionnel dans les quarante-huit heures qui suivent la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel. Il est éga- lement obligatoire que la requête comporte les nom, prénom (s), pro- fession, domicile et signature du re- quérant. S'il s'agit d'un parti politique, la requête doit comporter sa dénomi- nation, l'adresse de son siège, la qualité du dépositaire du recours et le pouvoir l'habilitant. En outre, il est impératif d'établir la requête, qui doit être présentée en langue arabe, en autant de copies que de parties mises en cause. Concernant les règles de fond, "le requérant est tenu, dans sa re- quête, d'exposer les moyens et les motifs au soutien du recours et de présenter les documents joints à l'appui du recours", est-il encore noté dans le communiqué. Le Conseil constitutionnel rap- pelle, par ailleurs, qu'en cas de contestation, le candidat déclaré élu, dont l’élection est contestée, quelle que soit sa qualité, a le droit de présenter des observations écrites dans un délai de quatre jours à compter de la date de notification du recours mettant en cause son élection par le greffe du Conseil. Salima Ettouahria

Dimanche 7 Mai 2017

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EL MOUDJAHID

LE MUSÉE CENTRALDE L’ARMÉE COMMÉMORE LES MASSACRES DU 8 MAI 1945 ConférenCe de l’historien AmAr
LE MUSÉE CENTRALDE L’ARMÉE COMMÉMORE LES MASSACRES DU 8 MAI 1945
ConférenCe de l’historien AmAr BelkhodjA
UNCRIMECONTRE
L’HUMANITÉ
Le musée central de l’Armée a organisé, hier à
Alger, une conférence intitulée « Massacres du 8
mai 1945 : un crime contre l’humanité » animée
par l’historien Amar Belkhodja au cours de
laquelle il a abordé les crimes commis par
l’occupant français contre le peuple algérien
depuis 1830. Dans ce contexte, le commandant
Mokhtar Akriche, chef du service animation
culturelle et audiovisuel au musée central de
l’Armée a indiqué que la conférence a permis aux
élèves et jeunes des associations d’avoir une idée
sur « les crimes ignobles commis par l’occupant
français contre des Algériens sortis pour des
manifestations pacifiques à Sétif, Guelma et
Kherrata, en vue de célébrer, à l’instar de tous les
peuples du monde, la victoire sur le nazisme ». Ce
jour-là, le 8 mai 1945, les forces d’occupation
françaises ont réprimé violemment ces
manifestations pacifiques en utilisant l’artillerie
lourde, tuant plus de 45.000 personnes parmi les
manifestants, a-t-il ajouté.
Cette commémoration qui se poursuivra
jusqu’au 8 mai prochain, ajoute le commandant
Akriche, verra également la projection d’un
documentaire sur les massacres du 8 mai 1945,
outre l’organisation d’une exposition-photos sur
la lutte du peuple algérien contre l’occupant
français pour le recouvrement de sa souveraineté
nationale et les principales étapes historiques et
les crimes contre l’humanité commis par la
France, le 8 mai 1945, notamment à Sétif, Guelma
et Kherrata. (APS)

il y A 71 Ans à sétif

L’ÉLAN PRÉCURSEUR DE NOVEMBRE

les années passent et les séquelles du gé- nocide imposé au peuple algériens, à sétif,

Guelma, kheratta et d’autres localités du pays par la soldatesque française, en ce mardi 8 mai 1945 et tout au long de ce mois, sont plus que jamais béantes dans les mé- moires des mémoires de ceux qui ont sur- vécu à ces horribles massacres et de tous les sétifiens, qui se souviennent encore et s’ap- prêtent, une fois encore, comme depuis 71 ans, à commémorer dans la dignité, mai, l’élan précurseur de novembre. Un jour de mardi pas comme les autres, noyé dans le sang de milliers d’Algériens alors sortis pour revendiquer pacifiquement le droit à la liberté et que les milices fas- cistes, constituées de colons vichystes ap- puyées par des unités de l’armée coloniale, transformèrent alors en cauchemar.

A sétif, le poids des années n’a pas effacé

d’une seule égratignure les affres de ce que fut un jour un crime contre l’humanité per- pétré dans sa dimension abjecte contre des

populations innocentes, sorties pour dire non

à l’asservissement et revendiquer leur aspi-

ration profonde à la liberté spoliée par le co- lonialisme français et perdait alors plus de 45.000 de ses enfants, dans des circonstances odieusement préméditées par le colonialisme français, mais symbolisait déjà la détermina- tion d’un peuple plus que jamais déterminé

à se défaire du joug colonial.

il y avait foule à sétif en ce mardi 8 mai

1945, un jour de marché hebdomadaire mar- qué comme d’habitude par cette affluence venue de toutes les contrées pour les achats traditionnels mais aussi et pour en faire une règle que le temps et les circonstances ins- taurèrent, aller aux nouvelles sous les rayons d’un soleil radieux qui dardaient les toits et ravivaient l’espoir de centaines de personnes déjà massées à proximité de la mosquée Abou dher el Ghaffari.

L’intimidation

il est près de 8 heures quand cette af-

fluence qui prend au fur et à mesure des pro- portions importantes et ne passe pas inaperçue pour la police française, bouge de plus en plus dans un climat tendu le long de cette artère qui s’avère déjà bien exigüe et face à affluence, la première œuvre des or- ganisateurs qui opteront d’emblée pour une marche pacifique à caractère politique, s’at-

telleront à désarmer toutes les personnes pré- sentes même de leur canne.

« nous voulions montrer à l’occupant

une grande force sans l’utiliser encore », me

une grande force sans l’utiliser encore », me disait un jour Abdelkader yala, responsable du groupe

disait un jour Abdelkader yala, responsable du groupe scout qui précédera cette marche. Quelques instants plus tard, des respon- sables algériens déjà marqués politiquement à l’instar de hassen Belkired, président du groupe scouts «el hayet», Guenifi mah- moud, haffad hocine, Abdelkader yala, maître mostefaï, avocat au barreau de sétif, membres influent du bureau des «Amis du manifeste» et d’autres personnalités in- fluentes sont convoquées dans le cabinet du sous-préfet. A l’origine de cette interpella- tion on retrouvera le commissaire central tort, chef de la police d’etat de sétif et son adjoint le commissaire de police olivieri, dont la réputation sanglante gagnera très vite du terrain. Ce haut responsable français re- proche aux responsables algériens « d’expo- ser des enfants scouts à un danger certain » et s’interroge sur le caractère patriotique ou politique de cette marche. dans le premier cas estimait-il, lesAlgériens devaient se join- dre dans le courant de l’après-midi aux eu- ropéens qui s’apprêtaient, leur dira-t-il, à fêter la chute du régime d’hitler avant que les responsables n’évoquent ce jour de mar- ché et partant la présence de beaucoup de ci- toyens algériens qui ne seraient pas là, l’après-midi. sans pour autant oublier de ré- pliquer que « l’Algérie avait besoin de faire entendre sa voix ».

La marche de la fidélité

devant la mosquée « Abou dher el Ghaf- fari », on dénombre déjà plusieurs milliers d’Algériens, prêts à partir et marcher en ordre et il est presque 9 heures quand le cor-

tège s’ébranle après que le sous-préfet a donné « son accord » pour une marche paci- fique. la foule, précédée par un groupe de jeunes scouts et encadrée par des militants chevronnés, débouche sur l’avenue Georges Clémenceau (actuelle avenue du 1 er -novem- bre-1954 et du 8-mai-1945), brandissant l’emblème national et plusieurs banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Algérie libre », « libérez messali el hadj », « Vive la charte de san fransisco », « libérez les détenus politiques » et d’autres slogans hau- tement significatifs. main dans la main, les milliers de parti- cipants à cette marche évoluent en rangs or- donnés et chantent « hayou Chamel » et

« min djibalina ». Arrivés à hauteur de l’ancien café de france, les manifestants sont pris à partie par des policiers en civil, l’un d’eux le commis- saire olivieri offusqué à la vue à la vue du drapeau algérien se dirige vers la tête du cor- tège et ordonne à saal Bouzid de baisser l’emblème national et pour les autres les banderoles nationalistes. devant le refus de saal Bouzid qui allait devenir quelques mi- nutes plus tard le premier martyr des massa- cres du 8 mai 1945, le policier fit feu, l’atteignant mortellement. des dizaines, puis des centaines de you- yous fusent de partout déchirant le ciel aux cris de « tahia el djazair ». Cet assassinat sonna la charge d’une répression barbare, des dizaines de policiers jusque-là réfugiés dans des voitures stationnées aux alentours des bars voisins, surgir et dans une prémédi- tation sans fin, commencèrent à tirer sur la foule. très tôt s’étendit la chasse à l’Arabe,

dès lors mot d’ordre des troupes françaises dont les responsables décrètent dès le lende- main vers 13 heures, l’état de siège.

L’écho sanglant de mai

on tire sur tout ce qui bouge, la répres- sion atteint son paroxysme, les prisons et les casernes sont bandées de citoyens algériens et le général duval se déplace à Constantine avec ses troupes qui redoublent de férocité pour transformer sétif et les localités envi- ronnante en une morgue à ciel ouvert. l’hor- reur est à son comble et beaucoup de familles algériennes sont contraintes d’enter- rer leurs morts dans leurs cours pour échap- per à la haine de magri, le gardien du cimetière qui tirait par-dessus le mur sur tous ceux qui s’acheminait vers cet endroit. A sétif où les fosses communes témoi- gnent encore de cette barbarie, les milices tuent sans répit sous le commandement de deux officiers de la protection civile, de- mangeon et rossi qui abattent les frères he- bache alors que les Bellone et fantano brillent par leurs crimes odieux. les riaches ne font pas exception à « la règle » et sont brûlés vifs dans leur ferme au moment où dans leur pari barbare, les lé- gionnaires éventraient les femmes enceintes. A el ouricia, Ain Abessa, Beni Azziz, Ain el kebira, Amouchas, Babor et kheratta ou l’oued Agrioune regorge de morts, l’écho de mai ne tardera pas à résonner et baigner comme à sétif dans le sang alors que nos héros de Cassino, déchirés par une guerre sans merci aux côtés des troupes françaises, assistent pour une promesse qui ne sera ja- mais honorée à la liquidation des leurs, de leurs biens, de leurs terres dans un crime odieux resté depuis impuni. Pour relater ses faits et justifier l’ignomi- nie de ses actes et ceux perpétrés par les forces colonialistes françaises, le commis- saire tort écrira dans son rapport n° 5240 du 18 mai 1945 : « la population européenne effrayée par l’insurrection, demande que tous les coupables et les responsables de ce mouvement, soient impitoyablement passés par les armes. elle déclara qu’à ce prix seulement les français pourront vivre en Algérie, terre française. elle estime qu’à ce jour la répres- sion est nettement insuffisante pour sétif et, qu’en tous les cas, elle n’est pas à la mesure des crimes odieux qui ont été commis par les insurgés. elle réclame des armes pour assu- rer sa propre sécurité et se faire justice. » F. Zoghbi

dimanche 7 mai 2017

Eco no m ie

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50 e FOIRE INTERNATIONALE D’ALGER

LA RUSSIE À L’HONNEUR

l 34 PAYS AU RENDEZ-VOUS.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, procèdera à l’inauguration du premier musée de la FIA. Une manifestation économique phare depuis 1964.

L a 50 e Foire internationale d’Al- ger se tiendra du 8 au 13 mai à Alger, avec une participation

étrangère moins importante que l’édi- tion précédente. Un désintérêt ? «Un choix», précise le directeur général de la Safex. «L’Algérie n’est pas un comptoir commercial pour d’autrui, elle est devenue exigeante en ce sens qu’elle cherche désormais à nouer des partenariats», dit Tayeb Zitouni, lors d’une conférence de presse tenue à la Safex. L’évènement, placé sur le thème «50 ans au service de l’écono- mie algérienne», aura la Russie comme invité d’honneur, «à sa de- mande». La Biélorussie, elle, partici- pera pour la première fois. Plus de 1.000 exposants, dont 354 étrangers issus de 32 pays, et 411 na- tionaux, avec une dominance du sec- teur privé, sachant qu’elles ne seront que 79 entreprises publiques pré- sentes. Outre le partenariat qui se taille la part belle, d’autres secteurs, tels la pétrochimie, l’agroalimentaire, la mécanique et sidérurgie, l’électromé- nager… et les matériaux de construc- tion. Avec 1.085 m 2 , la Turquie représente la plus forte participation étrangère, suivie de la Chine (531m 2 ). Des chiffres qui renseignent sur l’in-

Ph . Y. C h e u r fi
Ph . Y. C h e u r fi

térêt des deux pays pour le marché al- gérien et leur volonté de développer leurs investissements avec la partie algérienne, et ce dans des secteurs économiques divers. Quant à la par- ticipation arabe, c’est la Jordanie qui arrive en tête du classement, avec une présence de 35 entreprises. En termes d’investissement, M. Zitouni promet que «désormais, on revoit la façon d’organiser la FIA et la Safex présen-

tera un nouveau look avec de nou- veaux objectifs». Le DG de la Safex annonce qu’à l’ouverture de cette manifestation, le Premier ministre inaugurera le 1 er musée de la FIA, où seront présentés les 50 ans parcourus à ce jour. De son côté, Alexi Chalitov, représentant commercial de la Rus- sie, précise que la FIA demeure le rendez-vous économique le plus im- portant enAlgérie, à travers lequel les

deux pays auront à enrichir les do- maines de coopération, axés au- jourd’hui sur les hautes technologies, les hydrocarbures et l’industrie mili- taire. En termes de chiffres, le même responsable relève le saut qu’a connu le volume des échanges commer- ciaux et économiques, passant, entre 2007 et 2017, de 700 millions à 4 milliards dollars. A l’avenir, la Russie est déterminée à accompagner l’Al- gérie dans sa démarche de diversifi- cation économique, qui place le secteur agricole comme une alterna- tive de choix. En matière de technologie, son pays apportera une plus-value et as- surera le transfert du savoir-faire. À cela s’ajoute, à se fier au même res- ponsable, la volonté de renforcer la coopération dans le domaine du tou- risme et de la culture. Par ailleurs, il convient de préciser qu’en marge de la 50 e FIA, une série de conférences sera tenue et divers thèmes débattus. Il est, entre autres, question de la pro- motion des exportations hors hydro- carbures, le rôle des foires et Salons dans l’économie nationale et des journées de rencontres entre opéra-

teurs économiques. Fouad Irnatene

L’ENTREPRISE PUBLIQUE VA S’APPUYER SUR DE NOUVEAUX MODES DE FINANCEMENT

LA BOURSE POUR LEVER LES FONDS

Les entreprises du secteur public comptent, désormais, s'appuyer, sur de nouveaux modes de financement alternatifs pour leur développement, face à une conjoncture économique difficile, a af- firmé le président de l’Union nationale des entre- preneurs publics (Unep), Lakhdar Rekhroukh, dans un entretien à l'APS. Il s'agit de tirer profit, particulièrement, de la dynamisation de la Bourse d'Alger, des nouveaux produits financiers propo- sés par les banques, des fonds d'investissement, ainsi que du partenariat public-privé, selon les ex- plications de M. Rekhroukh, également PDG du groupe public Cosider. Pour lui, la Bourse est un «bon moyen» pour lever les fonds, notamment pour les entreprises bien structurées et ayant des ambitions à long terme. Concernant le projet d'introduction de 8 en- treprises publiques en Bourse, le président de l'Unep relève la «défaillance» de la communication et le manque d'expérience des Intermédiaires en opéra- tions de Bourse (IOB) dans l'accompagnement de ces entreprises, alors que le processus de leur intro- duction a coïncidé avec le lancement de l'emprunt obligataire pour la croissance économique, «un pro- jet alléchant sans aucun risque». Mais il réfute cer- taines analyses qui remettent en cause la capacité des entreprises publiques à s'introduire en Bourse, rap- pelant que les huit entreprises en question ont fait l'objet d'un «audit minutieux» auprès de la Commis- sion d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) qui les a jugé «éligibles». «Une entreprise publique a nécessairement une comptabi- lité transparente. Elle est la transparence même. Et concernant le mode de gestion, on peut proposer des formations au profit des gestionnaires pour les aider à s’adapter et à se conformer à certaines exigences», avance-t-il. Pour rappel, le Conseil des participations de l’État (CPE) avait donné, en 2013, son aval à ces huit entreprises publiques pour l’ouverture ou l’aug- mentation de leur capital social à travers la Bourse. Il s’agit de trois cimenteries relevant du groupe GICA, dont celle d’Aïn Kbira, du Crédit populaire d’Algérie (CPA), de la compagnie d'assurance CAAR, de Cosider Carrières (filiale du groupe Co- sider), de l’entreprise Hydro-aménagement et de Mobilis. Dans le cas de la souscription de la Société des ciments d’Aïn-Kebira (SCAEK) en 2016, elle a été déclarée «infructueuse» et retirée, puisque la régle- mentation exige un minimum de 20% du montant

plus déterminant dans la croissance nationale, en terme de création de richesses et d’emplois, à tra- vers l’accroissement de son rendement et de ses potentialités ainsi que son ancrage durable dans la modernité».

Ne pas jeter la pierre aux gestionnaires du secteur public

Ne pas jeter la pierre aux gestionnaires du secteur public total de la souscription alors que

total de la souscription alors que la levée de fonds avait atteint à peine 5% des 19 milliards de dinars que cette entreprise espérait lever sur le marché fi- nancier. Concernant le partenariat public-privé (PPP), le président de l'Unep explique que la réussite de ce nouveau mode de financement des projets dé- pend de plusieurs préalables, notamment l'existence d'un ancrage juridique et de fonds d'investissement. «C'est une formule multiforme qui peut soulager le Trésor public. Mais ce qui préoccupe le plus, c'est de trouver les meilleurs moyens pour vendre nos projets. Il faut d'abord trouver l'investisseur, le rassurer au maxi- mum par une législation convenable et des avantages

fiscaux, bien négocier les contrats et maîtriser la par- tie technique et juridique», note-t-il. Selon lui, «les investisseurs qui viennent en Algérie sont principa- lement séduits par les fortes potentialités de notre marché. Pour le PPP, on va les capter de la même manière». Par ailleurs, le premier responsable de l’Unep indique que la question liée à l’organisation du secteur public marchand a fait l’objet de nom- breux débats au sein de cette organisation. Il en res- sort que «toute organisation, quelle que soit sa finalité, est appelée à évoluer et à se développer pour s’adapter aux impératifs et exigences liés à son en- vironnement», préconise-t-il. Pour lui, «les pro- fondes réformes, notamment économiques, mises en œuvre par les plus hautes autorités du pays impactent l’organisation et le fonctionnement de l’entreprise publique économique. Ce qui, logiquement, appelle

à une mise à niveau organisationnelle qui doit viser

à lever les contraintes qui pèsent sur l’environnement

de l’entreprise, à l’effet de l’amener à jouer un rôle

Interrogé sur le bilan des différents plans de re- structuration et des mesures d'aides destinés au secteur public et engagés lors des années précé- dentes, le président de l'Unep estime que la per- formance des entreprises publiques dépend de plusieurs facteurs, notamment son statut de pro- priété de l'État, «souvent utilisé pour mener sa po- litique économique et sociale». «Ce qui est déplorable, c'est que certains jettent

la pierre systématiquement aux gestionnaires. Si les

choses sont clairement définies, les problèmes de gestion ou d'organisation peuvent être réglés de ma- nière efficiente sans remettre en cause l'existence du secteur public», ajoute-t-il. Il estime, dans ce cadre, que l'entreprise publique

reste, malgré toutes les critiques qu’elle subit, «très utile» pour le pays, affirmant qu’à chaque fois qu'il

y a un problème particulier à régler ou un projet ur-

gent, «c'est elle qui relève ces défis». «Certains nous voient comme un obstacle face à l'émergence du secteur privé, mais est-on en train de jeter des fleurs aux entreprises publiques ? Non, je ne le pense pas. Nous participons aux appels d'offres au même titre que les entreprises privées», fait-il valoir. Concernant les conditions permettant le développe- ment du secteur économique national, M. Rekhroukh réitère les revendications de l'Unep formulées lors

de la dernière tripartite àAnnaba, appelant à prioriser

la production nationale, à appliquer effectivement la

loi qui consacre une part de préférence nationale de 25% aux entreprises algériennes, à alléger la fiscalité de l'entreprise, ce qui va aider à capter le capital in- formel et augmenter, par conséquent, l'assiette fis- cale, et à limiter davantage les importations pour encourager le développement d'un tissu industriel local à terme. De surcroît, le président de l'Unep dit refuser de faire la «distinction» entre les secteurs public et privé, estimant que «tout le monde doit œuvrer en commun pour surmonter cette conjoncture difficile».

OUARGLA

Plus de 3.000 jeunes promoteurs formés

Plus de 3.000 jeunes promo- teurs à Ouargla ont bénéficié, durant ces quatre dernières an- nées, du programme «GERME» (Gérez Mieux Votre Entreprise), a-t-on appris auprès de la Cham- bre locale d’artisanat et des mé- tiers (CAM). Il s’agit de porteurs de projets, ainsi que d’entrepreneurs et gérants d’en- treprises en activité, dont des producteurs et fournisseurs de services qui ont été formés, lors de 656 sessions de formation or- ganisées, à Ouargla de 2013 à 2017, dans le cadre du pro- gramme (GERME) mis au point par le Bureau international du travail (BIT), précise-t-on. Ce programme qui s’articule autour de 4 thèmes principaux, à savoir «Trouvez votre idée d’entre- prise» (TRIE), «Créez votre en- treprise» (CREE), «Gérez bien votre entreprise» (GERME) et «Agrandissez votre entreprise» (AVE), vise à mettre en place une meilleure connaissance sur les modes modernes de manage- ment des micros et petites et moyennes entreprises (PME), en permettant aux promoteurs de lancer leurs projets, en plus d’augmenter la rentabilité et la productivité de leurs entreprises existantes, a-t-on souligné. En- cadrée par des formateurs quali- fiés, la session de formation, englobant plusieurs modules, dont le marketing, la comptabi- lité, l’approvisionnement, la gestion des stocks, le calcul des couts, la planification finan- cière, le personnel et la produc- tivité et l’entreprise et la famille, s’étale, dans son ensemble, sur une durée de 10 jours, a-t-on fait savoir. La wilaya d’Ouargla dis- pose, actuellement, de divers établissements, notamment une pépinière d’entreprises et un centre de facilitation qui s’im- pliquent dans la promotion de la PME, considérée comme un moyen de diversification et d’in- tégration de l’économie et de valorisation du potentiel de pro- duction nationale, a-t-on signalé à la CAM.

de pro- duction nationale, a-t-on signalé à la CAM. 234 TONNES DE POMME DE TERRE Des

234 TONNES DE POMME DE TERRE

Des saisies de 234 tonnes de pomme de terre stockée destinée à la consommation et de 15 tonnes de farine ont été effectuées, à Boumerdès en avril écoulé, au titre de la lutte contre la spéculation des produits de large consommation, a-t-on appris, hier, auprès de la directrice du commerce de la wilaya. Selon M me Samia Ababssa, ce volume de pomme de terre a été saisi, à l’issue d’opérations de contrôle ayant touché 42 chambres froides.

Dimanche 7 Mai 2017

Mo nd e

EL MOUDJAHID

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47,58 MILLIONS D’ÉLECTEURS FRANÇAIS AUX URNES

MACRON PRÉSIDENT ?

Un total de 47,58 millions d'électeurs inscrits sur les listes électorales, dont un peu plus d'un million de Français installés à l'étranger, sont appelés à élire aujourd’hui le successeur de François Hollande. Deux candidats sont en lice pour ce second tour.

L centriste Emmanuel Ma-

cron et la candidate d'ex- trême droite Marine Le Pen.

Et si d’aucuns avaient craint un scénario à l’américaine, avec l’élection de Donald Trump, les derniers sondages de ce entre- deux tours ont balayés les craintes nourries par les forces républi- caines. En effet, les résultats obte- nus auprès d’un échantillon représentatif confirment une dyna- mique certaine en faveur d’Em- manuel Macron. Une dynamique qui a connu une autre dimension après le débat télévisé de mercredi soir, à l’issue duquel sa rivale a perdu des points du fait de l’agres- sivité dont elle a fait preuve et qui a été mal perçue par les Français. C’est donc serein que le candidat d’En Marche ! se présentera au- jourd’hui devant les urnes. Et il a raison, puisqu’il est crédité de 63% des intentions de vote. Ma- rine Le Pen, elle, est créditée de 37%, selon un sondage Ipsos réa- lisé vendredi. Le candidat d’En marche ! enregistre donc une pro- gression très significative de 4 points par rapport à son score d’avant-débat. Des analystes sou- lignent que «cette dynamique en sa faveur, sans précédent dans les tout derniers jours d’une cam- pagne présidentielle, confirme l’échec de la stratégie très agres- sive adoptée par la candidate du

e

stratégie très agres- sive adoptée par la candidate du e Front national, lors du débat du

Front national, lors du débat du 3 mai». Et si Emmanuel Macron venait à confirmer, ce soir, les pro- nostics des sondeurs, cela signifie- rait surtout que les Français rejettent pour la seconde fois au second tour d'une présidentielle, après l’échec de père Jean-Marie Le Pen, en 2002, le programme de l’extrême droite. Et que loin d’élire leur président par défaut ou par raison, comme cela a été laissé croire par certains analystes ou souhaité par d’autres, ils ont fait le choix d’opter pour celui qui à leurs yeux incarne le changement et à même de bousculer les mœurs politiques en place depuis des dé- cennies. Emmanuel Macron, est- il utile de souligner, s'est lancé dans l'arène, mi-novembre, sans expérience électorale, avec un mouvement créé quelques mois

plus tôt. Ex-ministre de l'Écono- mie de François Hollande et an- cien banquier d'affaires, le benjamin des candidats a suscité d'abord les railleries, avant de contredire tous ceux qui prédi- saient l'éclatement d'une «bulle médiatique». Sa vision de l’exer- cice politique a séduit, notamment les jeunes lassés des promesses ja- mais tenues, que les deux partis dominants de la scène politique française n’ont eu de cesse de faire alternativement au fil des mandats successifs remportés, tantôt par la gauche, tantôt par la droite. Du reste, c’est une première dans l'histoire politique de l'après- guerre en France, qu’aucun des deux grands partis traditionnels, à gauche, le Parti socialiste, et à droite, les Républicains, n'est pré- sent au second tour. Une absence

qui vaut sanction de la part des

électeurs et qui augure d’une re-

composition de la cartographie

politique française. À moins d’un sursaut, lors des prochaines légis- latives, cette présidentielle consti- tuera, dans les annales politiques de la 5 e République, un tournant majeur. Et pour cause, si le résultat de l’élection présidentielle se confirme aux législatives, à savoir une débâcle des partis tradition- nels, cela sonnera le glas du bi- partisme et rendra difficile la constitution d'une majorité à l'As- semblée. Mais, pour l’heure, il est à espérer que les résultats des son- dages se confirment après le dé- pouillement des bulletins de vote, et que le président qui en sortira ne soit pas la candidate de l’ex- trême droite.

Deux visions radicalement différentes du monde

Il y a lieu aussi de souligner que les deux candidats ont une vi- sion du monde diamétralement opposée, des conceptions très dif- férentes du rôle international de la France : pourtant rare dans le do- maine de la politique étrangère, l'affrontement idéologique est total entre le «mondialiste» Em- manuel Macron, et la «souverai- niste» Marine Le Pen. N. K et agences

PORTRAIT
PORTRAIT

L’ENFANT PRODIGUEDE LAPOLITIQUE ?

Emmanuel Macron, qui est appelé, selon les sondages, à devenir, à l’issue de cette élection du 7 mai 2017, le plus jeune président que la France a connu, est, de l’avis de nombreux observateurs, «un homme au profil insaisissable», qui «joue d'une certaine ambiguïté politique pour séduire tous les électorats». Portrait du candidat du mou- vement En marche !, mouvement qu'il a lui- même créé, il y a moins d’un an. À 39 ans, il est l'homme qui séduit à droite comme à gauche. L'ancien ministre de François Hollande est l'in- vité surprise de la course à la présidentielle fran- çaise. Sa candidature était inimaginable il y a un an, incertaine il y a six mois. Il est pourtant celui dont on ne sait trop s'il est d'un camp ou de l'autre. Lui se dit «de gauche», dans son autobiographie Révolution publiée fin 2016. Mais il se reven- dique aussi «libéral». Sa posture de centriste lui confère en tout cas une position centrale dans cette course présidentielle. Son engagement sin- gulier en politique peut sans doute s'expliquer par son parcours hybride. Issu d'une famille de mé- decins du nord de la France, tiraillé entre son amour pour la philosophie, le théâtre, la musique classique et le désir de réussir, il grimpe rapide- ment les échelons en tant que banquier d'affaires avant de devenir ministre. Un passé qui révèle, pour ses contempteurs, la collusion entre fonction

révèle, pour ses contempteurs, la collusion entre fonction publique et monde des affaires. Après des études

publique et monde des affaires. Après des études à l'ENA (École nationale d’administration), il de- vient inspecteur des finances. En 2008, il est re- cruté par Rothschild et Compagnie, l'une des banques d'affaires les plus influentes en France, où il gravit rapidement les échelons. Il quitte le privé en 2012, quand François Hollande accède au pouvoir, non sans avoir refusé les avances de Nicolas Sarkozy en 2007. Il devient le principal conseiller économique du nouveau chef de l'État, puis secrétaire général adjoint de la présidence de

la République. À cette époque, pourtant, il ne se «voit pas comme un homme politique». Il est nommé au poste de ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, le 26 août 2014. Mais ce qui marque le plus le passage d'Emma- nuel Macron à Bercy sera sans doute la loi qui porte son nom. La «loi Macron» — ou «loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques» — est un vaste catalogue de ré- formes qui aura fait couler beaucoup d'encre. Ces semaines de débats donnent une visibilité inespé- rée à Emmanuel Macron, l'image d'un homme ré- formiste. Il entre à l'époque dans le «top 6» des personnalités de gauche préférées des Français (sondage IFOP-Paris Match). À l'été 2016, il quitte ses fonctions ministérielles, avant d'annon- cer sa candidature, le 16 novembre, lors d'un dé- placement à Bobigny, organisé pour l'occasion. Ces ambitions précoces incitent les observateurs à comparer son parcours à celui de Valéry Gis- card d'Estaing. À l'époque de sa candidature, en 1974, VGE incarnait lui aussi modernité, réfor- misme et farouche défense de la cause euro- péenne. Il avait été élu à l'âge de 48 ans, ce qui faisait de lui le plus jeune président de la Répu- blique française. Emmanuel Macron veut effacer ce record. Il rêve de fêter ses 40 ans, en décem- bre, sous les ors du palais de l'Elysée.

GRAND ANGLE Les100et1jours
GRAND ANGLE
Les100et1jours

deTrump

l C’est une tradition. Au cap symbolique des 100 jours, la

presse américaine a toujours eu pour habitude de dresser le bilan des nouveaux présidents. Le 45 e de la liste, Donald Trump, bouscule la coutume et fustige cet usage. «Un critère ridicule», a-t-il tweeté. Recordman de l’impopularité, le pensionnaire de la Maison-Blanche est le premier président américain à avoir suscité manifestations et polémiques en si peu de temps, il a même couronné le tout d’un chapelet de réformes avortées. Entre conflits d’intérêts et tensions internationales, le court parcours de Trump reste houleux.Après son investiture, il eut un seul jour de répit, le lendemain une vague d’un demi-million de manifestants pour défendre les droits des femmes déferle sur Washington, entraînant quatre millions d’Américains à descendre dans les rues à travers le pays contre «l’entrave aux libertés individuelles». Les États-Unis n’avaient jamais assisté à une aussi importante manifestation de toute son histoire. Durant les premiers 15 jours, Trump signe une dizaine de décrets express, dont le fameux «Muslim Ban» interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans. Le 3 février, un juge fédéral annule le décret, jugé contraire à la Constitution. S’en suit une série de revers. Le conseiller à la sécurité est poussé vers la sortie, éclaboussé par une négociation par téléphone avec l’ambassadeur de Russie à Washington, en décembre, et la réforme de l’Obamacare échoue lamentablement. Les frappes surprises en Syrie ont fini par couronner le tout. La célébration des cent jours devant la presse et les correspondants internationaux de la Maison-Blanche s’est enfin déroulée sans le président. Il a choisi donc de réunir ses partisans en Pennsylvanie, «à plus de 150 kilomètres du marigot de Washington», a-t-il lancé. Il poussa même jusqu’à qualifier le dîner de la capitale de «très barbant» et dont l’assistance ne représente qu’«un vaste groupe de comédiens d’Hollywood». En matière de politique internationale, Donald Trump a procédé également à des revirements en épingle à cheveux sur plusieurs dossiers. Celui de la Palestine est à présent sur son bureau, le monde attend un sursaut ou, du moins, le moindre changement de cap dans sa vision de ce conflit. Le passage du président palestinien, Mahmoud Abbas, à la Maison-Blanche, réveille le grand espoir que Trump n’ait pas oublié sa position contre l’expansionnisme sioniste. À ce stade, le wait and see reste de mise. Kamel Morsli

PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE : MODE D’EMPLOI

Comment le président est-il élu ? Le chef de l'État français est élu au suf- frage universel direct, au scrutin uninomi- nal majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il doit recueillir la majorité absolue des suf- frages exprimés en un ou deux tours, quel que soit le taux de participation. Le vote blanc, qui permet d'exprimer un refus de choix, n'est pas reconnu en France. Depuis une loi de 2014, ces bulletins sont décomp- tés séparément des votes nuls et annexés au procès-verbal de chaque bureau de vote, mais ils ne sont pas pris en compte dans le calcul des suffrages exprimés.

Comment se déroule le vote ? Un total de 47,58 millions d'électeurs sont inscrits sur les listes électorales, dont un peu plus d'un million de Français instal- lés à l'étranger. Les 66.546 bureaux de vote de France ouvrent de 08h (06H00 GMT) à 19h (17H00 GMT). Dans certaines grandes villes, les bureaux resteront ouverts jusqu'à 20h (18H00 GMT). Le vote com- mence dès samedi dans les Antilles fran- çaises, en Guyane (Amérique du Sud), à Saint-Pierre et Miquelon (archipel français d'Amérique du Nord) et en Polynésie fran- çaise (Pacifique Sud). C'est la première fois qu'une présidentielle se déroule sous le ré-

gime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015 revendiqués par le groupe jihadiste État is- lamique. Les attentats islamistes ont fait 239 morts en France depuis 2015. Plus de 50.000 policiers, gendarmes et militaires seront déployés pour assurer la sécurité le jour du scrutin, dont 12.000 dans l'agglo- mération parisienne. Et les résultats ? Traditionnellement, les Français ont les yeux rivés sur les écrans de télévision à 20h (18h00 GMT), pour découvrir le visage du nouveau président. La loi française interdit la publication de résultats, hormis ceux

concernant la participation, avant la clôture du vote, dimanche à 20h (18h00 GMT), pour éviter d'influencer les électeurs. La fermeture plus tardive des bureaux de vote complique la tâche des instituts de sondage qui publient des projections sur des résul- tats partiels de bureaux déjà dépouillés. Ces estimations sont actualisées réguliè- rement dans la soirée au fil de la collecte des résultats jusqu'au résultat final. L'inves- titure du nouveau président devra avoir lieu au plus tard le 14 mai, date d'expiration du mandat du président socialiste François Hollande qui ne se représentait pas.

So cié t é

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EL MOUDJAHID

2.880 DÉTENUS FORMÉS À L’ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE

UN PAS VERS LA RÉINSERTION

Occuper les personnes incarcérées, les éduquer et les former constituent les meilleures solutions pour préparer ces détenus à la sortie et au suivi post-carcéral.

C ette mission d'insertion des personnes détenues n’in- combe pas seulement au mi-

nistère de la Justice mais aussi a d’autres secteurs qui mettent en place un véritable programme a l’adresse de cette population. C’est donc dans le dans le cadre de la convention re- liant le ministère des Ressources en Eau et de l’Environnement avec le ministère de la Justice, concernant l’éducation et la vulgarisation envi- ronnementale pour la réinsertion des détenus, le Conservatoire national des Formations à l’Environnement (CNFE) ainsi que les Maisons de l’Environnement, ont lancé a partir du 4 avril dernier, les différentes ses- sions de formation et d’éducation en- vironnementale au profit de 2.880 détenus et 360 encadreurs au niveau de 36 établissements pénitentiaires à

travers 13 wilayas pilotes, Chlef, La- ghouat, Biskra, Blida, Bouira, Alger, Sidi BelAbbes,Annaba, Constantine, Bordj Bouarreridj, Tipasa, Ain Te- mouchent et Ghardaia. Il s’agit d’un programme qui vise la réinsertion so-

Il s’agit d’un programme qui vise la réinsertion so- ciale des détenus, par l’introduction de la

ciale des détenus, par l’introduction de la dimension environnementale dans leurs comportements quotidiens ainsi que la préparation à développer leurs propres projets et entreprises vertes dans l’avenir.

Qualités et disponibilité

Le CNFE depuis sa création s’est engagé dans la formation à l’Envi-

ronnement, cela s’est traduit par la formation de plus de douze mille per- sonnes dont quatre mille cadres et agents communaux dans les diffé- rents thèmes liés à l’environnement. Afin d’amener les apprenants à adop- ter de nouveaux comportements en faveur de la protection de l’environ- nement, le CNFE a mis l’accent sur certains thèmes liés directement à l’amélioration du cadre de vie du ci-

toyen et à la protection de l’environ- nement. Il s’agit notamment de for- mation tels que la gestion des déchets, la gestion des centres d’en- fouissements techniques (CET), l’aménagement et le soutien aux pro- jets, la planification stratégique et l’éducation environnementale. Le CNFE a procédé aussi à l’éla- boration de matériel pédagogique, qui fait l’objet d’une amélioration continuelle, de manière à permettre au CNFE de rester toujours présent et de jouer ainsi son rôle d’intermédia- tion pour la transmission du message environnemental. Le CNFE dispose par ailleurs d'un ensemble de forma- teurs hautement qualifiés, des moyens logistiques, une disponibilité dans tout le territoire national à tra- vers ses annexes (les Maisons de l’Environnement), des formations de qualités axés sur la pratique et ponc- tués par une attestation de formation agréée par l’état. Farida Larbi

BAC SANS STRESS

LA SÛRETÉ NATIONALE ACCOMPAGNE LES CANDIDATS

Les services de la Sûreté nationale ont élaboré un programme intitulé «Pour des examens sans stress» en vue d'accompagner les candidats au baccalauréat sur le plan psycholo- gique, a indiqué vendredi dernier, un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Les services de la Sûreté nationale ont élaboré un programme visant à accompagner les candidats au bacca- lauréat sur le plan psychologique por- tant sur des cours de sensibilisation dispensées par des cadres des services de sûreté de wilayas en coordination avec les directions de l'éducation à tra- vers le territoire national, a précisé le communiqué. Cette thérapie, faut-il le rappeler, a pour but majeur d'aider les

futurs bacheliers à surmonter les ré- percussions négatives du stress et de les aider à apprendre les nouvelles techniques de concentration face à la peur qui influe sur leur physionomie et sur leur psychique. Des psychologues relevant des centres médicaux des sûretés de wi- layas participeront à l'opération par l'organisation de séances de relaxation lors desquelles des conseils seront prodigués aux élèves pour leur per- mettre de déstresser à l'approche de l'examen. Des explications seront, par ail- leurs, fournies aux élèves sur le rôle et les missions de la police dans les cen- tres d'examen pour veiller à ce que les épreuves se déroulent dans de bonnes

conditions. Il est important que les candidats se relaxent dans la dernière ligne droite avant l’examen, et appren- nent à gérer leur stress entre et pendant les épreuves, grâce à ce genre de thé- rapies qui apprennent au futur bache- lier le sens de la maîtrise de soi, comment relever les défis et comment s'armer de volonté et pouvoir tracer son objectif. Parmi les candidats rencontrés à Alger Samia, 19 ans du lycée des frères Hamia de Kouba, qui passe son Bac sciences pour la deuxième fois es- time que «ce genre de thérapies m’a appris à me relaxer et à affronter le stress qui était à l'origine de mon échec au bac l'année dernière, mais avec une telle méthode je serais plus

sûre de moi cette année». Madina, une

autre candidate trouve que ce genre de séance est « intéressant «vu l’absence de communication avec les parents qui selon elle, nous mettent souvent

sous pression (

bonne méthode pour vider son cer- veau de toutes contraintes et faux ju- gement afin de mieux se concentrer lors de l'examen». La thérapie de groupe n'a rien avoir avec une séance psychologique, mais elle consiste plutôt en une séance d'une heure ou deux de conseil et de relaxation physique sur fond de mu- sique mais aussi une série d'exercices de détente pour évacuer tout stress et angoisse.

c'est aussi une

)

R. S.

JOURNÉE MONDIALE DE LA SAGE-FEMME

UNE PLACE AU FORCEPS

« Acteur médical incontournable dans le système de santé, la sage-femme doit retrouver sa véritable place et participer pleinement dans la préparation et l’accouchement des femmes ». C’est ce qu’a été indi- qué hier à Alger lors de la célébration de la journée mondiale de la sage-femme placée sous le thème «mé- tier de sage-femme», organisée à l’hôtel El Riadh , par l’association algérienne pour la planification familiale. Lors de son intervention au cours de cette journée scientifique, M me Soukehal Membre fondatrice de l’as- sociation et sage femme à la retraite, a longuement in- sisté, la place importante des sages-femmes dans le système de santé. « Plusieurs programmes nationaux ont été mis en place et seuls les sages-femmes peuvent les mettre en application au niveau des maternités et des structures de santé. Elles sont impliquées dans cette importante stratégie, car elles sont partie prenante de ses programmes.» Elle a indiqué par ailleurs que «le secteur a besoin de sage-femme pour la santé de la mère et du bébé dans les zones difficiles à accéder. Il faut investir dans la formation des sages-femmes et lui donner la vraie

place qu’elle doit occuper», insiste-t-elle tout en citant en exemple des pays comme la Malaisie qui ont vu la mortalité maternelle diminuer. La conférencière a évoqué «l’absence de gynéco- logues et obstétriciens dans les zones éloignées où une sage-femme bien formée peut faire le travail», tout en précisant que «les accouchements normaux représen- tent un taux de 80% et peuvent être pris en charge par les sages-femmes», explique-t-elle. Et d’ajouter : «on dit que les sages-femmes brutalisent les femmes. Il faut comprendre qu’au moment de l’accouchement, les femmes enceintes ne sont pas préparées et quand elles arrivent en salles d’accouchement elles sont pa- niquées et ne savent pas ce qui va se passer et elles n’écoutent pas les directives de la sage femme et dans ce cas là, elle est obligée d’être dure pour le bien de la patiente. Il faudrait qu’on arrive à préparer nos femmes à l’accouchement car c’est une étape très importante.» Elle a souligné en outre que 7% des besoins ne sont pas satisfait en contraception enAlgérie «il y a lieu de procéder à des enquêtes afin d’évaluer réellement ce taux qui reste une hypothèse faute d’absence d’études

réelles.» De son côté, le directeur de la population au ministère de la Santé, Amar Ouali a précisé qu’ «en 2006, les besoins non satisfaits en contraception, était de 12%, avec une prévalence de 61,4% de contracep- tion, en 2012, le taux à baissé à 7% avec une préva- lence de 57,1% de contraception.» M. Ouali a expliqué que «ces chiffres révèlent qu’il y a un effort qui se fait dans ce sens. Les femmes ont peur des effets secondaires des contraceptions et ne veulent pas prendre de risque, mais en réalité, les femmes sont mal informées c’est pour cela que les sages-femmes multiplient les actions d’information en faveur des femmes.» Selon lui, des formatrices ont été formées au ni- veau de chaque wilaya et dans le cadre de la formation continue, il a été inscrit pour cette année 2017 des for- mations en directions de toutes les sages-femmes sur les contraceptions et en matière de conseil. M. Ouali a précisé que «l’Algérie est passée de 150.000 mariages par an en 2002 à 386.000 annuellement en 2015.» Wassila Benhamed.

ACCIDENTS DE LA ROUTE

LA VITESSE EN CAUSE DANS AU MOINS UN DÉCÈS SUR TROIS

La vitesse est responsable d'au moins un décès sur trois lors des accidents de la route dans le monde, indique un rapport de l'OMS publié, vendredi dernier, en vue de la Semaine mondiale pour la Sécurité routière. Cette «tendance n'a guère changé ces dernières années», a expliqué une porte-parole de l'Or- ganisation mondiale de la santé, Laura Sminkey. Le rapport, publié dans le cadre de la 4 e Semaine mondiale des Nations unies pour la sécu- rité routière (du 8 au 14 mai), lance la campagne «Sauvez des vies : Ralentissez». Plusieurs centaines d'activités

de sensibilisation vont être me- nées, notamment autour des écoles en Afrique du Sud, au Bré- sil et en Chine, en particulier dans des pays à faibles et moyens re- venus, où les accidents de la route mortels sont plus nombreux. «La vitesse est au cœur du problème mondial des accidents de la route», a relevé la directrice gé- nérale de l'OMS, Margaret Chan, dans un communiqué. «Si les pays s'occupaient uni- quement de ce risque principal, ils engrangeraient bientôt les bé- néfices de routes plus sûres, que ce soit en termes de vies sauvées ou de recours à la marche et au vélo, avec des effets profonds et durables sur la santé», a-t-elle ajouté. L'OMS calcule qu'une réduc- tion de 5% de la vitesse moyenne pourrait entraîner une réduction de 30% du nombre d'accidents de la route mortels. En général, près d'un conduc- teur sur deux dépasse la vitesse limite autorisée, relève le rapport. Autre problème : seulement 47 pays dans le monde suivent les bonnes pratiques pour l'une des principales mesures de gestion de la vitesse, à savoir de limiter la vitesse autorisée en zone urbaine à 50 km/h ou moins et de laisser les autorités locales abaisser en- core cette limite, notamment sur les routes autour des écoles. L'OMS recommande donc de construire des structures pour ra- lentir la circulation, comme des ronds-points ou des ralentisseurs, de faire respecter les limitations de vitesse au moyen de contrôles manuels ou automatiques ou en- core d'intégrer des technologies dans les voitures neuves, telles que les dispositifs intelligents d'adaptation de la vitesse ou le freinage d'urgence autonome. Environ 1,25 million de per- sonnes meurent chaque année sur les routes dans le monde, un chif- fre relativement stable depuis

2007.

D'après l'OMS, parmi les pays ayant le mieux réussi à réduire le nombre de tués et de blessés sur les routes ces dernières décennies figurent les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède. (APS)

PROTECTION CIVILE

10 MORTS ET 25 BLESSÉS EN 48 HEURES

Dix personnes ont trouvé la morts et 25 au- tres ont été blessées dans 14 accidents de la circulation survenus lors des dernières 48 heures dans plusieurs wilayas du pays, a in- diqué hier, un communiqué des services de la Protection civile. Selon toujours la même source, une per- sonne a trouvé la mort et une autre a été grièvement blessée dans un accident de la circulation survenu samedi matin à 70 km

au sud de Ghardaïa prés de la station ther- male de Zelfana. L’accident s’est produit à 7 km de la sortie sud de Zelfana, sur la RN 49 reliant Ghardaïa à Ouargla lorsqu’un vé- hicule touristique a dérapé avant de faire plusieurs tonneaux et finir sa course en de- hors de la chaussée, le conducteur éjecté du véhicule est décédé sur place, son compa- gnon a été grièvement blessé, a précisé la même source. Le corps de la victime (31

ans), ainsi que son compagnon blessé (32 ans) souffrant de multi traumatisme ont été évacuées vers la polyclinique de Zelfana, structure médicale la plus proche du lieu de l’accident. Une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour détermi- ner les circonstances exactes de cet accident. Des soins de première urgence ont par ail- leurs été prodigués à 11 personnes incom-

modées par le monoxyde de carbone, éma- nant des appareils de chauffages dans les wi- layas de Blida et de Médéa. Durant la même période également, les secours de la Protection civile sont interve- nus pour l’extinction de deux incendies dans les wilayas de Constantine, ainsi, qu'à El Oued, où le sinistre a engendré des pertes estimées à 47 palmiers productifs.

Dimanche 7 Mai 2017

Cult ure

13

EL MOUDJAHID

N O U V E

L

L E

P A R

U T

I

O N

DICTIONNAIRE DES MOTS D’ORIGINE FRANÇAISE DANS LA DARIDJAALGÉRIENNE

LES INFLUENCES DU PASSÉ SUR LE PARLER ALGÉRIEN

Aomar Aït Amrane vient de publier, chez Dar Khettab, un passionnant dictionnaire des mots d’origine française dans la daridja algérienne. Un travail académique et sociolinguistique qui met la lumière sur une centaine de mots couramment utilisés dans le jargon algérien.

D ans une préface signée Mohand Amokrane Ait Djida, maître de conférences à l’université de

Chlef, le professeur indique que la si- tuation linguistique algérienne est des plus atypiques dans la mesure où, de par sa géographie et son histoire, le pays s’est enrichi à travers les siècles, de plu- sieurs langues rarement choisies par la population. L’auteur précise que le mé- tissage social a eu comme effet immé- diat et inévitable brassage des différentes langues en contact si bien qu’aujourd’hui, l’Algérien est considéré par les sociolinguistes comme étant un excellent multilingue, abstraction faite du niveau de maîtrise de chacun des idiomes en question. L’auteur ajoute qu’il faut avouer qu’aucune autre langue que le français n’a eu autant d’influence sur le parler des Algériens. Mohand Amokrane Ait Djida souligne que les Algériens se sont approprié le français et en ont fait une langue qui n’est comprise que par eux-mêmes et dont ils connaissent seuls le fonctionnement. « Nous savons tous que l’emprunt a tou- jours existé et que la pureté d’une langue, fut elle la plus riche, n’est qu’un mythe toutes les langues naturelles sont prêteuse et emprunteuses et aucune d’entre elles ne peut prétendre à la noblesse absolue. Aussi, une fois mis en contact, les mots et les expressions ne tardent-ils pas à voya- ger dans l’une ou l’autre direction, créant ainsi un mouvement permanent auquel même les farouches défenseurs de la langue des ancêtres ne peuvent résister », peut-on lire dans la préface du diction- naire. Le maître de conférences explique que dans le cas algérien, il a eu égard aux spécificités de la situation, en ce sens que ce qui est parlé dans la rue n’est pas ce qui est ensei- gné à l’école, le recours au français ne procède nullement d’une volonté délibérée et ne pour

procède nullement d’une volonté délibérée et ne pour suit pas non plus un objectif précis. Nous

suit pas non plus un objectif précis. Nous avons même l’impression que ces mots, dont les éty- mons sont grecs ou latins, ont toujours fait par- tie du dialecte algérien, et qu’à force de les

utiliser d’une manière qui dénote une certaine créativité, l’Algérien en a fait sa propre « colonie ». L’auteur ex- plique que les mots français sont em- ployés indéniablement dans le parler de l’algérien, qu’il soit allé a l’école ou pas, qu’il soit grand ou petit, homme ou femme, cultivé ou non. In- dépendamment du fait que cette langue soit celle de prestige et qu’elle renseigne sur une certaine origine so- ciale, il est incontestable que le locu- teur algérien, quel que soit son statut, a besoin d’agrémenter ses propos de mots puisés dans la langue de Mo- lière, en leur faisant subir, selon sa maîtrise de l’outil, toutes les altéra- tions possibles jusqu’à en modifier complètement la linguistique local que certains vocables se sont algéria- nisés sous l’effet des nombreuses transformations dont ils ne cessent de faire l’objet. Le dictionnaire est à double entrées. La première est à partir du mot fran- çais pour savoir comment se dernier a été algérianisé. Un tableau de six cases est à la portée du lecteur pour trouver la transcription phonétique, le mot en Daridja translittéré en ca- ractères latins, la transcription pho- nétique du mot en Daridja, le mot en Daridja translittéré en caractères arabes, l’équivalent du mot en arabe classique. Le dictionnaire propose aussi une entrée à partir du Darija. Un ouvrage en guise d’outil exploitable en situation de classe. En plus du mot en français standard et sa transcription phonétique, on peut y trouver l’équivalent en arabe classique ainsi que la transcription phonétique du mot français algérianisé. Kader Bentounès

e FORUM MONDIAL SUR LE DIALOGUE INTERCULTUREL

4

APPEL À UNE SOLIDARITÉ MONDIALE

Nations

unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a appelé à

« une nouvelle forme de solidarité mondiale et de citoyenneté », au

premier jour du 4

sur le dialogue interculturel qui se tient à Bakou en Azerbaïdjan. ' 'La tolérance ne suffit pas. La

est insuffi-

coexistence passive

e Forum mondial

L'Organisation

des

sante'', a déclaré la directrice gé- nérale de l'Unesco, Irina Bokova,

dans une

vendredi à l'ouverture de la confé- rence des Nations unies consacrée

Bo-

kova

conflits, l'extrémisme violent et le

nettoyage culturel

monde. L'éducation est attaquée, a-t-elle noté, ajoutant que « la di-

versité culturelle et la liberté d'ex- pression sont également menacées

».

''Nous voyons les sociétés se fermer à ceux perçus comme étant

les ‘‘Autres’’, les minorités persé- cutées.

la montée des

haines

tisme, de la discrimination raciale,

de l'intolérance'', a déclaré la di-

Bo-

kova, le recours à la force ne peut

plus arrêter les conflits, ni la mon-

''Le

Power)

pouvoir

tée

rectrice générale.

anciennes, de l'antisémi-

à travers le

des

au dialogue interculturel. M

prononcée

allocution

me

a déploré

la montée

Nous

voyons

Pour M

me

de l'extrémisme violent.

coercitif (Hard

n'est pas suffisant. Nous avons be-

soin du

pouvoir d'influence (Soft

Power)

de

l'éducation,

de

la

connaissance, de la culture, de la

sciences,

pour

nous partageons et reconnaître le destin que nous détenons en com- mun'', a-t-elle souligné. (APS)

que

communication,

des

renforcer

les valeurs

LE DISCOURS RELIGIEUX DANS LES MULTIMÉDIAS

CONTRER

L’EXTRÉMISME

L’université «Abdelhamid Ibn Badis» de Mos- taganem abritera les 13 et 14 mai le deuxième col- loque international sur le discours religieux dans les multimédias, a-t-on appris hier auprès du rec- torat de cet établissement de l’enseignement supé- rieur. Ce colloque verra la participation d’universitaires de plusieurs pays arabes et musul- mans dont l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte, la Jordanie, le Maroc et l’Algérie et d’imams. Les participants auront à aborder les différents discours religieux diffusés par les mé- dias et les réseaux sociaux, tout en focalisant sur l’internet et les espaces qui cultivent des discours de haine et d’extrémisme. Ils auront également à définir une charte d’un discours religieux assurant la stabilité et la sécurité de la société et reprodui- sant une matière qui répond aux besoins des récep- teurs, a-t-on souligné. Cinq principaux axes ont été retenus pour cette rencontre traitant du discours religieux informa- tionnel, du discours religieux électronique dans les nouveaux médias, du phénomène de la pluralité du discours religieux dans les chaînes satellitaires, du discours religieux extrémiste dans les médias clas- siques et nouveaux et du démantèlement du dis- cours religieux d’information dans le monde virtuel. Ce colloque international est initié par le ministère des Affaires religieuses et Wakfs en col- laboration avec le laboratoire des études d’infor- mation et de communication de l’université de Mostaganem. (APS)

CENTENAIRE DE LANAISSANCE DE MOULOUD MAMMERI

ADAPTATION AU CINÉMA DES ŒUVRES DE L’ÉCRIVAIN

Ra-
Ra-

chedi a suivi très fidèlement le roman, souligne-t-on. En Algérie, des œuvres textuelles adaptées à l’écran sont rares, constatent les organisateurs qui estiment, par ail-

Un colloque sur l’œuvre de l’écrivain et anthropologue Mou- loud Mammeri (1917/1989) à tra- vers ses romans adaptés au cinéma, se tiendra au théâtre régional d’Oran, a-t-on appris auprès des organisa- teurs. Placé sur le thème l’œuvre mammérienne revisitée à l’aune du 7 e art, un panel d’universitaires et de professionnels du cinéma national prendront part à cette manifestation, a-t-on indiqué. Ce colloque s’inscrit dans le cadre de la manifestation marquant le cente- naire de la naissance de l’écrivain et chercheur Mouloud Mammeri, organi- sée par le Haut Commissariat à l’Ama- zighité et placé sous le haut patronage du Président de la République. La manifestation vise, selon ses or- ganisateurs, à disséquer les rapports entre la littérature et le cinéma, une longue suite de querelles et de malen- tendus : la littérature exigeant du cinéma une scrupuleuse fidélité alors que le ci- néma se réclame libre d’adapter les œu- vres à son propre langage. Mouloud Mammeri, dont le roman l’Opium et le bâton a été adapté à l’écran par Ahmed Rachedi, affirmait qu’il n’at- tendait pas une translation fidèle, les choses ne pouvant se dire que différem- ment au cinéma estimant toutefois que

leurs, qu’il est peut-être temps de faire table rase des clichés tenaces concernant les rapports entre littérature et cinéma et d’abolir la frontière entre les arts. Au HCA, on souligne que ce colloque est une tentative pour défaire les approches trop spécialisées de la littérature ou du cinéma, en favorisant les rencontres et les métissages, en hommage à Mouloud Mammeri. Plusieurs thématiques ont été retenues pour ce colloque, entre autres «Entre littérature et cinéma, quels rap- ports ? Quelles interactions ? Quelles affini- tés électives ?», «L’adaptation cinéma- tographique : fidélité ou trahison ? Ressemblance ou différence ?», Quand peut-on parler d’adaptation réussie ?» et «l’expérience algérienne dans le do- maine de l’adaptation». Par ailleurs, au niveau de la cinéma- thèque d’Oran, il est prévu la projection de Da L’Mouloud, un documentaire consacré à l’œuvre et à la vie de l’au- teur de La colline oubliée, réalisé par Ali Mouzaoui, et L’aube des damnés d’Ahmed Rachedi. Les deux réalisateurs animeront des débats avec le public à l’issue de la projection. Il est à noter que ce colloque est organisé, avec la collaboration de la wilaya d’Oran et l’association «Numidia d’Oran». (APS)

Dimanche 7 Mai 2017

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du dimanche 10 chaâbane 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du dimanche 10 chaâbane
1438 correspondant au 7 mai 2017 :
- Dohr
12h45
- Asr
16h33
- Maghreb 19h45
- Icha.……………………………21h15
Lundi
11
Chaâbane
1438
correspondant au 8 mai 2017 :
- Fedjr
04h07
- Echourouk 05h47
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
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conDoleAnceS

Le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre des Affaires Maghrebines, de l'Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, le secrétaire général et l'ensemble des fonctionnaires, très affectés par le décès du frère de leur collègue Madame Hamidia Hafida, lui présentent ainsi qu'aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Ils prient Dieu le Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et de l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub ANEP 512028 du 07/05/2017

conDoleAnceS

Le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre des Affaires Maghrebines, de l'Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, le secrétaire général et l'ensemble des fonctionnaires, très affectés par le décès du père de leur collègue Monsieur Fouidi Rabah, lui présentent ainsi qu'aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Ils prient Dieu le Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et de l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.».

El Moudjahid/Pub ANEP 512989 du 07/05/2017

conDoleAnceS

Le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre des Affaires Maghrebines, de l'Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, le secrétaire général et l'ensemble des fonctionnaires, très affectés par le décès de la mère de leur collègue Monsieur Fassih Rabah, lui présentent ainsi qu'aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Ils prient Dieu le Tout-Puissant d'accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et de l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub ANEP 512018 du 07/05/2017

S.o.S

Une dame âgée de 73 ans, présentant une paralysie suite à un AVC, lance un appel à toute âme charitable pouvant lui fournir une chaise roulante. Veuillez contacter :

Tél. : 0552 73-38-41

El Moudjahid/Pub du 07/05/2017

El Moudjahid/Pub du 07/05/2017
El Moudjahid/Pub du 07/05/2017
   

Demandes d’emploi

 

HoMMe, spécialisé, ayant exercé les professions suivantes :

-

Sté EL PASO (Pétrole) : comptable

 

Sté Des Eaux : s/chef section ordinateur - Sté des ordinateurs (étrangère) : chef Administration commerciale et économie

-

-

Autres sociétés : chef de Sce du personnel

; contrôleur de gestion ; recouvrement de créances. Habite à Alger, j’accepte même un travail à Oran.

 

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J.H. cherche emploi dans le domaine de la plomberie ou comme chauffeur de poids-lourd,

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dans un atelier. Tél.: 0561.84.96.34

 

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J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0554.38.01.70

 

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J.F, sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique

ou privée. Tél. : 0555.50.35.52

 

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J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014 au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou

étatique. Tél. : 0550-22-78-82

 

——0o0——

J.H âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé. Tél. : 05 53 36 94 40

 

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J.H diplômé en Marketing touristique et en Communication, maîtrisant parfaitement l’outil informatique, et 03 langues (arabe, français et anglais), cherche emploi stable côté ouest algérien ou ailleurs. Tél. : 0795.63.39.10

 

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El Moudjahid/Pub du 07/05/2017

 
333@gmail.com El Moudjahid /Pub du 07/05/2017   El Moudjahid/ Pub ANEP 511980 du 07/05/2017 El

El Moudjahid/Pub

ANEP 511980 du 07/05/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 512032 du 07/05/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 511981 du 07/05/2017

Dimanche 7 Mai 2017

Sp o rt s

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EL MOUDJAHID

GOAL-BALL
GOAL-BALL

L' équipe algérienne mes- sieurs, drivée par l'entrai- neur Ould Yahia Djaafar, à

l'arrêt depuis les jeux Paralym- piques de Rio (septembre 2016), comptabilise 251.492 points. Elle devance les onze autres sélections africaines figurant au classement de l'IBSA.L'Egypte est à la 30è po- sition (116.775pts), alors que le Maroc et la Tunisie, occupent, res- pectivement, la 33 e place (74.093pts) et le 60 e rang

(12.990pts).

La Côte d'Ivoire (42 e ), le Mali (47 e ), le Rwanda (57 e ), le Ghana (59è), Maurice (61 e ), le Benin (66 e ), le Niger (70 e ) et le Kenya (76 e ) sont les autre pays africains figurant au classement internatio-

JUDO

avec 30.371pts) et la Tunisie (38 e ). Lancée en mars 2016, l'équipe algérienne avait réussi l'exploit de se qualifier aux jeux Paralym- piques de Rio (septembre), grâce à son titre africain remporté en Algé- rie, quelques mois auparavant. Néanmoins, sa participation au ren- dez-vous brésilien avait était «un dur apprentissage», puisqu'elle n'a gagné aucun match. Le classement mondial des sélections de goal-ball du mois d'avril a bien servi le Bré- sil qui a pris la première position avec 560.398 points, devançant la Chine (549.420 pts) et la Turquie (518.304pts). Quarante-deux pays ont été classés par l'IBSA dont le prochain tableau sera publié fin mai en cours.

dont le prochain tableau sera publié fin mai en cours. UNION ARABE DE FOOTBALL MOHAMED RAOURAOUA

UNION ARABE DE FOOTBALL

MOHAMED RAOURAOUA RÉÉLU AU COMITÉ EXÉCUTIF

DE FOOTBALL MOHAMED RAOURAOUA RÉÉLU AU COMITÉ EXÉCUTIF L'ancien président de la fédération algérienne de

L'ancien président de la fédération algérienne de football (FAF) Moha- med Raouraoua a été réélu vendredi au Caire (Egypte) pour un nouveau mandat au comité exécutif de l'Union arabe de football (UAFA), lors de l'Assemblée générale élective, a an- noncé l'instance arabe sur son site of- ficiel. Raouraoua, qui occupait le poste du premier vice-président de l'instance footballistique arabe lors du précédent mandat, a été élu au même titre que Hani Abou Rida (Egypte), Mouatasam Djaâfar (Soudan), Wa- diaa Al Djari (Tunisie), Hamid Al- Chibani (Yemen), Jasem Al-Chekili (Oman), Ghanem Ahmed Ghanem (Emirats arabes unis), Djibril Rad- joub (Palestine), Samer Nassar (Jor- danie), Abdelkhaled Messaoud (Irak). L'ex-président de la FAF a perdu, en mars dernier, son poste au sein du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), après son échec lors des élections déroulées à Addis-Abeba (Ethiopie). Le Pprince saoudien Terki Ben Abdelaziz été plébiscité pour un nou- veau mandat par les membres de l'as- semblée générale. Dans le soirée de vendredi, l'UAFA va procéder au ti- rage au sort de la coupe arabe des clubs champions prévue en juillet prochain en Egypte. L'Algérie sera re- présentée dans cette compétition par le NA Hussein Dey, finaliste de la dernière édition de la Coupe d'Algé- rie.

CLASSEMENT MONDIAL (AVRIL)

L’ALGÉRIE 14 e EN MESSIEURS ET 21 e CHEZ LES DAMES (IBSA)

Les sélections nationales algériennes de goal-ball (messieurs et dames) ont occupé la 14 e et la 21 e positions au classement mondial du mois d'avril, publié vendredi par l'Association internationale des sports pour mal-voyants (IBSA), et dominé par le Brésil.

sports pour mal-voyants (IBSA), et dominé par le Brésil. nal. Au total, 81 pays figurent au

nal. Au total, 81 pays figurent au classement messieurs du mois d'avril, dominé par le Brésil 1er avec 675.331 points, devant la Li- tuanie (671.081 pts) et la Turquie (439.970 pts).

En dames, la sélection algé- rienne, entrainée par Mohamed Bettahrat, est logée à la 21 e posi- tion, avec un total de 100.186 points, juste devant l'Egypte (23 e avec 69.759pts), le Maroc (29 e

CHAMPIONNATS D’AFRIQUE 2017 (CADETS)

GHALIMA RAHMA (-40 KG) EN OR

La judoka Ghalima Rahma a offert à l'Algérie sa pre- mière médaille d'or aux Championnats d'Afrique «ca- dets», après sa victoire contre l'Egyptienne Alaa Badr, en finale des moins de 40 kg, disputée, vendredi, au Caire, au moment où la Sud-africaine Christelle Goliath a complété le podium, en décrochant le bronze. Un total de 89 judokas (46 garçons et 43 filles), représentant dix nations, prennent part à cette compétition, à savoir : Al-

ATHLÉTISME
ATHLÉTISME

gérie, Tunisie, Maroc, Côte d'Ivoire, Gabon, Mozam- bique, Sénégal, Seychelles, Afrique du Sud et le pays organisateur, l'Egypte. Avec vingt judokas (10 garçons et autant de filles), l'Algérie et l'Egypte sont les nations les mieux représentées, au moment où Les Seychelles n'ont engagé qu'un seul représentant (garçon), ce qui en fait la nation la moins bien représentée dans cette com- pétition.

CHAMPIONNATS DU MONDE 2017

L’ALGÉRIEN BELFERAR RÉALISE LES MINIMA DU 800M POUR LONDRES

Le demi-fondiste algérien Mohamed Amine Belferar a réalisé vendredi à Doha (Qatar) les minima requis pour participer au 800 mètres des Championnats du monde d'Athlétisme, prévus du 5 au 13 août 2017 à Londres (Angleterre). La Fédération algérienne d'athlétisme (FAA) avait fixé ces minima à 1.45:90, alors que Belferar a réussi 1.45.44 au Meeting «Régional» de Doha, qu'il a remporté devant le Marocain Smaïl Mos- tafa (1.45:76). Yacine Hathat, le deuxième algé-

rien engagé dans ce Meeting «Régional» de Doha a raté d'un cheveux ces minima, en termi- nant sur la troisième marche du podium, en 1.46:05. Belferar et Hathat, demi-finalistes du 800 m aux jeux Olympiques de 2016 à Rio (Bré- sil), avaient préparé cet évènement à Sétif, en compagnie de la sélection nationale du demi- fond, dirigée par le membre du bureau fédéral, Saïd Ahmim. Ils ont rejoint Doha jeudi 4 mai, en compagnie de leur entraîneur Amar Bénida.

jeudi 4 mai, en compagnie de leur entraîneur Amar Bénida. JAVELOT L’ALLEMAND ROHLER DEUXIÈME MEILLEUR PERFORMEUR

JAVELOT

L’ALLEMAND ROHLER DEUXIÈME MEILLEUR PERFORMEUR DE L’HISTOIRE

ROHLER DEUXIÈME MEILLEUR PERFORMEUR DE L’HISTOIRE L'Allemand Thomas Rohler est devenu le deuxième

L'Allemand Thomas Rohler est devenu le deuxième meilleur perfor- meur de l'histoire au lancer du javelot avec un jet à

93,90 mètres, lors de la pre- mière étape de la Ligue de diamant, disputée vendredi

à Doha. Rohler, qui s'est

imposé devant son compa- triote Johannes Vetter (89,68 m) et le Tchèque Jakub Wadlejch (87,91 m),

a réussi cet exploit à son 4e essai. Le record du monde est toujours détenu par le

légendaire Tchèque, Jan Zelezny, avec 98,48 mètres.

L'attaquant international brésilien du FC Barcelone (Liga es- pagnole de football) Neymar sera jugé pour son transfert pré- sumé frauduleux, ainsi que son président, a annoncé l'Audience nationale, jeudi, dans un communiqué, esti- mant que cette opération avait été assortie d'escroque- ries. Le magistrat «renvoie devant un tribunal Neymar Da Silva Santos, ses parents, le président du FC Bar- celone Josep Maria Bartomeu et l'ex-président Alexandre Rosell», annonce ce communiqué de l'Au- dience nationale, spécialisée dans les affaires com- plexes, précisant qu'ils sont poursuivis pour «corruption dans les affaires». Neymar et ses parents ne sont pas poursuivis pour escroquerie, un chef d'accusation qui ne concerne que les dirigeants et anciens dirigeants du Barça et son club d'origine au Brésil, le Santos FC. Le Barça est aussi poursuivi en tant que personne morale, de même que Santos pour «es- croquerie». L'affaire a pour origine une plainte déposée en Espagne par le fonds d'investissement brésilien DIS, propriétaire d'une partie des droits de Neymar

DIS, propriétaire d'une partie des droits de Neymar LIGA ESPAGNOLE (MISE À JOUR) CELTA VIGO -

LIGA ESPAGNOLE (MISE À JOUR)

CELTA VIGO - REAL MADRID REPROGRAMMÉ LE 17 MAI

Le match en retard entre le Real Ma- drid et le Celta Vigo, qui devait se jouer en février dernier et reporté en raison des intempéries, a été reprogrammé le

mercredi 17 mai, à quatre jours de la 38 e et dernière journée prévue le 21 mai, a annoncé vendredi la Ligue espagnole (LaLiga). «Le match, qui aura lieu au

se jouera le mer-

stade Balaidos (

),

credi 17 mai 2017 à 21h00», a écrit LaLiga sur son site internet. Cette ren- contre comptant pour la 21 e journée de

Liga avait dû être repoussée après des intempéries qui avaient endommagé le stade Balaidos, antre du Celta Vigo. Des

morceaux de la toiture avaient été arra- chés en raison de violentes rafales de vent et la sécurité du public n'était pas assurée. En raison du bon parcours eu- ropéen du Real et du Celta, demi-fina- listes respectivement en Ligue des champions et en Europa League, au- cune date n'a pu être trouvée dans les semaines suivantes pour disputer le match. Cette rencontre en retard s'an- nonce décisive dans la course au titre alors que le Real (2 e , 81 pts) est au coude à coude avec le FC Barcelone (1er, 81 pts).

LIGUE 1
LIGUE 1

FC BARCELONE

NEYMAR JUGÉ POUR SON TRANSFERT PRÉSUMÉ FRAUDULEUX

et qui s'estimait lésé par ce transfert. Selon ce fonds, Neymar, ses proches, Santos et le Barça s'étaient arrangés en secret pour ga- rantir le transfert de l'attaquant au club catalan et avaient en réalité accordé un montant supérieur à celui officiellement annoncé. DIS avait reçu 40% des fonds versés officielle- ment à Santos pour ce transfert chiffré à 17 millions d'eu- ros, soit 6,8 millions d'euros. Mais le juge espagnol a estimé à 25 millions d'euros le montant réel du versement, et donc un manque à gagner pour DIS de l'ordre de 3,5 mil- lions d'euros. Pour garantir son remboursement en cas de condamnation, il a donc aussi décidé que les accusés devront verser au total une caution de ce montant. Le communiqué de l'Audience nationale précise que le juge n'a pas repris à son compte les calculs de DIS, largement supérieurs aux siens, et qui tiennent compte d'autres contrats. Le Barça avait officiellement chiffré le transfert du joueur en provenance de Santos à 57,1 millions d'euros au total :

40 millions pour la famille de Neymar, 17,1 pour Santos. La seule somme prise en compte par le juge est celle qui concerne Santos.

AFFAIRE BASTIA - LYON

MATCH PERDU POUR BASTIA ET TROIS AUTRES DÉLOCALISÉS À HUIS CLOS

La commission de discipline de la ligue de football de professionnelle (LFP), a donné match perdu sur tapis vert pour le SC Bastia après les in- cidents ayant émaillé sa rencontre à domicile face Lyon, comptant pour la 33 e journée déroulée en mi-avril et interrompue à l'issue de la 1 re mi-temps. Outre cette sanction, il a été également décidé d'infliger trois matches à huit clos délocalisés pour les Bastiais. Le club Bastiais reste donc à 2 points du premier non-relégable mais qui ne perdra pas d'unités au goal average. Le 16 avril dernier, avant le coup d'envoi à Bastia, une cinquantaine de supporters corses avaient pénétré sur la pelouse pour s'en prendre violem- ment à une partie de l'équipe rhodanienne et son staff, alors que les joueurs lyonnais achevaient leur échauffement. Commencé avec près d'une heure de retard, ce match avait finalement été officiellement arrêté après de nouveaux incidents survenus à l'issue de la première période.

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

LIGUE 1 (25 e JOURNÉE, SUITE ET FIN)

USMH - USMA : UN DERBY ÉQUILIBRÉ

Aujourd’hui, au stade du 5-Juillet, les supporters des deux équipes vont assister à un important derby mettant aux prises Harrachix avec Usmistes.

I l faut dire que les deux larrons ne sont pas à la même enseigne. Les Rouge et Noir occupent désormais

la 3 e place (39pts), à deux points de leur grand rival, le MCAlger (41pts). Par conséquent, les poulains du Belge Paul Put, sont décidés à tout faire pour ter- miner fort cette compétition. Ils espè- rent, au moins, «chiper» la deuxième place aux Mouloudéens. Ce qui confère à cette fin de saison un suspense épous- touflant. Il faut dire que la nette victoire des camarades de Chafaï, à Bologhine, devant le CAB, une équipe relégable du fait qu’elle perd à domicile et hors de ses bases, sur le score de 3 à 0, a eu pour effet de requinquer leur moral. C’est, peut-être, le moyen qui va pousser les

Usmistes à se donner à fond pour termi- ner en force et espérer une bonne place au clas- sement général, surtout que l’USMA a raté, peut-être, le titre et aussi la coupe d’Algérie. Il ne lui reste qu’un bon classement pour souhai- ter faire partie du podium. Il est certain que le fait qu’il s’agit d’un match derby, rien ne sera facile pour les camarades de Zemmamouche, surtout que leur adversaire du jour n’a pas en- core assuré son maintien. Les Harrachis de

n’a pas en- core assuré son maintien. Les Harrachis de Boualem Charef ne possèdent que 31pts.

Boualem Charef ne possèdent que 31pts. C'est- à-dire qu’ils ne sont pas à l’abri d’une mau- vaise surprise du fait que les équipes mal-classées sont en train de se « révolter ». Par conséquent, ils sont contraints, aujourd’hui, 17h45, de se rebiffer devant cet ensemble us- miste qui n’a pas remisé ses ambitions de bien finir dans cette compétition dominée, pour le moment, par l’ESS qui compte 47pts.

Les Harrachis ne s’étaient pas entraî- nés pendant pratiquement toute la se- maine. Ils viennent tout juste de mettre fin à leur «mouvement de grève» en rai- son du fait qu’ils n’ont pas été payés par leur président Laïb. Ce dernier a bien voulu les aider à parcevoir leur argent avant que Mana, qui se dit toujours être le président légitime de l’USMH, vient tout simplement de bloquer les comptes du club. Ce qui a rendu la situation de l’USMH encore plus compliquée. On at- tend à ce que les sages parviennent à faire surmonter au club cette mauvaise passe. Les joueurs, le moins que l’on puisse dire, sont très motivés pour obtenir un bon ré- sultat aux Jaune et Noir. Ce qui leur per- mettrait de consolider leur place au

classement général.Au stade du 20-Août, les Nahdistes partiront avec les faveurs des pro- nostics devant une équipe de la JSS capable du meilleur comme du pire. Toutefois, attention à cette formation du Sud du pays pas facile à ma- nier.

H. G.

Programme :

5-Juillet (17h45) : USLH-USMA (ENTV) Au stade du 20-Août (16h) : NAHD-JSS

MC ALGER 2 - DRB TADJENANET 1

LE MOULOUDIA AVEC PEINE

Le Mouloudia a disposé, non sans grande difficulté, du DRB Tadjenanet, au stade du 5-Juillet. Les coéquipiers de Hachoud se sont imposés par le score étriqué de 2 à 1, à l’issue d’une rencontre assez plaisante. Les deux formations n’ont pas attendu longtemps avant d’entrer dans le vif du sujet, dans cette par- tie plutôt ouverte. Évoluant dans des configurations tactiques assez proches (4-2-3-1, avec un bloc re- lativement médian), les deux teams ont montré des intentions offensives claires dès l’entame de la partie. 3’, Chibane élimine Ha- choud d’un superbe crochet en pleine surface, mais rate complè- tement son tir. Dans la foulée, Gourmi, visiblement gêné par un défenseur, ne parvient pas à re- prendre le centre de Mansouri au point de penalty. 13’, le tir lointain de Chita est superbement écarté en corner par Litime. 16’, Zerdab profite d’une mésentente entre le

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

portier et sa défense pour repren- dre le centre de Hachoud et ouvrir la marque. Juste après, Gourmi, de la tête, oblige Litime à la parade pour éviter le pire. Les poulains du duo Ighil-Ouardi se ressaisissent et se montrent plus dangereux. 22’, le tir puissant d’El-Mouedene

est repoussé par la transversale. 27’, la balle de Maroci passe tout près du cadre. 30’, Guerabis manque de peu de tromper la vigi- lance du gardien mouloudéen. 39’, la balle de Chibane est déviée in extremis par Chaouchi. Même scénario en seconde période. Les

CHAMPIONNAT ARABE DES CLUBS CHAMPIONS (TIRAGE AU SORT)

LE NA HUSSEIN-DEY DANS LE GROUPE A

Le NA Hussein-Dey, représentant algérien en championnat arabe des clubs champions des clubs de football 2017, prévu en Egypte (22 juillet - 5 août), évoluera dans le groupe (A) avec notamment Al-Ahly du Caire, selon le tirage au sort du tournoi effectué vendredi soir au Caire. Outre Al-Ahly, le Nasria évoluera également aux côtés d’Al-Wihda (Emirats arabes unis) et El-Fayçali (Jordanie). L’Union arabe de football (UAFA) a désigné trois enceintes pour abriter les matchs de cette compétition : stade du Caire, stade de la défense aé- rienne (Le Caire) et stade international d’Alexandrie (Bordj Al Arab). Les demi-finalistes auront droit chacun à 200.000 dollars, le finaliste 600.000 dollars alors que le vainqueur recevra 2.500.000 dollars. La Coupe Arabe des clubs champions (ndlr, ancienne formule) s'est arrêtée en 2013 suite au retrait de l'ancien sponsor majeur de la compétition. Le dernier vainqueur de la compétition (ancienne formule) n'est autre que l'USM Alger contre la formation koweitienne d'Al Arabi (0-0, 3-2) en 2013. Composition des quatre groupes :

GroupeA: Al-Ahly (Egypte), El-Fayçali (Jordanie), NAHussein-Dey (Algérie),Al-Wihda (Emirats arabes unis) Groupe B : Zamalek (Egypte), FUS Rabat (Maroc), El-Nasr (Arabie Saoudite), Al-Ahd (Liban) Groupe C : Al-Merreikh (Soudan), Al-Hilal (Arabie Saoudite), Naft Wassat (Irak), ES Tunis (Tunisie). Les premiers ainsi que le meilleur deuxième se qualifieront pour les demi-finales.

COUPE DE L’ÉMIR DU QATAR (QUART DE FINALE)

QUADRUPLÉ DE BOUNEDJAH

L'attaquant international algé- rien d'Al Sadd (Qatar stars League) Baghdad Bounedjah a réalisé un quadruplé historique à l'occasion du quart de finale de la coupe de l'Emir du Qatar de foot- ball contre Al Kharaitiyat (4-1) vendredi à Doha. Le buteur algé- rien a inscrit les quatre buts dont un sur penalty lors de la première période de la partie dominée de la tète et des épaules contre un ad- versaire dépassé par le cours des évènements. Les buts de la ren-

dépassé par le cours des évènements. Les buts de la ren- contre ont été marqués par

contre ont été marqués par Bou- nedjah (8', 36', 40' et 45'+4 sp)

pour Al Sadd, contre un but de Toursnov (30') pour Al Kharaitiyat

. Une grosse performance pour

l'ancien joueur de l'USM El Har- rach qui a été élu "homme du match" alors que son compatriote

Hamroun Jugurtha est crédite

aussi d'une belle prestation. Al Sadd avait remporté la semaine dernière la coupe du Prince grâce aux buts desAlgériens Bounedjah et Hamroun.

lui

deux formations se sont pratique- ment rendu coup pour coup. 51’, suite à une chevauchée solitaire sur le côté gauche, Gourmi tente le lobe du gardien, mais rate de peu le cadre. 63’, Terbah conclut les efforts des visiteurs et remet les deux teams à égalité. Il se débar- rasse de Hachoud, avant de trom- per Chaouchi au second poteau. Le Doyen reprend les choses en main, après cette égalisation, et af- fiche plus de volonté. 68’, la balle de Derrardja est bien captée par le portier. 72’, le coup franc de Ha- choud a failli faire mouche. 77’, Derrardja donne la victoire au Mouloudia. D’un tir suite à une re- mise dans la surface de Gourmi, le milieu offensif du MCA ne laisse aucune chance au gardien. Une précieuse victoire qui permet aux camarades de Karaoui de se main- tenir à la seconde place. Le DRBT voit, par contre, ses chances de maintien se réduire un peu plus. Rédha M.

T

OPS

Jean

PRIX « MARC VIVIEN FOÉ »

BOUDEBOUZ PARMI LES TROIS FINALISTES

Le meneur de jeu international algérien du Montpellier Hé- rault Sport Club, Ryad Boude- bouz, figure parmi les trois finalistes au titre «Marc Vivien Foé» récompensant chaque année le meilleur joueur afri- cain au Championnat de Ligue

1 française de football, selon la liste dévoilée vendredi soir par les organisateurs. L'ex-Socha- lien sera en concurrence avec le milieu de terrain internatio- nal camerounais du FC Lo- rient, Benjamin Moukandjo, et

l'Ivoirien de l'OGC Nice,

Michaël Seri. Ces trois noms ont été largement plébiscités par un jury fort de 66 votants, alors qu'au départ, ils étaient 13 candidats à essayer de bri- guer ce titre honorifique, sui- vant la première liste qui a été dévoilée le 10 avril 2017 par RFI et France 24.

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

TOTTI, LA RÉVÉRENCE

l Le football n’est nullement un métier durable pour un footballeur.

Il sait que c’est quelque chose d’éphémère. D’où le fait qu’il réclame beaucoup d’argent afin de ne pas finir SDF. Les footballeurs ont une idée sur

ceux qui ont fini mal, par ce qu’ils n’ont

pas accordé à la vie ce qu’elle mérite.

C’est un peu l’histoire de la « cigale et de

la fourmi » qui revient. Celui qui ne met

pas quelque chose de côté pour les «

coups durs » déchantera immanquablement. Et là, le regret ne vaudra rien. Car, la réalité alors ne peut être que cruelle. Ce qui est bien dans les championnats européens, c’est qu’on récupère les « stars » lorsqu’elles ne brillent plus, touchées par le crépuscule de la vie et surtout sa cruauté. Toutefois, c’est la marche implacable du temps qui passe et aussi du poids des ans. L’un des

meilleurs « numéro dix » de l’histoire du football italien, mais aussi du monde, Francesco Totti; vient de décider à la fin de la présente saison de mettre fin à une carrière très riche aussi bien au niveau de

son club de toujours, l’ASRoma, qu’au

sein de la Scquadra Azzura. Rien que dans cette mythique formation de la Roma, il y restera 25 ans ornés d’une

carrière très riche, mais surtout pleine de réalisation, puisqu’il gardera son « numéro dix » comme une offrande que personne ne peut lui disputer. Ce numéro

dix dans la « capitale éternelle » de

l’Italie, celle des enfants de la « louve »

qui a « couvé » Romulus et Romus. La

roublardise est restée comme une deuxième nature chez ce joueur hors normes que certains considèrent même comme le meilleur du monde. Peut-être, durant sa longue carrière de footballeur,

il na pas été chanceux ou mal conseillé lorsqu’il y a une douzaine d’année, il a voulu opter pour le Real Madrid, la meilleure équipe du monde. Il n’a pas

voulu suivre le chant du cœur. Il a voulu voir d’abord son entourage, son président à l’ASRoma. Il a finalement voulu être fidèle à son équipe de toujours. Par conséquent, il ne pourra pas connaître d’autres sensations. Peut-être qu’il a manqué, à ce niveau, et en ce moment de sa carrière de témérité, d’audace, mais aussi de courage. Apparemment, c’est un joueur qui veut vivre dans un « cocon »

qui ne soit pas différent de celui de son

enfance. Avec le Real Madrid, il aurait certainement connu une notoriété et une célébrité, peut-être, jamais vécues par un joueur dans la « planète foot ». Sa

destinée est ainsi faite et on ne peut rien y faire. Toujours est-il, il était un grand joueur aussi bien au sein de l’ASRoma que dans la sélection italienne où il obtiendra le titre de champion du monde en 2006 en Allemagne. C’est vrai que Totti n’a plus les jambes de 20 ans, même

s’il garde de beaux restes. Toujours est-il

marqué chaque fois que son entraîneur le

fait entrer sur un « rectangle vert ». De

plus, il inscrit généralement des buts

d’anthologie. C’est un joueur qui laissera certainement un grand vide dans le football italien et mondial. Son départ est désormais inéluctable, puisqu’il ne reste que quelques journées avant le baisser du rideau dans le championnat italien. Dans ce pays, on ne laisse pas les grands joueurs sur le carreau, on les réutilise, puisqu’il va rejoindre la direction de l’ASRoma. Il faut dire que c’est très différent avec nos joueurs opérant dans le championnat d’élite. Non-seulement, on

les

oublie, mais on ne leur organise même

pas

des jubilés. Heureusement que les

chaînes privées et même l’ENTV sont en

train d’utiliser d’anciens joueurs et même

des techniciens comme consultants ou

analystes des matches de championnat national d’élite. Sinon, ils auraient été perdus pour toujours pour tout le monde du fait que personne ne s’en soucie. Et ce n’est pas normal !

Hamid Gharbi

CONCERTATION PERMANENTE ALGÉRO-LIBYENNE PARVENIR À UNE SOLUTION POLITIQUE DURABLE l M. MESSAHEL EN VISITE DANS

CONCERTATION PERMANENTE ALGÉRO-LIBYENNE

PARVENIR À UNE SOLUTION POLITIQUE DURABLE

l M. MESSAHEL EN VISITE DANS LE SUD DE LA LIBYE l M. FAYEZ EL-SARRAJ MARDI À ALGER.

L e président du Conseil prési- dentiel du Gouvernement d'entente nationale de Libye,

Fayez al-Sarraj, est attendu mardi prochain à Alger, pour une visite de travail dans le cadre de la concerta- tion permanente entre l'Algérie et la Libye en vue de parvenir à une so- lution politique durable à la crise qui secoue ce pays depuis 2011, a indiqué un communiqué du minis- tère des Affaires étrangères. M. al- Sarraj s'entretiendra, à cette occasion, avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de l'évolution de la situation en Libye et des derniers développements intervenus sur ce dossier.

L’Algérie salue toute démarche en faveur du dialogue et de la ré- conciliation nationale

Le ministre des Affaires maghré- bines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a affirmé hier à Ghat (sud de la Libye) que l'Algérie salue toute démarche en faveur du dia- logue et de la réconciliation natio- nale entre les Libyens, soulignant la nécessité «d'édifier des instituions libyennes fortes à travers le dia- logue inclusif et la réconciliation nationale globale». Lors d'une rencontre avec des responsables locaux de la ville de Ghat et des représentants des nota- bles de la région de Fezzan (sud de la Libye), M. Messahel a précisé que «l'Algérie salue toute démarche en faveur du dialogue et de la récon- ciliation nationale», soulignant que la «Libye est capable de surmonter sa crise grâce à ses cadres, ses res- sources humaines et ses potentiali- tés à condition que les parties étrangères n'interfèrent pas dans ses affaires internes». Le ministre estime que la solution de la crise «doit émaner des Libyens eux- mêmes dans le cadre du dialogue in- clusif et la réconciliation nationale globale». Le ministre a souligné la néces- sité «d'impliquer toutes les forces actives en Libye dans tout accord politique à l'effet de sa concrétisa- tion effective sur le terrain», en vue «d'édifier des institutions libyennes fortes à commencer par l'Armée». «L'Algérie est pour une armée li- byenne unifiée et un gouvernement fort capable de satisfaire les reven- dications des citoyens et un parle-

de satisfaire les reven- dications des citoyens et un parle- ment qui représente tout le peuple
de satisfaire les reven- dications des citoyens et un parle- ment qui représente tout le peuple

ment qui représente tout le peuple libyen», a soutenu M. Messahel. Après avoir exprimé sa fierté de l'histoire commune entre les peuples algérien et libyen, notamment, dans la région de «Ghat» qui a vécu la bataille historique d'Issine (3 octo-

bre 1959), témoin de la fraternité et la solidarité des deux peuples, M. Messahel a affirmé que «l'Algérie ne peut rester les bras croisés face

à la conjoncture actuelle en Libye»,

précisant que «l'Algérie est pour le dialogue en tant que seule solution

à la crise et pour la réconciliation

nationale en tant que garante de l'unité du peuple libyen et l'édifica- tion d'institutions fortes à même de représenter et de protéger le ci- toyen». S'agissant des frontières, le mi- nistre a précisé que les frontières entre l'Algérie et la Libye "sont fer- mées pour des raisons sécuritaires», tout en affirmant que «la priorité pour l'Algérie consiste à sécuriser ses frontières, notamment dans la conjoncture actuelle que connait la région, mais cela ne nous empêche de réserver un traitement digne aux cas humanitaires», ajoutant dans ce sillage qu'il y avait une coordination entre les autorités algériennes et leurs homologues libyennes pour fa- ciliter le transport des malades et permettre l'accès à certains cas hu- manitaires. M. Messahel a en outre salué les efforts du Président de la République, M. Abdelaziz Boute- flika en faveur de la paix, de la sta- bilité et de la réconciliation nationale grâce à sa politique judi- cieuse. M. Messahel est arrivé à Ghat à la tête d'une importante délégation, dans le cadre des efforts soutenus de l'Algérie afin de rapprocher les vues et les positions entre les par- ties libyennes.

l La proclamation des résultats contribuera à une reconfiguration du paysage politique dont les

acteurs sont tenus impérativement de recourir à des alliances pour imposer une ligne de conduite et exécuter un programme d’action. Même la formation majoritaire issue de ces élections, à savoir le FLN, n’a d’autre alternative que de s’inscrire dans une telle logique politique et s’accommoder avec le nouvel échiquier. Des manœuvres donc en perspective pour l’adaptation de cette institution à la poursuite du

processus de développement et la dynamisation de l’investissement productif. Une des lectures à faire, réside sans doute au niveau de l’afflux massif des électeurs dans les zones rurales ou encore les coins les plus reculés du territoire pour signifier l’attachement des populations de l’Algérie

signifier l’attachement des populations de l’Algérie Soutien de l’Italie Le ministre italien des Affaires

Soutien de l’Italie

Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a ef- fectué hier une courte visite à Tri- poli, au cours de laquelle il a discuté avec des responsables libyens de la réconciliation nationale et de l'appli- cation de l'accord politique libyen conclu en décembre 2015.

Le chef de la diplomatie ita- lienne a notamment rencontré le président du Conseil présidentiel du

Gouvernement d'entente nationale de Libye (GNA), Fayez al-Sarraj et son vice-Premier ministre Ahmad Meitig. Selon le GNA, les entretiens de M. Alfano à Tripoli ont porté no- tamment sur les «efforts de réconci- liation nationale» et «l'application de l'accord politique libyen conclu en décembre 2015». De son côté, le ministère italien des Affaires étran- gères a écrit sur son compte Twitter : «M. Alfano est en Libye pour re- nouveler le soutien de l'Italie à la ré- conciliation nationale et au dialogue, comme le seul moyen de stabilisation» de la Libye. La visite du chef de la diploma- tié italienne à Tripoli intervient quelques jours après la rencontre entre M. al-Sarraj et le chef de l'Ar- mée libyenne le maréchal Khalifa Haftar (à Abou Dhabi), ayant per- mis de lancer un appel à «un dia- logue sociétal élargi pour consacrer les constantes nationales et construire un état démocratique civil» en Libye. L'Italie avait salué cette rencontre entre les deux res- ponsables libyens. Par ailleurs, «la lutte contre l'im- migration clandestine a été égale- ment au centre des discussions du ministre italien avec les responsa- bles libyens», a indiqué le GNA. (APS)

ATTAQUE TERRORISTE CONTRE UNE POSITION DE L’ARMÉE TCHADIENNE

L’ALGÉRIE CONDAMNE AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, a condamné hier, avec la plus grande fermeté l'at- taque terroriste perpé- trée vendredi contre une position de l'armée tchadienne basée à Kaïga-Kindiria, dans le bassin du lac Tchad. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'attaque terroriste perpétrée hier contre une position de l'armée tcha- dienne à Kaïga, dans la région du lac Tchad», a déclaré à l'APS, M. Benali Cherif. «Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et exprimons notre solidarité avec le peuple et le gouverne- ment tchadiens frères», a-t-il ajouté. «Nous saluons l’engagement du peuple tchadien et de ses forces armées dans la lutte contre le terro- risme, de même que nous considérons la réponse solidaire des pays de la région comme une réponse nécessaire qui a besoin d'être davantage soutenue pour infléchir les desseins destructeurs des terroristes et contenir la menace qu'ils font peser sur la quiétude des populations et la stabilité dans cette partie névralgique de notre continent africain.

font peser sur la quiétude des populations et la stabilité dans cette partie névralgique de notre

MAURITANIE

DÉCÈS DE L’ANCIEN PRÉSIDENT ELY OULD VALL

L'ancien Président mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall (2005- 2007) est décédé vendredi après-midi d'un «arrêt cardiaque», ont annoncé sa famille et une source officielle. Le colonel Vall, né en 1953 à Nouakchott, est décédé dans la région de Tiris (extrême nord de Mauritanie), où il était en vacances, après un «malaise suivi d'un arrêt cardiaque», a déclaré un membre de sa famille. Un deuil national de trois jours a été décrété dans le pays, a annoncé le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, dans un communiqué publié par l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle). Le défunt était un cousin du président Aziz, selon l'AMI. Un petit avion militaire a été dépêché vendredi par le gouvernement mauritanien pour ramener à Nouakchott le corps de M. Vall, a indiqué une source officielle. Le colonel Vall était un opposant au président Aziz. Il avait été candidat à l'élection présidentielle de 2009 (3,81%) face à M. Aziz qui avait remporté ce scrutin. (APS)

été candidat à l'élection présidentielle de 2009 (3,81%) face à M. Aziz qui avait remporté ce

MDN

REDDITION D’UN TERRORISTE À TAMANRASSET

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l'Armée nationale populaire, le terroriste dénommé B.Abderrahmane dit Abou Abed s’est rendu, aujourd'hui 6 mai 2017, aux autorités mili- taires en 6 e Région militaire à Tamanrasset, en possession d’un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d'une quantité de munitions", précise la même source. Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments de la Gendarmerie nationale ont intercepté, à Tlemcen/2 RM, trois narcotrafiquants et saisi une quantité de kif traité s’élevant à 94 kilogrammes, tandis qu’à Bordj Badji Mokhtar/6 RM, un détachement de l’Armée nationale populaire a arrêté deux contrebandiers et saisi un véhicule tout-terrain et 1.000 litres de carburants.

C OMME N TA IR E

LA VOIX DE L’ALGÉRIE PROFONDE

profonde à la sécurité et à la stabilité du pays en faisant abstraction justement de toutes les considérations partisanes ou autres. La ruralité a eu le dessus sur la citadinité au vu de la spécificité des préoccupations et attentes en prise avec la réalité du terrain et échaudée par les effets d’une conjoncture éprouvante avant de se réconcilier avec ses marques. Le message fort du monde rural a exprimé un choix, celui de la consolidation d’une paix rétablie et d’une stabilité restaurée. L’on peut épiloguer longtemps sur une participation jugée timide par les uns et les autres allant jusqu’à

discréditer ces élections mais on ne peut perdre de vue, encore moins occulter l’aspiration de cette Algérie profonde à une sérénité et à une quiétude en partant de l’adage du terroir –La paix vaut mieux que la richesse—. Un enseignement de taille est à tirer pour saisir les priorités absolues des populations rurales à l’effet d’intégrer une telle donne dans les analyses et commentaires et de l’inscrire dans toutes les approches de développement et de promotion sociale. Un enseignement et un indicateur à la fois… Le monde rural dans toute sa diversité a voté massivement pour la préservation des acquis de la réconciliation nationale que sont la paix et la stabilité. La voix de l’Algérie profonde a résonné fortement. A. Bellaha

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