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13 Chaâbane 1438 - Mercredi 10 Mai 2017 - N° 16051 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R
P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

éditorial

DANSLERESPECT

DESVALEURS

l l’algérie a présenté son rapport périodique à la 27 e session du

mécanisme d’examen par les pairs du Conseil des droits de l’homme. l’occasion a été saisie par notre chef de la diplomatie de rappeler les grandes avancées dans ce domaine depuis le fameux discours du Président de la république d’avril 2011. Ce rapport, présenté lundi dernier à Genève, sera examiné par une troïka et proposé à l’adoption le 16 mai. le Président Bouteflika avait annoncé, dès 2011, de profondes réformes couronnées par la révision de la Constitution. aujourd’hui, on peut mesurer tout le chemin parcouru pour éteindre le feu de la violence et remettre, dans un cadre légal et constitutionnel, tous les mécanismes, instruments et législations que la décennie sanglante a affectés. il est évident que les questions inhérentes aux droits de l’homme, même si elles puisent certaines de leurs références dans les valeurs

universelles, telle l’aspiration à la liberté, constituent des rapports concrets frappés du sceau de l’histoire, de la culture, des croyances et des mœurs qui différencient l’humanité dans toute sa diversité. on a tous en mémoire comment et de quelle façon les problématiques éthiques et

morales

d’une aire culturelle à une autre, et même

à l’intérieur d’un même espace

géographique quand les médias publient des photos, des caricatures ou traitent de sujets sans tenir compte de leur contexte. les droits de l’homme sont intimement liés

à la démocratie. Celle-ci doit-elle offenser,

mépriser, heurter la sensibilité de certains sous couvert de la liberté supposée universelle et applicable à tous sans tenir compte des différences ? «la presse en algérie est l’une des plus libres dans sa sphère géographique. avec 142 quotidiens,

43 hebdomadaires et 90 autres

périodiques mensuels, elle reflète à la fois

les

réalité sociologique de notre pays», a rappelé M. ramtane lamamra. «l’universalité n’a de sens que si la diversité de la famille humaine est respectée», a ajouté le ministre, en rappelant que l’algérie considère que le respect des religions révélées et à leurs représentations «ne doit pas être attentatoire, au nom de la liberté d’expression, aux croyances et aux convictions des centaines de millions de

opinions, les courants de pensée et la

sont appréhendées différemment

fidèles». En fait, il serait plus judicieux de parler d’universalismes au pluriel. Cela dit, une instance constitutionnelle, le Conseil national des droits de l’homme, a été mise en place le 9 mars dernier, pour assurer le suivi et l’évaluation des accomplissements en matière de droits de l’homme. Bien évidemment, les sociétés en transition et celles qui viennent tout juste de tourner la page de la violence sociale ont du chemin à faire sur ces questions à la fois sensibles et complexes. la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la protection de l’enfance sont érigées en priorité par les pouvoirs, a estimé M. lamamra. l’instabilité qui caractérise de nombreux pays africains a mis en exergue, par ailleurs, la place de notre pays en tant que terre d’asile pour les damnés de la terre. «l’algérie a été et restera une terre d’hospitalité. Elle mesure les défis que rencontrent les pays de son voisinage, et leur exprime, à chaque circonstance, sa solidarité multiforme lorsqu’elle ne les accompagne pas, à leur demande, dans leurs processus nationaux de réconciliation nationale», a encore soutenu le chef de la diplomatie algérienne. l’algérie, qui a défait le colonialisme et le terrorisme, tous deux étant la négation absolue des droits de l’homme, «ne peut qu’être une citadelle de la promotion des droits de l’homme». Faut-il rappeler que l’algérie est signataire des principaux traités universels et régionaux des droits de l’homme. Partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, elle a également ratifié, en septembre 2016, le Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes en afrique, ainsi que la Charte

élections et

El Moudjahid

africaine de la démocratie, des de la gouvernance.

SOMMET ARABE-ISLAMIQUE-AMÉRICAIN À RIYAD

INVITATION DU ROI SALMANE BEN ABDELAZIZ AL SAOUD AU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA

P. 24

M. SELLAL REÇOIT M. FAYEZ AL SARRAJ

AUXCÔTÉSDUPEUPLELIBYEN

ENTOUTECIRCONSTANCE

PARACHEVER UNE SOLUTION POLITIQUE CONSENSUELLE. Ph : A. Yacef
PARACHEVER UNE SOLUTION POLITIQUE CONSENSUELLE.
Ph : A. Yacef

Le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, a reçu hier le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d'entente nationale de Libye, en visite àAlger qui avait abrité, lundi, la 11 e réunion ministérielle des pays voisins de la Libye.

P. 3

réunion ministérielle des pays voisins de la Libye. P. 3 LÉGISLATIVES LECONSEILCONSTITUTIONNEL CONFORTE LES

LÉGISLATIVES

LECONSEILCONSTITUTIONNEL CONFORTE LES RÉSULTATS DÉJÀANNONCÉS

ACTER LA NOUVELLE CONFIGURATION DE L’APN

PP. 4-5

INITIATIVE 5+5 DÉFENSE

ÉRADIQUER LE CRIME TRANSFRONTALIER

l Séminaire international àAlger.

P. 24

TRANSFRONTALIER l Séminaire international àAlger. P. 24 OPEP -ACCORD D’ALGER GEL OU RECONDUCTION ? l M.

OPEP -ACCORD D’ALGER

GEL OU RECONDUCTION ?

l M. Boutarfa en Irak.

P. 9

Forum de la mémoire d’El Moudjahid
Forum de la mémoire d’El Moudjahid

CÉLÉBRATIONDELAJOURNÉEMONDIALE

DESCROIXETCROISSANTS-ROUGES

Ph : Wafa
Ph : Wafa

«UNE

HISTOIRE

D’HUMANITÉ »

P.

6

POUR INSTALLER L’ÉNERGIE SOLAIRE CHEZ SOI

CE QU’IL FAUT SAVOIR

P. 9

El Moudjahid/Pub du 10/05/2017

2

DE

Bouche

À

Oreille

EL MOUDJAHID

2 DE Bouche À Oreille EL MOUDJAHID COUVERT sur l’ensemble des régions du pays.

COUVERT

COUVERT sur l’ensemble des régions du pays. Températures (maximales- minimales) prévues aujourd’hui : Alger (26° -

sur

l’ensemble des régions du pays.

Températures (maximales- minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (26° - 16°), Annaba (28° - 15°), Béchar (37° - 22°), Biskra (38° - 28°), Constantine (32° - 14°), Djelfa (33° - 18°), Ghardaïa (39° - 28°), Oran (27° - 17°), Sétif (31° - 16°), Tamanrasset (36° - 23°), Tlemcen (27° - 13°).

Temps

généralement

couvert

 

ACTIVITÉS DES MINISTRES

 
     

DIMANCHE 14 MAI À 10H À BOUMERDÈS

DIMANCHE 14 MAI À 10H À BOUMERDÈS LUNDI 15 MAI À 8H45 AU CIC

LUNDI 15 MAI À 8H45 AU CIC

« La presse algérienne pluraliste, histoire d’une naissance »

Forum pharmaceutique international

Dans le cadre de la sérié de conférences intitulée :

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Abdelmalek Boudiaf, procèdera à l’ouverture de la 18 e édition du Forum pharmaceutique international, lundi 15 mai à 8h45, au Centre international des conférences Abdellatif- Rahal – Club-des-Pins.

international, lundi 15 mai à 8h45, au Centre international des conférences Abdellatif- Rahal – Club-des-Pins.

«Connaître les médias, le citoyen a droit à une information fiable», le ministère de la Communication organise, en partenariat avec la wilaya de Boumerdès, une conférence, dimanche 14 mai à 10 h, à la salle des conférences de l’Assemblée populaire de wilaya. La conférence, qui sera rehaussée par la présence du

ministre de la Communication, M. Hamid Grine, sera animée par M. Hassan Bachir Cherif, directeur de publication du quotidien La Tribune, sur le thème «La presse algérienne pluraliste, histoire d’une naissance : de la traversée du chaos au devenir éthique». Cette conférence mensuelle est la 18e depuis le lancement de cette thématique en décembre 2015.

depuis le lancement de cette thématique en décembre 2015. CE MATIN À 8H À KOLÉA Examens

CE MATIN À 8H À KOLÉA

Examens de niveau au profit des prisonniers

Le lancement des examens de niveau de l’année scolaire 2016/2017 au profit des prisonniers aura lieu à l’Établissement de rééducation et de réadaptation de Koléa, ce matin à 8h.

SAMEDI 13 MAI À 9H À BELOUIZDAD Journée mondiale de l’asthme Dans le cadre de
SAMEDI
13 MAI À 9H
À BELOUIZDAD
Journée
mondiale
de l’asthme
Dans le cadre de la célébration de la Journée
mondiale
de
l’asthme,
et
de
la
tenue
d’une
assemblée
générale
ordinaire,
l’Association
algérienne
de
solidarité
aux
malades
respiratoires organise une cérémonie, samedi
13 mai à partir de 9h, au centre culturel
11-Décembre de la commune de
Mohamed-Belouizdad.

CE MATIN À 9H À LAGHOUAT

Le sport adapté aux métiers de la Protection civile

La 6 e édition du challenge national de sport adapté aux métiers de l’agent de la Protection civile aura lieu, ce matin à partir de 9h à la direction de la Protection civile de la wilaya.

MARDI 16 MAI À 9H

« La gestion du stress »

Dans le cadre de la sensibilisation à la gestion du stress et à la vie en groupe au profit du personnel de la Protection civile, la DPC d’Alger organise deux jours de sensibilisation, mardi 16 mai, au siège de la direction de la Protection civile de la wilaya.

Publicité

direction de la Protection civile de la wilaya. Publicité ACTIVITÉS CULTURELLES JUSQU’AU 25 MAI À LA

ACTIVITÉS CULTURELLES

JUSQU’AU 25 MAI À LA GALERIE D’ARTS ASSELAH-HOCINE

Exposition de peinture de Mohamed Zaghloul Badri

L’Établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise le vernissage de l’exposition de l’artiste-peintre Mohamed Zaghloul Badri, du 9 au 25 mai, à la galerie d’arts Asselah- Hocine.

CE MATIN À 9H

Journée d’étude sur le cinéma

Le Conseil de la nation tiendra, ce matin à 9h, une journée d’étude sur le cinéma algérien, sur le thème «Révolution algérienne en image et en lumière».

CE MATIN À 11H À LA VILLA ABDELLATIF

AARC : exposition photographique

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, et l’Institut français d’Algérie organisent une exposition photographique «Ikbal/Arrivées : pour une nouvelle photographie algérienne», ce matin à 11h, à la villa Abdellatif.

algérienne», ce matin à 11h, à la villa Abdellatif. AUJOURD’HUI À 19H À L’OPÉRA D’ALGER Soirée

AUJOURD’HUI À 19H À L’OPÉRA D’ALGER

Soirée andalouse

L’opéra d’Alger Boualem-Bessaïeh organise une soirée andalouse, intitulée Damai Djara, interprétée par l’Orchestre régional de Constantine, dirigé par le maestro Samir Bouredera et animée par le musicologue Abdelmalek Marouani.

DEMAIN À 14H30 À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE

Vente-dédicace d’Aïcha Bouabaci

La librairie du Tiers-Monde reçoit Aïcha Bouabaci, pour la signature de son ouvrage, le Désordre humain conté à mon petit-fils, demain à partir de 14h30.

humain conté à mon petit-fils , demain à partir de 14h30. SAMEDI 13 MAI À 14H30
humain conté à mon petit-fils , demain à partir de 14h30. SAMEDI 13 MAI À 14H30

SAMEDI 13 MAI À 14H30

Amin Zaoui signe son ouvrage

La librairie du Tiers-Monde reçoit l’auteur Amin Zaoui, pour la signature de son ouvrage, Éternel Mammeri, samedi 13 mai, à partir de 14h30.

SAMEDI 13 MAI À 14H30 À LA LIBRAIRIE EL-IDJTIHAD

Rencontre avec Mustapha Abdelkrim Toumi

La librairie El-Idjtihad (ex-Dominique) abritera une rencontre et dédicace avec Mustapha Abdelkrim Toumi, autour de son Roman, Ruptures, samedi 13 mai à 14h30.

LES 13 ET 18 MAI À ORAN ET MASCARA

Ahmed Bedjaoui signe ses ouvrages

Ahmed Bedjaoui signera ses ouvrages, Littérature et cinéma arabe et la Guerre d’Algérie dans le cinéma mondial, parus aux éditions Chihab, samedi 13 mai à 17h30 à la librairie El-Iza wa El-Karama, 92, rue Sam- Bouafia-El-Makkari, Oran, et jeudi 18 mai à 16h30, au cinéma Essaâda, Mascara.

El-Iza wa El-Karama, 92, rue Sam- Bouafia-El-Makkari, Oran, et jeudi 18 mai à 16h30, au cinéma

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é v é ne m e nt

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EL MOUDJAHID

M. SELLALREÇOIT M. FAYEZALSARRAJ

AUX CÔTÉS DU PEUPLE LIBYEN

EN TOUTE CIRCONSTANCE

Au lendemain de la tenue à Alger de la 11 e réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, laissée ouverte pour suivre les redéveloppements en Libye, le président du Conseil présidentiel de Libye, Fayez Al Sarraj, est arrivé à Alger pour une visite de travail.

S’ exprimant sur sa visite, il a in- diqué dans une déclaration faite à l'aéroport international

d'Alger Houari Boumediene, qu'il était

à Alger, pour examiner «plusieurs

questions importantes» lors de ses ren- contres avec les responsables algé- riens. Le responsable libyen ajoutera

toujours à propos de sa visite qu'»elle s'inscrit dans le cadre des rencontres continues entre l'Algérie et la Libye»,

se félicitant par la même des efforts de

l'Algérie visant à trouver des solutions efficientes à la crise en Libye». Un effort que l’Algérie entend poursuivre. Preuve en est M. Abdel- malek Sellal qui a reçu à Faiz Al Ser- radj quelques heures après son arrivée,

a mis à profit l’opportunité de cette

rencontre «pour réaffirmer à son hôte

la disponibilité de l’Algérie à demeu-

rer aux côtés du peuple libyen frère et ce, en toute circonstance». L’entretien s’est déroulé en présence de M. Abdel- kader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, africaines et de la Ligue arabe qui a présidé lundi la 11 e réunion ministérielle des pays voisins de la Libye. La même source a précisé, par

ailleurs, que la rencontre entre les deux responsables, s’inscrit dans le cadre de

la «poursuite des efforts de l’Algérie»

pour le parachèvement de la solution politique consensuelle, mise en œuvre par les parties engagées, «a été l’occa- sion de procéder à une évaluation du processus en cours ainsi qu’à un exa- men des voies et moyens susceptibles

de contribuer à un retour à la paix et à

la sécurité dans un cadre inclusif et ce,

conformément à la légalité internatio- nale». Une voie que les pays voisins de la Libye réunis à Alger ont expressément préconisée. Ainsi à l’issue de leurs tra- vaux de leur réunion, ils ont souligné qu’une issue salutaire et durable à la crise qui affecte ce pays ne peut être trouvée qu’à travers la solution poli- tique que les Libyens ont souveraine- ment choisie en signant l’accord politique du 17 décembre 2015, qui a reçu le soutien de la communauté in- ternationale à travers les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité dont la résolution 2259 du 23 décembre

Ph . A. Ya c e f
Ph . A. Ya c e f

2015 sur la situation en Libye. Les par- ticipants se sont également félicités

des efforts fournis par l’Algérie ainsi

que des démarches engagées par l’Al- gérie entre autres pour contribuer au règlement de la crise. Ainsi le prési- dent du Conseil présidentiel de Libye, a du reste mis en avant «les relations étroites qui lient la Libye et l'Algérie», en témoigne dira-t-il «le succès de la

visite du ministre algérien,Abdelkader Messahel en Libye». «Cette démarche (visite de M. Messahel) a été favora- blement accueillie et saluée, car elle reflète les relations étroites entre les frères arabes», a indiqué M. Al Ser- radj. Il est à rappeler que le ministre libyen des Affaires étrangères, Mo- hammed Tahar Siyala avait tenu lundi dernier, à lever toute équivoque sur ce

sujet en affirmant que les tournées de M. Messahel en Libye «ont été pleine- ment coordonnées», appelant «à ne pas accorder de crédit à certaines déclara- tions irresponsables à ce sujet», d'au- tant ajoutera-t-il que «la coordination des visites en Libye relève des seules prérogatives du Gouvernement». Nadia K.

RECUEILLEMENT À LA MÉMOIRE DES MARTYRS Le président du Conseil présidentiel du Gou- vernement d'entente

RECUEILLEMENT À LA MÉMOIRE DES MARTYRS

Le président du Conseil présidentiel du Gou- vernement d'entente nationale de Libye, Fayez Al Sarraj s'est recueilli au sanctuaire du martyr à Alger, à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale. Accompagné du ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, M. Fayez Al Sarraj a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative et observé une mi- nute de silence. (APS)

M. LAMAMRA À BERLIN

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE LIBYE

LE RÔLE DE L’ALGÉRIE SALUÉ

La Chambre des représen- tants de Libye a affirmé que la vi- site effectuée récemment par le ministre des Affaires maghré- bines, de l'Union africaine et de la Ligue Arabe, Abdelkader Mes- sahel au sud du pays s'inscrivait dans le cadre du soutien au consensus politique inter-libyen, saluant hautement le rôle du gou- vernement algérien dans le «sou- tien du consensus entre les protagonistes politiques en Libye». La visite de M. Messahel «vise à servir l'intérêt de la Libye dans le respect de sa souveraineté et s'inscrit dans le cadre du sou- tien à l'accord politique inter-li- byen et la réussite de la réunion des pays voisins de la Libye tenue lundi dernier, à Alger, a in- diqué la Chambre des représen- tants de Libye dans un communiqué , ajoutant que cette tournée «s'inscrit dans le prolon- gement des visites effectuées par le ministre à Tripoli, Tobrouk, El Bayda, Misrata et Zentan». Sou- lignant que les populations du Sud, toutes tendances confon- dues «ne portent aucune haine ou animosité à l'égard d'aucune par- tie libyenne», la même source précise que le Sud est «le ciment de la sécurité et de l'unité de la Libye» et que «la Chambre est pour la réunification et le consen- sus entre les frères libyens». La Chambre des représentants soutient que la région de Fezzan «n'a eu aucun contact extérieur contre l'intérêt de la Libye», ajou- tant que «les populations du Sud refusent toute ingérence étran- gère ou recours à des parties ex- térieures». De son côté, le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Tahar Siyala avait souligné l'impor- tance de ces visites et des résul- tats obtenus, affirmant «nous nous en félicitons et sommes hautement satisfaits». «M. Messahel est le bienvenu en Libye», avait soutenu M. Siyala précisant que la visite de M. Messahel en Libye a été pré- parée et coordonnée avec le conseil présidentiel et le gouver- nement d'Union nationale et «nous étions préalablement infor- més du programme et des régions où il devait se rendre». (APS)

LA VISION DE L’ALGÉRIE EXPOSÉE

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a exposé hier à Berlin, la vi- sion de l'Algérie quant aux perspectives des re- lations algéro-allemandes, mettant en exergue les potentialités de coopération économique et poli- tique entre les deux pays, a indiqué un commu- niqué du ministère des Affaires étrangères. M. Lamamra, qui animait un débat interactif avec les représentants des principaux think thanks allemands, organisé par la Fondation Friedrich Ebert, a fait part des ambitions de l'Al- gérie pour la mise en place d'«un partenariat stra- tégique porté par des investissements allemands

qualitatifs et substantiels apportant une contribu- tion à la démarche algérienne visant à promou- voir la diversification de l'économie algérienne

à travers le secteur industriel mais également

agricole et des services». Dans ce cadre, il a mis en exergue les poten- tialités de coopération économique et politique entre les deux pays. A cet égard, le ministre d'Etat a rappelé «le rôle que joue l'Algérie pour assurer la stabilité et la paix dans son voisinage grâce à une diplomatie dynamique et discrète, menée sous la conduite du Président de la Répu- blique, Abdelaziz Bouteflika, et axée sur la pro- motion des solutions politiques aux crises qui secouent la région, à l'instar de la médiation menée au Mali et des efforts consentis par l'Al-

menée au Mali et des efforts consentis par l'Al- gérie dans le cadre de la recherche

gérie dans le cadre de la recherche d'une sortie de crise en Libye».

Entretien avec le conseiller diplomatique de Merkel

M. Ramtane Lamamra, a examiné avec le conseiller en chef de la chancelière fédérale pour la sécurité et la politique extérieure, Christoph Heusgen, «les perspectives de développement de la coopération algéro-allemande dans le contexte de la diversification et de la croissance de l'éco- nomie algérienne». M. Lamamra a transmis au conseiller les salutations du Président de la Ré-

publique, Abdelaziz Bouteflika, à la chancelière fédérale Angela Merkel. Au cours de cet entre- tien, le ministre a également évoqué «les moyens de renforcer la coordination de l'action de l'Al- gérie et de l'Allemagne en matière de coopéra- tion contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans le Sahel et au niveau inter- national». Le conseiller a salué «le rôle construc- tif que joue l'Algérie dans son voisinage à travers ses efforts de stabilisation des Etats touchés par des crises sécuritaires, à l'instar de la Libye». «L'engagement de l'Allemagne en faveur de la mise en oeuvre effective de l'Accord de la paix et de la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, a été réitéré à cette occasion par le haut responsable allemand», relève le communiqué.

Séance de travail avec le MAE allemand

M. Lamamra a tenu une séance de travail avec le vice-chancelier, ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Alle- magne, Gabriel Sigmar, au cours de laquelle les deux ministres se sont félicités de la qualité des relations entre les deux pays, et sont convenus de la nécessité de l’intensification du dialogue politique à tous les niveaux. Cette rencontre a été marquée par la remise des messages du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au Pré- sident Frank Walter Steinmeier, et à la Chance-

lière fédérale, Angela Merkel. Cette séance de travail, la première avec le nouveau ministre al- lemand des Affaires étrangères, a été l’occasion de «passer en revue les différents dossiers relatifs à la coopération bilatérale, avec un accent parti- culier sur les questions économiques». À ce titre, le chef de la diplomatie allemande a déclaré que «l’Algérie était porteuse de grandes potentialités d’investissement, non seulement pour les grandes compagnies allemandes, mais également pour les petites et moyennes entreprises qui pourraient contribuer à la diversification de l’économie algérienne et à l’approfondissement de ce partenariat de qualité». Les deux parties ont également abordé les derniers développements intervenus en Libye et en Syrie, soulignant «la nécessité de la recherche d’une solution politique aux crises dans ces pays». Abordant la situation au Mali, le ministre allemand a salué «le rôle actif de l’Algérie et son engagement continu pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger». Au plan inter- national, les deux parties sont convenues d’«ap- profondir les consultations sur les principales questions inscrites à l’agenda onusien, notam- ment la réforme du Conseil de sécurité des Na- tions unies, ainsi que la question palestinienne et les efforts tendant au règlement de la question du Sahara occidental». (APS)

Mercredi 10 Mai 2017

L

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EL MOUDJAHID

pRoClAMATion DEs RésulTATs DEs législATivEs pAR lE ConsEil ConsTiTuTionnEl

ACTER

LA NOUVELLE CONFIGURATION

Le Conseil constitutionnel a arrêté et proclamé lundi soir les résultats provisoires des élections législatives du 4 mai 2017, actant ainsi la nouvelle configuration de l’Assemblée populaire nationale, au sein de laquelle l’écart entre les deux principaux partis, FLN et RND, se réduit, alors que d’autres formations émergent un peu plus, laissant présager une vie parlementaire plus encline à l’ouverture et aux alliances.

l a Constitution révisée en février 2016 sti- pule, en son article 130, que « la législa- ture débute de plein droit le quinzième

jour suivant la date de proclamation des résul- tats par le Conseil constitutionnel, sous la pré- sidence du doyen d’âge de l’Assemblée populaire nationale, assisté des deux députés les plus jeunes.» l’Assemblée populaire nationale procède, ensuite, à l’élection de son bureau et à la consti- tution de ses commissions. le parti du Front de libération nationale (Fln) qui a obtenu le plus grand nombre de sièges (164) mais pas la ma- jorité absolue, c’est-à-dire la moitié plus un des membres de l’Assemblée (soit 232 sièges sur les 462 que compte la chambre basse du parle- ment) aura nécessairement besoin de s’allier à un parti ou plus pour disposer de la majorité re- quise pour faire passer les projets de loi du gou- vernement. Cette majorité absolue pourrait lui être assurée par le Rassemblement national dé- mocratique (RnD), dont 100 candidats ont été élus à la députation, selon les résultats du Conseil constitutionnel qui seront, quasi certai- nement, confirmés dans quelques jours après l’étude des recours. Au cours de la précédente législature (2012- 2017), ces deux formations ont assuré au gou- vernement, dont la plupart des membres en sont issus, une stabilité qui a permis l’adoption de ses projets de loi et une collaboration entre les pouvoirs exécutif et législatif. Mais il n’est pas exclu que d’autres partis, qui soutiennent le programme et les réformes du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, rejoi- gnent l’alliance Fln-RnD, tels que Tajamoue Amel El Djazair (TAJ, 19 députés), le Mouve- ment populaire algérien (MpA, 13 députés) et

l’Alliance nationale républicaine (AnR, 6 dé- putés). l’alliance constituée du Mouvement de la société de la paix et du Front du Changement (Msp-FC, 33 sièges) a, pour sa part, laissé en- tendre, au cours de la campagne électorale, qu’elle était prête à collaborer avec d’autres forces politiques après les élections, mais sans en préciser la forme. Quant au gouvernement, l’article 91 de la Constitution dispose que « le président de la République nomme le premier ministre, la majorité parlementaire consultée ». les ministres du gouvernement sont nommés par le premier magistrat du pays « après

sont nommés par le premier magistrat du pays « après créée sur des faits qui font

créée sur des faits qui font l’objet d’une infor- mation judiciaire. Autre nouveauté introduite dans la loi fondamentale : l’interdiction du no- madisme politique.Aux termes de l’article 117, « est déchu de plein droit de son mandat électif l’élu de l’Apn ou du Conseil de la nation, af- filié à un parti politique, qui aura volontaire- ment changé l’appartenance sous l’égide de laquelle il a été élu ».

La prochaine APN aura à légiférer pour une économie diversifiée

l’Assemblée populaire nationale aura pour missions, au cours de la législature 2017-2022, de poursuivre la mise en œuvre de dispositions importantes découlant de la révision constitu- tionnelle, notamment un contrôle plus étroit de l’action gouvernementale, la mise en place d’un rôle accru pour l’opposition parlemen- taire, l’adoption de plusieurs lois pour la consé- cration des droits politiques et sociaux des citoyens et la finalisation de la modernisation du service public et de la gouvernance. la nouvelleAssemblée populaire nationale devra, également, légiférer pour la finalisation de diverses réformes destinées à promouvoir une économie davantage diversifiée, de sorte à réduire la dépendance du développement du pays envers le marché mondial des hydrocar- bures.

consultation du premier ministre », qui soumet le plan d’action du gouvernement à l’approba- tion de l’Apn (articles 93 et 94).

Droits de l’opposition parlementaire consacrés, nomadisme politique proscrit

le fait nouveau de la prochaine législature est la consécration des droits de l’opposition dans les dispositions de la Constitution révisée. En effet, selon l’article 114, l’opposition parle- mentaire jouit, notamment, des droits de parti- cipation « effective » au contrôle de l’action gouvernementale, de représentation appropriée dans les organes des deux chambres du parle- ment (Apn et Conseil de la nation), de saisine du Conseil constitutionnel au sujet des lois vo- tées par le parlement, ainsi que de participation à la diplomatie parlementaire. En outre, chaque chambre du parlement consacre une séance mensuelle pour débattre d’un ordre du jour pré- senté par un ou des groupes parlementaires de l’opposition. les membres du parlement peuvent aussi interpeller le gouvernement sur une question d’actualité, adresser, par voie orale ou par écrit, des questions aux membres de l’Exécutif et ins- tituer, à tout moment, des commissions d’en- quête sur des affaires d’intérêt général. une commission d’enquête ne peut être, cependant,

28 élus à l’Apn

LA PERCÉE DES INDÉPENDANTS

Dans la nouvelle cartographie politique telle que redéfinie à la lumière de ces législatives 2017, l’on ne peut nier l’émergence d’une nou- velle force politique, non pas parmi celles struc- turées dans un cadre partisan, il s’agit bien de ces élus indépendants au nombre de 28 à siéger dans la prochaineApn. sous réserve que ce score soit validé par le Conseil constitutionnel dont la dé- cision finale sera connue dans les quelques heures, les députés indépendants constitue la quatrième force politique à la Chambre basse, soit après le Fln, le RnD et l’Alliance Msp d’obédience islamiste. En d’autres termes ces in- dépendants ont bel et bien triomphé face à de nombreux compétiteurs y compris ceux que l’on peut désigner comme « les grosses pointures » du paysage politique à l’instar du FFs, du pT où encore le RCD qui aux premières années du mul- tipartisme incarnait, rappelle-t-on, les espoirs de la mouvance démocratique.

Autres temps, autres mœurs

De nos jours, et le dernier rendez-vous des urnes le confirme à plus d’un titre, les électeurs préfèrent des individus aux partis, à beaucoup de partis. Faut-il s’en réjouir ? Absolument pas ré-

pond le politologue laib salim, contacté hier. « Cette nouvelle donne par laquelle l’électeur al- gérien préfère un candidat indépendant aux for- mations politiques renseigne sur une perte de confiance vis-à-vis des partis », indique notre in- terlocuteur. il y a donc dysfonctionnement dans l’action des partis en matière de mobilisation des citoyens en général et des électeurs en particu- lier, appuie encore notre source. Dans les propos du politologue laib, il y a certainement une part de vérité, toutefois, il n’en demeure pas moins que les 28 députés indépendants, quand bien même ils ont été élus au suffrage universel, leur ascension à l’Assemblée nationale obéit à des normes assurément différentes à celles régissant le fonctionnement des partis. Ces élus indépen- dants sont en effet parvenus à convaincre grâce à leurs compétences individuelles, mais aussi leur notoriété sans doute avérée dans les circons- criptions où ils ont été élus. Qu’en sera-t-il de leur contribution dans la prochaine Apn et par quels moyens peuvent-ils parvenir à assurer une prise en charge idoine des aspirations de ceux qui les ont élus ? voilà une question à laquelle il est difficile de répondre, à défaut de se contenter de quelques suggestions plus au moins réalisa- bles. En ce sens l’on peut supposer en effet que

les 28 députés que va compter la prochaine As- semblée nationale se réuniront au sein d’un groupe parlementaire pour avoir plus de poids et mieux se faire entendre. Mais cela n’est pas évi- dent puisqu’après tout l’on parle bien de dépu- tés…indépendants ! néanmoins, si le recours à une coalition d’indépendants relève bel et bien du domaine du possible y compris vis-à-vis de la loi mais aussi en vertu de l’article 51du règle- ment intérieur de l’Apn, un député indépendant ne peut en aucun cas rejoindre un parti politique durant la période de son mandat. « la nouvelle Constitution l’interdit formellement », indique un fin connaisseur en la matière en l’occurrence le constitutionnaliste Mohamed Faden, mettant l’accent sur les nouvelles dispositions introduites dans la nouvelle loi fondamentale et interdisant formellement le « nomadisme politique ». En tout état de cause, les nouveaux élus indépen- dants représenteront sans doute un « poids » non négligeable dans la prochaine Assemblée natio- nale. Mieux, les concernés font même l’objet de sollicitations par différents partis siégeant dans la future Apn et qui ne manqueront sans doute pas de les exhorter pour appuyer leurs prises de positions au sujet des différents projets de loi. Karim Aoudia

AnR

ATTACHEMENT DES ALGÉRIENS AUPRÉSIDENT BOUTEFLIKA

Réagissant aux résultats des législa- tives du 4 mai dernier, le secrétaire gé- néral de l’AnR estime la cartographie politique induite par ce scrutin, confirme « l’attachement » des Algé- riens au programme du président de la République à travers le choix porté sur les partis de la majorité, notamment le Fln et le RnD et justifie l’abstention (65%) par la « démission » de la so- ciété d’accomplir des tâches et des missions autrefois bien ancrées dans leur esprit tels le volontariat et l’exer- cice politique. « les gens ont perdu certains réflexes et ne s’impliquent plus comme par le passé dans la vie politique, même s’il faut souligner que les législatives ne sont pas des élec- tions plus attirantes, comparativement aux présidentielles ou les locales », a expliqué Belkacem sahli lors d’un point de presse qu’il a animé, hier, au siège du parti. se disant « satisfait » des résultats obtenus par sa formation qui s’est vue, du reste, défalquée deux sièges par le Conseil constitutionnel, reculant du coup à 6 sièges au lieu de 8, le sg de l’Alliance nationale répu- blicaine reconnaît qu’il s’attendait à

« plus », entre 13 à 17 sièges, mais

souligne cependant la « belle ascen- sion » enregistrée à tous les niveaux par le parti qui se propulse au 9 e rang

national et 5 e dans la catégorie des partis soutenant le programme de Bouteflika. Explications : en 2012, l’AnR n’a décroché que trois sièges et recueilli 1,1% des suffrages contre 1,8% pour ces dernières élections, un taux qui passe à 4,8% si on ne comp- tabilise que les 36 circonscriptions dans lesquelles, la formation s’est pré- sentée. Aussi, elle passe d’une seule wilaya représentée à l’Apn à 5 cir- conscriptions électorales dont une à l’étranger. « nous avons aujourd’hui dépassé le seuil de plus de 4% des suf- frages dans 10 wilayas contre 2 en 2012, ce qui nous permet d’éviter l’écueil du parrainage des listes dans ces circonscriptions », s’est félicité sahli qui précise qu’il a été réélu pour un second mandat dans la circonscrip- tion de sétif. Toutefois, l’AnR ne va pas se contenter de placer six députés mais compte déposer une vingtaine de recours auprès du Conseil constitu- tionnel pour récupérer ce qu’il consi- dère un « dû », notamment à Batna, Bejaia, M’sila, Tiaret et El oued. son secrétaire général se plaint de quelques dépassements observés le jour du scrutin et citera pêle-mêle comme violations les pressions exer- cées sur des électeurs, le non-respect, selon lui, de la procédure de la mise sous scellé de certaines urnes, les me- naces proférées contre les candidats de l’AnR comme c’est le cas, a-t-il ré- vélé, à El oued et Tébessa, des cas de vote sans procuration. « il y a eu éga- lement des excès de zèle de quelques agents administratifs et même des chefs de centres qui ont expulsé nos représentants lors des dépouillements des voix », a-t-il accusé sans pour au- tant qu’il remette en cause la « régu- larité » des élections et leur

« légitimité ». « Dans l’ensemble, le

vote s’est déroulé dans de bonnes conditions ». Evoquant le recul enre- gistré par de nombreuses formations de l’opposition, le sg de l’AnR ex- plique cet état de fait par les « contra-

dictions » observées dans leurs discours qui manquent de « réa- lisme ». « Certains d’entre eux ont fui leurs responsabilités alors que d’autres ont essayé d’exploiter les compo- santes de l’identité nationale », a-t-il regretté.

S. A. M.

Nation

EL MOUDJAHID

5

LÉGISLATIVES

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONFORTE LES RÉSULTATS DÉJÀ ANNONCÉS

Les résultats provisoires de l’élection des membres de l'Assemblée populaire nationale au terme des législatives, rendus publics lundi soir par le Conseil constitutionnel, ont conforté globalement les chiffres donnés vendredi par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.

L e Conseil constitutionnel a relevé dans un communi- qué, que le taux de partici-

pation s'était établi à 35,37%, avec 8.225.223 votants sur 23.251.503 électeurs inscrits, alors que les suf- frages exprimés s'élèvent à 6.468.180, tandis que les bulletins

nuls sont de 1.757.043. Le taux de participation global aux élections législatives annoncé précédem- ment par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales était de 37,09%. Ces résultats proclamés par le Conseil constitutionnel font ressortir que le parti du Rassemble- ment national démocratique (RND) gagne trois nouveaux sièges, portant ainsi sa représenta- tivité à l'APN à 100 sièges, alors que le Front de libération nationale (FLN) reste majoritaire, en gardant le même nombre de sièges (164), suivi de l’Alliance MSP avec 33 sièges. Le parti Tajamoua amel el dja- zair (TAJ), conserve ses 19 sièges, ainsi que l'Alliance Nahda-Adala- Bina avec 15 sièges, le front El Moustakbal (FM) et le Front des forces socialistes (FFS) avec 14 sièges, le Mouvement populaire al- gérien (MPA) avec 13 sièges, le Parti des Travailleurs (PT) avec 11 sièges et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) avec 9 sièges. L'Alliance nationale républicaine (ANR) voit ses nom- bres réduits à 6 sièges alors qu'ils

voit ses nom- bres réduits à 6 sièges alors qu'ils étaient annoncés auparavant à 8 sièges,

étaient annoncés auparavant à 8 sièges, tandis que le parti du Front national algérien (FNA) a perdu son unique siège obtenu initiale- ment. Cependant tous les autres partis conservent le nombre de sièges obtenus et annoncés initia- lement par le ministère de l'Inté- rieur et des Collectivités locales. Les sièges obtenus par la femme s'élèvent à 121 sièges, alors que le taux de sa représentation à l’APN est de 26,19%.

Le Conseil constitutionnel rap- pelle que, conformément à l’article 171 de la loi organique relative au régime électoral, tout candidat ou parti politique participant aux élec- tions législatives avait "le droit de contester la régularité des opéra- tions de vote en introduisant un re- cours par simple requête déposée au greffe du Conseil constitution- nel dans les quarante-huit heures suivant la proclamation des pré- sents résultats et ce, conformément

aux conditions prévues dans le communiqué du Conseil constitu- tionnel du 30 avril 2017". Ainsi, le délai de dépôt des re- cours relatifs aux résultats provi- soires du scrutin est ouvert à compter de la présente proclama- tion jusqu’au 10 mai 2017 à 20 heures, a expliqué le Conseil constitutionnel. Le Conseil avait rappelé "qu'en vertu des dispositions de l’article 171 de la loi organique relative au

régime électoral, qu’ils (les candi- dats et partis politiques participant aux législatives) ont le droit de contester la régularité des opéra- tions de vote en introduisant un re- cours par simple requête déposée au greffe du Conseil constitution- nel suivant les conditions décou- lant des règles de forme et de fond contenues à l'article 171 sus visé et aux articles 49 et 50 du Règle- ment fixant les règles de fonction- nement du Conseil constitutionnel et dont le non-respect entraîne le rejet des recours en la forme ou au fond". Concernant les règles de forme, il est exigé que le requérant soit candidat ou parti politique partici- pant aux élections législatives du 4 mai dans la circonscription électo- rale concernée, et que dans le cas où les requérants susvisés délè- guent un représentant pour déposer le recours en leurs nom et place au- près du greffe du Conseil, il est im- pératif, sous peine de rejet du recours en la forme, que son dépo- sitaire soit muni d’une délégation l’habilitant à cet effet. Le recours doit être déposé par les requérants ou leurs représen- tants dûment habilités, directement auprès du greffe du Conseil dans les 48 heures qui suivent la procla- mation des résultats par le Conseil constitutionnel. (APS)

ANALYSE
ANALYSE

AU-DELÀ DES APPARENCES

Que nous révèlent en première lecture, les résultats des élections proclamés hier dans la soirée par le Conseil constitutionnel (provi- soires en attendant les recours à introduire par simple requête déposée au greffe de cette ins- titution dans les 48 heures suivant la procla- mation des résultats) ? Trois constatations. Les partis à réel an- crage national avec un programme tangible, cohérent qui vise à arrimer l’Algérie au train de la modernité sont très peu nombreux et confirment donc leur domination sur la scène politique. Deuxièmement, les partis qui ont émergé à la faveur de changements constitu- tionnels des années quatre-vingt-dix sem- blent vieillir précocement et subissent l’assaut de nouveaux leadership qui leur gri- gnotent des parts sur le marché de l’électorat. Ainsi le RCD n’a obtenu que 9 sièges de dé- putés, contre 19 il y a une dizaine d’années. La formation dont le dossier d’agrément a été déposé par Said Saâdi n’a pas non plus réussi à se développer hors de son espace de nais- sance. A l’évidence, ce parti n’arrive pas à déve- lopper une vision globale pour casser la fron- tière « culturelle » qu’il s’est lui-même établie. Le FFS subit la même érosion (de 27 sièges lors des législatives de 2012 à 14 dans la prochaine). L’explication est-elle dans la disparition de son fondateur au charisme in- comparable ? Voilà qui pose la question de la présence sur le terrain de certaines forma- tions politiques dont la visibilité n’est réduite qu’à leur chef qui se démènent a chaque ren- dez-vous politique important pour disparaître des radars ensuite. Le Parti des Travailleurs, représenté par celle qui a hérité du surnom de pasionaria, est régulièrement présent dans les médias, pourtant le PT n’envoie que 11 re- présentants dans cette nouvelle Assemblée,

contre 24 lors du précédent scrutin. Cette pré- sence médiatique pour ce parti de gauche as- sumée qui s’illustre par le fait d’être le seul dans le monde arabe à être dirigé par une femme qui de surcroît s’est présenté trois fois candidate à une élection présidentielle n’a pas, là aussi, été un élément capital. Trois partis, trois discours avec des fondateurs cha- rismatiques qui n’arrivent pourtant pas à per- cer d’une façon spectaculaire dans les institutions élues. Est-ce dû au fait que leur

discours, certes d’opposition « éclairante » reste figé sur des questions et des à-priori qui ont été réglées et dépassées par

d’autres acteurs politiques ? Il est vrai qu’à en- tendre certaines déclarations on se demande si les uns ont pris la peine de s’ar- rêter aux amen- dements et

nouveautés in- troduites par la Constitution ou si les autres ont pris leur bâton de pèlerin pour sillonner l’Algérie et voir ce qui se fait en matière de développement économique et social avec l’appui d’une construction « originale » qui a pour nom tripartite. Dans ce cas on est, au mieux, face à un déphasage, une absence d’adaptation du dis- cours et au pire face à un déclassement ou dé- clin historique. Ceci pourrait expliquer la fulgurante percée des « indépendants » qui, au vu des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, les place comme la qua- trième force politique du pays alors que une soixante de partis étaient en lice pour ces lé-

gislatives. Quand on connaît, la difficulté pour un indépendant de récolter le nombre de signatures pour prétendre à la candidature on devine que certains, à eux seuls, ont dépensé plus d’efforts que d’autres partis censé dis- poser de structures et de relais. Si telle est l’explication, elle est confortée par la troi- sième force de cette future Assemblée repré-

sentée par une alliance. Il est évident dans ce cas que l’évolution socio-politique du pays appelle à une reconstruction ou refondation des partis traditionnels des années 1990 pour tenir compte de l’émergence de nouvelles élites. Remar- quons, toute-

fois, que les indépendants s’ils jouissent d’un capital sympathie au niveau de la cir- conscription qui les a plébis-

cités, leur mar- keting politique renvoie plus à une logique de la segmentarité. Certains de ces « députés » vont-ils passer à une nouvelle étape qualitative en créant leur parti politique ? Il s’agit d’une question essentielle à ce ni- veau de la représentativité. On a, en effet, re- marqué que de nombreux candidats ont perdu de vue qu’il s’agit d’un mandat national et que par conséquent leur message et pro- messes électorales doivent s’émanciper du village ou même de la ville pour ne pas verser dans des discours de président d’association de quartier ou de chef de chantier. Les partis dits « islamistes » sont en net recul, même s’ils réalisent des scores qui les sauvent du naufrage. Le raz-de-marée espéré à chaque

L’ÉVOLUTION SOCIO-POLITIQUE APPELLE À UNE RECONSTRUCTION OU REFONDATION DES PARTIS TRADITIONNELS DES ANNÉES 1990 POUR TENIR COMPTE DE L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES ÉLITES.

consultation depuis le choc des années 1990 a été depuis, tempéré par une conscience plus critique, même si elle s’exprime par l’absten- tion, vis-à-vis de ce discours. Enfin, sur 23 millions d’inscrits, seuls 8 millions ont voté. Un taux de participation d’un peu moins de 36% en net recul par rapport à la précédente consultation. Les partis politiques ne pour- ront éternellement rejeter sur l’administration ou sur l’autre leur faiblesse argumentaire et ancrage sociétal pour justifier leur absence. L’Algérie a tourné la page des taux que les médias ont improprement qualifiés de « brejnévien ». Moins de 38% de participation est un message à toute la classe politique et aux associations civiles qui doivent, impéra- tivement, remettre leur pendule à l’heure. Si la conjoncture est à la reconstruction écono- mique pourquoi n’en serait-il pas de même en politique ? Faut-il, là aussi, perdre inuti- lement du temps, un temps précieux, pour re- connaître dans une dizaine d’années, voire plus, qu’il fallait accompagner par un chan- gement de perspective la révolution coperni- cienne en cours dans l’économie ? La majorité est nécessaire pour la stabilité et le fonctionnement institutionnels, de même que l’opposition pour la vigueur du débat démo- cratique et de l’alternance. Encore faut-il que les partis de l’opposition comprennent leur rôle et ne confondent pas le contre-pouvoir avec contre le pouvoir. La France ne vient-elle pas de porter à la présidence une vision qui a la prétention et l’ambition de créer de nouvelles forces qui vont au-delà du clivage gauche - droite ? Deux positions qui datent de plus de deux siècles alors qu’aujourd’hui, l’accélération de l’histoire bouleverse tous les acquis et fait bouger les frontières de la science politique. Mohamed Koursi

Mercredi 10 Mai 2017

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a t io n

EL MOUDJAHID

Forum de la Mémoire D’El Moudjahid
Forum de la Mémoire D’El Moudjahid

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES CROIX ET CROISSANTS-ROUGES

« UNE HISTOIRE D’HUMANITÉ »

La Journée mondiale des Croix et Croissants-Rouges, célébrée le 8 mai de chaque année en Algérie comme ailleurs dans le monde, est une occasion pour montrer la reconnaissance aux quelque 80 millions de bénévoles, lesquels, par leurs actions nobles au profit de l’humanité, donnent des leçons de courage et d’altruisme. Cette célébration a été une occasion, pour rendre hommage au premier président du Croissant-Rouge algérien, une structure de solidarité née en pleine Révolution de Novembre.

L e Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordina- tion avec l’association Ma-

chaâl Echahid, est revenu, hier, à la naissance, dans la douleur, du Crois- sant-Rouge algérien (CRA). Cette conférence se voulait un hommage à son premier président Hassan Omar Boukli. Un jeune avocat qui a fait partie de l’équipe fondatrice de cette instance qui a joué un grand rôle du- rant la guerre de Libération nationale. Le chercheur Mahfoud Achour, qui

s’est intéressé de près à l’histoire du CRA, a expliqué que même si l’idée de créer une structure de solidarité avait germé juste après le déclenche- ment de la Révolution de Novembre,

sa

concrétisation a été approuvée par

le

Congrès de la Soummam. En effet,

c’est en 1956, à Tanger (Maroc), que quelques volontaires s’étaient réunis

avec l’intention de créer le Croissant- Rouge Algérien (CRA). C’est ainsi que le 15 octobre 1956, les statuts provisoires du CRA sont transmis pour approbation aux dirigeants de la Révolution algérienne. Les responsa- bles du commandement de la Wilaya

V (Oranie) donnent leur accord, et le

29 décembre 1956, une séance inau- gurale, présidée par maître Boukli consacre la création du CRA. Le 8 janvier 1957, les statuts provisoires sont déposés à l’amalat de Tanger (Territoire international neutre à l’époque), d’où, dès le lendemain, la naissance du CRA est annoncée au monde entier par voie de radio et de presse. Le CRA obtient du CICR des interventions en faveur des réfugiés algériens auprès du Haut-Commissa- riat aux réfugiés. Le service social du FLN — devenu en septembre 1958

ministère des Affaires sociales — a pour tâche primordiale de s’occuper des réfugiés algériens en
ministère des Affaires sociales — a
pour tâche primordiale de s’occuper
des réfugiés algériens en liaison avec
le CRA. Rien qu’en Tunisie, les réfu-
giés sont évalués, fin 1957, à 123.620
par le ministère, mais le CICR les
évalue, à ce moment, à 160.000. En
février 1959, suite à une mission
d’experts de l’ONU et des CICR, un
programme de secours de 1.759 ca-
lories par jour pour 120.000 réfugiés
sera obtenu. Sur le front intérieur, le
CRA déploie ses membres, ses méde-
cins et infirmiers à travers les maquis
algériens pour assurer les soins et le
réconfort à toutes les victimes de la
Photos : Wafa

guerre (blessés, malades familles souffrant de la faim et de dénue- ment). Et sur le front extérieur, sa mission consiste surtout à multiplier les appels aux pays amis pour obtenir leurs aides en faveur des réfugiés, des blessés et des mutilés de guerre. Il obtient aussi du CICR qu’il pro- cède en Algérie à plusieurs visites de prisons et de camps d’internement. Parmi les pays qui aident le Crois- sant-Rouge : la Suisse, l’Italie, le Va- tican, le Royaume-Unis, les Pays-Bas, les pays scandinaves, la Chine et, principalement la RDA, par laquelle passe une bonne partie du concours des pays socialistes euro- péens. La RDA aide régulièrement le CRA en lui fournissant du matériel médical, des médicaments, des cou- vertures. Durant la guerre de Libéra- tion, le CRA n’était pas reconnu par le CICR (Comité International de la Croix-Rouge), car les conditions de reconnaissance n’étaient pas rem- plies. Cependant, le CICR a joué un rôle important en Algérie. Après l’indé- pendance, le CICR a gardé une délé- gation de quatre personnes afin de poursuivre son assistance aux civils algériens, français ou appartenant à d’autres nationalités, éprouvés par la guerre ; il avait aussi pour tâche d’as- sister la Société du Croissant-Rouge qui commençait à s’organiser en Al- gérie. Les relations entre l’Algérie et le CICR ont toujours été caractérisées par la confiance et le respect mutuels. Nora Chergui

M me SAÏDA BENHABYLES, PRÉSIDENTE DU CRA :

« LES ESPACES HUMANITAIRES JOUENT UN RÔLE TIMIDE »

La présidente du Croissant-Rouge Algé-

rien se dit révoltée de voir l’exploitation de la souffrance des autres à des fins politiques.

M me Saïda Benhabyles, connue pour son

franc- parler, dénonce vigoureusement l’atti- tude des autorités marocaines envers les res- sortissants syriens, dont des femmes et des

enfants, arrivés sur le territoire marocain. Afin d’éclairer l’opinion nationale et internatio- nale, elle a rappelé, à partir de la tribune du Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, que ce n’est pas la première fois que le Maroc instru- mentalise un drame humanitaire, et utilise un faux prétexte pour s’attaquer à l’Algérie. Alors que, dit-elle, ces ressortissants sont sur

le territoire marocain, et qu’elle dispose de té-

moignages qui lui ont été fournis par une jour- naliste d’une chaîne de télévision turque, ou

un femme syrienne, affirme que le groupe dont

elle fait partie n’a jamais été expulsé par les

dont elle fait partie n’a jamais été expulsé par les autorités algériennes. Face à ce drame,

autorités algériennes. Face à ce drame, la pré- sidente du CRA interpelle la communauté in-

ternationale sur ce qu’elle appelle une action qui relève du non-assistance de personnes en danger (surtout que dans le groupe on compte un bébé et une femme enceinte). Par ailleurs, et concernant le CRA, dont elle assure la pré- sidence, depuis plus de 2 ans, elle le qualifie de l’aile sécuritaire à travers l’humanitaire. Cependant, elle refuse que cette instance soit confinée dans le seul rôle qui se limite à l’ac- tion caritative. Dans son intervention, la pré- sidente du CRA a évoqué le drame des réfugiés sahraouis, les oubliés de l’action hu- manitaire. Une action otage des calculs poli- tiques. C’est pour cette raison qu’elle plaide pour que l’espace humanitaire devienne un force de pression. Mais la question qui s’im- pose est comment faire entendre cette voix, lorsque l’on sait que l’espace humanitaire joue un rôle timide.

N. C.

M me CATHERINE GENDRE, CHEF DE DÉLÉGATION DU CICR À ALGER :

« LES RELATIONS AVEC L’ALGÉRIE SONT EXCELLENTES »

La représentante du Comité International de La Croix-Rouge présente, hier, au Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, a mis en exergue l’excellence des relations du CICR avec l’Algérie, depuis l’arrivée de M. Abde- laziz Bouteflika à la tête du pays. Les activités de cette instance, et notamment les visites dans les lieux de détentions, se font d’une ma- nière périodique et très facile. Les visites sont pleinement acceptées par les autorités du pays. «L’accès dans ces lieux est devenu plus facile, avec la Président Bou- teflika», a-t-elle affirmé, ajoutant que les re- commandations et les observations émises par le CICR sont prises au sérieux, et elles sont souvent mises en œuvre. À la question de savoir comment le CICR voit le travail ac- compli par le CRA, elle dit que le CRA a

voit le travail ac- compli par le CRA, elle dit que le CRA a connu un

connu un nouveau souffle avec M me Saïda Benhabyles, et que cette instance dispos d’un réseau de volontaires important. Pour M me Gendre, le mouvement humani- taire, ce n’est pas seulement l’assistance, c’est aussi rappeler aux États, l’importance du droit humanitaire, les conventions qu’ils ont rati- fiées et qu’ils sont censées respecter. Sollicitée pour donner son avis sur l’attitude des autori- tés marocaines avec les ressortissants syriens, elle dit que l’accès du CICR lui a été refusé. Elle ajoute que, pour le moment, le CICR a été saisi, et qu’il ne connaît pas les circonstances ; et que des tentatives ont été faites pour connaître leur situation humanitaire et pouvoir intervenir.

N. C.

UNE JOURNÉE UNE DATE

La Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est célébrée le 8 mai. Cette date fait référence à l'anniversaire de la naissance d'Henry Dunant, fondateur en 1863 de la Croix- Rouge internationale et des Conventions de Ge- nève. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est un réseau humanitaire mondial fort de quelque 80 millions de membres et volontaires qui s'emploient à venir en aide aux personnes confrontées à une catas- trophe, à un conflit armé ou à des problèmes d'or- dre sanitaire et social. Le Mouvement comprend le Comité international de la Croix-Rouge, la Fé- dération internationale des Sociétés de la Croix- Rouge et du Croissant-Rouge et les 190 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge .Pour information, le Mouvement Interna- tional de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge contribue à l'extension et à la promotion du Droit International Humanitaire (DIH). En assurant sa diffusion, en exerçant une action constante auprès des Etats, il s'efforce d'en faire respecter les prin- cipes et l'application lors des conflits. Il met éga- lement tout en œuvre pour favoriser l'adoption de règles toujours plus protectrices. Ainsi, la Croix- Rouge, en témoignant de son action constante en faveur des victimes, et en diffusant son éthique de tolérance et de dialogue contribue à la prévention des conflits et des tensions. Le Mouvement inter- national de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est un réseau humanitaire mondial fort de quelque 80 millions de membres et volontaires qui s'em- ploient à venir en aide aux personnes confrontées à une catastrophe, à un conflit armé ou à des pro- blèmes d'ordre sanitaire et social. Le Mouvement comprend le Comité international de la Croix- Rouge, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les 190 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. On compte aujourd’hui des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 176 pays du monde.

Mercredi 10 Mai 2017

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EL MOUDJAHID

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ExAMENS DE FIN D’ANNÉE

UN DÉFI À RELEVER

n PLUS DE 2 MILLIONS D’ÉLÈVES CONCERNÉS.

Plus de 2 millions de candidats sont concernés par les examens nationaux de fin d’année, qui se dérouleront du 24 mai au 15 juin 2017, a indiqué, hier, la ministre de l’Éducation nationale, M me Nouria Benghebrit. S’exprimant lors d’une conférence de presse, qu’elle a animée hier au siège du ministère, la ministre a précisé que cet effectif est légèrement en hausse par rapport à la session 2016, avec quelque 4.670 candidats supplémentaires.

E lle a souligné également que les effectifs globaux des candi- dats aux trois examens natio-

naux représentent près du quart de la population scolarisée, ce qui dénote,

dit-elle, de l’importance du défi à re- lever, en termes de logistique et de moyens humains et matériels à mobi- liser. Selon les chiffres présentés par la ministre, le nombre de candidats aux examens nationaux est de

760.652 pour l’examen de cinquième

(5 e ), 566.221 élèves pour l’examen de BEM, et 761.701 pour l’examen du bac, avec une proportion de 35,50% de candidats libres. Ces candidats

sont répartis sur 18.440 centres de dé- roulement (2.518 centres de déroule- ment de l’examen du bac, 2.234 pour le BEM et 13.688 pour l’examen de 5 e ). Elle a rappelé, dans le même ordre d’idées, qu’il sera procédé au maintien des candidats de la 5 e dans leur établissement et le passage à l’évaluation continue de l’épreuve d’EPS pour les candidats scolarisés aux examens du bac et du BEM. L’analyse par genre, effectuée par la ministre, fait apparaître une prédomi- nance de filles par rapport aux gar- çons aux deux examens du baccalauréat et du BEM, alors que la parité est légèrement en faveur des garçons à l’examen de la 5 e . Pour le bon déroulement de ces examens,

690.000 personnels sont réquisition-

nés, soit 95% de l’ensemble des fonc- tionnaires du secteur, que le ministère de l’Éducation a engagé leur prépa- ration dès la rentrée scolaire, selon un protocole préétabli, avec intégration des TIC. La ministre a par ailleurs rassuré les candidats, qu’aucune me- sure, allant dans le sens contraire de leur intérêt, ne sera prise.

Un dispositif conséquent pour sécuriser l’examen du bac

Concernant l’examen du bacca- lauréat, la ministre a précisé que les mêmes mesures adoptées, lors des précédentes sessions, demeureront en vigueur, lors de la session 2017. Elles consistent à proposer deux sujets au

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

choix pour chaque épreuve de l’exa- men et du maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve afin de permettre au candidat de lire le sujet attentivement et d’en saisir les éléments clés avant de répondre. Par ailleurs, le volet sécurisation des examens nationaux, notamment de l’examen du baccalauréat, a fait l’objet, selon la ministre, d’une atten- tion particulière du gouvernement. Ainsi, et en sus des mesures habi- tuelles et des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, une batte- rie de mesures a été prise. Il s’agit, selon M me Benghebrit, du réaménage- ment du siège principal de l’Office régional des examens et concours (OREC) de Kouba, de la diminution du nombre des centres où sont gardés les sujets des épreuves, de l’installa- tion de brouilleurs et d’équipements de vidéosurveillance au niveau du centre d’impression des sujets et des centres de conservation des sujets. Aussi, l’accès des véhicules au centre de déroulement sera interdit à toute personne. La ministre a insisté égale- ment qu’aucun retard ne sera admis pour les candidats. Elle a rappelé que l’entrée des candidats aux centres de déroulement s’effectue une demi- heure avant le début des épreuves. Tout candidat qui arrivera au centre après 9h précises sera privé d’exa-

men, sachant que les centres de dé- roulement ouvrent leurs portes à 8h. Durant la demi-heure 8h30 et 9h00, des conseils sont prodigués aux can- didats, pour les préparer psychologi- quement à l’examen. Elle précise également que le dépôt des mobiles ou tout autre moyen de communica- tion se fait dans une salle à l’entrée du centre, ceux des encadreurs seront déposés au niveau du bureau du chef du centre.

Les résultats du bac connus le 15 juillet

Toutes «les mises en garde et les interdictions sont rappelées dans les convocations et affichées à l’entrée du centre d’examen et au niveau de la salle d’examen», rappelle M me Benghebrit, qui tient à souligner qu’«il ne faudrait pas accréditer l’idée selon laquelle le comportement de la majorité des candidats est repro- chable». Bien au contraire, souligne- t-elle, «la majorité des candidats a un comportement scrupuleux et ne dé- sire qu’une chose, réussir par le mé- rite». Elle dit également qu’«il est fâcheux de faire, sans cesse, le lien entre ces examens et la fraude, alors que, dans la longue durée, les cas de fraude enregistrés ont toujours consti- tué une proportion infime».

PêChEAU CORAIL

LA TRAÇABILITÉ DÉFINIE

Les conditions de mise en place du dispositif de traçabilité du corail brut et semi-fini sont définies par un arrêté interministériel publié dans le Journal Officiel n° 17. «Il est entendu par traçabilité, la reconstitution ma- térielle de l’historique du corail pêché, depuis son débarquement à sa transformation ainsi qu’à sa commer- cialisation. Cette traçabilité concerne le corail brut et semi-fini», souligne l’article 2 de ce texte. À noter que l’arrêté stipule, notamment la mise en place d’un dispositif de traçabilité, basé sur un document de traçabilité du corail brut et semi-fini, sur une banque de données et un système de gestion et de traitement de l’informa- tion. D’autre part, pour ce qui est de la gestion de ce nouveau dispositif, celle-ci est, en fait, confiée à l’Agence nationale de développe- ment durable de la pêche et de l’aqua- culture, en coordination avec l’Agence nationale pour la distribu- tion et la transformation de l’or et des autres métaux précieux. Il convient de signaler que le document de traça- bilité atteste l’obtention légale du co- rail brut et semi-fini et identifie essentiellement le corail, le conces- sionnaire, le périmètre d’exploitation,

le conces- sionnaire, le périmètre d’exploitation, le navire corailleur, les plongeurs, les quantités

le navire corailleur, les plongeurs, les quantités pêchées, le transformateur, les quantités commercialisées et transformées. Cela dit, en ce qui concerne la banque de données, cette dernière centralise et mémorise l’en- semble des informations contenues dans le document de traçabilité. Il faut dire que cet arrêté interministé- riel vient en application du décret exécutif de 2015 qui fixe les condi- tions de pêche au corail. C’est en 2015, faut-il le rappeler, que la pêche au corail a été autorisée, et ce après 15 ans de fermeture, en raison d`une surexploitation de cette ressource et

de son braconnage. De lourdes peines sont prévues contre les infractions liées à la pêche au corail infligées aux personnes qui le pêchent sans conces- sion ou celles qui ne tiennent pas de registre de plongée, ou qui dépassent le quota annuel autorisé ou qui- conque exporte le corail à l’état brut ou semi fini. Ces peines vont d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende oscillant entre 10 mil- lions et 20 millions de DA. En outre, cette pêche s’effectue selon un pro- gramme d`exploitation, qui fixe les quotas autorisés à pêcher, les zones et la périodicité ainsi que le nombre

Concernant les résultats des exa- mens nationaux, ceux-ci seront pro- clamés au plus tard, le 9 juin pour l’examen de la 5 e , le 27 juin pour l’examen du BEM et le 15 juillet pour l’examen du bac. La ministre a rappelé, par la même occasion, que l’ONEFD organisera, aujourd’hui 10 mai et demain, un examen national pour l’attestation du niveau des ap- prenants à distance, au nombre de 425.242 candidats, pour lequel 87.637 fonctionnaires sont mobilisés.

Plus de 93.000 enseignants recrutés en 2016 et 2017

Concernant les examens profes- sionnels et les concours sur épreuve de recrutement, session 2017, qui sont organisés par l’ONEC, sous le contrôle de la Fonction publique, la ministre a fait savoir que tout le pro- cessus est informatisé et toutes les mesures qui sont appliquées aux exa- mens nationaux, le sont pour les exa- mens professionnels et les concours de recrutement. Elle a précisé que le prochain concours de recrutement d’enseignants, prévu pour le mois de juin de l’année en cours, pour lequel 10.009 postes sont à pourvoir, concernera les cycles moyen et se- condaire. Pour ce qui est du cycle pri- maire, elle fera savoir que le concours n’a pas été ouvert, et la liste d’attente relative à ce cycle conti- nuera à être exploitée jusqu’au pro- chain concours de recrutement. La ministre a rappelé qu’en 2016, plus de 38.000 enseignants ont été recru- tés à partir des listes d’attente de wi- laya et nationales, sur la base du mérite. L’exploitation des listes d’at- tente s’est poursuivie en 2017, où quelque 27.183 enseignants ont été recrutés sur la plateforme numérique de recrutement du ministère de l’Éducation. Sur les deux années, un total de 93.260 enseignants ont été embauchés. Un chiffre considérable, selon la ministre, qui traduit l’enga- gement de l’État pour le développe- ment durable de l’école algérienne. Salima Ettouahria

d’exploitants admis pour chaque pé- rimètres d’exploitation. Couram- ment, appelé par les connaisseurs :

«l’or rouge», le corail demeure un produit très recherché pour son utili- sation, notamment dans la bijouterie et la décoration. Il faut savoir, en fait, que cet animal primitif proche des méduses se décline sous plus de pas moins de 7.000 espèces aux formes et aux couleurs très diversifiées. La surexploitation du corail et son bra- connage avait poussé en 2001 l’État à interdire sa pêche ; une pêche qui sera quinze ans plus tard rouverte, au grand bonheur des corailleurs. Re- marque importante à retenir, dans ce contexte, notre pays dispose d’un centre national de plongée profes- sionnelle spécialement dédié pour la pêche au corail ; le premier du genre dans les pays du Maghreb, comme souligné récemment par le directeur de l’école de formation technique de pêche et d’aquaculture (EFTPA). «L’EFTPA peut s’enorgueillir de dis- poser d’un centre national de plongée professionnelle pour la pêche au co- rail, le premier du genre dans les pays du Maghreb», a, en effet, relevé le di- recteur de cet établissement. Soraya Guemmouri

IMPORTATION DE vIANDE

BARRER LA ROUTE À LA

SPÉCULATION

Pour faire face à une éventuelle pénurie de viande rouge, à la veille du mois béni de Ramadhan, les pouvoirs publics ont décidé d'importer de conséquentes quantités de ce produit. C’est dans ce cadre que le minis- tère du Commerce vient de délivrer les licences d’importation pour la viande rouge qui sont au nombre de 19, sachant que d’autres autorisations seront délivrées prochainement. Les postulants devront se soumettre au ca- hier des charges élaboré par la com- mission compétente. Ils sont autorisés à importer de France, d’Espagne, de la Nouvelle-Zélande, d’Italie, du Bré- sil et d’Argentine. Ainsi, les pouvoirs publics inonderont le marché avec 32.000 tonnes de viande rouge, ce qui devrait permettre d’éviter l’augmen- tation des prix et la spéculation. Le se- crétaire général de l’Union nationale des paysans algériens, Mohamed Alioui, a déclaré récemment que ces licences spéciales seront dédiées à l’importation de viande durant ce mois béni, et uniquement ce mois, pour casser les prix. «Ces importa- tions seront opérées graduellement et concerneront beaucoup plus la viande fraîche que congelée», a-t-il dit. Par ailleurs, le même responsable a indi- qué que les prix de la viande rouge fraîche devraient enregistrer une ten- dance baissière, après la décision des autorités d'autoriser les opérateurs d’importer cette denrée à partir du mois prochain. Mohamed Alioui af- firme que ces viandes subiront un contrôle rigoureux de la part des vé-

térinaires. L'abattage, souligne-t-il, est non seulement fait dans de bonnes conditions d'hygiène, mais selon les rites musulmans. En outre, les pou- voirs publics seront dans l’obligation de vérifier que la viande destinée au marché algérien soit la même que celle proposée au consommateur eu- ropéen. «Pour peu que les opérateurs alimentent correctement le marché, les prix seront compétitifs, et l’on s'acheminera inexorablement vers une régulation du marché», a-t-il estimé. Actuellement, la viande rouge fraîche est vendue à partir de 1.000 dinars à moins de 20 jours du mois de Rama- dhan, ce qui suscite le mécontente- ment de la population qui se rabat sur les viandes congelées vendues à partir de 600 dinars, un prix qui reste au- dessus de la portée des ménages. De tradition, l'Algérie importe les viandes dans l'écrasante majorité des pays d'Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Uruguay) et de Nouvelle-Zé- lande. Depuis quelques années, le marché européen a été rouvert après sa fermeture à la suite de la crise de la vache folle. Pour l'instant, et dans l'or- dre décroissant, l'Algérie, par le biais de ses importateurs publics et privés, importe des viandes d'Allemagne, d'Irlande et de France. Dans l'avenir, d'autres pays tels que l'Italie et l'Es- pagne seront concernés par les impor- tations. Il y a lieu de noter, selon les chiffres avancés par le ministère du Commerce, que les principaux pro- duits alimentaires importés par l'Al- gérie ont enregistré une forte baisse en janvier dernier par rapport à la même période de l'année 2015. En effet, les prix d'achat des viandes bo- vines réfrigérées ont reculé de 28% à

3.582 dollars/t, des viandes congelées

de 15% à 3.102 dollars/t, des crusta-

cés congelés de 33% à 4.151 dollars/t et des poissons congelés de 16% à

1.365 dollars/t. En Algérie, pour rap-

pel, la consommation est de 11kg/ha- bitant/an pour la viande rouge. Elle est de 8 kg/habitant/an pour la viande blanche. Toutefois, les besoins réels augmentent suivant les niveaux de vie du citoyen et son pouvoir d’achat. L’offre de viande est de 420.000 tonnes dont l'importation représente

10%. Sarah A. Benali Cherif

E co no m ie 9 EL MOUDJAHID OPEP-ACCORD D’ALGER GEL OU RECONDUCTION ? l

Eco no m ie

9

EL MOUDJAHID

OPEP-ACCORD D’ALGER

GEL OU RECONDUCTION ?

l M . B O U TA R FA EN IR A K

Le ministre de l’Énergie, Noureddine Boutarfa, se rendra, aujourd’hui à Baghdad, en prévision de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, prévue le 25 mai à Vienne, apprend-on hier auprès du ministère de l'Énergie.

L ors de cette visite de deux jours, M. Boutarfa s’entretien- dra avec son homologue ira-

kien, Jabber al-Luaibi, et ce, en préparation de la réunion ministérielle de l’OPEP. Pour rappel, les membres de l'OPEP devraient décider, lors de leur réunion dans la capitale autri- chienne, ou de la prolongation de six mois ou du gel de la durée de la baisse de la production de pétrole, mesure entrée en vigueur le 1 er janvier dernier. Face à la chute des prix du brut de- puis mi-2014, l'OPEP et des pays pro- ducteurs hors OPEP avaient convenu, en décembre 2016 à Vienne, d'un ac- cord pour agir ensemble en réduisant leur production d`un total avoisinant 1,8 mbj à partir de janvier 2017 à rai- son de 1,2 mbj par l'OPEP et 600.000 bj par onze pays hors-OPEP (Azer- baïdjan, Brunei, Bahreïn, Guinée équatoriale, Kazakhstan, Malaisie, Mexique, Oman, Russie, Soudan et Sud Soudan). M. Boutarfa avait ré- cemment indiqué que l’Algérie était

Boutarfa avait ré- cemment indiqué que l’Algérie était favorable pour prolonger la durée de la baisse

favorable pour prolonger la durée de la baisse de la production du pétrole, une position partagée par plusieurs pays membres de l'OPEP comme l'Arabie Saoudite et le Venezuela,

ainsi que par des pays non membres telle la Russie. Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid Al-Falih, avait déclaré lundi dernier qu'il s'attendait à une extension de l'accord de réduc-

tion de la production de l'OPEP au se- cond semestre 2017 et peut-être au- delà. Pour sa part, le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, avait soutenu que son pays était favorable à la reconduction de l'accord de limi- tation de la production de brut, esti- mant que la reconduction de l'accord en vigueur sera «plus efficace» en matière de rééquilibrage du marché face à hausse de la demande attendue. Les marchés pétroliers ont réagi positivement à l'optimisme des grands producteurs du pétrole, entraînant une légère hausse des prix du baril, mais la production du pétrole de schiste américain, en croissance continue, maintient la pression sur les cours ac- tuels. Mardi, le baril de Brent de la mer du Nord valait à la mi-journée 49,36 dollars sur l'Intercontinental Ex- change (ICE) de Londres, alors que le baril de «light sweet crude» (WTI) pour s'échangeait à 46,44 dollars.

P r CHEMS-EDDINE CHITOUR :

« ACCÉLÉRER LA MISE EN ŒUVRE »

Les cours de pétrole ont connu une tendance baissière importante ces dernières semaines pour toucher leur plus bas niveau depuis plus de cinq mois. Le Brent était coté à 48,82 dollars le 4 mai dernier. En effet comment peut-on expli- quer cette accélération baissière ? Jusqu’où peut-elle réellement aller ? Nous avons voulu tenter de répondre à cette question en interro- geant le professeur de thermodynamique à l’École nationale polytechnique d’Alger, Chems-Eddine Chitour. Il nous a déclaré que « la chute des prix de pétrole peut se poursuivre ». Contacté hier par téléphone, le professeur a précisé que « la baisse enregistré ces dernières semaines des prix était prévisible ». Il dira dans ce sens qu’actuelle-

était prévisible ». Il dira dans ce sens qu’actuelle- ment « ce qui est important à

ment « ce qui est important à dire c’est que si les pays producteurs, membres et non-membres de l’OPEP, ne procèdent pas, dans les plus brefs délais, à la prolongation et à l’application de l’accord sur la réduction de la production pétro- lière, la chute des prix ne va pas s’arrêter ». Il a souligné dans ce sens qu’il y a plusieurs paramètres qui expliquent l’effondrement des cours de pétrole, notamment par la réduction de la demande en Chine, la hausse de la production en Libye, au Nigeria. Aussi, le professeur a fait savoir qu’il y a une forte possibilité de la conti- nuité de la réduction des prix par la réduction de la consommation de l’énergie pendant la pé- riode de l’été.

M. A. Z.

POUR INSTALLER L’ÉNERGIE SOLAIRE CHEZ SOI

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Introduire l’électricité d’origine solaire dans une maison ou une entreprise est désormais une démarche accessible en Algérie sur le plan aussi bien technique que financier. «L’installation d’un système d’alimentation d’électricité par la lu- mière solaire passe par des étapes simples tech- niquement, et abordables financièrement, même pour les familles à revenus moyens», explique le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Noureddine Yassaa. D’autant plus qu’en Algérie, le taux de rayonnement solaire dépasse dans certaines ré- gions, tels Adrar et Aïn Salah, les 3.500 heures/an, alors que dans le nord du pays, il frôle la barre des 2.600 heures/an, ce qui représente un potentiel naturel énorme. Deux moyens sont possibles pour l’installa- tion des panneaux photovoltaïques chez soi : soit le système «de stockage» qui est le plus intéres- sant puisqu’il n’est soumis à aucune réglemen- tation ou loi, soit le raccordement des panneaux solaires au système d’alimentation électrique principal de Sonelgaz par le biais d’un second compteur. Le «système de stockage» est basé sur un simple raccordement entre les appareils et les panneaux solaires, depuis la phase de captage de la lumière jusqu’à sa conversion finale en élec- tricité. «La toute première étape dans ce système est de faire appel à un technicien spécialisé qui doit faire une étude globale sur les besoins de l’habitation en matière de consommation élec- trique afin de définir tous les outils nécessaires», note le même responsable. Cette phase est suivie de celle de la mise en place d’une structure qui

abritera les panneaux, laquelle doit être orientée vers le Sud sachant que les panneaux nécessitent une inclinaison correcte par rapport au soleil afin de capter le maximum de rayons. En outre, il est primordial d’équiper le sys- tème d’un régulateur de charge pour obtenir une puissance adaptée aux appareils électroménagers (220 volts au maximum). Concernant les batteries, elles sont suffisam- ment disponibles sur le marché national avec des modèles de fabrication locale de bonne qualité, assure-t-on. Cependant, l’option du système de stockage exige de l’utilisateur de prendre certaines me- sures pour assurer un meilleur rendement, parmi lesquelles l’isolement de la maison, c’est-à-dire qu’elle soit construite avec des matériaux iso- lants et des fenêtres en double vitrage, que les appareils électroménagers soient moins consom- mateurs d’énergie (de classe A) et l’adoption d’un bon comportement en réduisant le gaspil- lage. Concernant la disponibilité des techniciens d’installations des systèmes photovoltaïques, le même responsable assure que cela ne pose aucun problème puisque le CDER et les Centres de for- mation et de l’enseignement professionnels ont suffisamment formé pour cette catégorie de pro- fessionnels. Quant au second système d’alimentation en énergie solaire, il est quasiment le même que celui de stockage sauf qu’il nécessite le raccor- dement des panneaux solaires au système d’ali- mentation électrique principal de Sonelgaz, et ce, en installant un second compteur réservé au sys- tème photovoltaïque, nécessitant une autorisation

officielle. C’est ainsi que le ministère de l’Ener- gie en collaboration avec la Commission de ré- gulation de l’électricité et du gaz (Creg) élaborent actuellement un texte réglementaire permettant de mieux gérer cette technique qui sera d’un grand apport à son utilisateur et à l’ef- ficience énergétique.

Panneaux solaires : quel modèle choisir et à quel prix ?

Le bon choix des panneaux photovoltaïques

est synonyme d’une production énergétique ef- ficace, alors que plusieurs producteurs algériens se sont lancés dans ce secteur et fabriquent des panneaux de bonne qualité répondant aux stan- dards mondiaux. «Il faut savoir que le nombre d’entreprises algériennes qui fabriquent des panneaux solaires est d’autant plus intéressant qu’elles ont introduit les dernières technologies pour les différents usages (industrie, pompage

) en ayant investi de

gros moyens, et les résultats s’annoncent pro- bants en terme de qualité des produits», assure le même responsable. C’est le cas de l’Entreprise nationale des in- dustries électroniques (Enie) dont le prix des panneaux solaires en silicium qu’elle fabrique s’élève à raison de 95 DA (hors taxes) pour un Watt. Ainsi, un panneau photovoltaïque de 100 Watts est vendu par cette entreprise publique à 9.500 DA (hors taxe), sachant que la durée de vie moyenne des panneaux solaires oscille entre 15 et 20 ans. (APS)

agricole, éclairage public

CON JON CTU R E CONSENSUS
CON JON CTU R E
CONSENSUS

l L’accord Opep-non-Opep relatif à la réduction de la

production de pétrole de 1,8 million de barils par jour, signé le 10 décembre 2016, pour une durée

initiale de six mois, à compter du 1er janvier 2017, serait sur la voie d’être reconduit pour une autre période pouvant aller au delà de 2017. Selon le ministre saoudien de l'énergie, Khalid Al-Falih, l'accord en question pourrait être étendu,

au second semestre 2017, et même au-delà. Une conclusion tirée, a-t-il dit, des consultations avec les signataires de l'accord à l’occasion du sommet asiatique du pétrole et du gaz (Kuala Lumpur, Malaisie). «Les producteurs de pétrole concernés par l’accord sont résolus

à agir dans le sens de «ramener le

volume des stocks à leur niveau moyen des cinq dernières années», a-t-il ajouté. Cette option est même recommandée, a déclaré, pour sa part, le ministre koweïtien du pétrole, Issam Elmerzoug a révélé,

à ce titre, l’existence d’«un

consensus presque total sur l'importance d'étendre l'accord sur au moins six mois», a-t-il souligné. Dans le même contexte, le ministre a affirmé que son pays soutenait une telle initiative, et que, l’impact

de la réduction de la production devra se faire ressentir dans les prochains mois à la faveur de la baisse des stocks mondiaux. Les signaux positifs émanent des deux producteurs potentiels de pétrole, en l’occurrence, la Russie et l'Arabie saoudite, qui ont fait part d’une extension de l'accord de réduction de la production. Le ministre russe de l'énergie, Alexandre Novak, repris par les médias, a indiqué, que son pays «est solidaire des efforts de ses partenaires pour rééquilibrer le marché, affirmant que, «l'initiative commune pour stabiliser le marché mondial est actuellement effective». Et d’ajouter «qu'une extension pour une plus longue période (de l'accord) contribuera à assurer plus rapidement un retour des marchés à des conditions meilleures». Tout récemment, les responsables de l’Opep se sont montrés optimistes en estimant que la démarche portant sur la réduction de la production, soutenue par 11 pays hors Opep, et entrée en vigueur le 1 er janvier 2017, peut être prolongée pour six mois supplémentaires. Le comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord a, pour sa part, plaidé la nécessité pour les parties impliquées par l’accord de se conformer à cette mesure, à 100% pour une meilleure reprise des prix précisant que, pour le mois de mars 2017, l'ensemble des producteurs concernés ont atteint un niveau de conformité de 98%. La prochaine réunion du comité, prévue, à Vienne vers la fin mai devra trancher la décision d'étendre la durée de l’accord.

D. Akila

EMPRUNTOBLIGATAIRE DE50MILLIARDSFCFA Du 3 mai au 2 juin 2017, la Banque d’Investissement et de Développement
EMPRUNTOBLIGATAIRE
DE50MILLIARDSFCFA
Du 3 mai au 2 juin 2017, la
Banque d’Investissement et de
Développement de la CEDEAO
(BIDC) procèdera à la levée de
50 milliards FCFA (80 millions
de dollars) à travers un emprunt
obligataire par appel public à
l’épargne (APE). D’une maturité
de 10 ans dont deux ans de
différé, cette opération s’inscrit
dans le cadre de la mobilisation
de ressources opérée par la
BIDC pour financer ses
opérations générales de prêts
dans la zone de l’UEMOA,
révèle la CGF Bourse.

Mo nd e

EL MOUDJAHID

11

SAHARA OCCIDENTAL

LE STATUT RESTE CELUI D’« UN TERRITOIRE

NON AUTONOME »

Le statut du Sahara occidental reste celui d’«un territoire non autonome», a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, réitérant le soutien de l'Union européenne pour les efforts du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, en vue de parvenir à une solution qui permette «l'autodétermination du peuple du Sahara occidental».

«L e Sahara occidental est inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU», a-t-elle écrit dans sa réponse,

au nom de la Commission européenne, aux députés européens qui l'interpellaient sur la présence mili- taire marocaine au Sahara occidental. La haute re- présentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a rappelé, à ce titre, que «le statut définitif du Sahara occidental continue de

faire l'objet d'un processus de négociation mené sous l'égide des Nations unies». Elle a réaffirmé le soutien de l'UE pour les ef- forts déployés par le Secrétaire général des Nations unies en vue de parvenir à «une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui per- mette l'autodétermination du peuple du Sahara oc- cidental dans le cadre d'arrangements conformes aux principes et aux objectifs de la charte des Na- tions unies». M me Mogherini a exprimé, dans ce contexte, la préoccupation de l'UE par «la longue durée de ce conflit et par ses conséquences sur la sécurité, le respect des droits de l'homme et l'inté-

le respect des droits de l'homme et l'inté- gration dans la région», exhortant les deux parties

gration dans la région», exhortant les deux parties à «rechercher une solution négociée au conflit». Dans une question parlementaire adressée à la Commission européenne, de nombreux députés eu-

ropéens dont Max Andersson, Jakop Dalunde, Klaus Buchner, Joao Ferreira, Takis Hadjigeorgiou et Rina Ronja Kari ont exhorté l'exécutif européen à préciser le statut, au regard du droit international, de la présence militaire marocaine au Sahara occi- dental. Les députés européens ont souligné dans leur question que l'UE et ses États membres n'ont jamais reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sa- hara occidental, relevant que la Cour européenne de justice (CJUE), dans son arrêt de 21 décembre dernier, a rejeté l'argument de la Commission selon lequel le Royaume du Maroc était la puissance qui administre de facto le Sahara occidental. Selon ces eurodéputés, le droit relatif aux droits de l'homme et le droit international humanitaire s'appliquent à la situation au Sahara occidental et, partant, aux ac- tivités des organismes et acteurs marocains. Ils ont appelé, à ce propos, la Commission européenne à expliquer comment la Commission a appliqué les lignes directrices de l'UE concernant le droit inter- national humanitaire à la situation au Sahara occi- dental.(APS)

LA COMMISSION INVITÉE À FOURNIR UN COMPTE-RENDU DÉTAILLÉ DES FONDS ALLOUÉS

La députée européenne, Marina Albiol, a exhorté la Commission euro- péenne à rendre compte des fonds octroyés au Maroc dans le cadre de la po- litique migratoire de l'Union, exprimant ses craintes quant à une utilisation de fonds européens pour financer l'entretien du «mur de la honte», érigé par le Maroc au Sahara occidental, sur plus de 2.700 km, pour isoler les terri- toires libérés. Dans une question écrite adressée à l'exécutif européen, l'eurodéputée Marina Albiol, également porte-parole du groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique au Parlement européen, a exigé «la fourniture d'un compte rendu détaillé pour justifier l'utilisation de chaque centime des fonds alloués» par l'Union européenne (UE) au Maroc dans le cadre du partenariat de mobilité UE-Maroc. En effet, l'UE et le Maroc ont signé en juin 2013 un partenariat pour gérer la migration et la mobilité. Rap- pelant que le Maroc reçoit depuis 2013, un montant de 200 millions d’euros annuellement de l'UE, la parlementaire a invité la Commission à s'exprimer

sur l'existence ou pas d'un mécanisme permettant de contrôler l'utilisation des fonds provenant du budget communautaire pour s'assurer que l'argent du contribuable européen n'est pas utilisé pour financer «le mur de la honte», illégal au regard du droit international. Selon Marina Albiol, il y a plusieurs champs de mines, des clôtures et des bunkers le long de ce mur qui sépare le territoire sahraoui occupé de celui libéré et où quelques 100.000 soldats ma- rocains sont stationnés. «Le coût du maintien d'un tel mur pourrait atteindre les 100.000 euros par jour», a-t-elle précisé. Marina Albiol a regretté, à ce titre, le soutien de l'UE au Maroc qui «occupe militairement le Sahara occi- dental depuis 1975» et «réprime toute opposition politique et chaque mou- vement social sur son territoire», des pratiques «contraires aux droits de l'homme». La députée européenne a invité, en outre, la Commission à faire un bilan des accords conclus dans le domaine de la coopération policière et de contrôle aux frontières avec le Maroc qu’elle qualifie de «puissance oc- cupante».(APS)

PALESTINE

DONALD TRUMP PROCHAINEMENT DANS LES TERRITOIRES OCCUPÉS

DONALD TRUMP PROCHAINEMENT DANS LES TERRITOIRES OCCUPÉS Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé hier une

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé hier une visite pro- chaine de son homologue américain Donald Trump dans les Territoires pa- lestiniens. M. Abbas a rappelé «son engagement en faveur de la paix, basée sur le droit et les résolutions in- ternationales conformément à la solu- tion à deux Etats». Cet Etat doit être un Etat «souverain dans les frontières de 1967 et ayant pour capitale El- Qods-Est», a-t-il insisté, dans des dé- clarations à Ramallah aux côtés du président allemand Frank-Walter Steinmeier. L'administration améri- caine de Donald Trump, en place de- puis janvier, a multiplié les contacts pour ranimer les efforts de paix. «Nous y arriverons !» avait ainsi pro- clamé le président américain lors de la visite de M. Abbas la semaine passée à Washington.(APS)

UNION AFRICAINE

60 e SESSION DE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME À NIAMEY

La 60 e session de la Commis- sion des droits de l'homme et des peuples de l'Union africaine (UA) s'est ouverte lundi à Niamey, capi- tale du Niger, pour discuter de la promotion et de la protection des droits de l'homme en Afrique. Cette 60 e session, présidée par le prési- dent nigérien Mahamadou Issoufou en présence de plusieurs personna- lités de nombreux pays, est couplée au 30 e anniversaire de la commis- sion et réunit environ 600 per- sonnes pour deux semaines de travaux. La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples est un organe de l'Union africaine, éta-

bli par la Charte de l'institution. Elle a pour mission de promouvoir et de protéger les droits de l'homme en Afrique. Dans son discours d'ouverture, M. Issoufou a regretté «qu'au- jourd'hui, les droits de l'Homme soient menacés par des organisa- tions, notamment terroristes et cri- minelles, ainsi que des forces identitaires et centrifuges». «Ces organisations n'attachent aucune valeur à la vie humaine : égorger, violer, mutiler, persécuter sont de- venus des actions d'une banalité dé- concertante», a-t-il déploré. Face à ces menaces et pour garantir le droit à la vie, à la sécurité et à la

paix, le gouvernement nigérien s'est fixé pour priorité de renforcer les capacités des services de renseigne- ment et des Forces de défense et de sécurité. Selon le président nigérien, de- puis 2011, le gouvernement investit chaque année en moyenne plus de 10% des ressources budgétaires pour atteindre cet objectif. En outre, l'Homme et ses droits sont au centre du Programme de renais- sance du Niger. «Tous les droits hu- mains y sont pris en compte, à commencer par le droit à la vie, le droit à la sécurité et à la paix», a-t- il précisé. (APS)

Les forces irakiennes ont an- noncé mardi avoir repris un nouveau quartier de la rive ouest de Mossoul, resserrant un peu plus l'étau sur le groupe terroriste autoproclamé «État islamique» (EI/Daech) désormais majoritairement retranchés dans la vieille ville. Les troupes d'élite du contre-terrorisme (CTS) «ont libéré la Zone Industrielle Nord (située) dans la partie ouest» de Mossoul, a déclaré dans un communiqué le commandement conjoint des opéra- tions (JOC), qui coordonne la lutte contre l'EI en Irak. Elles ont «hissé le drapeau irakien après avoir infligé des pertes à l'ennemi», ajoute le communiqué. Cette prise intervient après le lancement d'une nouvelle

offensive la semaine dernière dans le nord-ouest de Mossoul. Les forces irakiennes avaient déjà repris lundi le contrôle total du vaste quartier pé- riphérique d'Al-Haramat. Plus de six mois après le début des opérations militaires pour reconquérir la deuxième ville d'Irak tombée aux mains de l'EI en juin 2014, quelques centaines de terroristes contrôlent encore quelques quartiers autour de la vieille ville. Au moins 250.000 civils sont piégés dans la vieille ville et tentent de survivre dans des conditions dif- ficiles, selon des responsables hu- manitaires et des organisations de défense des droits de l'Homme.(APS)

SYRIE

LE CONFLIT LE PLUS MEURTRIER EN 2016

Le conflit en Syrie a été le plus meurtrier dans le monde pour la cinquième année consécutive, a indiqué le rapport annuel 2016 de l’Institut international des études stratégiques (IISS) basé à Londres. Le rapport présenté, lors d’une conférence de presse animée par le directeur général d’IISS, John Chipman, souligne que dix conflits ont occasionné plus de 80% des décès dans le monde, dont le conflit en Syrie avec encore 50.000 tués l’année dernière, portant le total des morts dans ce pays depuis 2011 à environ 290.000. Entre janvier et août 2016, quelque 900.000 personnes ont été déplacées en Syrie. 90% ont été dispersées dans les zones urbaines ou suburbaines des pays voisins, note l’IISS. Les neufs autres zones de conflits citées par le document sont le Mexique, l'Irak, l'Afghanistan, le Yémen, la Somalie, le Soudan, la Turquie, le Soudan du Sud et le Nigéria. Les conflits dans le monde ont fait 157.000 morts l'année dernière contre 167.000 en 2015. Le nombre des conflits qui peuvent exploser à tout moment est en augmentation, souligne l’IISS. Le Moyen-Orient reste la partie qui a connu le plus grand nombre de mort dans des conflits armés, avec 82.000 décès l'an dernier. Sept des dix conflits les plus mortels de 2016 ont été enregistrés dans cette région, relève IISS. Le directeur de l’institut affirme que l’élaboration de solutions politiques appropriées aux conflits latents constituera «un défi majeur» pour les décideurs politiques, mais «essentiel» si le nombre des décès occasionnés par les conflits dans le monde devrait être réduit de manière substantiels. «Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, la bonne gouvernance est une condition préalable et nécessaire à une bonne stratégie», a-t-il dit. Il a ajouté que de plus en plus, les réfugiés et les conflits se rapprochent des villes et ne suivent pas le chemin traditionnel qui consistait à les voir se concentrer dans des zones frontalières. Pendant que les personnes dépla- cées s’installent dans les villes, ces dernières aussi connaissent de plus en plus de conflits, note Chipman. En- viron la moitié des 36 conflits armés cités par l’IISS ont tous fait des morts et se déroulent dans un milieu urbain, ce qui pose des défis particuliers pour les organisations d'aide aux per- sonnes déplacées et aux forces ar- mées qui combattent les «insurgés». Les forces de maintien de la paix des Nations unies trouvent de plus en plus de difficultés à satisfaire les at- tentes de plus en plus élevées chaque année. Les défis du maintien de la paix connaissent une croissance constante, souligne IISS. (APS)

IRAK

LES TROUPES D’ÉLITE PROGRESSENT DANS MOSSOUL-OUEST

SEPT ÉTUDIANTS ENLEVÉS À BAGHDAD

SEPT ÉTUDIANTS ENLEVÉS À BAGHDAD

SEPT ÉTUDIANTS ENLEVÉS À BAGHDAD
Sept étudiants qui militent contre la corruption ont été enlevés par des hommes armés dans
Sept étudiants qui militent contre la corruption ont été enlevés par des hommes armés dans

Sept étudiants qui militent contre la corruption ont été enlevés par des hommes armés dans leur appartement du centre de Baghdad, ont rapporté des médias citant des sources sécuritaires. «Des hommes armés non iden- tifiés circulant en 4x4 ont enlevé sept étudiants tôt lundi matin», a déclaré un responsable du ministère de l'Intérieur cité par les agences. «Un groupe armé a kidnappé dans leur appartement de Battaween (un quartier du cen- tre Baghdad, ndlr) sept étudiants qui participent aux manifestations paci- fiques», a confirmé Jassem al-Helfi, un des leaders du mouvement anticorruption qui organise des manifestations presque chaque semaine dans le pays depuis deux ans. Selon lui, l'enlèvement a eu lieu vers 01h30 lundi matin (22h30 GMT dimanche). L'identité des ravisseurs n'est pas établie et aucune information n'a filtré sur d'éventuelles demandes pour la libération des étudiants. Des milliers de personnes se réunissent presque chaque semaine dans la capitale irakienne, et dans plusieurs villes du sud du pays pour réclamer notamment des mesures anticorruption, une réforme de la loi électorale et une reprise en main du gouvernement par des tech- nocrates. (APS)

So cié t é

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EL MOUDJAHID

EMBELLISSEMENT URBAIN

QUE LE VERT DURE !

En plus de leur attrait esthétique, les nouvelles installations végétales dans certaines cités où les habitants ont pu acheter leur logement, comme celles de Bab Ezzouar ou celles de l'AADL à Aïn Malha aux abords d'Alger, ont de nombreux avantages écologiques.

D ans les grands ensembles de cités et de logements réalisés à la périphérie des villes anciennes, d'ailleurs souvent des

centaines de barres d'immeubles identiques, à forte densité verticale, les espaces extérieurs publics ne sont à présent réduits qu'à des voies de circulation et de parkings, bordés cependant de terre plein qu'il est toujours possible de vé- gétaliser, pour peu que la volonté y soit. Le fait a été précisément observé dans cer- taines cités où les habitants ont pu acheter leur logement, comme celles de Bab Ezzouar ou celles de l'AADL à Ain Malha aux abords d'Alger. Des petits jardins ont ainsi pris forme au bas des immeubles et la présence du végétal comme le traitement des espaces extérieurs ont suscité un grand intérêt auprès des riverains. Toutefois, en ce qui concerne les nouvelle aires urbaines générées par l'auto-construction sou- vent illicite, le végétal n'existe pas et les es- paces extérieurs ne configurent que des voies d'accès de fortune —rues et ruelles—souvent mal dimensionnées et envahies par l'automo- bile et les détritus de toutes sortes. Des tentatives sont pourtant signalées ici et là, par exemple l'éco quartier en projet de «Diar El Djenane» à Alger et celui de Sidi El Houari à Oran. A Alger, l'étude a été confiée par les pouvoirs publics au cabinet «Arte Char- pentier Architectes» associé au «groupe La- farge», pour concevoir un projet destiné à loger des familles issues des classes moyennes algéroises. Le projet s'appuie sur les apports de la cul- ture architecturale de la Casbah, croisés avec ceux de la ville de style «Haussmannien», bien entendu avec une forte empreinte végétale. Celui de Sidi El Houari à Oran, à l'initiative de l'APC, fait d'ailleurs suite aux recommanda- tions de la dernière conférence africaine sur l'économie verte, réunie à Oran en février 2014. L'APC devait ainsi lancer une opération pilote de construction de logements avec pour objectif d'intégrer les énergies renouvelables (solaire et éolien), de traiter et recycler les dé- chets et de récupérer les eaux de pluie.

recycler les dé- chets et de récupérer les eaux de pluie. Ces initiatives sont bien sûr

Ces initiatives sont bien sûr à encourager :

nement. Cette initiative a déjà été mise en œuvre dans la cité AADL à Ain Malha et sem- ble avoir donné de bons résultats. Parallèlement à cette prise de conscience de l'urgence d'une prise de conscience volonta- riste des acteurs sociaux urbains sur la qualité environnementale, d'autres actions peuvent être envisagées en amont, au niveau de la ré- glementation des « Plans d'Urbanisme direc- teur, Plan directeur d'Aménagement et d'Urbanisme, Plan d'Occupation de Sol, et du contenu des permis de construire ». Pour tout dire, l'exigence d'intégration de la démarche de recherche de qualité environne- mentale doit animer les nouveaux programmes et projets de construction de logements et d'équipements, les tracés urbains des voiries et transports, les projets de rénovation et de res- tauration de l'existant et de sauvegarde du pa- trimoine.

Kamel Bouslama

*D’après l’étude intitulée Un moyen de lutter contre le dérèglement climatique, de Hocine Ali Benali, architecte dplg, urbaniste

une incitation, par des aides financières, abat- tement d'impôts et assistance technique, pour- rait être apportée à des groupes d'habitants constitués en comité autour de projets de vé- gétalisation, d'utilisation d'énergies renouvela- bles, de récupération des eaux pluviales et de tri et recyclage de déchets dans leurs immeu- bles et leurs quartiers respectifs.

L’éducation des citoyens est indispensable

Les projets en question consisteraient -dans un premier temps- à planter des arbres feuillus et des arbres fruitiers, des fleurs, des plantes grimpantes sur les murs des bâtiments ; égale- ment à faire des carrés de jardins potagers ou des vergers là où le banc de terre plein le per- met dans les espaces extérieurs des cités. A l'intérieur des immeubles et des logements, il est possible aussi de végétaliser les halls d'en- trée, les toitures les terrasses et les balcons. L'éducation des citoyens est, de ce point de vue, indispensable. Il est important, en effet, d'impliquer également les enfants dans ces ac- tions de plantation et de respect de l'environ-

BÉCHAR

UN PARC CITADIN SE SUBSTITUE AUX ESPACES DE FORTUNE

Béchar aura enfin un véritable parc citadin, qui se substituera aux espaces verts de fortune où, à défaut de détente et de loisirs, les familles devaient se rendre, no- tamment en période de grandes chaleurs et durant les veillées ramadhanesques. En effet, l’ancien parc que l’on appelait jadis, le «jardin public» vient d’être repris en main pour sa finalisation, après un arrêt des travaux de sa réhabilitation et qui avaient duré trois ans, pour diverses raisons, entre contraintes techniques et administratives. Selon le premier responsable de la wilaya qui a annoncé officiellement cette opéra- tion, l’ouverture du parc citadin de la ville de Béchar est prévue pour le début du mois de ramadhan, et que ce sont les services techniques de la wilaya qui en ont la charge, alors que la Direction de l’Environnement vient d’être chargée de la réalisation d’un forage pour les besoins hydrique de cette infrastructure, tant attendu par les citoyens de la ville. S’étendant sur une superficie de 6 hectares, cet espace viendra, sans aucun doute, atténuer quelque peu et un temps soit peu, les tracas auxquels sont confrontées les familles Bécharies, en matière d’espaces de détente, notamment lorsque le besoin de respirer hors de chez soi, s’en fait ressentir. Sa concrétisation qui s’inscrit dans le cadre d’une amélioration du cadre de vie des habitants de la ville, aura nécessité une enveloppe financière de 200 millions de dinars. Voilà qui sûrement laissera encore espérer que bien d’autres structures similaires verront le jour, mettant ainsi fin au cal- vaire de l’absence d’espaces verts, de détente et de loisirs. Ramdane Bezza

d’espaces verts, de détente et de loisirs. Ramdane Bezza TROIS ANS APRÈS SON ENLÈVEMENT UN ENFANT

TROIS ANS APRÈS SON ENLÈVEMENT

UN ENFANT RETROUVÉ ET REMIS À SA MÈRE

Trois années. C’est la longue période à la- quelle une maman a été privée de son enfant. Une éternité pour B.S, 40 ans, qui n’en croyait pas ses yeux lorsque les services de la gendar- merie nationale de la wilaya d’Alger lui ont rendu son garçon, âgé à peine de 7 ans. Selon la cellule de communication du Com- mandement de la GN, l’enfant a été kidnappé par son père, en août 2014, en France. Il l’a introduit illégalement dans le territoire algérien pour le ca- cher pendant tout ce temps. Le dénouement de l’affaire a été rendu pos- sible suite à des informations parvenues aux élé- ments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Cherarba, aux Eucalyptus, relevant de la sec-

tion de la GN de Baraki, selon lesquelles, le mis en cause, 43 ans, se trouvait avec l’enfant qui fait objet de recherches depuis sa date de disparition. Dès lors, un plan minutieux et bien étudié a été mis en place par les gendarmes où il était ques- tion d’épier tous les mouvements du suspect. Munis d’un mandat de perquisition délivré par le procureur de la République près le tribunal d’El Harrach, les éléments de la brigade, assistés par leurs homologues de la section de sécurité et d’intervention (SSI), localisent le domicile du mis en cause, sis à Sidi Moussa (Blida), qu’il a loué et décident de s’y rendre pour libérer le petit garçon. Une fois sur place, les gendarmes ont été rembarrés par l’auteur présumé du rapt qui a

refusé tout dialogue avec eux. Mais après les ap- pels à la raison et à la sagesse de la gendarmerie nationale, il a fini par ouvrir la porte tout en fuyant vers une autre chambre après cependant avoir pris le soin de cacher l’enfant. Ce dernier a été finalement trouvé sous un lit, drapé jusqu’au cou ! Quant au papa indélicat, il a été rapidement neutralisé avant d’être interpellé et présenté de- vant le procureur de la République près le tribu- nal de Larbaa. Il a été placé en détention préventive et l’enfant a retrouvé sa maman après près de trois ans d’attente et de souffrance. S. A. M.

R E GA R D
R E GA R D

LE VERT DÉRANGE-T-IL À CE POINT ?

l Le vert, c’est la couleur de la bonne humeur, de l’optimisme.

Voir autour de soi, toutes ces aires gazonnées, agréablement ornementées avec de belles plantes qui fleurissent, en dehors du printemps, n’a pas d’égal pour remonter le moral, après une journée chargée et où le stress est dominant. En effet, l’espace vert n’est plus et ne doit, en aucun cas, être une revendication d’écolos ou d’architectes, soucieux du devenir des écosystèmes, pour les premiers et l’embellissement des villes, pour les deuxièmes. C’est un fait, l’espace vert est vital pour notre bien-être, notre confort et notre épanouissement. Au- delà de la touche esthétique, en effet, ces jolis carrés verts, aménagés et bien entretenus nous procurent une certaine sensation de satisfaction, de sérénité et nous réconcilient également avec la nature et surtout, nous-mêmes.Aujourd’hui, tous les pays, accordent une place de choix, à ces verdures qui oxygènent les cités et les quartiers et luttent contre toutes les formes de pollution qui nous envahissent, de nos jours et face auxquelles on reste désarmés.Avrai dire, chez-nous , en dépit, des efforts consentis par les pouvoirs publics pour

réhabiliter ces endroits, allant à intégrer cet aspect dans tous les projets de logement ou encore d’aménagement de nos villes, la notion du vert, n’est pas encore entrée dans nos mœurs. Dans nos cités, la passion pour ces petits «plus», au charme certain pour éviter la clochardisation des cités, est quasiment inexistante. Pis encore, on s’attaque à ces derniers jugés même «encombrants». Ce n’est pas étonnant de voir ces endroits, détournés de leur vocation pour devenir des lieux de dépôt d’ordures, par excellence. Le désintéressement du citoyen pour l’espace vert est palpable à travers le recul de la ceinture verte, au niveau d’Alger. C’est une réalité, le couvert végétal n’est plus ce qu’il était. Il ne cesse de perdre du terrain subissant ainsi, à la fois, l’empreinte du temps et l'incurie des ennemis de la nature et du beau.

Samia D.

TIZI OUZOU

INCENDIE DANS UN ATELIER DE FABRICATION DE MEUBLES

Un incendie s’est déclaré, au début de la soirée de lundi dernier, dans un atelier de fabrication de meubles et matelas dans la commune de Freha, prés de 25 kilomètres à l’est du chef lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, provo- quant d’importants dégâts matériels, apprend-on de la cellule de commu- nication de la protection civile de la wilaya de Tizi-Ouzou. Selon les in- dications fournies par notre source, l’incendie qui n’a pas heureusement, causé de pertes humaines, a par contre provoqué l’effondrement du toit de la charpente métallique, la destruction d’un lot de bois et l’en- dommagement de quelques ma- chines. L’intervention rapide de pas moins de 30 pompiers et de cinq camions de lutte contre les incendies dépê- chés depuis les unités d’Azazga et de Tizi-Ouzou a permis de venir à bout de cet incendie et de sauver des flammes les parties stockage de pro- duit fini et de fabrication de matelas, selon toujours la cellule de commu- nication de la Protection civile qui a par ailleurs, indiqué que cet incendie dont l’origine n‘était pas identifiée a été circonscrit après de deux heures de lutte menée avec courage et déter- mination par les soldats du feu. Bel. Adrar

Cult ure

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EL MOUDJAHID

REMISE DE DIPLÔMES AUX STAGIAIRES DU THÉÂTRE NATIONALALGÉRIEN

LES TROIS COUPS DU TALENT

Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi a organisé, hier à la salle Hadj-Omar, une cérémonie de remise de diplômes à sept comédiens amateurs.

A près un atelier de formation d’une durée de cinq mois, les stagiaires, passionnés du

quatrième art, et n’ayant aucune expérience théâtrales, ont beau- coup appris sous la direction de Djamel Guermi, directeur des ac- tivités culturelles au TNA. L’ate- lier de formation, premier de son genre aux bénéfices des novices a porté sur deux axes. Le premier est la dramaturgie et l’écriture théâ- trale assurée par Soumia Benab- drabou, cette dernière explique avoir présenté aux stagiaires la cul- ture théâtrale, l’histoire du théâtre, les théories du drame et de la co- médie. Pour le deuxième axe, celui de la comédie et de l’actorat, se sont deux chevronnés des planches à avoir assuré la formation, il s’agit de Hocine Hayder et Abbès Moha- med Islam. « Il s’agit d’un projet pilote de la formation théâtrale. Nous avons mis l’accent sur l’oc- cupation de l’espace scénique, l’interprétation, comprendre l’ac- tion et la réaction sur la planche, bref les principes du théâtre pour des comédiens qui ont beaucoup de passion pour cet art noble », a

Ph : Y. Cheufi
Ph : Y. Cheufi

lancé Hocine Hayder. Les sept co- médiens, Massilia Ait Ouali, Ouchfoune Abdelmalek, Ounaira Houcine, Daoui Aàrab, Yahoo Farid et Amine Chaour ont par la suite présenté une œuvre théâtrale élaborée au cours de cet atelier. Ils ont fait preuve de beaucoup de ri- gueur sur scène et d’un talent dont

l’émergence est due à de telles ini- tiatives. Ils étaient d’ailleurs una- nimes à déclarer que ce genre de formations contribue à rapprocher le public du théâtre. « C’était une riche expérience artistique et hu- maine. Nous étions une famille au- tour de ce projet. Cette initiative d’apprendre du théâtre en cours de

THÉÂTRE RÉGIONAL DE TIZI OUZOU

HÔTE DE MOSTAGANEM

Une semaine du théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou se tien- dra à Mostaganem du 15 au 19 mai en cours dans le cadre de la manifes- tation «Mostaganem, capitale du théâtre 2017», a-t-on appris de son directeur Farid Mahiout. Entrant dans le cadre d’un programme ciblant les 17 théâtres régionaux algériens, cette manifestation verra défiler des troupes théâtrales locales tout au long de l’année 2017 au niveau de Mosta- ganem qui fête le cinquantenaire du festival national du théâtre amateur, a-t-il expliqué. Plusieurs activités sont prévues à l’occasion de ce dépla- cement qui sera, selon M. Mahiout, une occasion de rendre hommage à de grandes figures du 4 e art au niveau local et national, à l’instar de Mohia, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Boubekeur Makhoukh, Tahar Djaout et tant d’autres artistes. La semaine du théâtre régional de Tizi Ouzou à Mostaganem est aussi une occasion de revenir, à travers les expositions montées sur place, sur l’historique et le parcours du théâtre d’expression amazighe qui a connu une importante évolution grâce, no- tamment, aux travaux du dramaturge Mohia Abdellah, a-t-il tenu à préciser. Des photographies de productions théâtrales du théâtre Kateb Yacine se- ront également exposées au même titre que des accessoires, des décors, des habits et des scénographies utili- sées dans le montage des pièces, a-t-il ajouté. Au programme également de cette semaine d’échange, deux confé- rences, l’une sera consacrée à la place du théâtre pour enfants dans la production théâtrale algérienne et l’autre à l’œuvre et au parcours de Mohia, notamment dans le domaine de l’adaptation, a annoncé le direc- teur du théâtre de Tizi Ouzou. Des pièces théâtrales, produites en Tama- zight et en langue arabe par le théâtre régional Kateb Yacine, en l’occur- rence Massinissa et Sophonisbe, Ahi- tus et chants des Oiseaux seront jouées à Mostaganem, ainsi que deux autres réalisées par des coopératives théâtrales, à savoir «Ma mhemalen Ledjouareh» de la coopérative Ibe- touren et «Hacène le peureux» de la troupe Tala, a-t-il fait savoir. (APS)

LE COINDU COPISTE
LE COINDU COPISTE

MOZARTÀL’OPÉRA

l Un opéra dans un opéra, voilà bien l’événement musical classique du

siècle pour notre public qui aura le privilège d’écouter Les noces de Figaro, le fameux et célébrissime opéra de Mozart qui aura traversé les époques pour parvenir aujourd’hui dans nos salles et interprété par une formation algérienne. Tout un orchestre de musiciens sous la direction d’Amine Kouider avec sa baguette magique offrira à l’assistance, que nous espérons nombreuse, une double représentation les 15 et 16 mai après s’être déjà produit une première fois avec un autre morceau classique qui avait enchanté les spectateurs au début de ce mois de mai. C’est dire que l’Orchestre National Symphonique ne chôme pas ces jours-ci et la nouveauté cette fois est que le chef d’orchestre a fait appel à quelques artistes internationaux faisant partie d’ensembles de renommée mondiale. Ces derniers accompagneront dans une soirée de haute voltige nos jeunes talents de l’ONS sur les airs de l’opéra de Mozart qui a été créé avec trois autres avec la collaboration littéraire d’écrivains à l’instar de Beaumarchais qui avait écrit initialement la pièce sous le premier titre Le mariage de Figaro, une œuvre qui avait beaucoup inspirée Mozart qui en fera un grand opéra en composant avec son orchestre la musique et l’instrumentation. Parvenue sous la forme désormais connue du « livret italien » mais quelque peu édulcorée de certains passages qui ont trait à des textes politiques qui figurent dans l’original, l’opéra est entré dans une seconde vie lyrique emportée par une interprétation des plus prodigieuse et fabuleuse en matière de musique classique avec bien entendu le style et la marque de Mozart. Pour la petite histoire on raconte que : « Contrairement à ce que l'on pense souvent, le livret reçut l'approbation de l'empereur Joseph II, avant même que Mozart en commence la partition 3. Il est vrai que ce souverain avait interdit en février 1785 la représentation de la pièce de Beaumarchais au théâtre de Vienne. » Pour l’aspect anecdotique, on peut replonger dans cette époque en jetant un œil averti sur ces phrases : « L'empereur Joseph II fut indirectement responsable de la préservation de cette magnifique partition pour la postérité : il cherchait en effet un opéra afin qu'il soit produit à la Cour impériale, et l'œuvre de Mozart faisait partie de celles qui étaient envisagées pour cela, de même que plusieurs autres, écrites par des compositeurs contemporains. Après le peu de succès qu'il avait obtenu jusque-là, Mozart avait, dit-on, juré que si son travail n'était pas retenu, il jetterait toute la partition 5 au feu. ». C’est dire l’ardeur et la passion, voire l’audace même qui animait les grands compositeurs. Pour notre part, on souhaite que la prestation des musiciens ainsi que l’orchestration algérienne soit à la hauteur de l’événement. Dans tous les cas de bons moments d’évasion sont à prévoir… L. Graba

soir est une excellente chose, ça aide les passionnés du théâtre à réaliser ce rêve après une longue journée de travail, j’espère que d’autres cycles auront lieu dans d’autres théâtre », a souligné Mas- silia Ait Ouali. De son côté, le di- recteur général du TNA, Mohamed Yahiaoui, a rappelé son engage- ment à aider tous les passionnés du théâtre algérien, qu’ils soient ama- teurs ou professionnels. « Nous avons gagné aujourd’hui sept co- médiens, c’est la grande réussite de cet atelier. Les portes du TNA sont ouvertes à toute personne qui désire faire du théâtre. Les forma- teurs sont toujours présents pour aider les jeunes », a-t-il noté. Un deuxième cycle de formation aura lieu à partir du mois de septembre a déclaré Abbès Mohamed Islam. Une initiative à féliciter et à encou- rager afin de rendre au théâtre son timbre populaire, mais surtout, exhausser le rêve de toute per- sonne ayant l’envie depuis des an- nées de monter sur scène, sans pour autant être obligé de faire l’école des arts dramatiques. Kader Bentounès

Ghardaia a édité plus de 35 manuscrits depuis sa création en 1992, traitant de sujets liés aux matériaux de construc- tion utilisés jadis dans les ksour dont l’argile, du sys- tème de gestion et de distribu- tion d'eau, des puits, des maisons traditionnelles et de la tapisserie. En plus de la pu- blication de manuscrits, l’Of- fice a réalisé des films documentaires sur le patri- moine matériel et immatériel de Oued M’zab, région clas- sée patrimoine national et in- ternational et œuvre à inculquer aux enfants l'amour du patrimoine à travers des

dessins animés sur la civili- sation de Oued M’zab et un guide touristique pour enfants "Watani". L’Office a programmé, au musée national Ahmed-Zabana d’Oran, un atelier sur la lecture du patrimoine, de dessin et de tapisserie du 7 au 11 mai courant au profit d'enfants d’Oran à l’oc-

casion de la célébration du mois du patrimoine. (APS)

PATRIMOINE D’OUED M’ZA

DES BROCHURES SUR LES KSOUR

(APS) PATRIMOINE D’OUED M’ZA DES BROCHURES SUR LES KSOUR ture. La wilaya de Ghardaïa compte neuf

ture. La wilaya de Ghardaïa compte neuf ksour dont cinq si- tués à l’intérieur de Oued M’zab que sont El Atf, Béni Yzguen, Bennoura, Melika et Ghardaia et quatre autres en dehors de cette plaine que sont Ménéa, Metlili, Berriane et El Grara, outre des vestiges de ksour engloutis. L’Office de protection et de pro- motion de Oued M’zab basé à

L’Office de protection et de promotion d’Oued M’ zab s’attelle actuellement à l’éla- boration d’une série de bro- chures comportant l’historique culturel et archi- tectural des ksour de Ghar- daïa, a-t-on appris à Oran auprès de cet office relevant du ministère de la Culture. Ces publications mettront en exergue l’histoire des ksour de Ghardaïa, leur conception architecturale, leurs puits, leurs anciennes bâtisses et leurs tours, a indiqué le chef de service recherche et anima- tion à l'Office, à l’occasion d’une exposition sur le patri-

moine de Oued M’zab qui se poursuit au musée national pu- blic Ahmed-Zabana d’Oran. Chacune de ces brochures traite d'un ksar que recèle Ghardaia avec illustration de manuscrits et de photos, a ajouté Bennaceur Yahia qui a annoncé que cette série de publications sera prête d’ici la fin de l’année en cours pour constituer un support de re- cherche en matière d’architec-

SALON DU PRINTEMPS DU LIVRE À ANNABA

80.000 TITRES SUR LE COURS DE LA RÉVOLUTION

Au total 80.000 titres sont présentés au Salon du printemps du livre, ouvert lundi à la place de la Révolution d’Annaba, a-t-on constaté. Ce Salon du livre à ciel ouvert, auquel participent 14 maisons d’édition, offre une large palette d’ouvrages traitant du domaine de la littérature, des sciences et nouvelles technologies, des

langues et des arts et de la culture, ainsi que des livres universitaires et pour enfants. En plus de l’aménagement d’un pavillon dédié à la littérature algérienne et aux livres en tamazight, ce Salon propose un espace pour les différents lectorats afin de sensibiliser à l’im- portance du livre et de donner le goût de la lec-

ture aux enfants et aux jeunes. Cette manifestation qui se poursuivra jusqu’au 23 mai courant, sera mise à profit pour honorer l’homme de lettres Ahmed Chribet qui

a publié près d’une trentaine de livres ayant trait

à l’histoire, au patrimoine et à la littérature al- gérienne. (APS)

FILMDOCUMENTAIRED’AGADIR

L’ALGÉRIE PARTICIPE À « L’AFRIQUE AU CŒUR »

Les films-documentaires Atlal de Djamel Kerkar et Nwelli de Amine Kabbès prennent part au 9 e Festival international du film documentaire àAga- dir (Fidadoc), prévu du 8 au 13 mai sur le thème L'Afrique au cœur, annon- cent les organisateurs. Atlal entre en compétition dans la section "Longs métrages" aux côtés de neuf autres documentaires représentant, outre l'Al- gérie, la Palestine, la Norvège, la France, la Belgique, le Burkina Faso, l'Al- lemagne, la Turquie, le Mali, le Chili, la Hollande, la Suède, le Qatar, l'Iran et le Maroc, Docu-fiction de 111 minutes produit en 2016, Atlal, Prix du "meilleur documentaire" au 14 e Festival "Ciné africano" de Tanger (Fcat), revient sur les évènements de la décennie 1990, restitués grâce au souvenir de cet épisode tragique de l'histoire récente de l'Algérie. Dans la catégorie "Panorama Afrique", Nwelli (je reviendrai), d’Amine Kabbès, concourra parmi six autres courts métrages de France, de Tunisie, du Sénégal ou encore du Maroc. Produit en 2016, Nwelli, raconte en 18 minutes l'histoire d'un jeune rappeur algérois faisant partie d'un groupe célèbre, qui tente de renouer avec

la scène après un grave accident dans lequel son ouïe est sérieusement af- fectée. Aidé dans son combat par l'Association "SOS Bab El Oued", le jeune rappeur est suivi par la caméra pendant sa rééducation et dans la préparation artistique de son retour. Le film Tigmi n Igren (La maison dans les champs - 2017) de la Marocaine Tala Hadid est programmé à l'ouverture du festival, alors que la clôture verra par la projection du film Istiyad ashbah (Chasse aux fantômes) du réalisateur palestinien Raed Andoni. Le festival rendra hommage au cinéaste et ethnographe français Jean Rouch (1917-2004) - dont l'œuvre est attachée au continent africain -, à travers la projection de 7 de ses films, à l'occasion du centenaire de sa naissance. Organisé par l'Association de culture et d'éducation par l’audiovisuel (ACEA), le Festival international du film documentaire à Agadir (Fifadoc), première manifestation cinématographique marocaine dédiée aux documen- taires de création, vise à renforcer les échanges entre les cinéastes des pays africains et sud-méditerranéens notamment. (APS)

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mercredi 13 chaâbane 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 13 chaâbane 1438
correspondant au 10 mai 2017 :
- Dohr
12h45
- Asr
16h33
- Maghreb 19h48
- Icha.……………………………21h19
Jeudi
14
Chaâbane
1438
correspondant au 11 mai 2017 :
- Fedjr
04h03
- Echourouk 05h44
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Capital social : 4 463 404 000.00 DA DIRECTION GENERALE MESSAGE DE CONDOLEANCES Profondément attristés
Capital social : 4 463 404 000.00 DA
DIRECTION GENERALE
MESSAGE
DE CONDOLEANCES
Profondément attristés par le décès de la mère de
notre collègue M. MEGROUCHE Mokrane,
Directeur Central de l’Administration et des
Ressources Humaines, le Président-Directeur
Général, les Cadres dirigeants, les Partenaires
sociaux et l’ensemble des travailleurs de
l’entreprise PMA.Trading, présentent à ce
dernier ainsi qu’à sa famille leurs sincères
condoléances et prient Dieu le Tout-Puissant
d’accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.
« A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons »

El Moudjahid/Pub

ANEP 215331 du 10/05/2017

Direction Région de Transport de l'Electricité d'Alger

Direction Région de Transport de l'Electricité d'Alger ——————————————————————————

Adresse : 7, Chemin Fernane-Hanafi -Hamma- Alger Tél.: 021-67-63-20 Fax : 021.67.49.36

Avis de mise sous tension

GRTE, Société Algérienne de Gestion de Transport de l'Electricité, Direction Région du Transport de l'Electricité d'Alger (DTE/AL), informe le public de la mise sous tension de la ligne 60 KV Aïn Oussara - Hassi Bahbah, à partir du 12/05/2017. A compter de la publication du présent avis, la Direction Région du Transport de l'Electricité d'Alger (DTE/AL) décline toute responsabilité en cas d'accident.

El Moudjahid/Pub

ANEP 512147 du 10/05/2017

ANEP 25013809 du 10/05/2017

CONDOLÉANCES

CONDOLÉANCES
M. Ahmed NOUI, Ministre Secrétaire

M. Ahmed NOUI, Ministre Secrétaire

Général

du

Gouvernement, les cadres et l’ensemble du personnel, profondément touchés par le décès de la mère

Gouvernement, les cadres et l’ensemble du personnel, profondément touchés par le décès de la mère de M. Walid YAGOUBI, directeur au Secrétariat Général du Gouvernement, présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et

l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie.

l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie.

Puisse Dieu le Tout- Puissant accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.

Puisse Dieu le Tout- Puissant accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.

El Moudjahid/Pub

ANEP 512399 du 10/05/2017

 

Demandes d’emploi

 

HOMME, spécialisé, ayant exercé les professions suivantes :

- Sté EL PASO (Pétrole) : comptable

 

- Sté Des Eaux : s/chef section ordinateur

- Sté des ordinateurs (étrangère) : chef

Administration commerciale et économie - Autres sociétés : chef de Sce du personnel ; contrôleur de gestion ; recouvrement de créances. Habite à Alger, j’accepte même un travail à Oran.

 

Tél.: 0770.65.96.66

——0o0——

J.H. cherche emploi dans le domaine de la plomberie ou comme chauffeur de poids-lourd,

Alger-Blida. Contacter le : 05.55.36.73.10

 

05.56.03.44.52

——0o0——

J.H. Styliste-modéliste pour hommes et femmes, 20 ans d’expérience, cherche emploi dans un atelier.

 

Tél.: 0561.84.96.34

——0o0——

J.H. âgé de 40 ans, cherche un poste de travail dans une société privée ou publique. Email : Mouh_59@hotmail.com

 

——0o0——

J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0554.38.01.70

 

——0o0——

J.F, sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique ou privée. Tél. : 0555.50.35.52

 

——0o0——

J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014 au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0550-22-78-82

 

——0o0——

J.H âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé. Tél. : 05 53 36 94 40 e-mail : kahlat2000@hotmail.fr

 

——0o0——

J.H 25 ans dynamique et sérieux, titulaire d’une licence en comptabilité fiscalité. Tél.: 0557.61.20.66

 

El Moudjahid/Pub du 10/05/2017

Mercredi 10 Mai 2017

Sports

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EL MOUDJAHID

LIGUE 1
LIGUE 1

ARTS MARTIAUX/QWAN KI DO

700 ATHLÈTES EN FORMATION

L e gardien de but internatio- nal, Chemseddine Salhi et le jeune prometteur polyvalent

Yacine Salhi, dont les contrats ex- pirent respectivement en 2018 et 2019, sont les premiers à avoir dé- posé plainte auprès de la CRL pour être rétablis dans leurs droits sur le plan financier et s'offrir par là même leurs lettres de libération. Sept autres joueurs sont en fin de contrat, et dans les milieux du club l'on évoque déjà leur départ dès cette fin de saison. Plusieurs formations de l'élite comptent d'ailleurs profiter de la si- tuation chaotique que traverse le MOB pour faire leur marché dans cette formation qui s'est illustrée cette saison en se qualifiant en fi- nale de la Coupe de la Confédéra- tion pour sa première participation internationale. Mais aussi para- doxal que cela puisse paraitre, le parcours africain de premier ordre

stades algériens, ce qui leur a valu de fermer la marche au classement de la Ligue 1 Mobilis et de se diri- ger droit vers le purgatoire avant cinq journées de la clôture du championnat. Il n'empêche que plusieurs joueurs du club ont pro- fité de leur aventure continentale pour faire grimper leurs cotes. Ils sont d'ailleurs très convoités par les gros bras de l'élite. Et vu la «démission» collective des dirigeants, et la crise financière aigue frappant le MOB, des élé- ments comme Rahmani, Yaya, Salhi et Khadir, pour ne citer que ceux-là, ne devraient pas résister aux tentations de changer d'air, pré- disent déjà les proches du club, qui se disent impuissants face à l'avenir incertain auquel fait face leur for- mation qui n'aura pas fait long feu dans la cour des grands qu'elle a re- joint pour la première fois de son histoire depuis trois saisons.

pour la première fois de son histoire depuis trois saisons. Plus de 700 athlètes algériens bénéficie-

Plus de 700 athlètes algériens bénéficie- ront d'une stage de formation en Qwan Ki Do, spécialité armes traditionnelles, encadré par des experts internationaux, qui se dérou- lera samedi prochain à la salle omnisports de Gué de Constantine (Alger), a-t-on appris auprès du président de la Ligue d'Alger d'arts martiaux, Farid Mosli. «Cette forma- tion de haut niveau au profit des athlètes al- gériens, est organisée sous l'égide de la commission internationale de Qwan Ki Do et sera encadrée par des experts internatio- naux», a déclaré Mosli à l'APS. «Ce stage est aussi une occasion pour nos athlètes na- tionaux de s'acquérir des nouvelles tech- niques de combat avant de prendre part aux championnat d'Afrique prévu début septem- bre au Gabon», a-t-il ajouté. Le stage de for- mation sera encadré par 4 experts internationaux : l'Italien Roberto Fismara (8 e degré), l'Autrichien Florain (5 e degré), l'Ivoi- rien Kra (7 e degré) et le Marocain Lahcen Kedjdébi (7 e degré). Le président de la Ligue d'Alger d'arts martiaux a indiqué que cette formation est ouverte aussi bien pour les athlètes seniors que ceux des petites catégo- ries.

FIFA

ABO RIDA, ÉLU MEMBRE DU CONSEIL

Le président de la Fédération égyp- tienne de football, Hani Abo Rida, a été élu membre du Conseil de la FIFA, lundi à Ma- nama (Bahreïn), au cours d’une assemblée générale extraordinaire de la Confédération africaine de football (CAF). Il a obtenu 50 voix contre 4 pour son unique challenger, Zelkifli Ngoufonja du Cameroun, suite au retrait des autres candidats en lice, notam- ment Leodegar Tenga de Tanzanie et Mo- hamed Samir Sobha de l’IIle Maurice. Les délégués à cette assemblée générale extra- ordinaire ont, par ailleurs, approuvé par ac- clamation l’amendement du budget afin de permettre l’application du programme du président de la CAF, Ahmad Ahmad. Ce dernier s’était engagé, au moment de son élection le 16 mars 2017, à octroyer une subvention de 100.000 dollars à chaque as- sociation membre dont 20.000 au titre d’in- demnités compensatrices pour le président de la fédération, 50.000 pour le soutien au football des jeunes et 30.000 comme parti- cipation à la couverture des frais des offi- ciels.

MO BÉJAÏA

LA GRANDE SAIGNÉE

Le MO Béjaïa, qui a pratiquement mis les deux pieds en Ligue 2 algérienne de football, est exposé à une grande sai- gnée au sein de son effectif, avec l'approche de l'intersaison, après que certains de ses joueurs eurent déjà recouru à la Chambre de résolution des litiges (CRL), pour réclamer leur bon de sortie, alors que d'autres seront libres dans quelques semaines.

alors que d'autres seront libres dans quelques semaines. des Crabes n'a pas été suivi de la

des Crabes n'a pas été suivi de la même réussite sur le plan local. Les gars de la Vallée de la Soum-

mam n'ont à aucun moment par- venu à rééditer les mêmes performances sur les terrains des

EN PRÉSENCE DE BELLOUMI, BOURAÂDA ET FLICI

LA RADIEUSE HONORE TEWFIK MAKHLOUFI

BOURAÂDA ET FLICI LA RADIEUSE HONORE TEWFIK MAKHLOUFI C’est dans une ambiance de fête que l’association

C’est dans une ambiance de fête que l’association sportive Radieuse a rendu, à Oran, un vibrant hommage au champion olympique Makhloufi Tewfik. Le président de la Radieuse, Chafi Kada et Lakhdar Belloumi ainsi que le décathlonien Bouraada Belhadj, le boxeur Flici et le représentant de Mo- bilis , ont remis un trophée du mérite, une médaille et un di- plôme d’honneur à l’enfant de Souk-Ahras qui a levé haut les couleurs algériennes dans les manifestations internatio- nales d’athlétisme. Depuis l’indépendance, Makhloufi est le seul Algérien à avoir remporté trois médailles olympiques. Le champion a été très sensible et ému par le geste de la Ra- dieuse et n’a pas caché sa joie pour ce geste de reconnais- sance : «C’est un honneur pour moi de voir la Radieuse me rendre hommage et ce pour la deuxième fois, après la pre- mière médaille que j’avais remportée à Tokyo. Je souhaite que l’athlétisme algérien revienne en force au -devant de la scène internationale et je profite de l’occasion de mon séjour à Oran pour souhaiter la réussite totale des jeux méditerra- néens de 2021».

LIGUE DES CHAMPIONS (PHASE DE POULES-1 RE JOURNÉE-GR:B)

USM ALGER- AHLY TRIPOLI

LE BILLET À 300 DA

La direction de l'USM Alger a fixé le prix du billet du match de son équipe contre la formation libyenne de Ahly Tripoli comptant pour la première journée de la Ligue des champions d'Afrique de football à 300 DA au lieu de 500 DA habituel, a indiqué le club de Ligue 1 Mobilis sur son site officiel. Concernant l'opération de la vente des billets, elle débutera le jeudi 11 mai et s'étalera jusqu'au match, précise la même source. La ren- contre USM Alger -Ahly Tripoli se déroulera vendredi 12 mai à 18h00 au stade 5-Juillet (Alger). L'autre match du groupe B mettra aux prises le Zamalek (Egypte) et Caps Uni- ted FC (Zimbabwe). Les deux premiers à l'issue de la phase de poules se qualifieront pour les quarts de finale de la prestigieuse compétition africaine de clubs.

CHINE - RACISME

HULK : « ON ESSAIE DE SALIR MON IMAGE »

L'attaquant international brésilien du Shanghai SIPG, Hulk, accusé de «mépriser les Chinois» et d'avoir frappé un entraîneur adverse pour des motiva- tions racistes, a démenti di- manche toute violence de sa part, estimant que ces ac- cusations ont été proférées dans le seul but de salir son image. «Malheureusement, on essaye de salir mon image», a déclaré Hulk sur la plate-forme Weibo, le twitter chinois. «L'entraîneur de l'équipe adverse m'accuse de l'avoir agressé. Où a-t-il vu ça ? Je n'ai absolument pas été violent !» Hulk (30 ans) est accusé par l'entraîneur de Guizhou Zhicheng, Li Bing, d'avoir frappé au vi- sage son adjoint à la mi-temps de la ren- contre ayant opposé les deux équipes

mi-temps de la ren- contre ayant opposé les deux équipes samedi. Selon Li Bing, les motivations

samedi. Selon Li Bing, les motivations de l'agres- sion étaient d'ordre ra- ciste. «J'ai la conscience tranquille», s'est dé- fendu le buteur brési- lien. «Dieu le sait. Je veux juste faire ce que j'aime le plus : jouer au football ! Je suis très heureux en Chine. J'aime et je respecte tous les Chinois», a-t-il ajouté. Hulk a été transféré l'an dernier du Zénith Saint-Pétersbourg (Russie) au Shanghai SIPG pour un montant estimé autour de 50 millions d'euros, ce qui re- présente un record en Asie. Le club en- traîné par Andre Villas-Boas a soutenu son joueur et affirmé que l'incident n'avait «pas eu lieu».

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ANEP 512329 du 10/05/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 512441 du 10/05/2017

Sp o rt s

ÉQUIPE NATIONALE
ÉQUIPE NATIONALE

23

EL MOUDJAHID

TOURNÉE EUROPÉENNE D’ALCARAZ

L’ESPAGNE PREMIÈRE ÉTAPE

Prévue dans sa feuille de route, la tournée européenne de Lucas Alcaraz a débuté officielle- ment, ce lundi. Le sélectionneur national a choisi naturellement de débuter par l’Espagne, où il est allé voir Aïssa Mandi, lors du match Leganes-Real Betis (4-0).

L e défenseur et capitaine des Verts a joué tout le match et a eu une discus-

sion avec le nouveau sélection- neur à la fin. Comme c’est toujours le cas en pareille cir- constance, il était plus question de présentations. Lucas Alcaraz s’est surtout enquis de l’état de forme de Aissa Mandi. Selon certaines sources, le sélectionneur national projette aussi de voir Ait Athmane avant de s’envoler pour l’Angleterre

où il est prévu qu’il rencontre les internationaux de la Premier League, entre autres Riayd Mah-

rez, Islam Slimani, Adlène Gue-

dioura et sans doute, Sofiane Feghouli qu’il a eu le loisir de connaître durant ses années à Va-

lence. Sur le principe, Lucas Al- caraz n’a pas l’intention d’aller à

rencontre de tous les interna-

la

l’intention d’aller à rencontre de tous les interna- la tionaux algériens susceptibles d’être appelés chez les

tionaux algériens susceptibles d’être appelés chez les Verts.

Pour cette première, il devrait

commencer par voir les cadres.

Il pourra après faire connais- sance avec l’ensemble du groupe lors du prochain stage de l’EN à Sidi-Moussa en perspective du

match amical face à la Guinée, le mois de juin prochain. Il est utile de signaler que le sélectionneur national a déclaré laisser la porte ouverte à tout le monde. Il semblerait que pour lui l’âge n’est pas forcément un cri- tère restrictif. «J’ai besoin de tout le monde», a-t-il dit. De quoi ouvrir la porte de nouveau à des joueurs laissés sur le car- reau lors de la dernière CAN, à l’image de Feghouli et Medjani. Après, au-delà du critère de l’âge, la performance indivi- duelle reste le seul garant de leur sélection. Après sa tournée, Lucas Alcaraz a prévu d’organi- ser un second stage avec les A’ dans l’optique de dégager un premier groupe susceptible de commencer les préparations pour le CHAN. Amar B.

LIGUE 1

DERBIES ALGÉROIS CHERCHENT SPECTATEURS

Hormis le match USM Alger-MC Alger,

avant lui CR Belouizdad-MC Alger, les

derbies algérois disputés cette saison au stade du 5-Juillet ne font plus recette et offrent un triste décor planté dans les gradins du temple olympique, comme ça a été le cas dimanche

soir lors de la rencontre USM Alger-USM El

et

Harrach en clôture de la 25 e journée. En dépit

de l'enjeu de la partie entre une formation qui

vise de terminer à la deuxième place à défaut

de décrocher le titre et une autre qui n'a pas encore assuré son maintien parmi l'élite, l'empoignade s'est déroulée devant des gra- dins affreusement vides. Pourtant, et depuis

la

réouverture du grand stade de la capitale

la

saison passée, les responsables de la Ligue

de football professionnel ont tenu à ce que

les derbies algérois soient tous domiciliés dans cette infrastructure qui dispose de toutes les commodités pour permettre aux joueurs d'offrir un spectacle à la hauteur des attentes. Les observateurs constatent néanmoins et avec regret que cette mesure n'a pas pour au- tant séduit les supporters des cinq formations de la capitale qui boudent de plus en plus ces rendez-vous, jadis attendus avec impatience par les férus des derbies. Absence de specta- cle et tarif élevé. En tout, ce sont donc 40 matchs entre les voisins de la capitale à livrer pendant tout l'exercice, un nombre de parties impression- nant censées constituer des fêtes du football algérois, sauf que le nombre de spectateurs dans les tribunes ne suit pas. Les raisons sont

ES SÉTIF

MADOUI TABLE SUR 4 VICTOIRES

L'entraîneur de l'ES

Sétif, Kheireddine Madoui,

a indiqué qu'il tablait sur

quatre victoires lors des cinq dernières journées du championnat de Ligue 1 Mobilis de football pour pouvoir remporter le titre, au moment où l'écart avec

son poursuivant direct le

MC Alger a été réduit à trois

points, à l'issue des matchs de la 25 e journée de la com- pétition. «Nous tablons sur quatre victoire lors des 5 derniers matchs de la saison pour remporter le titre sans attendre les résultats de nos poursuivants. Notre destin

est toujours entre nos mains», a affirmé le coach de l'Entente, samedi, à l'is-

sue de la défaite concédée

samedi, à l'is- sue de la défaite concédée en déplacement face au MC Oran (1-0). Leader

en déplacement face au MC Oran (1-0). Leader avec 47 points, le club sétifien s'est vu rejoindre à trois points par le MC Alger (2 e , 44 pts), vainqueur à domicile face au DRB Tadjenanet (2-1). «Franchement, je n'ai pas reconnu mon équipe, je

pense que la trêve observée

nous a été fatale. Nous avons manqué de rythme notamment sur le plan of- fensif. Des joueurs comme Djahnit et Nadji étaient dans un jour sans», a-t-il ajouté. L'Entente aura un calendrier assez favorable par rapport à ses adversaires directs pour le titre, puisque les co- équipiers d'Abdelmoumen Djbaou joueront trois fois à la maison sur les cinq matchs qui restent à disputer : face à l'USM El-Harrach (26 e journée), la JS Saoura (27 e journée) et l'USM Alger (29 e journée), alors qu'ils se déplaceront deux fois sur le terrain du MO Béjaïa (28 e journée) et le DRB Tadjenanet (30 e jour- née).

CAF (PHASE DE POULES)

PLATINUM STARS EN FORME

Platinum Stars, premier adversaire du MC Alger dans la phase de poules de la Coupe de la Confédéra-

tion africaine de football (CAF), a battu Highlands (1-

0), dimanche soir dans le cadre de la 27 e journée du

championnat de 1 re division de football en Afrique du

Sud

avant une semaine de la réception du club algé-

rien

en match comptant pour la première journée du

rien en match comptant pour la première journée du groupe B. Il s'agit du deuxième bon

groupe B. Il s'agit du deuxième bon résultat de Plati- num en l'espace de quatre jours, après avoir accroché

le détenteur de la Ligue des champions Mamelodi (2-

2) sur le terrain de ce dernier, jeudi passé pour le compte de la 26 e journée. Ces deux performances ont permis au prochain adversaire du

«Doyen» de se hisser à la 11 e place, et s'extirper momentanément de la zone des relégables. Le groupe B de la phase de poules de la Coupe de la Confédération est composé également

des Tunisiens du CS Sfax et des Swazilandais de Mbabane Swallows. Les deux premiers à

l'issue de la phase de poules se qualifieront aux quarts de finale.

multiples, de l'avis des observateurs, à com- mencer par le niveau technique des joueurs qui va en se dégradant, en arrivant au tarif imposé par la direction du stade (500 DA) jugé élevé par les supporters composés dans leur majorité de jeunes chômeurs ou étu- diants. Même le MC Alger, le club le plus populaire en Algérie qui drainait les grandes foules, y compris quand il jouait pour son maintien ou en deuxième division, voit sa large galerie le bouder dans ses grands ren- dez-vous déroulés dans son jardin préféré du stade du 5-Juillet. Les précédentes sorties des Vert et Rouge en Coupe de la Confédération africaine entre février et avril, en sont la par- faite illustration.

BELGIQUE

ANDERLECHT FONCE VERS LE TITRE

faite illustration. BELGIQUE ANDERLECHT FONCE VERS LE TITRE L'international algérien, Sofiane Hanni, a réussi sa

L'international algérien, Sofiane Hanni, a réussi sa 16 e passe décisive toutes compéti- tions confondues lors de la victoire à domicile de son équipe Anderlecht face à Zulte Ware- gem (2-0), dimanche dans le cadre de la 7 e journée des play-offs 1 du championnat de première division belge. Le capitaine des Mauves a permis à Chipciu d'ouvrir le score dès la 15 e minute d'un ballon envoyé dans le tempo plein axe. Eliminé récemment des quarts de finale de l'Europa League après avoir donné des sueurs froides à Manchester United (1-1, 1-2 a.p), Anderlecht fonce droit vers le titre de champion. Les coéquipiers d'Hanni sont premiers au classement avec quatre points d'avance sur le dauphin Club Brugge, avant trois journée de la fin du championnat. Hanni, élu meilleur joueur du championnat belge la saison passée, pourrait ainsi s'offrir son pre- mier titre dans sa carrière footballistique, lui qui avait rejoint Anderlecht l'été dernier en provenance de Malines, pensionnaire du même championnat. Le milieu offensif de 26 ans s'était illustré également lors de l'exercice passé en terminant meilleur buteur du Jupiler Pro League.

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

LE 5 JUILLET LE BEAU RÊVE

l Dans notre championnat, il faut dire que le «tuf» est une surface qui n'est plus

utilisée hormis dans certains cas. C’est-à- dire dans les régions n’ayant pas encore les moyens infrastructurels. En effet, aujourd'hui, on évolue que sur du tartan synthétique ou sur

du gazon naturel, même en quantité assez limitée. Les terrains gazonnés, c’est vrai, se comptent sur les doigts d'une seule main, comme dirait l'autre. Des clubs, cependant, sont en train de quitter leur stade en gazon pour aller jouer sur du tartan. C'est un peu le cas du CSC qui abandonne, du moins durant cette fin de saison, le stade Chahid Hamlaoui, possédant la meilleure pelouse gazonnée d'Algérie, pour le stade Benabdelmalek qui venait toute juste d'être retapé par la wilaya et les autorités locales. D'ailleurs, le match CSC-MCA comptant pour la 26 e journée de Ligue1 aura lieu dans ce même stade le vendredi 19 mais à 16h. Les dirigeants constantinois viennent de recevoir l'autorisation de l'APC de Constantine pour y être domicilié. C'est ce qui nous laisse un peu stupéfaits devant une telle démarche. Normalement on ne doit privilégier que le gazon naturel, le seul capable de favoriser le développement de notre football. Les amateurs du ballon rond ont été agréablement surpris par la programmation du match MCA-DRBT (25 e journée de Ligue1) au stade 5-Juillet. On avait vu comment cette équipe de l'Est algérien était très contente de jouer sur ce terrain, même si une fois n'est pas coutume, il n'était pas plein comme un œuf. Toujours est-il, et malgré la défaite, les poulains de l'entraîneur Meziane Ighil étaient loin d'être ridicules. On peut même dire qu'ils ont tenu tête, à leur façon, au grand MCA qui traverse une phase euphorique. Cela pose le problème de la domiciliation des matches sur les petits terrains comme Bologhine, le 20-Août ou le stade d'El

Mohammadia

Même pour la télévision, c'est

une véritable corvée. De plus, les téléspectateurs ne voient rien, et par conséquent, ne peuvent rien apprécier. Il n'y a pas mieux qu'un grand stade pour que les spectacles de nos rencontres soient meilleurs et surtout suivis par un nombre plus grand de spectateurs. Tout le monde avait apprécié la décision de la direction de l'USMA d'avoir accepté de recevoir la formation libyenne du Ahly de Tripoli au 5-Juillet. Là, les dirigeants de l'USMA ont, peut-être, mieux appris par leur expérience précédente, notamment devant le TPMazembe en finale de la Ligue des champions. C'est une très bonne chose du fait que l'USMA joue mieux au 5-Juillet. Pourvu que nos clubs donnent, à l'avenir, le primat au gazon naturel au détriment du tartan qui contribue directement à la régression de notre football, du moins, il ne lui permet pas d’avancer. Ce sont les experts qui le disent. À méditer !

Hamid Gharbi

T

OPS

AG EXTRAORDINAIRE DE LA CAF

VERS L’OCTROI DE 20.000 DOLLARS POUR CHAQUE PRÉSIDENT DE FÉDÉRATION

Une proposition prévoyant d'octroyer une rémunération d'environ 20.000 dollars par an à chaque président de Fédération nationale afri- caine, sera à l'ordre du jour de l'assemblée gé- nérale extraordinaire de la Confédération africaine de football qui a eu lieu à Manama

(Bahreïn) juste avant le congrès de la Fifa cette semaine. «C'était une promesse de campagne du président de la CAF Ahmad. De là à dire qu'il

s'agit d'une mesure électoraliste

quer une source proche de la CAF. En revanche, une proposition surprenante et inédite du Rwanda a été retirée de l'ordre du jour du pro- chain congrès de la Fifa, à quelques jours du rendez-vous. Elle prévoyait d'octroyer un sa- laire à chaque président de Fédération nationale dans le monde.

», fait remar-

ATTAQUETERRORISTE CONTRE UN POSTE DE L’ARMÉE MALIENNE L’ALGÉRIE CONDAMNE AVEC FORCE L'Algérie a condamné
ATTAQUETERRORISTE CONTRE UN POSTE DE L’ARMÉE MALIENNE L’ALGÉRIE CONDAMNE AVEC FORCE L'Algérie a condamné

ATTAQUETERRORISTE CONTRE UN POSTE DE L’ARMÉE MALIENNE

L’ALGÉRIE CONDAMNE AVEC FORCE

L'Algérie a condamné « avec force » l’at- taque terroriste perpétrée dimanche dernier contre un poste de l’armée malienne à Almou- starat (nord-est du Mali), réaffirmant son «sou- tien actif» au processus de paix pour que ce pays renoue avec la paix, la stabilité et le dé- veloppement. «Nous condamnons avec force l’agression terroriste perpétrée dimanche der- nier contre un poste de l’armée malienne à Al- moustarat dans le nord-est du Mali, qui a fait sept victimes parmi les soldats maliens. Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et assurons de notre solidarité le gou- vernement et le peuple maliens frères», a in- diqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, dans une déclaration l’APS. Il a affirmé que «l’acharne- ment terroriste est voué à l’échec et ne saura entraver la marche déterminée du Mali, de ses dirigeants, de ses forces armées et de son peu- ple pour la paix et la réconciliation nationale». «L’Algérie en sa qualité de chef de file de la médiation internationale et président du Co- mité de suivi de l’Accord pour la paix et la ré- conciliation au Mali issu du processus d’Alger, poursuivra, avec les autres membres de la communauté internationale, ses efforts et continuera d’apporter son soutien actif au pro- cessus de paix pour que le Mali frère renoue avec la paix, la stabilité et le développement», ajoute la même source.

lutte et de prévention des partenaires de l’Initia- tive 5+5 Défense dont le programme de coopé- ration militaire pour 2017 est adopté, faut-il le préciser, par les ministres de la Défense. Lors du séminaire d’hier, les débats ont trait aux di- vers dispositifs réglementaires et opérationnels en sus de l’entraide entre les États membres de l’Initiative et les politiques de prévention et de lutte. Il était également question d’un examen approfondi du contexte sécuritaire actuel et de l’impact des trois formes criminelles évoquées plus haut qui sont au centre de l’intérêt com- mun des pays membres de l’Initiative. La concertation d’hier se veut en outre une occasion pour réunir les professionnels, les ex- perts et les chercheurs, afin d’appréhender, dans un espace étendu de débats, les enjeux de la cri- minalité transfrontalière et son impact sur la sé- curité publique. Elle constitue également un espace de partage des expertises et des bonnes pratiques, entre les pays membres de l’Initiative « 5+5 Défense » et ce, en vue d’élaborer une stratégie d’action commune et définir les pers- pectives de recherche dans des sujets d’intérêt commun. Karim Aoudia

M. BOUCHOUAREB REÇOIT L’AMBASSADEUR D’ESPAGNE

CONSOLIDER LE PARTENARIAT INDUSTRIEL

Le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdesselam Bouchouareb, a reçu, hier M. Ale- jandro Polanco Mata, ambassadeur du Royaume d’Espagne qui effectuait une visite d’adieu. L’audience a permis d’aborder diffé- rentes questions d’intérêts communs, essentiel- lement d’ordre économique, ainsi que les moyens de consolider les acquis. Le ministre a salué le travail effectué par l’ambassadeur tout au long de sa présence en Algérie et l’a félicité pour son engagement à développer les relations bilatérales, notamment en matière d’investis- sement. M. Bouchouareb a également souligné les perspectives qui s’ouvrent aux économies des deux pays qui doivent poursuivre l’objectif permanent de promotion des échanges et d’en- couragement mutuel des partenariats indus- triels, notamment à travers l’implantation directe d’entreprises espagnoles en Algérie.

directe d’entreprises espagnoles en Algérie. SOMMET ARABE-ISLAMIQUE-AMÉRICAIN À RIYAD LE PRÉSIDENT

SOMMET ARABE-ISLAMIQUE-AMÉRICAIN À RIYAD

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA REÇOIT UNE INVITATION DU ROI SALMANE BEN ABDELAZIZ AL SAOUD

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a reçu le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al Jubeir, qui lui a remis un message du Serviteur des deux Lieux saints de l'islam, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans lequel il l'invite à prendre part au sommet arabe- islamique-américain, prévu à Riyad le 21 mai.

A l'issue de cette audience au siège du Conseil de la nation, l'émis- saire saoudien a déclaré « avoir

transmis une invitation du Serviteur des deux Lieux saints de l'islam, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud à son frère et ami le Président Abdelaziz Bouteflika pour prendre part au som- met arabe-islamique-américain qui se tiendra à Riyad le 21 mai prochain ». A cette occasion, le ministre saoudien a

salué les relations historiques qui lient les deux pays et qui ont été également au centre de l'entretien avec le prési- dent du Conseil de la nation. Lors de cette audience, les deux par- ties ont passé en revu « les moyens de renforcer et intensifier ces relations dans toutes les domaines au service de intérêt des deux peuples frères ».

INITIATIVE 5+5 DÉFENSE

ÉRADIQUER LE CRIMETRANSFRONTALIER

Trafics d’armes, de stupéfiants et lutte contre la migration clandestine, trois formes de crimi- nalité organisée ont été examinées à l’occasion d’un séminaire international qui a regroupé hier à Alger les représentants des pays membres de l’Initiative 5+5 Défense. Il s’agit des cinq pays de la rive sud de la Méditerranée que sont l’Al- gérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tu- nisie et ceux de la rive nord, soit la France, l’Italie, Malte, le Portugal et l’Espagne. Parte- naires dans le cadre de l’exécution d’un pro- gramme de coopération militaire de l’Initiative 5+5 Défense, les représentants de ces pays se sont donc réunis à huis clos hier à Alger, à l’oc- casion d’un séminaire international de deux jours placé sur le thème : « La criminalité trans- frontalière et son impact sur la sécurité publique ». Cette rencontre qu’a abritée le Cercle national de l’Armée de Béni Messous a été présidée par le commandant de la gendarmerie nationale, le général major Menad Nouba et ce, au nom du général de corps d’Armée, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP,Ahmed Gaïd Salah. Dans son allocution d’ouverture des travaux, M. Menad Nouba a

souligné d’entrée, l’importance que revêt l’or- ganisation de ce séminaire se caractérisant dit- il, par les sujets soumis à l’examen, «plus complexes que jamais » dit-il et qui figurent, ap- puie encore M. Menad Nouba « dans les agen- das sécuritaires des gouvernements et des services de sécurité à travers le monde ». Il fera savoir en outre que la tenue de ce séminaire at- teste de « la volonté commune des pays mem- bres de cette initiative pour développer la coopération internationale dans les domaines liés à la sécurité et la défense ». Ceci via notam- ment le recours, appuie le général major Menad Nouba, « à une compréhension élargie en ma- tière de sécurité afin de débattre à propos des différents aspects afférents à la prévention et la lutte contre le crime transfrontalier, sous toutes ses formes, et son impact sur la sécurité pu- blique ». Le concept de compréhension élargie dont fait part le commandant de la gendarmerie nationale, obéit nécessairement à la logique d’une maîtrise optimale des fléaux du trafic d’armes et de munitions, de même que les mou- vements de migration clandestine. Ce qui sou- ligne l’impératif de consolider les capacités de

APRÈS DES DÉCLARATIONS PORTANT ATTEINTE À L’ALGÉRIE ET À LA LIBYE

EXCUSES DU MINISTRE TUNISIEN

Le ministre des Affaires locales et de l'Envi- ronnement, Riadh Mouakher, a présenté ses ex- cuses aux peuples algérien et libyen, après ses dernières déclarations portant atteinte à l'Algérie et la Libye, ont rapporté plusieurs médias tuni- siens. «Je n'avais aucunement l'intention de nuire à l'image de l'Algérie et de la Libye avec lesquelles la Tunisie entretient des relations pro- fondes et historiques qui dépassent ma personne et concernent les peuples de ces trois pays», a déclaré M. Mouakher cité par la TAP. «Je présente mes sincères excuses si mes dé- clarations, involontaires, ont porté préjudice, di- rectement ou indirectement auxAlgériens et aux Libyens frères», a-t-il ajouté. Dimanche dernier,

l'ambassadeur de Tunisie à Alger, Abdelmadjid

El Ferchichi a été reçu au ministère des A.E. où

il lui a été demandé des clarifications au sujet de

ces déclarations sur l'Algérie attribués au mi-

nistre tunisien, en marge de la conférence « Tu- nisie, espoir en Méditerranée », organisée par

la fondation Craxi, à Rome le 4 mai courant. «Il

a été signifié, à cette occasion, à l'ambassadeur

tunisien, que ces propos à l'égard de l'Algérie ont suscité des interrogations, autant au plan popu- laire qu'au plan officiel», a souligné le ministère dans un communiqué. Le ministre tunisien avait dit que «J'étais en formation aux Etats-Unis et quand on me demande où se situe la Tunisie, je ne vous cache pas que je préfère répondre

qu’elle se trouve sous l’Italie. C’est mal vu de dire que la Tunisie se trouve entre l’Algérie, un pays communiste, et la Libye, un autre pays qui fait peur».

Critiques et indignation officielles et populaires

En Tunisie, les deux partis au pouvoir, Nida Tounes et Ennahdha ainsi que le parti Destou- rien Libre ont critiqué les déclarations du Moua- kher sur la Libye et l'Algérie. Ainsi, Nida Tounes, qui s'est élevé contre ces propos, a sou- ligné que «les relations tuniso-algériennes et tu- niso-libyennes sont basées sur la fraternité et le

partenariat stratégique et du dénominateur com- mun de l'identité maghrébine, arabe et isla- mique». «Elles sont enracinées dans l'histoire du militantisme commun pour vaincre le colon, ont été consolidées par le sang des martyrs et ne peuvent en aucun cas être altérées par toute dé- claration éphémère», a ajouté le parti. De son côté, le parti Ennahdha a dénoncé des déclarations «irresponsables» portant atteinte aux relations fraternelles et solides entre la Tu- nisie et ses deux voisins la Libye et l'Algérie». «La profondeur de ces relations est plus impor- tante que de telles déclarations contraires aux réalités de la géographie, de l'histoire et l'avenir commun», a relève le parti.

l'histoire et l'avenir commun», a relève le parti. C OMME N TA IR E PROFESSIONNALISME ÉTHIQUE

C OMME N TA IR E

PROFESSIONNALISME ÉTHIQUE ET RESPONSABILITÉ

Le travail du journaliste qui repose sur le respect de l’éthique qui est un code de bonne conduite et d’honneur régissant la profession, consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité à laquelle a droit le lecteur. Sa tâche primordiale est de garantir le droit du citoyen à une information neutre, véridique et authentique, par un attachement honnête à la réalité, en plaçant consciemment les faits dans leur contexte adéquat, afin que le lecteur reçoive une image précise et cohérente des évènements qui seraient compris d’une façon aussi objective que possible.

Le rôle incontestable de la presse consiste d’ailleurs à fournir au public les outils qui lui permettent de se faire une idée, de forger son propre avis, de se faire une opinion sur toutes les questions qui le concernent, son entourage et le monde. Ceci dit, le droit à l’information est un droit humain fondamental. Le lecteur a droit à une information de qualité, complète, libre, indépendante et variée pour mieux fonctionner et progresser en tant que personne dans la société, pour se développer et pour pouvoir prendre des décisions éclairées. C’est pour cette raison que la mission du journaliste doit retracer, les faits tels qu’ils existent et en

toute objectivité. Il doit diffuser des informations correctes, dénuées de subjectivisme. Son rôle est important dans la société et sa fonction devient une mission autant qu’une

profession.

Sarah Sofi

l L’installation prochaine de l'Autorité de régulation de la presse écrite est plus que nécessaire. Elle garantira

la clarté et le professionnalisme dans le secteur. Cet organisme revendiqué par les professionnels de la presse nationale depuis longtemps, constitue un préalable à la pratique du journalisme qui commence par le respect de l’éthique et de la déontologie. Cette autorité, faut-il le rappeler, permet d’asseoir plus de compétence, de technicité et plus de sérieux et de responsabilité dans le secteur tout en encourageant la pluralité et l’objectivité de l’information. D’ailleurs le premier magistrat du pays a, lors de la journée internationale de la Liberté d’expression, exhorté les journalistes à assumer leur noble mission en transmettant la vérité, tout en insistant sur l’intérêt du pays.