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LES 4 SAISONS

2016-2017 THÉÂTRES DU VAL D’YERRES

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VENDREDI 18 NOVEMRE 2016 À 14H AU CENTRE CULTUREL GEORGES BRASSENS - VIGNEUX-SUR-SEINE

ORCHESTRE DE L’OPÉRA DE MASSY Direction musicale Constantin Rouits Violon solo Hugues Borsarello

Programme Antonio Vivaldi Concerto «alla rustica» en sol majeur, RV151 Antonio Vivaldi Les Quatre saisons

Dirigés et commentés par le chef d’orchestre, les quatre concertos, vous entraîneront dans un voyage poétique et musical à travers le temps. Composé en 1723, « Les Quatre Saisons » est l’œuvre la plus connue de Vivaldi, et appartient aux morceaux les plus populaires de la musique baroque. Elles s’appuient sur des sonnets choisis par le compositeur pour en illustrer chaque détail, se passent pourtant de mots et prennent pour seuls narrateurs, intensément expressifs, les instruments à cordes. Les quatre concertos – une forme que Vivaldi a porté à son zénith – sont de véritables odes à une nature resplendissante de vie et de variété. Ce concert sera ponctué de commentaires explicatifs de la part du chef d’orchestre pour en faciliter l’écoute. L’Orchestre accueillera pour l’occasion le violoniste reconnu Hugues Borsarello. Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Hugues Borsarello devient à vingt ans supersoliste de l’Orchestre Metropolitain de Lisbonne. Il poursuit pendant dix ans cette expérience orchestrale avant de décider de se consacrer plus amplement à la musique de chambre. Actuellement premier violon du quatuor Elysée, violon solo et directeur musical de La Follia, orchestre de chambre d’Alsace, il se produit régulièrement dans différentes salles partout dans le monde, comme le Barbican à Londres, le NCPA à Bombay ou encore le Kioi Hall à Tokyo.

salles partout dans le monde, comme le Barbican à Londres, le NCPA à Bombay ou encore

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LE COMPOSITEUR : ANTONIO VIVALDI

SA VIE

Antonio Lucio Vivaldi, né le 4 mars 1678 à Venise, était un violoniste et compositeur italien. Il a été l’un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps ; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu’initiateur principal du concerto de soliste. Son influence, en Italie et en Europe, a été considérable. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses : il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire. Prêtre catholique ordonné en 1703, sa chevelure rousse le fit surnommer il Prete rosso, « Le Prêtre roux». En 1703, Vivaldi est devenu professeur de musique à l’école de l’Ospedale della Pietà (Hôpital de la Charité), appelée ainsi parce qu’elle était rattachée à un hôpital. La renommée musicale de la Pietà était si grande que Vivaldi y gagnait dès le début deux fois plus que son père, lequel travaillait pourtant à Saint-Marc, l’église la plus importante de la ville. Vivaldi a passé presque toute sa vie professionnelle à la Pietà. Il y a écrit des centaines de compositions orchestrales et chorales pour les jeunes filles de l’orphelinat qui formaient un véritable orchestre. Cet orchestre féminin talentueux était célèbre dans l’Europe entière car à l’époque il était considéré comme inconvenant pour une femme de jouer d’un instrument de musique en public. En 1740, Vivaldi quitte Venise pour se rendre à Vienne afin de travailler auprès de l’Empereur Charles VI. Il ne revoit jamais Venise car il meurt l’année suivante, le 28 juillet 1741. Il est enterré dans le plus grand dénuement et l’on ne sait pas où se trouve l’emplacement de sa tombe. Sa musique est redécouverte au milieu du XXe siècle. Depuis, sa renommée est à nouveau considérable, les concertos des Quatre Saisons sont l’une des œuvres les plus jouées et les plus connues du répertoire classique.

SON ÉPOQUE

Si l’on considère l’histoire de la musique, Vivaldi a vécu à la fin de la période baroque qui dura plus d’un siècle et demi (1580 à 1750 environ). La période classique fait suite à la période baroque avec des compositeurs aussi célèbres et influents que Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart et le jeune Ludwig van Beethoven. Vivaldi a vécu à une époque marquée par un esprit scientifique affirmé et illustrée par de grandes découvertes scientifiques. Les idées de Copernic défendues par Galilée remettent en question la place de l’homme dans l’univers et la représentation du monde avec la découverte que la Terre tournait autour du Soleil et sur elle-même (héliocentrisme). Newton énonçait sa loi universelle de la gravitation, Anton van Leeuwenhoek découvrait un tout nouveau monde sous la lentille du microscope. William Harvey révélait la circulation du sang. En littérature, Vivaldi est contemporain de Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Swift, Defoe. Les grands compositeurs ne manquaient pas : Bach et Telemann en Allemagne, Haendel et Purcell en Angleterre, Couperin et Rameau en France. Vivaldi ne jouera jamais avec un violon de Stradivari, pourtant son contemporain.

Que signifie le terme baroque ? Celui-ci vient du portugais barocco qui signifie une perle irrégulière. D’abord apparu en architecture, il désignait des édifices de conception grandiose, richement ornementés. Par analogie, il a été ensuite appliqué aux autres arts de l’époque dont la musique. Le baroque est caractérisé par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance, la grandeur parfois pompeuse, des couleurs intenses et un contraste marqué. Ainsi, l’esthétique baroque traduit une impression d’instabilité et un sentiment d’inquiétude de l’Homme, ce dernier doutant de sa place dans l’Univers (il n’est plus au centre de celui-ci). L’époque à laquelle vit Vivaldi est marquée par le développement de l’industrie textile, de la médecine et des sciences, et par le début de la réflexion sur les libertés et droits dont l’homme doit jouir, symbolisée par la Glorieuse Révolution anglaise de 1688 dotant pour la première fois une nation d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Mais l’époque de Vivaldi est également marquée par des guerres entre les principales puissances européennes, par un pouvoir absolu des rois sur leur peuple, des famines et des pestes, l’apogée du commerce triangulaire. Venise, la ville natale de Vivaldi, est déjà, à cette époque, l’une des plus belles villes au monde. Construite sur l’eau, elle est unique par son environnement (la lagune) et sa structure organisée en canaux. Elle est pourvue de palais et d’églises accueillant des chefs d’œuvres de la peinture. Venise est connue également pour son célèbre carnaval et son splendide opéra.

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A I S O N S 2016-2017 THÉÂTRES DU VAL D’YERRES 4 SA MUSIQUE Vivaldi est

SA MUSIQUE

Vivaldi est l’un des maîtres de la période baroque. Ses dons d’invention et les aspects descriptifs de sa musique le placent au premier plan de l’évolution de la musique instrumentale en instituant le concerto pour soliste. Sa vie durant, Vivaldi a été considéré comme un artiste hors norme, un virtuose et un chef d’orchestre. La musique de la période baroque, tout comme l’art baroque, se caractérise par le mouvement, les oppositions, les contrastes. Vivaldi, notamment dans les Quatre Saisons, affectionne les grands effets musicaux : grands bonds d’un registre à un autre ; descriptions sonores de phénomènes naturels comme les tempêtes, le vent, la pluie ; simulation de chants d’oiseaux ; contrastes marqués entre le fort et le doux ; gammes qui montent et descendent comme des montagnes russes. Le style baroque exprime donc beaucoup de contrastes : les oppositions notes tenues/notes courtes, graves/aiguës, sombres/ claires (un accord majeur à la fin d’une pièce mineure) ou encore l’apparition du concerto (de l’italien concertare « dialoguer ») qui met en opposition un soliste au reste de l’orchestre (le tutti) donné en exemple dans les Quatre Saisons. La musique de la période baroque se caractérise enfin par l’utilisation du contrepoint (les mélodies s’enlacent, s’enchevêtrent) et de plus en plus de l’harmonie (à l’inverse, l’accent est mis sur les accords, d’où naissent les mélodies). Un des principaux traits de la musique de la période baroque est la présence d’une basse continue : une ligne de basse jouée tout le long d’un morceau par un ou plusieurs instruments graves (violoncelles, contrebasses…) permet de développer l’harmonie. Vivaldi a composé plus de 500 concertos pour de nombreux instruments dont 200 pour les instruments à cordes frottées. Parmi ceux-ci, les concertos pour violon les Quatre Saisons sont les plus célèbres.

QU’EST-CE QU’UN CONCERTO ?

C’est une composition musicale dans laquelle il y a une impressionnante interaction entre l’orchestre et un soliste. Dans l’orchestre, le premier violon est le « chef » des violons, il joue les parties solistes et fait accorder l’orchestre. Il donne le LA. Il doit s’assurer que chaque instrument s’accorde correctement. Alors, seulement, le chef d’orchestre entre.

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LES ŒUVRES

CONCERTO ALLA RUSTICA EN SOL MAJEUR

Le Concerto alla rustica en sol majeur, RV151, pour cordes, hautbois et continuo sans soliste est l’un des nombreux concertos « allusifs » de Vivaldi, qui transposa maintes fois au concerto l’aisance en matière d’effets descriptifs que lui avait apportée son expérience de compositeur d’opéra. Peut-être RV151, qui est écrit sur le même papier que l’autographe de la version de chambre (RV90) du fameux concerto « Chardonneret » (« Il gardellino »), était-il, comme ce dernier, destiné à la cour d’Ottoboni, à Rome. La nature « arcadienne » du sujet et la spécification de l’usage des hautbois dans la partition (employés comme instruments de ripieno dans les deux premiers mouvements, ils reçoivent un bref passage solo dans le finale) abondent en ce sens, la mention des hautbois étant typique du grand groupe d’œuvres des années 1725 (dont la deuxième version du Magnificat), aux connexions romaines évidentes. La présente interprétation omet les hautbois. Le mouvement d’ouverture du concerto, Presto, est un moto perpertuo qui crée la surprise en virant soudain, de manière menaçante, au mode mineur dans ses ultimes mesures. Un court mouvement lent, Adagio, assure le lien avec un finale rapide, dansant, Allegro, qui fait allusion au langage de la musique populaire en accusant le quatrième degré diésé de la gamme (ut dièse), une marque « lydienne » bien connue des sonates et des concertos écrits dans le style polonais par Telemann, contemporain de Vivaldi.

LES QUATRE SAISONS

Les 12 concertos pour violon op.8 sont publiés en 1724, à l’apogée de la carrière de Vivaldi. Ce sont les 4 premiers qui constituent l’ensemble des Saisons. A cette époque, la musique à programme, évoquant des personnages, des paysans ou encore des états d’âme, était très en vogue. Elle raconte une histoire ou dépeint une scène. Dès 1661 avec Lully (compositeur sous Louis XIV), le thème des saisons était utilisé dans les ballets et les divertissements scéniques. Mais c’est avec Vivaldi que l’on voit apparaître ce thème dans le concerto instrumental. Dès leur publication, ces concertos connaissent un immense succès, aussi bien dans les cours princières que dans les concerts publics. La partition de chaque saison est précédée d’un sonnet expliquant le déroulement des évènements évoqués dans la musique, dont certains extraits sont reportés sur les parties instrumentales. On sait, de ce texte, qu’il fut rajouté lors de l’édition, une fois la musique composée. Vivaldi a parfaitement réussi l’adaptation de son « programme » aux principes formels du concerto : les trois mouvements du Printemps par exemple, représentent respectivement l’éveil de la nature, un berger endormi puis la danse des bergers et des nymphes. L’œuvre est parcourue d’évocations pittoresques, que ce soit la description des éléments comme le tonnerre, le vent ou la pluie, les scènes champêtres ou l’atmosphère poétique de chacune des saisons. Pour réaliser ces tableaux, Vivaldi déploie une invention et une ingéniosité sans limites dans l’utilisation des cordes, comme dans l’organisation de la masse orchestrale, écrivant une musique extrêmement colorée, contrastée, qui lui a valu son immense popularité. Ainsi, ces quatre concertos pour violon peignent de façon délicate les humeurs et les couleurs de chacune des saisons. Le sonnet est une forme poétique difficile à maîtriser composé de quatorze vers : deux quatrains (4 vers) et deux tercets (3 vers).

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LES ARTISTES

CONSTANTIN ROUITS, CHEF D’ORCHESTRE

Violoncelliste de formation, Constantin Rouits suit d’abord un cursus scientifique, tout en poursuivant des études musicales d’écriture, orchestration et direction d’orchestre au CNR de Lille. Il entre à l’Ecole Normale de Musique de Paris où il obtient le diplôme supérieur de direction d’orchestre. En 2007 il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes d’Analyse, d’harmonie, de contrepoint et de direction d’orchestre successivement avec Claire Levachet, Philippe Ferro puis Zsolt Nagy. Constantin Rouits a par ailleurs dirigé de nombreux orchestres :

l’Orchestre Symphonique de Lviv (Ukraine), le Hungarian Symphony Orchestra de Miskolc, le Janacek Philharmonic Orchestra, l’Orchestre des Grandes Ecoles de Lyon, l’Orchestre des Lauréats du CNSMDP, l’Orchestre Musiques en Seine, l’Orchestre de la RATP, la troupe d’opérette Les Palétuviens. Il fonde en 2009 le Sinfonia Pop Orchestra, orchestre composé de jeunes musiciens professionnels talentueux dédié à la musique de film au concert et à l’enregistrement, avec lequel il réalise de multiples projets (Palais des congrès, Salle Cortot…) Sa carrière musicale le conduit à collaborer avec de nombreux solistes tels qu’Edgar Moreau, Tristan Pfaff, Guillaume Vincent, Anaïs Gaudemard, Guillaume Plays, Julien Lazignac. Depuis 2012, il est chef d’orchestre permanent de l’Orchestre de l’Opéra de Massy, ce qui le conduit à participer à plusieurs productions lyriques (Les pêcheurs de Perles, Don Giovanni, la Cenerentola…) et assure également nombre de concerts symphoniques de la saison.

également nombre de concerts symphoniques de la saison. HUGUES BORSARELLO, VIOLONISTE Hugues Borsarello n’est pas

HUGUES BORSARELLO, VIOLONISTE

symphoniques de la saison. HUGUES BORSARELLO, VIOLONISTE Hugues Borsarello n’est pas seulement né dans la musique,

Hugues Borsarello n’est pas seulement né dans la musique, de parents musiciens, on peut dire de lui qu’il est né à la musique, qu’elle l’habite depuis bien avant sa naissance, qu’elle l’a construit et façonné. Il joue ainsi la partition de sa vie sans la moindre hésitation, comme une évidence et toujours en mode Majeur. Il n’a pas choisi le violon, c’est l’instrument qui s’est imposé à lui. Un beau début… La suite s’enchaîne très rapidement : après un premier Prix au CNR de Paris, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il se perfectionne auprès de Patrice Fontanarosa et crée un trio en compagnie de David Saudubray (piano) et Gautier Capuçon (violoncelle), car musique et relations humaines sont toujours étroitement liées dans son parcours. Durant cette même période, il est admis au « Gustav Mahler Jugend Orchestra ». Sous la direction de Claudio Abbado ou Seiji Ozawa, il participe à des tournées en compagnie de Yuri Bashmet, Yo-Yo Ma… Cette expérience sera pour lui un tremplin vers d’autres orchestres de renom et c’est très jeune qu’il s’immerge dans le répertoire symphonique au pupitre de violon soliste ou supersoliste. Depuis 2009, il est violon solo et directeur artistique de l’orchestre de chambre La Follia. Soliste passionné, Hugues Borsarello transmet au public, avec une émotion sincère et profonde le plaisir qu’il tire de la partition et de ses infimes et multiples facettes, comme autant de clins d’œil au compositeur. Le temps d’un concert, il ouvre à nos sens le monde mystérieux de la musique, façonnant tout naturellement les notes écrites en matière sonore. De ses débuts musicaux en famille, puis un peu plus tard aux côtés d’amis musiciens, Hugues Borsarello a gardé avec la musique de chambre des liens tout particuliers qu’il fonde sur le partage et la diversité. Au côté de Jérôme Ducros, Olivier Charlier, Gautier Capuçon, Laure Favre-Kahn… il participe à des festivals de renom. Hugues Borsarello joue un violon de Michel Deconet, Venise 1777, ainsi qu’un archet de François-Xavier Tourte vers 1795 mis à disposition par Olivier Gary, luthier à Mulhouse.

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ORCHESTRE DE L’OPÉRA DE MASSY

En 1989, Dominique Rouits fonde l’Orchestre de Massy sous l’impulsion de la ville de Massy et avec le soutien de l’État. Assisté de deux jeunes chefs d’orchestre, Dominique Spagnolo et Constantin Rouits, il dirige cette formation qui rayonne en France et qui est le cœur musical de l’Opéra de Massy. Une complicité s’est naturellement tissée entre l’Orchestre et l’Opéra, son lieu de résidence. L’Orchestre de l’Opéra de Massy a pour missions de répondre à la demande du public et d’aller à la rencontre de ceux qui ne fréquentent pas les salles de concert. Il donne cinquante concerts par an et propose une trentaine d’actions pédagogiques en direction de tous les publics. Associé à la programmation de l’Opéra de Massy, il s’y produit dans les répertoires lyriques et symphoniques. Il est également invité dans de nombreuses villes et agglomérations d’Essonne, ainsi qu’en France et à l’étranger. Il accompagne ses concerts d’actions qui s’inscrivent dans les dynamiques locales en impliquant les collectivités, les associations culturelles et les musiciens du territoire. Ainsi joue-t-il un rôle fondamental de diffusion de la musique classique, de création contemporaine et de développement culturel. L’Orchestre explore toutes les époques, formes et styles du répertoire symphonique et s’approprie une cinquantaine d’ouvrages lyriques du 18e siècle à aujourd’hui. Il porte une attention toute particulière à la voix, chantée ou parlée, en soliste ou en chœur. Avec la collaboration de l’Atelier qu’il a créé en 2004, l’orchestre construit plusieurs projets annuels qui associent les chœurs amateurs de Massy et de l’Ile-de-France. L’Orchestre de Massy se veut aussi, tremplin, carrefour de rencontre pour les jeunes artistes : instrumentistes, chanteurs, chefs d’orchestre, solistes, compositeurs. Il collabore ainsi régulièrement avec l’École Normale de Musique de Paris et le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. L’Orchestre de l’Opéra de Massy est une association à but non lucratif subventionnée par la ville de Massy, le Conseil Départemental de l’Essonne et la DRAC Ile-de-France.

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ALLER PLUS LOIN

LES QUATRE SAISONS : LA COMPOSITION DE L’ORCHESTRE

LOIN LES QUATRE SAISONS : LA COMPOSITION DE L’ORCHESTRE Un violon soliste Quatre violons 1 Trois
LOIN LES QUATRE SAISONS : LA COMPOSITION DE L’ORCHESTRE Un violon soliste Quatre violons 1 Trois

Un violon soliste Quatre violons 1 Trois violons 2 Il se situe au terme de l’évolution des cordes à archet. Ses ancêtres datent du IX e siècle au moins auxquels furent ajoutées petit à petit des caisses de résonance. Au XVIII e siècle il remplace les violes de gambe dans la musique de chambre comme dans les orchestres symphoniques. Pour tous les luthiers, le modèle de référence est celui du célèbre Antonio Stradivari (1644-1737).

Deux altos Il est plus grand que le violon sans que sa taille soit clairement définie : elle peut varier de 10 centimètres. En fait, la forme de l’alto n’est pas la forme idéale qu’il devrait avoir. Pour sa tonalité, il devrait être plus gros, plus grand. Mais il doit garder une taille jouable ; peu épais pour pouvoir se loger sur l’épaule de l’altiste, ne pas avoir un manche trop grand Bref, l’alto est un compromis. Seul son timbre est clairement reconnaissable, très chaud dans les graves. Il a longtemps été le parent pauvre des orchestres. Quelques œuvres pour alto ont été écrites par des compositeurs romantiques tel Carl Ditters von Dittersdorf.

compositeurs romantiques tel Carl Ditters von Dittersdorf. Deux violoncelles Les premiers violoncelles apparaissent au
compositeurs romantiques tel Carl Ditters von Dittersdorf. Deux violoncelles Les premiers violoncelles apparaissent au
compositeurs romantiques tel Carl Ditters von Dittersdorf. Deux violoncelles Les premiers violoncelles apparaissent au

Deux violoncelles Les premiers violoncelles apparaissent au milieu du XVI e siècle. Ils viennent concurrencer fortement l’instrument roi de l’époque : la viole. Le rejet a été très fort en France et il devient populaire par l’Allemagne où J.S. Bach lui consacre ses très célèbres Suites pour violoncelle seul. Longtemps contenu à des rôles d’accompagnement, c’est avec les orchestres symphoniques modernes qu’il s’installe définitivement.

Une contrebasse (pour la basse continue) La contrebasse est le plus grand (entre 1,60m et 2m) et le plus grave des instruments à cordes frottées. Elle est apparue plus tardivement que les violons, altos et violoncelles. Les partitions d’orchestre pour contrebasse se contentent souvent de doubler les violoncelles à l’octave inférieure. Mais la richesse de son jeu a incité les compositeurs à lui consacrer plus de place. Les jazzmen l’affectionnent particulièrement et ont inventé de nombreux modes de jeux avec ou sans archet, voire même avec l’archet à l’envers, côté bois.

Un clavecin Le clavecin peut être muni de un, deux ou trois claviers. Il apparaît au début du XVI e siècle, dérivé du psaltérion. Tout d’abord simple remplaçant du luth comme instrument d’accompagnement du chant, il prend une importance croissante jusqu’au XVIIIe siècle. Puis il est abandonné pour le pianoforte avant de réapparaître au XX e siècle avec la grande claveciniste Wanda Landowska. Comme pour l’orgue, la puissance des sons émis ne dépend pas de la force avec laquelle le claveciniste frappe les touches. Pendant toute la période baroque, le clavecin a été un des instruments privilégiés de l’écriture en contrepoint (forme d’écriture musicale) et de la réalisation de la basse continue (accompagnement musical joué par un instrument tout au long du morceau).

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LE CHEF D’ORCHESTRE

Le chef d’orchestre est apparu au courant du XIX e siècle lorsque les formations de musiciens ont commencé à prendre de l’ampleur. Auparavant, lorsqu’un directeur d’orchestre était nécessaire, un musicien se chargeait de cette fonction. Hans Von Bülow est considéré comme le premier musicien chef d’orchestre. Pianiste de formation et compositeur, il a longtemps accompagné Wagner.

Sa main droite tient la baguette et bat la mesure. Elle peut également donner quelques départs aux instrumentistes.

Son regard transmet les indications nécessaires au musicien chargé d’un solo ou qui doit faire ressortir l’intensité de son jeu, il rassure et aide à la concentration, il donne l’assurance nécessaire aux attaques ou commande un passage plus expressif.

Sa main gauche indique les phrasés, conduit les grandes variations de nuances et signale leurs entrées aux différents musiciens, celles-ci pouvant également être données au moyen d’un signe de tête. On peut dire que la main gauche a un rôle d’adjectif, elle indique le « comment ».

Sa partition s’appelle un conducteur. Elle est posée sur un pupitre.

d’adjectif, elle indique le « comment ». Sa partition s’appelle un conducteur. Elle est posée sur