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1/3

Les fondements de la pensée des Khawârij


‘Abderrahmân Ibn Nâçir Al Barrâk.

Question :
Quels sont les points sur lesquels les Khawârij sont d’accord ? Et quels sont les points où
ils divergent ? Et à partir de quand dit on d’une personne ou d’une pensée ou autre que
c’est un Khârijî, ou une pensée Khârijite ?

Réponse :
Louange à Allah.
« Khawârij » est le nom d’un groupe d’hérétiques qui fit son apparition lors du Khalifa de
‘Alî, qu’Allah l’agrée. Leur chef était dans l’armée d’Alî, puis il le quitta lorsqu’Alî et
Mou‘âwya s’entendirent pour prendre Abou Moûsâ et ‘Oumar Ibn Al ‘Âç, qu’Allah les agrée,
pour arbitres. Les Khawârij désapprouvèrent cela et dirent « Vous avez pris pour juge des
hommes, alors que seul Allah est juge. »
‘Alî leur envoya Ibn ‘Abbâs, qu’Allah les agrée, qui débattit avec eux. Beaucoup d’entre eux
se repentirent après cela, et ceux qui persistèrent se rassemblèrent en un lieu nommé «
Nahrawân ». Ils déclarèrent mécréants les arbitres, ‘Alî et Mou‘âwiya et ceux qui étaient avec
eux. Ils attaquèrent les musulmans et tuèrent ‘Abdallah Ibn Khabâb, l’un des compagnons
d’Alî, qu’Allah les agrée.
‘Alî vit en eux ceux que le prophète ‘alayhi salât wa salam avait décrit et ordonné de
combattre : ceux qui quittent le Jamâ‘a. Par exemple, le prophète ‘alayhi salât wa salâm dit «
Des gens sortirons de vous, vous serez gênés face à leur prière et leur jeûne, et leurs actes de
piété. Ils récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leur gorge, ils sortent de la religion comme
la flèche transperce sa cible. » Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim. Et dans un autre Hadîth
« Où que vous les trouviez, tuez les. Celui qui les tue en sera récompensé le jour du jugement.
»
‘Alî et les compagnons qui étaient avec lui les combattirent, et Allah lui donna la victoire
contre eux.
Le fondement de leur pensée est de juger mécréant celui qui est coupable de grands péchés.
Ils considèrent aussi certaines choses comme étant des péchés alors qu’ils n’en sont pas, et ils
jugent mécréant celui qui le commet, comme par exemple le fait de prendre un arbitre entre
‘Alî et Mou‘âwya. Ils jugèrent ‘Alî et Mou‘âwia mécréants, ainsi que ceux qui étaient avec
eux. Ils se divisèrent ensuite en plusieurs groupes en fonction de leurs chefs.
Parmi leurs fondements connus : ils nient la sounnah. Parmi cela : essuyer les chaussons lors
de l’ablution, et lapider l’adultérin marié.
Il nous apparaît alors qu’une personne n’est pas un Khârijî tant qu’il ne professe pas ces deux
fondements :
1) Juger mécréant celui qui fait un grand péché.
2) Nier la pratique et l’argumentation de la sounnah.
Pour les détailles entre les différents groupes de Khawârij, il faut revenir aus ouvrages sur les
sectes, comme le livre « Al milal Wan Nihal » de Chahrastânî, et « Al Fiçal » d’Ibn Hazm. Et
Allah sait mieux.
Traduit par Mouwahhid.

2/3
La doctrine des Khawârij

Abou Al Hassan Al Ach3arî a dit dans Maqâlât Al Islâmiyîn page 22 :


‫أجمعت الخوارج على إكفار علي بن أبي طالب رضوان ال عليه إن حكم وهم مختلفون هل كفره شرك أم‬
‫ وأجمعوا على أن ال سبحانه يعذب‬،‫ وأجمعوا على أن كل كبيرة كفر إل النجدات فإنها ل تقول ذلك‬،‫ل‬
‫أصحاب الكبائر عذابًا دائمًا إل النجدات أصحاب نجدة‬.« Les Khawârij sont unanimes sur la
mécréance d’Alî Ibn Abî Tâlib qu’Allah l’agrée, s’il avait fait arbitrage, mais ils divergent
quant à savoir si sa mécréance est idolâtrie ou non ? Et ils sont unanimes que tout grand péché
est une mécréance, excepté les Najadât qui eux n’adhèrent pas à ça. Et ils sont tous d’accord
pour dire qu’Allah châtie ceux qui font les grands péchés d’un supplice éternelle ; excepté les
Najadât. »

Et il dit page 32 :
‫وأما الوعيد فقول المعتزلة فيه وقول الخوارج قول واحد لنهم يقولون أن أهل الكبائر الذين يموتون على‬
‫كبائرهم في النار خالدون فيها مخلدون غير أن الخوارج يقولون أن مرتكبي الكبائر ممن ينتحل السلم‬
‫يعذبون عذاب الكافرين والمعتزلة يقولون أن عذابهم ليس كعذاب الكافرين‬.
« Quant au sujet de la menace, l’avis des Mou‘tazila et des Khawârij est le même, car ils
disent que ceux qui commettent des grands péchés et meurent sur cela sont en enfer pour
l’éternité ; sauf que les Khawârij disent que ceux qui commettent les grands péchés sortent de
l’Islam et que leur supplice est celui des mécréants, alors que les Mou‘tazila disent que leur
supplice n’est pas celui des mécréants. »

• Ach-Chahrastânî dit dans « Al Milal Wa An-Nihal », volume 1 page 113 :


‫ والزارقة والنجدات والعجاردة والثعالبة والباضية والصفرية والباقون‬: ‫وكبار فرق الخوارج ستة‬
‫فروعهم ويجمعهم القول بالتبرئ من عثمان وعلي رضي ال عنهما ويقدمون ذلك على طاعة ول‬
‫يصححون المناكحات إل على ذلك ويكفرون أصحاب الكبائر ويرون الخروج على المام إذا خالف السنة‬
‫ «حقا واجبا‬Et les grandes sectes Khawârij sont au nombre de six : Les Izâriqa, les Najadât, les
‘Ijârida, les Tha‘âliba, les Ibâdhiya et les Safariya. Quant au reste, il s’agit de groupes
subsidiaires à ceux-là, mais tous s’unissent dans les avis suivants : Le désaveu d’Outhmân et
de ‘Alî qu’Allah les agrée, et font passer cela avant toute obéissance, et ne valident aucun
mariage tant que ce critère n’est pas remplit ; et ils jugent mécréants ceux qui commettent les
grands péchés, et sont d’avis de se révolter contre l’imam qui s’oppose à la Sounnah comme
une vérité obligatoire. » Fin de citation.

• Nawawî dans dans Charh Mouslim volume 1 page 100 :


َ‫ ل‬: ‫جَئة‬ ِ ‫ت اْلُمْر‬
ْ ‫ن َفَقاَل‬
ِ ‫شَهاَدَتْي‬
ّ ‫ن َأْهل ال‬ْ ‫ل َتَعاَلى ِم‬
ّ ‫صى ا‬ َ ‫ع‬
َ ‫ن‬ ْ ‫ف الّناس ِفيَم‬
َ ‫خَتَل‬
ْ ‫ل ِا‬
ّ ‫حَمُه ا‬
ِ ‫عَياض َر‬
ِ ‫ضي‬
ِ ‫ل اْلَقا‬
َ ‫َقا‬
‫ضّره َوَيْكُفر ِبَها‬ُ ‫ َت‬: ‫خَواِرج‬ َ ‫ت اْل‬
ْ ‫ َوَقاَل‬، ‫ليَمان‬
ِْ ‫صَية َمَع ا‬
ِ ‫ضّره اْلَمْع‬ُ ‫ «َت‬Al Qâdhî ‘Iyâdh qu’Allah lui fasse
miséricorde dit : les gens divergèrent quant à celui qui désobéit à Allah parmi ceux qui
adhèrent aux deux attestations de la Foi : Les Mourji’a dirent que la désobéissance ne nuit pas
à la Foi, alors que les Khawârij dirent qu’elle y nuit, et qu’il devient mécréant par cela. »

• Ibn Taymiya dit dans Majmoû3 Al Fatâwâ volume 7 page 222 :


ِ ‫خِليِد َأْه‬
‫ل‬ ْ ‫ل ِبَت‬
ُ ‫سّنِة ُهَو اْلَقْو‬ ّ ‫ل ال‬ِ ‫ن َأْه‬ْ ‫حٌد ِم‬ َ ‫عَلْيِه َأ‬
َ ‫ج َواْلُمْعَتِزَلَة‬ َ ‫خَواِر‬ َ ‫ق اْل‬ْ ‫ل اّلِذي َلْم ُيَواِف‬ َ ‫ن اْلَقْو‬
ّ ‫ف َأ‬َ ‫ن ُيْعَر‬ْ ‫َيْنَبِغي َأ‬
‫ساِئُر‬ َ ‫ن ؛ َو‬ ِ ‫سا‬َ‫ح‬ ْ ‫ن َلُهْم ِبِإ‬
َ ‫حاَبُة َوالّتاِبُعو‬ َ‫ص‬ ّ ‫ق ال‬ َ ‫شُهوَرِة َوَقْد اّتَف‬ ْ ‫ع اْلَم‬
ِ ‫ن اْلِبَد‬
ْ ‫ل ِم‬ َ ‫ن َهَذا اْلَقْو‬ّ ‫اْلَكَباِئِر ِفي الّناِر ؛ َفِإ‬
‫ن َنِبّيَنا‬
ّ ‫عَلى َأ‬ َ ‫ضا‬ ً ‫ن َواّتَفُقوا َأْي‬ ٍ ‫ن إيَما‬ ْ ‫ل َذّرٍة ِم‬ ُ ‫ن ِفي َقْلِبِه ِمْثَقا‬ْ ‫حٌد ِمّم‬ َ ‫خّلُد ِفي الّناِر َأ‬ َ ‫ل ُي‬َ ‫عَلى َأّنُه‬ َ ‫ن‬َ ‫سِلِمي‬
ْ ‫َأِئّمِة اْلُم‬
‫ن ُأّمِتِه‬
ْ ‫ل اْلَكَباِئِر َم‬ ِ ‫ن َأْه‬ْ ‫عِة ِفيِه ِم‬َ ‫شَفا‬ّ ‫ل َلُه ِبال‬ُّ ‫ن ا‬ ُ ‫ن َيْأَذ‬ْ ‫شَفُع ِفيَم‬
ْ ‫سّلَم َي‬
َ ‫عَلْيِه َو‬
َ ‫ل‬ ُّ ‫صّلى ا‬ َ « Il faut savoir que
l’avis auquel personne de Ahl Sounnah n’a jamais adhéré, qui est celui des Khawârij et des
Mou’tazila, c’est l’avis que ceux qui commettent des grands péchés restent éternellement en
enfer ; en effet cet avis est un avis hérétique bien connu, et tous les compagnons du prophète
ainsi que leurs élèves et les imam des musulmans sont d’accord pour dire que nul ayant un
atome de Foi dans son cœur ne s’éternisera dans l’Enfer , et ils furent aussi tous d’accord pour
dire que notre prophète, salla llahou ‘alayhi wa sallam, intercédera en faveur de ceux qui
faisaient des grands péchés dans sa communauté, après qu’Allah le lui permette. » Fin de
citation.

• ‘Abdallah Abou Boutayn dit dans Dourar As-Saniyya volume 1 page 360, 361 :
‫ قتلوا عثمان رضي ال عنه ؛‬،‫ فهم الذين خرجوا على علي رضي ال عنه ؛ وقبل ذلك‬: ‫وأما الخوارج‬
‫ وأصل‬. ‫ واستحلوا دماءهم‬،‫ وطائفتي علي ومعاوية‬،‫ومعاوية‬، ‫ والزبير‬،‫ وطلحة‬،‫ وعليًا‬،‫وكّفروا عثمان‬
‫ وبعضهم‬،‫ وحذر عنه النبي صلى ال عليه وسلم فكفروا من ارتكب كبيرة‬،‫ الغلو الذي نهي عنه‬: ‫مذهبهم‬
‫ وأبي‬،‫ عمرو بن العاص‬: ‫ فكفروهم بتحكيم الحكمين‬،‫يكفر بالصغائر ؛ وكفروا عليًا وأصحابه بغير ذنب‬
‫ بالتكفير بالذنوب بعمومات أخطأوا فيها ؛‬: ‫ واستدلوا على قولهم‬. ‫موسى الشعري ؛ وقالوا ل حكم إل ل‬
‫[ ) ومن‬23 : ‫ ) ومن يعص ال ورسوله فإن له نار جهنم خالدين فيها أبدًا ( ] الجن‬: ‫وذلك كقوله سبحانه‬
‫ ) ومن يقتل مؤمنًا متعمدًا‬: ‫ [ وقوله‬14 : ‫يعص ال ورسوله ويتعد حدوده يدخله نارًا خالدًا فيها ( ] النساء‬
‫ أن‬: ‫ وأجمع أهل السنة والجماعة‬. ‫ [ وغير ذلك من اليات‬93 : ‫فجزاؤه جهنم خالدًا فيها ( الية ] النساء‬
‫«أصحاب الكبائر ل يخلدون في النار إذا ماتوا على التوحيد ؛ وأن من دخل النار منهم بذنبه يخرج منها‬
Quant aux Khawârij ; ce sont ceux qui se sont révolté contre ‘Alî, qu’Allah l’agrée, et qui
tuèrent ‘Outhmân avant cela, qu’Allah l’agrée, et ils jugèrent ‘Alî, Outhmân, Talha, Zoubayr,
Mou‘âwiya, le groupe d’Alî et de Mou‘âwiya mécréants, et légalisèrent de faire couler leurs
sangs. Et le fondement de leur doctrine est : l’extrémisme, qui est interdit, et contre lequel
avertit le prophète qu’Allah prie sur lui et le salue. Ils jugèrent donc mécréant celui qui
commet un grand péché, certains même juge mécréant celui qui commet un petit péché ; ils
jugèrent mécréant ‘Alî et ses compagnons bien qu’ils n’aient fait aucun péché, mais bien
parce qu’ils ont pris deux arbitres : ‘Amr Ibn ‘Âç et Aboû Moûsâ Al Ach‘arî, et dirent « Seul
Allah juge ». Et ils basèrent leur doctrine de juger mécréant pour les péchés, sur des versets
généraux qu’ils ont mal compris, comme par exemple le verset « Et quiconque désobéit à
Allah et Son messager, il aura le feu de l’enfer éternellement à tout jamais. » Sourate 72
verset 23, et le verset « Et quiconque désobéit à Allah et Son messager et transgresse Ses
limites, Il le fera entrer en enfer pour l’éternité » Sourate 4 verset 93, et d’autres versets
encore. Et Ahl Sounnah wal Jamâ‘a sont unanime pour dire que ceux qui commettent des
grands péchés ne restent pas éternellement en enfer s’ils meurent monothéistes ; et que si l’un
d’entre eux entre en enfer pour ses péchés, il en sortira. »

Et il dit page 362 :


‫ واستحلوا‬،‫ أن أصله التكفير بالذنوب وكّفروا أصحاب رسول ال صلي ال عليه وسلم‬،‫فإذا عرفت مذهبهم‬
: ‫ في زعمهم‬،‫ ضلل كثير من أهل هذه الزمنة‬: ‫ تبين لك‬،‫ متقربين بذلك إلى ال ! فإذا تبين لك ذلك‬،‫قتلهم‬
‫ ومذهبهم مخالف لمذهب الخوارج ؛ لنههم‬،‫ وأتباعه خوارج‬- ‫ رحمه ال‬- ‫أن الشيخ محمد بن عبد الوهاب‬
‫ ويوجبون‬،‫ ويعتقدون فضلهم على من بعدهم‬،‫يوالون جميع أصحاب رسول ال صلى ال عليه وسلم‬
‫ ول يخرجون‬،‫ أو تنقص أحدًا منهم ول يكّفرون بالذنوب‬،‫ ويضللون من قدح فيهم‬،‫ ويدعون لهم‬،‫إتباعهم‬
،‫ كافر بالكتاب‬: ‫سن الشرك ؛ والمشرك‬
ّ ‫ أو ح‬،‫إنما يكّفرون من أشرك بال‬، ‫أصحابها من السلم‬
‫ فكيف يجعل هؤلء مثل أولئك ؟‬،‫والجماع‬، ‫ !والسنة‬.« Et une fois que tu connais leur doctrine, et
que son principe de base est de bannir de l’Islam à cause des péchés, et qu’ils bannirent de
l’Islam les compagnons du prophète qu’Allah prie sur lui et le salue, et qu’ils légalisèrent de
les tuer, pour se rapprocher d’Allah ! Une fois que tu as compris ça, tu verras alors
l’égarement de beaucoup de gens à notre époque qui prétendent que le Cheykh Mouhammad
Ibn ‘Abdelwahhâb, qu’Allah lui fasse miséricorde, et ses adeptes sont des Khawârij et que
leur doctrine est celle des Khawârij ! Car ils aiment tous les compagnons du messager
d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, et sont convaincu que leur mérite est meilleur que
celui de leurs successeurs, et qu’ils obligent de les suivre, et prient pour eux, et traitent
d’égaré ceux qui parlent en mal d’eux ou les rabaissent, et ils ne jugent personne mécréant
pour les péchés ni ne les excluent de l’Islam, mais ils jugent mécréant celui qui donne un
associé à Allah ou enjolive cela. Et l’idolâtre est mécréant d’après le Livre, la Sounnah et
l’unanimité ; alors comment les comparer à ces gens là ?! »

De même; nous aimons tout les sahaba et en particulié Abou Bakr, Oumar Ibn Al khattab,
Outhmân Ibn 'Affan et 'Ali Ibn Abi Talib, et nous banissons de l'Islam celui qui les déteste,
après Iqâmat Al Houjjah, et nous ne jugeons pas un musulman mécréant lorsqu'il fait des
grands péchés, nous ne banissons de l'Islam que deux personnes:
1) Celui qui adore un autre qu'Allah.
2) Celui qui rejette quoi que ce soit venant d'Allah en connaissance de cause.

Et à part cela nous ne jugeons nul musulman mécréant. Nous sommes donc ignorant de la
voie des khawarij.

Par contre, ceux qui nous traitent de Khawarij parceque nous jugeons mécréants :
1) Les gouvernement qui adoptent le culte des tombes, comme le gouvernement marocain
2) Les gouvernement qui adoptent la laïcité et la démocratie, comme le gouvernement
marocain, algérien, tunisien, egyptien, jordanien, syrien, kowétien, yéménite, etc...
3) les gouvernement qui édifient des idoles adorées en dehors d'Allah comme l'arabie saoudite
qui fonde des tribunaux du Taghout pour trancher des litiges entre les gens et les banques à
usure du pays, ainsi que l'O.N.U

Alors ces gens là ignorent ce qu'est l'Islam et le Tawhid, et l'Islam d'une tel personne est
invalide.

3/3
Les Khawarij ou la ruse du diable
Extrait de Talbis Iblis de Ibn Jawzy.

Le premier et le plus mauvais des Khawarij était Thul-Khuwaisarah. Le Sahabi Abu Sa'id al-
Khoudri (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : «’Ali Ibn Abi Talib envoya du Yémen[2] de l'or
enveloppé dans du cuir teint au Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui), qui
l’a partagé entre quatre personnes : Zaid al-Khail, Al-Aqra Ibn Habis, ‘Uyainah Ibn Hisn et
‘Alqamah Ibn Ulathah[3]. Une personne parmi les compagnons a fait remarquer qu'elle était
plus en droit de recevoir cette richesse que ces personnes.[4] Quand cette remarque parvint au
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) il dit : « Ne me faites-vous pas confiance à qui
Celui au-dessus des cieux a fait confiance ? La révélation vient à moi des cieux matin et soir.
» Alors un homme avec les yeux enfoncés, les pommettes hautes et élevées, un front saillant,
la barbe épaisse et le crâne rasé se redressa et dit « Muhammad! Craint Allah. » Le Prophète
(salut et bénédictions d’Allah sur lui) s'est tourné vers lui et a répondu : « Malheur à toi. Ne
suis je pas la personne qui craint Allah le plus ? » L'homme s’en alla alors et Khalid Ibn al-
Walid (qu’Allah soit satisfait de lui) se précipita et dit : « 0 Messager d'Allah, puis-je lui
trancher la tête? » Mais le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Peut-être
observe-t-il la prière. » Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) dit alors : « Peut-être est-ce un
homme qui observe les prières et dit avec sa langue ce qui n'est pas dans son coeur. » Le
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) répondit : « Je n'a pas été ordonné de percer
le coeur des gens ou de fendre leurs ventres. » Alors il jeta un coup d'oeil sur l'homme qui
s’en allait et dit : « Il surgira de la progéniture de cet homme un peuple qui récitera le
Qur'an, mais qui n’ira pas au delà de leurs gorges; ils traverseront la religion comme une
flèche traverse sa cible. »[5]

Cet homme s'appelait Thul-Khuwaisarah at-Tamimi et il est considéré le premier Khariji à


surgir dans l'Islam. La racine de son mal est qu'il a préféré sa propre opinion à celle du
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui). S’il avait attendu pour entendre ce que le
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) avait à dire, il se serait rendu compte
qu'aucune opinion ne peut avoir la priorité sur celle du Messager d'Allah (salut et bénédictions
d’Allah sur lui). Et, c'est la tribu de cet individu qui plus tard a levé les armes contre le Calife
‘Ali Ibn Abi Talib[6] (qu’Allah soit satisfait de lui).

Quand la lutte entre Mu’awiyah et ‘Ali (qu’Allah soit satisfait d’eux) s’est dessinée[7], les
partisans de Mu’awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui) ont levés des copies du Qur'an au bout
de leurs lances et ont invité les partisans de ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) à l'arbitrage
basé sur lui (le Qur’an) . Ils ont suggéré qu'un homme représentant chaque coté se rencontrent
et en viennent à une solution basée sur le Qur'an. Les deux côtés ont accepté de négocier et les
partisans de Mu'awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui) ont envoyé ‘Amr Ibn al 'Aas (qu’Allah
soit satisfait de lui) pour les représenter. Quand les partisans de 'Ali (qu’Allah soit satisfait de
lui) ont choisi Abou Moussa (qu’Allah soit satisfait de lui) pour les représenter, ‘Ali
(qu’Allah soit satisfait de lui) a exprimé qu'il ne le pensait pas approprié et a proposé Ibn
‘Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui) à la place. Cependant, ses partisans ont dit qu'ils ne
voulaient personne qui soit de la parenté de 'Ali[8] (qu’Allah soit satisfait de lui), et ils ont
envoyé Abu Moussa (qu’Allah soit satisfait de lui).

L'arbitrage a été plus tard retardé jusqu'au mois de Ramadan. Pendant cette période, la validité
même des hommes décidant quelque chose se trouvant dans la juridiction d'Allah, a été
remis en cause par un des partisans de 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) du nom de ‘Urwah
Ibn Uthainah qui a dit : « Le jugement appartient seulement à Allah. » Quand ‘Ali (qu’Allah
soit satisfait de lui) a détourné son armée de la plaine de Siffin et est entré dans Koufah,
environ douze milliers de ses partisans ne sont pas entrés dans la ville avec lui. Au lieu de
cela, ils ont campé dans la ville de Haroura[9] et ont élevé leurs voix à l'unisson récitant le
slogan : « le jugement appartient seulement à Allah! » Cet incident marque l'apparition des
Khawarij comme mouvement sectaire. Ils ont plus tard nommé Shu’aib Ibn Rib’i at-Tamimi
comme leur Amir pour la bataille, et 'Abdullah 'Ibn al-Kawwa al-Yashkari comme leur Amir
pour la prière. Ces Khawarij étaient au début très pieux et méticuleux au sujet de l'exécution
des divers actes du culte. Cependant, leur croyance qu'ils étaient plus bien savants que le
compagnon du Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui), 'Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah
soit satisfait de lui), est devenue la base d'une terrible maladie qui les a affligés et les a menés
vers l’égarement.
'Abdullah Ibn ' Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Quand les Khawarij ont été brisé,
environ six mille d'eux se sont réunis autour d'un homme et se sont mis d'accord sur la révolte
contre 'Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui). Pendant les périodes de leurs
réunions, un certain nombre de personnes sont venues à 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) et
l'ont informé que le groupe complotait contre lui. Cependant, 'Ali (qu’Allah soit satisfait de
lui) a demandé à ses partisans de ne pas attaqué ces partisans jusqu'à ce qu'ils l'aient attaqué
ce qu'ils feraient sûrement.

Un jour, je vins chez 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) avant la prière de midi (Salate az-
zhuhr) et lui ai dit : « 0 Amir al-Mu'minin, puisse la prière vous apaiser – SVP, permettez-moi
de rendre visite aux rebelles et de leur parler. D'abord 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a
répondu qu'il craignait pour ma personne mais il finit par me permettre d’y d'aller quand je l'ai
assuré que j'étais connu parmi eux comme une personne de bon caractère qui ne blesserait
personne. Je suis alors allé mettre mes meilleurs vêtements de tissu de Yéménite et mes
sandales et suis allé les voir à midi.

Quand je suis entré dans leur camp, j'ai trouvé un peuple dont la dévotion dans la prière
est semblable à ce que je n'avais jamais vu. Leurs fronts étaient marqués suite aux
prosternations continues et prolongées, et leurs paumes étaient calleuses comme les genoux
des chameaux. Leurs vêtements étaient lavés et leurs visages marqués par une nuit passée sans
dormir. Quand je les ai salués, ils ont répondu : « Bienvenue Ibn 'Abbas, qu’est-ce qui vous
ramène ici ? J'ai répondu : « Je suis venu de la part des Muhajirs, des 'Ansars et du gendre du
Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) parmi qui le Qur'an a été révélé. Ils savent son
interprétation mieux que vous." Certains d'entre eux ont refusé de discuter avec moi parce que
j'étais un Quraishite disant qu'Allah, le plus grand et le glorieux a dit : « Ce sont plutôt des
gens chicaniers. » (Sourate 43, verset 58). Cependant, deux ou trois d'entre eux ont suggéré
que je parle avec eux, alors j’ai dis : « Dites-moi ce que vous avez contre le gendre du
Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui), les Muhajirs, et les 'Ansaars, parmi
qui le Qur'an a été révélé ? Il n'y a pas un seul d’entre eux parmi vous et ils connaissent
l’interprétation du Qur'an mieux que vous. » Ils ont répondu qu'ils avaient trois raisons pour
lesquelles ils étaient contre 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui). Quand je leur ai demandé
quelles étaient-elles, ils ont dit : « la première est qu'Ali a fait des hommes des juges dans les
affaires d'Allah quoique Allah, le plus grand et le glorieux, a dit : « Le jugement appartient
seulement à Allah. » (Sourate 6, verset 57). Ainsi quelle valeur ont des hommes et leurs
décisions après la déclaration d'Allah? » J'ai dit : « Ceci est un point et quoi d’autre encore? »
Ils ont répondu : « Quant au deuxième point, c'est qu'il a combattu et tué ses ennemis,
pourtant il n'a pris ni captives[10] ni butin de guerre. Si c’était parce que l'ennemi était des
croyants, pourquoi nous était il permis de les combattre et de les tuer pour ne pas faire de
captifs? » J'ai dit : « Et quel est le troisième point? » Ils ont répondu : « Il s’est retiré le titre
d’Amir al-Muminin[11] (chef des croyants). » S’il n'est pas Amir al Muminin alors sûrement
il doit être Amir al-kafirin (chef des mécréants). Je leur ai demandé s’ils avaient autre chose à
rajouter en plus de ces points, et ils répondirent que c'était suffisant. Je leur ai alors dit : «
Quant à votre point au sujet du jugement des hommes dans l'affaire d'Allah, je vais vous
réciter quelque chose du livre d'Allah qui réfutera votre point. Mais si je le fais, vous
rétracterez-vous sur votre position? » Quand ils ont répondu qu'ils le feraient, j'ai dit : « En
vérité, Allah a relégué aux hommes un domaine de Son jugement dont la valeur n’excède pas
quatre dirhams, le prix d'un lapin, dans ce verset :
« O les croyants! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram. Quiconque
parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau,
semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous,… »
(Sourate 5, verset 95)

De même, il a relégué aux hommes un domaine de Son jugement au sujet d'une femme et de
son mari dans ce verset :
« Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa
famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah
rétablira l'entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. »
(Sourate 4, verset 35)

« Je vous implore, par Allah! Le jugement de l'homme pour réconcilier ce qui est entre eux-
mêmes, et pour empêcher le versement du sang est-il plus excellent que le jugement de
l'homme pour un lapin ou d'une femme (obligations et droits de famille) ou pas?
Lequel des deux est le plus important? » Quand ils ont répondu que l'arbitrage l’était, je leur
ai demandé s’ils rétracteraient leur objection à l'accord d'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui)
pour l'arbitrage et ils acceptèrent.

J'ai dit : « Quant à votre point au sujet d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) combattant sans
prendre de captifs ou de butin de guerre, il signifie que vous auriez pris votre mère, 'Aïshah,
puisse Allah être satisfait d’elle, comme captive[12]. Par Allah, si vous dites qu'elle n'est pas
votre mère, vous avez quitté l’Islam et, par Allah, si vous dites que vous auriez fait d’elle une
captive et rendu permis ce qui est permis dans le cas des autres (c.-à-d. rapport sexuel), vous
avez quitté l’Islam. Vous êtes coincé entre deux graves erreurs pour Allah, le plus grand, le
glorieux qui a dit:

« Le Prophète à plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes ; et ses
épouses sont leurs mères. » (Sourate 33, verset 6)

Je leur ai alors demandé s’ils rétracteraient leur objection au refus de Ali (qu’Allah soit
satisfait de lui) de prendre ses adversaires musulmans défaits comme des captifs et eux ils ont
convenu.
Alors j'ai dis : « Quant à votre point au sujet du retrait de son titre " Amir al-Mu'minin ", je
vous donnerai un exemple semblable au sujet de quelqu'un avec de qui vous êtes satisfait. Le
jour de Hudaybiyah, le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) a fait un traité avec les
païens représentés par Abu Sufyaan ibn Harb et Suhail Ibn ‘Amr. Il a demandé à ‘Ali
(qu’Allah soit satisfait de lui) de le mettre par écrit pour eux, ainsi 'Ali (qu’Allah soit satisfait
de lui) a écrit: « Ce sont les limites de la paix convenues par Muhammad, Messager d'Allah. »
Cependant, les païens ont objecté et ont dit : « Par Allah, nous ne vous connaissons pas pour
être un Messager d'Allah, parce que si nous vous connaissions pour être ainsi, nous ne vous
aurions pas combattu. » Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) a alors dit : « 0
Allah, vous savez que je suis un Messager d'Allah. Efface le, 0 'Ali, et écrivez: « ce sont les
limites de la paix convenues par Muhammad ‘Ibn 'Abdallah. Par Allah, sûrement le messager
d'Allah est meilleur que 'Ali, et il a effacé le titre. » Près de deux mille des Khawarij ont
rétracté leurs positions et ont rejoint les forces de 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) tandis
que le reste d'eux se révoltèrent et furent tué."
Le Sahabi, Jundub al-Azdi (qu’Allah soit satisfait de lui), a dit : « Quand nous avons marché
avec ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) contre les Khawarij et avons atteint leur
campement, à notre surprise nous avons entendu un fort bourdonnement (comme le
bourdonnement des abeilles) produit par leurs récitations du Qur'an. Il a également été relaté
que lorsque 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) fut d'accord pour l'arbitrage, deux Kharijites
des noms de Zar'ah Ibn al-Burj at-Ta'i et Hurqoos 'Ibn Zubair as-Sa'dee, sont venu lui rendre
visite et lui dirent : « le jugement appartient seulement à Allah. » 'Ali (qu’Allah soit satisfait
de lui) a répondu : « Le jugement appartient seulement à Allah." Alors Hurqoos lui a dit : «
Repent toi pour ton péché et rétracte ta décision d’accepter l'arbitrage humain. Mène-nous en
avant au combat contre nos ennemis jusqu'à ce que nous rencontrions notre Seigneur. Si tu ne
renonces pas à l'arbitrage humain dans la juridiction du livre d'Allah, je te combattrai
sûrement pour le plaisir d'Allah. » Les Kharijites s’étaient rassemblés dans la propriété
‘Abdullah Ibn Wahb ar-Raasi, qui s'est adressé à eux après avoir remercier et fait l'éloge
d'Allah, disant : " Il est inconcevable pour un peuple qui croient au plus Miséricordieux
(Allah) et se lient au jugement du Qur'an, que cette vie, dont l'amour produit seulement la
détresse, soit jugé plus cher que le commandement du bien, interdisant le mal, et parlant la
vérité; joignez-nous dans la rébellion." ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) leur a
écrit: « Sûrement ces deux hommes que nous avons acceptés en tant que juges ont contredit le
livre d'Allah et ont suivi leurs désirs tandis que nous tenons notre position originale. » Ils lui
ont de nouveau écrit : « Sûrement vous n'êtes pas fâché dans l'intérêt de votre Seigneur mais
seulement pour vos propres opinions. Cependant, si vous témoignez de votre propre
incrédulité et cherchez la repentance, nous reconsidérerons le désaccord entre nous, autrement
nous nous opposerons à vous sans distinction.

Paix (was-Salam)

Les Kharijites ont croisé par hasard 'Abdullah Ibn Khabbab (qu’Allah soit satisfait de lui)
pendant leur marche et lui ont demandé s' il avait entendu un propos quelconque de son père
du Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) qu'il pourrait leur rapporter. Il leur a
répondu qu'il a avait cela et dit : « J’ai entendu mon père rapporter du Messager d'Allah
(salut et bénédictions d’Allah sur lui) qu'il a mentionné une période de dissension où
celui qui reste assis est meilleur que celui qui se tient debout, que celui qui se tient
debout est un meilleur que celui qui marche et celui qui marche est meilleur que celui
qui court. Et il dit : « Si vous êtes vivant à ce moment-là, soyez un serviteur d'Allah qui
est assassiné (plutôt que ceux qui tuent). » Ils lui ont alors demandé s’il avait vraiment
entendu son père rapporter cela du Messager d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui) et
quand il leur a répondu par l’affirmative, ils l'ont emmené au bord d'un fleuve et lui ont
tranché la tête. Son sang a jaillit comme un jet dans le fleuve comme le lacet d'une sandale.
Ensuite, ils se sont tournés vers son épouse enceinte, lui ont ouvert son estomac et renversé
son contenu. Plus tard, alors qu'ils campaient dans une plantation de palmier dattier dans
Nahrawaan, une date mûre est tombée, et un d'eux l'a pris et l'a jeté dans sa bouche. Quand
une autre personne lui a dit il n'a aucun droit de la prendre sans la payer, il l'a immédiatement
craché hors de sa bouche. L’un d'eux a affilé son épée et a commencé à l'onduler dans le ciel
et quand le porc d'un non Musulman est passé près de lui, il l'a fendu avec son épée pour
l'essayer. Ses compagnons lui ont dit que quoi qu'il fasse était corrompu, alors il a trouvé le
propriétaire du porc et lui a donné un prix agréable.
Quand 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a envoyé un message aux Kharijites de leur livrer le
tueur de 'Abdullah 'Ibn Khabbab, ils ont répondu qu'ils l'ont tous tué. La demande a été
répétée trois fois, et chaque fois ils ont répété la même réponse. ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de
lui) a alors demandé à ses partisans d’engager la bataille contre eux. Pendant le combat une
partie des Kharijites disaient à l’autre : « Préparez vous à rencontrer le Seigneur allant au
paradis. » Cependant, ils ont souffert d’une terrible défaite dans laquelle 'Abdullah ‘ibn Wahb
et la plupart de ses partisans ont été massacrés.

Un autre groupe s’est révolté contre 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) l’année suivante, et une
armée fut envoyée pour écraser la rébellion. Cependant, pendant la période, 'Abdur-Rahmaan
Ibn Muljam et ses compagnons se sont réunis pour pleurer la perte de leurs compatriotes à
Nahrawaan et pour projeter leur vengeance. Ils ont exprimé qu'ils ne pourraient pas être
contents de rester en ce monde après que le trépassement de leurs frères qui étaient innocents
et avaient été blâmés, ou réprimandés parce qu’ils recherchaient le plaisir d’Allah. Il a été
décider qu'ils vendraient leurs âmes à Allah en cherchant ceux qu'ils ont considérés comme
les chefs de la corruption; ils vengeraient le sang de leurs frères, et libèreraient les musulmans
de leurs entraves.
Muhammad Ibn Sa'd de a rapporté de ses professeurs que trois Kharijites, 'Abdur-Rahmaan
ibn Muljam, 'al-Burak ibn 'Abdillaah et 'Amr ibn Bakr at-Tameemee, se sont réunis à la
Mecque et se sont promis de tuer respectivement ‘Ali, Mu'aawiyah et ‘Amr Ibn al ‘As
(qu’Allah soit satisfait d’eux) et de ne pas se trahir les uns les autres. Ibn Muljam est allé à
Kufah et la nuit venue quand 'Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a quitté sa maison pour
conduire la prière matinale (salate as Sobh), il l'a frappé d’un violent coup sur la tête qui a
pénétré son cerveau. ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a crié aux gens de ne pas le laisser
s'échapper et ils l’ont attrapé. Quand Umm Kulthoom lui a crié : « O ennemi d’Allah, vous
avez tué l'Amir al-Muminin par erreur, il a répondu : « Pleurez maintenant ! » Il a alors
continué et dit : « J'ai empoisonné mon épée, ainsi s'il me survit, moi je prie qu'Allah le
bannisse et le détruit. » Ainsi quand 'Ali est mort, Ibn Muljam a été sorti dehors pour être
exécuté et quoique Ja'far Ibn 'Abdullah ait coupé ses deux mains et ses deux pieds, il n'a pas
pleuré ni parlé. Ensuite ses deux yeux ont été crevés par des pointes d’acier rougies au feu et
il toujours n'a pas pleuré. Au lieu de cela il a commencé à réciter la Sourate Al 'Alaq : « Lis
au nom de ton Seigneur qui a créé l'homme d’une adhérence - et il l'a fini tandis que le sang
coulait de ses orbites. Ensuite quand une partie de sa langue a été brûlée, il a pleuré et une fois
qu’on lui a demandé pourquoi il l’avait fait à ce moment, il a répondu : « Je déteste mourir en
ce monde avec autre que le souvenir d'Allah sur ma langue. » Regarder la peau sur son front,
chacun pouvait voir les effets des longues prosternations dans la prière – qu’Allah le
maudisse.

Quand al-Hasan Ibn 'Ali (qu’Allah soit satisfait d’eux) a voulu faire un règlement de paix
avec Mu'awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui), un Kharijite du nom al-Jarrah ibn Sinan s’est
révolté contre lui. Al-Jarrah lui a dit : « Tu as commis le shirk comme l’a fait votre père. »
Alors il l'a poignardé dans la cuisse supérieure. Les Kharijites ont continué à se révolter
contre l'état musulman massacrant les hommes, les femmes, et les enfants musulmans
innocents pendant les dynasties des Umayyades et des ‘Abbassides

[13].Une variété de sectes a bientôt surgi parmi eux


[14]. Par exemple, les partisans de Nafi' Ibn al-Azraq se considéraient eux même des païens
aussi longtemps qu'ils étaient dans une terre païenne, mais s'ils la quittaient, ils devenaient
musulmans. Ils ont également considéré ceux qui étaient en désaccord avec leurs vues et ceux
qui ont commis des péchés principaux comme païens, alors que ceux qui ne se sont pas joints
à leurs forces pendant la bataille étaient considérés kafirs. Ils ont fait le massacre des femmes
musulmanes et des enfants permis du fait qu’ils pendant qu'ils les prenaient pour des païens.
Cependant, un des 'Azraqis, Ibn 'Amir ath-Thaqafi, de Najdah, divergea de certaines des vues
de Naafi et interdit le versement du sang musulman et la prise de la propriété musulmane. Il a
également soutenu que les pécheurs parmi ses partisans seraient punis dans un endroit autre
que le feu de l'enfer et que l'enfer était réservé pour ceux qui étaient en désaccord avec ses
vues sectaires.
Certaines des sectes des Kharijites soutenaient que quiconque a consommé aussi peu que 20
centimes de la richesse d'un orphelin irait en enfer, parce qu'Allah, le plus grand et le glorieux
a promis le feu à ceux qui commettent cette erreur. En outre parmi les croyances des
Kharijites est l'opinion que l'Imamate (conduite de l'état) n’est pas spécifique pour quiconque
à moins d’être bien instruit et pieux, et quiconque des gens du commun ayant ces deux
qualités peut être Imam
[15]. De leur opinions ont résulté les vues des Mu'tazilah (autre secte) concernant le jugement
du bien et du mal par l'intellect, et cette justice est celle que l'intellect juge être juste.
La croyance étrange des sectes Kharijites et les nombres enregistrés de leurs activités sont
nombreux, et je n'estime pas que davantage d'élaboration est nécessaire considérant le fait que
l'intention principale de ce chapitre est un regard aux tours et aux stratégies d'Iblis (qu’Allah
le maudisse); comment il a trompé ces imbéciles qui ont montré leur ignorance par leurs
actions et leur croyance que ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) et ceux avec lui
parmi les Mouhajirs et les Ansars étaient dans l’erreur tandis qu'eux même étaient dans le
vrai. Ils ont rendu licite le versement du sang des enfants tout en interdisant de manger une
date sans payer son du. Ils se sont considérablement employés dans le culte, restant toute la
nuit en prière, et quand sa langue a été coupée, Ibn Muljam a pleuré parce qu'il manquerait
l'occasion de mentionner le nom d'Allah. Cependant, ils ont permis le meurtre de ‘Ali Ibn Abi
Talib(qu’Allah soit satisfait de lui), puisse Allah l’ennoblir et ils ont levé leurs épées contre
les musulmans.
Je ne suis pas étonné de leur certitude au sujet de leur connaissance ni de leur conviction
qu'ils étaient bien plus instruits que 'Ali , puisse Allah être satisfait de lui pour qui Thul-
Khuwaisarah a dit que le Prophète d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui) : « Soit juste,
parce que vous avez été injuste. » Et, c'est Iblis (qu’Allah le maudisse) qui les a mené à
perpétré ces infamies; nous cherchons le refuge auprès d’Allah de l’abandon et de la défaite
(aux mains d'Iblis).
Muhammad ibn Ibrahim (qu’Allah soit satisfait de lui) a rapporté qu'il a entendu le Messager
d'Allah (salut et bénédictions d’Allah sur lui) dire : « Il surgira parmi vous un peuple qui
considérera vos prières, vos jeûnes et vos bonnes actions avec mépris et les dédaigneront ; Ils
réciteront le Qur'an, mais il ne dépassera pas leurs gorges, et ils traverseront la religion
comme la flèche traverse sa cible. » (Rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
Abdullah ibn Abi Awfaa (qu’Allah soit satisfait d’eux) a rapporté que le Prophète d'Allah
(salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Les Kharijites seront les chiens des habitants de
l'enfer. »