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Module VIII

Les enfants « hyperactifs »


 hyperactivité
pédagogie de contrat
pédagogie différenciée
pédagogie par objectifs

Les enseignants ont tous été confrontés au problème que constitue la présence, dans la
classe, d’un élève qui ne tient pas en place, qui se lève à tout bout de champ et qui semble
souvent ne pas vouloir adopter l’attitude de concentration sur le cours légitimement attendue.
Cet enfant, souvent taxé d’ « hyperactivité » ou d’ « hyper-kinésie », souffre en fait
d’ « instabilité psychomotrice ». Cette instabilité se traduit à des degrés très divers
– par des troubles moteurs, le plus souvent une agitation quasi permanente et
désordonnée,
– par des troubles de l’attention et
– par des troubles dans les contacts sociaux que manifestent notamment une
impulsivité exagérée et la transgression fréquente des normes de comportement
en classe.
Les scientifiques qui se consacrent à la recherche des causes de ces attitudes et
comportements en sont toujours au stade des hypothèses : Se côtoient ainsi les explications
neurologiques, biochimiques, génétiques et affectives.
L’instabilité psychomotrice peut apparaître dès l’âge de la marche ou seulement lors de
l’entrée à l’école primaire. Les symptômes en sont l’hyperactivité, l’inattention apparente (en
fait, il s’agit souvent d’une attention dispersée entre divers stimuli), l’impulsivité, l’excitabilité
émotive (abaissement du seuil de résistance aux émotions, par exemple) et l’excitabilité
physiologique (distraction par la moindre stimulation extérieure à l’activité d’apprentissage).
Les modes d’intervention sont divers et assortis au modèle d’explication donné à l’instabilité
psychomotrice.

L’enseignant peut tenter d’adapter l’environnement scolaire aux particularités


comportementales de l’élève « hyperactif »
– en redéfinissant clairement, avec l’ensemble de la classe concernée, quelques limites
importantes que cet élève devra absolument ne pas outrepasser,
– en faisant adopter par l’ensemble des élèves une attitude plus tolérante vis-à-vis des écarts
de comportement provoqués par l’instabilité psychomotrice et
– en mettant tout en œuvre pour permettre à cet enfant de recouvrer la confiance en soi qu’il
a généralement perdu dès son premier contact avec le milieu scolaire.
Les actions inspirées par la pédagogie de contrat (passé entre tous les acteurs de la séance
d’apprentissage) et par la pédagogie par objectifs (il est plus facile pour un enfant
« hyperactif » de se concentrer sur des micro-objectifs, successivement poursuivis, un à un)
seront ici de précieux soutiens.

Méthodologie de l’enseignement/apprentissage du français, langue étrangère – Enseignant : Olivier Delhaye


Mis à jour le 11/11/2018 – Page 1 sur 2
Mais le plus souvent, un diagnostic précis doit être posé par un psychologue (Les
descriptions des profils comportementaux des enfants « hyperactifs » et des enfants
« surdoués », par exemple, présentent des dizaines de points communs !) qui proposera, le
cas échéant et en accord avec les parents de l’enfant, une psychothérapie, une rééducation
psychomotrice ou une consultation auprès d’un médecin spécialiste qui prescrira parfois la
prise à long terme de médicaments légers. S’il est clairement justifié, on ne doit pas craindre
le recours à ces médicaments : ce serait mettre quelques éventuels effets secondaires
réputés mineurs en balance avec le bonheur retrouvé d’enfants heureux de jouir enfin de
l’équilibre psychomoteur indispensable à une poursuite sereine et réussie de leur parcours
scolaire. Inutile de rapporter le bonheur également retrouvé des parents, des proches ... et
des profs !
L’hyperactivité ou, en tout cas, les problèmes qu’elle engendre s’estompent de toute façon le
plus souvent à la fin de l’adolescence.

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