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Exercices : Thermodynamique 2013-2014

PCSI–2 A.BADIR
lycée Ibn Taimiya 2013/2014
TD no 1 : Gaz parfait

Exercice 1 : Mélange de gaz parfaits


1. On considère un mélange idéal ( absence d’interactions )de deux gaz parfaits. Montrer que : ” la
pression totale du mélange de gaz parfaits est la somme des pressions partielles ”, loi de Dalton
.On rappelle que la pression partielle d’un gaz dans un mélange est la pression qu’il exercerait
s’il était seul.
2. Trois récipients contiennent respectivement de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’azote dans les
conditions suivantes :
H2 : 2, 25 l ; 250 mmHg ; 20 ◦ C - O2 : 5, 50 l ; 250 mmHg ; 20 ◦ C - N2 : 1, 40 l ; 760 mmHg ; 0◦ C
a. Calculer la masse de chaque gaz en les supposant parfaits.
b. On mélange ces gaz dans un même récipient de volume 18,5 litres à la température de 0◦ C˚; on
suppose le mélange idéal . Calculer pour chaque gaz sa fraction molaire , sa fraction massique
et sa pression partielle. On rappelle que : 1 atm = 760 mm Hg = 1, 013.105 P a et on donne
R = 8, 314 J.K −1 .mol−1 .
3. a. déterminer le volume occupé par 1 gramme de dibrome supposé gaz parfait à la température
1600 ◦ C et sous la pression atmosphérique. On donne la masse molaire du brome M (Br ) =
80 g.mol−1 .
b. L’experience montre que ce volume est en fait 1, 195 litre. Montrer que cela peut s’expliquer
en considérant qu’une certaine proportion des molécules Br2 s’est dissociée en atome Br.
Calculer le coefficient de dissociation (rapport de la quantité de Br2 dissociée et la quantité
de Br2 initiale).
4. On considère le mélange d’hélium (He) et d’argon (Ar) supposés parfaits à la même température.
Déterminer le rapport des vitesses quadratiques moyennes de leurs molécules.
On donne M (He) = 4 g.mol−1 ; M (Ar) = 40 g.mol−1 .

Exercice 2 : Équilibre d’une plaque non isotherme dans un gaz

1. Soit un gaz de n∗ particules (de masse m ) par unité de volume. Montrer que la pression cinétique
peut s’obtenir en considérant qu’un certain nombre de particules arrivent toutes en incidence
normale sur la paroi avec la même vitesse égale à la vitesse quadratique moyenne correspondant
à la température T du gaz, et repartent avec la vitesse quadratique moyenne correspondant à la
température T 0 = T
2. Soit une plaque de surface s placée dans un gaz parfait monoatomique à la même température
T . ses deux faces ne sont pas à la même température : une des face à la tempé*rature T et l’autre
à T 0 > T. Exprimer la résultante des forces de pression qui s’exerce sur la plaque.

Exercice 3 : Fuite d’un gaz


1. Dans un récipient de volume V = 1l maintenu à 0◦ C, on enferme de l’hélium sous la pression de
Po = 100 P a. A l’extérieur règne un vide absolue. Sachant que la paroi du récipient est percée
d’un trou d’aire s = 1 µm2 , au bout de combien de temps la pression aura -t-elle diminuée de la
moitié ? Pour obtenir l’ordre de grandeur, on adopte les hypothèses simplificatrices suivantes :
∗ le trou étant petit, le gaz se détend lentement en restant au repos. On néglige tout mouvement
macroscopique.
∗ une climatisation assure le maintien de la température et l’uniformisation du gaz dans tout le
récipient.

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∗ on considère que toutes les molécules ont une vitesse égale à la vitesse quadratique moyenne
u. De plus ces vitesses ne sont orientées que selon ±~ex , ±~ey , ±~ez et la répartition dans ces
six directions est isotrope.
2. Le récipient percé communique avec un un récipient identique initialement vide, le tout est
maintenu à 0 ◦ C. Au bout de combien de temps la pression dans le second récipient aura -t-elle
atteint la valeur 10 P a ?

Exercice 4 : Coefficients thermoélastiques


On définit
∗ le coefficient de compressibilité isotherme d’un fluide : χT = − V1 ( ∂V
∂P )T .
1 ∂V
∗ le coefficient de dilatation isobare : α = V ( ∂T )P .
1 ∂P
∗ le coefficient de compression isochore : β = P ( ∂T )V
1. Calculer α, β, et χT pour un gaz parfait.
2. Montrer que, pour un fluide quelconque, α, β, et χT . sont reliés par α = P.β.χT .
On admet que l’on a ( ∂V ∂P ∂T ∂x 1
∂P )T .( ∂T )V .( ∂V )P = −1 et ( ∂y )z = ∂y ( ∂x )z
3. L’étude expérimentale d’un gaz a montré que α et χT , pour une mole, s’exprime en fonction des
R
variables indépendantes P et T par : α = aP +RT , χT = p(aPRT
+RT ) où a et R sont des constantes.
Trouver l’équation d’état relative à une mole de ce gaz.

Exercice 5 : Equation d’état d’un fil


Un fil st caractérisé par un coefficient de dilatation linéique α et un module de Young ET constants :

1 ∂L L ∂F
α= ( )F et ( )
L ∂T S ∂L T
T étant sa température, L sa longueur, S sa section et F la force de traction.
1. Quelles sont les dimensions physique de α et ET ?
F
2. Montrer que L = lo exp[α(T − To )] exp( SE T
), Lo étant la longueur à la température To lorsque
F = 0.
3. Que devient l’équation d’état précédent pour α suffisamment petit et ET suffisamment grand ?

Exercice 6 : Énergie interne


Le tableau ci-dessous donne, avec trois chiffres significatifs exacts, le volume molaire V( en m3 .mol−1 )et
l’énergie interne molaire U ( en kJ.mol−1 )de la vapeur d’eau à la température t = 500 ◦ C pour
différentes valeurs de la pression P(en bars). On donne en outre la constante des gaz parfaits R =
8, 314 J.K −1 .mol−1 .

P 1 10 20 40 70 100
V 6, 43.10−2 6, 37.10−3 3, 17.10−3 1, 56.10−3 8, 68.10−4 5, 90.10−4
U 56, 33 56, 23 56, 08 55, 77 55, 47 54, 78

1. Justifier sans calcul que la vapeur d’eau ne se comporte pas comme un gaz parfait.
2. On se propose d’adopter le modèle de Van Der Waals pour lequel on a : (P + Va2 )(V −b) = RT
et U = UGP − Va .
a. Calculer le coefficient a en utilisant les énergies interne des états à P = 1 bar et à P =
100 bars. Calculer b en utilisant l’équation de l’état à P = 100 bars.
b. Quelle valeur obtient-on alors pour U à P = 40 bars ? Quelle température obtient-on alors
en utilisant l’équation d’état avec P = 40 bars et V = 1, 56.10−3 m3 .mol−1 ? Conclure sur la
validité du modèle.

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