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Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation Annexe Hay Hassani Casablanca/ Settat 2017/

2018

Année de formation 2018 / 2019


Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation Annexe Hay Assalam Casablanca/ Settat 2017/
2018

Communication Langagière
Le schéma de la communication Et les fonctions du langage

La communication est l'ensemble des processus physiques et psychologiques par lesquels


s'effectue la mise en relation d'un ou plusieurs individus avec un ou plusieurs individus en vue
d'atteindre certains objectifs.
Il y a communication dés lors qu'il y a échange de sens, de signification : toute communication
s'inscrit dans un processus d'ordre social.
Toute communication, qu'elle soit orale ou écrite, repose sur l'opération suivante:

Quelqu’un : le destinateur/émetteur
produit un énoncé : message, dont le contenu est communiqué
à quelqu'un d'autre : le destinataire/récepteur,
dans un contexte ou référent précis,
grâce à l'utilisation d'une langue commune code
et à un moyen de communication spécifique canal.

Dans la situation de communication, il y a généralement deux individus ou deux groupes qui


entrent en communication. La communication peut être orale ou écrite, directe ou indirecte,
verbale et non verbale.
1. Communication orale directe = exposé oral en classe
2. Communication orale indirecte = discours d'un politicien diffusé à la télévision
3. Communication écrite indirecte = lettre envoyée à un ami
Afin de mieux comprendre tous les éléments qui peuvent influencer la qualité et la nature de la
communication, un schéma a été créé :

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L’émetteur, l’énonciateur ou le destinateur


L’énonciateur, aussi désigné, l’émetteur ou le destinateur est celui qui émet le message, donc
l'élément de la situation de communication qui permet de répondre à la question Qui est-ce qui dit ça ?
Dans un exposé oral, il s'agit de la personne qui présente ses idées. Dans un éditorial de journal, c’est
l’auteur du texte et, dans un roman, c’est le narrateur. Selon ces situations différentes, l’énonciateur peut
être réel (personne, auteur, etc.) ou fictif (personnage, narrateur, etc.).

Le message
De manière générale, l’énonciateur transmet un message. Peu importe le type de communication, le
message est toujours le sujet de la communication, élément qui fournit une réponse à la question
Qu’est-ce qui est dit ? Le message, c’est ce qui donne sens à la communication.
L’énonciataire, le destinataire et le récepteur
L’énonciataire communique habituellement son message à une personne ou un groupe précis. Dans
la situation de communication, la personne à qui le message s’adresse est le destinataire. Lors d'un
exposé oral, le rôle du destinataire est joué par l’ensemble de la classe. Lorsqu’un individu écrit une
lettre, il s’adresse directement à son destinataire. Cet élément de la situation de communication permet
de répondre à la question À qui s'adresse le message ?
Le référent ou le contexte
La situation à laquelle renvoie le message, ce dont il est question (le contexte). Il réfère aux informations
communes aux deux locuteurs sur la situation au moment de la communication. Ces informations sont
sous-entendues et elles n'ont pas besoin d'être répétées à chaque fois que l'on débute une
interaction. Bien souvent, les raisons à la base de la communication vont modifier le type de
communication que l’énonciateur va choisir. C'est donc dire que le référent ou contexte exerce une
influence importante, voire majeure, sur la communication. Il faut se poser certaines questions pour
mieux analyser ce contexte :

Qu'est-ce qui a donné lieu à la communication ? Dans quelle situation la communication


s'effectue-t-elle ? Quelle est la relation entre l’émetteur et le récepteur?
C’est également le contexte qui explique certains éléments de la communication comme la référence
faite à un moment, à un évènement ou à une personne. Par exemple, si on lit dans une lettre qui nous est
adressée « en raison des évènements récents que vous connaissez », le contexte d’énonciation devrait
nous aider à savoir ce dont il est question précisément à savoir le sujet (thème) et les représentations
de l’émetteur et du récepteur concernant ce thème de la communication.
Le code
Le code est le moyen utilisé pour transmettre le message. La langue française, d’autres langues, le
journal, l’image, les pictogrammes, l’argot, le code morse et la langue des signes, le code écrit, le code
oral et d’autres codes sont autant de codes qu'il est possible d'utiliser.
Le canal ou le contact
Pour installer une véritable situation de communication, il doit y avoir un contact entre l’énonciateur et le
destinataire. Le destinataire doit savoir que le message s’adresse à lui. Dans un discours politique,
les phrases comme « je m’adresse à tous les Marocains»,   va créer le contact nécessaire.

Les bruits à la communication


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Malheureusement, toute communication n’est pas parfaite et il se peut que certains éléments
nuisent à la transmission du message, c’est ce que l'on nomme les bruits à la communication. Un bruit
n’est pas nécessairement sonore. Il est vrai que, dans une salle pleine, les bruits ambiants vont nuire à la
communication entre deux personnes.
Cependant, d'autres sortes de bruits peuvent nuire à la transmission du message : l’énonciateur et le
destinataire n’utilisent pas le même code, il n’y a pas de contact entre eux, le destinataire ne connaît pas
les éléments auxquels l’énonciateur fait référence, l’énonciateur n’émet pas son message clairement, le
destinataire ne comprend pas le message qu’il reçoit. La colère, la démotivation, la différence d’opinion,
l’indifférence peuvent également faire obstacle à la communication. Ces éléments qui interfèrent au
message à communiquer sont des exemples de bruits à la communication.
La rétroaction (feedback)
Il n’y a pas que l’énonciateur qui puisse émettre un message dans une situation de communication. Le
destinataire peut fournir des rétroactions (positives ou négatives) au sujet du message qu’il a reçu. Par
exemple, il opine de la tête, pose des questions, réagit à l'aide de mimiques faciales, etc.

L’importance du non verbal


Dans une communication orale, ce ne sont pas que les mots choisis qui affectent le sens de la
communication. Tout le non verbal peut aussi y participer : la posture, l’intonation, le volume, l’accent,
les émotions, les gestes, le rythme, le regard, les expressions faciales, etc. Généralement, ces éléments
devraient favoriser la compréhension du message. Il peut arriver, par contre, que le non verbal ne
s’accorde pas du tout avec le verbal; le destinataire voit alors la contradiction entre ce que l’énonciateur
dit et ce que son non verbal laisse paraître. Cela peut causer un bruit à la communication. Lors d’une
communication orale directe, le non verbal du destinataire donnera lieu à des rétroactions diverses.

Les valeurs sociales et culturelles


Chaque société et chaque époque a ses caractéristiques et ses valeurs culturelles propres. Dans
une situation de communication qui met en jeu l'écriture et la lecture d'un roman, l’émetteur et le lecteur
doivent tenir compte de ces marques culturelles.
Comme lecteur, il faut être conscient des particularités culturelles de la société dans laquelle les
personnages évoluent. Par exemple, il est important de savoir que le contexte social au Maroc n'est pas
le même qu'au Canada ou que Le contexte français de 1940 n'est pas le même qu'aujourd'hui. Pour
l'auteur, la compréhension d'un contexte socioculturel aura des répercussions autant dans la manière
d’écrire l’histoire et de choisir les péripéties que pour définir les caractéristiques des personnages. Il est
intéressant de savoir que tous les types de valeurs vont influencer le contexte d’énonciation et de
réception d’une situation de communication.
De trop grandes différences entre les valeurs de l’émetteur et les valeurs du récepteur peuvent
créer des bruits (des malentendus) qui nuisent et font obstacles à la communication.

Les fonctions du langage :


Les six fonctions de la communication telles que les identifie Roman Jakobson sont chacune liées à
un de ces paramètres.
Les fonctions du langage sont les suivantes :
• fonction expressive (expression des sentiments du locuteur)
• fonction conative (fonction relative au récepteur)
• fonction phatique (mise en place et maintien de la communication)
• fonction référentielle (le message renvoie au monde extérieur)
• fonction métalinguistique (le code lui-même devient objet du message)
• fonction poétique (la forme du texte devient l'essentiel du message)

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Il considère d'ailleurs que ces fonctions « ne s'excluent pas les unes les autres, mais que souvent
elles se superposent ». Le langage peut ainsi servir à plusieurs choses à la fois : maintenir le contact
(fonction phatique) tout en prenant pour objet le code du message (fonction métalinguistique), par
exemple, dans as-tu entendu ce que je t'ai dit ?
La fonction expressive

Il s'agit de la fonction relative à l'émetteur. Elle est utilisée par l’émetteur pour informer sur sa propre
personnalité ou ses propres pensées, le récepteur: pour Jakobson, « elle vise à une expression directe de
l'attitude du sujet à l'égard de ce dont il parle. Elle tend à donner l'impression d'une certaine émotion,
vraie ou feinte. Exemple : autobiographie, journal intime, les mémoires, le CV, la lettre de motivation…

La fonction conative

C'est la fonction relative au destinataire. Elle est utilisée par l'émetteur pour que le récepteur agisse
sur lui-même et s'influence. C'est évidemment une fonction privilégiée par la publicité, du texte
argumentatif, du texte injonctif.

La fonction phatique

La fonction phatique est utilisée pour établir, maintenir ou interrompre le contact physique et
psychologique avec le récepteur. Elle permet aussi de vérifier le passage physique du message. Il s'agit
de rendre la communication effective avant la transmission d'information utile. L'exemple typique est le
« Allô » d'une communication téléphonique.

La fonction métalinguistique

C'est la fonction relative au code, le dictionnaire, le mode d'emploi. Avant d'échanger des
informations il peut être important que l'échange porte d'abord sur le codage utilisé pour le message.
Ainsi les partenaires vérifient qu'ils utilisent un même code. Cette fonction consiste donc à utiliser un
langage pour expliquer ce même langage ou un autre langage. On l'appelle parfois « traduction ».
 
Exemples : « le verbe « manger » est un verbe du premier groupe », les dictionnaires, les livres de
grammaire, conjugaison... les encyclopédies.

La fonction référentielle

Cette fonction du message est centrée sur le monde (un objet ou un évènement extérieur) : le
contexte ou référent
Le référent d'une communication peut être par exemple la table qui se trouve dans l’environnement
des interlocuteurs (dans le même « contexte »), ou alors une culture, un pays.
C'est une fonction extrêmement utilisée puisque la plupart des discussions et des textes dans le monde
contiennent une information. Cette fonction décrit une réalité objective.
La fonction référentielle oriente la communication vers ce dont l'émetteur parle, vers le sujet, vers
des faits objectifs, à savoir les référents (personnes, objets, phénomènes, etc.,) sans lesquels il n'y aurait
pas de communication possible.
Cette fonction englobe les informations objectives que véhicule le message. Par exemple, l'énoncé
de faits qui se produisent quelque part.

Elle prend également en considération le contexte de la communication, le lieu, le temps, la relation


entre émetteur récepteur, les conditions qui ont poussées à cette situation de communication.
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La fonction poétique
Pour Jakobson « la visée poétique du message en tant que tel, l'accent mis sur le message pour
son propre compte, est ce qui caractérise la fonction poétique du langage. Cette fonction ne peut être
étudiée avec profit si on perd de vue les problèmes généraux du langage [...]. La fonction poétique n'est
pas la seule fonction de l'art du langage, elle en est seulement la fonction dominante, déterminante,
cependant que dans les autres activités verbales elle ne joue qu'un rôle, accessoire voire
complémentaire. »

Il s'agit donc de mettre en évidence tout ce qui constitue la matérialité propre des signes, et du code
de plus cette fonction fait référence à la structure d’un message d’un texte. Cette fonction permet de
faire du message un objet esthétique, même de façon minimale. Les efforts liés aux sonorités et à
l'ordre des mots, à la mise en page concernent la fonction poétique. Le niveau de langue, le ton, la
hauteur de la voix construisent aussi la fonction poétique d'un message oral.

Verbale et non verbale

Un message est dit « verbal » lorsqu’il est fait dans une symbolique écrite ou orale, impliquant des
combinaisons et des normes communes (une langue, ou plus généralement un langage). Cela inclut
l’écriture, la langue des signes, la voix... L’art de conceptualiser ce message dans un langage afin de
minimiser les interférences est appelé Rhétorique.
Il est dit « non verbal » lorsqu’il se base sur la compréhension implicite (culturelle souvent) de gestes,
de mimiques, de couleurs, ou d’odeurs, non conceptualisé par un langage.

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La typologie de textes
Les principales caractéristiques des différents types de textes
TYPES DE FONCTION Genre D’ECRIT CARACTERISTIQUES/ EXEMPLES
TEXTE DOMAINE D’APPRENTISSAGE EN
LANGUE

Type Narratif - Raconter Conte Schéma narratif Grammaire : Enrichir les


une Roman Chapitres, phrases (expansions,
histoire Nouvelle paragraphes phrases complexes,
- Articuler Faits divers Présent ou compléments
une Reportage imparfait/passé circonstanciels…), utiliser des
succession Récit historique simple substituts (nominaux,
d’actions autobiographie… Mots de liaison pronominaux), rôle des
spatio-temporels déterminants, mots de
Littérature chronologie liaison…
Histoire Phrases déclaratives, Conjugaison : l’imparfait, le
Phrases complexes passé simple, usage et
Substituts formation du conditionnel
Personnages temporel.
ponctuation Orthographe : Accords dans
le GN, dans la phrase.
Vocabulaire : Synonymes,
hyperonymes…

Type - Décrire Portrait Absence de Grammaire : Enrichir les GN


Descriptif - Donner un Description chronologie (expansions du nom), le GV
état Guide Peu de connecteurs avec attribut du sujet, les
- Se Compte-rendu Présent ou imparfait substituts (nominaux,
représenter Littérature Enumération, pronominaux), les
un lieu, une Sciences, comparaisons comparaisons, la
personne Géographie Substituts ponctuation (virgule)…
Conjugaison : Formation et
emploi de l’imparfait,
formation du futur
Orthographe : Accords dans
le GN, accord sujet attribut
Vocabulaire : Autour d’un
thème (sujet de description)

Type - Rapporter Théâtre Ponctuation Grammaire : Phrases


Conversationn des Roman Présent et passé exclamatives, interrogatives,
el paroles BD composé ponctuation du dialogue,
Discursif   Déictiques participe présent (didascalie),
  Présence structure du GV (didascalie)
d’émetteur/récepteur Conjugaison : Formation et
Types de phrases emploi du présent et du

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Littérature passé composé (1ère et
2ème personne)
Orthographe : Accords dans
la phrase interrogative,
majuscules (dialogue).
Vocabulaire : Niveaux de
langue

Type Injonctif - Ordonner Recette Titre explicite Grammaire : Phrases


ou Prescriptif - Faire faire Fiche technique Déroulement impératives, interrogatives,
Règlement chronologique ponctuation, négation, phrase
Règle du jeu Infinitif ou impératif simple.
Consigne L’émetteur n’intervient Conjugaison : impératif,
Code de la route pas Infinitif, présent (2ème
texte de loi Phrases courtes, personne)
juxtaposées Orthographe : Accord
Mathématiques, sujet-verbe dans la phrase
Sciences, Géographie interrogative.
Vocabulaire : Vocabulaire
spécifique, familles de mots,
verbes d’action.

Type - Informer Reportage Titre explicite Grammaire : Déterminants


Informatif - Expliquer Faits divers Présent, passé (définis, indéfinis), pronoms
Explicatif Compte-rendu composé « on », compléments
Enoncé Structure énumérative circonstanciels, phrase
Lettre Texte organisé interrogative, phrase simple
Illustrations, schémas (GN + GV).
Mathématiques, Conjugaison : Formation et
Sciences, Géographie emploi du présent et du
passé composé (3ème
personne), formation du
passif.
Orthographe : Homophones
a/à, ont/on, c’est/s’est…
Vocabulaire 

Type - Convaincre Publicité Présence de Grammaire : Connecteurs


Argumentatif - Faire Lettre de l’émetteur/récepteur logiques, adjectifs
changer demande Exposé Connecteurs logiques qualificatifs, déterminants…
d’opinion Littérature, Présent Conjugaison : Formation et
Mathématiques, emploi du présent, du
Sciences conditionnel modal.
Orthographe : Accords dans
le GN.
Vocabulaire : Expression du
jugement, adverbes de
modalité.

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Type Poétique - Jouer sur le Poèmes Sonorités Grammaire : Structure
ou Rhétorique langage Publicité Présence de figures syntaxique, ponctuation,
- Faire rêver Chanson de styles majuscules
Littérature, Arts Jeux sur les mots Conjugaison : Selon le
visuels, Musique Absence ou présence poème.
de ponctuation Orthographe : Utilisation du
dictionnaire.
Vocabulaire : dérivés, Polysémie,
comparaisons, champ lexical

Caractéristiques des types de texte


La variété des textes est infinie. Pour mieux les lire et les composer, il est essentiel de les
différencier. Quatre paramètres permettent de distinguer les types de textes oraux ou écrits.
• Un type est une catégorie de classement de textes fondée sur des critères linguistiques
observables dans le texte même. On utilise aussi les termes types de discours ou formes
de discours.
• Le terme genre désigne plutôt des formes d'expressions codées par la tradition.

L'intention ou la visée texte informatif, injonctif, persuasif, poétique, fictionnel

L'organisation superstructure narrative, explicative, argumentative, descriptive,


Paratexte dialogales
mise en page, titre et sous titre, paragraphes, la source, illustration…

L'énonciation énonciation historique, distanciée, absence de l’émetteur, masquée


ou énonciation discursive, instanciée, marquée

Le genre genres littéraires : roman, poésie, théâtre, argumentation


genres courants: curriculum vitae, exposé, débat, interview, rapport
de réunion, divers genres journalistiques...

Il s'agit évidemment de catégories de classement un peu artificielles. Rares sont les textes
"purs", la plupart jouent avec les limites et se présentent sous une forme composite.
Pas mal de textes sont, du reste, constitués à partir de séquences textuelles de types
différents. On peut ainsi trouver des poésies dont le type est à la fois descriptif, narratif,
dialogué et argumentatif (c'est le cas de la fable). A l'inverse, un texte narratif peut être
représenté dans des genres différents : roman, conte, fait divers, récit de vie...

L'intention et la visée du texte


On peut classer un texte en fonction du but poursuivi par celui qui le compose.
intention et visée nom Exemples

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poursuivie

accroître les texte informatif la plupart des textes contenus dans les manuels scolaires et
connaissances les encyclopédies, articles de presse, comptes rendus
d'expériences, articles scientifiques...

pousser à agir texte injonctif recette, notice de montage, consignes, règlements, règles
de jeu...

modifier les opinions texte publicité, critique de film, de livres, d'oeuvres d'art, éditorial,
argumentatif plaidoyer, dissertation, essai...

créer un univers texte poétique l'accent est mis sur le langage, les images, les sonorités:
imaginaire poème (et ses multiples formes), prose poétique, chanson,
comptine, slogan publicitaire, proverbe, dicton, certains
textes d'humour...

texte. fictionnel l'accent est mis sur l'intrigue, les événements, le suspens, le


mystère, l' histoire... :
nouvelle, récit, conte, romans, blague, scénario, ...

Remarque:
1. Un texte peut poursuivre plusieurs intentions.
2. Un auteur peut masquer son intention véritable.
Les cinq superstructures
Ce terme désigne l'organisation globale du texte où des composantes obligatoires sont placées
dans un certain ordre.
type de construction nom Exemples

Forme du récit (schéma superstructure reportage (journalistique), fait divers, récit de vie, récit
narratif) narrative historique, parabole, conte, légende, roman (et ses
nombreux sous-genres), nouvelle, histoire drôle...

Questionnement / superstructure la plupart des textes contenus dans les manuels


résolution explicative scolaires et les encyclopédies, articles de presse,
comptes rendus d'expériences, articles scientifiques...

Thèse / arguments / superstructure publicité, critique de film, de livres, d'œuvres d'art,


conclusion argumentative éditorial, plaidoyer, dissertation, essai...

"Objet" / parties superstructure inventaires, catalogues, guide touristique, de la


constituantes / propriétés descriptive description utilitaire à la description littéraire (souvent
intégrée dans un autre type de texte).
/ mise en relation

Ouverture / transaction/ superstructure conversation téléphonique, interaction orale


fermeture dialogales quotidienne, débat, interview, dialogue de roman, de
théâtre, de film,...
Lorsqu’un texte combine plusieurs structures, on parlera d'une structure dominante et de
structures dominées (incluses dans la superstructure)

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Enonciation

On distingue deux modes d'énonciation :


La situation de communication n'apparait pas. Le énonciation Le professeur de français a
sens de la phrase apparaît indépendamment de historique annoncé qu'à partir du 25 avril
2018 les élèves du gr 19
toute référence au contexte. Le texte distanciée, assisteraient aux cours dans la
est autonome. masquée salle n° 32

La connaissance du contexte : qui, quoi, où, énonciation A partir de demain, je vous


quand ? est indispensable pour interpréter la discursive, annonce que vous assisteriez aux
cours dans la salle d'à côté .
phrase. Le texte est embrayé, impliqué. instanciée,
marquée

Les genres
Le genre est une catégorie de classement de textes définie par une tradition (par exemple,
la pratique scolaire, le champ littéraire d'une époque donnée) ainsi les quatre genres majeurs:
le roman, la poésie, le théâtre, le texte argumenté.
Ces genres se ramifient selon les théoriciens de la littérature en sous-genres ainsi le
roman se décline en variations : roman policier, roman historique, roman sentimental, roman
épistolaire ... 
Certains genres sont littéraires on y observe une préoccupation esthétique :
fable, conte merveilleux, roman, conte fantastique, nouvelle réaliste, sonnet, essai.
D'autres sont figés par la pratique et obéissent à une fonction d'utilité sociale : curriculum vitae,
exposé, débat, interview, rapport de réunion, divers genres journalistiques...

Quelques indices utiles...


INDICES TYPES ET
GENRES DE
TEXTES

Production de significations nouvelles ("écarts") à l'aide de : Texte


• retour d'éléments semblables : son, nombre de syllabes, rimes, structure poétique
grammaticale, mots, vers ou groupes de vers (refrain)
• glissements de sens (comparaison, métaphore...)
• formulations (associations) inhabituelles, création de mots...
• mise en forme graphique
• le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…

• Discours direct Texte


• Changement d'interlocuteur. dialogué
• Ponctuation : guillemets, tirets.
• Pronoms personnels 1ère et deuxième personne
• Interjection
• le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…
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• Formes verbales de base : impératif, infinitif, futur simple ou indicatif Texte


présent, deuxième personne du singulier ou du pluriel. injonctif
• Organisateurs textuels chronologiques.
• Le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre, la forme du
texte)

• Histoire Texte narratif


o Structure particulière séquence narrative( situation initiale, élément
perturbateur, péripéties, élément de résolution, situation finale)
o Personnages : nom, rôle (principal-secondaire, aidant-opposant),
caractéristiques (physiques-morales)...
o Référent réel ou fictif
o Cadre chronologique du récit : durée de l'histoire, moment auquel
l'histoire se déroule, épisodes développés ou simplement mentionnés.
o Lieux du récit : réels ou imaginaires; précis ou imprécis...
o Narration
o Focalisation (point de vue) : qui raconte ?
o Formes verbales de base :
o présent (et ses deux valeurs fondamentales : "ici-maintenant" -
"historique")
o passé composé-imparfait (et plus-que-parfait)
o passé simple-imparfait (et plus-que-parfait)
o Indicateurs chronologiques et pronoms
o Narrateur
o Le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…

• Réponse à une question ou à un problème énoncé au point de départ. Texte


• Présence d'annonces qui font apparaître le plan de l'exposé ainsi que de informatif ou
reprises et d'organisateurs textuels logiques destinés à guider le lecteur explicatif
ou l'auditeur
• Utilisation du présent et du pronom personnel « il »
• Utilisation des expressions d’énumération et explicatives
• Le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…

• But explicite ou non de l'auteur : il veut convaincre Texte persuasif 


• Présence d’une thèse et / ou 
argumenté
• Utilisation d'arguments et de certains organisateurs textuels logiques
• Utilisation d’exemples organisation logique de l'argumentation : thèses
en présence étayées d'arguments soutenus par des exemples, réseau
plus ou moins nettement indiqué par des connecteurs logiques.
• Importance des indices d'énonciation (qui parle? à qui?) qui renseignent
sur la position de l'auteur par rapport à son énoncé : degré de certitude
(modalisateurs), nature du jugement (évaluatifs).

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• La volonté de convaincre et/ou de persuader mobilise à des fins
personnelles les ressources des textes explicatif et injonctif : utilisation
partiale des exemples, questions rhétoriques.
• Le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…

TABLEAU DES TYPOLOGIES ET QUELQUES GENRES DE TEXTES


TYPES FONCTION/VISÉE STRUCTURE EXEMPLES

1) Texte Raconte un fait réel - phrases courtes ; - le reportage ;


narratif ou irréel. - verbes d’action ; - le conte ;
- précision sur le lieu et le temps ; - le fait divers
- style direct ; - la parabole
- verbes au présent ou au passé - le roman
simple - la légende
- La nouvelle

2) Texte Précise un - répond souvent aux questions : qui / - dépêches ;


informatif ou événement. quoi/ quand / où / comment / - articles d’information ;
explicatif Explique un pourquoi … - comptes rendus ;
problème ou un - donne des définitions ; - articles techniques,
fait. - utilise des exemples scientifiques et
politiques ;
3) Texte 1. Joue avec les mots - présence de rimes, vers, pieds, … ; - le poème ;
poétique (l’art de bien - utilise des formulations - la chanson ;
parler). inhabituelles ; - la comptine ;
- utilise une mise en page spécifique - le slogan publicitaire ;
- le proverbe ;
4) Texte Apporte une - présence de nombreux adjectifs ; - récits de voyage ;
descriptif description. - verbes au présent ou à l’imparfait - portraits ;
-…
5) Texte Transmet des - verbes à l’impératif, infinitif, futur - recettes ;
injonctif consignes. simple ou indicatif présent (2PS) ; - modes d’emploi ;
- phrases courtes ; - règles du jeu ;
- recours à des exemples -…

6) Texte Présence d’un - discours direct ; - conversation


dialogué dialogue. - changement d’interlocuteur ; téléphonique ;
- ponctuation : tirets, guillemets - l’interview ;
- dialogues de romans
- dialogues de théâtre ;
- dialogue de B.D. ; …

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7) Texte Expose une opinion - donne un avis (parfois en - articles de réflexion ;
argumentatif ou défend un point polémiquant) ; - éditoriaux ;
de vue. - apporte des preuves ; - courrier des lecteurs ;
- utilise souvent des petits mots - publicité ;
comme : car, parce que, ainsi, -…
néanmoins, or, …

La remise à niveau linguistique

Tableau récapitulatif des natures et fonctions.

1. Les natures grammaticales des mots.


Si l’on compare le mot à une carte d’identité, on peut mettre en parallèle le
prénom et la nature, car, peu importe l’endroit où l’on se trouve, le prénom ne
changera pas.
On dit que la nature du mot est « ce que le mot est dans la phrase.»
Chaque mot possède une nature.
Attention cependant, car certains homonymes ont des natures différentes, selon
leur emploi.
Exemple :

1. Il me semble que tu es fatigué.


2. La maison que tu as achetée.
Les « que » dans ces phrases, sont de natures différentes, alors qu’ils s’écrivent
de la même manière.
- Le premier est conjonction de subordination, car il suit un verbe.
- Le second est pronom relatif, car il suit un nom.

Nature Définition Exemple(s)


Déter Il donne le genre, le Une fille.
minan nombre et le
t possesseur du nom.
Articles définis et Le, la, les,
indéfinis un, une, des, au, aux, du,

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adjectifs Mon, ma, mes, notre, votre,
possessifs leur, nos, vos, leurs
adjectifs Ce, cette, ces cet
Démonstratifs
adjectifs Quel !, quelle !, quelles !,
Exclamatifs quels !
Adjectifs Quel ?, quelle ?, quelles ?,
Interrogatifs quels?
Adjectifs Un, deux, trois, cent
numéraux
Adjectifs indéfinis Tout, toute, tous, chaque, aucun,
plusieurs…

Adjectif Il donne des Une belle fille.


renseignements sur le
nom.

Épithète Il est directement lié au


nom.

Attribut Il est relié au nom par un Cette fille est belle.


verbe d’état.

Nom Il désigne un objet, un Une voiture.


animal, une chose.

Commun maison, élève, femme, homme

Propre Il désigne le nom de Le Maroc, Karima, Farid, Marie,


quelqu’un, d’un pays, Paris
d’une ville,…

Verbe Il désigne une action ou Manger, travailler


un état.

D’action Jouer, parler, courir, choisir

D’état Être, sembler, devenir, avoir l’air,


paraître,…

Pronom Il remplace un nom Que, lui, je, tu, etc.…


Personnel Il remplace un nom Je, tu, il, nous, vous, ils, elles,
propre elle, on, lui, eux, etc.…

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Relatif Il suit un nom qu’il Qui, que, quoi, dont, où
remplace

Possessif il remplace un nom Le mien, la mienne, le sien, le


nôtre, le leur…
Démonstratif ce, celui-ci, celui-là, cela,
celle-ci…
Indéfini personne, aucun, on, tous…

Numéral un, deux, mille…


De coordination Elle joint deux Mais, ou, et, donc, or, ni, car
phrases simples
Conjonction grammaticalement
s équivalentes.
De Elle joint une phrase Que, si…si, alors que,
subordination principale à une lorsque, étant donné que,
subordonnée. parce que, etc.…
Préposition Elle indique la À, dans, par, pour, en, vers,
position. avec, sans, sous…
invariables
Adverbe Il donne des Ne…pas, lentement, trop,
renseignements sur demain, bien, très,
invariables le verbe. beaucoup, etc.…

2.Les fonctions.
Si l’on continue la comparaison à la carte d’identité, la fonction serait l’adresse et le travail
du mot. En effet, s’il « déménage » dans la phrase, elle changera.
On dit que la fonction est « ce que le mot fait dans la phrase. »
Exemple :
- David part en vacances.
- Je prête un DVD à David.

Dans la première phrase « David » est sujet de la phrase car il fait l’action.
Dans la seconde, il est COI car il répond à la question : « A qui ? ».
Fonction Question Exemple
Sujet Qui fait l’action ? David part en vacances

GV Quelle est l’action ? David part en vacances


COD (complément direct) Qui ou quoi après le verbe ? David mange un mars.

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COI (complément indirect) De quoi, de qui, à qui, à quoi  David parle de voitures.
après le verbe ?
Compléments
circonstanciels
Lieu Où ? David part à la mer.
Temps Quand ? David part samedi.
Manière Comment ? David part en train.
But Pourquoi ? David part pour étudier.

Complément d’agent Qui fait l’action de la phrase Les voleurs ont été pris par la
passive ? police.

Les classes grammaticales 


Objectif : Identifier les classes grammaticales des mots.

Compétences : être capable de classer les mots selon la nomenclature grammaticale et être
capable d’identifier dans un texte la classe d’un mot.

Démarche :

Les activités s’effectuent tout au long de l’année soit lors de séances de grammaire
spécifiques, intégrées dans une séquence d’apprentissage, soit au fil d’une lecture, lors d’une
séance décrochée.

Procédures et activités utilisées :


1. Manipulations orales des unités linguistiques selon les opérations suivantes :
a. Déplacer ou permuter (le verbe « déplacer » est employé pour indiquer une
modification dans la phrase de la place d’un mot ou d’un groupe de mots; le verbe
« permuter » est surtout employé pour souligner un changement réciproque de
place. Le verbe « déplacer » reste le mot le plus employé)
b. Remplacer ou substituer
c. Etendre ou ajouter/augmenter
d. Réduire ou supprimer/effacer
2. Classer des mots, des phrases, des unités linguistiques à l’aide d’un tableau-outil de
mémorisation créé en classe (voir ci-dessous), puis formalisation des propriétés sur un
affichage collectif qui évolue au fil de l’année. Les dictées à objectif(s), négociées ou
réfléchies (une note pour préciser le protocole de ces dictées serait la bienvenue) servent à
stabiliser et/ou évaluer les acquis, structurés par des exercices de systématisation.
Déroulement des séances :
Préalables : toute affirmation devra être démontrée à l’aide de preuves (= des manipulations
linguistiques).

Phase 1 : Rappel de l’objectif de la séance (Identifier les classes grammaticales des mots
dans une phrase) et de la méthode (Classement, c’est-à-dire, regrouper des éléments qui ont
les mêmes propriétés).
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Support : Une phrase extraite d’un texte, proposée par un élève ou choisie par l’enseignant.
Phase 2 : déroulement
- Les élèves classent individuellement sur leur cahier les mots proposés et les étiquètent
en justifiant leur classement.
- Mise en commun des recherches dans des groupes de 4 élèves. Ils doivent produire un
tableau commun. Une colonne « Je ne sais pas » est prévue en cas de désaccord ou
d’incertitude.
Phase 3 : Synthèse collective. Les affiches sont comparées : les propositions communes sont
validées, les différences discutées et justifiées à l’aide des manipulations orales évoquées
ci-dessus.

LA CLASSE GRAMMATICALE DES MOTS


VARIABLES INVARIABLES
Il est toujours devant un nom et s’accorde avec Elles introduisent souvent un GN complément et
lui. forment avec lui un groupe que l’on peut encadrer par
Déterminant « c’est…que »
Ex : Un berger vivait avec ses moutons. Prépositions
Ex : Elle l’amène chez le boulanger.

Il désigne un être, une chose ou une idée Ils portent sur un élément de la phrase (verbe, adjectif,
Nom commun (variable) autre adverbe) ou la phrase tout entière ; on peut les
supprimer sans que la phrase devienne agrammaticale)
Nom propre (invariable) Adverbes
Ex : Il savourait encore sa vengeance.
Ex : La Seine est un des fleuves français.

Il caractérise le nom et s’accorde avec lui Elles joignent deux mots ou groupes de mots ou deux
Adjectif propositions
Ex : Les nouvelles sont des récits brefs. Conjonctions de coordination
Ex : Elle ne lui fit un serment et une promesse.
Il désigne une action ou un état , se Elles réunissent une proposition principale avec une
conjugue (reçoit les marques de temps et proposition subordonnée
de personnes) Conjonctions de subordination
Verbe Ex ; Quand elle rentre, elle fait ses devoirs.
Ex : Sébastien riait fort.
Il remplace (c’est-à-dire il a les mêmes Elles traduisent des bruits, expriment des émotions.
fonctions que le groupe du nom) un nom Onomatopées (et interjections)
Pronom Ex : Boum ! Elle tomba.
Ex : Elle lui donne du pain. / « Oh ! » S’écria-t-il.
La boulangère donne du pain aux oiseaux.

Limites de cet outil qui reste un point de départ avant toute manipulation linguistique
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La limite la plus évidente repose sur un étiquetage fragmenté des mots. La notion de
groupes n’apparaît pas. Elle devra être systématisée par les séances de manipulation.
De même, une liste plus exhaustive devra être donnée aux élèves pour compléter
certaines classes de mots, notamment celle des conjonctions de coordination.

Dans la partie « mots variables », matérialisée en bleu :


Déterminant : un nom n’est pas toujours précédé d’un déterminant. Ex : Les noms
propres, ce que le tableau ne distingue pas suffisamment et qui devra être complété au
fur et à mesure des séances sur les affiches et sur les cahiers. De même, beaucoup de
constructions prépositionnelles sont sans déterminant : « avec courage, sans force, par
mégarde », etc. C’est important de le signaler pour l’apprentissage des langues.
Nom : la distinction nom propre/nom commun avec les propriétés de chacun est à
prévoir (voir ci-dessous).
Adjectif : l’adjectif verbal et la forme adjective du participe passé ont les propriétés
morphologiques de l’adjectif : ils sont donc classés ensemble. En revanche, le participe
présent et le participe passé sont deux formes (simple et composé) du verbe à un mode
impersonnel).
Verbe : l’entrée sémantique doit être rapidement remplacée par une entrée
morphologique (modifications de mode/temps/personnes) et syntaxique (lien de
dépendance avec le sujet, constructions avec ou sans complément, encadrement par la
négation) pour aboutir à la notion de groupe verbal.
Pronom : il ne « remplace » pas toujours un nom. Il peut aussi remplacer un groupe
nominal, un adjectif, un adverbe, un infinitif, une proposition et même une phrase. Les
pronoms relatifs ou interrogatifs ne sont pas différenciés des pronoms personnels.

NB : La notion de groupe nominal doit être affinée pour montrer que le nom est le noyau du
groupe et qu’il n’est pas obligatoirement constitué d’un adjectif mais peut-être complété par
une proposition subordonnée relative (ce que le tableau ne permet pas d’insérer) ; mais il ne
s’agit plus alors d’une classe de mot ; la même remarque est vraie pour le groupe
prépositionnel complément du nom.

Dans la partie « mots invariables », matérialisée en blanc et dont les initiales de chaque catégorie
forment le mot PACCO, facilement mémorisables pour les élèves:
Prépositions : une préposition n’introduit pas nécessairement un GN complément (ex : les
COD). Mélange de classe et fonction.
Adverbes : quand l’adverbe modifie le verbe, il est mobile dans les limites du groupe verbal,
ce ne sont pas les mêmes adverbes qui peuvent être détachés : adverbe à valeur
circonstancielle, modalisateurs de l’énoncé ou de l’énonciation.
Conjonctions de coordination : elles peuvent relier deux propositions indépendantes ou
subordonnées).
Conjonctions de subordination : le problème du « que » n’est pas mentionné. ( « que » peut
avoir une fonction dans la subordonnée (pronom relatif) ou ne pas en avoir (conjonction) . En
indépendante, « que » peut aussi être pronom interrogatif ou adverbe).
Onomatopées : elles sont confondues avec les interjections.

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Rappel des principales propriétés des classes de mots
I) Identification et classement du nom

Distinction nom commun et nom propre à partir de leurs points communs et de leurs différences

Nom commun Nom propre


Point(s) Il désigne. Il désigne toujours un élément précis.
commun(s) Il est le noyau d’un GN et peut être remplacé Il peut être remplacé par un pronom
par un pronom (de 3e personne) (Pierre = il)
Différence(s) Il est variable. Il est invariable.
Il n’a pas de majuscule au sein d’un GN Il a toujours une majuscule.
Questions Il est en principe lié à un déterminant qui le En principe, il n’a pas de déterminant
particulières précède mais : « une chambre avec salle de mais : « la Seine ».
(attention aux bain » ou la morphologie ou étude de la
fausses forme »
évidences)

Les propriétés du nom commun :


Entrée sémantique Entrée syntaxique Entrée morphologique
(le sens) (en lien avec d’autres mots) (l’orthographe ou la
relation oral-écrit)
1er niveau La dénomination : le nom Liaison déterminant/nom commun Le nom a un genre, il varie
peut désigner une et son accord : en nombre et il oblige le
personne, un objet, une « le garçon » / « les garçons » déterminant et l’adjectif à
action, une qualité… s’accorder (genre et
nombre).
2e niveau On peut distinguer 2 GN Notion de GN déterminante car on Impact du genre et du
différents si on ajoute les ne peut envisager le GN sans nombre sur les
expansions au nom = deux l’expansion/ la réduction et accord. expansions en
manières de désigner un (NB : la réduction est l’opération distinguant : adjectif
même référent (« Un garçon inverse de l’expansion, l’accord se (« Les grands chiens »), la
de onze ans »/ « Un garçon communique au déterminant, à relative (« Les chiens qui
qui entre en sixième ») ou l’adjectif et dans le cas de la jouent ») du groupe
deux référents différents relative en « qui », sujet, au verbe prépositionnel (« Les
(« Le petit garçon » et « le de la relative. Exemples : « L’enfant chiens du voisin »).
grand garçon ».) court »/ « Les jeunes enfants
courent »/ « Les jeunes enfants qui
courent sont en maternelle ».

II) Les propriétés de l’adjectif


Entrés sémantique Entrée syntaxique Entrée morphologique
(le sens) (en lien avec d’autres mots) (l’orthographe ou la relation
oral-écrit)
Donne des précisions sur ce que Lien de dépendance avec le nom Conséquence du lien avec le nom :
désigne le nom : il peut être épithète (dans le GN) ou attribut accord en genre et en nombre avec
obligatoire sur le plan du sens : (dans le GV) : possibilité de le le nom.
« Il est de bonne humeur » supprimer quand il est épithète

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sans que la phrase devienne
agrammaticale)

III) Les propriétés du verbe 


Entrée sémantique Entrée syntaxique Entrée morphologique
(le sens) (en lien avec d’autres (l’orthographe ou la relation
mots) oral-écrit)
1er niveau L’opposition action/ état ne suffit Lien de dépendance Les modifications qui peuvent
pas à un repérage précis des avec le sujet (le verbe l’affecter, notamment le mode,
verbes : des noms ou des reçoit les marques temps et la personne : la
adjectifs ont les mêmes liées aux personnes) difficulté de cette classe
propriétés). Les différentes grammaticale est due au
constructions avec ou nombre des variations
sans complément. possibles)
La position de la
négation.
2e niveau Travailler le lien sens et syntaxe à partir des constructions Possibilité d’analyser avec
des verbes : « pousser » = transitif (exercer une pression précision les parties
physique (pousser une voiture) ou morale (inciter à), (morphèmes) du verbe
« pousser » = intransitif (croître). conjugué = « nous man-i-ons »
Analyse des compléments (mang = radical qui porte le
essentiels, à distinguer des sens du verbe/ i = imparfait /
non essentiels, supprimables ons = la marque du « nous »).
et déplaçables) puis définition
syntaxique du groupe verbal
selon :
- le nombre de compléments
(0, 1 ou 2) : « Les enfants
courent »/ « Les enfants
courent dans la cour », etc… ;
- la construction de ces
compléments (directe ou
indirecte) : « Il donne la main à
son ami » ;
- le sens de ces
compléments (objet,
destinataire ou
circonstanciel) : « Il pèse trois
grammes » / »Pierre va à
Paris ».
IV) Les propriétés du déterminant :
Entrée sémantique Entrée syntaxique Entrée morphologique
(le sens) (en lien avec d’autres mots) (l’orthographe ou la relation
oral-écrit)
1er niveau Le lien avec le nom commun Accord avec le nom en genre et
Il se trouve avant ou après le nombre.
nom mais pas toujours à côté
du nom : « Le bel objet »/ « Le
bel objet fragile »/ « L’objet est

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fragile »/ « Fragile, cet objet
l’est sûrement ».
2e niveau Différencier et classer les On peut parfois avoir deux Dans des situations
déterminants et analyser déterminants qui se suivent particulières (noms
l’impact sémantique (« le devant un nom : « tous les commençant par une voyelle) et
chien »/ « ce chien »/ enfants sont sages ». pour des questions
« mon chien »…) phonologiques, le déterminant
Différencier les ne s’accorde pas en genre :
déterminants définis ou « son armoire ».
indéfinis (combinables
entre eux = un certain
garçon), démonstratifs,
possessifs, numéraux,
interrogatifs, négatifs
(analyser l’impact
sémantique)

V) Les propriétés du pronom :


Entrée sémantique Entrée syntaxique Entrée morphologique
(le sens) (en lien avec d’autres mots) (l’orthographe ou la relation
oral-écrit)
Remplace un nom (ou un GN) = il est possible d’avoir plusieurs Respect du genre et du nombre du
pronoms à la suite : « Je lui en donne » (dans le cas des pronoms nom. Remplacé parfois par des
personnels qui se placent avant le verbe) pronoms qui possèdent deux genres
(« lui », « leur », « mon »: « Paul voit
Le pronom peut représenter Isabelle, il lui donne une rose »).
également d’autres catégories (un
GN, un adjectif, un adverbe, un
infinitif, une proposition, une
phrase).

Exemple de progression pour identifier le verbe à l’aide de ses propriétés 


4ème AP : identifier le verbe à l’aide de ses valeurs sémantiques et de ses variations morphologiques
(temps/personnes) en menant conjointement l’apprentissage des conjugaisons ; l’accord sujet/verbe.

5ème et 6ème AP : identifier le verbe à l’aide des variations syntaxiques : verbes avec des compléments
(selon leur nature : exemple de l’attribut), sans complément, des adverbes modifiant le verbe) pour
asseoir la notion de groupe verbal ; l’accord sujet/verbe aux temps simples et composés (accord du
participe passé) ; mémoriser les conjugaisons au programme en dégageant les règles d’engendrement
qui permettent de cerner les analogies (régularités orthographiques liées aux personnes, aux temps…).

Séance sur le verbe de niveau 5ème et 6ème AP 

Phase 1 : Objectif : se servir du contexte pour repérer un verbe.

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Support : « Monsieur Lune et ses souris ».

Consigne : Lire le texte et distinguer les verbes des autres mots.

Monsieur Lune élève des souris qu’il dresse pour un numéro de cirque. Pour préparer la piste, il trace
à la craie un chemin sur le sol de la cour. Il enfonce une pointe et la tord, place des obstacles ou des
bouts de fromage, noue un fil, bouche un trou, colle des marques.
Au départ, chaque souris est à sa place. Il pointe du doigt l’animal qui doit commencer. A voix basse, il
commande :
« Ferme la porte ! Marche plus vite ! Cours ! Attention à l’escalier, une marche, deux. C’est bien.
Maintenant, vas-y, danse et souris en regardant le public. »
A sa meilleure élève, il réserve un numéro difficile. La souris porte une bille. Il la menace :
« Si tu la lâches, je te livre au chat ! » Mais la bestiole avec sa charge sur le dos suit la trace jusqu’à la
fin ; puis, elle la lance dans une coupe. Elle salue et esquisse une petite danse.
Ravi, M. Lune la récompense tout de suite. Il coupe un morceau de pain, le beurre généreusement,
ajoute même un peu de bon miel de sa réserve.
Phase 2 : déroulement
Classer les verbes en les distinguant de leurs homographes.
La difficulté pour les élèves sera de distinguer les verbes (en gras dans le texte) de leurs homographes
nominaux (soulignés dans le texte).
Pour effectuer ce classement, les élèves sont obligés de prendre en compte le contexte et de procéder
aux manipulations suivantes pour justifier leur classement:
- changement de temps ou de personne pour les verbes
- ajout d’un pronom personnel sujet devant les homographes verbaux
- ajout ou changement du déterminant pour les homographes nominaux.
Difficultés quant aux prises de repères habituelles pour « le beurre », « la lance » (en italiques dans le
texte) car les pronoms personnels objets s’intercalent entre le sujet et le verbe et lui donnent une
apparence de nom.

Phase 3 : mise en commun et prolongements


Proposer une liste d’homographes : « écrit », « souffle », « vide », « calme », « grille », « caresse », « gifle »,
« claque », « interdit », « lutte », « dispute »…
Demander à la moitié de la classe d’écrire un texte dans lequel tous ces mots seront des noms et à
l’autre moitié d’écrire un texte dans lequel tous ces mots seront des verbes.

En 6e : demander d’écrire un texte dans lequel tous ces mots apparaîtront une fois comme nom et une
fois comme verbe.

Séance sur le verbe niveau 6ème AP


Phase 1 : Objectif : distinguer voix passive et passé composé.
Support : Une phrase extraite d’un texte.
Consigne : relever les verbes du texte ci-dessous. Classer ces verbes selon le temps et la voix
(active/passive).

Les épaisses guirlandes de houx et de gui ont été installées (1) dans le château et sont accrochées
(2) le long des couloirs, de mystérieuses lumières brillent (3) à l’intérieur de chaque armure et la grande
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salle est remplie (4) de ses douze sapins habituels qui ont revêtu (5) leurs étoiles d’or.

D’après J.K. ROWLING, Harry Potter et le prisonnier D’AZKABAN.

Phase 2 : déroulement


Verbes relevés : ont été installées, sont accrochées, brillent, est remplie, ont revêtu
Classement attendu :

Voix active Voix passive Je ne sais pas

Présent Passé composé Présent Passé composé

Brillent Ont revêtu Sont accrochées Ont été installées

Phase 3 : Synthèse collective.


Manipulations possibles pour justifier ce classement :
(1) -Les épaisses guirlandes de houx et de gui sont installées par les domestiques.
-Les domestiques ont installé les épaisses guirlandes de houx et de gui.
-Les domestiques installent les épaisses guirlandes de houx et de gui.

(2) - Les épaisses guirlandes de houx et de gui sont accrochées par les domestiques.
- Les domestiques ont accroché les épaisses guirlandes de houx et de gui.
- Les domestiques accrochent les épaisses guirlandes de houx et de gui.

(3) - De mystérieuses lumières brillent/ont brillé/*sont brillées, *ont été brillées.


(4) - La grande salle est remplie de ses douze sapins habituels.
- **La grande salle *a rempli de ses douze sapins habituels. (**phrase incorrecte)
• Quels sont les sujets possibles ?
- un coup de baguette magique
- un domestique
- la grande salle

• Qu’est-ce qui manque pour que la phrase que vous avez trouvée soit complète ?
- La grande salle est remplie de ses douze sapins habituels par les domestiques.
- Les domestiques ont rempli la grande salle de ses douze sapins habituels.
- Les domestiques remplissent la grande salle de ses douze sapins habituels.

(5) - [Les sapins] ont revêtu leurs étoiles d’or.


- Les sapins revêtent leurs étoiles d’or.
- Les sapins sont revêtus *par leurs étoiles d’or.
- Ils sont revêtus de leurs étoiles d’or par les enfants/ les domestiques/ un coup de baguette
magique…)

➢ La voix passive d’un verbe se forme avec l’auxiliaire « être » et le participe passé du verbe.
Pour savoir si un verbe est à la voix passive ou à la voix active, ou notamment conjugué au passé
composé, on vérifie si :

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- le verbe se forme aux temps composés avec l’auxiliaire » avoir » et non l’auxiliaire « être ». Pour
cela, on met le verbe à l’infinitif et l’on cherche si la forme « auxiliaire avoir + forme adjective du
participe passé » se rencontre en français.
- le verbe admet un COD (suggérer aussi de le vérifier sur l’infinitif) ;
- pour former une phrase passive à partir d’une phrase active, il est aussi possible de déplacer le
sujet de la phrase active et de le positionner après le verbe, à la place d’un complément en
l’introduisant par la préposition « par »;
- pour former une phrase active à partir d’une phrase passive, il est possible d’ajouter un
complément dit « d’agent » introduit par la préposition « par » qui devient le sujet de la phrase
active ;
-
NB : Les phrases passives les plus nombreuses sont les phrases passives sans agent.

Discours Direct et Discours Indirect


Les verbes introducteurs

Discours ( ou style) Direct ou Indirect et cas particulier :


On appelle "Discours", les paroles rapportées d'une personne :
Exemple : Jean m'a dit : "Mon grand -père est malade."
"Mon grand -père est malade." est le Discours.
Les paroles d'une personne peuvent être rapportées de deux façons différentes :
1) Directement, telles qu'elles ont été prononcées. C'est le Discours Direct.
Exemple : Jean m'a dit : "Mon grand -père est malade."
Dans ce cas, les paroles rapportées sont placées après les deux points, ouvrir les guillemets,
rapporter les paroles e utiliser la ponctuation qui convient ensuite fermer les guillemets. C’est
le discours direct.
2) Indirectement, par l'intermédiaire d’une proposition subordonnée qui rattache les paroles
à celui qui les a dites. C'est le Discours Indirect.
Exemple : Jean m'a dit que son grand -père est malade.
Dans ce cas : A) pas de - 2 points, ouvrir les guillemets. ( ... : "???".) 
B) emploi de que ou qu' pour introduire la subordonnée contenant les paroles

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rapportées
REMARQUE : Dans le Discours Direct, il ne peut pas y avoir de que / qu'., donc,
Exemple : Ne dites pas : " Il voudrait être décoré ", qu'il m'a dit.
Mais dites : " Il voudrait être décoré ", m'a-t-il dit
Verbes introducteurs :
Dans ces deux types de discours - Discours Direct et Discours Indirect - les paroles
rapportées sont annoncées  à chaque fois par le verbe " m'a dit ". (dire)
Ce verbe qui introduit tout ce qui sera dit, rapporté est appelé : verbe introducteur ou
encore verbe introducteur de paroles.
1 ) Place des verbes introducteurs : ils peuvent se trouver,
A) Devant les paroles rapportées,
Exemple : Il me dit : " Tu me ferais plaisir si tu m'écrivais."
B) Après les paroles rapportées. Là, il y a inversion du sujet!
Exemple :" Tu me ferais plaisir si tu m'écrivais", me dit-il.
C) A l'intérieur des paroles rapportées entre deux virgules. Là, il y a encore inversion du sujet!
Exemple :" Tu me ferais plaisir, me dit-il, si tu m'écrivais".
2) On ne peut pas employer uniquement le verbe introducteur " de base " « dire », trop banal,
trop imprécis. Il faudra autant que possible le remplacer par des verbes plus
expressifs. (demander, affirmer, avouer,...)
On entre là dans le domaine des synonymes et de la construction, l'enrichissement de
phrases.
  Passage Discours Direct / le Discours Indirect et inversement :
Le passage du style direct en style indirect ou inversement entraîne certains
changements de mode, de temps et de personne.
1) Les changements de MODE : Ils n'ont lieu que dans un cas.
A) Si le Discours Direct est à l'Impératif, la subordonnée du Discours Indirect
a) Se met au Subjonctif Présent ou Imparfait selon la concordance des temps ou,
b) Est remplacé par un infinitif introduit par "de".
Exemples:
Discours "Reviens demain!" me dit-il.
Direct (Présent)
Discours indirect Il me dit que Il me dit de revenir demain.
je revienne demain.
  Subjonctif un infinitif introduit par "de"
Exemples 2:

Discours Direct/ Passé : Je lui répondis : "Viens me rejoindre au club, si tu veux."


Discours indirect/ infinitif introduit par "de" :
Exemple : Je lui répondis de venir me rejoindre au club, si elle voulait. : 
B) Si le Discours Direct est à l'indicatif, au subjonctif ou au conditionnel, la subordonnée du
Discours Indirect reste au même mode.
Exemples :
  Discours Direct Discours indirect

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Indicatif "Je sais bien ma leçon", dit-il. Il dit qu'il sait bien sa leçon.
Subjonctif "Que tout le monde se taise!" dit-il. Il dit que tout le monde se taise.
conditionnel "Cela me ferait plaisir", me dit-il. Il dit que cela lui ferait plaisir.
2) Les changements de TEMPS : Ils ne concernent que le Discours Indirect. 
Ils n'ont lieu que dans un cas.
Ils suivent la concordance des temps.
En fait, tout dépend du temps du verbe introducteur du Discours Indirect.
A) Cas du Discours Direct : Pas de changement quand le verbe introducteur change de temps.
Exemples :
Présent Il dit : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
Futur Il dira : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
Passé Il a dit : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
B) Cas du Discours Indirect : Si le verbe introducteur est au passé, on a 3 cas selon le temps
employé dans le  Discours Direct
Exemples :

Discours Il a dit : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "


Direct
Discours Il a dit qu'il était franc, qu'il l'avait toujours été et qu'il le serait toujours
Indirect
On voit d'après les exemples que l'on peut retenir ce tableau de concordance des temps :
Discours Direct <==> Discours Indirect

Présent <==> Imparfait


Passé <==> Plus-que-parfait
Futur <==> Conditionnel
REMARQUE IMPORTANTE :
Si les paroles du Discours Direct expriment une vérité générale encore vraie au moment où
l'on parle, le Discours Indirect reste ou se met au présent, quel que soit le temps du verbe
introducteur.
Exemple :
"La haine, dit-on (ou a-t-on dit), est mauvaise conseillère. "
On dit (ou on a dit) que la haine est mauvaise conseillère. 

3) Les changements de PERSONNES :
Ces changements se font sur verbes, les pronoms personnels, et les pronoms et adjectifs
possessifs.
Ces changements se font dans 2 cas.
Il y a un troisième cas sans changement.
A) Cas sans changements : les pronoms personnels, les pronoms et les adjectifs

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possessifs de la 3° personne restent, dans le Discours Indirect, à la 3° personne.
Exemples :
Discours Direct <==> Discours Indirect
" Il n'écoute rien ", te dis-je. <==> Je te dis qu'il n'écoute rien.
" Chacun chérie les siens ", dit-on. <==> On dit que Chacun chérie les siens.
" Leur honneur est sauf ", dit-elle. <==> Elle dit que Leur honneur est sauf.
B) Cas de changements 1 : les pronoms personnels, les pronoms et les adjectifs
possessifs de la 1° personne sont remplacés, dans le Discours Indirect, par des pronoms
personnels, et les pronoms et adjectifs possessifs à la 3° personne.
Exemples :
Discours Direct <==> Discours Indirect
"Je n'entends rien ", dit-il. <==> Il dit qu'il n'entend rien.
" Ma soeur est arrivée ", dit-elle. <==> Elle dit que sa soeur est arrivée.
" Nous ne voyons rien ", disent-elles. <==> Elles disent qu'elles ne voient rien.
" Jai perdu tous les miens ", dit-il. <==> Il dit qu'il a perdu tous les siens.
C)  Cas de changements 2 : les pronoms personnels, et les pronoms et adjectifs possessifs de
la 2° personne sont remplacés, dans le Discours Indirect, par des pronoms personnels, et
les pronoms et adjectifs possessifs à la 1° personne
Discours Direct <==> Discours Indirect
" Tu avais raison ", me dit-elle. <==> Elle me dit que j'avais raison.
" Vous avez tort ", disent-ils. <==> Ils disent que nous avons tort.
" Tes conseils me* sont utiles ", dit-il. <==> Il dit que mes conseils lui* sont utiles.

" Mes* intérêts sont les vôtres ", dit-elle. <==> Elle dit que ses* intérêts sont les nôtres.

Cas de changements 1
4) Les changements de certains mots :
Changements sur certains : pronoms-adjectifs démonstratifs, adverbes de lieu ou de
temps se rapportant à la 1° personne :

Discours Direct <==> Discours Indirect


ceci, ce...ci <==> cela, ce...là
ici <==> Là
hier <==> la veille
aujourd'hui <==> le jour même
demain <==> le lendemain
maintenant <==> Alors
Exemples :

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Discours Direct <==> Discours Indirect


" Je resterai ici ", disait-il. <==> Il disait qu'il resterait là.
" J' irai aujourd'hui ", disait-il. <==> Il disait qu'il irait le jour même.
B) changements sur certaines formes interrogatives :
Discours Direct <==> Discours Indirect
Qu'est-ce que...? <==> ce que...
Que...?
Est-ce que...? <==> si...
Exemples :
Discours Direct <==> Discours Indirect
" Qu'est-ce que tu fais?", demande-t-il. <==> Il demande ce que je fais.
" Que fais-tu?", demande-t-il. 
" Est-ce que tu viens aussi? ", <==> Il demande si je viens aussi.
demande-t-il.

Verbes introducteurs - Liste de Synonymes :


Nous avons vu que le verbe introducteur  de base  est : " dire ".
Les synonymes employés préciseront simplement le ressenti de ce verbe " dire ". 
Par exemple, " On dit " quelque chose dans une question, une réponse, un dialogue.
De plus, il y a la façon de " dire " : à voix haute ou basse, avec des sentiments, ..
Voici un tableau présentant une liste non exhaustive de verbes introducteurs. A vous d'en
découvrir par vos propres recherches.
Poser une Répondre Faire un Achever Intensité de la voix Sentiment Commandement Façon de
question dialogue le parler
dialogue
        fort bas      

interroger rétorquer reprendre achever hurler murmurer se ordonner balbutier


lamenter
demander répondre continuer terminer crier chuchoter implorer menacer marmonner
quémander répliquer poursuivre finir s’écrier susurrer gémir   bafouiller
s’enquérir riposter ajouter conclure gronder confier se   bégayer
plaindre
s’inquiéter affirmer   accepter vociférer   soupirer   bredouiller
questionner déclarer     gueuler   ordonner   articuler
répéter avouer         prier   mugir
  acquiescer         s’excuser   chanter
  nier         s’inquiéter   réciter
  remarquer         supplier   pépier
            pardonner   grommeler
            avouer   plaider

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            jurer   ironiser
            assurer   persiffler

 
 

- Les Connecteurs ou mots de liaison –


I ) REMARQUE PREALABLE :
Cette leçon quoique traitant un sujet concernant l'emploi de termes grammaticaux
comme les adverbes, conjonctions, prépositions...n'est pas à proprement parlé une "leçon de
grammaire" classique.
C'est plutôt une leçon recoupant : la construction de phrases, le Français écrit, la
structuration d'un texte ou l'argumentation qu'il contient.

On essaiera d'aborder cette notion large et compliquée sur le plan linguistique le plus
simplement possible, gardant à l'esprit que cette leçon doit aider des personnes qui ne sont
pas des grammairiens mais des élèves de tous niveaux.

II ) DEFINITION :
Les connecteurs sont des mots ou des locutions servant à organiser un texte. Ils sont
employés pour relier :
° ) des paragraphes,
° ) des phrases,
° ) des propositions.

Les connecteurs jouent le rôle d'articulations logiques ou chronologiques d’un texte et


peuvent apparaître au début des paragraphes ou permettre le lien des phrases ou des
propositions entre elles.

III ) CLASSES DE CONNECTEURS :


On en distingue 3 types :
1 ) les connecteurs temporels qui précisent la chronologie des événements et que l'on
trouve dans les textes narratifs : (puis, alors, la veille, quelques années plus tard, etc.),
Exemple :
D'abord la porte grinça puis s'ouvrit lentement et enfin le fantôme parut.
2 )les connecteurs spatiaux qui précisent la position des éléments d'une description les
uns par rapport aux autres : (à droite, à gauche, au-dessus, en dessous, devant, derrière,
plus loin, etc.),
Exemple :
En entrant, vous aviez à droite la cuisine, en face la salle de séjour et à gauche le salon.

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3 ) les connecteurs logiques utilisés pour développer une argumentation, une analyse, un
discours suivant le plus souvent le structure - thèse, antithèse, conclusion- (or, donc, par
conséquent, etc.).
Exemple :
On l'accusait du meurtre. Or ce jour là il était en voyage. Donc cela etat impossible. Par
conséquent il fut libéré.
Nous nous porterons notre attention principalement sur les connecteurs
logiques

IV ) CLASSEMENT DES CONNECTEURS LOGIQUES :


On peut retenir tous ces connecteurs soit :
1) en fonction de la relation logique qu'ils expriment,
2) selon leur classe grammaticale. Cependant, il semble impossible de retenir une liste
complète d'adverbes ou de prépositions.
Aussi, voici des tableaux permettant d’articuler avec ces mots de liaison ou
connecteurs logiques vos paragraphes dans un commentaire ou une
dissertation.
Il est toujours utile de les avoir tous devant soit lors d'une rédaction ou autre et
ils peuvent également être utiles à l’oral.
V ) LES TABLEAUX :
1 ) Premier tableau :
NATURE Conjonctions Adverbes et locutions Conjonctions et
de adverbiales locutions conjonctives
coordination de subordination
CAUSE car en effet - de fait parce que - du fait que -
étant donné que -
puisque - sous prétexte
que – comme
CONSEQUENCE donc aussi (+ reprise du sujet) - alors - de sorte que - si bien
en conclusion - en conséquence - que - tellement que - si
c'est pourquoi - par conséquent - bien que - de telle
ainsi - dès lors - d'où manière que
HYPOTHESE / en ce cas - sinon - pour un peu si - à condition que - à
supposer que - pourvu
que - au cas où - à moins
que
BUT / dans ce but - à cette fin pour que - afin que
OPPOSITION mais - or cependant - néanmoins - quoique - bien que - il
CONCESSION pourtant - par contre - du reste - est vrai / certain que -
d'ailleurs - au contraire - en même si - nul doute que
revanche - toutefois - bien sûr - - encore que - quand
soit - certes bien même - alors que
ADDITION et ..ni...ni d'abord - premièrement - Tableau
EXEMPLE d'entrée de jeu - en outre - d'une

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part, d'autre part - puis - ensuite
- de plus - par ailleurs - enfin -
c'est-à-dire - ainsi - par exemple
- notamment - en effet - citons
ALTERNATIVE ou soit..., soit... - ou bien..., ou bien... soit que..., soit que...
2 ) Deuxième tableau :
d'addition Et, de plus, puis, en outre, non seulement ... mais encore, de surcroît, ainsi que, également

d'alternative Ou, soit ... soit, tantôt ... tantôt, ou ... ou, ou bien, seulement ... mais encore, l'un ... l'autre, d'un côté ...
de l'autre

de but Afin que, pour que, de peur que, en vue que, de façon à ce que

de cause Car, en effet, effectivement, comme, par, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que,
grâce à, à cause de, par suite de, eu égard à, en raison de, du fait que, dans la mesure où, sous
prétexte que

de comparaison Comme, de même que, ainsi que, autant que, aussi ... que, si ... que, de la même façon que,
semblablement, pareillement, plus que, moins que, non moins que, selon que, suivant que, comme si

de concession Malgré, en dépit de, quoique, bien que, alors que, quel que soit, même si, ce n'est pas que, certes, bien
sûr, évidemment, il est vrai que, toutefois

de conclusion En conclusion, pour conclure, en guise de conclusion, en somme, bref, ainsi, donc, en résumé, en un
mot, par conséquent, finalement, enfin, en définitive
de condition, de Si, au cas où, à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, à supposer
supposition que, en supposant que, dans l’hypothèse où, dans le cas où, probablement, sans doute, apparemment

de conséquence Donc, aussi, partant, alors, ainsi, ainsi donc, par conséquent, si bien que, d'où, en conséquence,
conséquemment, par suite, c'est pourquoi, de sorte que, en sorte que, de façon que, de manière que,
si bien que, tant et si bien que
de classification, D'abord, tout d'abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement, en deuxième lieu, en second
d'énumération lieu, deuxièmement, après, ensuite, de plus, quant à, en troisième lieu, puis, en dernier lieu, pour
conclure, enfin

d'explication Savoir, à savoir, c'est-à-dire, soit

d'illustration Par exemple, comme ainsi, c'est ainsi que, c'est le cas de, notamment, entre autres, en particulier

de justification Car, c'est-à-dire, en effet, parce que, puisque, en sorte que, ainsi, c'est ainsi que, non seulement ...
mais encore, du fait de

de liaison Alors, ainsi, aussi, d'ailleurs, en fait, en effet, de surcroît, de même, également, puis, ensuite, de plus,
en outre

d'opposition Mais, cependant, or, en revanche, alors que, pourtant, par contre, tandis que, néanmoins, au
contraire, pour sa part, d'un autre côté, en dépit de, malgré, au lieu de, d'une part...d'autre part

de restriction Cependant, toutefois, néanmoins, pourtant, mis à part, ne ... que, en dehors de, hormis, à défaut de,
excepté, sauf, uniquement, simplement

de temps Quand, lorsque, comme, avant que, après que, alors que, dès lors que, depuis que, tandis que, en
même temps que, pendant que, au moment où
 
3 ) Troisième tableau :

  Prépositions Conjonctions de Conjonctions de Verbes et


coordination subordination locutions verbales
et adverbes

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Cause à cause de car parce que venir de
à la suite de en effet puisque découler de
en raison de comme résulter de
grâce à étant donné que provenir
du fait de
Conséquence au point de de là pour que causer
ou but de peur de d’où afin que impliquer
assez… pour donc si bien que entraîner
pour aussi de façon que provoquer
afin de par conséquent de sorte que susciter
en vue de en conséquence dès lors que etc.
c’est pourquoi tellement que
ainsi tant que
dès lors au point que
Addition outre et outre que s’ajouter
en plus de en plus sans compter que marier
en sus de de plus et etc.
en outre
par ailleurs
ensuite
d’une part… d’autre
part
aussi
également
Concession malgré mais bien que s’opposer à
ou opposition en dépit de or quoique contredire
loin de néanmoins même si avoir beau (+ verbe)
contre cependant alors que réfuter
au contraire de pourtant tandis que etc.
au lieu de toutefois tout… que…
au contraire quelque… que…
inversement
en revanche
Hypothèse en cas de   si à supposer que
au cas où
pour le cas où
selon que
suivant que

De la phrase simple à la phrase complexe

• I - Différence entre phrase simple et phrase complexe


• II - La phrase complexe
o 1. La juxtaposition
o 2. La coordination
a) Les conjonctions de coordination
b) Les adverbes
c) L’emploi des conjonctions de coordination
• III - La subordination

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o 1. Les pronoms relatifs
o 2. Les conjonctions de subordination
o 3. Faire la différence entre un pronom relatif et une conjonction de subordination
a) Le pronom relatif
b) La conjonction de subordination

I - Différence entre phrase simple et phrase complexe


Une phrase simple ne contient qu’un seul verbe conjugué. On parle alors de proposition
indépendante :
Il arriva dans cette ville immense par l’ancienne entrée.
Une phrase contenant plusieurs verbes est une phrase complexe :
Il s’aperçut que la dame, qui avait commencé par lui demander tendrement des nouvelles
de son mari, parlait encore plus tendrement à un jeune mage.
Si une phrase n’a pas de verbe, on parle de phrase nominale ou averbale :
Étonnante ville !

II - La phrase complexe
Chaque partie de la phrase complexe s’appelle une proposition :
Ensuite on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
Première proposition Deuxième proposition
Chaque proposition s'organise autour d'un noyau constitué par le verbe.
Les propositions d’une même phrase peuvent être soit juxtaposées, soit coordonnées,
soit subordonnées.

1. La juxtaposition
Deux propositions sont unies par un simple signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux
points). Le lien qui unit ces deux propositions est alors implicite :
Il passait pour riche, il était pauvre en réalité.
En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’aucun mot ne signifie explicitement le lien logique
entre les deux propositions qu’il n’existe pas. On pourrait d’ailleurs facilement le rajouter :
Il passait pour riche, mais il était pauvre en réalité.
2. La coordination
Un mot coordonnant - une conjonction de coordination ou un adverbe - exprime explicitement la
relation entre les deux propositions.
Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, puis on remit la pierre par-dessus.
a) Les conjonctions de coordination
Mais, ou, et, donc, or, ni, car
b) Les adverbes
Les adverbes permettent d’exprimer la relation logique entre deux propositions (ainsi, aussi, en
effet, par conséquent, au contraire, d’ailleurs... ). Ils sont très utilisés dans l’argumentation. Ils

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indiquent égalementune progression dans le
texte (premièrement, d’abord, ensuite, puis, enfin, finalement... ).
c) L’emploi des conjonctions de coordination
- mais exprime l’opposition : Ce lettré fuyait toujours la foule mais connaissait les hommes.
- ou exprime l’alternative : Montrez-moi patte blanche, ou je n’ouvrirai point.
- et exprime l’addition : Triel est un génie de premier rang et il a le département de la haute Asie.
- donc exprime la conséquence : Vous avez vu notre armée, donc vous savez que nos jeunes
officiers se battent très bien.
- or introduit un nouvel argument ou une nouvelle idée importants pour la suite du raisonnement
ou du récit : Le petit chaperon rouge prit le chemin de la forêt, or le loup y rôdait.
- ni généralement répété exprime l’alternative (c’est l’équivalent négatif de « et ») : Il ne pensait
pas qu’il viendrait ni qu’il serait accompagné.
- car exprime la cause, une explication voire une justification : Le repas fini, chacun d’eux s’en
alla car pas un ne pouvait souffrir l’autre.

III - La subordination

Lorsqu’une proposition a une relation de dépendance à une autre proposition, on parle de


subordination :
Il rencontra l’armée persane qui allait combattre l’armée indienne.

Dans cet exemple, la proposition « qui allait combattre l’armée indienne » est dite proposition
subordonnée, car elle est dépendante de la première proposition que l’on appelle proposition
principale. En effet, elle ne peut exister toute seule ; on ne peut pas dire « qui allait combattre
l’armée indienne » tout seul, sans la première proposition (« Il rencontra l’armée persane »).
Une proposition subordonnée peut être reliée à la proposition principale soit par un pronom
relatif soit par une conjonction de subordination.
1. Les pronoms relatifs
Qui, que, quoi, dont, où sont les principaux pronoms relatifs. Il faut ajouter à cela les pronoms
relatifs composés lequel, laquelle, lesquels (le)s parfois précédés de la
préposition de (duquel, desquels) ou à(auquel, auxquels(le)s).
2. Les conjonctions de subordination
On trouve essentiellement la conjonction de subordination que ainsi que toutes les
conjonctions contenant que (si bien que, bien que, dès que, alors que, tant que, parce
que, puisque, pour que, quoique, avant que, après que... ). Les autres conjonctions de
subordination sont quand, comme et si.
3. Faire la différence entre un pronom relatif et une conjonction de subordination
a) Le pronom relatif
Le pronom relatif reprend un nom. C’est la raison pour laquelle on le trouve souvent après
un nom :
L’antichambre était remplie de gens qui se plaignaient.
Le pronom relatif reprend le nom « gens » (que l’on appelle alors l’antécédent).

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b) La conjonction de subordination
La conjonction de subordination est souvent placé après un verbe :
Il dit que la guerre est déclarée.
La proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination est
dite complétive, car elle complète le verbe à la manière d’un COD.
Parfois la conjonction de subordination exprime une circonstance (de temps, de cause... ) :
Il était plongé dans ces idées funestes, quand il se présenta à la porte un homme grave.
La proposition subordonnée introduite par une telle conjonction de subordination est
dite circonstancielle (ici de temps) à la manière d’un complément circonstanciel.

LES PHRASES SIMPLES ET COMPLEXES

phrase simple principales conjonctions de coordination


phrase complexe les mots de subordination
rapports logiques exprimés conjonctions imposant le subjonctif
par les conjonctions de subordination
conjonctions suivies de l’indicatif ou du conjonctions imposant le conditionnel
conditionnel
conjonctions toujours suivies de l’indicatif  

Phrase simple
La phrase simple contient un seul verbe conjugué ou plusieurs verbes conjugués reliés par
une virgule (juxtaposition) ou par une conjonction de coordination.
N.B. La phrase simple ne contient pas de mots de subordination.
Il s’est réveillé à 7 h, s’est levé,s’est J’irai vous voir ou je vous téléphonerai.
rasé et a déjeuné.
Il n’est pas venu me voir ni ne m’a J'irai vous voir bientôt.
téléphoné.

Principales conjonctions de coordination


alors du moins Et par conséquent
aussi en conséquence mais pourtant
car en effet Ni puis
cependant en outre Or toutefois
de plus ensuite Ou  
 
Phrase complexe
La phrase complexe contient au moins deux verbes conjugués un des verbes est dans la
proposition principale et l’autre, dans la proposition subordonnée.

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les mots de subordination
Il y a cinq sortes de mots de subordination :
       conjonctions de subordination
Quand je la verrai, je lui parlerai de toi.
       pronoms relatifs
Le livre dont je te parle vient d’être publié.
      adjectifs interrogatifs
Dis-moi quelles villes tu as visitées.
     adverbes interrogatifs
Dis-moi où tu es allé.
     pronoms interrogatifs
Dis-moi à qui tu as parlé.

Rapports logiques exprimés


par les conjonctions de subordination
Les conjonctions de subordination expriment différents types de rapport logique.
rapport de temps
quand lorsque alors que après que
avant que à mesure que au moment où aussitôt que
etc.      
de cause
comme parce que puisque attendu que
étant donné que vu que sous prétexte que etc.
de but
afin que pour que etc.  
de comparaison
comme de même que ainsi que plus que
moins que etc.    
de concession
quoique bien que malgré que etc.
de condition
si pourvu que au cas où etc.
de conséquence
au point que de façon que de sorte que tellement que
etc.      

 
Conjonctions imposant le subjonctif
à condition que à moins que à supposer que
afin que avant que bien que
de crainte que de peur que en admettant que
en attendant que jusqu’à ce que malgré que
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pour que pourvu que quoi que
quoique sans que soit que

Conjonctions suivies de l’indicatif ou du conditionnel


à mesure que alors que après que
au moment où aussitôt que comme
depuis que dès que en même temps que
lorsque parce que pendant que
plus que puisque quand
sous prétexte que tandis que toutes les fois que
une fois que vu que  
 
Conjonctions imposant le conditionnel
au cas où des fois que quand (bien) même
 
Conjonctions toujours suivies de l’indicatif
si même si si ce n’est

La lexicologie
La langue est avant tout un instrument de communication, c’est aussi un instrument qui
suit l’évolution culturelle, scientifique et sociale ce qui entraîne la création de nouveaux mots.

Le signe linguistique :
Le mot est aussi un signe linguistique qui est la plus petite unité ayant une signification dans
la langue. Exemple : chien, enfant, cela, qui, les désinences verbales « ent » sont aussi des
signes puisque elles marquent aussi une différence de sens.
Le signe est formé de l’union d’un signifiant et d’un signifié :
➢ Le signifiant, c’est la réalité matérielle du signe, réalité orale, phonétique l’ensemble des
sons composants le signe ; réalité écrite, graphique.
➢ Le signifié, c’est le sens et l’image mentale auxquels renvoie le signe.

Monosémie / Polysémie

On parle de monosémie lorsqu’un mot a un seul sens ; il existe peu de mots monosémiques ;
ils appartiennent généralement au vocabulaire scientifique ou technique : kilomètre,
encéphalogramme, carburateur…
La plupart des mots sont polysémiques ; le sens changera selon le contexte et le domaine
dans lequel le mot est utilisé.
Exemples :
- Le géographe étudie le relief de la Terre. (la planète)
- Le jardinier fertilise la terre avant de planter ses rosiers. (la terre du jardin)
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- Autrefois des propriétaires prenaient le nom de leur terre. (pays)

Sens propre et sens figuré :


Il arrive que certains mots aient plusieurs significations ; leur sens dépend de la phrase dans
laquelle on les trouve. Les humoristes et les publicitaires jouent souvent sur cette polysémie
(plusieurs sens pour un mot).

• LE SENS PROPRE est le sens premier, le sens le plus concret du mot.


Ex : Julien porte une veste bleue.
→ Le mot « bleue » désigne ici la couleur du vêtement.

• LE SENS FIGURE est une signification dérivée, souvent imagée.


Ex : Elle avait une peur bleue de cet endroit.
→ Le mot « bleue » indique qu’elle a ressenti une peur panique, une peur intense, une peur
irraisonnée …
De nombreuses expressions utilisent le sens figuré :
Avoir un cheveu sur la langue Etre entre de bonnes mains
Se serrer la ceinture Un homme de main
Se frotter les mains Chercher la petite bête
Jouer avec le feu Vouloir la lune
Avoir l’oreille fine Chercher midi à quatorze heures

Formation des mots :

Pour former de nouveaux mots, le français peut utiliser des mots existant déjà dans la
langue, soit en y ajoutant des préfixes ou des suffixes, soit en les faisant changer de classe
grammaticale, on parle alors de dérivation.
La dérivation est un procédé qui consiste, à partir d’un mot de base, à fabriquer un mot
nouveau, soit par addition, soit par suppression, soit par remplacement d’éléments appelés
préfixes et suffixes. Préfixes et suffixes viennent s’ajouter à un mot de base appelé radical les
mots ainsi fabriqués sont appelés dérivés.

Quelques préfixes : a-, re-, mé-, dé-, re-, entr-, ap-, em-, par-, hyper-, mini-, co-,
Refaire, accourir, désarmer, mésestimer, s’entraider, emporter, coéquipier, hypermarché…

Quelques suffixes : -er, -ir, -tion, -ement, -eur, -eux, -age, -iste…
Goûter, fleurir, construction, transparence, blancheur, changement, fleuriste, postal…

Changement de classe grammaticale :


Adjectif ---------- nom = le rouge te va bien.
Adverbe ----------- nom = faire le bien.
Verbe -------------- nom = on leur assure le manger, le boire et le coucher.

La composition :
La composition, c'est la juxtaposition de deux éléments (au moins) qui peuvent servir par ailleurs de bases à des
dérivés ; c'est-à-dire des éléments qui existent à l'état libre, des mots simples souvent (dans la composition

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populaire, ordinaire : un bébé-éprouvette) ; ou des éléments qui ne pourraient pas exister en français à l'état libre
(ex : radicaux latins ou grecs) mais pourraient

engendrer quand même des dérivés (il existe des dérivations savantes, dont le radical est pris sur le latin).
•Ils sont formés de deux mots ou de deux radicaux associés.
•Un mot composé s'écrit en un seul mot en deux mots.
•Les deux mots sont juxtaposés ou liés par un trait d’union, par une préposition ou par
les deux :
- Association de deux radicaux latins ou grecs : orthographe = ortho + graphe.
- Deux mots (nom +adjectif) juxtaposées : chaise longue = chaise + longue.
- Deux mots (verbe + nom) liés par un trait d’union : abat-jour = abat + jour
- Deux mots (nom + nom) liés par une préposition : pomme de terre= pomme + de + terre.
- Deux mots (verbe + nom) liés par une préposition et des traits d’union : tire-au-flanc = tire + au
+ flanc.
  Les familles de mots
Une famille de mots, c'est un ensemble de mots formés à partir du même radical. Ils ont la
même étymologie, c'est-à-dire la même origine.
Ces mots ne sont pas tous de même nature. On trouve généralement des noms, des verbes,
des adjectifs et des adverbes dans une même famille de mots.
Des mots de la même famille sont des mots qui sont construits à partir du même radical (du
même mot de base). 
En général, tous les mots d'une même famille sont liés par un sens commun. En
connaissant le sens du radical, on peut deviner l'orthographe et le sens des mots de la même
famille. 
Les mots de la même famille sont construits en ajoutant des préfixes et des suffixes au radical.
On dit que les mots de la même famille sont des mots dérivés du radical.
Exemples: Connaître (verbe) ; connaissance (nom) ; connu (adjectif).
         Grandir (verbe) ; agrandir (verbe) ; grande (nom ou adjectif) grandeur (nom) ; 
  Agrandissement (nom) ; agrandi (adjectif) ; grandiose (adjectif) ; grandement (adverbe).
        
Les synonymes :
Des synonymes sont des mots qui ont le même sens ou des sens très proches. Deux mots
synonymes appartiennent toujours à la même nature(ou classe grammaticale). Des
synonymes sont des mots de même nature qui ont le même sens ou des sens très proches.
Les synonymes évitent les répétitions mais permettent également de préciser ou de modifier le
sens d'un mot ou d'une expression. Les synonymes peuvent appartenir à des registres de
langue différents.
Exemple : 
1. Un enfant joyeux et un enfant gai. (Ici, joyeux et gai sont des synonymes.)   
2. Bouger et remuer sont deux verbes synonymes.
3.  Sombre et foncé sont deux adjectifs synonymes.
4. La promenade et la balade sont deux noms synonymes.
5.  Souvent et fréquemment sont deux adverbes synonymes.

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Comment utiliser les synonymes ?


Les synonymes sont utilisés pour éviter les répétitions. Les synonymes sont utilisés
pour nuancer, modifier ou préciser un mot ou une expression.
Exemple : 
1. La maison venait d'être terminée. Ils étaient impatients d'emménager dans leur
nouvelle habitation.  (Maison  et habitation sont des synonymes)
2. Nous parlions dans la cour. (On peut employer des verbes synonymes)
        - Nous bavardions dans la cour.
        - Nous discutions dans la cour.
        - Nous criions dans la cour.
Tous les verbes en gras sont des synonymes de parler, mais ils expriment des situations
différentes.
Exemple :
1. Un enfant et un gamin. (Enfant appartient au registre courant alors que gamin appartient
au registre familier.)
2. Sale et crasseux appartiennent également aux registres courant et familier.
3. Se divertir et s'amuser appartiennent aux registres soutenu et courant.
        
Les antonymes (les contraires)
Les antonymes (contraires) sont des mots de sens opposés qui permettent d'exprimer un autre
état ou une autre idée. Deux mots de sens contraires s'appellent des antonymes. Les contraires
d'un mot appartiennent tous à la même classe grammaticale (ils sont de même nature).
Exemple : 
1. Parler et se taire sont deux verbes contraires.
2. Supportable et insupportable sont deux adjectifs contraires.
3. Le bien et le mal sont deux noms de sens contraires.
4. Rapidement et lentement sont deux adverbes de sens contraires.
        
Un mot peut avoir plusieurs contraires différents pour chacun de ses sens. Les contraires (ou
antonymes) sont des mots de sens opposés. Un mot de sens contraire est toujours de la même
nature que le mot auquel il s'oppose. Les contraires peuvent être des mots complètement
différents. Il peut aussi s'agir de mots dérivés, formés avec un préfixe ou un suffixe exprimant le
contraire.
Exemple : Doux : quand il signifie « faible », son contraire est : fort ;
                  quand il signifie « sucré », son contraire est : amer ;
                  quand il signifie « gentil », son contraire est : méchant.
Comment sont formés les contraires ?
Les contraires peuvent être formés avec des préfixes.
Exemple : Heureux et malheureux ; agréable et désagréable ;
        unicolore et multicolore...
Dans quelques cas les contraires sont formés par l'ajout d'un suffixe.
Exemple : Anglophobe (qui n'aime pas les Anglais) et anglophile (qui aime les Anglais).    
Les contraires peuvent être des mots complètement différents, n'ayant pas un radical commun.

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Exemple : Gai et triste ; riche et pauvre...

Les homonymes :
Les homonymes sont des mots qui se prononcent et parfois s'écrivent de la même façon mais
n'ont pas le même sens. Les homonymes sont des mots qui se prononcent et parfois s'écrivent
de la même façon mais n'ont pas le même sens. Certains homonymes s'écrivant de la même
façon se distinguent par leur genre : l'un étant féminin et l'autre masculin. Il faut connaître les
principaux homonymes pour éviter les fautes d'orthographe et les confusions.
Les phrases suivantes contiennent toutes des homonymes :
- Il était une fois une marchande qui vendait du foie
dans la ville de Foix.
- Je buvais dans un verre vert, lorsqu'un ver se dirigea vers moi.
- Si six scies scient six cyprès, six cent six scies scient
six cent six cyprès !
- Ma mère est maire de cette ville de bord de mer.
- « Quel est le coût d'un coup de téléphone ? » demandait-elle
en tendant le cou.
Exemples : 
- La page du cahier et le page qui accompagne le chevalier.
- La mousse du savon et le mousse du bateau.
- Le moule à gâteau et la moule (le coquillage).
- Le poêle pour le chauffage et la poêle pour faire les crêpes.
Exemples : 
- Le comte et la comtesse ; un conte et raconter.
- Un chant et chanter ; un champ et champêtre.
- Le lait et la laitière ; il est laid et elle est laide.
- Un verre et de la verrerie ; vert et verte.
- Le sang et sanguin ; cent et le centième.
- Le porc et la porcherie ; un port et portuaire.
- Un saint et une sainte ; sain et saine.

  Les paronymes
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent énormément et se prononcent presque de la
même façon mais qui n'ont pas du tout le même sens. Ils sont à l'origine de beaucoup
d'erreurs !
Les homonymes sont des mots qui se prononcent ou s'écrivent de la même façon (ou les deux) et
qui n'ont pas le même sens.
Ils comprennent les homonymes parfaits, qui se prononcent et s'écrivent de la même façon (ex. : la
tour / le tour), les homophones, qui se prononcent de la même façon mais s'écrivent différemment
(ex. : Je suis prêt à partir / il est tout près de toi) et les homographes, qui s'écrivent de la même
façon mais se prononcent différemment (ex. : les fils du tissu / les fils du roi).
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent énormément, se prononcent presque de la même
façon mais qui n'ont pas du tout le même sens
(ex. : conservation - conversation / approuver -éprouver, etc.).

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Les homonymes et les paronymes sont très nombreux en français. Ils sont à l'origine de nombreux
jeux de mots mais aussi de nombreuses erreurs d'orthographe ou d'emploi.

Exemples :
désert - dessert approuver - éprouver infester - infecter explorer - exploser
poison - poisson sceptre - spectre décrocher - décocher consommer -
cousin - coussin chevalier - chevalet phrase - phase consumer
éliminer - illuminer contacter - contracter
nation - notion vénéneux -
allusion - illusion enfuir - enfouir
prévenir - provenir effraction - infraction événement - avènement venimeux
précepteur - percepteur affliger - infliger
embraser - embrasser éruption - irruption

Certains paronymes sont également des antonymes, c'est-à-dire des mots de sens contraire.


Exemples :
invasion / évasion
immigré / émigré
immergé / émergé
infusion / effusion

Le champ lexical :
Le champ lexical est le nom donné à un ensemble de mots ou d'expressions de natures
variées qui se rapportent à un même thème, à une même idée ou à un même domaine.
Pour qu'un champ lexical existe et soit pris en considération, il doit être constitué
d'au minimum trois mots.
Ex. : Le champ lexical de la mer se rapporte aux mots : vagues, iodé, embruns, écume, sable,
etc.
Un champ lexical est généralement constitué :
• d'un mot clé qui indique le thème exploité, des mots dérivés de ce mot et des
expressions qui en découlent.
Ex. : le champ lexical de la paix comprend des termes comme apaiser, apaisement, pacifique,
être en paix, etc.
• de synonymes et d'antonymes du mot clé et de ses dérivés.
Ex. : Pour le champ lexical de la paix, on trouve comme synonymes les mots calme, tranquillité,
sérénité et comme antonymes les mots guerre, guerroyer, conflit.
• de mots ou d'expressions satellites qui sont associés au mot clé.
Ex. : Le champ lexical de la paix donne des noms (ex. : colombe, réconciliation), des groupes
nominaux (ex. : le rameau d'olivier), des adjectifs (ex. : paisible, agressif) des verbes (ex. :
rétablir la paix, apaiser, agresser) ou encore des adverbes (ex. : paisiblement, agressivement).
Fonction
Le champ lexical regroupe l’ensemble des mots qui expriment la même idée ou qui se
rapportent au même domaine.
Un champ lexical permet surtout de comprendre le sens des textes, assurer une cohérence

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thématique, renforcer une impression. Il peut être composé de :
• noms communs (un musicien, une flûte)
• noms propres (Mozart, Christophe Maé)
• verbes (écouter, chanter)
• adjectifs qualificatifs (musical, vocal)
• adverbes (musicalement, vocalement)
Ces mots composent le champ lexical de la musique.
Dans un champ lexical, on peut trouver des synonymes (mélodie et air) et des mots de la même
famille (chanter, chanteur, chanson).

Leçons d’orthographe
Les lettres finales muettes
De nombreux mots ont une consonne finale muette, c'est-à-dire qu’elle n’est pas prononcée.
le début, le bruit, grand, à travers.
Pour trouver cette consonne finale, on peut former le féminin (des adjectifs par exemple) ou
trouver un mot de la même famille.
long → longue un marchand → une marchande
Ce n’est pas toujours possible et il y a des exceptions. Dans ce cas, il faut consulter un
dictionnaire.
la toux (tousser), jus (juteux), verglas (verglacer), choix (choisir), un nerf (nerveux)

Les noms féminins en -é, -té, -tié


Les noms féminins terminés par le son [e] s’écrivent –ée : une randonnée, une journée
Exceptions : une clé
Les noms féminins terminés par le son [te] et [tje] s’écrivent –té et -tié : la gaieté, l’amitié
Exceptions : une dictée, une portée, une montée, une pâtée, une jetée, et les noms de
contenus comme une assiettée, une pelletée

Les mots commençant par ac, af, ap, ef, of


En général, les mots commençant par ac-, af-, ap-, ef-, of- doublent leur consonne : un accord,
une affaire, une apparition, un effort, une offre...
Exceptions :
acacia afin apaiser apitoyer
académie Afrique apercevoir aplanir
acajou africain apeurer aplatir
acompte apéritif apostrophe acrobate

Ne confonds pas a et à :


- a est le verbe avoir au présent à la 3ème personne du singulier. Il peut être remplacé par
avait : On y a (avait) construit des centres commerciaux.
- à est une préposition : Les aéroports et les usines s’installent à l’écart.

Ne confonds pas ont et on :


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- ont est le verbe avoir au présent à la 3ème personne du pluriel. Il peut être remplacé par
avaient : Ils ont (avaient) besoin de beaucoup d’espace.
- on est un pronom personnel de la 3ème personne du singulier. Il est toujours sujet d’un verbe
conjugué. On peut le remplacer par il ou elle :On (elle) y’a construit des villas.

Ne confonds pas est et et :


- « est » est le verbe être au présent à la 3ème personne du singulier. Il peut être remplacé par
était : La France est (était) une « puissance moyenne ».
- et est une conjonction de coordination qui sert à relier des mots ou des groupes de mots. Il
peut être remplacé par et aussi : Les ports et (et aussi) les usines s’installent à l’écart.

Ne confonds pas sont et son :


- sont est le verbe être au présent à la 3ème personne du pluriel. Il peut être remplacé par
étaient : Certains sont (étaient) très petits.
- son est un déterminant possessif. Il peut être remplacé par mon, ton, son... Il est placé
devant un nom commun : Chaque pays a son (son) drapeau (x)

Ne confonds pas ce et se :


- se est un pronom de la 3ème personne du singulier. Il est toujours placé devant un verbe. Il
peut être remplacé par me ou te lorsque l’on change de personne :
Aliénor se laisse glisser. --------- Je me laisse glisser.
- ce est un déterminant démonstratif. Il accompagne un nom. Il peut être remplacé par ces :
Ce texte est écrit par Arthur. ---------- Ces textes sont écrits par Arthur.

Ne confonds pas ces et ses :


- Ces est un déterminant démonstratif. Il accompagne un nom. Il peut être remplacé par ce,
cette ou cet : ces loups ----------- ce loup
- ses est un déterminant possessif. Il accompagne un nom. Il peut être remplacé par son ou
sa: ses talons ----------- son talon

Ne confonds pas où et ou :


- où exprime le plus souvent un lieu : Où est-ce qu’elle pourrait l’avoir enfoui ?
- ou relie deux mots ou deux groupes de mots. Il peut être remplacé par ou bien: Ce trésor, tu
l’as enterré ou (ou bien) tu l’as caché.

Ne confonds pas là et la:


- la est un article défini. Il fait partie d’un groupe nominal, il est placé devant un nom ou un
adjectif. Il peut être remplacé par une : Rachel a ouvert la (une) fenêtre.

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- là exprime le plus souvent un lieu. Il peut être remplacé par ici :
Nous étions là. Nous étions ici.

Ne confonds pas c’est et s’est :


C’est On peut remplacer c’ par cela :
C’est un miracle cela est un miracle
S’est On peut remplacer s’ par se ou par me
Il s’est lamentée Il se lamente Je me suis lamenté(e)

Ne confonds pas leur et leurs :


- Devant un verbe, leur est invariable. C’est un pronom personnel. On peut le remplacer par
lui.

Il leur (lui) était interdit de pêcher.


-leur devant un nom s’accorde avec lui en genre et en nombre. C’est un déterminant
possessif. On peut remplacer leur par un, une et leurs par des
Ils possèdent leur (une) cabane et leurs (des) chèvres.

Ne confonds pas tout et tous :


- tout placé devant un nom s’accorde avec lui en genre et en nombre. C’est un déterminant
indéfini. Le seigneur possédait toutes les terres et tous les habitants.
- Si tout est placé devant un verbe, il prend le genre et le nombre du nom qu’il remplace. C’est
un pronom indéfini. Les serfs sont pauvres : tous travaillent pour le seigneur

Le féminin des noms


Le féminin d’un nom se forme souvent en ajoutant e à la fin :
Un avocat → une avocate
Certains noms ont une terminaison particulière. Parfois, on doit :
- ajouter un accent grave et un e final : un boulanger → une boulangère
- transformer les lettres finales : un chanteur → une chanteuse, un facteur → une factrice,
un ogre → une ogresse
- changer la consonne finale et ajoute un e : un sportif → une sportive
- doubler la consonne finale et ajouter un e : un musicien → une musicienne
Certains féminins sont différents du masculin : un homme → une femme
D’autres sont identiques : un fleuriste → une fleuriste
Le féminin des adjectifs qualificatifs
Pour former le féminin d’un adjectif, on ajoute le plus souvent un e à l’adjectif masculin : grand
→ grande, rond →ronde
Les adjectifs qui se terminent par un e au masculin ne changent pas au féminin : un monsieur
maigre → une dame maigre
Cas particuliers :
La consonne finale est changée :
- elle est doublée : ancien → ancienne, gros → grosse

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- -f devient -ve : vif → vive
- -x devient -se, -ce ou -sse : mystérieux → mystérieuse, doux → douce
- -et devient -ète ou -ette : discret → discrète, coquet → coquette
- -er devient -ère : léger → légère, entier → entière
Certains adjectifs ont une terminaison très différente au masculin et au féminin : nouveau →
nouvelle, frais → fraîche, public → publique

Le pluriel des noms


Le plus souvent, pour former le pluriel d’un nom, on ajoute un s au singulier.
Une chouette → des chouettes, un rongeur → des rongeurs

Les noms qui se terminent par s, x ou z ne changent pas.


Une souris → des souris, un nez → des nez, un prix → des prix
Sept noms en -ou se terminent par -oux au pluriel : des hiboux, des joujoux, des poux, des
bijoux, des cailloux, des choux, des genoux.
Les noms qui se terminent au singulier par -au, -eau et -eu prennent un x au pluriel.
Un esquimau → des esquimaux, un lieu → des lieux, un traineau → des traineaux

Exceptions : des landaus, des bleus, des pneus, des émeus


Les noms en -al se terminent en -aux au pluriel.
Un animal → des animaux, un végétal → des végétaux
Exceptions : des bals, des carnavals, des chacals, des étals, des festivals, des récitals, des
régals, des narvals...
La plupart des noms en -ail prennent un s au pluriel.
Un éventail → des éventails
Mais certains noms en -ail se terminent en -aux au pluriel.
Un corail → des coraux, un travail → des travaux, un vitrail → des vitraux

Le pluriel des adjectifs


Pour former le pluriel d’un adjectif, on ajoute le plus souvent un s.
Un climat différent → des climats différents
Les adjectifs qui se terminent par s ou par x ne changent pas au pluriel.
Un massif montagneux → des massifs montagneux
Les adjectifs qui se terminent en –eau font leur pluriel en –eaux :
Un climat nouveau → des climats nouveaux
La plupart des adjectifs qui se terminent par –al font leur pluriel en –aux.
Le principal climat → les principaux climats
Exceptions : banals, bancals, fatals, finals, glacials, natals, navals

Les accords dans le groupe nominal


Le groupe nominal (GN) se compose d’un nom noyau (le nom principal), d’un déterminant et
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d’un ou de plusieurs adjectif(s).
Le déterminant et l’adjectif (ou les adjectifs) s’accordent en genre (masculin / féminin) et en
nombre (singulier / pluriel) avec le nom noyau auquel ils se rapportent.
un écuyer merveilleux (masc. singulier) une écuyère merveilleuse (fém. singulier)
des écuyers merveilleux (masc. pluriel) des écuyères merveilleuses (fém. pluriel)

L’accord du verbe avec son sujet


Le verbe s’accorde toujours avec le sujet.
Une abeille récolte du nectar. Les abeilles récoltent du nectar.
sujet au singulier verbe au singulier sujet au pluriel verbe au pluriel

Lorsque le sujet est un groupe nominal composé de plusieurs mots, le verbe s’accorde avec le
nom noyau (le nom principal) de ce groupe nominal.
Les ouvrières de la ruche butinent les fleurs des champs.
L’estomac des abeilles est très petit.
Lorsque le sujet se compose de plusieurs noms au singulier, le verbe se met au pluriel.
L’apiculteur et son fils récoltent le miel de leur ruche.
Plusieurs verbes peuvent s’accorder avec un même sujet.
Les abeilles butinent les fleurs, récoltent le nectar et font du miel.
Le sujet peut être placé après le verbe. On dit alors qu’il est inversé.
Au loin volent des centaines d’abeilles.

L’accord du participe passé


Si le verbe est conjugué avec l’auxiliaire avoir, le participe passé ne s’accorde jamais avec
le sujet. Elle a demandé à papy. Les sels de bain ont disparu.
Si le verbe est conjugué avec l’auxiliaire être, le participe passé s’accorde en genre et en
nombre avec le sujet. Mamie s’est aperçue de la disparition des sels de bain.

Le participe passé et l’infinitif d’un verbe en –er se terminent par le son [e] mais ils n’ont
pas la même terminaison : -er pour l’infinitif, -é pour le participe passé.
Il ne faut pas utiliser un appareil qui est branché en présence d’eau.
Verbe à l’infinitif participe passé

Pour savoir s’il faut écrire le participe passé ou l’infinitif, on peut remplacer le verbe par un
verbe ne se terminant pas par –er. Ainsi on peut entendre la lettre finale.
Il ne faut pas poser de radio sur la baignoire. → Il ne faut pas mettre de radio sur la baignoire.
J’ai posé la radio sur l’étagère. → J’ai mis la radio sur l’étagère.
Choisir entre peu – peux – peut
Peux → verbe pouvoir, conjugué au présent de l’indicatif avec je, tu. On peut le mettre à

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l’imparfait. Tu ne peux pas partir. → Tu ne pouvais pas partir. Peut → verbe pouvoir, conjugué
au présent de l’indicatif avec il, elle, on. On peut le mettre à l’imparfait. Pierre peut attendre. →
Pierre pouvait attendre.
Peu → mot invariable qui signifie « pas beaucoup ». J’ai peu de temps attendre. → Je n’ai pas
beaucoup de temps.
Choisir entre quel(s) – quelle(s) – qu’elle(s) Quel(s)
- Quelle(s) → Déterminant (adjectif) interrogatif ou exclamatif. Il s’accorde en genre et en
nombre avec le nom qu’il accompagne. Quel âge as-tu ? Quelle chance nous avons !
Quels livres préfères-tu ? Quelles belles fleurs ! Qu’elle(s) → Forme contractée de « que
elle » = que + pronom personnel elle.

- Qu’elle, qu’elles peuvent se remplacer par qu’il, qu’ils ou que lui, qu’eux et sont suivis d’un verbe.
On pense qu’elle viendra. → On pense qu’il viendra.

Choisir entre sans – s’en – sens – sent :


Sans préposition donc invariable. On peut parfois le remplacer par « avec ». Il est venu sans
son cartable. Il est venu avec son cartable.
S’en, placé devant un verbe pronominal conjugué avec il(s) ou elle(s). Pour distinguer s’en de
sans, il suffit de changer de personne. Il s’en va → Je m’en vais.
Sens/sent → verbe sentir conjugué au présent de l’indicatif avec je-tu/il. On peut le transposer à
l’imparfait : Je sens l’odeur de cette fleur. Je sentais l’odeur de cette fleur.

Les accents
Il existe plusieurs accents :
▪ L’accent aigu, seulement sur le e : malgré, le ménage, j’ai chanté
▪ L’accent grave, seulement sur le e : ma mère, une bibliothèque, j’achève.
On met un accent grave également sur à et où.
▪ L’accent circonflexe qui peut coiffer toutes les voyelles : la hâte, l’arrêt, un abîme, le côté,
brûler.
▪ Le tréma indique en général que deux voyelles se lisent séparément. Il se met sur la deuxième
voyelle : un caïd, une pièce exiguë, Noël, Loïc …
ATTENTION ! On ne met jamais d’accent avant une consonne double : la terre – une pierre
–essuyer…

Choisir entre mais – mets – met - mes


Mais mot de liaison qui marque une opposition, un changement. Il sert à relier deux parties de
phrases. Le soleil brille mais il fait froid.
Mes, déterminant possessif. On peut le remplacer par « tes ».
- Ce sont mes souvenirs → ce sont tes souvenirs
Mets/met, verbe mettre au présent de l’indicatif avec je-tu/il. On peut le transposer à l’imparfait.

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- Je mets ses habits. Je mettais mes habits.
- Marc met la table. Marc mettait la table.

Choisir entre la – là – l’a (l’as) :


La, article défini. On peut le remplacer par « une, les ».
- Je nettoie la voiture. Je nettoie une voiture.
Ou pronom personnel complément. Il est placé devant un verbe. On peut le remplacer par
d’autres pronoms personnels « le, les ».
- Je la mange. Je les mange.
Là, adverbe. On peut le remplacer par « ici ».
- Je suis là.
- Je suis ici.

L’a/l’as, verbe avoir ; on peut le remplacer par « l’avait/l’avais »


- Il l’a écrit et tu l’as dit.
- Il l’avait écrit et tu l’avais dit.
Le pluriel des mots composés :
La marque du pluriel d’un nom composé dépend de la nature des mots qui le compose.
Généralement, seuls les noms et les adjectifs peuvent se mettre au pluriel. Les autres mots
(verbes, adverbes, prépositions) sont toujours invariables.
● Un nom + un nom → nom au pluriel + nom au pluriel un oiseau-mouche → des
oiseaux-mouches.
● Un adjectif + un nom → adjectif au pluriel + nom au pluriel Un grand-père → des
grands-pères. Remarque : les adjectifs demi et semi sont invariables : des demi-baguettes –
des semi-remorques.
● Un verbe + un nom → verbe au singulier + nom au pluriel Un porte-bouteille → des
porte-bouteilles.
●Un nom + une préposition + un nom → premier nom au pluriel Un arc-en-ciel → des
arcs-en-ciel.
● Un mot invariable + un nom (ou un adjectif) → mot invariable au singulier + nom (ou adjectif)
au pluriel un sans-abri → des sans-abris.
● Un mot invariable (ou verbe) + un mot invariable (ou verbe) → les deux sont invariables Un
laissez-passer → des laissez-passer Attention, quand le sens s’impose, le nom peut porter la
marque du pluriel ou du singulier en permanence : un porte-clés → pour porter des clés. Des
pare-soleil → pour se protéger du soleil.
Choisir entre : tout - tous – toute– toutes
●Tout → déterminant indéfini qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se
rapporte. Tout le jour, tous les jours, toute la journée, toutes les heures
● Tout → pronom indéfini quand il remplace un nom. Il est alors sujet ou complément. Il varie
en genre et en nombre. Tout va pour le mieux. Les garçons sortent en récréation ; tous veulent
jouer au foot. Les filles sortent en récréation ; toutes veulent jouer à la corde à sauter.
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● Tout → adverbe, le plus souvent invariable, quand il est placé devant un adjectif qualificatif ou
un autre adverbe. On peut alors le remplacer par «tout à fait », « entièrement » ou « très ». Il est
invariable et il est placé Les croissants sont tout chauds. Elles sont tout près de moi.
ATTENTION ! On accorde cependant « tout » devant un adjectif féminin commençant par une
consonne ou un h aspiré (on ne fait pas la liaison !). Des routes toutes droites – des herbes
toutes humides.
Les déterminants : ce/cet/cette/ces
● Ce accompagne un nom masculin singulier. un chat → ce chat
● Cet accompagne un nom masculin singulier commençant par une voyelle ou un « h » muet.
Cet animal. Cet homme. Attention ! Ce heaume (casque au Moyen Âge).
● Cette accompagne un nom féminin singulier. Cette femme.
● Ces accompagnent un nom au pluriel. Ces garçons. Ces filles.

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