Schéma de la communication et langage
Schéma de la communication et langage
2018
Communication Langagière
Le schéma de la communication Et les fonctions du langage
Quelqu’un : le destinateur/émetteur
produit un énoncé : message, dont le contenu est communiqué
à quelqu'un d'autre : le destinataire/récepteur,
dans un contexte ou référent précis,
grâce à l'utilisation d'une langue commune code
et à un moyen de communication spécifique canal.
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Le message
De manière générale, l’énonciateur transmet un message. Peu importe le type de communication, le
message est toujours le sujet de la communication, élément qui fournit une réponse à la question
Qu’est-ce qui est dit ? Le message, c’est ce qui donne sens à la communication.
L’énonciataire, le destinataire et le récepteur
L’énonciataire communique habituellement son message à une personne ou un groupe précis. Dans
la situation de communication, la personne à qui le message s’adresse est le destinataire. Lors d'un
exposé oral, le rôle du destinataire est joué par l’ensemble de la classe. Lorsqu’un individu écrit une
lettre, il s’adresse directement à son destinataire. Cet élément de la situation de communication permet
de répondre à la question À qui s'adresse le message ?
Le référent ou le contexte
La situation à laquelle renvoie le message, ce dont il est question (le contexte). Il réfère aux informations
communes aux deux locuteurs sur la situation au moment de la communication. Ces informations sont
sous-entendues et elles n'ont pas besoin d'être répétées à chaque fois que l'on débute une
interaction. Bien souvent, les raisons à la base de la communication vont modifier le type de
communication que l’énonciateur va choisir. C'est donc dire que le référent ou contexte exerce une
influence importante, voire majeure, sur la communication. Il faut se poser certaines questions pour
mieux analyser ce contexte :
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Il considère d'ailleurs que ces fonctions « ne s'excluent pas les unes les autres, mais que souvent
elles se superposent ». Le langage peut ainsi servir à plusieurs choses à la fois : maintenir le contact
(fonction phatique) tout en prenant pour objet le code du message (fonction métalinguistique), par
exemple, dans as-tu entendu ce que je t'ai dit ?
La fonction expressive
Il s'agit de la fonction relative à l'émetteur. Elle est utilisée par l’émetteur pour informer sur sa propre
personnalité ou ses propres pensées, le récepteur: pour Jakobson, « elle vise à une expression directe de
l'attitude du sujet à l'égard de ce dont il parle. Elle tend à donner l'impression d'une certaine émotion,
vraie ou feinte. Exemple : autobiographie, journal intime, les mémoires, le CV, la lettre de motivation…
La fonction conative
C'est la fonction relative au destinataire. Elle est utilisée par l'émetteur pour que le récepteur agisse
sur lui-même et s'influence. C'est évidemment une fonction privilégiée par la publicité, du texte
argumentatif, du texte injonctif.
La fonction phatique
La fonction phatique est utilisée pour établir, maintenir ou interrompre le contact physique et
psychologique avec le récepteur. Elle permet aussi de vérifier le passage physique du message. Il s'agit
de rendre la communication effective avant la transmission d'information utile. L'exemple typique est le
« Allô » d'une communication téléphonique.
La fonction métalinguistique
C'est la fonction relative au code, le dictionnaire, le mode d'emploi. Avant d'échanger des
informations il peut être important que l'échange porte d'abord sur le codage utilisé pour le message.
Ainsi les partenaires vérifient qu'ils utilisent un même code. Cette fonction consiste donc à utiliser un
langage pour expliquer ce même langage ou un autre langage. On l'appelle parfois « traduction ».
Exemples : « le verbe « manger » est un verbe du premier groupe », les dictionnaires, les livres de
grammaire, conjugaison... les encyclopédies.
La fonction référentielle
Cette fonction du message est centrée sur le monde (un objet ou un évènement extérieur) : le
contexte ou référent
Le référent d'une communication peut être par exemple la table qui se trouve dans l’environnement
des interlocuteurs (dans le même « contexte »), ou alors une culture, un pays.
C'est une fonction extrêmement utilisée puisque la plupart des discussions et des textes dans le monde
contiennent une information. Cette fonction décrit une réalité objective.
La fonction référentielle oriente la communication vers ce dont l'émetteur parle, vers le sujet, vers
des faits objectifs, à savoir les référents (personnes, objets, phénomènes, etc.,) sans lesquels il n'y aurait
pas de communication possible.
Cette fonction englobe les informations objectives que véhicule le message. Par exemple, l'énoncé
de faits qui se produisent quelque part.
La fonction poétique
Pour Jakobson « la visée poétique du message en tant que tel, l'accent mis sur le message pour
son propre compte, est ce qui caractérise la fonction poétique du langage. Cette fonction ne peut être
étudiée avec profit si on perd de vue les problèmes généraux du langage [...]. La fonction poétique n'est
pas la seule fonction de l'art du langage, elle en est seulement la fonction dominante, déterminante,
cependant que dans les autres activités verbales elle ne joue qu'un rôle, accessoire voire
complémentaire. »
Il s'agit donc de mettre en évidence tout ce qui constitue la matérialité propre des signes, et du code
de plus cette fonction fait référence à la structure d’un message d’un texte. Cette fonction permet de
faire du message un objet esthétique, même de façon minimale. Les efforts liés aux sonorités et à
l'ordre des mots, à la mise en page concernent la fonction poétique. Le niveau de langue, le ton, la
hauteur de la voix construisent aussi la fonction poétique d'un message oral.
Un message est dit « verbal » lorsqu’il est fait dans une symbolique écrite ou orale, impliquant des
combinaisons et des normes communes (une langue, ou plus généralement un langage). Cela inclut
l’écriture, la langue des signes, la voix... L’art de conceptualiser ce message dans un langage afin de
minimiser les interférences est appelé Rhétorique.
Il est dit « non verbal » lorsqu’il se base sur la compréhension implicite (culturelle souvent) de gestes,
de mimiques, de couleurs, ou d’odeurs, non conceptualisé par un langage.
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La typologie de textes
Les principales caractéristiques des différents types de textes
TYPES DE FONCTION Genre D’ECRIT CARACTERISTIQUES/ EXEMPLES
TEXTE DOMAINE D’APPRENTISSAGE EN
LANGUE
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Littérature passé composé (1ère et
2ème personne)
Orthographe : Accords dans
la phrase interrogative,
majuscules (dialogue).
Vocabulaire : Niveaux de
langue
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Type Poétique - Jouer sur le Poèmes Sonorités Grammaire : Structure
ou Rhétorique langage Publicité Présence de figures syntaxique, ponctuation,
- Faire rêver Chanson de styles majuscules
Littérature, Arts Jeux sur les mots Conjugaison : Selon le
visuels, Musique Absence ou présence poème.
de ponctuation Orthographe : Utilisation du
dictionnaire.
Vocabulaire : dérivés, Polysémie,
comparaisons, champ lexical
Il s'agit évidemment de catégories de classement un peu artificielles. Rares sont les textes
"purs", la plupart jouent avec les limites et se présentent sous une forme composite.
Pas mal de textes sont, du reste, constitués à partir de séquences textuelles de types
différents. On peut ainsi trouver des poésies dont le type est à la fois descriptif, narratif,
dialogué et argumentatif (c'est le cas de la fable). A l'inverse, un texte narratif peut être
représenté dans des genres différents : roman, conte, fait divers, récit de vie...
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poursuivie
accroître les texte informatif la plupart des textes contenus dans les manuels scolaires et
connaissances les encyclopédies, articles de presse, comptes rendus
d'expériences, articles scientifiques...
pousser à agir texte injonctif recette, notice de montage, consignes, règlements, règles
de jeu...
modifier les opinions texte publicité, critique de film, de livres, d'oeuvres d'art, éditorial,
argumentatif plaidoyer, dissertation, essai...
créer un univers texte poétique l'accent est mis sur le langage, les images, les sonorités:
imaginaire poème (et ses multiples formes), prose poétique, chanson,
comptine, slogan publicitaire, proverbe, dicton, certains
textes d'humour...
Remarque:
1. Un texte peut poursuivre plusieurs intentions.
2. Un auteur peut masquer son intention véritable.
Les cinq superstructures
Ce terme désigne l'organisation globale du texte où des composantes obligatoires sont placées
dans un certain ordre.
type de construction nom Exemples
Forme du récit (schéma superstructure reportage (journalistique), fait divers, récit de vie, récit
narratif) narrative historique, parabole, conte, légende, roman (et ses
nombreux sous-genres), nouvelle, histoire drôle...
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Enonciation
Les genres
Le genre est une catégorie de classement de textes définie par une tradition (par exemple,
la pratique scolaire, le champ littéraire d'une époque donnée) ainsi les quatre genres majeurs:
le roman, la poésie, le théâtre, le texte argumenté.
Ces genres se ramifient selon les théoriciens de la littérature en sous-genres ainsi le
roman se décline en variations : roman policier, roman historique, roman sentimental, roman
épistolaire ...
Certains genres sont littéraires on y observe une préoccupation esthétique :
fable, conte merveilleux, roman, conte fantastique, nouvelle réaliste, sonnet, essai.
D'autres sont figés par la pratique et obéissent à une fonction d'utilité sociale : curriculum vitae,
exposé, débat, interview, rapport de réunion, divers genres journalistiques...
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• La volonté de convaincre et/ou de persuader mobilise à des fins
personnelles les ressources des textes explicatif et injonctif : utilisation
partiale des exemples, questions rhétoriques.
• Le paratexte : la source, la mise en page, l’illustration, le titre…
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7) Texte Expose une opinion - donne un avis (parfois en - articles de réflexion ;
argumentatif ou défend un point polémiquant) ; - éditoriaux ;
de vue. - apporte des preuves ; - courrier des lecteurs ;
- utilise souvent des petits mots - publicité ;
comme : car, parce que, ainsi, -…
néanmoins, or, …
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adjectifs Mon, ma, mes, notre, votre,
possessifs leur, nos, vos, leurs
adjectifs Ce, cette, ces cet
Démonstratifs
adjectifs Quel !, quelle !, quelles !,
Exclamatifs quels !
Adjectifs Quel ?, quelle ?, quelles ?,
Interrogatifs quels?
Adjectifs Un, deux, trois, cent
numéraux
Adjectifs indéfinis Tout, toute, tous, chaque, aucun,
plusieurs…
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Relatif Il suit un nom qu’il Qui, que, quoi, dont, où
remplace
2.Les fonctions.
Si l’on continue la comparaison à la carte d’identité, la fonction serait l’adresse et le travail
du mot. En effet, s’il « déménage » dans la phrase, elle changera.
On dit que la fonction est « ce que le mot fait dans la phrase. »
Exemple :
- David part en vacances.
- Je prête un DVD à David.
Dans la première phrase « David » est sujet de la phrase car il fait l’action.
Dans la seconde, il est COI car il répond à la question : « A qui ? ».
Fonction Question Exemple
Sujet Qui fait l’action ? David part en vacances
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COI (complément indirect) De quoi, de qui, à qui, à quoi David parle de voitures.
après le verbe ?
Compléments
circonstanciels
Lieu Où ? David part à la mer.
Temps Quand ? David part samedi.
Manière Comment ? David part en train.
But Pourquoi ? David part pour étudier.
Complément d’agent Qui fait l’action de la phrase Les voleurs ont été pris par la
passive ? police.
Compétences : être capable de classer les mots selon la nomenclature grammaticale et être
capable d’identifier dans un texte la classe d’un mot.
Démarche :
Les activités s’effectuent tout au long de l’année soit lors de séances de grammaire
spécifiques, intégrées dans une séquence d’apprentissage, soit au fil d’une lecture, lors d’une
séance décrochée.
Phase 1 : Rappel de l’objectif de la séance (Identifier les classes grammaticales des mots
dans une phrase) et de la méthode (Classement, c’est-à-dire, regrouper des éléments qui ont
les mêmes propriétés).
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Support : Une phrase extraite d’un texte, proposée par un élève ou choisie par l’enseignant.
Phase 2 : déroulement
- Les élèves classent individuellement sur leur cahier les mots proposés et les étiquètent
en justifiant leur classement.
- Mise en commun des recherches dans des groupes de 4 élèves. Ils doivent produire un
tableau commun. Une colonne « Je ne sais pas » est prévue en cas de désaccord ou
d’incertitude.
Phase 3 : Synthèse collective. Les affiches sont comparées : les propositions communes sont
validées, les différences discutées et justifiées à l’aide des manipulations orales évoquées
ci-dessus.
Il désigne un être, une chose ou une idée Ils portent sur un élément de la phrase (verbe, adjectif,
Nom commun (variable) autre adverbe) ou la phrase tout entière ; on peut les
supprimer sans que la phrase devienne agrammaticale)
Nom propre (invariable) Adverbes
Ex : Il savourait encore sa vengeance.
Ex : La Seine est un des fleuves français.
Il caractérise le nom et s’accorde avec lui Elles joignent deux mots ou groupes de mots ou deux
Adjectif propositions
Ex : Les nouvelles sont des récits brefs. Conjonctions de coordination
Ex : Elle ne lui fit un serment et une promesse.
Il désigne une action ou un état , se Elles réunissent une proposition principale avec une
conjugue (reçoit les marques de temps et proposition subordonnée
de personnes) Conjonctions de subordination
Verbe Ex ; Quand elle rentre, elle fait ses devoirs.
Ex : Sébastien riait fort.
Il remplace (c’est-à-dire il a les mêmes Elles traduisent des bruits, expriment des émotions.
fonctions que le groupe du nom) un nom Onomatopées (et interjections)
Pronom Ex : Boum ! Elle tomba.
Ex : Elle lui donne du pain. / « Oh ! » S’écria-t-il.
La boulangère donne du pain aux oiseaux.
Limites de cet outil qui reste un point de départ avant toute manipulation linguistique
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La limite la plus évidente repose sur un étiquetage fragmenté des mots. La notion de
groupes n’apparaît pas. Elle devra être systématisée par les séances de manipulation.
De même, une liste plus exhaustive devra être donnée aux élèves pour compléter
certaines classes de mots, notamment celle des conjonctions de coordination.
NB : La notion de groupe nominal doit être affinée pour montrer que le nom est le noyau du
groupe et qu’il n’est pas obligatoirement constitué d’un adjectif mais peut-être complété par
une proposition subordonnée relative (ce que le tableau ne permet pas d’insérer) ; mais il ne
s’agit plus alors d’une classe de mot ; la même remarque est vraie pour le groupe
prépositionnel complément du nom.
Dans la partie « mots invariables », matérialisée en blanc et dont les initiales de chaque catégorie
forment le mot PACCO, facilement mémorisables pour les élèves:
Prépositions : une préposition n’introduit pas nécessairement un GN complément (ex : les
COD). Mélange de classe et fonction.
Adverbes : quand l’adverbe modifie le verbe, il est mobile dans les limites du groupe verbal,
ce ne sont pas les mêmes adverbes qui peuvent être détachés : adverbe à valeur
circonstancielle, modalisateurs de l’énoncé ou de l’énonciation.
Conjonctions de coordination : elles peuvent relier deux propositions indépendantes ou
subordonnées).
Conjonctions de subordination : le problème du « que » n’est pas mentionné. ( « que » peut
avoir une fonction dans la subordonnée (pronom relatif) ou ne pas en avoir (conjonction) . En
indépendante, « que » peut aussi être pronom interrogatif ou adverbe).
Onomatopées : elles sont confondues avec les interjections.
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Rappel des principales propriétés des classes de mots
I) Identification et classement du nom
Distinction nom commun et nom propre à partir de leurs points communs et de leurs différences
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sans que la phrase devienne
agrammaticale)
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fragile »/ « Fragile, cet objet
l’est sûrement ».
2e niveau Différencier et classer les On peut parfois avoir deux Dans des situations
déterminants et analyser déterminants qui se suivent particulières (noms
l’impact sémantique (« le devant un nom : « tous les commençant par une voyelle) et
chien »/ « ce chien »/ enfants sont sages ». pour des questions
« mon chien »…) phonologiques, le déterminant
Différencier les ne s’accorde pas en genre :
déterminants définis ou « son armoire ».
indéfinis (combinables
entre eux = un certain
garçon), démonstratifs,
possessifs, numéraux,
interrogatifs, négatifs
(analyser l’impact
sémantique)
5ème et 6ème AP : identifier le verbe à l’aide des variations syntaxiques : verbes avec des compléments
(selon leur nature : exemple de l’attribut), sans complément, des adverbes modifiant le verbe) pour
asseoir la notion de groupe verbal ; l’accord sujet/verbe aux temps simples et composés (accord du
participe passé) ; mémoriser les conjugaisons au programme en dégageant les règles d’engendrement
qui permettent de cerner les analogies (régularités orthographiques liées aux personnes, aux temps…).
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Support : « Monsieur Lune et ses souris ».
Monsieur Lune élève des souris qu’il dresse pour un numéro de cirque. Pour préparer la piste, il trace
à la craie un chemin sur le sol de la cour. Il enfonce une pointe et la tord, place des obstacles ou des
bouts de fromage, noue un fil, bouche un trou, colle des marques.
Au départ, chaque souris est à sa place. Il pointe du doigt l’animal qui doit commencer. A voix basse, il
commande :
« Ferme la porte ! Marche plus vite ! Cours ! Attention à l’escalier, une marche, deux. C’est bien.
Maintenant, vas-y, danse et souris en regardant le public. »
A sa meilleure élève, il réserve un numéro difficile. La souris porte une bille. Il la menace :
« Si tu la lâches, je te livre au chat ! » Mais la bestiole avec sa charge sur le dos suit la trace jusqu’à la
fin ; puis, elle la lance dans une coupe. Elle salue et esquisse une petite danse.
Ravi, M. Lune la récompense tout de suite. Il coupe un morceau de pain, le beurre généreusement,
ajoute même un peu de bon miel de sa réserve.
Phase 2 : déroulement
Classer les verbes en les distinguant de leurs homographes.
La difficulté pour les élèves sera de distinguer les verbes (en gras dans le texte) de leurs homographes
nominaux (soulignés dans le texte).
Pour effectuer ce classement, les élèves sont obligés de prendre en compte le contexte et de procéder
aux manipulations suivantes pour justifier leur classement:
- changement de temps ou de personne pour les verbes
- ajout d’un pronom personnel sujet devant les homographes verbaux
- ajout ou changement du déterminant pour les homographes nominaux.
Difficultés quant aux prises de repères habituelles pour « le beurre », « la lance » (en italiques dans le
texte) car les pronoms personnels objets s’intercalent entre le sujet et le verbe et lui donnent une
apparence de nom.
En 6e : demander d’écrire un texte dans lequel tous ces mots apparaîtront une fois comme nom et une
fois comme verbe.
Les épaisses guirlandes de houx et de gui ont été installées (1) dans le château et sont accrochées
(2) le long des couloirs, de mystérieuses lumières brillent (3) à l’intérieur de chaque armure et la grande
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salle est remplie (4) de ses douze sapins habituels qui ont revêtu (5) leurs étoiles d’or.
(2) - Les épaisses guirlandes de houx et de gui sont accrochées par les domestiques.
- Les domestiques ont accroché les épaisses guirlandes de houx et de gui.
- Les domestiques accrochent les épaisses guirlandes de houx et de gui.
• Qu’est-ce qui manque pour que la phrase que vous avez trouvée soit complète ?
- La grande salle est remplie de ses douze sapins habituels par les domestiques.
- Les domestiques ont rempli la grande salle de ses douze sapins habituels.
- Les domestiques remplissent la grande salle de ses douze sapins habituels.
➢ La voix passive d’un verbe se forme avec l’auxiliaire « être » et le participe passé du verbe.
Pour savoir si un verbe est à la voix passive ou à la voix active, ou notamment conjugué au passé
composé, on vérifie si :
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- le verbe se forme aux temps composés avec l’auxiliaire » avoir » et non l’auxiliaire « être ». Pour
cela, on met le verbe à l’infinitif et l’on cherche si la forme « auxiliaire avoir + forme adjective du
participe passé » se rencontre en français.
- le verbe admet un COD (suggérer aussi de le vérifier sur l’infinitif) ;
- pour former une phrase passive à partir d’une phrase active, il est aussi possible de déplacer le
sujet de la phrase active et de le positionner après le verbe, à la place d’un complément en
l’introduisant par la préposition « par »;
- pour former une phrase active à partir d’une phrase passive, il est possible d’ajouter un
complément dit « d’agent » introduit par la préposition « par » qui devient le sujet de la phrase
active ;
-
NB : Les phrases passives les plus nombreuses sont les phrases passives sans agent.
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rapportées
REMARQUE : Dans le Discours Direct, il ne peut pas y avoir de que / qu'., donc,
Exemple : Ne dites pas : " Il voudrait être décoré ", qu'il m'a dit.
Mais dites : " Il voudrait être décoré ", m'a-t-il dit
Verbes introducteurs :
Dans ces deux types de discours - Discours Direct et Discours Indirect - les paroles
rapportées sont annoncées à chaque fois par le verbe " m'a dit ". (dire)
Ce verbe qui introduit tout ce qui sera dit, rapporté est appelé : verbe introducteur ou
encore verbe introducteur de paroles.
1 ) Place des verbes introducteurs : ils peuvent se trouver,
A) Devant les paroles rapportées,
Exemple : Il me dit : " Tu me ferais plaisir si tu m'écrivais."
B) Après les paroles rapportées. Là, il y a inversion du sujet!
Exemple :" Tu me ferais plaisir si tu m'écrivais", me dit-il.
C) A l'intérieur des paroles rapportées entre deux virgules. Là, il y a encore inversion du sujet!
Exemple :" Tu me ferais plaisir, me dit-il, si tu m'écrivais".
2) On ne peut pas employer uniquement le verbe introducteur " de base " « dire », trop banal,
trop imprécis. Il faudra autant que possible le remplacer par des verbes plus
expressifs. (demander, affirmer, avouer,...)
On entre là dans le domaine des synonymes et de la construction, l'enrichissement de
phrases.
Passage Discours Direct / le Discours Indirect et inversement :
Le passage du style direct en style indirect ou inversement entraîne certains
changements de mode, de temps et de personne.
1) Les changements de MODE : Ils n'ont lieu que dans un cas.
A) Si le Discours Direct est à l'Impératif, la subordonnée du Discours Indirect
a) Se met au Subjonctif Présent ou Imparfait selon la concordance des temps ou,
b) Est remplacé par un infinitif introduit par "de".
Exemples:
Discours "Reviens demain!" me dit-il.
Direct (Présent)
Discours indirect Il me dit que Il me dit de revenir demain.
je revienne demain.
Subjonctif un infinitif introduit par "de"
Exemples 2:
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Indicatif "Je sais bien ma leçon", dit-il. Il dit qu'il sait bien sa leçon.
Subjonctif "Que tout le monde se taise!" dit-il. Il dit que tout le monde se taise.
conditionnel "Cela me ferait plaisir", me dit-il. Il dit que cela lui ferait plaisir.
2) Les changements de TEMPS : Ils ne concernent que le Discours Indirect.
Ils n'ont lieu que dans un cas.
Ils suivent la concordance des temps.
En fait, tout dépend du temps du verbe introducteur du Discours Indirect.
A) Cas du Discours Direct : Pas de changement quand le verbe introducteur change de temps.
Exemples :
Présent Il dit : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
Futur Il dira : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
Passé Il a dit : " Je suis franc, je l'ai toujours été et je le serai toujours. "
B) Cas du Discours Indirect : Si le verbe introducteur est au passé, on a 3 cas selon le temps
employé dans le Discours Direct
Exemples :
3) Les changements de PERSONNES :
Ces changements se font sur verbes, les pronoms personnels, et les pronoms et adjectifs
possessifs.
Ces changements se font dans 2 cas.
Il y a un troisième cas sans changement.
A) Cas sans changements : les pronoms personnels, les pronoms et les adjectifs
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possessifs de la 3° personne restent, dans le Discours Indirect, à la 3° personne.
Exemples :
Discours Direct <==> Discours Indirect
" Il n'écoute rien ", te dis-je. <==> Je te dis qu'il n'écoute rien.
" Chacun chérie les siens ", dit-on. <==> On dit que Chacun chérie les siens.
" Leur honneur est sauf ", dit-elle. <==> Elle dit que Leur honneur est sauf.
B) Cas de changements 1 : les pronoms personnels, les pronoms et les adjectifs
possessifs de la 1° personne sont remplacés, dans le Discours Indirect, par des pronoms
personnels, et les pronoms et adjectifs possessifs à la 3° personne.
Exemples :
Discours Direct <==> Discours Indirect
"Je n'entends rien ", dit-il. <==> Il dit qu'il n'entend rien.
" Ma soeur est arrivée ", dit-elle. <==> Elle dit que sa soeur est arrivée.
" Nous ne voyons rien ", disent-elles. <==> Elles disent qu'elles ne voient rien.
" Jai perdu tous les miens ", dit-il. <==> Il dit qu'il a perdu tous les siens.
C) Cas de changements 2 : les pronoms personnels, et les pronoms et adjectifs possessifs de
la 2° personne sont remplacés, dans le Discours Indirect, par des pronoms personnels, et
les pronoms et adjectifs possessifs à la 1° personne
Discours Direct <==> Discours Indirect
" Tu avais raison ", me dit-elle. <==> Elle me dit que j'avais raison.
" Vous avez tort ", disent-ils. <==> Ils disent que nous avons tort.
" Tes conseils me* sont utiles ", dit-il. <==> Il dit que mes conseils lui* sont utiles.
" Mes* intérêts sont les vôtres ", dit-elle. <==> Elle dit que ses* intérêts sont les nôtres.
Cas de changements 1
4) Les changements de certains mots :
Changements sur certains : pronoms-adjectifs démonstratifs, adverbes de lieu ou de
temps se rapportant à la 1° personne :
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jurer ironiser
assurer persiffler
On essaiera d'aborder cette notion large et compliquée sur le plan linguistique le plus
simplement possible, gardant à l'esprit que cette leçon doit aider des personnes qui ne sont
pas des grammairiens mais des élèves de tous niveaux.
II ) DEFINITION :
Les connecteurs sont des mots ou des locutions servant à organiser un texte. Ils sont
employés pour relier :
° ) des paragraphes,
° ) des phrases,
° ) des propositions.
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3 ) les connecteurs logiques utilisés pour développer une argumentation, une analyse, un
discours suivant le plus souvent le structure - thèse, antithèse, conclusion- (or, donc, par
conséquent, etc.).
Exemple :
On l'accusait du meurtre. Or ce jour là il était en voyage. Donc cela etat impossible. Par
conséquent il fut libéré.
Nous nous porterons notre attention principalement sur les connecteurs
logiques
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part, d'autre part - puis - ensuite
- de plus - par ailleurs - enfin -
c'est-à-dire - ainsi - par exemple
- notamment - en effet - citons
ALTERNATIVE ou soit..., soit... - ou bien..., ou bien... soit que..., soit que...
2 ) Deuxième tableau :
d'addition Et, de plus, puis, en outre, non seulement ... mais encore, de surcroît, ainsi que, également
d'alternative Ou, soit ... soit, tantôt ... tantôt, ou ... ou, ou bien, seulement ... mais encore, l'un ... l'autre, d'un côté ...
de l'autre
de but Afin que, pour que, de peur que, en vue que, de façon à ce que
de cause Car, en effet, effectivement, comme, par, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que,
grâce à, à cause de, par suite de, eu égard à, en raison de, du fait que, dans la mesure où, sous
prétexte que
de comparaison Comme, de même que, ainsi que, autant que, aussi ... que, si ... que, de la même façon que,
semblablement, pareillement, plus que, moins que, non moins que, selon que, suivant que, comme si
de concession Malgré, en dépit de, quoique, bien que, alors que, quel que soit, même si, ce n'est pas que, certes, bien
sûr, évidemment, il est vrai que, toutefois
de conclusion En conclusion, pour conclure, en guise de conclusion, en somme, bref, ainsi, donc, en résumé, en un
mot, par conséquent, finalement, enfin, en définitive
de condition, de Si, au cas où, à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, à supposer
supposition que, en supposant que, dans l’hypothèse où, dans le cas où, probablement, sans doute, apparemment
de conséquence Donc, aussi, partant, alors, ainsi, ainsi donc, par conséquent, si bien que, d'où, en conséquence,
conséquemment, par suite, c'est pourquoi, de sorte que, en sorte que, de façon que, de manière que,
si bien que, tant et si bien que
de classification, D'abord, tout d'abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement, en deuxième lieu, en second
d'énumération lieu, deuxièmement, après, ensuite, de plus, quant à, en troisième lieu, puis, en dernier lieu, pour
conclure, enfin
d'illustration Par exemple, comme ainsi, c'est ainsi que, c'est le cas de, notamment, entre autres, en particulier
de justification Car, c'est-à-dire, en effet, parce que, puisque, en sorte que, ainsi, c'est ainsi que, non seulement ...
mais encore, du fait de
de liaison Alors, ainsi, aussi, d'ailleurs, en fait, en effet, de surcroît, de même, également, puis, ensuite, de plus,
en outre
d'opposition Mais, cependant, or, en revanche, alors que, pourtant, par contre, tandis que, néanmoins, au
contraire, pour sa part, d'un autre côté, en dépit de, malgré, au lieu de, d'une part...d'autre part
de restriction Cependant, toutefois, néanmoins, pourtant, mis à part, ne ... que, en dehors de, hormis, à défaut de,
excepté, sauf, uniquement, simplement
de temps Quand, lorsque, comme, avant que, après que, alors que, dès lors que, depuis que, tandis que, en
même temps que, pendant que, au moment où
3 ) Troisième tableau :
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Cause à cause de car parce que venir de
à la suite de en effet puisque découler de
en raison de comme résulter de
grâce à étant donné que provenir
du fait de
Conséquence au point de de là pour que causer
ou but de peur de d’où afin que impliquer
assez… pour donc si bien que entraîner
pour aussi de façon que provoquer
afin de par conséquent de sorte que susciter
en vue de en conséquence dès lors que etc.
c’est pourquoi tellement que
ainsi tant que
dès lors au point que
Addition outre et outre que s’ajouter
en plus de en plus sans compter que marier
en sus de de plus et etc.
en outre
par ailleurs
ensuite
d’une part… d’autre
part
aussi
également
Concession malgré mais bien que s’opposer à
ou opposition en dépit de or quoique contredire
loin de néanmoins même si avoir beau (+ verbe)
contre cependant alors que réfuter
au contraire de pourtant tandis que etc.
au lieu de toutefois tout… que…
au contraire quelque… que…
inversement
en revanche
Hypothèse en cas de si à supposer que
au cas où
pour le cas où
selon que
suivant que
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o 1. Les pronoms relatifs
o 2. Les conjonctions de subordination
o 3. Faire la différence entre un pronom relatif et une conjonction de subordination
a) Le pronom relatif
b) La conjonction de subordination
II - La phrase complexe
Chaque partie de la phrase complexe s’appelle une proposition :
Ensuite on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
Première proposition Deuxième proposition
Chaque proposition s'organise autour d'un noyau constitué par le verbe.
Les propositions d’une même phrase peuvent être soit juxtaposées, soit coordonnées,
soit subordonnées.
1. La juxtaposition
Deux propositions sont unies par un simple signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux
points). Le lien qui unit ces deux propositions est alors implicite :
Il passait pour riche, il était pauvre en réalité.
En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’aucun mot ne signifie explicitement le lien logique
entre les deux propositions qu’il n’existe pas. On pourrait d’ailleurs facilement le rajouter :
Il passait pour riche, mais il était pauvre en réalité.
2. La coordination
Un mot coordonnant - une conjonction de coordination ou un adverbe - exprime explicitement la
relation entre les deux propositions.
Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, puis on remit la pierre par-dessus.
a) Les conjonctions de coordination
Mais, ou, et, donc, or, ni, car
b) Les adverbes
Les adverbes permettent d’exprimer la relation logique entre deux propositions (ainsi, aussi, en
effet, par conséquent, au contraire, d’ailleurs... ). Ils sont très utilisés dans l’argumentation. Ils
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indiquent égalementune progression dans le
texte (premièrement, d’abord, ensuite, puis, enfin, finalement... ).
c) L’emploi des conjonctions de coordination
- mais exprime l’opposition : Ce lettré fuyait toujours la foule mais connaissait les hommes.
- ou exprime l’alternative : Montrez-moi patte blanche, ou je n’ouvrirai point.
- et exprime l’addition : Triel est un génie de premier rang et il a le département de la haute Asie.
- donc exprime la conséquence : Vous avez vu notre armée, donc vous savez que nos jeunes
officiers se battent très bien.
- or introduit un nouvel argument ou une nouvelle idée importants pour la suite du raisonnement
ou du récit : Le petit chaperon rouge prit le chemin de la forêt, or le loup y rôdait.
- ni généralement répété exprime l’alternative (c’est l’équivalent négatif de « et ») : Il ne pensait
pas qu’il viendrait ni qu’il serait accompagné.
- car exprime la cause, une explication voire une justification : Le repas fini, chacun d’eux s’en
alla car pas un ne pouvait souffrir l’autre.
III - La subordination
Dans cet exemple, la proposition « qui allait combattre l’armée indienne » est dite proposition
subordonnée, car elle est dépendante de la première proposition que l’on appelle proposition
principale. En effet, elle ne peut exister toute seule ; on ne peut pas dire « qui allait combattre
l’armée indienne » tout seul, sans la première proposition (« Il rencontra l’armée persane »).
Une proposition subordonnée peut être reliée à la proposition principale soit par un pronom
relatif soit par une conjonction de subordination.
1. Les pronoms relatifs
Qui, que, quoi, dont, où sont les principaux pronoms relatifs. Il faut ajouter à cela les pronoms
relatifs composés lequel, laquelle, lesquels (le)s parfois précédés de la
préposition de (duquel, desquels) ou à(auquel, auxquels(le)s).
2. Les conjonctions de subordination
On trouve essentiellement la conjonction de subordination que ainsi que toutes les
conjonctions contenant que (si bien que, bien que, dès que, alors que, tant que, parce
que, puisque, pour que, quoique, avant que, après que... ). Les autres conjonctions de
subordination sont quand, comme et si.
3. Faire la différence entre un pronom relatif et une conjonction de subordination
a) Le pronom relatif
Le pronom relatif reprend un nom. C’est la raison pour laquelle on le trouve souvent après
un nom :
L’antichambre était remplie de gens qui se plaignaient.
Le pronom relatif reprend le nom « gens » (que l’on appelle alors l’antécédent).
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b) La conjonction de subordination
La conjonction de subordination est souvent placé après un verbe :
Il dit que la guerre est déclarée.
La proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination est
dite complétive, car elle complète le verbe à la manière d’un COD.
Parfois la conjonction de subordination exprime une circonstance (de temps, de cause... ) :
Il était plongé dans ces idées funestes, quand il se présenta à la porte un homme grave.
La proposition subordonnée introduite par une telle conjonction de subordination est
dite circonstancielle (ici de temps) à la manière d’un complément circonstanciel.
Phrase simple
La phrase simple contient un seul verbe conjugué ou plusieurs verbes conjugués reliés par
une virgule (juxtaposition) ou par une conjonction de coordination.
N.B. La phrase simple ne contient pas de mots de subordination.
Il s’est réveillé à 7 h, s’est levé,s’est J’irai vous voir ou je vous téléphonerai.
rasé et a déjeuné.
Il n’est pas venu me voir ni ne m’a J'irai vous voir bientôt.
téléphoné.
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les mots de subordination
Il y a cinq sortes de mots de subordination :
conjonctions de subordination
Quand je la verrai, je lui parlerai de toi.
pronoms relatifs
Le livre dont je te parle vient d’être publié.
adjectifs interrogatifs
Dis-moi quelles villes tu as visitées.
adverbes interrogatifs
Dis-moi où tu es allé.
pronoms interrogatifs
Dis-moi à qui tu as parlé.
Conjonctions imposant le subjonctif
à condition que à moins que à supposer que
afin que avant que bien que
de crainte que de peur que en admettant que
en attendant que jusqu’à ce que malgré que
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pour que pourvu que quoi que
quoique sans que soit que
La lexicologie
La langue est avant tout un instrument de communication, c’est aussi un instrument qui
suit l’évolution culturelle, scientifique et sociale ce qui entraîne la création de nouveaux mots.
Le signe linguistique :
Le mot est aussi un signe linguistique qui est la plus petite unité ayant une signification dans
la langue. Exemple : chien, enfant, cela, qui, les désinences verbales « ent » sont aussi des
signes puisque elles marquent aussi une différence de sens.
Le signe est formé de l’union d’un signifiant et d’un signifié :
➢ Le signifiant, c’est la réalité matérielle du signe, réalité orale, phonétique l’ensemble des
sons composants le signe ; réalité écrite, graphique.
➢ Le signifié, c’est le sens et l’image mentale auxquels renvoie le signe.
Monosémie / Polysémie
On parle de monosémie lorsqu’un mot a un seul sens ; il existe peu de mots monosémiques ;
ils appartiennent généralement au vocabulaire scientifique ou technique : kilomètre,
encéphalogramme, carburateur…
La plupart des mots sont polysémiques ; le sens changera selon le contexte et le domaine
dans lequel le mot est utilisé.
Exemples :
- Le géographe étudie le relief de la Terre. (la planète)
- Le jardinier fertilise la terre avant de planter ses rosiers. (la terre du jardin)
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- Autrefois des propriétaires prenaient le nom de leur terre. (pays)
Pour former de nouveaux mots, le français peut utiliser des mots existant déjà dans la
langue, soit en y ajoutant des préfixes ou des suffixes, soit en les faisant changer de classe
grammaticale, on parle alors de dérivation.
La dérivation est un procédé qui consiste, à partir d’un mot de base, à fabriquer un mot
nouveau, soit par addition, soit par suppression, soit par remplacement d’éléments appelés
préfixes et suffixes. Préfixes et suffixes viennent s’ajouter à un mot de base appelé radical les
mots ainsi fabriqués sont appelés dérivés.
Quelques préfixes : a-, re-, mé-, dé-, re-, entr-, ap-, em-, par-, hyper-, mini-, co-,
Refaire, accourir, désarmer, mésestimer, s’entraider, emporter, coéquipier, hypermarché…
Quelques suffixes : -er, -ir, -tion, -ement, -eur, -eux, -age, -iste…
Goûter, fleurir, construction, transparence, blancheur, changement, fleuriste, postal…
La composition :
La composition, c'est la juxtaposition de deux éléments (au moins) qui peuvent servir par ailleurs de bases à des
dérivés ; c'est-à-dire des éléments qui existent à l'état libre, des mots simples souvent (dans la composition
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populaire, ordinaire : un bébé-éprouvette) ; ou des éléments qui ne pourraient pas exister en français à l'état libre
(ex : radicaux latins ou grecs) mais pourraient
engendrer quand même des dérivés (il existe des dérivations savantes, dont le radical est pris sur le latin).
•Ils sont formés de deux mots ou de deux radicaux associés.
•Un mot composé s'écrit en un seul mot en deux mots.
•Les deux mots sont juxtaposés ou liés par un trait d’union, par une préposition ou par
les deux :
- Association de deux radicaux latins ou grecs : orthographe = ortho + graphe.
- Deux mots (nom +adjectif) juxtaposées : chaise longue = chaise + longue.
- Deux mots (verbe + nom) liés par un trait d’union : abat-jour = abat + jour
- Deux mots (nom + nom) liés par une préposition : pomme de terre= pomme + de + terre.
- Deux mots (verbe + nom) liés par une préposition et des traits d’union : tire-au-flanc = tire + au
+ flanc.
Les familles de mots
Une famille de mots, c'est un ensemble de mots formés à partir du même radical. Ils ont la
même étymologie, c'est-à-dire la même origine.
Ces mots ne sont pas tous de même nature. On trouve généralement des noms, des verbes,
des adjectifs et des adverbes dans une même famille de mots.
Des mots de la même famille sont des mots qui sont construits à partir du même radical (du
même mot de base).
En général, tous les mots d'une même famille sont liés par un sens commun. En
connaissant le sens du radical, on peut deviner l'orthographe et le sens des mots de la même
famille.
Les mots de la même famille sont construits en ajoutant des préfixes et des suffixes au radical.
On dit que les mots de la même famille sont des mots dérivés du radical.
Exemples: Connaître (verbe) ; connaissance (nom) ; connu (adjectif).
Grandir (verbe) ; agrandir (verbe) ; grande (nom ou adjectif) grandeur (nom) ;
Agrandissement (nom) ; agrandi (adjectif) ; grandiose (adjectif) ; grandement (adverbe).
Les synonymes :
Des synonymes sont des mots qui ont le même sens ou des sens très proches. Deux mots
synonymes appartiennent toujours à la même nature(ou classe grammaticale). Des
synonymes sont des mots de même nature qui ont le même sens ou des sens très proches.
Les synonymes évitent les répétitions mais permettent également de préciser ou de modifier le
sens d'un mot ou d'une expression. Les synonymes peuvent appartenir à des registres de
langue différents.
Exemple :
1. Un enfant joyeux et un enfant gai. (Ici, joyeux et gai sont des synonymes.)
2. Bouger et remuer sont deux verbes synonymes.
3. Sombre et foncé sont deux adjectifs synonymes.
4. La promenade et la balade sont deux noms synonymes.
5. Souvent et fréquemment sont deux adverbes synonymes.
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Exemple : Gai et triste ; riche et pauvre...
Les homonymes :
Les homonymes sont des mots qui se prononcent et parfois s'écrivent de la même façon mais
n'ont pas le même sens. Les homonymes sont des mots qui se prononcent et parfois s'écrivent
de la même façon mais n'ont pas le même sens. Certains homonymes s'écrivant de la même
façon se distinguent par leur genre : l'un étant féminin et l'autre masculin. Il faut connaître les
principaux homonymes pour éviter les fautes d'orthographe et les confusions.
Les phrases suivantes contiennent toutes des homonymes :
- Il était une fois une marchande qui vendait du foie
dans la ville de Foix.
- Je buvais dans un verre vert, lorsqu'un ver se dirigea vers moi.
- Si six scies scient six cyprès, six cent six scies scient
six cent six cyprès !
- Ma mère est maire de cette ville de bord de mer.
- « Quel est le coût d'un coup de téléphone ? » demandait-elle
en tendant le cou.
Exemples :
- La page du cahier et le page qui accompagne le chevalier.
- La mousse du savon et le mousse du bateau.
- Le moule à gâteau et la moule (le coquillage).
- Le poêle pour le chauffage et la poêle pour faire les crêpes.
Exemples :
- Le comte et la comtesse ; un conte et raconter.
- Un chant et chanter ; un champ et champêtre.
- Le lait et la laitière ; il est laid et elle est laide.
- Un verre et de la verrerie ; vert et verte.
- Le sang et sanguin ; cent et le centième.
- Le porc et la porcherie ; un port et portuaire.
- Un saint et une sainte ; sain et saine.
Les paronymes
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent énormément et se prononcent presque de la
même façon mais qui n'ont pas du tout le même sens. Ils sont à l'origine de beaucoup
d'erreurs !
Les homonymes sont des mots qui se prononcent ou s'écrivent de la même façon (ou les deux) et
qui n'ont pas le même sens.
Ils comprennent les homonymes parfaits, qui se prononcent et s'écrivent de la même façon (ex. : la
tour / le tour), les homophones, qui se prononcent de la même façon mais s'écrivent différemment
(ex. : Je suis prêt à partir / il est tout près de toi) et les homographes, qui s'écrivent de la même
façon mais se prononcent différemment (ex. : les fils du tissu / les fils du roi).
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent énormément, se prononcent presque de la même
façon mais qui n'ont pas du tout le même sens
(ex. : conservation - conversation / approuver -éprouver, etc.).
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Les homonymes et les paronymes sont très nombreux en français. Ils sont à l'origine de nombreux
jeux de mots mais aussi de nombreuses erreurs d'orthographe ou d'emploi.
Exemples :
désert - dessert approuver - éprouver infester - infecter explorer - exploser
poison - poisson sceptre - spectre décrocher - décocher consommer -
cousin - coussin chevalier - chevalet phrase - phase consumer
éliminer - illuminer contacter - contracter
nation - notion vénéneux -
allusion - illusion enfuir - enfouir
prévenir - provenir effraction - infraction événement - avènement venimeux
précepteur - percepteur affliger - infliger
embraser - embrasser éruption - irruption
Le champ lexical :
Le champ lexical est le nom donné à un ensemble de mots ou d'expressions de natures
variées qui se rapportent à un même thème, à une même idée ou à un même domaine.
Pour qu'un champ lexical existe et soit pris en considération, il doit être constitué
d'au minimum trois mots.
Ex. : Le champ lexical de la mer se rapporte aux mots : vagues, iodé, embruns, écume, sable,
etc.
Un champ lexical est généralement constitué :
• d'un mot clé qui indique le thème exploité, des mots dérivés de ce mot et des
expressions qui en découlent.
Ex. : le champ lexical de la paix comprend des termes comme apaiser, apaisement, pacifique,
être en paix, etc.
• de synonymes et d'antonymes du mot clé et de ses dérivés.
Ex. : Pour le champ lexical de la paix, on trouve comme synonymes les mots calme, tranquillité,
sérénité et comme antonymes les mots guerre, guerroyer, conflit.
• de mots ou d'expressions satellites qui sont associés au mot clé.
Ex. : Le champ lexical de la paix donne des noms (ex. : colombe, réconciliation), des groupes
nominaux (ex. : le rameau d'olivier), des adjectifs (ex. : paisible, agressif) des verbes (ex. :
rétablir la paix, apaiser, agresser) ou encore des adverbes (ex. : paisiblement, agressivement).
Fonction
Le champ lexical regroupe l’ensemble des mots qui expriment la même idée ou qui se
rapportent au même domaine.
Un champ lexical permet surtout de comprendre le sens des textes, assurer une cohérence
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thématique, renforcer une impression. Il peut être composé de :
• noms communs (un musicien, une flûte)
• noms propres (Mozart, Christophe Maé)
• verbes (écouter, chanter)
• adjectifs qualificatifs (musical, vocal)
• adverbes (musicalement, vocalement)
Ces mots composent le champ lexical de la musique.
Dans un champ lexical, on peut trouver des synonymes (mélodie et air) et des mots de la même
famille (chanter, chanteur, chanson).
Leçons d’orthographe
Les lettres finales muettes
De nombreux mots ont une consonne finale muette, c'est-à-dire qu’elle n’est pas prononcée.
le début, le bruit, grand, à travers.
Pour trouver cette consonne finale, on peut former le féminin (des adjectifs par exemple) ou
trouver un mot de la même famille.
long → longue un marchand → une marchande
Ce n’est pas toujours possible et il y a des exceptions. Dans ce cas, il faut consulter un
dictionnaire.
la toux (tousser), jus (juteux), verglas (verglacer), choix (choisir), un nerf (nerveux)
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- là exprime le plus souvent un lieu. Il peut être remplacé par ici :
Nous étions là. Nous étions ici.
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- -f devient -ve : vif → vive
- -x devient -se, -ce ou -sse : mystérieux → mystérieuse, doux → douce
- -et devient -ète ou -ette : discret → discrète, coquet → coquette
- -er devient -ère : léger → légère, entier → entière
Certains adjectifs ont une terminaison très différente au masculin et au féminin : nouveau →
nouvelle, frais → fraîche, public → publique
Lorsque le sujet est un groupe nominal composé de plusieurs mots, le verbe s’accorde avec le
nom noyau (le nom principal) de ce groupe nominal.
Les ouvrières de la ruche butinent les fleurs des champs.
L’estomac des abeilles est très petit.
Lorsque le sujet se compose de plusieurs noms au singulier, le verbe se met au pluriel.
L’apiculteur et son fils récoltent le miel de leur ruche.
Plusieurs verbes peuvent s’accorder avec un même sujet.
Les abeilles butinent les fleurs, récoltent le nectar et font du miel.
Le sujet peut être placé après le verbe. On dit alors qu’il est inversé.
Au loin volent des centaines d’abeilles.
Le participe passé et l’infinitif d’un verbe en –er se terminent par le son [e] mais ils n’ont
pas la même terminaison : -er pour l’infinitif, -é pour le participe passé.
Il ne faut pas utiliser un appareil qui est branché en présence d’eau.
Verbe à l’infinitif participe passé
Pour savoir s’il faut écrire le participe passé ou l’infinitif, on peut remplacer le verbe par un
verbe ne se terminant pas par –er. Ainsi on peut entendre la lettre finale.
Il ne faut pas poser de radio sur la baignoire. → Il ne faut pas mettre de radio sur la baignoire.
J’ai posé la radio sur l’étagère. → J’ai mis la radio sur l’étagère.
Choisir entre peu – peux – peut
Peux → verbe pouvoir, conjugué au présent de l’indicatif avec je, tu. On peut le mettre à
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l’imparfait. Tu ne peux pas partir. → Tu ne pouvais pas partir. Peut → verbe pouvoir, conjugué
au présent de l’indicatif avec il, elle, on. On peut le mettre à l’imparfait. Pierre peut attendre. →
Pierre pouvait attendre.
Peu → mot invariable qui signifie « pas beaucoup ». J’ai peu de temps attendre. → Je n’ai pas
beaucoup de temps.
Choisir entre quel(s) – quelle(s) – qu’elle(s) Quel(s)
- Quelle(s) → Déterminant (adjectif) interrogatif ou exclamatif. Il s’accorde en genre et en
nombre avec le nom qu’il accompagne. Quel âge as-tu ? Quelle chance nous avons !
Quels livres préfères-tu ? Quelles belles fleurs ! Qu’elle(s) → Forme contractée de « que
elle » = que + pronom personnel elle.
- Qu’elle, qu’elles peuvent se remplacer par qu’il, qu’ils ou que lui, qu’eux et sont suivis d’un verbe.
On pense qu’elle viendra. → On pense qu’il viendra.
Les accents
Il existe plusieurs accents :
▪ L’accent aigu, seulement sur le e : malgré, le ménage, j’ai chanté
▪ L’accent grave, seulement sur le e : ma mère, une bibliothèque, j’achève.
On met un accent grave également sur à et où.
▪ L’accent circonflexe qui peut coiffer toutes les voyelles : la hâte, l’arrêt, un abîme, le côté,
brûler.
▪ Le tréma indique en général que deux voyelles se lisent séparément. Il se met sur la deuxième
voyelle : un caïd, une pièce exiguë, Noël, Loïc …
ATTENTION ! On ne met jamais d’accent avant une consonne double : la terre – une pierre
–essuyer…
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- Je mets ses habits. Je mettais mes habits.
- Marc met la table. Marc mettait la table.
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