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VOYAGE

AU

NOUVEAU CONTINENT.

DE L'IMPRIMERIE DE SMITH.

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7

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4,

î J~ 'ke'

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~JL~* ~<~

J~Mt~

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~M~M~M~Q~M~M~M~M&

A. DE HUMBOLDT.

Jt)bec<xH~ne c~tc

e-*<~~ CL~M~C~C~

J~e~ef~M~btMt~e ~~MHM~,1

A. BONPLAND.

<

iî~M!MMMM~

JL~~UZEannées se sont écoutées depuis que je quittai l'Europe pour parcourir rintérieur.du. nouveau continent.

Livré, dès ma premt~e ~uaesse, àFëtuderde la natu~~ sen~iMeà la beauté agces~tB d'un so~ hep~é~d~ ïncatag~es et couvert d'antiques ~rêts, ai trouvé daus ce voyage ~des jouissances qui m'ont dédommagédes privation~attachées

à une vie tajbèrieuseet souventagitée.

j'ai essayé de faire partagerà ïnes lecteurs dans mes Cbh~t-

dérations sur &e~e~

des ~c~aM.c~ n'ont pas été Ïe seul fruit

forméedans le desseinde contribuer aux-progrès des sciences

physiques.Je m'étois préparé depuis long-temps aux obser-

vations qui étoient le but ppincipatdemonvoyagealazone torride;j'étois munidinstrumensd'un usage promptet facUe,

Ces jouissances, que

~M~&ï Physionomie

d'une entreprise

et dans 1'

et exécutés par les artistes

d" té', At.t

tes p~s dis~ngués;je jouiissôis

d de co~a~e

t

-.1

par

de la protection particutière d'un gouvernement~t, loin de mettre des entraves à mes recherches, m'a honoré constam-

meat-de

con~ance j'etois secondépar

un ami courageux et mstruit, et, ce qut est un rare bonheur

mentde marquesd'intérêt et de

Relation &MttM?ya~ Tbttt. Z

2

INTRODUCTION.

pour le succès d~untravail commun, dont le zèle et Fé~alitë

de caractèrene se sont jamaisdémentis,au milieudes fatigues et des dangers auxquels nous e~O~squ~uOfoisexposes. Dans des circonstances si favorables, parcourant des

régions qui, depuis

des siècles, sont restées presque incon-

nues à la plupart des nations de l'Europe, je pburrois dire

à l'Espagne même, nous avons récueilli; M.Ponpiand et moi, un nombre considérablede matériaux dont la publi- cation sembloit offrir quelque intérêt pour l'histoire des peuples et la connoissancede là naturey~s rechercher

ayant été dirigées vers des objets très-varies, nous n'avons pu en présenter les résultats sous la forme ordinaire d'un

journal nous les avons consignés dans plusieurs ouvrages

distincts,rédiges dansie même esprit, et liés entre eux par

la nature dès pt~pnomènesqui y sont discutes. Ce genre de

rédaction, qui ïait découvrir plus facilement 1 imperfection

des travaux partiels, n'est

propre du voyageur maisil

a rapport aux sciences physiques et mathématiques,parce que les dHïerentes branchés de ces sciences~ont rarement

cultivées par la ~ïlême classé Qeljecteurs."

Je m'étois proposé un double but dans le voyage dont je publiéaujoùrd'huï la relation historique. Je dësiroisfatré connôîtrë les pays que j'ât vistté;, et recueMlirdesfaits propresà rë~andre du jour sur ~ne science q~i est a peine `

pas avantageux pour l'amour est préférable pour tout ce qui

B

'ï~

~$'

'0~

parut le plus

et

quelles

~v~

.<

,3

,.9P;, de

'é~s '~i~~ ~Yetsr~e.r~el'. ~e ?!?

~~esde~

~ne

nos pecherchesa~ou~rotentde nouvellesespècesà celles qui sont déjà d~rîtes mà!s~['e~raïtt tou~urs connoiss~nc~ des ~its tsotés, quoï~e Bouvèaux, ceUe de reaehàîneïïient des<mt!5oE~ervés dep~s ~ioag-~mps, la découverted'un genre inconnu me paroïssoit bienmû'tnsin!tépessantequ une obser-

Vationsur tes rapports geogra~Mq~s des végétaux, sur les migrations des plantes ~o~~c~~ sur la limite de hauteur à laquelle s élèventleurs di~reMes tribus vers la cime des Cordillères. Lessciences physiques se Mennentpar ces mêmes liens qui unissent tous les phënoïnèn~s de la nature. La classi-

ncation des espèces ~ue l'on ~oiti~ë~rder comme la pat'tte fondamentalede la ~~n~ue,et dont l'ëtudeestdeveauepi~ attrayante~t plus ~nsMepar ~rintroduc~on des méthodesnatu- relles, est à la ~ireo~ra~hiedes yégëtauxce quela mineralogte descripttveestà~in~cationdespo~hesquicons~tuentlacr~ extepieuredu globe Poursaisîr les lois que suivent c~jpoches dansleur gisement, pour determti'ier Tage de teur ËM'ma~on successive et leur iden~tëdans les cëglons~ptusélo~

le géûloguedoit conno~.reavant to~t les &s~Hes Simples qui

T~TR~DF~ON.

composentla maasedes montagnes~ l'oïyctpgnQsî~ f enseigne les~earactèreset la Nomenclature.Men est ~e même

de cette partie de la physique 'du monde qui trotte des rapports; qu'ont lés rplantes'soiit e~tre elles, soit,avec le sol qu'elles habitent, soit avec Ta:ir qu'elles respirent et;modiSent. Les progrès dp la géographie des végétaux dépendenten grandepartie de ceux de la botaniquedescrip- tive, et ce seroit nuire ~à l'avancement des spienpes que de vouloir s'élever à desf idées générales,en négligeant la CQnnoissancedes faits, patrilcuners.

4

Ges considérations m'o~tt: guidé dans le cours de mes recherches elles: ont toujours,été présentes à mon esprit à

1 époque de mes études préparatoiï'es.Lorsque je commeneai

à lire le grand nombre de voyages qui composent, une partie si intéressante de la'littérature moderne je regrettai que les voyageurs les plus. instruits dans des branches isolées de l'histoire~natureUe?;eussent rarement reum des

connoissancesassez variées;pourj prpj&ter. de tous les. avan- tages~ qu'oNroitleur position.~ Il me:sembloit que l'impoE- tance dés résultats obtenus, jusqt~à~e jour, ne répondoït

pas entièrementaux~immensesprogrès que.plusieurs sciences,~ et nommémentla géolegie', ~histoire; des <modinçati<cmsde l~~ios~hère, la physiologie des animaux, et des plant<ës, ayoient'faits a la im du: dix hmtieBEseLsiècle.~Je voyois ayec~

peine', et tous: les sa vans ont, partagéce :senttmentavec moi,,

ÏNT~Dt~

t

que, tandis que le nombre ~J~

~1t!

de

jour en ~our, nousignorions encote~é~évatï~~

tant demontagnes et de pl~teaux~les psciUationsp~odtqnes de l'océan aérien, la lïmtte d~s neiges p~rpétu~elles sous le cercle pplaire et sur les bords de la zone t~rride, l'intensité variabledes forces magnétiques et tant d'autres phénomènes

égalementImportans, Les expéditions maritimes, les voyagesautour, du monde ont justement illustré les noms des naturalistes et des

astronomes que les gouvernemens ont appelés pour en partagerles périls; mais tout en donnant_desnotions exactes sur la configuration extérieure des terres, sur l'histoire physique de l'océan et sur. les productions des îles et'des

côtes, ces expéditionsparoissent moins propres à avancer

la géologieet d'autres parties de la physique générale, que des voyages, dans l'intérieur d'un continent. L'intérêt des

sciences~naturelles y est subordonné à celui de la géo-

3.

graphie et de ~> l'astronomie nautique. Pendant une navi-

gation. de plusieurs, années, la terre ne se présente que rarement, à l'observation du .voyageur; et, lorsqu'il la ,.r

rencontre~après de. longuesattentes, il la trouve souvent

dénuée de ses plus belles productions.Quelquefois,au-delà

dunejCÔtestérile, vertes,de verdure,

rechet:ches;et ce spectacle ne fait qu'augmenter ses regrets.

il aperçoit un rideau de montagnes cou- mais~que leur éloignement soustrait à ses

6

ïNTRO~CTÏON~

~.es voyages de terre p~ent de grandes dtniçultés~ le transport des instru~ena; et des coHections; n~ais diRicultes sont compeïfséespar des avantagéspeels dont il seroit inutile de ~re id~l'énumération. ~e n~est poMtt en parcourant les cotes que l'on peutreconnoîtrel~irecHon des chaînes dé montagnes e~ leur constitutiong~olbjg~que, le climat propre à chaque zone et son influence sur ~es formeset les habitudesdes êtres organises. Plus les conti~ens

ont de largeur, et plus on trouve développée,à la sur~c~du sol, la richessedes productions animaleset végétales;plus le noyau central des montagnesest éloigné des bordsde l'océan, et plus on observe, dans le sein de la terre~ cette variété de

couches pierreuses, dont la successionrégulière nousrévèle

l'histoire de notre planète. De sidéré isolément est empreint r

reconnoït également un dans

brutes réunies en roches, dansla distribution et les rapports

mutuelsdes plantes etdes animaux. C'eistle grand problème de la physique<lu monde, que dé déterminer la forme de ces types, les lois de ces rapports, les liens éternels qui enchaînentles phénomènesde la vie et ceux de la nature inanimée.

même ~ue chaque être con- d'un type particulier, on en l'arrangement des matières

En énonçant les moins qtii

m'ont engagé à entrep~~dre

un voyage dans l'intérieur d'un <~n~nent, je ne JÎais

qu indiquer la direction générale de mes idées à u~ âge

INTRSDUGTÏ~N

7

ou l'on n'a ppint encore une j~ste mesura d~s<!S ~Mcc~.

Les plans 4e maprem~rejeunesse n'ont .ét~,e~~es.qu~'

n'a poi~t

L e s p l a n s 4 e maprem~rejeunesse n'ont .ét~,e~~es.qu~' n'a poi~t

tres-tncon~é~men~ l'étendue que j~ (~ï~p~

en partit

l ' A m é r i q u e méridionale il n'a pas &M~Wnom

l'Amérique méridionale il n'a pas &M~Wnom nombfe de résultats généraux que j'ayo~s espéré

m é r i q u e méridionale il n'a pas &M~Wnom nombfe de résultats généraux

pour

p~u&le

pouvoir

recuettHr.La cour de Madrid m'avoit accordé, en 179~

la permissionde m'embarquersur le galion d Acapulco et de visiter les îles Marianes et Philippinesy aprèsavoir par- couru les colonies du nouveau continent. Javois Ibrmé

alors le projet de revenir en Europepar te grand archipel d'Asie, le golie persique et la route de Bagdad. J'aurai

occasion d exposer dans la

déterminéà hâter mon retour. Quant aux ouvragesque nous

suite les raisons qui m'ont

avons publiés, M. Bonpiand et moi, nous nous nattons que leur imperfectionqui ne nous est pas inconnue ne sera attribuée ni à un manque de zèle pendant le cours de

nos recherches, ni

à u)a trop grand empressement dans la

publication de nos travaux. Une volonté I~rte et une per-

sévérance active ~ne suSisent pas toujours pour surmonter les obstacles.

Aprèsavoir rappelé le but général que je m'étois pro- posé dans mes courses~je vais jeter un coup-d'oeil rapide sur 1 ensembledes collectionset des observations que nous avons rapportées, et qui sontle doublefruit' de tout voyage

8

INTRODUCTION

scientifique. Comme pëndatrt notre séjour en Amënque, ta guerre maritime rendbittres-incertaïnes les cdmmm~catiôhs avec l'Europe, nous nous étions vus forces~ pour diminuer la chance des pertes, de former trois collectionsdiSerentes,

dont la première fût expédiéepour l'Espagne et la France, et la seconde pour les Ëtats-Un!set 1 Angleterre. La troisième, la pi us considérablede toutes, resta presque constammentsous nosyeux eue fbrmoitvers la Rndenos courses quarante-deux

caissesrenfermant un herbier de 6000 plantes equinoxiales, des graines des coquilles, des insectes, et ce qui n avoit point encore été porté en Europe, des ~M<~ geoÏogiqu~esdu C!iimbora~o,dé la NouveUe-Grenadéetdes rivésde l~mazone.

Après le voyage à t~rénoque, nous déposâmes une partie de ces objetsàTîle de Cuba, pour tes reprendre à notre retour du Pérou et du Mexique. Le reste nous a suivis pendant 1 espace de cinq ans, sur la chaîne des Andes, comme à

Parm!les

végétauxq«e

noas avensimtcodmts daa~s les

dMËrNtS jiiBrjitM de t'En~ope,

je citerai ici, comme dignes de t'.afMentioades Botamstes, les espèces SMÎvamtës I~&etîa

Mgeas, L~sp!endeM!, CaIdMtahe~ophyBa~BMphndMt geNMBtNont,C~v.a)MK'dia anthifriMBora, GyrocarpM amencana, Jacq., Czsatpuua MSMoMM, Sai~ia efBSMt,

Cyperas nodosm,

bogoten~, C. atbMescems, !pom<Bato~BBora, SoÏMHHM HamboHti, W3!d~, JMxAoodta

argentea, PiteainM~ ~B&n-~ce~ÇasaapemMa,

Eoph<M~Hambotdtt, Wmd,, RNt~R)~S!sy~t&iamtMaMMm/StdaooMaMt,

S.

Psoratea ~~nca~), A. BexMosa, A.

tMangubns,

Fagao'a !en!isoMM, HeSotMpmmdMnopodiotdes, C<M)T<~TotM

C. nMUts~wa, C. pfo~Ea<a,C.casptdate,

G. s~g~M~, ~~Me~t Meo~r,

Aa~.

~aseatasheteMphyNas, G~deeptetatMia,

Mynca me~Mana, A. tHp!ex Rn!MM, tnga mMMmhyHa, AcMM dtptma,

patula, A. bMchyaMsmitha,A. oR~, A. atM~hMs, A. petovmna,

A. edatis et phmeMM vaNét~ de Geot~MS. (Voyez ~t~He)MMfRtsat. ~&Mt

1809.)

ÏNTROMCTÏON.

travée

de la Nouvelle-Espagne

juscm~a celles

de la

côtes de l'Océan

Le :transport

nous

ont

depuis

mer des

tes

PaciSque

de ces objets

causé des embarrasdont

Antres.

et les soins <mnu<ieux

qu'ils

exigent,

ïl est imposstbie

de se faire une idée

exacte, même

après avoir parcouru

Notre marche

les parties

a été ralentie

les moms cul-

par la triple

de cinq

tivées de l'Europe.

nécessité

de traîner

avec nous, pendant

des voyages

à

six mois, douze,

de charge, d'échanger

et de surveiller

breuse caravane.

quinze et quelquefois

ces animaux

les Indiens

Souvent,

qui servent

de vingt mulets

tous les huit à dix jours,

une si nom-

au-delà

à conduire

pour ajouter

à nos collections

de

nous sommes

vus

avions

recueillies

nouvelles substances minérales',

forcés d'en abandonner

nous

que nous

d'autres

depuis long-temps.

que les pertes

expérience

Ces sacrifices n'étoient

qu'à

pas moins pénibles

Une fâcheuse

de la chaleur

que nous urnes accidentellement.

assez tard

nous apprit

cause

Lessubstances minérales et

végétâtesque dont plusieurs étoientinconnues jusqu'alors,

rapportées de nos courses, et ont été soumisesà

l'analyse chimique par

nous avons

MM-Vauquelin,Haproth, Descotils, AMen etDrapier,qui les ont décritesdansdes mémoires

particuliers. Je

resinite miellé du Mexique ~iMapnxA~ e~'M. Unters. der Min. 7~ 7~ p. i56.

~oaae~eA~M~~e~c~der~

et

der jPey~ ~t&t~ l, i58~ la mine d'argent -P«cb de Pasco

(f~~

météorique, Meteor.Eisen, deDnrango C~A 7~, t0t~~ la chaux carbonatée ierriiere,

stang!icherBraunspath, de Guamaxuato, dont les cristauxréunis en barres forment des

triangles équiangles

Moran et la

les Obsidiennesde la Montagne des Couteaux de

le fer

p. Go, gy M~zM

rappellerai ici deux nouvelles espèces minérales le

FeUer-Opat ou Quarz

88)

~<MgM~. uQ.jtTaMtenmM.Tabellen, 1808~.26,

Pérou,

Fatgent mutmté conchoïde du

muscbliches Hornerz ~~&y?r.7~ to. A~aMt.,

y~),

le cuirre gris antimonié, Graugiltig-Erz, de Tasco C~ 77~

~90)~

pierre

perlée de Cinapecuaro(Descotils, ~nna~ de CA~/e~LIII, 260)

~MztMMt &M<O~He, Tom.7.

M

tNTROD~MGN,

humide

du

climat

et des chutes:éq~entes~

somme,

nous ne pouvions

n o u s n e p o u v i o n s

à la hâte,

ni les poissons et

d'alcool.

J'ai

conserver'.m:'Ies.;peaux,a~t~

les reptiles

cru devoir

entrer

préparées

des flacons remplis

détails, très-peu

intéressans

en eux-mêmes,

pour

c~~

p~~

q~ïis ces

prouver

qu'il

sieurs

n'a

objets

pas dépendu

de nous

de rapporter

en nature

plu-

comparée,

que

nous

de zoologie et d'anatomie

avons fait connoître

par des descriptions

et des dessins.

Maigre ces entraves

et les frais causés

par le transport

collections, j j'ai eu, à me féliciter

de la résolution

que

des

avois

prise avant

en Europe

recueillies.

sont couvertes

mon départ, que les doubles

On ne sauroit

de bâtimens

de ne faire

passer

des productions

assez le répéter

armés en course,

successivement

que nous avions

les mers

lorsque

un voyageur

peut compter

les doubles

que

que sur les objets

qu'il garde

avec lui. De tous

nous avons expédiés

pour l'ancien

continent,

a6&)~ la mine

brune de

Popayan et la Wafelite; une pepite de Ptatme du Chocod'un poids de 1088 ~grains, et dont la

volcanique combustiblerenfermantdu

l'étain oxidé concrétionnë, Holz-Zinn, du

p!omb de Zimapan ('Pe.K'ot/Z~ ~n~. ZZ/7, ~68J/ te sulfate de Strontiane de

Mexique ("P~eo~ ~MM. LIII,

pesanteur

spécinqueestdei8,947~a~ey!~g6)j la MoyadePetileo, substance

feldspathCJC~7~, a8~J)~

le, Guano des îles du

l'urate d'ammoniaque C~. 7~ 299; JFbMrc~' et ~aM~Me& Af~M.

Pérou contenant de

~e /Y/<.

trouve à une demi-toise de

369~ le Dapiché du Rio Terni, espèce de caoutchouc Manc que l'on

profondeur dans un terrain humide ~&a~ JoM/Tt, P~

le Tabashetr des Mém.de /VM~ ~7,

Bambousiersde

S82)} le Cortex

l'Amérique, différent de celui d'Asie

Angosturœ, écorce du Boaplandia

plusieurs autres espèces

de

de Carony; le Cinchona condamiaea de Loxa~t

XVII,

(/~MyM~

trifoliata,

Quinquina que nous avons recueilliesdans les forêts,de la Nouveue-Grenade f~<!M<rMC&t.

~Z/i5~.

~t~inot~~OU!

.ï~~O~

.~0 ;)Ï~

;f'j~.c~pé~itnoÜ1}jré

seulement a'~ etë'sa~ maio~ de pe)E'sëïm~

.car~

lorsqu'un

iiavire'est~o~dËË~

d~is$es'reli-

fermant des pta~tës ~chesou des roches,loin d'être transmises

aux savansa qui elles sontadressées, restent abandonnéesà Foubli. Que~Neis-utiesde nos coHeqtiohsgëoïo~îquesprisés dans la merdu Stïd, ont eu cependant un sort pÏus heureux. Nous devons leur consërvatïonà la généreuse activité du

chevalier Bants, président de la Société Royale de Londres, qui, au milieu des agitations politiques de l'Europe, a

travaille sans

trouventunis les savans de toutes les nations. Les mêmes causes qui ont entravé nos communications, ont aussi opposé,depuis notre retour, beaucoup d'obstaclesà

la publication d'un ouvrage, qui, par sa nature, doit être accompagne d'un grand nombre de gravures et de cartes. Si ces diHicultësse sont fait sentir quelquefois dans des

entreprises faitesaux fraiset par la munificencedes gouver-

nemens, combienne

de simplesparticuliers? Il nous

relâche à resserrer les liens par lesquels se

être plus grandes pour

doivent-ellespas

auroit été impossible de les

lt

11

vaincre, si le zèle des éditeurs n'avoit été seconde par

l'extrême bienveillance du public. Plus des

deuxtiers de

notre ouvrage sont déjà publies. Les cartes

de rOrenoque,

du Cassiquiare et de la rivière de la Madeleine, fondéessur

la

INT~ODr~SM<m

t

8

L'

t.'

mes observations astronomitt~es, et placeurs centaines de plantés gravées au simpletrait, sont prêtes à paroltre, et je en

Asie, avant d'avoir ofÏert au public l'ensemble des résultats

de ma première expédition~ Dans les mémoiresdestines à approfondir les divers objets

de

de

ne quitterai pas rEurope~po~

vt~yage

nos recherches, nous avons tâche, M. Bonplandet moi, considérer chaque phénomène sous diNerens aspects, et

de classer no~ observations d'après les rapports qu'elles enrôlent entre elles. Pour donner une~ juste idée de la marche que nous avonssuivie, je vais présenter succinctement lénumération des matériaux que nous possédonspour faire connoîtreles volcans d'Antisanaet de Pichincha, ainsi que celui de Jorullo sorti de terre dans la nuit du 20 sept. i~So~, et élevé de a65 toises au-dessusdes plaines environnantes

du Mexique. La

a été déterminée en longitude et en latitude par des obser-

vations astronomiques. Nous en avons nivelle

parties à l'aide du baromètre; nous y avons déterminé l'inclinaison de l'aiguille aimantéeet l'intensité des forces

magnétiques. Nos collections renferment les plantes qui couvrent la pente de ces volcans, et les diSerentes roches

superposées les unes aux extérieure.Des mesures

en état d'indiquer, pour chaque groupe de végétaux et pour

autres qui en constituent l'enveloppe suffisamment précises nous mettent

position de ces montagnes remarquables

les

diSerentes

~T~D~C'Ï'Ï~~

cMque Fpche v~cani~ue, la Iiauteuc j).a~ t~ tpottv~

au-dessus

des séries d'observa~

du niveau

de l'<~c~~

~t~~

nous ~rent

iL.'te, r4P,é,

de

~air aux

bords des cratères de Pichineha et de Jorullo. On y trouve

aussi les plans topographiqueset les pronis géologiques de ces montagnes.fbndés en partie sur la mesure de basesverticales et sur des angles de hauteur. Chaque observajtion a été calculée d'après les tables et les méthodes que l'on regarde commeles plus exactes dans l'état actuel de nos connois-

chargé électrique

sances et, pour pouvoir juger du degré de confiance que méritentles résultats, nous avons conservé tout le détail des

opérationspartielles. Il auroit été possible de fondre ces divers matériaux dans

un ouvrage destiné uniquement à la description des volcans du Pérou et de la Nouvelle-Espagne. En oHrantle tableau

physique d'une seule province, j'aurois pu traiter sépa- rément ce qui a rapport à la géographie, à la minéra-

logie et à la botanique mais comment interrompre, soit la narrationd'un voyage, soit des considérationssur les mœurs,

l'aspect de la nature

physique générale, par rénumération fatigante des pro-

ou les grands phénomènes de la

ductions du pays, par la description de nouvelles espèces

d animauxet de plantes ou par le détail aride des obser-

vations astronomiques? En adoptant un genre de rédaction

i4

ïNTROMGTtON.

qui auroit réuni dans un

observé sur un même point du globe ~j'aurois~composé im

ouvrage d'une longueurexcessive, et surtout dénuéde cette clarté qui naît en grande partie de la distribution méthodique

des matières. Malgré les eSbrts que dans cette relation de monvoyageles

.4~

.:JÀ'

.A.i.i;A\i.h'8'i'À

même chapitre tout ce qui a été

j'ai faits pour éviter

écueils que j'avois à

redouter, je sens vivement que je n'ai pas toujours réussi à séparer les observationsde détail de ces résultats généraux qui intéressenttous les hommes éclairés. Ces résultats em- brassent à la fois le climat et son influence sur les êtres organisés, l'aspect du paysage, varié selon la nature du sol et de son enveloppevégétale, la direction des montagnes et des rivières qui séparent les races d'hommes comme les tribus de végétaux; enfin ces modifications qu'éprouve Fêtât des peuplesplacés à différenteslatitudes et dans des circons- tances plus ou moins favorablesau développement de leurs

facultés. Je ne crains pas d'avoir trop multiplié des objets

si dignes d'attention car

tinguent la civilisationactuellede celle

c'est d'avoir agrandi la masse de nos

un

des beaux caractères qui dis-

des temps plus reculés, conceptions, d'avoir

fait mieux sentir les rapports entre le monde

physique et le plus général,

sur des objetsqui n'occupoient jadis qu'un petit nombre de savans, parce qu'on les considéroitisolés et d'après des vues plus étroites.

monde intellectuel, et d'avoir répandu un intérêt

'tN~B~f:

.t*puv~

~g~l' ––

c~u, j~,fa~s;~îtrë: 't't~t.

g~ràa~cl:, aan~are ~de:,le~ateurs~qû.e:.

<? que

ËXe~l'a~ntt0~.d~pl~

le'detaâ~'d~.mes~~erv~~J~~

nMs.rechercheSc~ de la Nomvelle-~spagne~ rappeler Mt les travaux que nou~ M, Bonpiand et moi. Lorsque plusieurs ouvrages sont étroitementIMSentre eux, il est de quelqueintérêt pou~ le lecteur de coanottre les sources auxquelles il peut puiser

des renseignemensplus circonstanciés.Dans le voyage de M. Pallas,qui est si remarquableparl'exactitude et la profondeur dés recherches, le mêmeAtlas onre des cartes géographiques, dès costumes de diSerens peuples, des restes d'antiquités,

des

notre ouvrage il a fallu distribuer ces planches dans des parties distinctes on les trouvera réparties dans les deux

Atlas géographiqueset physiquesqui accompagnent la Rela- tion du Voyage et l'Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, dans les Vuesdes Cordillèreset monu-

mens des peuples indigènes de l'Amérique, dans les Plantes

Ëquinoxiales, la Monographie des Melastomes, et le Recueil

figures de

plantes et d'animaux. D'après le plan de

d'observations zoologiques. Comme je assez souvent ces diSerens ouvrages,

note lés abbréviationsdont je me suis servi pour en rappeler

les titres.

serai obligé de citer

je vais indiquer en

16

INTROBMCMO~

t. Recueil J'o~er~~o~

t.

~cMet/ J'o~er~~o~

a~~MOM~MM~~'p~

a~~oM~MM~ ~'p~

~~o~OMté~~M~ et NtC.M~*e~ ~ro~e~y~~J j~z~ /acM-

~0!/ï<le cours

nouveau,co~tMeM~'jen t~So~. Getpuvrage~ auquel on a joint des recherches historiques sur la position de

r~OM~~M~C~M~ ~M

plusieurs points importais pour~es i.° les observations originalesque j ai

navigateurs, renierme faites depuis les 12°de

latitude australe jusqu'aux ~i" de latitude boreate, comme passages, du soleil et des étoiles par le méridien, distances de la lune au soleil et aux étoiles, occultationsde satellites éclipses de soleil et de lune, passages de Mercure sur le disque du soleil, azimuths, hauteurs circumméridiennesde

la lune pour déterminerla longitudepar ~ëmoyen desdiSé- rences de déclinaisons,recherchessur l'intensité relative de la lumière des étoiles australes mesures géodésiques, etc. 3.° Un mémoire sur les réfractions astronomiques sous la zone torride, considéréescomme effet du décroissementdu calorique dans les couches superposées de Taîr; 5." le

du

de

Mexique, de la province de Venezuela, du

nivellement barométrique de la Cordillère des Andes,

royaume Quito et de la Nouvelle-Grenade, suivi d'observations

0~r. endeuxvolumesm-

J'ai discuté,dansl'Introduction

ptacée à la

têtedecet ouvrage, le choixdesinstrumensles pluspropres à

voyageslointains,le degré de précisionque l'on peut atteindredanslesdiaërens genres

d'observations,lemouvement proprede'quelquèsgrandës~toïlesde-l'hémisphèreaustral,

employer, dansdes

et plusieurs méthodesdont l'usagen'est pas assez répanduparjni les navigateurs.

INTR~~M~GTION.

ï7

géoïogïq~é~n~miantl'mdtc~ t~s ha~teuips~calcutees ~pj~l~ &rnau~

Iâa ~~e et

BOuveà~ coëSM~M~~ï~~

4-l1,n';t)Jjleau,dè ,près

de sept cents positionsgéographiques c!°u' nouveaucontinent,

dont deux cent trente-cinq ont été déterminées par mes propres observations, selon les trois coordonnéesde longi- tude, de latitude et de hauteur,

H. jP&tM~MeyM<Mo.yM:~MrecMC~~ au jMc.r~MC dans l'tle <~ Cuba, dans ~s~o~Mce~ de C~FYïca~~ de Cumana et de j9arcc~oytc~aux Andes de la ~VoM~e~e-C~eM~e~

Je~M~o

du ~eroM~et sur

&o~ JM Rio ~Vc~ro~

de fOr~fM~Me et de ~ï rivière des ~TMa~oMe~M. Bon-

pland y a donné les.Ëgures de près de quarante nouveaux genres 2de plantes de ~a zone torride, rapportées à leurs famillesnaturelles. Les'descriptionsméthodiques des espèces sont à la fois en francois et en latin, et accompagnées d'observationssur les propriétés médicales des végétaux, sur leur usage dans les arts et sur le climat des contrées où ils se trouvent.

Itl. JMoMO~ra~te

des ~eZa~o~M~

Rhexia

et

autres

J' équin., burin et tirées

Nous ne citeronsici que les genres Ceroxylon, Marathrmn, Cassupa, SacceHium,

Cheirostemon,

Vanquelmia,

Espeletia, Bonptandia, P!atyeàrpum,Gyaeriam, Eadema~T~eBarda, Andromachia,

Kunthia, Rhaptostytum,Menodora,Gaylussacia, Podopterus, Leucophyllum,Angelonia.

Guardiota,Turpinia,Salpianthas, Hermesia, Ctadostyles, Liteea, Culcitium,

en deux volumes in-folio, ornés ae plus de t5o planchesgratées au en noir.

RhetiniphyUum,

Machaonia,HmnocharM, Berthole'tia, Exostema,

a

3

Relation A~tor~Me, 7bw. 7.

18

INT~ODMTà~f.

&ïre

~e~FS~<~ ce~ or<~

coHMoîtreplus

Cet ouvrage est destïne à

de

cent cinquante espèces

de Melastomacées

que nous avonsrecueillies pendant le coursdé ïio~F~expé- dition et qu~ font un

végétation des tropiques. M. ~Bonpiandy a joint

des~ plus beaux ornetAens de là

les

plantes

dela même famineque, parmitant d'autres richesses d~his- toire naturelle, M. Richard a rapportées de son intéressant voyage aux Antilleset a la Guyane francoise, et dont II

a bien voulu nous commumquer les descriptions FV. ~t ~Mr ~o~e ~M ~Zsy~M~accoM/M~Tte

~~MM ~&~<ïM ~MC

<

C~MÏMOJ!*M~e~J~M~S~M~

J~ /Ke~Mr<?~e.yécM<ce~ Je~MM le <~e~Mte degré de &x~M~e

~orea~e yM~yM~M J~ytéme ~egrë

boréale jusqu'au

di~iérne degré de.1,titud~ ccûstraZe.J',

<~ &ï~jfMJcaM~/y~. J'ai

essayé de reunîr dans un seul tableau lensen~ble des

phénomènesphysiques que présente la continent comprise dansia zone torride,

la mer du Sud jusqu'au sommet de la plus haute cime des

Andes; savoir la végétation, tes animaux, les

géologiques, la culture du sol, la température deTair, lès limites des neiges perpétuelles, la constitution chimique

partie du nouveau depuis le niveaude

rapports

Geo~r.~<~<"&, unvolumein avecune grandeplanchecoloriée.Cet ouvrage,

imprimépour la première foisen1806,sera réimpriméavecdesadditions,et formera

la cinquièmepartie delacollection complète,ayantpour titre .P~H~MegCMen!?e. J'ai exposé les premièresidéessurla ~o~~Ate<CM~&M!<<surleursaMMM~MMM<M~/e$

et/~M<o/re~e&-MM M~ra<MM,dansmaJPYo~a

yywMraw~M~/vaKe~~

(2?e/w~~79~')

CMtotcee~M/t<

.f~e~MMM~&tn<<t.f

~M~ c~«~<tM<caf

ap&on$M<e~c ~~MO~M c&eNMM

~&t~fMo<.

'ÏNT~D~~J~

!9

de~nosphe~

:M~hsMnM~~Cf!<'r~n~N~<~)~~

r

t~e~sxor~ ~aé~ec;tr~qu~e=~sa°:t.ïsivri~-

~2t~r(x·.

~arc~

~métr~qu~le'décroiss~~ d~ ~a g~av~ïtïd~ ~te ~= ~1~

la

pendant'soEt~ les ré&'aet~h~~rM:

à diSerenteshau~urs. Quatorze échelles disposées à côte d'un proni des Andes, tndï~ueQtïes mûdincations que

subissent ces ph~nocaènsspap i'inâuence de l'etévàtion du

sol au-dessus du mveau de ~'ocëan. groupe

coulear

.~ztj~

de

végétaux est placé à ta hauteur que ta nature lui a assignée, et l'on peut suivre la prodigieuse variété de leurs formes

depuis la région des palmiers et des fougères en arbres jusqu'à celles des .Johannesia (Chùquipaga~Joss.),'des graminéeset des plantes licheneuses.Ces régions forment les divisionsnaturelles de l'empire végétal; et, de même

que les neigesperpétuelles se trouventsous chaque climat à une hauteur déterminée, les espècesfébrifuges de Quinquina (Cinchona) ont aussi des limitesfixes que j'aiindiquéessur la Carte botaniquequi accompagne cet EssaiSur la Géogra-

phie des plantes. V. Recueil ~o~e~a~K~

.MO~TC

J~K~o~MM

coTMparee'. J'ai réuni dans cet ouvrage l'histoiredu Condor;

O&Àzoo~.en deuxvolumesin 4 dontte premiera paru en eMier,avec5o planches,

la plupart coloriées.

.1

ao

iNTRODtîCTÏÛN.

des expériences sur l'action électrique des Gymnotes'; un

mémoiresur le larynx des Crocodiles/des quadrumanes et des oiseauxdes tropiques; la description de plusieurs hou-

velles espèces de reptiles~de poissons, d'oiseaux, de singes et d'autres mammifères peu connus. Unsavant illustre dont la' constante amitié m'a été si honorable et si utile depuis un grand nombre d'annëes, M. Cuvier, a enrichi ce recueil d'un mémoiretrès-étendusur l'Axolotldu.lac de Mexicoet sur les Protées engénéral. Le même naturaliste a aussi reconnu deux nouvelles espèces de Mastodontes et un véritable élé-

phant, parmi les os

fossiles de quadrupède&que

nous avons

rapportés des deux Amériques~. La description des insectes recueillis par M. Bonpiand, est due à M. Latreille dont les travaux ont tant contribuéde nos jours aux progrès de l'ento- mologie. Le secondvolume de cet ouvrage renfermera les

figures des crânes Mexicains,Péruviens et Atures que nous avons déposés au Muséum d'histoire naturelle de Paris,

et sur lesquels M. Blumenbaçha déjà publié quelques observations dans le D<?c<M ~MM~ cr~/HO~M~Jt~e~arM~t ~e~MMt.

VI. Essai

politique

~MF* royaume

de la ~VoM~e~e-jE~-

Ces expériences se lient à

celles que j'ai publiées,

avantmon départ pourl'Amérique,

&t~~

MMMM/a<eet He~etMe,

dans le second volumede mon Essai

sur l'irritation de

et sur l'action chimiquequi entretientla vie dés <!KMMtM:et <&M~/<Ht~. 1706.

Muséumd'hist. nat.,T. VIII, pag. 57 et pag. 4t2 et 4t5, p}. 2, 6g. et~

ïNTRODUCT'tON.

t

p~~ ~CC M~ /?~~M~ g~M~J J~M~P ~MF J~ O~CFy~OM~~/MMO'~t~Me~ M~M~C~~O~O- Me~M~ e< J~ ~c~~M~ ~a~c'<M<?~ ~et cnxvra~e, &)ndésur un ~and no~~t'e de mémoires o~Siciéts,ûSre en six divisionsdes considérationssur Détendue et raspect physique

du Mexique, sur la population, les mceursdes habitans, leur

anciennecivilisationet la

à la fois l'agriculture, les richesses minérales, les manufac-

tures, le commerce, les finances, et la défensemilitaire de cette vaste contrée. En traitant ces difïerens objets de l'éco- nomie politique,) j'ai tâché de les envisager sous un point de

vue général;,j'ai mis en parallèlela Nouvelle-Espagne, non seulementavecles autrescolonies espagnoles et la confédération

des Ëtats-Unisde

e division politique dupays.ïl embrasse

1 Amériqueseptentrionale, mais aussi avec

~VoM'. Esp. en deux volumesm 4." et un Atlas de 20

ma~MtME qui existoient à Mexico

Arrowsmith, qui se l'est

planches

in-folio. Ma Carte

~ene/vtA* <A< ~o~aMMe~e&t~VoMfe~-jE'~agMe,

et sur l'ensembledes

M.

générale du ro,r~untedelczNouvellt;-Espa~ne, dnessésse~rrl~sobsetvations aslmnomiyucs,

<&ieMecM<r<&K! o~cn'a&OM~ a~OKOM~Mc~,

CM 180~, a été copiée par

grande écheHeen i8o5

appropriée en la publiantsur une plus

(avant que la traduction angloise de

monouvrage eût paru à Londres, chez Z.<Mt~M<M/

J

o~/M/

~M~< et 0~<e), sous le titre de New Map of Mexico, co~t/eJj~w

par beaucoup de fautes

en

anglois, un endroit où

du niveau de foe~M.

MM. Dairympie, RenneU,

que possèdet'Angteterre, ne lui en ont donné l'exempte ni dans leurs cartes ni dans

les analysesqui les accompagnent. Les réclamationsd'un voyageur doivent paroître justes,

lorsque de simptes~opies de ses travaux se répandent sous des noms étrangers.

documentsby ~ry~w~MAA.n est facile de'reconnoitrecette carte

chateo~raphiques,par l'explication des

signes qu'on a oublié de traduire du françois

et par le mot Océan que l'on trouve inscritau milieu des montagnes, dans

toises au-dessus

l'Originatporte Ze~&ttMM de Toluca < e&fede t/;oo

Le procédé de M. Arrowsmithest

d'Arcy

d'autant plus blâmable, que

exceUensgeooraphes

de la Rochette, et tant d'autres

M

ÏNTROPUCTÏON.

les possessions

des pays

pères; j j'ai

l'Europe

traçant la description

plus riches

des Anglois

en Asie; j~ai comparé

de denrées

actuel

l'agriculture

situés

sous la zone torride

la

quantité

dans l'état

à celle des citmats

coloniales

tem-

dont

En,

les

examiné

a besoin-

de sa civilisation.

des mines

géognostique

des districts

le tableau

et

en&n,

du Mexique,

j'ai présenté

du produit'

des expor-

abordé

minéral,

tations

de la population,

de toute l'Amérique

des importations

espagnole;

jai

plusieurs questions

pu

exigent,

métalliques',

en Asie,

qui, faute

de données

exactes,

n'avoient

être traitées

comme

jusqu'ici

celles

avec toute

la profondeur

qu'elles

des richesses

sur le Bux et le reflux

progressive

et d'argent

sur leur accumulation

d'or

en Europe

que, depuis

et sur la quantité

et

la

Le

voyage récent du Major Zc&MZon Montgomery Pike dans les provincessepten-

Mexique (~ccoM~t of <7K'J?a'pe<&t/on~

to

the sources o/<Ae~MMM~c'taM~ to

notions précieuses

renferme des

que sur la haute chalne de montagnesqui

au nord du Nouveau-Mexique vers les sources de ces deux riviëtest mais les

annuellement par ordre de la Cour, et

pnHiés

dépourvu

d'instrumens et sévèrement

il n'a pu rien {aire pour le

se

trionales du

the interiorparts of ~e<<'~a/a, ~'&/&K/e&<ÂM,1810)

sur les rivières La Ptatte et Arkansaw, ainsi

s'étend

nombreusesdonnées statistiquesque~M. Pike a recueillieschez une natton dont il jgnoroi~

la langue, sont le plus souvent très-inexactes. Selon cet auteur, la monnoMdé Mexico

annuellement SomUtionsde piastres en argent et i~ miMions en or; tandis qu'il

fabrique

est

dans

qu'à :5,8o6,oy4pMsh~ en argent et à i,55o,8t4

piastres en or, M. Pike a déployé un noble courage dans une entrepriseimportantepour

plus active, le monnoyage ne s'estélevé

l'année où l'exploitation des mines mexicainesa été la

prouvé, par les tableaux imprimés

mon ~M<M/to&~M~que

la connoissancede la Louisiane occidentale; mais

surveUlé pendant la route de Santa-Fe à Natchitoches,

perfectionnement de la géographie des /MwMe~M internas. Les cartes du Mexiquequi

trouvent annexéesà la relationde

taNouveIle'Espagne, dont une copie

Washington.

son voyage, sont des réductionsde ma grande ea!'te de

étoit restée, en i8o4< àlaSecrétairene d'jÊtatde

ÏNT~D~e'TION.

a'3-

d~G~uv~tedel'~mérïquejusq~

a

reçue du nouveau. L'in~duction gëôgrap~ a

la

ont servi à rédigea l'j~x~~

tête de cet ouv~ge ~nÏSsrme ~n~lv~ des m~atériau~<~i

VH. ~Mc~

~r~~c~ ë~J~

~r ~eM~M

indigènes ~MMûM~<!McoM~MCMi!' Cet ouvrage est destmëà

la fois à faire connoîtpe quelques-unes ~es grandes Scènes que

présentela' nature dans ïeshautescnainesdes Andes, et à jeter

du jour sur t'ancienneciviUsattondes AmertcainS)par l'étude

de

leups ïnonumens d architecture, dé leurs hiéroglyphes;

de leur culte reUgieux et de leurs rêveries astrologiques. Jy ai dëcrit la construGtiondes téocallis ou pyratnides mexicaines, comparée à celle du temple de Bélus, les ara- besquesqui couvrentles ruinesde ~litia, des idolesen basalte ornées de la Calantica des têtes d'Isis, et un nombre consi-

dérable de peinturessymboliquesreprésentant la femmeau serpent, qui est l'Eve mexicaine,le délugede Coxcox, et les premièresmigrations des peuples de race aztèque. J'ai tâche d y démontrer les analogiesfrappantes qu'onrent le calen- drier des Toltèques et les èàtastérismesde leur zodiaque, avec les divisions du temps des peuples tartares et tibétains, de même que les traditionsmexicainessur les quatre régé-

JMbBM~ ~~er. un volume In-folio, avec 60 planches, en partie coloriées et

ouvrage peut être considérécommeFAttas

accompagnées de mémoires explicatif. Cet

pittoresque de la Relation historique du Voyage.

t-

24

tNTRO~UGTÏON

néfattons du globe, avec ies pralayas des Jtjundoux et les

quatre âgesd'Hésiode:j'y ai consignéaussi, outreles peintures hiéroglyphiquesque j'ai rapportées en Europe, des fragmens

1

~t-L-

~––~

1~-

–––

~–

de tous les manuscrits aztèques, qui se trouvent

à Veletri, à Vienne et à Dresde, et dont le dernier rappelle, par des symboles linéaires, les kouasdesChinois. A côte de ces monumens grossiers des peuplesdel'Amérique, se trouvent dans le même ouvrage les vues pittoresques du pays mon- tueux, que ces peuples onthabité, commecelles de la cascade du Tequendama, du Chimborazo, du Volcan de Jorullo et

à Rome,

du

Cayambé dont la cime pyramidale, couverte de glaces

éternelles, est placée immédiatementsous la Itgneéquatorialë. Danstoutesles zones la conSguration du sol, la,physionomie des végétauxet l'aspect d'unenatureriante ou sauvage influent sur les progrès des arts et sur le style qui distingue leurs

productions; et cette influence est d'autant plus sensible, que l'homme est plus éloigné de la civilisation.

J'aurois pu ajouter à caractère des langues,

durables des peuples j'ai recueilli sur celles de l'Amérique

beaucoup de matériaux, dont MM. Frédéric

cet ouvrage des recherches sur le qui sont les monumens les plus

Scblegel

et

Vater se sont servis, le premier dans ses <~yMK~~o/M~Mr

les ~t/î~oM~, le seconddans la continuationdu jM~rM~e

J'Jf~M/ï~ da<