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UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS

«ULPGL/Goma»

B.P. 368 GOMA

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES APPLIQUEES


Département de Génie Civil

ETUDE D’UN RESEAU UNITAIRE POUR LUTTER CONTRE


L’EROSION A BUKAVU : CAS DU QUARTIER CHAHI

Travail de fin de cycle présenté en vue de l’obtention du diplôme


de graduat en Génie civil
Présenté par: MUGISHO CIMANYA Yves
  Dirigé par : CT. AMBOKO MUHIWA Benjamin
Encadreur : Ass. Trésor MUHATIKANI

Année académique : 2017-2018


Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

EPIGRAPHE

« La crainte de l’Éternel est le commencement de la science »


i
Proverbe 1:7

Par MUGISHO CIMANYA Yves


Dirigé par CT AMBOKO MUHIWA Benjamin
Encadré par Ass Trésor MUHATIKANI
Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

DEDICACE

Ce travail est principalement dédié par amour et par affection à mes très chers parents

CIMANYA Joseph etiiNABAMI Germaine

Par MUGISHO CIMANYA Yves


Dirigé par CT AMBOKO MUHIWA Benjamin
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REMERCIEMENT

À DIEU, le Tout Puissant, Maitre de l’univers et des circonstances pour nous avoir
permis de réaliser ce présent travail.

Nos remerciements s’adressent au directeur, le CT AMBOKO MUHIWA Benjamin et


à l’ASS. Trésor MUHATIKANI pour leurs sacrifices incomparables pour nous avoir dirigés
durant une année difficile et compliquée.

Nous remercions également tous les Chefs de Travaux et Assistants, parmi eux on
cite : CT BISHWEKA Chérif, ASS2 IRENGE Raoul et ASS2 ALINABIWE Ally.

Que nos parents CIMANYA RUSHURA Joseph et NABAMI MASIRIKA


Germaine trouvent à travers ces mots notre profonde et énorme gratitude.

Nous tenons à remercier spécialement les familles SAFARI Deogratias et MURHULA


Boniface pour leurs soutient et encadrement inestimables.

À nos frères Elie Pat, SAFARI Deogratias, AMANI Sébastien, MOSENGO


CIBANVUNYA, KAJURU Dynat, Emery BATU, Brigitte Mwanvua, BASHI Emmanuel,
Béatrice Mwamini et BINTU Regina pour leur confiance et affection profondes.

Un grand merci à nos camarades MURHULA iii CIZUNGU Guillaume, CIRUZA Paterne,
BARAKA TCHUMISI, CIHABABO Christian, RUSANGWA Carassin, KULONDWA
Bienvenu et Ornella KAVUGHO pour leurs conseils et accompagnement.

Du fond du cœur, disons infiniment merci pour toutes les personnalités citées ci-
haut, les membres de famille et que tous ceux dont leurs noms ne figurent pas sur cette page,
ne se sentent pas abandonner; nous sommes en esprit avec eux.

MUGISHO CIMANYA Yves

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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Encadré par Ass Trésor MUHATIKANI
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SIGLES ET ABREVIATIONS

CTN : Cote terrain naturel.

A(ha) : Superficie du bassin versant.

Tc : Tempe de concentration.

I : La Pente

C : Coefficient de ruissellement.

Qment : Débit entrant.

Qmsor : Débit sortant.

R : Débit spécifique.

Qps : Débit plein section.

Vps : Vitesse plein section

l/s : litre par seconde. iv


l/hab/an : litre par habitant par année.

m3/hab/an : mètre cube par habitant par année.

l/hab/j : litre par habitant par jour.

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

INTRODUCTION

L'érosion est définie comme un détachement et transport des particules sous l'effet
de la pluie ou autre agent externe lorsque le sol est saturé en eau. Elle se produit
généralement sur des sols préalablement fragiles, dans le cas d'une intensité de pluie
supérieure aux capacités d'infiltration du sol ou sur des sols gorgés d'eau. La défense contre
les effets néfastes de l'eau reposant sur la réduction des possibilités d'infiltration et la
conduite de ces eaux vers un exutoire en lui imposant un parcours aménagé [1].

De ce fait, la canalisation qui elle en est une conduite destinée à l'acheminement de


matières gazeuses, liquides, solides vers un lieu bien précis. Tel est le cas des eaux pluviales
qui prennent fin souvent dans des milieux à fortes quantités d'eau comme les rivières, les lacs,
les mers et océans. Toute fois quand elles sont bien canalisées, les dégâts ainsi attendus sont
très réduits voire éliminer.

Depuis certaines années, l’érosion cause des majeurs dégâts dans la partie Est de la
République démocratique du Congo et plus particulièrement à Bukavu. Certes, des
nombreuses études relatives à l’aménagement des différents quartiers de la ville de Bukavu
dont le quartier CHAHI ont été faites. C'est pourquoi, pour essayer de réduire aux nombreux
problèmes causés par des mouvements naturels survenus dans l'ancien temps, il n'en exclut
pas cependant la nécessité de notre contribution sur ce sujet. Compte tenu d'énormes
catastrophes naturelles (érosion suivie d'éboulement
1 et surtout des glissements des terrains)
présentant une allure dramatique au vue de leur nature ainsi que leur évolution dont les dégâts
n’épargnent ni infrastructure, ni l'environnement et pour lesquels la prise en charge reste
quasi-inexistante. La population n'étant pas tenue en reste, elle en soufre, du fait que cela
cause des pertes de biens, maisons d‘habitation, structures. Il en va même jusqu’à toucher des
vies humaines dans une grande partie de cette belle ville. Dès lors, la lutte contre l’érosion à
Bukavu s’avère un grand problème pouvant nécessiter une meilleure gestion des eaux
pluviales ceci mettant en cause l‘intégration et la majeur réflexion de l’Ingénieur civil.

La structure du quartier CHAHI reflète une orographie accidentée, associée à l'activité


humaine sur le relief. L'instabilité des pentes, la mauvaise gestion des eaux pluviales ainsi
que l'état défectueux des canalisations sont à la base des érosions. L’écoulement irrégulier et
désordonné de ces eaux cause non seulement l'instabilité des ouvrages construits sur ses sols
mais aussi érode les sols qui sont non protégés [2]. Les eaux stagnantes y restent source des
maladies telles que le choléra, le paludisme, etc. Quant au pouvoir érosif des eaux de
ruissellement en terrains accidentés, elles sont eux, l'œuvre du déboisement intensif et
incontrôlé.

L’ampleur de l’intérêt de ce sujet est incontestable dans le sens qu'il consistera non
seulement à mettre en évidence les causes de ces mouvements voire phénomène d'érosion,
mais aussi et surtout à apporter des solutions efficaces sur les pistes d’éradication de ce
permanent danger.

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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Ainsi, pour arriver à résoudre ce problème d‘érosion par la canalisation des eaux
de pluie du quartier CHAHI dans la ville de Bukavu, on se propose de trouver des réponses
aux questions suivantes :

 Pourquoi le problème d‘érosion reste irrésolu dans la ville de Bukavu en générale  et à
CHAHI en particulier ?
 Quel serait le moyen efficace pour arriver à éradiquer ce défi majeur ?
Ainsi, pour la résolution du problème d‘érosion, et surtout celle due aux eaux des pluies, une
bonne étude et dimensionnement des ouvrages hydrauliques permettrait l‘évacuation rapide
de ces eaux vers un exutoire.
Évidemment, l'apport des solutions efficaces en vue d'étudier un réseau de
canalisation des eaux pluviales et la lutte contre l'érosion actuellement observée dans le
quartier CHAHI feront l'objet principal de ce présent travail. Les objectifs spécifiques ainsi
poursuivis sont :
 Mettre en place un réseau de canalisation pouvant éliminer le problème d‘érosion par eaux
pluviales,
 Limiter tous les risques d'érosion susceptibles de survenir à l'ouvrage lors d'une mauvaise
gestion des eaux pluviales à CHAHI.

Ce travail fera l'objet d‘étude d'un réseau de canalisation. Il impliquera d'une part les
dimensionnements des ouvrages hydrauliques en tenant compte de leur bassin versant et
l‘hydrographie du terrain d‘application, en limitant les différents ouvrages tels que les égouts,
les dalots, les fossés, etc. D'autre part, ce travail analysera les sources d'aggravation des
phénomènes d'érosion des sols. Ceux-ci sont 2 dus à l’extension démesurée des surfaces
imperméables ainsi qu'à la disparition des ouvrages qui jouaient un rôle antiérosif dans le
milieu de recherche.

Hormis l‘Introduction et la conclusion, ce travail sera subdivisé en 3 chapitres. Il


s‘agit :

 CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTERATURE


 CHAPITRE II : ASPECTS ET METHODOLOGIE
 CHAPITRE III : RESULTATS OBTENUS ET INTERPRETATION

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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CHAPITRE PREMIER: REVUE DE LA LITTÉRATURE

I.1 GENERALITES SUR LES RESEAUX DE CANALISATION

I.1.1 CANALISATION ET OUVRAGES HYDRAULIQUES

I.1.1.0 Introduction

Les canalisations en hydraulique sont des moyens utilisés pour l'évacuation des
eaux en raison d'assainissement ou de drainage tout en protégeant le milieu environnant le
réseau. Tout transport de l'eau fait allusion à l'utilisation des ouvrages hydrauliques. Ainsi, en
parlant des concepts canalisation et assainissement, on sous-entend la récupération des eaux
pluviales ou usées. Le transport et le traitement avant leur évacuation dans un exécutoire; Il
implique ainsi la protection environnementale des effets nocifs des eaux [3].  

Ces ouvrages sont surtout longitudinaux, transversaux, et certains d'eux assurent la


connexion. Les types d'ouvrages suivant sont
3 déterminés selon leur terminologie, nous
pouvons citer:

 - Les collecteurs qui sont des ouvrages de grande taille et qui sont toujours revêtus,

- Les glissières qui sont des collecteurs à forte pente, 

- Les fossés et caniveaux revêtus ou non revêtus 

- Les drains revêtus ou non revêtus qui sont des ouvrages de petite taille. 

- Les grands caniveaux ou collecteurs maçonnés en béton sont munis des raidisseurs
verticaux, longitudinaux ou transversaux en béton armé afin de reprendre la poussée ou de
buter les terres [3].

                    I.1.1.1 TYPES DE CANALISATION

Le type et le nom d'une canalisation dépendent des caractéristiques physiques et des


conditions d'acheminement du produit à déplacer. Ainsi pour le transport des eaux pluviales
on parle de canal ou de l'aqueduc. Pour le gaz naturel de gazoduc. Pour l’oxygène, de oxyduc
ou oxygénoduc. Pour l'eau salée, de saumoduc et pour le transport de l'hydrogène, on parle
d'hydrogénoduc.

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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De manière générale, le suffixe d'origine latine « ductus » dérivé de « ducere » qui veut dire «
conduire », permet ainsi de construire le nom français d'une canalisation spécialisée pour
l'acheminement d'un type de produit particulier.

Les ouvrages hydrauliques assurent le Transport des eaux depuis son captage jusqu’à la zone
de d'épuration. Il s’agit soit de conduite en charge (forcée ou sous pression), soit de canal à
surface libre (la limite supérieure de la géométrie du domaine constitue une inconnue).

 Le choix entre un transport à Surface Libre ou en charge dépend des considérations suivantes
: Hydrauliques (débit, charges amonts et aval), Topographique (Tracé en plan et profils en
long et en Travers), Géotechniques (Nature et Résistance des Terrains à traversés), le milieu
d'implantation et enfin Économique (Coûts) [6].

Généralement, l’aqueduc (canal d’amenée à surface libre) s’arrête à la limite des plateaux et
une ou plusieurs conduites sous pression le remplacent dans la traversée de la vallée.

I.1.1.2 Définitions des différents types d’ouvrages hydrauliques

1. Les barrages :

Ce sont des ouvrages destinés à retenir temporairement une quantité d’eau plus ou moins
grande pour différents usages (production d’énergie hydroélectrique, alimentation en eau
potable, irrigation, régulation des débits de cours d’eau, activités touristiques…). De fait, ils
sont construits, le plus souvent, en travers d’un4cours d’eau. 

2. Les canaux :

Ce sont des ouvrages destinés à canaliser de l’eau pour l’acheminer d’un point à un autre. Ils
servent couramment de voies navigables en lieu et place d’un cours d’eau difficilement
navigable ou pour pallier une absence de cours d’eau. Ils ont en général été créés par
l’homme. Les parois latérales d’un canal délimitant un bief, usuellement appelées « digues de
canaux », sont réglementairement assimilées à des barrages.

3. Les digues de protection contre les inondations ou contre les submersions :

Ce sont des ouvrages créés par l’Homme afin d’empêcher l’eau de pénétrer dans des zones
peuplées ou sensibles. De fait, elles sont en général construites de façon parallèle à un cours
d’eau.

4. Les systèmes d’endiguement :

Ces systèmes comprennent l’ensemble des ouvrages, naturels ou créés par l’Homme, qui
concourent à la protection directe d’une zone protégée (peuplée ou sensible) contre les
inondations ou les submersions marines. Parmi ces ouvrages, peuvent figurer des digues.
D’autres ouvrages créés par l’Homme, mais pas dans un but initial de protection contre les
érosions, inondations...: routes, voies ferrées, etc. Des ouvrages naturels : pitons rocheux,
cordons dunaires… 

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6. Les aménagements hydrauliques :

Un aménagement hydraulique participe à la protection d’une zone protégée contre les


inondations ou les submersions, mais comprend des ouvrages qui ne protègent pas
directement la zone protégée parce qu’ils sont situés en amont de cette zone (parfois à
plusieurs dizaines de kilomètres) : il s’agit principalement d’ouvrages de rétention d’une
partie des crues, comme les barrages écrêteurs de crue, ou les casiers de rétention de crue.

                    I.1.1.3 EAU PLUVIALE ET CANALISATION 

La pluie est l'élément de départ du phénomène du ruissellement et la première étape


de ce qu'on appelle le cycle urbain de l'eau. Elle constitue l'entrée du système et donc la
donnée fondamentale nécessaire à la compréhension de son fonctionnement. C'est un
phénomène à forte composante aléatoire et non reproductible. Son aspect et sa forme varient
dans le temps et dans l'espace à l'échelle qui intéresse l'hydrologie urbaine (quelques minutes
ou dizaines de minutes, quelques dizaines ou centaines d'hectares). En général, les eaux
pluviales sont déversées dans la nature ou dans le réseau d’assainissement. En matière
d’épuration, il est essentiel de séparer les eaux pluviales des eaux usées.

Les eaux pluviales englobent les eaux de ruissellement et de toiture comme la neige, les
grêlons fondus et la pluie. Ces types d’eaux se rassemblent sur des surfaces naturelles ou de
constructions comme le sol, la toiture ou la terrasse.

 C'est ainsi que la canalisation vient jouer le 5rôle de la récupération de ces eaux pluviales
dans le but de :

- Concentrer un grand volume d’eau ailleurs pour éviter toute inondation susceptible de
survenir en cas de fortes pluies;

- collecter les eaux tombées sur une surface bâtie ou sur les routes;

- les utiliser dans le domaine agriculture, le cas d'arrosage des jardins et champs;

Les eaux pluviales doivent être canalisées et acheminées vers un endroit précis, il relève de la
capacité de l’ouvrage pour une meilleure évacuation [4].

I.1.1.4. Définition des quelques concepts utilisés en canalisation hydraulique

- Caniveau: ouvrage hydraulique en béton ou métallique utilisé pour le rétablissement des


écoulements naturels et caractérisé par sa portée et par sa flèche, famille d'ouvrages de
collecte et de transport longitudinal des eaux pluviales ou de ruissellement. 

- Fossé: ouvrage hydraulique longitudinal et de collecte des eaux de ruissellement creusé


dans le terrain au-delà de l'accotement, caractérisé par sa section courante et sa pente. 

- Gabion: ouvrage constitué d'une cage ou panier en treillis métallique rempli des cailloux ou
blocs des faibles dimensions, utilisé pour consolider les berges d'u cours d'eau. 

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- Dalot: ouvrage hydraulique enterré de section rectangulaire préfabriqué ou coulé en place et


à forte capacité. 

- Le déversoir: ouvrage de bifurcation qui permet un partage des débits dans deux canaux.
Par rapport à une simple bifurcation, où les débits sont partagés quelle que soit la hauteur
d’eau, dans un déversoir, le déversement n’a lieu que si la hauteur du fluide atteint la hauteur
de la crête déversant. 

- Bassin versant: le bassin versant en une section d'un cours d'eau est la surface drainée par
ce cours d'eau et ses affluents en amont de la section. Tout écoulement prenant naissance à
l'intérieur de cette surface doit donc traverser la section considérée, appelée exutoire, pour
poursuivre son trajet vers l'aval.

- Bassin de contenance: surface aménagée ou naturelle telle que toute l'eau reçue sur sa
surface s’écoule vers un point unique (exutoire du bassin versant). 

- Exutoire: Généralement, point de rejet des eaux hors de l'emprise. Désigne également
l’extrémité aval d'un ouvrage assainissement et/ou de canalisation. 

- Hydraulique: Étude de l’écoulement des liquides et en particulier de l'eau [13]. 

- Écoulement à surface libre: terme se rapportant à un écoulement à ciel ouvert dont la


surface en miroir et en contact avec l'air. 
6
- Écoulement en charge: Par analogie à l’écoulement à surface libre, ce terme désigne par
exemple un écoulement à pleine section dans une canalisation, c'est à dire sans volume d'air
résiduel. 

- Débit à évacuer: valeur du débit dimensionné pour les ouvrages hydrauliques.

- Débit de drainage: Débit maximal que l'on peut faire transiter par un ouvrage coulant à
plein.

- Perméabilité: Aptitude d'un sol ou d'un matériau à laisser s'écouler un fluide.


I.2 GENERALITES SUR L'EROSION

II.2.0. Introduction

Indépendamment du modelé du relief, tous les sols sont naturellement soumis à


l'érosion. En générale, l'érosion du sol renvoie à l'amincissement de la couche arable d'une
roche sous l'effet des forces érosives naturelles de l'eau et du vent, ou en agriculture, sous
l'effet des activités agricoles, comme le travail du sol.

Que la cause de l'érosion soit l'eau, le vent ou le travail du sol, dans tous les cas, le sol : se
détache, se déplace, puis se dépose. La couche arable, fertile, vivante et riche en matière
organique, est emportée ailleurs sur le terrain, où elle s'accumule avec le temps, ou hors du
terrain, dans les réseaux de drainage. L'érosion du sol abaisse la productivité de la terre et
contribue à la pollution des cours d'eau, des terres humides et des lacs adjacents.
Par MUGISHO CIMANYA Yves
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Le phénomène peut être lent et passer relativement inaperçu. Il peut aussi se produire à un
rythme alarmant et causer alors de lourdes pertes de terre arable. Le compactage du sol,
l'appauvrissement du sol en matière organique, la dégradation de la structure du sol, un
mauvais drainage interne, des problèmes de salinisation et d'acidification du sol sont d'autres
causes de détérioration du sol qui en accélèrent l'érosion.

La vitesse et l'ampleur de l'érosion causée par l'eau dépendent des facteurs suivants:

a) Pluie et ruissellement

Plus grandes sont l'intensité et la durée d'un épisode de pluie, plus grand est le
risque d'érosion. L'impact des gouttes de pluie sur la surface du sol peut briser les agrégats et
disperser les particules de sol. Les particules les plus légères, dont les particules très fines de
sable, de limon, d'argile et de matière organique, sont facilement emportées par les
éclaboussures d'eau de pluie et les eaux de ruissellement. Il faut davantage d'énergie
transmise par les gouttes de pluie et un écoulement plus important pour emporter les
particules plus grossières de sable et de gravier.

Les déplacements de sol causés par la pluie (les éclaboussures d'eau) sont habituellement plus
grands et plus facilement observables au cours d'orages brefs et violents. Même si l'érosion
causée par des averses de longue durée et de moindre intensité n'est habituellement pas aussi
spectaculaire ni manifeste que celle qui est produite par les gros orages, elle peut néanmoins à
la longue entraîner des pertes de sol significatives.
7
Sur les terrains en pente, l'eau commence à ruisseler à la surface du sol lorsque l'excédent
d'eau ne peut plus être absorbé par le sol ou que l'eau est piégée à la surface. Le ruissellement
s'intensifie lorsque le taux d'infiltration diminue sous l'effet du gel, de l'encroûtement ou du
compactage du sol. Sur les terres agricoles, le ruissellement le plus considérable est observé
au printemps, lorsque, normalement, les sols sont saturés, la neige fond et le couvert végétal
est minimal.

b) Érodabilité du sol

L'érodabilité d'un sol est une estimation, fondée sur les caractéristiques physiques du sol,
de la vulnérabilité de ce sol à l'érosion. L'érodabilité est surtout influencée par la texture du
sol, mais elle l'est également par sa structure, sa teneur en matière organique et sa
perméabilité. En général, les sols qui affichent une plus grande résistance à l'érosion sont
ceux dans lesquels l'eau s'infiltre plus rapidement, ceux qui sont riches en matière organique
et ceux dont la structure est améliorée. Les sables, les loams sableux et les sols loameux ont
tendance à être moins vulnérables à l'érosion que les limons, les sables très fins et certains
sols argileux.

Les pratiques aratoires et culturales qui appauvrissent le sol en matière organique, nuisent à la
structure du sol ou provoquent le compactage du sol contribuent à accroître l'érodabilité. Par
exemple, les couches de sol compactées sous la surface peuvent faire obstacle à l'infiltration
de l'eau et contribuer au ruissellement. La formation d'une croûte de sol, qui a tendance à «
sceller » la surface, nuit aussi à l'infiltration de l'eau. Si, à certains endroits, l'encroûtement
peut réduire les pertes de sol causées par l'impact des gouttes de pluie et des éclaboussures
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d'eau, il entraîne quand même une augmentation correspondante du volume des eaux de
ruissellement qui risque de provoquer des problèmes d'érosion plus graves encore.

L'érosion passée influence aussi l'érodabilité du sol, car, bien souvent, les couches de sol
sous-jacentes à la couche arable qui se trouvent exposées ont tendance à être plus vulnérables
à l'érosion que les couches de sol originales en raison de leur moins bonne structure et de leur
faible teneur en matière organique. Elles sont aussi moins fertiles, ce qui se répercute sur le
rendement des cultures. Les peuplements étant alors généralement plus clairsemés, la
protection du sol offerte par les cultures se trouve compromise.
I.2.1 TYPES D'EROSION

Dans les processus d'érosion, on distingue généralement trois phases distinctes :

 destruction du matériel rocheux (ablation du matériel) ;


 transport ;
 accumulation des débris (dépôt du sédiment).

L'érosion implique une désagrégation superficielle de la roche ou du sol appelée


météorisation. Elle se produit sur place, et produit des débris.

Le degré d'érosion dépend des caractéristiques de la roche:

 8
de la dureté et de la cohésion de ses minéraux
 de sa dilatation thermique ;
 des réactions chimiques possibles entre ses minéraux et le milieu.

I.2.1.1 ÉROSION MECANIQUE

La désagrégation mécanique se produit sous l'action d'une force physique qui arrache
des morceaux de roche plus ou moins volumineux :

 éclatement dû au gel ou à la chaleur ;


 usure par frottement : glacier, écoulement d'eau (cavitation) ou vent ; ce sont les
débris charriés par ces facteurs (rochers, graviers, quartz ou sable) qui sont efficaces
dans le processus d'érosion. L'érosion mécanique est particulièrement active dans les
milieux froids (gels et dégels) et/ou arides.

I.2.1.2 ÉROSION PAR L'EAU

Elle est mécanique et chimique, avec comme principales altérations : l'hydroclastie,


l'effet splash (impact des gouttes d'eau qui tombent sur le sol), la reptation, la solifluxion.
L'érosion par l'eau est renforcée par la pente (torrents) et est un facteur de transport à plus ou
moins longue distance de polluants du sol. Sur le littoral, il faut tenir compte des vagues et
des courants. Dans les fleuves ou canaux, c'est le batillage qui accélère l'érosion.

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Si un fluide comme l'eau coule, il peut se charger de particules en suspension. La


vitesse de sédimentation est la vitesse minimale qu'un flot doit avoir pour transporter, plutôt
que déposer, des sédiments est donnée par la loi de Stokes :

w=¿ ¿ (I.1)

où w est la vitesse de sédimentation, ρ est la masse volumique (les indices p et f


indiquent particule et fluide respectivement), g est l'accélération due à la gravité, r est
le rayon de la particule et μ est la viscosité dynamique du fluide. Si la vitesse de
l'écoulement est plus grande que celle de dépôt, le granulat continue vers l'aval.
Comme il y a toujours des diamètres différents dans le flot, les plus gros se déposent
tout en pouvant continuer à descendre par des mécanismes, roulant et glissant, dont
les traces sont souvent conservées dans les rochers solides, et peuvent être utilisées
pour estimer la vitesse du courant.
L'érosion par eau se manifeste de différentes façons, on peut citer:

 Le ruissellement, qui est un type d'érosion le plus fréquent sur terre. Il peut être
concentré ou diffus (films d'eau issus de la fonte des neiges, érosion littorale).
 L'érosion fluviatile est produite par des cours d'eau. Elle peut être une érosion
régressive.
 Hydroclastie : alternance humectation-dessiccation.
 Effet splash : impact des gouttes d’eau sur le sol.
 L'érosion fluvioglaciaire : la glace exerce
9 une forte pression sur elle-même qui la rend
fluide et donc érosive avec des cailloux.

I.2.1.3 ÉROSION PAR LE VENT

L'érosion éolienne attaque les roches en enlevant des particules ou en polissant la


surface. Elle est d'autant plus efficace que les obstacles sont inexistants et que le vent est
puissant, régulier et chargé de poussières.

Elle conduit à une dégradation environnementale sévère par l’appauvrissement des sols et le
déplacement de volumes élevés de particules par le vent. L’érosion éolienne est le principal
facteur physique d’épuisement des terres agricoles et, par l’ensablement, constitue une des
gênes majeures dans les aires urbaines et oasiennes des écosystèmes secs.

I.2.1.4 ÉROSION LIEE AUX ECARTS DE TEMPERATURE

Dans les régions de forte amplitude thermique (climat continental, polaire, déserts,
haute montagne, etc), les chocs thermiques répétés par la succession des cycles jour/nuit, fait
éclater certaines roches, à différentes échelles micro et/ou macroscopique.

L'érosion liée à la température fait également intervenir l'eau comme agent d'érosion en
présence de roches poreuses et/ou de fissures qui éclatent en cas de gel. La roche éclate à
cause de l'alternance gel-dégel de l'eau qui s’infiltre, lorsque l'eau gèle, elle occupe plus de
volume et exerce une force capable de faire exploser une roche. Les morceaux libérés par le

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gel sont appelés gélifracts. Le cycle gel/dégel est saisonnier ou quotidien en région
montagneuse.

En montagne, ce type d’érosion produit des phénomènes de chute de blocs ou parfois des
éboulements.

I.2.1.5 ÉROSION CHIMIQUE

La décomposition chimique des roches donne naissance à des modelés de


désagrégation. Un processus important est la dissolution, en particulier des calcaires par la
pluie plus ou moins acide.

La dissolution est une forme de météorisation qui affecte essentiellement les massifs
calcaires. L'eau, chargée en acides organiques et en dioxyde de carbone, s'infiltre par les
fissures et modèle les roches. Elle libère les éléments chimiques de la roche sous forme d'ions
dissous dans l'eau. En effet, contrairement au grès siliceux, les calcaires sont particulièrement
vulnérables à la dissolution.

I.2.1.6 ÉROSION CAUSEE PAR LES ETRES VIVANTS

Ce type d’érosion est causée par :


10
 Biométéorisation
 Microorganismes
 Mollusques perforateurs, pholades par exemple
 Végétaux peuvent concourir à l'érosion par leurs racines par exemple
 Érosion anthropique (par l'homme) : déforestation, labours (érosion aratoire),
urbanisations diverses,…

I.2.1.7 PHENOMENES EXCEPTIONNELS ET BRUTAUX

 Avalanche
 Glissement de terrain
 Séisme
 Phénomènes volcaniques
 Lahar

I.2.2. MECANISMES DE L'EROSION

I.2.2.1. Transport des matériaux

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Le transport des matériaux issus de la désagrégation de la roche s'effectue soit sous


forme dissoute dans la circulation des eaux, soit sous forme solide. Dans ce dernier cas, il
peut s'agir de processus gravitaires agissant à faible distance par des processus gravitaires ou
de transport à plus longue distance quand les matériaux sont pris en charge par un agent de
transport : glacier, eau, vent. Les matériaux transportés peuvent éventuellement être stockés,
créant des accumulations sédimentaires, avant d'être de nouveau mis en mouvement.

La masse de matériaux transportés sous forme dissoute par les eaux est importante. Le vent
constitue un formidable agent de transport, en particulier dans les régions désertiques.

Dans les régions anthropisées, l'érosion des sols augmente dans les bassins versants, mais les
barrages artificiels peuvent aussi bloquer le transit sédimentaire normal. [1]

I.2.2.2. Causes de l'érosion des sols

Le Climat: constitue la cause et la source d’énergie érosive. Ce sont les gouttes de


pluie, les eaux de ruissellement sur les terrains en pente et les vents violents qui détachent et
entraînent les particules terreuses. La topographie du terrain conditionne la gravité de
l’érosion.
En effet, environ 70% des terres du Rif et du pré-Rif ont une pente supérieure à 15%, que les
physiciens du sol considèrent comme pente érosive.
11 à l’érosion: Les sols issus de roches
La nature des sols et leur vulnérabilité
tendres (marnes, flyshes et schistes feuilletés) sont imperméables et très sensibles à l’érosion.
L’absence du couvert végétal qui expose le sol à l’action directe des gouttes de
pluie.
L’homme qui, par maladresse et par des pratiques inadaptées sur les versants, est le
facteur principal conditionnant l’intensité de l’érosion. Les défrichements qu’il opère sur les
forêts et les parcours naturels, le surpâturage, la mise en culture sans précaution des terres
tendres en pente, les labours mécanisés dans le sens des grandes pentes et la non-restitution
au sol de ses éléments nutritifs enlevés par les cultures facilitent le ruissellement et par
conséquent l’érosion et ses effets indésirables pour l’environnement et pour l’économie.

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CHAPITRE DEUXIEME: ASPECTS ET METHODOLOGIES

II.1. Description du cadre d'étude

II.1.1. Situation

Le quartier Chahi s'étend sur une superficie de 7,4Ha environ.

Le quartier Chahi, est situé à 02°32'05'' de latitude Sud et 28°51'04'' de longitude Est et à
environ 1508m d'altitude. Il est pratiquement à mi-distance de l'axe Sud-ouest de la ville de
Bukavu et dispose d'une bonne liaison routière avec les territoires et cités environnants la
ville (Walungu, Kabare, Kamituga, Shabunda12 et Uvira).

Il est imité:

➢ Au Nord par le quartier Ndendere,


➢ Au Sud par le village Chiragabwa,
➢ À l’Est par le quartier panzi,
➢ À l’ouest par le quartier Mosala et le village Igoki.

II.1.2 Relief et sol

Le quartier Chahi est situé à une altitude moyenne d'environ 1508 m. Dans son ensemble,
Chahi présente une allure de plaines et une colline allongée du Sud au Nord avec une triple
inclinaison dont l'une plus accentuée est orientée vers le quartier Ndendere en commune
d'Ibanda au Nord et une faible pente orientée vers Panzi à l'Est. Le site est vallonné et
caractérisé par une succession de croupes de pente et parfois se rejoignent pour former les
principaux thalwegs assurant le drainage naturel des eaux pluviales [13]. Le réseau
hydrographique du quartier Chahi est constitué de cours d'eaux, de ruisseaux et de marigots.
Kaliba (ou Nkara), affluent de Kawa (environ 2 km à l'Ouest de la zone d'étude) et la rivière
Ruzizi, sont les cours d'eau importants se trouvant dans la région (cette dernière, située à
environ 3 km à l'Est de la zone d'étude). Chahi se trouve donc dans le bassin versant de
Kaliba.
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Chahi fait partie de la vieille surface du socle précambrien d'aplanissement du sud de la ville
de Bukavu. Ce socle précambrien est constitué des sols argileux qui ont été fortement
dégradés par les éléments météorologiques. Mais on remarque surtout la présence de sols
fins. La profondeur utile moyenne peut être limitée par la discontinuité d'un horizon
concrétionné parfois massif rendant médiocre le drainage qui généralement est moyen.

Dans l'ensemble, la ville de Bukavu et le quartier Chahi sont dominées par la présence de sols
argileux.

13
Fig.II.1 Carte du relief de la ville de Bukavu [13]

II.1.3 Démographie

L'accroissement de la population s'est accéléré suite aux divers conflits et guerres dans les
milieux environnant la ville de Bukavu. De 2007 à 2016, le taux d'accroissement annuel de la
population s'élevait à plus de 5,12%. D'après les résultats du dernier recensement de 2016, le
quartier Chahi compte 53 200 habitants.

Tableau II.1. Évolution dans le temps de la population du quartier Chahi.

Année 2007 2010 2013 2016

Population (habitant) 27000 32205 40109 53600

Source : Bureau du chef de quartier Chahi

II.1.4 L'occupation des sols et le tissu urbain

Chahi connaît un niveau d'occupation très hétérogène de son espace. On note une
concentration de la population dans les avenues centrales et périphériques (Kahumo, Kabuye,
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Mukaba et Mukonzi). La prise en compte de cette zone dans la gestion des eaux pluviales est
importante dans la mesure où le milieu est très dense et que son emplacement près des
exutoires permet d'avoir un champ d'inondation plus large.

Le quart de la population (environ 13 400 habitants) se retrouve en zone périphérique (Av.


Essence vers le Nord, Av. Mukonzi, Cidasa, Chilagirha et kaliba vers le Sud et l'Est). Cette
zone est constituée d'un ensemble d’avenues d'habitations séparées par des ruisseaux et des
surfaces naturelles. La zone périurbaine présente des difficultés particulières vis-à-vis de la
planification des réseaux d'assainissement.

II.1.5 Situation climatique :

La collecte des données climatiques repose essentiellement sur des travaux déjà
réalisés, ainsi que sur des données, fournies par l’office national de la météorologie sur la
station de Bukavu-Muhungu qui est la plus proche et donc la plus représentative.

La ville de Bukavu appartient à l’étage bioclimatique tropical et montagneux,


caractérisé par des grandes précipitations et faibles irrégularités. Il est marqué par deux
saisons :

 Une saison pluvieuse fréquente : qui se prolonge de Septembre jusqu’au


mois de Juin, 14
 Une saison sèche : qui s’étale du mois de Juillet jusqu’au mois de
Septembre

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II.1.6 Données pluviométriques

Pour étudier le climat de la région d’étude, nous nous sommes basé sur les données climatiques de la station de Bukavu-Muhungu.
Tableau II.2 : Précipitations mensuelles (en mm) sur la station BUKAVU-MUHUNGU de 1970 à 2000

Année 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986
Mois
Janvier 119,3 142, 154, 188,2 147, 147,6 62,5 176,0 92,6 221,2 143,6 171, 191,0 84,1 109,9 134,5 108,6
2 1 3 2
Février 177,2 167, 150, 82,0 119, 169,5 137, 125,6 151,7 83,9 120,6 132, 121,6 149,9 120,9 90,6 430,5
3 3 2 2 7
Mars 162,0 106, 204, 20,1 174, 99,0 92,8 191,5 96,1 231,4 167,8 66,2 87,8 173,8 178,5 214,2 342,0
3 2 2
15
Avril 126,0 167 87,3 170,8 99,2 112,4 145 194,3 154,0 175,0 95,4 190, 119,3 160,4 137,8 251,4 375,9
Mais 57,2 99,4 90,5 92,5 92,1 73,8 66,2 60,6 74,0 177,4 165,2 78,8 102,0 58,7 30,2 41,7 89,4
Juin 15,2 13,4 43,4 3,4 30,6 6,7 31,3 140,5 20,3 32,0 20,8 6,7 17,4 16,7 0,0 27,3 13,5
Juillet 63,3 10,3 0,0 0,2 16,0 3,0 0,9 41,8 0,0 0,2 0,4 0,9 0,1 - 21,9 15,8 1,3
Aout 56,9 44,7 31,2 - 0,0 8,7 46,0 147,3 134,0 7,8 1,7 72,2 10,5 67,5 26,3 10,1 -
Sept. 68,5 52,3 121 236,5 78,5 128,6 55,4 98,0 69,6 33,8 126,3 136 129,0 91,6 28,4 105,0 95,1
Oct. 96,0 120, 161, 89,0 117, 140,0 99,9 99,1 145,3 209,0 171,4 138, 193,0 155,8 107,9 126,0 106,0
4 5 0 4
Nov. 22,3 253 226 213,7 143 150,8 219 239,6 212,3 159,6 212,9 161 221,7 172,5 224,9 174,1 97,3
Dèc. 175,0 161, 165, 109,9 76,4 107,9 188, 169,5 283,4 97,2 177,1 159, 145,9 185,8 131,0 203,8 94,9
2 3 4 0
Total 1138, 1338 1436 1206, 1093 1148 1145 1683, 1433, 1428, 1403, 1314 1339,3 1316, 1117, 1349,5 1754,5

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annuel 9 ,3 ,3 3 ,7 ,5 3 3 5 2 ,1 8 7

Tableau II.2 (suite) : Précipitations mensuelles (en mm) sur la station BUAVU-MUHUNGU (1987 - 2000)

Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
Mois
Janvier 102,5 197,1 130,3 162,8 93,9 97,4 138,4 150,6 133,5 126,8 - 155,7 224,9 83,9
Février 111,3 189,3 97,2 273,1 - 196,5 138,1 152,7 74,0 80,4 18,2 168,7 21,3 84,2
Mars 192,1 182,0 190,6 150,1 - 136,3 176,4 110,1 169,1 105,1 77,1 185,4 206,8 284,4
Avril 110,4 160,4 47,8 108,9 - 89,5 117,9 153,7 80,5 81,1 114,5 134,9 159,9 108,5
Mais 191,6 67,9 31,8 31,8 70,2 135,1 88,2 73,9 71,8 22,2 38,4 56,8 41,8 165,8
Juin 10,2 3,0 16,6 4,6 42,5 40,8 4,9 33,2 104,3 15,0 1,3 24,7 0,0 11,0
Juillet - 3,6 0,0 - 17,5 0,0 0,0 - 0,0 - 0,0 1,8 0,0 8,0
Aout 11,7 121,1 278,6 14,8 234,5 0,0 16
81,4 54,7 00, 19,7 19,7 6,5 183,2 0,0
Septembre 141,6 160,4 269,6 98,7 65,8 42,8 67,5 92,9 80,0 31,7 36,2 186,4 80,9 32,2
Octobre 181,6 186,3 120,1 117,9 161,4 208,8 34,0 156,1 91,0 687 268,8 176,8 120,0 140,6
Novembre 223,4 265,5 150,6 205,7 96,7 198,6 105,8 264,7 159,8 - 187,3 137,7 326,8 362,0
Décembre 200,0 98,4 124,0 178,8 77,5 95,6 237,8 163,8 111,9 - 176,2 181,5 1336 267,0
Total annuel 1476,4 1728,5 1493,3 1347,2 - 1241,4 1190,4 1406,4 1075,9 - - 1416,9 1499,2 1547,6

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II.1.7 Les Vents

Les vents dominants sont en général ceux du Nord et Nord-Ouest. Ces Vents sont les
plus fréquents et atteignent une vitesse moyenne maximale de 20.60m/s en Janvier observée
durant la dernière décennie, par contre celle minimale est de l’ordre de 13.5m/s enregistrée
pendant le mois de juillet.

Tableau (II.3) : les vents (Année de référence 2000)

Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc. Moyenne
Vent
s
(m/s) 14,52 14 ,75 16,50 18,80 20,62 17,87 15,50 15,25 13,7 13,50 15,25 16,20
18,0
5

II.2 SYSTEME OU RESEAU DE CANALISATION EN MILIEU URBAIN

II.2.1 Description générale et principes de conception


17
Nous allons décrire ici, les principaux éléments d’un système de canalisation en milieu urbain
et fournir des lignes directrices qui devraient en guider la planification et la conception. Il
faut tout d’abord reconnaître qu’un système de canalisation et de drainage font partie du
système urbain plus global et qu’il doit donc être planifié, conçu, développé et entretenu en
considérant la planification non seulement des autres infrastructures touchant à l’eau
(aqueduc, égout sanitaire) mais également les infrastructures enfouies de gaz, d’électricité, et
autres, de même que les espaces verts ou parcs ainsi que le système de transport. En
effectuant une coordination efficace entre ces différents systèmes, de nouvelles opportunités
pourront être identifiées et cela pourra être utile pour l’identification et la mise en œuvre de
systèmes de drainage bien intégrés à l’environnement urbain.

Nous nous sommes focalisé à l’étude d’un réseau majeur dans le sens que celui-ci sera à
la base d’évacuer rapidement les eaux du quartier CHAHI tout en prévoyant un avenir
meilleur pour l’habitat du secteur à développer. Quelques tracés du réseau mineur seront
présentés dans les lignes qui suivent.

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Figure II.2 Réseaux mineur et majeur


  a) Réseau mineur

Les composantes du réseau mineur permettent d’évacuer sans surcharge inadmissible


les débits associées à des événements pluvieux relativement fréquents (récurrence 2 à 10 ans)
et incluent notamment les gouttières de toit , les drains de fondation , le drainage local et
l’aménagement des lots , les caniveaux dans les rues (ou les fossés de drainage latéraux), les
rues (en pente continue et aux points bas) , les fossés, les puisards, les bassins de rétention ,
les exutoires, les milieux récepteurs [6]. 18

Figure II.3 Composantes du réseau mineur mises à contribution lors d’un événement
mineur.
b) Réseau majeur
Les composantes pour le réseau majeur permettent d’évacuer les débits associées à des
événements pluvieux plus rares que pour le réseau mineur (excédant les récurrences 2 ans à
10 ans pour le réseau mineur et pouvant aller jusqu’à 1 dans 100 ans) et incluent notamment 
les gouttières de toit, le drainage local et l’aménagement des lots, les rues (en pente continue
et aux points bas), les fossés, les puisards, les bassins de rétention, les exutoires, les milieux
récepteurs [6].
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Figure II.3 Composantes du réseau majeur mises à contribution lors d’un événement majeur

II.2.2  Niveaux de service

L’objectif visé lors de la conception des réseaux de drainage doit être de fournir un haut
niveau de service tout en ne causant pas d’impacts inacceptables en aval ou ailleurs sur un
site. Le choix d’un niveau de service global (réseaux mineur et majeur) doit évidemment se
faire en tenant compte du coût global des systèmes et aussi du fait que le niveau de service
offert par un système peut dépendre de l’interaction entre les différentes composantes.
19
Pour le réseau mineur, la récurrence choisie par les concepteurs devrait se situer entre 2
ans et 10 ans. Pour le réseau majeur, cette récurrence devrait être au minimum de 25 ans et,
préférablement, de 100 ans. Une récurrence de 100 ans pour le réseau majeur semble plus
appropriée puisqu’elle correspond également à la récurrence qui est retenue pour la
délimitation des zones inondables et la gestion des plaines d’inondation ; elle est donc
recommandée. Ainsi, la protection contre les inondations de surface lors d’événements
majeurs serait uniforme sur l’ensemble du territoire. De plus, il faut souligner que l’écart de
coûts entre un niveau de service 1 dans 25 ans et un niveau de service 1 dans 100 ans est
relativement faible [7].

Dans ce contexte, les paramètres qui devront être définis et précisés pour établir les
niveaux de service attendus des réseaux mineur et majeur seront :

Réseau mineur
➔ Récurrence pour la conception des conduites (2 ans à 10 ans);
➔ Nombre et position des grilles de rue (pour intercepter adéquatement les débits 2 ans à
10 ans, selon la récurrence choisie);
➔ Restrictions à imposer s’il y a lieu aux puisards pour limiter l’accès au réseau mineur.

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Réseau majeur
● Hauteur et vitesse d’eau maximales dans le caniveau et en surface des rues ;
● Largeur du filet d’eau admissible en surface des rues pour un écoulement en continu ;
● Hauteur d’eau maximale aux points bas des rues ;
● Capacités hydrauliques des conduites, ponceaux, canaux et fossés devant véhiculer les
débits pour le réseau majeur;
● Stabilité des canaux (naturels ou artificiels) devant transporter les débits dans le
réseau majeur.
Pour le réseau majeur, une récurrence de 100 ans devrait être visée dans l’analyse mais
certaines municipalités pourront décider de réduire cette récurrence.

Figure II.4. Illustration d’un canal à ciel

II.2.3  Notion de risque 20


La sélection du niveau de service et de la période de retour pour la conception des réseaux de
drainage doit nécessairement prendre en compte la notion de risque puisqu’il n’est pas
économiquement possible de se protéger contre des événements qui sont rarissimes. Le risque
peut être défini comme le résultat de la rencontre entre un élément perturbateur de nature
aléatoire et un élément vulnérable. En hydrologie urbaine, les deux principaux risques
considérés sont le risque d’inondation et le risque de pollution.

Il existe souvent une certaine confusion quant à la signification donnée aux termes
période de retour, probabilité ou fréquence d’occurrence. Si par exemple on parle d’un
événement ayant une période de retour ou une fréquence d’occurrence de 1 fois dans 100 ans,
cela signifie qu’il existe en moyenne une probabilité de 0,01 (ou 1 %) que cet événement se
produise dans une année donnée si on considère un très grand nombre d’années (sur plusieurs
périodes de 100 ans).

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Tableau II.4. Risque associé à différentes récurrences [3].

Risque d’occurrence pour une période de N


Période Probabilité moyenne années
de retour d’occurrence par
en années année N=100 N= 50 N = 25 N = 10 N=1
100 1 % 64 % 40 % 22 % 10 % 1 %
50 2 % 87 % 64 % 40 % 18 % 2 %
25 4 % 98 % 87 % 64 % 34 % 4 %
10 10 % 100 % 99 % 93 % 65 % 10 %
5 20 % 100 % 100 % 100 % 89 % 20 %

On considère souvent à tort que cet événement se produira seulement une fois en 100 ans ;
cela peut être vrai en moyenne mais peut se révéler inexact pour une période donnée de 100
ans. Il existe en fait une probabilité que cet événement se produise plus d’une fois pendant
une période de 100 ans, ce qui représente le risque. L’équation qui suit exprime la relation qui
existe entre la période de retour et le risque :

R=1-(1-P).N (II.1)
Où R est le risque qu’un événement avec une probabilité P soit atteint ou dépassé au moins
une fois en N années. 21
À titre d’exemple, le risque d’occurrence qu’un événement avec une période de retour de 1
dans 100 ans se produise au moins une fois sur une période de 10 ans n’est pas de 1 % mais
bien de 5 % (ou de 40 % pour une période de 50 ans).

Le choix de la période de retour pour la conception des différents éléments des réseaux
doit par ailleurs s’établir en s’appuyant sur certains principes de base [3] :

➢ Le degré de protection à assurer résultera d’un nécessaire compromis entre


l’aspiration à une protection absolue, pratiquement irréalisable, et le souci de limiter
tant le coût d’investissements que les sujétions d’exploitation.
➢ Un accroissement du coût global d’un projet ne serait acceptable que s’il était
inférieur au montant des dommages qu’il permet d’éviter (capitalisés sur la durée de
vie des ouvrages à construire), mais sans négliger l’aspect psychologique des
problèmes.

II.3 Composantes d’un système de gestion des eaux pluviales

Les différentes composantes d’un réseau de drainage urbain seront décrites et discutées plus
en profondeur aux sections qui suivent, en distinguant celles qui se retrouvent sur les lots

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privés de celles qu’on retrouve dans le système de drainage proprement dit (qui peut être
privé ou relevant de la municipalité).

Les niveaux des terrains doivent également être établis en fonction des niveaux d’eau qui
pourront être potentiellement atteints dans le réseau majeur. Ainsi, pour les bâtiments
adjacents aux points bas des rues, on devra prévoir une marge minimale de 200 mm entre le
niveau d’eau maximal au point bas et le niveau du terrain. Les points d’entrée aux bâtiments
doivent être situés à des niveaux supérieurs aux niveaux d’eau dans les rues, au minimum
300 mm au-dessus de la côte pour l’événement 100 ans [3].

22

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Encadré par Ass Trésor MUHATIKANI
Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

Figure II.3 Limites recommandées pour des profondeurs et vitesses d’écoulement dans un caniveau ou
un fossé latéral (MEA, 1999). Basé sur un enfant de 20 kg – un adulte pourra soutenir des valeurs plus
élevées.

II.4 Dimensionnement hydraulique

Une bonne conception de réseau d’assainissement doit permettre d’éviter la formation des dépôts
des matières solides pouvant nuire à l’écoulement, pour cela notre réseau doit répondre aux critères
des conditions d’auto curage

II.4.1 Recommandations

Le choix d’un diamètre de collecteur et d’une pente de projet devra tenir compte des normes
suivantes :

1. La vitesse doit s’inscrire à l’intérieur d’une fourchette de valeurs limites :

Vmin ≤ V ≤ Vmax
23
Avec :

Vmin : Vitesse au-dessous de laquelle l’auto curage ne serait pas réalisé.

Vmax : Vitesse au-dessous de laquelle il y a risque d’érosion du matériau.

2. Le diamètre doit correspondre à un diamètre commercial dont le plus faible, pour le transport des
eaux pluviales ne peut être inférieur à 300mm.
Pour le présent projet toutes les conditions ont été respectées à savoir [5] :

 Le diamètre préconisé minimum admissible d’un réseau d’assainissement de type unitaire est le
Ø 300 mm normalisé et disponible sur le marché international.
 La pente minimale recommandée est de 4 %
 Le taux de remplissage n’excédera pas 80%

 Les caractéristiques d’évacuation seront calculées à partir de l’abaque de Manning Strickler pour
les tuyaux circulaires en béton.

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II.4.2 Détermination des Caractéristiques Hydrauliques

Les canalisations (élément ≥ 2,00 ml) sont caractérisées du point de vue hydraulique par:

 Une paroi entièrement lisse

 Une grande longueur des éléments diminuant le nombre des joints

 L’existence des pièces de raccord ne créant aucune discontinuité

Partant de cet ensemble de qualités, il est possible d’adopter en toute sécurité comme coefficient
d’écoulement de la formule de Manning Strickler k = (l/n) = 72,46 (pour n=0,013). [6]

II.4.3 Fonctionnement du réseau et conditions d’auto-curage

Afin d’éviter les dépôts, assurer un bon fonctionnement du réseau et un écoulement libre, il faut
créer des pentes assurant des vitesses d’auto curage :
 Vitesse d’écoulement minimale dans la conduite (Vmin)= 0.6m/s à QPS/10
24 (Vmin)= 0.3m/s à QPS/100
 Vitesse d’écoulement minimale dans la conduite

 Vitesse maximale (Vmax)=3 à 4 m/s [7].

Ainsi que :

1- Le débit maximal est obtenu lorsque la canalisation est remplie à 95% de sa hauteur
2- La vitesse maximale est obtenue lorsque la fonction de la hauteur totale de remplissage atteint
80% [7].

II.5 Débit d’eaux pluviales

Les seules quantités d’eaux à évacuer qui ne proviennent pas de la distribution sont les pluies. Pour
déterminer les débits pluviaux à évacuer, on se basera sur les connaissances hydrologiques des fortes
averses.
On admettra, pour limiter les dépenses d’équipement, que de loin en loin (par exemple en moyenne
une fois tous les dix ans) les réseaux d’assainissement devienne insuffisant, ce qui entrainera une
submersion partielle et momentanée des voies de communication, surtout dans les bas quartiers.

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II.5.1 Évaluation du débit pluvial par la méthode rationnelle

La méthode rationnelle, mise au point avant l’avènement des équipements informatiques, permet
de calculer rapidement les débits de ruissellement maximaux pour des pluies uniformes tombant sur des
bassins versants de faible superficie (moins de 5 km2, selon Viessamen et Hammer, jusqu’à 25 km2 selon
le ministère de transport de Québec dans son manuel de conception des ponceaux de 1994) c’est une
méthode parfaitement appropriée en ce qui concerne les bassins versants urbains [8].
Le ruissellement maximal imputable à une pluie d’intensité uniforme I, tombant sur l’ensemble du
bassin et d’une durée tn supérieur ou égal au temps de concentration tc du bassin est calculé à l’aide de
l’équation suivante :

𝑸𝒑 = 𝟎, 𝟏𝟔𝟕 ∙ 𝑪 ∙ 𝒊 ∙ 𝑨 (II.2)

Avec 𝑪 ∙ 𝑨 = ∑ 𝑪𝒊 ∙ 𝑨𝒊

Qp : le débit de pointe (m3/S)


A : surface du bassin versant (ha)
i : intensité moyenne maximale (mm/min) 25
C : coefficient de ruissellement

On prendra i=4.tc-0 ,5 applicable pour l’Algérie pour une période de retour de 10 ans pour
l’application de formule de la méthode rationnelle dans notre projet [3].

I.5.2 Temps d’entrée d’un sous bassin versant (tc)

Le temps d’entrée (temps de concentration) tc, d’un bassin versant urbain est le temps le plus
important que peut mettre l’eau qui ruisselle dans ce bassin versant à atteindre la bouche d’égout. La
valeur du temps d’entrée est fonction de [7]:

 La pente moyenne de la surface du terrain en direction de la bouche d’égout.


 La distance que l’eau doit parcourir, en surface, pour atteindre la bouche d’égout,
 La nature de la surface sur laquelle l’eau doit ruisseler.

Il existe plusieurs modèles de d’évaluation du temps de concentration d’un bassin versant. Le calcul des
temps d’entrées des sous bassins de notre projet se fera avec le modèle de Kirpich :
Tc = 0.0195.Lmax.0.77.F. S−0.385 (II.3)

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L : longueur maximale parcourue par l’eau sur la surface (m)


S : pente moyenne du chemin parcouru par l’eau (m/m)
F : facteur relatif à la surface ; il permet d’utiliser l’équation des régions autres que rurales.

II.6. Détermination des diamètres des conduites du réseau

Le diamètre des conduites est donné par la formule de Chezy :

V=C √Rh.I (II.4)

C : Coefficient de Chézy Manning propose:

(II.5)

Bazin propose:
26
(II.6)

R: rayon hydraulique
I : pente de conduit
V : vitesse d’écoulement (m/s)
n : rugosité de la conduite

En posant :

Qp=V.S

On obtient après développement de la formule de Manning :


n .Qp 38
D=
❑ (
0.3317 √ I ) (II.7)

C’est la formule qu’on utilisera pour la détermination des diamètres des conduites des réseaux
dans notre projet.

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II.7 Conception du réseau

La conception d’un réseau d’assainissement est la concrétisation de tous les éléments constituant
les branches du réseau sur un schéma global.

La quantification des eaux de ruissellement par exemple, est obtenue par l’application de différentes
méthodes.

On peut citer deux méthodes essentielles les plus utilisées :

 Méthode superficielle ;
 Méthode rationnelle [7].
Remarque : On fait le calcul de notre réseau par la méthode rationnelle

 Méthode rationnelle
C’est une méthode qui consiste à estimer le débit à partir d’un découpage du bassin versant en
27 fut découverte en 1889, mais ce n’est qu’en
secteurs limités par les lignes isochrones, cette méthode
1906 qu’elle a été généraliser, elle est connue aussi par la méthode de LIOYD DAVIS*, c’est une
méthode qui a fait et fait ses preuves surtout pour les bassins urbains à faible surface (10 ha)[7].
La méthode est définie sous la forme :

𝐐𝐩 = 𝐤.𝐂.𝐢 (II.8)

Avec :

Qp: Débit de pointe [m3/s].


A : Surface du bassin versant [ha].
i : Intensité de pluie [mm/ha] et i=4.Tc-0,5 [7]
C : Coefficient de ruissellement.
K : Coefficient de répartition de pluie dans l’espace du bassin K=0,167
Remarque :
Cette évaluation reste valable que pour les pluies de durée t ≥ te
Où te : Temps d’écoulement dans le sous bassin.
La méthode rationnelle est fondée sur les hypothèses suivantes :

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 L’intensité de pluie reste constante dans le temps.


 Les surfaces dites imperméables (rues, toitures,…etc.) sont uniformément répartie sur le bassin.
 La capacité d’emmagasinement du sous bassin n’est pas prise en considération.
Tous ces paramètres nous conduisent généralement à une surestimation du débit pluvial issu d’un
bassin versant [7].

 Pente moyenne
La pente moyenne d’un sous bassin est prise généralement égale à la pente moyenne du collecteur
qui le dessert.

Quand le parcours de l’eau ruisselante ne présente pas de déclivité, la pente serra calculée comme
étant le rapport entre la différence des cotes amont et aval sur la longueur de ce parcours [7]

( Camon−Cava )
I= (mm) (II.9)
L
28
Camon : Côte amont du parcours (m).
Caval : Côte aval du parcours

II.8. Coefficient de ruissellement

Le coefficient de ruissellement est fonction principalement de type d’occupation du terrain mais


aussi de la nature des sols, de leur degré de saturation en eau, de la pente du terrain. À titre indicatif, des
exemples de valeurs extraites de l’ouvrage « le réseau d’assainissement » de régis Bourrier sont porté
dans le tableau ci- après :

Tableau (II.4) : Coefficient de ruissellement en fonction de la densité de population [8]

Catégorie d’urbanisation Cr
Habitations très denses 0.90
Habitations denses 0.60 – 0.70
Habitations moins denses 0.40 – 0.50
Quartiers résidentiels 0.20 – 0.30
Square – garde – prairie 0.05 – 0.20

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Remarque : Les habitations sont denses donc on utilisera un coefficient de ruissellement


« c » de 0.7 dans le calcul de dimensionnement de notre réseau.

Tableau (II.6): Coefficients de ruissellement en fonction de la catégorie d’urbanisation [7]

Zones d’influence Cr
Surface imperméable 0.90
Pavage à larges joints 0.60
Voirie non goudronnées 0.35
Allées en gravier 0.20
Surfaces boisées 0.05

II.9 Estimation des rejets d’eaux usées

On estime que 80 % des eaux distribuées à la population sont rejetées dans le réseau d’égout.

Qeu = 80% Qmoyj


29
Pour notre zone d’étude, les échantillons des rejets sont représentés dans le tableau ci-apres :

Tableau II.5: Représentation de la consommation et les rejets d’un échantillon

Capacité Consommatio Consommation Rejets


Nature des équipements n
(per) l/hab. /J l/ s l/ s

Habitat 875 150 1,519 1,215


Bureau du quartier et police 60 60 0,042 0,033
maison 70 80 0,122 0,097

Qmoyj(équi) = (Kr. D.N)/86400 (II.10)

Avec:

Qmoyj: Débit moyen rejeté quotidiennement en (l/s);


Kr : Coefficient de rejet pris égal à 80% de la quantité d’eau potable consommée ;
N : Nombre d’habitant (capacité) par hab. ;

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D : Dotation journalière ou la consommation en eau potable

II.10. Conditions de fonctionnement d’un réseau séparatif ou unitaire

D’après le livre Guide de l’assainissement individuel, les conditions favorables pour le réseau sont :

 Diamètre minimal des eaux usées =300mm


 Diamètre minimal des eaux pluviales =300mm
 Pente minimale p=0.4%
 Vitesse minimale (Vmin)=1m/S au débit de pleine section QPS,
 Vitesse d’écoulement minimale dans la conduite (Vmin)= 0. 3m/s à QPS/10
 Vitesse d’écoulement maximale dans la conduite (Vmax)= 3 à 4m/s.

30

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CHAPITRE TROISIEME : RESULTATS ET INTERPRETATION

L’assainissement est de ce fait un outil précieux de lutte contre la pollution, l’inondation, les
maladies à transmission hydrique et de sauvegarde de salubrité du milieu.

Ce présent chapitre mettra en application la théorie dite en deuxième chapitre pour le


dimensionnement du réseau en question. C’est dans cette optique que nous nous évertuerons à
dimensionner le réseau unitaire du quartier CHAHI.

III.1. Choix du système d’assainissement :

Le Réseau d’assainissement de la ville de Bukavu est un réseau unitaire donc évidemment on va choisir
le même système pour nos canalisations.

III.2. Dimensionnement du réseau unitaire :

Le dimensionnement de réseau se fait généralement par modélisation informatique, dans notre cas
nous avons utilisé le tableur Excel, Google Earth et31
le logiciel AutoCad pour les calculs. Le calcul à la
main est fastidieux et engendre des fois des erreurs d’inattention. Après dimensionnement, les conduites
du réseau doivent être susceptibles d’évacuer le débit de pointe tout en assurant une vitesse
d’écoulement normale.

Afin d’estimer les débits des différents tançons (calibrage du réseau), nous avons partagé notre
bassin d’étude en plusieurs sous bassins élémentaires.

Le calcul des débits d’eaux pluviales s’est fait par le biais du tableur Excel, la détermination des
débits pluviaux transitant dans les divers tronçons du réseau est basée sur la méthode rationnelle.

Les données caractérisant notre réseau sont présentées dans le tableau III.1.
Nous avons découpé notre bassin versant A en 28 sous bassin versant (Sbv) avant d’estimer le
débit pluvial du bassin versant et nous avons estimé le coefficient de ruissellement C=0.7 (voir Tableau
II.4).
Les autres résultats sont représentés dans le tableau suivant :

Tableau III.1 : Données caractérisant des réseaux


Sbv CTN CTN A (ha) Lmax Tc I C
amont aval (min) (mm/ha)
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(m)
Sbv1 1508,2 1507,18 0,0021 11,65 0,582 0,049 0,7
Sbv2 1508,18 1506,2 0,087 48,12 1,736 0,28 0,7
Sbv3 1508,24 1506,12 0,0171 71,81 5,148 0,046 0,7
Sbv4 1508,12 1507,00 0,0080 11 0,866 0,0064 0,7
Sbv5 1504,00 1504,86 0,0705 38,09 2,784 0,0037 0,7
Sbv6 1504,86 1504,82 0,1515 39,99 1,361 0,0260 0,7
Sbv7 1504,92 1504,3 0,806 19,99 0,900 0,0190 0,7
Sbv8 1504,54 1504,97 0,9709 42,25 1,237 0,0372 0,7
Sbv9 1504,90 1502,88 0,7040 11,09 1,416 0,085 0,7
Sbv10 1502,85 1501,80 0,0118 26,6 2,733 0,019 0,7
Sbv11 1502,03 1502,08 0,6443 19,28 0,483 0,0892 0,7
Sbv12 1502,08 32 36,17
1501,88 0,0173 2,286 0,055 0,7
Sbv13 1501,88 1501,70 0,5324 36,6 2,413 0,0049 0,7
Sbv14 1501,42 1501,3 0,9819 15,78 0,659 0,0266 0,7
Sbv15 1501,2 1501,92 0,0859 46,75 1,606 0,0231 0,7
Sbv16 1501,92 1500,58 0,7433 44,14 2,345 0,0077 0,7
Sbv17 1500,58 1500,51 0,9346 58,41 5,956 0,0012 0,7
Sbv18 1500,40 1500,31 0,0171 23,42 1,199 0,312 0,7
Sbv19 1500,31 1500,05 0,1613 78,21 5,035 0,0033 0,7
Sbv20 1500,05 1500,82 0,1668 41,87 1,367 0,422 0,7
Sbv21 1500,82 1500,40 0,0351 36,82 2,840 0,0033 0,7
Sbv22 1500,70 1500,66 0,0424 24,37 2,692 0,0016 0,5
Sbv23 1500,66 1409,91 0,0575 42,01 3,035 0,0036 0,5
Sbv24 1500,51 1500,10 0,1213 64 3,352 0,0064 0,5
Sbv25 1500,95 1500,92 0,0789 61,13 2,230 0,0168 0,5

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Sbv26 1500,92 1409,1 0,0443 49,09 2,748 0,0063 0,5


Sbv27 1409,81 1409,9 0,235 28,94 1,767 0,0069 0,5
Sbv28 1500,21 1409,22 0,9032 44,06 2,083 0,0104 0,5

Note : Pour les espaces vagues sans construction, le coefficient de ruissellement est pris égale à 0.5, par
contre pour les espaces presqu’urbanisés il est pris égale à 0.7 car la zone est d’une densité de
population de plus de 400 hab/ ha, donc elle est classée comme habitation très dense et la zone est non
goudronnée.

Tableau (III.2) : calcul des débits et répartition sur les tronçons

R
33Q
Qpeu Qmr Qent sor Pent Psort Qp ent Qp Qp Cumulé
l/m/s usée (l/s) Cumul Final
Tronçon L(m) é
(m3/s
)
R1→R2 15,44 0,0010 3E-05 0,016 0,00 0,02 0,00 4,0 0,00 0,06 0,03
R2→R14 23,48 0,0010 1E-04 0,024 0,02 0,04 4,0 4,80 0,06 0,16 0,11
R3→R4 10,04 0,0010 2E-05 0,010 0,00 0,01 0,00 ,00 0,00 0,04 0,02
R4→R15 35,60 0,0010 1E-04 0,036 0,01 0,05 4,00 4,00 0,04 0,18 0,11
R5→R6 11,09 0,0010 2E-05 0,011 0,00 0,01 0,00 4,00 0,00 0,04 0,02
R6→R9 7,57 0,0010 6E-05 0,008 0,01 0,02 4,00 4,00 0,04 0,08 0,06
R7→R8 16,40 0,0010 3E-05 0,017 0,00 0,02 0,00 4,00 0,00 0,07 0,03
R8→R9 16,92 0,0010 1E-04 0,017 0,02 0,03 4,00 4,00 0,07 0,13 0,10
R9→R16 30,06 0,0010 3E-04 0,030 0,05 0,08 4,00 4,00 0,21 0,33 0,27
R10→R11 28,16 0,0010 6E-05 0,028 0,00 0,03 0,00 4,00 0,00 0,11 0,06
R11→R12 15,27 0,0010 1E-04 0,015 0,03 0,04 4,00 4,00 0,11 0,17 0,14
R12→R19 18,97 0,0010 2E-04 0,019 0,04 0,06 4,00 4,00 0,17 0,25 0,21
R13→R14 24,22 0,0010 5E-05 0,024 0,00 0,02 0,00 4,00 0,00 0,10 0,05

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R14→R15 37,18 0,0010 3E-04 0,037 0,06 0,10 4,00 4,00 0,25 0,40 0,33
R15→R16 22,65 0,0010 6E-04 0,023 0,15 0,17 4,00 4,00 0,59 0,68 0,63
R16→R17 18,98 0,0010 1E-03 0,019 0,25 0,27 4,00 4,00 1,01 1,09 1,05
R17→R19 40,30 0,0010 1E-03 0,041 0,27 0,31 4,00 4,00 1,09 1,25 1,17
R19→Rex2 65,22 0,0010 2E-03 0,312 0,37 0,69 4,00 4,00 1,50 2,75 2,12
R21→R22 31,40 0,0010 6E-05 0,032 0,00 0,03 0,00 4,00 0,00 0,13 0,06
R22→R24 18,91 0,0010 2E-04 0,019 0,03 0,05 4,00 4,00 0,13 0,20 0,16
R23→R24 27,42 0,0010 6E-05 0,028 0,00 0,03 0,00 4,00 0,00 0,11 0,06
R24→R26 35,92 0,0010 4E-04 0,036 0,08 0,11 4,00 4,00 0,31 0,46 0,39
R26→R42 25,72 0,0010 5E-04 0,026 0,11 0,14 4,00 4,00 0,46 0,56 0,51
R27→R31 41,89 0,0010 8E-05 0,042 0,00 0,04 0,00 4,00 0,00 0,17 0,08
R30→R31 17,88 0,0010 4E-05 0,018 0,00 0,02 0,00 4,00 0,00 0,07 0,04
R31→R43 31,54 0,0010 3E-04 0,032 0,06 0,09 4,00 4,00 0,24 0,37 0,30
R32→R34 16,99 0,0010 3E-05 0,017 0,00 0,02 0,00 4,00 0,00 0,07 0,03
R33→R34 25,80 0,0010 5E-05 0,026 0,00 340,03 0,00 4,00 0,00 0,10 0,05
R34→R35 9,35 0,0010 2E-04 0,009 0,04 0,05 4,00 4,00 0,17 0,21 0,19
R35→R44 23,06 0,0010 3E-04 0,023 0,05 0,08 4,00 4,00 0,21 0,30 0,26
R38→R39 66,17 0,0010 1E-04 0,067 0,00 0,07 0,00 4,00 0,00 0,27 0,13
R39→R41 67,28 0,0010 4E-04 0,068 0,07 0,13 4,00 4,00 0,27 0,54 0,40
R41→R42 34,74 0,0010 6E-04 0,035 0,13 0,17 4,00 4,00 0,54 0,68 0,61
R42→R43 13,85 0,0010 1E-03 0,014 0,31 0,32 4,00 4,00 1,24 1,29 1,27
R43→R44 36,42 0,0010 2E-03 0,037 0,42 0,45 4,00 4,00 1,66 1,81 1,74
R44→Rex1 20,96 0,0010 2E-03 0,021 0,53 0,55 4,00 4,00 2,11 2,20 2,15
R45→R46 66,89 0,0010 1E-04 0,067 0,00 0,07 0,00 4,00 0,00 0,27 0,13
R46→R47 66,98 0,0010 4E-04 0,067 0,07 0,13 4,00 4,00 0,27 0,54 0,40
R47→R48 41,17 0,0010 6E-04 0,041 0,13 0,18 4,00 4,00 0,54 0,71 0,62
R48→Rex1 43,50 0,0010 8E-04 0,044 0,18 0,22 4,00 4,00 0,71 0,88 0,79
R39→Rex2 64,17 0,0010 7E-03 0,065 2,12 2,19 3,22 3,19 6,82 6,97 6,90

III.3 Calculs de dimensionnement du réseau:


 Dimensionnement de conduite (R1-R2) :
Par MUGISHO CIMANYA Yves
Encadré par Ass Trésor MUHATIKANI
Dirigé par CT AMBOKO MUHIWA Benjamin
Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

Le débit en eaux usées Qpeu=3.11.E-0.5m3/s (voir Tableau III.2)


 Détermination du Q pluvial :
Selon la formule II.3, nous calculons le temps de concentration :
C=0,7 ;
Tc=0,0195. (Lmax) 0,77. (Ibassin)-0.385

Tc=0,0195. (48.12)0,77. (0,02)-0.385

Tc=1.73min ; i= 4.tc-0.5=4.(1,73)-0,5=5.24(mm/ha)

A=0,0021ha

Qpluvial=0,167.C .i. A

Qpluvial=0,167.0, 7.5, 24.0, 0021


35
Qpluvial=0,00129m3/s

 Le débit total du tronçon :

Qtot=Qpeu+Qpluvial
Qtot =3.11.E-0.5+0, 00129
Qtot=0.0013 l/s

 détermination du diamètre de tronçons :


n. Q 3/ 8 3 /8
0,013.0,056
D=
k .√ I ( = ) (
0,03117 √ 0,04 ) =0,052 m

Donc le diamètre normalisé est : Dnor=0,3m


 Détermination de débit à plein section :

0,03117. D 8/ 3 0,03117.0,3 8 /3
Qps= √I= √0,04=Qps=0.130 l/s
0,013 0,013
 Détermination de la vitesse à plein de section

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4 Qps 4.0,137
Vps= = =1,38 m/s
π .D² π. D²

 Détermination du rapport des débits :

Q
rq= =0,22
2 Qps

À partir de l’abaque 5b (annexe 1), on obtient :

Rh=0,02 ; Rv=0,1

V=Rv.Vps=0,1.1,95=0,195m/s

H=Rv.D=0,1.0,3=0,006m
 Détermination de temps de parcours :
36
On a :
L 78.21
Tpar= = =0,867 min
60. V 60.1,50
Taval=te + tc pa+t2=1,57min

 Condition d’auto curage :

V(Q/10)=0,55.1,95=1.07m/s >0.6m/s (donc condition vérifiée)

 Dimensionnement de conduite (R2-R14) :

On a : Qpeu= 0,000109m3/s

 Détermination du Q pluvial :

C=0,7 ;
Tc=0,0195. (Lmax) 0,77. (Ibassin)-0.385

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Tc=1.73min ; i=4.tc-0.5=4.(1,73)- 0,5=3.03(mm/ha)

A=0.002107+0.085612= 0.0877ha
Qpluvial=0,167.C .i. A
=0,167.0, 7.3, 03.0, 0877

Qpluvial=0.0311m3/s

 Le débit total du tronçon :


Qtot=Qeu+Qpluvial =0,000109+0,0311

Qtot=0,0312m3/s

 Détermination du diamètre de tronçons :

37
D m

Donc le diamètre normalisé est : Dnor=0,3m

 Détermination de débit à plein section :

/s

 Détermination de la vitesse à plein de section

=1,38m/s

 Détermination de temps de parcours :

On a:

Taval=te+tcpa=2,60min
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 Condition d’auto curage :

V(Q/10)=0,55.1,95=1.0733m/s >0.6m/s (donc condition vérifiée)

 Dimensionnement de conduite (R13-R14) :

On a : Qeu=4.88E-05 m3/s (Tableau III.2)

 Détermination du Qpluvial :
C=0,7
Te =1.199min ; i=4.tc-0.5=4.(1.199)-0,5=3.65(mm/ha)

A=0.017113 ha

Qpluvial=0,167.C .i. A=0,167.0, 7.3,65.0,017113

Qpluvial=0,00731m3/s 38
 Le débit total du tronçon :

Qtot=Qeu+Qpluvial

Qtot=0,0074m3/s

 Détermination du diamètre de tronçons :

D m

Donc le diamètre normalisé est : Dnor=0,3m

 Détermination de débit à plein section :

/s

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 Détermination de la vitesse à plein de section

m/s

 Détermination de rapport de débit :

On obtient : rH=0,11 ; rv=0.4

 Détermination de temps de parcours : 39


On a :

Taval=t1+t2=2.86min

 Condition d’auto curage :

V(Q/10)=0,55.1,951=1,07m/s >0.6m/s (donc condition vérifiée)

 Dimensionnement de conduite (A31-A43) :

On a : Qeu=0.000304m3/s

 Détermination du Q pluvial :

On fait un assemblage des sous bassins (BV(R30), BV (R30-R31), BV(R27), BV (R27-


R31))

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C ;

Tc=max (tcaval1 ; tcaval2; tcaval3; tc4bassin) =max (0.68 ; 1.36 ; 2,94 ; 1,77)

Te =2.94min ; i=4.tc-0.5=4.(2,94)-0,5=2.32(mm/ha)

A=

A=𝟎.𝟎𝟗𝟓𝟒 𝒉𝒂

Qpluvial=0,167.C .i. A=0,167.0,9.2,32.0,0954

Qpluvial=0,0259m3/s

 Le débit total du tronçon :

Qtot=Qeu+Qpluvial 40
Qtot=0,0263m3/s

 Détermination du diamètre de tronçons :

D 6m

Donc le diamètre normalisé est : Dnor=0,3m

 Détermination de débit à plein section :

/s

 Détermination de la vitesse à plein de section :

=1,951m/s
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 Détermination de rapport de débit :

À partir de l’abaque (annexe1), on obtient :


rH=0,28 ; rv=0.75

 Détermination de temps de parcours :

On a :

Taval=t1+t2=3.10min
 Condition d’auto curage : 41
V(Q/10)=0,55.1,951=1,07m/s >0.6m/s (donc condition vérifiée)
Le Tableau III.3 qui suit, résume le dimensionnement de tous les tronçons du réseau proposé en annexe.

Tableau III.3: Résultats des calculs de dimensionnement du réseau unitaire :

tronçons L pent Qpluv Qtot D Dn Qps Vps rQ rH rv V H Tc Tc V


(m) e (m3/s) (m3/s (m or (m3 (m/s (m/s) par aval (Q/
I(%) ) ) /s) ) (min) 10)
R1→R2 15,4 0,02 0,0013 0,001 0,05 0,3 0,138 1,9 0,010 0,02 0,1 0,195 0,006 0,99 1,577 1,07
4 5 5
R2→R14 23,4 0,02 1,9 0,7 0,86
8 0,0311 0,031 0,17 0,3 0,138 0,227 0,29 1,503 0,087 2,603 1,07
5 7 8
R3→R4 10,0 0,02 0,0040 0,004 0,08 0,3 0,138 1,9 0,029 0,08 0,3 0,702 0,024 0,26 1,127 1,07
4 5 6 1
R4→R15 35,6 0,03 0,0220 0,022 0,14 0,3 0,167 2,3 0,133 0,21 0,6 1,462 0,063 0,43 3,218 1,30
6 2 4
R5→R6 11,0 0,14 0,0052 0,005 0,06 0,3 0,367 5,1 0,014 0,02 0,1 0,519 0,006 0,64 1,542 2,86
9 9 2
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R6→R9 7,57 0,02 0,0307 0,031 0,17 0,3 0,138 1,9 0,223 0,28 0,7 1,483 0,084 0,47 2,017 1,07
5 6 5
R7→R8 16,4 0,10 0,0033 0,003 0,05 0,3 0,316 4,4 0,011 0,02 0,1 0,447 0,006 0,99 3,725 2,46
7 2
R8→R9 16,9 0,02 0,0136 0,014 0,13 0,3 0,138 1,9 0,099 0,17 0,5 1,073 0,051 0,29 4,025 1,07
2 5 5 9
R9→R16 30,0 1,9 0,8 0,11
6 0,02 0,0370 0,037 0,18 0,3 0,138 0,271 0,34 1,620 0,102 4,139 1,07
5 3 4
R10→R1 28,1 2,7 0,3 0,45
1 6 0,04 0,0068 0,007 0,09 0,3 0,191 0,036 0,08 0,973 0,024 1,115 1,49
0 6 6
R11→R1 15,2 2,0 0,7 0,19
7 0,02 0,0361 0,036 0,18 0,3 0,145 0,249 0,32 1,627 0,096 1,804 1,13
2 6 9 8
R12→R1 18,9 1,9 0,8 0,35
9 7 0,02 0,0431 0,043 0,19 0,3 0,138 0,314 0,36 1,698 0,108 2,700 1,07
5 7 5
R13→R1 24,2 1,9 1,67
2 0,02 0,0073 0,007 0,10 0,3 0,138 0,053 0,11 0,4 0,781 0,033 2,869 1,07
4 542 0
R14→R1 37,1 2,4 0,9 0,29
8 0,03 0,0766 0,077 0,22 0,3 0,174 0,443 0,45 2,384 0,135 5,440 1,35
5 6 7 3
R15→R1 22,6 1,9 1,1 0,28
5 0,02 0,1144 0,115 0,28 0,3 0,138 0,834 0,67 2,148 0,201 5,726 1,07
6 5 1 6
R16→R1 18,9 2,1 0,17
8 0,02 0,1557 0,157 0,32 0,35 0,208 0,755 0,64 1,1 2,376 0,224 5,897 1,19
7 6 1
R17→R1 40,3 2,1 1,1 0,29
9 0,02 0,1616 0,163 0,32 0,35 0,208 0,784 0,66 2,381 0,231 6,191 1,19
6 2 4
R19→Re 65,2 2,1 1,1 0,44
x2 2 0,02 0,2016 0,204 0,35 0,35 0,208 0,980 0,78 2,385 0,273 6,638 1,19
6 4 7
R21→R2 31,4 2,5 4,07
2 0,03 0,0013 0,001 0,05 0,3 0,177 0,008 0,02 0,1 0,250 0,006 4,737 1,37
0 7
R22→R2 18,9 1,9 0,7 0,56
4 1 0,02 0,0254 0,026 0,16 0,3 0,138 0,185 0,27 1,444 0,081 2,796 1,07
5 4 7
R23→R2 27,4 1,9 0,7 0,32
4 2 0,02 0,0320 0,032 0,17 0,3 0,138 0,232 0,30 1,503 0,090 0,439 1,07
5 7 1

Par MUGISHO CIMANYA Yves


Encadré par Ass Trésor MUHATIKANI
Dirigé par CT AMBOKO MUHIWA Benjamin
Étude d’un réseau unitaire pour lutter contre l’érosion à Bukavu : cas du quartier CHAHI

R24→R2 35,9 1,9 0,9 0,40


2 0,02 0,0482 0,049 0,20 0,3 0,138 0,352 0,40 1,795 0,120 3,205 1,07
6 5 2 9
R26→R4 25,7 1,9 1,0 0,18
2 0,02 0,0720 0,072 0,24 0,3 0,138 0,526 0,50 1,990 0,150 3,389 1,07
2 5 2 4
R27→R3 41,8 1,9 0,68
9 0,02 0,0017 0,002 0,06 0,3 0,138 0,013 0,02 0,1 0,195 0,006 1,366 1,07
1 5 3
R30→R3 17,8 2,2 0,57
8 0,03 0,0014 0,001 0,05 0,3 0,156 0,009 0,15 0,5 1,107 0,045 2,948 1,22
1 1 4
R31→R4 31,5 1,9 0,7 0,15
3 4 0,02 0,0260 0,026 0,16 0,3 0,138 0,191 0,28 1,464 0,084 3,105 1,07
5 5 7
R32→R3 16,9 1,9 1,54
4 9 0,02 0,0017 0,002 0,06 0,3 0,138 0,013 0,02 0,1 0,195 0,006 1,735 1,07
5 7
R33→R3 25,8 2,5 2,21
4 0,03 0,0034 0,003 0,07 0,3 0,181 0,019 0,02 0,1 0,256 0,006 4,335 1,41
6 8
R34→R3 9,35 43
1,9 0,5 0,61
5 0,02 0,0138 0,014 0,13 0,3 0,138 0,102 0,17 1,073 0,051 5,281 1,07
5 5 0
R35→R4 23,0 1,9 0,6 0,25
4 6 0,02 0,0190 0,019 0,14 0,3 0,138 0,139 0,24 1,307 0,072 5,533 1,07
5 7 2
R38→R3 66,1 1,9 0,3 1,81
9 7 0,02 0,0054 0,006 0,09 0,3 0,138 0,040 0,10 0,742 0,030 3,049 1,07
5 8 9
R39→R4 67,2 1,9 0,9 0,82
1 8 0,02 0,0496 0,050 0,21 0,3 0,138 0,363 0,40 1,795 0,120 3,871 1,07
5 2 3
R41→R4 34,7 2,4 1,0 0,25
2 4 0,03 0,0981 0,099 0,24 0,3 0,172 0,574 0,53 2,530 0,159 4,126 1,34
3 4 5
R42→R4 13,8 3,6 1,0 0,15
3 5 0,07 0,1737 0,175 0,26 0,3 0,255 0,685 0,60 3,903 0,180 4,277 1,99
1 8 1
R43→R4 36,4 2,1 1,1 0,25
4 2 0,02 0,1753 0,177 0,33 0,35 0,208 0,852 0,70 2,381 0,245 5,783 1,19
6 2 1
R44→Re 20,9 2,1 1,1 0,41
x1 6 0,02 0,1954 0,198 0,34 0,35 0,208 0,951 0,77 2,385 0,270 6,201 1,19
6 4 8

Par MUGISHO CIMANYA Yves


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R45→R4 66,8 1,9 0,6 0,52


6 9 0,02 0,0180 0,018 0,14 0,3 0,138 0,132 0,21 1,210 0,063 2,109 1,07
5 2 6
R46→R4 66,9 1,9 0,8 0,75
7 8 0,02 0,0371 0,038 0,18 0,3 0,138 0,272 0,35 1,659 0,105 6,723 1,07
5 5 8
R47→R4 41,1 1,9 1,0 0,66
8 7 0,02 0,0710 0,072 0,24 0,3 0,138 0,519 0,50 1,971 0,150 7,391 1,07
5 1 8
R48→Rex 43,5 2,0 1,0 0,64
1 0,02 0,1000 0,101 0,26 0,3 0,144 0,700 0,61 2,202 0,183 8,038 1,12
4 8 7
R39→Rex 64,1 2,3 1,0 0,76
2 7 0,02 0,2120 0,219 0,36 0,4 0,296 0,739 0,63 2,572 0,252 6,969 1,30
6 9 8

III.4. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

Les résultats obtenus à l’issu des calculs du dimensionnement des réseaux sont satisfaisants. L’auto
curage ainsi que les vitesses d’écoulements sont respectés
44 dans chaque tronçon.
À terme le réseau fonctionne en Gravitaire et à surface libre sans aucune anomalie.

Le réseau ainsi obtenue aura un linéaire de 1300m, et sera équipé de 45 regards. Et avec une superficie
de 4 hectares.
Tableau III.4 : Le rapport entre le diamètre et la largeur de la tranchée
Diamètre extérieur Largeur
tuyau (mm) Minimum (mm)
110 710
125 725
160 760
200 800
250 850
315 915
400 1000
500 1100

L’épreuve de la canalisation doit être effectuée à l’eau, et tronçon par tronçon, en principe de regard à
regard, la conduite étant remblayée. La durée de l’essai est de 30 minutes. La pression d’épreuve est

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obtenue en remplissant d’eau le regard amont, sans dépasser une hauteur de 4 m au-dessus de l’axe du
tuyau.

Tableau III.5 : Tableau des vérifications des valeurs obtenues

tronçons L (m) Qpluv (m3/s) Qtot (m3/s) Vps Vérification Observation


(m/s)
R1→R2 15,44 0,0013 0,001 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R2→R3 23,48 0,0311 0,031 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R3→R4 10,04 0,0040 0,004 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R4→R15 35,6 0,0220 0,022 2,36 Qtot≤Qpluv OK
R5→R6 11,09 0,0052 0,005 5,19 Qtot≤Qpluv OK
R6→R9 7,57 0,0307 0,03 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R7→R8 16,4 0,0033 0,003 4,47 Qtot≤Qpluv OK
R8→R9 16,92 0,0136 0,01 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R9→R16 30,06 0,0370 0,046 1 ,95 Qtot≤Qpluv OK
R10→R11 28,16 0,0068 0,0067 45
2,70 Qtot≤Qpluv OK
R11→R12 15,27 0,0361 0,036 2,06 Qtot≤Qpluv OK
R12→R19 18,97 0,0431 0,043 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R13→R14 24,22 0,0073 0,007 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R14→R15 37,18 0,0766 0,07 2,46 Qtot≤Qpluv OK
R15→R16 22,65 0,1144 0,11 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R16→R17 18,98 0,1557 0,15 2,16 Qtot≤Qpluv OK
R17→R19 40,3 0,1616 0,16 2,16 Qtot≤Qpluv OK
R19→Rex2 65,22 0,2016 0,204 2,16 Qtot≤Qpluv OK
R21→R22 31,4 0,0013 0,001 2,50 Qtot≤Qpluv OK
R22→R24 18,91 0,0254 0,02 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R23→R24 27,42 0,0320 0,032 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R24→R26 35,92 0,0482 0,048 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R26→R42 25,72 0,0720 0,072 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R27→R31 41,89 0,0017 0,002 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R30→R31 17,88 0,0014 0,001 2,21 Qtot≤Qpluv OK
R31→R43 31,54 0,0260 0,026 1,95 Qtot≤Qpluv OK

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R32→R34 16,99 0,0017 0,0011 1,95 Qtot≤Qpluv OK


R33→R34 25,8 0,0034 0,003 2,56 Qtot≤Qpluv OK
R34→R35 9,35 0,0138 0,01 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R35→R44 23,06 0,0190 0,019 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R38→R39 66,17 0,0054 0,0052 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R39→R41 67,28 0,0496 0,050 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R41→R42 34,74 0,0981 0,099 2,43 Qtot≤Qpluv OK
R42→R43 13,85 0,1737 0,17 3,61 Qtot≤Qpluv OK
R43→R44 36,42 0,1753 0,17 2,16 Qtot≤Qpluv OK
R44→Rex1 20,96 0,1954 0,19 2,16 Qtot≤Qpluv OK
R45→R46 66,89 0,0180 0,018 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R46→R47 66,98 0,0371 0,03 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R47→R48 41,17 0,0710 0,07 1,95 Qtot≤Qpluv OK
R48→Rex1 43,5 0,1000 0,100 2,04 Qtot≤Qpluv OK
R39→Rex2 64,17 0,2120 0,210
46
2,36 Qtot≤Qpluv OK

Partant de la théorie dite dans le livre « Guide pratique pour la réalisation de projets hydrauliques », les
canalisations avec revêtement peuvent avoir des vitesses allant jusqu’à 10m/s et même si l’eau contient
du sable, du gravier ou des cailloux, des vitesses jusqu’à 4 m/s sont acceptables. [16]

En aucun cas, la pression à l’extrémité aval du tronçon testé ne doit toutefois dépasser la pression de
1bar. Cela pourrait se produire si la pente de la canalisation était trop élevée.

Aucun suintement ni à fortiori écoulement ne doit être constaté, d’un débit supérieur à 0,04 litre/m² de
surface considérée [7].

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CONCLUSION

Après un travail approfondi sur terrain on a donné le diagnostic du réseau des canalisations
existant de l’agglomération du quartier CHAHI et on a mis en évidence les différents
problèmes, à savoir : Les faibles pentes, les conduites qui sont dans un état défectueux, la
dégradation de plusieurs regards et des branchements, l’absence des avaloirs, et la stagnation
des eaux de pluie sur les voiries pendant 15 jours après la précipitation par manque d’un
réseau d’évacuation pour les eaux pluviales .
Pour résoudre ces problèmes on a proposé :

• Le redimensionnement du réseau d’assainissement existant.


• Le choix d’un réseau d’assainissement unitaire tout en prenant en compte les avantages
que possède ce type (du côté économique).

À cet effet, Vue la configuration topographique de la localité du quartier CHAHI et la


possibilité de collecter les eaux usées vers un seul point de rejet, on a assainie la zone d'étude
par un réseau de collecte qui déversera son débit maximal vers l'émissaire principal le plus
proche.
47
Pour notre agglomération, l’évaluation des débits des eaux pluviales s’est faite par la
méthode rationnelle pour une période de retour de 30ans environs et les débits des eaux
usées (domestiques, et service publique) ont été déterminés selon la répartition de la
population. Le réseau ainsi proposé et dimensionné, présente dans ces tronçons des pentes
convenables permettant une évacuation des débits des pointes en toute sécurité et avec des
vitesses d'écoulement adéquates et auto curage des réseaux.

Nous espérons que cette étude pourra faire l’objet d’un avant-projet pour l’élaboration d’un
réseau d’assainissement plus fiable et plus rigoureux pour la localité de CHAHI, et qu’elle
sera prise en charge par une entreprise assez compétente qui assure la réalisation du projet et
son suivi.

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Bibliographie
[1] Dominique Dupilet, 2011, Guide technique de la lutte contre l’érosion des sols. 44p

[2] Abdelaziz L.MERZOUK, 2012, North Africa education and biodiversity conservation
project. 44p

[3] GHALI S F, 2012, P.E.F de Master ESA « dimensionnement du réseau de


canalisation de la ville de Marsat Ben Mhidi », Département hydraulique- Université de
Tlemcen.

[4] François NGAPGUE, 2018, Polycopié du cours des Mécaniques des sols. 47p
[5] BOCOUM M&DIAUO E.T, 2008, Le drainage des eaux de pluie du Centre
International de Commerce et d'Échange du Sénégal (CICES) et de ses environs, mémoire
d’ingénieur en Génie civil, École Polytechnique de Thiès (E.P.T). 103p
[6] collectif, 2011, Réseaux d’Assainissement Eaux pluviales, Eaux usées, Edition :
48
Ginger Cated, 138p

[7] KERLOC’H Bruno, MAELSTAF Damien, 2010, Dimensionnement des reseaux


d’assainissement des agglomérations, France Edition Le Moniteur. 46p

[8] Chibane F, 2011, P.E.F de Master ESA «Étude de l’assainissement et de l’A.E.P


d’une zone d’extension à TAGNA commune de AIN FEZZA », Département hydraulique-
Université de Tlemcen.

[9] DUPONT A, 2005, Hydraulique urbaine tome I: Captages – Réseaux d’adduction –


Réservoirs - Réseaux de distribution – Équipements - Pompes – Petites centrales
hydrauliques, Edition Eyrolles. 270p]

[10] Agence National d’Aménagement Du Territoire, 1998, PDAU (Plan D’action des
Aménagements Urbain et D’embellissement) Remchi, juillet 1998,

[11] DDAF (Direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt) d’Indre-et-Loire,


2008, Gestion des eaux pluviales dans les projets d’aménagement, Guide technique – Volume
2 , Préfecture D’Indre-et-Loire. Le (tome 1), Edition Eyrolles, Paris. 113p

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[12] PARK Hee-Seong; 1997-1999, KASTNER Richard. Mise en place de canalisation par
microtunnelage, interaction en frottement sol-canalisation. Thèse doctorat: Institut national
des sciences appliquées de Lyon. Villeurbanne. FRA, 227p.

[13] Rapport de l’hydrologie de la vallée de RUZIZI, 2009, Ed. FICHTNER. 94p

[14] Khalifa MAALEZ, Professeur à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis, 2012,


Polycopié du cours d’ouvrages hydrauliques. 213p

[15] C. Cost, M. Loudet .1987. L'assainissement en milieu urbain et rural. Edition de


Moniteur. 251p

[16] Guide de l’assainissement individuel, 1995, OMS, 264p

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Table des matières


INTRODUCTION.................................................................................................................1

CHAPITRE PREMIER: REVUE DE LA LITTÉRATURE.................................................3

I.1 GENERALITES SUR LES RESEAUX DE CANALISATION...................................................3


I.1.1 CANALISATION ET OUVRAGES HYDRAULIQUES.....................................................3
I.2 GENERALITES SUR L'EROSION.............................................................................................6
II.2.0. Introduction.........................................................................................................................6
50
I.2.1 TYPES D'EROSION.............................................................................................................8
I.2.2. MECANISMES DE L'EROSION......................................................................................10
CHAPITRE DEUXIEME: ASPECTS ET METHODOLOGIES.......................................12

II.1. Description du cadre d'étude....................................................................................................12


II.1.1. Situation............................................................................................................................12
II.1.2 Relief et sol........................................................................................................................12
II.1.3 Démographie......................................................................................................................13
II.1.4 L'occupation des sols et le tissu urbain...............................................................................13
II.1.5 Situation climatique :.........................................................................................................14
II.1.6 Données pluviométriques...................................................................................................15
II.1.7 Les Vents...........................................................................................................................17
II.2 SYSTEME OU RESEAU DE CANALISATION EN MILIEU URBAIN................................17
II.2.1 Description générale et principes de conception................................................................17
II.2.2  Niveaux de service...........................................................................................................19
II.2.3  Notion de risque...............................................................................................................20

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II.3 Composantes d’un système de gestion des eaux pluviales........................................................21


II.4 Dimensionnement hydraulique..................................................................................................23
II.4.1 Recommandations..............................................................................................................23
II.4.2 Détermination des Caractéristiques Hydrauliques..............................................................24
II.4.3 Fonctionnement du réseau et conditions d’auto-curage......................................................24
II.5 Débit d’eaux pluviales...............................................................................................................24
II.5.1 Évaluation du débit pluvial par la méthode rationnelle......................................................25
I.5.2 Temps d’entrée d’un sous bassin versant (tc)......................................................................25
II.6. Détermination des diamètres des conduites du réseau..............................................................26
II.7 Conception du réseau................................................................................................................27
II.8. Coefficient de ruissellement.....................................................................................................28
II.9 Estimation des rejets d’eaux usées............................................................................................29
II.10. Conditions de fonctionnement d’un réseau séparatif ou unitaire............................................30
CHAPITRE TROISIEME : RESULTATS ET INTERPRETATION................................31

III.1. Choix du système d’assainissement :......................................................................................31


51
III.2. Dimensionnement du réseau unitaire :....................................................................................31
III.3 Calculs de dimensionnement du réseau:..................................................................................34
III.4. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS...............................................................................44
CONCLUSION...................................................................................................................47

Bibliographie.......................................................................................................................48

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A
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Annexe 1. Abaque représentant les débits et vitesses


53 en fonction du remplisssage

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Annexe 2. Carte représentant les lignes du projet


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