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INTRODUCTION

Nous devons bien comprendre que notre santé se maintient, non pas par les médicaments des
compagnies pharmaceutiques (Big Pharma), mais par une alimentation naturelle telle que Dieu nous l’a
créée : c’est-à-dire biologique, non transformée, non raffinée, sans engrais chimiques, sans être
aspergée d’insecticides et d’herbicides et sans additifs alimentaires et colorants. Si on transforme notre
nourriture un tant soit peu, notre corps ne la reconnait pas, car sa structure n’est plus celle que Dieu a
établie à l’origine pour être accepté par nos cellules. Raffiner ou transformer nos aliments un tant soit
peu, c’est comme si on disait que Dieu n’a pas bien fait les choses et que l’homme les fait mieux. Cette
attitude de l’homme qui s’érige en dieu sur terre est celle de la civilisation occidentale depuis la révolution
industrielle. C’est précisément à partir de ce moment-là que les fameuses « maladies de civilisation », les
maladies chroniques dégénératives invalidantes ont surgi, causent toujours des ravages et la médecine
occidentale chimique ne trouve aucune solution pour les enrayer. On se demande même si les
médicaments en usage courant ont été créés pour guérir
Informez-vous et vous constaterez que je ne dis pas des bêtises.

À la fin de leurs études, les médecins prêtent le sermon d’Hippocrate de soigner avec désintérêt et sans
nuire aux patients. Hippocrate est considéré aujourd’hui comme le père de la médecine occidentale
moderne qu’on utilise dans nos pays. Hippocrate disait pourtant : « Que ton alimentation soit ton
médicament ». Mais la médecine moderne et une bonne partie des médecins ont « oublié » cette
recommandation, sous l’influence du tout chimique qui remplit les poches des compagnies
pharmaceutiques occidentales (informez-vous des grands scandales des médicaments qui ont tué des
milliers de personnes au 20e siècle et qui continuent de tuer — prenez vos responsabilités et évitez d’en
être victime un jour !). C’est dire que lorsqu’on est malade le premier réflexe, après certains traitements
naturels initiaux (recommandés ici pour vous, ou bien prescrits par un praticien de médecine naturelle),
c’est de revenir à une alimentation naturelle non polluée, non transformée. Revenir à certaines notions de
base dans l’alimentation et dans le mode de vie, vous permettra de traiter avec une efficacité étonnante
un grand nombre de maladies. « L’alimentation d’hier doit prendre une grande place dans la médecine de
demain », nous dit le docteur Jean Seignal et qui a passé une bonne partie de sa vie à étudier les
relations entre alimentation et santé.
C’est-là le but de l’émission Dwakoum fi Yeddikoum d’Al-Magharibia.

En effet, à travers cette émission, nous visons à informer les Maghrébins, partout où ils se trouvent, et à
leur donner les moyens de se prendre en charge dans la vie quotidienne en vue d’éviter les maladies
graves ou de les soigner. Il s’agit pour nous, en somme, de responsabiliser les gens les malades comme
les bien-portants, leur faire prendre conscience que ce sont eux les responsables de leur santé et non
pas le médecin, que ce sont les remèdes de la nature, de leur cuisine et leur mode de vie qui les
protègent des maladies et non pas les médicaments chimiques dont la plupart ont des effets secondaires
très néfastes. De nos jours, les maladies graves se répandent rapidement, discrètement encouragées par
certains milieux idéologico-financiers, et si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-
mêmes et de nos familles, nous le paierons très cher en tant que personnes, familles et peuples. Alors,
n’attendons pas qu’un cancer frappe dans la famille pour ensuite nous faire intoxiquer avec la
chimiothérapie ou bien nous faire griller avec la radiothérapie…
Informons-nous et regardons les statistiques :

nous verrons que ni la chimio ni la radiothérapie ne guérissent vraiment, mais, au contraire, ils nous font
beaucoup plus de mal que la maladie elle-même. Un cancer sur deux est dû à de mauvaises habitudes
alimentaires, nous dit le professeur Henri joyeux, vieux routier de la cancérologie. Alors, allons-nous
continuer à faire preuve d’irresponsabilité, d’inconscience même si notre conduite nous mène fatalement
au danger ? Allons-nous continuer à jouer avec le feu, à faire la politique de l’autruche et avancer
aveuglément vers le précipice ?
En définitive

Le but de notre émission est de remettre en cause notre culture de dépendance totale sur le médecin et
sur les médicaments chimiques. Nous devons développer chez nous tous une culture du « compter sur
soi-même » en premier lieu, de faire de la prévention. Évidemment, lorsqu’une maladie grave se
développe, revenir à une alimentation saine ne suffit pas à elle seule. Les patients doivent, dans ce cas,
d’abord et avant tout consulter le médecin conventionnel et éventuellement faire les analyses requises.
Mais, la médecine conventionnelle peut s’avérer impuissante : le médecin n’arrive pas à poser un
diagnostic certain, ce qui arrive souvent ; les médicaments prescrits s’avèrent inefficaces ou bien causent
des effets secondaires dangereux… C’est à ce moment-là qu’il faut agir, sans attendre qu’une maladie
devienne impossible à traiter, pour se faire traiter par des médications et thérapies naturelles. Dans ce il
faudra une consultation en bonne et due forme chez un praticien diplômé en thérapies naturelles, un
traitement bien personnalisé et un suivi.
Ce qu’il faut bien se mettre dans la tête d’emblée c’est que les maladies chroniques dégénératives, une
fois déclarées, ne sont pas une fatalité inévitable.

Le docteur Alexandre Salmanoff, médecin privé du leader soviétique Lénine et de sa famille, et


fondateur de la capillothérapie, affirme qu’il n’y a pas de maladies incurables.

Nous sommes de cet avis également, car les preuves de guérisons dans des pathologies lourdes ne
manquent pas, même dans les cancers qui font des ravages.

Des médecins et des praticiens en médecines naturelles ici en Occident, et même dans nos pays du
Maghreb, ont guéri des cas classés comme‘incurables ».

Dans notre modeste pratique, qui allie une formation médicale allopathique (médecine moderne) et les
traitements naturels, nous avons eu des résultats spectaculaires, inespérés chez des patients souffrant
d’obésité, d’hypertension, d’hypercholestérolémie, de diabète type 2 (ces quatre pathologies vont
ensemble en général), ainsi qu’un cas de lupus érythémateux disséminé juvénile, un cas d’Alzheimer
(vielle de 84 ans) et un cas de Parkinson (vielle de 78 ans) pour ne citer que ceux-là.
Guérisons obtenues sans utilisation de médicaments chimiques ! Cela rappelle le médecins-chirurgien
José Avendano de l’hôpital de Cusco (Pérou) qui a utilisé le chou (pensez-vous, le chou !) comme
médicament dans son service hospitalier pendant 10 ans et a guéri de nombreuses pathologies lourdes,
« des guérisons 100 % naturelles — l’usage des médicaments ou produits chimiques a été proscrit – bon
marché, seulement du chou pour à peine quelques euros au plus et sans effets collatéraux ! » 1

Mais, les gens doivent prendre conscience que leurs santés est d’abord et avant tout entre leurs mains,
qu’ils peuvent faire beaucoup de choses, par eux-mêmes, chez eux, dans leur vie quotidienne, et sans
médicaments pharmaceutiques, pour éviter ces maladies ou pour les soigner avant même, dans bien des
cas, de penser à voir le médecin. C’est bien trop facile, dira-t-on. C’est en fait très facile ! Simplement à la
base, il faut :

prendre conscience de l’importance incontournable de l’alimentation saine, c’est-à-dire naturelle,


biologique, non transformée et non polluée par des produits chimiques ;
avoir le désir, la volonté et la détermination de changer nos habitudes alimentaires et notre mode de
vie. La clef de ce changement est la correction nutritionnelle et du mode de vie : sans changement des
habitudes alimentaires et du mode de vie, on ne peut pas éviter les maladies chroniques et
dégénératives, dites justement « maladies de civilisation ». Nous répétons que la médecine moderne
n’arrive pas à enrayer ce type de maladies par les médications synthétiques, ce qui la conduit à les juger
comme « incurables ». Peut-être cela convient-il également à Big Pharma, ces compagnies
pharmaceutiques occidentales dont le profit se chiffrait à plus de 500 milliards de dollars en 2004).
Hippocrate, le « père de la médecine moderne » dit : « Il y a des maladies qui ne se soignent que par
l’alimentation », entendons par là une alimentation biologique, saine, non frelatée tel que Dieu l’a créée
pour l’humanité. Répétons qu’il dit également : « Que ton alimentation soit ton médicament ».

La réforme alimentaire est l’épine dorsale de notre médecine naturelle. Cette médecine est dite
holistique, c.-à-d. qu’elle est la médecine de l’homme total : elle traite l’individu2 en tant qu’un tout
organisé fonctionnant en harmonie comme une horloge la maladie comme symptôme n’est pas sa
priorité. Elle n’aborde pas le patient comme un ensemble d’organes que l’on soigne séparément (les
maladies du foie traitées séparément des maladies de l’estomac, séparément des troubles cardiaques,
séparément des conditions neurologiques, séparément des désordres hormonaux, séparément des
affections ostéo-articulaires, etc.). Fondamentalement, notre médecine holistique est ce qu’on appelle
une médecine de terrain : elle cherche à trouver puis à traiter les causes profondes des déséquilibres de
la santé et non pas à soigner les maladies qui sont, en réalité, l’aboutissement final de ces causes. C’est
ce qui a fait dire au célèbre docteur Alexandre Salmanoff ci-haut mentionné : « La question n’est pas de
trouver un traitement pour une maladie bien définie, mais de restaurer le corps endommagé du patient,
indépendamment du diagnostic. »
COMMENT SE TRAITE-T-ON ET COMMENT GUÉRIR ?
Quand on aborde la question de guérir, on est confronté à un grand problème double :

Notre alimentation moderne — on l’a déjà dit — est raffinée, dénaturée, dévitalisée et polluée par les
engrais chimiques, les pesticides, les insecticides et les fongicides ; par les colorants de gâteaux et de
pâtisserie, les additifs alimentaires de tout genre, y compris les perturbateurs endocriniens (MSG,
Bisphénol A, etc.), les métaux lourds : tous énormément nocifs à la santé à plus d’un titre, voire facteurs
de cancérisation, de maladies neurologiques… Notre nourriture est déficiente et chimique de ce fait, donc
normalement impropre à la consommation : c’est un cocktail explosif dans notre organisme, qui justement
mène inévitablement à la dégénérescence du corps humain qui se traduit par les maladies chroniques
dégénératives : cancers, polyarthrite, sclérose-en-plaque, Alzheimer, Parkinson, maladies du colon, etc. Il
faut donc procéder à une correction de notre nutrition, à une réforme alimentaire comme condition
incontournable si l’on veut retrouver notre santé perdue, et en même temps, éliminer de notre vie les
facteurs de perturbation : produits chimiques de tous genres à la maison, perturbateurs endocriniens,
ondes électromagnétiques… Ce changement doit être à vie si l’on veut bien se porter et éviter les
maladies modernes dites de civilisation.
Mais la réalité est que les gens n’ont pas le désir, la volonté et la détermination de changer les
habitudes incompatibles avec la nature, incompatibles avec le rythme naturel de la vie, incompatible avec
le régime ancestral sain de nos grands-parents, régime oublié ou considéré comme désuet, voire
méprisé. Conditionnés à consommer tout et n’importe quoi, les gens préfèrent attendre de tomber
malades pour ensuite compter, aveuglément, sur le médecin comme détenteur ultime de la solution
miracle à leurs maux, et sur les médicaments de synthèse qui devraient être le dernier recours ou
seulement l’acte médical d’urgence. Ceux qui sont dans cette catégorie doivent bien réfléchir aux
conséquences… et nous ne pouvons pas les aider
LES RECOMMANDATIONS
JEÛNE THÉRAPEUTIQUE
Note : N’adoptez pas ce jeûne avant de consulter votre médecin si vous souffrez d’une maladie
importante, ou si votre médecin vous a prescrit de ne pas jeûner
Pour commencer une réforme alimentaire, il faut commencer par détoxifier notre corps, « déboucher les
tuyaux intérieurs ».
On fait cela avec un jeûne partiel (thérapeutique) de 3 à 56 jours selon sa capacité personnelle. Ce jeûne
est très possible et on ne mourra pas de faim : des expérimentations menées depuis les années 1930 ont
montré que l’on peut jeûner jusqu’à 45 jours d’affilée juste en buvant uniquement de l’eau… et faire
disparaître des maladies jugées incurables.
Même le Cheikh al-Albani est connu pour avoir jeûné pendant 40 jours. Et des patients ont pu guérir la
colite ulcéreuse hémorragique, des maladies mentales (schizophrénie, etc.), les maladies ostéo-
articulaires en jeûnant pendant un certain nombre de jours.
En 1956 le docteur Bertholet qui a expérimenté ce genre de jeûne jusqu’à 40 jours en prenant
uniquement de l’eau, déclara : « Le jeûne est une opération sans couteau, ce qu’il ne guérit pas, rien ne
peut le guérir. » Depuis, les études et expérimentations scientifiques qui confirment ces affirmations font
légion.
Pendant ces jours de jeûne, ne prendre que :

Eau minérale : Ajouter à deux litres d’eau un/deux citrons fraîchement pressés (le citron n’est pas
acide dans l’estomac). Boire le tout dans la journée (environ un verre de cette eau toutes les heures.
Jus de légumes : à extraire à l’aide d’un extracteur de jus. Utiliser de préférence : céleri + fenouil +
concombre + carotte + persil + 1gousse d’ail. Remplacer le concombre par le chou et/ou la betterave,
l’épinard et le cresson en cas d’anémie ou de cancer. Prendre un verre 3 fois/jour et jusqu’à 12 verres en
cas de cancer (cure Gerson, cure de Breuss). Extraire le jus fraîchement à chaque fois, car il s’oxyde très
vite et donc ne se conserve pas, même au frigo.
Cette approche permet de complètement détoxifier le corps, éliminer les carences dues à une mauvaise
alimentation et redonner à l’organisme les moyens physiologiques pour combattre les maladies. Le jeûne
thérapeutique prolongé bien mené n’affame pas, il redonne la santé et l’énergie. Au bout de 5 jours, on
sera étonné de l’amélioration spectaculaire — je dis bien spectaculaire — de notre santé. On peut refaire
ce jeûne à chaque fois que l’on tombe malade ou bien occasionnellement par mesure préventive pour
éviter les maladies.
APRÈS LE JEÛNE : Corriger l’alimentation
Cette correction nutritionnelle, on dit aussi « reforme alimentaire », est la condition fondamentale pour que
l’on puisse recouvrer une santé perdue. Sans elle, aucun espoir de guérir de ces maladies chroniques
invalidantes. Il faut se mettre bien dans la tête que les médicaments du toubib ne changeront rien à vos
maladies chroniques ; pire encore, les médications chimiques ne sont pas naturelles à notre organisme
(et à celui des animaux) ; notre corps les accepte mal et elles finissent par nous empoisonner, ce qui
nécessitera d’autres médicaments qui causeront d’autres effets secondaires pour lesquels il faudra
d’autres médicaments et… le malade entre dans le cercle infernal qui peut le délabrer progressivement et
mettre fin à ses jours. Ainsi, pourquoi ne pas faire les efforts nécessaires pour revenir à une alimentation
naturelle et a un mode de vie tel qu’Allah nous les a prévus alors, comment corrige-t-on l’alimentation ?
1 — Supprimer les Trois Blancs
Ce sont des denrées transformées (action contre les sunan ou lois cosmiques), dévitalisées (contre les
sunan), dénaturées (contre les sunan), polluées (contre les sunan)., ce qui en fait les causes premières
des maladies chroniques dégénératives.
Les Trois Blancs sont :

Farine blanche : On lui a arraché ses principaux nutriments. Je parle de la baguette, du couscous
blanc, du Bercoukès, des macaronis, des spaghettis, etc. Il faut faire l’effort de chercher et trouver (ou
faire) de la farine complète et le couscous complet.
Sucre blanc : et les produits dont il fait partie : pâtisseries, confiseries, jus, Gazouz, Pepsi et Coca
Cola, etc.Pour sucrer, on peut recourir au miel pur ou au sirop de dattes (pour les gâteaux).
Sel blanc : lui préférer le sel de mer où… du Sahara.

Ces trois denrées ont été raffinées, dénaturées et dévitalisées, dépossédées de plusieurs des minéraux,
diastases et vitamines qui en font partie. Elles n’ont donc pas une grande valeur nutritionnelle en réalité
et, au contraire, sont devenues les sources fondamentales des dérèglements intestinaux et de
l’organisme tout entier. Retourner à ces denrées dans la composition naturelle que Dieu leur a donnée =
redonner à votre corps tous les nutriments qui maintiennent votre santé. Si vous dites « où va-t-on les
trouver ? », cela veut dire que vous ne voulez pas faire l’effort de penser à quoi faire, car vous n’avez pas
vraiment pris conscience de l’ampleur du problème. La transformation par l’homme de ces denrées
naturelles de base est en fait un défi au Créateur qui a créé toutes choses dans la perfection à notre
intention. C’est comme si on lui disait : « Dieu, tu n’as pas parfait les choses que tu as créées ; nous
savons mieux que toi et nous allons les transformer à notre façon. Il va sembler bizarre à certains que
l’on puisse raisonner de cette manière, et pourtant c’est là le fond du problème : Dieu a créé l’univers et
lui a mis en place les sunan, ces lois cosmiques de la Création, pour le régir. Ce sont des lois naturelles
que l’être humain ne peut changer. Si on tente de les transgresser, on paie le prix : par exemple, qui
tenterait de sauter du 14e étage ? On ne le fait pas parce que la loi de la pesanteur est une loi cosmique
(sunna kawniya) que personne ne peut transgresser.
2 — Donner la priorité aux légumes

Crus en salade, en soupe/potage, cuits-vapeur, en ragoûts.

Les crudités doivent constituer 70 % de nos repas : il s’agit de préparer des salades variées avec des
légumes aussi importants que la betterave, la carotte, le cèleri, la tomate, l’oignon, l’ail, le navet, le chou.
Les 30 % restant peuvent se composer de :

Légumes cuits vapeur et servis avec citron/vinaigre de pomme et huile d’olive non transformée, ou bien
sautés (plutôt que frit) dans un peu d’huile d’olive. Il faut penser aux pommes de terre en robe des
champs, au chou, chou-fleur, céleri, poireau
ragoûts (djouaz, tadjines) cuit dans très peu d’huile d’olive et pas trop longtemps ;
plats cuits au four.
Viande plutôt blanche que rouge, biologique autant que possible. En consommer peu à cause des
produits chimiques cancérigènes utilisés dans l’élevage des volailles et des vaches (voir le rapport de
l’OMS — Centre international de Recherche sur le Cancer — concernant la viande rouge et les viandes
rouges transformées, 26 octobre 2015). Préférer à la viande, dans la mesure du possible, les poissons,
surtout les gras (sardines, hareng, thon, etc.).

3 — Les épices

Ils sont d’une importance capitale : surtout cannelle, girofle, gingembre, cumin, carvi et curcuma. Leur
utilisation quotidienne dans l’alimentation est un très bon préventif du des maladies digestives et du
cancer entre autres. Pour plus d’information sur les épices, voir mes émissions Dwakoum fi Yeddikoum
(Almagharibia channel/Playlist/Dwakoum fi Yeddikoum).
4 — Le cas du chou : médecin du pauvre

NOTE : Les personnes souffrant d’insuffisance thyroïdienne doivent utiliser le chou avec précaution, ou
consulter d’abord leur médecin, car il peut freiner la glande thyroïde.

Les propriétés thérapeutiques du chou sont innombrables et nous ne pouvons ici que vous donner les
principales. Consulter des livres pour plus de précision.
Ce qu’il faut retenir du chou en priorité :

C’est un GRAND et TRÈS IMPORTANT reminéralisant, reconstituant, réparateur général à essayer dans
toutes les affections chroniques et dégénératives, prises intérieurement en salade, en jus fraîchement
extrait à la centrifugeuse, ou en application externe en sur les affections de tout genre.

C’est un remède à une multitude de désordres et de problèmes de santé :

Affections digestives : ulcères gastriques et du duodénum, indigestion, colite, gastrite, etc.


Également : fatigue générale, diabète, anémie et une foule d’autres déséquilibres de santé.
Concernant la colite (ulcéreuse ou non), le Dr Jean Valnet propose ce qui suit :
en application externe, 3 ou 4 épaisseurs de feuilles sur le ventre chaque soir, à garder toute la nuit.
Intérieurement, on prend 1, 2 ou 3 verres par jour entre les repas jusqu’à la cessation des symptômes.
Poursuivre aussi longtemps que nécessaire. Mais si la durée dépasse un mois, faire une pause d’une
semaine puis reprendre jusqu’à amélioration. On peut mélanger le jus de chou avec le jus de carotte pour
en améliorer le goût.
Problèmes hépatiques et vésiculaires, cirrhose hépatique :
stimulant dans l’insuffisance hépatique, apaisant les douleurs dans les coliques et favorisant
l’élimination dans les troubles de la vésicule biliaire. Appliquer sur la région du foie 3 ou 4 épaisseurs la
nuit et maintenir jusqu’au matin. En applications externes, le chou décongestionne et rétablit la circulation
sanguine là où les feuilles sont appliquées (foie, cœur, bas ventre, pancréas, etc.).
Rhumatisme, goutte, varices, douleurs musculaires, hémorroïdes, lumbago, sciatique :
prendre 4 ou 5 feuilles, enlever la cote centrale et les repasser rapidement avec un fer à repasser
ensuite les appliquer chaud sur l’endroit affecté et les maintenir en place pendant quelques heures (ou
bien toute la nuit).

MÉTHODE :

En cuisine : ne pas faire bouillir le chou dans l’eau. Par contre, l’utiliser en salade finement coupé avec
huile d’olive et citron.
On peut le faire cuire à la vapeur douce sans trop cuire ;
Le prendre en jus (fraîchement extrait à chaque fois — un/deux verres par jour). À couper avec du jus
de carotte et quelques gouttes de citron si vous trouvez le goût insupportable.
À l’extérieur en cataplasme sur les blessures, endroits enflammés3 ou douloureux, les congestions
pelviennes (métrites, règles douloureuses, etc.) : Enlever la cote centrale de trois à cinq feuilles, les
repasser au fer et les placer sur les endroits affectés. On peut aussi les ébouillanter quelques minutes
dans de l’eau très chaude avant de les utiliser. Dans ce dernier cas, utiliser les feuilles de chou le soir et
maintenir toute la nuit ; répéter jusqu’à obtention des effets voulus.
Pour les masques de beauté (femmes et hommes !), faire des cataplasmes de chou pillé et les
maintenir toute la nuit (visage/coup, etc..) ; pour les affections de la peau, recourir aux lotions de suc de
chou pour baigner les parties affectées.

5 — L’Oignon

Grand stimulant général (nerveux, hépatique, urinaire) ; régulateur de la glycémie (antidiabétique),


dépuratif, décongestionnant pelvien (anti-prostatique — voir plus loin la recette), entre autres effets.

MÉTHODE : Son acide phosphorique fait pleurer, mais c’est lui qui pénètre dans le sang et aide à le
purifier des bactéries diverses et autres déchets qui s’y accumulent.
6 — L’huile

Celle du commerce (l’huile « sans goût », etc.) a été dénaturée pour lui permettre de ne pas s’altérer à
l’air, à la lumière et à la chaleur lors du stockage. Mais comme telle, elle ne convient pas à notre
organisme. Donc utiliser très peu d’huile pour la cuisson — si vraiment on ne peut pas s’en passer.

Par contre, deux cuillerées 3 fois/jour d’une huile d’olive de qualité, non raffinée, doivent être utilisées
directement dans votre propre assiette une fois votre repas servi. De cette façon, l’huile d’olive est d’un
grand bénéfice pour la santé.
7 — Les boissons gazeuses et jus du commerce :

Pleins d’additifs chimiques entre autre.


Les éviter, car ils détraquent le système digestif et polluent l’organisme à long terme.

Préférer de la limonade fraîche au citron, à la cannelle, au gingembre, etc. (les recettes algériennes et
maghrébines anciennes existent et sont excellentes pour le système digestif en particulier — à vous de
les faire revivre.) – Jus fraîchement exprimé de carotte : 1 ou 2 petits verres/jour loin des repas. À
alterner avec les autres jus de légumes si vous en prenez.
8 — Repas :

En résumé, donner la place de choix aux : salades très variées (incluant le chou) + citron + huile d’olive.

Le petit déjeuner : dois, normalement, être le repas principal, un repas copieux ; c’est l’essence pour le
« voyage » de la journée : céréales complètes fraîchement moulues, crues ou cuites, fromage blanc
maigre, huile d’olive bio, noix, noisettes, fruits de saison ;
Déjeuner : Djouaz/grillades + grande salade variée avec huile d’olive et citron ;
Dîner : très léger, car on n’a pas besoin de « remplir l’essence » pour aller dormir et quand le corps est
fatigué. Donc bouillon léger (comme décrit plus bas) + fruits de saison — et pas plus tard que 18 – 19
heures si possible. Ceci est particulièrement recommandé à ceux qui ont dépassé la cinquantaine.

PROSTATE : l’hyperplasie bénigne de la prostate

L’hyperplasie ou « gonflement » de la prostate est très courant principalement après la soixantaine. Voici
un remède facile à faire et à utiliser. Il décongestionne la prostate et vous vous sentirez mieux. Mais il ne
dispense pas du médecin :
Prendre sept (7) oignons de taille moyenne avec leur peau (ne pas les éplucher). Entiers ou coupés en
deux n’ont pas d’importance. Vous les faites bouillir dans un litre et ¼ d’eau à feu doux pendant 20
minutes. Boire tout le liquide dans la journée. Répéter l’opération pendant 3 – 5 jours.
EN GÉNÉRAL

Précéder chaque repas, si possible, par un grand verre d’eau chaude (5 min avant le repas) ;
Diminuer la consommation de pain, même complet ;
Éviter les conserves autant que possible ;
Privilégier les salades et légumes crus (environ 60 %) et cuisson à la vapeur/au four/en grillade/en
ragoûts (40 %) ;
Citron + huile d’olive tous les jours ;
Djouaz varié cuit avec très peu d’huile d’olive, plusieurs fois/semaine surtout pour le déjeuner. Surtout
ne pas trop cuire (20 min) et à feu doux ;
Poulet cuit/rôti ou poisson 1 ou 2 fois/semaine. Peu de viande ;
Fruits autant qu’on peut se permettre ;
Épices importantes : Habbat Hlawa, Qarfa, Qrounfoul, Zandjabil, Korkom, Kemmoun, Besbès,
Carouiya, Felfel Akhal… en fait, toutes les épices de Rass-El-Hanout ;
Bouillon de céleri + poireaux + oignons + carottes + navets + persil + épices. Surtout pour le dîner pour
que le réveil soit facile le matin ;
Prendre le temps de manger, d’apprécier ce que l’on mange ;
Ne pas manger lorsqu’on est en colère, sous stress ou sous un choc émotionnel : boire de l’eau froide
plutôt.
Eau : Boire 2 litres d’eau au moins/jour, additionnés de citron fraîchement pressé.
Coucher : Pas plus tard que 23 heures, car cette heure est importante pour un sommeil réparateur.

PLANTES MÉDICINALES

Tisanes en décoction : (un jour sur deux) : Faire bouillir 15 min 2 s bâtons de cannelle (Qarfa) + deux
clous de girofle (qrounfoul) dans un litre d’eau. Boire le tout en 4 fois dont une au coucher (normalement
sans sucre, mais si on aime les boissons sucrées, utiliser un bon miel).

À alterner avec :

Tisane en infusion pour le soir : (un jour sur deux) : Mettre une cuillerée à café d’un mélange de
camomille (babounedj), de lavande (khuzama) et de basilic (hbaqq) dans une tasse. Verser de l’eau
bouillante ; couvrir et laisser infuser 8 min ; passer et boire. 3 fois/jour loin des repas dont une au
coucher ; voir un herboriste localement pour vous conseiller des plantes du pays.

Également pour bien digérer et perdre des kilos :

Tisane des quatre graines « chaudes » : Habbat Hlawa (anis) + Kemmoun (cumin) + karwiya (carvi) +
Bèsbès — 5 g de chaque à faire infuser une heure dans un litre d’eau bouillante. Prendre 3 – 4
tasses/jour.

Note : Tisane à utiliser 3 à 4 fois par jour et surtout lors d’un jeûne thérapeutique.
Résultat : perte de poids et autres soulagements.

Ce sont-là des conseils de base très efficaces. Si vous les suivez proprement, votre santé s’améliorera
très vite — wa al-chifa’ min « indi Allah.
Si, malgré tout, après trois semaines cela ne marche pas pour vous, il vous faudra une consultation et
une prescription bien personnalisées.

MOT DE LA FIN

Si vous avez bénéficié de ces conseils, écrivez – nous pour partager votre expérience avec les
téléspectateurs d’Al-Magharibia et surtout, faites-nous des du’as. Mais ayons tous conscience du fait que
dans le Coran, Allah nous dit : “En vérité, Dieu ne change rien à l’état d’un peuple jusqu’à ce qu’il change
ce qui est en lui-même.”

Bonne santé.

L’émission Dwakoum fi Yeddikoum sur la chaîne Almagharibia est diffusée chaque vendredi à 15h.30
(heure de Londres) et répétée plusieurs fois dans la semaine. Toutes les émissions enregistrées peuvent
être consultées sur le site internet de la chaîne.
La chaîne insiste sur le fait que l’émission ne vise pas à donner des ordonnances personnalisées, car
toute ordonnance est strictement personnelle et, de ce fait, nécessite une consultation en bonne et due
forme du patient chez un praticien qualifié en médecine naturelle. Que cela soit bien clair, s’il vous plait!