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3ème ANNEE COURS DE DESSIN LT

2013
MeFa-MeFe-MARE
TECHNIQUE Par SERGES SIPOWOU

1
LYCEE TECHNIQUE

Bride

COURS DE DESSIN
TECHNIQUE
Initiation à la communication technique

3ème Année MeFa-MeFe-MARE


SERGES MARTIAL SIPOWOU
Professeur de FABRICATION Mécanique
3ème ANNEE COURS DE DESSIN LT
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TECHNIQUE Par SERGES SIPOWOU

CHAP I : HACHURES-COUPES SIMPLES 2

ET SECTIONS
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Révision du cours de deuxième année :
 Reconnaître la nature du matériau par les hachures.
 Exécuter les hachures sur le dessin d’une pièce coupée
 Indiquer le principe des vues coupées (coupe, demi-coupe, coupes partielles, coupes brisées et
section) et préciser les règles de représentation normalisée
 Représenter les formes intérieures d’une pièce.
 Proposer des exercices d’entraînement.

V.1. HACHURES
V.1.1. DEFINITION ET BUT

Les hachures sont des traits fins continus, inclinés à 30°, 45° ou 60° et régulièrement espacés.
Elles mettent en évidence les parties de la pièce touchées par le plan de coupe.
Les hachures sont tracées en traits fins régulièrement espacés. La distance entre les hachures
est généralement comprise entre 1.5 mm et 5 mm en fonction de la grandeur de la surface à hachurer.

V.1.2. EXECUTION

Utiliser l’équerre de 60° ou de 45°


Orienter les hachures vers la droite ou vers la gauche ; mais conserver la même orientation des
hachures pour une pièce coupée par plusieurs plans.

V.1.3. REGLES
 Les hachures apparaissent là où la matière a été coupée.
 Elles sont tracées en trait continu fin et de préférence inclinées à 45° (dans le cas où un seul
objet est coupé) par rapport aux lignes générales du contour.
 Elles ne traversent pas ou ne coupent jamais un trait fort.
 Elles ne s’arrêtent jamais sur un trait interrompu court.
 Le motif des hachures ne peut en aucun cas préciser la nature de la matière de l’objet coupé.
Cependant en l’absence de nomenclature, les familles de matériaux (ferreux, plastiques, alliages
légers…) peuvent être différencies par les motifs d’emploi usuel.
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Matières plastiques ou
Tous métaux et alliages Verre 3
isolantes
Bois en coupe
Cuivre et ses alliages Béton
transversale
Bois en coupe Béton
Métaux et alliages légers
longitudinale armé
Antifriction et tte matière Sol
Isolant thermique
coulée sur une pièce naturel

Pour un dessin de définition, l’orientation et le motif des


hachures reste la même pour toutes les vues, car il s’agit de la
même pièce.
Pour un dessin d’ensemble, il faut orienter différemment les
hachures de deux pièces juxtaposées.

V.2. COUPES SIMPLES ET SECTIONS


V.2.1. BUT ET DEFINITION
Une coupe permet de montrer les parties cachées des formes intérieures des pièces.
Elle met en évidence les épaisseurs de matière.

V.2.2. LES DIFFERENTS SORTES DE COUPES


V.2.2.1. COUPE SIMPLE (PAR UN SEUL PLAN)
Principe :
 Choisir un plan de coupe. On imagine que la pièce est coupée suivant ce plan
 On supprime mentalement la partie coupée située entre l’observateur et le plan de coupe
 On représente la partie restante.
Représentation de la coupe :

 Les traces de la scie sont hachurées


 Sur une autre vue indiquer :
i) Le plan de coupe (P) par un trait mixte fin et fort aux extrémités.
ii) Le sens d’observation par deux flèches donnant le sens de projection de la coupe et la
partie à enlever.
iii) Repérer le plan de coupe par une lettre majuscule
iv) Désigner la vue en coupe par la même lettre majuscule de repérage.
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Remarques : On ne coupe pas longitudinalement certaines pièces ou corps plein tels que : la
clavette, l’écrou, la bille, l’arbre, la vis la nervure etc..

V.2.2.2. COUPE BRISEES A PLANS PARALLELES


Cette coupe est fréquemment utilisée. Elle présente l’avantage d’apporter, dans une seule vue,
d’une manière précise et claire un grand nombre de renseignements, sans qu’il soit nécessaire d’effectuer
plusieurs coupes.
Cependant, elle n’est employée que s’il n’ya pas chevauchement des détails de forme à mettre en
évidence et contenus dans les plans sécants.
Remarques
 Les traces des plans sécants sont renforcées à chaque changement de direction.
 Dans la partie (a) de la coupe, les hachures s’arrêtent sur un trait mixte fin matérialisant la
surface limite entre les deux plans sécants.
 Pratiquement, pour la partie (b) de la coupe, la surface limite entre les deux plans sécants n’est
pas représentée.

V.2.2.3. COUPE BRISEES A PLANS SECANTS


a) Motivation du besoin
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Lorsque certains détails d’une pièce occupent une position oblique par rapport au plan de
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projection, une coupe dont le plan est parallèle à ce plan de projection ne peut en définir parfaitement
les formes. Ces détails ne sont pas projetés en vraie grandeur. Il en résulte une complication de tracée
et de lecture et de cotation.
b) Principe et représentation
Le plan de coupe est constitué de plans sécants. La vue coupée est obtenue en ramenant dans un même
plan tous les tronçons coupés des plans de coupe successifs ; les morceaux coupés des plans de coupe
successifs ; les morceaux coupés s’additionnent. Dans la correspondance entre les vues n’est que
partiellement conservée.
Les règles de représentation restent les mêmes. Les discontinuités du plan de coupe (arêtes ou angles)
ne sont pas dessinées dans la vue coupée.

V.2.2.4. DEMI-COUPE
Pour des pièces symétriques, en dessinant une demi-vue extérieure, un objet creux peut-être
défini sans qu’il soit nécessaire de tracer les contours cachés.
Dans ce mode de représentation, la moitié de la vue est dessinée en coupe, afin de définir les
formes et les contours intérieurs, alors que l’autre moitié reste en mode de représentation normale pour
décrire les formes et les contours extérieurs.

Règle :
Elles sont les mêmes que pour les coupes normales, l’indication du plan de coupe est inchangée.
Les deux demi-vues sont toujours séparées par un axe de symétrie, trait mixte fin l’emportant sur tous
les autres types de traits.

V.2.2.3. COUPE PARTIELLES


Il arrive fréquemment que l’on ait besoin de définir uniquement un seul détail (un trou, une
forme particulière etc.) du contour intérieur. Il est alors avantageux d’utiliser une coupe partielle plutôt
qu’une coupe complète amenant trop de tracés inutiles. L’indication du plan de coupe est inutile dans ce
cas. Un trait fin généralement tracé à main levée sert de limite aux hachures .
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V.3. LES SECTIONS


On peut les considérer comme des vues complémentaires ou auxiliaires. Elles se présentent
comme une variante simplifiée des vues en coupes et permettent de définir avec exactitude une forme,
un contour, un profil en éliminant un grand nombre de tracés inutiles.
Les sections sont définies de la mêmes manière que les coupes : plan de coupe, flèches. Etc.

V.3.1. PRINCIPE
Dans une coupe normale toutes les parties visibles au-delà (en arrière) du plan de coupe sont
dessinées. Dans une section, seule la partie coupée est dessinée (là où la matière est réellement coupée
ou sciée).

Une section représente, exclusivement, la partie de l’objet situé dans le plan sécant
V.3.2. TYPES DE SECTIONS
V.3.2.1. SECTIONS SORTIES
Elles sont dessinées, le plus souvent au droit du plan de coupe si la place le permet. L’inscription
du plan de coupe peut être omise.
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Méthode représentation : 7
 Repérer le plan par ses extrémités en trait mixte fort
 Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort
 Repérer le plan sécant par une même lettre majuscule inscrite dans le prolongement de trait
mixte fort
 Supposer l’objet coupé par ce plan et enlever, par la pensée, la partie côté flèches.
 Hachurer ou teinter la section suivant les indications vue dans les coupes.
 Désigner la section par les mêmes lettres majuscules que le plan sécant.

V.3.2.2. SECTIONS RABATTUES

Si cela ne présente aucune ambigüité de compréhension, une section peut être rabattue sur
la vue représentée. Ces sections sont dessinées en traits continus fins (pas de traits forts) directement
sur la vue usuelle (en superposition). Pour plus de clarté il est préférable de gommer ou d’éliminer les
formes de l’objet vues sous la section ; si ces formes sont nécessaires, préférer une section sortie.
L’indication du plan de coupe est en général inutile.

Méthode représentation :
 Faire pivoter le plan sécant de 90° pour l’amener dans le plan du dessin.
 Dessiner le contour de la section en trait continu fin pour ne pas surcharger la représention.
 Hachurer la section. Dans ce cas, bien que cela soit à éviter, les hachures peuvent couper un trait
fort.

Penser aux exemples avec les profilés


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V.4. EXERCICES 8
Pour chaque exercice, tracer la vue coupée manquante. Utiliser le plan de coupe indiqué
NB :
 Pour les exercices 1-2-4-5-11-13-14-15
 Pour les exercices 3-6-9, faire une demi-coupe
 Pour les exercices 10-12-16-18, faire une coupe brisée.
 Pour l’exercice 17 faire les sections sorties.
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CHAP II : INTERSECTION DES SURFACES 11

DE PIECES MECANIQUES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Représenter en plusieurs vues les pièces dont la forme générale est la réunion de formes
géométriques simples (plan, cylindre, cône, etc).

II.1. DEFINITION
L’intersection de deux surfaces (cône 1 et cylindre 2, par exemple) est la ligne formée par une
suite de points appartenant aux deux surfaces 1 et 2.
La détermination de ces points est obtenue
en utilisant des plans ou des sphères auxiliaires.
Le choix et la position de ces plans ou sphères
auxiliaires par rapport à l’observateur sont
importants. Ils doivent faciliter le traçage de
l’épure en utilisant les instruments du dessinateur
(règle, compas…).
Une représentation correcte et précise de
l’intersecrtion de ces surfaces est nécessaire
pour leur étude fonctionnelle.
C’est le cas, par exemple, d’une aile de voiture
(fixation, logement du phare, passage de la roue, etc.).
Il est nécessaire d’avoir leur développement.
C’est le cas des pièces fabriquées à partir d’une tôle plane (carrosserie de voiture, fuselage
d’avion, gaine de ventilation, etc.).
Remarque : l’étude conçerne la détermination de l’intersection de deux surfaces à l’aide de la
géométrie descriptive.

II.2. INTERSECTION CONE CYLINDRE (Méthode des plans auxiliaires)


Les surfaces 1 et 2 sont de révolution à axes parallèles.
Le plan auxiliaire perpendiculaire aux axes du cône 1 et un cercle C2 dans le cylindre 2.
Les cercles C1 et C2 se coupent en A et B, points de l’intersection du cône 1 et du cylindre 2.
Le rayon des cercles C1 varie suivant la position des plans auxiliaires par rapport à la base du cône 1.
Le rayon des cercles C2 est invariable.
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II.3. INTERSECTION CYLINDRE/CYLINDRE

II.3.1. DIAMETRES DE CYLINDRES EGAUX

II.3.2. DIAMETRES DE CYLINDRES DIFFERENTS


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II.3.3. TROUS CYLINDRIQUES VUES EN COUPE


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II.4. INTERSECTION CYLINDRE / PLAN

II.4.1. PLAN PARALLELE A L’AXE DU CYLINDRE

L’intersection du
cylindre et du plan
de section est le
carré ou le
rectangle. Cette
section est
délimitée
particulièrement par
deux génératrices.

II.4.2. APPLICATIONS
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II.4.3. PLAN QUELCONQUE PAR RAPPORT A L’AXE DU CYLINDRE

L’intersection du cylindre et du
plan de section est l’ellipse.
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II.5. INTERSECTION CONE / PLAN 15

II.5.1. PLAN PARALLELE A L’AXE DU CONE

II.5.2. PLAN PERPENDICULAIRE A L’AXE DU CONE


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II.6. INTERSECTION DE CYLINDRE ET RAINURE


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II.6.1. RAINURE OBTENUE AVEC FRAISE DEUX TAILLES

II.6.2. RAINURE OBTENUE AVEC FRAISE DISQUE

II.7. APPLICATIONS
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CHAP III : PERSPECTIVE CAVALIERE 17


PERSPECTIVE ISOMETRIQUE
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Révision du cours de première année :
 Appliquer à des objets de formes diverses

III.1. PERSPECTIVE CAVALIERE


III.1.1. DEFINITION ET VOCABULAIRE

La perspective cavalière est une projection oblique, sur un plan, d’une pièce dont une des
faces est parallèle à ce plan.

III.1.2. CARACTERISTIQUES D’UNE PERSPECTIVE CAVALIERE

a) Face de départ ou face avant


C’est la face la plus proche de l’observateur ; elle est confondue avec le plan de dessin.
L’exécution d’une perspective commence généralement par cette face.

b) Inclinaison des fuyantes


Une fuyante est une arête perpendiculaire au plan de projection et qui se projette suivant un
segment de droite. (Les droites AG, CE, DF sont des fuyantes)
L’inclinaison des fuyantes est mesurée par l’angle α déterminé par la fuyante et le côté
horizontal de la face avant.
Les différentes valeurs usuelles de l’angle α sont : 30°,45°et 60°
c) Différents sens d’inclinaison de fuyantes
Quatre cas sont possibles :

Dans tous les cas,


la face avant de la
pièce est vue
(face ombrée)
En haut, à droite En haut, à gauche En bas, à droite En bas, à gauche
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d) Longueur de fuyantes 18
Sur une perspective cavalière, les longueurs affectées aux fuyantes sont généralement
inférieures à la longueur réelles des arêtes qu’elles représentent. Toutes fuyantes subissent la même
réduction.
On obtient la longueur de chaque fuyante en multipliant la longueur de l’arête qu’elle
représente par un nombre. k appelé Coefficient de réduction des fuyantes. Les différentes valeurs du
rapport de réduction sont : 0.5, 0.6 et 0.7. Utiliser la formule suivante pour calculer la longueur des
fuyantes
 E  échelle

L  E  k  e avec  k  rapport de réduction
 e  épaisseur de la pièce

Remarque :
1) Pour une perspective cavalière normalisée, on a k=0.5 et α=45°
2) Si on ne réduit pas les longueurs de fuyantes, le dessin que l’on obtient risque de ne pas
ressembler à la pièce que l’on veut représenter. Cela tient des raisons mathématiques qui ne relèvent
pas du cadre de cours
a) Tracé des fuyantes
Le tracé des fuyantes se fait à l’aide d’un Té et d’une équerre ou d’une règle et d’une équerre
Si α=30°, on utilise une équerre à 30°, si α=135°, on utilise une équerre à 45°
Après avoir exécuté la face avant de la pièce, placer l’équerre tel que cela est indiqué à la
première leçon. La faire ensuite coulisser (glisser) en veillant à ce que le côté MO reste toujours bien
appliqué à l’arête du Té ou la règle.
Tracer une fuyante à chaque sommet d’un angle de la face avant d’où part une arête
perpendiculaire au plan de projection.

b) Exécution de la perspective
Marche à suivre :
 Esquisse :
 Tracer la face avant ou de départ
 Tracer les fuyantes
 Calculer la longueur des fuyantes
 Délimiter les fuyantes
 Tracer la face arrière
 Gommer les traits inutiles
 Mise au net :
 Repasser le contour de la pièce en trait fort
 Penser à la position de l’observateur pour repasser les arêtes apparentes en traits fort et
les arêtes cachées en traits interrompus courts.
 Désigner la perspective (indiquer ange des fuyantes et rapport k)
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III.1.3. APPLICATIONS 19

1) Réaliser la perspective cavalière suivante :

Epaisseur de la pièce :
e=60mm
e’=40mm [detail (a)]
K=0.5
E=1:1
(a)
a=45°
L=………………………………
L’=………………………………

2) Réaliser la perspective cavalière suivante :

Epaisseur de la pièce :
e=60mm
Profondeur du detail (a)
e’=30mm
K=0.6
E=1:1
a=30°
L=………………………………
L’=………………………………

3)
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III.2. PERSPECTIVE ISOMETRIQUE 20

III.2.1. DEFINITION
III.2.2.
La projection se fait suivant trois axes isométriques inclinés les uns par rapport aux
autres de 120° (l’axe du milieu étant vertical). Des trois, elles sont les plus faciles à mettre en œuvre.
De ce fait, elles sont assez souvent utilisées.

III.4.2. CARACTERISTIQUES

En conséquence de la projection, toutes les dimensions parallèles aux axes isométriques [Ox,
Oy, Oz] sont multipliées par 0.82 (  80% de la dimension initiale L). En pratique trois échelles [0.82 ;
0.58 ; 1] sont nécessaires pour exécuter toutes les tracés (angles et dimensions).

Les axes isométriques étant à 120° les uns des autres, l’orientation de départ devra être
choisie au mieux pour décrire l’objet dans sa position naturelle. Pour certains objets de grande longueur,
l’un des axes peut-être choisi horizontal.

Les cercles (trous et cylindres) apparaissent en projection suivant des ellipses.


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Quelques exemples de
perspectives isométriques
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CHAP IV : COTES TOLERANCEES 22


AJUSTEMENTS NORMALISES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Reconnaître une tolérance liée à l’arbre ou à l’alésage et en calculer les écarts ainsi que
l’intervalle de tolérance.
 Définir les notions d’interchangeabilité, de cotation tolérancée et d’ajustements.
 Donner la normalisation des ajustements (désignation, inscription et principales familles) et les
critères de choix.
 Indiquer le système de l’alésage normal H et de l’arbre normal h
 Donner, après calcul, le type d’ajustement entre deux pièces mécaniques.

IV.1. COTES TOLERANCEES


IV.1.1. BUT ET DEFINITION

L’imprécision inévitable des procédés de fabrication et des machines utilisées font qu’une pièce
fabriquée ne peut avoir des cotes rigoureusement exactes. S’il faut fabriquer une série de pièces
identiques, il est impossible à une même forme d’avoir toujours exactement les mêmes dimensions (ou
cotes) d’une pièce à l’autre.
Il faut donc tolérer que la cote effectivement réalisée soit comprise entre deux valeurs limites,
compatibles avec le fonctionnement correct de la pièce : Une cote Maximale et une cote minimale.
La différence entre les deux cotes s’appelle la TOLERANCE ou INTERVALLE DE TOLERANCE (IT).

IV.1.1. RAPPEL-ARBRE ET ALESAGE

ALESAGE (Contenant)
ARBRE (Contenu)

COTE NOMINALE : Cote théorique

IV.1.2. NOTATION DES ELEMENTS DE TOLERANCE


 Cote Nominale (CN): Cote théorique définie par le concepteur. Dimension ou cote qui sert de
référence pour l’indication et l’inscription sur le dessin.
 Ecart Supérieur : Valeur supérieure de l’écart par rapport à la cote nominale (ligne zéro).
Nous le noterons : es pour les arbres et ES pour les alésages
 Ecart Inférieur : Valeur inférieure de l’écart par rapport à la cote nominale (ligne zéro).
Nous le noterons : ei pour les arbres et EI pour les alésages
 Cote Maximale : Valeur de la cote nominale plus l’écart supérieur

Pour les arbres :Cote Maxi = CN+es Pour les alésages :Cote Maxi = CN+ES
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 Cote minimale : Valeur de la cote nominale plus l’écart inférieur
23
Pour les arbres : Cote mini  CN  ei Pour les alésages : Cote mini  CN  EI

 Cote Moyenne : Valeur moyenne entre la cote maximale et la cote minimale

Cote Maxi+Cote mini


Cote moyenne =
2
 Cote Effective : Cote réalisée. Elle doit être comprise entre la cote maximale et la cote minimale.
 Intervalle de Tolérance (IT) : C’est la variation permise (tolérée, admissible) de la cote effective de la
pièce. Elle est égale à la différence entre l’écart supérieur et l’écart inférieur.

Pour les arbres : IT  es  ei Pour les Alésages : IT  ES  EI

Remarque
 Les écarts sont positifs au-dessus de la ligne zéro et sont négatifs au-dessous
 Pour un arbre : Les écarts positifs augmentent le volume de matière, les écarts négatifs le
diminuent.
 Pour un alésage : Les écarts positifs diminuent le volume de matière, les écarts négatifs
l’augmentent.

IV.1.3. TOLERANCES CHIFFREES


Exemple :
Ecart Supérieur
+0,02
-0,05 Ecart Inférieur
34
Cote Nominale

a) Inscrire après la cote nominale la valeur des écarts en plaçant toujours l’écart supérieur
au-dessus.
b) Les écarts sont inscrits dans la même unité que la cote nominale : le mm
c) Ne pas mettre de signe lorsque l’écart est nul
+0,15

Exemple : 45 0
d) Lorsque la tolérance est répartie symétriquement par rapport à la cote nominale, ne
donner qu’un écart précédé du signe  (plus ou moins).
Exemple :  0,37
63
IV.1.4. TOLERANCES DONNEE PAR LE SYSTEME ISO
La cote nominale est suivie d’une lettre et d’un chiffre ; il faut consulter un tableau pour
connaître les écarts.
+0,018 0 -0,006
0 -0,016 -0,014
 Exemples : 18H7 (18 ) 36h6 (36 ) 15g5 (15 )
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IV.1.5. EXEMPLE DE COTES TOLERANCES CHIFFREE 24


+0,021

 12 0
+0,025

 20 -0,009

Bague de frottement

ARBRE ALESAGE
Cote nominale (CN) 20 12
(mm)
Ecart supérieur (mm) es = 0,025 ES = 0,021
Ecart Inférieur (mm) ei = - 0,009 EI = 0
IT (mm) 0,034 0,021
Cote Maxi. (mm) 20,025 12,021
Cote mini (mm) 19,991 12
Cote Moyenne (mm) 20,008 12,0105

Calculs pour l’arbre : Calculs pour l’alésage :

IT = es – ei = 0.025-(-0.009) = 0.034 mm IT = ES – EI = 0.021-0= 0.021 mm

Cote Maxi = CN+es =20+0.025 = 20.025 mm Cote


ITMaxi
= ES= –CN
EI += ES = 12+0.021
0.021- = 12.021
0 = 0.021 mm mm
Cote mini = CN + ei = 20 + (-0.009) = 19.991 Cote mini = CN + EI = 12 + 0 = 12 mm
mmCote
mm moy = (20.025 + 19.991)/2 = 20.008 Cote moy = (12.021 + 12)/2 = 12.015 mm
mm
IV.1.6. SYSTEMES ISO DE TOLERANCES

La norme ISO (NF EN 20286-1) définit un ensemble de tolérances à appliquer aux dimensions
des pièces lisses.
 Exemple :
16 H 8
Cote Nominale Symbole de la valeur de la tolérance : Qualité
Symbole de la Position de la tolérance

 Pour chaque cote nominale, il est prévu toute une gamme d’intervalles de tolérances.
 La valeur de ces intervalles de tolérances est symbolisée par un numéro dit Qualité.
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Il existe 16 qualités : 01 – 02 – … – 16 correspondante chacune à des intervalles de tolérances
25
fondamentales : IT 01 – IT 02 –…– IT 16, fonction de la cote nominale. Ces intervalles de tolérances
fondamentales sont données dans le tableau de la feuille suivante

Les cotes de 0 à 250 mm sont


TOLERANCES FONDAMENTALES IT (en micromètres)

réparties en 10 groupes (10 paliers).


180
Jusqu’à 3 120 à 180
Qualité …………….
inclus inclus
16 qualités différentes : 250

- de 1 à 4 (qualités réservées à la 5 4 ……………. 18 20

fabrication des instruments de 6 6 ……………. 25 29


mesure, non mentionnées ici).
- de 5 à 16 pour la mécanique en 7 10 ……………. 40 46

général. 8 14 ……………. 63 72

Chaque valeur de qualité (IT) est en 9 25 ……………. 100 115


MICROMETRE (µm) ou 1/1000 de mm,
10 40 ……………. 160 185
ou 0,001 mm.
11 60 ……………. 250 290

Exemple :  130 qualité 10 IT12= 160 µ 100


soit IT = 0,16
…………….
mm
400 460

13 140 ……………. 630 720


Remarque : Le degré de fabrication diminue au fur et à mesure que le chiffre de la qualité augmente.
14 250 ……………. 1000 1150
 La POSITION de ces tolérances par rapport à la ligne “zéro” est symbolisée par une ou deux
15 400 ……………. 1600 1850
lettres : de A à Z pour les alésages, de a à z pour les arbres). La figure ci-dessous
…………….
schématise les différentes positions possibles
16
pour600
un même intervalle de tolérance.2900
2500
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Remarque :
26
 La première lettre de l’alphabet (a ou A) correspond à : L’état minimal de matière pour l’arbre
(a) ou pour l’alésage (A)
 La cote minimale d’un alésage H correspond à la cote nominale (écart inférieur nul).
 La cote maximale d’un arbre h correspond à la cote nominale (écart supérieur nul).
IT
 Les tolérances Js et js donnent des écarts égaux en valeur absolue : ES  es   et
2
IT
EI  ei  
2
IV.1.7. PRINCIPAUX ECARTS
Remarque : Les écarts sont donnés en micromètres (µm) ou 1/1000 de mm, ou 0,001 mm.

Jusqu’à 3 à 6 120 à 180 à


ALESAGES 6 à 10 10 à 18 18 à 30 30 à 50 50 à 80 80 à 120
3 inclus inclus 180 250

+10 +12 +15 +18 +21 +25 +30 +35 +40 +46
H7
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
+14 +18 +22 +27 +33 +39 +46 +54 +63 +72
H8
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

VI.1. PRINCIPAUX ECARTS FONDAMENTAUX DES ARBRES :


Jusqu’à 3à6 120 à 180 à
6 à 10 10 à 18 18 à 30 30 à 50 50 à 80 80 à 120
ARBRES 180 250
3 inclus inclus

-6 -10 -13 -16 -20 -25 -30 -36 -43 -50


f7
-16 -22 -28 -34 -41 -50 -60 -71 -83 -96
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
h6
-6 -8 -9 -11 -13 -16 -19 -22 -25 -29

Remarque : Les tableaux des écarts fondamentaux des arbres et des alésages sont extraits du
paragraphe 14.26 du Guide du Dessinateur Industriel (G.D.I) auquel vous vous réfèrerez.

IV.1.8. EXEMPLE DE COTES TOLERANCEES ISO


 30 H 8

20 f7
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 Position des IT par rapport à la ligne zéro :
27

(µm)
+33 30
20
H8
10
Ligne "
0
zéro" 0
-10
-20
-20
-30
f7
-40
-41

Compléter le tableaux ci-dessous en nous référant aux tableaux du paragraphe 14.26 du G.D.I :
ARBRE ALESAGE
Cote nominale (CN) 20 30
Ecart
(mm) supérieur (mm) es = - 0,020 ES = 0,033
Ecart Inférieur (mm) ei = - 0,041 EI = 0
IT (mm) 0,021 0,033
Cote Maxi. (mm) 19,98 30,033
Cote mini (mm) 19,959 30
Cote Moyenne (mm) 19,9695 30,0165

IV.2. COTES TOLERANCEES


IV.2.1. DEFINITION ET ECRITURE
On parle d'ajustement lorsque l'on assemble un arbre et un alésage de même côte nominale.
On utilise le système ISO pour quantifier un ajustement. Un ajustement est composé de la cote
nominale commune suivie des symboles correspondants à la tolérance de chaque pièce en
commerçant toujours par l’alésage.

Les ajustements sont inscrits sur les dessins d’ensembles.

 Exemple : Chape de frein arrière

Biellette

Axe

Chape
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L’ajustement entre la bielette et la chape a l’écriture suivante :
28
Symbole de la tolérance de l’ARBRE
20 H7 / e6
Cote nominale Symbole de la tolérance de l’ALESAGE (toujours inscrit en premier)
commune
Dans notre exemple, l’ALESAGE est la chape et l’arbre est la biellette

IV.2.2. NATURE D’UN AJUSTEMENT


IV.2.2.1. AJUSTEMENT AVEC JEU

 Exemple : H7/ f6
La cote réalisée (cote effective) de l’ALESAGE est toujours supérieure à la cote de l’arbre.
Les IT ne se chevauchent pas.

Jeu Maxi=Alésage Maxi – arbre mini

Jeu mini =Alésage mini – arbre maxi


Alésage mini

IT jeu = Jeu Maxi – Jeu mini


Arbre Maxi
arbre mini
Alésage
Maxi

Pour vérification :

IT jeu = IT Alésage + IT arbre

IV.2.2.2. AJUSTEMENT AVEC SERRAGE

 Exemple : H8 / p7
La cote réalisée (cote effective) de l’ALESAGE est toujours inférieure à la cote de l’arbre. Les IT
ne se chevauchent pas.
Serrage Maxi (Jeu maxi) =Alésage
Maxi – arbre mini

Serrage mini (Jeu mini) = Alésage


Alésage mini

Arbre Maxi

mini – arbre maxi


arbre mini
Alésage
Maxi

IT jeu = Serrage mini – Serrage Maxi

Pour vérification :

IT jeu = IT Alésage + IT arbre


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IV.2.2.3. AJUSTEMENT INCERTAIN 29


 Exemple : H7 / js6
L’ajustement obtenu sera soit un jeu soit un serrage.
Les intervalles de tolérance se chevauchent.
Alésage mini

Jeu Maxi =Alésage Maxi – arbre mini

Arbre Maxi
arbre mini
Alésage

Serrage Maxi (jeu mini) = Alésage


Maxi

mini – arbre maxi

IV.2.2.3. IMAGE A RETENIR

IV.2.2.3. AJUSTEMENT COURAMMENT UTILISES (Système à alésage normal)


Le choix d'un ajustement se fait en fonction du jeu ou du serrage désiré, et en fonction du
type de mécanisme dans lequel il est nécessaire.
Remarque :

 Système de l’alésage normal : On conserve la même position H de la zone tolérancée de l’alésage.


 On associe habituellement un alésage de qualité de tolérance donnée avec un arbre de qualité
de tolérance voisine inférieure. Exemple : H6 – k5 ou D8 – p7

IV.2.2.3. EXEMPLES D’AJUSTEMENTS


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12 F7/f7 12 30


H6/p6

Pisto
n

Axe

Bielle

(Liaison entre un piston et une bielle)


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31

IV.2.3. EXERCICES

EXERCICE n°1
1. Indiquer dans le tableau ci-dessous, les éléments de tolérancement des cinq cotes.

COTE 1 COTE 2 COTE 3 COTE 4 COTE 5


Cote nominale (Cn=) 5 9 45° 14 9
Ecart supérieur (ES= ou es 0,1 0,2 0,5° -0,006 (-6 µm) 0,22 (220 µm)
=)
Ecart Inférieur (EI= ou ei -0,2 0 -0,5° -0,017 (-17µm) 0
=)
Cote Maxi. 5,1 9,2 45,5° 13,994 9,22
Cote mini. 4,8 9 44,5° 13,983 9
Intervalle de Tolérance 0,3 0,2 1° 0,011 (11 µm) 0,22
(IT=)
Cote Moyenne (mm) 4,95 9,1 45° 13,9885 9,11

2. Indiquer ci-contre, la position de (µm)


20
l’IT de la cote 4 par rapport à la 10
Ligne "
ligne “zéro” : zéro" 0 -6
-10 g6
-20 -17
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EXERCICE n°2 32

1. Compléter les différentes cases du tableau ci-dessous :


+ 0,02  0,015 -0,03 +0,07
- 0,3 -0,15 +0,03
12 8 45 63
Cote nominale (Cn=) 12 8 45 63
Ecart supérieur (ES= ou es =) +0,02 +0,015 -0,03 +0,07
Ecart Inférieur (EI= ou ei =) -0,3 -0,015 -0,15 +0,03
Cote Maxi. 12,02 8,015 44,97 63,07
Cote mini. 11,7 7,985 44,85 63,03
Intervalle de Tolérance (IT=) 0,32 0,03 0,12 0,04

EXERCICE n°3
1. Rechercher les écarts (supérieurs et inférieurs) dans les tableaux des principaux écarts

fondamentaux du G.D.I.

2. Calculer les cotes Maxi, les cotes mini et les Intervalles de Tolérances.

25 H7 40 g6 80 K7 16 js6

Cote nominale (Cn=) 25 40 80 16


Ecart supérieur (ES= ou es 0,021 -0,009 +0,009 +0,0055
=)
Ecart Inférieur (EI= ou ei 0 -0,025 -0,021 -0,0055
=)
Cote Maxi. 25,021 39,991 80,009 16,0055
Cote mini. 25 39,975 79,979 15,9945
Intervalle de Tolérance 0,021 0,016 0,03 0,011
(IT=)
3. Indiquer ci-dessous, la position des IT de chaque cote tolérancée par rapport à la ligne “zéro” :
(µm)
30
20 +21

10 H7 +7
Ligne " 0 +5,5

zéro" 0 js6
K7 -5,5
-10 -9
-20
g6
-21
-25
-30
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CHAP V : COTATION FONCTIONNELLE 33

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Définir les notions de cote fonctionnelle, de cote-condition et de chaîne de cotes.
 Donner une méthode de détermination des chaînes de cote et indiquer les règles de
représentation vectorielle.
 coter correctement les dessins de fabrication d’un ensemble
 Proposer des exemples et des exercices.
 Calculer et reporter sur un dessin de définition d’une pièce, une cote fonctionnelle résultant
d’une chaîne de cotes.

SAVOIRS ET SAVOIRS-FAIRE PREREQUIS :

 Les règles de lecture et d’écriture du dessin technique


 Inventorier les pièces constitutives d’un sous-ensemble ou d’un ouvrage
 Décoder une cote tolérancée
 Décoder un ajustement
 Les principales règles d’exécution graphique de la cotation.
V.1. RAPPEL
Etant donné l’imprécision des procédés de fabrication (fraisage, tournage …), on tolère que les
cotes réalisées, en théorie égales à la cote nominale, soient comprises entre une cote Maximale et une
cote minimale. Intervalle de Tolérance
(IT)

Cote mini.
Cote Maxi.

V.2. BUT ET NECESSITE DE LA COTATION FONCTIONNELLE


Un mécanisme est constitué de différentes pièces. Pour que ce mécanisme fonctionne, des
conditions fonctionnelles doivent être assurées : Jeu, serrage, retrait, dépassement …
Ces conditions fonctionnelles sont susceptibles d’être modifiées en fonction des dimensions de
certaines pièces.
La cotation fonctionnelle permet de rechercher les cotes fonctionnelles à respecter afin que les
conditions fonctionnelles soient assurées.
* Remarque : Les cotes fonctionnelles déterminées sont ensuite inscrites sur le dessin de définition de
chaque pièce.

V.2. VOCABULAIRE
Afin d’illustrer la suite des explications, nous prendrons un exemple simple : Une allumette dans

sa boîte.
1 2
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V.2.1. COTE-CONDITION (CC) 34

 Condition : Pour que l’allumette puisse être placée dans la boîte, il faut qu’il y ait un jeu
entre l’allumette et la boîte.
La cote-condition (CC) sera représentée sur le dessin par : Un vecteur à double trait, orienté
POSITIVEMENT de la façon suivante :

Cote-Condition HORIZONTALE Cote-Condition VERTICALE

De gauche à droite : De bas en haut :


- Un point à gauche - Un point en bas
- Une flèche à droite - Une flèche en haut

 Reporter le vecteur cote-condition a identifiant le jeu nécessaire


entre la boîte et l’allumette sur le dessin ci-contre :

1 2

V.2.2. SURFACE TERMINALE (ST)

Les surfaces auxquelles se rattachent une cote-condition (ex. : a ), sont des SURFACES
TERMINALES.
* Attention ! : Les surfaces terminales sont perpendiculaires à la direction de la cote-condition.
 Identifier les surfaces terminales liées à la cote-condition a
Surface terminale en contact avec la
1 boîte (1), nous l’appellerons : T1
1 2
Surface terminale en contact avec
2 T1 T2
l’allumette (2), nous l’appellerons : T2
a

1 2
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V.2.3. SURFACE DE LIAISON (SL) 35


Les surfaces de
contact entre les pièces, assurant la cote-condition (ex. : a ), sont des
SURFACES DE LIAISON.
* Attention ! : Les surfaces de liaison sont perpendiculaires à la direction de la cote-condition.
 Identifier la surface de liaison entre (1) et (2) assurant la
la cote-condition a a 2/1

1 2

V.3. CHAINE DE COTES

La cote-condition et les cotes fonctionnelles associées sont représentées dans une chaîne
appelée CHAINE DE COTES (boucle fermée). C’est une somme de vecteurs.

V.3.1. METHODE D’ETABLISSEMENT D’UNE CHAINE DE COTES


T1 T2 2/1
a1
a a2

1 2

1) Dessiner la cote condition (si ce n’est déjà fait) :


 Représenter le corps du vecteur par 2 traits fins parallèles
 Orienter le vecteur cote-condition dans le sens positif, pour cela :
- Dessiner le point origine du vecteur cote-condition
- Dessiner la flèche d’extrémité du vecteur cote-condition
 Nommer la cote-condition
2) Repérer les surfaces terminales et les surfaces de liaison (ou de contact) :
 Pour notre exemple, les surfaces terminales sont : T1 et T2 et la surface de liaison
est : 2/1
* Attention ! : Ces surfaces doivent être perpendiculaires à la direction de la cote-
condition.
3) Coter la première pièce :
Partir toujours de l’origine du vecteur cote-condition. Dans notre exemple, l’origine touche la
pièce 1, surface terminale T1.
 Coter cette pièce jusqu’à la surface de liaison en contact avec une autre pièce.
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 Nommer la cote fonctionnelle obtenue de la façon suivante : a1 36

Nom de la cote-condition N° de la pièce


4) Coter la pièce en contact :
En cotant cette nouvelle pièce, il faut se poser la question suivante :

Une des surfaces de la nouvelle pièce est elle la surface terminale


liée à l’extrémité du vecteur cote-condition (la flèche)?

NON OUI
O

Coter la nouvelle pièce : Dernière cote fonctionnelle :


 Coter cette nouvelle pièce de la  Coter cette nouvelle pièce de la
surface de liaison jusqu’à l’autre surface surface de liaison (ici 2/1), à la surface
de liaison en contact avec une autre terminale (ici T2)
pièce.  Nommer la cote fonctionnelle. Ici : a2
 Nommer la cote fonctionnelle obtenue.

Fin
Fin de la chaîne
de la chaîne de
de cotes
cotes

V.4. REGLES A RESPECTER

 Les cotes sont positives dans le sens du vecteur cote-condition et négatives


dans le sens opposé
 Il n’y a qu’une seule cote par pièce dans une chaîne de cote
 Une cote relie toujours deux surfaces d’une même pièce
 L’origine du premier vecteur est confondu avec l’origine du vecteur cote-
condition (le point)
 L’extrémité du dernier vecteur est confondue avec l’extrémité du vecteur
cote-condition (la flèche).

V.5. EQUATION DE PROJECTION ET CALCUL


Soit la chaîne de cotes de la cote-condition a:
Avec : a1 max. = 70,5 mm a1
+0,5
a1 min. = 70 mm a
a1 = 70 0 a2
a2 max. = 55,8 mm
 0,8
a2 min. = 54,2 mm
a2 = 55 1 2
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V.5.1. EQUATION DE PROJECTION 37


Les cotes sont positives dans le sens du vecteur cote-condition et négative dans le
sens opposé.
La cote-condition = somme des cotes positives - la somme des cotes négatives.
 Ecriture de l’équation de la cote-condition a: a = a1 – a2

 JEU MAX (J MAX) :


Le jeu de la cote-condition est maximal quand les dimensions des vecteurs positifs sont
maximales et les dimensions des vecteurs négatifs sont minimales.
 Calculer a max : a max = a1 max – a2 min
a max = 70,5 – 54,2 = 16,3 mm

 JEU min (J min) :


Le jeu de la cote-condition est minimal quand les dimensions des vecteurs positifs sont minimales
et les dimensions des vecteurs négatifs sont maximales.
 Calculer a min : a min = a1 min – a2 max
a max = 70 – 55,8 = 14,2 mm

 INTERVALLE DE TOLERANCE DU JEU (IT J) :


 Désigner l’IT du jeu : IT a
 Calculer l’IT du jeu : IT a = a max – a min IT a = 2,1 mm
Ou
IT a = IT a1 + IT a2 IT a = 0,5 + 1,6 = 2,1 mm

V.6. EXERCICES

EXERCICE n°1 : MINE DANS UN ETUI

 On demande :

3. Justifier la cote-condition :
a. Cote-condition b: ……………………………………………………………………………..
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4. Tracer la chaîne de cotes relative au vecteur cote-condition b .
38
5. Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition :
b = …………………………..….…..

EXERCICE n°2 : ASSEMBLAGE PAR RIVET

 On demande :

1. Justifier la cote-condition :
a. Cote-condition a: …………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………..

2. Tracer la chaîne de cotes relative au vecteur cote-condition a .


3. Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition :

a = …………………………..….…..

EXERCICE n°3 : ASSEMBLAGE PAR VIS


d
e
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 On demande :
39
1. Justifier les cotes-condition :
b. Cote-condition d: ……………………………………………………………………………..
c. Cote-condition e: ……………………………………………………………………………..
2. Tracer la chaîne de cotes relative aux vecteurs cote-condition d et e .
3. Ecrire les équations de projection des cotes-condition :

d = …………………………..….….. e = …………………………..….…..

4. Reporter sur le dessin de la vis (1) ci-dessous,les deux cotes fonctionnelles issues des chaînes
de cotes relatives aux cotes-condition d et e .
1

EXERCICE n°4 : GUIDAGE EN TRANSLATION

 On demande :

1. Justifier la cote-condition :
d. Cote-condition a: …………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………..

2. Tracer la chaîne de cotes relative au vecteur cote-condition a .


3. Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition :

a = …………………………..….…..
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EXERCICE n°5 : MONTAGE D’UN GALET 40

4 Anneau élastique

3 Galet

2 Chape

1 Axe

On demande :

1. Justifier les cotes-condition :


e. Cote-condition a : …………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………..

f. Cote-condition b : …………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………..

2. Tracer la chaîne de cotes relative aux vecteurs cote-condition a et b .


3. Reporter sur les dessins ci-dessous,les cotes fonctionnelles issues des chaînes de cotes
relatives aux cotes-condition a et b :

4. Ecrire les équations de projection des cotes-condition :


b = …………………………..….…..
5. Ecrire les équations donnant “b mini” et “b maxi”

bmini = …………………………………….….. bMaxi = …………………………..….………..

6. Calculer la cote tolérancée b1, pour cela :


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+0,2
 On donne : 0
0 0
-0,06 -0,05
41
b = 0,1 b4 = 1,2 h11 (1,2 ) b2 = 25

a) Calculer b1 mini :
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

b1 mini = …………….…….
b) Calculer b1 maxi :

…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

b1 Maxi = ………………….

c) Donner la cote nominale puis calculer l’écart inférieur et l’écart supérieur de la cote
tolérancée b1 :
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

Ecrire la cote b1 :

CORRECTION b1 = …………………...…….
EXERCICE n°1 : MINE DANS UN ETUI

 Justifier la cote-condition :
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 Cote-condition b :
42
Dépassement de la mine de l’étui afin de pouvoir la saisir
 Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition :
b = b1-b2

EXERCICE n°2 : ASSEMBLAGE PAR RIVET

 Justifier la cote-condition :
 Cote-condition a :
Assurer un volume suffisant de matière pour réaliser la rivure ronde
Pour une rivure ronde, a env = 1,5 x diamètre du rivet
 Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition :
a = a3 – (a2+a1)

EXERCICE n°3 : ASSEMBLAGE PAR VIS

Justifier les cotes-condition :


 Cote-condition d : Réserve de filetage
 Cote-condition e : Réserve de taraudage (Sécurité et aspect)
 Ecrire l’ équation de projection des cotes-condition :

d = d3 + d2 – d1 e = e4 + e3 + e2 – e1
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 Reporter sur le dessin de la vis (1) ci-dessous,les deux cotes fonctionnelles issues des chaînes de 43
cotes relatives aux cotes-condition d et e .

1 d1

e1

EXERCICE n°4 : GUIDAGE EN TRANSLATION

 Justifier la cote-condition :
 Cote-condition a :

Assurer le guidage en translation de (2) par


rapport à (1) par l’intermédiaire de la vis à téton
long (3)

 Ecrire l’ équation de projection de la cote-condition

a = a1 – (a2+a3)

EXERCICE n°5 : MONTAGE D’UN GALET


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 Justifier les cotes-condition a et b : 44


 Cote-condition a : C’est une cote de fonctionnement. Elle permet la rotation du galet
(3) par rapport à l’axe (1).
 Cote-condition b : C’est une cote de montage. Elle permet la mise en place de l’anneau
élastique (4) (circlips) sur l’axe (1).
 Ecrire les équations de projections des cotes-condition a et b :

a = a2 – a3 b = b1 – b4 - b2
 Ecrire les équations donnant “b mini” et “b maxi”

b mini= b1mini – b4 Maxi - b2 Maxi b Maxi = b1Maxi – b4 mini - b2 mini


 Calcul de la cote tolérancée b1 :
 ELEMENTS CONNUS : +0,2 0 0

b = 0,10 b4 = 1,2 -0,06


h11 (1,2 ) -0,05 b2 = 25
d) Calculer b1 mini :
b1 mini = b mini + b4 Maxi + b2 Maxi  b1 mini = 0,1 + 1,2 + 25 = 26,3 mm

e) Calculer b1 maxi :
b1 mini = 26,3 mm
b1 Maxi = b Maxi + b4 mini + b2 mini  b1 Maxi = 0,3 + 1,14 + 24,95 = 26,39 mm
f) Donner la cote nominale puis calculer l’écart inférieur et l’écart supérieur de la cote
tolérancée b1 :
b1 Maxi = 26,39 mm
Cote nominale b1 = Entier le plus proche de b1 mini et b1 Maxi = 26 mm
es = b1 Maxi – CNb1 = 26,39 – 26 = 0,39 mm +0,39
ei = b1 mini - CNb1 = 26,3 – 26 = 0,9 mm 0,3

b1 = 26

EXERCICE n°6 : GUIDAGE EN ROTATION

+0,04
+0,02 0,43 
+ +
0
b1 = 55 c1 = 31 0
0 ,
, ,
4
0 0
3
2 2
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3/ Equations de projection :
45
b= b1 – (b4 + b2 + b3)
c= c1 – (c7+c6+c5)
4/ “b mini” et “b Maxi”
b mini = b1 mini – b4 Maxi – b2 Maxi – b3 Maxi
b Maxi = b1 Maxi – b4 mini – b2 mini – b3 mini
5/ “b1 mini” et “b1 Maxi”
b1 mini = b mini + b4 Maxi + b2 Maxi + b3 Maxi  b1 mini = 0,02 + 5 + 45 + 5  b1 mini =
55,02 mm
b1 Maxi = b Maxi + b4 mini + b2 mini + b3 mini  b1 Maxi = 0,12 + 44,96 + 2 x (4,98)  b1
Maxi = 55,04 mm
+0,04
6/ CN, es, ei de b1 : +0,02
+
CN b1 = 55 , ei = +0,02, es = +0,04  b1 = 55
8/ “c mini” et “c Maxi” 0
c mini = c1 mini – c7 Maxi – c6 Maxi – c5 Maxi ,
c Maxi = c1 Maxi – c7 mini – c7 mini – c7 mini 0
9/ IT c1 2
IT c = IT c1 + IT c7 + IT c6 + IT c5
IT c1 = IT c – (IT c7 + IT c6 + IT c5)  IT c1 = 4 – (1,5 + 1,5 + 0,14)
IT c1 = 0,86 mm
9/ “c1 mini” ou “c1 Maxi”
c1 mini = c mini + c7 Maxi + c6 Maxi + c5 Maxi  c1 mini = 4 + 12 + 12 + 2,57
c1 mini = 30,57 mm
10/ CN, es, ei de c1 :
Remarque : 31 – c1 mini = 0,43 = (IT c1)/2
En prenant CN c1 = 31, IT c1 se répartie de façon symétrique par rapport à la CN de c1 :
!ei! = !es! = IT/2 = 0,43 m 0,4
3
d’où : CN c1= 31, ei = -0,43, es = +0,43  c1 = 31
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CHAP VI : ETATS DE SURFACE 46

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 A partir de la fonction d’une pièce dans un mécanisme, donner les spécifications de l’état de
surface nécessaire au bon fonctionnement et les représenter sur le dessin de définition de la
pièce.
 Décrire les principaux défauts de surface
 Indiquer et définir les critères d’évaluation utilisés, règles d’inscription normalisées. Critères de
choix.

SAVOIRS ET SAVOIRS-FAIRE PREREQUIS :

 Les règles de lecture et d’écriture du dessin technique


 Inventorier les pièces constitutives d’un sous-ensemble ou d’un ouvrage
 Décoder une cote tolérancée
 Décoder un ajustement
 Les principales règles d’exécution graphique de la cotation.
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CHAP VII : TOLERANCES GEOMETRIQUES 50

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 A partir de la fonction d’une pièce dans un mécanisme, donner les tolérances de formes, position
de battement, et les représenter sur le dessin de définition de la pièce.
 Décrire et définir les tolérances géométriques et indiquer la normalisation correspondante :
symboles, règles d’inscription…..
 Donner des notions dans le cas de la cotation au maximum de matière.

VII.1. DEFINITION
Les tolérances dimensionnelles usuelles (ajustements…) ne suffisent pas toujours pour définir
rigoureusement la forme géométrique d’un objet. Malgré la cotation tolérancée des dimensions, des
défauts géométriques nuisibles au fonctionnement et à la l’assemblage sont toujours possibles limitent
les écarts admissibles de forme, d’orientation, de position ou de battement d’un élément (point, ligne,
surface) en définissant une zone de tolérance à l’intérieur de laquelle l’élément doit être compris.
Les tolérances géométriques permettent de corriger ces défauts et précisent les variations
permises. Elles sont toujours restrictives par rapport aux tolérances dimensionnelles. Leur emploi ne doit
pas être systématique. Un excès de spécifications amène un surcoût inutile. Les tolérances retenues
doivent rester aussi larges que possibles.

VII.2. INDICATION D’UN ELEMENT


L’élément de référence est précisé par un triangle noirci ou non. L’élément tolérancé est indiqué
par une flèche.
Suivant la position du triangle ou de la flèche, on distingue deux cas :
 Si le triangle ou la flèche sont appliqués sur l’élément ou sur une ligne de rappel, la
référence ou la tolérance concerne l’élément lui-même. (fig 1a et 1b)

 Si le triangle ou la flèche sont appliqués dans le prolongement de la ligne de cote, la


référence ou la tolérance concerne l’axe ou le plan médian ainsi spécifié (fig 1c).
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VII.3. DIFFERENTS TYPE DE TOLERANCES GEOMETRIQUES 51


VII.3.1. TOLERANCES DE FORMES

SYMBOLE
Profil d’une Profil d’une
SIGNIFICATION Planéité Rectitude Cylindricité Circularité
surface ligne
Tolérance large - - 0.1 mm/m 0.1 mm/m 0.04mm/m IT8
Tolérance réduite - - 0.04mm/m 0.02mm/m 0.02mm/m IT5

Exemple Illustration de la tolérance Application


RECTITUDE
Une ligne quelconque du plan
suivant la direction donnée, doit
être comprise entre deux
droites parallèles distantes de
0.02.
Pour une ligne convexe, les
droites sont orientées pour que
la valeur h soit minimale.
PLANEITE

CIRCULARITE

CYLINDRICITE

PROFIL D’UNE SURFACE


QUELCONQUE
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VII.3.2. TOLERANCES D’ORIENTATION 52


Une tolérance d’orientation d’un élément est donnée obligatoirement par rapport à un autre
élément pris comme référence.
Pour l’inclinaison, il est nécessaire d’indiquer, en plus, l’angle par rapport à l’élément de référence.

SYMBOLE

SIGNIFICATION Parallélisme Perpendicularité Inclinaison

Tolérance large IT 9 0.4mm/m 0.4 mm/m


Tolérance réduite IT 5 0.1mm/m 0.1mm/m

Exemple Illustration de la tolérance Application


PARALLELISME

PERPENDICULARITE

INCLINAISON

VII.3.3. TOLERANCES POSITION


La localisation théorique de l’élément est définie, par rapport au système de référence, au
moyen de cotes encadrées.
La zone de tolérance est répartie également de part et d’autre de cette position théorique
exacte.
SYMBOLE
Coaxialité
SIGNIFICATION Localisation Symétrie
concentricité
Tolérance large IT 11 0.4mm/m IT 11
Tolérance réduite 0.02 0.005 0.02
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Exemple Illustration de la tolérance Application 53


LOCALISATION 1

LOCALISATION 2

COAXIALITE

SYMETRIE 1

SYMETRIE 2

VII.3.3. TOLERANCES DE BATTEMENT


Les tolérances de battement s’appliquent aux surfaces de révolution.
Les tolérances de battement permettent d’exprimer directement les exigences fonctionnelles de
surfaces telles que : roues de friction, galets de roulement, jantes de meules, sorties d’arbres de
moteurs électriques…
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SYMBOLE 54
Battement
SIGNIFICATION Battement total
circulaire

Exemple Illustration de la tolérance Application


BATTEMENT CIRCULAIRE
AXIAL

BATTEMENT CIRCULAIRE
RADIAL

BATTEMENT TOTAL AXIAL

BATTEMENT TOTAL RADIAL

BATTEMENT TOTAL DANS


UNE DIRECTION SPECIFIEE
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VII.4. EXERCICES 55
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CHAP VIII : LES LIAISONS MECANIQUES 56

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Donner les caractères de la liaison entre deux pièces d’un mécanisme à partir du dessin
d’ensemble.
 Donner le mode d’assemblage de deux pièces d’un mécanisme à partir du dessin d’ensemble.
 Donner le type liaison entre deux pièces d’un mécanisme à partir d’un dessin d’ensemble.

VIII.1. CARACTERES DE LIAISONS MECANIQUES

VIII.1.1. DEFINITION
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CHAP IX : ANALYSE TECNIQUE D’UN MECANISME 57

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Analyser un mécanisme donné à partir du dessin d’ensemble de façon à donner les
caractères et les modes d’assemblage entre les pièces, les types de liaison.
 L’ordre de montage ou de démontage d’un ensemble de pièce, et (ou) de façon à
représenter schématiquement le mécanisme.
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CHAP X : DESIGNATION NORMALISEE DES METAUX 58

OBJECTIFS SPECIFIQUES :
 Donner la désignation normalisée d’un métal.
 Interpréter la désignation normalisée d’un métal
 Donner le traitement nécessaire pour une pièce donnée d’un ensemble.