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Faim dans le monde

Chapter · October 2012

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Mabel Gracia-Arnaiz
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Dossier de présentation

Parution le 24 octobre 2012


Ce premier Dictionnaire des cultures
alimentaires est un événement.
Il n’a pas d’équivalent dans le monde.
Il n’est évidemment pas neutre qu’il soit une initiative fran-
çaise, accueillie par les Presses Universitaires de France,
éditeur de toute la diversité des sciences humaines,
et qu’il soit publié dans le pays qui a vu naître
la gastronomie.

Il est tout aussi remarquable que ce dictionnaire soit


proposé par une équipe internationale d’auteurs, confron-
tant leurs points de vue dans une perspective interdisci-
plinaire : de la sociologie à la géographie, de l’histoire
à la psychologie, en permanent dialogue avec les spécia-
listes de la médecine, de l’agronomie, des sciences
des aliments.

Le Dictionnaire des cultures alimentaires explore


toutes les dimensions, sociales et culturelles, de l’alimen-
tation et signe un moment important : l’institutionnali-
sation du fait alimentaire. Crises alimentaires, émeutes
de la faim, malnutrition, obésité, cultures OGM, etc. :
l’alimentation est devenue une question politique et
environnementale de premier plan. Manger est aussi un
acte social, plus encore un événement social, central de
la vie familiale, comme de la vie publique. Il était temps
qu’un outil complet permette d’interroger à la fois le fait
nutritionnel et le fait alimentaire.

Dictionnaire des cultures alimentaires


Sous la direction de Jean-Pierre Poulain

230 articles • 162 auteurs • 1 536 pages • 42 e

Avec le soutien de la Fondation Nestlé France


Avant-propos
Jean-Pierre Poulain

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Dictionnaire des cultures alimentaires
de Jean-Pierre Poulain

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Depuis une vingtaine d’années, le statut de l’alimentation a changé.
de Jean-Pierre Poulain
Dictionnaire des cultures alimentaires

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ISBN 978-2-13-055875-0

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Photo : Mallomars © Mitchell Feinberg

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l’ont projetée sur le devant de la scène médiatique. Aux paisibles
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Design : Philippe Apeloig

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d’avant l’été et d’après Noël, s’ajoutent désormais celles qui se


consacrent à la politique, à la santé, aux relations internationales, et
l’on ne compte plus les unes de journaux dans lesquelles l’alimentation
2 17:44
29/08/1

48
mm

tient les premiers rôles. Dans un contexte de transition épidémiologique,


48mm

Parution : les maladies de dégénérescence, les cancers et les cardiopathies,


24 octobre 2012 29/
08/
12
17:
44
pathologies pour lesquelles l’alimentation pourrait avoir une fonction
préventive décisive, ont pris la place des épidémies. Partout dans
le monde, et en réaction à la globalisation, les cultures alimentaires
locales se voient dotées du statut de patrimoine. Les cuisines savantes
trouvent en elles leur inspiration. En 2011, l’UNESCO inscrit à l’inven-
taire du patrimoine immatériel de l’humanité le repas gastronomique
des Français, le régime méditerranéenet la cuisine mexicaine. Dans
le même temps, les questions qui accompagnent le développement
des cultures OGM dans certaines parties du monde et les usages
non alimentaires de certaines productions agricoles s’invitent dans
les débats politiques. Des états généraux de l’alimentation, puis des
Grenelle, s’organisent et posent des moratoires sur certaines cultures
ou inscrivent les aliments bio aux menus des cantines scolaires.
À travers le monde, les ministères lancent des plans nationaux...
pour la nutrition, pour l’alimentation.

En juin 2008, les émeutes de la faim réactualisent une vielle interro-


gation : comment nourrir l’humanité ? Celle-là même que Malthus
avait problématisé sous la forme de courbes progressant à des vi-
tesses différentes, l’une représentant la croissance de la production
alimentaire évoluant au rythme d’une fonction arithmétique, et l’autre
celle de la population suivant le rythme d’une fonction géométrique.
Un jour ou l’autre, la seconde rattraperait la première et à leur point de
rencontre adviendraient les malheurs les plus grands pour l’humanité :
famines, guerres... Nombreux furent, et sont encore, ceux qui ont
lancé l’alerte et tenté – Josué de Castro, René Dumont, et plus près de
nous, Jean Ziegler – d’extraire le problème de la faim dans le monde
du registre de la charité pour l’inscrire dans l’agenda politique interna-
tional. Ils ont pour une part réussi, puisque leurs sombres pronostics
ne se sont pas réalisés, pour le moment. Les progrès techniques ont
augmenté considérablement les capacités productives tandis que la
baisse des taux de natalité dans le processus transitionnel repousse
toujours plus loin ce moment fatidique. Les famines contemporaines
sont dues à des problèmes d’accessibilité et non de disponibilité.
2
Avant-propos
Jean-Pierre Poulain

Voilà donc que, traversée par ces mouvements, l’alimentation devient


une question politique (nationale et internationale), une question
environnementale, patri-contemporain et qui sont bonnes à penser
pour les sciences sociales. Ces différents mouvements qui traversent
l’alimentation se nourrissent de la façon dont les sciences sociales
et humaines, dans leur diversité, l’ont thématisée. Ainsi les travaux
de la géographie, de l’économie, de la sociologie, de l’anthropologie,
de l’histoire, de l’archéologie, des sciences du comportement, ont
tous été mobilisés. En retour, ils les interrogent, les forcent au dia-
logue, entre elles et avec les autres disciplines comme la médecine,
l’agronomie, les sciences de la nutrition, l’écologie...

Dans cette double dynamique qui travaille les sciences sociales,


l’alimentation humaine apparaît comme « fait social », aurait dit Émile
Durkheim, comme « fait social total » aurait rajouté Marcel Mauss, et
Edgar Morin de préciser : un « fait total humain »... Trois postures qui
ont en commun d’affirmer que l’alimentation est bien plus que l’infras-
tructure biologique qui la supporte et qui pointent de façon grandis-
sante la nécessité du dialogue interdisciplinaire. C’est donc le « fait
alimentaire » contemporain qui constitue l’objet de ce dictionnaire.
La façon dont les hommes conçoivent la satisfaction de leurs besoins
alimentaires ne peut se réduire à de strictes logiques biologiques,
ni même utilitaires ou encore technologiques. Elle détient une position
centrale dans la culture du groupe social auquel ils appartiennent.

Manger est un acte social, plus encore : un événement social, central


de la vie familiale comme de la vie publique. Le repas est au coeur
de la socialisation, au double sens de ce mot : lieu d’apprentissage
des règles de vie dans un groupe et lieu de socialité, de partage,
de convivialité. Il semble que l’obésité et les troubles du comporte-
ment alimentaire soient le tribu payé par les sociétés qui tendraient à
l’oublier. Car si les hommes ont besoin de nutriments : de glucides,
de lipides, de protéines, de sels minéraux, de vitamines, d’eau, etc.,
autant d’éléments qu’ils trouvent dans des produits naturels faisant
partie de leur environnement, ils ne peuvent les ingérer, les incorporer
que sous la forme d’aliments et plus encore, de plats cuisinés, c’est-
à-dire de produits naturels culturellement valorisés, transformés
et consommés dans le respect d’un protocole d’usages fortement
socialisés. L’alimentation est donc à la fois un fait naturel et un fait
culturel. En elle, ces deux pôles, si souvent opposés dans la pensée
occidentale moderne, se rencontrent, s’entremêlent et se confondent,
et les pratiques sociales dont elle est le support contribuent égale-
ment à sa régulation.

3
Dictio nna i re d es c ultures al ime nt aire s

Mise en scène concrète des valeurs fondamentales d’une culture,


les activités de cuisine et les manières de table constituent un lieu
de lecture privilégié des représentations sociales. Depuis les activités
de production, de distribution, de préparation, de consommation,
l’alimentation structure l’organisation d’un groupe humain et se pose
en objet crucial du savoir socio-anthropologique. Les cultures alimen-
taires donnent à voir l’originalité des modalités de la connexion bio-
anthropologique d’un groupe humain à son biotope. Pointées comme
telles par un certain nombre de chercheurs, ethnologues, sociologues,
anthropologues, historiens, géographes, elles ont connu, cependant,
quelques difficultés à se constituer en question légitime au sein des
sciences sociales et humaines. Sans doute, la complexe imbrication
de ses dimensions sociales et culturelles avec celles qui relèvent du
biologique et de la corporalité ainsi que son omniprésence dans la vie
sociale, qu’elle soit privée et quotidienne, ou publique et fastueuse,
ont-elles créé une sorte de paradoxale invisibilité scientifique du
fait alimentaire.

Et la France, le pays qui a vu naître la gastronomie, était peut-être plus


que d’autres encore confrontée à ce paradoxe et à la difficulté d’en
faire un objet scientifique sérieux. Pourtant, il y eu Roland Barthes,
trop vite disparu, et son célèbre article sur la psycho-sociologie de
l’alimentation quotidienne, ou encore sa lumineuse introduction à la
réédition de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. Pourtant, il y
eut Claude Lévi-Strauss, atteignant avec Le cru et le cuit ou L’origine
des manières de table, des sommets dans les index bibliométriques,
mais cette partie de son oeuvre est aujourd’hui curieusement absente
des manuels et des enseignements des départements de sociologie
et d’anthropologie, reléguée aujourd’hui au rang de curiosité théo-
rique, passée en pertes et profits de la critique du structuralisme.

Pourtant, il y eut des auteurs anglais comme Théodore Zeldin, Jack


Goody, ou allemands comme George Simmel, Norbert Elias pour
pointer l’importance de l’alimentation. Il a fallu attendre la fin des
années 1970 pour que l’intérêt des sciences sociales se porte sur
l’alimentation. Cela commença par l’histoire et la sociologie (Hemar-
dinquer, 1970 ; Fischler, 1979). Puis, durant une vingtaine d’années,
dans une relative clandestinité, les travaux se sont multipliés. Un pa-
trimoine scientifique s’est ainsi constitué, que les crises des années
1990 et 2000 ont révélé. Historiens, sociologues, anthropologues,
psychologues se sont alors trouvés convoqués pour décrire ce qui
était le plus souvent lu par les administrateurs de la crise en termes
d’irrationalités, et pour dégager les enjeux.

4
Avant-propos
Jean-Pierre Poulain

Voilà que se fracturait le modèle productiviste mondialisé d’un


monde alimentaire piloté par l’amont, modèle qui avait connu le
succès et avait permis à l’Occident, depuis la fin de la Seconde
Guerre mondiale, de sortir d’une malnutrition atavique. L’objec-
tif de ce dictionnaire est de donner à voir la richesse des travaux
qui, depuis les sciences sociales, explorent les dimensions sociales
et culturelles de l’alimentation. Face à une multitude de données
et de faits issus de disciplines différentes, constituant souvent des
« petits » territoires annexes de problématiques plus institutionna-
lisées qu’il convient de repérer et de cartographier, ce dictionnaire
entend tracer des chemins et ouvrir des voies de coopération scien-
tifique. Pour ce faire, il se propose d’aborder cette question à travers
la perspective de « modèles alimentaires », définis comme confi-
guration de l’« espace social alimentaire ». Ce concept, développé
dans le sillage de Georges Condominas, permet de distinguer ce qui,
dans l’alimentation humaine, est « sociologisable » et ce qui relève de
la biologie ou de l’écologie, pour ensuite tenter de penser les inte-
ractions entres ces différents niveaux. Le poids du social et du cultu-
rel se repère à différents niveaux, depuis les registres du mangeable
et de l’immangeable, les modes d’acquisition et de production,
les pratiques culinaires, les modes de consommation, la temporalité,
les processus de différenciation sociale, les formes d’organisation
des politiques nutritionnelles et alimentaires (Poulain, 2002).

Cette perspective est complétée par l’analyse des rapports à l’es-


pace géographique, sous l’angle des relations entre une population et
un ou des territoires, en n’oubliant pas les contextes diasporiques,
ou encore de l’interaction entre plusieurs populations fortement diver-
sifiées sur un même territoire. L’analyse historique est mobilisée pour
donner à voir les transformations et les mutations des systèmes de
représentation et les reconfigurations des systèmes d’action.
Un certain nombre d’articles sont consacrés aux aspects méthodolo-
giques, aux concepts clés, à l’histoire de leur construction et de leur
mode opératoire, à leur mise en oeuvre et à leur champ de pertinence.
D’autres analyses de ces phénomènes les saisissent à différents
niveaux de l’espace social et géographique.

Enfin, les auteurs qui ont contribué à construire et à institutionnaliser


le champ de l’alimentation au sein des sciences sociales et humaines
sont présentés soit dans le cadre de biographies scientifiques, soit
au fil des différentes notules. Une fois l’obstacle de l’invisibilité levé,
un second obstacle se dresse devant nous : celui de la tentation de
l’exhaustivité, de vouloir couvrir tous les sujets, en termes d’échelles
géographiques, en termes de produits, en termes de pratiques.

5
Dictio nna i re d es c ultures al ime nt aire s

Il a donc fallu faire le deuil de l’exhaustivité tant la question est


tentaculaire. L’objectif est plus de montrer une dynamique à l’oeuvre
dans différentes disciplines, dans différents paradigmes, dans
différentes parties du monde, dans différentes aires linguistiques.
Pour rédiger les 230 articles de ce volume, nous avons, au sein
du comité scientifique, sollicité 162 auteurs, représentant diverses
disciplines des sciences sociales, de la sociologie à l’archéologie,
de l’anthropologie à la géographie, de l’histoire à la psychologie,
interlocuteurs réguliers des spécialistes de la médecine, de la nutrition,
de l’agronomie, des sciences des aliments... Cette perspective inter-
disciplinaire a été complétée en invitant des auteurs issus de diffé-
rentes traditions linguistiques. Car s’il est une caractéristique forte
des sciences sociales, c’est bien de ne pas avoir réalisé la conver-
gence vers l’anglais et d’affirmer des traditions fortes construites dans
et grâce à des langues comme le français, l’espagnol, le portugais,
l’allemand, le japonais... Il existe encore (pour combien de temps ?)
dans plusieurs bassins linguistiques, des écoles fortes dans de nom-
breuses disciplines des sciences humaines et sociales, qui tirent
partie des visions du monde qu’autorise l’usage savant d’une langue.

C’est ainsi qu’à la centaine d’auteurs francophones se sont joints


plus de soixante chercheurs anglophones, bien sûr, mais aussi des
lusophones, des hispanophones, des russophones, des nipophones,
travaillant et écrivant dans leur propre langue. Les textes ont alors été
traduits, très souvent réécrits, pour tenter de rendre compte de leurs
qualités littéraires. Cette aventure éditoriale et linguistique n’a été
possible que grâce à l’expertise du Centre de traduction, d’interpré-
tation et de médiation linguistique (CETIM) de l’Université de Toulouse
et au soutien financier de la fondation Nestlé France et de l’Univer-
sité de Toulouse 2, Institut Supérieur du tourisme, de l’hôtellerie et de
l’alimentation (ISTHIA) et le Centre d’Étude et de Recherche : Travail,
Organisation, Pouvoir (CERTOPUMR-CNRS).

Ce dictionnaire se veut une étape dans l’institutionnalisation du


champ, en aucune manière un aboutissement ; il appellera des actua-
lisations. Avant lui, il y a eu bien sûr des travaux novateurs dans le
sillage desquels il se place volontiers, même s’il ne les prolonge pas
en droite ligne et invite à de nouvelles articulations. Nous avons plaisir
à citer : Les hommes et leurs aliments de Jacques Barreau (1983), His-
toire de l’alimentation végétale de Adam Maurizio (1932), Les plantes
cultivées et l’homme, d’André Georges Haudricourt (1943) ou encore
Les plantes cultivées et l’Homme de Jack Rodney Harlan (1987). Tous
ces auteurs incarnent, avec quelques nuances, des formes de métis-
sage scientifique entre agronomie, botanique, zoologie, ethnologie,

6
Di cti onna i re d es c ultures al ime nt aire s

linguistique, sociologie... Au-delà de sa fonction d’inventaire dans


les différentes disciplines concernées par le fait alimentaire, cet
ouvrage s’inscrit dans une perspective plus longue. Nous sommes
sans doute à la veille sinon d’une révolution, en tous cas face à
une très profonde transformation des conceptions nutritionnelles.
Les développements très rapides de la nutri-génétique, de la nutri-
génomique et plus encore de l’épi-génétique, vont réorganiser la
vision actuelle de l’alimentation, en ouvrant de nouveaux espaces
de recherche et surtout de dialogue entre les sciences sociales et la
nutrition. Les connaissances acquises sur les modèles alimentaires
et le fait alimentaire auront alors une double utilité pour la rechercher
et pour l’éducation alimentaire. Un défi se trouve alors devant nous :
articuler et réarticuler sans cesse le « fait nutritionnel », qui au fur et
à mesure de l’avancée des connaissances – par l’identification de
facteurs personnels de risque – promouvra inéluctablement l’indivi-
dualisation du rapport à l’alimentation, avec le « fait alimentaire »,
qui nous rappelle que manger est acte de partage, un acte social, un
acte de sens qui s’inscrit dans des cadres culturels. Fait nutritionnel
et fait alimentaire : deux dimensions qui participent au bien-être et
à la santé des mangeurs humains.

Jean-Pierre POULAIN

Jean-Pierre Poulain
Jean-Pierre Poulain est professeur des universités, socio-anthropo-
logue, titulaire depuis 2012 de la chaire of « Food Studies:cultures and
health » créée conjointement par la Taylor’s University de Kuala Lumpur
et l’université de Toulouse 2. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont
Penser l’alimentation, entre imaginaire et rationalités, en collaboration
avec J.-P. Corbeau (Privat, 2002), Manger aujourd’hui (Privat, 2001 –
Prix Jean Trémolières), Sociologies de l’alimentation (PUF, 2005 –
Prix de la recherche en nutrition de l’Institut français de Nutrition,
Sociologie de l’obésité (PUF, 2009).

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1989 et 1995 (Ryan, 1997) – incluant en tout les
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JAMA, 1996, 275, conscience des pays développés qui vont peu ment que les femmes plus jeunes, moins syn
foods in Finland. à peu voir leur taux d’allaitement remonter. instruites et de niveau socio-économique plus Sco
gness to use, VTT Au tournant du XXIe siècle, l’Organisation bas sont moins nombreuses à allaiter, et lors- No
nd, 2005. – VER- mondiale de la santé (OMS) recommande
functional foods :
qu’elles le font, l’allaitement dure moins long- la
titudinal determi- l’allaitement exclusif (sans autre liquide ou temps. Comment expliquer ces différences ? la
2005, 16, p. 45-57. eau, sans nourriture, mais éventuellement De façon générale, avoir un plus haut niveau sie
C., « Determinants avec vitamines, minéraux et médicaments) d’éducation permet aux parents de rechercher son
Functional Foods pour les six premiers mois de vie des nourris- et de mieux comprendre l’information diffu- « p
mega-3 or Lyco- sons (OMS, 2003). Bien que ces recommanda-
ural Institute of
sée par les professionnels de la santé concer- Ma
ices : Consumers tions soient appuyées par les instances de nant les bienfaits de l’allaitement pour la soi
ulture and Food », santé publique de divers pays, les taux d’allai- santé de l’enfant et de la mère. De plus, le les
tement demeurent néanmoins très variables rapport aux médias de masse (magazines, Am
, Daniel BURNIER en fonction des cultures et des pratiques Dic tionn res
aire livres, radios, télévisions, Internet, etc.) et aux 199
Dictionnaire des cultures alimentaires
de Jean-Pierre Poulain

ltu
des cu ires
sociales, familiales et hospitalières. Les taux professionnels de la santé, est très différent ma
de Jean-Pierre Poulain
Dictionnaire des cultures alimentaires

alimenta on de
Dic Poulain Sous la
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d’allaitement à la naissance avoisinent les
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selon le milieu social. La distance critique, tiv
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Photo : Mallomars © Mitchell Feinberg

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Design : Philippe Apeloig

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92 % en Suisse, 85 % au Canada (76 % au avoir », l’« écoute oblique » dont parlait do


Québec), de 71 % aux États-Unis, et de 55 % 48m
m
29/08/12
17:44

Richard Hoggart (1970) à propos des classes tem


en France (chiffres de 2003) (Beaudry et al., populaires, peut éventuellement contribuer à ma
48mm

ment maternel 2006). À l’intérieur de ces pays, de nom- 29/08


/12
la résistance au discours médiatique, médical 8et
pour s’épuiser breuses études ont montré que ce choix indi-
17:44
nantnantles bienfaits
les bienfaits de l’allaitement
de l’allaitement pourpour la la soit soit
plus plus
toujours
toujours le cas, spécialement
le cas, spécialement dansdans
santésanté
de l’enfant
de l’enfant et deetlademère. De plus,
la mère. De plus, le le les pays en transition
les pays en transition économique
économique (Beasley (Beasley& &
rapport
rapport aux aux médias médias de masse
de masse (magazines,
(magazines, Amir,Amir,20072007
; Duong; Duong et al.,et 2004 ; Morrow,
al., 2004 ; Morrow,
livres, radios,
livres, télévisions,
radios, télévisions,Internet, etc.) etc.)
Internet, et aux et aux1996). On On
1996). peut peut penser penseren effet
en effetque que si lesi le
professionnels
professionnels
selonselon
le milieu
de ladesanté,
le milieu social.
la santé, est très
La distance
social. La distance
Allaitement
différent
est très différent
critique,
critique,
manquemanque
tivestives
de moyens,
favorise
de moyens,
favorise
d’instruction
l’allaitement,
d’instruction
l’allaitement,
et d’alterna-
beaucoup
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beaucoup de de
l’indifférence
l’indifférence liée liée à laà «la peur «Lisdee se
peur Bdeu faire
bseo is -femmes
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r nieen r situation
en situation de pauvreté
de pauvreté
avoiravoir
», l’« », écoute
l’« écoute oblique » dont
oblique » dont parlaitparlait doivent également
doivent également retourner
retournertravailler peu de
travailler peu de
Richard
Richard Hoggart Hoggart(1970) à propos
(1970) à proposdes classes
des classes temps aprèsaprès
temps l’accouchement
l’accouchement – l’exode
– l’exode ruralrural
populaires,
populaires, peut peut éventuellement
éventuellement contribuer
contribuer à masculin
à masculin est également
est également souvent important
souvent important – –
la résistance
la résistance au discours
au discours médiatique,
médiatique, médical médical et leset substituts
les substituts au lait au maternel,
lait maternel, largementlargement
ou savant,
ou savant, sur l’allaitement.
sur l’allaitement. MaisMais il existe
il existe publicisés,
publicisés, peuvent peuvent alorsalors être favorisés.
être favorisés. Ainsi, Ainsi,
aussiaussi
des facteurs
des facteurs plus plusévidents. Il semble
évidents. Il sembleen en les facteurs
les facteurs individuels,
individuels, familiaux
familiaux ou socié-ou socié-
effet effet
que que travail et allaitement
travail et allaitement sont sontexpéri- expéri- taux taux doivent
doivent être en
être pris priscompte
en compte dansdans la pro- la pro-
mentésmentéset perçuset perçus par par beaucoupbeaucoup de femmes
de femmes motionmotion de l’allaitement.
de l’allaitement. En effet,
En effet, promouvoir
promouvoir
comme comme incompatibles
incompatibles ou ou du du moins moins en en l’allaitement
l’allaitement impliqueimplique de cibler
de cibler les individus,
les individus,
concurrence
concurrence (Roe(Roe et al.,et1999).
al., 1999).Le type de tra-
Le type de tra- maismais son action
son action doit doit également
également viserviserà chan- à chan-
vail vail
ou son ou son environnement
environnement (présence
(présence de de ger leger le contexte
contexte familialfamilial ou sociétal
ou sociétal dansdans lequel lequel
locaux adaptés,
locaux adaptés,climat de travail
climat de travailfavorable
favorableà le le choix
à choix de l’alimentation
de l’alimentation du nourrisson
du nourrisson est est
l’allaitement),
l’allaitement), la législation
la législation concernant
concernant l’accès l’accès effectué,
effectué, et toucher
et toucher les politiques
les politiques et normes,
et normes,
et laetdurée
la durée de congésde congés rémunérés
rémunérés suivant la la
suivant les publicités,
les publicités, les conditions
les conditions économiques,
économiques,
naissance
naissance d’und’un enfant, ou encore
enfant, ou encore l’existence
l’existence sociales
sociales et familiales,
et familiales, ainsiainsi
que le que le soutien
soutien pen- pen-
d’hôpitaux
d’hôpitaux « amis « amis des des bébésbébés» (initiative
» (initiative dantdant la grossesse
la grossesse et après et après l’accouchement.
l’accouchement.
IHAB IHABinitiée par l’OMS
initiée par l’OMS et l’UNICEF)
et l’UNICEF) sont sont
autant de facteurs
autant de facteurs qui influencent
qui influencent la prise de de
la prise
décision d’allaiter,
décision son exclusivité
d’allaiter, son exclusivité et saetdurée.sa durée. Avantages de l’allaitement
Avantages de l’allaitement
Plusieurs
Plusieurs recherches
recherches ont ont en effeten effetdémontrédémontré
que les
quepratiques
les pratiques hospitalières,
hospitalières, tellestelles
un sou- un sou- DansDans les pays
les pays en développement,
en développement, où les où les
tien tien
pratiquepratique des infirmières
des infirmières et conseillers
et conseillers en en taux taux
d’allaitement
d’allaitement sont sonten général
en général élevés, la la
élevés,
allaitement
allaitement (aide,(aide, information),
information), la présence
la présence priseprise
de décision
de décision d’allaiter ou non
d’allaiter ou non demeure demeure
ou l’absence
ou l’absence de distribution
de distribution (gratuite)
(gratuite)de lait de laitfondamentale
fondamentale pourpour la santé de l’enfant
la santé de l’enfant et deet de
en poudre,
en poudre, le partage
le partage de ladechambre
la chambre (roo-(roo- la mère. En effet,
la mère. En effet,les risques
les risquesde mortalité
de mortalité des des
ming-in)
ems - 18-08-12 ming-in)
19:03:20entreentrela mère et l’enfant,
la mère et l’enfant,sont sontasso-asso- enfants nourris
enfants au biberon
nourris au biberon sont sont
supérieurs
supérieurs
Meta-systems à -à18-08-12 19
02 - Oasys ciées19.00x
à la àdécision
ciées 55et à et
la décision
- Page la àdurée d’allaitement
la durée d’allaitement ceuxceuxnourris au sein
nourris au sein(FAO, 2001).
(FAO,PU0186 De nom-
2001). De
U002 nom-- Oasys 19.00
- Quadrige(Wright
(Wright
dicos-poche et -al., 19961996
et al.,
Dynamic ; Kuan
layout ; 145x
Kuanet× 200xet 1999).
al, al, 1999). breuses recherches
breuses recherches
Dictionnaire ont montré
des ont montré
cultures que que le lait
alimentaires le- Quadrige
lait dicos-p
D’innombrables
D’innombrables autres autresfacteurs, comme
facteurs, comme le le maternel est l’aliment
maternel est l’aliment idéalidéal
pourpourle nourrisson
le nourrisson
type type
de famille,
de famille, le sexe, le rang
le sexe, de l’enfant
le rang de l’enfant et soulignent
et soulignent son adaptation
son adaptation aux auxbesoins du du
besoins
dansdans la fratrie,
la fratrie, le nombre
le nombre de parents
de parents en en nouveau-né.
nouveau-né. Le lait Le maternel
lait maternel d’uned’unefemme femmeen en
emploi,
emploi,l’origine ethnique,
l’origine ethnique, l’urbanisation,
l’urbanisation, le le bonne santésanté
bonne et correctement
et correctement nourrie, répond
nourrie, répond
soutien socialsocial
soutien (mères, sœurs,
(mères, voisines,
sœurs, services
voisines, services aux aux
besoins nutritionnels
besoins nutritionnels du bébé
du bébé (si ce(sider- ce der-
sociaux
sociaux ou communautaires,
ou communautaires, etc.) ou du
etc.)
ALLAITEMENT ou du nier nier
en consomme
en consomme
ALLAITEMENT suffisamment)
suffisamment) et son et rôle
son rôle
conjoint,
conjoint,le tabagisme,
le tabagisme, et encore bien bien
et encore d’autres,
d’autres, dansdans
la résistance
la résistance aux infections
aux infections (gastro-enté-
(gastro-enté-
influencent
influencent également
également ces décisions,
ces décisions, bien bienque que rites,rites,
otites, etc.) etc.)
otites, et aux allergies
et aux (dermatite
allergies (dermatite
n tout les études sur ces sujets n’aient pas toujours atopique, eczéma, troubles digestifs, etc.) est tion, etc
égale- produit des résultats convergents (pour une régulièrement mis en avant (American Aca- mère pu
moins synthèse de la littérature, voir par exemple demy of Pediatrics, 2005). L’Organisation l’accouc
e plus Scott & Binns, 1999 ou Dennis, 2002). mondiale de la santé (OMS) propose l’allaite- plus esp
t lors- Notons que dans les pays en développement, ment exclusif jusqu’à l’âge de six mois, et plus qu
long- la relation entre niveau socio-économique de l’allaitement mixte (lait maternel auquel contribu
nces ? la mère et allaitement n’est pas claire. Si plu- s’ajoute substituts et aliments appropriés) jus- enfant.
niveau sieurs études ont montré que, pour des rai- qu’à l’âge de deux ans ou au-delà, comme un
ercher sons économiques et culturelles, la pauvreté moyen efficace pour protéger et améliorer la
diffu- « protège » l’allaitement (Millet et al., 1997 ; santé de l’enfant (OMS, 2003). Si la dénutri- Allaiteme
oncer- Malhotra et al., 2008), il semble que ce ne tion est à l’origine directe ou indirecte de plus
ur la soit plus toujours le cas, spécialement dans de 50 % des décès d’enfants de moins de Si l’a
us, le les pays en transition économique (Beasley & cinq ans dans le monde – environ 10 millions dans pr
zines, Amir, 2007 ; Duong et al., 2004 ; Morrow, de décès en 2006 selon l’UNICEF – on com- est-il lo
et aux 1996). On peut penser en effet que si le prend toute l’importance de l’allaitement. de l’im
férent manque de moyens, d’instruction et d’alterna- L’allaitement exclusif pendant six mois, puis l’échelle
tique, tives favorise l’allaitement, beaucoup de mixte jusqu’à un an, pourrait à lui seul préve- des Nat
faire femmes vivant en situation de pauvreté nir jusqu’à 13 % des décès d’enfants de moins qu’entre
parlait doivent également retourner travailler peu de de cinq ans dans le monde, d’après une étude avec le
lasses temps après l’accouchement – l’exode rural publiée dans la revue médicale britannique d’entre
buer à masculin est également souvent important – Lancet (Jones et al., 2003). À titre de compa- où se p
édical et les substituts au lait maternel, largement raison, si dans le monde entier, des mesures décès d
9 publicisés, peuvent alors être favorisés. Ainsi,
existe étaient prises pour améliorer les conditions 2 millio
ble en les facteurs individuels, familiaux ou socié- d’hygiène lors des accouchements et fournir en 2007
de
cinq50ans % dans
des décès
le monde d’enfants
– environ de 10 moins de
millions Si l’allaitement
dans presque toutes est fortement recommandé
les circonstances, qu’en
cinq
de décès ans dans
en 2006le monde – environ 10– millions
selon l’UNICEF on com- dans est-il presque
lorsque la toutes
mèreles estcirconstances,
infectée par lequ’en virus
de
prenddécèstouteen 2006 selon l’UNICEF
l’importance – on com- est-il
de l’allaitement. lorsque la mère est humaine
de l’immunodéficience infectée par le virus
(VIH) ? À
prend toute l’importance
L’allaitement exclusif pendant de six mois, puis de
l’allaitement. l’immunodéficience
l’échelle mondiale, le Programme humaine (VIH) commun ? À
L’allaitement
mixte jusqu’à exclusif pendantàsix
un an, pourrait lui mois, puis l’échelle
seul préve- des Nations mondiale,
unies sur le Programme
le VIH/SIDA commun
estime
mixte jusqu’à
nir jusqu’à 13un%Dictio
an, décèsnna
des pourrait à ilui
reseul
d’enfants ddees
préve-
moinsc ultures
des Nations
qu’entre al
30 et ime
unies ntsuraire
36 millions le de spersonnesestime
VIH/SIDA vivent
nir
de jusqu’à
cinq ans13 % des
dans décès d’enfants
le monde, d’après une étude qu’entre
de moins avec le 30 VIH et 36 millions
(2007). Lesde deux-tiers
personnes vivent (67 %)
de cinq ans
publiée dans dansla le monde,
revue une étude avec
d’aprèsbritannique
médicale d’entre le elles
VIHvivent (2007). Les deux-tiers
en Afrique (67 %)
subsaharienne,
publiée
Lancet (Jones dans la et revue
al., 2003).médicale de compa- d’entre
À titrebritannique elles viventles
où se produisent en trois
Afrique subsaharienne,
quarts de tous les
raison, (Jones
Lancet 2003).entier,
si danset leal.,monde À titredes de compa-
mesures où décèsse produisent
dus au SIDA les trois quarts de tous
(globalement environles
raison,
étaient siprises dans pourle monde entier,lesdesconditions
améliorer mesures décès2 millions dus de aupersonnes
SIDA (globalement
sont mortes du environ
SIDA
étaient
d’hygiène prises
lors pour améliorer les conditions
des accouchements et fournir 2enmillions
2007). de À personnes sont mortes
l’échelle mondiale, du SIDA
entre 1,9 et
d’hygiène
de l’eau potable lors desetaccouchements
un environnement et fournir
hygié- en 2,32007).
millions À d’enfants
l’échelle mondiale,
de moins de entre
quinze 1,9 anset
de
niquel’eauà potable
tous, 7 % et des
un environnement
décès seraient hygié- préve- 2,3 millions
vivent avec le d’enfants
VIH et près de moinsde 90de % quinze
d’entre ans eux
nique
nus (Jones à tous,et 7 al.,% des 2003).décèsPar seraient
rapport préve-
aux vivent avec le VIH
ont contracté le virus et près de 90de
au cours % lad’entre
grossesse,eux
nus
formules(Joneslactéeset al.,pour 2003). Par rapport
nourrissons, aux ont
les avan- de contracté
l’accouchement le virus ou au cours de la grossesse,
de l’allaitement. À
formules lactées pour maternel
tages de l’allaitement nourrissons, pourlesl’enfant
avan- de l’accouchement
l’heure actuelle, l’OMS ou de l’allaitement.
recommande en cas À
tages
et la mèrede l’allaitement
ont été résumés maternel pour l’enfant l’heure
par l’Organisation actuelle, l’OMS
de séropositivité de la mère, recommande en cas
d’éviter l’allaite-
et
des la mère
Nations ont étéuniesrésumés
pour par l’Organisation
l’alimentation et de
mentséropositivité de la mère, d’éviter
lorsque « l’alimentation l’allaite-
de substitution
des Nations (FAO,
l’agriculture unies 2001).
pour Le l’alimentation
lait maternel est et ment lorsque « l’alimentation
est acceptable, praticable, de substitution
financièrement
l’agriculture (FAO, 2001). Leéquilibré
d’abord nutritionnellement lait maternel est est
et idéal acceptable,
abordable, sûre et praticable,
durable » financièrement
(OMS, 2008).
d’abord
pour le nutritionnellement
développement duéquilibré nourrisson. et idéal
De abordable,
Quand ces sûre et durable
conditions ne sont » (OMS,
pas remplies 2008).–
pour
plus, le il développement
préviendrait les du nourrisson.
risques De Quand
d’allergies, et tel est ces leconditions
cas dans ne sont pas de
beaucoup remplies
pays en –
plus,
d’obésité il préviendrait
et certains lesautres risques d’allergies,
problèmes de et tel est le cas –dans
développement beaucoup
le choix de la de meilleure
pays en
d’obésité
santé. En ettermes certains autres problèmes
d’infections, le colostrum de développement
option dépend pour – le lachoix mère de « delasameilleure
situation
santé.
(substance En termes
que les d’infections,
seins sécrètent le juste
colostrumaprès option
personnelle,dépend enpour la mèreson
particulier « deétat
sa situation
de santé
(substance
la naissance quedu les bébé)
seins sécrètent
et le laitjuste après personnelle,
maternel et les circonstances en particulierlocales son état deque
». Notons santéces
la naissance des
contiennent du agents
bébé) anti-infectieux
et le lait maternel tandis et les circonstances sont
recommandations locales ». Notons d’évolu-
susceptibles que ces
contiennent
que l’alimentation des agents anti-infectieux
de substitut augmente tandisles recommandations
tion et que leur actualité sont susceptibles
doit se vérifier d’évolu-
régu-
que
risques l’alimentation
d’infectiondepar substitut augmenteavec
contamination les tion et que Pour
lièrement. leur actualité
l’heure, doit l’OMS se vérifier
recommande régu-
risques
des organismesd’infection par contamination
pathogènes présents dans avecle lièrement.
ainsi à laPour mèrel’heure, l’OMS qui
séropositive recommande
choisirait
des
lait,organismes
l’eau, dans pathogènes
les biberonsprésents et autresdans usten-le ainsi à la son
d’allaiter mèrenourrisson,
séropositivedeMeta-systems
quile choisirait
faire de - 18-08-12 19:
lait,
siles l’eau,
systems - 18-08-12 utilisés
19:03:20 dans
pourles biberons
nourrir et autres
le bébé. usten- d’allaiter
Une analyse manière exclusiveson nourrisson, durant de six
les
PU0186 le faire
premiers
U002 de- Oasys 19.00
U002 - Oasys siles utilisés
des19.00x
données pour
- Pagede 56nourrir
plusieurs le bébé.
étudesUne analyse manière
(méta-ana- Enexclusive
mois. Dictionnaire l’absence desdurant
de tout
cultures les six premiers
traitement,
alimentaires la
- Quadrige dicos-po
res - Quadrigedes
lyse) données
publiée- en
dicos-poche de 1999
plusieurs
Dynamic alayout études
également (méta-ana-
145x ×montré200x que mois. En l’absence
transmission du VIHdepar toutl’allaitement
traitement,sur- la
lyse) publiée en 1999cognitif
le développement a également était montré
légèrement que transmission
vient dans 5 àdu 20 % VIHdes par l’allaitement
cas, dépendant de sur-
plu-
lesupérieur
développementchez les cognitif
enfants était nourris légèrement
au sein vient
sieursdans 5 à 20
facteurs % charge
: la des cas,viraledépendant de plu-
de la mère, la
supérieur
(Andersonchez et al.,les1999).
enfants nourris
De plus, au sein sieurs
l’allaitement durée facteurs : la chargel’état
de l’allaitement, viraledes de la mère,
seins la
(pré-
(Anderson
est pratiqueetetal., 1999). De plus,
économique, puisque l’allaitement
l’aliment durée
sence de lésions)
l’allaitement, l’état des de
ou l’exclusivité seins (pré-
l’allaite-
est
est pratique
immédiatementet économique,
disponible puisque
et ne l’aliment
nécessite sence
ment.
57 deEn lésions)
effet, ou l’exclusivité
plusieurs études de l’allaite-
récentes
est
pasimmédiatement
de dépenses comme disponible
le demandeet ne nécessite
l’alimen-56 ment.
semblent En indiquer
effet, plusieurs études récentes
que l’allaitement exclusif
pas
tation de dépenses
de substitut comme le demande
(lait, biberons, l’alimen-stérilisa- semblent
réduit le risqueindiquer de que l’allaitement
transmission du VIH, exclusifpar
tation de substitut (lait, biberons, stérilisa- réduit rapport le risque de transmission
à l’allaitement mixte du VIH,
(Iliff et par
al., exemple)
etc.) est tion, etc.). Il est également bénéfique pour la 2005 ; Coovadia et al, 2007). Dans des pays davantag
can Aca- mère puisqu’il prolonge le repos ovarien après où l’accès à l’eau salubre est limité, un choix pouvoir
anisation l’accouchement, permettant des naissances cornélien se pose ainsi aux mères séroposi- tiques on
l’allaite- plus espacées. Enfin, l’allaitement, beaucoup tives puisque le risque de transmission du qu’une
mois, et plus qu’une simple histoire de nutrition, VIH à leur enfant doit se comparer aux imbriqué
auquel contribue au développement du lien mère- risques de décès occasionnés par la dénutri- des relat
priés) jus- enfant. tion ou d’autres maladies infectieuses (gastro- rité et d
omme un intestinales) liées au recours au biberon : « au ding, 200
éliorer la cours des deux premiers mois de vie, un bébé du corp
dénutri- Allaitement et sida nourri au biberon a un risque près de six fois mique, e
e de plus plus élevé de mourir de diarrhée et d’infec- femmes
moins de Si l’allaitement est fortement recommandé tions notamment respiratoires, qu’un enfant milieux o
0 millions dans presque toutes les circonstances, qu’en nourri au sein » (United Nations Children’s la norm
on com- est-il lorsque la mère est infectée par le virus Fund, 2007). De manière explicite, l’OMS sevrer au
aitement. de l’immunodéficience humaine (VIH) ? À souligne que la réponse à ce dilemme dépend qui tolèr
mois, puis l’échelle mondiale, le Programme commun des circonstances individuelles et locales. Et devant to
ul préve- des Nations unies sur le VIH/SIDA estime ces circonstances ne sont pas seulement médi- de l’ent
de moins qu’entre 30 et 36 millions de personnes vivent cales (connaissance des risques de transmis- sœurs…)
une étude avec le VIH (2007). Les deux-tiers (67 %) sion du VIH) ou économiques, mais aussi nante. À
tannique d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne, sociales, culturelles et familiales. En effet, tante d
e compa- où se produisent les trois quarts de tous les dans différents pays ou milieux socio-écono- « sains »
mesures décès dus au SIDA (globalement environ miques, le choix de ne pas allaiter comporte d’alcool)
onditions 2 millions de personnes sont mortes du SIDA des risques de stigmatisation et de rejet de la milieux 10 s
t fournir en 2007). À l’échelle mondiale, entre 1,9 et part du conjoint ou de la belle-famille. La lement é
nourri
Fund,
cours des au sein »De
2007).
deux (United
manière
premiers Nations
mois explicite,
de vie,Children’s
unl’OMS
bébé ladunorme
sevrer corpsau subissent
plus
varietôt de lefortes
l’enfant,
selon tant
milieu pression
du pour
conjoint
socioécono-
Fund,
nourri 2007).
souligne auque laDe
biberon amanière
réponse à ceexplicite,
un risque dilemme l’OMS
près de dépend
six fois sevrer
qui
mique, au
tolèreet plus
mal que
diverses tôt l’enfant,
la femme
études tant du conjoint
« s’expose
démontrent » ainsi
que les
souligne
des élevé quedelamourir
plus circonstances réponse deà ce
individuelles dilemme
diarrhée et dépend
et locales.
d’infec- Et qui
devant
femmestolère tous mal
qui que la
à choisissent
tout femme
moment « s’expose
de la journée,
d’allaiter dans » ainsi
que
des
des
ces circonstances
notammentne individuelles
sont pas seulement etqu’un
locales. médi-Et devant
de tous
l’entourage à tout momentne(mère,
féminin decorrespond
la journée,
belle-mère, queà
Allaitement
tions respiratoires, enfant milieux où cette pratique pas
ces
calescirconstances
nourri au sein » ne
(connaissance sont
des pas
(United risquesseulement
Nations médi-
de Children’s
transmis- de
sœurs…) l’entourage
la norme qui
subissent féminin
juge cette (mère,
de fortes pratique belle-mère,
pression inconve-
pour
cales
Fund,(connaissance
sion du2007).
VIH) De des risques
ou manière
économiques, demais
explicite, transmis-
aussi
l’OMS sœurs…)
nante.
sevrer À aucelaqui juge
plusj’ajoute cette
le faitpratique
tôt l’enfant, que
tantladu inconve-
mère allai-
conjoint
sion du VIH)
sociales,
souligne la ou
culturelles
que économiques,
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et àfamiliales.
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aussi
Endépend
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nante.
tante
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nie rla le
adopter
que fait
femmedesque la mère»allai-
«comportements
s’expose ainsi
sociales,
dans culturelles
différents pays et
ou familiales.
milieux
des circonstances individuelles et locales. Et En effet,
socio-écono- tantesains doive
«devant »tous adopter
(parà exemple,
tout moment nedespas
decomportements
fumer
la journée, ni boire
que
dans
miques, différents
le choixpays
ces circonstances de ou pas
ne
ne sont milieux
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seulement comporte
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que l’allaitement exclusif
n’est pas par and Neonatal Nursing, 2002, 31 (1), p. 12-32. – DUBOIS,
ion du qu’une relation mère-enfant mais qu’il est L. & GIRARD, M., « Social determinants of initiation, of the literat
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t médi- de l’entourage féminin (mère, belle-mère, Minuit, 1970. – KUAN L. W., BRITTO M., DECOLON- L’Amériqu
ansmis- sœurs…) qui juge cette pratique inconve- GON J., SCHOETTKER P. J., ATHERTON H. D. & KOTA- de métissa
GAL U. R., « Health System Factors Contributing to tion. Sa fo
s aussi nante. À cela j’ajoute le fait que la mère allai-
Breastfeeding Success », Pediatrics 1999, 104, p. e28. – ses premie
n effet, tante doive adopter des comportements ILIFF P. et al., « Early exclusive breastfeeding reduces
-écono- « sains » (par exemple, ne pas fumer ni boire the risk of postnatal HIV-1 transmission and increases Amérindie
mporte d’alcool) qui ont plus souvent cours dans des HIV-free survival », AIDS, 2005, 19, p. 699-708. – LETT son héritag
et de la milieux socio-économiques favorisés. Il a éga- D. & MOREL M.-F., Une histoire de l’allaitement, Paris,
ille. 11
La lement été suggéré que différents facteurs, tels La Martinière, 2006. – LUTTER C.K., « Breastfeeding
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au sein la distribution de la nourriture auprès des
2000, 12, 4, 35-55. – JONES G. et al., « How many child AMÉRIQUE LATINE
deaths can we prevent this year ? », Lancet, 2003, 362,
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Minuit, 1970. – KUAN L. W., BRITTO M., DECOLON- L’Amérique latine est un lieu de brassage et
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tion. Sa forme nt aire
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Breastfeeding Success », Pediatrics 1999, 104, p. e28. – ses premiers habitants, appelés génériquement
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Design : Philippe Apeloig
42 € TTC France

alimenta e entrepri

uvre, Paris,
www.puf.com

-:HSMBNA=ZZ]\ZU:

lim
de cett enta
nitaire ire.in
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L’Amérique latine est un lieu de brassage et


1

lain
DECOLON- ierre Pou sité
Jean-P à l’univer e
esseur
ue et prof s et de recherch
hropolog ir

de métissage, comme le reflète son alimenta-


ude de la cha
gue, ant tre d’ét

. & KOTA-
Sociolo ail (Cen ). Titulaire la Taylor’s
e Le Mir n et Pouvoir
Toulous atio ent par sité
Organis jointem l’univer
Travail, » créée con (Malaisie) et gie de
Studies pur Sociolo

ibuting to tion. Sa forme actuelle se fonde sur celle de


« Food la Lum
-:HSMBNA=ZZ]\ZU:

Puf de
ersi ty de Kua l’auteur aux
univ Il est
louse 2.
de Tou

, p. e28. –
é.
l’obésit

ses premiers habitants, appelés génériquement


17:44
29/08/12

ng reduces
Amérindiens, qu’elle ait cherché à conserver
48
mm

d increases 48m m

08. – LETT son héritage ou à l’éliminer.


ment, Paris, poulain_cu
lture_alime
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1
Parution :
eastfeeding
24 octobre 2012
y scientific 12
ding beha- 29/0
8/12

Les alimentations indigènes précolombiennes 17:4


4
Ciências Sociais, 1996, 11 (32), p. 125-150 ; Projeto e Faits et interprétations sources
cia, Natal, Missão. O Movimento Folclórico Brasileiro, 1947-1964, humain
entação no Rio de Janeiro, Funarte / Fundação Getulio Vargas, Pour proposer un classement du canniba- ronnem

Cannibalisme
s Técnicos, 1997.
s populares lisme humain, il faut tout d’abord tenir si elle l
o, Universi- Julie A. CAVIGNAC et Luiz A. DE OLIVEIRA compte de sa complexité. La littérature sur le blables,
entação no sujet est très abondante et inégale. Ce phéno- (Garine
→ Créolisation ; Freyre
ão do Nor-
A m a d o A . M il l amène n - Fu qui e r tesemblerait
s très répandu dans le de prot
ngana, São monde, tant dans le passé lointain que récem- ment ca
rmação da ment, a été mis en doute malgré les témoi- relle (S
Martins Edi- CANNIBALISME gnages archéologiques. Ainsi, Sanday (1987 : sociétés
ropologia e Meta-systems 19) 19:03:41
relève la présence de 34 % de cas avérés (Tuzin
998, 22 (3),
Meta-systems- 18-08-12
- 18-08-12 19:03:41
Le cannibalisme constitue un terrain
PU0186
PU0186 U002d’ana-- Oasys
U002 dans
- Oasys 19.00xun -échantillon
19.00x Page
- Page233233 de 109 sociétés, surtout le justi
ntropológi- lyse multiple, parcouru de rumeurs, de -peurs,
.W.D. Gar- Dictionnaire
Dictionnaire des cultures
des cultures alimentaires
alimentaires Quadrige
- Quadrige dans le Pacifique
dicos-poche
dicos-poche - Dynamic (par
- Dynamic exemple
layout
layout145x
145x ×chez
200x
× les Fore
200x 1986 : 2
go possível, d’ambiguïtés. Ce qui suit constitue l’esquisse de Papouasie Nouvelle-Guinée où fut diag- victime
opologia e d’une typologie en construction de l’anthro- nostiqué le kuru, une encéphalopathie trans- comme
inâmica do pophagie. missible mortelle), en Amérique du Nord, mangés
ra, 1965. – La thématique est jugée tabou en Occident Afrique subsaharienne et Amérique du Sud. 2000 :
L.R., « Tra- et provoque une forte répugnance. La légiti-
Marginaliza- Les formes qu’il prend sont très diverses et extrême
3 (5), p. 75- mation
233233 des guerres de religion en Europe du apparaissent souvent détachées CANNIBALISMEde leur
CANNIBALISME l’avion
A Antropo- XVIe siècle (théophagie catholique) ou contexte dans les sources d’information ; il 1972, m
âmara Cas- l’expansion coloniale (conquête et soumission faudrait pourtant intégrer le fait cannibale en com
desdes anthropophages)
anthropophages) lancent lancent sur sur l’Autre
l’Autre « dans « dansununchamp champsémantique
sémantiqueplus plusvaste
vaste»»
l’accusation
l’accusationdedecannibalisme.
cannibalisme. (Lévi-Strauss
(Lévi-Strauss1984 1984: 144).
: 144).LaLacomplexité
complexitédudu
L’intérêt
L’intérêtdedel’anthropologie
l’anthropologiepour pourl’anthro-
l’anthro- phénomène
phénomène augmente augmente si si onon considère considère
e e
pophagie
pophagieparcourt
parcourtle leXIX XIXsièclesièclepour
pours’atté-
s’atté- l’anthropophagie
l’anthropophagiecomme commeununfait faitsocioculturel
socioculturel
e e
nuer
nuerauaudernier quartduduXXXXsiècle
dernierquart siècleaprès
aprèslesles total total(Mauss
(Mauss1978 1978: 147,
: 147,Combès
Combès1992 1992: 17).
: 17).
polémiques
polémiquesentre entredeuxdeuxinterprétations
interprétationsthéo- théo- De Depluspluslalafiabilité
fiabilitédes
desinformations
informationsreçues reçuesestest
riques
riquesduduphénomène
phénomène(nutrition
(nutritionchez chezMarvin
Marvin mise miseenenquestion.
question.
Harris
Harris– –culture
culturechezchezMarshall
MarshallSahlins).
Sahlins).LaLa Les
Lesapproches
approchesthéoriques
théoriquessur surle lecanniba-
canniba-
mise
miseenendoute doutededel’existence
l’existenced’un d’unteltelfaitfait lismelismeenenanthropologie
anthropologiepeuvent peuventfondamenta-
fondamenta-
(Arens
(Arens1979) 1979)etetfinalement
finalementlaladiffusiondiffusiondes des lement
lementseserésumer résumerà àdeux deuxtendances
tendancesouou
dernières
dernièrespublications
publicationssur surle lecannibalisme
cannibalismeenen orientationsorientationsthéoriques
théoriquespolarisées
polarisées(Brown (Brown&&
Nouvelle-Guinée
Nouvelle-Guinéeetetdans dansle lePacifique
Pacifiqueenengéné- géné- Tuzin Tuzin1983, 1983,Sanday
Sanday1986). 1986).L’une
L’unetient tientà àdesdes
ralral(Guille-Escuret
(Guille-Escuret2000) 2000)épuisent
épuisentle lesujet.
sujet. interprétations
interprétationsculturalistes
culturalistesetetsymboliques symboliques
(Clastres
(Clastres1972, 1972,Detienne
Detienne1972, 1972,Sahlins
Sahlins1983) 1983)
etetl’autre
l’autreadopte
adoptedes desexplications
explicationsbioécolo-bioécolo-
Cannibalisme
Cannibalisme – Anthropophagie
– Anthropophagie giques
giquesaxées axéessur surl’adaptation
l’adaptation(Sagan (Sagan1974, 1974,
Harner
Harner1975 1975etet1977,
1977,HarrisHarris1977).
1977).Mises Misesà à
LeLecannibalisme,
cannibalisme,l’action
l’actiondedesesenourrir
nourrird’un d’un part partces cesdeuxdeuxapproches,
approches,il ilfaudrait faudraittenir tenir
être
êtrededelalamême
mêmeespèce,
espèce,devient
devientanthropopha-
anthropopha- compte, compte,entre entreautres,
autres,dedelalaperspective
perspectivepsy- psy-
giegiequand
quandle letermetermeestestappliqué
appliquéà àl’espèce
l’espèce chanalytique
chanalytiquedont dontlalaNouvelle
NouvelleRevue RevuededePsy- Psy-
humaine.
humaine.Par Parlalasuite
suiteononfera feraréférence
référenceauau chanalysechanalysesesefitfitéchoécho(1972).
(1972).
cannibalisme
cannibalisme humain, humain, c’est-à-dire
c’est-à-dire à à lala Des
Despositions
positionsthéoriques
théoriquess’opposent
s’opposent(Sah- (Sah-
consommation
consommationduducorps corpshumain humainpar pardes des lins linsface
faceà àHarris,
Harris,Sanday
Sandayface faceà àArens)Arens)etet
humains.
humains. souvent
souventmanquent
manquentdedenuances. nuances.Ainsi, Ainsi,par par
LeLecannibalisme
cannibalismeestestprésentprésentdans dansbeaucoup
beaucoup exemple, exemple,le lecannibalisme
cannibalismenenepeut peutpas passese
d’autres
d’autresespèces
espècesanimales
animalesqui quimangent
mangentdes des réduire
réduireà àune unequestion
questionalimentaire,
alimentaire,il ilestestdou- dou-
membres
membresdedeleur leurpropre
propreespèce espèce ; ;enenmêmemême blé bléd’une
d’uneexpression
expressionrituellerituelleetetaxé axésur surdesdes
temps,
temps,ilsilspeuvent
peuventaussiaussipratiquer
pratiquerl’anthropo-
l’anthropo- croyancescroyancesmagico-religieuses,
magico-religieuses,sauf saufdans dansdes des
phagie.
phagie.Ainsi Ainsilesleshumains
humainsqui quimangent
mangentdes des circonstances
circonstancesextrêmes extrêmesoùoùil ilestestquestion questiondede
humains
humainssont sontdesdescannibales
cannibales(même (mêmeespèce)
espèce) survie.survie.
etetdesdesanthropophages
anthropophages(espèce (espècehumaine).
humaine). Par
Parrapport
rapportà l’environnement,
à l’environnement,il ilpeut peuts’éta-
s’éta-
blir
blirununtype typededecannibalisme
cannibalismedénommé dénommédede
subsistance.Quand
subsistance. Quandle lemilieu
milieu estestpauvre
pauvreenenres- res-
Faits et et
Faits interprétations
interprétations sources
sourcesanimales,
animales,le lerecours recoursà àlalaviande viande
humaine
humainesemblerait
sembleraitnécessaire.
nécessaire.Mais Maisl’envi-
l’envi-
Pour
Pourproposer
proposerununclassement
classementduducanniba- canniba- ronnementronnementnenedéterminedéterminepas paslalaculture
culturemême même
lisme
lismehumain,
humain,il ilfaut fauttouttoutd’abord
d’abordtenir tenir si sielleellelalaconditionne.
conditionne.Dans Dansdes desmilieux
milieuxsem- sem-
compte
comptededesasacomplexité.
complexité.LaLalittérature
littératuresur surle le blables,
blables,des descultures
culturesdifférentes
différentesapparaissent
apparaissent
sujet
sujetestesttrès
trèsabondante
abondanteetetinégale.inégale.CeCephéno-
phéno- (Garine (Garine1987).1987).Des Despeuples
peuplesvivantvivantenenpénuriepénurie
mène
mènequi quisemblerait
sembleraittrès trèsrépandu
répandudans dansle le dedeprotéines
protéinesnenedeviennent
deviennentpas pasirrémédiable-
irrémédiable-
monde,
monde,tant tantdans
dansle lepassé
passélointain
lointainque querécem-
récem- ment mentcannibales,
cannibales,il ils’agit
s’agitd’une
d’uneoption
optioncultu-cultu-
ment,
ment,a aétéétémis misenendoutedoutemalgrémalgréleslestémoi-
témoi- relle relle(Sahlins).
(Sahlins).EnEnsituation
situationdedefamine, famine,des des
gnages
gnagesarchéologiques.
archéologiques.Ainsi, Ainsi,Sanday
Sanday(1987 (1987: : sociétés
sociétésle lecondamnent
condamnentcomme commeleslesArapesh Arapesh
13 19)19)relève
relèvelalaprésence
présencedede3434 %%dedecas casavérés
avérés (Tuzin(Tuzin1983 1983: 63,
: 63,Sanday
Sanday1986 1986: 20): 20)d’autres
d’autres
dans
dansununéchantillon
échantillondede109 109sociétés,
sociétés,surtout
surtout le lejustifient
justifientcomme commeleslesOrokaiva Orokaiva(Sanday (Sanday
sources animales, le recours à la viande Les théories dominantes sur l’anthropo- d’applica
humaine semblerait nécessaire. Mais l’envi- phagie peuvent donner lieu à une première quer au n
canniba- ronnement ne détermine pas la culture même classification : cannibalisme nutritionnel et mais pas
rd tenir si elle la conditionne. Dans des milieux sem- cannibalisme culturel. Mais toute ingestion de lisme sym
ure sur le blables, des cultures Dictio différentes
nna i re apparaissent
d es c ultures viande nourrit al ime le corps
nt aire et toutes ingestion ali- La pr
e phéno- (Garine 1987). Des peuples vivant en pénurie mentaire humaine nourrit la société et la l’ensemb
dans le de protéines ne deviennent pas irrémédiable- culture. lège de q
ue récem- ment cannibales, il s’agit d’une option cultu- Par rapport à la structure sociale et aux 144). La
es témoi- relle (Sahlins). En situation de famine, des acteurs impliqués dans le fait cannibale, la concerne
y (1987 : sociétés le condamnent commeMeta-systems les Arapesh distinction
- 18-08-12 19:03:41 entre mangeur et mangé est sans un type
as avérés (Tuzin 1983 : 63, SandayPU0186 1986Meta-systems
: 20) U002d’autres doute
- -18-08-12
Oasys fondamentale,
19.00x
19:03:41 - Page 234 de même que la relation mer statu
, surtout le justifient
Dictionnairecomme les PU0186
des cultures Orokaiva
alimentaires (Sanday
U002
Meta-systems - Quadrige qu’ils entretiennent
dicos-poche
--18-08-12
Oasys 19.00x
19:03:41 234 entre
- Dynamic
- Page layouteux. 145xNous× 200xavons ici Ce typ
les Fore 1986 :Dictionnaire
21) ou auxdes Ilescultures
Fidji on
PU0186 sélectionne
alimentaires U002 ladicos-poche
les- Oasys
- Quadrige typologie
19.00x classique
- Dynamic
- Page 234 layout : endo 145x et exocanni-
× 200x tage hiér
fut diag- victimes : les cadavres
Dictionnaire des ennemis
des cultures alimentaires considérés
- Quadrigebalisme.
dicos-poche - Dynamic layout 145x × 200x réglé pa
hie trans- comme lâches sont méprisés et ne sont pas L’endocannibalisme consisterait à manger inégales,
u Nord, mangés (Sahlins 1979 : 125, Guille-Escuret ceux qui appartiennent à la même famille, capteur o
du Sud. 2000 : 188). Même dans des conditions tribu, peuple ou ethnie que ceux qui les vant obt
iverses et extrêmes,
CANNIBALISME comme chez les survivants de mangent (les Guayaquies, par exemple, 234 (Guille-E
de leur l’avion uruguayen tombé dans les Andes en mangent leurs propres morts). Quand
CANNIBALISME 234 le rang d
ation ; il 1972, malgré la tentative de transformation consommateurs et consommés n’appar-
CANNIBALISME 234 réservés
annibale en communion
tains préfèrent mourirde l’ingestionplutôt cannibale,
que de manger cer- tiennent pas à la même famille, tribu, peuple
de la préfèrent
tains chair humaine mourir (Read
plutôt 1974).
que de manger tiennent ou ethnie, pasnous à laaurions
même àfamille, faire à tribu,
l’exocanniba-
peuple
de Une
tains supposée
préfèrent
la chair humaine déficience
mourir plutôt
(Read deque
1974). protéines
de manger peut tiennent
lisme
ou ethnie,(lespasGuaranies,
nous à la mêmepar
aurions exemple,
àfamille,
faire tribu,mangent
peuple
à l’exocanniba-
être
de la lechair
Une résultat
humaine
supposée d’une
déficienceerreur1974).
(Read ded’évaluation
protéines peut ali- ou leurs
lisme ennemis).
ethnie,
(les nous aurionspar
Guaranies, à faire à l’exocanniba-
exemple, mangent
mentaire
Une
être par d’une
supposée
le résultat l’analyste. erreurDans
déficience le cas peut
ded’évaluation
protéines des lisme
ali- leursDéjà pour
(les
ennemis). Frazer (1890)
Guaranies, le cannibalisme
par exemple, mangent est
Aztèques,
être le résultat
mentaire paron l’analyste.
ignoreerreur
d’une souvent
Dans l’abondante
d’évaluation
le cas des ali- leursuneDéjà formepour d’appropriation
ennemis). Frazer (1890) le cannibalismepar le mangeur est
consommation
mentaire
Aztèques, par d’insectes
on l’analyste.
ignore et le haut
Dans
souvent le casniveau
l’abondante des une desDéjàqualités
forme du mangé.
pourd’appropriation
Frazer (1890)L’endocannibalisme,
le par
cannibalisme
le mangeur est
protéiniqueonde ignore
Aztèques,
consommation leur alimentation
d’insectes souvent
et le haut (Ramos-
l’abondante
niveau une manger
des forme un parent
qualités mort, par
d’appropriation
du mangé. exemple,
par le mangeur
L’endocannibalisme, garanti-
Elorduy & Pino
consommation
protéinique Moreno
de d’insectes
leur 1997).
et le haut
alimentation De (Ramos-
plus,
niveau les des rait qualités
manger la permanence
un parent du mangé.de l’esprit
mort, par du défunt
L’endocannibalisme,
exemple, entre
garanti-
paramètres
protéinique
Elorduy de
& Pinodevalorisation
leur
Moreno nutritionnelle
alimentation
1997). plus,sont
De (Ramos- les vivants
les manger
rait (Mauss
un parent
la permanence de1896).
mort, par L’exocannibalisme
l’esprit exemple,
du défunt garanti-
entre
ethnocentriques
Elorduy
paramètres & dePino et dans ce1997).
Moreno
valorisation cas-ci,De
nutritionnelle ils plus,
peuvent les rait
sont serait
les la l’anéantissement
permanence
vivants (Mauss de de l’autre
l’esprit
1896). en le trans-
du défunt
L’exocannibalisme entre
être aussi anachroniques.
paramètres
ethnocentriques et dans cePuis
de valorisation l’interprétation
nutritionnelle
cas-ci, ils peuventsont les formant
seraitvivants en (Mauss
soi. Les1896).
l’anéantissement deux de formes de le
L’exocannibalisme
l’autre en consom-
trans-
(environnement
ethnocentriques
étic aussi
être et dansetce
anachroniques. pression
Puiscas-ci, ilsdémogra-
peuvent serait
l’interprétation mation
formant ont parLes
l’anéantissement
en soi. effetdeux le renforcement
de formes
l’autre de en consom- de la
le trans-
phique)
être
étic aussi peut
(environnement être parasitée
anachroniques. et Puis parl’interprétation
pression la vision
démogra- émic formantcohésionont
mation engroupale
soi.
par Les des
effetdeux commensaux
formes de consom-
le renforcement selon
de la
de l’analyste
étic
phique)(environnement
peut être(protéines etet pression
parasitée profit).
par la vision démogra-émic mation Mauss, ont
cohésion la groupale
restauration
par effetdesleducommensaux
corps social. de
renforcement selon la
phique) peut (protéines
de l’analyste être parasitée par la vision émic cohésion
et profit). Cettelatypologie,
Mauss, groupale établie
restauration desducommensauxd’après
corps social.le critère
selon
de l’analyste (protéines et profit). d’appartenance
Mauss,
Cette latypologie,
restaurationgroupale,
établiedu corpsest tout
d’après de critère
social.
le même
Esquisse d’une typologie ambiguë
d’appartenance ou comme
Cette typologie, signale
établie
groupale, Lévi-Strauss
d’après
est tout de le critère
même « la
Esquisse d’une typologie distinction
d’appartenance
ambiguë oudevenue
comme traditionnelle
groupale,
signale tout entre
estLévi-Strauss de même exo-
« la
Touted’une
Esquisse typologie
typologie est une construction qui et endo-cannibalisme
ambiguë
distinction oudevenue
comme traditionnelle
signale reste trompeuse
Lévi-Strauss
entre exo- « la»
opère
Toute partypologie
sélection est sur un uneensemble
construction divisé quipar distinction
(1984
et : 141).devenue
Mangertraditionnelle
endo-cannibalisme les autres
reste quitrompeuse
ont mangé
entre exo- »
catégories
Toute
opère qui comportent
partypologie
sélection est un
sur uneensemble des divisé
construction caractères qui et
par les nôtres
(1984 revient
endo-cannibalisme
: 141). Manger à manger reste
les autres les qui
nôtres
ont et
trompeuse vice-
mangé »
communs.
opère
catégories Ilqui
en découle
par sélection sur un
comportent une extraction
ensemble divisé
des caractères de par
cer- (1984 versa.
les nôtres Quand
: 141). le àmangé
Manger
revient n’appartient
les autres
manger les qui
nôtres pas
ontetmangé au
vice-
tains éléments
catégories
communs. en qui
Ilqui découle sontune
comportent posés comme
des
extraction discri-
caractères
de cer- les groupe
nôtres
versa. desrevient
Quand mangeurs,à manger
le mangé l’incorporation
les nôtres et
n’appartient sociale
pas vice-
au
minants
communs.
tains etIldonc
éléments en qui il sont
découle se produit
une
posés une réduction
extraction
comme de cer- versa.
discri- des captifs
groupe Quand peutle précéder
des mangeurs, mangé l’incorporation
n’appartient
l’incorporation pas ali-
socialeau
tains
abstraite
minants etdedonc
éléments la qui
réalité
il sont posés comme
concrète
se produit unequiréduction
sert à la groupe
discri- mentaire
des captifsdes(Aztèques,
mangeurs,
peut précéderTupis, Iroquois) sociale
l’incorporation
l’incorporation ce ali-
qui
comprendre,
minants
abstraite et
dedonclamais il qui
réalité évidemment,
se produit
concrète une n’estàpas
qui réduction
sert la des suppose l’assimilation
captifs(Aztèques,
mentaire peut précéder des
Tupis,l’incorporation
Iroquois)allochtones.
ce ali-
qui
la réalité de
abstraite
comprendre, même.
la
mais Une
réalité typologie,qui
concrète
qui évidemment, unn’estessaiàpas
sert de
la mentaire
D’après le(Aztèques,
suppose récit de Staden
l’assimilation Tupis,sur des les allochtones.
Tupinamba,
Iroquois) ce qui
classement,
comprendre,
la réalité même. constitue
maisUne donc un un
qui typologie,
évidemment, objet
n’est
essaithéo-
pas l’étranger
de suppose
D’après le devient
récit de comestible
l’assimilation
Staden sur desquand il devient
allochtones.
les Tupinamba,
rique,
la réalité
classement,un même.
outil, une
Une forme
constitue donc de
typologie, un modélisation
un
objet essai
théo-de D’après
membrelede
l’étranger la communauté
récit
devient decomestible
Staden sur locale,
quand ceil qui
les Tupinamba, sup-
devient
(Poulain
rique, un 2002).
classement, constitue
outil, une forme donc de un modélisation
objet théo- l’étranger pose unedeinversion
membre devient comestible
la communautéstatutaire. En langue
quand
locale, ceilqui
devient
tupi,
sup-
L’exhaustivité
rique,
(Poulain un2002).
outil, une étant forme inabordable,
de modélisation nous membre ennemi
pose uneet de beau-frère
la communauté
inversion constituent
statutaire. locale, unce seul
En langue mot
qui tupi,
sup-
retiendrons
(Poulain 2002).
L’exhaustivité certainesétant catégories
inabordable, que nous nous pose (Hélène
ennemi uneetClastres
inversion
beau-frère 1972). La typologie
statutaire.
constituent En un langueclassique
seul tupi,
mot
exposerons
L’exhaustivité
retiendrons par la étant
certaines suite.catégories
inabordable, que nous ennemi endo etet
(Hélène beau-frère
exocannibalisme
Clastres 1972). constituentsemblerait
La typologie difficile
un classique
seul mot
Les théories
retiendrons
exposerons par ladominantes
certainessuite. catégories sur l’anthropo-
que nous (Hélène d’application.
endo et Clastres Elle pourrait
1972).
exocannibalisme peut-êtreclassique
La semblerait
typologie s’appli-
difficile
phagie
exposerons peuvent
Les théories donner
suite. lieu sur
par ladominantes à une première endo
l’anthropo- quer au et niveau
d’application. primaire
exocannibalisme
Elle pourrait du cannibalisme
semblerait
peut-être difficile
réel
s’appli-
classification
phagie peuvent: dominantes
Les théories cannibalisme
donner lieu sur l’anthropo-
à nutritionnel
une première et d’application.
mais au
quer pas au niveau
niveau Elle pourrait
primaire secondaire du canniba-
peut-être
du cannibalisme s’appli-
réel
cannibalisme
phagie peuvent
classification donner
culturel.
: cannibalisme Maislieutouteànutritionnel
une ingestion
première de
et querlismeau
mais pas niveau
symbolique.
au niveau primaire du cannibalisme
secondaire du canniba- réel
viande nourrit
classification
cannibalisme : lecannibalisme
corps
culturel. Maiset toute
toute ingestion
ingestion ali-
nutritionnel deet lisme
mais La pas pratique
au niveau
symbolique. cannibale
secondaire ne du touche
canniba- pas
mentaire
cannibalisme
viande humaine
nourrit culturel.
le corps nourrit
Mais
et toute la ingestion
toute société
ingestion etali-
de la lisme
l’ensemble
La symbolique.
pratiquede la cannibale
société, elleneserait toucheun privi-pas
culture.nourrit
viande
mentaire humaine le corps et toute
nourrit ingestionetali-
la société lège
Ladepratique
la l’ensemble quelques-uns
de la cannibale (Lévi-Strauss
société, elleneserait 1984
touche :143-
un privi- pas
Par rapport
mentaire
culture. humaine à la nourrit
structure la sociale
société etet aux la l’ensemble
144).deLa
lège différenciation
de la société,
quelques-uns sociale
elle serait
(Lévi-Strauss hiérarchique
un privi-
1984 :143-
acteurs
culture. impliqués
Par rapport à ladans le faitsociale
structure cannibale,et aux la lège
concerne
144). aussi le fait(Lévi-Strauss
deLaquelques-uns
différenciation cannibale, elle
1984
sociale hiérarchique produit
:143-
distinction
Par rapport
acteurs entre
impliqués à la mangeur
dans le et
structure sociale
faitmangécannibale,est
et sans
aux un type
la 144).
concerne La de cannibalisme
différenciation
aussi qui peut
sociale
le fait cannibale, se produit
elle dénom-
hiérarchique
acteurs
distinction impliqués
doute fondamentale,
entre mangeurdans le etfait
de même mangécannibale,
que laest
relation
sans la concerne
mertype
un deaussi
statutaire, et
le donc
fait cannibale,
cannibalisme qui peutelle
restreint. produit
se dénom- 14
distinction
doute entre mangeur
qu’ils fondamentale,
entretiennent entre
de même et mangé
eux. Nous
que est
la avons sans
relation ici un mer Ce
type type de de
statutaire, cannibalisme
cannibalisme
et donc restreint.qui(découpe
peut se dénom- et par-
ionnel et mais pas au niveau secondaire du canniba- toujours symbolique même lorsqu’il est réel. The Publ
estion de lisme symbolique. À en croire Arens (1979) tout cannibalisme Les réf
stion ali- La pratique cannibale ne touche pas serait imaginaire. Thèse défendue beaucoup plastique
été et la l’ensemble de la société, elle serait un privi- plus tôt par Salas (1921) et soutenue aussi par vures, co

e et aux 144). La différenciation sociale hiérarchique


Cannibalisme
lège de quelques-uns (Lévi-Strauss 1984 :143- Cardin (1994) entre autres.
Le cannibalisme réel adopte des formes
sont un
Tupi-Gua
nibale, la concerne aussi le fait cannibale, AMeta-systems
melle
a d oproduit
A. M il lnombreuses,
a n - Fu
- 18-08-12 e r tejamais
19:03:41 s nettes ou dissociables et au Musée
est sans un type de cannibalisme PU0186 qui peut se dénom-
U002 - il est
Oasys doublé
19.00x - Page d’une
235 dimension tant symbo- tion can
Meta-systems - 18-08-12 19:03:41
a relation mer statutaire,
Dictionnaire et des
donc restreint.
cultures alimentaires lique qu’imaginaire. XVIIe siè
PU0186 U002 - Oasys 19.00x - Page 235 layout 145x × 200x
- Quadrige dicos-poche - Dynamic
avons ici Ce Dictionnaire
type de cannibalisme (découpe et- Quadrige
des cultures alimentaires par- L’eucharistie
dicos-poche catholique,
- Dynamic layout où 145x l’on mange le
× 200x times et
exocanni- tage hiérarchique du corps mangé) se révèle corps et l’on boit le sang du fondateur, est un humains)
réglé par rapport à des positions sociales exemple de cannibalisme symbolique. Prado, pe
manger inégales, non seulement vis-à-vis du rang du Dans cette catégorie, on pourrait placer un est l’obje
e famille, capteur ou du sacrificateur – ce dernier pou- type spécifique, le cannibalisme métaphorique multiples
qui les vant
235 obtenir plus de prestige que le premier (Cardin 1994 : 59-74). Il comprendrait CANNIBALISME tant l’Europe
exemple, (Guille-Escuret 2000 : 197) – mais aussi par des expressions langagières que
235
des objets
CANNIBALISME
bales, com
Quand le rang des commensaux avec des morceaux comestibles sans qu’ils soient de la chair tel, le Pet
n’appar- réservés pour chacun d’eux.
sité des comportements, Malgré la diver-
les différences statu- humaine. Les métaphores cannibales ren-
taires
sité dessecomportements,
réitèrent : cœurleset différences sang offerts aux humaine.
statu- voient au Les sexe métaphores
(cannibalisme sexuel) ou
cannibales ren-à
dieux se
taires aztèques,
réitèrentcuisse: cœurà et l’empereur
sang offerts Monte-aux voient l’agressionau sexe (Freud, Lévi-Strauss,
(cannibalisme Lizot,ou
sexuel) Car- à
zuma aztèques,
dieux (Sahagun cuisse 1981 : à49), sang et cervelle,
l’empereur Monte- l’agressiondin). Quant(Freud, aux objets comestibles,
Lévi-Strauss, nous Car-
Lizot, pou-
encore(Sahagun
zuma chauds, pris 1981par dessang
: 49), vieilles femmes din).
et cervelle, vons Quant
citer les auxsucreries qui adoptent
objets comestibles, nous le pou-
nom
tupinamba
encore chauds, (Métraux
pris par 1982des : 53), tandis
vieilles que le vons
femmes ou laciter
forme lesdesucreries
parties du quicorps
adoptenthumain, le nom par
tueur s’abstenait
tupinamba (Métrauxde1982 manger
: 53), tandissa victime
que le ou exemple
la forme : tête-de-nègre
de parties du en corps
France, barrigapar
humain, de
(Clastres
tueur dans Pouillon
s’abstenait de manger 1972 sa : 21) ; les exemple
victime freira au: Portugal,
tête-de-nègre brasen gitan enbarriga
deFrance, Espagne, de
exemples se
(Clastres dansrépètent.
Pouillon 1972 : 21) ; les freira et pêtsauou soupirs bras
Portugal, de nonne,
de gitan en de
seins Sainte
Espagne,
Le rangse social,
exemples répètent. le sexe ou la classe d’âge, et Agnès,
pêts ou os de saint, de
soupirs etc.,nonne,
de même seinsqu’une
de Saintesérie
tantLe des
rangvictimes
social, mangées
le sexe ouque la des
classecommen-
d’âge, Agnès, interminable
os de saint, de friandises
etc., de même consommées
qu’une série sur-
saux,desétablissent
tant victimes mangées donc desquedifférences.des commen- tout par les de
On interminable enfants,
friandises comme mains, doigts,
consommées sur-
pourrait
saux, parler d’infanticide,
établissent donc des différences. sénescide, régi- On tout dentiers,
par cœurs, etc.
les enfants, comme mains, doigts,
cide, cannibales
pourrait (enfants, vieux,
parler d’infanticide, chefs, régi-
sénescide, Le cannibalisme
rois, dentiers, cœurs, etc. imaginaire comprend des
empereurs
cide, cannibales et reines
(enfants, en Chine,
vieux, etc.). rois, objets
chefs, Lévi- très divers : imaginaire
Le cannibalisme mythes, contes, comprend légendes,
des
Strauss (1984)
empereurs rappelle
et reines encomment
Chine, etc.). les femmes
Lévi- objets rumeurs, trèslittérature,
divers : mythes, arts plastiques, cinéma,
contes, légendes,
« occupent
Strauss (1984) toujours
rappelle une positionlesfortement
comment femmes rumeurs, etc., quilittérature, touchentartsà plastiques, l’anthropophagie
cinéma,
«marquée
occupent » ; toujours
exclues par uneexemple
positioncomme fortement vic- etc.,humaine. qui touchent à l’anthropophagie
times ou»commensales
marquée ; exclues par en Afrique,
exemple Nouvelle-
comme vic- humaine. Dans cette catégorie de l’imaginaire, les
Guinée
times Indonésie. en Afrique, Nouvelle- références
ouetcommensales Dans cette au fait cannibale
catégorie de sont nombreuses.
l’imaginaire, les
Le statut
Guinée (status) de la victime et certaines références
et Indonésie. Elles apparaissent
au fait cannibaledans dessont rapports et des
nombreuses.
parties de son
Le statut corps de
(status) dépecé, comme
la victime et les statuts Elles
certaines chroniques
apparaissentde la conquête
dans des américaine
rapports (Colon,
et des
des commensaux,
parties de son corps dépecé, constituent comme unelescompo- Cortes, Nuñez
statuts chroniques Cabeza de
de la conquête Vaca) ainsi
américaine (Colon,que
santecommensaux,
des du fait cannibale, et donc une
constituent le statut
compo- dans desNuñez
sert Cortes, œuvresCabeza littéraires ou desainsi
de Vaca) récitsque de
de critère
sante du fait classificatoire
cannibale, àetl’établissement
donc le statut d’un sert dans voyages des(Marco
œuvresPolo) ; Michel
littéraires ou de desMontaigne
récits de
type
de de cannibalisme,
critère classificatoireleà l’établissement
statutaire, qui va d’un avec son(Marco
se voyages essai Polo)sur Les cannibales
; Michel ; Shake-
de Montaigne
présenter
type dans tout cannibalisme
de cannibalisme, le statutaire, qui socialva ou se avec speare, son quiessaiinvoque sur leLes cannibalisme
cannibales dans ; Shake- plu-
institutionnel.
présenter dans tout cannibalisme social ou speare, sieurs qui de invoque
ses œuvres, Titus Andromicus,
le cannibalisme dans plu-
En parallèle avec les modèles de la psycha- sieurs
institutionnel. Macbeth, de Le sesroiœuvres,
Lear, Othello Titus ; Quevedo
Andromicus, (El
nalyse, il seraitavec
En parallèle possible d’établirdelalaclassifica-
les modèles psycha- Macbeth, sueño de las roi Lear, soupçonne
Le calaveras) Othello ; Quevedo la présence (El
tion suivante
nalyse, il serait: cannibalisme
possible d’établir réel, laqui a été ou sueño
classifica- de la de chairlas des défuntssoupçonne
calaveras) dans des la gâteaux
présence de
est suivante
tion pratiqué : cannibalisme
matériellement, réel,cannibalisme
qui a été ou de viande
la chair à quatre
des défunts maravédis dans (monnaie
des gâteaux espa-
de
est pratiquéet finalement
symbolique, matériellement, cannibalisme imagi- viande
cannibalisme gnole de à l’époque)
quatre maravédis ; Swift écrit un ironique
(monnaie espa-
naire, réduitetàfinalement
symbolique, des fantasmes ou reporté
cannibalisme imagi-par gnole discours de cannibale
l’époque) ;: Swift A Modest écrit Proposal
un ironique For
des mythes,
naire, réduit des à descontes ou des ou
fantasmes rumeurs,
reportépar par la discours
Preventing The Children
cannibale of Poor Proposal
: A Modest People in For Ire-
littérature
des mythes,ou despar le cinéma.
contes ou des rumeurs, par la Preventing land From The Being Aburden
Children of to
Poor Their Parents
People in Ire-or
D’après ou
littérature Sahlins
par le(1983)cinéma. le cannibalisme est land Country,
Fromand Being ForAburden
Making to ThemTheirBeneficial
Parents or to
toujours
D’aprèssymbolique
Sahlins (1983) même lorsqu’il est réel.
le cannibalisme The Public
est Country, and(1729).For Making Them Beneficial to
À en croire
toujours Arens (1979)
symbolique même tout est réel. TheLes
cannibalisme
lorsqu’il références
Public (1729).au cannibalisme dans les arts
Àserait imaginaire.
en croire Arens Thèse (1979)défendue beaucoup plastiques
tout cannibalisme Les références sont au aussi très nombreuses.
cannibalisme dans lesGra- arts
plus tôt
serait par Salas (1921)
imaginaire. Thèse et soutenuebeaucoup
défendue vures, comme
aussi par plastiques sont celles
aussi de trèsd’Hans StandenGra-
nombreuses. qui
Cardin
plus tôt (1994)
par Salas entre
(1921)autres.
et soutenue aussi par vures, sont un commetémoignage celles de visuel
d’Hans du cannibalisme
Standen qui
Le cannibalisme
Cardin (1994) entre autres. réel adopte des formes sont Tupi-Guarani
un témoignage ; toiles,visuelcomme du celle de Goya
cannibalisme
nombreuses,
Le cannibalisme jamais réel nettes ou dissociables
adopte des formes au Musée de Besançon,
et Tupi-Guarani ; toiles, comme où s’exhibecelle ladedévora-
Goya
il est doubléjamais
nombreuses, d’une nettes dimension tant symbo-
ou dissociables et au tion cannibale
Musée de Besançon, de deux pères jésuites
où s’exhibe la dévora- au
e
illique
est qu’imaginaire.
doublé d’une dimension tant symbo- tion siècle (Cannibales
XVII cannibale de deux préparantpères jésuites leurs vic- au
liqueL’eucharistie
qu’imaginaire. catholique, où l’on mange le XVII timese et Cannibales
siècle (Cannibalesregardant préparant des leursrestes
vic-
corps et l’on boit
L’eucharistie le sang duoù
catholique, fondateur,
l’on mange est un le timeshumains), et Saturne
Cannibales dévorant ses fils,des
regardant exposé restesau
16 exemple
corps de cannibalisme
et l’on boit le sang du symbolique.
fondateur, est un humains), Prado, peint Saturneaussi dévorant
par Goya.ses Lefils,
faitexposé
cannibale au
Dans cette catégorie, on pourrait placer un est l’objet de nombreux films (Rue 2004). De
nibalisme Les références au cannibalisme dans les arts cielle (sur le sacrifice voir Hubert et Mauss L’autr
beaucoup plastiques sont aussi très nombreuses. Gra- 1899, Benveniste 1969, Girard 1972, Leach serait le
aussi par vures, comme celles de d’Hans Standen qui 1976, Sahlins 1978, Hinkelammert 1991). La nomique
sont un témoignage visuel du cannibalisme consommation rituelle sera attachée au cycle geurs d
s formes Tupi-Guarani ; toiles, comme celle de Goya temporel annuel (calendrier sacrificiel chez les adoptés
ciables et au Musée de Besançon, Dictiooùnna s’exhibe
PU0186 iMeta-systems
reladU002 es c-ultures
dévora- -
18-08-12
Aztèques)
Oasys
19:03:41
19.00x al-ouime
Page nt aire
au 236
cycle vital s(funérailles : can- filles du
t symbo- tion cannibale Meta-systems - 18-08-12 19:03:41
nibalisme nécrophage). Chez 145x
les Fore, le mori- « luego q
Dictionnairededesdeux cultures pères
PU0186
jésuites- Quadrige
alimentaires au
U002 - Oasys dicos-poche
19.00x - Dynamic
- Pagequi layout
236 de ses parents × 200x
XVIIe siècle (Cannibales préparant leurs vic- bond précise pourront y le dan
Dictionnaire des cultures alimentaires - Quadrige dicos-poche - Dynamic layout 145x × 200x
mange le times et Cannibales regardant des restes manger de sa chair (Robert Glasse dans mismas
ur, est un humains), Saturne dévorant ses fils, exposé au Pouillon 1972 : 17). Dans l’ordre alimentaire, ellas sus
. Prado, peint aussi par Goya. Le fait cannibale deux classes de cannibalisme peuvent se dis- 1971 : 12
placer un est l’objet de nombreux films (Rue 2004). De tinguer, l’une, de subsistance, l’autre gastrono- suit à l’
aphorique multiples
CANNIBALISME contes répandus dans toute mique. La première est due au besoin 236 de 2000 : 2
drait tant l’Europe occidentale jouent des scènes canni- survivre dans une permanente ou récurrente Le go
CANNIBALISME 236
es objets bales, comme Chaperon Rouge, Hansel et Gre- rareté de ressources (en Nouvelle-Guinée ou chez les
la chair tel, Le
le Petit Poucet et dans
cannibalisme bien d’autres.
la mythologie clas- Nouvelle-Zélande selon Baillif 1991 : 483) ou
sique (Détienne 1977)
Le cannibalisme dans oulaamérindienne
mythologie (Lévi- face à des situations
clas- Nouvelle-Zélande selonaccidentelles
Baillif 1991de: naufrage
483) ou
Strauss
sique 1964) 1977)
(Détienne est aussi abondant. Dans
ou amérindienne (Lévi-la faceou dérive, l’isolement,
à des situations les sièges de
accidentelles denaufrage
villes, les
Bible se trouvent diverses références. Les guerres
Strauss 1964) est aussi abondant. Dans la ou dérive, l’isolement, les sièges de villes, et grandes famines. Pour Goodyles
rumeurs,
Bible sur des faits
se trouvent cannibales,
diverses attribuées
références. (1984 : 179)
Lesà guerres ce serait le
et grandes « cannibalisme
famines. Pour Goody du dés-
des sociétés
rumeurs, sur des entières ou à des individus
faits cannibales, attribuées sont espoir: 179)
à (1984 ». ce serait le « cannibalisme du dés-
trèssociétés
des répandues. entières Il est
ou fréquent
à des individus que lessont uns espoir Le ».manque d’aliments et la faim donnent
accusent
très et dénigrent
répandues. Il est les autres que
fréquent et vice-versa,
les uns lieu
Le àmanque
de nombreux d’alimentscas deetcannibalisme
la faim donnent entre
tant dans
accusent le Nouveau
et dénigrent les autresMonde que dans lieu
et vice-versa, les àconquérants
de nombreuxespagnols des Amériques.
cas de cannibalisme entre
l’Antiquité
tant dans leou Nouveau au MoyenMonde Âge, ouque entredans
juifs lesNuñez Cabeza deespagnols
conquérants Vaca raconte plusieurs de
des Amériques.
et chrétiens
l’Antiquité ou au (Cardin
Moyen1994). Âge, ou Commeentre juifs ces faits
écrit Nuñez « se comieron
Cabeza los unosplusieurs
de Vaca raconte a los otros, de
etPierre Clastres
chrétiens : « Le 1994).
(Cardin cannibale est toujours
Comme écrit ces hasta
faitsque « sequedó
comieron uno solo,
los unosque apor losser solo
otros,
l’AutreClastres
Pierre » (1986 :: «219). Le cannibale est toujours hasta no hubo que quedóquien lo unocomiese
solo, »que (1971
por :ser 41)solo
; «y
Dans
l’Autre le domaine
» (1986 : 219). normatif, la consomma- no loshubo
que morían,
quien lolos otros »los(1971
comiese hacían tasajos
: 41) ; «y ;
tion
Dans delechair
domaine humaine peut être
normatif, interdite et los
la consomma- y que
el último
morían,que los murió
otros los fuehacían
Sotomayor,
tasajos ;y
rendue
tion tabou,humaine
de chair ou bien être peutnon êtreseulement
interditeper- et yEsquivel
el último lo hizoque tasajos
murió yfue comiendo
Sotomayor, de él yse
mise mais
rendue tabou, obligatoire
ou bien être pour non certains
seulement membres mantuvolo» hizo
per- Esquivel (ibid.tasajos
51). Plus près de nous
y comiendo de élsem-se
de lamais
mise société qui doivent
obligatoire pourlacertains
consommer membres blables événements
à des mantuvo » (ibid. 51).sont Plusavérés.
près de nous sem-
demoments
la société précis.
qui doivent la consommer à des blables Les événements
pratiques anthropophagiques
sont avérés. dans des
Quandprécis.
moments une société règle la pratique de situations Les pratiques limites, de pénurie extrême,
anthropophagiques danspour-des
consommation
Quand une société régulière et communautaire
règle la pratique de raient se classer
de situations limites, commede pénurie cannibalisme
extrême, pour- circon-
la chair humaine,
consommation régulièrenous pouvons parler de
et communautaire de raient
stanciel se et de survivance.
classer comme cannibalisme circon-
lacannibalisme
chair humaine, généralisé et de cannibalisme
nous pouvons parler de stanciel Est-ce et dequ’une déficience protéinique per-
survivance.
institutionnel. Elle peut
cannibalisme généralisé et de cannibalisme ainsi s’exercer par manente pourrait
Est-ce qu’une déficience donc donner protéiniquelieu àper- une
vengeance ou Elle
institutionnel. par punition
peut ainsi « Ons’exercer
ne mange institutionnalisation
un manente
par pourrait donc du cannibalisme
donner lieu ?àEst-ce une
cannibale ou
vengeance quepar dans une société
punition « On de cannibales,
ne mange que l’anthropophagie
un institutionnalisation circonstancielle
du cannibalisme ? Est-cepeut
ce que revient
cannibale que dans à dire
uneque sociétéle cannibalisme
de cannibales, est quedevenir action rituellecirconstancielle
l’anthropophagie ? Il faut considérer peut
cepratiquement
que revient àtoujours dire que une le institution,
cannibalisme jamais l’existence
est devenir action des sociétés
rituelle ? qui viventconsidérer
Il faut des situa-
une transgression
pratiquement toujours» (Pouillon 1972 : 12).
une institution, tions de disette
jamais l’existence répétées,qui
des sociétés ou vivent
qui souffrent
des situa-tem-
uneLa consommation
transgression de chair
» (Pouillon 1972humaine
: 12). peut tions porairement
de disettederépétées,
la famine, ou mais ne s’adonnent
qui souffrent tem-
être considérée comme
La consommation de chair un humaine
fait asocial pas au cannibalisme
peutet porairement de la famine, (Sanday
mais ne1986, chap. IX
s’adonnent
réprouvé,
être considéréetant dans comme une société
un faitcannibaleasocial que et pas et X) c’est l’exemple
au cannibalisme des Massim
(Sanday 1986, chap. (ibid.IX 9).
dans unetant
réprouvé, société
dans quiunenesociété
le serait pas, ce serait
cannibale que etDans des situations
X) c’est l’exempleet des contextes
Massim similaires,
(ibid. 9). les
un «une
dans cannibalisme
société qui sans règle »pas,
ne le serait (Chodowiec
ce serait Dans comportements
des situations humains
et contextesdiffèrent,
similaires,cela lesest
un1972 : 56), un typesans
« cannibalisme de cannibalisme
règle » (Chodowiec valable appliquéhumains
que l’on comportements au cannibalisme,
diffèrent,à cela l’alimen-
est
pourrait
1972 : 56),appeler
un type sauvage.
de cannibalisme que l’on valable tation appliqué
et à d’autres productions àsociocultu-
au cannibalisme, l’alimen-
C’est dans
pourrait appeler sauvage.l’ordre magico-religieux que le relles, l’arbitraire culturel
tation et à d’autres productions sociocultu- agit. Le
cannibalisme
C’est dans l’ordre institutionnel peut apparaître
magico-religieux cannibalisme
que le relles, l’arbitraire fait partieculturelde agit.l’expérience Le
sous forme rituelle,
cannibalisme tant funéraire
institutionnel sociale et de lafait
que sacrifi- cannibalisme
peut apparaître vision du monde.
partie de l’expérience
(sur rituelle,
cielleforme
sous le sacrifice tantvoir Hubert
funéraire queetsacrifi-
Mauss sociale L’autre
et de la typevision cannibalisme
du monde. alimentaire
1899, Benveniste 1969, Girard
cielle (sur le sacrifice voir Hubert et Mauss 1972, Leach serait le gastronomique.
L’autre type cannibalisme alimentaireLa dimension gastro-
1976, Benveniste
1899, Sahlins 1978, 1969, Hinkelammert
Girard 1972, 1991).
Leach nomique
La serait n’est pas négligeable
le gastronomique. La dimensionchez les man-
gastro-
consommation
1976, Sahlins 1978, rituelle sera attachée
Hinkelammert au cycle
1991). geurs den’est
La nomique chair pashumaine.
négligeable Les chezcaptifs
les man- sont
temporel annuelrituelle
consommation (calendrier sacrificielauchez
sera attachée adoptés
les geurs
cycle de comme
chair humaine.époux par Leslescaptifs
femmes sont ou
Aztèques)
temporel ou au
annuel (funérailles
cycle vitalsacrificiel
(calendrier chez : can- filles ducomme
les adoptés chef etépoux sont par gâtésles etfemmes
engraissés,ou
nibalisme ou
Aztèques) nécrophage).
au cycle vital Chez les Fore, le: mori-
(funérailles « luego
can- filles du que cheflo et cautivan
sont gâtéslo ponen a engordar
et engraissés,
bond précise
nibalisme qui deChez
nécrophage). ses les parents le mori- «yluego
Fore, pourront le dan que todo cuanto quiere
lo cautivan lo ponena comer, y a sus
a engordar
manger
bond de sa
précise quichair
de ses (Robert
parents Glassepourrontdans ymismas
le dan todo mujeres cuantoy hijas
quiere para que haya
a comer, y a suscon
Pouillonde
manger 1972sa : chair
17). Dans (Robert l’ordre alimentaire,
Glasse dans mismasellas susmujeresplaceres y »hijas
(Nuñez paraCabeza
que haya de Vaca
con
deux classes
Pouillon 1972 de cannibalisme
: 17). Dans l’ordre peuvent 1971sus
se dis- ellas
alimentaire, : 125). Ainsi»l’(Nuñez
placeres « absorption
Cabeza alimentaire
de Vaca»
tinguer,
deux l’une,
classes dede subsistance, peuvent
cannibalisme l’autre gastrono-
se dis- 1971 suit :à125).
l’ « absorption sociale » (Guille-Escuret
Ainsi l’ « absorption alimentaire »
17
mique. La première est due au besoin de 2000 : 200).
au cycle geurs de chair humaine.PU0186 Les captifs U002sont- Oasyspouvaient
19.00x rôtir
- Pageou 237bouillir la chair ou d’abord humain se
chez les adoptés comme époux
Dictionnaire par alimentaires
des cultures les femmes
Meta-systems ou
- Quadrige ladicos-poche
- 18-08-12 rôtir et puis
19:03:41 la bouillir
- Dynamic ; certains
layout 145x × 200x morceaux L’autophag
s : can- filles du chef et sont gâtés PU0186et engraissés,U002 - Oasys étant pilés- Page
19.00x et puis 237 mangés crus ; le sang se soi-même,
e mori-
ourront
« luegoDictionnaire
que lo cautivan lo ponen
des cultures
Cannibalisme - Quadrigedonnait
a engordar
alimentaires dicos-poche
y le dan todo cuanto quiere a comer, y a sus Lafiteau et Heckwelder). Les tortures subies
aux- Dynamic
enfants layout(Domingo145x × :200x 168 ; cit partiel.
Une caté
e dans mismas mujeres y hijas para que Ama do A
haya con. M ilpar
l a nla- Fu e r teseraient
victime s aussi une phase de la serait prop
entaire, ellas sus placeres » (Nuñez Cabeza de Vaca préparation culinaire (Pouillon 1972 : 21, anecdote
se dis- 1971
237 : 125). Ainsi l’ « absorption alimentaire » Domingo : 168). CANNIBALISME consomma
astrono- suit à l’ « absorption sociale » (Guille-Escuret Une nouvelle catégorie pourrait dériver des concentrat
oin de 2000
237 : 200). acteurs culinaires qui tuent la victime et
CANNIBALISME lisme. Ce
urrente Le goût
« Tous de la chair
confessent humaine
que cette chairest apprécié
humaine est découpent, préparent, cuisinent, la viande. La
inée ou chez les Orokaiva ou
merveilleusement les Fore.
bonne Chez les
et délicate » Tupis
(Léry tâche peut être partagée entre sacrificateurs,
«1972
Tous: confessent
180). Les que Iroquois étaienthumaine
cette chair friands est capteurs etpréparent,
de découpent, cuisiniers cuisinent,
ou cuisinières, qui sou-
la viande. La
la chair des Français,
merveilleusement bonnevalorisée
et délicate par »eux (Léry vent sont
par tâche peutdes êtrevieilles
partagée femmes entre(Nunez Cabeza
sacrificateurs,
rapport
1972 : 180).à d’autres chairs européennes
Les Iroquois étaient friands (Lafi- de Vaca et
de capteurs 1971). Parfois,
cuisiniers ou les acteurs impliqués
cuisinières, qui sou-
teau
la dans
chair desDomingo
Français,: 167).valorisée Les chroniqueurs
par eux par vent sont sont sujets des àvieilles
des tabous
femmes avant (NunezouCabeza après
remarquent
rapport la gloutonnerie
à d’autres chairs européennesde la manduca- (Lafi- de l’ingestion,
Vaca 1971). comme aux les
Parfois, îlesacteurs
Marquises où les
impliqués
tion,dans
teau le plaisir
Domingode lécher: 167).la graisse, la douceur sont
Les chroniqueurs hommes sujets ayantà des mangétabous de laavantchairou humaine
après
avouée de lalachair
remarquent ou sa tendresse,
gloutonnerie de la manduca- sont évités comme
le statut l’ingestion, par les femmes
aux îles pendant
Marquises plusieurs
où les
gastronomique
tion, le plaisir dedes viandes
lécher et morceaux.
la graisse, la douceur jours (Ballif
Pour hommes ayant 1991 : 485).de la chair humaine
mangé
les Iroquois,
avouée de la chairle goût ou de la viande le
sa tendresse, humaine
statut sont Auévités
niveau parde leslafemmes
superstructure culturelle
pendant plusieurs
était comparable
gastronomique desàviandes
celle deetl’ours morceaux.ou duPour (normes,
cerf jours (Ballifvaleurs,
1991 :représentations)
485). la sexualité
(Domingo
les Iroquois,168) ; un de
le goût Dani de la Nouvelle-
la viande humaine comme
Au niveau l’alimentation,
de la superstructure même cannibale,
culturelle
Guinée
était se souvient
comparable du goût
à celle de la ou
de l’ours chair du«cerf c’est-à-dire
Elle (normes, ce quireprésentations)
valeurs, touche à la reproduction la sexualité et
était délicieuse,
(Domingo 168) meilleure
; un Dani quedecellela du cochon comme
Nouvelle- à la production du corps, même
l’alimentation, sont réglementées.
cannibale,
ou du se
Guinée poulet », sesduparoles
souvient goût desont rapportées
la chair Toutefois, inceste
« Elle c’est-à-dire et cannibalisme
ce qui touche ne sont pas
à la reproduction et
par la
était presse (El
délicieuse, País, 7/5/1992,
meilleure que cellep.du72). Pour àéquivalents
cochon la production (Lévi-Strauss
du corps, sont ; Pouillon).
réglementées. La
la Chine,
ou du poulet Goody», ses(1984paroles: 178-179)
sont rapportées consommation
cite « des Toutefois, inceste desetorganes
cannibalisme génitaux ne desont la pas
vic-
boulettes
par la presse farcies
(El àPaís,
la chair
7/5/1992,humaine p. 72).hachée time pourrait(Lévi-Strauss
Pour» équivalents se classer comme cannibalisme
; Pouillon). La
préparées
la Chine, Goody à la vapeur (1984à l’époque
: 178-179)descite Yuan« deset consommation
sexuel. des organes génitaux de la vic-
des Ming.farcies
boulettes Le hufu, à la unchairsupposé
humaine tofuhachée
végétal » time Aupourrait
niveau des représentations,
se classer tant l’oppo-
comme cannibalisme
de saveur àetlatexture
préparées vapeuràà chair l’époque humaine,
des Yuan ne fut sition nature – culture (même si cette polarité
et sexuel.
jamais
des Ming. fabriqué
Le hufu,ni vendu,
un supposé mais fut tofu largement
végétal estAuune niveau création artificielle detant
des représentations, la l’oppo-
culture,
commandé
de saveur et par Internet,
texture à chair suite à une ne
humaine, blague comme
fut sition souligne
nature Lévi-Strauss)
– culture (même sicomme l’oppo-
cette polarité
lancée fabriqué
jamais sur Internet qui a duré
ni vendu, maisdefut 2005 à 2006. est
largement sition unehumaincréation – non humain,degénèrent
artificielle la culture, des
Les Orokaiva
commandé par Internet,traitaientsuite àlesunecavadres
blague comme réflexions sur lesLévi-Strauss)
souligne différentes classescommed’anthro-
l’oppo-
humains
lancée sur àInternet
mangerqui comme
a duré des animaux
de 2005 à 2006. pophagie.
de sition humain – non humain, génèrent des
chasse
Les (Williams
Orokaiva 1930 : 171-172).
traitaient les Les Fore réflexions
cavadres D’aprèssurle lesdegré d’ingestion
différentes du corps
classes d’anthro-
assimilaient
humains la viande
à manger de cochon
comme à la viande
des animaux mangé, qui peut être partielle ou totale (quasi
de pophagie.
humaine
chasse (Lindenbaum
(Williams 1930 : 1979 : 21-24).
171-172). Les Ainsi,
Fore totale),
D’après le cœur,
le degré la tête,d’ingestion
le sang, la graisse,
du corps les
aux îles Viti,lacinquante
assimilaient viande decochons cochon et à lacinquante
viande mangé,os, on pourrait
qui peut parler de cannibalisme
être partielle ou totale (quasi partiel
hommes (Lindenbaum
humaine furent consommés 1979 :dans 21-24).un Ainsi, ou total.le cœur, la tête, le sang, la graisse, les
même totale),
banquet
aux îles Viti,(Ballif 1991 : 484).
cinquante cochons et cinquante os,Goody on pourrait(1984parler: 131) de faitcannibalisme
référence aupartiel canni-
Par rapport
hommes furentà consommés
l’état du corps dansde la unvictime,
même ou total.partiel, à propos du roi yoroumba qui
balisme
il est possible
banquet (Ballifd’établir deux types d’anthropo- devait
1991 : 484). Goody manger
(1984 :le131) cœur faitderéférence
son prédécesseur,
au canni-
phagie ; ou bien
Par rapport à la victime
l’état du corps vit et de
il faut
la victime, ou celuipartiel,
la tuer, balisme des Gonja dont du
à propos les roi
chefs les plus âgés
yoroumba qui
ilou
estbien
possibleil s’agit du cadavre
d’établir deux typesde quelqu’un
d’anthropo- et ceuxmanger
déjà devait qui étaient le cœur à ladetête sond’une branche
prédécesseur,
mort. Ici
phagie ; ounous bienaurons
la victime un cannibalisme
vit et il faut lapréda-
tuer, ou dynastique
celui des Gonja devaient manger
dont uneles
les chefs élaboration
plus âgés
teur,
ou bien belliqueux
il s’agit duoucadavreguerrier de et un canniba-
quelqu’un déjà et culinaire
ceux qui contenant
étaient àdulafoie têtehumain. D’après
d’une branche
lisme Ici
mort. funéraire ou nécrophage.
nous aurons un cannibalisme préda- dynastique ce même auteur, devaient la manger
consommation de chair
une élaboration
Différentes
teur, belliqueuxclasses de cannibalisme
ou guerrier et un canniba- humaine contenant
appa- culinaire servait à la du purification
foie humain.des homi-
D’après
raissent
lisme par rapport
funéraire au type de préparation ce
ou nécrophage. cides
même (Goody auteur, 1962la: 115). Manger le de
consommation placenta
chair
culinaire
Différentes du corps
classes mangé (bouilli, rôti, appa-
de cannibalisme après l’accouchement
fumé, humaine serait assimilable
servait à la purification des homi-aussi
boucané,parpilé,
raissent congelé,
rapport au type etc.).deLes Iroquois cides
préparation à du(Goody cannibalisme
1962 : 115). partiel.MangerBoirele placenta
du sang
pouvaientdurôtir
culinaire corps ou mangé
bouillir(bouilli,
la chair rôti,
ou d’abord
fumé, après humain serait à inclure
l’accouchement seraitdansassimilable
cette catégorie.aussi
la rôtir et pilé,
boucané, puis la bouilliretc.).
congelé, ; certains Iroquois àL’autophagie,
Les morceaux du cannibalisme le fait de manger
partiel. Boireune du partiesangde
étant pilésrôtir
pouvaient et puis mangés
ou bouillir crus ; ou
la chair le d’abord
sang se humain soi-même, seraitserait également
à inclure dans du cettecannibalisme
catégorie.
donnait
la rôtir etaux puis enfants
la bouillir (Domingo
; certains :morceaux
168 ; cit L’autophagie,
partiel. le fait de manger une partie de
Lafiteau
étant piléset etHeckwelder).
puis mangésLes crustortures
; le sang subies Une catégorie
se soi-même, serait périphérique
également du de cannibalisme
cannibalisme
par la victime
donnait seraient(Domingo
aux enfants aussi une phase : 168 ;decit serait proposée par Goody. Il raconte une
la partiel.
préparation
Lafiteau culinaire (Pouillon
et Heckwelder). Les tortures : 21, anecdote
1972 subies Une catégorie (1984 périphérique
: 141-142) de à propos
cannibalisme de la
Domingo
par la victime : 168).
seraient aussi une phase de la serait consommation
proposée d’un chat dans
par Goody. Il un champune
raconte de
Une nouvelle
préparation catégorie
culinaire pourrait1972
(Pouillon dériver : 21, concentration
des anecdote (1984qu’il qualifie de
: 141-142) semi canniba-
à propos de la
acteurs culinaires
Domingo : 168). qui tuent la victime et consommation lisme. Ce qui mènerait d’un chatàdans considérer
un champ comme de
18 Une nouvelle catégorie pourrait dériver des concentration qu’il qualifie de semi canniba-
acteurs culinaires qui tuent la victime et lisme. Ce qui mènerait à considérer comme
Dictio nna i re d es c ultures al ime nt aire s
CANNIBALISME 238

interdite l’ingestion des animaux de compa- une victime consentie, ou bien une consom-
gnie (Leach, Sahlins, Tambiah) par extension mation involontaire comme le doigt du char-
du tabou anthropophagique. Manger au- cutier passé par accident dans la viande
dedans d’une limite ou manger au-dehors hachée ou la chair des victimes de Friz Haar-
reviendrait à exercer ou pas la pratique canni- mann devenues des saucisses (Thomas : 248).
bale. La distance entre le mangeur et le mangé Le cannibalisme social sacrificiel et institu-
est un critère de comestibilité (Leach). tionnel se trouve ritualisé. Le corps de la vic-
Par rapport au temps linéaire, le canniba- time n’est pas consommé dans des repas
lisme serait préhistorique (Atapuerca) ou his- « ordinaires » (Sanday 1986 : 38) et la chair
torique ancien (Hérodote) ou contemporain humaine n’est pas considérée comme une
(Andes) ; par rapport au temps cyclique il sui- viande « ordinaire », l’événement possède un
vrait un calendrier sacrificiel (Aztèques) ou caractère sacré (Sahlins 1978 : 46). Dieux et
bien aurait lieu de façon aléatoire à l’occasion humains sont interdépendants, leur survie
de déprédations et de guerres (Tupis). Par demande le sacrifice, nécessaire tant au renou-
rapport à l’espace, il serait répandu sur cer- vellement de l’ordre culturel, au maintien de
tains territoires et pratiqué sur certains lieux la domination légitimée du sacrificateur et de
sacralisés, donc local. la soumission de la victime, comme il l’est au
La consommation cannibale, par rapport à renfort de la cohésion sociale.
son but, peut être d’ordre magico-religieux Le cérémoniel serait une autre classe de
(identification du commensal à la victime ou cannibalisme, d’après Goody, et fait référence
aux dieux), alimentaire (de survivance ou gas- à l’époque des Tang au cours de laquelle des
tronomique) ou pharmaceutique-sanitaire. fonctionnaires corrompus ou tyranniques
Chez les Criks, que rencontre Nuñez étaient découpés et mangés (Goody 1984 :
Cabeza de Vaca (1971 : 43), les os des cha- 178).
mans étaient réduits en cendres et, mélangés
avec de l’eau et donnés à boire, pendant que
tous les autres morts étaient enterrés. Un type
de cannibalisme pharmaceutique-sanitaire a Identité
existé en Europe occidentale. Gordon-Grube
signale les recommandations médicales et la Le cannibalisme est un fait identitaire puis-
vente pharmaceutique de charamomie, une qu’il implique une relation à soi et à l’autre
préparation de chair humaine sèche ou momi- (Sanday 1986 : 11), une définition de soi
fiée. Boire le sang d’un enfant pour récupérer comme humain et de l’autre comme animal,
la vigueur et la force était au moins une une relation de pouvoir entre dominé et
rumeur étendue comme l’existence des éven- dominant, un déploiement de stratégies de
treurs d’enfants. La transplantation d’organes soumission faisant de la cruauté de la torture
serait aussi une sorte de cannibalisme sur la victime la phase d’un rituel qui la
sanitaire. transforme.
Sanday (1987 : 51) fait la distinction entre La victime devient, assimilée par le man-
cannibalisme social, sous contrôle du groupe, geur, totalement autre. Celui qui mange la
ou antisocial, hors contrôle du groupe. Il faut chair de la victime devient victime et la vic-
donc distinguer entre la consommation col- time devient bourreau. L’appropriation de
lective, rituelle, sacrificielle, non interdite, l’identité de l’autre est l’effet de l’assimilation
obligatoire même, sociale, d’une part, et, du mangé par le mangeur. La souffrance de
d’autre part, la consommation asociale, inter- la victime, comme dans un rituel initiatique,
dite, donc résultat de la transgression d’un la mène à devenir l’autre, son intégration dans
tabou de premier ordre renforcé par la sensa- l’autre demande la désintégration de soi.
tion de dégoût. Cette violation peut s’actuali- Mais elle conduit aussi à la dissolution de
ser, soit sous forme d’un impératif de survie, l’identité du mangeur dans l’identité du
soit sous forme d’un comportement considéré mangé. Cabeza de Vaca fait référence aux
pathologique. La consommation de chair Guaraquies dont le sacrificateur prend le nom
humaine peut être une transgression indivi- de la victime (Domingo : 165) même si
duelle, décidée et volontaire ; c’est le cas du ailleurs règne l’interdiction de prononcer à
cannibale allemand qui trouva par Internet jamais son nom (Guille-Escuret 2000 : 197).

19
Dictionnaire des cultures alimentaires - Quadrigeplexité et de- l’incertitude
dicos-poche Dynamic layoutque génère
145x l’imbri-
× 200x p. 183-206
cation dans un même fait cannibale divers for Aztec S
types de cannibalisme. 135, 1977 ;
Le fait cannibale est ambivalent. La victime San Franc
Cannibalisme est en même temps choyée, aimée et haïe, tuée.
La destruction préserve, la conservation passe
1975 – HA
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239 A m a d o A . M il l par
a n -laFu
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de cannibalisme, mourir est toujours survivre. Barguet), 1
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Westerm cannibalism », Ameri-
Pacific, Routhledge
formes
p. adoptées
55-69, 1972 par cannibalisme
– CLASTRES doit tenir
H., « Les beaux-frères enne- can Anthropologist,
and Kegan Paul, 1922 no –90, p. 405-409,
MAUSS M., « La 1988 – GUILLE-
religion et les
mis. À propos du cannibalisme Tupinamba
compte de l’ambiguïté,o et donc de la com- », Nouvelle origines
E SCURET du G.,droit
« pénal
Épistémologie selon un
du livre récent
temoignage. »,Le Œuvres
canni-
Revue
plexitédeet Pychanalyse,
de l’incertituden 6,quep. génère
71-82, l’imbri-
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Origins
o
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Meta-systems - 18-08-12 19:03:42
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Sociologie, Paris, Pufdes cultures alimentaires
« Sociologie - Quadrige
d’aujourd’hui », dicos-poche - Dynamic layout 145x × 200x
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READ P.P., Alive, Harper & Row, 1974 – RUE J.J., Man- cultures pourraient toutefois intégrer une ver-
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d’autres élaborations symboliques. Les canni-


tio
GUN B., Historia general de las cosas de Nueva España,
nn
Un irea
n de
des ouvel sc
ob ult
México, Porrua (1558), 1989 – SAHLINS M., « Raw bales, dans une tradition littéraire qui
dic scien jet vi
ti ce
rich onnai s h t en
es re um ri
en
Pen se d est aines chir le
ure
sa
lim
en
tair
women, cooked men and other “Great Things” of the
se e le
cœ r l’a sens prem : le cham es

remonte aux androphages d’Hérodote et se


u lim q ie « p
du r des enta ue ce r à ex fait al d’inve
terr dia tion tte pos im st
de oi le ex en ig

Fiji Islands », in BROWN P. & TUZIN D. (eds), The la r et ctiq , c’es pre er la ta atio
du stan de la ues t l’ins ssio diver ire ». n

multiplie à partir des entreprises coloniales,


ré d cu n C
Du el, d ardis mon lture crire recè sité et e
don e l’a atio diali lles natu le. la

Ethnography of Cannibalism, Washington D.C., Society


de n n sa re
la à la imal des tion et so lle
sau mal priva ité et den , de cial ment
va n ré l’a es au

ont été la cible d’une condamnation morale


ti
gén ge utritio on, de l’h es, d uth : ce
ét à n de u u en lles

for Phychological Anthropology, p. 72-93, 1983 – SAH-


vach ique la ra à l’e l’aid manit sym tique
ti n e é. boliq et
ritu e foll à la n onal graiss à l’a u e et
el e, u it rm
Plu … m du re tri-gé é ind emen e al

absolue – l’anthropophagie étant liée aux per-


an im

LINS M., 1978, « Culture as Protein and Profit », New


s st n u t,
d’h de 23 ger, aura omiq striel de enta
or c’es n u le la ir
du izon 0 étu t d t au e, de , de pen e,
D s d ép fa l’h la sé
tran iction extrêmes, ré endre st-foo erb nu e

York Review of Books, 25 (18), 45-53, 23 November ; versions préférées de l’époque nnaire sodo-
Dic ti:oinceste,
sf n d d iv tr
mir orm aire emen igée d’une , du ore à i-
Dictionnaire des cultures alimentaires

oi at des t d s p cult bes la


alim r des ion
de Jean-Pierre Poulain

cu iver ar u oi n
d lt s, 16 re

ures
au
nita en ta escon es co ures co 2 sp .
air
(1979, trad. fr., « La culture comme protéines et profit », alim ent ire ires naiss nce alim mpos écia

es cultrelativement
es

mie, satanisme, etc. – dou


cultur de mon an
ce ption enta ent list
nna ire des ce tion
vestigatte diaux s ac s n ires le m es
tio d’in

taires
Dic en
le champ entaire ». Ce trep est quis utrit Pen enu
.
de Jean-Pierre Poulain
Dictionnaire des cultures alimentaires

Libre, Paris, Payot (5), – SAHLINS M., Islands of His-


enrichir Jea rise le d es su ionn ser
t vient alim

alimen
« fait é et la
vel obje
aines :
le n-rsit colle h r le les la
éfi el

pardonnés en tant que représentants d’une


Un nou dive P
oser la
nces hum ier à exp ion Srecèle. ierre ctiv uman s m au
des scie le prem ocio ment au Po e. iste odèl
aire est e express

tory, Chicago, Chicago University Press, 1985 – SALAS


/ humes
dictionn s que cett l’inscrire natu Tourelle logu es ula de
Dic Poulain
e de sen lo s : e,cell in
dir ection
t iale a-
richess tion, c’es les et soc Trav usetiquanethet
Sous la

version extrême de l’éthosJeanguerrier. Mais, ils


l’alimenta s culturel ail, Le M etropol
then
Penser l’au

-Pdierrteio
que de «
dialecti

J.-C., Etnografía americana. Los indios caribes. Estudio


isation, Fo boli Org
que irai og
cœur des mondial symod
rées, du univ Stu isat (Cen e et p
an l u
et de la

n
oir den dieire,ion tre rofe
ion des

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du terr er
dardisat manité.de sity s» et d ss
de l’hu Tou enta
e alim créé Pou ’étud eur

ont également renforcé une aconviction, que


de la stan l’animalité et de sée
ISBN 978-2-13-055875-0

direction de

l’arm

sobre el origen del mito de la antropofagia, Talleres grá-


à l’o lo à l’u

l i m c u lt u i r e
e b la upen Ku voir es
, de de l’aid de se ri- al e
ment, ésitla 2. Il a Lu conjo ). Ti et de niver
Photo : Mallomars © Mitchell Feinberg

du réel ation, é. nut


à la priv graisse
la direction

Du don n à l’en elle, de es mp inte tula re sité


industri ore à la t l’au ur (M men ire d cherch
42 € TTC France

nutritio
de la mal la rationalité l’herbiv teu al t e

en res : celle
direction de

ue, de

ficos Lux, Barcelona, 1921 – SANDAY P.R., Divine Hun-


oin au r au aisi par la la ch e

l’on pourrait qualifier d’évolutionniste


e à énomiq du bes
www.puf.com
Design : Philippe Apeloig

sauvag nutri-g -food, x P e) et Ta air


ue à la nt au fast e culture. RIGE
la direction

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uf yl QUAD
génétiq restaura s de l’univ or ’s
folle, du endre d’un 162 spécialiste Soc er
c’est dép
Jea
Sous la

vache iolo sité

ger, Cannibalism as a Cultural System, Cambridge r


ger, s par men u

es
man gée le gie

qui dit que le cannibalisme faisait ier partie d’un


es, rédi ent
rituel… compos
Sous

la de
Plus de
230 étud
ns extr
êmemen n -Pt divers,
ures alim
entaires
. Penser
nnelles
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Sous la

d’horizo des cult s nutritio modèles

University Press, 1986 ; trad. esp. Ibañez Monge G., El ionnaire ception
re les QU la
dir
Sous

du Dict des con acquises sur a- AD


ISBN 978-2-13-055875-0

régime alimentaire humain primitif, ula marqué


Photo : Mallomars © Mitchell Feinberg

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transfor connaissancespo défi humanis GE tio
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miroir

canibalismo como sistema cultural, Barcelona, Lerna, mondiau


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Design : Philippe Apeloig

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alimenta e entrepri
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www.puf.com

-:HSMBNA=ZZ]\ZU:

lim
de cett

par la précarité d’un mode de vie brutal et


enta
nitaire ire.in
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1987 – STANDEN H., Nus, féroces et anthropophages,


1

lain
ierre Pou sité
à l’univer e
Jean-P esseur

Paris, A.M. Métailié, 1979 (1557) – TAMBIAH S.J., misérable, et soumis aux lois d’une nature
Sociolo
Toulous
gue, ant
hropolog
ail (Cen
ue et prof s et de recherch
tre d’ét
e Le Mir n et Pouvoir
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). Titulaire la Taylor’s
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sité

« Animals Are Good to Think and Good to Prohibit »,


Organis l’univer

avare. Ainsi, le cannibalisme représentait la


Travail, créée con (Malaisie) et de
d Stu dies » pur Soc iologie
Lum
-:HSMBNA=ZZ]\ZU:

« Foo la Puf de
ty de Kua l’auteur aux
universi Il est

Ethnology, 8 (4), 1969 : 423-459 – TANNAHILL R., Flesh lous e 2.


de Tou

marque d’une rationalité grossière, qui dési-


l’obésit
é.
29/08/12
17:44

and Blood. A History of the Cannibal Complex, Lon-


don, Hamish Hamilton, 1976 – VILLENEUVE R., His- gnait les corps humains en tant qu’aliments à 48
mm

toire du cannibalisme, Genève, Le Livre Club du portée de la main, dans une interprétation qui 48m m

Libraire, 1965– WHITE T.D., Prehistoric Cannibalism, est devenue de plus en


1
plus évidente,
Parution : à mesure
New Jersey, Princenton University Press, 1992 – WIL- que l’Homo Oeconomicus s’imposait dans la
ntaire.indd
lture_alime
poulain_cu

LIAMS F.E., Orokaiva Society, Londres, Oxford Univer-


pensée occidentale.24 octobre 2012
sity Press, 1930
L’interprétation écologique du canniba- 29/0
8/12
17:4

Amado A. MILLAN-FUERTES
4

lisme, revendiquée il y a quarante ans par les


prêcheurs du matérialisme culturel, ne faisait 21
→ Cannibalisme amérindien
française.
rée dansHistoire et géographie
le passé, d’une passion,
dans l’antiquité Paris,
romaine nomme kuri, à Samoa
des offrandes uli, à Fidji hautement
des cérémonies koli, et à
Fayard, 1991.
comme dans les civilisations amérindiennes Tahiti sacrées,‘uriou(Rey-Lescure
touchant à 1946). la survie du groupe,
Jean-Pierre C ORBEAU
précolombiennes, ou encore dans l’Europe comme lors des cérémonies qui suivaient la

Cynophagie
médiévale et jusqu’au XIXe siècle en France mort
→ Brillat-Savarin ; Gastronomisation des cuisines de terroir ;
du chef, ou
Symbolique du encore
chien en dansPolynésie.
le rite de conci-– Le
oùMichelin
on trouvait encore etdes
(Guide) ; Tourisme boucheries canines chien
alimentation liationapparaît
‘utu pendant dans les mythes
lequel anciens
les deux de
partis
et des marchés au chien (Mahler & Denis, toute la Polynésie.
échangeaient deuxOnjeunes signalechiens
ainsi l’existence
destinés à
1989) comme en Allemagne C hpendant
r isto p hla e Sàeêtre
TahitiMd’un
rra engraissés
a llol dieupuischienconsommés
nommé Taahiti, lorsque et dula
Seconde guerre mondiale. Si elle fait aujour- dieu
CYNOPHAGIE paix Irawanu
était conclueen Nouvelle-Zélande,
entre belligérants « père du
(Serra
d’hui l’objet d’un interdit général du fait de chien Mallol ». 2010).
À Tahiti, il était censé protéger les
La consommation
la proximité affectivede viande
du chien decomme
chien est avé- hommes
animal par son
Les chiens aboiement.
présents à TahitiIl àfaisait
l’arrivée partie
des
rée dans le
familier, ellepassé, dans l’antiquité
est toutefois romaine des
encore pratiquée offrandes
Européens sont des décrits cérémonies
comme petits hautement
avec une
comme dans lesrégions
dans certaines civilisations
ruralesamérindiennes
de Suisse, en sacrées, tête large,ou letouchant
museau àpointu, la survie de dupetits groupe,
yeux,
précolombiennes,
Corée du sud, enou encore
Chine dans l’Europe
en Indonésie et au comme lors dressées,
des oreilles des cérémonies et un poil quiplutôt
suivaientlong la de
médiévale
Vietnam, chez et jusqu’au
les BerbèresXIXe du siècle en France
Sahara et cer- mort couleurdu chef,
blanche ou encore
et marron. dans Ils le rite
sontdevus conci-par
où on groupes
tains trouvaitd’Afrique
encore desnoire boucheries canines liation
(Mali, Burkina- ‘utu pendant
les premiers Européens lequel
comme lestimides
deux partiset peu
etFaso,
des Niger,
marchés au chien
Togo…), et (Mahler
en Polynésie & Denis,
fran- échangeaient
agressifs, ce que deuxcertains
jeunes expliquent
chiens destinés par leur à
1989) commecette
çaise. C’est en dernière
Allemagne région pendant
que nous la être engraissés
nourriture, à basepuis de consommés
végétaux lorsque : restes la de
Seconde
traiteronsguerre
ici. mondiale. Si elle fait aujour- paix fruitsétait conclueà entre
de l’arbre pain, belligérants
de noix de(Serra coco,
d’hui l’objet d’un interdit général du fait de Mallol ignames… 2010). (Rey-Lescure, 1946)
la proximité affective du chien comme animal Les
Par chiens
manque présents
de gibier, à Tahiti à l’arrivée
les chiens des
n’étaient
familier, ellela consommation
Le chien dans est toutefoisalimentaire
encore pratiquée Européens pas utiliséssont pourdécrits
la chasse comme petits avec
en Polynésie une
(Cook
dans certaines
des anciens régions rurales de Suisse, en tête
Polynésiens large,
1998), le museau de
à l’exception pointu, de petits yeux,
la Nouvelle-Zélande
Corée du sud, en Chine en Indonésie et au des où oreilles dressées,entre
les relations et un humains
poil plutôtetlong de
chiens
Vietnam, chez les Berbères
Avant l’arrivée des premiers du Sahara et cer-il couleur
Polynésiens, devaientblanche
être d’un et autre
marron. Ils du
ordre sontfaitvus de par
leur
tains groupes
n’existait pas d’Afrique
de mammifères noire (Mali,
terrestresBurkina-
sur les les premiers
rôle dans Européens
l’approvisionnementcomme timides et peu
alimentaire
Faso, Niger, du
îles isolées Togo…),
Pacifique et en Polynésie
oriental. Les fran-
seuls agressifs, ce que certains expliquent par leur
(Ellen, 1999).
çaise.
animaux C’est cette dernière
terrestres ont tousrégion que nous
été apportés par nourriture,
Les chiens à étaient
base delaissés végétaux
en semi : restes
libertédeà
traiterons
les premiers ici. Polynésiens au cours de leurs fruits Tahiti de l’arbre
et dans les àÎles pain,
de ladeSociété,
noix de coco,
et étaient
migrations transocéaniques de l’ouest vers ignames… nourris par(Rey-Lescure,
leurs propriétaires. 1946) On ne trouve
l’est du Pacifique : le porc, le chien, et la que Parpeumanque de gibier, les
de descriptions chiens de
d’élevage n’étaient
chiens
volaille,
Le enlasus
chien dans du rat. alimentaire
consommation pas
dansutilisés pour laprimaires,
les sources chasse en pourtant
Polynésie un (Cook élé-
des Le porc
anciens étant réservé aux occasions céré- 1998),
Polynésiens ment àcommunl’exception auxdecultures
la Nouvelle-Zélande
polynésiennes
monielles, les chiens et les poules composaient où les relations
ancestrales (Oliverentre 1974) humains et chiens
qui seMeta-systems
retrouve dans- 18-08-12 19:0
laAvant
ystems - 18-08-12 19:03:54 l’arrivée
majeure partiedes premiers
des animauxPolynésiens,
terrestres il devaient
tout le être
Pacifiqued’un autre
sud ordre
sauf en
PU0186 du fait de
Nouvelle-Calé-
U002 leur- Oasys 19.00x
U002 - Oasys n’existait
19.00x pas
consommés àdeTahiti,
- Page mammifères
348 et parfois terrestres
les seuls surdans
les rôledonie,dansélevés l’approvisionnement
Dictionnaire à ladesfois pouralimentaires
cultures alimentaire
la nourriture et
- Quadrige dicos-po
res - Quadrigeîles isoléesîlesdu
certaines
dicos-poche Pacifique
polynésiennes
- Dynamic layoutoriental.
(Titcomb
145x × 200xLes seulsà (Ellen,
1969), 1999).
le prestige tiré de leur possession et de leur
animaux
l’exception terrestres
de l’île deontPâques
tous été apportés
et de Tongatapu par Les chiensDes
circulation. étaient laissés en de
gardiennages semi liberté
chiens sont à
les
où premiers
les chiensPolynésiens
étaient absents. au cours de leurs
L’absence de Tahiti et dansparmi
ainsi avérés les Îlesles de chefs
la Société, et étaientà
traditionnels
migrations
diversité entransocéaniques
matière de chair de d’animal
l’ouest vers ter- nourris
proximité par desleursmarae,
propriétaires.
lieux deOn ne trouve
culte où ils
l’est du etPacifique
restre, notamment : le deporc, le chien,
grands et la que
herbivores peudestinés
étaient de descriptions d’élevage
à être sacrifiés (Ferdon de chiens
1981).
volaille,
(Harris en 1987)sus adusansrat.doute été un facteur qui dans 349Dans les les
sources
cas où primaires,
les porcspourtant
étaient rares un élé- ou
a Le porclesétant
induit réservé aux
Polynésiens occasions
à manger céré-
du chien.348 ment commun
inexistants comme aux cultures
à Hawaii, polynésiennes
les chiens
monielles,
Le nom donné les chiens au etchien
les poules composaient
est similaire dans ancestrales
jouaient le(Oliver rôle du 1974)porcquiailleurs,
se retrouve dans
et étaient
la majeure partie des animaux terrestres tout le Pacifique
également nourrissud dessauf en Nouvelle-Calé-
produits de l’agricul- compter
astronomie consommés
toute à Tahiti,
la Polynésie : enetNouvelle-Zélande
parfois les seuls dans il se donie, élevésouà même
ture, bruts la foispréparés
pour la comme nourriture le poiet autant de
ion, Paris, certaineskuri,
nomme îles polynésiennes
à Samoa uli, (Titcombà Fidji koli, 1969),
et à le prestige
(purée du tiré
fruitdedeleur possession
l’arbre à pain)et pour de leur les seul festi
l’exception
Tahiti de l’île de Pâques
‘uri (Rey-Lescure 1946). et de Tongatapu circulation.engraisser (Handy Des gardiennages
& Handy de chiens
1972, Titcombsont
CORBEAU où les chiens étaient absents. L’absence de ainsi 1969).avérés
Plutôtparmi élevéslesenchefs libertétraditionnels
autour des à La per
diversité
Symbolique en matière
du chien de en chair d’animal– ter-
Polynésie. Le proximité
habitationsdes auxmarae,Îles de lieux de culte
la Société, où ils par les pr
ils l’étaient
de terroir ;
restre, apparaît
chien et notamment dans les de mythes
grands anciens
herbivores de étaient
à Hawaii destinés
sur des à être sacrifiés
terrains (Ferdon où
appropriés 1981).des sien ente
(Harris
toute la 1987)
Polynésie.a sans Ondoute
signale étéainsi
un facteur qui
l’existence Dansleur
abris les cas où lesconstruits
étaient porcs étaient pour rares ou nourrir u
qu’ils
àa Tahiti
induit d’un
les Polynésiens
dieu chien nommé à manger du chien.
Taahiti, et du inexistants
puissent y dormir comme(Oliver, à Hawaii,
2002). les chiens saux, ou
Le nom
dieu Irawanudonné en au chien est similaire
Nouvelle-Zélande, « pèredans
du jouaient Commele les rôle du porcils ailleurs,
porcelets, pouvaient et être
étaient
uti- grande ta
chien ». À Tahiti, il était censé protéger les lisés comme animaux de compagnie par les nous don
n est avé- hommes par son aboiement. Il faisait partie anciens Polynésiens, jusqu’à parfois allaiter la recett
romaine des offrandes des cérémonies hautement les chiots au sein à Tahiti, comme on le l’occasion
ndiennes sacrées, ou touchant à la survie du groupe, signale également à propos de Hawaii (Oliver, Tahiti :
l’Europe comme lors des cérémonies qui suivaient la 1974 ; Titcomb 1969). Ils jouaient dans ce cas « Il fall
n France mort du chef, ou encore dans le rite de conci- le rôle de « tétaïre », tétant les femmes dont la avait app
s canines liation ‘utu pendant lequel les deux partis production de lait était trop abondante voire quelques
& Denis, échangeaient deux jeunes chiens destinés à douloureuse (Pujol & Carbone, 1991). avions re
ndant la être engraissés puis consommés lorsque la que nou
t aujour- paix était conclue entre belligérants (Serra Un aliment réservé. – La viande de chien d’animau
u fait de Mallol 2010). était considérée comme supérieure à celle des elle nous
e animal
22 Les chiens présents à Tahiti à l’arrivée des porcs, et pouvait constituer la principale manger ;
pratiquée Européens sont décrits comme petits avec une viande lors des repas de cérémonie, ainsi que constater
lisés comme
anciens animaux jusqu’à
Polynésiens, de compagnieparfois par les nous
allaiter donne du
la recette danschien un passage
au four devenu
polynésienfameuxà
anciens
les chiots Polynésiens,
au sein àjusqu’à Tahiti,parfois on le lal’occasion
commeallaiter recette du d’unchien don fait au parfourune polynésien
cheffesse de à
les chiots
signale au seinà àpropos
également Tahiti, de comme on le l’occasion
Hawaii (Oliver, Tahiti : d’un don fait par une cheffesse de
signale également1969).
1974 ; Titcomb à propos de Hawaii
Ils jouaient dans ce cas Tahiti
(Oliver, « Il :fallait accepter les présents qu’elle nous
1974 ; Titcomb 1969). Ils jouaient dans dont
ce casla avait « Il fallait accepter
le rôle
leproduction
de « tétaïre
rôle de « tétaïre
», tétant
Dictio
de lait»,était
tétant nna
trop
les femmes
i re
les abondante d
femmes dont es voirec ultures
la avait
apportés,
al
apportés,
quelques ime
fruits ntles
à savoir
à àsavoir
pain,
:présents
aire
: et
un cochon,
undes
qu’elle
s bananes.
cochon,
nous
un chien,
un chien,
Nous
production
douloureuse de(Pujol
lait était trop abondante
& Carbone, 1991). voire quelques avions refusé fruitsleà chien, pain, etendes bananes.
donnant la Nous
raison
douloureuse (Pujol & Carbone, 1991). avions
que nous refusé le chien,
n’avions pasenbesoin
donnant de laceraison
genre
Un aliment réservé. – La viande de chien que nous n’avions
d’animaux ; cela parut pas l’étonner
besoin deun ce peu,genreet
était
Un considérée
aliment réservé. comme – supérieure
La viande àdecelle des d’animaux
chien elle nous dit ; cela queparut sa chairl’étonner
était très un bonne
peu, età
était
porcs,considérée
et pouvait comme supérieure
constituer la àprincipale
celle des elle manger
nous; nous
dit que eûmes sans tarder
sa chair était très l’occasion
bonne de à
porcs,
viande et lorspouvait
des repas constituer
de cérémonie, la principale
ainsi que manger constater ; nousqueeûmes cela était vrai, car,
sans tarder Monsieur
l’occasion de
viande
le mode lorsde des repastraditionnel
taxation de cérémonie, ainsiutilisé
le plus que constater
Banks ayant queacheté un panier
cela était de fruits
vrai, car, Monsieurparmi
lepour
mode lesdeoffrandes
taxation faites
traditionnel
aux chefs le plus utilisé Banks
et notam- lesquels se trouvait
ayant acheté un unepanier
cuisse de de fruits
chien parmiapprê-
pour
mentlesà offrandes
Hawaii, aux faites aux chefsetet ànotam-
Marquises tée pourseêtre
Wallis lesquels trouvaitmangée, plusieurs
une cuisse d’entre
de chien nous
apprê-
ment
(Handy à Hawaii,
& Handy, aux1972Marquises
; Milliet,et 1995).
à Wallis Du tée y goûtèrent
pour être mangée, et trouvèrent plusieursque d’entre
cette viande nous
(Handy
fait de & leurHandy,
relative1972 ; Milliet,
rareté et de 1995).
leur valeurDu yétait très estimable.
goûtèrent et trouvèrent Ils prirent
que donccette leviande chien
fait de leur importante,
d’échange relative rareté les etmammifères
de leur valeur d’Obiriha
ter- était et le firentIlsséance
très estimable. prirenttenante
donc le apprêter
chien
d’échange importante,
restres ne faisaient les mammifères
pas l’objet d’une consom- ter- d’Obiriha
par quelques et le naturels
firent séancede latenante
façon suivante
apprêter :
restres
mationnequotidienne
faisaient pas : ill’objet
s’agit d’une consom-
d’aliments « de par ils firent
quelques d’abord naturels dansdelalaterrefaçon unsuivante
trou pro- :
mation quotidienne
luxe », réservés à une : ilélite
s’agitou d’aliments
à des occasions « de ils fond d’und’abord
firent pied environ, dans la et terre
y allumèrent
un trouun feu
pro-
luxe », réservés
rituelles à une élite ou au
de consommation à des occasions
cours festins fond dansd’un
lequel pied ils environ,
firent chauffer quelquesun
et y allumèrent petites
feu
rituelles
qui suivaientde consommation
les cérémoniesaureligieuses cours festins(Tit- danspierres.
lequel Pendant
ils firent ce temps
chauffer on quelques
étrangla le chien
petites
qui
comb,suivaient
1969). les cérémonies religieuses (Tit- pierres. et on lui arrachaceles
Pendant poilson
temps enétrangla
le plaçant à plu-
le chien
comb, 1969).
Potentiellement émanation d’un esprit, le etsieurs on luireprises
arrachasur les le feu,enetle ilplaçant
poils arriva ààplu- être
Potentiellement
chien émanationund’un
était essentiellement esprit,céré-
élément le sieurs
aussi propre
reprisesque sursileonfeu, l’avait
et iléchaudé
arriva à l’eau être
chien
monial étaitet essentiellement
sacrificiel à Tahiti un élément
ou aux céré- Mar- aussi bouillante,
propre on quelesivida et les échaudé
on l’avait entraillesà furent l’eau
monial
quises. et sacrificiel à Tahiti ou aux Mar- bouillante, parfaitement onlavéesle vida avecet tout le reste, etfurent
les entrailles aussi-
quises. tôt que le trou
parfaitement lavéesetavec les tout
pierres
le reste,furent assez
et aussi-
Modes de préparation traditionnels.. – Lors tôt chauds,
que on le éteignit
trou et lelesfeupierres et on laissa
furentuneassez par-
deModes
la préparation
de préparationdu chien, l’animal était
traditionnels.. – Lors tie des pierres
soi- chauds, on éteignit au fondle feuduettrou. Sur ces
on laissa unepierres
par-
de la préparation
gneusement du chien,
tué, par l’animalou
strangulation était soi- tie
étouffe- ondesposa des feuilles
pierres au fondvertes,du trou. et Sur
sur cesces pierres
feuilles
gneusement
ment, pour tué, par strangulation
préserver intact son corps, ou étouffe-
avant on le chien,
posa des les feuilles
boyaux vertes,par-dessus,et sur etcesle tout
Meta-systems fut
feuilles - 18-08-12 19:0
ment, pour
d’être19:03:54
systems - 18-08-12 enduit préserver
de son sangintactetson lui corps,
donneravantainsi lerecouvert
chien, lesdeboyaux feuillespar-dessus,
; après
PU0186quoi et lele U002
trou fut
tout fut- Oasys 19.00
U002 - Oasys d’être enduit
la couleur
19.00x de 349
- rouge
Page son sang
sacrée, puiset cuit
lui donner
dans unainsi parfaitement
four recouvert Dictionnaire refermé
de feuilles avec du
des ;cultures
après quoiterreau.
le trou
alimentaires -Après
fut
Quadrige dicos-po
res - Quadrigeladucouleur
lieu derouge
dicos-poche culte sacrée,

- Dynamic avait puis
lieucuit
layout dans un four
la cérémonie,
145x × 200x être resté ainsi
sur parfaitement quatre avec
refermé heures, du le four – c’est
terreau. Aprèsle
duunlieu
feu dedédiéculte où avait
avant lieu la
d’inviter lescérémonie,
dieux au repas sur être motresté
qui convient
ainsi quatre – fut ouvert
heures, le et
four on–en sortit
c’est le
un feu dédié
(Ferdon, avant d’inviter les dieux au repas mot
1981). le chien, entier et –cuit
qui convient fut àouvert
point.et » (Cook
on en sortit1998 :
(Ferdon,
Le chien 1981). était également utilisé comme le48-49). chien, entier et cuit à point. » (Cook 1998 :
Le chien
viande était également
cérémonielle aux îlesutilisé Samoa commeet à 48-49). Après un premier mouvement de refus qui
viande
Hawaii,cérémonielle
de façon encore auxplus îlesimportante
Samoa etqu’à à étonne
Après un
CYNOPHAGIE la premier
cheffesse,mouvementCook et de ses refus
hommes qui
Hawaii,
Tahiti, et desa façon
chairencore plus importante
constituait la viande qu’à étonne
princi-
CYNOPHAGIE acceptent la par obligation
cheffesse, Cookrituelle
et sesle hommesdon qui
Tahiti,
pale àetl’occasion
sa chair constituait
de ces festins la viande: onprinci- leur est fait
a pu acceptent par :obligation
ils choisissentrituelle de lefaire
don cuire qui
pale à l’occasion de ces festins : on a pu leur est fait : ilsle choisissent
immédiatement chien plutôtde quefaire cuire
le cochon temples,
l’agricul- compter jusqu’à quatre cents chiens rôtis avec qui fait également partie du présent. Une fois Le nouve
me le poi autant de porcs et de poissons au cours d’un la cuisson terminée, et ayant goûté à une son influ
pour les seul festin (Ellis, 1972). viande jugée dégoûtante dans leur pays d’ori- nelles et
Titcomb gine, les hommes de Cook en apprécient alors la vie qu
tour des La perception de la consommation de chien la saveur : « Tous ceux qui en avaient goûté Le car
l’étaient par les premiers Européens. – Le four polyné- déclarèrent qu’ils n’avaient jamais mangé profané
s où des sien enterré ou ahima’a était d’usage pour viande plus savoureuse, et que, désormais, ils sous l’inj
ur qu’ils nourrir un nombre important de commen- ne mépriseraient plus la viande de chien » ment le
saux, ou pour la cuisson d’un animal de (Cook 1998). gion : la
être uti- grande taille, comme les chiens. Cook (1998) Sydney Parkinson (1984) rapporte la même là réserv
e par les nous donne dans un passage devenu fameux anecdote, en modérant toutefois l’enthou- rituelle d
s allaiter la recette du chien au four polynésien à siasme culinaire de Cook : « I ate a little of it ; même m
me on le l’occasion d’un don fait par une cheffesse de it had the taste of coarse beef, and a strong îles Aust
i (Oliver, Tahiti : disagreeable smell ; but Captain Cook, Armelag
ns ce cas « Il fallait accepter les présents qu’elle nous Mr. Banks, and Dr. Solander, commended it naires ét
s dont la avait apportés, à savoir : un cochon, un chien, highly, saying it was the sweetest meat they consomm
nte voire quelques fruits à pain, et des bananes. Nous had ever tasted ; but the rest of our people ou tapu
). avions refusé le chien, en donnant la raison could not be prevailed on to ate nay of it », et Tahitiens
que nous n’avions pas besoin de ce genre précise que les Tahitiens tirèrent ensuite les viande d
de chien d’animaux ; cela parut l’étonner un peu, et boyaux, les mirent sur des pierres chaudes, et îles Sam
celle des elle nous dit que sa chair était très bonne à dès qu’ils furent grillés, les mangèrent avec s’appuye 23
rincipale manger ; nous eûmes sans tarder l’occasion de avidité. (Serra M
itMr.
hadBanks,
the tasteand of Dr.coarse
Solander,beef,commended
and a strongit îles Australes
naires était nonet à seulement
Hawaii (Ellis, 1972 ; Farb &
de désacraliser la
highly, saying smell
disagreeable it was ; the
but sweetest
Captainmeat they Armelagos,
Cook, consommation 1985).
de la L’objectif des mission-
tortue, nourriture sacrée
had Banks,
Mr. ever tasted and ;Dr. butSolander,
the rest commended
of our people it naires
ou tapu étaitparnonexcellence,
seulementmais de désacraliser
d’obliger les la
could not
highly,
précise
had
saying
everque
be prevailed
it was the
les ;Tahitiens
tasted
on sweetest
but the rest Cynophagie
to ate naymeat
tirèrent
of our
of itthey
ensuite
», et consommation
people les ou
Tahitiens à renoncer
viandetapudeparchien
de la tortue,
excellence,
comme cela
nourriture sacrée
à la consommation
maisa étéd’obliger
de
les
le cas aux
boyaux, notles bemirent sur on
destopierres
could prevailed
C h rchaudes,
ate nay
isto p het
of it », et
e S Tahitiens
eîles M aàllol
rra Samoa, renoncer
sans àpouvoir la consommation
pour autant de
dès qu’ils
précise quefurent grillés, les
les Tahitiens mangèrent
tirèrent ensuiteavec les viande
s’appuyer de chien
sur lescomme
Évangiles celamuets
a étésurle cas aux
ce point
avidité. les mirent sur des pierres chaudes, et îles
boyaux, (SerraSamoa,
Mallol, sans2010).pouvoir
L’absencepour autant
de cynopha-
dèsUne qu’ilsfoisfurent
l’interdit européen
grillés, franchi, avec
les mangèrent plus s’appuyer
gie a souventsur les Évangiles
ainsi été invoquée muetscomme
sur ce point
argu-
avidité.
par nécessité que par réelle envie, les naviga- (Serra ment du degré2010).
Mallol, supérieur
L’absencede civilisation
de cynopha- des
Unebritanniques
teurs fois l’interdit européen
trouvent franchi,
la viande plus gie
de chien sociétés occidentales
a souvent ainsi été(Milliet
invoquée 1995).
comme argu-
par nécessitéetque
délicieuse, la par réelle
placent » au envie, les naviga-
premier rang ment Du du point de vue
degré des premiers
supérieur missionnaires
de civilisation des
teurs
aprèsbritanniques trouvent la viande
les agneaux d’Angleterre » (Cook de 1998). on passe
chien sociétés d’une société
occidentales (Millietpolynésienne
1995). vue
délicieuse,
L’agréable et la placentgustative
surprise » au premier rang
qu’éprouve comme
Du point idéale,
de vue paradisiaque,
des premiersdu « bon sau-
missionnaires
après
Cookles enagneaux
goûtant d’Angleterre
au chien ne fait » (Cook
pour 1998).
autant on vagepasse
», à une d’unevision d’une polynésienne
société société déstructu-vue
L’agréable
pas disparaître surprise gustativeeuropéens
les habitus qu’éprouve rée, anarchique,
en comme aux modes de du
idéale, paradisiaque, vie ««barbares
bon sau-»
Cook
matière en animale,
goûtant au chien ne
comme en fait pour autant
témoigne l’épi- vageet « païens
», à une», jusque
vision dans
d’uneles détailsdéstructu-
société de la vie
pas
sode disparaître
moins connulesoùhabitus malade européens
à bord de son en rée, quotidienne,
anarchique, et aux
l’alimentation
modes de vie en «particulier
barbares »:
matière
navire, Cook animale, (1998) commedemande en témoigne
qu’on lui l’épi-
fasse et il «s’agissait
païens », de fairedans
jusque des les Tahitiens,
détails de après les
la vie
sode
cuire moins
le chien connu où d’un
favori malade de àses
bord Indiens et leset Kanaques,
de son: quotidienne,
hommes l’alimentation des en« mangeurs
particulierde:
navire,
« Quand Cook (1998) demande
je commençai qu’on lui
à me rétablir vio- ilchiens
[defasse » (Serra
s’agissait de Mallol,
faire des2010). Tahitiens, après les
cuire
lenteslecoliques],
chien favori d’un favori
un chien de sesqui hommes
apparte-: Indiens Les normes occidentales
et les Kanaques, des «véhiculées
mangeurs de au
«nait
Quand je commençai
à monsieur Forsteràfut meoffert
rétablir
en [de cours »des
vio- chiens
sacrifice XIXeMallol,
(Serra et XXe 2010).
siècles par les classes
lentes
à moncoliques],
estomac fragile.un chien Nousfavori absolu- dirigeantes
qui apparte-
n’avions Les normes tahitiennes
occidentales se sont diffusées au
véhiculées en
e e
nait
mentà aucune
monsieur Forster
autre viandefut fraîche
offert enà sacrifice
bord, et cours s’adaptant
des XIXdans etlaXX société
siècles polynésienne,
par les classes par
àjemon
pouvaisestomac manger fragile.
de saNouschair,n’avions
et du bouillon une forme tahitiennes
absolu- dirigeantes de contrôlesesocial sont basée sur en
diffusées le
ment
qu’onaucune
en faisait, autre viande
alors que fraîche à bord,sup-
je ne pouvais « savoir-vivre
et s’adaptant » à la
dans l’européenne, qui touchait
société polynésienne, parà
je pouvais
porter manger
le goût de riende sa chair,; et
d’autre du je
ainsi puisais une
bouillon la fois les aliments
forme de contrôle consommés et leursur
social basée mode le
qu’on en faisait, et
de la nourriture alors
des que
forcesje ne
danspouvais sup- «de
un aliment consommation
savoir-vivre et d’obtention.
» à l’européenne, qui touchait -à 18-08-12 19:0
Meta-systems
porter
qui auraitle goût de rien
soulevé le d’autre
cœur de; ainsi je puisais
la plupart des la fois les aliments consommés PU0186et leur mode- Oasys 19.00
U002
de
systems - 18-08-12 la nourriture
Européens,
19:03:54tellement et des ilforces
est vraidansque aliment de consommation
unnécessité Dictionnaire des et d’obtention.
cultures alimentaires - Quadrige dicos-po
U002 - Oasys qui aurait
loi ». -soulevé
fait19.00x Page 350le cœur de la plupart des La consommation de chien aujourd’hui
res - QuadrigeEuropéens,
dicos-pochetellement
- Dynamicillayout est vrai145xque nécessité
× 200x en Polynésie française
faitLeloinouvel
». ordre chrétien. – Après les pre- La consommation de chien aujourd’hui
miers contacts avec les navigateurs, les Tahi- en Polynésie Une consommation
française jugée illégale.. – La
tiens voient ordre
Le nouvel s’installer
chrétien. – Après les pre-
les missionnaires qui viande de chien est interdite de consomma-
miers
ont pourcontactsmission aveccivilisatrice
les navigateurs, les Tahi-
de christianiser tion
351Uneenconsommation
Polynésie française jugée depuis
illégale..1959
– Lacar
tiens voient s’installer
les autochtones. Sur les les ruines
missionnaires
des anciens jugée viande
qui viande de chien« répugnante
est interdite» de parconsomma-
les textes
ont
lieuxpour mission
de culte civilisatrice
s’élèvent dès 1820 de les
christianiser
nouveaux 350 règlementaires,
tion en Polynésie aliment
française « n’entrant
depuis 1959pas nor-
car
les autochtones. Sur les ruines des anciens jugée malement viandedans « répugnante
l’alimentation» par humaine
les textes », tue plus
lieux de culte s’élèvent dès 1820 les nouveaux règlementaires, assertion répondant aliment « n’entrant pas cultu-
au comportement nor- de conso
e cochon temples, faits de chaux et de blocs de corail. rel métropolitain pourtant reprise par les des ména
Une fois Le nouvel ordre chrétien commence à exercer législateurs polynésiens dans un souci de nor- font pas
té à une son influence sur les pratiques organisation- malisation sociale et culturelle. D’après les L’une
ays d’ori- nelles et institutionnelles mais également dans textes, ces viandes doivent être saisies et constitué
ient alors la vie quotidienne des Tahitiens. détruites, et les personnes en cause font l’objet moyenne
ent goûté Le caractère sacré de certains aliments est d’une amende au montant peu élevé. missariat
s mangé profané par leur consommation publique Le texte initial a été modifié par une nou- des pop
rmais, ils sous l’injonction des missionnaires, et notam- velle délibération qui omet de citer la viande aériens
e chien » ment le rite le plus sacré de l’ancienne reli- de chien en tant que telle, sans non plus la enquêtes
gion : la consommation de la tortue, jusque- lister dans « les animaux dont la chair est des- tuées en
la même là réservée aux chefs après une préparation tinée à être livrée au public en vue de la Tureai (a
l’enthou- rituelle dans l’enceinte même du temple. Le consommation (…) et présentés à la vente », pourtant
ttle of it ; même moyen est utilisé en 1820 à Rurutu aux et qui doit être contrôlée par les services vété- rurale de
a strong îles Australes et à Hawaii (Ellis, 1972 ; Farb & rinaires. La précision de la destination com- de 10 gr
n Cook, Armelagos, 1985). L’objectif des mission- merciale est importante, puisque le texte sur un to
mended it naires était non seulement de désacraliser la précise « les animaux destinés en totalité à la retrouve
meat they consommation de la tortue, nourriture sacrée consommation familiale peuvent être exemp- de viand
ur people ou tapu par excellence, mais d’obliger les tés de cette inspection ». On peut ainsi déduire totale de
of it », et Tahitiens à renoncer à la consommation de de ce texte que la viande de chien destinée à « autre v
nsuite les viande de chien comme cela a été le cas aux la consommation familiale est autorisée par officielles
audes, et îles Samoa, sans pouvoir pour autant défaut, la référence au caractère « répugnant » Devan
rent avec s’appuyer sur les Évangiles muets sur ce point de la viande de chien étant désormais aban- « surviva
(Serra Mallol, 2010). L’absence de cynopha- donnée, si les conditions de mise en œuvre et publique
plus gie a souvent ainsi été invoquée comme argu- notamment l’abattage sont respectées. Il faut missions.
chi, 24
s naviga- ment du degré supérieur de civilisation des attendre 2006 pour qu’un arrêté du Conseil mentaire
tés de cette
précise « les inspection ». On peut
animaux destinés en ainsi déduire
totalité à la retrouve
totale dedoncviande,bien cette pudiquement
définie proportion decomme 30 %
de ce texte quefamiliale
consommation la viandepeuventde chien destinée
être exemp-à de viande
« autre viandecanine
» dansdans la consommation
les enquêtes statistiques
la de
tés consommation
cette inspection familiale
». On peut est autorisée
ainsi déduire par totale de viande, définie pudiquement comme
officielles.
défaut,
de la référence
ce texte que la viande au caractère
de chien « répugnant
destinée à» « autre Devantviandece »qui dans estlesconsidéré
enquêtes comme
statistiques une
deconsommation
la la viande deDictio chien étant
familiale nna désormais
est autorisée
i re d esaban-
parc officielles.
« survivance
ultures al ime culturelle
nt aire », s les autorités
donnée,lasiréférence
défaut, les conditions de mise
au caractère en œuvre et
« répugnant » Devant s’en
publiques ce qui est considéré
tiennent comme
au strict cadre une
de leurs
notamment
de la viande l’abattage
de chien étant sont respectées.
désormais Il faut «missions.
aban- survivance Ainsi,culturelle
le Bureau », de les autorités
la Qualité Ali-
attendresi2006
donnée, pour qu’un
les conditions de arrêté
mise enduœuvre Conseilet publiques
mentaire et s’en
detiennent
l’Actionau strict cadre
Vétérinaire dude leurs
Service
des Ministres
notamment mette ensont
l’abattage application
respectées. cette du Développement
déli- missions.
Il faut Ainsi, le Bureau Rural, de la enQualité
chargeAli- de
bération 2006
attendre pourpour préciser
qu’unlesarrêtéconditions
du Conseil l’inspection
tech- mentaire et desanitaire
l’Actiondes denrées animales,
Vétérinaire du Service se
niques
des de misemette
Ministres en œuvre des denréescette
en application animales
déli- du limite à vérifier les conditions
Développement Rural, end’abattage
charge des de
pour leurpour
bération vente. Mais les
préciser outre les conditions
conditions viandes vendues
tech- l’inspection pourdes
sanitaire consommation
denrées animales, humaine se
générales
niques de mise d’installation,
en œuvre des d’équipement
denrées animales dans la
et limite restauration
à vérifier commerciale,
les conditions la vente
d’abattage desà
d’hygiène,
pour leur il n’est Mais
vente. fait aucune
outre référence
les conditions emporter
parti- viandes et à l’exportation,
vendues pour consommation à partir des décla-
humaine
culière à lad’installation,
générales viande de chien, sinon la seule
d’équipement et dansrations fournies parcommerciale,
la restauration les commerçants la vente eux-à
référence aux
d’hygiène, « denrées
il n’est qui neréférence
fait aucune sont pas recon- mêmes. Le
parti- emporter et Bureau ne possède
à l’exportation, pas de
à partir desmoyens
décla-
nues propres
culière à la viandeà la consommation
de chien, sinon humaine
la seule». de contrôle
rations au-delà
fournies pardesles documents
commerçants de déclara-
eux-
Malgréaux
référence l’existence
« denréesdequi la ne
réglementation
sont pas recon- tion à l’importation
de mêmes. Le Bureau ne et à l’exportation
possède pas de moyens ou à
1959,propres
nues les autorités publiques locales,
à la consommation humaine consti-
». l’abattoir,
de contrôle et les infractions
au-delà des documents constatées
de déclara- sont
tuées
Malgré en grande
l’existence majorité et jusqu’à peu de
de la réglementation de tionorientées vers la gendarmerie.
à l’importation Des contrôles
et à l’exportation ou à
métropolitains
1959, les autorités expatriés,
publiques ont locales,
fait peu consti- sont également
de cas l’abattoir, et leseffectués
infractions pourconstatées
vérifier quesont des
de la en
tuées consommation
grande majorité de chien, qu’ils considé-
et jusqu’à espèces protégées
peu de orientées ne font pas l’objet
vers la gendarmerie. de déten-
Des contrôles
raient comme expatriés,
métropolitains une subsistance
ont fait peu d’anciennes
de cas sont tion également
et de commercialisation,
effectués pour vérifier en vertu qued’un
des
habitudes
de jugées « traditionnelles
la consommation de chien, qu’ils ». considé-
Mais la espècesarrêté seprotégées
basant sur nelefont
récent
pascode de de
l’objet l’environ-
déten-
référence
raient à la consommation
comme une subsistance de chien n’appa- tion
d’anciennes nement.
et deLescommercialisation,
amendes existantesen ne vertu
concernent
Meta-systems d’un- 18-08-12 19:0
raît que rarement
habitudes en tant que telle
jugées « traditionnelles dans les
». Mais d’ailleurs
la arrêté pas lesur
se basant type de viande
le récent codesaisi,
PU0186 mais les- Oasys 19.00x
de l’environ-
U002
documents
référence
ystems - 18-08-12 à laofficiels
19:03:54 consommationdepuis cette de chiendate.n’appa- conditions
Ainsi, nement. d’abattage,
Les amendes
Dictionnaire l’animal
existantes
des cultures ne devant
concernent
alimentaires être
- Quadrige dicos-po
U002 - Oasys une19.00x
raît enquête
que sur351
rarement
- Page leenbudget
tant quedes ménages
telle danspoly- étourdi correctement
les d’ailleurs pas le type deetviande tué sans saisi,souffrance
mais les
nésiens
es - Quadrigedocuments
dicos-poche réalisée en 1966-67
officiels
- Dynamic depuis établit
layout cette
145x ×date.le montant
200x inutile. De lad’abattage,
Ainsi, conditions même façon, le Centre
l’animal d’Hygiène
devant être
des enquête
une dépensessur moyennes
le budget pardes mois et par poly-
ménages et de Salubrité
unité étourdi Publique
correctement et de
tuélasans
Direction locale
souffrance
de consommation
nésiens réalisée en pour 1966-67 la viande,
établit le enmontant
donnant inutile.de la Santé
De laavoue
mêmeson impuissance
façon, le Centreàd’Hygiène
intervenir
le détail
des pourmoyennes
dépenses le mouton par et mois
l’agneau,
et parle unité
bœuf et endematière de consommation
Salubrité Publique de la de chien, sauf
Direction localesur
et consommation
de le veau, le porc,pour les volailles,
la viande,laen charcuterie
donnant de commission
la Santé avoue
CYNOPHAGIE du Procureur
son impuissance de la àRépublique
intervenir
leet détail
les abats,
pour le maismoutonen considérant
et l’agneau,un poste en
le bœuf quimatière
ne concerne que les violences
de consommation de chien,faites aux
sauf sur
« autres
et le veau,viandes
le porc,etles non précisésla»CYNOPHAGIE
volailles, animaux. du Procureur de la République
qui consti- commission
charcuterie
et les abats, mais en considérant un poste quiLa neconsommation
concerne que de les chien est pourtant
violences faites aux de de certain
« autres viandes et non précisés » qui consti- animaux. notoriété publique, certaines roulottes sont cultures
maine », tue plus de 30 % du total. Les autres enquêtes réputées pour en vendre, mais avec discrétion, nantes, e
nt cultu- de consommation alimentaire ou de budget sans l’inscrire sur leur carte de menus, et les longue p
par les des ménages réalisées localement depuis ne la commerçants prennent la précaution de n’en le cas ave
i de nor- font pas non plus apparaître. proposer qu’aux personnes de connaissance propos d
après les L’une des rares exceptions notables est (Serra Mallol, 2010). De même, les prépara- chien.
aisies et constituée par les rations alimentaires teurs de viande de chien prennent un soin La via
nt l’objet moyennes établies par les services du Com- particulier à ne pas attirer l’attention sur eux, aux autre
missariat à l’Énergie Atomique pour le suivi afin de ne pas tomber sur le coup de la protec- et le po
une nou- des populations après les essais nucléaires tion animale et du Code pénal. observée
a viande aériens menés entre 1966 et 1974. Deux Des associations de défense des animaux, entre 10
n plus la enquêtes alimentaires et nutritionnelles effec- créées par des métropolitains résidant en occasion
r est des- tuées en 1965 et 1985 auprès d’adultes à Polynésie française, luttent depuis peu contre mois à d
ue de la Tureai (archipel des Tuamotu) et Tahiti font la consommation et la commercialisation de mateurs
vente », pourtant apparaître à Tureia et dans la zone la viande de chien en Polynésie, en s’appuyant mation c
ces vété- rurale de Tahiti une consommation moyenne sur la réglementation existante, et en centrant polynésie
on com- de 10 grammes par jour de viande de chien leur argumentation sur les tortures dont lière il y
le texte sur un total de trente grammes de viande. On feraient l’objet les bêtes pour leur mise à mort 1955), et
alité à la retrouve donc bien cette proportion de 30 % mais en mélangeant à tort les phases de la dont son
e exemp- de viande canine dans la consommation préparation (en prétendant que le chien est tahitiens
i déduire totale de viande, définie pudiquement comme ébouillanté avant que d’être tué), et en 2010).
estinée à « autre viande » dans les enquêtes statistiques arguant des conditions sanitaires dans les- En Po
risée par officielles. quelles l’abattage est réalisé, n’étant pas sou- contemp
ugnant » Devant ce qui est considéré comme une mis à contrôle puisque interdit. Un des aux seul
ais aban- « survivance culturelle », les autorités arguments également utilisé est l’impact que populatio
œuvre et publiques s’en tiennent au strict cadre de leurs la consommation de chien, ou du moins son notait dé
s. Il faut missions. Ainsi, le Bureau de la Qualité Ali- image, pourrait avoir sur les représentations les jeune
Conseil mentaire et de l’Action Vétérinaire du Service des touristes étrangers, principale source de chien, qu
ette déli- du Développement Rural, en charge de revenus propres du Territoire (Serra Mallol, provocat 25
ns tech- l’inspection sanitaire des denrées animales, se 2010). chent vis
arguments
mis à contrôleégalement puisqueutiliséinterdit.
est l’impactUn quedes aux seuls habitants
population de souche.des IgorTuamotu
de Garine parmi(1981) la