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mémento de mathématiques pour les ECE1

Abdellah Bechata

Résumé

L’objectif de ce mémento est de permettre aux élèves de première année des classes préparatoires aux Ecoles de Commerces, option économique, d’avoir un résumé com- plet et compact du cours de mathématiques. Il ne peut être en aucun cas un rem- plaçant du cours mais seulement un complément (le cours permettant la lecture des preuves, l’utilisation d’exemples, de contre-exemples, de remarques, etc., ce que ne permet pas le mémento). Son seul (et essentiel) intérêt réside dans la possibilité d’ob- tenir rapidement un ou plusieurs théorèmes et autres définitions, afin de se rafraichir la mémoire lors de la résolution d’un exercice, la préparation d’un devoir ou de la révision en vue des concours. J’espère qu’il répondra efficacement à ce besoin. Pour ce faire , j’ai décidé d’intro- duire une table des matières et les différents types d’information (définitions, lemmes, propositions, théorèmes, méthodes, etc.) disposent de présentations visuelles claire- ment distinctes afin d’accélerer la recherche d’information. Si vous avez de remarques ou critiques à faire sur ce travail, n’hésitez pas à m’en faire part en m’envoyant un mail. Pour cela, accéder à mon sit e web www.mathematiques.fr.st et cliquer sur "vos commentaires" en bas de la barre de gauche .

1

mémento ECE1

TABLE DES MATIÈRES

Table des matières

1 Outils élémentaires de mathématiques

 

3

2 Généralités sur les fonctions

 

5

3 Limites

7

4 Comparaison locale des fonctions

 

9

5 Continuité

12

6 Dérivabilité.

13

7 Théorèmes de bijection

 

15

8 Fonctions de classe C k .

15

9 Intégration

17

10 Suites réelles

20

10.1 Généralités sur les suites

 

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20

10.2 Comparaison des suites

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22

10.3 Plan d’études des suites du type u n+1 = f (u n )

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23

11 Séries numériques

 

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12 Fonctions numériques de deux variables réelles

 

25

12.1 Le plan R 2

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25

12.2 Fonctions numériques de deux variables réelles

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13 Systèmes d’équations linéaires

 

28

14 Matrices

30

14.1 Généralités sur les matrices

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30

14.2 Matrices carrés

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32

14.3 Matrices inversibles .

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33

14.4 Systèmes linéaires et matrices

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34

15 Dénombrement

35

16 Probabilités sur un ensemble fini

 

37

16.1 Généralités

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37

16.2 Probabilités conditionnelles

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39

17 Variables et vecteurs aléatoires finies

 

40

17.1 Généralités

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40

17.2 Moments d’une var finie

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17.3 Couple de variables aléatoires

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17.4 Indépendances de deux variables

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44

18 Lois discrètes finies usuelles

 

45

19 Probabilités sur un ensemble discret dénombrable

 

47

20 Variables et vecteurs aléatoires discrètes dénombrables

 

48

20.1 Généralités

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20.2 Moments d’une var discrète infinie

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20.3 Loi d’un vecteur aléatoires discrets infinis

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20.4 Indépendances de deux var

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21 Lois discrètes infinies usuelles

 

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mémento ECE1

1 OUTILS ÉLÉMENTAIRES DE MATHÉMATIQUES

1 Outils élémentaires de mathématiques

Le symbole signifie "pour tout (tous)" et le symbole " il existe".

N désigne l’ensemble des nombres naturels c’est-à-dire N = {0,1,2, }.

Z désigne l’ensemble des nombres relatifs c’est-à-dire des e ntiers naturels ainsi que leurs opposés.

Q désigne l’ensemble des nombres rationels c’est-à-dire des fractions dont le numérateurs et le dénomina- teurs sont des nombres entiers relatifs.

2003 appartient à Q, par contre 2 n’est pas un nombre rationnel car 2 n’est pas un

Par exemple : 2002

3

entier relatif.

R désigne l’ensemble des nombres réels c’est-à-dire de tous l es nombres que vous avez rencontré dans votre

scolarité. Par exemple : 2, 13,

2002

2003 , 3 2

, π, e 6 etc.

Définition :

Soient E un ensemble, A,B deux sous-ensembles de E et x un élément de E. On note

A si l’élément x appartient à A.

/ A si l’élément x n’appartient pas à A.

A B si tout élément de A est un élément de B c’est-à-dire x A alors x B.

A B s’il existe un élément y de A qui ne soit pas un élément de B c’est-à-dire il existe

x

x

y A tel que y / B.

L’ensemble noté est appelé ensemble vide et est constitué d’aucun élément.

Définition :

Une application f est la donnée de deux ensembles A et B et d’une correspondance qui à tout élément x de A associe un élément de B qui est traditionnelement noté f (x).

L’application f se note f :

L’ensemble A est appelé l’ensemble de départ de f et B est l’ensemble d’arrivée de f . f (x) se nomme l’image de f par x et si b = f (a) on dit que a est un antécédent de b par f.

x A → → f (x) B ou, s’il n’y a pas d’ambiguité possible, x f (x).

f

Définition :

Soient une application f :

x A → → f (x) B , X un sous-ensemble de A et Y un sous-ensemble de B.

f

(X ) = {f (x), x X } désigne l’ensemble image direct de X par f. Il s’agit de l’ensemble

des images de tous les éléments de X par f.

f 1 (Y ) = {b B tel qu’il existe a A avec f (a) = b } désigne l’image réciproque de Y par f. Il s’agit de l’ensemble des antécédents de tous les éléments de Y par f.

Définition :

Soit n et m deux entiers. On désigne par [[ n,m ]] l’ensemble des entiers compris entre n et m. Lemme :

Il y a n nombre entier dans l’ensemble [[1 ,n ]] et plus généralement, il y a n m + 1 entier dans l’ensemble [[ n,m ]] .

Définition :

Soient a 0 ,a 1 , ,a

La notation symbolique

k = 0 à n des a k ".

Plus généralement, si a n ,a n+1 , m sont des nombres réels.

La notation symbolique

de k = n à m des a k ".

n (n + 1) nombres réels.

n

k =0

m

k = n

a k désigne la somme a 0 + a 1 + · · · + a n et elle se prononce "somme de

,a

a k désigne la somme a n + a n+1 + · · · + a m et elle se prononce "somme

mémento ECE1

1 OUTILS ÉLÉMENTAIRES DE MATHÉMATIQUES

Remarque :

n

"L’entier" k est ce que l’on appelle l’indice de sommation de la somme

c’est-à-dire que l’on peut la noter k,j,α ou encore à l’aide de toute lettre que l’on souhaite. Par exem ple, en

utilisant la définition du symbole Σ , il est immédiat que

Lemme :

Soient n,m deux entiers et a n ,a n+1 , m et b n ,b n+1 , m des nombres réels. Alors on a

a k . Il s’agit d’une variable muette

k =0

n

α= l

n n

k = l

a k =

j =

l a j =

a α .

n α = l n n k = l a k = j = l a

,a

,b

 

m m

 

m

1.

(a k + b k ) =

a k +

b k .

k

= n

k

= n

k = n

 

m

m

m


2.

(a k b k ) =

a k

b k .

 

k = n

k = n

k = n

3. Pour tout nombre réel λ,

m m

k

= n

λa k = λ

k

= n

a k .

4. Relation de Chasles. Pour tout entier positif l, on a :

m

+ l

k

= n

a k =

m

k

= n

a k +

k

l

= m +1

a k .

Remarque :

Dans la formule de factorisation 3, il faut comprendre que λ ne doit pas dépendre de l’indice de sommation (ici il s’agit de k ). Par contre, il peut très bien dépendre d’autres paramètres (n,m,a, ).

très bien dépendre d’autres paramètres ( n,m,a, ) .   Proposition (Sommes remarquables) :    
 

Proposition (Sommes remarquables) :

 
     

Soit n un entier positif. Alors on a les égalités suivantes :

 
 

1.

k = n(n + 1)

n

2

et

k 2 = n(n + 1)(2n + 1)

n

6

 

.

 

k

=1

k

=1

 

2. Pour tout nombre réel q différent de 1, on a

q k = 1 q n+1

n

 

.

 

k

=0

1 q

 

Proposition (Changement de variable) :

 
     

Soient l,n,m des entiers et a n+ l ,a n+ l +1 , m + l des nombres réels.

,a

 

m

m

+ l

Alors

a k + l =

n+ l a k (on dit que l’on a fait le changement de variable j = k + l ).

=

 

k

= n

k

Exemple : Simplifier

k 2 + k 2

10

k =4

k 2

en utilisant le changement de variable j = k 2.

On adopte la méthode mnémotechnique suivante : On pose j = k 2 alors k = j + 2, ce qui nous donne

k 2 − k − 2 = (j + 2) 2 − (j + 2)
k 2 − k − 2 = (j + 2) 2 − (j + 2) − 2 = j 2
+ 3j
= j − 3.
k
− 2
j
j
k 2 + k − 2
10
8
D’autre part, quand k = 4, alors j = 2 et quand k = 10 alors j = 8 donc
=
k − 2
=2 (j + 3)
j
k =3
Théorème (Principe de récurrence) :
Soit n 0 un entier positif. Supposons avoir défini pour tout entier n n 0 , une propriété
P n .
Si P n 0 est vraie et si ∀n n 0 , P n est vraie implique P n+1 alors ∀n n 0 la propriété P n
est vraie .

Remarque :

La propriété P n se nomme la propriété P au rang n. La vérification de la véracité de P n 0 s’appelle l’initialisation

de la récurrence.

Exemple : Montrer que n 0, 2 n n + 1. On pose P n : ”2 n n + 1”. Initialisation : n = 0. 2 0 = 1 0 + 1 donc P 0 est vraie.

: n = 0 . 2 0 = 1 0 + 1 donc P 0 est

mémento ECE1

2 GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS

Supposons que P n soit vraie. Nous devons prouver que P n+1 , c’est-à-dire que 2 n+1 n + 2.

2 n+1 = 2 × 2 n

2 n+1 n + 2, ce qui démontre que P n+1 est vraie. Ainsi P n est vraie pour tout entier n positif .

donc 2 n+1 2(n + 1) = 2n + 2. Or 2n + 2 (n + 2) = n 0 donc 2n + 2

n + 2. Par conséquent

2 Généralités sur les fonctions

Définition (Extrema) :

Soit f une fonction définie sur un intervalle I.

1. On dit qu’un nombre M majore la fonction f sur I lorsque x I, f (x) M. On dit qu’un nombre m minore la fonction f sur I lorsque x I, m f (x). Dans ce cas on dit que M (resp. m ) est un majorant (minorant) de f sur I. Il est utile de remarquer que M et m soient indépendants de x.

2. Si f est majorée sur I, le plus petit des majorants est noté sup f (x).

xI

Si f est minorée sur I, le plus grand des minorants est noté inf I f (x).

x

3. On dit que f est bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée sur I.

4. S’il existe un élément x 0 I tel que f (x 0 ) = sup f (x), on dit que x 0 est un point où se réalise

xI

le maximum de f sur I. S’il existe un élément x 0 I tel que f (x 0 ) = inf I f (x), on dit que x 0 est un point où se réalise

x

le mimimum de f sur I. Un extrema de f est un point x 0 f est maximale ou minimale.

Définition (Parité) :

On dit que f (dont le domaine de définition est D f ) est

1. paire

2. impaire si x ∈ D f , x ∈ D f et x ∈ D f , f (x) = f (x).

si x ∈ D f , x ∈ D f et x ∈ D f , f (x) = f (x).

Définition (Valeur absolue) :

Soit x R, on appelle valeur absolue de x, le réel égal à la distance de x à 0, autrement dit

| x| =

x si x 0 x si x

Proposition :

|x + y | |x| + | y |

La fonction valeur absolue x | x| est une fonction paire et

x,y R,

| xy | = | x| |y | ,

Définition (Puissances entières) :

Soit x un nombre réel et n un entier positif, on pose

x 0 = 1, x n = x × x ×

× x si n 1 et x n = 1

x n .

n fois

mémento ECE1

2 GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS

Proposition :

Quels que soient les entiers relatifs n,m et quels que soient les réels non nuls x,y , on a :

x n × x m = x n+ m ,

(x × y ) n = x n × y n ,

(x n ) m = x n×m ,

x n

m = x nm

x

Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est
Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est
Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est
Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est

Proposition :

Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est C
Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est C
Proposition : Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est C
Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est C ∞
Si n est un entier relatif, la fonction x → x n est C ∞

Si n est un entier relatif, la fonction x x n est C sur son domaine de définition et (x n ) = nx n1 .

fonction x → x n est C ∞ sur son domaine de définition et ( x

Définition (Logarithme népérien) :

1 La fonction x → x est continue sur l’intervalle ]0, + ∞ [ donc
1
La fonction x → x est continue sur l’intervalle ]0, + ∞ [ donc elle admet une unique primitive sur
]0, + ∞ [ qui s’annule en 1. Cette primitive s’appelle la fonction logarithme népérien et se note
x → ln x.
Puisque 1 ∈ R, il existe un unique x ∈]0,1[ tel que ln x = 1. Ce réel se note e et e ≃ 2.718.
Proposition :
×
1. La fonction x → ln x est définie sur l’intervalle R + , ln 1 = 0 et ln e = 1.
×
×
2. La fonction x → ln x est strictement croissante sur R + , de classe C ∞ sur R + et sa dérivée est (ln x) ′ = 1
x .
×
3. ∀x,y ∈ R + , on a
ln(x × y ) =
ln x + ln y
ln( x )
=
ln x − ln y
∀α ∈
R, ln x α = α ln x
y
ln x = ln y ⇔ x = y
ln x < ln y ⇔ x < y
Définition (Exponentielle) :
×
La fonction x → ln x réalise une bijection de R + sur R donc elle admet une réciproque notée x → e x
(ou exp(x)).

Proposition :

réciproque notée x → e x (ou exp(x)). Proposition : 1. La fonction x → e

1. La fonction x e x est définie sur R, strictement croissante, C sur R et sa dérivée est (e x ) = e x

2. x,y R, on a

e

x

e y = e xy

e x < e y x < y

e x+ y = e x e y

e x = e y x = y

α R, (e x ) α = e αx

3. On a également les relations suivantes liant l’exponenti elle et le logarithme :

x R, y = ln x x = e y

x R,

ln(e x ) = x

x R + , e ln x = x

×

Définition (Puissances réelles) :

Soit α un nombre réel. La fonction x x α est définie sur R + par : x α = e α ln x .

×

mémento ECE1

3 LIMITES

Proposition : Pour tous les réels α,β et tous les réels non nuls x,y ,
Proposition :
Pour tous les réels α,β et tous les réels non nuls x,y , on a :
x 0 = 1,
x −α = 1 α ,
(x α ) β = x α ×β ,
x α × x β = x α + β ,
x α = x α−β ,
(x × y ) α = x α × y α
x α = ( x ) α
x
x
β
y
α
y

Définition (Fonctions polynômes) :

On appelle fonction polynôme (ou simplement polynôme) tout e fonction numérique définie sur R et de la forme

x P (x) = a n x n

+ a n1 x n1 + · · · + a 1 x + a 0

a n ,a n1 , ,a

Si k est un entier compris entre 0 et n, le réel a k s’appelle le coefficient de x k du polynôme P. Si a n = 0, on dit que le polynôme P est de degré n et on note deg P = n. Dans ce cas, le réel a n

1 ,a 0 sont des nombres réels et n désigne un entier positif.

s’appelle le coefficient dominant de P . Si tous les coefficients sont nuls, on dit que P est le polynôme nul. Le polynôme nul ne possède pas de degré. Un monôme est un polynôme de la forme x a k x k . L’ensemble des polynômes se note R[X ] et l’ensemble des polynômes de degré inférieur ou égal à n se note R n [X ].

Proposition : Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é
Proposition : Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é

Proposition :

Proposition : Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é et
Proposition : Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é et
Proposition : Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é et
Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é et que

Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont même degr é et que tous leurs coefficients sont égaux. Pour tous polynômes P,Q, on a : deg(P + Q) max(deg P, deg Q), deg(P Q) = deg P + deg Q.

sont égaux. Pour tous polynômes P,Q, on a : deg( P + Q ) max(deg P,

Définition :

Soient A et B R[X ]. On dit que B divise A et on le note B | A si et seulement si il existe un polynôme C R[X ] tel que A = BC . Cela est équivalent (lorsque B = 0) à ce que le reste de la division euclidienne de A par B soit nul.

Définition :

Soit P R[X ] et a R. On dit a est un zéro de P ssi P (a) = 0.

Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors
Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors
Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors
Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors

Proposition :

Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a
Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a
Proposition : Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a
Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a est
Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a est

Soit P R[X ] et a R. Alors a est un zéro de P ssi (x a) | P.

Soit P ∈ R [ X ] et a ∈ R . Alors a est un

Remarque :

Si a est un zéro de P, la proposition précédente montre qu’il existe un polynôme Q tel que P = (x a)Q. On détermine Q en effectuant la division euclidienne de P par (x a). En recherchant de nouveau une racine évidente pour Q, on en déduit une factorisation de Q donc de P de la forme P = (x a)(x b )R. En poursuivant ce processus, on peut factoriser un polynôme de degré plus gr and que deux.

peut factoriser un polynôme de degré plus gr and que deux. 3 Limites Intuitivement, on dit

3 Limites

Intuitivement, on dit qu’une fonction f, définie sur un intervalle I, possède l pour limite en x 0 I si f (x) est aussi proche que l’on veut de l dès que x est suffisamment proche de x 0 . On note alors lim 0 f (x) = l ou ou

xx

lim f = l voire encore f (x) l.

x

0

xx 0

On définit également la limite gauche (resp. droite) de f en x 0 en faisant tendre x vers x 0 par valeurs inférieures (resp. supérieures). On note alors lim f (x) = l ou ou lim f = l voire encore f (x) l.

xx

+

0

x

+

0

xx

+

0

La traduction mathématique de ces nombreuses et différentes définitions n’a pas place dans ce mémento et vous trouverez les différentes traductions dans le cours.

mémento ECE1

3 LIMITES

Théorème (Opérations sur les limites) :

Soient f,g deux fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 et possédant une
Soient f,g deux fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 et possédant une limite en
x 0 . On note l = lim f et l ′ = lim g. La notation F.I. signifie forme indéterminée
x 0
x 0
lim 0 (f (x) + g (x))
−∞
l
+∞
x→x
−∞
−∞
−∞
F.I.
1. Addition :
l ′
−∞
l + l ′
+∞
+∞
F.I.
+∞
+∞
lim 0 f (x)
2.
−∞
l = 0
l = 0
+∞
x→x
inverse :
1
1
lim
0
F.I.
0
x→x 0
f (x)
l
lim 0 (f (x) × g (x))
−∞
l
< 0
0
l
> 0
+∞
x→x
−∞
−∞
+∞
F.I.
−∞
−∞.
l ′ < 0
+∞
l
× l ′
0
l
× l ′
−∞
3. multiplication :
0
F.I.
0
0
0
F.I.
l ′ > 0
−∞
l
× l ′
0
l
× l ′
+∞
+∞
−∞
+∞
F.I.
+∞
+∞
4. La division s’obtient par utilisation du cas de la multiplication et de l’inverse en
remarquant que f = f × 1
g g

Théorème (limites et inégalités) :

 
   

Soient f,g deux fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 et possédant une limite en x 0 .

1. Si f (x) g (x) x I \{x 0 } alors lim 0 f (x) lim 0 g (x).

xx

xx

2. Soient f,g,h trois fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 .Supposons que l’on ait

lim 0 f (x) = lim 0 g (x) = l. et x I \{x 0 } f (x) h (x) g (x)

xx

xx

Alors h possède une limite en x 0 et lim 0 h (x) = l.

xx

Théorème (fonctions monotones) :

Soit f une fonction définie sur ]a; b [. Si f est croissante et majorée
Soit f une fonction définie sur ]a; b [.
Si f est croissante et majorée sur ]a; b [ alors f admet une limite en b − .
Si f est croissante et minorée sur ]a; b [ alors f admet une limite en a + .
Si f est décroissante et majorée sur ]a; b [ alors f admet une limite en a + .
Si f est décroissante et minorée sur ]a; b [ alors f admet une limite en b −

Théorème (changement de variable) :

Si lim 0 u (t ) = x 0 et si lim 0 f (x)
Si lim 0 u (t ) = x 0 et si lim 0 f (x) = y 0 alors lim 0 f (u (t )) = y 0 .
t→t
x→x
t→t

Théorème (limites classiques) :

1. En +∞ : lim ∞ x α e βx = lim ∞ e βx
1. En
+∞
:
lim ∞ x α e βx
=
lim ∞ e βx ,
lim ∞ (ln x) α e βx
=
x→+
x→+
x→+
lim ∞ e βx ,
lim ∞ (ln x) α x β = lim ∞ x β .
x→+
x→+
x→+
2. En −∞ : lim ∞ x n e βx = lim
e βx .
x→+
x→+
ln(1 + x)
e x − 1
3. En 0
:
lim + (ln x) α x β =
lim + x β ,
lim
=
1,
lim
=
x→0
x→0
x→0
x x→0
x
(1 + x) α − 1
1,
lim
= α.
x→0
x

Remarque :

mémento ECE1

4 COMPARAISON LOCALE DES FONCTIONS

Pour lever des indéterminations, voici quelques méthodes :

Formes indéterminées du type +∞ − (+). Pour lever une telle indétermination, on factorise le terme qui croit le plus vite en valeur absolue vers +

Formes indéterminées du type Pour lever une telle indétermination, on factorise le terme qui croit le

plus vite en valeur absolue vers +au numérateur et on procède de même au dénominateur

(resp.0 × ∞) Pour lever une telle indétermination, on factorise le terme

qui décroit le plus vite en valeur absolue vers 0 au numérateur et on procède de même au dénominateur (resp. on factorise dans le premier facteur le terme qui décr oit le plus vite en valeur absolue vers 0 et celui qui croit le plus vite en valeur absolue vers +dans le second facteur)

Formes indéterminées du type

0

0

dans le second facteur) Formes indéterminées du type 0 0 4 Comparaison locale des fonctions Définition

4 Comparaison locale des fonctions

Définition (Equivalence) :

Soient f,g deux fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 . On dit
Soient f,g deux fonctions définies sur I sauf peut-être en x 0 . On dit f est équivalente à g au
(x)
voisinage de x 0 et on l’écrit f (x) ∼
x→x 0 g (x) si et seulement si lim
f = 1.
x→x 0
g (x)
Proposition (Règles de calculs) :
1. Soit l un nombre non nul. Alors f (x) ∼
x→x 0 l si et seulement si f (x) → l.
x→x 0
2. f (x) ∼
Si
x→x 0 g (x)
alors f (x)h (x) ∼
x→x 0 g (x)h (x).
g (x)
3. f (x) ∼
Si
x→x 0 g (x) et si h (x) = 0 au voisinage de x 0 alors f (x)
h
(x)
x→x 0
h (x) .
4. f (x) x→x ∼ 0 g (x) et f (x) > 0 au voisinage de x 0 alors ∀α ∈ R , (f (x)) α x→x 0 (g (x)) α .
Si
5. f (x) ∼
Si
x→x 0 g (x)
alors | f (x)| ∼
x→x 0 | g (x)| .
Proposition : Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus
Proposition : Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus

Proposition :

Proposition : Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut
Proposition : Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut
Proposition : Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut
Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut degré.

Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut degré.

Un polynome en x est équivalent en ±∞ à son monome de plus haut degré.
Proposition (changement de variable) : Soit f et g deux fonctions telles que lim 0
Proposition (changement de variable) :
Soit f et g deux fonctions telles que
lim 0 u (t ) = x 0 et f (x) ∼
x→x 0 g (x) alors f (u (t )) ∼
t→t 0 g (u (t ))
t→t

Proposition :

Deux fonctions équivalentes f et g sont de même nature, c’est-à-dire

1. f possède une limite en x 0 si et seulement si g possède une limite en x 0 et, dans ce cas, elles ont la même limite.

2. f n’a pas de limite en x 0 si et seulement si g n’a pas de limite en x 0 .

 

Proposition (Equivalents classiques) :

   
       

ln(1 + x)

x0 x, e x 1

x0 x, (1 + x) α

1 x0 αx.

 

Plus généralement, si f est dérivable en x 0 , f (x) f (x 0 )

xx 0 f (