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Master 2 "Aménagement et Collectivités Territoriales" – Co-construction du PCET rennais

Compte rendu détaillé de la conférence de Mr Luc Semal

Jeudi 24 septembre 2009

Conférence de Mr Luc Semal, doctorant au CETCOPRA, Paris 1.

Les villes en transitions

Compte rendu détaillé

Définition du concept :

Une ville en transition est une ville dans laquelle se déroule une initiative de transition,
c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience
(capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double
défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique. En France ce mouvement
s’apparenterait plutôt au « mouvement de la décroissance » (Décroissance énergétique,
relocalisation de l’économie, diminution de l’empreinte écologique…)

La différence entre les « Groupes de transition » et les autres mouvements écologistes,
c’est :

Une vision de l’avenir optimiste
Des crises vues comme des opportunités pour changer la société
C’est la communauté dans son ensemble qui doit porter le changement

Les principes :

Vision à long terme (envisager la ville avec des actions étalées sur des décennies)
Participation de tous (la société dans son ensemble : politiques, associations,
particuliers, scolaires)
Information / Sensibilisation (sur les problèmes écologiques, le pic pétrolier et le
dérèglement climatique)
Résilience (C’est-à-dire la capacité de tout système à trouver son équilibre après une
perturbation)
Compréhension psychologique (Comprendre l’inaction des gens face aux dangers
qui les guettent : climatiques, écologiques…)
La proposition de solutions crédibles et appropriées

Le développement :

Le passage de la théorie à la pratique s’opère en 2005 avec les étudiants du cours de
soutenabilité appliquée de l'université de KINSALE (Irlande) sous la direction de Rob
Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été
initiée en 2006 dans la ville de TOTNES au Royaume Uni. Depuis, le mouvement est devenu
international, même si pour le moment il se limite au monde anglo-saxon.

intervention dans des écoles) Lancer un « Grand déchaînement » (un événement sensé catalyser toutes les craintes et les attentes des gens pour trouver et mettre en œuvre des solutions) Former des groupes de travail sur des thèmes précis (Energie. il ne serait pas inutile de s’interroger sur son efficacité. films. particulièrement les grandes villes. l’adhésion populaire peut trouver le même écho que dans une petite ville comme Totnes ? Il faut aussi prêter une attention particulière aux rapports entre un tel mouvement et les autorités élus d’une communauté ! En effet les « groupes en transition » sont des mouvements apolitique qui se donne pour but des prendre des initiatives et des décisions dans tous les domaines régissant le fonctionnement d’une communauté. Est-ce que dans toute les villes. alors même qu’il y’a des autorités politiques élus pour cela ! . Education. Si un tel mouvement peut fonctionner dans une petite ville (Totnes : 8000 habitants). il faut se demander s’il pourrait convenir à des grandes villes comme Rennes par exemple ! L’autre limite de ce mouvement c’est le problème de l’adhésion populaire. Master 2 "Aménagement et Collectivités Territoriales" – Co-construction du PCET rennais Les étapes : Formation d’un groupe de pilotage (restreint. Transport…) Rédiger un « plan d’action de descente énergétique » (PADE) Exemples d’initiatives : Economie : Création d’une monnaie locale (Totnes) dans le but de relocaliser les échanges économiques et d’éviter la fuite des richesses Alimentation : Développer des potagers urbains individuels ou collectifs / plantation d’arbres fruitiers dans la ville Transport : Favoriser le covoiturage et l’auto partage Critiques et limites : Sans dire que ce mouvement relève de l’utopie. pas plus de 10 personnes) Informer et Sensibiliser un large public face aux défis écologiques (par des conférences. articles de presse.

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