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Isabelle Huppert

Isabelle Huppert Pour les articles homonymes, voir Huppert . Isabelle Huppert Au Festival de Cannes 2015.

Pour les articles homonymes, voir Huppert. Isabelle Huppert

Au Festival de Cannes 2015.

Isabelle Huppert est une actrice française, née le 16 mars 1953 dans le 16 e arrondissement de Paris [1],[2],[3] .

Égérie de Claude Chabrol et de Benoît Jacquot, Isa- belle Huppert est l'une des actrices les plus prolifiques de l'Hexagone (deux ou trois films par an en moyenne) et l'une des rares interprètes à s’être constitué une filmogra- phie véritablement internationale : sa carrière exigeante et reconnue l'amène en effet à tourner aux États-Unis (sous la direction de Michael Cimino, de Hal Hartley, de Curtis Hanson ou encore d'Otto Preminger), en Italie (avec les frères Taviani, Mauro Bolognini, Marco Ferre- ri et Marco Bellocchio), en Russie (avec Igor Minaiev), en Europe centrale (avec l'Allemand Werner Schroeter, le Polonais Andrzej Wajda, la Suissesse Ursula Meier, l'Autrichien Michael Haneke, la Hongroise Marta Mes- zaros ou le Serbe Aleksandar Petrović), et même sur le continent asiatique (avec le Coréen Hong Sang-soo, le Philippin Brillante Mendoza ou le Franco-Cambodgien Rithy Panh). Sa carrière théâtrale la fait également tra- vailler sous la direction de metteurs en scène renommés comme Bob Wilson, Claude Régy, Krzysztof Warlikows- ki, Jacques Lassalle, Luc Bondy ou encore Yasmina Reza

.

1 Biographie

1.1 Famille

Née dans le 16 e arrondissement de Paris au sein d'une fa- mille aisée et nombreuse, Isabelle Huppert est la fille de Raymond Huppert, industriel dirigeant d'une entreprise fabriquant des coffres-forts, et d'Annick Beau, professeur d'anglais et férue de piano. Elle passe son enfance à Ville- d'Avray où elle reçoit une solide éducation dans le do- maine des arts et de la culture.

Elle a trois sœurs et un frère, également orientés dans la culture : Élisabeth, énarque, s’est dirigée vers l'écriture, la peinture, la comédie et la réalisation, Caroline est aus- si réalisatrice et Rémi est devenu écrivain tout en étant consultant en management et développement internatio- nal. Jacqueline, quant à elle, est sociologue et professeur d'économie à HEC, spécialisée dans les ressources hu- maines et la répartition du genre en entreprise [4] .

Isabelle Huppert est la mère de trois enfants [5] , de son union avec le réalisateur Ronald Chammah qui l'a dirigée dans Milan noir en 1988 : l'actrice Lolita Chammah (née en 1983), Lorenzo (né en 1988) et Angelo (né en 1997).

1.2 Formation

Après des études secondaires au lycée de Saint-Cloud, Isabelle Huppert passe tout d'abord par le conservatoire de Versailles tout en étudiant les langues slaves et orien- tales à la faculté de Clichy, dont elle sort licenciée en russe. Elle suit également les cours de l'École na- tionale des langues orientales vivantes mais n'en sort pas diplômée [5] . En parallèle, elle suit les cours d’art dramatique de l’École de la rue Blanche puis ceux du Conservatoire national supérieur d’art dramatique où elle

a notamment pour professeurs Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez [6] .

Elle est connue pour avoir bâti sa carrière sur des choix exigeants, des films difficiles et des metteurs en scène peu consensuels. Son jeu, dépouillé et théâtralisé [7] , se carac- térise en général par des gammes nuancées et retenues, jugées plus cérébrales et expérimentales qu'intuitives. La presse lui prête en effet souvent l'image d'actrice intellec- tuelle qu'elle réfute en partie [8] .

2 Carrière

2.1 Débuts

Si elle effectue ses premières apparitions au cinéma dès 1972, chez Nina Companeez, elle se fait remarquer trois

ans plus tard grâce à son rôle d'artiste brute dans Aloïse de Liliane de Kermadec puis, en 1975 dans Madame Bap- tiste adapté, par Claude Santelli, de Guy de Maupassant. Elle tourne également avec des réalisateurs qui marquent le renouvellement du cinéma d’auteur français après la Nouvelle Vague : Yves Boisset avec Dupont Lajoie où elle est une jeune campeuse violée et assassinée par Jean Car- met, Claude Sautet avec César et Rosalie où elle joue la sœur cadette de Romy Schneider, Bertrand Blier, dans Les Valseuses qui l'impose dans un rôle secondaire mais resté culte d'adolescente rebelle en quête d'émancipation

et

la

maîtresse de Philippe Noiret. Ces films, chacun dans

leur genre, marquent le public et la critique et permettent

à l’actrice débutante d’affirmer un jeu distancié, rigou-

1

2

2 CARRIÈRE

reux et tout en nuance : une partition singulière qui la distingue des autres étoiles montantes de l’époque, Miou- Miou et Isabelle Adjani.

2.2 Vers les marches du succès

Sa carrière prend véritablement son envol avec l'adaptation du roman de Pascal Lainé La Dentel- lière par le Suisse Claude Goretta, qui lui vaut plusieurs distinctions internationales (BAFTA anglais et Donatello italien, équivalents des César). Elle y tient le rôle d’une jeune shampouineuse introvertie, victime d’une décep- tion amoureuse qui fait basculer son existence. Cette image de victime et de fragilité maladive la poursuit dans plusieurs de ses films des débuts, au risque de l’enfermer dans des compositions quelque peu répétitives (Les Ailes de la colombe de Benoît Jacquot, Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam, La Dame aux camélias de Mauro Bolognini). En même temps, elle contredit cette esquisse en donnant corps, devant la caméra de Claude Chabrol, au personnage-titre de Violette Nozière, célèbre parricide des années 1930. C’est son premier « rôle-limite » qui la consacre star nationale et lui vaut le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1978. Ce registre, auquel elle voue une redoutable fidélité, lui permet de montrer toute l’étendue de son talent, parvenant à rendre crédible la folie et les pulsions morbides sans verser dans l'hystérie. Violette Nozière fait en cela écho à Eaux profondes de Michel Deville, Coup de torchon de Tavernier, Malina de Werner Schroeter, La Cérémonie et Merci pour le chocolat de Claude Chabrol mais surtout La Pianiste de l'Autrichien Michael Haneke (d’après le roman d’Elfriede Jelinek, Prix Nobel de littérature en 2004). Ce rôle glaçant de professeur de piano intransigeant, victime de sa mère étouffante et de ses névroses sado-masochistes est salué par un second Prix d'interprétation cannois en 2001 (seule actrice française à avoir réussi le doublé).

2.3 Des choix constants et éclectiques

La lecture de sa filmographie traduit également la per- manence de deux directions dans ses rapports à la créa- tion : fidélité à des metteurs en scène de renom et goût tout aussi assidu pour l’expérience auprès d’auteurs débutants. C’est ainsi qu’elle tourne plusieurs fois avec Tavernier, Blier, Jean-Luc Godard, Benoît Jacquot, Werner Schroe- ter ou Haneke. Mais la complicité nouée depuis 1978 avec Chabrol s’affirme comme une ligne de force où le dialogue instauré entre le maître et la muse devient quasiment l’objet même du film, comme ce fut le cas avec L'Ivresse du pouvoir en 2006, qui est autant une fic- tion sur un scandale politique contemporain qu’un docu- mentaire déguisé sur l’actrice. Entre-temps, le duo au- ra exploré une série large de genres cinématographiques d'où point une évidente admiration mutuelle : la co- médie (Rien ne va plus), le drame social (La Cérémo-

nie) et historique (Une affaire de femmes), le film noir (Merci pour le chocolat) ou encore l'adaptation littéraire (Madame Bovary). C'est d'ailleurs à Chabrol qu'elle doit l'obtention de son unique César de la meilleure actrice en 1996, pour son interprétation de postière infanticide dans La Cérémonie ; fait paradoxal dans la mesure où Isa- belle Huppert est la comédienne la plus nommée de toute

l'histoire de la manifestation (quatorze nominations au to- tal). Elle est néanmoins l'une des actrices les plus couron- nées à l'international, cumulant deux prix à Cannes, trois

à Venise, un à Berlin, trois aux European Film Awards,

un à Moscou, un BAFTA au Royaume-Uni, un « Lola » en Allemagne (Deutschen Filmpreis, équivalent du César outre-Rhin), deux David di Donatello en Italie ainsi que de nombreuses récompenses saluant l'ensemble de sa car- rière en festivals.

Elle travaille tout aussi régulièrement avec la nouvelle génération de metteurs en scène qui apparaît au début des années 1990 et 2000 à l'instar de Christian Vincent, Laurence Ferreira Barbosa, Patricia Mazuy, François Ozon, Olivier Dahan, Olivier Assayas ou plus récemment encore le Belge Joachim Lafosse et la Suissesse Ursula Meier. Comme elle le fit avec Maurice Pialat dans Loulou ou avec Schroeter (Malina, Deux) et Haneke (La Pianiste, Le Temps du loup, Amour), elle n’hésite pas à doubler les risques en acceptant de tenir le rôle-titre de Ma mère, adaptation de Georges Bataille filmée par le jeune écri- vain Christophe Honoré.

2.4 Gaumont

Si sa proximité avec Daniel Toscan du Plantier, dont elle fut la compagne, lui permit dans les années 1980 d’en- chaîner une série de films avec la Gaumont qui officia- lisèrent sa carrière aux yeux du grand public, elle n’a jusqu’ici que rarement rencontré de grands succès popu- laires. Elle s’emploie néanmoins à maintenir le contact avec la comédie ou avec des films qui trouvent leur pu- blic, comme Sac de nœuds de Josiane Balasko, Coup de foudre et Après l'amour de Diane Kurys, Huit Femmes de François Ozon, Les Sœurs fâchées d’Alexandra Le- clère ou encore Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine. Dans ses incursions comiques, elle prend plaisir à jouer des femmes antipathiques, frustrées et aigries au risque de n'être identifiée qu'à ce registre. Mais elle évite l'interprétation uniforme et rigide, soumettant chacune de ses compositions à une couleur singulière. Sa volonté de passer par différentes palettes d'émotions est palpable. Elle fait en effet appel à un répertoire de mimiques, de postures ou d'intonations contradictoires : d'une manifes-

tation outrancière et tonitruante (l'hystérique et hypocon- driaque tante Augustine des Huit Femmes où elle se livre

à un numéro de transformation, à la fois physique et scé-

nique, resté dans les mémoires) à une forme expressive plus distanciée et intérieure à l'instar des Sœurs fâchées où elle campe une bourgeoise délaissée par son mari, mal- heureuse, frigide et envieuse du succès de sa sœur.

2.5

Le MoMA et « La Femme aux portraits »

3

Son titre de gloire reste avant tout, aux yeux de la pro- fession, d’avoir été dirigée par plusieurs grands noms du cinéma international parmi lesquels Otto Premin- ger (Rosebud grâce auquel elle a fait la connaissance de son amie Kim Cattrall [9] ), Joseph Losey (La Truite), Maurice Pialat (Loulou), Michael Cimino (La Porte du paradis), Marta Meszaros (Les Héritières), Jean-Luc Go- dard (Sauve qui peut (la vie), Passion), Marco Ferre- ri (L'Histoire de Piera), Andrzej Wajda (Les Possédés), Curtis Hanson (Faux témoin), Hal Hartley (Amateur), les frères Taviani (Les Affinités électives) et David O. Rus- sell (J'adore Huckabees). Même si l'échec de La Porte du paradis, où elle est la prostituée française partagée entre Kris Kristofferson et Christopher Walken, lui a fait rater la marche de grande star mondiale, elle a néanmoins at- teint une stature unique dans le cinéma français contem- porain, de monstre non sacré, c’est-à-dire de personnali- té unanimement respectée par ses pairs, institutionnalisée aux yeux du public mais éloignée des suffrages populaires et exemptée des contraintes du vedetteriat, s’employant à brouiller l'image trop lisse d'actrice vulnérable à travers des choix extrêmes, d'un élitisme revendiqué, aussi bien au cinéma qu’au théâtre (Orlando d'après Virginia Woolf, Médée d'Euripide, 4.48 Psychose de Sarah Kane ou Quar- tett d'Heiner Müller).

Jean-Michel Frodon, dans les Cahiers du cinéma, dit d'elle : « Isabelle Huppert est une excellente actrice, elle a joué remarquablement dans plus de grands films qu’au- cune autre actrice européenne de sa génération - peut-être même aussi des autres générations » [10] . Jérôme Garcin écrivait en 1995 à son propos : « D'une juvénile curiosi- té, moins occupée à travailler sa légende que ses person- nages successifs, ignorée par les paparazzi, oubliée des Césars, Isabelle la rousse se contente d'être comédienne. La meilleure de sa génération. La plus audacieuse. La plus obstinée. La moins prévisible. Une croisée moderne de Leopoldo Fregoli, prince italien de la métamorphose, et de la chétive Mlle Rachel, dont Alfred de Musset di- sait : « Sa voix est pénétrante. Elle ne déclame point, elle parle. » [11]

Sa passion, c’est le jeu sous toutes ses formes, auquel elle s’adonne avec ferveur, intensité et curiosité. Ce fut le su- jet de In America, le film de Jerzy Skolimowski adap- té du roman de son amie Susan Sontag pour lequel elle s’est battue sans qu'il n'aboutisse et qu'elle souhaitait pro- duire avec la société Les Films du Camélia, fondée au cô- té de son compagnon, le metteur en scène Ronald Cham- mah. Cette société lui a permis de financer certains films dont elle tient le haut de l'affiche comme La Vie moderne de Laurence Ferreira-Barbosa, Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz ou encore Ma mère de Christophe Hono- ré et même d'acheter les droits d'exploitation de Wanda de Barbara Loden, actrice et cinéaste qui fut l'une des épouses d'Elia Kazan, disparue prématurément d'un can- cer en 1980. Grâce à son acharnement, cet unique film d'une artiste d'exception put ressortir en salles en 2003.

2.5 Le MoMA et « La Femme aux por- traits »

En 2005, une exposition, « La Femme aux portraits », montrée d'abord à New York, puis à Paris (prolongée jusqu'en février 2006 au Couvent des Cordeliers) et en Europe, a révélé sa passion pour la photographie qui l'a poussée, depuis une trentaine d'années, à solliciter des portraits auprès des plus grands photographes (de Boubat et Cartier-Bresson à Hiroshi Sugimoto et Ange Leccia, en passant par Jacques Henri Lartigue, Richard Avedon, Robert Doisneau, Helmut Newton ou Nan Goldin…). 2005 est une année faste pour elle puisqu'elle triomphe au théâtre dans Hedda Gabler d'Henrik Ibsen, mis en scène par Eric Lacascade, reçoit un Lion Spécial à la Mostra de Venise pour l'ensemble de sa carrière et est sollicitée par le Moma à New York qui lui consacre une large rétrospective, saluant son apport à l'art contempo- rain en général et à l'art dramatique en particulier. Pour l'évènement, elle donne une représentation exceptionnelle de la pièce de Sarah Kane, 4.48 Psychose, interprétée trois ans plus tôt sous la direction de Claude Régy aux Bouffes du Nord. Au début 2006, c'est au tour de la Cinémathèque française, fraîchement rouverte à Bercy, de la mettre à l'honneur ; occasion qui lui a permis d'aller à la rencontre des spectateurs, leur offrant un large choix de projec- tions, de discussions (dont une avec Claude Chabrol) et de lectures publiques d'auteurs tels que Maurice Blanchot et Françoise Sagan.

2.6 Une actrice insatiable

et Françoise Sagan . 2.6 Une actrice insatiable A la 66 e Mostra de Venise en

A la 66 e Mostra de Venise en 2009.

En 2008, elle remonte sur les planches deux ans après avoir interprété la Marquise de Merteuil dans la pièce d'Heiner Müller, Quartett, mise en scène par Bob Wilson,

4

2 CARRIÈRE

pour interpréter une comédie grinçante sur la bourgeoisie écrite et dirigée par Yasmina Reza au théâtre Antoine :

Le Dieu du carnage. En début d'année 2009, elle tient le haut de l'affiche de l'adaptation cinématographique du roman de Marguerite Duras Un barrage contre le Paci- fique par le réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh. Son actualité est alors chargée puisqu'elle est promue au rang d'officier de la légion d'honneur et que le festi- val de Cannes annonce qu'il l'a choisie pour succéder à Sean Penn à la présidence du jury [12] . Elle retrouve éga- lement Benoît Jacquot avec Villa Amalia, d'après Pascal Quignard. Après Cannes, elle part à la Mostra de Ve- nise présenter White Material de Claire Denis, une fable sur l'Afrique contemporaine écrite par Marie NDiaye. En 2010, elle partage l'affiche avec sa fille Lolita Chammah d'une comédie tournée dans le Nord de la France et en Belgique : Copacabana de Marc Fitoussi. Elle apparaît également, en compagnie de Sharon Stone, dans un épi- sode de la série New York, unité spéciale, tient le rôle d'une prostituée dans la comédie Sans queue ni tête de Jeanne Labrune et s’illustre à l'Odéon en Blanche Dubois dans la mise en scène expérimentale de Krzysztof Warlikows- ki, Un tramway, inspiré d'Un Tramway nommé désir de Tennessee Williams.

En 2011, elle participe à My Little Princess, première réalisation de la comédienne Eva Ionesco inspirée de sa propre relation avec sa mère photographe, Irina Ionesco, qui la força, petite fille, à poser nue sous son objectif. Le film est un échec commercial. Isabelle Huppert renoue en revanche avec le succès grâce à la comédie Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine où elle forme un improbable duo avec Benoît Poelvoorde.

En 2012, elle présente en compétition, coup sur coup, Captive de Brillante Mendoza à la 62 e Berlinale, Amour de Michael Haneke et In Another Country de Hong Sang- soo au 65 e Festival de Cannes puis, à la 69 e Mostra de Venise, Bella addormentata de Marco Bellochio et Les Lignes de Wellington, projet inachevé de Raoul Ruiz fina- lisé par sa compagne Valeria Sarmiento.

Plus de trente ans après l'échec retentissant de La Porte du paradis de Cimino, fresque épique visionnaire faisant date dans l'histoire du cinéma pour marquer la fin de l'ère des indépendants et la reprise en main, à Hollywood, des grands studios au début des années 1980, Isabelle Hup- pert apparaît au casting de Dead Man Down de Niels Ar- den Oplev avec Noomi Rapace et Colin Farrell et The Disappearance of Eleanor Rigby de Ned Benson, film en deux parties interprété par Jessica Chastain, James McA- voy, Viola Davis et William Hurt. Par ailleurs, elle par- tage, en 2013, l'affiche, avec Cate Blanchett, de la pièce Les Bonnes de Jean Genet, mise en scène par Benedict Andrews au Sydney Theater [13] . En 2014, elle revient à l'Odéon, sous la direction de Luc Bondy, pour interpré- ter le rôle d'Amarinte dans Les Fausses Confidences de Marivaux [14] . Elle est également dirigée au cinéma, au côté du rappeur Kool Shen, par Catherine Breillat dans Abus de faiblesse et forme un tandem d'agriculteurs nor-

En mai 2015, elle est présente dans trois films en sélec- tion officielle au 68 e Festival de Cannes, Louder than Bombs du Norvégien Joachim Trier (réalisateur d'Oslo, 31 août), aux côtés de Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg, Valley of love de Guillaume Nicloux avec Gérard Depar- dieu (qu'elle retrouve 35 ans après Loulou de Pialat), tous deux en compétition, puis Asphalte de Samuel Benchetrit en séance spéciale.

Le 9 juillet 2015, elle retrouve le Festival d'Avignon pour une lecture de textes de Sade, Juliette et Justine, le vice et la vertu dans la Cour d'honneur du Palais des papes. Et le 17 juillet, à Moscou, a lieu la toute dernière représen- tation des Les Fausses Confidences après une tournée in- ternationale de plus de cent dates et une reprise à l'Odéon pendant six semaines, en mai et juin.

En mars 2016, à l'Odéon, Isabelle Huppert créera L'amour de Phèdre d'après Sarah Kane, Sénèque et Euripide dans une mise en scène de Krzystof Warlikows- ki.

2.7 Reconnaissance internationale

La carrière d'Isabelle Huppert, le tournant qu'elle prend à la fin des années 1990, son jeu en rupture avec les conven- tions et sa volonté de travailler pour des réalisateurs indé- pendants ou des auteurs insolites développant un cinéma au langage singulier, ont fait dire à Nicole Kidman, en 2012, qu'elle « aimait sa manière de se mettre constam- ment en danger » et qu'elle représentait, pour elle, un mo- dèle à suivre pour ses choix futurs [15] . À l'instar de Kid- man, Jessica Chastain déclare qu'elle est, de très loin, son actrice préférée et qu'elle est même pour elle une « idole absolue » [16],[17] . De son côté, Julianne Moore parle d'elle comme d'une « actrice fabuleuse », qu'elle « admire pro- fondément » [18] .

Isabelle Huppert est en effet fréquemment citée en exemple, à l'international, pour son audace, son impres- sionnante filmographie et ses prises de risque : Naomi Watts avoue avoir vu La Pianiste uniquement pour elle et a ainsi pu découvrir le travail de Michael Haneke qui la dirige en 2008, au côté de Tim Roth, dans Funny Games U.S. [19] . Abbas Kiarostami affirme avoir long- temps été hanté par son interprétation dans La Dentel- lière [20] . Volker Schlöndorff dit d'elle qu'elle est « une artiste qui n'a peur de rien » [21] . Sean Penn lui fait part de son admiration lors d'une rencontre organisée par le magazine Première en 2009 [22] . James Gray dit être fas- cinée par les puissantes émotions que dégage son jeu [23] . Natalie Portman confesse, quant à elle, s’être largement inspirée de sa prestation dans La Pianiste et de celle de Catherine Deneuve dans Répulsion pour préparer son rôle oscarisé de danseuse étoile sombrant dans la folie dans Black Swan de Darren Aronofsky [24] .

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3 À noter

5 3 À noter Isabelle Huppert à l'ouverture du Festival de Cannes 2009 . • Au

Isabelle Huppert à l'ouverture du Festival de Cannes 2009.

Au Festival de Cannes, elle a présenté 19 films en sélection officielle (record pour un acteur) [25] . Elle y a été tour à tour : deux fois lauréate du Prix d'interprétation, jurée, remettante de la Palme d'or [26] , maîtresse de cérémonie et présidente du ju- ry de la 62 e édition qui s’est déroulé du 12 au 24 mai 2009. Elle y était entourée de 8 personnalités du cinéma et du monde des arts à savoir Asia Ar- gento, Nuri Bilge Ceylan, Robin Wright Penn, Hanif Kureishi, Shu Qi, Lee Chang-dong, James Gray et Sharmila Tagore [12] . Son jury a attribué la Palme d'or au Ruban blanc [27] de Michael Haneke, l'un de ses réalisateurs favoris. Grâce à lui, elle avait rem- porté son deuxième trophée cannois en 2001 pour La Pianiste. Elle apparaît d'ailleurs, aux côtés de Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, dans la nouvelle réalisation de Haneke : Amour qui vaut au cinéaste autrichien la seconde Palme d'or de sa car- rière lors du Festival de Cannes 2012 ainsi que le César du meilleur film et l'Oscar du meilleur film étranger en 2013.

Elle a présidé la Commission d'avances sur recettes en 1994. Depuis le 1 er janvier 2009, elle est officier de la Légion d'honneur [28] .

Elle a inspiré le personnage d'Isa Fovix dans le ro- man Parades de Bernard Souviraa publié en 2008.

Isabelle Huppert parle couramment l'anglais, l'italien et le russe. Elle a joué en anglais dans Rosebud, La Porte du paradis, Cactus, Faux témoin, Amateur, J'adore Huckabees et Dead Man Down. Elle a également joué dans L'Histoire de Piera et Bella addormentata en italien. En russe, elle a interprété le rôle principal de L'Inondation.

Avec Christine Pascal et Isabelle Adjani, Huppert formait un trio complice. Elles ont été colocataires, un temps, dans leur jeunesse [29],[30],[31] . Plus tard, Isabelle Huppert tiendra d'ailleurs le rôle-titre de La Garce, réalisé par Christine Pascal, après avoir donné la réplique, quelques années plus tôt, à Isa- belle Adjani dans Les Sœurs Brontë d'André Té- chiné. D'après le livre d'Erwan Chuberre (La Lé- gende Adjani), une rivalité amoureuse entre Adja- ni et Huppert, survenue sur le tournage des Sœurs Brontë au sujet de Bruno Nuytten, serait à l'origine de leur inimitié. Adjani explique, quant à elle, avoir mal vécu le fait d'être mise à l'écart de certains pro- jets, au début des années 1980, en raison du pro- ducteur Daniel Toscan du Plantier, directeur de la Gaumont, qui aurait tenté d'imposer Isabelle Hup- pert, sa compagne d'alors, comme nouvelle grande vedette du cinéma français [32] . Depuis leur ascen- sion fulgurante, lors des années 1970, la presse a souvent commenté leur rivalité [33] . André Téchiné

a reconnu que la relation très tendue entre les deux

comédiennes a compliqué son travail sur le tournage des Sœurs Brontë [34] . Interrogée sur cette comparai- son en 2009, Adjani a affirmé se placer, en tant que

comédienne, dans une attitude d'empathie pour ses personnages, plus que ne le fait Huppert, en retrait et

à distance [35] . Néanmoins, cette dernière a répondu

que le regard d'un film ne dépendait que du metteur en scène et qu'il lui semblait dangereux qu'un ac- teur idéalisât son rôle [9] . On notera que Claude Cha- brol désirait réaliser un film sur la vie de Camille Claudel et souhaitait offrir le rôle-titre à Isabelle Huppert, ce qui lui fut refusé par les héritiers de l'artiste [36] . Finalement, ce fut Isabelle Adjani qui obtint l'autorisation de la famille Claudel pour jouer la sculptrice dans un film dont elle était coproduc- trice et qui fut réalisé par Bruno Nuytten, son an- cien compagnon [36] . À l'inverse, Adjani avait expri- mé, dès 1980, le désir d'interpréter au cinéma Mar- guerite Gautier, l'héroïne du roman La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils [36] . Le projet ne vit jamais le jour, mais Isabelle Huppert fut choisie par le réalisateur italien Mauro Bolognini pour incar- ner ce rôle à l'écran [36] . Adjani prêta finalement ses traits au personnage, dans une pièce de théâtre, mise en scène, en 2000, par Alfredo Arias [36] . Elle fut nommée au Molière de la meilleure comédienne en même temps qu'Huppert pour son interprétation de Médée dans la tragédie éponyme d'Euripide, mise en scène par Jacques Lassalle [36] . Bien que les pro- nostics annonçassent une bataille entre les deux ve-

6

4 FILMOGRAPHIE

dettes, ce fut Corinne Jaber qui remporta le trophée pour la pièce Une bête sur la lune [36] . Les deux ac- trices, à quelques années d'intervalle, ont également interprété Marie Stuart sur les planches et ont toutes deux marqué la rentrée théâtrale de 2006 [36] .

En 2014 elle succède au réalisateur américain Martin Scorsese à la présidence [37] du jury des longs métrages au 14 e Festival international du film de Marrakech, qui se déroule du 5 au 13 décembre

2014.

4 Filmographie

4.1 Actrice

Les dates sont celles de la première projection officielle (en festival ou en salle) et non pas obligatoirement l'année de sortie en salle. Lorsque l'année de la première projec- tion et celle de la première sortie en salle (en France ou ailleurs) diffèrent, cela est précisé entre parenthèses.

4.1.1 Années 1972 à 1979

1972 :

1974 :

Les Valseuses de Bertrand Blier : Jacqueline

:

La

conteuse

Rosebud d'Otto Preminger : Hélène Nicolaos

Aloïse de Liliane de Kermadec : Aloïse, jeune

Une fille

Dupont Lajoie d'Yves Boisset : Brigitte Colin

Le Grand Délire (Die große Ekstase) de Denis Berry : Marie

1976 :

Rose

Aimée

1977 :

Jenny

1978 :

Violette Nozière de Claude Chabrol : Violette Nozière

1979 :

4.1.2 Années 1980 à 1989

1980 :

Isabelle Rivière

Loulou de Maurice Pialat : Nelly

La Porte du paradis (Heaven’s Gate) de Michael Cimino : Ella Watson (1980 : sortie USA ; 1981 : sortie France + 2è sortie USA ; 2012 : sortie France de la version “Director’s cut” (3 h 36 min) restaurée et remastérisée

Irène

1981 :

Marie

La Dame aux camélias (La storia vera della si- gnora delle camelie) de Mauro Bolognini : Al- phonsine Plessis

1982 :

La Truite de Joseph Losey : Frédérique

Passion de Jean-Luc Godard : Isabelle

1983 :

4.1 Actrice

7

L'Histoire de Piera (Storia di Piera) de Marco Ferreri : Piera

1984 :

La Garce de Christine Pascal : Aline Kaminker et Édith Weber

1985 :

Sac de nœuds de Josiane Balasko : Rose-Marie Martin

1986 :

Cactus de Paul Cox : Colo

1987 :

Faux témoin (The Bedroom Window) de Curtis Hanson : Sylvia

Les Possédés d'Andrzej Wajda : Maria Chatov

Marie

1989 :

4.1.3 Années 1990 à 1999

1990 :

1991 :

Malina de Werner Schroeter : La femme

Madame Bovary de Claude Chabrol : Emma Bovary

1992 :

Après l'amour de Diane Kurys : Lola Winter

1994 :

Amateur de Hal Hartley : Isabelle

L'Inondation (Navodneniye) d'Igor Minaiev :

Sofia (1995 : sortie France)

La Cérémonie de Claude Chabrol : Jeanne Marchal

Lumière et Compagnie (court-métrage) de Abbas Kiarostami : Voix

1996 :

Poussières d'amour (Abfallprodukte der Liebe) de Werner Schroeter : L'interwieveuse

Les Affinités électives (Le affinità elettive) de Paolo Taviani et Vittorio Taviani : Carlotta

1997

1998 :

1999 :

Pas de scandale de Benoît Jacquot : Agnès Jeancour

4.1.4 Années 2000 à 2009

2000 :

Saint-Cyr de Patricia Mazuy : Madame de Maintenon

Marie-Claire « Mika » Muller-Polonski

Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz : Ariane (2001 : sortie France)

2001 :

La Pianiste de Michael Haneke : Erika Kohut

2002 :

Huit Femmes de François Ozon : Augustine

Deux de Werner Schroeter : Magdalena Maria

2003 :

2004 :

8

4 FILMOGRAPHIE

J'adore Huckabees (I heart Huckabees) de David O. Russell : Catherine Vauban (2004 :

sortie USA ; 2005 : sortie France)

Ma mère de Christophe Honoré : Hélène, la mère

Les Sœurs fâchées d’Alexandra Leclère : Mar- tine Demouthy

2005 :

Gabrielle de Patrice Chéreau : Gabrielle Her- vey

2006 :

Jeanne Charmant-Killman

Nue Propriété de Joachim Lafosse : Pascale (2007 : sortie France)

2007 :

Irène/Médée (2011 : sortie France)

L'Amour caché d'Alessandro Capone : Da- nielle (2009 : sortie France)

2008

Home d'Ursula Meier : Marthe

M me Dufresne, la mère (2009 : sortie France)

2009 :

White Material de Claire Denis : Maria (2010 :

sortie France)

4.1.5 Depuis 2010

2010

Sans queue ni tête de Jeanne Labrune : Alice Bergerac

Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson : Madame Renard (voix française)

2011

My Little Princess de Eva Ionesco : Hanah Giurgiu

Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine : Agathe Novic

la

chèvre

Marthe et Aude (court-métrage) de Sandrine Veysset

Captive de Brillante Mendoza : Thérèse Bour- goine

Amour de Michael Haneke : Éve

La Belle Endormie de Marco Bellocchio : Di- vina Madre

2013

La Religieuse de Guillaume Nicloux : Mère Su- périeure de Saint-Eutrope

Dead Man Down de Niels Arden Oplev : Va- lentine Louzon

Au bonheur des ogres de Nicolas Bary : La reine Zabo

Tip Top de Serge Bozon : Esther Lafarge

2014

2015

Plus fort que les bombes de Joachim Trier : Isa- belle Reed

Asphalte de Samuel Benchetrit : Jeanne Meyer

Solveig Barsac

2016

L'Avenir de Mia Hansen-Løve : Nathalie

Elle de Paul Verhoeven : Michelle

4.1.6 Box-office

Films avec Isabelle Huppert ayant attiré au moins 1 mil- lion de spectateurs en France

4.2 Télévision

1971 : Le Prussien de Jean L'Hôte : Élisabeth

Gilberte

Pauline

9

1977 : On ne badine pas avec l'amour de Caroline Huppert : Camille (d'après les représentations théâ- trales)

1978 : Monsieur Saint-Saens “Il était un musicien” de Claude Chabrol : La jeune fille

1995 : Un siècle d'écrivains “Nathalie Sarraute” de Jacques Doillon : la récitante

1996 : Les Voyages de Gulliver (Gulliver’s Travels) de Charles Sturridge : Voix de la maîtresse

2010 : New York, unité spéciale épisode Shattered de Peter Leto : Sophie Gerard

2010 : 20 courts-métrages de Marc Fitoussi dans le cadre du Festival de Cinéma d'Arte

de

2013 : L'amour

L'amour,

court-métrage

Canal+)

4.3 Productrice

À travers sa société Les Films du Camélia :

4.4 Autres contributions audiovisuelles et cinématographiques

4.4.1 Documentaires sur Isabelle Huppert

1987 : Cinéma, Cinémas, “Le regard d'Huppert” (TV)

2008 : Empreintes, “Isabelle Huppert, tous les re- gards du monde” d'Anne Andreu (TV)

4.4.2 Œuvres de fiction / documentaires dans les- quels Isabelle Huppert apparaît, mais pas comme actrice

1984 : Les Voleurs de la nuit de Samuel Fuller (dans le film, Fuller regarde une scène de “La Dame aux Camélias” de Bolognini)

1985 : Thierry Mugler de Robert Réa, scène des In- valides

1991 : Contre l'oubli, “Pour Archana Guha, Inde” de Francis Girod

1997 : Le Bassin de J.W. de João César Monteiro (remerciements dans le générique)

5 Théâtre

6 Lectures publiques

7 Discographie

1981 : Dans la chambre vide sur la bande originale de Coup de torchon de Bertrand Tavernier

1984 : Signé Charlotte, bande originale du film de Caroline Huppert

1996 : L'inondation d'Evgueni Zamiatine, livre au- dio

2002 : Voix de femmes pour la démocratie, collectif, livre audio

2004 : Rue de Jollières sur la bande originale des Sœurs fâchées d'Alexandra Leclère

10

9 NOTES ET RÉFÉRENCES

2009 : Tropismes de Nathalie Sarraute, collectif, livre audio

8 Récompenses et nominations

8.1 César

Malgré ses quatorze nominations, Isabelle Huppert n'a re- çu qu'une seule fois le César de la meilleure actrice, pour La Cérémonie de Claude Chabrol en 1996.

8.2 BAFTA

8.3 David di Donatello

8.4 Festival de Cannes

8.5 Festival de Venise

8.6 Festival de Berlin

8.7 Prix du Cinéma allemand

8.8 Prix Lumières

8.9 Étoile d'Or du Cinéma français

8.10 Prix du Cinéma Européen

8.11 Molière

8.12 Festival international du film de Stockholm

L'actrice française Isabelle Huppert a reçu vendredi 12.08.2011 [38] le Cheval de bronze pour l'ensemble de son œuvre, a annoncé le festival du film de Stockholm, qui lui remettra cette distinction en novembre.

8.13 Festival international du film de Mar- rakech

Lors de la 12 e édition du festival, fin 2012,, elle reçoit un prix pour l'ensemble de sa carrière des mains du ju- ré James Gray. Gray était membre de son jury lors du Festival de Cannes 2009.

9 Notes et références

[1]

[4] Le

du

consulté le 14 janvier 2013.

par

[5] Who’s Who in France, édition 1998, page 1154.

[7] Selon l'encyclopédie Larousse (article consacré à Isabelle Huppert).

[8] Le Journal du dimanche « Isabelle Huppert : Attention, fragile », consulté le 20 décembre 2012.

[9] L'Express « Isabelle Huppert : “Le cinéma est une très agréable dépendance” », consulté le 22 septembre 2012

[10] « Le Grand arbre de la réduction », Jean-Michel Frodon, Cahiers du cinéma, avril 2009

[11] « Huppert gagne », Jérôme Garcin, L'Express du 27 avril

[12]

1995.

Jury 2009 sur le site du Festival de Cannes, consulté le 19 juin 2009

[13] Allociné « Cate Blanchett et Isabelle Huppert réunies au théâtre », consulté le 23 septembre 2012

[14] Brigitte Salino, « Le marivaudage chic d'Isabelle Hup- pert », Le Monde, 20 janvier 2014 (lire en ligne)

[15]

[16] Le Figaro Madame, « Jessica Chastain : “La routine est mon ennemie” », consultée le 03 novembre 2012.

[17] (en) The Telegraph, « Jessica Chastain interview », consultée le 03 novembre 2012.

[18]

Serge Kaganski, « Julianne Moore : Maps to the Stars exa- gère un peu la réalité, mais pas tant que ça », Les Inrocks,

31 mai 2014 (lire en ligne)

[20] Les Inrocks, « Isabelle Huppert et Abbas Kiarostami, conversation sur le “pays du cinéma” », consultée le 03 novembre 2012.

[21] (en) Alt Film Guide, « European Film Awards 2009 : Ta- har Rahim, Kate Winslet, Ken Loach, Isabelle Huppert », consultée le 03 novembre 2012.

03 novembre 2012.

10.2

Articles connexes

11

[23] [vidéo] France 5, « James Gray évoque Isabelle Huppert au Festival de Marrakech », consultée le 20 décembre

2012.

[24] Les Inrocks, « Natalie Portman : “Mon rôle dans ‘Black Swan’ était presque nocif” », consultée le 03 novembre

2012.

[25]

Fiche d'Isabelle Huppert sur le site du Festival de Cannes, consulté le 19 juin 2009

[26]

Palme d'Or « Elephant » sur le site du Festival de Cannes, consulté le 19 juin 2009

[27] Palmarès 2009 sur le site du Festival de Cannes, consulté le 19 juin 2009

[28] Journal Officiel du 1 er janvier 2009, Décret du 31 dé- cembre 2008 portant promotion et nomination. Consul- table sur le site officiel

[29] (Cf. Catherine Breillat, Corps amoureux, 2006)

[31] Libération « Isabelle Huppert, songe d’un jour d'été », consulté le 22 septembre 2012

[32] Les Inrockuptibles (article du 6 novembre 2009, mis en ligne sur le blog d'Isabelle Adjani) « Isabelle Adjani : une relation gémellaire (avec Hervé Guibert) », consulté le 22 septembre 2012

[33] Le Nouvel Obs « Huppert-Adjani : la querelle des Isa- belle », consulté le 22 septembre 2012

[34] Allociné « Isabelle Adjani, Isabelle Huppert : interview d'André Téchiné », consulté le 22 septembre 2012

[36] Marie-Élisabeth Rouchy « Adjani et Huppert, la guerre des Isabelle », article du Nouvel Obs publié sur le forum AlloCiné, consulté le 07 avril 2013.

10 Annexes

10.1 Bibliographie

Jean-Luc Douin, Comédiennes d'aujourd'hui, Paris, éd. Lherminier, 1980.

Steven Bach, Final cut : Dreams ans Disaster in the Making of Heaven’s Gate, ed. William Morrow & Co, 1985.

Marc Ruscart, Isabelle Huppert par…, Quimper, éd. Gros Plan/Calligrammes, 1989.

Elfriede Jelinek, Isabelle Huppert in Malina, éd. Suhrkamp, 1991.

Isabelle Huppert : autoportrait(s), Cahiers du cinéma,

1994.

Elfriede Jelinek, Patrice Chéreau, Susan Sontag, Isabelle Huppert, la femme aux portraits, préface de Serge Toubiana, Paris, Le Seuil, 2005.

10.2 Articles connexes

10.3 Liens externes

12

11 SOURCES, CONTRIBUTEURS ET LICENCES DU TEXTE ET DE L’IMAGE

11 Sources, contributeurs et licences du texte et de l’image

11.1 Texte

Isabelle Huppert Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Huppert?oldid=120190632 Contributeurs : Hashar, Med, Ffx, Nataraja, Looxix, Jerome misc, Orthogaffe, Céréales Killer, Slawojar, Howard Drake, Ben73, Traeb, Maggic, Kouroineko, Authier, P-e, Roby, Sebja- rod, ZeroJanvier, Okki, Webkid~frwiki, THA-Zp, Fafnir, Verdy p, Phe, MedBot, Wishmaster, Ifernyen, Alain Schneider, Oblic, Jeanjean, Phe-bot, Bibi Saint-Pol, ~Pyb, Ollamh, Al1, Hégésippe Cormier, Pclent, Lulu41, HaguardDuNord, Brunok, Jef-Infojef, Clio64, Doch54, Deansfa, Hasting, Leag, Bob08, Piku, Neuceu, Eden2004, Ork, Celui, Fourvin, Yurik, Bbullot, Padawane, DocteurCosmos, Korg, Kerni- tou, Hauru, Angeldream, Stéphane33, Gribeco, Pedro38, Seb35, Fimac, Lgd, Pruneau, Inisheer, Pok148, Coyau, RobotQuistnix, FlaBot, Necrid Master, EDUCA33E, Poppy, Bulat, Guillom, Linguiste, MMBot, Erdrokan, HansChung~frwiki, Huster, Moez, Schiste, Loveless, Pbv, Jlancey, Grecha, Mislep, Boretti, Lechat, Mith, Airair, Puff, Polmars, Harrieta171, Ben2, Frank Renda, Alonso, Albins, AEIOU, Thidras, Olmec, Ben Siesta, TiChou, Barbe-Noire, 307sw136, AntonyB, Aeleftherios, Grondin, Babarmalin, LucasD, Kertraon, Epime- thee, NicoV, BARBARE42, Lapinou10, Thijs !bot, Xxxxx, Jarfe, Octave.H, Surréalatino, Creasy, Plbcr, Rhizome, Clem23, MirgolthBot, IAlex, Ouicoude, Robert Fabre, Efbé, Sebleouf, Mym, Babelborg, Greteck, Kimitomo, Aladin34, Oiseleur, Salebot, Stymphal, Speculos, Zorrobot, LPLT, DodekBot~frwiki, Le coin du cinéphage, TXiKiBoT, VolkovBot, Cambon, Fcharlot, Manuel Trujillo Berges, Oxxo, Chi- cobot, AlleborgoBot, Xbx, Rédacteur Tibet, SieBot, Jlt69006, ZX81-bot, Nananère, Giry, Iafss, TonyUSP, Wanderer999, Patrick Rogel, Alecs.bot, Janseniste, Vlaam, Linscool, Hercule, Leparc, Selligpau, Dozlune, Pierregil83, LUC93, DumZiBoT, Leklem, Mister BV, Rick- will, Tadeucsz, Francis Vergne, Quentinv57, Paqpaq94, Alexbot, Ertezoute, Mro, HerculeBot, WikiCleanerBot, ZetudBot, Ggal, For80, Pichegru, Nyc, Arroser, Hector H, Fabienamnet, JRibaX, Jontemask, Brooklynsmile, Luckas-bot, Jmyx, Menerbes, Micbot, Groucho- Bot, TALABERT, Brigadoon, Danglars, Penjo, Weerth, Jacques Ballieu, Soren56, Xqbot, JJ Georges, Reclame, Psychosk8erv7, Ytrezap, L'engoulevent, Kanabiz, Alexandre Gilbert, D'ohBot, Rapala, Skull33, Padsm, Kerkaert, Robert Landon, Uide, JettRink, PAC2, Trissotin, Exevale, Pol-m-32, Nezdek, Philoubou, Crochet.david.bot, SPORTISSE michel, FranceIndigo, S0l0xal, Veit Harlan, IJKL, Cpalp, Wiki- tanvirBot, ChuispastonBot, EFD~frwiki, GoAskAlice, Wictorya, Laure81, MerlIwBot, Thehelpfulbot, GZ-Bot, HhUuGgOo, Noisyfrog, Karoutchat, Stephanie-43, VincentDDD, FDo64, Studiocine, BotMyShinyMetalAss, Makecat-bot, DUVIC F, Gauthier2Chatillon, Alam- bo, Montvallon, Gilles.guieu, Addbot, AméliorationsModestes, Tisourcier, Huppert68, Mentos92, Caroline unidivers et Anonyme : 209

11.2 Images

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Fichier:Disambig_colour.svg Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3e/Disambig_colour.svg Licence : Public do- main Contributeurs : Travail personnel Artiste d’origine : Bub’s

Fichier:Francefilm.svg Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0f/Francefilm.svg Licence : LGPL Contributeurs :

Used the idea from Image:Francefilm.png, combining Image:Mplayer.svg and Image:Flag_of_France.svg. Artiste d’origine : Nkocharh

David Vignoni

Fichier:Isabelle_Huppert_66ème_Festival_de_Venise_(Mostra)_4b.jpg Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/ 0/08/Isabelle_Huppert_66%C3%A8me_Festival_de_Venise_%28Mostra%29_4b.jpg Licence : CC BY-SA 2.0 Contributeurs : 66ème Fes- tival de Venise (Mostra) Artiste d’origine : nicolas genin from Paris, France

Fichier:Isabelle_Huppert_Cannes.jpg Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/81/Isabelle_Huppert_Cannes.jpg Licence : CC BY-SA 3.0 Contributeurs : Travail personnel Artiste d’origine : Georges Biard

Fichier:P_culture.svg Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4f/P_culture.svg Licence : CC-BY-SA-3.0 Contribu- teurs : ? Artiste d’origine : ?

Fichier:Sound_mp3.png Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1e/Sound_mp3.png Licence : GPL Contribu- teurs : ? Artiste d’origine : ?

11.3 Licence du contenu