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LES ESSAIS EN LABARATOIRE

ESSAIS D’IDENTIFICATION DES SOLS ET DES MATERIAUX ROCHEUX

Essais d’identification des sols et des matériaux rocheux considérés dans la classification N.F.P. 11300 et le G.T.R. 92

H. NIANDOU

Pour évaluer les possibilités d’utilisation d’un sol ou d’un matériau rocheux en remblai ou en couche de forme, il faut d’abord l’identifier et le classer à partir de paramètres reconnus comme étant significatifs des problèmes posés par son emploi dans ces ouvrages.

des problèmes pos és par son emploi dans ces ouvrages. remblai ou en couche de forme

remblai ou en couche de forme à cette classe.

Couverture du GTR :

C’est

dans

cet

objectif

qu’à été établi la classification normalisée : NF P 11-300, sur laquelle repose le guide

technique « Réalisation des remblais et des couches de formes » publié en 1992 (Fascicule I et II), en abrégé le GTR 92.

Dès lors que la classe du matériau considéré est connue, on peut trouver dans les tableaux du GTR les conditions d’utilisation en

Norme française

NF P 11-300

Septembre 1992

Exécution des terrassements

Classification des matériaux utilisables dans la construction des remblais et des couches de forme d’infrastructures routières.

Têtes de chapitres du GTR :

Chapitre 1 : Classification des matériaux utilisés pour la construction des remblais et des couches de forme.

Chapitre 2 : Conditions d’utilisation des matériaux en remblai.

Chapitre 3 : Conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme.

conçue

spécifiquement dans l’objectif de régir méthodiquement les problèmes de l’emploi des sols et

des matériaux rocheux dans les remblais routiers et les couches de forme.

Nota :

La

classification

NF

P

11-300

est

une

classification

originale

La classification des sols et des matériaux rocheux définie dans ces documents repose sur trois catégories de caractéristiques :

CARACTERISTIQUE :

De NATURE

D’ETAT

De COMPORTEMENT.

Tout d’abord les CARACTERISTIQUES dites « de NATURE » :

Elles peuvent être considérées comme n’étant pas modifiées par les sollicitations que subit le matériau au cours de sa mise en œuvre ou du fait du nouvel environnement hydrique qu’il va connaître dans l’ouvrage.

La connaissance de ces caractéristiques est indispensable. Mais généralement insuffisante pour prévoir complètement le comportement d’un matériau dans un remblai ou une couche de forme.

Les caractéristiques de nature considérées dans la classification NF P 11300 sont :

La nature pétrographique d’un matériau rocheux.considérées dans la classification NF P 11300 sont : La granularité d’une grave alluvionnaire. L’argilosité

La granularité d’une grave alluvionnaire.sont : La nature pétrographique d’un matériau rocheux. L’argilosité d’un sol fin. Nota : Pour identifier

L’argilosité d’un sol fin.rocheux. La granularité d’une grave alluvionnaire. Nota : Pour identifier et classer un sol ou un

Nota : Pour identifier et classer un sol ou un matériau rocheux dans la classification NF P 11-300 il faut dans tous les cas connaître sa nature. S’il est sensible à l’eau il faut en plus déterminer son état hydrique. Enfin pour certains matériaux rocheux ou granulaires il faut encore définir leur comportement.

La seconde catégorie est celle des CARACTERISTIQUES dites « d’ÉTAT ».

Elles concernent des caractéristiques qui à l’inverse des précédentes, varient en fonction des sollicitations mécaniques et hydriques supportées par le matériau ; ces variations induises alors des modifications sensibles de son comportement.

La caractéristique d’état la plus souvent concernée est l’état hydrique des sols sensibles à l’eau.

Une seconde caractéristique d’état que l’on doit également considérer est l’état de compacité en place du matériau avant son extraction.

Elle s’avère pertinente pour expliquer le comportement de certains matériaux rocheux, tels que les craies ou les calcaires tendres.

« de

COMPORTEMENT ».

On y a recours pour certains matériaux lorsque la connaissance de leurs caractéristiques de nature et d’état n’est pas encore suffisante pour prévoir leur comportement à la mise en œuvre et dans l’ouvrage en service.

C’est le cas pour appréhender le caractère évolutif des matériaux rocheux que l’on envisage d’utiliser en remblai.

C’est aussi le cas pour évaluer la tenue sous trafic lourd des matériaux rocheux granulaires utilisés sans traitement dans les couches de forme.

La

troisième

catégorie

enfin,

rassemble

les

CARACTERISTIQUES

dites

La détermination de l’ensemble de ces caractéristiques est réalisée à partir des différents essais d’identification géotechnique qui vont être brièvement décrits à présent.

LES ESSAIS D’IDENTIFICATION DE LA

NATURE DES SOLS

La nature d’un sol est caractérisée à la fois par sa granularité et son argilosité.

GRANULARITE

fois par sa granularité et son argilosité. GRANULARITE NATURE DU SOL ARGILOSITE L’essai permettant d’identifier

NATURE DU SOL

granularité et son argilosité. GRANULARITE NATURE DU SOL ARGILOSITE L’essai permettant d’identifier la

ARGILOSITE

L’essai permettant d’identifier la granularité d’un sol est l’analyse granulométrique.

la granularité d’un sol est l’analyse granulométrique. ANALYSE GRANULOMETRIQUE Pour identifier son argilosité on a

ANALYSE GRANULOMETRIQUE

Pour identifier son argilosité on a recours soit à l’Indice de Plasticité lorsque le sol est moyennement à très argileux, soit à la valeur au bleu de méthylène s’il est peu ou pas argileux.

au bleu de méthylène s’il est peu ou pas argileux. INDICE DE PLASTICITE ESSAI AU BLEU

INDICE DE

PLASTICITE

ESSAI AU BLEU DE METHYLENE

L’ANALYSE GRANULOMETRIQUE

L’analyse granulométrique consiste à déterminer les proportions pondérales des différentes fractions granulaires constituant un matériau.

Elle se pratique par tamisage sur une colonne de tamis dont les dimensions des mailles vont de 80 microns à 50, voire 100 millimètres.

Lorsque le matériau contient des particules inférieures à 80 microns, il est tamisé sous un courant d’eau.

La fraction inférieure à 80 microns également appelée fraction fine est recueillie pour en déterminer sa proportion pondérale.

On peut éventuellement en effectuer l’analyse granulométrique par une méthode sédimentométrique, mais les résultats de cette analyse ne sont pas exigés pour classer un matériau dans la classification NF P 11300.

Les refus aux différents tamis sont séchés puis pesés et on calcule leurs proportions pondérales cumulées. On peut alors procéder à l’établissement et au tracé de la courbe granulométrique. Cette courbe est représentée dans un repère semi-logarithmique.

sont portés sur l’échelle linéaire des ordonnées et les

Les

différents

pourcentages

dimensions des grains sur l’échelle logarithmique des abscisses.

des grains sur l’échelle logarithmique des abscisses. Un point particulier de cette courbe, par ex emple

Un point particulier de cette courbe, par exemple celui situé sur l’horizontale 50% auquel correspond le diamètre de 12mm, exprime que 50% du matériau est constitué de grains dont le diamètre est inférieur à cette dimension. Il est appelé diamètre moyen ou D50 du sol. De la même façon le D10 du sol est la dimension de la maille du tamis laissant passer 10% de la masse de l’échantillon soit ici 200 microns.

50% 10%
50%
10%

D10=200µm

D50=12mm

L’examen de la courbe granulométrique d’un sol renseigne déjà beaucoup sur son comportement.

Ainsi ce premier exemple de courbe dite « courbe granulométrique étalée » ou « bien graduée » caractérise un sol comportant une très faible fraction fine, de l’ordre de 4%, et une fraction granulaire comportant de manière bien réparties toutes les dimensions comprises entre 0 et 50mm. Un tel sol une fois compacté présentera une densité sèche élevée ainsi qu’une grande résistance au cisaillement qui lui permettra de supporter des trafics lourds même sous la pluie. Ces matériaux sont traditionnellement considérés comme les meilleurs pour la construction des remblais et des couches de forme.

Nota : La courbe granulométrique est un élément puissant d’évaluation du comportement d’un sol pour qui sait l’interpréter.

Si on considère le sol dont la courbe granulométrique apparaît à présent et qui ne diffère du

précédent que par l’importance de sa fraction inférieur

à 80 microns qui passe de 4 à 8%, on pourrait penser

que ces deux sols ont des comportements similaires. En réalité il n’en est rien car s’il est acquis que ce second sol présentera également une fois compacté une densité sèche élevée, voire supérieure au premier, en revanche son aptitude à supporter une circulation pourra varier d’exceptionnelle à quasi nulle suivant l’importance,

l’humidité et l’argilosité de la fraction fine qu’il contient.

Ce premier exemple montre donc toute l’importance d’une connaissance précise de la proportion d’éléments fins contenus dans le matériau.

Un second exemple de l’interprétation permise par l’analyse granulométrique est donné par cette courbe dite « homomètrique » ou « uniforme » :

On constate à l’inverse des deux courbes précédentes que 80% de la masse du sol est formée de grains dont les dimensions varient seulement de 0,1

à 0,3mm.

Ce sol est très facile à compacter à sa densité maximum mais celle-ci restera toujours faible car obtenue pour un indice des vides élevé. Il est difficile à circuler et d’autant plus que son D50 est faible et que les grains sont peu anguleux.

Si l’on envisage de le traiter avec un liant pour améliorer ses caractéristiques mécaniques, des dosages importants ou l’incorporation d’un correcteur granulaire seront à prévoir pour atteindre des performances significatives.

8% 80µm
8%
80µm
D90 888000%%% D10 0,1mm 0,3mm
D90
888000%%%
D10
0,1mm 0,3mm
seront à prévoir pour atteindre des performances significatives. 8% 80µm D90 888000%%% D10 0,1mm 0,3mm 6

6

50% 55% D<80µm
50%
55%
D<80µm

Le troisième exemple enfin est celui d’une courbe dite « discontinue ». Elle caractérise un matériau dans lequel il manque une fraction granulaire intermédiaire. Sur l’exemple présenté le sol est essentiellement constitué de 55% d’éléments fins voire très fins et de 30% d’éléments grossiers qui nagent, si l’on peut dire, dans la fraction fine.

L’interprétation de cette courbe est claire, il s’agit d’un matériau dont le comportement est entièrement gouverné par celui de sa fraction fine. Et c’est donc cette fraction fine qu’il convient d’identifier notamment à partir de la mesure de son argilosité.

30%

D<15mm

Remarques : La sensibilité à l’eau d’un sol exprime l’importance de la variation de son comportement mécanique pour un accroissement donné de sa teneur en eau. Il est faux de penser que la sensibilité à l’eau est une fonction croissante de la quantité et de l’argilosité de la fraction fine contenue dans le sol.

Un sol est dit très sensible à l’eau lorsque son comportement se dégrade brutalement sous l’action d’une faible élévation de sa teneur en eau. Inversement il peut se rétablir tout aussi rapidement sous l’effet d’un faible assèchement.

La sensibilité à l’eau est maximum pour les sols comportant 5 et 20% de fines. En dessous de 5% le sol est généralement insensible et au-delà de 20% sa sensibilité diminue progressivement.

Il ne faut pas confondre facilité de compactage et obtention d’une densité sèche élevée. Un matériau facile à compacter est celui qui n’exige qu’une faible énergie pour être mis en place de manière à ne plus subir de tassements ultérieurs. C’est l’objectif majeur du compactage.

De ce point de vue les matériaux les plus faciles à compacter sont les matériaux les plus homométriques et les moins anguleux (type sables de dunes).

L’utilité du correcteur granulaire est de réduire sensiblement l’Indice des vides.

L’existence d’une discontinuité granulaire se traduit sur la courbe granulaire par la présence d’un palier plus ou moins prononcé qui situe immédiatement la fraction granulaire manquante.

7

Comme déjà évoqué, la mesure de l’argilosité d’un sol est réalisée soit à partir de l’indice de plasticité soit à partir de la valeur au Bleu de Méthylène.

INDICE DE
INDICE DE

PLASTICITE

de la valeur au Bleu de Méthylène . INDICE DE PLASTICITE VALEUR AU BLEU DE METHYLENE

VALEUR AU BLEU DE METHYLENE

. INDICE DE PLASTICITE VALEUR AU BLEU DE METHYLENE SOLS MOYENNEMENT ET TRES ARGILEUX SOLS PEU

SOLS MOYENNEMENT ET TRES ARGILEUX

SOLS PEU OU PAS ARGILEUX

L’indice de Plasticité est défini comme étant l’écart entre deux teneurs en eau particulières du sol qui sont sa limite de liquidité et sa limite de plasticité. Ces deux teneurs en eau sont également appelées les limites d’Atterberg du sol :

Limite de Limite de plasticité liquidité W P W L W% IIIPPP IIN I NND
Limite de
Limite de
plasticité
liquidité
W P
W L
W%
IIIPPP
IIN
I
NND
DDI IIC CCE EE DDE
D
EE PPL
P
LLA
AAS
SST
TTI IIC CCI IIT TTE EE ((I IIP PP) ))
(

LA LIMITE DE LIQUIDITE

La limite de liquidité est la teneur en eau à laquelle on peut considérer que la fraction inférieure à 400 microns du sol, appelée mortier, s’écoule sous son propre poids par insuffisance de résistance au cisaillement.

Tous les mortiers de sols, qu’ils soient argileux ou non, ont toujours une teneur en eau à laquelle correspond un tel comportement mais celle-ci est d’autant élevée qu’ils contiennent une proportion importante d’éléments fins et argileux.

Pour mesurer la limite de liquidité d’un sol, il faut d’abord isoler son mortier par tamisage sous l’eau s’il renferme une fraction significative d’éléments supérieurs à 400 microns.

Ensuite on recherche la teneur en eau à laquelle il présente la très faible résistance au cisaillement évoquée précédemment en utilisant l’une ou l’autre des deux méthodes suivantes :

La première, dénommée méthode à la coupelle de Casagrande, consiste à mettre en place le mortier dans une coupelle, à tailler un mini Casagrande, consiste à mettre en place le mortier dans une coupelle, à tailler un mini talus à sa surface et à faire glisser ce talus en imprimant de légères secousses à la coupelle jusqu’à ce que le glissement se produise sur une dizaine de millimètres, estimée visuellement.

On note alors le nombre de secousses qui a été nécessaire.

On répète l’opération pour au moins 4 teneurs en eau différentes puis en interpolant entre ces valeurs on détermine la limite de liquidité cherché qui par convention est la teneur en eau pour laquelle, on obtient le glissement du talus sur une longueur de 10 millimètres après avoir appliqué 25 secousses.

de 10 millimètres après avoir appliqué 25 secousses. N 25 W% W L Limite de liquidité
N 25 W% W L
N
25
W%
W L

Limite de liquidité

N : nombres de secousses ayant provoqué le glissement du mini talus sur 10mm.

W% : teneur en eau de l’échantillon.

La seconde méthode dénommée méthode au pénétromètre à cône présente l’avantage de ne pas introduire de facteur d’appréciation de l’ opérateur. pénétromètre à cône présente l’avantage de ne pas introduire de facteur d’appréciation de l’opérateur. Elle consiste comme précédemment à isoler le mortier du sol et à l’humidifier à au moins 4 teneurs en eau définissant une plage englobant la limite de liquidité recherchée.

On procède alors sur chaque échantillon ainsi préparé à la mesure de l’enfoncement d’un cône de caractéristiques poids et géométrie normalisées.

La limite de liquidité cherchée est, par convention, la teneur en eau qui permet au cône de s’enfoncer de 17 millimètres.

de liquidité cherchée est, par convention, la teneur en eau qui permet au cône de s’enfoncer
H(mm) 17 mm W% W L
H(mm)
17 mm
W%
W L

Limite de liquidité

H mm : profondeur d’enfoncement du cône.

W% : teneur en eau de l’échantillon.

Remarques : Lorsque leur teneur en eau est celle de leur limite de liquidité, tous les mortiers de sols présentent une même résistance au cisaillement.

La valeur approximative de la résistance au cisaillement du sol à teneur en eau correspondant à sa limite de liquidité est de l’ordre de 2kPa.

La méthode à la coupelle de Casagrande est entachée d’un facteur d’erreur non négligeable du fait que la longueur de glissement du mini talus est laissée à l’appréciation visuelle de l’opérateur.

La méthode au pénétromètre à cône doit être privilégiée dans la mesure du possible en raison de sa plus grande précision.

LA LIMITE DE PLASTICITE

La limite de plasticité est la teneur en eau en deçà de laquelle le mortier du sol se rompt lorsqu’on le soumet à une certaine contrainte de traction par flexion.

Seuls les mortiers des sols comportant une quantité suffisante de colloïdes argileux présentent une limite de plasticité car ce sont uniquement ces colloïdes qui peuvent lui conférer une résistance en traction.

Pour déterminer la limite de plasticité, on prélève un échantillon du mortier ayant servi à la mesure de la Limite de liquidité, puis par trituration on en forme un fuseau que l’on fait rouler sur une plaque de marbre microporeuse et sèche.

Cette opération assèche lentement le fuseau de manière homogène. A intervalles réguliers on le soulève de quelques millimètres le sollicitant ainsi en traction par flexion.

A intervalles régulie rs on le soulève de quelques millimètres le sollicitant ai nsi en traction

eau qui

conventionnellement correspond à la limite de plasticité cherché.

Connaissant la limite de Liquidité et la limite de Plasticité du sol, on peut alors calculer son Indice de Plasticité.

Plus cet Indice est élevé, c'est-à-dire plus le sol reste déformable sans rupture dans un large domaine de teneur en eau, plus ce sol est argileux et plus la sensibilité de ce paramètre pour caractériser son argilosité est grande.

En revanche lorsque sa valeur est inférieure à 7%, ou lorsque la proportion de son mortier descend en dessous de 80%, on peut considérer qu’il n’est plus représentatif de l’argilosité du sol.

Dès que sa fissuration apparaît, on procède

à

la

mesure de la teneur

en

Celle-ci doit alors être évaluée par la Valeur au Bleu de Méthylène.

DOMAINE DU SOL DONT L’IP EST SIGNIFICATIF 80% 400µm
DOMAINE DU
SOL DONT L’IP EST
SIGNIFICATIF
80%
400µm

Remarques : Seuls les mortiers de sols argileux présentent une limite de plasticité. Elle correspond à la teneur en eau à laquelle une faible déformation par traction est suffisante pour provoquer leur rupture.

L’essai adopté empiriquement pour déterminer la limite de plasticité est grevé de sources d’erreurs importantes liées à plusieurs facteurs d’appréciation de l’opérateur. Le fait qu’aucune amélioration acceptable n’ait pu être proposée jusqu’à présent est dû à la complexité qu’il y a en faire une analyse mécanique satisfaisante. Cette situation explique que l’on doive considérer que la limite de plasticité n’est plus significative lorsqu’elle est inférieure de moins de 5 à 7 points de la valeur de la limite de liquidité.

LA VALEUR AU BLEU DE METHYLENE

La valeur au bleu de méthylène exprime la quantité de bleu pouvant s’adsorber, c'est-à-dire retenue à la surface des particules d’une masse de sol donnée.

Plus les particules du sol sont fines et donc plus il est argileux, plus la quantité de bleu adsorbée est importante.

La valeur au bleu de méthylène est mesurée par l’essai dénommé « essai au bleu de méthylène à la tache ».

Cet essai est réalisé à l’aide d’un matériel simple constitué d’une burette titrimétrique remplie d’une solution de Bleu de méthylène concentré à 10 grammes par litre, d’un agitateur mécanique, d’un chronomètre et des feuilles de papier-filtre.

Il consiste à introduire progressivement des quantités de

Il consiste à introduire progr essivement des quantités de bleu de méthylène connues dans un échantillon

bleu de méthylène connues dans un échantillon de sol maintenu en suspension dans l’eau par une agitation

permanente.

Après chaque introduction de bleu, une goutte de la suspension est prélevée puis déposée sur un papier filtre pour former une tache. La teinte de cette tache est significative du degré d’adsorption du bleu de méthylène par le sol.

Tant que la fraction argileuse peut encore fixer du bleu, la tache présente une couleur bleu sombre avec des contours bien nets, mais dès que le seuil d’adsorption maximal est dépassé, il se développe à la périphérie de la tache une auréole de bleu de méthylène qui diffuse lentement dans le papier filtre.

A ce stade l’essai est terminé.

La quantité de bleu adsorbée est alors déterminée à partir du volume de la solution de bleu introduite et de sa concentration rapportée à la masse du sol sec soumis à l’essai.

Elle est exprimée en grammes de bleu pour 100 grammes de sol :

Avec :

V BS =

V .C

m

100

V BS

: Valeur au bleu du sol (en g de bleu/100g de sol)

V : Volume de la solution de bleu (en

cm

3

)

C

: Concentration de la solution de bleu (en

g cm

g cm

m

: Masse du sol soumis à l’essai (en g).

3 )

En général on effectue l’essai sur la fraction 0/5 mm du sol et on exprime la valeur au bleu du sol considéré en pondérant la valeur trouvé sur cette fraction par la proportion qu’elle représente dans ce sol :

V BS

( 0 D )
(
0
D
)

= V

BS

( 0 5 ) ( 0 5 .P ) (0 D)
(
0 5
)
(
0 5 .P
)
(0 D)

Avec :

V BS

V BS

(0 D) (0 5)
(0 D)
(0 5)

: Valeur au bleu du sol de granularité (0 D)

D) (0 5) : Valeur au bleu du sol de granularité ( 0 D ) :

: Valeur au bleu de la fraction (0 5)

( 0 D ) : Valeur au bleu de la fraction ( 0 5 ) P

P

( 0 5 ) (0 D)
(
0 5
)
(0 D)

: Proportion de la fraction (0 5) dans le sol (0 D).

: Proportion de la fraction ( 0 5 ) dans le sol ( 0 D )
: Proportion de la fraction ( 0 5 ) dans le sol ( 0 D )

Remarques : La valeur au bleu de méthylène d’un sol est directement fonction de la surface spécifique des éléments dont il est constitué. Cette dernière est toutefois avant tout régie par granularité de la fraction fine présente dans le sol. Approximativement la surface spécifique des éléments grenus (400µm) constituant un

alors que celle de la fraction argileuse (éléments 2µm) peut

sol est de quelques cm g

2

éléments ≤ 2 µ m ) peut sol est de quelques cm g 2 2 atteindre

2

≤ 2 µ m ) peut sol est de quelques cm g 2 2 atteindre plusieurs

atteindre plusieurs centaines de m g . C’est ce très important contraste qui permet de négliger dans la valeur au bleu d’un sol la part adsorbée par les éléments grenus et d’exprimer la valeur au bleu d’un sol grossier à partir de la valeur mesurée sur une fraction 0 d de ce sol corrigée par une pondération suivant une loi de proportionnalité directement pour tenir compte de la proportion de la fraction 0 d dans le sol total. Il est ainsi possible et fondé de comparer les argilosités de sols ayant des granularités très différentes, ce qui n’est pas possible à partir de l’Indice de Plasticité.

sols ayant des granularités tr ès différentes, ce qui n’est pas possible à partir de l’Indice
sols ayant des granularités tr ès différentes, ce qui n’est pas possible à partir de l’Indice

LES CARACTERISTIQUES D’ETAT DES SOLS ET

DES MATERIAUX ROCHEUX

Abordons à présent les CARACTERISTIQUES « d’ÉTAT » des sols et des matériaux rocheux : à savoir l’état hydrique pour les sols sensibles à l’eau et l’état de compacité en place pour certains matériaux rocheux :

de compacité en place pour certains matériaux rocheux : SOLS SENSIBLES A L’EAU CERTAINS MATERIAUX ROCHEUX

SOLS SENSIBLES A L’EAU

pour certains matériaux rocheux : SOLS SENSIBLES A L’EAU CERTAINS MATERIAUX ROCHEUX Caractériser l’état hydrique

CERTAINS MATERIAUX ROCHEUX

Caractériser l’état hydrique d’un sol sensible à l’eau consiste à le qualifier comme étant :

très humide, humide, moyen, sec ou très sec : 0 W% TTr rrè èès ss
très humide, humide, moyen, sec ou très sec :
0
W%
TTr rrè èès ss sse eec cc
T
s
SSe S eec cc
MMo
M
ooy
yye een nn
HHu
H
uum
mmi iid dde ee
TTr rrè èès ss HHu
T
H
uum
mmi iid dde ee

Pour cela il faut d’abord déterminer sa teneur en eau et ensuite la comparer à l’une ou l’autre des teneurs en eau spécifiques du sol considéré. La teneur en eau d’un échantillon de sol ou de roche est une grandeur à laquelle il a déjà été fait appel à plusieurs reprises précédemment. Elle s’exprime par le rapport entre la masse d’eau libre et la masse de matière sèche qu’il contient :

W% =

Poids d' eau

100

Poids de sol sec

La masse d’eau libre est généralement déterminée par la différence de pesées de l’échantillon avant et après son séchage, jusqu’à poids constant, dans une étuve réglée à 105 degrés.

Autres méthodes de séchage utilisant des plaques chauffantes, une poêle et un réchaud à gaz ou encore un four à micro-ondes peuvent être également utilisées sous certains conditions.

et un réchaud à gaz ou encore un four à micro-ondes peuvent être également utilisées sous

Les teneurs en eau spécifiques du sol auxquelles il convient de comparer celle de l’échantillon pour en déduire son état hydrique sont :

Soit ses limites d’Atterberg ; on se réfère alors à son Indice de Consistance. limites d’Atterberg ; on se réfère alors à son Indice de Consistance.

Soit sa teneur en eau Optimum Proctor Normal. sa teneur en eau Optimum Proctor Normal.

On peut aussi définir indirectement l’état hydrique d’un sol sans procéder à aucune mesure de teneur en eau mais en déterminant sa résistance au poinçonnement.

Remarques : La valeur de la teneur en eau d’un sol n’a à elle seule aucune signification en tant que paramètre représentatif de son état hydrique. Elle doit être interprétée par comparaison avec les teneurs caractéristiques du sol qui sont : soit ses limites d’Atterberg, soit sa teneur en eau optimum Proctor normal. Ainsi le fait de savoir seulement que la teneur en eau d’un sol est de 10% par exemple peut aussi bien être interprété comme étant en présence d’un sol très sec si l’on a affaire à un sol argileux ou au contraire très humide s’il s’agit d’une grave limoneuse. Les conditions qui limitent l’utilisation des méthodes « rapides », de détermination de la teneur en eau, sont principalement la présence d’une importante fraction argileuse ou de matières organiques ou d’éléments gypseux.

ou de matières organiques ou d’éléments gypseux. COMPARAISON DE LA TENEUR EN EAU DU SOL AVEC
ou de matières organiques ou d’éléments gypseux. COMPARAISON DE LA TENEUR EN EAU DU SOL AVEC

COMPARAISON DE LA TENEUR EN EAU DU SOL AVEC SES LIMITES D’ATTERBERG

DE LA TENEUR EN EAU DU SOL AVEC SES LIMITES D’ATTERBERG MESURE DE LA RESISTANCE AU

MESURE DE LA RESISTANCE AU POINCONNEMENT IMMEDIAT

COMPARAISON DE LA TENEUR EN EAU DU SOL AVEC LA TENEUR EN EAU OPTIMUM PROCTOR NORMAL

La question du choix du paramètre le plus pertinent pour déterminer cet état se pose donc :

IC W n IPI W opn
IC
W n
IPI
W opn
IPI IC W n W opn
IPI
IC
W n
W opn
du paramètre le plus pertin ent pour déterminer cet état se pose donc : IC W

DERMINATION DE L’ETAT HYDRIQUE

PAR REFERENCE A L’INDICE DE CONSISTANCE

Lorsque le sol est fin et argileux, le paramètre le plus approprié pour caractériser son état hydrique est l’indice de Consistance.

IC
IC

Cet Indice exprime la position de la teneur en eau du sol par rapport à ses limites d’Atterberg.

IC =

W

L

W

nat

IP

W

W

P

L

Ainsi un sol dont l’Indice de consistance est supérieur à 1 se trouvera dans un état sec voire très sec. S’il est voisin de 1, il se trouvera dans un état moyen. Enfin s’il est inférieur à 1 son état sera humide voire très humide.

Limite de Plasticité W P Limite de Liquidité W L W% W nat 1 0
Limite de
Plasticité W P
Limite de
Liquidité W L
W%
W nat
1
0
IC
Très sec
Sec
Moyen
Humide
Très humide

L’Indice de consistance permet donc d’identifier les cinq états hydriques dans lesquels peut se présenter un sol sensible à l’eau. Tout fois sa pertinence ne vaut qu’autant que les limites d’Atterberg sur lesquelles il repose sont significatives comme cela a déjà été évoqué à propos de l’Indice de Plasticité.

Remarques : L’Indice de consistance est le paramètre certainement le plus pertinent pour caractériser l’état hydrique des sols sensibles à l’eau mais sa mesure n’est possible que sur les sols fins moyennement à très argileux. De par son appellation, l’Indice de Consistance définit la consistance que présente le sol à une teneur en eau donnée selon l’échelle suivante :

Niveau

de

Très

Molle

Moyenne

Consistante

Très

Raide

Consistance

molle

consistante

Valeur

de

0,2

0,2 IC 0,5

0,5 IC 1

1 IC 1,5

1,5 IC 2

IC 2

l’IC

Cette qualification du sol suivant sa consistance est également très pertinente pour estimer ses difficultés d’extraction (notamment pour les consistances molle et très molle).

DERMINATION DE L’ETAT HYDRIQUE

PAR REFERENCE A SA TENEUR EN EAU OPTIMUM PROCTOR NORMAL

Lorsque les limites d’Atterberg du sol ne sont plus significatives on définit l’état hydrique d’un sol à partir de l’écart entre sa teneur en eau et sa teneur en eau optimum Proctor normal :

W

nat

W

opn

Ce paramètre est bien adapté pour identifier les états moyen, sec et très sec. En revanche il ne l’est plus pour les états humides et très humides. Car il ne renseigne ni sur les difficultés d’exécution liées au manque de portance, ni sur les risques de pressions interstitielles pouvant s’installer, notamment durant le compactage, lorsque le sol se présente dans ces états.

W nat W opn
W nat
W opn

L’ESSAI PROCTOR NORMAL

Pour déterminer la teneur en eau optimum Proctor normal il faut exécuter un essai Proctor normal. L’essai Proctor normal consiste à préparer des échantillons du sol à 5 teneurs en eau au moins, choisies par l’opérateur de manière à couvrir une plage allant de l’état sec à l’état humide. Chaque échantillon est ensuite introduit dans un moule de dimensions normalisées et compacté en lui appliquant la même énergie dite énergie proctor normal, définie par un nombre de coups d’une dame également normalisée. Connaissant le volume du moule, la masse de sol introduite et la teneur en eau de l’échantillon, on calcule la masse volumique apparente sèche appelée généralement « densité sèche » de chaque éprouvette ainsi réalisée. On établit alors la courbe représentant l’évolution de la densité sèche en fonction de la teneur en eau. Cette courbe fait apparaître, dans le cas des sols sensibles à l’eau une valeur maximum de la densité sèche appelée « densité maximum Proctor normal ». Cette valeur est obtenue pour une teneur en eau particulière qui est précisément la « teneur en eau optimum Proctor normal » cherchée.

pour une teneur en eau particulière qui est précisément la « teneur en eau optimum Proctor
pour une teneur en eau particulière qui est précisément la « teneur en eau optimum Proctor

γ

d

W nat γ d moyen OPN W nat sec W nat très sec W OPN
W nat
γ
d
moyen
OPN
W nat
sec
W nat
très sec
W OPN
W %

Remarques : L’essai Proctor Normal permet également de définir la valeur de la densité sèche maximum proctor normal. Cette valeur peut être utilisée comme référence pour le contrôle du compactage lorsque ce dernier est réalisé par la méthode dite « des densité ».

CARACTERISATION DE L’ETAT HYDRIQUE

PAR REFERENCE A L’INDICE PORTANT IMMEDIAT

Enfin pour identifier les états humide et très humide d’un sol pour lesquels ni l’indice de consistance, ni la comparaison avec la teneur en eau optimum proctor normal ne sont significatifs, on utilise un paramètre de résistance appelé « Indice Portant Immédiat », déterminé par l’essai dit de poinçonnement immédiat.

I.P.I
I.P.I

L’ESSAI DE POINCONNEMENT IMMEDIAT OU I.P.I

Cet essai consiste tout d’abord à confectionner avec le sol à la teneur en eau considérée une éprouvette selon les modalités de l’essai Proctor normal. Elle est ensuite poinçonnée à vitesse constante avec un matériel spécifique et dans des conditions normalisées. Durant le poinçonnement, on note les forces et les enfoncements correspondants ce qui permet de

18
18

construire la courbe pénétration - résistance. On relève ensuite sur cette courbe les valeurs de la résistance correspondant à deux enfoncements particuliers : 2,5 et 5mm. Ces valeurs de résistances sont alors rapportées à 2 valeurs conventionnelles et l’Indice portant Immédiat cherché, en abrégé IPI, est défini comme étant la plus grande des deux valeurs des 2 ratios ainsi trouvé.

R 2 R 1 Pénétration (mm) 2 ,5 5 Résistance (kN)
R
2
R
1
Pénétration (mm)
2 ,5
5
Résistance (kN)

L’I.P.I. du sol à la W% considérée est égal au plus grand des 2 rapports :

R 1 R 2 , 13,5 20 On renouvelle l’essai pour chacune des teneurs en
R 1
R 2
,
13,5
20
On renouvelle l’essai pour chacune des teneurs en eau considérées pour l’essai proctor
normal ce qui permet d’établir la courbe donnant l’évolution de l’Indice Portant Immédiat du
sol et d’en déduire l’état hydrique cherché.
IPI%
W nat
moyen
W nat
W nat
humide
très humide
W%
γ d W% IPI% W%
γ
d
W%
IPI%
W%

Remarques : Il faut remarquer que la détermination de l’état hydrique d’un sol sensible à l’eau à partir de l’IPI n’exige pas la mesure de sa teneur en eau puisque la grandeur à partir de laquelle cet état est évalué est la mesure de sa résistance au poinçonnement à la teneur en eau où il se trouve. Autrement dit l’IPI n’est autre qu’une détermination quantifiée de la consistance du sol. On peut alors se demander pourquoi l’IPI n’a pas été retenu pour caractériser l’ensemble des 5 états hydriques puisque chacun d’eux définit un domaine de consistance différent. La raison en est que le mode opératoire de la valeur de l’IPI n’est plus suffisamment sensible dès que la consistance devient moyenne et a fortiori importante.

L’ESSAI DE DENSITE SECHE SUR BLOCS

Le second type de paramètre d’état considéré dans la classification est l’état de compacité dans lequel se trouve le matériau dans son gisement. Ce paramètre permet de préjuger de la fragmentabilité de certains matériaux rocheux tendres comme les craies et les calcaires tendres et par suite de prévoir leur comportement à la mise en œuvre et dans l’ouvrage en service. L’essai permettant de déterminer l’état de compacité en place d’un échantillon de roche tendre consiste tout d’abord à prélever dans le gisement par carottage ou tout autre moyen de prélèvement d’échantillons intacts, un certain nombre de blocs de quelques dizaines de centimètres cube à quelques décimètres cube. Après les avoir séchés on détermine leur masse et leur volume apparent. Le volume apparent est déterminé par pesée hydrostatique mais comme il s’agit de roches tendres donc de grande porosité ; il est nécessaire d’imperméabiliser leur surface par paraffinage avant de les immerger. Bien entendu le volume de la paraffine fixée doit être déterminé et déduit du volume donné par la pesée hydrostatique.

Remarques : En effet pour des matériaux, comme les craies et les calcaires tendres, il existe une corrélation étroite entre leur masse volumique sèche et leur fragmentabilité. L’intérêt de cette caractéristique par rapport au coefficient de fragmentabilité examiné plus loin réside dans la plus grande commodité et rapidité de l’essai. Toutefois dès qu’un doute existe sur la probabilité que le matériau calcaire considéré soit tant soit peu argileux, il faut remplacer cette caractéristique ou la compléter par le coefficient de fragmentabilité.

LES CARACTERISTIQUES DE COMPORTEMENT

Abordons la troisième et dernière catégorie de caractéristiques dites CARACTERISTIQUES « de COMPORTEMENT » qui permettent d’appréhender des comportements importants que les seules caractéristiques de nature et d’état ne sont pas en mesure de prévoir avec une précision suffisante. Comme déjà annoncé, ces comportements sont d’une part le caractère évolutif des matériaux issus de roches argileuse que l’on envisage d’utiliser en remblai et d’autre part le comportement sous trafic lourd et sous la pluie de matériaux granulaires d’origine alluvionnaire ou d’abattage de roche massive destinés à des couches de forme.

appréhendé

fragmentabilité et l’essai de dégradabilité :

Le

caractère

évolutif

est

à

partir

de

FRAGMENTABILITE

: Le caractère évolutif est à partir de FRAGMENTABILITE deux essais CARACTERE EVOLUTIF DEGRADABILITE qui sont

deux

essais

CARACTERE EVOLUTIF

à partir de FRAGMENTABILITE deux essais CARACTERE EVOLUTIF DEGRADABILITE qui sont l’essai de La résistance sous

DEGRADABILITE

qui

sont

l’essai

de

La résistance sous trafic est, quant à elle, évaluée à partir des essais granulats classiques à savoir l’essai Los Angelés, l’essai Micro-Deval humide et l’essai de friabilité des sables.

Micro-Deval humide et l’essai de friabilité des sables. ESSAI LOS ANGELES ESSAI MICRO DEVAL EN PRESENCE
ESSAI LOS ANGELES
ESSAI
LOS ANGELES

ESSAI MICRO DEVAL EN PRESENCE D’EAU

ESSAI LOS ANGELES ESSAI MICRO DEVAL EN PRESENCE D’EAU ESSAI DE FRIABILITE DES SABLES Remarques :

ESSAI DE FRIABILITE DES SABLES

Remarques : Les risques induits par une mauvaise prise en compte du caractère évolutif des matériaux sont considérablement plus grands lorsqu’il s’agit de la construction des remblais que lorsqu’il s’agit de celle des couches de forme. En effet, dans le cas des remblais, les matériaux évolutifs « au sens remblai », s’ils n’ont pas été reconnus en tant que tels, peuvent conduire à plus ou moins long terme à des pathologies (déformations par tassements, ruptures par cisaillement…) qu’il n’est souvent, très difficile, voire impossible de corriger. La même situation dans le cas des couches de forme peut trouver des solutions simples en cours d’exécution : purges ; traitement avec chaux, liants hydrauliques…

L’ESSAI DE FRAGMENTABILITE

L’essai de fragmentabilité consiste à soumettre l’échantillon à un pilonnage et à mesurer l’effet produit sur sa granularité. On introduit environ 2 kg d’un échantillon de granularité 40 80 dans le cas des schistes ou 10 20 millimètres dans le cas des marnes dans un moule CBR et on le pilonne par application de 100 coups de dame PROCTOR NORMAL . Cette opération terminée, on détermine sa courbe granulométrique. Le résultat de l’essai est défini par le coefficient de fragmentabilité qui exprime le rapport des D10 du matériau avant et après pilonnage. Plus ce coefficient est élevé, plus le matériau est fragmentable.

est élev é, plus le matériau est fragmentable. D10 initial Courbe avant FR = Pilonnage D10
est élev é, plus le matériau est fragmentable. D10 initial Courbe avant FR = Pilonnage D10
est élev é, plus le matériau est fragmentable. D10 initial Courbe avant FR = Pilonnage D10
est élev é, plus le matériau est fragmentable. D10 initial Courbe avant FR = Pilonnage D10
D10 initial Courbe avant FR = Pilonnage D10 final 10% Courbe après Pilonnage
D10 initial
Courbe avant
FR =
Pilonnage
D10 final
10%
Courbe après
Pilonnage

D10 final

D10 initial

Remarques : Lorsque après pilonnage, on observe que l’échantillon s’est constitué en un agglomérat formant un « cake » au fond du moule CBR et que ce « cake » ne se désagrège pas aisément par simple trituration manuelle, on considère le matériau comme fragmentable.

L’ESSAI DE DEGRADABILITE

L’essai de dégradabilité est conduit de façon identique à celle qui vient d’être décrite pour l’essai de fragmentabilité à ceci près que le pilonnage est remplacé par une exposition de l’échantillon à 4 cycles de 8 heures d’imbibition suivies de 16 heures de séchage dans une étuve à 105 degrés.

de 16 heures de séchage dans une étuve à 105 degrés. Préparation de l’échantillon 10 /20mm

Préparation de l’échantillon 10 /20mm :

à 105 degrés. Préparation de l’échantillon 10 /20mm : Mise en imbibition 8 heures : 5
à 105 degrés. Préparation de l’échantillon 10 /20mm : Mise en imbibition 8 heures : 5
à 105 degrés. Préparation de l’échantillon 10 /20mm : Mise en imbibition 8 heures : 5
à 105 degrés. Préparation de l’échantillon 10 /20mm : Mise en imbibition 8 heures : 5

Mise en imbibition 8 heures :

de l’échantillon 10 /20mm : Mise en imbibition 8 heures : 5 cycles Séchage à l’étuve

5 cycles

Séchage à l’étuve 16 heures :

Au terme de ces 5 cycles, on détermine le coefficient de dégradabilité par le rapport des D10 comme dans le cas de l’essai de fragmentabilité.

D10 initial Courbe DG = initiale D10 final 10% Courbe après 5 cycles de Séchage
D10 initial
Courbe
DG =
initiale
D10 final
10%
Courbe après 5 cycles
de Séchage - Immersion

D10 final

D10 initial

Si le matériau est très fragmentable, on peut considérer que son évolution sera terminée à la fin de sa mise en œuvre et il n’est pas nécessaire alors de déterminer sa dégradabilité. Si au contraire il est peu fragmentable il faut déterminer sa dégradabilité et s’il se révèle très dégradable son utilisation dans des corps de remblais présentera des risques importants. Le GTR précise toutefois les modalités de mise en œuvre particulières qui devront être appliquées si l’on décide malgré cela de l’utiliser.

Remarques : Les matériaux les plus « perfides » vis-à-vis de la construction des remblais sont les matériaux rocheux évolutifs peu fragmentables et très dégradables. En effet ces matériaux se comportent à la mise en œuvre comme des matériaux rocheux sains puis sous l’action des sollicitations hydriques ils se déstructurent plus ou moins rapidement et aléatoirement. Cette déstructuration provoque des réarrangements entre les éléments de roche qui sont d’autant plus importants et dommageables que le matériau n’a pu être suffisamment fragmenté à la mise en œuvre, laissant ainsi des vides de grand volume dans lesquels les éléments désagrégés peuvent se loger.

Nous terminerons cette présentation par une rapide description des essais permettant d’appréhender le comportement sous trafic des matériaux granulaires destinés à une utilisation en couche de forme sans traitement.

L’ESSAI LOS ANGELES

L’essai Los Angelès a pour objet d’évaluer la résistance à la fragmentation d’un échantillon de 5kg environ d’un granulat 10/14 millimètres soumis à des chocs produits par des boulets dans une jarre tournante, l’ensemble du matériel et du processus d’essai étant entièrement normalisé.

boulets dans une jarre tourna nte, l’ensemble du matériel et du processus d’essai étant entièrement normalisé.

Cette résistance dénommée coefficient Los Angelès est exprimée par la masse des éléments inférieurs à 1,6mm produit durant l’essai rapportée à la masse de l’échantillon introduite dans la machine :

LA% =

(

m D

<

1,6mm

)

) 100

(

M Echantillon

L’ESSAI MICRO DEVAL

L’essai Micro Deval en présence d’eau, appelé également Micro Deval Humide, a pour objet d’évaluer la résistance à l’usure en présence d’eau d’un échantillon de 500grammes à 10kg suivant la dimension du granulat considéré en le soumettant à des frottements sur lui- même et sous l’action d’une charge broyante dans un cylindre en rotation et selon des modalités normalisées.

cylindre en rotation et selon des modalités normalisées. Cette résistance dénommée Coefficient Micro Deval humide

Cette résistance dénommée Coefficient Micro Deval humide ou MDE est, comme le Coefficient Los Angelès, exprimée par la masse des éléments inférieurs à 1,6mm produits durant l’essai rapportée à la masse de l’échantillon introduite dans la machine :

MDE% =

(

m D

<

1,6mm

)

) 100

(

M Echantillon

L’ESSAI DE FRIABILITE

DES SABLES

L’essai de friabilité des sables consiste également à mesurer l’évolution granulométrique produite par usure sous sollicitation du même type que l’essai Micro Deval mais la masse de l’échantillon est limitée à 500grammes. Le coefficient de friabilité des sables qui traduit le comportement du sable sous cette sollicitation est exprimé par la masse des éléments inférieurs à 500microns produits durant l’essai rapportée à la masse de l’échantillon introduit dans la machine :

FS% =

(

D

( 500

) 100

m

<

µ

m

500 Grammes

Tels sont donc sommairement décrits et commentés les 13 essais d’identification permettant de déterminer les paramètres sur lesquels repose la classification des sols et des matériaux rocheux :

L’ANALYSE GRANULOMETRIQUEla classification des sols et des matériaux rocheux : L’INDICE DE PLASTICITE LA LIMITE DE LIQUIDITE

L’INDICE DE PLASTICITEet des matériaux rocheux : L’ANALYSE GRANULOMETRIQUE LA LIMITE DE LIQUIDITE LA LIMITE DE PLASTICITE LA

LA LIMITE DE LIQUIDITE: L’ANALYSE GRANULOMETRIQUE L’INDICE DE PLASTICITE LA LIMITE DE PLASTICITE LA VALEUR AU BLEU DE METHYLENE

LA LIMITE DE PLASTICITEL’INDICE DE PLASTICITE LA LIMITE DE LIQUIDITE LA VALEUR AU BLEU DE METHYLENE L’ESSAI PROCTOR NORMAL

LA VALEUR AU BLEU DE METHYLENEDE PLASTICITE LA LIMITE DE LIQUIDITE LA LIMITE DE PLASTICITE L’ESSAI PROCTOR NORMAL L’ESSAI DE POINCONNEMENT

L’ESSAI PROCTOR NORMALLA LIMITE DE PLASTICITE LA VALEUR AU BLEU DE METHYLENE L’ESSAI DE POINCONNEMENT IMMEDIAT OU IPI

L’ESSAI DE POINCONNEMENT IMMEDIAT OU IPILA VALEUR AU BLEU DE METHYLENE L’ESSAI PROCTOR NORMAL L’ESSAI DE DENSITE SECHE SUR BLOCS L’ESSAI

L’ESSAI DE DENSITE SECHE SUR BLOCSPROCTOR NORMAL L’ESSAI DE POINCONNEMENT IMMEDIAT OU IPI L’ESSAI DE FRAGMENTABILITE L’ESSAI DE DEGRADABILITE

L’ESSAI DE FRAGMENTABILITEIMMEDIAT OU IPI L’ESSAI DE DENSITE SECHE SUR BLOCS L’ESSAI DE DEGRADABILITE L’ESSAI LOS ANGELES L’ESSAI

L’ESSAI DE DEGRADABILITEDE DENSITE SECHE SUR BLOCS L’ESSAI DE FRAGMENTABILITE L’ESSAI LOS ANGELES L’ESSAI MICRO DEVAL L’ESSAI DE

L’ESSAI LOS ANGELESL’ESSAI DE FRAGMENTABILITE L’ESSAI DE DEGRADABILITE L’ESSAI MICRO DEVAL L’ESSAI DE FRIABILITE DES SABLES

L’ESSAI MICRO DEVALL’ESSAI DE DEGRADABILITE L’ESSAI LOS ANGELES L’ESSAI DE FRIABILITE DES SABLES Cette classification, on

L’ESSAI DE FRIABILITE DES SABLESDE DEGRADABILITE L’ESSAI LOS ANGELES L’ESSAI MICRO DEVAL Cette classification, on le rappelle, consti tue l’outil

Cette classification, on le rappelle, constitue l’outil de base utilisé pour définir les conditions d’emploi de chaque classe de sol dans un remblai ou une couche de forme comme cela est présenté dans le GTR. Le géotechnicien dispose bien entendu d’une palette d’essais d’identification des sols bien plus large que celle qui vient d’être examinée et il doit y avoir recours chaque fois que son

expérience lui conseille de ne pas se limiter aux seules investigations introduites par les essais strictement nécessaires au classement d’un matériau dans le système de classification proposé dans le GTR. Toutefois vis-à-vis de l’objectif limité à la réalisation des remblais routiers et des couches de forme, on peut considérer que cela ne sera que rarement nécessaire.

ESSAIS COMPLEMENTAIRES :

EQUIVALENT DE SABLEa ne sera que rarement nécessaire. ESSAIS COMPLEMENTAIRES : ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR SEDIMENTOMETRIE MASSE VOLUMIQUE

ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR SEDIMENTOMETRIEnécessaire. ESSAIS COMPLEMENTAIRES : EQUIVALENT DE SABLE MASSE VOLUMIQUE DES GRAINS LIMITE DE RETRAIT TENEUR EN

MASSE VOLUMIQUE DES GRAINSDE SABLE ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR SEDIMENTOMETRIE LIMITE DE RETRAIT TENEUR EN MATIERES ORGANIQUES TENEURS EN

LIMITE DE RETRAITPAR SEDIMENTOMETRIE MASSE VOLUMIQUE DES GRAINS TENEUR EN MATIERES ORGANIQUES TENEURS EN SULFATES, SULF

TENEUR EN MATIERES ORGANIQUESSEDIMENTOMETRIE MASSE VOLUMIQUE DES GRAINS LIMITE DE RETRAIT TENEURS EN SULFATES, SULF URES, NITRATES, CHLORURES TENEUR

TENEURS EN SULFATES, SULFURES, NITRATES, CHLORURES URES, NITRATES, CHLORURES

TENEUR EN CARBONATE DE CALCIUM ( TE DE CALCIUM (

CO C

3

a

)

ESSAI DE GONFLEMENT AU GELCHLORURES TENEUR EN CARBONA TE DE CALCIUM ( CO C 3 a ) ESSAI DE SUCCION

ESSAI DE SUCCION CAPILLAIRETE DE CALCIUM ( CO C 3 a ) ESSAI DE GONFLEMENT AU GEL etc.… Références

etc.…3 a ) ESSAI DE GONFLEMENT AU GEL ESSAI DE SUCCION CAPILLAIRE Références documentaires : GTR

Références documentaires :

GTR : Guide Technique pour la réalisation des Remblais et des couches de forme .

Document établi et diffusé par le LCPC et le SETRA . LCPC - 58 Boulevard Lefèbvre - 75732 Paris Cedex 15 . SETRA - 46 Avenue Aristide Briand - 92223 Bagneux Cedex.

Norme NFP 11-300 : Classification des matériaux utilisables dans la construction des remblais routiers et des couches de forme.

Document établi et diffusé par l’Association Française pour la Normalisation (AFNOR) –

Tour Europe – 92049 Paris la Défense.

Norme NFP 94-056 : Analyse granulométrique par tamisage. AFNOR.

Norme NFP 94-057 : Analyse granulométrique par sédimentation. AFNOR.

METEOROLOGIE ET TERRASSEMENTS Recommandation.

Document établi et diffusé par le LCPC et le SETRA.

Norme NFP 94-051 : Détermination des Limites d’ATTERBERG : Limite de liquidité à la coupole. Limite de plasticité au rouleau. AFNOR.

Norme NFP 94-052-1 : Détermination des Limites d’ATTERBERG : Limite de liquidité au pénétromètre à cône. AFNOR.

Norme NFP 94-068 : Mesure de la quantité et l’activité de la fraction argileuse ; détermination de la valeur au bleu de méthylène d’un sol par l’essai à la tache. AFNOR.

Mise en évidence des argiles par l’essai au bleu de méthylène : Application aux sols, roches et granulats. C. TOURENQ, TRAN NGOC LAN. Bull. Liaison Labo. P. et Ch. n°159 Janv.-Fév. 1989. Réf. 3376.

Introduction de la valeur au bleu de méthylène dans la classification des sols de la recommandation pour les terrassements routiers. M. SCHAEFFNER. Bull. Liaison Labo. P. et Ch. n°163 Oct. 1989. Réf. 3376.

Norme NFP 94-050 : Détermination de la teneur en eau pondérale d’un sol par étuvage.

AFNOR.

Norme NFP 94-049-1 : Détermination de la teneur en eau pondérale d’un sol par dessiccation au four à Micro-Ondes. AFNOR.

Norme NFP 94-049-2 : Détermination de la teneur en eau pondérale d’un sol par dessiccation sur une plaque chauffante. AFNOR.

Norme NFP 94-093 : Détermination des caractéristiques de compactage d’un sol. Essai proctor normal et essai proctor modifié. AFNOR.

Norme NFP 94-078 : Essai IPI – CBR Immédiat – CBR après immersion. AFNOR.

Norme NFP 94-064 : Détermination de la masse volumique sèche d’un échantillon de roche déshydratée. AFNOR.

Norme NFP 94-066 : Coefficient de Fragmentabilité des matériaux rocheux. AFNOR.

Norme NFP 94-066 : Coefficient de Dégradabilité des matériaux rocheux. AFNOR.

Norme NFP 18-573 : Essai LOS ANGELES. AFNOR.

Norme NFP 18-572 : Essai d’usure Micro-Deval en présence d’eau. AFNOR.

Norme NFP 18-576 : Coefficient de friabilité des sables. AFNOR.