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DIALOGUE SUR L’ÉVEIL

Communication avec le Christ

Mis a disposition par


Tom Carpenter

Préparé et présenté par


Linda Carpenter

Traduit de l’anglais par


Sylvain du Boullay

Éditions
Vesica Piscis
Copyright 1992 en anglais, 2000 en français

POUR LE COMMANDER,
VISITER CETTE PAGE :

www.connais.org/Eveil/index.html

ou encore ce site :
www.vesicapiscis.org

**********************

J’ai découvert ce livre précieux en 2006


dans une librairie de livres usagés du Québec.

Comme je veux faire découvrir ce livre aux gens…


j’ai choisi de dactylographier le Chapitre 1 au début d’avril 2007
afin de pouvoir le partager par courriel avec des gens que j’aime,
comme on choisit parfois de prêter un livre précieux à des gens qu’on aime !

Je souhaite que cet extrait du livre vous donne l’élan, l’envie profonde,
de vous procurer ce livre merveilleux afin de le lire en entier.
À noter :
Le mot Mind avait été traduit par Esprit,
je l’ai retranscrit ici dans son sens originel par Mental,
alors que le mot Spirit, lui, a été bien traduit par le mot Esprit.

Il s’agit de la même erreur de traduction qui a été faite pour le Livre :


UN COURS EN MIRACLES, dont j’ai aussi dactylographié le Chapitre 1
il y a quelques années, afin de le faire découvrir aux gens…

Il suffit de me demander cet extrait par courriel


si vous souhaitez également le recevoir : julie@koradi.org

Tous mes livres de Psychologie, de Spiritualité, de Sexualité Tantrique…


sont donnés gratuitement sur mon site :
www.koradi.org

Je vous souhaite une belle découverte


de ces livres extraordinaires à mon avis !

Julie Morin

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Verso de la couverture :

Tout ce que nous pouvons voir est d’essence divine.

Et s’il nous semble presque constamment qu’il n’en est pas ainsi, c’est que nous sommes
prisonniers d’un système de croyances basé sur la peur, les limites, le manque de confiance en
nous-mêmes et le choix de ne pas nous ouvrir entièrement à l’amour inconditionnel.

2000 ans après que Jésus soit venu sur Terre, il nous redonne ici des précisions claires sur le
sens de son message. En communion avec Tom Carpenter, il nous parle de la nature de la vie
dans la forme physique et de notre vraie Réalité.

Pour celui ou celle qui veut vraiment comprendre et vivre l’Essence d’Amour que nous
sommes, ce livre « DIALOGUE SUR L’ÉVEIL », est une merveilleuse occasion de trouver
des réponses aux multiples questions que nous pose le monde tel que nous le voyons.

La variété des sujets abordés, la clarté des réponses proposées et le retour à la Source du
message qui nous fut offert il y a 2000 ans constituent une aide puissante pour reconnaître
Qui nous sommes, en faire l’expérience et changer radicalement le sens que nous donnons à
notre vie.

**********************

Début du livre :
En parlant par l’intermédiaire de Tom Carpenter, Jésus, notre frère rempli d’Amour qui a
commencé à nous enseigner qui nous sommes il y a 2000 ans, continue de le faire aujourd’hui
dans ces dialogues.

Extraits :

« Le point où tu te trouves dans ce processus d’Amour détermine ton aptitude à comprendre la


vérité. »

« Si l’agitation ou le chaos apparaissent dans ton mental, tu en feras l’expérience à l’extérieur


de ton mental sous forme de confusion et de chaos. »

« Je ne suis pas un plus grand Fils de Dieu que toi. Je n’occupe pas de place particulière dans
Son Cœur qui soit au-dessus ou au-delà de celle que tu y occupes. »

« Il n’y a ni bon ni mauvais chemin. Il y a un chemin qui transmet un message d’Amour, et il


semble y en avoir une multitude d’autres. »

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Avant-Propos

Alors qu’il y a de nombreux degrés, qu’on appelle parfois dimensions, dans l’illusion de la
séparation, il n’y a qu’un seul état de conscience ou d’Éveil à l’expression pleine et entière de
la Création. Il s’agit de l’état de conscience Christique, de la plénitude de l’Esprit ou de
l’Unité de toute la Création. C’est l’état de notre Être, qui n’a jamais changé, mais dont nous
semblons n’avoir aucun souvenir pendant que nous sommes temporairement focalisés dans ce
monde sur l’illusion d’être séparés de Dieu.

Parce qu’être Éveillé est notre état naturel, nous n’avons rien à acquérir rien à apprendre et
rien à faire pour y retourner. Il nous faut simplement abandonner nos fausses perceptions
enracinées dans la peur. En nous rappelant qui nous sommes vraiment, nous nous
« réveillons » comme d’un rêve. Tout ce que nous avons expérimenté dans ce monde de
polarités – apparemment hors de l’harmonie de la Création – n’a eu aucun effet sur notre
propre perfection dans laquelle Dieu nous a créés.

C’est l’expérience de nous rappeler qui nous sommes vraiment que Jésus a commencé à nous
enseigner il y a 2000 ans, et qu’il poursuit dans ces dialogues aujourd’hui.

*****

SOMMAIRE
Introduction

Introduction par Jésus ……………………………………………………………xiii


Tom Carpenter…………………………………………………………………… xv
Linda Carpenter …………………………………………………………………. xx
Annexe à la traduction française ………………………………………………... xxii

Prologue

Toile de fond de ce message de paix (Par Tom) ………………………………… xxv


Message à propos de la vérité (Par Jésus) ……………………………………….. xxvii

***********

Chapitre Un
L’Éveil

À quoi ressemble l’Éveil ………………………………………………………… 3


Un concept simple ……………………………………………………………….. 10
Un dialogue sur l’Éveil ………………………………………………………….. 12
Équilibre …………………………………………………………………………. 24
Un sablier de conscience divine …………………………………………………. 33
Résistance à la conscience ……………………………………………………….. 39
Un Nouvel Âge …………………………………………………………………… 41

Chapitre Deux
Le Choix de la Paix

Comment trouver la paix ………………………………………………………… 49


La paix par l’action ……………………………………………………………… 58
L’importance des sentiments ……………………………………………………. 59
Ayez de la douceur vis-à-vis de vous-mêmes ……………………………………. 62
Ce que vous faites n’a pas d’importance …………………………………………. 67
Barricades sur le chemin de la paix ………………………………………………. 70

Chapitre Trois
L’Expérimentation de vos Pensées

La relation entre le mental et l’expérience ……………………………………….. 75


Le pouvoir du mental ……………………………………………………………. 82
Les choix dans la manifestation ………………………………………………….. 86
L’expérimentation de vos pensées ……………………………………………….. 92
Les dons de Dieu …………………………………………………………………. 98
La condition humaine ……………………………………………………………. 101
Se juger soi-même ……………………………………………………………….. 104

Chapitre Quatre
Différence et Vérité

Distinguer les différences et expérimenter la vérité ……………………………… 111


La reconnaissance de la vérité ……………………………………………………. 115
Communication …………………………………………………………………… 119
Information sur Jésus ……………………………………………………………… 127

Chapitre Cinq
La Vie de Jésus

Jésus en tant que frère …………………………………………………………….. 135


L’état de conscience de Jésus …………………………………………………….. 140
Son but ……………………………………………………………………………. 150
La seconde venue du Christ ………………………………………………………. 156
Le présent …………………………………………………………………………. 157

Chapitre Six
L’Illusion opposée à la Réalité

Être libéré de l’illusion …………………………………………………………… 161


Voir la Réalité ……………………………………………………………………. 166
Le temps ………………………………………………………………………….. 171
Indifférence Divine ? ……………………………………………………………... 174
Relations particulières ……………………………………………………………. 177
Les profondeurs de l’illusion ……………………………………………………... 179

Chapitre Sept
Être dans le Présent

Rester dans le présent ………………………………………………………….... 185


Faire des plans de manière spontanée ………………………………………….. 188
Objectif et attentes ……………………………………………………………….. 189
Prendre des décisions …………………………………………………………….. 191
Sécurité dans l’inconnu …………………………………………………………... 193
Vies antérieures …………………………………………………………………... 195
L’inconsistance de la séparation …………………………………………………. 198
Le présent créateur ……………………………………………………………….. 200

Chapitre Huit
L’Expérience Physique

La santé physique ………………………………………………………………… 205


La guérison ………………………………………………………………………. 207
La mort et le corps physique …………………………………………………….. 211
Le suicide ………………………………………………………………………… 217
La vieillesse ………………………………………………………………………. 219
La sénilité ………………………………………………………………………… 221
La maladie d’Alzheimer ………………………………………………………….. 223
Le SIDA …………………………………………………………………………... 224
L’expérience de l’homosexualité …………………………………………………. 227
Les âmes sœurs …………………………………………………………………… 229

Chapitre Neuf
La Forme de la Force de la Vie

Définir la présence de Dieu ………………………………………………………. 235


La force de vie unique ……………………………………………………………. 242
Faire l’expérience de toute la création ……………………………………………. 246
Comment nous avons créé l’univers ……………………………………………… 249

Chapitre Dix
Séparation opposée à Plénitude

À propos de la résistance …………………………………………………………. 254


S’abandonner ……………………………………………………………………... 255
L’abandon du sentiment de séparation …………………………………………… 260
Le sentiment d’union ……………………………………………………………... 263
À quel point êtes-vous proches de Dieu ? ………………………………………… 268
Les pensées d’un seul sont partagées par tous ……………………………………. 270
Enseigner aux autres ……………………………………………………………… 272

Condensé
Une Expérience Sainte

Une expérience sainte …………………………………………………………….. 279

INTRODUCTION
Introduction par Jésus

On parle beaucoup du rôle du temps dans votre processus d’éveil. Certains ressentent qu’il se
produit des événements réglés d’avance qui vous aident à atteindre une conscience plus
grande ou plus élevée. Je vous suggère de ne pas considérer sous cet angle l’informations que
j’ai présenté dans cet ouvrage. Voyez là simplement comme une réponse à votre requête, au
choix que vous avez fait de vous rappeler votre nature Divine.

Si vous voyez le temps comme un mécanisme capable d’exercer sur vous une influence
quelconque, vous pouvez être sûrs que c’est une restriction que vous vous imposez à vous-
même, car le temps est né de votre croyance erronée selon laquelle vous vous êtes séparés de
l’Esprit de Dieu. Le temps n’est que la mesure d’un rêve qui n’a jamais été. Il apparaît
néanmoins comme une idée d’où vous tirez la signification de ce que vous appelez le moment
présent ou le maintenant. Ce que vous cherchez à comprendre au sujet du « maintenant » n’est
pas de l’ordre du temps, car « maintenant » n’a ni mesure ni dimension. C’est toujours présent
et ne peut ni passer ni se prolonger car cela exprime la nature de qui vous êtes. C’est infini.
Le choix de vous remémorer les choses se produira dans le présent infini, tout comme s’est
produit votre choix apparent d’oublier. Ces deux moments sont le même instant, et c’est la
raison pour laquelle vous pouvez être sûrs de n’avoir jamais été déconnectés de votre Source
d’Amour. Cette notion de déconnexion n’est qu’une pensée passagère et futile, qui ne peut
avoir de place dans l'idée d'un temps qui n’a jamais été.

Je vous encouragerai toujours à laisser simplement disparaître les idées qui ne sont pas
cohérentes avec la Réalité de Dieu toujours pleine d’Amour, les idées qui ne sont pas en
accord avec le fait que vous soyez l’expression de Sa Réalité.

Je répondrai toujours à vos demandes d’information, quelles qu’elles soient, mais je dois
ajouter que ce n’est pas en accumulant ce savoir que vous trouverez la sagesse que vous
cherchez. L’expansion de conscience ne laisse vraiment aucune place pour ce qui n’inclut pas
l’harmonie pleine d’Amour de toutes choses. Dans la symphonie de la Création, l’Esprit
Global entend distinctement toutes les notes alors que chacune est parfaitement fondue dans
l’orchestration. Il est impossible qu’il en soit autrement, car ce serait en contradiction avec qui
vous êtes. Et vous rappeler qui vous êtes n’implique rien d’autre que d’abandonner l’idée
selon laquelle la peur est réelle et maintient le Fils de Dieu prisonnier dans un rêve. Qui
pourrait vous libérer de vos chaînes et vous ouvrir la porte de la prison d’un cauchemar qui
n’est jamais réel ? Le rêveur et le rêve ne font qu’un. Il n’y a que vous pour décider de vous
éveiller. Et vous en déciderez l’heure dans le temps, pendant que ce temps semble encore vous
régir.

Faites cela dans la paix, sans penser à des conséquences redoutables résultant de choix qui
n’ont pas été faits, ou qui ont été faits à tort. Ne faites pas attention aux motivations issues de
la peur. En revanche, rappelez-vous que vous êtes dans l’infinité du moment présent, en sûreté
dans les bras de votre Créateur rempli d’Amour. Acceptez totalement cette seule pensée, et
l’idée de la peur disparaîtra, car sa signification sera mise à nu. C’est alors que votre rêve sera
terminé.

***********************

Tom Carpenter

Quand a commencé mon expérience de communication avec mon frère, comme j’appelle
Jésus, on aurait pu la décrire comme une multitude d’émotions conflictuelles. Il se mêlait au
doute un sentiment d’exaltation et d’émerveillement, car j’étais impliqué dans une aventure
qui m’apparaissait extraordinaire et exaltante. Les possibilités de satisfaire mon mental
hautement curieux semblaient innombrables. Il me venait toujours une réponse à toute
question que je posais. C’était comme si j’avais en main une encyclopédie de la connaissance
universelle.

Après une courte période et à mesure que la fascination superficielle s’estompait, je me suis
progressivement retrouvé face à mon mental logique qui rejetait la totalité de l’expérience. Je
suis passé par tout un cycle de montagnes russes, au cours duquel de merveilleux ressentis
pendant un « entretien » étaient suivis de la certitude absolue qu’il ne s’agissait que de mon
imagination débordante. J’ai fini par demander instamment à mon frère de me fournir une
preuve physique afin de dissiper mes interrogations. J’ai reçu ma preuve mais, bien sûr, pas
par une manœuvre physique. Il m’a révélé la naissance de mon petit-fils d’une manière qui ne
me laissa aucun doute.
Ensuite, mon expérience avec lui sembla prendre des tournures différentes selon les moments.
Néanmoins, en reconsidérant les choses, je me rends compte de la constance du cheminement,
car il ne me suggérait de voir les choses différemment que lorsque j’étais prêt pour l’étape
suivante.

Un jour, un an après m’avoir donné ma preuve, il a commencé notre entretien du matin en me


suggérant d’envisager de ne plus refuser de laisser « ses » paroles parvenir aux autres au cours
d’expériences de channeling. Il m’a montré que, en niant la réalité de ma participation, je ne
faisais que renforcer l’impression d’être séparé de mon Moi, de mes frères et de lui, car
j’avais le sentiment que ce qu’il représentait était au-delà de ce que je pouvais reconnaître de
moi. Il m’a suggéré de m’autoriser à ressentir le courant de l’expérience comme venant de
Moi, et non à travers moi. Je lui ai demandé si cela signifiait que je ne ressentirais plus sa
présence, mais il m’a répondu que ce serait croire qu’il existait pour nous une manière d’être
séparés. Alors je me suis rappelé l’une des premières choses qu’il m’avait dites. Je lui avais
demandé pourquoi il m’était plus facile de l’appeler mon frère que Jésus. Il m’avait alors
répondu que le sens que j’attachais au mot « frère » le rendait plus proche et plus accessible.
« Mais » avait-il ajouté, « nous en arriverons à ce que tu te sentes aussi bien m’appelant
Moi. »

Quelques jours plus tard, un ami proche m’a demandé si nous pouvions avoir un dialogue
ensemble avec mon frère. Vu la conversion que j’avais eue avec Jésus peu de temps avant, je
n’avais aucune idée de ce que je pouvais en attendre. Par le processus de relaxation que
j’utilisais, je me suis trouvé mentalement à l’endroit habituel de nos rencontres. Il était assis
sur un banc dans un jardin, alors que j’étais assis dans l’herbe à ses pieds. Je le regardais dans
les yeux en attendant que les paroles viennent. Mais rien ne se produisait. Alors, je lui dis :
« Mon frère, je ne sais que faire ». Il me tendit la main en disant : « Ce sera plus facile si tu
viens t’asseoir à côté de moi ». Ce fut, au-delà de toute description, le moment le plus
puissant et le plus rempli d’amour que j’aie jamais connu.

Le processus qui consistait à me focaliser sur un ressenti d’Esprit unifié a ensuite changé
d’une manière profonde. Jusque là, tant que je me concentrais uniquement sur le fait
d’entendre la voix de Jésus, je constatais que j’avais besoin d’être dans un état de
concentration soutenue. Cela a commencé à diminuer un peu lorsqu’il m’a encouragé à
« m’asseoir à côté de lui » et à ressentir que mon Moi était la source de la Connaissance. Je
réalise à présent que, lorsque je me permets de prendre conscience des choses, j’ai
l’impression que le fossé diminue entre l’espace où l’Esprit Global existe et l’endroit où je me
trouve. La connexion peut se faire en déplaçant simplement le centre de mon attention.
Aujourd’hui, je découvre que ses directives ont suivi cette ligne depuis le début. C’est un
processus qui consiste à nous permettre d’accepter qui nous sommes et où nous sommes
maintenant. Pour moi, c’est aussi l’illustration du principe selon lequel il n’y a rien de plus à
atteindre, rien à accomplir dans une quatrième ou une dixième dimension future.

Lorsque je suis en contact avec Jésus, j’ai l’impression de le connaître en tant qu’expression
de l’Esprit Unifié. Mais lorsque je prononce les paroles que j’entends et que je ressens venir
de lui, on pourrait tout aussi bien les considérer comme venant de Vous parce que, dans la
Réalité de l’Esprit Christ, aucun Fils ne parle avec plus d’amour ou plus de sagesse qu’un
autre. Ce que signifie cette vérité finira bien par nous permettre d’arriver à accepter le
message de Jésus disant : « Tout ce que je suis, vous l’êtes également. »
L’Esprit Unifié ou Global ne peut se décrire par des mots qu’un mental logique ou rationnel
puisse accepter. Néanmoins, nous pouvons nous rappeler sa signification, ressentie
intérieurement, en vivant sans défense notre amour les uns pour les autres. C’est en faisant
cela que la sagesse que nous recevons se transforme en expérience et nous permet de nous
accepter nous-mêmes comme expression du Christ.

Mon expérience du processus de communion me montre qu’il s’agit de quelque chose de très
naturel lorsque je reconnais mon désir de dépasser les limites de mon mental logique. Je
ressens que l’attribution d’un statut particulier à quelqu’un qui transmet (ou par qui il est
transmis quelque chose) ne fait que perpétuer la croyance que le Fils de Dieu n’est pas unifié
et que l’Amour de Dieu est donné davantage à l’un qu’à l’autre. Pour moi, la plus grande
valeur du fait d’être en communion réside bien moins dans ce que j’entends, que dans le
ressenti d’Amour que j’expérimente lorsque je suis focalisé sur la perception de l’Esprit Un.
C’est là que j’ai fini par pouvoir me reconnaître moi-même et reconnaître chaque « un » de
nous comme étant ce que mon frère a toujours dit que nous étions.

Je pense que notre tendance à donner davantage de signification à ce qui est reçu d’une autre
« dimension » montre simplement que nous refusons d’accepter notre propre nature Divine. Il
nous semble plus important d’avoir entendu quelque chose provenant de qu’un « là-haut »,
qui paraît hors de portée. Or je sais par expérience que, tant que je ne serai pas disposé à
accepter qui je suis, où que je sois sur le moment, mon Moi christique me paraîtra toujours
loin et dans une autre dimension.

L’expérience de communier avec mon frère a été un merveilleux instrument qui me permet
maintenant d’être davantage disposé à faire ce choix et d’arriver à comprendre que
l’acceptation de cette prise de conscience est simplement un choix. Et j’encourage ceux
d’entre vous qui désireraient faire une telle expérience à ne pas chercher à savoir si ce que
vous « entendez » est la base d’une connexion avec votre Esprit unifié, mais à vous focaliser
sur votre ressenti de paix et d’acceptation des choses. La raison en est simple : l’acceptation
des choses apporte une paix qui apaise les conflits mentaux et ôte les blocages qui vous
empêchent d’avoir conscience de la Présence d’amour. Alors, tout ce que vous vient ne peut
être qu’une expression de l’Amour. La sagesse qui éveillera l’univers est précisément votre
prise de conscience qu’il n’existe rien nulle part qui ne soit pas totalement constitué d’Amour.
Et vous vous trouvez toujours au cœur de cela.

Je me demande encore pourquoi je continue à me battre tous les jours avec les concepts de
mon égo, alors que je connais si bien le fait d’être dans cet état d’Esprit merveilleusement
paisible. Je me laisse vite aller à me critiquer et me juger de ne pas rester dans cet espace.
Mais alors, j’entends mon frère me dire que je dois me détendre, que les choses se déroulent
parfaitement et qu’il me faut m’honorer moi-même, quel que soit l’état mental dans lequel je
me trouve sur le moment.

« C’est le processus de t’accepter toi-même au-delà de l’apparence du monde physique qui


montre qui tu es. »

Selon les moments, l’évolution de notre conscience peut sembler nous plonger dans la
confusion ou au contraire dans la clarté. Notre mental aurait tendance à vouloir emprunter
mille chemins pour atteindre les Cieux, des chemins tous plus tentants les uns que les autres.
Au milieu de l’agitation qui semble annihiler tout espoir de paix, au milieu de la peur qui
prend le pas sur la raison, il demeure une seule Vérité simple qui peut se substituer au
désespoir : je ne peux changer ce que Dieu a créé. Au-delà de tout ce qui semble être de ce
monde, au-delà de toute pensée de souffrance et de mort, nous vivons dans une harmonie
parfaite avec Tout ce qui Est. C’est là que le Père et le Fils sont totalement unifiés. Cela est
vrai et immuable à tout jamais.

Affectueusement,

TC

*************

Linda Carpenter

Lorsque Tom a commencé à partager avec moi la merveilleuse information qu’il entendait,
j’ai constaté que les phrases et les pensées s’embrouillaient dans mon mental lorsque je tentais
de me rappeler la beauté et la clarté de chacune d’elles. J’ai donc commencé à enregistrer ces
paroles pour les conserver et, comme j’assimile mieux les mots par la lecture que par l’écoute,
je me suis mise à les coucher par écrit.

Ce livre est une compilation de ces transcriptions d’enregistrements sur une période de trois
ans. De nombreuses questions viennent de moi. Les autres proviennent d’amis que nous
connaissons depuis longtemps ou depuis peu, et qui ont aussi reconnu la clarté de ce qu’ils ont
entendu. Nous les remercions d’avoir rendu ce partage possible. Il faut souligner que Jésus a
donné des informations à la personne qui lui demandait des éclaircissements sous la forme la
plus adaptée à sa compréhension. Vous remarquerez donc qu’un même principe de base peut
être exprimé de plusieurs façons. Je constate que chaque manière d’exprimer les choses
m’aide à abandonner les défenses de mon égo.

L’information sur la manière dont la vie fonctionne m’a considérablement aidée à avoir
confiance en l’Amour de Dieu. Maintenant je comprends vraiment qu’il n’y a ni hasard ni rien
à craindre, car la curiosité de mon intellect a été nourrie par cette information porteuse de
paix. Mais, et c’est encore plus important, l’expérience la plus merveilleuse que j’ai connue a
été le sentiment de me trouver avec Jésus, soit en communion avec Tom, soit seule, à certains
moments de tranquillité, à mesure que j’apprenais à prendre contact avec lui par ma
conscience intérieure. Et je sais que l’extension de ce sentiment d’amour communicatif ne
nous est pas réservée à Tom et à moi, mais qu’il est une connexion à la réalité de Dieu et à la
portée de tous ceux qui désirent s’autoriser à en faire l’expérience.

Puissent les mots de ces pages vous aider aussi à devenir conscients de l’amour de
Dieu/Christ. Ces mots sont un outil et non une fin, car l’Amour infini n’a ni frontière ni
limite. Je souhaite que, comme pour moi, cette information vous procure un surcroît de joie,
de paix, d’harmonie et, bien sûr, d’amour – l’essence de qui nous sommes vraiment.

************

Annexe à la traduction française

La traduction française de « Dialogue on Awakening » nous a demandé plusieurs options. De


même que pour la traduction française de « A Course in Miracles » (Un Cours en Miracles) à
laquelle nous avons participé en son temps et qui n’est pas encore publié à ce jour (automne
1999), lorsqu’un mot se réfère à la réalité de Dieu et non à l’usage que nous en faisons dans
notre langage courant nous l’avons capitalisé pour plus de clarté.

Dans « Dialogue sur l’Éveil », il est fait constamment allusion à notre Moi ou au Soi. Ces
deux termes sont en réalité la même chose. La langue anglaise ne fait pas de différence et y
fait référence sous le mot « Self ». Nous l’avons traduit par « Moi ». Bien d’autres ouvrages
utilisent le mot « Soi ». Il nous est venu que le mot « Moi » met davantage l’accent sur le fait
que notre processus d’éveil est, comme Jésus nous l’explique, un processus de l’égo. C’est en
reconnaissant progressivement que le Moi dont nous faisons l’expérience est l’expression
pleine et entière de Dieu que nos limites disparaissent et que nous prenons conscience de
notre nature Divine totalement illimitée.

Par ailleurs, la langue anglaise ne fait pas d’accord de genre sur les adjectifs et les participes.
Si bien que la version originale américaine de « Dialogue sur l’éveil » ne donne pratiquement
aucune indication sur le sexe de la personne qui pose une question à Jésus. Nous avons donc
demandé à Linda Carpenter de nous préciser l’origine des questions car la langue française
donnait alors l’impression que ce n’était que des hommes. En fait, la majorité des questions
sont posées par des femmes. Nous avons respecté ce fait en accordant les genres.

Dans « Dialogue sur l’Éveil », il est souvent fait allusion au « Cours en Miracles ». Il s’agit
d’une trilogie de plus de mille deux cents pages : le Texte, le Manuel d’exercices et le Manuel
pour les Enseignants. Reçu de Jésus par Helen Schucman sous dictée intérieure à New York
entre 1965 et 1972. « A Course in Miracles » a été publié en 1976 à Tiburon en Californie par
la « Foundation for Inner Peace ». Des millions d’exemplaires ont été diffusés et surtout
beaucoup « travaillés » dans le monde. Plusieurs traductions existent, notamment en allemand
et en espagnol. De nombreux livres en français y font référence. Dans ce livre, comme
d’ailleurs dans « Dialogue sur l’Éveil », Jésus parle de notre frère mais rarement de notre
sœur. La raison en est que Jésus se réfère au concept de Fraternité, au concept de notre
Filiation Divine dans laquelle nous sommes tous « frères ». Cela transcende le sexe mais ne
nie pas le rôle majeur que joue le sexe dans notre expérience humaine actuelle. Il s’agit d’une
convention de langage similaire à celle qui met généralement Dieu au masculin.

Nous ajouterons que cette traduction de « Dialogue on Awakening » aura été pour nous une
merveilleuse bénédiction. Nous l’avons faite spontanément, comme guidés par une invitation
intérieure et sans aucun contrat spécifique. Par ailleurs, ce livre est peut-être l’ouvrage qui
nous apporte le plus dans notre vie quotidienne. L’application concrète des principes de base
que nous propose Jésus est une aide merveilleuse pour voir vraiment les choses différemment
et laisser disparaître nos vieux schémas de pensée qui nous maintenaient dans la peur.

Enfin nous dirons que le Souffle qui a animé notre travail aura été rempli de la joie de savoir
que certains d’entre vous qui ne lisent pas l’anglais auraient leur vie progressivement
transformée par l’Amour inconditionnel exprimé dans ces dialogues.

Dans l’Amour et la reconnaissance de Qui Vous Êtes,

SdB

*****************
Prologue
Toile de fond de ce message de paix.
Par Tom

Depuis quelques temps, je m’étais rendu compte que j’étais très sectaire, aussi bien vis-à-vis
des livres et des articles que je lisais que vis-à-vis de l’information provenant d’autres
« canaux », et face aux comportements de certaines personnes qui enseignaient le Cours en
Miracles. Pour évaluer la vérité des choses, je passais les données au peigne fin pour voir si
elles concordaient avec l’information que je recevais. Bien entendu, plus je me concentrais sur
les différences, plus souvent je m’y trouvais confronté.

Alors que j’étais en train de me torturer le mental sur l’apparence d’un nouveau conflit, je pris
conscience de la présence de Jésus. Il me demanda si je voulais bien prendre un peu de temps
pour me pencher sur une image mentale qu’il allait me donner. Il s’agissaient d’une
rétrospective du processus qui avait conduit à la formulation de notre Bible.

Dans cette rétrospective, je vis différents groupes de personnes qui avaient pour mission de
rassembler des écrits anciens et récents, de les trier et de choisir les paroles « saintes » qui
allaient finalement être entérinées comme étant la vérité. Ce travail entraînait énormément de
tension, car chacun avait son opinion personnelle et voulait rester fidèle aux textes qu’il
considérait comme particulièrement sacrés. Après épuration, les textes furent soumis à un
comité qui, en dernier ressort, décida quels seraient ceux qui allaient être utilisés. Là encore, il
y eut beaucoup de discussions et de désaccords sur les paroles qui définiraient le mieux « les
lois de Dieu » une fois pour toutes.

Par la suite, ces paroles « sacrées » n’ont cessé d’être interprétées et réinterprétées pour servir
de fondement à une quantité de religions qui, avec leurs efforts respectifs pour propager et
protéger la parole de Dieu la plus juste, n’ont fait que propager une séparation entre leurs
adeptes et leurs autres frères. Le sens de « Aime ton frère comme toi-même » s’est chargé
d’une condition implicite : les croyances de notre frère doivent être les mêmes que les nôtres.

Pendant que ces images défilaient devant moi, je me mis à considérer mes dernières attitudes
critiques sur ce qu’était la « vérité », et vis que j’avais manqué des occasions de voir l’amour
s’exprimer, en choisissant plutôt de me centrer sur les conflits véhiculés par les mots. Il me fut
pénible de me rendre compte que je répétais le même schéma à mon tour. C’est alors qu’il
m’a doucement demandé : « Serais-tu disposé à briser ce schéma ? » Après que j’eus
acquiescé, il a ajouté : « Alors, j’aimerais que tu m’y aides ».

Je crois que les mots qui suivent constituent le début de ce message.

*****************************************

Message à propos de la vérité.

Par Jésus
Depuis longtemps, l’homme a été obsédé par la recherche de la vérité. Il a voulu lui donner un
sens, se l’approprier, la nourrir, la protéger et en faire son guide de vie. En agissant ainsi, il a
peut-être créé la pensée qui l’a le plus séparé de son frère. Voyez-vous, la vérité ne se trouve
ni dans les paroles que vous entendez de quelqu’un d’autre, ni dans les pensées qu’il pourrait
avoir sur lui-même avec le sentiment d’un moi séparé de vous et de son Père très saint.

Vous avez tendance à m’élever à un niveau de sagesse que vous espérez de moi, car vous
pensez que la vérité réside en moi. Mais je dois vous dire que ce n’est pas la vérité. La vérité
est Qui Je suis Suis et la vérité est Qui Vous Êtes. Si la vérité se trouvait dans une parole, il
vous faudrait vous protéger de toutes les paroles qui ne seraient pas la vérité et vous maintenir
au-dessus du sentiment de vérité qui se trouve chez celui qui vous apporte la présence de
Dieu. Ne voyez-vous pas que, pendant de nombreuses années, vous avez cru à une certaine
vérité me concernant, alors que quelqu’un d’autre acceptait quelque chose de différent. Ne
voyez-vous pas que, pendant de nombreuses années, vous avez cru à une certaine vérité me
concernant, alors que quelqu’un d’autre acceptait quelque chose de différent. Ne voyez-vous
pas que cela n’a fait que vous maintenir mutuellement séparés ?

Je vous le dis, si vous voulez connaître la vérité – et vous la connaîtrez par sa Source – alors,
prenez la main de votre prochain, tenez-la bien, et ressentez le flot d’amour provenant de qui
il est. Voyez au-delà de l’aveuglement de ses yeux, et acceptez la vérité qui se trouve en
chacun de vous deux et qui reconnaît la Présence de Dieu dans ce simple geste. Soyez avec
lui, non dans ce qu’il dit, mais en reconnaissant totalement qu’il est la Sainte Présence de qui
vous êtes.

Avez-vous ressenti la vérité dans des moments de joie ? Si vous ne l’avez pas ressentie, son
sens vous a échappé. La vérité n’est pas le sentiment de ce qui est bien ou de ce qui est mal.
Ce ne sont là que des jugements faits par l’homme. La vérité est dans la joie qui vous libère
de la peur. La vérité est la présence du rire lorsque vous sentez le vent sur votre visage. La
vérité est chaque pensée pure et chaque sentiment que vous éprouvez et qui rejoignent Dieu et
votre frère. Vous ne la trouverez pas dans les mots.

Trouvez-vous la paix lorsque vous prenez pour acquis le manque de vérité que vous entendez
dans les paroles d’un frère ? Ou bien la vérité coule-t-elle plus simplement lorsque vous
contemplez l’Amour que vous trouvez dans ses yeux ? Vous me direz peut-être qu’il y a ceux
que vous regardez dans les yeux et en qui vous voyez de la peur. Quand vous reconnaîtrez la
vérité comme la présence de qui vous êtes, la vérité sera présente tout autour de vous.

Allez-vous entendre mes paroles et croire que c’est la sagesse qui va vous apporter la vérité ?
C’est impossible. En revanche, si vous vous asseyez en silence en connaissant la vérité en
votre esprit, vous entrerez en contact avec moi et vous connaîtrez la vérité de qui Je Suis. Ne
mettez pas sur une piédestal ce que je pourrais dire, mais ressentez le sens de mes paroles. Je
viens à vous dans l’Amour, car c’est tout ce que Je Suis. Je viens à vous en tant que vérité, car
c’est ce que Vous Êtes. Et notre union se fera dans la mesure où vous accepterez cela.
Ressentez-moi dans votre cœur, ni plus près ni plus loin que votre prochain. Sachez que ce
que je peux vous apporter en cet instant se limite à ce que vous êtes prêts à recevoir de votre
prochain. Vous êtes le Saint Enfant de Dieu. Vous êtes la Présence de Sa Vérité. Que cela soit
bien clair pour que la vérité soit connue pour ce qu’elle est et qu’elle ne soit plus incomprise.
Nous sommes bénis pour ce que nous sommes, et nous bénissons le monde lorsque nous
voyons qu’il est la création de notre Père Saint. Vous êtes la bénédiction de toute la Création
et vous la bénissez comme elle vous bénit.

Je suis dans la paix et vous invite à m’y rejoindre.

***********************

Chapitre Un

L’Éveil
« À quoi ressemble l’illumination ou l’éveil ? C’est lorsque tu ne vois que Dieu comme la
cause et que tu te vois toi-même comme l’effet qui L’exprime totalement. Tu ne ressens plus
le besoin de voir ton esprit sous une identité séparée à l’intérieur de l’Esprit unifié. Tu sens
qu’il y est présent et tu reconnais ton Moi en lui. Tout espèce de peur devient inconnue. Toute
pensée s’accompagne d’une joie débordante tandis que l’Amour te revient en mémoire. »

À quoi ressemble l’Éveil ?

À quoi ressemble l’Illumination totale ? Y a-t-il des degrés dans l’illusion ?

Dans le sens le plus strict de ce que tu demandes, il y a illusion et il n’y a pas illusion. Le
concept de degrés est en lui-même illusoire. Il y a des stades où tu es consciente de l’illusion.
Dans cette mesure, tu pourrais les appeler des niveaux ou tout ce qui te conviendrait pour les
décrire. Cependant, tu es soit endormie soit Éveillée, et ces deux états dans lesquels tu te
connais ne sont séparés que par une seule idée. Rejette de ton mental la pensée de séparation,
et tu te retrouveras de nouveau chez toi. Rappelle-toi simplement que ton mental n’a jamais
existé séparé du Mental de Dieu. Accepte totalement la pensée que ton mental fait partie du
Mental de Dieu et qu’il exprime la globalité du Mental de Dieu. Tu n’as pas besoin de te
préoccuper d’autre chose. Toutes les autres questions disparaîtront naturellement dans la
mesure où tu accepteras cette pensée.

Chaque doute ou contradiction qui te perturbe est dans ton mental parce que tu ne vis pas ton
mental comme étant unifié, relié et interconnecté à toute la Création. Au lieu de cela, tu vois
un monde fragmenté, mis en morceaux par des êtres différents qui expriment des besoins et
des désirs différents et qui sont généralement en conflit les uns avec les autres. Voyant ce
monde se comporter ainsi, tu penses qu’il doit être réel. Tu n’acceptes pas la vérité que, parce
que le Fils de Dieu n’est pas morcelé, il n’y a rien dans ce monde qui ne soit pas une
extension de toi-même. Cette pensée t’est trop douloureuse à accepter tant que tu penses être
témoin de la souffrance, de la faim, de la brutalité et de la peur qui existent dans ton
expérience.

Tu vois ton monde ainsi, tu crois que ce que tu vois est réel et tu transformes ainsi l’effet en
cause. Pour la même raison, tu te crois déconnectée du Mental de Dieu. Tu ne t’y vois pas
connectée dans ton expérience et tu penses que cette connexion ne peut être réelle. Là aussi,
tu prends l’effet pour la cause.

Où la guérison du monde se produit-elle ? Elle se produit lorsque tu vois de nouveau ton


mental comme unifié, à l’instant même où tu regardes un frère dans les yeux en y voyant le
reflet de ton Moi. Le monde changera instantanément lorsque tu sauras que ton mental unifié
signifie que tous les mentals fusionnent en un seul. Ce monde sera guéri parce que tu le verras
guéri. Tu auras changé la cause en ayant guéri ta pensée d’être séparée du Mental de Dieu.
Alors l’effet consistant à ne voir que le monde de la perfection de Dieu sera instantané. Une
fois que la pensée perçue de façon erronée est partie, la cause et l’effet deviennent semblables.

La vérité de ce que je te dis trouve un écho en toi, là où tu as connaissance des choses. Mais
même alors, ton égo va s’y opposer en se demandant comment tu peux guérir ton mental et, à
partir de là, guérir l’ensemble du monde. C’est en niant cette possibilité que tu as établi la
base de ta croyance en la séparation. C’est par cette croyance que toutes les autres perceptions
erronées de la vérité semblent se vérifier. Car c’est à partir de là que tu t’es convaincue d’être
un produit créé par le monde et sujet à ses lois et à son influence. Tu crois être l’effet et non la
cause.

À quoi ressemble l’illumination ou l’éveil ? C’est lorsque tu ne vois que Dieu comme la cause
et que tu te vois toi-même comme l’effet qui L’exprime totalement. Tu ne ressens plus le
besoin de voir ton mental sous une identité séparée à l’intérieur du Mental Global. Tu sens
qu’il y est présent et tu reconnais ton Moi en lui. Toute espèce de peur devient inconnue.
Toute pensée s’accompagne d’une joie débordante tandis que l’Amour te revient en mémoire.
La connexion qui se produit, et qui solidifie le mental en un tout, est cet Amour même. Ce
n’est pas l’expression d’un amour exclusif dont tu fais l’expérience dans ton état de limitation.
C’est là que Dieu S’exprime. Et son Amour ne fait aucune distinction.

J’ai fait référence à un concept que j’appelle le pouvoir de l’Un, le pouvoir qui provient des
expressions individuelles de l’Esprit infini lorsqu’elles en viennent à reconnaître leur unité
absolue, c’est-à-dire l’expression infinie de la totalité ou de l’Un. Quand cette vérité est
pleinement comprise, c’est elle qui te permet de reconnaître ton individualité dans le tout, en
tant que le tout. Elle te permet de reconnaître qu’elle exprime le tout et est en même temps
totalement et spécifiquement toi.

Est-ce que l’état dans lequel nous avons été créés originellement par le Créateur, et que nous
avons cru quitter pour expérimenter la séparation ?

L’état de ton Être demeure inchangé à jamais. C’est pourquoi il m’est facile de t’assurer que
la reconnexion que tu cherches va se produire et que la difficulté qui semble te submerger à
présent va disparaître. Tu n’as jamais changé. Tu es telle que le Père t’a créée mais,
simplement, tu ne t’es pas laissée aller à t’en souvenir. J’ajoute que tu peux être très
reconnaissante du fait que tu ne peux rien y changer. Qu’est-ce qui pourrait te faire peur si tu
te disais constamment : « Je ne peux rien faire pour changer mon Être » ? Ton mental est
assez puissant pour en détourner ton attention mais n’a absolument aucun pouvoir pour
changer cela.

Qu’est-ce qui arrive à ce mental limité lorsque nous retournons à notre état naturel illimité ?
Il fait ce qui est naturel pour lui : il s’étend lui-même. Il s’exprime, il exprime le Moi et ne
connaît aucune différence. En ce moment, tu t’exprimes avec une identité que tu considères
exclusive. Mais l’expression de ton Moi naturel se fait avec une conception de toi-même qui
ne voit pas d’exclusivité et qui exprime simplement la vérité.

Tu atteindras un stade où la vérité est. Tu as raison de dire qu’elle est tout à fait relative dans
l’état de rêve. Au-delà du rêve, tu reconnaîtras simplement qu’elle est. Elle n’aura pas la
connotation de vérité telle qu’on l’exprime et qu’on la décrit maintenant, car cela implique
qu’il y a quelque chose qui n’est pas la vérité. Et, bien entendu, lorsque tu te trouves dans un
état de plénitude, il n’est rien qui ait un opposé. C’est cela que tu exprimeras. C’est à ce stade
que tu comprendras ton rôle de créateur parce que c’est là l’essence de la vérité. Je pourrais
l’appeler l’Amour… c’est la même chose. Je pourrais l’appeler ton Moi. Tout cela est
semblable.

Mais tu ne te perdras pas. Tu ne te dissoudras pas dans un creuset commun. Ton identité, ta
véritable identité - et ce n’est pas un mot qui serait approprié dans la Réalité, mais je l’utilise
ici – ta véritable identité est pour toujours sacrée, en sûreté et jamais oubliée dans l’Esprit de
Dieu.

Je sais que tu peux facilement être désorienté lorsque je te dis que tu es moi, que je suis toi et
que nous sommes Un. Cela pourrait te conduire à croire que ton Moi n’est pas reconnu. Ce
que je tente de te transmettre de manière plus appropriée est qu’il n’y a pas de différence entre
la reconnaissance de notre Moi et ce que nous exprimons et étendons en tant qu’aspect
créateur de notre Père. Cela devient global, cela devient totalement unifié, et nous
l’exprimons ensemble sans qu’il y ait de différence dans cette expression. C’est là que se
trouve notre unification et notre totalité. Et là se trouve aussi ton individualité sacrée dans son
entière divinité. Tu ne t’es pas dissoute et tu n’es pas partie.

Là, rien ne se perd et tu ne perdras rien, même si tu t’y efforces. Et rien ne se produit pendant
que tu n’es pas là car, je le répète, tu n’es jamais vraiment partie.

Quant à tous les concepts de globalité que tu tentes de reconnaître et de comprendre au moyen
de ton mental logique et rationnel, je ne peux que te dire de les abandonner car ils ne
t’apporteront rien. Tu n’y trouveras pas tes réponses. Tu ne trouveras pas de réponse tant que
tu continueras à reconnaître des barrières et des limites dans ton processus de pensée. Lâche
prise.

Comment as-tu lâché prise ?

Pour te l’expliquer de manière simple, je dirai que j’ai pu lâcher prise lorsque j’ai pris
conscience qu’il n’existait rien de réel à quoi m’accrocher, et que ce n’était qu’un processus
de pensée que j’avais créé.

Y a-t-il un moment où le processus de pensée qui crée cette illusion n’existe pas ?

C’est le moment où tu décides qu’il n’existe pas.


Ce que je demande peut être vrai d’une manière évidente pour toi mais…

Tout ce qui est vrai pour moi est vrai pour toi, et je ne me place pas ici dans le cadre d’une
connaissance intellectuelle. Tu ne cesses de te débattre avec cela et tu dis : «C’est facile pour
toi maintenant que tu es de l’autre côté », mais il n’y a aucune différence entre là où je suis et
là où tu es, sinon dans ton mental.

Où existe donc la pensée que ce dont nous faisons l’expérience est cette illusion ?

Cette pensée existe à chaque instant où tu interprètes le libre arbitre comme un choix. Voir le
choix tel que tu le comprends consiste à créer un sens de dualité. Cela crée des opposés et
c’est le commencement du processus de pensée qui, apparemment, te fait quitter le lieu où tu
es véritablement. C’est le renversement de ce processus qui te fera reconnaître que tu n’es
jamais partie.

Cette situation n’implique ni profondeur ni complexité. Elle est bien plus simple que ce que tu
t’autorises à réaliser. Tu penses que tu dois rechercher une formule ou un moyen pour ajuster
tes schémas de pensée afin de pouvoir revenir dans l’espace d’Être. La simplicité est la
suivante : choisis cet espace pleinement, choisis-le totalement et reconnais simultanément que
tu n’as jamais vraiment fait d’autre choix.

Comprends bien que, lorsque je parle d’illusion, je parle du fait que tu ne te vois pas et que tu
ne te reconnais pas totalement Éveillée. C’est là l’illusion. Une fois que tu as fait ce choix,
tous les autres semblent avoir des opposés… ils prennent de nombreuses formes et de
nombreux aspects et sont aussi vastes que la mesure dans laquelle tu autorises ton mental à
jouer avec eux.

Tant que tu es dans l’illusion, il t’est difficile d’admettre le fait que tu as choisi d’être ici… et
que tu peux simplement choisir de partir. C’est un processus de pensée et uniquement un
processus de pensée. C’est pourquoi je ne cesse de dire qu’il n’y a pour toi aucun endroit où
aller. Tu n’as rien à faire. Change d’avis. Je ne peux te donner aucune formule pour le faire.
Cela reviendrait à renforcer l’idée que, dans la Réalité, tu as fait quelque chose et que, dans la
Réalité, tu ne l’as pas fait. Comment pourrais-je te donner une formule pour défaire quelque
chose que tu n’as pas fait ?

Ne varie pas dans la reconnaissance que tu es unifiée. Tu peux ne pas être consciemment
disposée à accepter tout le sens de cette totalité mais, puisque la totalité est ce que tu es, tu
sais évidemment ce que c’est. Aussi, que tu l’acceptes consciemment ou non, affirme dans ton
mental que tu l’es. Sache que tu es totale et globale. Tout ce que tu fais ou que tu te perçois
faire n’est qu’une tactique de ton mental que tu as choisi d’expérimenter pour étayer tous les
autres choix que tu as le sentiment d’avoir faits. Après tout, si tu ressentais que tous ces autres
choix et toutes les expériences que tu as faites n’avaient aucune valeur, je te le demande,
qu’adviendrait-il de ton égo ?

Pourquoi ai-je choisi de faire l’expérience de l’égo et de la séparation ?


Lorsque tu existes dans un état de globalité, dans une paix et une harmonie totales (ce qui est
l’extension de la Réalité), tu ne reconnais pas ce que tu appellerais des conséquences. C’est
pourquoi, t’adonner à ce que j’ai appelé la reconnaissance momentanée du libre arbitre
(définie comme la possibilité de choisir autre chose que l’expression de qui tu es) ne
semblerait ni dangereux, ni capable de t’éloigner plus longtemps que tu ne le désires de la
reconnaissance de qui tu es vraiment. Néanmoins, dans ta perception, cela t’a paru dangereux.
Il n’y a pas de réponse au pourquoi tu as fait cela. Tu n’avais pas de plan tortueux pour être
momentanément séparée, et tu n’avais pas le sentiment que tu pouvais sortir et rentrer parce
que, au moment où le choix a été fait, tu n’avais pas connaissance de cette possibilité. C’est
comme jouer à un jeu d’esprit appelé « que se passerait-il si ? » et croire qu’il est réel. Tu as
simplement pensé que cela s’était produit et, dans le processus de pensée, ta perception a
changé et, comme toujours, tu as commencé à faire l’expérience de toutes les choses que tu as
alors choisies de voir.

Choisis de voir ton Moi. Crois l’axiome selon lequel tu feras l’expérience de ce que tu choisis
de voir. Choisis de ne pas voir l’illusion.

Tu aimerais bien que je rende les choses plus compliquées, mais je ne le peux pas.

Un concept simple

Que pouvons-nous choisir de faire pour contribuer au mieux au processus d’éveil ?

Tu n’as qu’un seul choix à faire consciemment : reconnaître ton Être, « t’éveiller » à la
plénitude de ton Esprit. Tant que tu sembles dans un état de rêve, tu penses peut-être que tu as
deux choses à faire pour te permettre d’atteindre la pleine réalisation de ce que tu es : d’abord
t’autoriser à passer au-delà des limites présentées par ton égo, et ensuite exprimer l’Être que
tu es, le Christ qui est toi. Mais je te dis avec mes mots que tu n’as que la première chose à
faire, car la seconde se produira toute seule au cours de ton expérience de la première.

Une fois que la reconnaissance de qui tu es redevient la Réalité dans ton Mental, tu découvres
que la chose naturelle à faire est simplement de l’être. Cela ne demande aucun effort. Cela
n’exige aucun faire. C’est une activité qui reflète simplement qui tu es. Le processus par
lequel tu passes en essayant de faire en sorte que cela se produit devient un événement du
domaine de l’égo. Il se peut que l’égo mette en avant la théorie selon laquelle l’ensemble de
ce processus se résume au besoin de se conformer aux autres schémas de base de l’égo qui
impliquent de faire des efforts, de ressentir le besoin de « faire ». Cela se traduit par le fait que
l’égo continue d’être aux commandes en dirigeant tes pensées au cours des événements et des
expériences que tu choisis. Il te suggère qu’il te faut les juger, les interpréter et agir à leur
égard afin que ce soit des expériences positives qui, par conséquent, contribuent au processus
d’éveil.

Je t’ai dit à maintes reprises que tu es Éveillée. Tu penses que tu rêves, et c’est là l’illusion. Si
tu peux comprendre l’idée selon laquelle la Réalité qui est la tienne est déjà, et qu’elle est déjà
en train de s’exprimer, alors il te sera nettement plus facile de ne pas ressentir le besoin de
l’égo de diriger cette expression.

Ce que je te dis là n’est pas nouveau. Ce que j’essaie de te faire comprendre est que jouer le
jeu de l’égo est quelquefois la voie la plus facile pour commencer à sortir des chemins et des
schémas établis par l’égo. Je te dis aussi que tu es prête maintenant à regarder les choses en
résumé, ou en raccourci. Tu es à même de le faire parce que tu en es arrivée au point où tu as
constaté que les diverses tactiques que tu as essayées pour t’aider à t’éveiller semblent te
déconcerter, t’envoyer dans de mauvaises directions et te maintenir dans un état de confusion.
Cela est absolument nécessaire à l’égo pour qu’il puisse te garder dans son sens de limitation.
Permets-moi de te répéter que tu n’as qu’une seule chose à te rappeler : tu es déjà Éveillée…
tu refuses simplement de le croire. Et c’est par ce refus que tu demeures dans le domaine des
limites.

Tu ne verras et tu n’expérimenteras jamais plus ni jamais moins que ce que tu acceptes


comme vrai dans ton mental conscient.

Si tu te concentres sur la prise de conscience que tu es déjà totalement Éveillée, que tu ne


peux rien faire pour changer cette Réalité, et que ce à quoi tu tentes de parvenir est la
reconnaissance ou la ressouvenance de cette Réalité, alors tu aborderas les choix et les
circonstances sous un jour totalement différent.

Un dialogue sur l’Éveil

Comment savoir si mes directives viennent de mon Moi supérieur ?

C’est le sentiment de te détendre dans quelque chose – l’absence du besoin de vouloir


surmonter quoi que ce soit – qui finit par t’amener à reconnaître ce que tu cherches. La raison
en est simple. Lorsque tu te détermines à faire quelque chose, tu te rabaisses au niveau de
pensée de l’égo et tu dresses une barrière devant l’information qui provient de ton Moi unifié,
le Moi qui s’étend au-delà des limites de ton mental d’égo.

J’ai peur de ne pas recevoir de directives de mon Moi unifié. J’ai l’impression que je dis cela
parce que, très souvent, lorsque j’ai demandé des directives, je n’ai pas eu connaissance d’en
avoir reçu.

Tu t’attends à entendre la trompette des anges, mais ce n’est pas ainsi que tu communiques
avec ton Moi ou avec moi. Tu dois écouter la voix qui t’apporte la paix. Que la voix paraisse
ordinaire, bien connue ou inhabituelle, tu peux être certaine d’entendre la voix de ton Moi
lorsque tu l’entends avec un sentiment de paix. Lorsque tu te trouves dans un état conflictuel –
et tu t’y trouves assurément lorsque tu forces les choses – tu n’es pas dans une expérience de
paix et tu sais alors que c’est la voix de l’égo.

Tu cherches quelque chose que tu as imaginé bien plus complexe que ça ne l’est en réalité. La
voix tranquille qui t’apporte la paix est une voix que tu as bien souvent entendue mais à
laquelle tu n’as accordé aucune crédibilité.

C’est curieux : lorsque je questionne cette voix pour des enseignements, je reçois de
merveilleuses réponses. Mais lorsque je demande des directives, je n’ai pas de réponse et j’ai
l’impression que cela me renvoie à mes propres ressources et me ramène à l’effort.
Tu as cherché à avoir des conseils sur ce qu’il faut faire. Or ce que tu fais n’a que peu
d’importance. L’important c’est pourquoi tu le fais et comment tu le fais… et non ce que tu
fais.

Je pense que la mort m’apporterait la paix. J’aimerais sortir de tout cela.

Tu es en train de dire que tu aimerais trouver une manière de t’échapper, mais je te le dis, il
n’y a aucune échappatoire dans la mort. La mort est simplement une porte qui va d’une pièce
à l’autre. Ce que tu trouves dans la pièce lorsque tu passes la porte est ce que tu transportes
avec toi dans ce passage. Et si c’est la fuite que tu recherches dans la mort, tu auras bien vite
le désir de fuir cette pièce pour revenir dans la pièce de la vie.

Alors si la mort n’est pas une échappatoire, quelle est l’échappatoire ?

Pourquoi cherches-tu à t’échapper ?

Parce que je suis malheureuse.

Où se trouve ta liberté d’être heureuse ?

Je pensais qu’une fois que je saurais qui j’étais, je serais libre et heureuse.

C’est indéniablement vrai. Je t’affirme qu’il n’y a aucune différence entre le monde de la mort
que tu imagines et le monde de la vie physique que tu conçois maintenant. Ce que tu perçois
du monde de la vie par opposition au monde de la mort n’a aucun impact sur ton éveil. Le
processus d’éveil a lieu dans ton mental, et ton mental est avec toi dans les deux cas. Aussi
étrange que cela puisse te paraître en ce moment, les options et les choix que tu as dans ce
monde-ci te rendent le choix de l’éveil bien plus facile.

Pourtant, j’ai choisi l’Éveil depuis de nombreuses années et je ne suis toujours pas Éveillée…

Tu cherches une formule magique. Tu cherches un étalon de mesure ou un critère qui te dise à
combien tu en es de l’Éveil ou si tes progrès sont suffisants ou non. Tu découvriras que ce
n’est pas ainsi que cela fonctionne.

Comment cela fonctionne-t-il ?

La première chose qu’il te faut reconnaître est que tu es déjà Éveillée. Tu fais semblant de ne
pas l’être. L’expérience de rêve dans laquelle tu te perçois consiste à faire semblant de ne pas
être Éveillée.

Commence par accepter totalement que tu es la pensée parfaite de Dieu. Tu peux dire
intellectuellement que tu comprends cela, mais tu n’y crois pas. Comment pourrais-tu dire que
tu y crois pour dire ensuite : « Je me débats pour être Éveillée » ? Il s’agit d’accepter ce qui
est déjà, et cela n’exige aucune lutte. Cela exige de t’abandonner, en sachant fermement que
tu t’abandonnes à ton Moi, à la totalité du Christ.

Pourquoi n’ai-je pas confiance en mon Moi ? Et lorsque je dis mon « Moi », est-ce que je
veux vraiment dire Dieu ?

Tu n’as pas confiance en ton Moi car tu t’es appris à compter sur le jugement des autres
comme mesure de ta valeur. Tu as perçu cette évaluation comme preuve de ton insuffisance et
tu t’es ainsi jugée bonne à être rejetée. Cela t’amène finalement à conclure que tu n’es pas
digne de confiance. Tout cela t’apparaît à l’extérieur de ton Moi.

Je suis surprise par toute la colère que je semble avoir contre Dieu. C’est de la faute de Dieu
si je suis là. Il met les gens dans un trou infernal et ne fait rien pour les aider.

Je puis t’assurer que ce sentiment est vrai pour quiconque ne se perçoit pas Éveillé. Le degré
de ton ressenti et la force avec laquelle tu l’exprimes sont quelque chose de nouveau et de
surprenant pour toi parce que tu ne l’avais jamais exprimé ainsi auparavant. Ce n’est pas une
émotion ou un sentiment qui a fait surface d’un seul coup, mais quelque chose que tu as porté
en toi très longtemps, bien trop longtemps pour qu’il te soit bénéfique de te le rappeler.

J’aimerais être débarrassée de ce sentiment.

Alors, permets-moi de t’aider comme suit. Dieu ne te voit pas séparée de Son Esprit. Dieu
n’entend de toi aucun mot traduisant ta pensée d’être séparée de Son Esprit. Dieu ne te voit
que telle que tu es, c'est-à-dire dans un état de perfection.

Alors pourquoi ne me révèle-t-il pas cela afin que je puisse le voir aussi ?

Pour Dieu, le fait de reconnaître le moins du monde que tu rêves serait donner crédit à ton
illusion. C’est impossible.

Peut-Il me permettre de me voir telle qu’Il me voit ? Cela ne saurait donner crédit à une
illusion.

Tu suggères que ton choix de ne pas reconnaître ton Moi pourrait être révoqué par Dieu. Je
t’affirme qu’Il ne reconnaît pas ce choix comme réel. Il voit que tu n’as jamais quitté ta place
dans Son Espritl. Il te voit parfaite. Seule ta volonté de ne pas accepter Sa Vision te maintient
bloquée dans ta vision limitée. Je te le dis : je reconnais devant toi, en tant qu’Enfant de Dieu,
que je vois avec Ses yeux, et que je vois ta perfection. Voilà, je t’ai donné la reconnaissance
que tu avais demandée. Comment cela modifie-t-il ta façon de penser ? Lorsque tu as entendu
mes paroles, t’es-tu libérée toi-même ? As-tu senti les chaînes tomber ?

Non. Je me suis sentie totalement désespérée et impuissante.


Alors, tu vois bien que ce n’est pas vraiment ce que reconnaît Dieu que tu cherches mais ce
que tu reconnais toi-même.

Alors, comment faire cette reconnaissance ? Dire simplement : « Je suis unifiée, je suis
complète, je suis pure, etc. » ne marche pas pour moi.

Bien sûr que cela ne marche pas pour toi. Cela demande de s’abandonner au ressenti dont j’ai
parlé. Cela consiste à s’abandonner à la vérité. Et il m’est impossible de rendre cela plus
compliqué. Je ne puis te dire comment t’abandonner à la Réalité de qui tu es.

Pourquoi ne peux-tu me le dire ? C’est cela que j’ai besoin d’entendre.

Lorsque je t’ai dit : « Abandonne-toi », tu ne m’as pas entendu. Tu te sens frustrée car tu
t’attends à ce que quelqu’un le fasse à ta place. C’est impossible. Il est impossible que tu sois
victime de quoi que ce soit. Si je pouvais te toucher en cet instant, et, en mettant simplement
ma main sur ton épaule, faire disparaître de ta vision le brouillard qui t’a empêché de voir ta
propre divinité, je ferais de toi une victime. Car il y aurait une force extérieure à toi qui
pourrait t’apporter quelque chose. Cela voudrait dire aussi que Dieu t’aurait créée captive et
non pas âme libre.

Aussi ne suis-je pas sûre de bien comprendre le sens de l’abandon. J’ai très souvent dit à
Dieu : « Je te donne mon cœur, mes sentiments, mon âme et ma volonté », mais je n’ai pas
conscience qu’il se soit passé quelque chose. C’est comme s’Il n’avait pas dit : « D’accord,
ma petite. Merci. J’accepte ton abandon. Je vais maintenant m’occuper de tout ».

Tu peux seulement reconnaître la mise en pratique de la Volonté de Dieu lorsque tu la


reconnais en tant que ta propre expression de la paix et de l’harmonie. Dieu n’a pas à
s’occuper de quoi que ce soit lorsque tu t’abandonnes à Sa Volonté.

Doit-Il me faire savoir en quoi consiste Sa Volonté pour moi afin que je m’y abandonne ?

La Volonté de Dieu pour toi en cet instant, et depuis toujours, est que tu n’expérimentes que
ce qui est, que tu vives l’Amour et que tu sois l’Amour, en sachant parfaitement que tu te vois
comme l’extension de Sa perfection. Tu n’as strictement rien à faire pour accomplir cala car
c’est ton état d’être naturel.

Je ne comprends pas pourquoi je ne sais pas en quoi consiste mon état naturel.

Permets-moi de te dire que tu t’investis totalement dans la recherche d’une confirmation de la


réalité de ton rêve. Tu t’attends à voir un reflet du Moi naturel dans le patchwork de l’illusion.
Ce n’est pas là que tu le trouveras. À présent, il te vient au mental la pensée suivant : « Mais
je viens de t’interroger sur mon désir de mourir ». Lorsque je te dis que ce n’est pas là que tu
le trouveras, je veux dire que tu n’en feras pas l’expérience dans le cadre de pensée que tu
utilises actuellement.
Je crois qu’il n’y a rien sur cette Terre qui puisse m’apporter la paix. C’est la raison pour
laquelle j’ai désespérément cherché l’éveil spirituel.

Où pourrais-tu trouver ton éveil spirituel ?

Eh bien, j’ai cru qu’une révélation de qui je suis m’aiderait. Les gens ont de magnifiques
visions.

Dieu ne te donne que ce que tu es. Tout ce que tu choisis de produire dans ton expérience est
en conflit avec cela.

Pourquoi est-ce que je le choisis ?

Plus exactement, pourquoi choisis-tu maintenant de ne pas faire l’expérience de ta connexion,


de ton union, de ton véritable état de symbiose avec ton Moi naturel ? Pourquoi ne te
rappelles-tu pas et ne reconnais-tu pas que tu n’as jamais été séparée de l’Esprit de Dieu ?
Pourquoi ne m’entends-tu pas quand je te dis que tu n’as jamais quitté l’Esprit de Dieu ?

Je t’entends et j’apprécie ce temps que tu m’as consacré, mais je suis perdue. Je me suis
perdue et ne sais comment revenir.

Tu te sens perdue parce que tu as l’impression que, depuis très longtemps, tu as demandé sans
avoir reçu, et tu as donc l’impression qu’il y aurait quelque chose d’autre à demander. Ce ne
sont pas les réponses qui sont devenues plus complexes, mais l’orientation de tes questions.
Les réponses à tes questions n’ont jamais varié. Mais comme elles n’ont pas eu d’écho en toi
sous une forme reconnaissable, tu n’as cessé de poser des questions différentes.

Je vais te faire une suggestion. Au lieu de te sentir frustrée de ne pas savoir comment
t’éveiller, accepte ma vérité lorsque je te dis que tu es déjà Éveillée.

Et pour t’amener à reconnaître la vérité dont je parle, promets-toi de ne rien faire qui ne
t’apporte pas la paix. C’est un processus qui va être très difficile pour toi au début, car ce que
je te suggère est de faire un pas que tu as refusé pendant de nombreuses années. Pourtant,
c’est le pas qui va finir par t’amener à reconnaître qui tu es réellement. En t’engageant à ne
rien faire qui ne t’apporte pas la paix, tu seras obligé d’examiner attentivement les choix que
tu as faits et qui ne t’ont pas apporté la paix. Et c’est cet examen qui t’amènera à comprendre
pourquoi tu as développé si peu d’estime pour toi-même. Tu découvriras tous les
raisonnements que tu as utilisés par le passé, et tu seras fortement tentée de continuer. Mais en
fait, tu vas séparer dans ton mental le bon grain de l’ivraie, et c’est ce processus qui finira par
t’éclairer sur les choix d’amour qui te feront prendre contact avec ton Moi.

Tu cherches désespérément à t’unir à quelqu’un. Tu cherches quelqu’un à l’extérieur de toi-


même qui te donne de l’amour. Mais je dois te dire qu’une telle union est impossible si tu ne
t’aimes pas toi-même. Je ne suis pas en train de dire que tu ne pourrais pas avoir en ce
moment une relation relativement pleine d’amour. Ce que je te dis c’est que, dans sa finalité,
aucune relation ne peut satisfaire tes attentes d’amour et d’union tant que tu n’as pas accepté
que tu es digne d’amour. Il ne t’est pas possible de donner ou de recevoir quoi que ce soit que
tu n’as pas accepté et reconnu à l’intérieur de toi-même.

Dans cette recherche de la paix, je rencontre des écueils. Par exemple, je m’aperçois que
j’obtiens une certaine paix en sachant que je gagne de l’argent en enseignant à des élèves,
mais je n’éprouve pas beaucoup de paix en enseignant. Je préférerais ne pas enseigner. Si
bien qu’il y a à la fois de la paix et une absence de paix. Quelle direction dois-je prendre ?

Une fois que tu auras pris l’engagement de ne faire que ce qui t’apporte la paix, tu trouveras la
paix dans tout ce que tu fais. Vois-tu, le manque de paix n’a rien à voir avec l’activité. Il a
seulement à voir avec la confusion qu’il y a dans ton mental au sujet de tout ce qui se passe
dans ta vie.

Est-ce que Dieu vit Sa vie à travers moi ?

Il ne serait pas juste que je te dise que Dieu ne reconnaît pas l’Illusion pour te dire ensuite que
Dieu vit Sa vie à travers ton illusion. D’un autre côté, je t’affirme que lorsque tu atteindras la
Réalisation, lorsque tu reconnaîtras que ton Moi est uniquement l’extension de l’Esprit de
Dieu, tu te rendras clairement compte que tu es pour Dieu la seule façon qu’Il a de
S’exprimer.

Dans ce monde ?

Dans le monde de la Réalité. Ce n’est toujours pas clair pour toi lorsque je parle du monde de
la Réalité. Cela évoque des époques différentes, des lieux différents et des mondes différents.
Le monde de Dieu est à l’intérieur de ton esprit. Il se trouve dans la clarté qui reconnaît la
Réalité de Dieu. Il s’agit de ton Esprit Global, qui n’est pas trompé par l’illusion. Il est
extrêmement difficile d’accepter comme illusion quelque chose que tu perçois très réel.

Une fois de plus, je t’affirme qu’il n’y a qu’une seule chose qui se passe vraiment. C’est
l’expression de l’Esprit de Dieu. Cette expression se reconnaît au fait qu’elle n’est que
paisible et harmonieuse, et dans un état constant d’amour inconditionnel. Lorsque tu
expérimentes mentalement une pensée qui ne reflète pas ces caractéristiques, c’est que tu fais
l’expérience d’une vérité illusoire. C’est la raison pour laquelle je t’ai suggéré de t’engager à
ne choisir que ce qui t’apporte la paix. C’est en mettant cela en pratique que tu feras
concorder davantage ta pensée avec la Réalité. Et ce sera ce processus qui changera ton mode
de pensée pour te rapprocher davantage de ton processus naturel de pensée qui reflète
vraiment l’Esprit de Dieu. C’est par la mise en place de ce processus parallèle que tu feras la
transition et que tu franchiras la dernière étape pour t’unir à ton Moi naturel. Et c’est dans
cette union que tu reconnaîtras qu’en vérité tu n’es jamais partie.

Cela va-t-il prendre longtemps ?

La durée du temps impliqué dans toute entreprise dépend de ta croyance au concept du temps.
Je ne suis pas en train d’éluder ta question. En effet, tu découvriras que, lorsque tu feras
l’expérience d’un sentiment de paix plus constant dans ta vie, le concept de temps deviendra
vraiment secondaire. L’expérience du temps n’est dissuasive que lorsque tu t’attaches à croire
que la souffrance que tu vis est quelque chose à quoi tu dois échapper. L’expérience de la joie
et de la paix reflète l’infini car elle ne comporte aucune peur. Ce n’est que le sentiment de
peur qui donne un sens au temps.

En fait, tu n’as pas vraiment posé cette question parce que tu voulais savoir quand tu serais
libre, mais parce que tu voulais mettre en place un nouveau critère, un lieu que tu pourrais
atteindre pour juger ensuite si ce que je t’ai proposé a pu être effectif dans ta vie.

Je crois que la raison de ma question est que je me sens totalement découragée. J’ai fait tant
d’efforts, j’ai tellement travaillé, pendant très longtemps, que je suis écrasée à la pensée d’un
supplément d’effort…

Justement, ce que je t’ai suggéré est l’arrêt de toute lutte supplémentaire.

Permets-moi de te suggérer une manière différente d’établir la validité de ce que je t’ai dit
lorsque je t’ai affirmé que tu ne pouvais être victime de quoi que ce soit. Au-delà de ce que tu
reconnais en ce moment, tu as en toi la conscience claire de ce qu’est un sentiment de paix.
Crois à la vérité de cela et tu en prendras conscience. En ton for intérieur, tu reconnais déjà
clairement que tu as le pouvoir d’appeler la paix dans ton expérience et tu le sais. Fais appel à
ce pouvoir et fais-lui confiance. Tu n’es pas victime de quoi que ce soit, Je ne te suggérerais
pas quelque chose qui serait hors de ta portée.

J’ai confiance en ta capacité de choisir la paix. Si tu as besoin de te reposer sur ma confiance,


fais-le. Mais vois bien que c’est seulement sur ma confiance que tu te reposes. Ce n’est pas
mon choix qui te sera imposé, mais uniquement ma confiance en ton choix. Choisis la paix et
permets qu’il en soit ainsi. Je t’ai déjà dit que ce chemin serait pour toi le plus difficile parce
que c’est celui sur lequel tu as refusé de t’engager auparavant.

Je vais le suivre. Je vais y travailler.

S’il te plaît, pas de travail. Crois que, si tu le choisis, il en sera ainsi. Et pour voir les résultats
de ce que tu auras choisi, tu n’auras simplement qu’à te détendre, à avoir confiance et à en
faire l’expérience.

Pourtant, tu as mentionné que tu avais conscience du fait que j’étais très frustrée.

J’ai conscience de ton ressenti envers toi-même et j’ai conscience de mon ressenti envers toi.
Bien que ces deux ressentis soient en réalité un, ta perception ne reflète pas la vérité. Je vois
le fait que tu déformes les choses, mais cela ne me voile pas la vérité. Je peux regarder ton
rêve comme irréel. C’est la raison pour laquelle nous sommes vraiment frères. J’ai partagé à
la fois ton expérience de la vérité et ton expérience de l’illusion.

Équilibre
Pourrais-tu nous parler de l’équilibre ? Comment vivre sur Terre dans un corps, tout en étant
conscient de la Réalité de qui nous sommes vraiment, c’est-à-dire une extension de Dieu ?

Tenter d’atteindre un sentiment d’équilibre entre l’infini et le fini est un peu comme jongler à
la fois avec des plumes et des boules de plomb. Suivre les évolutions d’une plume insensible à
la force de gravité du monde fait naître un sentiment caché de joie profonde. Et puis ton égo te
crie à l’oreille qu’une boule de pétanque va te tomber sur la tête parce que tu suis l’évolution
des plumes au lieu de t’occuper du « monde réel ». Tu vois que ces deux choses sont
incompatibles parce que tu tentes de les réunir. Ton intellect n’accepte pas l’idée qu’une boule
de pétanque puisse être portée par une plume. L’infini et le fini sont incompatibles. L’un
existe et c’est la vérité. L’autre n’existe pas et n’est qu’une illusion de la vérité.

Vois clairement que ce que tu tentes d’équilibrer est la vérité et l’illusion. Faire des
compromis avec la vérité devient un effort, jusqu’à ce que tu te sentes assez en sécurité pour
laisser disparaître l’illusion. Tu te rendras compte que cet exercice d’équilibre est vain et
produit une grande frustration. La plume ne portera même pas une balle de ping pong. C’est
pourquoi la solution ne consiste pas à trouver un équilibre ou un compromis pendant que tu es
en train d’essayer de décider quand laisser disparaître ta fausse perception. Cela consiste à ne
plus te centrer sur ta perception erronée. Tu passeras de l’illusion à la vérité en te centrant sur
la vérité, et non en cherchant comment laisser l’illusion derrière toi ou comment la rendre plus
agréable au cours de ton périple.

Je te prie de ne pas interpréter cela comme si je te suggérais de te projeter à un certain


moment du future où tu auras pleinement accepté la vérité de ton Moi, ou comme si tu n’étais
pas totalement joyeuse à chaque instant. Vivre dans la vérité est quelque chose de totalement
joyeux !

Je te suggère de ne pas tenter de trouver un équilibre entre la vérité et l’illusion, mais


d’accepter la vérité en choisissant la paix et la joie dans ta vie.

On croit souvent qu’il y a sur le chemin de l’éveil d’autres lieux où l’on doive se rendre pour
recevoir davantage de sagesse afin de consolider le processus d’Éveil. On a parlé de certains
systèmes solaires ou de certaines planètes qui avaient ce rôle. Ils représentent pour vous la
promesse d’endroits magiques, uniquement habités par des Maîtres Enseignants qui vont
modeler et façonner votre conscience pour vous donner à vous aussi la possibilité de devenir
un Maître Enseignant et un Être divin.

Ce processus vous paraît raisonnable parce qu’il est bien dans la ligne de vos programmes
éducatifs qui sont systématiquement progressifs. Par ailleurs, il vous décharge de la
responsabilité de faire vos propres choix ici et maintenant et de vous rappeler que vous êtes
déjà un Maître Enseignant, pleinement divin comme vous le serez toujours. Personne ne vous
enseignera à vous éveiller à cela dans le futur parce qu’il n’y a qu’un seul temps – maintenant
– et qu’un seul lieu – ici – où vous êtes à présent. L’éveil dans le futur est impossible car le
futur reste toujours quelque chose qui se trouve devant vous. Il ne peut se rapprocher et vous
n’y serez jamais, car ce n’est qu’un concept de séparation.

J’aimerais vous suggérer d’essayer quelque chose. Permettez-vous d’imaginer l’Esprit de


Dieu. Ouvrez-vous au ressenti qui se produit alors. Vous en avez davantage conscience que
vous ne le savez consciemment. Tout ce qui existe se trouvera dans le champ de cette vision,
dans la mesure de ce que vous permettrez : la totalité de la Création dans son expression
infinie. Il n’y aura plus de démarcation. Il n’y aura ni définition ni description d’endroits qui
s’y trouvent. Cela existera dans sa plénitude.

Je vous le dis : c’est là que vous demeurez. C’est l’espace de votre terrain de jeu. L’endroit où
vous y jouez n’est déterminé que par la limite que vous imposez à la capacité de votre mental
d’en faire l’expérience. À mesure que votre mental conscient s’étend et que chacune des
barrières est enlevée, la profondeur de votre expérience de l’Esprit de Dieu s’ouvre à vous.
Elle a été décrite comme des « niveaux de conscience » ou « niveaux d’ascension », mais ce
n’est pas exact. Il s’agit d’un espace unifié, sans barrières, sans frontières, sans démarcations
ni distinctions. Il existe pleinement, en tant qu’expression totale de la Création qui elle-même,
est Dieu. Et vous faites totalement partie du paysage Ce n’est que parce que vous mettez
autour de votre expérience un cadre aux dimensions limitées que vous limitez votre
expérience du tout. C’est pourquoi je dis qu’il n’y a aucun endroit où aller. Il n’y a aucun
endroit où vous ne soyez pas.

Il se trouve que j’oscille constamment entre mon petit moi et qui je suis. Y a-t-il un processus
qui puisse me rappeler qui je suis ?

Le processus est justement de continuer à te rappeler qui tu es. Vois-tu, une fois que tu en
arrives vraiment à la question fondamentale : « Est-ce que je peux vraiment m’accepter ? »,
cela t’amène à explorer la question « Qui suis-je ? ». Si j’ai besoin de savoir si, oui ou non, je
peux m’accepter, il me faut m’identifier. J’ai besoin de savoir si qui je suis a de la valeur. Je te
suggère de considérer que, si qui tu es n’a aucune valeur, l’Esprit de Dieu n’en a pas non plus.

C’est une question à laquelle vous devez tous vous confronter. Commence par te demander :
« Suis-je une expression – une extension – de l’Esprit de Dieu ? » Et si tu réponds : « Oui
vraiment », tout en refusant d’accepter la valeur de qui tu es, c’est que tu refuses d’accepter la
valeur de l’Esprit de Dieu.

Vois-tu, c’est la clé qui te conduira à être vraiment capable d’admettre que tu n’as fait que te
percevoir séparée de l’Esprit de Dieu. Si tu peux franchir cet obstacle, ne penses-tu pas que la
réponse à ta question deviendra évidente ? Si tu es l’expression non diluée et non déviée de
l’Esprit de Dieu, et si tu n’as aucune valeur, alors l’Esprit de Dieu n’a aucune valeur. Pose la
question. Tu connais la réponse.

C’est vraiment là que nous en arrivons lorsque nous désavouons l’amour qui existe en nous
comme étant notre seule véritable expression. C’est aussi simple que ce que je suis en train de
vous dire. S’il y a l’amour dans l’Esprit de Dieu et que vous en êtes l’expression, pourquoi ne
l’acceptez-vous pas ?

Voulez-vous une définition du fait d’être Éveillé par opposition au fait d’être endormi ? Je
viens de vous la donner. Il s’agit uniquement de cela : accepter de reconnaître qui vous êtes. Il
est évident qu’il n’y a rien à faire pour y parvenir si ce n’est d’y croire. Aussi, quel que soit le
processus que vous demandez ou que vous fabriquez, il s’agit d’un processus qui n’a qu’un
seul but : vous faire croire à ce que vous savez déjà vrai.

Maintenant que je vous ai semblé bien rébarbatif, laissez-moi vous donner le bon côté des
choses. Vous n’avez aucun moyen de ne pas y parvenir. Il s’agit de qui vous êtes et vous ne
pouvez vous le cacher indéfiniment. Vous n’en perdrez pas le souvenir en semblant ne pas
vous en servir. Au moment où vous reconnaîtrez qui vous êtes, vous vous rappellerez
instantanément que cela n’est jamais parti. C’est la même expérience que celle que vous faites
lorsque vous vous éveillez d’un rêve après avoir dormi.

J’ai reçu comme directive d’agir comme si j’étais éveillé ou en prétendant l’être. Peux-tu en
parler ?

Le processus dans lequel tu es engagé est merveilleux. C’est précisément cela qui va créer un
nouveau mode de pensée. Cela consiste à reconnaître consciemment que tu es Éveillé. Ce
processus va t’ouvrir à une manière plus facile de t’en souvenir. Je t’en félicite.

J’aimerais dire un mot sur ce que beaucoup considèrent comme le but de l’éveil et sur lequel
ils se focalisent. La pratique consistant à croire que vous êtes Éveillés et à agir en
conséquence, c’est à dire à aborder toute situation que vous rencontrez en étendant l’amour
que vous êtes, est en contradiction avec le fait d’avoir l’éveil pour but. En vous mettant en tête
qu’il y a un but, vous affirmez qu’il y a quelque chose vers quoi il vous faut travailler. Vous
êtes engagés dans une pratique qui consiste à dire : « Je le suis déjà ». Puisqu’il en est ainsi,
vers quoi faut-il travailler ? Vous y êtes déjà. Restez bien dans le projet qui consiste à agir en
tant qu’Éveillés. C’est là l’essence de ce que j’ai tenté de vous dire.

C’est ce genre de pratique qui changera votre mode de pensée et qui vous fera passer à un
stade où vous ne vivrez pas et ne percevrez pour les situations de manière illusoire. Chaque
fois que vous éliminez une situation donnée dans laquelle vous voyez l’illusion, vous vous
rapprochez tout doucement du sentiment affirmé d’être Éveillés.

Je me sens merveilleusement bien lorsque je le fais, mais je me sens mal à l’aise pour en
parler aux autres.

Alors, garde le processus pour toi en attendant d’être moins mal à l’aise. Car tu deviendras
plus à l’aise. Agis simplement d’une manière qui montre que tu es Éveillé. Cela ne peut
rendre personne mal à l’aise !

Comment peut-on utiliser au mieux les émotions dans le processus d’éveil ?

En reconnaissant d’abord qu’elles ont constitué un ancrage profond dans le monde de


l’illusion. Parmi les sentiments que vous avez et qui sont rangés dans la gamme des émotions
il y en a un qui n’est pas du tout une émotion. C’est le sentiment d’amour. Comme tu vas le
comprendre, l’amour est classé bien à tort comme une émotion. Pour répondre précisément à
ta question, disons succinctement : comprends que les émotions servent l’égo de manière
efficace mais qu’elles ne servent pas l’esprit. Les émotions surgissent en tant qu’expressions
des activités de l’égo.

Dans ce que t’offre l’égo, il y a l’affirmation suivante : « Si je dois abandonner mes émotions,
il ne restera rien de moi à vivre ou à ressentir. Aussi, pourquoi devrais-je m’éveiller ? »
Comprends bien que ce que j’essaie de définir pour toi est la différence qu’il y a entre le fait
de reconnaître les sentiments qui se produisent en tant que réflexion de ton état d’Être. Je
t’affirme qu’il y a bien plus de plénitude et de sentiment de complétude dans l’expression de
ton Moi que dans ce qui peut t’être transmis par l’expérience de la perception de ton égo.

Garde bien dans le mental ce que j’ai dit auparavant : l’égo n’est qu’un sens limité de ton
Moi. C’est un sens de toi-même qui t’empêche de voir la globalité de ton Moi. C’est
pourquoi, même pour un mental logique, n’est-il pas évident que tout ce que tu pourrais vivre
avec un sentiment de limite serait vécu et ressenti plus pleinement, plus complètement et plus
joyeusement s’il n’y avait pas de sentiment de limites ?

Ce qui t’aide le plus dans la compréhension de tes émotions en rapport avec ton éveil c’est de
les laisser disparaître, car elles renforcent le sentiment de limites. Ne lutte pas pour devenir
quelqu’un qui ne montre pas d’émotions, mais permets-toi d’être reconnu comme quelqu’un
qui exprime un plus grand sens de lui-même. La joie que tu réfléchiras pourra être reconnue,
par toi-même et par les autres, comme un reflet de ton Être, une image de ton Moi dans un
état de paix. Et ne te préoccupe pas de la définition de ce qu’est une émotion et de ce qui est
plus précisément connu ou défini comme une extension de ton Être.

Il semble clair qu’il y ait des émotions qui soient un frein à l’éveil, mais j’aimerais savoir où
se place la compassion dans tout ceci. Doit-on l’abandonner pour s’éveiller ?

Je dois d’abord te dire que ce que je tente de faire consiste à définir un état de Réalité par
opposition au fait de reconnaître une illusion de la Réalité. Dans la Réalité, tu peux être sûr
qu’il n’existe rien qui ait un opposé. C’est pourquoi j’essaie de détourner ton attention de
concepts dont le sens est positif ou négatif, bon ou mauvais car ces concepts ne reflètent
qu’un état d’illusion par rapport à la Vérité.

Le sentiment de compassion est peut-être le sentiment le plus mal compris et le plus craint par
ceux qui tentent de se considérer comme des Êtres d’Amour. La difficulté provient de ce que
tu vois ton Être comme un corps et que tu l’identifies au corps alors que ce n’est pas ce qu’il
est. Tu n’acceptes pas le fait d’être, en cet instant, une expression de l’Esprit de Dieu sans
aucune déformation. Comme tu n’acceptes pas cela, tu vois le besoin d’avoir pitié de toi-
même ainsi que de ceux qui ont la même vision. Je suis sûr que tu serais fortement choqué si
je te disais qu’il n’y a aucune compassion dans l’Esprit de Dieu. Il n’y a en lui que
l’expression de la Vérité. Comme la Vision de Dieu est Réelle, elle ne te voit que dans ton état
Réel, c’est-à-dire dans la perfection dans laquelle tu existes vraiment. Attribue de la joie à
cela, et non de la compassion.

Lorsque tu en viendras à comprendre que l’expression la plus vraie de toi-même, en tant


qu’extension de l’Esprit de Dieu, consiste à refléter l’Amour qui réside en cet Esprit. Tu
verras qu’il n’y a aucun besoin de compassion. Il n’y a rien au sujet de quoi compatir. Suis-je
donc en train de te dire d’être cruel tant que tu demeures dans une état de rêve ? Bien sûr que
non. Ce que je t’encourage à faire consiste à exprimer ton Moi en tant qu’extension de la
seule chose qui existe vraiment, c’est-à-dire un état d’amour parfait ! En effet, c’est en faisant
cela que tu en prendras conscience. C’est par ce que tu enseignes que tu décides ce que tu
choisis d’apprendre. Cela ne te rappelle-t-il rien ? N’enseigne que l’amour. C’est vraiment
tout ce que tu es.

Pendant que tu te vois dans le processus d’éveil, si l’expression d’une émotion que tu
considères comme de la compassion t’aide à comprendre que tu n’es qu’amour, alors exprime
de la compassion. Je t’ai dit pourquoi la compassion n’existait pas dans l’Esprit de Dieu.
Néanmoins, je ne t’encourage jamais à aller au-delà de ce que tu es disposé à accepter dans
l’instant comme expression exacte de ton processus d’éveil. Si l’expression de la compassion
s’insère harmonieusement dans ce processus, utilise-la comme tu le ferais de n’importe quel
autre outil. Mais si je ne t’avais pas donné une vue de tout l’ensemble – si je puis dire – cela
ne t’aurait pas paru refléter la vérité. Or c’est bien cette vérité que tu as demandé qu’on te
rappelle.

Disons encore les choses autrement : exprime l’amour d’une manière qui te convienne et
corresponde à la définition que tu en donnes au moment où il est exprimé, et reconnais
attentivement ce qui se passe. Reconnais que tu exprimes l’amour de la manière la plus
complète en fonction de ce que tu as choisi de comprendre en cet instant, et sens-toi heureux
de le faire ! N’aborde pas les choses et ne les exprime pas en disant : « J’exprime l’amour de
la seule manière que je comprenne en cet instant, et ce n’est probablement pas la meilleure,
mais je vais continuer de le faire de tout façon ». Exprime l’amour en sachant que tu es
l’amour.

Lorsque nous ne sommes pas dans la dimension physique, sommes-nous conscients d’être la
perfection ?

Le fond de ta question est de savoir si ta conscience change automatiquement lorsque tu fais


l’expérience de toi-même sans corps. La nature de tes expériences change, car tu les définis en
fonction de leurs effets sur ton corps. Mais le sens de tes expériences alors, comme celle que
tu vis maintenant, est déterminé par ta perception de ce qui constitue la vraie nature de ton
Être. Avoir un corps ou pas ne change pas automatiquement ton opinion sur qui tu es.
L’acceptation de ta perfection est autant à ta portée maintenant qu’elle pourrait jamais l’être.
Cette affirmation serait tout aussi vraie si tu ne faisais pas l’expérience d’un corps.

L’égo existe-t-il dans l’autre dimension ?

Ton égo ne fait pas partie du corps physique. Ton égo est une limite à l’intérieur de ton
mental. Ton égo existe en tant qu’expression d’une limite. Dans quelque dimension que tu
puisses être, tu y es avec ton mental. Les limites de ton mental existeront pour toi jusqu’à ce
que tu aies choisi de ne plus en faire l’expérience.

Un sablier de conscience divine

Qu’ai-je besoin de faire pour avoir accès à mon Moi supérieur ?

Il existe un lieu de confiance auquel tu n’es pas consciemment habituée en ce moment. Tu


ressens ce lieu comme très instable et précaire. Tu t’es fabriqué un scénario dans lequel tu
ressens que tu as besoin d’une confirmation de ton amour pour toi-même. Si tu pouvais te voir
comme deux personnages différents, tu en verrais un les bras grands ouverts, qui te fait signe
d’approcher, en souhaitant que tu abandonnes ta répulsion à embrasser les choses. Et derrière
lui, tu verras un autre aspect de toi-même qui se sent totalement déconnecté et qui est sidéré
de voir l’autre personnage qui te fait signe.
En réalité, tu vois bien ton Moi, ce Moi qui possède la sagesse que tu recherches en ce
moment, mais tu n’es pas à même de t’autoriser à l’accepter totalement. Tu entends bien mais
tu entends d’une manière qui, bien que satisfaisante pour l’intellect, est émotionnellement
inacceptable pour le moi conscient que tu vois être en cet instant. Je suis en train de te dire
que tu es déjà là mais que tu n’acceptes pas de t’y trouver. C’est cette non-acceptation qui
voile la vérité de ce que tu entends.

Tu as compris beaucoup de choses en relation avec ta vie d’un point de vue que tu considères
spirituel, mais tu as dissocié ce point de vue spirituel de ce que tu appelles ta vie pratique. En
d’autres termes, tu ressens qu’il est bon d’intégrer la connaissance spirituelle, mais tu trouves
difficile d’en voir l’application pratique dans la résolution de tes problèmes quotidiens. Je
t’invite à comprendre qu’il n’y a aucune différence entre ce que tu comprends en temps que
matière spirituelle et ce que tu comprends en tant que matière pratique. Si tu pouvais
considérer tout cela comme l’ensemble de ta propre matière, et lui permettre de s’intégrer
d’une manière concrète, tu l’accepterais davantage en la voyant se mettre à fonctionner.

Ce dont je parle n’est pas quelque chose que je qualifierais de grandiose ou de complexe. Il
s’agit simplement de laisser disparaître ta peur et d’ouvrir un espace assez large pour laisser
entrer davantage de ton Moi rempli d’amour et de paix. Et je ne fais pas de métaphore. Je te
suggère de comprendre que tout ce qui t’arrive commence par se produire dans ton mental. En
cet instant, tu perçois ton mental rempli des pensées que tu as l’habitude d’avoir. Tu ne laisses
aucun espace pour qu’elles puissent prendre une tournure différente.

L’une des applications les plus concrètes quand on apprend à demeurer dans l’instant est tout
simplement la suivante : un mental rempli de peurs et d’appréhensions fabriquées et
confirmées par des modes de pensée antérieurs ne voit aucun espace disponible pour une autre
façon de penser. Il se voit complètement plein. Il s’est mépris sur les raisons pour lesquelles il
semble avoir des problèmes et pense que ceux-ci proviennent d’une source extérieure et
nécessitent qu’il concentre toute son attention sur l’élaboration de plans qui vont les résoudre.
Lorsque tu es engagée dans ce processus, ton mental se ferme à toute autre chose. Il est saturé
de problèmes et cherche des façons de les résoudre. Lorsque tu es en présence de la peur, ta
pensée anticipe des circonstances ou des événements semblables à ceux qui ont fait naître
cette peur en toi dans le passé. Cela paraît ainsi confirmer leur réalité. Parce que tu te focalises
sur ces problèmes, tu en feras de nouveau l’expérience, et cela renforcera ta croyance en leur
validité. C’est ainsi qu’un cycle s’imprime dans ton mental et forme un schéma de pensée qui
se perpétue.

Un esprit qui ne connaît que l’instant présent ne reconnaît pas le passé et ne se préoccupe pas
du futur – il n’en a pas peur. Cela crée vraiment une ouverture, un espace dans lequel peuvent
pénétrer le dialogue et la sagesse que tu cherches. Dans la mesure où tu te permettras d’être
dans cet état d’esprit, c’est dans cet espace que viendra la sagesse, et tu reconnaîtras très
clairement d’où elle vient.

Lorsque tu poses la question de savoir comment tu peux être en contact avec ton Moi, je te dis
que tu y es déjà, mais que tu ne reconnais pas sa présence car ton mental est saturé. Aussi, de
temps en temps, vide la cruche en étant présent seulement dans l’instant.

Pourrais-tu nous dire en quoi consiste le fait de vider la cruche ?


Briser de vieux schémas et les remplacer par de nouveaux est déjà difficile, mais briser de
vieux schémas pour ne les remplacer par aucun nouveau te sera encore plus difficile.
J’aimerais te suggérer un exercice que tu pourrais avoir à cœur d’essayer. Je ne cherche pas à
te décourager en te disant que tu vas le trouver difficile, bien qu’il soit simple. Je te dis cela
pour que tu ne te décourages pas si tu le trouves difficile au premier abord.

Suggestion d’une image :

Représente-toi un sablier dont la moitié supérieure est remplie de sable et qui flotte dans l’eau
fraîche et limpide d’un étang au milieu d’une belle prairie parsemée de fleurs sauvages. Le
bord supérieur du sablier se trouve juste au niveau de la surface de l’étang. Le sablier
représente ton mental, et le sable tes pensées qui le saturent. Il est tellement plein que l’eau de
l’étang, qui représente la Conscience Christique ou le flot de ton Moi pleinement conscient,
ne peut que former de petites vaguelettes sur sa surface supérieure.

En observant le sable qui s’écoule lentement, permets à ton mental d’ouvrir un espace à
mesure que tu vois le sable descendre lentement en libérant de la place jusqu’à ce qu’il ait
complètement disparu. À mesure que le sable s’écoule, l’eau de l’étang de la Conscience
remplit naturellement l’espace ainsi libéré. Tu la ressens qui coule avec douceur, paix et
amour. Et c’est ce ressenti qui te donne l’assurance que ce n’est pas parce que les pensées de
sable se sont taries qu’il ne reste plus qu’un vide. Au contraire, tu ressens l’espace se remplir
d’un flux unificateur et non fragmenté dans lequel tu peux simplement te laisser immerger en
toute sécurité. En ayant cette vision et en t’y voyant complètement immergée, tu sais que tu
permets à ton Esprit Divin de t’embrasser.

Permets-toi de ressentir que le fait d’être dans cet élément liquide est comme si tu étais dans
le sein de ton Esprit Divin. Si tu gardes ce ressenti et si tu lui permets de te communiquer une
sensation d’être nourrie, il t’aidera à te voir naître à la Divinité de ton Moi naturel. Au cours
de ce processus, tu ne recevras pas de réponse à des questions précises et tu ne tenteras pas de
résoudre des problèmes urgents. Le fait de te sentir dans cette matrice de la Divinité
commencera à t’ouvrir consciemment à tous les sentiments qui te permettront de reconnaître
les problèmes sur lesquels tu as travaillé pour ce qu’ils sont vraiment, et tu pourras les voir
sous un angle qui ne te fera plus peur.

Ne t’attends à rien de particulier. Permets au processus de se dérouler pour toi, et autorise-toi


à t’ouvrir à son déroulement. Cela maintiendra ta constance et gardera ton attention
clairement focalisée sur l’instant présent.

Cela devrait-il se faire dans un état de méditation ?

Oui. L’état le plus paisible dans lequel tu peux te permettre d’être. Plus souvent tu essayeras
de le faire, plus tu découvriras que tu es capable de te permettre de t’y immerger. En
imaginant cette eau, vois-toi t’y dissoudre, et sache que ce qui se passe est que tu t’ouvres
pour fusionner avec ton Esprit Divin. Aborde ce processus en ayant une confiance totale,
absolument totale, dans le fait que ce que représente pour toi ton Esprit Divin te sera révélé de
façon incontestable. Cela deviendra un processus de Connaissance.
Merci. Comment puis-je te servir ?

Il n’y a qu’un service et c’est le service envers ton Moi avec un « M » majuscule. Quand je
dis cela, comprends bien qu’il ne s’agit en aucun cas d’une affirmation où l’égo est impliqué.
Le service envers ton Moi est le service envers le Christ. C’est en accomplissant tout acte qui
représente le plus clairement ce service envers toi-même que tu prendras plus clairement
conscience d’être le Christ. Ce sera par la venue de la vision de toi-même en tant que Christ
que tu verras véritablement ce service se réaliser et te dévoiler ce qu’il est. L’expression de ce
qu’il est, de ce que tu es, est l’Esprit de Dieu rempli d’amour.

Afin que l’Esprit de Dieu soit reconnu, on doit en faire l’expérience. Tu atteindras ton but en
accomplissant cette expérience et en vivant son extension naturelle. C’est l’accomplissement
continu de ce but, qui est l’extension de l’Esprit de Dieu, qu’on appelle la Création. Tout ce
qui existe dans la Réalité existe en toi et s’exprime en tant qu’amour absolu du Père.

À présent, revenons au point de départ. Pourquoi est-il nécessaire que tu t’éveilles pour
reconnaître ton Moi ? Parce que c’est la seule manière de pouvoir faire l’expérience de
l’amour de Dieu. C’est en en faisant l’expérience que tu continueras à l’étendre, c’est en
l’étendant que les autres se verront réfléchis dans sa lumière. Et c’est dans cette lumière que
tout la Création sera reconnue. Je te le dis, cette lumière brille toujours, elle est toujours vue
mais elle n’est pas toujours reconnue. Je t’encourage donc à penser que l’acte de s’éveiller
consiste à ôter le voile pour voir ce qui est déjà là. Cela le rendra beaucoup moins complexe,
car il y a infiniment moins « à faire » que tu ne pourrais le penser.

Il y a toujours le côté humain qui te dit : « J’ai déjà entendu cela » et qui continue à t’entraîner
vers de nouvelles façons de chercher l’Éveil. Je te demande de comprendre que c’est là tout le
processus qui maintient vivante l’image que l’égo a de toi.

Ce que tu viens de décrire semble un chemin très direct.

Le chemin est direct. Comment pourrait-il ne pas l’être lorsque tu te maintiens dans la
reconnaissance que tu es déjà cela ? Tu ne dois rien devenir, tu dois simplement reconnaître ce
que tu es déjà. Et tu t’approches plus facilement de cette réalisation lorsque tu te permets,
dans ton mode de pensée habituel, de ressembler davantage à ce que tu es quand tu reconnais
ton Esprit Divin. Cela consiste à être dans la confiance, à refuser de reconnaître la peur et à
n’accepter que ce qui t’apporte la paix et qui voit l’amour au-delà du masque de la haine.

Pourquoi est-ce si facile et si simple pour moi d’entendre cela, de le ressentir et de me


connecter vers le haut en cet instant, mais pas à d’autres moments ? Que dois-je éliminer ?

Élimine d’abord le fait de penser qu’il y a quelque chose à éliminer. Nous avons affaire à un
mode de pensée. Nous tentons de nous confronter à l’idée qu’il n’y a besoin d’aucun schéma
de pensée. Tu entretiens des schémas de pensée pour éviter d’avoir à faire confiance à ton Moi
dans l’instant. C’est pourquoi je t’ai suggéré de t’autoriser à être nourrie par ton Esprit Divin,
afin qu’il te devienne naturellement plus facile d’avoir confiance en cet Esprit, sans ressentir
que tu devrais compter sur ton mental limité comme tu l’as fait pendant tant d’années.
Résistance à la conscience

Est-ce que ma résistance à atteindre davantage de conscience est une résistance à faire
confiance à mon Esprit Global ?

Je puis t’affirmer que ta résistance actuelle a beaucoup à voir avec le sentiment que tu
perdrais contact avec les gens qui t’entourent, avec ceux qui ne semblent pas rechercher leur
identité spirituelle ? Tu as peur d’être coupé de ces gens si tu devais lâcher prise pour
simplement te permettre de te souvenir de cette identité.

Est-ce vrai ? Mes peurs sont-elles vraies ?

Non. C’est simplement le contraire qui est vrai. Vois-tu, rien n’existe au sujet de quelqu’un de
ton entourage que tu n’aies prédéterminé comme étant son état mental. À mesure que tu
élargiras ton propre état de conscience, tu seras stupéfait de voir grandir le sien. Tu rappelles-
tu, dans ton enfance, comme tu prenais tes parents pour des dieux et pensais qu’ils savaient
tout ? Et puis, en commençant à prendre de l’âge et à devenir plus sage dans les choses de la
vie, tu as réalisé que tes parents ne savaient rien du tout mais que toi tu savais tout. Un jour
enfin, tu as brusquement changé d’avis en te disant : « Bon sang ! Comment mes parents ont-
ils pu devenir si merveilleux aussi rapidement ? » C’est de cette transition-là dont nous
parlons. C’est parce que tu t’es brusquement permis d’avoir conscience de la sagesse qu’ils
avaient déjà que tu as pu les regarder en voyant qu’ils l’avaient. Mais ce n’est là qu’un
exemple. Ce n’est pas exactement ce qui se passe, mais c’est similaire.

Vois-tu, chacun en ce moment même est Éveillé. Chacun d’entre nous est tel que Dieu l’a
créé, dans un état de perpétuelle perfection. Lorsque nous ne le voyons pas, nous regardons à
travers des lunette que « Un cours en Miracles » appelle l’illusion. Tu vois une illusion de la
vérité, une ombre de la vérité. En laissant ton mental s’étendre et englober un plus large degré
de vérité, tu verras se refléter ce plus grand degré de vérité sur tout et sur chacun de ceux qui
t’entourent.

Actuellement ton expérience se limite à ce qui concorde avec ton scénario. Et la mise au point
de ce scénario se restreint aux limites de ta perception du moment. Le monde qui t’entoure est
aussi réel et Éveillé que tu es capable de le voir, car tu as façonné ton expérience dans les
limites de ta perception. Si les limites de ton monde existaient au-delà de ta croyance en elles,
il y aurait toujours quelqu’un ou quelque chose qui pourrait faire de toi une victime,
quelqu’un qui pourrait te rabaisser ou te faire revenir en arrière. C’est quelque chose de très
difficile à comprendre, car tu regardes le monde qui t’entoure en disant : « C’est exactement
comme ça que le monde est ». La seule manière de changer cela est que tu parviennes à la
compréhension, à la connaissance absolue qui te permet de regarder ce monde en disant :
« Voici ce monde qui existe tel que je le vois. Et parce que je le vois ainsi, c’est ainsi qu’il
existe. Lorsque je change ma manière de voir le monde, celui-ci semble changer. » Mais vois-
tu, le monde ne change jamais. Il n’y a pas de monde à changer ! Il n’y a que notre perception
qui change, et les choses qui nous entourent semblent faire de même.

Si tu crois à tort que c’est le monde qui change, et que tu t’autorises alors à changer, tu prends
l’effet pour la cause. Le monde est toujours l’effet. La cause est ta manière de penser, ton état
mental. Lorsque la cause change, l’effet ne peut pas faire autrement que de refléter la cause.
Alors, si je n’anticipe aucun problème avec ceux qui m’entourent lorsque je choisis de
m’éveiller, je n’en aurai aucun ?

C’est exact. Tu ne peux faire l’expérience que de ce que tu choisis, du scénario que tu as écrit
dans ton mental.

Un Nouvel Âge ?

Sommes-nous près de vivre un nouvel âge avec davantage d’Êtres Éveillés sur ce plan-ci ?
Sommes-nous actuellement en évolution vers une conscience plus élevée ?

Sur cette question, je t’incite à te rappeler qu’il n’y a pas de définition du temps dans un état
de Réalité. Le temps est une limite. Les limites n’existent pas dans l’Esprit de Dieu. Ce ne
serait pas correct de ma part d’essayer de te confirmer l’importance d’une définition de ton
rêve. La définition de mille ou d’un million d’années de « Rayonnement » est une définition à
laquelle on parvient par l’égo. La vérité qui est la tienne est infinie. L’infini a lieu maintenant
et seulement maintenant. Lorsque tu adopteras ce concept, lorsque tu laisseras ton mental se
libérer de tout autre concept que celui que tu es, dans la Réalité, une expression entièrement et
parfaitement fidèle de ton Créateur, tu prendras conscience que tu peux choisir,
instantanément, d’être en accord avec cette vérité. Ce que je pourrais appeler l’instant de la
Réalité pourrait être qualifié d’infini.

L’évolution par étapes est la parfaite description de la suprême réussite de l’égo. Cela te
maintient dans un état permanent où tu te laisses aller à croire qu’il y a un but quelque part,
alors que si tu reconnais que tu es la création parfaite du Père, il n’y a rien vers quoi évoluer si
ce n’est t’en souvenir. Or le souvenir est instantané.

Alors, le fait de penser que nous entrons dans un nouvel âge de conscience est-il simplement
un concept de l’égo ?

Encore une fois, je te demande de clarifier ce que tu entends par « âge ». Si dans ton mode de
pensée l’âge évoque une période temporelle, tu peux être sûr que c’est un concept qui
provient de limites, c’est-à-dire de ce que tu appelles l’égo. Je t’invite à centrer ton attention
sur l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu n’existe que maintenant. Il ne faudrait pas interpréter
cela comme une injonction à t’immobiliser de quelque façon que ce soit, car l’Esprit de Dieu
est un état de mouvement permanent et ce mouvement est Toi, Son Fils. Quelle que soit la
description que tu voudrais en donner, ton expression des aspects infinis de Dieu est le
mouvement de la Création, de l’Univers, de l’Esprit de Dieu. Il y a une seule cause et un seul
effet. L’Esprit de Dieu est la cause, et Toi, en tant que Son Fils créé, tu es l’effet. Et c’est
l’expression de l’effet qui constitue le mouvement de l’Univers.

Mais en suivant le cours de l’Histoire, je vois un mouvement qui se déroule et qui paraît
dépendre du temps. Comment intégrer le développement collectif ?

Je t’invite à porter ton attention sur ce que je pourrais appeler la peur de l’inconnu. Ce qui te
la rend plus acceptable est le sentiment d’être dans le cercle d’autres personnes et d’emporter
avec toi les bagages du connu, sous la forme de ce que tu appellerais les autres. Cela te met à
l’aise pour marcher dans l’inconnu, parce que tu as le sentiment de cheminer en groupe et le
nombre de ceux qui marchent avec toi te sécurise.

Les faits historiques et le rassemblement d’informations tels que tu les vois sont ce que le
monde t’a offert et qui t’a empêché de voir la vérité. Tu ne trouveras nulle part la preuve de la
vérité sur toi-même dans le monde de l’illusion. Ce serait comme d’essayer d’apprendre la
géométrie dans un livre de littérature anglaise. Les réponses ne s’y trouvent pas.

Alors les conditions pour que le Ciel soit sur la Terre ne sont pas des conditions liées à la
Terre ou à ses habitants, mais plutôt une expérience individuelle.

En ce qui te concerne, aucune condition n’existe en dehors de toi-même. Que tu vives dans les
Cieux dépend entièrement de ton état d’esprit et du fait que tu choisisses cet état d’esprit pour
refléter tous les effets des Cieux que tu as choisis. Les Cieux existent en toi pour l’éternité,
tout comme ta Divinité. C’est simplement la reconnaissance de ta Divinité qui te permet de
voir où tu as toujours été. Tu peux atteindre les Cieux si tu es sur Terre, et les Cieux
existeraient pour toi sur Mars si tu étais sur Mars. Il n’y a aucun endroit où tu puisses être, si
ce n’est dans ce lieu de ton esprit où tu te reconnais soit comme une expression du Christ, soit
comme quelque chose d’autre. Et tout ce que tu pourras vivre ne sera fonction que de ton état
d’esprit du moment.

Est-ce que le Ciel ne viendra sur Terre que si je parviens à être pleinement Éveillé ?
Comment cela va-t-il affecter les cinq milliards et demi d’autres individus ?

Permets-moi de te dire que tu essaies sans cesse de donner à ton mental limité par l’égo une
vaste gamme de choses possibles afin qu’il les dissèque et les analyse. Il n’y a qu’une réponse
à la question que tu poses, et tu ne la trouveras pas en posant mille autres questions annexes.

Tu ne vois pas que tu es une expression directe de Dieu et, dans cet aveuglement, tu ne peux
rien voir autour de toi qui reflète tant soit peu ce qui est Dieu. En prenant chaque circonstance
et chaque situation pour tenter de les analyser à la perfection, en te demandant comment les
amener à la perfection, tu essaies de manipuler ta perception erronée. Cela n’aura aucun
impact sur le fait que l’origine de ta perception erronée est profondément ancrée dans ce que
tu penses être, et non dans ce que tu es vraiment. Tu continues à t’occuper des effets et tu
évites de cerner la cause.

La cause de chacune de tes fausses perceptions vient de ta non-connaissance de qui tu es. Tant
que cette perception erronée ne sera pas corrigée, toutes tes fausses perceptions provenant de
ce point central resteront fausses. Il te faut regarder avec les yeux de la vérité pour voir la
vérité. Tu ne peux pas regarder avec les yeux d’une fausse perception et voir la vérité. En
dernière analyse, ton seul choix consiste à décider si tu veux abandonner ta perception erronée
ou non.

Pourrais-tu donner une définition de la fausse perception ?


La fausse perception se produit lorsque tu ne regardes pas avec les yeux de Dieu, lorsque tu
vois quoi que ce soit d’inférieur à la perfection de Sa Création.

En te permettant d’avoir une perception plus en accord avec celle de la vérité, tu verras mieux
la vérité de tes frères. Tu les regarderas avec une vision limitée, mais avec les yeux de la
plénitude. Tu contempleras leur plénitude et tu reconnaîtras que l’Esprit du Christ se trouve
toujours dans un état de conscience et de fonctionnement parfaits. Tu présumes que tous ceux
qui t’entourent se voient dans un état de conscience limité parce que tu te vois toi-même dans
cet état. Bien que ce soit un concept que ton intellect aura du mal à saisir, je t’affirme que
c’est seulement par tes yeux et par la clarté que tu t’autoriseras à avoir que tu verras la Réalité
du Christ dans sa plénitude, dans sa complétude et dans son état d’Éveil absolu. Tu
reconnaîtras beaucoup de visages familiers, et tu n’auras aucun sentiment de solitude.

Tu ne vois ceux qui t’entourent qu’à travers les lunettes de ta propre perception. Tu perçois
qu’ils sont tels que tu les vois. Si tu devais toujours penser ainsi, tu devrais toujours croire que
la plus grande partie de l’Esprit du Christ est endormie, qu’elle ne fonctionne donc pas, et
qu’elle n’exprime pas l’Amour de Dieu – la Réalité de la Création. Ce n’est pas vrai.

Je t’invite à ne te préoccuper que de ton propre éveil. Réalise et anticipe dans la joie ce qui
t’attend lorsque tu finiras par ouvrir les yeux et voir la Réalité. Ce ne sera pas une cour de
récréation déserte.

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Pour connaître la suite… le Chapitre 2 et les autres Chapîtres…


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Je suis disponible pour répondre aux questions des gens par courriel
afin d’aider chacun, chacune, à mieux comprendre ces enseignements précieux.

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selon les enseignements du livre « Dialogue sur l’Éveil,
Communication avec le Christ ».

Pour me contacter :

julie@koradi.org