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MARSEILLE-PROVINCE 2013, CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE

C’EST PARTI !

LLiirree eenn ppaaggee 2211 llaarrttiiccllee ddee nnoottrree eennvvooyyééee ssppéécciiaallee àà MMaarrsseeiillllee,, OO HHiinndd

M a a r r s s e e i i l l l l e
M a a r r s s e e i i l l l l e
M a a r r s s e e i i l l l l e
M a a r r s s e e i i l l l l e
M a a r r s s e e i i l l l l e

Le Quotidien

s e e i i l l l l e e , , O O H
s e e i i l l l l e e , , O O H
s e e i i l l l l e e , , O O H

Dimanche 13 Janvier 2014 n°3714 - Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI

OOÙÙ AALLLLOONNSS--NNOOUUSS ?? L es dés sont jetés. Aux bruits de bottes qui nous montaient
OOÙÙ AALLLLOONNSS--NNOOUUSS ??
L es dés sont jetés. Aux
bruits de bottes qui
nous montaient des
AHMED
PAR FATTANI
sables du Sahel a succédé
le choix terrible de la
guerre. La montée en puis-
sance de ce que l’on peut
appeler, d’ores et déjà, un
état de belligérance déclaré
par Paris, soulève bien des
interrogations. Sans coup
férir, la France de Hollande
a choisi l’option militaire.
Sa guerre au Mali, si elle se
confirmait dans la durée
dans les jours et semaines
à venir, a tous les risques
de l’enliser dans un vrai
bourbier. Tout le débat, ici,
est concentré dans une
seule question : entre l’op-
tion militaire et la solution
politique, laquelle des deux
fallait-il privilégier ?
Suite en page 2
OFFENSIVE MILITAIRE FRANÇAISE AU NORD DU MALI
GUERRE AUX
FRONTIÈRES SUD
A la lumière des déclarations du porte-parole du ministère
des AE, l’Algérie qui continue de croire à une solution
négociée, n’a jamais écarté le recours à l’action militaire.
LLiirree nnooss aarrttiicclleess eenn ppaaggeess 22,, 33,, 44 eett 66
Le Le Premier Premier ministre ministre malien malien
aujourd’hui aujourd’hui à à Alger Alger
DE GROS
RISQUES !
■ Par Karim Mohsen
L a situation échappe
désormais à Bamako
qui a appelé à la
rescousse la France où
le président par intérim,
Dioncounda Traoré, est
allé plaider la cause de
SELLAL DÉTERMINÉ À SÉCURISER
LES FRONTIÈRES
ALGERIE POSTE
ENTRE QUÊTE D’ÉTUDES
ET VRAIE FUITE
Tous les
chemins
mènent à Paris
Des patrouilles
communes avec
la Libye et la Tunisie
C’EST LA FIN
DE LA GRÈVE
Un échange d’expertises est retenu
LLiirree eenn ppaaggee 99 ll’’aarrttiiccllee
ddee IIllhheemm TTeerrkkii
pour faire face aux criminels et aux dangers
Suite en page 3
LLiirree eenn ppaaggee 66
Des discussions à «huis clos»
entre le ministre et les
travailleurs de la Poste,
ont abouti à un compromis.
LLiirree eenn ppaaggee 88 ll’’aarrttiiccllee
ddee AAbbddeellkkrriimm AAmmaarrnnii
son pays mercredi
dernier. Le président
français, François
Hollande, a saisi au vol
la perche ainsi tendue,
de même que la
précipitation des
évènements dans la
région, pour engager
l’armée française dans
une aventure militaire
incertaine.
qui menacent la région.
L ’ A c t u a l i t é DIMANCHE 13 JANVIER 2013

LActualité

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

OOÙÙ AALLLLOONNSS--NNOOUUSS ?? Suite de la page Une D ans son adresse aux Français, le
OOÙÙ AALLLLOONNSS--NNOOUUSS ??
Suite de la page Une
D ans son adresse aux
Français, le président
Hollande justifie son choix
de la guerre par le danger que
recelait le dernier mouvement des
« troupes » d’Ansar Eddine de
foncer sur les villes du sud du
pays, contrôlées encore par le
gouvernement. Il est clair que
dans les calculs des stratèges
français qu’il deviendrait, dès
lors, plus difficile de les chasser à
moins de mettre en péril la sécu-
rité des populations civiles. Entre
la France et les islamistes
maliens, c’était la course contre la
montre.
L’Elysée a informé, dès mardi,
apprend-on, Washington et Alger
de ses préparatifs de guerre.
Paris vis-à-vis d’Alger, veut avoir
les coudées franches en prétex-
tant la volte-face des chefs
d’Ansar Eddine qui ont violé le
dernier accord d’Alger avant
même que son encre ne sèche.
Il est vrai que la duplicité des
islamistes, incités à agir par une
officine étrangère mal détermi-
née, a suscité à Alger colère et
réprobation qu’elle entend bien
leur faire payer.
La carte de l’apaisement, long-
temps jouée par l’Algérie, soute-
nue par les Etats-Unis, vient d’être
sévèrement contrée par cette sor-
tie de route qui s’apparente à une
véritable trahison des engage-
ments contractés par les repré-
sentants d’Ansar Eddine. Alger
n’accepte pas d’être le dindon de
la farce. Fallait-il peut-être lire
dans le marc de café pour deviner
les arrière-pensées de ceux que
nous recevions les bras ouverts
pour leur épargner les affres de la
guerre ?
Jusqu’ici, les Algériens, au fait
du vrai discernement des enjeux,
ont donné priorité à la paix. Mais
avons-nous commis une erreur
de diagnostic ? L’Histoire est tra-
gique. Elle se termine toujours
mal car elle a souvent été une
succession d’erreurs de calcul.
Chose sûre, l’Algérie ne restera
pas longtemps les bras croisés
face à la montée des périls à ses
portes, car nous ne voulons pas
être laissés sur le bas-côté de la
route…
Depuis 48 heures, la France a
frappé au Mali. Elle a choisi le
camp de la guerre. Le passage du
diagnostic à l’acte est désormais
le choix à faire si nous voulons
encore éviter à notre pays de
subir de plein fouet les effets
d’une guerre qui génère de vrais
dangers pour toute la région.
Notre silence n’a-t-il pas trop
duré ? Notre diplomatie est
demeurée aphone. Muette. A
croire que nous n’avons aucune
emprise sur les événements.
Notre position prête souvent à
équivoque. Si nous nous considé-
rons comme étant une véritable
puissance régionale, nous n’a-
vons, dès lors, guère besoin de
nous interroger sur qui nous
conseillera la voie à suivre, voire
même qui nous donnera le « per-
mis » de faire la guerre ou pas. Où
allons-nous ?
A. F.
CRISE AU MALI
LLeess ddeessssoouuss dd’’uunnee iinntteerrvveennttiioonn mmiilliittaaiirree
IILL FFAAUUTT UUNN PPLLAANN bien précis et bien finalisé pour que l’intervention militaire soit efficace.
AA uu mmoommeenntt ooùù llee ccoommmmaann--
ddaanntt ddee ll’’AAffrriiccoomm,,
ll’’AAmméérriiccaaiinn CCaarrtteerr HHaamm,,
estimait lors d’une conférence de
presse animée à Niamey qu’il n’y
aura pas de solution satisfaisante
au Mali sans l’Algérie, le président
français décidait l’envoi de troupes
françaises dans ce pays du Sahel.
Selon des sources crédibles, une
centaine de militaires français
avaient déjà commencé à encadrer
les troupes maliennes et à diriger
les opérations bien avant l’inter-
vention télévisée surprenante de
François Hollande. Celui-ci a
déclaré qu’il avait pris cette déci-
sion suite à la demande officielle
présentée par le président Traoré.
François Hollande n’a fait que
confirmer un fait accompli salué
par la majorité de la classe poli-
tique française.
Un fait accompli qui renseigne
fort sur les intentions d’un chef
d’Etat pressé de créer une diver-
sion dans un pays qui éprouve de
grandes difficultés à s’en sortir éco-
nomiquement. A-t-il au moins pris
la décision d’informer les
Algériens ? Rien n’est moins sûr si
l’on s’en tient au mutisme observé
par Alger. Le président français a-t-
il informé les Américains ?
Probable ; mais quel sens pourrait-
on donner aux propos du comman-
Les choses se sont accélérées d’une façon incroyable
tique […] en ren-
seignements et en
formation de mili-
taires », a-t-il
affirmé.
« Les Etats-
Unis sont prêts à
satisfaire ces
requêtes », a-t-il
ajouté. Pourquoi
le président fran-
çais a-t-il pris tout
le monde à court ?
Pourquoi a-t-il
choisi le moment
où des parties
maliennes étaient
réunies à Adrar
pour essayer de
trouver une solu-
tion politique
consensuelle ?
Pour le moment,
il est prématuré
de répondre à tou-
tes ces questions,
mais il serait inté-
ressant d’atten-
dant américain Carter Ham qui a
déclaré le jour même que « nous
savons que l’option militaire n’est
pas la bonne, mais nous devons
nous y préparer. Il faut un plan
bien précis et bien finalisé pour que
l’intervention militaire soit effi-
cace ». Carter Ham est-il en retard
d’une guerre ou joue-t-il les igno-
rants ? Difficile à répondre. Au
moment où François Hollande
confirmait l’engagement des trou-
pes françaises au Mali, l’officier
supérieur américain déclarait que
son pays n’avait reçu aucune
demande officielle de la part du
Mali. « Nous n’avons pas reçu de
requête spécifique, il est probable
qu’on nous demande une assis-
tance financière, un appui logis-
dre la réaction des
Français au cas
où l’information faisant état de la
mort d’un pilote français serait
confirmée.
Des sources ont rapporté hier
qu’un avion français aurait été
abattu dans le désert de Mopti, une
ville devenue subitement plus
importante aux yeux de François
Hollande que les manifestations
populaires prévues en France pour
dénoncer le mariage homosexuel.
Inquiétant ! Mais prévisible dans la
mesure où en réalité, François
Hollande ne fait que rétablir l’or-
dre colonial pour préserver les inté-
rêts de la France. L’Algérie, qui
partage une frontière de près de 1
500 km avec le Mali, a été prise de
vitesse, voire trahie et le mot n’est
pas exagéré, car au moment où elle
réussissait à établir un ordre diplo-
matique du bien-fondé des négocia-
tions, elle est aussitôt poignardée.
Désormais, elle fera face à Al Qaîda
au Maghreb islamique, à sa préten-
due dissidence le Mujao et finale-
ment à Ansar Eddine. A l’évidence,
ni le gouvernement malien, ni la
rébellion touarègue, ne nourris-
saient l’idée défendue par l’Algérie
pour éviter une catastrophe à ses
frontières. Ces dernières, confient
des sources, seront fermées défini-
tivement. C’est une décision souve-
raine.
Cependant, cela n’empêche pas
que la France vise à réaliser un
rêve colonial aux frontières algé-
riennes. Ses troupes cernent par-
faitement le pays. Elles sont pré-
sentes en Libye, en Mauritanie, au
Tchad, en Côte d’Ivoire, au Niger
et au Mali. Une présence remar-
quable qui laisse deviner que
l’Algérie est ciblée. Les dessous
logiques d’une intervention mili-
taire inopinée.
II
GG
LLeess ggrraannddeess ppuuiissssaanncceess aapppprroouuvveenntt ll’’aaccttiioonn ddee ll’’EEllyyssééee
HHOOLLLLAANNDDEE a expliqué avoir répondu à la demande d’aide du président malien, appuyée par les pays africains de l’Ouest.
LL ’’aaccttiioonn mmiilliittaaiirree ffrraannççaaiissee aauu NNoorrdd--
MMaallii,, ddéécciiddééee ddaannss ll’’uurrggeennccee ppaarr llee
pprrééssiiddeenntt ffrraannççaaiiss FFrraannççooiiss HHoollllaannddee,,
note du fait que le gouvernement malien avait
demandé de l’aide, et nous partageons l’ob-
jectif français d’empêcher des terroristes de
bénéficier d’un sanctuaire dans la région », a
déclaré pour sa part Tommy Vietor, porte-
parole du Conseil de sécurité national. La
Grande-Bretagne soutient également l’offen-
sive française : « Le Royaume-Uni soutient la
décision française d’apporter une assistance
au gouvernement malien face aux rebelles », a
déclaré, en premier, le ministre britannique
des Affaires étrangères, William Hague. Le
Premier ministre britannique, David
Cameron, a par la suite « salué » l’interven-
tion militaire française, se disant « profon-
dément inquiet de l’avancée récente des
rebelles qui élargit le champ d’action des
groupes terroristes ». « Je suis profondément
inquiet de l’avancée récente des rebelles qui
élargit le champ d’action des groupes terro-
ristes et menace la stabilité » du Mali et de la
région, a déclaré M. Cameron. « Je salue l’as-
sistance militaire que la France a fournie au
gouvernement malien, à sa demande, pour
arrêter cette avance », a-t-il ajouté. « Cette
évolution montre la nécessité de faire urgem-
ment des progrès pour faire appliquer les
résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU
au Mali et s’assurer que l’intervention mili-
taire est menée parallèlement à un processus
politique inclusif qui conduit à des élections »
dans ce pays du Sahel, a-t-il renchéri.
Le président malien par intérim,
Dioncounda Traoré, a appelé le président
Hollande pour « le remercier » et ils ont fait
« un point précis sur les opérations militai-
res » au Mali, a indiqué, hier, la présidence
de la République française.
Le président Hollande a eu, dans la même
journée, un nouveau contact téléphonique
avec le président de la Cédéao, Alassane
Ouattara, qui lui a confirmé que les moyens
de la Communauté économique des Etats
d’Afrique de l’Ouest seraient mobilisés dans
les meilleurs délais pour intervenir au Mali.
M. Ouattara a aussi remercié le chef de l’Etat
français pour l’engagement militaire de la
France au Mali. Le président du Niger,
Mahamadou Issoufou, a appelé M. Hollande
pour lui confirmer l’engagement prochain de
ses troupes.
est saluée par de nombreux Etats et organi-
sations. Les grandes puissances approuvent
l’engagement français qui prend notamment
la forme d’une intervention aérienne, comme
l’avait indiqué le chef de la diplomatie fran-
çaise Laurent Fabius. A Washington, la
Maison-Blanche a dit ce week-end partager
les objectifs de la France. « Les Etats-Unis
envisagent d’aider la France dans son enga-
gement au Mali contre les islamistes grâce à
un appui logistique et des drones de sur-
veillance », a déclaré un haut responsable
américain qui a requis l’anonymat.
« L’armée américaine étudie la possibilité de
fournir des renseignements, du ravitaille-
ment en vol et d’autres appuis aux forces
françaises », a-t-il précisé. « Nous avons pris
Le président en exercice de l’Union afri-
caine, le chef de l’Etat béninois Thomas
Boni Yayi, s’est félicité en fanfare de la déci-
sion de la France: « Je suis aux anges.» « Je
voudrais absolument, au nom du continent,
exprimer notre gratitude à la République
française, à son président, son gouvernement,
à tout le peuple
français (
)
», a-t-il ajouté.
Rappelons que le gouvernement malien a
décrété vendredi dernier l’état d’urgence et
lancé - avec une assistance de la France et
d’autres pays européens et africains - une
contre-offensive réussie dans le centre du
Mali pour repousser l’avancée des islamistes
vers le sud du pays, tandis que Paris deman-
dait à l’ONU d’accélérer la mise en place de
la force internationale.
SS
BB
du pays, tandis que Paris deman- dait à l’ONU d’accélérer la mise en place de la

2

du pays, tandis que Paris deman- dait à l’ONU d’accélérer la mise en place de la

L’Actualité

■ AARREEZZKKII LLOOUUNNII LL aa FFrraannccee vviieenntt dd’’aaccttiioonnnneerr ssaa mmaacchhiinnee ddee
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nnoorrdd
dduu
MMaallii
PPrréétteexxttaanntt
l’offensive des djihadistes d’Ansar
Eddine, sur Mopti, deuxième ville
du Mali, Paris aura trouvé l’argu-
ment tant recherché pour lancer
ses troupes, prêtant main forte au
pouvoir central de Bamako. C’est
faisant suite à la demande du prési-
dent malien par Intérim,
Dioncounda Traoré, que François
Hollande met en branle la stratégie
va-t-en-guerre de la France.
L’Algérie, qui depuis le coup
d’Etat militaire contre le président
Amadou Toumani Touré et ensuite
l’annonce par le Mouvement natio-
nal de l’Azawad de l’autonomie du
Kidal, s’est toujours exprimée pour
une solution politique négociée
entre les belligérants, se retrouve
devant le fait accompli.
Une situation exceptionnelle
qui nécessite une attitude tout
aussi exceptionnelle. Réagissant
aux nouveaux développements, M
Amar Belani, porte-parole du
ministère des Affaires étrangères,
tout en affirmant que l’Algérie suit
avec une « grande préoccupation »
la situation, estime que l’interven-
tion étrangère au Mali, avec l’enga-
gement des troupes nigérianes,
L’Algérie suit avec une grande préoccupation
la situation sur le terrain
sénégalaises
et
françaises aux côtés de l’armée
malienne, est une « décision souve-
raine » du Mali qui a lui-même
demandé l’aide des puissances
amies.
Sur un autre chapitre, Belani
affirme que «l’Algérie condamne
avec la dernière énergie les incur-
sions et les attaques menées par les
groupes terroristes dans la région
de Mopti qu’elle considère comme
une nouvelle agression contre l’inté-
grité territoriale du Mali », a-t-il
affirmé.
Par cette position, l’Algérie a
répondu par la réciprocité à la
volte-face d’Ansar Eddine qui, à
travers son action radicale, a violé
les accords d’Alger.
Le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères a rappelé
que l’Algérie « a fermement appelé
les différents groupes de la rébellion
respectueux de l’intégrité territo-
riale du Mali et n’ayant aucun lien
avec le terrorisme à s’engager dans
la recherche d’une solution poli-
tique ».
Avant de poursuivre que
« l’Algérie inscrit son action dans
la continuité, la cohérence et la glo-
balité de la résolution 2085 du
Conseil de sécurité et dans le respect
de sa mise en oeuvre pour la prise
en charge des dimensions politique,
humanitaire et sécuritaire de la
AAHHMMEEDD MMEESSBBAAHH
LL ee pprrééssiiddeenntt FFrraannççooiiss HHoollllaannddee aa jjuussttiiffiiéé llaa
ddéécciissiioonn dd’’iinntteerrvveennttiioonn ddee sseess ffoorrcceess aarrmmééeess
vveennddrreeddii aauu MMaallii eenn llaa ssiittuuaanntt ddaannss llee ccaaddrree
de la légalité internationale tout en ajoutant qu’il
avait eu l’accord du président malien, Dioncounda
Traoré.
Hollande a souligné vendredi, que le Mali fait
face à une agression terroriste et qu’il y va de l’exis-
tence de cet Etat, de la sécurité de sa population et
celle « de nos ressortissants, ils sont 6 000 là-bas ».
« Cette opération durera le temps nécessaire », a
souligné François Hollande. Les soldats français
étaient en appui dans la ville de Sévaré (centre).
Des informations ont indiqué que Mopti a été le
théâtre de combats entre l’armée et les islamistes.
Hollande a eu de très nombreux contacts avec les
chefs d’Etat africains de la région. Les armés mal-
ienne et française ont repris aux islamistes une ville
du Centre conquise jeudi d’où ils menaçaient de
continuer leur poussée vers les zones contrôlées par
le gouvernement de Bamako.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent
Fabiusn a affirmé, pour sa part, que l’intervention
militaire visait à s’opposer aux islamistes voulant
installer un Etat terroriste. Profitant du délai entre
les décisions internationales prises et le moment de
leur application, les groupes terroristes sont des-
cendus vers le Sud, leur objectif étant de contrôler
la totalité du Mali, a déclaré le chef de la diplomatie
les opérations lancées.
le chef de la diplomatie les opérations lancées. 3 DIMANCHE 13 JANVIER 2013 A A M
le chef de la diplomatie les opérations lancées. 3 DIMANCHE 13 JANVIER 2013 A A M
le chef de la diplomatie les opérations lancées. 3 DIMANCHE 13 JANVIER 2013 A A M
le chef de la diplomatie les opérations lancées. 3 DIMANCHE 13 JANVIER 2013 A A M

3

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

AA

MM

A priori, non, puisqu’à l’issue de la rencontre tripartite de

Ghadamès, regroupant les minist- res de l’Intérieur algérien, tunisien et libyen, le chef de l’Exécutif algé- rien, Abdelmalek Sellal a réitéré la position de l’Algérie, en faveur d’ « un dialogue politique » entre les belligérants. Ainsi, à la lumière des déclarations du porte-parole du ministère des AE, l’Algérie qui continue de croire à une solution négociée, n’écarte pas, par la

recours à

l’action militaire. Ce que le minis-

même,

le

tre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, n’a pas écarté, lors de la visite du président François Hollande en Algérie, en inscrivant le recours à la force au nord du Mali parmi les options à envisager.

AA

LL

LLEEDDIITTOORRIIAALL

DDee ggrrooss rriissqquueess !!

L D D e e g g r r o o s s r r i

Suite de la page 1

o o s s r r i i s s q q u u e e
o o s s r r i i s s q q u u e e

O r, au regard du développement des événements, Paris appa- raît comme le maître d’œuvre de l’intervention étrangère au Mali à laquelle elle n’a cessé d’appeler. La France a, sans

doute, déclaré que sa participation, si besoin est, se limitera à une

« aide » logistique aux troupes de la Cédéao. On constate que le

propos de Sarkozy hier, de Hollande aujourd’hui, n’était que tac- tique destiné, notamment, à rassurer Alger - laquelle a constam- ment privilégié la solution politique appelant à la négociation pour une sortie de crise – sur les intentions de la France dans son ancien précarré malien. Or, la France n’est pas totalement exempte dans la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel en général, au Mali en particulier et la décision d’intervenir dans ce pays prise, certes, après l’évolution de la situation, ne fait que confirmer, a posteriori,

ce fait. Ainsi, de la droite à la gauche en passant par l’extrême droite, la classe politique française était unanime à soutenir la déci- sion de Hollande. Le secrétaire général du parti gaulliste UMP, Jean- François Copé, a dit à ce propos : « Il était grand temps d’agir » pour

« entraver l’établissement d’un Etat narcoterroriste ». Tiens donc !

La France, rentrée dans les rangs, en tant que grande puissance, avait besoin de s’affirmer à la face du monde qu’elle pouvait encore intervenir aux quatre coins de la planète. C’est le prix de la recon-

naissance par ses pairs. Comme les Etats-Unis qui avaient suscité des guerres en Irak et en Afghanistan – où la France y a joué ou joue les utilités – Paris « voulait » sa guerre de « référence ». Elle a été – sous Sarkozy – le chef d’orchestre de l’intervention de l’Otan en Libye, elle fait tout – sous Hollande – pour qu’il en soit de même en Syrie. Ainsi, la France revient, militairement, au Mali par la grande porte, « à la demande » des dirigeants de ce pays. Soit ! Or, la dés- agrégation de la situation dans le Sahel, et particulièrement dans le nord du Mali, est à tout le moins invraisemblable et découle au moins de deux faits : une occupation par les « jihadistes » islamis- tes de cette région, rendue possible par un concours de circons- tances tout aussi inconcevable : la chute du régime libyen et la raz- zia faite, par les terroristes islamistes, sur l’arsenal libyen d’une part, la faiblesse remarquable d’une armée malienne d’opérette plus apte à se disputer le pouvoir que qualifiée pour défendre le pays. Faut-il noter aussi que Paris a « encouragé » le mouvement Azawad à proclamer « l’indépendance » du Nord avec le risque de partition du Mali ? Mais ce que l’on peut observer est le fait que les forces interventionnistes dans le monde et la nébuleuse islamique et ses filiales terroristes se complètent parfaitement et chacun avait une mission à accomplir dans un contexte géostratégique particulière- ment compliqué. Les Etats pourvoyeurs d’armes avaient besoin de ces groupes de fanatiques formés par l’Occident et entraînés à grands frais. Des moudjahidine afghans, armés par les Etats-Unis et financés par l’Arabie Saoudite, à Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) en passant par les taliban et Ben Laden (agent notoire de la CIA), la « nébuleuse » islamique (obscure uniquement pour le pro- fane) a légitimé toutes les interventions de ces dernières années dans le monde. Aussi, la France pour retrouver un tant soit peu son lustre passé, avait besoin de prendre sur elle une guerre qui la remet dans le circuit des « grands ». Mais ce prix, exorbitant, ce sont les populations locales qui vont le payer. Les Etats-Unis n’ont pas gagné la guerre en Irak – aujourd’hui au bord de la partition –, ils n’ont pas non plus éliminé les taliban afghans plus forts que jamais qui ne feront qu’une bouchée de l’armée afghane, une fois les Marines US partis. La France et son armée feront-elles mieux au

Mali ? On est enclins à en douter.

K. M.

OFFENSIVE MILITAIRE FRANÇAISE AU NORD DU MALI

GGUUEERRRREE AAUUXX FFRROONNTTIIÈÈRREESS SSUUDD

AA LLAA LLUUMMIIÈÈRREE des déclarations du porte-parole du ministère des AE, l’Algérie qui continue de croire à une solution négociée, n’a jamais écarté le recours à l’action militaire.

n’a jamais écarté le recours à l’action militaire. crise malienne ». Ce n’est pas tout, puisque

crise malienne ». Ce n’est pas tout, puisque l’Algérie « exprime son sou- tien non équivoque aux autorités maliennes de transition avec les- quelles le gouvernement algérien entretient des relations de coopéra- tion multiforme, y compris dans le domaine militaire » et « tient à assurer le peuple du Mali de sa fra- ternelle solidarité afin qu’il puisse recouvrer sa pleine souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ». N’est-ce pas une façon, en évo- quant la coopération militaire, que l’Algérie se tient prête à toute action militaire. Mais comme elle s’interdit toute ingérence ni inter- vention dans un pays souverain- un des principes fondateurs de sa diplomatie- l’Algérie va-t-elle cette fois enfreindre cette règle, d’autant plus que le danger est à nos fron- tières ? L’Algérie va-t-elle donc revoir sa copie vis-à-vis du dossier malien, à l’ombre des nouveaux développe- ments ?

SA DÉCISION D’INTERVENIR AU MALI EST BIEN ACCUEILLIE

HHoollllaannddee oobbttiieenntt uunn llaarrggee ssoouuttiieenn

PPEEUU DDEE VVOOIIXX discordantes se sont élevées contre la décision du président français.

française. Fabius a ajouté que la France fera tout pour sauver ses otages au Mali. En France, la majorité soutient la décision de Hollande, a dit Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée. Jean-Christophe

Cambadélis, secrétaire national du PS à l’interna- tional, a affirmé que le gouvernement prend ses responsabilités en luttant contre le terrorisme. Le président de l’UMP, Jean-François Copé, et l’ancien Premier ministre, François Fillon, ont eux aussi apporté, chacun de leur côté, leur soutien à l’intervention. « Il était grand temps d’agir pour entraver l’établissement d’un Etat narcoterro- riste», a déclaré Jean-François Copé. François

Fillon dit que la lutte contre le terrorisme exige l’u- nité de la nation au-delà des clivages partisans. Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, a salué l’esprit de responsabilité du président dans cette situation. L’ancien ministre de la Défense et membre de l’UDI, Hervé Morin a, lui, déclaré que cette inter- vention semble la bienvenue. « La France ne doit pas se comporter comme une puissance coloniale intervenant comme au temps de la Françafrique », ajoute-t-il. Le président du MoDem, François Bayrou, a estimé que l’intervention était explicable par l’ur- gence. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé cette intervention légitime et ajoute que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie. Seules voix discordantes, celles de Jean-Luc Mélenchon et Noël Mamère. Ils s’étonnent du fait que le président ne saisisse le Parlement qu’une fois

Jean-Luc Mélenchon et Noël Mamère. Ils s’étonnent du fait que le président ne saisisse le Parlement
L ’ A c t u a l i t é DIMANCHE 13 JANVIER 2013

LActualité

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

C C e e l l a a n n o o u u s

CC eellaa nnoouuss rraappppeellllee,, ééttrraann-- ggeemmeenntt,, llaaffffaaiirree dduu ttrraaiittéé ddee nnoonn--aaggrreessssiioonn,,

conclu la veille de la Seconde Guerre mondiale entre l’Allemagne nazie et l’ex-Union soviétique. Juste au moment où le représentant de l’Armée rouge paraphait le document, un million de soldats allemands avaient, déjà, franchi la fron- tière polonaise. En envoyant ses troupes au Mali, vendredi, alors que les négociations politiques étaient en cours et qu’on était sur le point d’aboutir à un accord mettant fin à la crise, les trou- pes françaises ont quelque part sabordé le processus de média- tion. Certes, la situation s’est beaucoup dégradée ces derniers jours, surtout depuis que les « djihadistes » ont lancé une grande offensive pour occuper le centre du Mali et principale- ment la localité de Koné, qui leur aurait ouvert les portes de Mopti, la seconde ville du Mali et son aéroport international. Pour les spécialistes au fait du dossier malien, la présence de troupes françaises dans ce pays obéit à une autre logique, à d’autres considérations. Le président François Hollande a beau expliquer que les troupes françaises se trou- vent au Mali pour prêter main forte à l’armée en place et que c’est pour combattre le terro- risme et Aqmi, qu’il avait pris cette décision, il n’en demeure pas moins que ses explications ne tiennent pas totalement la route. En l’espace de quelques semaines, la position de la France a complètement changé. Alors qu’elle avait pris l’enga- gement de ne pas intervenir directement dans le conflit et qu’elle s’en remettait à l’ONU, et aux résolutions de celle-ci, la France a fait volte-face, en déployant directement sur le

France a fait volte-face, en déployant directement sur le terrain ses soldats. Certains y voient là,

terrain ses soldats. Certains y voient là, une manœuvre dont il reste à en déterminer les tenants et les aboutissants. Cela, d’autant plus que, paral- lèlement, des tentatives sont faites et des initiatives prises pour encourager les Maliens à trouver une solution consen- suelle entre eux, comme le pré- conise Alger qui a ouvert ses portes aux parties en conflit, à l’exclusion des groupes terro- ristes d’Aqmi et du Mujao, pour se mettre autour d’une table afin de négocier une sortie de crise équitable et honorable pour tous. D’ailleurs, c’est sous ces auspices que les factions rivales Ansar Eddine et le Mnla ont signé un accord de paix, à Alger ; un accord cependant, rapidement dénoncé par Ansar Eddine. Ayant pour principe de

UU nnee cceennttaaiinnee ddiissllaammiisstteess oonntt ééttéé ttuuééss ddaannss ddee vviioolleennttss aaffffrroonnttee-- mmeennttss aavveecc llaarrmmééee mmaalliieennnnee,,

appuyée par des forces françaises, qui a pris le contrôle de la ville de Koné (centre). L’affirmation est celle du lieutenant Ousmane Fané, de l’état-major de Mopti, région dans laquelle est située Koné, sans plus de détails. Des habitants ayant quitté Koné pour Mopti (70 km plus au sud) disent avoir vu des maisons détruites par des tirs d’avions français. Des islamistes sont aussi tués lors des attaques de l’armée malienne vendredi dernier. La ville était hier sous le contrôle des deux armées. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que les Français avaient effectué un raid d’héli- coptères contre une colonne d’islamistes qui tentaient de progresser en direction du sud du Mali. Ce raid mené en appui à l’ar-

direction du sud du Mali. Ce raid mené en appui à l’ar- 4 nue de croire

4

nue de croire en une solution politique de la crise et ne ménage pas ses efforts pour y aboutir. Car elle est mieux pla- cée pour savoir qu’une guerre, quelle que soit son issue, a des conséquences désastreuses pour ceux qui la font et laisse de profondes séquelles qui met- tront un long temps à se cica- triser. Tout compte fait, l’inter- vention militaire française ne peut être, en l’état actuel des faits, une intervention humani- taire. Ayant perdu pied en Afrique et désireuse de recon- quérir son influence comme au temps du général de Gaulle, la France a trouvé le prétexte idéal pour justifier sa présence au Mali. Reste à savoir, mainte- nant, quand est-ce qu’elle en sortira ?

KK

AA

La France demande qu’on accélère la mise en œuvre de la résolution 2085 auto- risant le déploiement d’une force interna- tionale. Le Burkina Faso va envoyer un bataillon de 500 hommes au Mali. L’Elysée indique que le président du Niger, Mahamadou Issoufou, confirme l’en- gagement prochain de ses troupes. Dans la capitale Niamey, le général Carter Ham, commandant en chef de la force américaine en Afrique, a indiqué ven- dredi qu’il n’y aura pas de solution satisfai- sante à la crise au Mali sans la participa- tion de l’Algérie. Le général a jugé encourageant le fait que l’Algérie, le Niger et la Mauritanie ren- forcent leur sécurité le long de la frontière du Mali pour empêcher les terroristes d’en- trer sur leur territoire. Washington envisage d’aider la France grâce à un appui logistique et des drones de surveillance, des renseignements, du ravi- taillement en vol.

AA

MM

MOSCOU

««TToouuttee iinntteerrvveennttiioonn mmiilliittaaiirree ddooiitt ssee ffaaiirree ssoouuss llééggiiddee ddee llOONNUU eett ddee llUUAA»»

La Russie considère que toute intervention militaire en Afrique doit se faire sous l’égide des Nations unies et de l’Union afri- caine (UA), a déclaré hier le représentant spécial du président russe pour la coopération avec l’Afrique, alors que la France s’est engagée militairement au Mali. « Je comprends la situation actuelle au Mali, mais j’estime toutefois que toute opération en Afrique peut et doit se faire exclusivement sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine », a déclaré Mikhaïl Marguelov, cité par les agences russes.

TTUUNNIISSIIEE

Marzouki préfère une solution politique négociée

Les com-

battants isla-

mistes

du

Mali

sont

la

com- battants isla- mistes du Mali sont la une menace pour Tunisie qui est en train

une menace

pour

Tunisie qui est en train de devenir un «corri- dor » pour les armer, a jugé le président tunisien Moncef Marzouki. Interrogé sur sa posi- tion concernant l’intervention militaire française au Mali pour appuyer l’armée contre les combattants islamistes, M. Marzouki s’est gardé d’apporter un soutien clair à Paris. «La situation est tellement com- plexe, bien sûr nous aurions préféré une solution politique négociée », a-t-il souligné. «La situation au Mali nous inquiète depuis toujours parce qu’on commence à savoir que nos propres jihadistes entre guille- mets sont en relation avec ces forces terroristes. On a l’im- pression que la Tunisie est en train de devenir un corridor entre l’armement libyen et ces régions-là » du Mali, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne France 24. Marzouki fait réfé- rence à un trafic d’armes issues de l’arsenal du colonel Mouammar Gueddafi et qui, via la Tunisie et l’Algérie, vient ali- menter les forces islamistes dans le nord du Mali. «Nous suivons avec beaucoup d’atten- tion ce qui se passe dans ce nid de frelons, car il s’agit d’un nid de frelons qui peut menacer la sécurité de l’ensemble des pays dont la Tunisie », a-t-il ajouté.

MOUVEMENT EL-ISLAH

««LLiinntteerrvveennttiioonn aauurraa ddee ggrraavveess ccoonnssééqquueenncceess»»

Le secrétaire général

du Mouvement El Islah,

M. Hamlaoui Akkouchi, a affirmé

à Alger le soutien de sa formation politique au rôle de l’Algérie dans le dialogue entre les parties de la crise au Mali. Lors d’une confé- rence de presse animée au siège de son parti, M. Akkouchi, a pré- cisé que le mouvement El Islah soutenait la contribution de la diplomatie algérienne dans le règlement de la crise malienne à travers « l’instauration d’un dia- logue entre les parties » souli- gnant, dans le même contexte, son rejet d’une intervention mili-

taire dans la région du Sahel. Il a ajouté, à ce propos, que l’inter- vention militaire au Mali « aura de graves conséquences et désta- bilisera la situation en Algérie ».

M. Akkouchi a appelé à la protec-

tion des frontières algériennes pour éviter le débordement de la crise malienne en Algérie.

éviter le débordement de la crise malienne en Algérie. CRISE A U MALI L L e

CRISE AU MALI

LLeess ttrroouuppeess ffrraannççaaiisseess ssuurr llee tteerrrraaiinn

AAUU MMOOTTIIFF qu’elle intervient à la demande express du gouvernement malien, la France a déployé vendredi ses troupes au Mali sur décision du président Hollande.

En l’espace de quelques semaines, la position de la France a complètement changé
En l’espace de quelques semaines, la position de la France a complètement changé

ne pas s’immiscer dans les affaires d’autrui, l’Algérie a toujours milité pour une solu- tion politique négociée afin de mettre un terme à la crise mal- ienne. Mieux, elle n’a ménagé aucun effort pour tenter de sou- lager le peuple malien et mettre fins aux souffrances qu’il endure depuis le début du conflit. Outre sa diplomatie très active, l’Algérie s’est beau- coup investie sur le plan huma- nitaire, en acheminant par avion vers ce pays voisin, des milliers de tonnes de vivres et de médicaments. Dernier geste en date, la réunion de Ghadamès, avait réuni, hier, les Premiers ministres et chef de gouvernement algérien, tuni- sien et libyen. Malgré l’évolu- tion que connaît la situation sur le terrain, l’Algérie conti-

ILS SONT ACCULÉS PAR LES FORCES FRANÇAISES ET MALIENNES

LLeessiissllaammiisstteessssttooppppééssddaannsslleeuurrpprrooggrreessssiioonnvveerrsslleeSSuudd

DDEE NNOOMMBBRREEUUXX PPAAYYSS comme le Niger et le Burkina Faso promettent d’envoyer leurs forces au Mali.

mée malienne, a permis la destruction de plusieurs unités terroristes et a stoppé leur progression, a dit Le Drian. Il précise qu’un pilote français a été mortellement blessé dans ce combat. La contre-attaque est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Koné, dotée du plus important aéroport de la région où des avions militaires ont atterri jeudi pour débarquer des armes et des soldats. Des soldats nigérians y sont aussi en appui. Les pays d’Afrique de l’Ouest ont auto- risé l’envoi de troupes dans le cadre de la Force internationale de soutien au Mali. Depuis plusieurs mois, des éléments des forces spéciales françaises et des hélicoptè- res sont positionnés au Burkina Faso. Les islamistes se sont emparés jeudi de Koné et menaçaient de continuer leur offensive vers le Sud. Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé jeudi un déploiement rapide de la force internationale mais dont l’interven- tion devait prendre des mois.

D e Q u o i j ’ m e M ê l e DIMANCHE

De Quoi jme Mêle

D e Q u o i j ’ m e M ê l e DIMANCHE 13

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

La Chine continue de lorgner notre marché automobile

La Chine continue de lorgner notre marché automobile LA CHINE POURRAIT se hisser au premier rang

LA CHINE POURRAIT se hisser au premier rang mondial en termes de production automobile. 20 millions de véhicules devraient être produits sur le sol chinois en 2013, contre 18 millions en Europe en incluant la Russie et même la Turquie. Les Chinois poussent aussi leurs pions à l’étranger, que ce soit en Asie du Sud-Est ou plus loin. « Geely, Chery et Great Wall ont une stratégie offensive en matière d’exportation vers l’Iran, mais aussi l’Egypte, l’Algérie et des marchés en Amérique latine comme le Chili, qui a un accord commercial spécifique avec la Chine », indique Namrita Chow, analyste chez IHS Global Insight à Shanghai.

Le gouvernement traque les dépenses excessives

LA COUR des comptes sera parmi les instances mobilisées pour une évaluation plus régulière des politiques publiques. Un exercice que le gouvernement juge essentiel. Il s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Etat. La culture de l’évaluation des politiques publiques reste trop peu développée. De nouveaux dispositifs sont créés sans que les anciens ne soient supprimés ce qui rend complexe le dispositif conduisant notamment à des dépenses inefficaces. Des efforts d’économie seront demandés aux opérateurs économiques publics ainsi qu’aux collectivités locales et aux services publics comme les hôpitaux.

L’UPM investira dans le tourisme en Algérie

ÉTIENNE PAUCHANT, président fondateur de Mediterranean Travel Association a indiqué à Econostrum que la Banque européenne d’investissement a suggéré que les 42 membres de l’Union pour la Méditerranée, dont l’Algérie, puissent se rassembler en 2013 pour décider d’ajouter le tourisme à sa feuille de route. Elle ouvrirait ainsi l’accès de l’activité à l’investissement et au financement. Il considère que ce serait une excellente nouvelle dans la mesure où le tourisme est éligible aux fonds européens depuis le traité de Lisbonne de 2007, mais qu’il n’a encore jamais profité aux pays du Sud membres de l’UPM. Si la décision attendue par l’UPM, est positive, cela pourrait être possible dès 2014.

Les

ministres

de l’Intérieur et 5+5

à Alger

ALGER ABRITERA la 15 e Conférence des ministres de l’Intérieur et 5+5. Elle est prévue au courant de la première semaine de mars 2013. De nombreux pays y participeront à un niveau ministériel. L’Algérie œuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. En matière de lutte antiterroriste, le pays met en exergue la nécessité de ne pas négliger les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties pour ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme.

Le France craint une vague de terrorisme noir

LES MALIENS islamistes radicaux sont le nouveau cauchemar des services de sécurité français. Le juge Trévidic pense que la crise sahélienne donne une illustration percutante de la menace terroriste. Il se réfère aux déclarations de la France pour une intervention militaire au Sahel susceptible d’exacerber le sentiment anti-français. Jusqu’à présent, ajoute-t-il, le racisme des chefs terroristes arabes et afghans a empêché l’apparition de djihadistes noirs. Mais la donne a changé avec la situation au Mali.

L’Iran partage son expérience nucléaire avec les Arabes LES RELATIONS de Téhéran avec son environnement
L’Iran partage
son expérience
nucléaire avec
les Arabes
LES RELATIONS de Téhéran avec
son environnement arabe et
notamment avec les pays du Golfe,
ont fait l’objet de l’interview
accordée à investir en Tunisie par
D. Peyman Jebelli, ambassadeur
d’Iran à Tunis. Selon ce dernier,
l’Iran considère les pays voisins
du Monde arabe comme étant ses
frères et partenaires dans le
développement de la région. Il
ajoute que l’Iran est disposé à
participer avec ses voisins arabes
dans les domaines scientifique et
technologique y compris celui de
l’énergie nucléaire. Le Conseil de
coopération du Golfe qui s’est
réuni récemment à Manama a émis
le vœu que ses relations avec
l’Iran soient saines.
le vœu que ses relations avec l’Iran soient saines. O O N N r r e

OONN

rr ee mm ee tt

ÇÇAA

SSEELLIIMM MMSSIILLII

C ’est une chance d’avoir vu le jour, à la veille de la guerre de libération, et d’avoir survécu à

la suppression progressive du mot socialisme des dictionnaires BCBG juste après la mort de Boumediene. Le temps de voir les différences. Avant le déclenchement de ladite guerre, décidée par des idéalistes qui voulaient mettre fin à un ordre injuste, on pouvait aisément distinguer les deux classes qui composaient la société des trois départements d’ou- tre-mer. A l’époque, on ne disait pas « classe », de peur de passer pour un individu dangereux, mais on utilisait volontiers le terme « couche » pour laisser entendre, qu’à l’intérieur de ces fameuses classes, il y avait des gens qui étaient mieux lotis que d’au-

RETOUR VERS LE FUTUR

«« LLaa vviiee eesstt uunn éétteerrnneell rreeccoommmmeenncceemmeenntt »»

Sagesse indienne

employaient à de menues tâches :

ramasser les olives, garder les chèvres… Si l’un d’eux, par chance, avait des prédispositions pour les études, il devenait un gros souci pour les parents : l’administration exigeait la confection d’un trousseau complet aux candidats qui avaient réussi à l’examen d’entrée en 6 e , classe d’un collège situé loin du douar. Alors, il faut imaginer les dépenses collatéra- les : transport, loisirs… Je me souviens que, pour mériter une séance de cinéma dans le café du bled, il fallait recourir à de petits bou- lots : décharger du bois pour nourrir le four du boulanger, participer aux ven- danges chez le petit colon du coin, un Alsacien qui n’avait pas eu la chance d’atterrir dans la Mitidja. Les enfants de la grande ville n’étaient pas mieux lotis : ils offraient leur bras maigres aux épouses des pied-noirs qui fai-

tres. Evidemment, quand on est jeune, c’est à l’école que ces différences sau- taient aux yeux et faisaient mal au ven- tre. Dans les salles de classes aérées et ensoleillées, les fils de colons et de notables étaient assez nombreux par rapport au pourcentage de la popula- tion que ces privilégiés représen- taient. Ils étaient mieux habillés, mieux nourris, adulés par les ensei- gnants. Les moins nombreux étaient issus de la masse des anonymes qui peu- plaient le douar. Mal vêtus, venant souvent de loin, à pied pour arracher les bribes du savoir que l’école laïque dispensait, ils ne survivaient pas tous aux nombreuses embûches que le sys- tème inique posait sur le chemin de la vie. Leurs rangs s’éclaircissaient au fur et à mesure qu’ils grandissaient. Dès qu’ils commencaient à bien se tenir sur leurs jambes, les parents, confron- tés aux difficultés de la vie, les

saient le marché, ou bien se bala- daient en ville avec une caisse en bois sur le dos, et s’agenouillaient devant des messieurs bien habillés pour leur cirer leurs chaussures. Entre « porter madame ? » et « ciri monsieur ? » le choix était limité. D’ailleurs, la première opération démagogique du FLN, ce fut en 1963 de ramasser tous les petits «scuicia » et de les envoyer dans des centres de formation. Alors, maintenant je m’é- tonne que des gens bien-pensants s’é- mouvaient en voyant des gamins qui ont juste l’âge de s’amuser, décharger des cageots dans les marchés de gros. Ce n’est qu’un logique retour à la case départ, car il ne faut pas l’oublier, le chemin de la révolution est pavé de criantes injustices. La preuve, c’est que les plus malins se dépêchent de mettre leur fortune mal acquise à l’abri, à l’étranger.

S. M.

5

L ’ A c t u a l i t é DIMANCHE 13 JANVIER 2013

LActualité

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

IL SERA ACCOMPAGNÉ DE SON MINISTRE DE LA DÉFENSE LLee PPrreemmiieerr mmiinniissttrree mmaalliieenn
IL SERA ACCOMPAGNÉ DE SON MINISTRE DE LA DÉFENSE
LLee PPrreemmiieerr mmiinniissttrree mmaalliieenn aauujjoouurrdd’’hhuuii àà AAllggeerr
AALLGGÉÉRRIIEENNSS EETT MMAALLIIEENNSS renforceront la coopération entre les pays du champ et les partenaires extra-régionaux
pour éradiquer le terrorisme au Sahel.
LL ee PPrreemmiieerr mmiinniissttrree mmaalliieenn,, MM DDiiaannggoo
CCiissssookkoo,, eesstt aatttteenndduu aauujjoouurrdd’’hhuuii àà
AAllggeerr ppoouurr uunnee vviissiittee ddee ttrraavvaaiill ddee
deux jours, au cours de laquelle il aura des
entretiens avec les responsables algériens
axés sur la coopération bilatérale entre les
deux pays et la situation au Mali dont le
Nord est occupé depuis mars dernier par des
groupes armés.
M. Cissoko sera accompagné lors de cette
visite, sur invitation de son homologue algé-
rien, M. Abdelmalek Sellal, d’une importante
délégation composée des ministres de la
Défense nationale, de l’Administration terri-
toriale et de l’Aménagement du territoire, de
l’Equipement et des Transports, ainsi que de
hauts responsables civils et militaires.
Le voyage du responsable malien qui
s’inscrit « dans le cadre des consultations
politiques régulières entre les deux pays »,
permettra de « passer en revue l’état de la
coopération bilatérale, ainsi que les perspec-
tives de son renforcement et de son élargis-
sement », selon un communiqué des services
de M. Sellal diffusé jeudi dernier.
Les deux parties saisiront aussi cette
occasion pour procéder à « un échange de
vues approfondi » sur la situation au nord -
Mali et « les efforts en cours pour un règle-
ment de la crise multidimensionnelle qui
affecte ce pays ».
Elles devraient aussi examiner « les voies
et moyens de renforcement de la coopération
entre les pays du champ et les partenaires
extra-régionaux pour éradiquer le terrorisme
et le crime organisé qui constituent une
menace pour la stabilité et la sécurité dans la
région du Sahel », selon la même source.
Le Mali, pays voisin de l’Algérie, vit
depuis le coup d’Etat contre le président
Amadou Toumani Touré et l’occupation du
Nord par des groupes armés – notamment les
groupes terroristes d’Al Qaîda au Maghreb
islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’u-
nicité et le jihad en Afrique de l’Ouest
(Mujao) – une crise institutionnelle grave et
une situation d’instabilité au plan sécuri-
taire qui menace l’intégrité territoriale du
pays. Deux autres groupes, le Mouvement
national de libération de l’Azawad (Mnla) et
le groupe armé Ansar Eddine, opèrent égale-
ment dans le nord du pays, une région qui
échappe au contrôle de Bamako. Mais ces
deux formations, qui ont affirmé leur rejet
du terrorisme et leur respect de l’intégrité
territoriale du pays, se sont lancées dans un
processus de dialogue politique avec les auto-
rités maliennes de transition. En décembre
dernier, elles se sont engagées à l’issue d’une
réunion tenue à Alger sous l’égide de
l’Algérie, à « s’abstenir de toute action sus-
ceptible d’engendrer une situation de
confrontation et toute forme d’hostilité dans
la zone qu’elles contrôlent ».
Les deux mouvements se sont en outre
engagés à « conjuguer et coordonner leurs
positions et actions dans le cadre de toute
démarche visant la recherche d’une situation
pacifique et durable avec les autorités de
transition maliennes, avec les garanties des
parties concernées ».
L’Algérie, qui prône la voie du dialogue
pour résoudre la crise malienne, avait salué
cet accord le considérant comme « le fruit
d’un effort collectif et un pas très encoura-
geant franchi sur la voie du règlement poli-
tique de cette crise ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté
le 21 décembre une résolution autorisant
« pour une période initiale d’un an » le
déploiement de la Mission internationale de
soutien au Mali sous conduite africaine
(Misma) qui sera chargée, notamment, d’ai-
der les autorités maliennes à reprendre le
contrôle des zones du nord du pays.
La résolution 2085 s’articule autour de
deux points fondamentaux: le processus poli-
tique et le dispositif de sécurité (formation
des forces maliennes, déploiement de la
Misma sous conduite africaine, appui inter-
national).
SELLAL DÉTERMINÉ À SÉCURISER LES FRONTIÈRES
DDeess ppaattrroouuiilllleess ccoommmmuunneess aavveecc llaa LLiibbyyee eett llaa TTuunniissiiee
UUNN ÉÉCCHHAANNGGEE DD’’EEXXPPEERRTTIISSEESS est retenu pour faire face aux criminels et aux dangers qui menacent la région.
CC ’’eesstt llee lleennddeemmaaiinn ddee ll’’iinntteerr--
vveennttiioonn mmiilliittaaiirree aauu MMaallii
qquuee llaa rrééuunniioonn ttrriippaarrttiittee
algéro-tuniso-libyenne a eu lieu à
Ghadamès pour l’examen de la
question de la sécurité des frontiè-
res. Les trois pays ont étudié les
voies et moyens de renforcer la
coopération dans ce domaine.
Le Premier ministre,
M. Abdelmalek Sellal, et ses homo-
logues libyens, Ali Zidane, et tuni-
sien, Hamadi Jebali, ont pris part à
cette réunion. Cette dernière a per-
mis d’examiner les méthodes abou-
tissant à renforcer la coopération
en vue de garantir la stabilité, la
sécurité et le développement dans
les régions frontalières.
Cette réunion a couronné une
série de rencontres bilatérales
ayant regroupé récemment les
responsables des trois pays, dont
les visites effectuées par Jebali (2
et 3 décembre) et Zidane (10 et 11
décembre) à Alger. Sellal avait sou-
ligné à l’ouverture des travaux que
cette rencontre consolidera les
relations entre ces pays, ajoutant
que la consécration du développe-
ment socio-économique des pays de
la région passait par l’instauration
de la paix et de la stabilité.
Sellal a souligné lors de son
intervention à l’ouverture des tra-
vaux de la réunion tripartite
algéro-tuniso-libyenne, l’impératif
Objectif : assurer la sécurité dans les zones frontalières
du recouvrement de la sécurité
dans les pays de la région, quel
qu’en soit le prix, appelant à
davantage de coordination entre
tous les pays du Maghreb et du
Sahel. L’Algérie est parvenue,
après des années d’actes terroris-
tes, à recouvrer paix et sécurité et à
améliorer ses conditions écono-
miques de manière remarquable, a
rappelé M. Sellal.
Evoquant sa rencontre avec les
deux chefs de gouvernement tuni-
sien et libyen qu’il a qualifiée de
« symbolique et efficace », le
Premier ministre a indiqué que
cette dernière permettra d’exami-
ner la profondeur des relations
entre les trois pays. En vue du
recouvrement de la paix et de la
sérénité dans les pays de la région,
M. Sellal estime nécessaire l’appli-
cation de la loi soulignant la déter-
mination de l’Algérie à « protéger
ses frontières » contre le danger qui
guette la région et ce, en coordina-
tion avec les pays voisins.
Dans ce contexte, M. Sellal a
fait état d’une coordination à tra-
vers l’échange d’expertises pour
mieux faire face aux criminels et
aux dangers qui menacent la
région.
Concernant la situation au
Mali, le Premier ministre a réaf-
firmé la position de l’Algérie « qui
soutient le dialogue politique »
entre les différentes parties.
Les trois pays ont décidé de
créer des points de contrôle com-
muns et de coordonner les
patrouilles aux frontières pour lut-
ter contre le trafic d’armes et le
crime organisé.
Le chef du gouvernement libyen
a affirmé que la situation au Mali a
rendu nécessaire cette rencontre
rendant indispensable une coordi-
nation entre les armées et les serv-
ices de renseignements.
Mi-décembre, les autorités du
pays ont décidé de fermer la fron-
tière avec l’Algérie, le Niger, le
Soudan et le Tchad. Des analystes
ont interprété cette mesure comme
une réponse à la crise au Mali.
FERMETURE DE LA FRONTIÈRE TERRESTRE ALGÉRO-MAROCAINE
LLaaggaarrddee :: ««UUnn vveerrrroouu àà ffaaiirree ssaauutteerr»»
■ MMOOHHAAMMEEDD TTOOUUAATTII
parlez d’à peine 3% d’investissements directs
étrangers, c’est extrêmement bas par rap-
port à l’Asie, l’Amérique latine
qui ont
LL aa 55 ee ccoonnfféérreennccee ssuurr ll’’iinnttééggrraattiioonn ééccoo--
nnoommiiqquuee mmaagghhrréébbiinnee qquuii ss’’eesstt tteennuuee
lleess 88 eett 99 jjaannvviieerr 22001133 àà NNoouuaakkcchhootttt
truction de l’Union du Maghreb passe inévi-
tablement par une stabilité politique et des
relations apaisées entre les cinq pays qui doi-
vent constituer cette entité économique. Les
révolutions libyenne et tunisienne n’ont pas
encore apporté ces garanties alors qu’un
en Mauritanie, a été l’occasion d’identifier
les obstacles qui ont retardé l’édification de
l’UMA. Dans une interview publiée le 11 jan-
vier sur le site RFI (Radio France interna-
tionale), la directrice du Fonds monétaire
international s’est expliquée sur les enjeux
de cette «réalisation géostratégique» en ges-
tation.
« Les obstacles à cette insuffisance d’inté-
gration, ce sont souvent malheureusement
des obstacles politiques, des stratégies de
développement national, et ce sont aussi bien
le secteur privé que le secteur financier, que
les institutions internationales qui essaient
d’œuvrer à une meilleure intégration » a
indiqué Christine Lagarde qui en a aussi éva-
lué le coût. « Les coûts du non-Maghreb sont
en fait une perte d’opportunités. Quand vous
beaucoup bénéficié d’investissements pour
tirer leur croissance.» a fait remarquer celle
qui a succédé à Dominique Strauss Kahn.
Que conseille-t-elle pour rendre attractif le
marché maghrébin ? « Une meilleure inté-
gration permettra de développer plus de
croissance, d’avoir une capacité d’offres
mieux coordonnée, en particulier pour les
investisseurs directs étrangers, et permettra
de mon point de vue de se concentrer de
manière stratégique sur les secteurs créa-
teurs d’emplois » a estimé l’ex-ministre de
l’Economie du gouvernement Sarkozy entre
2007 et 2011.
Le sommet avorté qui devait se tenir au
mois d’octobre 2012 en Tunisie entre les diri-
geants des cinq pays qui forment l’UMA
(Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie,
Tunisie), montre que l’on est encore loin d’a-
voir en ligne de mire ces objectifs auxquels
aspirent les peuples de cette région. La cons-
vent glacial a de nouveau soufflé sur des rela-
tions algéro-marocaines qui avaient été
mises sur de bons rails.
Il n’est un secret pour personne que la
fermeture de la frontière terrestre entre
l’Algérie et le Maroc pénalise l’UMA. A qui la
faute ? L’Algérie veut avant tout «garantir la
au mois d’octobre 2013 Ndlr) «sera seule-
ment de pure forme
Les conditions de la tenue d’un Sommet
ne sont pas encore mûres et tant que les
frontières entre le Maroc et l’Algérie ne
seront pas réouvertes», avait souligné le chef
de l’Exécutif marocain, Abdelilah Benkirane
dans une interview parue le 26 juillet dans le
quotidien Attajdid, organe du PJD (Parti
pour la justice et le développement) dont il
est aussi le secrétaire général.
La patronne du FMI dit ce qu’elle en
sécurité à ses frontières
mettre un terme
au flux de stupéfiants provenant du Maroc
vers l’Algérie
et maîtriser la question de la
circulation des personnes et de marchandi-
ses», a expliqué Mourad Medelci, le chef de la
pense : « Il est évident que cette fermeture de
frontière constitue un obstacle aux échanges.
Dire le contraire serait faire une grossière
erreur économique, géographique et poli-
tique. Ce verrou-là, il faudrait arriver à le
diplomatie algérienne dans une interview
accordée, au mois de décembre 2012, à la
chaîne de télévision saoudienne al-Arabiya.
Les Marocains, quant à eux, font de la
construction de l’UMA un chantage. Le pro-
chain Sommet de l’UMA (prévu en Tunisie
faire sauter
», a déclaré Christine Lagarde.
Un malentendu que se sont efforcés à
décrisper, à travers des messages renouvelés,
le souverain marocain et le président de la
République
MM
TT
à décrisper, à travers des messages renouvelés, le souverain marocain et le président de la République

6

à décrisper, à travers des messages renouvelés, le souverain marocain et le président de la République
L ’ A c t u a l i t é DIMANCHE 13 JANVIER 2013

LActualité

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

Ph. : R. Boudina

UN SUCCESSEUR D’AÏT AHMED SERA DÉSIGNÉ

LLee 55 ee ccoonnggrrèèss dduu FFFFSS aavvaanntt jjuuiinn 22001133

LL ee ppaarrttii dduu FFrroonntt ddeess ffoorr-- cceess ssoocciiaalliisstteess ((FFFFSS)) ttiieennddrraa ssoonn 55ee ccoonnggrrèèss

avant le mois de juin prochain à Alger. C’est ce qu’a informé, hier à Constantine, M. Ali Laskri, premier secrétaire national de ce parti. En effet, M. Laskri a indi- qué que « ce prochain congrès portera notamment sur l’élec- tion du nouveau président du FFS après la démission du lea- der historique du parti, M. Hocine Aït Ahmed », et ce, en marge d’un séminaire régio- nal sur la gestion locale qui a regroupé au palais de la culture Malek-Haddad près de 200 élus du FFS, dont une dizaine de présidents d’assemblées popu- laires (APC). Dressant les grandes lignes de la politique de développe- ment local suivant la percep- tion du parti, M. Laskri a invité les élus de son parti à faire montre d’esprit d’initiative, d’abnégation et d’engagement pour répondre aux exigences du développement local afin que le parti ne perde pas sa cré- dibilité. Par ailleurs, au cours de cette rencontre préparatoire à la rencontre nationale des élus locaux du FFS prévue en février prochain, plusieurs questions ont été soulevées, à savoir la gestion rigoureuse des budgets et des affaires des com- munes, la déontologie, l’é- thique politique et le respect du citoyen et l’impératif de bien prendre en charge les préoccu- pations des populations. Lors de ce regroupement régional, les participants ont aussi évoqué l’impératif à défi- nir les projets en fonction des objectifs économiques et poli- tiques à arrêter, les différentes formes de partenariat entre les communes d’une même wilaya ainsi que les jumelages avec des municipalités étrangères. WW AA

MMOOHHAAMMEEDD TTOOUUAATTII

■ M M O O H H A A M M E E D D T

LL oorrddrree dduu jjoouurr ddee llaa sseess-- ssiioonn oorrddiinnaaiirree dduu ccoommiittéé cceennttrraall dduu FFLLNN,, pprréévvuuee

du 31 janvier au 2 février 2013 constitue un point de diver- gence entre les parties belligé- rantes du parti. Les points retenus par la direction nationale s’articule- ront autour des questions orga- niques et organisationnelles, bilan des activités du 2 e semes- tre 2012, projet de budget 2013, avant-projet de synthèse de quelques propositions concer- nant la révision de la Constitution et débat général. Cet ordre du jour est forte- ment contesté par les adversai- res du secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. « Le seul point à discuter lors de cette ses- sion sera la destitution de M. Belkhadem», a indiqué, hier, le coordinateur du mouvement de redressement, Abdelkrim Abada, dans une interview qui paraîtra dans l’édition de demain. M. Abada fait un procès sans appel contre Belkhadem qu’il accuse de tous les maux sans lui accorder aucune circonstance atténuante. Des membres du comité cen- tral du FLN, à l’instar de tous les ministres du parti, ne recon- naissent plus aucune autorité à M. Belkhadem, accusé d’utili- ser le parti et les institutions de l’Etat pour assouvir des ambi- tions personnelles. Les redresseurs qui se disent plus que jamais près du but de faire dégager Belkhadem sont revigorés et encouragés par la nomination de deux opposants au secrétaire général au sein du Conseil de la nation et son lâchage par tous les membres de l’Exécutif d’obédience FLN.

QQ uuaanndd rreennddrraa--tt--oonn jjuussttiiccee àà llii--

ddeennttiittéé aammaazziigghhee ?? AAnnnnééee aapprrèèss

aannnnééee llaa qquueessttiioonn rreevviieenntt,,

lancinante : quand célébrera-t-on Yennayer de manière officielle ? Apparemment, cela n’est pas pour demain. La culture institutionnalisée se suffit vraisemblablement du folklore. Tout ce qui ne rentre pas dans le moule des redoutables initiateurs de la pensée unique et qui ne répond pas à leur inter- prétation de la genèse de l’humanité représente un danger. Yennayer, qui repose sur des fonde- ments puissants qui lient l’homme à son environnement, est pourtant une des caractéristiques de l’amazighité qui, à son tour, est une des composantes de l’i- dentité algérienne, une sorte de pièce de puzzle qui si elle venait à lui manquer, mettrait par terre tout ce bel édifice, si fragile et si précieux, toujours en état de gestation.

Il est donc nécessaire que les mani- festations qui lui sont liées, à l’instar de Yennayer, prennent un caractère offi- ciel. Pourquoi l’en priver ? D’autant plus que le Nouvel An berbère peut se targuer de s’être imposé comme une manifestation fédératrice de l’identité nationale. Elle a la particularité d´être fêtée autant par les populations berbé- rophones qu´arabophones au même titre que certaines fêtes officielles reli- gieuses ou civiles (Mouloud, Aïd, Achoura, jour de l’An, fête du travail ) à la seule différence que celles-ci sont décrétées journées fériées. Peu importe ! La symbolique de Yennayer est d’une telle puissance que ni le temps ni les événements les plus violents n’ont alté- rée. Jour de l´An amazigh, il coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégo- rien qui correspond en 2013, à l´an 2963 du calendrier berbère. Il aura pour particularité d’être com- mémoré, pour la seconde année consé- cutive, dans le sillage des révolutions arabes, qui continuent à secouer le

des révolutions arabes, qui continuent à secouer le 7 Abada accuse Belkhadem de tous les maux

7

Abada accuse Belkhadem de tous les maux

218 sièges à l’APN. La pro- chaine session intervient au lendemain des élections locales (29 novembre 2012) et sénato- riales (29 décembre 2012) où le parti a réalisé des résultats en deçà des espérances. Et la contestation de Belkhadem devient plus forte. Le FLN promet aux observa- teurs, à moins d’un réglage de dernière minute, une partie spectaculaire à partir de ce 31 janvier. Les deux tendances se met- tent déjà à se chauffer.

Belkhadem réunira aujour- d’hui ce qui reste du bureau

politique et les redresseurs pré- parent une réunion pour réac- tualiser les signatures pour la destitution du secrétaire géné- ral. L’étau se resserre donc sur le secrétaire général du FLN, acculé dans ses derniers retran- chements. Dans l’interview qui paraî- tra demain, Abdelkrim Abada parle de questions relatives à la crise du FLN, l’avenir du parti et la corruption qui y règne.

KK AA

trône pour y régner pendant 21 ans, de -945 à -924. Il fût le fondateur de la XXIIe dynastie égyptienne. Il réunifia l´Égypte en l´an 950 avant J-C. puis envahit la Palestine pour s´emparer à Jérusalem, de l´or et des trésors du temple de Salomon. Les premiers textes bibliques attes- tent de cet événement qui demeure parmi les plus anciens. Le pays des pharaons n’a pas

oublié

« La région égyptienne de Siwa

commémore encore cette fête amazighe », a affirmé Ahmed Sabir, doyen de la Faculté des lettres et des sciences

humaines d’Agadir (Maroc). En Algérie, du nord au sud, de l’est à l’ouest, d’Alger à Tamanrasset, d’Oran à

dans chaque

région, les populations algériennes avec

Constantine, Annaba

toute leur diversité linguistique et eth- nique restitueront à cet événement exceptionnel toutes ses valeurs univer-

Une belle

leçon de vivre-ensemble avec nos diffé-

rences

selles : liberté, tolérance

MM TT

Maghreb en particulier et l’Afrique du Nord en général, à l’exception de l’Algérie et du Maroc, bien que le Royaume chérifien ait vu l’arrivée des islamistes au pouvoir. Une région du continent africain où les populations berbérophones conti- nuent de célébrer cet événement un peu comme pour attester et dire à la face du monde que le pompeux qualificatif de «printemps arabe» attribué à ces boule- versements politiques dramatiques leur a été conféré de manière impropre. Yennayer surgit pour apporter un correctif à cette sémantique erronée ainsi qu’à l’histoire tronquée de cette partie du monde qui lui a donné nais- sance, toujours en marche. Yennayer en apporte la preuve à travers des faits attestés de sa fondation : l´an zéro du calendrier berbère remonte à des événe- ments marquants qui datent de l´époque de l’Egypte ancienne. SheShonq 1 er , prince de la tribu ber- bère des Mechaouech, qui a conquis le pays des Pharaons, est monté sur le

qui a conquis le pays des Pharaons, est monté sur le RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL DU

RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL DU FLN

DDiivveerrggeennccee aauuttoouurr ddee lloorrddrree dduu jjoouurr

LLEESS CCOONNDDIITTIIOONNSS dans lesquelles se prépare la prochaine session du comité central ont l’air de déjà-vu, tant elles ressemblent à celles de la veille de la session des 15 et 16 juin 2012.

à celles de la veille de la session des 15 et 16 juin 2012. La prochaine

La prochaine session du comité central, une instance souveraine entre deux congrès, a toutes les chances d’être hou- leuse et provoquer une autre fissure dans la maison de l’ex- parti unique. La session du comité central des 15 et 16 juin 2012, au len- demain des élections législati- ves, s’est déroulée dans un contexte identique : une forte contestation de Belkhadem. Sauf que durant les législatives du 10 mai, le FLN a réalisé un score astronomique en raflant

LES BERBÈRES ONT CÉLÉBRÉ HIER YENNAYER

LLAAllggéérriiee ssee rrééaapppprroopprriiee ssaa mméémmooiirree

UUNN ÉÉVVÉÉNNEEMMEENNTT PPRROOFFOONNDDÉÉMMEENNTT enraciné, depuis des siècles au cœur de la société kabyle, et amazighe en général, qui lui confère toute sa dimension sociale, politique et économique.

L ’ A c t u a l i t é DIMANCHE 13 JANVIER 2013

LActualité

DIMANCHE 13 JANVIER 2013

FNA M M o o u u s s s s a a T T
FNA M M o o u u s s s s a a T T
FNA M M o o u u s s s s a a T T

FNA

MMoouussssaa TToouuaattii pplléébbiisscciittéé ppoouurr uunn nnoouuvveeaauu mmaannddaatt

Les participants au troisième congrès du Front national algérien (FNA) à Tipasa, ont plébiscité M. Moussa Touati, seul candidat à sa propre succession, pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de son parti. Le congrès a également élu les membres du conseil national et adopté les rapports des trois commissions, en introduisant des amendements aux statuts du parti. La réorganisation du travail des structures du parti, avec notamment la réduction du nombre des membres du conseil national de 207 à 107, et la création de quatre commissions régionales et de bureaux au niveau des daïras, à la place des bureaux communaux, sont d’autres changements apportés aux statuts du FNA lors de ce congrès.

DDJJIILL DDJJAADDIIDD

La priorité des P/APC est le logement

Le président du parti Djil Djadid, Sofiane Djilali a plaidé à Khemis-Miliana (Aïn Defla) pour le changement des mentalités et la moralisation de la vie

politique.

Animant une rencontre avec les militants de son parti, M. Djilali a indiqué

que son parti milite pour

« la réhabilitation de la

morale et pour que la loi

soit au-dessus de tous ».

« La relation entre les

responsables et les citoyens s’est grandement

détériorée dès lors que certaines pratiques ont affecté la crédibilité des institutions étatiques », a-t-il estimé.

M. Djilali a, par ailleurs,

indiqué que son parti s’emploie à associer les

citoyens dans la gestion des affaires de leur cité, soulignant que le mouvement associatif a

« un grand rôle à jouer en

matière de détection des carences et insuffisances à tous points de vue ».

« Il faut absolument que le

citoyen sente qu’il est tout autant, si non plus, responsable de sa

commune que le président de l’APC », a observé

M. Djilali,

appelant à « bannir la

passivité » face aux

affaires d’intérêt général.

« L’urgence pour les

nouveaux présidents d’APC est de se pencher sur les problèmes relatifs au logement et à l’environnement, avant de penser à dynamiser l’investissement », a considéré le président de Djil Djadid.

AABBDDEELLKKRRIIMM AAMMAARRNNII

MM oouussssaa BBeennhhaammaaddii aa eennccoorree rreennoouuvveelléé sseess pprroommeesssseess ddee pprriissee eenn

charge de toutes les revendica- tions socioprofessionnelles des travailleurs grévistes de la Poste qui observent un arrêt de travail depuis 15 jours pénalisant toute une population de travailleurs et retraités qui n’ont pu effectuer de retraits depuis. Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, s’est engagé de nouveau hier, à pren- dre les mesures nécessaires pour la prise en charge de toutes les revendications lors de sa rencon- tre avec les travailleurs du sec- teur gréviste au niveau de la Grande Poste. Le ministre a également affirmé œuvrer à la mise en appli- cation du contenu de la conven- tion conclue entre Algérie-Poste et le partenaire social, un «deal» adopté avec le Conseil d’Administration en 2011. Benhamadi s’est aussi engagé à rouvrir le dossier relatif à la révision de l’actuelle Convention collective annonçant son accord

de l’actuelle Convention collective annonçant son accord A A u u q q u u a

AA uu qquuaattoorrzziièèmmee jjoouurr ddee ggrrèèvvee ddeess

eemmppllooyyééss ddAAllggéérriiee PPoossttee,, lleennsseemmbbllee

ddeess bbuurreeaauuxx ddee ppoossttee dduu cchheeff--lliieeuu ddee llaa

commune de Annaba sont toujours hors service. Un bras de fer qui persiste en dépit des assurances apportées par la direction

générale et l’appel du syndicat à la reprise et

ce, au grand désarroi des usagers pris en otage par une situation conflictuelle qui sem- ble s’étendre dans le temps et dans l’espace.

Un fait non négligé par les travailleurs d’Algérie Poste de Annaba. « Nous nous excu- sons auprès de nos clients de les avoir pris en otage », dira M. Hamlaoui, un syndicaliste. Ainsi, dans le but d’assurer un minimum de service, la direction d’Algérie Poste a recouru aux services des Daip pour apaiser la tension des usagers de la poste, dès 10 h hier. « Le DG nous a déclaré qu’il n’était pas en mesure de donner la prime revendiquée, il a mis en avant le déficit de l’institution », dira M. Hamlaoui. Notre interlocuteur, entouré de travailleurs, s’interroge sur la nature de cette

KKAAMMEELL BBOOUUDDJJAADDII

EE nn vviissiittee ddaannss llaa wwiillaayyaa ddee TTiizzii OOuuzzoouu hhiieerr,, llee sseeccrréé-- ttaaiirree ddEEttaatt aauu mmiinniissttèèrree

du Tourisme, Mohamed Amine Hadj Saïd a exprimé la volonté des pouvoirs publics de booster l’activité touristique dans la wilaya. Accompagné des respon-

sables locaux, l’hôte de la ville

des Genêts s’est rendu dans plu- sieurs établissements hôteliers pour s’enquérir de la qualité des prestations et des manques dont souffrent ces lieux abandonnés par les touristes depuis plusieurs décennies. Ainsi, le commis de l’Etat s’est rendu dans plusieurs hôtels de la ville de Tizi Ouzou à l’instar du Belloua, Lalla

de la ville de Tizi Ouzou à l’instar du Belloua, Lalla 8 nelle et le départ

8

nelle et le départ du directeur général d’Algérie-Poste et des membres du syndicat d’entre- prise. Cet état de fait a provoqué un vif mécontentement chez les clients d’Algérie-Poste qui refu- sent d’être pénalisés et pris en otages par cette grève, plus parti- culièrement en ce qui concerne le retrait de leurs salaires et retrai- tes. Il est utile de rappeler que les

ANNABA

deux syndicats, l’Ugta et le Snap (syndicat autonome des postiers) sont en conflit concernant cette grève. La rencontre du ministre avec les représentants des travailleurs d’Algérie de la Poste se poursui- vait encore en fin d’après midi à huis clos au siège de la Grande Poste.

AA AA

leurs primes, même en cas de déficit », devaient crier nos interlocuteurs. Sans omet- tre d’évoquer l’ère de l’ex-directrice, une ges- tionnaire qui aurait été à l’origine de l’entre- prise.« malheureusement, depuis que l’ex- directrice est partie, le secteur a connu une véritable descente aux enfers, elle a été sabo- tée, notamment après avoir instauré le sys- tème des cartes magnétiques et tous les pro- jets d’Algérie Poste à son époque», devaient déclarer les employés avec un grand regret. Pour le moment, la colère du personnel Postier de Annaba est à son apogée et de pré- conise à un non-dénouement . En tous cas c’est, ce qu’ont fait entendre les Postiers de Annaba : « Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre mouvement», ont affirmé les grévistes. C’est pour dire que syn- dicalistes et grévistes n’affichent aucune satisfaction quant aux nouvelles primes accordées par la tutelle. Unanimes sur la poursuite de l’action, les acteurs de ce mouve- ment estiment que la grève est motivée par des considérations d’enjeu stratégique

rement et techniquement, pour atteindre le niveau de qualité requis par les standards interna- tionaux. Dans le même sillage, le secré- taire d’Etat au tourisme a tenu à exprimer sa désapprobation quant à la qualité de travail des agences de voyages. Ces derniè- res, peu nombreuses d’abord, et non adaptées aux réalités du monde du tourisme moderne. La formation du personnel est seule, selon le visiteur, à même de rehausser le niveau de ces agences au standard du tourisme international. Par ailleurs, l’hôte de la ville de Tizi Ouzou n’a pas oublié de citer un point positif malgré la multitude des points noirs. La formation aux techniques hôte-

BB

WW

lières dans la wilaya est, selon lui, d’une qualité appréciable. Les cadres et le personnel formés dans la wilaya de Tizi Ouzou ont montré la qualité de leur savoir- faire dans plusieurs régions du pays où ils ont eu à exercer leur

métier, en effet. Enfin, il est indé- niable que le secteur du tourisme a perdu de sa verve depuis plu- sieurs décennies. La wilaya de Tizi Ouzou qui possède un grand nombre d’a- touts comme la montagne et la mer, peut renouer avec les années d’or du tourisme quand elle était appelée la petite Suisse d’Algérie. La nature l’a bien dotée mais hélas abandonnée par ses enfants qui préfèrent exercer le tourisme dans d’autres pays d’Europe.

KK

BB

le tourisme dans d’autres pays d’Europe. K K B B ALGERIE POSTE C C ’ ’

ALGERIE POSTE

CCEESSTT LLAA FFIINN DDEE LLAA GGRRÈÈVVEE

DDEESS DDIISSCCUUSSSSIIOONNSS ÀÀ «huis clos» entre le ministre et les travailleurs de la Poste, ont abouti à un compromis.

Le dialogue a prévalu
Le dialogue a prévalu

de principe pour l’application de la grille des salaires avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. Depuis le 2 janvier, certains bureaux de poste ont connu un mouvement de protestation de postiers qui réclament notam- ment l’application de la conven- tion collective de 2003, l’avance- ment dans la carrière profession-

LLee sseerrvviiccee mmiinniimmuumm aassssuurréé ppaarr ddeess ccoonnttrraaccttuueellss

prime de rendement.« Si l’entreprise est défi- citaire, à quoi rime la prime de rendement. Pour nous, c’est une prime d’humiliation », s’est insurgé l’homme et les grévistes d’Algérie Poste. Des centaines d’employés de ce secteur ont, après avoir quitté hier, leur poste de travail, investi les arcades de la Grande Poste de Annaba pour manifester le refus du versement de la prime de la honte accordée par la tutelle. Radicalisant leur mouvement, les travailleurs d’Algérie Poste, comptent camper sur leurs positions, jusqu’à satisfaction de la totalité de leurs revendica- tions socioprofessionnelles, dont la réhabilita- tion des bureaux de poste, une revalorisation du personnel et de meilleures conditions de travail, entre autres points de la plate-forme des revendications. C’est ce que la tutelle doit prendre en considération. Sur un autre volet, les travailleurs grévistes ont pointé un doigt accusateur en direction des décideurs de cette institution qu’ils accusent d’être à l’origine de son déficit. « Ils sont responsables de cette situation, en tout cas, ce n’est pas nous, mais c’est nous qui encaissons un déficit, pendant que les hauts cadres, bénéficient toujours de

LE SECRÉTAIRE D’ETAT AU TOURISME À TIZI OUZOU

HHaaddjj SSaaïïdd vveeuutt bboooosstteerr llee ttoouurriissmmee

Khedidja et Amraoua avant d’at- terrir sur le chantier de la future maison de l’artisanat. Mohamed Amine Hadj Saïd a, par la suite tenu à rencontrer la presse locale pour un jeu de questions-répon- ses. Aussi, le visiteur a eu à rele- ver la faiblesse des infrastructu- res locales qui manquent de moyens d’accueil en mesure de faire face à la demande des tou- ristes étrangers.