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Paul Rivet P. Reinburg Les Indiens Marawan In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 13doi : 10.3406/jsa.1921.2907 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1921_num_13_1_2907 " id="pdf-obj-0-2" src="pdf-obj-0-2.jpg">
Paul Rivet P. Reinburg
Paul Rivet
P. Reinburg

Les Indiens Marawan

In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 13 n°1, 1921. pp. 103-118.

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Rivet Paul, Reinburg P. Les Indiens Marawan. In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 13 n°1, 1921. pp. 103-118.

Paul Rivet P. Reinburg Les Indiens Marawan In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 13doi : 10.3406/jsa.1921.2907 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1921_num_13_1_2907 " id="pdf-obj-0-19" src="pdf-obj-0-19.jpg">

LES INDIENS MARA WAN,

 

Par

P. RIVET

et

P.

HEINBURG.

[Planche IV)

Lun

de nous a eu occasion, lors

d'un séjour en Guyane, en 1916, de

voir à St-Georges de l'Oyapock des représentants de la tribu des Indiens

Marawan et de recueillir d'eux un petit vocabulaire, qui est le premier document que nous possédions sur leur langue. Les Marawan ou Maman, qu'on appelle également Palikur, Okawan

et Rukuan,

sont établis sur

la

rive gauche

de

l'Oyapock,

autour de

la

crique Marawan. Ils n'occupent cette région que depuis un petit nombre d'années. Autrefois, ils vivaient à l'est de l'Oyapock, sur l'Ouassa, habi

tat qu'ils abandonnèrent, au nombre de 200 environ, après que le Cons eil fédéral suisse eût prononcé, le 30 novembre 1900, le retour au Brésil

de ce territoire contesté 1.

C'est en effet dans cette région que les anciens

auteurs nous signalent aussi bien les Marawan que les Palikur, ainsi qu'il résulte des renseignements historiques suivants que nous empruntons à Coudreau 2 :

« Les Maraouanes sont cités

par Leprieur en 1882.

Ils habitaient, dit-

il, le bas Oyapock.

Leur tribu ne comptait

que quelques centaines d'i

ndividus « Les Palicours sont connus depuis Biet,

».

qui,

en 1652,

les cite comme

habitant entre deux rivières, l'Epicouly et l'Ayaïri, qui tombent, dit-il,

un peu à

1729,

le

l'est de l'Oyapock,

dans les parages du cap

d'Orange. .

En

. P. Fauque les cite comme habitant les savanes des environs du

Couripi. . .

En 1831, Leprieur les rencontre

à

Couripi, à Ouassa et sur

tout

à

Rocaoua. Il

les dit

Dabbadie, ils habitaient le

...

peu nombreux ...

En

18oi,

selon

Rocaoua et étaient au nombre de 120

le

P.

envi

ron ».

1.

Deyiiolle (E. ). Notes d'anthropologie guyanaise. Les indiens Maraouanes (Bulletins et

t. Vil,

1916, p. IÎÎ3-164),

Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, 6e série,

p. 153.

Dans

rive gauche de V Oyapock.

ce travail, Deyrolle écrit par erreur : rive gauche du Maroni au lieu de

atlas;

t.

II,

Coudbe\u (Henri Л.). La . France èquinoxiale. Paris, 1887, 2 vol. et un p. 429-430.

2.

  • 104 SOCIÉTÉ DES AWÉRICANISTKS DE PARIS

Condreau émet l'hypothèse très plausibie que les Maraouanes sont les

anciens Maraones ; ceux-ci, « révélés en 1729 par le

P.

habi

taient.

.

.

près de l'embouchure de

ГОуароск . Le P.

Joseph

d'Ansillac

les réunit avec les Tocojennes et les

Maourioux à la mission deOuanari ».

En

1730, le P. Lombard les cite parmi les tribus du bas Oyapock.

104 SOCIÉTÉ DES AWÉRICANISTKS DE PARIS Condreau émet l'hypothèse très plausibie que les Maraouanes sont les

Carte (le Guyane indiquant l'habitat ancien et actuel des Marawan.

La

petite troupe d'Indiens

Marawan rencontrée à

St Georges

de

Г Oyapock comprenait une trentaine d'individus, hommes, femmes et enfants, conduits par leur capitaine et ses deux lieutenants. Tous étaient habillés de vêtements analogues à ceux qui sont en usage chez les noirs de la Guyane française : les hommes portaient le pantalon et la chemise

LES INDIENS MARAWAN

105

courts de cotonnade, les femmes le jupon ample et le caracot, ou, plus simplement, un lambeau d'étoffe agrafé. Quelques-unes avaient adopté comme coiffure le mouchoir des négresses guyanaises. Les chefs avaient

un uniforme de collégien de leurs fonctions.

à boutons dorés, don du gouverneur et insigne

 

La

plupart des femmes avaient sur le visage des dessins rouges et

noirs (pi. IV).

Il a été impossible de voir si elles portaient des tatouages

analogues sur le corps. Le visage

de certains

hommes était aussi orné

de

dessins, mais le style en était moins recherché que chez les femmes.

Les enfants avaient également été peints par leurs mères.

Quelques hommes avaient apporté

des

arcs

et

des

flèches, qu'ils

vendirent sans difficulté, des

couronnes de plumes de toucan ou

d'ara,

étroites en général ;

l'un d'eux

portait

une

couronne à deux étages,

surmontée de deux longues plumes d'ara et ornée de pendeloques en

plumes; c'était, paraît-il, une couronne de danse. En plus de leur langue propre, quelques-uns de ces Indiens parlent le créole. Le soir, sur la place de St-Georges, les Indiens exécutèrent deux danses dont voici la description :

 

Iers danse.

— Une

vingtaine d'Indiens

et d'Indiennes formèrent un

cercle composé alternativement d'hommes

et de femmes,

presque au

 

coude à coude,

et

regardant vers

le centre.

Puis

une

voix

de femme,

nasillarde et chevrotante, commença à chanter sur un ton criard et lent :

 

.

,

répété trois

à

quatre

fois

de

suite,

le

dernier

amamam étant presque un murmure sourd ; tout en chantant, cette femme

faisait

sur place

la

mimique suivante : elle pliait d'abord à moitié

les

genoux, le buste étant légèrement penché en avant, puis redressant les

genoux, elle projetait davantage le buste en avant en une sorte

tation.

Son chant était repris par d'autres femmes se livrant

de salu à la même

mimique jusqu'à ce que tout le cercle fut peu

à peu et graduellement

animé des mêmes mouvements exécutés avec ensemble par les hommes et les femmes.

Au bout

de

quelques minutes, le

silence revint et les mouvements

s'arrêtèrent, pour reprendre peu après accompagné des mêmes chants.

Après avoir exécuté quatre ou cinq fois cette première figure, le cercle

de danseurs se mit en marche dans le

sens

« de gauche à droite

»,

les

femmes étant venues se placer chacune

à côté de

son cavalier et à l'i

ntérieur

du cercle.

La

mélopée reprit alors : une femme chanta,

toujours

de la même voix nasillarde et monotone, mais un peu plus rapide : amom-

ainamam

(ter) et à la fin de la troisième reprise, tout le cercle, qui

tour

nait en dansant un pas analogue à notre « changement de pas » militaire,

  • 106 SOCIÉTÉ DES AMÉRICAMSTES DE PARIS

fit un échange simultané de cavaliers, celui de derrière prenant la place

de celui qui le précédait.

La même figure se répéta un

certain

nombre

de

fois, la

mélopée se généralisant peu à

peu. Enfin,

au

bout

de dix

minutes, la ronde s'arrêta et la première figure des salutations sur place

recommença, suivie de la ronde reprise en sens inverse, etc.

Seconde danse. — S'étant placés, hommes et femmes, les uns derrière les

autres,

en ligne droite, une femme commença sur le

précédemment

une

mélopée monotone :

.

même

mode que

.

.

al-

lé-

pi-

amû- an- amu- an

...

al- lé- pi- né

...

(2

атп-ап à 3 fois), reprise par tous

en chœur et

terminée par un ah ! bref et vigoureux. En

même temps,

toute la file avançait lentement en faisant les gestes classiques du paga

yeur

amazonien, du rameur

qui

utilise

la

large

palette à manche

court. Puis la chanteuse continua son chant sur d'autres paroles qui n'ont

pas été notées, le choeur reprenant le refrain du début.

 

Cette danse paraît représenter rivières.

un voyage

en

canot sur

les grandes

Si court que soit

le

vocabulaire

recueilli chez les Marawan,

il

est

suffisant pour démontrer que la langue parlée par ces Indiens appar tient a la famille linguistique arawak. La plupart des substantifs de ce vocabulaire sont précédés du préfixe

pi-, pe-, pu-, pa-, ou ba- :

pi-biu, pe-beiu, bouche, ba-ruanî, pa-ruant, jambe, pi-kiri, nez,

pi-taîbi, oreille, Dans un cas, on note le préfixe no- :

pu-ana, pu~ani, bras, pu-aku, main, pi-uti, œil, pi-tïuï, tête.

no-airtô, sœur, Dans trois cas, apparaît le préfixe /- :

i-kurguti, pied,

ï-tsiïâlo, sœur,

ï-tsâmâriç, frère.

Ce sont là exactement les préfixes possessifs des trois personnes dans les divers dialectes arawak : nu-, lrepers. ; pi-, 2me pers. ; /-,. 3mo pers. Cette similitude d'ordre grammatical est confirmée par des ressem blances lexicographiques tout à fait remarquables, dont nous donnons plus loin la liste. L'identité des Marawan et des Palikur est confirmée pleinement par la comparaison de leur langue. Le petit vocabulaire palikur, recueilli

 

LES INDIENS MARAWAN

107

par Leprieur l,

ne renferme que

dix mots

communs

avec

les mots

de

notre vocabulaire ; ces dix mots sont semblables, sinon identiques.

Il est curieux de constater que la langue des Marawan diffère considé

rablement

de la langue de la tribu arawak la plus voisine géographique-

ment,

les Aruak

ou Arrouague. Pour bien mettre en évidence

ce fait,

nous avons fait figurer, dans notre

lexique marawan, en face de

chaque

mot, le mot aruak correspondant. Les radicaux ne sont semblables que

dans huit cas. Par contre, le Marawan présente une affinité

très marquée pour des

langues parlées très loin des Guy ânes, ainsi qu'il apparaît dans le

tableau

suivant,

les

divers dialectes arawak sont classés d'après la

fréquence avec laquelle ils figurent dans notre vocabulaire comparatif2.

P

Ipurinâ

22

fois

U

Kampa

  • 14 fois

N

Ad^ánent?

G fois

U

Piro

47

»

0

Piapôho

Maipure?

  • 11 6

»

0

»

N

Karûtana

17

»

G

Palikur ?

  • 10 »

0

Girinaû ?

6

»

N

Siusï

17

»

В

Saraveka

  • 40 »

0

Ačagua ?

5

»

В

Мохо

14

»

В

Baure

  • 40 Go Goajiro

»

5

»

N

Bare

44

»

Ma Aruan?

  • 10 G

»>

Atorai

о

»

X

Waurà

14

»

X

Yaulapiti

  • 40 1

»

Pew*

S-

»>

X

Kustenaù

44

»

G

Wapišána

  • 10 Y Kawišana

»

о

»

N

Katapolttani 43

»

N

Manao

  • 9 »

M

Inapari ?

4

»

N

Tariâna

43

»

В

Paikoneka

  • 9 O

»

Mawakwa?

4

»

N

Yavitéro

43

»

Y

Kauyari ?

  • 9 N

»

7/dfce?

4

»

Pa

Layana-Guanà 13 »

J

Araikù

  • 9 Bé Apolisla ?

»

4

»>

X

Mebinakû

43

»

N

Mandauáka

  • 9 N

»

Uirina ?

4

»

В

Paressi

42

»

Y

Uainumd

  • 9 Y Jumana

»

4

»

Ju Marauha

12

»

N

Kariay ?

Mučoxeone

  • 8 P

»

Paumari

3

»

Y

Yukûna

12

»

В

  • 8 P

»

Yamamadi

3

»

N

Baniva

42

»

'

G

Aruak

G

Mapidian?

2

»

Ju Kuniba

42

»

Ju Kulina

N

Jabaana?

2

»

N

Uarekêna

11

»

1

Mariatè

At Tikuna

2

»

Uru

44

»

В

Paunaka

P

Maniteneri ?

1

»

P

Kanamare

14

»

A

Taino

  • 1. Lephieur. Voyage dans la Guyane centrale (Bulletin de la Société de géographie. Paris, 2e série, t. I, 1834, p. 201-229), p. 228-229.
    2. Les

lettres placées dans ce tableau devant les noms de

tribus indiquent leur

habitat : A =

Antilles;

At r= rio Atacuari ; В =

Basse-Bolivie;

Be =

rio

Béni :

G =

Guyane ; Go = péninsule de Goajira ; I = rio Iça ; J =r rio Jutahy ;

Ju

=

rio

Haut

X

Juruá ; = M = rio Madré de Dios ; Ma = île de Marajó ; N = rio Negro ; О =

Orénoque; P = rio Purús ; Pa — rio Paraguay ; Pé — Pérou ; U = rio UcayaH ;

-— rio Xingû ; Y =

rio Yapurn.

Nous avons marqué d'un point d'interrogation les

langues pour lesquelles le matériel linguistique consulté est évidemment insuffisant.

  • 108 SOCIÉTÉ DES AMÉRIC.ANISTISS DE PARIS

Ces résultats sont, sans aucun doute, en partie fonction de l'importance

relative des vocabulaires de comparaison, et, pour les

interpréter, il est

indispensable

de tenir compte,

dans

une large mesure,

de

ce facteur.

Les matériaux dont nous

avons disposé pour certains dialectes sont

évidemment insuffisants. C'est le cas pour l'Aruan, le Jabaana, le Pali-

kur,

le Kauari,

le Kariaý,

le Maipure, l'Adzaneni, l'Acagua, l'Ipéka,

le Guinaú, leMawakwa, l'Apolista, l'Uirina, le Mapidian, le Maniteneri,

et l'Inapari.

En

ce

qui

concerne ces

deux

dernières langues, qui

présentent de grandes

affinités

avec l'Ipurina, le Piro, le

Kuniba et

le

Kanamare,

leur place dans notre vocabulaire tient exclusivement

к la

brièveté des vocabulaires étudiés. De même, l'Ipéka et l'Adzaneni du rio

Negro sont trop semblables aux langues arawak dé la même région pour

qu'on puisse les en séparer. De même enfin,

le Guinaú devrait figurer

à côté de son co-dialecte, le Baré. Ces réserves faites, ce tableau permet d'intéressantes conclusions. De tous les dialectes arawak, c'est avec l'Ipurina que le Marawan présente les plus nombreuses ressemblances lexicographiques, c'est-à-dire avec une langue du Punis, qui est le type d'un sous-groupe arawak, dit sous-

groupe pré-andin, auquel se rattachent le Piro-Contakiro, le Kuniba, Kanamare, le Maniteneri, l'Inapari et le Kampa.

le

Vient ensuite le Karutana,

qui, avec la

plupart

des

langues du rio,

Negro (Siusí, Baré,

Kariaý, Katapolítani, Tariána, Baníva, Uarekéná,

Yukúna, Adzáneni, Yavitéro, Ipéka, Mandauáka) et de l'Orénoque (Pia- póko. Guinaú, Maipure, Mawakwa), forme le sous-groupe amazonien septen trional, auquel se. rattachent a) le Paressi-Saraveka, b) les dialectes du

Xingú, с) le Goagiro. Avec le troisième sous-groupe arawak ou sous-groupe bolivien (Moxo,

Baure, Paikoneka, Paunaka, Muèoxeone), les ressemblances sont déjà

plus rares, bien que nous ayons actuellement d'importants matériaux de comparaison pour ces cinq dialectes.

Quant au quatrième sous-groupe arawak,

le sous-groupe araua,

qui

comprend le Kulina, le Paumari, le Yamamadi du

Purús et du Juruá, il

n irîtervient pour ainsi dire pas dans notre vocabulaire comparatif. 11 s'agit là d'un groupe profondément différencié, à caractères aberrants. En définitive, il est très probable que la tribu des Marawan s'est déta chée du sous-groupe arawak préandin, lequel présente lui-même de grandes affinités avec le sous-groupe amazonien septentrional. Il se peut que la curieuse danse qui est décrite plus haut soit un souven irde la longue migration qui a amené les Marawan dans leur habitat

actuel.

Les documents marawan

pour permettre

une étude

que

nous avons

examinés sont trop brefs

de phonétique comparée.

Toutefois, nous

 

LES INDIENS MARAWAN

 

109

signalerons la correspondance suivante,

dont nous

avons

quelques

exemples nets, entre le Mara wan et d'autres dialectes arawak, notam

ment les dialectes du sous-groupe pré-andin : t en Marawan,

en

Kus-

tenau, en

Waurá et en Mehinaku,

coirespond à

s en

Maraulia

et en

à

Paressi, à k en Ipuriná,

x

Piro et en Kanamare, à h en Saraveka, à y en Kuniba, en Kariav et en Aruan :

en

 

^ &>

£

'&< I

s

II

"^

s

H •—

S

2

^^Я?->

m

•?

<a

as

i

>(V

 

5. Il

 
 

"S

5

 

-Со

 

4i

^i

»■ =

 
  • 110 SOCIETE DES AMERICAN1STES DE PARIS

I . Vocabulaire Marawan .

 

Marawan.

Aruak.

agouti

kutru

pokeler, pukuUru

arbre

paaktexa

adda

deux arbres

katnexa

banane

pladno [esp . : pldtano]

platena, pràttanna, pratane

boire

Пара, irâpâ

attin

bouche

pi-biu, pe-beiu

da-lero, iil-lerukuhu, da-liroko

bras

pu-ana, pu-anj

da-déna, a-denna, ad-dennabii, da-denaina

cheveu

tsêrnutï

da-bara, ú-bara, u-barrahu

chien

peolo [esp.

: perro)

peru

ciel

inni

kassakku

dieu

e

kururuman

dormir

ximèkuî

dadonkoa, adumkin

eau

uni

wuni, wúini, wuin, unia

enfant

auari, awairi

daiti, elunchy

petit enfant

tino

elonti, ûssahu

étoile

ualukuma

wiwa = astres.

femme

tino

béni, tinao

béni

iaru, hiâeru, hiàru

feu

tïkètï

ikii, hikkihi

frère

ï-tsâmârio

ubukittihů,daukiči,dalukeytchey

homme

udï

lukkuhu, wadiili, wadili

jaguar

kokuine, kokuni

arua, aruwa

jambe

ba-ruanï, pa-ruanî

da-dam, ued-dàna^ da-dàanah

lamantin

mitre uni

kuimoro

lune

kffirï

karàia, katsi. kati

main

pu-aku

dâ-kabi, da-kapo, ûek-kabbu

maison

paiti

babii, baateh

manger

aisa

da-kotoa, a-kuttun

mère

marna

atéité, altétte, ujuhù

nez

pi-kiri

da-siri

non

kâôkâ

tnainšidan, kurru

œil

pi-uti

da-kuši, da-kusi

yeux

pi-uti-aku

oiseaux :

coq, poule

tâkârâkà

wadide =

coq

canard

upe, pàiani

ipa

oreille

pi-laïbi

da-dihy

OUI

pécari

 

père

pied

pirogue

rivière

 

serpent

singe macaque

sœur

 

soleil

tapir

tête

un

deux

 

trois

quatre

cinq

six

sept

 

huit

neuf

dix

1

.

Mot karibe.

LES INDIENS MARAWAN

111

Ш, 1X1 . pakira 1

papa

i-kurguii

muxç, muhç, muhj ualiku

kaibune ôkkuâ ï-tsââlo, no-airïô kamui, katnurï oldogri, aru-dfikuri 2 pi-tiul paxa, paxa tsalie mpa, mba go, pašnik umgun pânuku, pânukâ tsugun alnïk, mbamadipa indiko, pfruguna

asnik andi

kuak,

panha-

nuku andiko, puragunakemodihi bina makuo. madikuk

aboia, abuja awawa da-kuty, da-koti, n-hútti kuliala, huljara weni piroto, wâin, wûini wuri

dayudaata hádali, haddaïi patororo, kamma da-si, daa-seye abaro, abba biama

kaboli, kabbuhtnnihi bibiti, bi ybich

abba-tekabbu, aba-dakabo

abattiman, aba temainy biamattiman, beama temaini kabbuintiman, kabuin timain

bibitibiman,

bi

y

bich

biâmantekabbu

temai

  • 2. Mot karibe : ma-âihuri, та-jihuri, en Ilianákoto-Umáua, etc

  • 112 SOCIÉTÉ DES AMÉRICAiMSTES DE PARIS

II. Vocabulaire Comparatif

agouti

kut ru

boire

ila-pa, ïrâ-pâ

Marawan-Arawak '

ketso,

kozo =

rat

(A/J,

— = rat des

kosio

Jjeno =

cobaie, koso

rat

(A2),

kosu-

maisons, epe-kese

= rat des bois

(A30), koxo-hi = cobaie,

&шг

=

didelphe,

£ылг

=

rat (A29),

koxo-hua — раса,

kaxa-si =

rat,

.тол =

hydromis (A3), ^aíó

=

cabiai (A35), eva-kaťsu, eva-gaťsú = cabiai (А1Г)),

wè-kèd^u, iri-Ыц = acutiwaya (A58),

ghaêso —

cabiai (A20), gets si == paresseux (A18), kabiu-abi

(A.jJ, ketsu = cabiai (A.l0), k(i)tsu= cabiai (A,2),

klsu = cabiai

(A8),

kětú p= cabiai

(A9),

ketu

=

cabiai (Аи), gtó (A:jl), kxâi — zorro, kitii-ana — lapin, kog-kiši, ko-k^e = zorrino (A^), pe-ko^o, pe-

kir%i (A17), pe-korži (A39), bâ' =

souris (A5)

/j-řrá (A12), />-ггл, l-ïra-ka (A(j), nu-íra-ka, l-íra-

ka (Аи),

l-ïra-ka (Alo), no-íra-ka uni =

boire de

l'eau

(Aq), no-ira-ckâ

=

ie

bois

i'A90), /гд-^о

(A:^,xira-ni (AV)), ne-ira-èy =

je

bois (А2Г|),

1. Les abrévations employées dans ce vocabulaire sont les suivantes :

Ai

= Kampa

A 2 =

Mucoxeone

Аг2 = Kauišana

A43

Jubaana

A 23 =: Mariaiè

A 44

Maipure

A3

=

Baure

A4

= ЛГодго

A s =

PîVo

A в

=

=

Taridna

Baniva

Uarekêna

Karùtana

Aio = Katapolitani

An =

5í«5í

A 24 =

Kanamare

Araikú

Ipurinà

A 27 — Pautnari

A28 =

Yamamadi

A 29

= Paikoneka

Asn — Paunaka

A 45

Pares si

A25 =

A48 =

Guina'ï

A гв' =

A47

— Mawakwa

Л 48 =

Goajiro

r Mandaiiâka

A 7

A49

A в =

A 60 =

Piapóko

Ae =

A31 z= Saraveka A 32 r= Marauha

Абз

A51 =

A52 =

Apolista

Kauyari

-" Kuniha

Marawan

A12 =

Ynkúna

A 33 . =: Kariaý

A 54 =

A 13 = A14 =

Yavitèro

5ar^'

A 84 =

Taino

Азе — Wapišdna

A55

A56

= Aruan

= Ačagud

A i5 r= Layana-Guami

Aie =

Ai? =

ipito

Mehinahï

Азе =

A37 =

Азе =

A tarai

Jumàna

Uirina

A 57

Tikuna

A 58 — Kiilina

A 59

Aie =

Aruak

A39 =

Waurd

A во

Mapidian

A19 =

Manao

A40 =

Inapari

Aei

Maniteneri

A20 — Uainumd

A 4i

= Kustenaú

A4 2 =

Yaulapiti

A62

Pdlikur

A 21 ^= Paító

A вз

Ad^âneni

LES INDIANS MARAVVAN

113

p-ïla-ni (A8), pu-era-ni (A-,), /rk (A, j, wč-сго (A,), n-eru-ne (A-3)j eru-nana = manger ! A58), n-uru-

bouche

pi-biu, pe-beiu

bras

pa-ana, pit-ani

canard

upe, pâi-anî

cheveu

tsèr-nutï

ciel

inni

cinq

umgun panuku,

pàmtku tsugun

coq, poule

tâkàrâkâ

kua

=

je bois (A:j;J/j, tli-wtn (A3-), ara- bum

=

j'ai soif (A,

,)

.

 

nu-piu =

cou (A,,), nu-piu =

cou (Al7), nu-pahó

(A4), ■ paJjo-ti,

bâho (A,-,),

/-/ш, i-pu.hu

=

lèvres

(A-8), iwi-pu'= bouche, lèvres, inférieure (A.,8).

/-/«

=

lèvre

пи-ana

(A,i2-A:{,,-A17),

nu-anà

(A,ibi,

na-anâ

(A44), шяд (AM)ype-aynà-it = main (A--), u-kana

(A-3), no-kânu, wa-kano, nu-kano (A.13), nu-kano> nu-kânu (А5Г)), hue-kano, wei-kano (A-), nu-kanu

(A43), nu-kanu-tapa = avant-bras (A^-A^-A^), nu-kanu-taba — dos de la main (A31)), пи-kana

os (AiV2), ^ara

— = nia in, bras (A-;jj, nu-káno =

humérus, nu-ghâno (Аа4), ne-kána-ke, kanu-ů-kati, nï-kânô-kt, kânô-kïntt, kánu-ke (A,,(i), kona-ki =

coude (Aj),

nu-kahano = avant-bras, e-kahano

(A31),

no-goôhhne =

coude (A20),

na-kôahne =

coude (A.„), no-káne, no-kan{h)e, no-kasne = cou

(A8).

(A;)3), мр« (A-),

(АГ)1), рда'

(A:J),

(Ai), /wrçi (A15), tó

= héron (A58).

nu-tseri z=z tête

(А4Г)), ш'-j, tirs, tara (A.v.i)>

^'^

r= poil (A2), ne-kiri-Šiké, ne-kiri-ské (A2(;), nu-kuru, nu-kur%u = tête (A42). e««, enu-nako (A,-), enu-taku (Au),enu-nako (A.j()), ônyu-nako (A,|2), Iwo, č/ш, Aewo, enno-dokko (A,,),

/сод, епп-koa (Ao),

awe

(A2),

aw/ (A:J-A2i)),

(A3), атмпо (A,-A:{U), jmřř =

haut (A.2-J, ^

niré =

en

haut

(A-i0), enu-kua (A,-), eno-pa (A31),

еио = tonnerre (A-.,).

 

pakmtku (AV)) .

 

takarak (A(i2), gharaka (A20-A2.,),

gharagha

=

poule (A21), ghàraka (A.23j, karaka, kalâka, karaka

(A.j4), karaka, káláka, karaka (A8), karaka, karaka

й

Société des America nistes Je Paris.

  • 114 SOCIÉTÉ DES AMÉRICAN-ISTHS DE PARIS

(Ao), gàraka . (Alo),

karaka (A38), karáka, kalákat

 

kulaka (Aj,),

kňráka, kalàka (A(i), karaka

s=

coq

(A4y), takarázzz poule (A58), /яКга — coq{A30),

tofo/ra = faisan (A4).

 

dormir

ximehâ

himeka (А1Г)), ne-tnakâ-ko, г-така

(A20), ni-mokâ

 

(A4),

ni- maká,

uy-maha — je dors (A.,7), we-má-

kva z=z je dors (Av,j, màgha z=z je dors (A.2:i), wm-

eau

ûnt

maxo-aty — je dors (A.2;), pue-mxe-hna (A-,), /-frV- wî^bï (A31), mi'tùtiaka, id-domaka, n-domakà-tii, du- maka-ni{Au), на-штака =je dors (А11}), ne-temeka = je dors(A:jo), núy demàka-nâl = je vais dormir (A-,-), /iwliï = je dors (A.,-,), ua-tHmaue^a (A.la), ua-tsima, tchsima, no-tsima-norsia, no-tsinaha (A7). M«ř(A31-A5-A45-A:w-A-3), buni{Ab), hune,um{A,t), unné, onne, wowwe(A13), «w«g (•^■зв)' ипе>ооЬпг}аи- . ny (A20), î/w)' (A32-A-:>-A23-A.25), honih'(A.M.), uni, ««ш'(АГ)0), иш'(А5с>-А40), am (A43), ми/ (A,0-Al0),

 

uni, uni, bunifOni, ony, uunni (Al4)j tm/; uni, oni,

ooni (Ao) . аи/, ém

ми/,

( A003), йи/, /ш/,

 

(А,;), ми/, о/;и/ (А12), ои/, шии/(А8), húni

 

yjéni —

rivière (А(И),

(А41-А17),

онг

 

(А4Г

А4Г)), ми/, ои/, оаи/ (A/j9),

/-/»е = rivière (A5lj), w/

(A(12-A4fi),

/ (А44), м1я/,

wéni, went,

ueni, muni

 

= nuage ( Аги)} шЫ

 
 

(А13), u/ïn,

, ouéne (A33),

(A47), wuni, guín, guín,gůi, niu (A48), г/ги/ = rivière

(A5),

 

= rivière (A.24), гсшш = rivière (A27),

 

rivière

(A:>;(), it/^w/, wiinii, went =

rivière (A:,(i),

o«4

Йий,

А/шй (А1Г)),

мима (Alu),

/пд

(А2!)-А3),

А/нд (А3),

/ие (А2-А3), Ы, /ия^

(Азо),

я/л (А^,

enfant

auairi, aivairi

ми« (А5У). guaili (A34), waïri = homme (Л,.9).

petit-enfant

tino

/-ř/ио т)'гу(А;;50) [cf. femme].

 

étoile

ualu-kuma

oûàlu-kuma (A34),

uru-kama — épi de la vierge

(A(i2), wali-aw, uali-auan — lune (A32), oali-peru = pléiades (A10), oâri-peri = pléiades (A9), мй//- мд (A63), oali-peri, oali-peréma, oali-peri = pléiades (Aj,), oalî-pere = pléiades (Afi), ïiuirï-ki, wiri-ki, iyôri-Ц, yeuri-ki, iyoiri-ki, уийгй-ku, yuiri-ki (A2C), /и/г/ (A8), Mîf/V/ (A!t), fc/м/п, wîVrg (A12), tón (A7-A,,), biuirši (.A41), от, и/г, uir(e), wir{A<i:),

femme

tino-beni,

tinao-beni.

feu

tůétl

frère

ï-tsâ-màrïç

homme

îêdi

jambe

ba-r-uanï, pa-r-

uanï

lune

kàtrî-

LES INDIENS MAKAWAN

uiru-yo

(A52), nine (A13),

A41), teneru, ttntzu (A39),

(A42), y-tundIo(AVJ), tinio (A44), a-táw, e-fwo,

(A:,),e-lenači (A2), ai-teňu (A^), txiwa, tuana (A-9),

in-tanurù, in-tanim (A.26), řanu (AC2)}. e-iwo (A4),

e-senu-nuve (A:!0), qzhéna = femme mariée (A,5),

tina-ni

(Aj, no-sïniu =

belle-fille (A14), no-tsi-

naha = sœur (A13).

takuati — soleil (A4u), alukati, atokoát[s)i,

âtôkââ, tukansi, atukabí, alokantí, atúkači — soleil

(A26), tkati =

soleil (A-3), řííibíí (A47),

 

fumée (A59j,

iikiahi ^A31),

hïkesia

 

(AG0),

(A4(i),

tiijkiérç, tjk{i)ár, ф(})ег, tegherre, tikierre

(A35), ,/Шг, /^е>г, ř^«-;-« (À36),

i-

bois

à

brûler (A,4),

ifb',

no-tsi-mâre, li-tsi-mare == beau-fils (An), wo-^/-

mari-ni

. =

frère

cadet

(A45), no-ši-mari,

no-ši-mali =■ neveu, beau-fils (A7), no-t si-mari

= beau-fils (A9), a-cu-meri-na — enfant (Afi0),

te-murie, te-muria, muriè, e-múrie —

frère cadet

(A48), na-mari-tê,

nâ-màrï =

fils, a-mari-nike =

enfant (A26), no-mari-ka =

fils

[ A4{)),

li-méheri

(Ап), /žf'1. mertr i ( A10), mereri (A-)0).

л-/ел-г ==iruile ( A:>), з'е/т)'г ( АГ)3) , *£t# (A.24), Ш (A2(i).

huania =

pied (A-!,), huadà-oana, bidâoam, ida-

wana

(A14), notâ-uana

nota-udna (A8), noîa-Ûana

(А1Г)), (no)-kápi'Wána •=

(A7), noiá-uana (A);í),

(A,,),

huanho =

main

main (A(;)_, nu-ipauana

— orteil, nu-kâpi'udna — doigt (A1(i), wm-

yate-uâna. =

doigt (A12),

nu-ip-ôana =

(Аи), nu-hu-guanè = orteil fA-i;).

bri (A(i.,), Ыгг (A4Í)), břV)» (A.,-), ^/;а»г)'

orteil

(А1()),

heiirhe (A3(i), /řařVr (A3--A3tl), gâçrç,kaïir-it.

Mer, /?ф'

kdere, keitrrh (АЗГ)), ^агг, ghêry,gàhri ( А=,о), fen,

(А47), &еп (А7), fen (A,,(-

1ГА,:ГА1(), ferr^ (A5fi),

fén (А,ГАГ,:ГА1ГА1О-А4О-А1ГА;1(ГАЯ), tófí (A49),

gheery (A2[i) s kori

(A42),

fer/í (A8),

kixere, kišerr,

hehére, kixeres (A.,), kexerè(A2(J}, kůsirí (A.2(i), /řaíin

(A.,8j, /iwmíA^, kaciri(A:i), ghasírimiri — nou-

116

SOCIÉTÉ

DES

A MĚRI CANISTER DE PARIS

velle lune ?

(A24), &л)Уо(А:)Н), £ofó, fowœf A5),

 

/wxč (А.,о), kohehè, koèêê, kohèvé, koyeeè, koyee, kohee,

koteé

(А1Г)),

kate (А31)

get\è-cka =

nuit

(A37),

katsi, kati (A^),

kaší, kaši,

kesî,

kati (A48),

bfJř

(A3(;), ta-kaisi, tahue-keksi ; kesi-as — étoile (A^),

kati (A^), ghai^y {A^, ghišy (An), gbey (A,,),

main pu-aku

maison

paiti

manger

aisa

nez

pi-kiri

non

hàô-kâ

œil

pi-uti

), nu-ake (A.,), no-akô-lapa = épaule (A12),

oakû-H, ni-îvaku-nutâ, wàku-cî, wàku (A.26), n-oàku

= épaule (A4jJ), i-wako, hua-uuko, bi-uàko~. épaule,

bi-kapi- ga-ûake = poignet (A14), i-vuaki (A^,),

i-pooki ■= bras

' A2), nu-poboki =■ bras (A,J, if^o/e'-

/?o^, dàlé-poge — coude (AK)), nik-paku = coude

(A2-), i-yepe-baku — paume delà main (Ai8) .

païti'pin (A(i2) fanisi, hanili, рапШ

(A1;i) />aw«

(A5), panti {Ahz), pànti{A<rAw-An), pâsi (A,,),

/wiw^-oe (A22), /«-y ( А2Г)), tótó ( A37) ,/>« ( A,7), pâ^,

/><«

(A4t), раг (A:w),

pa (A42), èa^« (A)8), pantnci

(A,),

/>a«ró (A:j2),

едяш

(А56), л:й«ш

(Á4„),

parmi, panisi (A7), /ajywy

(A5-),

banissi,

pa-

иш(А20), pawřéy (A2/J, pantry (A2;j), paními, pana

(A8), pânisi, panisi, pàni{d)%i, pânitsi (A(i),

(A14), />л/?«й (A21), tóm (A40).

/)áwz

ai,

fl^a

= boire

(A48),

uena-aita

= je mange

(A1()), uai-uasa-uà

(A,^), uaixa-ka

(A,,), од$а

nu-kiri _ (A17-A41), nu-kiri (A45), nu-kiri-a (A1!(),

(Ae).

ni-kiri-tà, kiri-tati, kil-tati, nï-km-fn, Urï-ntï, kiri-

ti, kurii-рапа (A2(i), no-giri-masi, i-kiri-maci, kiri-

mači, kiri (Aj), ^Ыг? (A15), nu-kir%e, пи-Ыщ

(A42), nu-kid^i (A3ll), p-kisi-hà (A--), nu-xiry (A24),

u-yery (АГ)3), hui-širi, nu-siri (A4), /-im (A:V)), áa-

«>ř (A18), w/-jíV^ (A32), hui-siri-ki (A2,(), />ад"&-

ím,

ipa-siri

(A:!), ipa-siri (A2), hui-siri,

hue-rxere (A-).'

ive-iré,

ya-kahoe (A:{5)} ma-kauu (A;w).

w-mî/ (A1(;), и-0/í,

я-ий (A,,), rt-óř/ (Atí), hua-oiti,

huà-oiti, bi-uiti, na-uîty, nu-iti,

no-uiti,

vi-xiti, i-

zuiti, bà-buiù (A14), p-í/ř (A(i3), и-ó/i, «řt-í/ř (A9),

n-áář (A,,,,), n-uti-tái '(A17-A4i- A3y), ne-hete, ta-etu,

(A:,7), n-otu (A:ň), n-utoi (A-,.), n-odoi .(An),

i,

n-ňt(š)i (Aloj, n-udu-se (A4:,) nu-tui, i-túi

LES INDIEiNS MARAWAN

117

(A50), no-tôhiy [eri)-doe (A20), na-uíši, na-wisi (A4(5),

i%i (A;j4),

n-uxii (A24), bue-xuxi

=

face

(A5),

ô&l,

М&Й,

nï-n-ôki

(A2G),

м^е

=

mon

œil,

м&

(A,5),

w-o^y (A25),

n-ocki,

n-oki, oki,

oke (A,),

n-uku, u-n-uku (A-8), i-n-uku (A28), n-uku-i (A27),

n-uku-niky (A33.), n-uku-rika (A19), nu-uki, yuki

(A/J, č-мЬ", č-uke; yukx,

%uk, yuki =

face (A59),

я&м (A:i4), n-aku-ke (A:J8), n-aku-si (A32), d-aku-si,

axu-ssi (A18), iki-se, ki-se (A3), p-kù'-n (A5-).

oreille

pi-taïbi

bui-xepê, hue-xepi (A-), xepi-sama (A24), ne-sebi-ro

oui

m, m

<^(A15), fk, ЫЫ (AJ4), ^,

^if,

^,

Ы/г (А7),

 

(A13-À49), éhe(Aq), Ш(А-,8), tó (A4), ^ '(A5)

pied

i-kur-guti '

(20)(12)

kor-kuču = coude (AV)), ne-kor-tapike = jambe,

 

ne-koru-kânake = avant-bras (A2(j), nu-kurú-ta, no-

kôru-te = talon (Аи), nu-kuru-da =■ talon (A1(î),

no-kûru-ta — talon (Alo), i-kuru-tà = talon (A-)0),

kujiu-tari = cheville (A31), i-sa-koro z=z cheville

(A2), iso-kola = cheville

(A3), cu-kuri-màka ==

coude (A23), no-koru-da = talon, nô-koru-îtere =

coude (Ай),

li-lô-kore

— coude,

li-lô-kole =

jarret (AH), na-kolo-kuatu — poignet (A7).

pied

i-kur-guti

da-kuty,

da-koti, u-kúlti(AiH), na-kute (A-)7), м-

gútti (AM), па-koty — orteil, nu-kute(A,i2)ynu-katy

(A44), пи-kali = mollet (A17), пи-kati = jambe

(A41), пи-kate = jambe

jambe (A42), p-kade =

(A39),

nu-kati-napi =

jambe (A5rJ, bi-hàdi

=

jambe, vi-kadi, ta jambe, nu-kâty — jambe (A14),

f/?MČj (A25), nô-kotsi = cuisse (A9), nu-hotsè, nu-

húse

=

cuisse (A45), nu-kúdii =

cuisse (Alo),

nu-kudxi — cuisse (Аи), i-kutsui — jambe (A-o),

no-kosi (A52), na-kotso

= cuisse (А)3),- no-koxio,

no-kujú = cuisse (A12), ^dťó = jambe (A15), jî-

ghotoh-ld .=

talon (A21), kutči —

hanche, еш,

forów, koča, kuktia (A-g), nu-kuto-ky — talon (A19),

no-guta= mollet, no-giti, no-kiiti — pied, no-gisi

— jambe (A^, ni-kíti, kiti-či, nï-ktti, kïtî-n-cî, kíti

(A2fi), nu-kitu-ita =•

mollet (A33), nu-kitši, nu-

kíši, nu-kuisci (A4-), un-kete-wi, kedïb (АЗГ)), Ш,

  • 1. Le radical èuru a nettement le sens de « articulation «.

  • 118 SOCIÉTÉ DES AMÉR1CANISTES DE PARIS

un-keti, un-kheti (A30), nu-xîty (A24), hi-xièy (A--),

w-ytó (A53).

pirogue тихо, muhp, muhi moho (A62)

vière

uâliku

sutu-wari-ya ~— fleuve ; sot-ôali-a

=

ruisseau

(A26);

sœur

sœur

ï-tsââlo

no-airïô

(A26),

(A41),

ne-yâria, lixerô ir-Xeru —

no-tsaru

ne-yàlia,

belle-sœur

=

(A3),

nu-xûru-ghu

iallia

sœur

( A9), (A7), cadette

ni-taro,

(A33).

no-ara

(A39),

ni-taru,

(A14),

i-tàru

ni-^eru

oç/d

soleil

kamui, kamurl

kahame (A31"),

&ше (A17-A3()-A42), kyàmi, kami

(A41), gameni, ghamêny, kamini, kameni, kameni,

kameni

— feu

(A14),

kâmû,

kamú (A12),

^úíwm

(A47)v ghamiihu, kamuhu (A4G), kamui, ghamûi,

gamuhi (A20), gamu, gamoho, ghamu, kamu, kamoho,

kamuhu, kamoxo (A14), gamů, gamu' , gamô1, kamu,

kamo (A35),

gamut,

gamut, khmui (Аи), gâmui

(А63), gâmui

(Alo), kamui, gâmui,

kamui, kamoi

(Ao), kamoi,

kamuù (A8), kamoi, gamoui

kamui = été (A50), gamuy (A19),

ghamuy

(A49),

(A33),

gamuy (A23),

tamoyè (A60),

каши, kamoi (A3(i),

кагпое(Аш), kamâi (А4д), kámoši, kamuzi (Al3), ^д-

mo5z ( A44), Ышо ( A5-), amdšiy amorci, amursi, hámu-

ri,amorsi (A7), ghuma{Ai:i),kumetù(A:n), kamuin,

kamo-sake = saison sèche ( A9(i), xamori = saison

sèche, chaleur (A9), hâmuri = saison sèche

(A10),

hâmuli,

hâmuli =

année, hâmuli-luku,

hdmuri-ruku = saison sèche, hâmu-kani, hamu-

nte

=

chaud (Аи),

emore-li —

sec, amur-li,

amuri

=

chaud

(A8), gamu-hubéuku,

xarokko = saison sèche (Al4),

kâmu-ika

kamo-

== sai

son sèche, hamu-mânuka, hâmu-na = chaud (A(i),

^m^re = chaud, emeri-ktàli, emert-ktili = saison

tête

/?/-/řwř

sèche (A3).

nu-têui, a-téui (A41), nu-leve — - cheveux (A39),

ww-teM (A17), no-heve (A31), hue-xihue (АГ)), пи-хйу

(An),yihwô (A53), nu-séve = cheveu (A4-), ni-siuy

(A32), -nu-kù'uy = cheveu (A33), p Ыме (А:,-),

ne-kiui, ne-kiwi, пе-kíii, kiwi-n-ti, kiwi-n-ci, l-klwï,

й-kù'wy (A2)i), nu-uiwi-ta (A-o), p-im-da (A(i;!).

un

paxa, paxa

paita, paita, pada (A(i), apaita, apâtê (A1()5 napétsa

(Ao), baiadap (A35), /ш/Л (А41-Азу-А42).

Société des Américanistes de Paris, i 921.

Planche IV

Société des Américanistes de Paris, i 921. Planche IV Indiens Marawan.

Indiens Marawan.

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