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Partie 1.

1) On sait d'après le cours que le revenu des ménages (Y) est destiné soit à la consommation
finale, soit à l'épargne, ainsi qu'à l'État sous forme d'impôts.
On obtient donc l'égalité: Y = C + S + T
D'autre part, dans une optique d'équilibre, le revenu est égal à la somme de la dépense de
consommation des ménages, l'investissement , et des dépenses gouvernementales destinées aux
entreprises.
On obtient: Y = C + I + G = 7500.
D'après la première égalité, on a: 7500 = 4000 + 2500 + T → T = 1000

L'agrégat symbolisé par le «?» représente le prélèvement de l'État sur le marché des fonds prêtables,
sous forme de taxes.
La valeur de cet agrégat (appelons le T2) est donc la différence de l'épargne des ménages et de
l'investissement destiné aux entreprises.
T2 = S – I = 500
On constate ainsi qu'au niveau du «nœud» que constitue d'État, on a l'égalité T + T2 = G.

Pour résumer: on a :
Y = 7500
T = 1000
T2 (?) = 500

2) L'épargne totale dans l'économie comprend l'épargne des ménages ainsi que l'épargne des
entreprise destinée à son autofinancement.
On a Y = C + I + G = 7500
le produit national Y est égal à la somme des valeurs de l'autofinancement, des salaires et des
dividendes versés aux actionnaires les deux facteurs de production, travail et capital).
Ces différents facteurs sont en effet pris en compte dans le partage de la valeur ajoutée produite
dans l'entreprise, et les différents acteurs les représentant (salariés, actionnaires..) reçoivent chacun
une partie du produit Y.
Y = Aut + Sal + Div
⇒ Aut = 7500 – (4800 + 1800) = 900

le taux d'autofinancement est le rapport entre l'épargne brute des entreprises et l'investissement
r = Aut / I

900
On a r = ×100 = 45%
2000

Le taux d'autofinancement de l'entreprise est donc de 45% d'après les valeurs données en énoncé.

• L'épargne totale de l'économie est constituée de l'épargne des ménages et de l'épargne brute
des entreprises.

3) Lorsqu'on ouvre le circuit à l'économie internationale, on obtient une relation impliquant Y,


les précédents indicateurs (investissement, dépense de consommation et gouvernementales)
ainsi que la balance commerciale.

La balance commerciale est égal aux exportations moins les importations.


On a:
Y = C + I + G + Exp – Imp
⇒ 8100 = 4000 + 2000 + 1500 + 1500 – Imp
⇒ Imp = 9000 – 8100 = 900.

Les importations s'élèvent à 900.


On en déduit que la balance commerciale est de 1500-900 = 600 (elle est bénéficiaire).

Ici, tout comme dans le cas du circuit économique fermé, on a T2 = S – I


Comme nous savons que Y = C + S + T, on en déduit S = 8100 – 4000 – 1000 = 3100.
Nous pouvons maintenant obtenir T2:
T2 = S – I = 3100 – 2000 = 1100

Le solde budgétaire représente le budget de l'État. Il s'agit donc des prélèvements d'impôts et taxes
(impôts des ménages T et taxes prélevées sur le marché des fonds prêt ables) moins les dépenses
gouvernementales (G)
Cela nous donne la relation suivante: Solde budgétaire = T + T2 – G = 1000 + 1100 – 1500 = 600

Le solde épargne – investissement représente la différence de l'épargne « macroéconomique » et


l'investissement (la FBCF).
Solde épargne-investissement = S – I = 3100 – 2000 = 1100

Pour résumer, nous avons:


T2 = 1100
S = 3100
Solde budgétaire = 600
Balance commerciale = 600
Solde épargne-investissement = 1100

Le solde budgétaire étant positif, le pays ne vit pas au dessus de ses moyens.

Partie 2.

1) D'après le tableau des indices (base 100 en 1995) du PIB en volume et de la DCF (dépense
de consommation finale), le PIB français en volume à été multiplié par 7 entre 1950 et 2008.
En effet, si l'on fait le rapport de l'indice en 2008 et celui de 1950, on obtient:

702,4
I 08/50 = = 7,024 soit 7,0 avec une décimale.
100,0

La dépense de consommation finale des ménages, quand à elle, à été multipliée par 6,9 entre 1950
et 2008 d'après le même tableau.

Les coefficients multiplicateurs associés à l'évolution des deux agrégats entre 1950 et 2008 étant
très proches, on peut établir une corrélation entre l'augmentation du PIB en volume et celle de la
dépense de consommation finale des ménages durant cette période.

En effet on constate d'après le tableau précédemment cité que les deux agrégats évoluent
conjointement sur les périodes considérées, avec des valeurs en volume parfois très proches.

2) Nous pouvons constater à partir du premier graphique que les taux d'épargne des ménages
français et américains sont relativement stables sur longue période.
En prenant le cas des ménages français, on remarque effectivement que les taux d'épargne en 1950
et en 2008 sont remarquablement proches (avec respectivement 17% et 15%), et ce malgré une
baisse rapide et prononcée dès 1980 après une constante augmentation (le taux d'épargne entre 1950
et 1978 est compris dans la tranche des 15% à 21%, pic atteint en 1975) ; on observe alors une
baisse du taux d'environ 7% (passant de 18% en 1980 à 11% en 1987) néanmoins régulée dans les
années 1990 (le taux stagne entre 15% et 16% depuis 1993).

Le taux d'épargne des ménages américains a quand à lui connu deux tendances sur période longue;
on observe tout d'abord une évolution globale s'inscrivant dans un tunnel de valeurs 5% en 1949
jusqu'à 12% en 1984, puis une baisse importante menant le taux d'épargne à une valeur presque
nulle en 2005.
• Le taux d'épargne actuel des ménages français, malgré une légère baisse sur période longue,
est symptomatique d'un certain comportement que n'ont pas nos homologues Américains. En
effet, les ménages français épargnent une part non négligeable de leurs revenus dans le but
notamment de se prémunir contre d'éventuels risques, imprévus et de s'assurer un avenir
serein (revenus pour les vieux jours).
Le retournement de tendance du taux d'épargne des ménages français à partir de 1980 s'explique par
une « confiance collective » en l'avenir typique d'une sortie de crise (en l'occurrence, le choc
pétrolier de 1973). La dépense de consommation finale des ménages augmente, faisant baisser la
part non consommé du revenu (l'épargne) qui n'est alors plus une préoccupation de premier plan.
Les ménages Américains on une tout autre notion du partage du revenu, ce qui se ressent dans le
taux d'épargne actuel avoisinant les 0%. Ceux-ci consomment en effet la quasi-totalité de leur
salaires, et les crédits bancaires sont souvent de mise lorsqu'ils ne sont pour nous qu'un moyen de
financer l'achat d'un bien immobilier, la plupart du temps.

3) On observe sur le second graphique que le taux d'investissement (en %) des sociétés non-
financières reste globalement stable et oscille entre 17% et 21% depuis 1975 (taux qui
avoisinait les 23% sur la période 1970/74). A noter une augmentation constante du taux
depuis 2002, passant de 18% à plus de 21% actuellement.
On peut effectivement établir une corrélation entre l'évolution de ce taux et les cycles de
conjoncture de l'économie française dans la mesure ou les SNF sont productrices de l'ensemble des
biens et services non-financiers, qui sont largement intégrés dans la notion de richesse de la nation.
Une augmentation de l'investissement contribue ainsi à la croissance au même titre que d'autres
indicateurs tel que la DCF (dépense de consommation finale) des ménages.
4) D'après l'observation du 3eme graphique, les taux d'exportations et d'importations en France
connaissent une forte augmentation sur la période longue (1949 à 2008), passant de 13% à
29%.
Néanmoins, plusieurs tendances sont à différencier sur cette période.
Ainsi, les taux stagnent entre 12% et 15% de 1949 à 1965 avant de décoller jusqu'à atteindre 25%
en 1985. Après une seconde phase baissière, les taux d'exportations et d'importations augmentent de
nouveau dès 1993 (20% et 21%) jusqu'à leur valeur actuelle de respectivement 27% et 29%.

→ La hausse des taux d'exportations et d'importations survenue dès 1960 s'explique conjointement
par la libéralisations des échanges et par une inflation grandissante notamment après le choc
pétrolier de 1973 (on observe une augmentation plus rapide des taux à partir de cette année). En
effet, la hausse générale des prix à la consommation contraint à importer davantage de produits
devenus onéreux. La situation s'étend à l'extérieur du territoire, ce qui porte le taux d'exportations
au même niveau que les importations.

5) Nous pouvons constater à partir de l'observation des deux graphiques, que les taux de
chomage Americains et Francais sur période longue (1975/09) sont tous deux compris entre
2% et 11%, ils sont donc globalement identiques.
Néanmoins, l'évolution du taux de chomage Americain est beaucoup plus disparate avec des
variations pouvant atteindre 5% en l'espace de 3 ans (en outre, on observe de nombreux pics
conjoncturels que l'on ne retrouve pas sur la courbe du taux de chomage Français, qui est de fait
beaucoup plus régulière).
Cette tendance s'observe particulièrement depuis le début de la crise des subprimes, même si cette
derniere se manifeste dans les deux cas par une augmentation du taux de chomâge ; le taux
Americain est passé de 4,5% à 10% depuis 2 ans tandis que le taux francais n'a augmenté que de
2% sur la même période. Toutefois, le taux de chomage Americain actuel est superieur de moins de
1% au taux francais.

Annexe :