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L’argumentation D’Adam Smith préfigure-telle l’analyse moderne des gains de l’échange ?

Peut-on considérer qu’elle va plus loin ?

Afin de répondre à cette problématique, il est nécessaire de revenir sur le principe de la main
invisible (I), qui débouche sur la vision néo-classique(II), keynésienne et marxiste de
l’économie(III).

I Le principe de la « main invisible »

Dans ce texte, extrait Des recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
(1776) A.S nous présente sa théorie sur le principe de la main invisible .En effet, selon lui les
individus cherchent avant tout leur intérêt personnel autrement dit chaque individu recherche
son propre bénéfice. Pour se faire, il est conduit par une main invisible à employer son capital de
la manière la plus avantageuse pour lui (c'est-à-dire sur le territoire national et de la manière la
plus productive), ce qui entraine une augmentation des richesses de la société donc contribue à l
intérêt public (général). Autrement dit, la somme des intérêts individuels constitue donc l’intérêt
général.

Pour A.S, l’intervention de l’Etat n’est pas nécessaire car chaque individu est apte à choisir les
moyens de production les plus avantageux.

La théorie de la main invisible s’annonce comme un prémisse de l’analyse néo-classique.

II- l’allocation optimale des ressources chez les néo classiques

A.S entraine l’analyse néo classique. Sa pensée est traduite scientifiquement. En effet les
néoclassiques s’accordent sur la théorie de la valeur sur l’«homo oeconomicus » (l’homme prend
des décisions rationnelles pour atteindre certains buts) mais leur théorie se base
essentiellement sur le rôle privilégié attribué aux situations d’équilibre :

-« l’offre et la demande s’égalisent dans un « équilibre général », avec un prix et une quantité
d’équilibre qui assurent le revenu maximum (optimal) de la société. Les institutions doivent
permettre le bon fonctionnement du marché et c’est son unique rôle. C’est en cela que cette
théorie prolonge les idées de Keynes. L’univers des néoclassiques est un univers d’échanges
marchands car les individus procèdent aux échanges qui leur procureront la plus grande
satisfaction possible, le plus grand gain possible.

Afin de réaliser cet équilibre, Marx et Keynes préconisent quant à eux une planification de
l’économie.

III-Marx(1818), Keynes (1930) et la planification de l’économie

Le capital, Marx (1818)

En effet pour Marx les capitalistes exploitent les prolétaires. Les capitalistes utilisent les
moyens de production dans leur propre intérêt et non dans l’intérêt général, ce qui nuit à la
société, dans ce cas les prolétaires ne sont considérés que comme des forces de travail.
Pourtant, d’après lui, c’est aux prolétaires de choisir comment est organisée l’économie .Cela
donnera naissance à la planification de l’économie par l’Etat, dans les pays soviétiques.

Pour Keynes le marché laissé à lui-même ne permet pas l’allocation optimale .Il propose d’inciter
les entrepreneurs à investir dans les secteurs les plus utiles à la société. Sa Théorie générale
de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) donnera naissance au « relance keynésienne » des
années 1930 et à celle que connaît l’économie française aujourd’hui.

A partir de la théorie de la main invisible, plusieurs théories économiques sont venues succéder à
celle d’Adam Smith avec comme fil conducteur l’intérêt public et le gain à l’échange. Il a donné
naissance aux idées de la théorie néo classique auxquelles s’opposeront par la suite des
économistes aussi divers que Karl Marx ou John Maynard Keynes