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CCP TSI 2005 – PHYSIQUE-

PREMIER PROBLEME

Première partie : charge d’un condensateur à travers une résistance

1.

2.

3.

Au bout d’un temps très long, le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert : on en déduit v s ( ) = E et i( )=0

τ = RC s’exprime en seconde ; [τ]=([U]/[I])([Q]/[U])=([I] [t])/[I]=[t] : τ est bien homogène à un temps. Il s’agit de la constante de temps du circuit.

1. Loi des tensions : E = R i + v s avec i = C (dv s /dt) d’où RC (dv s /dt) + v s = E .

2. v s = E + A e -t/τ et v s (0) = 0 ( condensateur déchargé) d’où v s = E (1-e -t/τ )

Quand t -> , v s tend vers E conforme au 1.

3. Asymptote à l’infini : v s = E ; pente à l’origine : (dv s /dt) 0 = E/τ

Tangente à l’origine d’équation v s = (E t/τ) coupe l’asymptote à l’infini pour v s = E donc pour t = τ.

v s E 0 τ
v s
E
0
τ

t

4. v s (t 1 ) = 0,99 E d’où t 1 = t Ln(100) 5 τ

4.

i = C (dv s /dt) d’où i = (E/R) e -t/τ

Deuxième partie : Etude énergétique de la charge du condensateur

5. 1. Energie emmagasinée par le condensateur : E C = ½ CE 2

2. Energie dissipée par effet Joule : E J =

Ri

0

2

dt

=

0

(E

2

/ R)e

2t /

τ

dt = CE

2

/2

3. Energie fournie par le générateur : E g =

4. Rendement énergétique : ρ = E C /E

0

Eidt =

CE

2 . On vérifie E g = E J + E C .

g

= 1/2

6. 1. Energie fournie par le générateur lors de la première phase : E g1 = CE 2 /4 ;

énergie emmagasinée par le condensateur : E c1 = CE 2 /8 ( =ρ E g1 )

2. On a toujours : RC (dv s /dt) + v s = E

A t = 0, v s = E/2 d’où v s = E(1 – e -t/τ /2)

3. i = C(dv s /dt) d’où i = (E/2R) e -t/τ

4. énergie fournie par le générateur : E g2 =

0

Eidt

=

CE

2 /2

énergie emmagasinée lors de la 2 ème phase : E c2 = CE 2 /2 – E c1 = 3CE 2 /8

5. Rendement ρ’ = (E c1 +E c2 )/(E g1 +E g2 ) = 2/3 ( ρ’ > ρ )

7. On peut donc imaginer de charger le condensateur en plusieurs étapes, diminuant ainsi

l’énergie fournie par le générateur pour la même énergie fournie au condensateur.

Troisième partie : Circuit en régime sinusoïdal

8. A très basse fréquence, un condensateur se comporte comme un circuit ouvert : V s = V e

A haute fréquence, un condensateur se comporte comme un court-circuit (fil) : V s = 0 Le filtre est donc un filtre passe-bas.

9. 1.A v e (t) on associe le complexe v e = V e e jωt , à v s , le complexe v s = V s e j(ωt+ϕ) = V s e jωt

1

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d’où V s = V e ( 1/jCω)/(R+1/jωC) = V e /(1+jRCω)

On a G(ω) =

2 1 + (RCω)
2
1 + (RCω)

=

1 + (ω / ω

0

)

2

a G( ω ) = 2 1 + (RCω) = 1 + ( ω / ω

1/

1/

ϕ(ω) = -Arctan(RCω) = -Arctan(ω/ω 0 )

2.

 

G

g

ϕ

ω 0

1

0

0

ω ω

0

1/

2
2

-3 dB

−π/4

ω → ∞

0

− ∞

−π/2

1 + (ω / ω

0

)

2

∞ 0 − ∞ −π/2 1 + ( ω / ω 0 ) 2 g( ω

g(ω) = 20 log (

Quand ω → ∞ , g - 20 log(ω/ω 0 ) :

1/

)= -10 log(1+(ω/ω 0 ) 2 )

la pente de la courbe g(log(ω)) est donc de -20 dB par décade.

3. g 0 log( ω 0 ) -3 dB log(ω) pente -20 dB/décade
3.
g
0 log( ω 0 )
-3 dB
log(ω)
pente -20 dB/décade
ϕ 0 log( ω 0 ) log( ω) −π/4 −π/2
ϕ
0
log( ω 0 )
log( ω)
−π/4
−π/2

10. g max = 0 ; g(ω 0 ) = - 3 dB donc la pulsation de coupure est ω C = (1/RC) = ω 0

Quatrième partie : caractère intégrateur d’un filtre

11.

L’amplificateur est idéal donc i - = 0 et v + = v - = 0. Soit i l’intensité du courant traversant R de E vers A, puis le groupement R’,C de A vers S . On a (v e -v - )/R=v e /R= ((v - – v s ) /R’+C d(v v s )/dt) = -(v s /R’ + C dv s /dt) d’où l’équation différentielle :

v

s + R’C (dv s /dt) = -(R’/R) v e

12.

1.

Caractère intégrateur

Le montage précédent est intégrateur si R’Cω >>1 On en déduit (dv s /dt) = (-1/RC)v e = (-1/RC) V e cos (ωt)

d’où v s (t) = -(V e /RCω) sin ωt

2. Condition de linéarité du montage

La tension de sortie est proportionnelle à la tension d’entrée si R’Cω <<1 Le montage est alors un amplificateur inverseur de gain G = -(R’/R).

( pas de constante d’intégration)

13. Réponse à un échelon de tension :

1. Cas général

v s + R’C (dv s /dt) = -(R’/R) E et v s (0) = 0 d’où v s = -(R’/R) E (1-e -t/RC )

2. Caractère intégrateur

Si t/R’C <<1 alors (1-e -t/RC ) t/R’C d’où v s = -(E/RC)t. v e étant constant, v s est bien l’intégrale de v e . La condition est donc t << R’C. v s ne doit pas dépasser la tension de saturation sinon l’ampli se sature, le

comportement n’est plus linéaire.

2

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DEUXIEME PROBLEME

Première partie : oscillations d’un pendule simple

1.

2.

3.

Etude dynamique : équation différentielle du mouvement

1. Bilan des forces appliquées à A : le poids m g

Le moment cinétique de A en O est :

, la tension du fil T .

L

0

=

OA

mv(A / R)

=

Le

r

mL

θ

e

θ

=

2

mL

θ

Le théorème du moment cinétique en O est :

dL

e

O

z

/ dt

=

M

O,ext

M

O,T

=

0

,

M

0,mg

=

OA

mg

= −

mgLsin

θ

e

z

d’où l’équation différentielle : θ = −(g/L)sinθ

2. La seule position d’équilibre est θ = 0 (le fil doit être tendu) ; cette position est stable car si on écarte le pendule de cette position, soumis à son poids il revient dans cette position (l’équation différentielle pour un petit angle est celle d’un oscillateur harmonique… voir deuxième question))

Petites oscillations

1. Si θ 0 est petit alors θ est petit et sin θ θ . L’équation devient :

 

est l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique (

θ

2

= −ω θ

0

θ = −(g/L)θ

)

La pulsation :

2.

3.

4.

5. Amortissement par frottement fluide :

le théorème du moment cinétique donne : θ

Pour les petits angles : θ + (h/m)θ + (g/L)θ = 0 L’équation caractéristique est r 2 + (h/m)r +(g/L)=0 : Δ = (h/m) 2 -4(g/L) En régime pseudopériodique, Δ < 0 et les solutions sont

0

,

ω

0

θ

(0)

sin(

=

g / L
g / L

; T 0 = 2

π

/

ω

0

=

2

π

L / g
L / g
gL
gL

OA

.

f

θ

(0)

= θ

=

ω

0

0 d’où θ = θ 0 cos (ω 0 t)

t) d’où v max = Lω 0 θ 0 = θ

0

M

=

O,f

= −

θ = −ω θ

0

0

Représentation graphique…

2

hL

θ

e

z

= −

(g/L)sinθ - (h/m)θ

r = −(h / 2m) ± i

e z = − (g/L)sin θ - (h/m) θ r = − (h / 2m) ±

− Δ / 2 = −(h / 2m) ± iΩ

qui

d’où

En utilisant les conditions initiales : θ = θ e -ht/2m (cosΩt + (h/2mΩ)sinΩt) Représentation graphique…

θ

=

e

ht / 2m

(A cos

Ω

t

+

Bsin

Ω

t)

Aspect énergétique

1. Pour le point matériel A, E c = ½ mv 2 = ½ mL 2

θ

2

2. E p = mg « h » = -mgL cos θ (référence à 90°)

3. E m = E p + E c . Si les frottements sont négligés, le point n’est soumis qu’à des forces conservatives donc son énergie mécanique se conserve : dE m /dt = 0 d’où

mL

2 θθ +

mgLsin

ϑθ =

0 d’où θ = −(g/L)sinθ : on retrouve l’équation du 1.

θ varie en cosω 0 t donc E c varie en (sinω 0 t) 2 et E p en (cosω 0 t) 2 : leur période T est donc égale à T 0 /2 5 .Amortissement par frottement fluide : d’après le théorème de l’énergie mécanique , dE m /dt = P non conservatives = -hv 2 = -h(Lθ )

4.

d’où θ

= −

2

(g/L)sinθ - (h/m)θ : on retrouve l’équation du 2.

3

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Deuxième partie : rotation d’un pendule composé autour d’un axe fixe

4. Moment d’inertie du pendule composé

Le moment d’inertie J du système {disque A + tige OP} par rapport à Oz est :

J = I 1 + J 1 = m’L 2 /3 + mL 2 + mR 2 /2.

5. Etude dynamique

1. Bilan des forces extérieures appliquées au système : Action en O, poids de la tige en

C, poids du disque en A.

2. Théorème du moment cinétique projeté sur Oz : Jθ = −m'g(L/2)sinθ mgLsinθ

3. petit donc θ petit : l’équation devient Jθ = −gL(m' /2 + m)θ

θ

1

L’équation est celle d’un oscillateur harmonique de pulsation :

6.

ω 1 =

+

(gL(m' 2m)/2J

et de période T 1 = 2π

2J/gL(m'+2m)

Simplification m’<<m, R petit , on a

d’où l’équation :

première partie de masse m presque ponctuelle, située à la distance L ( la différence venant de la rigidité de la tige par rapport au fil…)

J

mL

= −

2

et m’+2m

2m

mL θ

2

mgLsinθ

: on retrouve le cas du pendule simple de la

Troisième partie : oscillations d’un aimant dans un champ magnétique

7.

1.

Γ =

M

B

=

Me

θ

Be

= −

y

MBsin

θ

e

z

2. En l’absence de frottement, le théorème du moment cinétique projeté sur Oz donne :

mL θ

2

= −

MBsinθ

mgLsinθ

3. On multiplie l’équation ci-dessus par θ et on intègre d’où :

2

mL

θ

2

= E c = mL θ

4. L’équilibre correspond à un extrêmum de l’énergie potentielle donc sinθ = 0 soit

θ =0 ou θ = π. La stabilité correspond à une énergie potentielle minimale.

Si MB > -mgL, E p (0) < E p (π) : θ =0 est stable Si MB < -mgL, c’est θ =π qui est stable.

5. Pour des petites oscillations, l’équation devient : mL θ

Pour MB>-mgL, l’étude se fait autour de 0 et

Pour MB<-mgL, l’étude se fait autour de π : on pose θ = π + ε. L’équation devient

/ 2

2

(MB

2

/2 et E

+

mgL) cos

θ +

cte

p = (MB + mgL)cosθ (référence à 90°)

2

= −(

MB

+

mgL)θ

+ mgL)cos θ (référence à 90°) 2 = − ( MB + mgL) θ (MB +

(MB + mgL)/mL

2

ω

2 =

2

mL

ε

= −

(MB

+

mgL)(

ε

) ; on a alors

ω

2 =

= 2 mL ε = − (MB + mgL)( − ε ) ; on a alors

(MB + mgL)/mL

2

On vérifie bien la stabilité autour des positions d’équilibre dans les deux cas.

4