Famille
nombreuse,
exercices
sécurité dans les collège,
Jeux vidéos
, Harcèlement
sexuel,de ….
La tour de Vinci, Iron man, les anciens de K’eskon Attend... 

n°49 Juin 2016
n°50, Novembre 2016 

Un concours photos pour l'anniversaire 
Le numéro 50 ! Quand Keskon A end 
est né en 2007, on était loin de penser 
qu'il irait jusque là, qu'il serait capable 
d'aligner cinquante numéros d'un maga‐
zine collégien. C'est fait. Avec le con‐
cours de près de 250 journalistes jeunes 
qui se sont succédé, ce sont 750 sujets 
environ qui ont été traités et qui ont 
donné à voir le Châtelleraudais d'une 
manière un peu différente. Pour les 
jeunes mais "pas que" :  le journal a 
trouvé aussi, souvent, le lecteur adulte 
en venant le chercher au cinéma, à la 
bibliothèque, au théâtre, dans les mai‐
sons de quar er. Les jeunes journalistes 
ont posé leur regard sur la vie associa‐
ve, culturelle, poli que parfois, spor‐
ve mais aussi sur les grands sujets qui 
interrogent ceux qui ont entre 14 et 18 
ans. Pour ce numéro anniversaire, nous 
avons cherché les souvenirs des anciens 
qui ont traversé l'aventure. Mais nous 
voulons aussi proposer à tous de par ci‐
per à notre tenta ve de raconter notre 
ville et son environnement. Nous lan‐
çons donc un grand concours de photos 
sur le thème «être jeune à Châtelle‐
rault». Les photos doivent être numé‐
riques (si possible en 300 dpi), en cou‐
leurs ou en Noir‐et‐blanc, et doivent 
être adressées à l'adresse suivante : 
rapidolezoo@yahoo.fr avant le 15 jan‐
vier. Ce concours est ouvert à tous les 
lecteurs quel que soit leur âge. Les meil‐
leurs clichés seront publiés dans K’eskon 
a end. 
p.3 : Terrorisme, mesures de sécuri‐
té dans les établissements 
p.4 : Retour sur les JO au Brésil 
p.5 : La folie Pokémon Go 
p.6 : La réforme du collège 
p.7 : Agility, sport pour chien 
P.8 : la tour Léonard de Vinci 
P.9 : Famille nombreuse ! 
p.10 : la S.P.A. 
p.11 : Un champion de  r /  Des 
livres d’arts à la bibliothèque de 
Châtellerault 
p.12 : Tatouage 
p.13 : le hip‐hop 
p.14 : la musique des 80’s 
p.15‐16 : Dans la peau d’un Iron Man 
P.17,18,19 : Les anciens de K’eskon  

©Keskon a end 

Au sommaire 

Journalistes :  Johanna Andreau, Remy Bpolay, 
Maxime Bussereau, Aurélie Crette,  Eléa Degeorges, 
Ilham Derouiche, Vanessa Dugé, Noémie 
Enain, Melvin  Ferdonnet, Adèle Furet, Camille 
Goossens, Ana Hommelet, Abdessamad Kas‐
sous, Audrey Lagarde, Thomas Lamarre, Tom 
Le Guillou, Lucas Mar neau, Jade Nespoux, 
Cindy Philipponeau, Mathéo Poirault, Julie 
Pouzin,  Coline Raffoux, Laurine Royer, Ra‐
phael Tribot, Lindsay Van Horde, Alix Vaucelle. 

Toutes les photos ©keskon 
a end, Novembre 2016. I 
Imprimé à 900 exemplaires par 
Jouve, 733 rue St Léonard, 
53100 Mayenne 
ISSN : 2107‐5190  Collège René 
Descartes, 98 bd Blossac, 86 106 
Châtellerault.  
Directeurs de publication : Jacques  
Arfeuillère et Séverine  Lenhard 
Projet soutenu et financé exclusi‐
vement par la ville de Châtelle‐
rault et la Communauté d’Ag‐
gloméra on du Pays Châtelle‐
raudais. Merci à eux ! Partena‐
riat avec le « 4 », pour des ate‐
liers vidéo avec José Bourdon et 
des ateliers images avec  Aïssa  
Kandila.   Merci ! 

Terrorisme : quelles conséquences  
sur nos établissements ? 
Les a entats qui ont secoué la France résonnent encore en nous, ils nous ont trauma sés et révoltés. Pour 
la première fois, nous nous sentons vulnérables. Pour la rentrée 2016, la Ministre de l’Educa on Na onale 
Madame Najat Vallaud‐Belkacem a annoncé la mise en place de mesures de sécurité contre les risques 
terroristes. En quoi ces mesures vont‐ elles modifier notre vie de collégiens et de lycéens ? 

©Keskon a end 

 

Ç 

a se passe d’abord à la porte, 
dès l’entrée. Dans les établis‐
sements scolaires à Châtelle‐
rault, l’iden té des personnes 
extérieures est relevée dans le respect 
de la législa on en vigueur. Monsieur 
Mignien, Principal du collège René 
Descartes nous le confirme : « A l’en‐
trée de l’établissement, les surveil‐
lants connaissent les élèves. Ils ne 
laissent pas passer une personne 
étrangère au collège ; ces personnes 
sont invitées à se présenter à l’accueil, 
à l’autre entrée ». Là, le collège est 
doté d’un interphone et d’une toute 
nouvelle caméra qui filme les nou‐
veaux arrivants. Leur iden té est en‐
suite contrôlée et leur accès est auto‐
risé s’ils ne présentent « aucun dan‐
ger ». Le processus d'accueil est le 
même pour le lycée Marcelin Berthe‐
lot où il faut, en plus, laisser sa carte 
d'iden té.  Pour cet établissement 
Châtelleraudais, des horaires précis 
d'ouverture ont même été mis en 
place. Les lycéens en retard ne peu‐
vent plus espérer entrer en douce : 
« Les portes ne sont ouvertes qu'aux 
heures piles » nous explique Madame 

Grollier, proviseur du lycée Marcelin 
Berthelot. 
Côté élèves 
Et les élèves, sont‐ils contrôlés à leur 
arrivée? Une affiche à l’entrée du col‐
lège René Descartes récapitule les 
mesures de sécurité, mais toutes ne 
sont pas respectées. « Nous ne visua‐
lisons pas les sacs à l’entrée, cela irait 
à l’encontre d’une autre mesure de 
sécurité qui est d’éviter tout a roupe‐
ments aux abords de l’établisse‐
ment », nous dit le principal. Et qu'en 
est‐il des groupes de lycéens qui ont 
pour habitude de fumer pendant les 
pauses devant l'entrée de leur établis‐
sement ? Nous avons posé la ques on 
à Madame Grollier qui nous a exposé 
une deuxième incompa bilité : « Les 
groupes de fumeurs sont exposés à 
des dangers poten els mais la loi Evin 
interdit de fumer dans les lieux pu‐
blics. » N'étant pas autorisés par la loi 
à les laisser fumer dans la cour « le 
lycée cherche toujours un compro‐
mis ». 
Autres conséquences 
Quelles sont les autres conséquences 

du niveau Vigipirate «alerte 
a entat » ? Pour les parents, la 
conduite des enfants à l'école 
pourrait être perturbée prochai‐
nement du fait de l’interdic on 
de sta onner des véhicules aux 
abords des établissements sco‐
laires. Mais, rassurons‐nous, les 
sor es et voyages scolaires sont 
toujours autorisés, à condi on 
de signaler en amont ces 
voyages à l’autorité acadé‐
mique. «  Certaines des na ons 
peuvent nous être refusées par 
le Préfet comme le Moyen‐
Orient ou certains lieux publics 
comme les gares et le mé‐
tro juste après un a entat» ex‐
plique M Mignien. 

Des exercices contraignants 

Chaque établissement scolaire dis‐
pose d’un diagnos c de sécurité et 
actualise son plan par culier de mise 
en sureté (PPMS) face aux risques 
majeurs, d’origine naturelle, technolo‐
giques, chimiques, ou à des situa ons 
d’urgence par culière (intrusion, 
a entats,…). « Pour s’y préparer, trois 
exercices de sécurité vont être mis en 
place dans l’année, le premier a eu 
lieu le 11 octobre » nous précise M 
Mignien. « On imagine un scénario, 
on se cache, on ne fait pas de bruit 
pendant 15 minutes. Face à la pa‐
nique, on ne sait pas comment on 
réagirait individuellement. C’est ter‐
rible à imaginer mais on s’y prépare 
quand même sans pour autant créer 
une psychose ». Au lycée Marcelin 
Berthelot, des exercices de sécurité 
similaires sont mis en ac on, « Cela 
permet aux élèves et au personnel de 
voir comment ils réagiraient en pré‐
sence un terroriste dans l'enceinte du 
bâ ment. Mais les exercices ne doi‐
vent pas être faits trop souvent», 
ajoute Madame Grollier. La forma on 
du personnel du lycée n'a pas changé, 
«le personnel ne peut se former à de 
tels risques que sur le terrain ».  (…) 

(suite de l’ar‐
cle page 3) 
Tous les 
élèves ayant 
un mandat (les 
délégués) bénéficient à leur demande 
d’une forma on aux premiers secours 
en vue d’obtenir le cer ficat de com‐
pétences de citoyen de sécurité civile 
(PSC1) ou aux gestes qui sauvent. « Le 
personnel n’est pas formé à de tels 
risques et c’est un peu ce qu’on re‐
gre e » déplore M Mignien. Certains 
pays comme Israël pour les a entats 
ou le Japon pour les tremblements de 
terre sont préparés depuis longtemps 
à régir face à de tels risques. En 
France il faut « développer une cul‐
ture commune de la sécurité ». Pour 

résumer, la proviseur du lycée Marce‐
lin Berthelot rappelle qu'il faut es‐
sayer de s'adapter à ce e situa on 
car « on ne peut pas vivre dans la 
peur, sans ignorer le danger et la peur 
ne va pas éviter le danger ». 
La fameuse « radicalisa on » 
Une mesure plus discrète consiste à 
prévenir le risque de radicalisa on 
des élèves comme des enseignants : il 
faudrait signaler à la préfecture toute 
personne tenant des propos et ayant 
des comportements inquiétants. Et là, 
le principal du collège Descartes 
avoue que ce n’est pas complètement 
l’affaire des établissements scolaires. 
« Ce n’est pas seulement l’affaire des 
établissements scolaires d’y faire 

a en on, c’est toute la société qui 
doit être sensible à ce qui se passe 
autour d’elle pour les prévenir» ex‐
plique Mr Mignien. «  Pour lu er 
contre la radicalisa on, le meilleur 
moyen c’est de vivre ensemble, parce 
que si on séparait  dans la cour les 
catholiques, les musulmans, les non‐
croyants, les juifs,… cela finirait par 
créer des tensions et bien pire en‐
core. Nous sommes formés à éduquer 
les jeunes, on ne peut pas demander 
aux enseignants d’adopter la culture 
des militaires et de la police. Notre 
culture est beaucoup plus ouverte et 
beaucoup plus libre, on défend plus 
les libertés ». 
Raphaël Tribot & Adèle Furet 

JO sont‐ils vraiment ce que l'on croit ?  
Tout le monde (ou presque) voit les jeux olympiques 
comme une consécra on, comme quelque chose d'excep‐
onnel, pas moi. Ce e année, vous le savez sûrement, les 
Jeux Olympiques se sont déroulés au Brésil mais ce que 
vous ne savez peut‐être pas, ce sont toutes les mesures 
néga ves qui ont été prises pour les me re en place. Ce 
que je vais vous raconter maintenant va peut‐être chan‐
ger votre regard sur les jeux olympiques, en tous cas, ça a 
changé le mien. 

étaient expulsés de façon très violente telle que Dona 
Pehna (figure embléma que de la résistance contre les 
expulsions) qui a été agressée et sauvagement blessée à 
la tête et au visage. On lui a cassé le nez, son visage était 
en sang mais on sait que ce genre de violences est très 
commun au Brésil. 
368 familles ont aussi été déplacées et expulsées de chez 
elles à cause de la construc on d'une ligne de bus rapide 
qui perme ait le transport des spectateurs des jeux olym‐
piques. Certains habitants qui n'ont pas été déplacés, 
faute de moyens, se sont plaints des fissures qui se for‐
maient dans leurs maisons et de l'insécurité qui règne 
maintenant dans leur propre rue. Un habitant explique 
qu'avant que ne débutent les construc ons pour les J.‐O. 
le quar er était 
 
calme, mainte‐
nant les gens 
n'arrivent plus à 
dormir, le quar‐
er est en con ‐
nu sous tension. 
Il y a des morts, 
des assassinats 
et des échanges 
de  r. 
©Severine Lenhard 

Les favelas sont les quar ers pauvres autrement dit les 
bidonvilles de la ville de Rio de Janeiro. Et comme les 
autorités et le gouvernement ont décidé de ne montrer 
aucun signe de pauvreté ou d'inégalités au yeux du 
monde en er lors de ces jeux, ils ont donc pris la décision 
de purement et simplement 
raser toutes les favelas qui 
pouvaient être vues à l’occa‐
sion de cet événement. Au to‐
tal presque 80 000 personnes 
ont été déplacées sous les 
bruits des pelleteuses et des 
tractopelles qui détruisaient 
leur maison. Une popula on 
mécontente et on peut le com‐
prendre. Certaines personnes 
ont pu accepter une indemni‐
sa on de la part de la mairie, 
d'autres ont décidé de ne pas 
par r et de rester sur leur ter‐
rain coûte que coûte. Ce que la 
mairie a parfois accepté mais en leur faisant construire de 
nouvelles maisons mais deux fois plus pe tes que leur 
ancienne. 

Tout cela à cause 
des jeux olym‐
piques. Les habi‐
tants trouvent 
que certaines infrastructures ne sont pas indispensables, 
peut‐être qu'ils n'ont pas tort. Voilà ce qu'est la face ca‐
chée des jeux olympiques 
 Tom Le Guillou 

Ceux qui résistaient ou ceux qui voulaient se révolter 

A la chasse aux Pokémons 
"Malgré la loi qui veut en limiter l’accès, les Pokémons sont bel et bien présents dans les 
établissements scolaires. Certes le collège n’est pas un pokéstop et les pokémons rares 
sont bannis mais on peut chasser dans les couloirs et dans la cour. Pe t point de rentrée. 
de notre établissement comme on 
peut en trouver un peu partout, sur‐
tout dans les espaces publics, dans les 
musées ou devant des monuments... 
Il faut reconnaître que l'avantage de 
ce nouveau jeu, c'est que les gens sor‐
tent de chez eux. Pour ceux qui res‐
taient 
col‐
lés à 

nages du dessin 
animé. L'applica‐
on Pokémon Go leur per‐
met cela aujourd’hui. Un d’entre eux 
raconte par exemple : « J'en rêvais! Ce 
que je voulais par‐dessus tout c'était 
pouvoir monter à dos d'Arcania et me 
promener avec mes Pokémons. Au 
début, je n'y croyais pas et puis j'ai 
commen‐

o
©Kesk
nd 
n a e

Pokémon, l’histoire 
Pokémon est une franchise 
japonaise créée par Satoshi 
Tajiri en 1996 qui présente 
en par culier des jeux vidéos 
et des séries éditées par 
Nintendo. En octobre 2010, 
les jeux Pokémon se sont 
vendus à environ 250 mil‐
lions d’exemplaires. Le jeu 
vidéo Pokémon Rouge et 
Bleu s’est vendu à plus de 30 
millions d’exemplaires, c'est 
un record des ventes dans 
l’histoire du jeu vidéo. Il y a 
également des dessins ani‐
més, des mangas, et des jeux 
de cartes à collec onner. 
Dans le dessin animé, le per‐
sonnage principal, Sacha, 
voyage à travers diverses 
régions dans le but d’a ra‐
per de nouvelles sortes de 

leur écran, 
c’est un mieux. 
Ils partent à la 
« chasse aux 
Pokémons»  
fréquemment 
en groupes 
d'amis, parfois 
seuls. Parmi les 
pra quants, 
certains disent 
que le jeu est 
un effet de 
mode, d'autres 
que c'est un 
passe‐temps... 
Les fans de 
Pokémon évo‐
quent d’ail‐
leurs leur rêve, 
pe t, de captu‐
rer des Poké‐
mons comme 
les person‐

 

pokeballs dans lesquelles il y 
a des pokémons, un concept 
qu’on retrouve également 
dans les jeux vidéo. Poké‐
mon a eu un impact culturel 
très important dans les pays 
où il a été commercialisé, 
dont le Japon, les États‐Unis, 
le Canada, la France et 
d'autres pays européens. 
Pokémon Go, est une appli‐
ca on pour téléphone mo‐
bile sor e en début de cet 
été 2016 qui consiste à se 
me re dans la peau d'un 
dresseur de pokémon qui les 
chassent, les élèvent et les 
font comba re avec les po‐
kémons d'autres dresseurs. 
Les pokémons sont comme 
des animaux. Pikatchu est le 
plus connu d'entre eux. 

cé à 
voir ce e applica on un peu par‐
tout sur internet y compris sur des 
sites dédiés à Pokémon affirmant 
l'officialisa on du jeu. J'ai été tout de 
suite enthousiasmé et impa ent de 
pouvoir enfin l'essayer.» 
Est‐ce que ça va durer ? Est‐ce que ce 
n’est pas trop répé f ? Là les fans 
sont moins enthousiastes. Celui‐là 
reconnaît : « Effec vement c'est un 
peu répé f mais c'est un jeu auquel il 
faut jouer de temps en temps, entre 
deux heures de cours ou entre amis le 
week‐end; ce jeu m'a permis de re‐
tomber en enfance et de sor r avec 
mes amis au lieu de rester seul chez 
moi derrière un écran et c'est pour 
ce e raison que je con nue encore d’y 
jouer. » En passant dans la cour du 
collège…                                                    
LAGARDE Audrey, GOSSENS Camille 

©Keskon a
end 

h oui ! Nous avons trouvé 
des Pokémons dans notre 
collège! Najat Vallaud‐
Belkacem, ministre de l'édu‐
ca on, a eu beau faire ses recomman‐
da ons, la porte n’est pas fermée dans 
les établissements scolaires à ce jeu 
qui con nue de rendre accro de nou‐
velles hordes de chasseurs d’illusion. 
Nous en avons trouvé plusieurs 
dans l'enceinte 

La réforme du collège deux mois plus tard 
Nous en  avons beaucoup entendu parler l’an dernier et K’eskon A end l’a même présentée au printemps. 
Aujourd’hui, elle est là. La réforme a débarqué dans les collèges. Qu’y‐a‐t‐il de changé ? Pour comprendre 
nous avons  interviewé un peu tout le monde, des profs,  des élèves et des 3ème redoublants. Quelles nou‐
velles ma ères, quels changements ? Et d’abord, c’est quoi les EPI ? Essai d’explica on. 
« Le brevet est sur 700 
points et le socle com‐
mun  sur 400 donc en 
travaillant toute l'an‐
née on a beaucoup de 
chances de l'avoir ». 
Mais pour d'autres, le 
brevet sera plus dur à 
cause des nouvelles 
ma ères. Enfin, pour 
l'histoire des arts, l’avis 
qui revient le plus, c’est 
que sa dispari on est 
une bonne chose, car il 
est remplacé par 
quelque chose qui 
laisse un choix (EPI, 
 
rapport de stage,..). 
« Heureusement qu'ils 
l'ont enlevé parce que 
je voyais tout le travail 
que ma sœur faisait, ça 
m’inquiétait », dit ainsi 
©Keskon a end 
Maxime. Mais il faut 
reconnaître que cer‐
tains regre ent ce e ma ère.   
éduca on ar s que et culturelle ou le 
parcours citoyen), parcours qui sont 
Du point de vue des 3èmes redou‐
composés par des passages par les 
blants, « les cours n'ont pas vraiment 
Epis entre autres. L'épreuve consiste 
changé et le brevet sera plus dur avec 
donc à faire un exposé de 5 minutes 
toutes ces ma ères. Pour l’histoire 
suivi d'un entre en avec le jury de 10 
des arts, c’est vraiment dommage car 
min. Ce e par e compte 300 points 
ça rapportait facilement des points », 
maximum. Le brevet en lui‐même 
expliquent Anna et Christopher. 
compte 700 points et il faut 350 points 
 Côté profs 
pour l’avoir. Voilà, vous savez tout, 
enfin si vous vous représentez ce que 
Il y en a qui voient du changement. 
l’on entend par Socle Commun, ce qui 
C’est le cas d’une prof de techno qui 
se cache derrière les EPI 
explique que les cours ont vraiment 
(enseignement pra que interdiscipli‐
beaucoup changé et qui pense que 
naire), si vous savez conver r des ni‐
c’est bien d’être une ma ère repré‐
veaux de maitrise en points, si vous 
sentée au brevet : « C’est une recon‐
voyez ce que sont des parcours… 
naissance de notre travail. » 
Pour les élèves du collège 
Mais du point de vue des profs en 
 
général, ils ne parlent pas de change‐
En général, les avis sont unanimes : la 
ment fondamental ni dans leur façon 
façon de faire les cours n’a pas vrai‐
de faire leurs cours, ni pour le brevet. 
ment changé. On verra bien pour les 
Il y aura sans doute plus de change‐
résultats, on croit savoir que les anno‐
ment dans la façon d’évaluer. Mais ça, 
ta ons sont maintenant  plus impor‐
ça reste à découvrir dans l’année.   
tantes pour le brevet que les notes. 
Où les avis divergent, c’est que cer‐
Ilham Derouiche, Adèle Furet, Julie 
tains pensent que le brevet sera plus 
Pouzin 
facile. C’est l’avis de Camille, 3ème : 
 

l faut d’abord parler de socle 
commun, du brevet et d’histoire 
des arts. 

Le socle commun est donc modi‐
fié ; la nota on n’est plus la même. 
Lorsque l’on note les 8 différents 
champs d’évalua on, maintenant, on 
note par maîtrise : soit celle‐ci est in‐
suffisante (I), soit elle est fragile 
(F),  ou sa sfaisante (S) ou très sa s‐
faisante (TS). En gros, ceci rapporte 
des points selon le degré a eint. On 
peut au maximum gagner 400 points 
pour le socle commun au brevet. Vous 
voyez plus clair ? 
D’autre part, la reforme a fait me re 
en place de nouvelles ma ères dans le 
brevet : les SVT, la physique‐chimie et 
la techno apparaissent dans le brevet 
2016 en plus des ma ères habituelles 
(français, histoire‐géo, enseignement 
moral et civique et les mathéma‐
ques). L'histoire des arts a été rem‐
placée par les EPI (enseignements 
pra ques interdisciplinaires) pour 
l’épreuve orale ; ou plutôt le candidat 
a à choisir  entre 3 parcours (avenir, 

Agility, le sport à quatre pattes...  
Un dimanche ordinaire à Targé, sur le stade. Une compé on. Avec 
de nombreux candidats plus que mordants. C’était un concours 
« d'agility » pour les chiens et les concurrents étaient plus que    
nombreux. Reportage.    

La maîtresse de Falco, Catherine Per‐
rot, vient pour le plaisir. « Pour moi, 
l'agility, c’est un moment d'amusement 
et de détente à partager avec mon 
chien. » Pourtant, elle n’oublie pas la 
compé on. Depuis 1un an et demi, 
elle s'épanouit a entraîner son chien et 

L'agility qu'est‐ce que s'est vraiment ? 
L'agility est un sport canin, dans lequel 
les chiens évoluent sur un parcours 
d'obstacles sous les ordres de leur 
maître, mais c'est avant tout un jeu, qui 
rapproche un chien et son maître. 
Ce e discipline consiste à leur faire 
négocier divers obstacles dans le but 
de me re en valeur leur intelligence et 
leur souplesse. Elle implique une bonne 
harmonie entre le chien et son maître 
et abou t à une entente parfaite de 
leur équipe, il est donc nécessaire aux 
par cipants de posséder les bases élé‐
mentaires d'éduca on et d'obéissance. 
À chacun son obstacle. 
En France, il y a 4 catégories de chiens. 
Les catégories sont faites en fonc on 
de la taille. Dans la catégorie A, on 
trouve les chiens de moins de 37 cm. 
(Affenpinscher, Chihuahua, Yorkshire 
Terrier, Bichon maltais, Shih tzu, Car‐
lin.) Autrement dit, les “chiens à leur 
mémère », dont on n’imaginait pas 
qu’ils puissent être des spor fs ! Les 
chiens de la classe A, ne peuvent ce‐

pendant y par ciper qu'à des obstacles 
spécifiques comme la haie simple, 
l'oxer, la table, le slalom, et le tunnel. 
Dans la catégorie B, il y a les chiens de 
37 à 47 cm, ceux qu’on trouve souvent 
à la chasse (Terrier de Boston Beagle 
Kromfohrländer.)Les chiens de la classe 
B, ne peuvent faire que la palissade, la 
haie simple, l'oxer, la table, le slalom, le 
tunnel, le mur et le pneu. 
Enfin, dans la catégorie C, on trouve les 
athlètes, les chiens 47 cm et plus 
((Dogue allemand Dobermann Berger 
allemand Labrador retriever Golden 
retriever Boxer.) Ceux‐là, sont de vrais 
spor fs et on peut les voir avec talent 
s’a aquer au pneu, la palissade, la haie 
simple, l'oxer, le tunnel, le mur, et faire 
du saut en longueur. 
Les molosses, les balaises ? C’est la 
dernière catégorie, la D, celle des 
chiens molossoïdes, peu véloces et très 
imposants (Staffie, Terre‐Neuve, Saint‐
Bernard, Léonberg, Berger d’Anatolie.) 
Eux, ils peuvent tout faire, d’ailleurs qui 
pourrait les empêcher ?  
Aurélie Cre e 

©Keskon a end 

Le maître de Flash, Hervé Thomason, 
est un vrai passionné. Ce qui l’a poussé 
à faire ce e discipline, c'est les mo‐
ments de complicité avec son chien. Il 
faut dire que pour concourir, il faut 
passer beaucoup de temps avec l’ani‐
mal : depuis 3 ans, ils s’entraînent dès 
qu'ils ont du temps libre. « Il n’y a pas 
de race par culière pour faire de l’agili‐
ty », explique Hervé. « Tous les chiens 
peuvent par ciper mais on les catégo‐
rise en fonc on de leur taille. ». Flash a 
mis 5 mois à lui obéir et ils ont com‐
mencé dès que Flash avait fini sa crois‐
sance. 

elle a pris de l’ambi on : elle imagine 
gagner plein de trophées et de mé‐
dailles. 

©Keskon a end 

asserelle, palissade, balan‐
çoire, haie simple, oxer, mur, 
saut en longueur, pneu, 
table, slalom, tunnel, on ne 
s’ennuie pas quand on concourt chez 
ces spor fs d’un autre genre. Il y en a 
pour tous les chiens. Et pour tous les 
niveaux. Nous en avons choisi deux. 
Flash et Falco. Leur point commun ? 
Aucun des deux n’a gagné une des dix 
coupes qui étaient à remporter et ils 
sont juste repar s, comme leurs pe ts 
camarades, avec des sacs d’aliments 
pour chien de la part du sponsor de la 
compé on. Une juste récompense. 

Une Tour‐forteresse construite  
par Léonard de Vinci ! 
Qui n’a pas rêvé de découvrir une pépite d’or dans son jardin ? C’est le cas de 
la famille Armbruster qui a redécouvert un témoignage historique et archi‐
tectural unique en France de plus de 500 ans: une tour‐forteresse selon les 
plans de Léonard de Vinci… Visite sur les lieux et rencontre du propriétaire. 

©Keskon a end 

 

éonard a bien construit cet 
édifice défensif, à deux pas de 
Châtellerault, à Monthoiron. 
Ce que la plupart des gens 
ignorent. L’histoire com‐
mence  presque cinq siècles après la 
construc on de cet édifice, lorsque le 
castellelogue  Nicolas Faucherre,  qui 
travaillait  alors à l'université de Poi‐
ers et passait dans le châtellerau‐
dais pour relever les différentes 
mo es médiévales, découvre à Mon‐
thoiron ce e architecture par cu‐
lière, noyée sous la végéta on. « Cela 
fait 40 ans que nous sommes proprié‐
taires de cet édifice mais, au début, il 
était ques on  d’une vieille tour mé‐
diévale » explique Chris an Armbrus‐
ter,  propriétaire de cet ouvrage. 
« Très vite,  Nicolas Faucherre a relevé 
des détails qui indiquaient une data‐
on du début du XVIème siècle et 
donc de la Renaissance ». Et quelle ne 
fut pas leur surprise quand : 
« plusieurs mois après sa visite, il 
nous a communiqué un courrier en 
joignant une copie du feuillet c37r du 
Codex II de Madrid que Léonard de 
Vinci avait réalisé. C’était donc bien 
une Œuvre architecturale réalisée 
par  Léonard de Vinci ! » En effet le 
nombre et la forme par culière des 
éperons répar s en étoiles, la galerie 
circulaire qui desservait chacun et 
l’escalier à vis correspondent parfaite‐
ment au croquis du feuillet. 
Cer fiée par les scien fiques 
C’est ce qui a mo vé la communauté 
scien fique réunie à Romoran n  en 

2010 à signer un document pré‐
cisant que la tour forte‐
resse « correspond à une concep‐
on du maître et peu  cons tuer 
une œuvre inédite de Léonard de 
Vinci ». Ce qui interpelle, c’est la 
réelle u lité de ce e tour. Elle a 
été construite en fond de vallée ce 
qui est très peu idéal pour un édi‐
fice défensif.  Il faut donc remonter 
dans le temps avant la construc on 
de la forteresse. La famille Turpin de 
Crissé (au départ Tour‐pin puis Tur‐
pin) va passer son temps à guerroyer 
pour les rois de France. Jacques Tur‐
pin de Crissé né en 1491, nous inté‐
resse par culièrement. Il se dis ngue 
pendant les guerres d’Italie notam‐
ment à Marignan en 1515 ou il est fait 
chevalier en même temps que Fran‐
çois premier. Jacques est donc très 
proche de François 1er et une corres‐
pondance existe entre eux. Jacques 
Turpin de Crissé se rend donc souvent 
à la cour du roi France et a surement 
dû rencontrer Léonard de Vinci qui a 
passé les trois dernières années de sa 
vie à Amboise, au service de François 
1er, comme "premier Peintre, Ingé‐
nieur et Architecte du roi". IL avait 
réalisé un schéma pour César Borgia 
sur un projet de Tour qui ne verra 
jamais le jour à Piombino. Au dé‐
but  du 16ème siècle, plusieurs actes 
nous indiquent un financement d’une 
construc on à Monthoiron. Un esprit 
de compé on existait entre les sei‐
gneurs : c’est à qui construirait le plus 
bel ouvrage, pour affirmer sa puis‐
sance et son goût, et espérer le pas‐
sage du Roi dont le château 
d’Amboise est proche. 
Un relais de chasse ? 
Ce e construc on commencée en 
1517, aurait plutôt servi de relais de 
chasse. Le rez‐de‐chaussée est une 
salle circulaire  de plus de 10 mètre de 
diamètre avec une coupole ce qui est 
très rare pour l’époque. Les murs font 

5 mètres d’épaisseur (environ 3000 
m2 de pierre). Les deuxième et troi‐
sième étages sont des salles hexago‐
nales. On y trouve au troisième étage 
des traces de peinture sur un enduit 
très fin et la signature « Jacques Tour‐
pin » avec une date 1527. On trouve 
aussi un Graffi  signé François, corres‐
pondant à la calligraphie de François 
Ier. 
Aujourd’hui ce n’est plus qu’un cy‐
lindre de 20 m de hauteur et de dia‐
mètre. Le volume cylindrique était 
servi par 10 ‘‘éperons’’ dont ne sub‐
siste plus que l’extrémité supérieure 
en calcaire. Chaque éperon est des‐
servi par une galerie circulaire à la 
base de la tour dont la voûte est en‐
core visible. L’intérieur de la tour est 
en chan er  et ne peut donc pas être 
visible actuellement «  des poutres de 
14 mètres de long ont été placées à 
25 mètres de haut pour supporter un 
toit hexagonal » nous explique Chris‐
an Armbruster. « De nombreux spé‐
cialistes, français, mais aussi interna‐
onaux se sont déplacés et en ce mo‐
ment une équipe de scien fiques alle‐
mands d'Aix la chapelle en sont à leur 
4ème campagne de relevé. » Le tra‐
vail de Restaura on s'effectue l'hiver 
et pour l'instant dans l'intérieur de la 
Tour avec « la Consolida on des 
voutes du rez‐de‐chaussée  ». Mal‐
heureusement une large fissure té‐
moigne d’un tremblement de terre 
qui a sûrement  causé la perte de cet 
ouvrage puis son abandon. « La tour 
est classée monument historique de‐
puis 1996 et profite d'un programme 
de sauvegarde qui a été ini é en 
2010 » précise Chris an. Pour une 
visite en famille, plongée dans le 
temps garan e ! 
Raphaël Tribot et Alix Vaucelle 
 La Tour forteresse était ouverte au     
public cet été et le sera de nouveau en 
2017. Le site pour en apprendre d’avan‐
tage : www.vinci‐monthoiron.com  

"La vie en 
triple" 
La famille nombreuse, c’est un 
peu un monde inconnu, qui fait 
beaucoup fantasmer. Et qui inter‐
roge. Comment ça se passe à la 
maison? Comment on fait les 
courses ? Comment on peut se 
créer des moments de solitude ? 
Nombreuses sont les ques ons 
sur les familles nombreuses. Pour 
tenter de répondre, nous avons 
comparé une famille "banale" 
avec 3 enfants, et une famille 
"nombreuse" avec 10 enfants. 
©Keskon a end 

A

lors déjà, pourquoi avoir autant 
d'enfants ? Tout simplement 
car on aime ça, on aime avoir 
de la vie autour de soi, qu'il y 
ait les enfants qui jouent, qui pleurent 
etc... Voilà les réponses simples des 
parents de la famille nombreuse qui ne 
voient pas où il y aurait un problème, il 
y a de la vie ! 
Pourquoi en avoir moins, s’arrêter à 
trois maximum ? Pour la famille 
« banale », on déclare qu’on aime les 
enfants mais que l'on trouve que c'est 
beaucoup d'organisa on et que 2 ou 3 
suffisent pour pouvoir faire face. 
Côté famille nombreuse, cela fait sou‐
rire car on y connait un phénomène 
qu’on trouve sans doute moins ail‐
leurs, ce e fameuse entraide, ce e 
fameuse solidarité qui rime avec un 
nombre important d’enfants.   On sait 
qu’il n’y a pas le choix et ça devient un 
mode de vie naturel : les grands frères 
et grandes sœurs aident les plus pe ts, 
ils les aident pour presque tout, que ce 
soit pour jouer ou même pour aller 
dormir, raconter l’histoire, prendre le 
bain du soir, changer la couche du plus 
pe t. On s’occupe un peu de soi, mais 
beaucoup de ses pe ts frères ou pe‐
tes sœurs. 

 Une organisa on « huilée » 
Ce e entraide est nécessaire parce 
que toute l’organisa on ne peut repo‐
ser sur deux personnes quand on est 
12 !  Ce qui n’est pas le cas dans une 
famille de 5. Par exemple, il faut faire 4 
à 5 machines à laver par semaine dans 
les familles nombreuses alors que dans 
les familles que nous allons appeler 
"banales", il n'y en a qu'une ou deux 
seulement. 
Parlons des courses, vous imaginez un 
caddie chaque semaine pour 12 per‐
sonnes ? Il faudrait qu’il soit géant, 
déjà que parfois pour 4‐5personnes, le 
caddie est bien rempli ! La salle de 
bain, comment est‐ce possible de s'or‐
ganiser dans une salle de bain quand 
12 personnes doivent y passer le ma n 
ou le soir? Eh bien, il faut avouer que 
ça  ent du miracle, qu’on en sait pas 
trop comment on y parvient chaque 
ma n : c’est effec vement bien com‐
pliqué de faire tenir dans une seule 
place et un créneau réduit si on ne 
veut pas se lever aux aurores 12 la‐
vages de dents, 12 douches. Quant aux 
passages aux toile es, c'est vraiment 
toute une organisa on qu’on vous 
laisse imaginer. 
 Enfin, trouver un moment seul quand 

on doit partager sa chambre avec sa 
sœur ou son frère, qu'on est 12 à la 
maison? C’est nécessaire, on a tous 
besoin d’in mité et les enfants de la 
famille nombreuse le reconnais‐
sent  facilement. Pourtant, si c'est pas 
si facile, on y arrive quand même, que 
ce soit pour faire ses devoirs ou tout 
simplement pour le plaisir de la soli‐
tude.  Mais quel bonheur de pouvoir 
demander de l’aide à son grand frère 
ou  des conseils à ses sœurs. On peut 
aussi s’échanger des habits, et ça mul‐
plie le nombres de copains, copines 
quand on rencontre les amis de ses 
frères et sœurs.   
Enfin, pour les départs en vacances 
comment fait‐on?  
C’est encore une fois une grande orga‐
nisa on : on doit par r à deux voitures 
si on part tous ensemble. « En somme, 
on fait tout en triple par rapport à une 
famille banale ? », constate‐t‐on côté 
famille de 3 enfants. Ben, oui, tout 
simplement. Finalement il n'y a pas 
tant de différences que ça et quand on 
regarde bien, il y a autant d'amour 
entre chaque personne dans les fa‐
milles ! 
 Ana Hommelet et Lindsay Van‐Horde 

La S.P.A de Châtellerault,  
comment ça marche ? 

 

C’est un service indispensable mais il fonc onne avec 
beaucoup de bénévolat. En par culier celui de sa prési‐
dente, Hélène Chastenet, intarissable sur le fonc onne‐
ment du refuge SPA de Châtellerault et ses pe ts pen‐
sionnaires. Rencontre et mode d’emploi. 
faut surtout avoir de 
l’expérience et que ce 
soit une passion.       
Comment adopter ? 

©Keskon a end 

A chaque adop on il y a 
des frais et ces frais ser‐
vent pour le prochain 
animal qui arrive. A 
l'A.S.A , ils recueillent 
des chiens, des chats, 
des furets, des lapins 
(Nouveau Animaux de 
Compagnie). Mais ce qu’on adopte 
le plus, bien sûr, c’est le chien ou le 
chat. Le prix d'un chien vacciné, 
iden fié est de 150 euros et pour 
une chienne stérilisée, vaccinée et 
iden fiée, il faut compter 200 euros. 
Pour les cha es et chatons castrés 
ou stérilisés, vaccinés et iden fiés, le 
prix est de 90 euros. 

élène Chastenet a 34 
ans. Elle préside le re‐
fuge depuis 2012 et 
s'occupe de la ges on. 
Depuis toujours, elle a une passion 
pour les animaux. Quand elle était 
pe te, elle s'occupait beaucoup des 
animaux de son entourage. Mainte‐
nant elle a deux chiens, trois chats, 
un lapin et un cochon d'inde et elle a 
un ami qui a trois chiens.  Sa maison 
est déjà un refuge ! 
La SPA de Châtellerault (l’ASA) existe 
depuis 40 ans. C’est un des 320 S.P.A 
de France. La présidente du refuge 
nous a confié qu’il faut au moins 80 
heures par semaine de présence 
pour prendre soin des animaux. Ils 
ont 4 salariés (un pour les chats, 
deux pour les chiens et un pour l’ac‐
cueil) et habituellement un salarié 
travaille en moyenne 30 heures par 
semaine. Il faut donc du bénévolat 
et on compte au Refuge10 à 15 bé‐
névoles. Pour nourrir leurs pension‐
naires, ils dépensent 30 000 euros 
environ par an et pour leurs soins ils 
dépensent aussi 30 000 euros.       
Pour travailler à l'A.S.A il faut soit 
avoir un diplôme de soigneur anima‐
lier soit être assistant vétérinaire. Il 

par leur famille qui les dépo‐
sent  parce qu’ils veulent s’en débar‐
rasser, soit l'A.S.A reçoit un appel 
comme quoi il y a un animal aban‐
donné. L'A.S.A agit sur Châtellerault 
et ses alentours. 
A l'A.S.A, il y a souvent des animaux 
blessés donc les responsables vont 
en moyenne au moins une fois par 
jour chez le vétérinaire, puis le vété‐
rinaire vient tous les lundis au re‐
fuge pour, par exemple, pucer les 
animaux. Les chiens sont sor s tous 
les jours à tours de rôle. Ils n’eutha‐
nasient pas les animaux. 
Enfin, beaucoup d'animaux arrivent 
avec des traces de maltraitance. Ce 
qui mo ve encore plus à les aider. 
Ce que fait, Chaque jour, Hélène… 
Jade Nespoux, Noémie Enain,     
Coline Raffoux. 

Qui peut adopter ? 
 Les animaux peuvent être adoptés à 
n'importe quel âge ; ils seront tous 
adoptés un jour, c’est en tout cas 
l’objec f. Pour adopter, il faut ré‐
pondre à plusieurs critères : d'abord 
être majeur et, pour avoir un chien, 
il faut au moins avoir une grande 
cour. Le refuge les garde jusqu'à 
l'adop on ou jusqu'à leur mort. « 
Hors de ques on!» d'avoir une cour 
commune comme nous l'a dit Hé‐
lène Chastenet. 
Comment les animaux arrivent au 
refuge ?     
Quand une famille a perdu son ani‐
mal qui se trouve à l'A.S.A, elle a un 
délai de 8 jours pour venir le récupé‐
rer au refuge. S'il n'est pas récupéré, 
il pourra se faire adopter et trouver 
une nouvelle famille. 
Soit les animaux arrivent à l'A.S.A 
10 

L'histoire de Mao 
Hélène a été profondément mar‐
quée par un de ses pensionnaires. 
Il s'appelle Mao, c'est un chiot croi‐
sé berger qui appartenait à un SDF 
qui n'avait pas beaucoup d'argent 
pour le soigner. Mao avait le train 
arrière paralysé, avec une pa e 
cassée. Il a été recueilli par l'A.S.A 
qui l'a trouvé au bout de son che‐
min. Le vétérinaire voulait l’eutha‐
nasier mais le refuge s'y est opposé 
donc il a été amputé d'une pa e et 
a trouvé une famille pour l’accueil‐
lir. On voit que l’adop on est tou‐
jours possible et que le choix de ne 
pas euthanasier est un bon choix, 
courageux mais u le. Mais, mal‐
heureusement, il y a beaucoup de 
cas comme Mao d’animaux dans 
une vraie détresse. 

Un champion tout simplement 
Théo Chantreau, 19 ans, fait du  r à l'arc depuis 5 ans et a été sacré vice‐champion de 
France de sports adaptés en 2016. Un parcours qui, à deux mois des Jeux Olym‐
piques et Paralympique de Rio, redonne toute sa valeur au sport. 

héo est un jeune trisomique qui a découvert le 
r à l'arc à la fête du sport à Châtellerault. Ravi 
de sa découverte, il s'inscrit à la sec on « Tir à 
l'arc » du CSAD‐Châtellerault. Il ne manque pas 
une des séances du groupe entraîné par Jean‐Marc Mer‐
lière. Soutenu ac vement par sa famille et le club, sa pro‐
gression a été rapide. Sa carrière d'archer, fraîchement 
commencée, est rapidement couronnée de succès puis‐
qu'il est sacré vice‐champion de France, à Castres, les 18 
et 19 mars 2016, sec on sports adaptés. Le club est heu‐
reux de le compter parmi ses membres. « C'est un enri‐
chissement personnel » nous dit son entraîneur Jean‐
Marc Merlière. Très heureux de sa victoire, Théo con nue 
le  r à l'arc en s’entraînant deux fois par semaine. Son 
envol con nue puisque lors de la fête du club, il a rempor‐
té le  r à l'oiseau. Nous ne doutons qu’i saura aller encore 

beaucoup plus loin. 
Un peu plus de détails... 

 

Théo est âgé de 19 ans, habite à Targé 
et fait du  r à l'arc depuis 5 ans.  Autre 
corde à son arc, Théo a par cipé à 
plusieurs « raids » dont le 
« raid aventure » de Châ‐
tellerault. Un jeune gar‐
çon très facile à vivre et 
avec une joie de vivre 
surprenante. Il a 
pour ambi on de 
devenir jardinier ! 
Rémi Boulay et 
Vanessa Dugue 

La fédéra on française du sport adapté a été créée en 1983. Elle compte environ 
155000 pra quants, 50000 licenciés et 86 disciplines spor ves. Chaque année 2 300 
rencontres spor ves sont organisées. Le but de ce e associa on est d’offrir à toute 
personne handicapée mentale, la possibilité d'accéder au sport. Le but de la fédéra‐
on française des sports adaptés est de développer la pra que spor ve pour tous 
et d’aider les personnes en situa on de handicap mental ou a eintes de troubles 
psychiques. 

©Keskon a end 

Les sports adaptés, un vrai combat pour le handicap 

Un trésor secret à la Bibliothèque du Château 
A Châtellerault, située rue Gaudeau Lerpinière, la bibliothèque du château n'est pas une bibliothèque 
comme les autres. En effet, et peu le savent, elle con ent environ une cinquantaine de livres d'ar stes    
visibles à la demande de lecteur. Un vrai trésor que K’eskon A end a pu découvrir pour vous. 

n livre d'ar ste, qu’est‐ce que 
c’est ? C’est d’abord un livre, bien 
sûr. On peut le feuilleter, y lire 

quelque chose, le reprendre, le re‐
lire. Mais ce qui est par culier, c’est 
que c’est aussi un objet à contem‐
pler, à palper, à sen r, à explorer. Il 
peut être d’ailleurs unique 
(n’exister qu’à un exemplaire), soit 
très peu édité (quelques exem‐
plaires tous fabriqués par une mé‐
thode ar sanale) et donc coûter 
des centaines d'euros. Le texte est 
secondaire tout comme le  tre qui 
est parfois absent. Ces livres peu‐
vent sembler banals au premier 

11 

regard mais ils sont le plus souvent 
extravagants et ces "trésors" doi‐
vent être conservés très mé culeu‐
sement. On peut trouver un lire 
rouleau enfermé dans une pe te 
bûche, un livre odeurs qui révèle au 
fil des pages des senteurs enfer‐
mées, un livre semence qui récence 
des graines du potager ou des 
plantes glanées ici ou là. Il peut être 
couvert d’une pelouse, présenter 
des gravures, s’enfermer dans un 
coffret…  (…) 

Tatouages et piercings : à quel âge ? 
Ok, un tatouage ou un piercing, ça peut être beau mais quand c'est réussi et 
aussi bien quand c’est bien réfléchi. C’est la raison pour laquelle on peut se 
demander si c’est vraiment bien d'en faire en étant mineur ? Témoignages. 
ce jour il ne veut plus de piercing. 
Sarah, elle, on peut dire qu’elle est 
précoce. Elle a 14 ans, et elle s'est 
fait percer le nez à l'âge de 12 ans. 
Elle a voulu également un labret dé‐
calé (piercing à la lèvre) à l'âge de 13 
ans. Il faut savoir qu’il n’y a pas d’âge 
légal : il suffit que les parents soient 
d’accord. Mais il faut reconnaître 
que les perceurs acceptent rarement 
avant 16 ans. 

iffany 16 ans, nous a confié 
qu'elle avait fait ses deux 
tatouages à 15 ans grâce à 
une autorisa on parentale 
que sa mère a signée. Mais elle nous 
a aussi dit qu'elle regre ait un des 
deux tatouages car il était vraiment 
mal fait. « Les dimensions n'étaient 
pas partout les mêmes et l'ombrage 
n'était pas vraiment réussi », ex‐
plique‐t‐elle. Elle  nous a confié aussi 
qu'elle n'avait pra quement pas eu 
mal, qu'il n'y avait que le premier « 
trait »qui l’avait surprise. Malgré sa 
décep on, tout compte fait, actuelle‐
ment elle veut s'en faire d'autres. 
C’est aussi le cas de Steven, 18 ans, 
qui en prévoit d’autres après son 
premier qu’il s’est fait faire à  15 ans. 

Il n'a pas eu besoin d'autorisa on 
parentale car lui, c'est un ami de sa 
famille qui l’a réalisé. « Je ne regre e 
pas, c’est plutôt bien fait et je peux 
même dire que j’en suis fier », pré‐
cise‐t‐il.   
Côté piercing 
Côté piercing, les expériences ne 
sont pas aussi heureuses. Kevin a 
aujourd’hui  21 ans. Son piercing, il 
avait 16 ans quand on le lui a fait. Il 
s'est fait percer l'arcade avec l'auto‐
risa on parentale. Aujourd'hui il n'a 
plus son piercing. Celui‐ci, trop lourd, 
lui a déchiré l'arcade et il a dû se 
faire recoudre. Il montre sa cicatrice 
et ajoute : « Je regre e d'avoir fait ce 
piercing. En plus, ça m’a fait mal au 
moment où on m’a percé. » Depuis 

Suite de l’ar cle page 11 
(…) Bref, ces livres sont tous des objets qui méritent plus 
qu’une lecture, une véritable visite ! 
Nous sommes allés sur place pour découvrir les collec ons 
de 3 ar stes: José San Mar n qui est un plas cien, peintre 
dont les œuvres sont plus tournés vers le dessin, la pein‐
ture, les couleurs. Jean‐Claude Loubières quant à lui s'inté‐
resse plus à l'art concernant la ville, l'urbanisme. Jean‐Paul 
Ruiz, enfin, s'inspire de son potager pour créer ses œuvres 
d'arts. Ces trois ar stes ont tous un point commun: ils sont 
tous les trois passés par l'école d'art plas ques de Châtelle‐
rault. Et vous pouvez les découvrir au Château. 
Julie Pouzin et Elea Degeorges 

12 

Pour Sarah, en tout cas, c’est beau‐
coup plus tôt et elle ne regre e pas 
du tout ses piercings. Elle nous  a 
confiée que pour le nez, une simple 
bijouterie le fait. Son deuxième pier‐
cing, c’est un ami de la famille qui a 
officié. Elle n'a pas eu mal pour les 
deux. « En fait, c’est comme pour les 
oreilles », compare‐t‐elle. Mais elle 
n'en veut pas d'autres pour l'instant. 
Pour résumer, il faut quand même 
bien réfléchir avant de le faire, en 
parler avec ses parents. Choisir  un 
bon tatoueur ou perceur hygiénique, 
en règle ques on diplômes. Il ne faut 
d’ailleurs pas hésiter à leur deman‐
der leurs diplômes. Il faut poser  
toutes les ques ons qui tro ent 
dans la tête et ne rien faire sur un 
coup de tête. 
 Aurélie C., Cindy P. et Laurine R. 

©Keskon a end 

Le hip‐hop,  
une histoire 
de passion   
Arnaud Compain, 30 ans, B‐boyeur depuis ses 15 ans a 
commencé le break avec d’autres danseurs. Aujourd’hui, 
il vit de sa passion et est membre d’une associa on de‐
puis maintenant 4 ans. Rencontre.  

rnaud Compain, 30 ans, 
enseigne le hip‐hop 
partout dans la 
Vienne depuis 9 
ans mais gagne sa vie de 
ses cours depuis seule‐
ment 4 ans. En effet, pen‐
dant 5 ans, il reversait ses 
 
revenus à des associa ons 
ayant pour but de faire par r des jeunes de maisons de 
quar ers à des évènements ou des endroits financière‐
ment inaccessibles pour eux. Arnaud n’aime forcément 
l’idée de donner des cours, ce qu’il préfère, c’est 
échanger. «J’aime rencontrer des jeunes qui dansent 
dans la rue pour des faire échanges gratuitement». 
Pour lui, le hip‐hop est avant tout son éduca on et un 
moyen de se surpasser. Ça lui a permis de s’enrichir, lui 
qui n’était pas du tout fait pour ça à la base.  

jeunes à se trouver.  
R.A.S, Retour Aux Sources 
R.A.S est une associa on de jeunes danseurs amateurs 
mo vés par le hip‐hop. Elle est ac ve depuis 4 ans bien 
que le projet ait été lancé il y a 6 ans. «On a tous une 
vie à droite à gauche, on se prend pas la tête avec le 
professionnel. Ce qu’on veut c’est échanger entre 
nous», conclue Arnaud.   

Et le hip‐hop, il vient d’où ?   
Eléa Degeorges et Camille Goossens 

Et il peut ainsi trouver des supports 
et des sou ens où on ne l'a endait 
pas. À Châtellerault, Gina.K, une 
professeure de danse modern jazz 
qui ne connaissait rien au hip‐hop, a 
un jour décidé d’aider des jeunes 
passionnés à se lancer. Elle a été un 
vrai tremplin et a aidé beaucoup de 

©Keskon a end 

«Le hip‐hop est un art purement 
urbain», nous explique Arnaud.  Le 
hip‐hop vient des Etats‐Unis, plus 
précisément de New‐York où il est 
apparu en 1980. «Peu importe le 
style qu’on fait, on est influencé par 
ce qu’on voit dehors. Tout dépend 
de ton mode de vie et de l’endroit où 
on vit».  

13 

La musique des années 80, intemporelle ? 
C’est ce qu’on pourrait croire quand on voit des jeunes de 2016 fredonner les tubes des années 80 ! Et 
ça pose la ques on du pourquoi, pourquoi ce e musique est encore aujourd'hui populaire, tant chez 
les anciens qui ont connu ce e époque que chez les jeunes qui ne l'ont pas connue ? 
NOSTALGIE ? 

©Keskon a end 

 

L

sont pas des chefs‐d’œuvre ? 
Serge, un fan incondi onnel, 
Ils ont 14 ans 
nous dit «  Avec ces superbes 
Noémie, Maxens et Mathéo 
rythmes et ces mélodies entraî‐
sont  tous âgés de 14 ans. Ils sont  nantes tout est fait pour les ai‐
dans ce cas et l’avouent sans 
mer ! Il n'y a rien d'autre à 
gêne. Ils s'accordent à expliquer  dire ! » Mais il faut reconnaître 
qu’un enfant est aussi élevé dans  que, pour la plupart, c’est plutôt 
la culture de ses parents. « La 
la nostalgie de la jeunesse qui 
musique des années 80 est dite  leur fait garder un lien avec ces 
intergénéra onnelle car nos pa‐
tres. 
rents ont connu et ont aimé ces 
musiques, ce qui nous a influen‐ Autre preuve de ce phénomène, 
le succès du spectacle Age 
cé à connaître et à entendre 
ce e même musique,» souligne  tendre, qui regroupe une dizaine 
de chanteurs far des années 80, 
Noémie. Mathéo et Maxens se 
qui a été pris d'assaut ! Un film a 
font plus précis : 
même été produit me ant en 
« Je n'en n'écoute pas spéciale‐
avant les ar stes de l’époque. A 
ment mais j'en connais cer‐
noter enfin que l'un des princi‐
taines : En rouge et noir , Voyage  paux révélateurs du succès des 
Aujourd'hui encore,  ce e mu‐
sique est bien présente ! Surtout  voyage sont des  tres qu’on en‐ années 80 est l’auteur, composi‐
tendait à la maison ! » 
teur et interprète Jean‐Jacques 
dans les soirées, les boîtes, les 
Les parents 
Goldman. On voit que le phéno‐
soirées entre amis, on fredonne 
mène est bien ancré, bien relayé 
Goldman, Balavoine, Indochine...  La ques on est donc de savoir 
par ceux qui en font un mar‐
On est né après 2000, 30 ans 
pourquoi les parents ont gardé 
ché :  ces années fortes et inté‐
nous séparent, il y a eu le rap et  ce e fidélité puisque c'est en 
ressantes ne risquent pas de dis‐
le reste et nous aimons ces mu‐ par e grâce à eux que l'on con‐
siques ! Sans avoir vécu ce e 
nait toutes ces musiques. Alors,  paraître dans les années à ve‐
décennie, nous connaissons, 
dites‐nous les parents, pourquoi  nir !    
écoutons et fredonnons ces 
aimer encore ces refrains qui ne  Melvin Fredonnet 
es années 80, c’est les des‐
sins animés, la catastrophe 
de Tchernobyl, la chute du 
mur de Berlin en 1989 mais 
aussi, surtout, ce qui a marqué 
ces fabuleuses années, la mu‐
sique ! En effet, parmi toutes les 
personnes qui ont connu la mu‐
sique des années 80,  beaucoup 
d' entre elles décrivent ces an‐
nées comme étant les meilleures. 
On entend : « Les années 80, les 
meilleures années ! » ou encore : 
« J'ai adoré ces années ! Vous 
n'avez pas de chance, vous, la 
nouvelle généra on ! » Eh oui, à 
les entendre, les années 80, en 
terme de musique étaient 
« géniales ».              

belles mélodies. 

14 

Un phénomène 
à ne pas négli‐
ger, le succès 
des radios qui 
font leur fonds 
de commerce du 
retour vers le 
passé. C’est le 
cas de Nostalgie 
qui réunit 
chaque jour 3 
125 000 audi‐
teurs et gagne 
199 000 nou‐
veaux auditeurs 
quo diens en un 
an. Tous les indi‐
cateurs d'au‐
dience sont en 
hausse sur un 
an.                      
Nostalgie est la 
2ème radio mu‐
sicale sur les 35‐
59 ans mais elle 
a aussi de jeunes 
auditeurs. Qu’en 
déduire ? Peut‐
être que ce pas‐
sé est un peu 
considéré 
comme un âge 
d’or au moment 
où le présent 
inquiète. Plus 
simplement, 
qu’il faut 
quelques décen‐
nies pour qu’une 
musique s’im‐
prime dans les 
habitudes des 
gens. Et là, 
même la pire des 
chansons peut 
avoir un parfum 
de regret. 

IronMan : Mode d'emploi  
3,8 km de nata on (enfin si tu vas droit), 180km de vélo en solo et un marathon de 42,2km ! 
Voilà de quoi est composé un parcours d’Ironman. Voici l’histoire, vue de l’intérieur, de l’un de 
ces fous de sport, de la prépara on à l’épreuve ...  
  mis à rude 
épreuve, mon 
sang circulera 
essen ellement 
entre mes 
muscles ! 

©Keskon a end 

Jour J : Ce ma‐

.‐6. Ça fait des années que je me 

prépare pour ce e épreuve, ce e 
épreuve qui représente un peu 
comme l’achèvement de mon entraî‐
nement. Aujourd'hui, tout comme la 
semaine dernière, je m'entraîne 15 
heures en moyenne par semaine. 
Etant donné mon entraînement, je 
mange beaucoup, mais uniquement 
des féculents la semaine qui précède 
l'épreuve, pour que le jour de la 
course mon estomac soit prêt à en‐
caisser certaines difficultés ! Tout le 
monde me conseille sur la ges on de 
mon épreuve, si je dépense toutes 
mes capacités en nata on et en vélo 
mon marathon sera un calvaire, la 
ges on est donc très importante ! 

J.‐1. Demain, c'est le grand jour, j'ap‐
préhende. J'ai entendu parler de 
choses horribles. Un de mes cama‐
rade de galère, Pierre Massoneau, 
triathlète de niveau interna onal bien 
connu localement,  m’a ainsi raconté 
son hypothermie lors de sa dernière 

par cipa on à un Iron Man. Il m'a 
raconté qu'il avait eu très froid. Ce 
jour‐là, il pleuvait, il avait mal au 
ventre, bref il n’y avait pas de quoi 
rire : « Ma course s'est bien déroulée 
jusqu'au 25e km de course à pied où 
j'ai fait une crise d'hypothermie, ra‐
conte‐t‐il. Je n'ai pas beaucoup de 
souvenirs, mais on m'a dit que je me 
plaignais du froid et on m'a arrêté à la 
tente médicale. La température de 
mon corps était descendue à 32,9 
degrés, je ne savais même pas que 
c'était possible ! » 
Mais ce récit ne doit pas me découra‐
ger,  je reste concentré sur mes objec‐
fs, s’il y est arrivé, il n y a pas de rai‐
sons que je n’y arrive pas. Je prépare 
mon sac en emportant des gels li‐
quides, de l'eau, un pe t sandwich et 
une patate (hé oui! Une patate : c'est 
pour changer des gels et autres pro‐
duits liquides car ça n'a pas très bon 
goût !) En tout cas ce soir, je ne 
mange pas, il faut vraiment que je 
laisse mon estomac et mes intes ns 
au repos parce que demain ils seront 
15 

n, je me réveille 
stressé et excité. 
Il est 6h du ma n 
et mon épreuve 
commence tout 
juste dans quatre 
heures. J'arrive 
sur les lieux et je 
vois qu'il y a déjà 
du monde. Je 
commence à 
repérer le parc et 
les installa ons. 
J'installe mes 
affaires dans l'air de transi on puis je 
commence à m'échauffer. 

9h30: Briefing, puis les derniers ré‐
glages. 

10h pétante: Départ de la course ! 
C'est par  pour 3,8km de nata on en 
milieu naturel ! L'eau est froide mais 
je m'élance et plonge. Je relève régu‐
lièrement la tête pour vérifier que je 
suis toujours dans la bonne direc on. 
Je passe maintenant la bouée qui 
marque la moi é de la nata on. Puis 
j'arrive enfin sur terre. Je dégrafe ma 
combinaison néoprène et l'enlève à 
moi é, puis j’enlève mes lune es, 
mon bonnet et arrive  à mon vélo.  Je 
finis d'enlever ma combi, a ache mon 
casque et emmène mon vélo à la 
main jusqu'à la sor e de l'air de tran‐
si on. Je chevauche mon vélo et c'est 
repar  pour un tour ! 180km de vélo à 
parcourir en solitaire, quoi de mieux, 
je vais pouvoir manger mes gels et ma 
patate ! 
(…) à suivre page suivante 

ons. Il pleut maintenant des 
cordes lorsque j'arrive de nouveau 
Mais pour ça il y a des zones délimi‐
à l'aire de transi on. Je descends 
tées. Je fais quelques kilomètres 
de mon vélo et retourne à mon 
et  finis par en trouver une. Je m'ar‐
emplacement, j'enlève mon casque 
rête et ça soulage ! Je n'ai pas le 
et chausse mes chaussures de 
temps de m'éterniser que je dois 
course sans perdre 
déjà repar r! J'ai 
un instant. Plus que 
fait plus de la moi‐ Je n'ai pas le temps 
42,2km de course 
é du parcours 
de m'éterniser que 
sans doute les plus 
vélo quand je sens 
que le vent se 
je dois déjà repar r!  difficiles. Je re‐
prends quelques 
lève, je vois des 
gels pour me re‐
nuages noirs arri‐ J'ai fait plus de la 
booster. Le bitume 
ver. Je ne perds 
moi
é du parcours 
est humide, il bruine 
pas le nord et 
à présent. Les 20 
j'a rape ma pa‐
vélo quand je sens 
premiers kilomètres 
tate, je la dévore 
sans en laisser 
que le vent se lève,  se passent plutôt 
bien. Mais ensuite, 
une mie e.  Je 
ça commence à se 
je vois des nuages 
con nue le par‐
corser ! J'ai un coup 
cours vélo et je 
noirs arriver.  
de fa gue et la pluie 
sens que ça de‐
me décourage. Heu‐
vient difficile, je 
reusement, mon moral remonte 
sens quelques douleurs dans les 
bien vite lorsque je vois qu'il ne 
jambes. Enfin, rien de bien grave 
reste plus que 15km ! Ce e der‐
pour l'instant, je con nue droit 
nière par e de parcours est une 
devant moi sans me poser de ques‐

Problème : J’ai envie de pisser ! 

horreur, heureusement que j'avais 
une bonne ges on. 5km avant la fin 
je ne me sens plus du tout bien, j'ai 
la nausée et je vomis le peu que j'ai 
dans le ventre à côté de moi. Je 
ralen s la cadence et m'accroche 
en repensant à tout mon parcours. 
Les deux derniers km, je suis là sous 
la pluie à sourire comme un gamin 
et à tendre la main à tous les gens 
que je croise, bref je suis heureux. 
J'arrive enfin et je vois la foule en 
masse m'acclamer, je passe la ligne 
d'arrivée et je me rend‐compte que 
j'ai enfin terminé ma course ! 
Maxime Bussereau et Tom Le Guil‐
loux , (à par r de témoignages, en 
par culier celui de Pierre Masso‐
neau, triathlète, a obtenu de bons 
résultats en half Iron Man lors de 
deux championnats du monde, à 
Mont‐Tremblant (Canada) où il 
s'est classé 18e en 2014 et à Zell 
Am See (Autriche) où il a terminé 
37e en 2015.) 
©Keskon a end 

16 

Joyeux anniversaire,  
« K’eskon Attend  » !   
Sortez le gâteau et les bougies, c’est l’anniversaire de « K’eskon A end  ». L’occasion d’interviewer 
quelques personnes d’anciennes promo ons pour qu’ils nous racontent tout de leur passé de journaliste.  
Avant de commencer, il faut savoir que 10 ans se sont maintenant écoulés depuis que la classe journalisme a été créée et que 
ce numéro que vous êtes en train de lire, est le 50e ! Pour y parvenir environ 250 jeunes journalistes se sont succédé et ont 
ajouté leurs touches personnelles au journal. Quand ce e op on a été créée, Jacques Arfeuillère et Séverine  Lenhard, les 
responsables du projet, ne pensaient pas que la classe perdurerait au fil des années et pourtant, nous sommes toujours là !   
Manon A. a fait partie de 

La deuxième promo   

la 1ere promo on 
de la classe journalisme, 
en 2007‐2008, de ceux 
qui ont dû se lancer les 
premiers dans la course 
folle aux ar cles. Bien 
qu’elle adore écrire, si 
Manon est rentrée 
dans la classe journa‐
lisme, c’est surtout car 
celle‐ci lui perme ait 
de rester avec ses 
amis ! Mais au final, 
elle ne regre e pas du tout son choix : 
«Travailler sur de nombreux sujets différents, rencontrer 
beaucoup de gens engagés dans les lu es sociales ou 
dans les domaines culturels et ar s ques, par ciper à 
me re leurs combats et leurs mé ers en valeur... C'était 
passionnant!»  Elle parle d’ailleurs de deux interviews 
qui l’ont marquée. La première était celle du groupe BB 
Brune. A l’époque, il n’était pas très connu. Manon 
nous confie que lorsque son amie et elles sont allées les 
interviewer peu avant un concert, ils les ont cependant 
vraiment prises de haut alors qu’elles étaient très im‐
pressionnées. Mais voir leur pack de papier toile e sur 
la table basse avaient aidé les filles à dédrama ser. La 
deuxième interview était celle d’une dirigeante d’asso‐
cia on de végétariens, elle eut une grande répercus‐
sion sur Manon, puisque aujourd’hui, elle ne mange 
plus de viande ! Elle a beau avoir qui é la classe journa‐
lisme il y a maintenant 10 ans, elle con nue malgré 
tout de lire le journal de temps en temps quand elle 
voit un exemplaire. Par la suite, elle a con nué le jour‐
nalisme de son côté en montant avec quelques amis un 
journal poli que et li éraire au lycée, qu’ils ont tenu 
pendant deux ans ! 

Nathan A. a fait par e de la deuxième promo‐
on de la classe journalisme en 2008‐
2009.  Comme ce n’était que la deuxième an‐
née, Jacques Arfeuillère et Séverine Lenhard 
passaient dans les classes pour faire leur pe t 
speech de rentrée : « Ils jouaient au bon et au 
méchant flic ! Je vous laisse deviner qui était le 
méchant ! » Il a rejoint la classe journalisme car 
il trouvait que ce e op on avait un côté 
a rayant puisque c’est une classe différente, 
avec un vrai projet derrière mais il avoue aussi 
que c’était surtout pour rester avec ses potes ! 
En tant qu’étudiant en Master de Biologie des 
Popula ons, le journalisme en lui‐même ne lui a 
pas servi pour sa forma on. Mais faire par e de ce projet lui a 
permis de développer sa capacité à raisonner ainsi que son 
autonomie mais aussi de se détacher du cadre trop scolaire 
du collège. La promo on de Nathan a eu la chance de par ci‐
per à plein de concours et ils ont remporté de nombreux prix ! 
Il se rappelle ce e fois, par exemple, où ils avaient gagné le 
concours de journalisme Varenne. Ils s’étaient rendus à la cité 
des Sciences de la Ville e à Paris pour une remise de prix spé‐
ciale. En effet, une sorte de pe te anima on avait été organi‐
sée et chaque groupe de par cipants devait faire une dé‐
monstra on sur scène. Le groupe gagnant remportait une 
récompense de 200€ en plus du prix ini al du concours. Le 
groupe de Nathan avait préparé une reprise de la chanson « 
Vielle canaille » d’Eddy Mitchell et Serge Gainsbourg qu’ils ont 
renommée « Vieux canard ». Leur chanson a eu un succès 
fou ! Le public s’est levé pour les applaudir et a même exigé 
un rappel ! «  Jacques A. était un véritable bourreau ! Nous ne 
dormions plus la nuit tant le travail était dur… Non je plai‐
sante bien sûr, plus sérieusement Jacques est un professeur 
juste, énergique et très inves  dans ce qu’il fait, et c’est grâce 
à cet inves ssement et à celui 
de Séverine L. (et j’insiste 
sur sa présence à elle aussi) 
que nous avons pu accom‐
plir tant de choses pendant 
ce e année que j’ai passée 
dans la classe journalisme 
et je les en remercie ! Et je 
ne dis pas ça parce qu’ils 
sont à côté de moi en 
train de braquer un revol‐
ver sur ma tempe… ! »   

« Il était assez exigeant, mais seulement ce 
qu'il faut pour faire en sorte que chacun s'im‐
plique dans le projet! Nous é ons nombreux 
à le trouver mo vant, et on était très fiers 
quand un numéro était fini ! » nous apprend‐
elle à propos de Jacques  Arfeuillère. Au final, 
le journalisme lui aura beaucoup appris et 
l’aura aussi influencée sur son mode de vie, 
toujours maintenant ! 
17 

 

Et… troisième promo  
Maud L. a fait par e de la troisième promo on de « K’eskon A end  », en 
2009‐2010. En 6e, M. Arfeuillère était le professeur de français de Maud. Il 
lui a présenté le club presse où le pe t journal « Tache 2 K’encre » était 
rédigé. Elle a par cipé à des concours et a reçu de nombreux prix avec ses 
camarades, ce qui l’a rendue très fière ! Il était donc évident qu’elle re‐
joigne la classe journalisme quelques années plus tard ! Deux ans se sont 
écoulés entre la créa on de la classe journalisme et l’entrée en 3e de 
Maud. Deux ans qu’elle a passés à lire avec envie les journaux des promo‐
ons du moment. « Avoir son nom sur du papier glacé, c'est quand même 
classe non ? Alors j'ai eu envie d'avoir le mien ! » Elle rajoute que c’était 
l’occasion de découvrir Châtellerault sous un autre angle et de rencontrer 
des personnes plus ou moins connues, mais qui, par leur bienveillance, 
leurs idées et/ou leurs combats, te donne  envie de les faire connaitre. 
Pour Maud, le journalisme lui a beaucoup apporté. Aller à la rencontre de 
personnes que tu ne connais pas donne un gain de confiance en soi non 
négligeable. C’est aussi un bon moyen de lu er contre la  midité. Tu dé‐
veloppes aussi ton expression écrite et orale.  « Il n'est pas toujours évi‐
dent de choisir le mot qui va traduire notre pensée, le mot compris de tous 
de la même manière, le bon développement qui fait que chacun va pouvoir 
découvrir, et ce sans se tarauder l'esprit, le fil de ce que l'on pense. » Elle 
rajoute que ça l’a aidée notamment dans sa vie professionnelle, par 
exemple son premier boulot qu’elle a eu à 18 ans, n’ayant jamais travaillé 
avant, elle a parlé de son expérience en classe journalisme, et elle a l’a eu 
ce job !  N’habitant plus à Châtellerault, elle ne peut malheureusement 
plus lire le journal. « Il faudrait penser à le na onaliser, vous 
ne pensez pas ? » Elle raconte quelques pe tes anecdotes sur 
son année passée en 3e3, comme les feuilles de journaux col‐
lés sur les murs de la salle journalisme qui sont en par e son 
œuvre ou encore la consomma on excessive de café de 
Jacques Arfeuillère qui était d’au moins 1 café par heure ! Elle 
dit d’ailleurs à son sujet : « Je lui ai toujours voué une sincère 
admira on, alors je n'aurai d'autres réponses que des quali‐
tés : amusant, bienveillant, pédagogue, instruc f, juste,... Pro‐
fitez de l'avoir comme prof, c'est une perle ! Tous n'accordent 
pas aux étudiants ce e autonomie, souvent nous sommes in‐
fan lisés, c'est une chance qu'il laisse aux collégiens de pou‐
voir développer leur créa vité, leur talent, une chance que 
vous devez savoir saisir ! Il est très inves , on ne pense jamais 
à remercier assez pour ce qui est fait pour nous, alors Jacques, 
merci encore ! »     

18 

Sixième, déjà ! 

Xavier Bourlot a fait par e de la sixième 
promo on de la classe journalisme en 
2012‐2013. Comme beaucoup, c’est 
grâce au club presse qu’il est entré dans 
la classe journalisme. Et c’est arrivé par 
pur hasard ! Un beau jour alors qu’il se 
rendait au CDI, il apprit qu’il était fermé 
pour une réunion mais qu’il pouvait res‐
ter dans un coin s’il voulait. Il laissa alors 
trainer une oreille et 5 minutes plus tard, 
il avait rejoint le club presse ! Après 
avoir passé 3 années à peu près produc‐
ves dans le club presse, il lui a semblé 
logique de rejoindre la classe journa‐
lisme. Faire par e de ce projet lui a per‐
mis de connaître des personnes, des 
cultures qu’il n’aurait jamais pu con‐
naitre autrement ! Grâce à la classe jour‐
nalisme, il a pu faire plein de visites, 
d’excursions dans des lieux de cultures 
ou encore des hippopotamus ! Mais elle 
lui a aussi appris à savoir prendre un 
rendez‐vous, poser les bonnes ques‐
ons, recentrer le débat, transme re 
des idées clairement… Bref, la classe 
journalisme lui a beaucoup apporté ! 
Xavier lisait encore tous les nouveaux 
numéros de « K’eskon A end » jusqu’à 
l’année dernière, mais depuis qu’il est 
situé à Toulouse, il suit les paru ons 
depuis le blog entretenu par nos rédac‐
teurs en chef ! En parlant du loup… : 
« Jacques Arfeuillère était comme à l'ac‐
coutumée exécrable, surtout quand il 
n'avait pas eu son litre de café : on se 
faisait traiter de "bandes d'élèves" et il 
s'arrachait souvent les cheveux le mardi. 
Je me souviens d'une pe te anecdote : 
nous le surnommions "pe te feuille de 
buisson épineux", mais je crois qu'il ne 
s'en est jamais rendu compte... » confie‐t
‐il !  

La hui ème…  
Jeanne Maisonneuve a fait par e de la hui ème promo‐
on de « K’eskon A end » en 2014‐2015. Elle a connu 
l’op on un peu au hasard, en lisant le journal. Si elle a 
choisi de rentrer en classe journalisme, c’est parce 
qu’elle aimait beaucoup lire les journaux produits par les 
anciennes promo ons mais aussi parce qu’elle porte un 
intérêt par culier au journalisme. Le journalisme a 
beaucoup apporté à Jeanne, elle a d’ailleurs con nué le 
journalisme par la suite. Elle con nue même à lire 
« K’eskon A end » au CDI de son lycée ! Elle se sou‐
vient d’une sor e en par culier : « Je me souviendrais 
toujours de notre sor e à Poi ers, où j'avais eu l'occa‐
sion de rencontrer des caricaturistes, ou encore des 
journalistes ! Nous avions passés une très bonne jour‐
née ! » Malgré une mauvaise ambiance au sein de la 
classe, ça n’a pas empêché Jeanne de profiter à fond 
de son année !  

La neuvième enfin, dernière avant nous !  
Jus ne Grollier a fait par e de la neuvième promo on de 
« K’eskon A end » en 2015‐2016.  Elle aussi, a découvert 
l’op on journalisme à travers le club presse. Elle voyait les 
‘grands’ 3e se balader avec leurs beaux magazines en pa‐
pier glacé dans les mains ! Alors quand Jacques Arfeuillère 
et Séverine Lenhard sont passés dans les classes pour pré‐
senter l’op on, elle n’a pas hésité. Grâce à la classe jour‐
nalisme, elle est plus à l’aise avec l’écriture et elle a déve‐
loppé des automa smes plutôt pra ques !  Ce e expé‐
rience lui aura aussi permis de devenir plus a en ve à 
l’actualité, d’être plus objec ve, de développer son esprit 
cri que et surtout de savoir travailler en équipe. Aucun 
numéro de « K’eskon A end » n’est encore sor  depuis 
son départ de la 3e3 mais elle a end impa emment de 
voir ce que nous allons faire ! Pendant ce e année de 
journalisme, elle a accumulé pleins de bons souvenirs, par 
exemple, les ‘Ta gueule’ affectueux de Jacques Arfeuillère 
mais aussi ces moments où Séverine Lenhard faisait des 
pe ts dessins sur son cahier ou jouait avec les cheveux 
de Jacques  Arfeuillère en a endant que la classe trouve 
des idées. Et encore ces débats sur des ar cles qui deve‐
naient limite étranges avec Jacques Arfeuillère qui di‐
sait : « Je me calme », mais qui bien sûr ne se calmait 
pas ! Elle parle aussi des recherches intenses de sujets 
et de volontaires mais aussi de comment aborder le 
sujet, notamment avec les a entats qui ont beaucoup 
marqué la rédac on et qui ont amené des idées très 
intéressantes. Deux ar cles qui l’ont beaucoup mar‐
quée :  celui sur le conseil de classe inversé qui a été 
génial à réaliser (je vous conseille d’aller le lire d’ailleurs, 
dans le n°48‐49 quelque chose comme ça !) et celui sur 
la visite du château d’Oiron avec des œuvres d’art très 

étranges où elle a pris tellement de photos pour le por o‐
lio qu’il n’y avait plus de place sur la carte mémoire ! Il y a 
eu enfin les débuts hésitants de la radio où certains était 
tellement morts de rire qu’ils ne pouvaient même plus 
parler. Mais un de ses souvenirs les plus marquants reste 
la visite d’Okapi, à Paris qui était d’après elle très éton‐
nante ! A propos de Jacques Arfeuillère… : « Il refusait ca‐
tégoriquement qu'on dise "Du coup", on avait le choix 
entre : de ce fait, c'est pourquoi, alors, donc, etc. Il n'était 
pas toujours très pa ent mais bienveillant malgré tout. Il 
faisait une bonne équipe avec Séverine Lenhard, ils don‐
naient beaucoup de leurs temps pour le journal. Avec ses 
affiches de cinéma aux murs, ses vacances en Normandie, 
ses délais jamais respectés, son café qu'il buvait en cours, 
et ses phrases alambiquées, c'était un peu le gardien du 
journal. Et aussi.... Il râlait. (Il y en avait qui l'appelaient 
"Feufeuille" mais chut !) »  

 Au final, chaque promo on a eu son lot de bons et mauvais moments, d’anecdotes et d’histoires à propos de nos deux 
chefs rédacteurs préférés ! Mais ce qui compte, c’est que (presque) chaque année, on arrive à produire de supers       nu‐
méros (oui, oui la modes e est présente) dans la bonne humeur et en équipe !  
Camille Goossens (et merci à tous les anciens qui ont pris le temps de répondre à mes ques ons) 
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