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Remédiation : Français

A- Rétablissez la ponctuation du texte
Un condamné à mort réfléchit à l’exécution par la guillotine :
Et puis on ne souffre pas en sont-ils si sûrs qui le leur a dit conte-t-on que jamais une
tête coupée se soit dressée au bord du panier et qu’elle ait crié au peuple cela ne fait
pas de mal non rien moins qu’une minute moins qu’une seconde et la chose est faite se
sont-ils jamais mis seulement en pensée à la place de celui qui est là au moment où le
lourd tranchant qui tombe mord la chair rompt les nerfs brise les vertèbres horreur
B- Lisez ce texte. Corrigez toutes les erreurs orthographiques que vous
remarquerez.
Une cohue agitée grouillait sur le boulevard bonder, cette foule des nuits d'été qui
remuent, boit, murmure et coule comme un fleuve, pleine de bien-être et de joie. De
place en place, un café jettait une grande clartée sur le tas de buveurs assis sur le
trottoir devant les petites tables couverte de bouteilles et de verre, encombrant le
passage de leur foule pressée. Et sur la chaussée, les fiacres aux yeux rouges, bleu ou
verts, passait brusquement dans la lueur vive de la deventure iluminé, semblant montré
une seconde la silhouette maigre et trottinante du cheval, le profil élever du cocher, et le
cofre sombre de la voiture. Ceux de l'Urbaine faisait des taches claire et rapides avec
leurs panneaux jaunes frapper par la lumière. Les deux amis marchaient d'un pas lent,
un cigare à la bouche, en habit, le pardessus sur le bras, une fleur à la boutonnière et le
chapeau un peu sur le côté comme on le portent quelquefois, par nonchalance, quand
on a bien dîner et quand la brise ai tiède.

C- L’inspecteur Dufour a suivi quelqu’un qu’il était chargé de surveiller dans
un café et téléphone au commissaire Maigret pour lui rendre compte de
ses observations. Mais il est très émotif… Lisez l’extrait suivant puis
récrivez
la partie du texte en gras pour que le discours devienne
explicite et compréhensible. Ne supprimez aucun des mots donnés, ne
modifiez pas leur orthographe.
« Allo !… Hum… C’est vous, n’est-ce pas ?…
- Maigret, oui ! soupira le commissaire, qui avait reconnu la voix de l’inspecteur
Dufour, chargé de filer la suspecte au Café de la Marine.
- Chut !… En deux mots, patron… Partie toilettes… Sac sur la table…
Approché… Contient revolver ».
Maigret raccrocha sans rien dire. Il n’avait pas le courage de répondre.
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Le soleil est indispensable à la vie. Grâce à elles la réception fut plus intime. 17. rédigez un paragraphe argumentatif sur le sujet suivant : Beaucoup trouvent nuisible l’usage intensif que font les adolescents de la communication par messagerie électronique (MSN. 7. L’artisan y travaille les métaux au feu et au marteau. Les feux de signalisation doivent être respectés. Le père étant malade. Le promeneur attardé contemple la voûte céleste. Tous les onze ans le soleil connaît une activité intense. Des poutres s’y écroulaient. Le soleil est une étoile. La lave incandescente dévala les pentes du volcan. le fils aîné réconforte sa famille. Sa luminosité est très forte. Il est son seul soutien. 25. 9. Mes gâteaux sont carbonisés. On coupait déjà le blé. 15. Il faut comprendre leurs habitudes. C’était une mine abandonnée. Les gens avaient peur des sorcières. Les effets de cette activité sont ressentis jusque sur la terre. Il n’aurait pu entreprendre sans l’aide de ses parents une carrière médicale. WhatsApp. Le cycliste a heurté la voiture : la lumière éblouissante de celle-ci l’a aveuglé. Cette étoile s’éteindra dans cinq milliards d’année. Des ingénieurs chevronnés s’occupent de cette centrale.En une dizaine de lignes. 12. On connaît ses bienfaits. 14. Cette inquiétude est-elle fondée selon vous ? E. Ils adoraient le soleil. On prévoit la construction d’une centrale nucléaire. Je m’étais donné bien du mal pour ces gâteaux. 13. Une brillante carrière s’ouvrait devant Karim. Les Indiens saluaient chaque matin le soleil. Les rayons du soleil sont concentrés dans ces fours. Pietr-le-Letton D. 16. 8. Skype. Les hommes tentent de capter cette énergie. Ses dons le rendaient apte à cette carrière. La circulation serait meurtrière sans ces feux. 11. 22. 23. 19. 3. On avait longtemps exploité son charbon. Le minerai y est porté à la température de fusion.Simenon. Nous avons acheté un réchaud électrique. Viber…). 4. 5. 2.Transformons les phrases simples suivantes en une phrase complexe contenant une subordonnée relative : 1. Le soleil diffuse une énergie énorme. Nous avons besoin de ce réchaud. 20. Je m’occupe des affaires de Saïd. Une vraie panique régnait dans la maison. En été méfiez-vous du soleil. 26. 21. L’étudiant remercie ses parents. Je vous présente Saïd. Le hasard avait bon dos ! Le paresseux a mis son échec sur le compte du hasard. On fabrique actuellement des fours solaires. 18. 10. Voici les hauts fourneaux. 24. Le dîner se fit aux chandelles. La belle teinte dorée du blé illuminait la plaine. On brûlait autrefois les sorcières. Les étoiles y scintillent. Les gens âgés aiment se chauffer au soleil. 2 . 27. Des cultures en terrasses s’y étageaient. La forge rougeoie. 6.

29. ce simple petit mot. elle n’a pas tué la guerre . C’est là que ça se gâte. argumentatif). les êtres énigmatiques disparurent ou se cachèrent plus soigneusement. 32. Elle jeta des objets mystérieux au milieu de ces herbes. La guerre de 1914 […] devait être la dernière des guerres . La sorcière porta à ébullition une infusion d’herbes. elle n’a tué que des hommes inutilement. L’exploration du volcan est difficile. » ____________________________________________________________________________________ 3 . 34. « Je déteste la guerre. Les auditeurs furent enflammés par ce discours. Le député prononça un discours véhément. Je refuse de faire la guerre pour la seule raison que la guerre est inutile. 31. La cigarette est devenue une mode. et le bord d’un chapeau de feutre mou ne laissait apercevoir de sa figure que le bout luisant de son nez. Des savants participent à l’exploration du volcan. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 3. « Se sentant observés. Justifiez brièvement votre réponse. on lui a flanqué une bande de têtes brûlées forcément pittoresques. F-Indiquez le type de texte dominant (narratif. La chanteuse a été applaudie avec ferveur. 33. Les invitées rayonnaient dans leur caftan. car Isabelle ne distingua ni n’entendit plus rien. Des jeunes prétendent ne pas pouvoir se passer de la cigarette. Oui. C’est l’étoffe des anti-héros qui embarquent la comète de tous les dangers. on doit pouvoir distinguer la guerre du simple conflit ou de la lutte entre individus. Je me sentis déplacée parmi les invitées. La presse avait longuement parlé de la chanteuse. L’a-t-elle fait ? Non. 1. Nous vivons sous l’influence des astres. On dit que les astres fixent nos destinées. elle était la guerre à tuer la guerre. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 4. On nous prépare de nouvelles guerres . « Il était bien enveloppé des pieds à la tête. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 2. 30. descriptif.28. explicatif. À propos du film Armaggedon : « Pour mettre en valeur Bruce Willis (qui n’est tout de même plus en âge de sauver la planète à lui tout seul !). forcément. « Si l’on veut donner au mot « guerre » un sens assez précis et pas trop éloigné de l’usage courant. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 5.

Puisque tu es si brillant. Le clair de lune dont il s’intéresse le rend mélancolique. L’architecte critique le plan …est imposé. seuls les tuyaux de descente se coudent aux étages. Voilà une chose à qui je n’avais pas pensé. 10. Elles attendent toujours les bracelets d’or …a promis. rôdant le soir autour des fermes. Ce sont des murailles grises. « À l’intérieur. 2. G. Donnez donc à votre amie une tisane …réchauffe. 6. Il faut offrir aux animaux du zoo le cadre…convient. sans une moulure . Mon ami défend avec chaleur les idées …croit justes. 5.____________________________________________________________________________________ 6. La radio est une distraction que beaucoup de monde occupe son temps libre avec. 3. Il parle avec chaleur des êtres …intéressent.a vue à Casablanca.quelle / qui lui . 9. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 7. Nous parlions des événements dont la ville souffrait d’eux. 4 . J’admire en lui le brillant orateur…devenu. Il réclame à son ami le livre …a prêté. 4. Elle a beaucoup admiré la fontaine…. Vous ne pouvez imaginer…est la luminosité du ciel italien. 8. C’est le garçon que je t’ai parlé hier. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 8.qu’il lui / qui la . 5. mangées d’une lèpre jaune. « Les feuilles jaunissent en automne parce que la chlorophylle cède la place à une substance appelée carotène qui donne aux feuilles cette couleur jaune. Les pierres précieuses dont vous êtes attachée brillent de tous leurs feux. 13. mais l’aboiement des chiens le faisait rentrer sous bois. corrigeons-les : 1. qui montent toutes plates du pavé aux ardoises. Il a reçu un accueil chaleureux …touché.qui l’a – qu’il a / qu’il est – qui l’est / qui leur – qu’il leur : 1. 6. 11. 12. rayées de bavures par l’égouttement des toits.qui l’ / qu’elle . « Il erra encore deux jours dans les hauts pâturages désertiques des FranchesMontagnes. aide ton camarade…moins que toi. 7.Remplaçons les points de suspensions par : qu’il . La grammaire et le dictionnaire sont des instruments qu’on ne peut travailler sans.Les phrases suivantes sont incorrectes . 4. quatre façades régulières enfermant le vaste carré de la cour. les façades ont six étages. 3. 8. 2. 7. où les caisses béantes des plombs mettent la tache de leur fonte rouillée. » ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ F. C’est un carrefour qu’il faut se méfier. Il a reçu un accueil chaleureux …beaucoup apprécié.

6. Mon grand-père me dit qu’il aimait un chien fidèle et parce qu’il l’avait depuis longtemps. une double file d'équipages enguirlandés (aller et revenir) ___________________ comme un ruban sans fin. 17. Je désirerais leur faire entendre un long poème et que j’ai composé. J’ai bien connu et je me souviens de ce professeur. 15. 9. Ce voyageur a vu beaucoup de pays mais qu’il n’en parle jamais. 5 . 2. 8. Les jeunes gens rêvent d’un métier honorable et de toucher un bon salaire 14. (regarder) ____________________. J’irai voir ces monuments dont nous avons parlé mais nous ne les avons jamais vus. Ne crois pas qu’en te mariant tu vas être libre et tu vas vivre dans un bonheur parfait. 7.Accordez correctement le verbe au présent avec le sujet. 3. corrigeons-les. L’humanité massacre ou nuit à bien des espèces animales. On arrive au boulevard de la Foncière. 5. 18. et maintenue par les gendarmes à cheval qui (passer) ___________ brutalement et (repousser) _____________ les curieux à pied comme pour ne point permettre aux vilains de se mêler aux riches.Les phrases suivantes sont incorrectes. 16. Il doit comprendre qu’il faut travailler et la récompense vient après. Je suis très content que mon oncle soit venu et quand il est avec moi. De l'un à l'autre on (se jeter) ____________ des fleurs. Toute société doit veiller à l’instruction de sa jeunesse et à préparer son avenir. I. Maintenant j’éprouve de la peine quand je rentre dans sa chambre et je trouve sa place vide. Tout le long de l'immense avenue. bruyante et tranquille. Quand je passe devant la maison où elle habitait ou je vois sa famille.H. Une foule compacte. où la bataille (avoir) _______________ lieu. Je savais qu’il avait tout ce qu’il fallait mais malgré cela il était malheureux 12. 1. Certains pensent que les cafés exercent une mauvaise influence sur les jeunes et ils y rencontrent des gens mal éduqués. Les parents doivent veiller à ce que tout aille bien dans leur foyer et que leurs enfants soient bien éduqués. 11. (voltiger et retomber) ______________ dans la poussière où une armée de gamins les (ramasser) _______________. ma souffrance revient. Ce reporter a suivi et même participé à la guerre. Elles (passer) __________ dans l'air comme des balles. rangée sur les trottoirs. 4. J’admire et je fais confiance à mon frère. 10. 13. (aller)____________ frapper les frais visages.

partout. je l'emporterai avec nous et je paierai par la même occasion maître Papillon. partout. beau-papa. de la grâce un peu gauche et de la fraîcheur un peu fagotée . oh ! oui. « Oh ! oui. pas assez de toute sa personne pour fêter sa femme du matin au soir et du soir au matin. Le succès fut rapide et complet. Le mardi suivant.Guy de Maupassant. Mme Lebrument adorait son mari. Le beau-père disait : « Je vous jure que c'est imprudent d'emporter tant d'argent dans votre portefeuille. etc. » Et il la saisit dans ses bras pour recommencer le petit jeu de tendresse qu'elle aimait tant. pas assez de lèvres. ça m'ennuie bien. pendant laquelle ils ne dirent pas grand-chose. mais enfin du chic. Ne vous inquiétez de rien. la barbe. Il avait pris pour devise : « Tout vient à point à qui sait attendre. j'ai l'habitude de ces choses-là. maître Lebrument dit à sa femme : 6 . » Ils se précipitèrent dans un wagon où se trouvaient deux vieilles dames. Mlle Cordier avait de la grâce et de la fraîcheur. La Dot Personne ne s'étonna du mariage de maître Simon Lebrument avec Mlle Jeanne Cordier. bien entendu. Elle ne pouvait plus se passer de lui. bien long. La cérémonie d'épousailles mit tout Boutigny sens dessus dessous. nous partirons pour Paris mardi prochain. » Elle sautait de joie. ayant résolu de faire tout simplement un petit voyage à Paris après quelques jours de tête-à-tête. un chic notaire. elle disait : « Ouvre la bouche et ferme les yeux. une belle fille désirable et fêtable. il fallait. » L'employé criait : « Les voyageurs pour Paris en voiture. et il recevait un bon baiser bien tendre. je ne pourrai pas fumer. Et à son tour il n'avait pas assez de caresses. De cette façon. fermait les yeux à moitié. car les deux vieilles dames ne dormaient point. Maître Lebrument était un beau garçon. et Mlle Jeanne Cordier avait trois cent mille francs liquides. comme il ne faut rien oublier. Elle s'asseyait sur ses genoux. au moins. Maître Lebrument venait d'acheter l'étude de notaire de maître Papillon . préviens ton père de tenir ta dot toute prête . le beau-père et la belle-mère accompagnèrent à la gare leur fille et leur gendre qui partaient pour la capitale. Au bout de quatre jours. un chic province. qui avait du chic. en billets de banque et en titres au porteur. On admira fort les mariés. l'embrasser lui tripoter les mains. qui rentrèrent cacher leur bonheur au domicile conjugal. nous irons dans les restaurants. mais c'était. il fallait qu'elle l'eût tout le jour près d'elle pour le caresser. dans les cafésconcerts. Vous comprenez que. » Elle répondit tout bas : « Moi aussi. Une fois la première semaine écoulée. Il fut charmant. en somme. Dès qu'ils furent dans la cour de la gare Saint-Lazare. Nous ferons comme les amoureux qui ne sont pas mariés. nous évitons un tas de formalités et un tas de retards. » Il ouvrait la bouche avec confiance. depuis huit jours. maître Lebrument ayant su apporter dans ses premiers rapports avec sa femme une adresse. il dit à sa jeune compagne : « Si tu veux. mais ça n'est pas à cause de ton cigare. le prenant par les oreilles. de l'argent pour la payer . il m'arrive quelquefois d'avoir près d'un million sur moi. « Ne vous inquiétez de rien. allons-y le plus tôt possible. » Il reprit : « Et puis. Lebrument murmura à l'oreille de sa femme : « C'est ennuyeux. qui lui faisait passer de grands frissons dans le dos. dans ma profession. » Le train siffla et partit. » Il sut être en même temps patient et énergique. pas assez de mains. une délicatesse et un à-propos remarquables. ce qui était rare à Boutigny-le-Rebours. » Et le jeune notaire souriait. » Elle prononça : « Je le lui dirai demain matin. le nez. Le trajet dura une heure. au théâtre. et. ce tête-à-tête.

qu'il ne soit pas endormi ! Il s'est bien fatigué depuis quelques jours. répandant une odeur fade de vieille jupe. ma chérie. la p'tite. Il avait un gros portefeuille sous le bras. . mais nous allons prendre l'omnibus. dit-elle. L'homme dit. pensait Jeanne. un peu confuse. très vite : « Monte dans l'intérieur moi. « Oh oui. parbleu. . Décanillez.Votre mari ? Où ça ? . » Elle y consentit tout de suite. puis elles sortirent l'une devant l'autre. et elle tomba. se priver de cette cigarette. voilà vingt fois que je le crie. puis on s'arrêta de nouveau. […] D'autres personnes descendirent. lui dit.Est-ce loin du boulevard ? dit-elle. Et le jeune notaire. puisqu'elle n'avait plus de voisins. « C'est plus loin que je n'aurais cru ». les pieds de son mari qui grimpait sur l'impériale. monsieur vous vous trompez. assez causé. regardant avec stupeur par la vitre de derrière. toute seule. puis nous reviendrons tranquillement chercher notre malle pour la porter à l'hôtel. Lebrument cria : « Conducteur ! eh ! conducteur ! » La lourde voiture s'arrêta. le conducteur. un homme de perdu. la précipita dans sa voiture. » L’employé se mit à rire : 7 . […] La jeune femme demeurait inerte : « Pourquoi n'est-il pas venu avec moi ? » se disait-elle. je grimpe dessus pour fumer au moins une cigarette avant mon déjeuner. Regardez bien .Sur l'impériale ! v'là longtemps qu'il n'y a plus personne. . c'est fini. nous allons d'abord déjeuner au boulevard . Elle s'assit et posa sur ses genoux son panier aux provisions.Mais le boulevard des Italiens. essoufflée. un fiacre pour cinq minutes de route. » Elle s'étonna : « Pourquoi ne prenons-nous pas un fiacre ? » Il se mit à la gronder en souriant : « C'est comme ça que tu es économe. Il est monté avec moi. sur une banquette. Une forte senteur d'eau de vaisselle se répandit dans l'omnibus. Il aurait bien pu. Et elle demeura immobile entre un gros monsieur qui sentait la pipe et une vieille femme qui sentait le chien. je vous assure que vous vous trompez. s'arrêtait aux stations. Une tristesse vague l'oppressait.Quel boulevard ? . Et une cuisinière monta. se remettait en route. Les bonnes sœurs firent signe d'arrêter. L'omnibus allait toujours par les interminables rues.Ah ! Voulez-vous bien prévenir mon mari ? . » Des larmes lui montaient aux yeux. » Elle eut un geste de terreur. » Peu à peu tous les voyageurs s'en allaient. il répéta : « Vaugirard ! » Elle le regarda. au trot des trois chevaux.« Si tu veux. d'autres montèrent. rouge. comprenant que ce mot s'adressait à elle. qui l'avait saisie par le bras pour l'aider à escalader le marchepied. « Comment ça ? Ce n'est pas possible. On repartit. tu ne te priverais de rien. six sous par minute. dix de retrouvés. effarée. Est-ce loin ? » Il reprit : « Oui. Le conducteur cria : « Vaugirard ! » Comme elle ne bougeait point. un peu loin. poussant sa femme. . Pourvu qu'il n'ait pas eu une distraction. vraiment. pour la troisième fois : « Vaugirard ! » Alors elle demanda : « Où sommes-nous ? » Il répondit d'un ton bourru : « Nous sommes à Vaugirard.Mais sur l'impériale.C'est vrai ».Il y a beau temps qu'il est passé ! . Elle resta seule. « Comme c'est loin ! se disait Jeanne. allons déjeuner au restaurant. elle insista : « Mais. . Vous en trouverez un autre dans la rue. il doit y être ! » Le conducteur devenait grossier : « Allons. » Elle n'eut pas le temps de répondre . Un gros omnibus passait.

Votre dot ?.. il avait la tête bien calme ? . Que faites-vous. ma chère cousine. et voilà tout. un gros portefeuille sous le bras. et regarda.Eh bien.. » Elle restait debout. trop effarée. ah ! ah ! ah !. .. vous dites ?. C'est égal. doit filer sur la Belgique..Perdu. suffoquée. à l'heure qu'il est. il vous a bien lâchée. Il s'arrêta. il est descendu à la Madeleine. Il l'écoutait. . le souvenir lui vint de son cousin Barral.Bon. d'où venez-vous ? » Elle balbutia. Comment Jeanne se caractérise-t-elle physiquement ? o Elle est fort belle o Elle est plutôt laide o Elle est agréable 2. c'est. » Elle ne comprenait pas encore. Elle possédait juste de quoi payer la course du fiacre .Tout entière. pour payer son étude tantôt. sans songer qu'on l'écoutait et qu'on la regardait... les yeux pleins de larmes. trop affolée pour comprendre elle-même ce qui lui arrivait. sous-chef de bureau à la Marine.... elle prononça : « Qu'est-ce que je vais devenir ? » L'inspecteur du bureau s'approcha : « Qu'y a-t-il ? » Le conducteur répondit d'un ton goguenard : « C'est une dame que son époux a lâchée en route. en sanglotant.. tout doucement. » Puis. occupez-vous de votre service. » Choisissez pour chaque question la bonne réponse parmi les trois proposées. elle se mit à marcher devant elle. Quelle est la devise de maître Lebrument ? o « Tout vient à point à qui sait attendre. ici ?. il commanda : « Sophie.. Elle s'élança de sa voiture. Alors elle se mit à pleurer et tout haut. » La voiture s'était arrêtée. « Henry ! » cria-t-elle.. il portait ma dot.. c'est un misérable !.. d'un mouvement instinctif de l'oeil. Il portait. Il était totalement désert. Je n'irai pas au ministère aujourd'hui.. une si incroyable distraction ? Elle avait deux francs dans sa poche. Elle bégayait.Sur un omnibus. » Et elle lui conta en pleurant son aventure.Sur un omnibus ?... tout entière ? . À qui s'adresser ? Et. votre mari.. Comme on s'arrêtait pour les regarder il la poussa. Et elle le rencontra comme il partait pour son ministère.. défaillant d'émotion.. Il demanda : « Ce matin. Alors.. la soutenant par la taille. votre capital. . ainsi que Lebrument. sur le toit de l'omnibus. murmurant : « Alors c'est. Mon mari. ce n'est rien. « Mon mari s'est perdu tout à l'heure..Oui...« Un gros portefeuille.. tout d'un coup. » 8 . malgré elle.. il lui fit monter son escalier et comme sa bonne interdite ouvrait la porte. .. stupéfait : « Jeanne ?. Avait-il beaucoup d'argent sur lui ? .. une pareille méprise. toute seule ?. sous l'entrée de sa maison..Oui. « .. Où allait-elle aller? Qu'allait-elle faire? Que lui était-il arrivé à lui ? D'où venaient une pareille erreur un pareil oubli. 1. où ça ? .. » Et il tourna les talons. elle se fit conduire chez lui.. Elle en sortit. . réfléchissant. . et. elle tomba sur le gilet de son cousin. Oh !.Je dis qu'il a raflé votre. » L'autre reprit : « Bon. courez au restaurant chercher un déjeuner pour deux personnes. Ah ! oui.

Pourquoi maître Lebrument ne s’assied-il pas à côté de sa femme dans l’omnibus ? o Il n’a pas pu trouver de place assise o Il a besoin de fumer o Il a remarqué une charmante passagère sur l’impériale 7. Comment réagit le conducteur de l’impériale face à la détresse de Jeanne ? o Il la plaint o Il la conduit chez son cousin o Il se moque d’elle 8. Quelle explication Jeanne trouve-t-elle à l’absence de son mari au terminus ? o Il y a eu un malentendu entre eux o Il l’a abandonnée en emportant sa dot o Il lui a fait une farce 9. » o « Rira bien qui rira le dernier. ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ ____________________________________________________________________________________ 9 . Quelles sont les craintes du beau-père de maître Lebrument ? o Que Jeanne ne soit pas prête à partir déjà loin de sa famille o Que son gendre ne soit pas digne de confiance o Qu’ils perdent la dot pendant le voyage 5. » 3.o « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Quel o o o programme les Lebrument ont-ils fait pour leur voyage de noces ? Quelques jours de visite chez un cousin de Jeanne à Rouen Une semaine de soins balnéaires à Deauville Un séjour de sorties diverses à Paris 4. Que o o o propose maître Lebrument à sa femme à leur arrivée ? D’aller se reposer du voyage en regagnant leur gîte D’aller manger De visiter la ville tout de suite 6. Vers o o o qui Jeanne se tourne-t-elle alors ? Elle se rend auprès du responsable des omnibus de Vaugirard Elle prend un fiacre pour se rendre chez son cousin Elle retourne à la gare où elle rencontre son oncle 10. Quelle explication du comportement de maître Lebrument est donnée à la fin ? Citez trois indices tout au long de la nouvelle qui révèlent la stratégie de l’escroc.

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