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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique


Université des Sciences et de la Technologies d’Oran
Mohamed BOUDIAF

FACULTE D’ARCHITECTURE ET DE GENIE CIVILE


DEPARTEMENT D’HYDRAULIQUE

MEMOIRE EN VUE DE L’O BTENTION DU DIPLOME DE MAGISTER

Spécialité : Hydraulique
Option : Ressource en eau

PRESENTE PAR

Melle CHAREB-YSSAAD Ismahane

SUJET DU MEMOIRE

Contribution à la méthodologie des études de


protection contre les inondations :
Application des modèles HEC-RAS et HEC-FDA

SOUTENU LE ……………………….. . DEVANT LE JURY COMPOSE DE

Nom et Prénoms Grade Etablissement


Mr. HADJEL Mohammed Professeur USTO-MB Président
Mr. ERRIH Mohammed Maitre de conférences USTO-MB Rapporteur
Mr. BOUKERMA Baghdadi Maitre de conférences USTO-MB Co-rapporteur
Mr. CHERIF El- Amine Maitre de conférences USTO-MB Examinateur
Mr. BENAMARA Lakhdar Maitre de conférences USTO-MB Examinateur
SOMMAIRE

Liste des symboles


Liste des figures
Liste des tableaux

Introduction générale ………………………………………………………………………………...………. 01


PARTIE I
METHODOLOGIE HYDROLOGIQUE, HYDRAULIQUE ET ECONOMIQUE :
LES MODELES HEC-RAS ET HEC-FDA
CHAPITRE I :
LES MODELES DE SIMULATION HYDROLOGIQUE ET HYDRAULIQUES………………. 03
I.1 LES MODELES HYDROLOGIQUES ……………………………………………………………. 03
I.1.1 Définition………………………………………………………………………………….. 03
I.1.2 Quelques éléments de vocabulaire………………………………………………………… 03
I.1.3 Différentes approches de modélisation……………………………………………………… 05
I.1.4 Simulation hydrologique par l’application du modèle HEC-HMS………………. 06
I.1.4.1 Présentation du Modèle HEC-HMS………………………………………. 06
I.1.4.2 Principe général de fonctionnement du Modèle HEC-HMS ……………………… 07
I.2 LES MODELES HYDRAULIQUES ……………………………………………………………… 11
hhjshI.2.1 Les différents modèles hydrauliques de rivière……………………………………………. 11
I.2.2 Description du modèle HEC-RAS………………………………………………………… 14
I.2.2.1 Introduction………………………………………………………………………. 14
I.2.2.2 Possibilités du modèle HEC-RAS ………………………………………………. 14
I.2.2.3 Théorie de base de calcul du modèle HEC-RAS …………………………………. 14
CHAPITRE II : LES MODELES DE SIMULATION DES DOMMAGES ECONOMIQUES …. 25
II.1 INTRODUCTION ………………………………………………………………………………….. 25
II.2 DOMMAGES D’INONDATION : DEFINITION ET EVALUATION…………………………… 25
II.2.1 Typologie des dommages………………………………………………………………….. 25
II.2.2 Evaluation des dommages ………………………………………………………………… 25
II.2.3 Evaluation des dommages à priori ………………………………………………………… 26
II.3 EVALUATION DES DOMMAGES PAR L’APPLICATION DU MODELE HEC-FDA………… 27
II.3.1 Description du modèle HEC-FDA …………………………………………………………. 27
II.3.2 Composantes du modèle HEC –FDA……………………………………………………….. 27
II.3.2.1 Configuration de l’étude …………………………………………………………… 27
II.3.2.2 Etude hydrologique ………………………………………………………………… 28
II.3.2.3 Etude économique …………………………………………………………………. 29
II.3.2.4 Evaluation………………………………………………………………………….. 29

PARTIE II
LE BASSIN VERSANT DE LA MINA
CHAPITRE III :
CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU BASSIN VERSANT DE LA MINA………………… 31
III. 1 Introduction…………………………….………………………….…………………………….. 31
III.2 Présentation de la région d’étude……………………………………………………….............. 31
III.3 Situation géographique…………………………………………………………………………… 31
III.4 Caractéristiques morphométriques.………….……………………………………………………… 33
III.4.1 Paramètres de forme……………....…………………………….….………..................... 33
III.4.2 Paramètre de relief……………………………....…………………………………….. 34
III.5 Caractéristiques du réseau hydrographique……………………………………………………….. 39
III.6 Temps de concentration…………………………………………………………………………… 40
III.7 Sol et végétation……………………………….……………..…………………………............... 41
CHAPITRE VI : ETUDE CLIMATIQUE DU BASSIN VERSANT DE LA MINA………………. 44
IV.1 Climat………………………………………………………………………………………………. 44
IV.2 Pluviométrie……………………………………………………………………………………….. 44
IV.2.1 Précipitation annuelle……………………………………………………………………. 44
IV.2.2 Précipitation mensuelle………………………………………………………................... 45
IV.2.3 précipitations maximales journalières…………………………………………………… 46
IV.3 Température………………………………………………………….............................................. 49
IV.4 Evaporation………………………………………………………………………………................ 49
IV.5 Evapotranspiration…………………………………………………………………………………. 49
CHAPITRE V : HYDROLOGIE DU BASSIN VERSANT DE LA MINA………………………… 51
V.1 INTRODUCTION…………………………………………………………………………………. 51
V.2 ANALYSE FREQUENTIELLE DES PJ MAX (LA LOI IDF)…………………………………… 52
V.3 ETUDE DES CRUES………………………………………………………………………………. 53
V.3.1 Présentation des stations hydrométriques ………………………………………………. 53
V.3.2 Statistiques des débits maxima instantanés …………………………..………................. 54
V.3.3 Analyse fréquentielle des débits maximaux instantanés….…………………….............. 56
V.4 CALCUL DES HYDROGRAMMES DES CRUES……………………………………………….. 59
V.4.1 Application du modèle HEC-HMS ………………………………………………………. 59
V.4.1.1 Modèle du bassin versant …………………………………………………….… 60
V.4.1.2 La modélisation des écoulements fluviaux ……………………………………… 61
V.4.1.3 Le calage des modèles…………………………………………………………… 61
V.4.1.4 Banque de données nécessaire à l’application du modèle ……………………… 62
V.4.2 Résultats de la modélisation ……………………………………………………………… 65

PARTIE III
PROTECTION DE LA VILLE DE RELIZANE CONTRE LES INONDATIONS :
APPLICATION DES MODELES HEC-RAS ET HEC-FDA

CHAPITRE VI : LES AMENAGEMENTS DE PROTECTION CONTRE LES


INONDATIONS : APPLICATIOPN DU MODELE HEC-RAS……………………………………. 67
VI.1 INTRODUCTION…………………………………………………………………………………. 67
VI.2 LES AMENAGEMENTS DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS………………… 67
VI.2.1 Protection directe (Rapprochées)………………………………………………………. 67
VI.2.2 Protection indirecte (Eloignées)………………………………………………………. 68
VI.3 LES DIGUES DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS ……………………………. 69
VI.3.1 Définition………………………………………………………………………………. 69
VI.3.2 Typologie des digues de protrection contre les inondations…………………………… 69
VI.4 APPLICATION DU MODELE HEC-RAS………………………………………………………. 70
VI.4.1 Banque de données nécessaires à l’application du modèle HECRAS…………….. 71
VI.4.2 Résultats de la simulation……………………………………………………………. 74
VI.5 PROTECTION DE LA VILLE DE RLIZANE CONTRE LES INONDATIONS………………. 77
VI.5.1 Historique de protection de la ville de Relizane contre les inondations……………… 77
VI.5.2 Dimensionnement de la digue……………………………………………………….. 78
VI.5.2.1 Présentation de la région d’étude……………………………………………. 78
VI.5.2.2 Calcul de la hauteur de la digue ……………………………………………… 79
VI.5.2.3 Modélisation de la diguette par l’application du modèle HEC-RAS 81
VI.5.2.4 Résultats de la modélisation …………………………………………………. 81
CHAPITRE VII : EVALUATION DES DOMMAGES D’INONDATION : APPLICATION
DU MODELE HEC-FDA………………………………………………………… 82
VII.1 Application du modèle HEC-FDA……………………………………………………………… 82
VII.1.1 Profils des surfaces de l’eau ……………………………………………………………… 83
VII.1.2 Production de la courbe Probabilité –Débit………………………………………………. 84
VII.1.3 Production de la courbe Hauteur –Débit …………………………………………………. 85
VII.1.4 Production de la courbe hauteur –Dommages ……………………………………………. 86
VII.1.5 Evaluation………………………………………………………………………………… 88
VII.2 Résultats de l’évaluation …………………………………………………………………………. 89

Conclusion générale …………………………………………………………………….. …… 90


BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
LISTE DES SYMBOLES EN (SI)

Variables Définitions Unités


a Perte d'énergie principale -
A Surface du bassin versant Km²
Ach Surface d'écoulement du canal principal m²
Ai Surface partielle Km²
Alob Surface d'écoulement de la rive gauche m²
Arob Surface d'écoulement de la rive droite m²
CNi Le coefficient de "curve number" -
Ct Coefficient de torrentialité -
D Dénivelé m
Dd Densité de drainage Km/Km²
Ds Dénivelé spécifique m
E Evaporation moyenne mensuelle °C
ETP Evapotranspiration moyenne mensuelle mm
F1 Fréquence du cours d’eau -
g Accélération de la gravité m²/s
H5% Altitude correspondant à 95% de la surface m
H50% Altitude médiane m
H95% Altitude correspondant à 5% de la surface m
He au Hauteur de l’eau m
HFond Hauteur du fond de cours d’eau m
Hmax Altitude maximale m
Hmin Altitude minimale m
Hmoy Altitude moyenne m
I Indice thermique °C
Ig Indice de pente global %
Imoy Indice de pente moyenne %
Io La rétention initiale des précipitations par le sol et les végétations mm
Ip Indice de pente moyen %
Kc Indice de compacité -
Kc Débit dans le cours d’eau (lit mineur) m3 /s
Kch Débit du canal principal m3 /s
Kf Débit dans la plaine d’inondation (lit majeur) m3 /s
Klob Débit de la rive gauche m3 /s
Krob Débit de la rive droite m3 /s
Lcp Longueur totale du cours d’eau principal Km
LR Longueur du rectangle équivalent Km
lR Largeur du rectangle équivalent Km
Mc Quantité de mouvement par unité de distance dans le canal m3 /s
Mf Quantité de mouvement par unité de distance dans la plaine d’inondation m3 /s
Pe Périmètre du bassin versant Km
Pjmax Pluie journalière maximale mm
Pt Pluie correspondante à un pas de temps t mm
Q Débit total d’une coupe m3 /s
qc Apport latéral entre le canal et la plaine d’inondation m²/s
Qc Débit dans le cours d’eau (lit mineur) m3 /s
qf Apport latéral entre le canal et la plaine d’inondation m²/s
Qf Débit dans la plaine d’inondation (lit majeur) m3 /s
ql Apport latéral par unité de longueur m²/s
RC Rapport de confluence -
RL Rapport de longueur
La capacité maximale au champ après antécédent de précipitation
S mm
de 5 jours
Sf Pente de frottement -
Sh perte de contraction perte de contraction -
T° Température moyenne mensuelle °C
Tc Temps de concentration Heures
V vitesse moyenne de l’eau m/s
WS Profil de la surface de l’eau m
Y Profondeur de l'eau m
Z Altitude du canal principal m
β Facteur de distribution de vitesse -
Δt Pas de tems s
Δx Pas de distance m
T Période de retour an
p Probabilité au dépassement -
q Probabilité au non dépassement -
R Revanche des hautes eaux m
Hdigue Hauteur de la diguette m
LISTE DES FIGURES

Figure (I-1) : Représentation schématique d'un modèle hydrologique…………………… 3


Figure (I-2) : Différentes approches de modélisation ……………………………………. 5
Figure (I-3) : Différentes pertes de charge dans un écoulement en lits composés
(Proust, 2005)……………………………………………………………… 11
Figure (I-4) : Représentation des limites dans l'équation d'énergie…………………………. 15
Figure (I-5) : Méthode de subdivision du débit par le modèle HEC-RAS………………. 16
Figure (I-6) : Exemple de calcul de l'énergie moyenne ...................................................... 17
Figure (I-7) : Volume élémentaire pour la dérivation des équations de continuité et de la
quantité de mouvement…………………………………………………….. 18
Figure (I-8) : Ecoulements dans le canal principal et la plaine d’inondation…………….. 19
Figure (I-9) : Cellule typique de différence finie…………………………………………. 21
Figure (II-1) : Hauteur de submersion par rapport au bâtiment………………………….. 26
Figure (II-2) : Algorithme de simulation de Monté Carlo pour l’évaluation des
dommages annuels moyens (EAD)………………………………………………………... 30
Figure (III-1) : Bassin versant de la Mina………………………………………………... 32
Figure (III-2) : Inondation par débordement direct………………………………………. 33
Figure (III-3) : Courbes Hypsométriques des sous bassins de la Mina ………………… 36
Figure (IV-1) : Histogramme des pluies annuelles à Rélizane…………………………… 44
Figure (IV-2) : Variation de la pluie annuelle à Relizane entre les périodes…………….. 45
Figure (IV-3) : Variation mensuelle des précipitations à Relizane ……………………... 45
Figure (IV-4) : Chronologie des pluies maximales journalières à l’échelle annuelle
(Observations de 1970/71 à 2003/2004)………………………………... 46
Figure (IV-5) : Histogramme des pluies maximales journalières à l’échelle annuelle
(Observations de 1970/71 à 2003/2004)………………………………… 46
Figure (IV-6) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques
Hydrologiques……………………………………………………………. 47
Figure (V-1) : Courbe Intensité-Durée-Fréquence (Station d’Oued Djemaâ)……………. 53
Figure (V-2) : Courbes de tarage…………………………………………………………. 54
Figure (V-3) : Hydrogrammes unitaires………………………………………………….. 54
Figure (V-4) : Histogrammes des débits max (Station d’Oued Abtal)…………………… 55
Figure (V-5) : Histogrammes des débits max (Station de Sidi AEK Djillali)……………. 56
Figure (V-6) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques
hydrologiques (Station de Sidi AEK Djillali)…………………………….. 57
Figure (V-7) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques
Hydrologiques……………………………………………………………... 58
Figure (V-8) : Hydrogrammes de crue des différentes périodes de retour……………….. 59
Figure (V-9) : Modèle du bassin versant d’Oued Mina………………………………….. 60
Figure (V-10) : Exemple de décalage (Modèle Lag)……………………………………... 61
Figure (V-11) : Modèle météorologique des précipitations………………………………. 63
Figure (V-12) : Fenêtre des hydrogrammes observés et simulés au niveau des deux
stations Oued El Abtal et Sidi Aek Djillali……………………………. 63
Figure (V-13) : fenêtre de spécifications du contrôle…………………………………….. 65
Figure (V-14) : Hydrogrammes de crue fréquentielle simulés au niveau de la confluence
Oued Mellah……………………………………………………………… 66
Figure (VI-1) : Coupe type de digue ……………………………………………………. 69
Figure (VI-2) : Positionnement de la digue par rapport au cours d’eau…………………. 70
Figure (VI-3) : Subdivision d’un cours d’eau …………………………………………… 70
Figure (VI-4) : Plan topographique d’Oued Mina au niveau du BV_5………………….. 71
Figure (VI-5) : Modèle géométrique du cours d’eau principal (Bassin versant BV_5)… 73
Figure (VI-6) : Exemple d’une modélisation hydraulique
PF1 à PF8 : débits fréquentiels…………………………………………... 74
Figure (VI-7) : Plan en trois dimensions du modèle géométrique simulé……………….. 75
Figure (VI-8) : Plan du profil de la surface de l’eau……………………………………… 76
Figure (VI-9) : Ancienne digue de protection de la ville de Relizane contre les
Inondations……………………………………………………………… 78
Figure (VI-10) : Localisation de la diguette sur la carte de Relizane…………………… 79
Figure (VI-11) : Modélisation de la diguette par le modèle HEC-RAS………………… 81
Figure (VII-1) : Plan d’aménagement de la ville de Relizane………………………….. 82
Figure (VII-2) : Fenêtre de saisie des profils de la surface de l’eau sans projet de
Protection………………………………………………………………. 83
Figure (VII-3) : Fenêtre de saisie des profils de la surface de l’eau avec projet de
protection…………………………………………………………………………………… 84
Figure (VII-4) : La courbe probabilité – débit produite par le modèle HEC-FDA sans
projet de protection………………………………………………………………………… 84
Figure (VII-5) : La courbe probabilité – débit produite par le modèle HEC-FDA avec
projet de protection………………………………………………………………………… 85
Figure (VII-6) : La courbe hauteur d’eau – débit produite par le modèle HEC-FDA sans
projet de protection………………………………………………………………………… 85
Figure (VII-7) : La courbe hauteur d’eau – débit produite par le modèle HEC-FDA avec
projet de protection………………………………………………………………………… 86
Figure (VII-8) : Fenêtre de calcul des hauteurs de submersion 86
Figure (VII-9) : Fenêtre de rapport de statut de l’étude………………………………….. 89
Figure (VII-10) : Evaluation des dommages annuels prévus et les dommages réduits par
le modèle HEC-FDA………………………………………………………………………. 89
LISTE DES TABLEAUX

Tableau (I-1) : Les différents modèles hydrauliques de rivières………………………… 13


Tableau (I-2) : Approximation des termes des différences finies de l'équation de
Continuité………………………………………………………………... 23
Tableau (I-3) : Approximation des termes des différences finies dans l'équation de la
quantité de mouvement………………………………………………... 24
Tableau (II-1) : Qualification de l’aléa en fonction de la hauteur de submersion………. 27
Tableau (II-2) : Qualification de l’aléa en fonction de la hauteur de submersion et la
vitesse d’écoulement……………………………………………………………………… 27
Tableau (III-1) : Estimation du temps de concentration (Tc , heure)…………………… 41
Tableau (III-2) : caractéristiques physiographiques des bassins versants de la Mina…... 43
Tableau (IV-1) : Statistiques de base échantillon Pjmax Station Rélizane / Nombre
d'observations 34 (de 1970/71 à 2003/2004)……………………… 47
Tableau (IV-2) : Comparaison des quantiles de Pjmax obtenus des différentes lois
Statistiques…………………………………………………………….. 48
Tableau (IV-3) : Pluie maximale journalière de différente fréquence de retour………… 48
Tableau (IV-4) : Répartition mensuelle des températures moyennes (°C)……………… 49
Tableau (IV-5) : Répartition de l’évaporation moyenne mensuelle (°C)………………... 49
Tableau (IV-6) : Valeur du coefficient de correction F (λ) et l’ETP (mm) du bassin
versant d’Oued Mina …………………………………………………. 50
Tableau (V-1) : Valeurs des intensités de pluie maximale obtenues en mm/ heure…….. 52
Tableau (V-2) : Stations hydrométtriques………………………………………………. 53
Tableau (V-3) : Statistiques des Qmax de la station de Sidi AEK Djillali………………. 55
Tableau (V-4) : Statistiques des Qmax de la station d’Oued Abtal……………………... 55
Tableau (V-5) : Estimations des caractéristiques statistiques des Qmax de la station de
Sidi AEK Djillali………………………………………………………. 57
Tableau (V-6) : Estimations des caractéristiques statistiques des Qmax de la station
d’Oued Abtal…………………………………………………………… 58
Tableau (V-7) : Les valeurs des Qmax fréquentiels…………………………………. 59
Tableau (V-8) : Les paramètres du calage……………………………………………. 64
Tableau (V-9) : Valeurs des données des précipitations fréquentielles (mm)…………… 64
Tableau (V-10) : Les débits de pointe fréquentielles au niveau de la confluence
Oued El Mellah…………………………………………..... 66
Tableau (VI-1) : Résultats de la simulation hydraulique pour le débit fréquentiel de
0.20% par le modèle HEC-RAS……………………………………… 77
Tableau (VI-2) : Résultats de calcul de la hauteur de la digue (La levée)………………. 80
Tableau (VII-1) : Calcul des dommages à partir des hauteurs de submersion (Sans
projet de protection)……………………………………………………………………… 87
Tableau (VII-2) : Calcul des dommages à partir des hauteurs de submersion (Avec
projet de protection)……………………………………………………………………… 88
Introduction générale

L'homme, depuis des siècles, s’installe aux abords des rivières afin de profiter de ses avantages ;
transport fluvial de marchandises, pêche, ressource d’alimentation en eau, source d’énergie
hydraulique… mais il doit aussi en subir les caprices dont les plus redoutables sont liés aux
crues.

Les inondations représentent un danger pour les biens et les personnes dans la plupart des
régions du globe. Elles causent plus de 50% des catastrophes naturelles : en moyenne 20.000
morts / an dans le monde.

Pour minimiser ce risque, l’analyse des ondes de submersion engendrées par une crue est le plus
souvent menée pour le dimensionnement des plans correspondants à la protection civile.
Ainsi que l’évaluation des dommages causés par les inondations avant et après la mise en œuvre
d’un ouvrage de protection permet d’analyser la réduction du coût moyen annuel des dommages
causée par l’inondation.

La ville de Relizane objet de notre étude est parmi les régions les plus touchées par le
phénomène d’inondation, elle est située à 143 Km dans la partie aval du bassin versant d’oued
Mina aux abords de ce dernier. Ce dernier draine un vaste bassin d’une superficie d’environ
6580 Km², caractérisé par un relief très tourmenté, constitué pour l'essentiel de plateaux entaillés
et de versants raides favorisant ainsi un ruissellement fort.

L’objectif général de ce travail est l’application du :

 Modèle HEC-HMS dans la simulation hydrologique effectuée à partir des observations


hydrométéorologiques disponibles pour la simulation pluie-débit qui vise à résumer
l’ensemble des réalisations possibles d’évènement de crue en une série limitée
d’évènements de référence, des crues fréquentes aux crue exceptionnelles .

 Modèle HEC-RAS, un modèle Saint-Venant unidimensionnel dans la simulation


hydraulique qui permet la détermination des limites du champ d’inondation de crues de
référence à partir d’une étude topographique qui a pour but de décrire la géométrie du
terrain pour le dimensionnement de l’ouvrage de protection.

 Modèle HEC-FDA dans la modélisation économique qui vise à donner une estimation des
coûts relatifs aux dommages d’inondation et à apprécier la réduction du coût moyen
annuel des dégâts après la réalisation de l’ouvrage de protection.

1
Le mémoire, ici présenté est composé de sept chapitres reparties en trois grandes parties :

 La première partie résume la méthodologie hydrologique, hydraulique et économique


proposée dans ce travail en décrivant la théorie de base du modèle hydrologique HEC-
HMS et du modèle de simulation hydraulique HEC-RAS dans le premier chapitre et la
théorie du modèle de simulation économique HEC-FDA qui à été réservée dans le
deuxième chapitre .

 La deuxième partie à été consacrée à décrire la région du bassin versant de la MINA qui
représente l’objet d’application de la méthodologie utilisée dans ce travail. Le chapitre
III, donne un diagnostic physico- géographique, première étape de la connaissance des
bassins versants qui permettra de caractériser les principaux facteurs naturels intervenant
dans l’écoulement ; facteurs orographiques et morphologiques, et lithologiques. Le
traitement des paramètres climatiques à été fait en chapitre IV et en particulier l’analyse
statistiques des pluies maximales journalières à différentes périodes de retour. Ces pluies
qui seront utilisées dans la simulation hydrologique pluie-débit dans le chapitre V
donnant ainsi les hydrogrammes de crues pour différentes fréquences.

 La protection de la ville de Relizane contre les inondations est présentée dans la


troisième partie .Le dimensionnement de la digue de protection par l’application du
modèle HEC-RAS à partir des profils de la surface de l’eau simulés par ce dernier est
donné dans le chapitre VI et l’évaluation des dommages causés par les inondations en
utilisant les niveaux d’eau simulés dans les cas avant et après protection est présenté dans
le chapitre VII.

2
CHAPITRE I : LES MODELES DE SIMULATION HYDROLOGIQUE ET
HYDRAULIQUES

I.1 LES MODELES HYDROLOGIQUES

I.1.1 Définition [11]

Un modèle est une représentation d’un phénomène physique, afin d’en avoir une meilleure
compréhension ou d’analyser l’influence qu’il exerce. La représentation peut être physique,
analogique ou mathématique. Dans le premier cas, le modèle est une maquette qui reproduit
d'une manière adéquate la réalité. Les modèles analogiques utilisent les similitudes qui
existent entre le phénomène à étudier et un autre phénomène physique. La méthode la plus
utilisée est l'analogie entre le courant électrique et le flux d’eau. Dans ce cas, le modèle est le
résultat de l'expression analytique de la complexité observée ou supposée et se présente
généralement sous la forme d'un ensemble d'équations. La modélisation mathématique est un
outil essentiel pour la connaissance des phénomènes naturels en élaborant un lien entre les
variables d’entrée et de sortie par des relations mathématiques.

I.1.2 Quelques éléments de vocabulaire [7]


La modélisation hydrologique comme la modélisation mathématique d'une manière générale a
son vocabulaire propre que nous présentons succinctement ici sur la figure (I-1).
Figure (I-1) : Représentation schématique d'un modèle hydrologique

3
 Variables indépendantes ou variables d'entrée ou fonctions de forçage : données
d'entrée du modèle. Dans le cas des modèles hydrologiques, il s'agit essentiellement
des mesures de pluie et d'ETP. Les modèles hydrologiques sont des modèles
dynamiques, les données d'entrée fluctuent en fonction du temps. Certains modèles
utilisent des données d'entrée spatialement distribuées.
 Variables dépendantes ou variables de sortie : il s'agit essentiellement des débits
mais aussi des flux ou concentrations en polluants et matériaux érodés simulés à
l'exutoire du bassin versant. Cette présentation se limitera aux modèles de simulation
pluie - débits.
 Variables d'état : variables permettant de caractériser l'état du système modélisé, qui
peuvent évoluer en fonction du temps dans un modèle dynamique. Il s'agit, par
exemple, du niveau de remplissage des différents réservoirs d'eau du bassin versant,
du taux de saturation des sols, mais aussi de la profondeur des sols, des pentes ...
Certaines variables d'état sont mesurables.
 Paramètres : la notion de paramètre est intimement liée à celle de modèles
conceptuels ou empiriques. Dans de nombreux cas, il n'est pas possible de représenter
dans un modèle le processus physique parce que l'échelle de ce processus est trop
petite et que les variables d'état contrôlant le processus ne sont pas accessibles à la
mesure. Un modèle plus global est alors utilisé pour décrire le processus, mais
certaines de ses variables d'état n'ont plus de sens physique, et ne peuvent plus être
reliées à des variables mesurables. Ces variables, dont la valeur doit être déterminée
par calage, sont appelées paramètres.
 Erreur de modélisation : c'est une mesure de l'écart entre les valeurs simulées à l'aide
du modèle et les valeurs mesurées.
 Calage : au sens strict du terme, c'est l'opération qui consiste à trouver les valeurs des
paramètres du modèle qui minimisent l'erreur de modélisation.
 Validation : étape indispensable de la mise en œuvre d'un modèle, il s'agit de
l'évaluation des performances du modèle sur un jeu de données qui n'a pas été utilisé
lors du calage.

4
I.1.3 Différentes approches de modélisation [7]
Le terme de modèle recouvre une large variété d'outils, à la philosophie et aux objectifs
différents. Les approches habituellement utilisées en modélisation pluie-débit apparaissent en
sombre sur la figure (I-2)
Figure (I-2): Différentes approches de modélisation

 Modèle déterministe : modèle qui associe à chaque jeu de variables de forçage, de


variables d'état et de paramètres une valeur réalisation unique des variables de sortie.
 Modèle stochastique : l'une au moins des variables de forçage ou des variables d'état
ou des paramètres est une variable aléatoire. Par voies de conséquence, la ou les
variables de sortie sont des variables aléatoires. La reconstitution de la distribution des
variables de sortie nécessite des simulations répétées en tirant aléatoirement la valeur
de la variable d'entrée. On parle de simulation de Monte Carlo.
 Modèle à base physique : modèle basé uniquement sur des équations de la physique,
et ne comportant idéalement aucun paramètre.
 Modèle paramétrique : modèle incluant des paramètres dont la valeur doit être
estimée par calage.
 Modèle conceptuel : modèle dans lequel le fonctionnement du bassin versant est
représenté par des analogies : concepts. L'analogie la plus souvent utilisée pour
représenter le fonctionnement des sols et des nappes est celle du réservoir dont le débit
de vidange dépend du taux de remplissage.
 Modèle analytique : modèle pour lequel les relations entre les variables de sortie et
les variables de forçage ont été établies par analyse de séries de données mesurées.
L'exemple type est celui des modèles linéaires : les paramètres du modèle sont liés aux

5
coefficients de corrélation entre les variables. Notons que l'analyse des données peut
conduire au choix de relations non linéaires entre les variables.
 Modèles empiriques : le type de fonctions reliant les variables est fixé à priori
(fonctions polynômiales, fonctions sigmoïdes). Le niveau de complexité (nombre de
fonctions à utiliser, ordre du polynôme) étant fixé, le calage consiste alors à
déterminer la combinaison de fonctions s'ajustant le mieux aux données mesurées. Les
réseaux de neurones sont l'exemple le plus rependu de ce type de modèles en
hydrologie. Les outils d'interpolation s'avèrent généralement être de piètres
extrapolateurs. Ils sont donc à utiliser avec prudence en dehors de la gamme de valeurs
pour laquelle ils ont été calés.

I.1.4 Simulation hydrologique par l’application du modèle HEC-HMS [20]


Un modèle hydrologique peut être défini comme étant une représentation théorique simplifiée
d’une réalité physique. En hydrologie, la modélisation concerne généralement la relation
pluie-débit, c’est à dire que les modèles utilisent la pluie comme variable d’entrée et calculent
un hydrogramme en sortie du bassin. Ces modèles reposent en général sur deux fonctions
distinctes :
• Une fonction de production qui sépare la pluie en une partie infiltrée et en une partie
ruisselée.

• Une fonction de transfert qui achemine la pluie ruisselée à l’exutoire de l’unité


hydrologique (le bassin versant)

Les Modèles développés sous le HEC-HMS se basent sur trois fonctions essentielles :
Modèles pour calculer les précipitations, modèles pour estimer le volume de ruissellement
direct et les modèles de calcul des écoulements souterrains.

I.1.4.1 Présentation du Modèle HEC-HMS [20]


Le système de modélisation hydrologique HEC-HMS est conçu pour simuler le processus
précipitation ruissellement des systèmes hydrographiques denses. Il est conçu pour être
appliqué aux grandes surfaces géographiques pour résoudre si possible un plus grand nombre
de problèmes. Ceci inclut l’alimentation des grands bassins versants par les précipitations et
l’hydrologie des crues, les petits bassins urbains ou ruissellement des cours d’eau naturels.
Les hydrogrammes produits par le code de calcul sont utilisés directement ou conjointement
avec d’autres logiciels pour des études de disponibilité des ressources hydriques, drainage

6
urbain, prévisions d'écoulement, conception d’évacuateur de crue de réservoirs, réduction des
dommages d’inondation, régulation des plaines inondables, et exploitation des systèmes.

Le modèle hydrologique HEC-HMS a été développé par le « Hydrologic Engineering Center


(HEC) » de l’U.S. Army Corps of Engineers (USACE). Il comprend une interface graphique,
des capacités pour la manipulation, la gestion et le stockage de données, ainsi que des
possibilités d’affichage et d’impression de résultats. Il fait suite au modèle hydrologique
HEC-1, Flood Hydrograph Package, développé durant les années 70 et qui est aujourd’hui
encore le modèle hydrologique le plus employé aux États-Unis.

I.1.4.2 Principe général de fonctionne ment du modèle HEC-HMS [20]

HEC-HMS est un modèle distribué qui permet de subdiviser un bassin versant en plusieurs
parties, appelées sous-bassins, qui sont considérées comme ayant chacune des caractéristiques
homogènes. Il est particulièrement bien adapté pour simuler le comportement hydrologique de
bassins versants non urbanisés. HEC-HMS permet également de simuler et d’incorporer des
réservoirs et des dérivations.

Afin de simuler le comportement hydrologique d'un Bassin Versant (BV), le logiciel HEC-
HMS prend en compte les différents paramètres suivants:

 les précipitations: ces données peuvent correspondre à des relevés pluviométriques


réels d'évènements pluvieux ordinaires ou exceptionnels mais aussi à des évè nements
pluvieux théoriques basés sur une étude statistique.
 les pertes (par infiltration, emmagasinement ou évapotranspiration) qui permettent
d'évaluer le ruissellement à partir des précipitations et des caractéristiques du BV.
 les ruissellements directs qui prennent en compte les écoulements de surface, les
stockages et les pertes de charge.
 l'hydrologie fluviale, c’est à dire le comportement de l'eau lorsqu'elle se trouve dans le
lit de la rivière.

Ces différents paramètres sont ensuite modélisés mathématiquement par un ensemble


d'équations (dont celles de Saint-Venant) qui permettent d'obtenir la réponse du système
hydrologique- hydraulique global du à un changement de conditions hydro- météorologiques.

7
1. Modélisation des précipitations [20]

Parmi les paramètres fondamentaux à prendre en compte dans la modélisation hydrologique


d'un bassin versant, on retrouve bien sûr les précipitations. On peut fournir au logiciel trois
types de données concernant les précipitations:

 des relevés pluviométriques d'un évènement réel;


 des hauteurs d'eau théoriques obtenues à partir d'une étude fréquentielle (évènement
pluvieux hypothétique) ;
 des données relatives à un évènement extrême (pluie de projet).

Puisque le but de notre étude est le dimensionnement d’un ouvrage de protection contre les
inondations d’une crue fréquentielle ainsi que l’évaluation des réductions des dommages dus
aux inondations, nous choisissons les hauteurs de précipitations obtenues d’une étude
fréquentielle.

2. Calcul des volumes de ruissellement [20]

HEC-HMS calcule les volumes d'écoulements en soustrayant aux précipitations les quantités
d'eau qui sont stockées, infiltrées ou évaporées lors de leur trajet sur le bassin versant.

Les surfaces d'un bassin versant sont classées en deux catégories :

1. Surfaces directement connectées et imperméables, où l'écoulement est direct


et se fait sans pertes. Dans ce cas on utilise le modèle « sans pertes »

2. Surfaces perméables soumises à des pertes décrites par les différents modèles
suivants :

• Modèle de perte initiale et à taux constant ;

• Modèle à déficit et à taux de perte constant ;

• Modèle basé sur le Curve Number (CN) ;

• Modèle de Green et Ampt.

Pour tous ces modèles, les pertes sont calculées pour chaque intervalle de temps et soustraites
à la moyenne surfacique de précipitations pour cet intervalle. La quantité d’eau restante

8
désigne l'excès de précipitation ou précipitation efficace. Cette quantité est considérée
uniforme sur tout le bassin versant et représente le volume d'écoulement de sur face.

Parmi ces modèles, nous avons choisi le modèle « Curve Number (CN) ». Ce modèle estime
l'excès de précipitations comme une fonction des précipitations cumulées, de la couverture
des sols et de l'humidité initiale du sol. Il se base sur la texture du sol et la nature des travaux
d’exploitation des terres (agriculture, urbanisation ou autres) de la zone étudiée.
La méthode est basée sur les équations suivantes :
P  I a 2
Q (I-1).
P  I a   S

avec I a  0.2S

On obtient donc :

Q
 P  0.2S 
2 (I-2).
P  0.8S 
1000
avec S (I-3).
CN

et : CN 
 Ai.CNi (I-4).
Où :
 Ai
Q : Débit de ruissellement en (m3/s) ;

P : Précipitation (mm) ;

S : La capacité maximale de rétention après antécédent de précipitation de 5


jours ;

I a : La rétention initiale des précipitations par le sol et les végétations (mm) ;

CNi : le "curve number" pour une surface partielle Ai, CN : valeur pesée pour
l’ensemble du bassin versant;
La valeur de CN peut être définie à partir des tables fournies en annexe III du
manuel de références techniques.

9
3. La modélisation du ruissellement direct [20]

Cette partie présente le ruissellement direct sur un bassin versant de ce qui est qualifié d'excès
de précipitation. Elle se base sur le calcul de l'hydrogramme unitaire (HU): L'hydrogramme
unitaire donne le débit de ruissellement par unité de hauteur d'eau en excès tombée sur le
bassin versant. Cette méthode repose donc principalement sur l'hypothèse de linéarité entre
l'excès de précipitations et le ruissellement.

Dans le logiciel HEC-HMS on trouve plusieurs modèles d’HU synthétiques, nous avons
choisi le modèle du SCS (Soil Conservation Service): il repose sur l'hydrogramme unitaire
normalisé (qui est la moyenne de nombreux HU calculés pour différents bassins versants).

Cet hydrogramme normalisé représente le débit d'écoulement, Ut, comme une fraction du
débit maximal, Up, et, Tp, l'instant du pic. On a par ailleurs les relations empiriques
suivantes :
(I-5)

A : surface du bassin versant ;


C : constante de conversion égale à 2.08.
Le temps de la pointe ou de monté est liée à la durée de l'unité de la précipitation excessive
comme :

(I-6)
où, Δt : La durée de l’excès de précipitation ;
tlag : le temps de décalage égale à 0.6 tc (tc : le temps de concentration du bassin).

Ainsi, il suffit de connaître le temps de concentration pour remonter à Tp et Up et d’obtenir


ainsi l'hydrogramme unitaire désiré par simple multiplication de l'hydrographe unitaire
normalisé.

10
I.2 LES MODELES HYDRAULIQUES

I.2.1 Les différents modèles hydrauliques de rivière [8]


Cet aspect est intimement lié aux données topographiques qui forment l’ossature du
modèle géométrique utilisé pour les modélisations. Une recherche des caractéristiques des
principaux modèles existants en hydraulique fluviale avec leurs atouts et leurs limites est
donc nécessaire.

Dans le cas d’un écoulement en rivière, on parle d’écoulements en lits composés (lits
mineur et majeur) où les caractéristiques de vitesse, hauteur d’eau, rugosité varient suivant
les lits (Bousmar, 2002, CETMEF, 2004 ; Kreis, 2004 Proust, 2005). L’interface entre les
lits est primordiale, elle est la source de la majorité des incertitudes pour la simulation des
écoulements débordants.

On identifie de fortes pertes de charges dans cette zone et dans la couche limite (interface
entre le fond de la rivière et le fluide) comme il est montré su la figure (I-3) :

(a) Pertes par frottement et microturbulences au fond du cours d’eau,

(b) Pertes dues aux macroturbulences issues de la différence de vitesse entre les lits,

(c) Pertes par transfert de quantité de mouvement entre les lits.

Figure (I-3) : Différentes pertes de charge dans un écoulement en lits composés


(Proust, 2005)

Abrévi ati ons : QDM=Quantité De Mouvement

11
1. Les modèles 1D
La plupart des modèles unidimensionnels (1D) à lits composés prennent en charge les pertes
(a) comme HEC-RAS ou Mike11 (cf. tableau 1), d’autres tentent de prendre en charge (a) et
(b) comme Mage5 (Ghavasieha et al., 2006 et les plus évolués cherchent à simuler les trois
pertes comme Axeriv. Néanmoins, la caractéristique principale des codes 1D est qu’ils
moyennent la hauteur d’eau (et pour certains la vitesse) sur chaque profil en travers
perpendiculaire aux lits majeur et mineur. Ceci provient de leurs structures et des équations
qui les régissent : ils sont constitués d’un ensemble de profils en travers perpendiculaires aux
écoulements. C’est leur principale faiblesse car les surfaces libres réelles sont loin d’être
horizontales lors des crues (et les champs de vitesses sont loin d’être uniformes) pour une
section en travers donnée.
2. Les modèles 2D
Les modèles bidimensionnels (2D ou 2D-H) tentent de reproduire ces variations : ils sont
construits sur un réseau maillé qui permet de donner les grandeurs hydrauliques (vitesse et
hauteur d’eau) pour chaque cellule du réseau. Les équations qui régissent ces modèles sont
moyennées sur la hauteur (d’où 2D-H pour 2D-hauteur) et donnent des champs de vitesse
pouvant varier dans le plan mais pas sur la hauteur. Ces modèles à priori sont très intéressants
mais sont très gourmands en temps de calcul.

3. Les modèles 3D
Actuellement, les modèles 3D ne sont guère opérationnels, ils restent du domaine de la
recherche et se limitent à des zones d’étude très restreintes de l’ordre de quelques dizaines de
mètres de cous d’eau (Rüther et Olsen, 2007).

Le tableau (I-1) donne les différents modèles hydrauliques de rivière et donne des exemples
de modèles les plus utilisés dans le domaine de la simulation hydraulique pour chaque
catégorie.

12
Tableau (I-1) : Les différents modèles hydrauliques de rivières [8]
Modèle Equation Nom du logiciel Atouts Limites
Barré Saint- LISFLOOD-FP Permet Equations
Modélisations Venant (Bates et De d’utiliser des simplifiées
1D simplifié Roo 2000) données
dites filaires (BSV 1D) topographiques
précises
Barré Saint- Thalweg-
enant Fluvia
(BSV1D) (CEMAGREF)
BSV 1D LIDO Conçu pour les
(CETMEF) grandes plaines
inondables
BSV 1D HEC-RAS Robustesse et Peu adapté
(USACE), fiabilité aux reliefs
Mike 11 (DHI) complexes
BSV 1D Mascaret Tient compte
(EDF), Mage5 des échanges
(CEMAGREF) turbulents entre
lits
BSV 1D Axeriv Tient compte Peu diffusé,
(Université des échanges reste du
Louvain) turbulents et des domaine de
transferts de la recherche
masse entre lits

Telemac 2D Adapté aux Temps de


Modélisations BSV 2D (LNH-EDF), reliefs et aux calculs
2D Mike 21 (DHI), champs de longs
RUBAR vitesse
(CEMAGREF) complexes

Modélisations Navier- Mike 3 Equations Temps de


3D Stokes (DHI) complètes calculs très
longs

 Abréviations : CETMEF (Centre d’Etudes Techniques Maritimes et Fluviales), DHI


(Danish Hydraulic Institute), USACE (United State of America Corps o f Engineers),
LNH-EDF (Laboratoire National d’Hydraulique – Electricité De France).

La comparaison effectuée par Horritt et Bates (2002) entre LISFLOOD-FP, HEC-RAS et


Telemac 2D a mis en évidence les bons résultats du logiciel HEC-RAS, qui obtient des
résultats d’une précision comparable à ceux de Telemac 2D en ce qui concerne l’extension
spatiale du champ d’inondation et la propagation de l’onde de crue.

13
I.2.2 Description du modèle HEC-RAS [13]
I.2.2.1 Introduction
Le système de modélisation HEC-RAS est développé comme des logiciels des études
hydrauliques qui permettent de simuler les écoulements à surface libre. Il a été conçu par le
Hydrologic Engineering Center du U.S Army Corps of Engineers à travers le projet NextGen.
Ce projet englobe plusieurs aspects hydrologiques et hydrauliques : Analyse du ruissellement
des précipitations, Hydraulique fluviale, Simulation des systèmes des réservoirs, Analyse des
dommages d’inondation, Prévision des crues pour la conception des réservoirs.

I.2.2.2 Possibilités du modèle HEC-RAS [13]


L'objectif principal du programme HEC-RAS est tout à fait simple, Il est conçu pour exécuter
le calcul hydraulique unidimensionnel pour tous les réseaux de canaux naturels et artificiels
par le calcul des hauteurs de la surface de l'eau en toute section d'intérêt pour un ensemble de
données d'écoulement en régime permanent ou par des hydrogrammes de propagation des
crues par la simulation de l’écoulement en régime non permanent.
I.2.2.3 Théorie de base de calcul du modèle HEC-RAS [13]
A. Profils de la surface de l’eau en écoulement permanent
Comme il a été indiqué plus haut le modèle HEC-RAS est capable d'exécuter des calculs
unidimensionnels de profil de la surface de l'eau pour l'écoulement permanant graduellement
varié dans des canaux naturels et artificiels. Les profils de la surface de l'eau en régime
d'écoulement sous critiques (fluvial), supercritiques, et mixtes peuvent être calculés.
1. Équations de base entre deux sections
Les profils de la surface de l’eau sont calculés entre deux sections comme il montré à la figure
(I-4) en résolvant l'équation d’énergie. L'équation d'énergie est écrite comme suit :

 2V2 ² 1V1 ²
Y2  Z 2   Y1  Z1   he (I-7)
2g 2g

Où :
Y1 , Y2 : profondeur de l'eau au niveau des sections
Z1 , Z2 : côte du canal principal
V1 , V2 : vitesses moyennes (débit total /surface totale d’écoulement)
α1 , α 2 : coefficients de pondération de vitesse

14
g : accélération de la gravité
he : perte d'énergie principale (perte de charge)

Figure (I-4) : Représentation des limites dans l'équation d'énergie

La perte totale d'énergie (he) entre deux sections est composée des pertes par frottement et des
pertes de contraction ou d'expansion. L'équation pour la perte totale d'énergie est comme suit :
V22 V12
he  L S f  C  (I-8)
2g 2g
Où :
L : longueur de la distance entre deux sections
S f : angle de frottement représentatif entre deux sections
C : coefficient de perte d'expansion ou de contraction

La longueur de la distance mesurée entre deux sections, L, est calculée comme suit :

Llob Qlob  Lch Qch  Lrob Qrob


L (I-9)
Qlob  Qch  Qrob

Où :
Llob , Lch , Lrob : Longueurs des distances entre deux sections de calcul indiquées pour
l'écoulement dans la berge gauche, le canal principal, et la berge droite.
Qlob , Qch , Qrob : Moyenne arithmétique des débits entre deux sections pour la berge gauche,
le canal principal, et la berge droite.

15
2. Subdivision d’une section en travers pour le calcul du débit
La détermination du transport total et du coefficient de vitesse pour une section de calcul
exige que l'écoulement soit subdivisé en unités pour lesquelles la vitesse est uniformément
distribuée. L'approche utilisée dans HEC-RAS est de subdiviser l'écoulement dans les
surfaces des rives en utilisant les points d'arrêt des valeurs de la rugosité n comme base de la
subdivision (endroits où est observé le changement des valeurs du coefficient de rugosité n)
comme le montre la figure (I-5). Le flux est calculé dans chaque subdivision sous la forme
suivante en fonction de n (Equation de Manning) :
1
Q  KS f 2 (I-10)

1 2
Avec K AR 3 (I-11)
n
Où :
K : flux pour la subdivision
n : coefficient de rugosité de Manning pour une subdivision
A : surface d'écoulement pour une subdivision
R : rayon hydraulique pour une subdivision (surface/périmètre mouillé)

Le programme cumul tous les débits dans les rives pour obtenir un flux pour la rive gauche et
la rive droite. Le débit total d’une section de calcul est obtenu en additionnant les trois débits
des trois subdivisions (gauche, canal, droite)

Figure (I-5) : Méthode de subdivision du débit par le modèle HEC-RAS

3. Évaluation de l’énergie cinétique moyenne


Puisque le logiciel de HEC-RAS est un programme de calcul unidimensionnel des profils de
la surface de l’eau, seule une surface de l'eau et donc une énergie moyenne sont calc ulées en
chaque section. Pour un niveau donné de la surface de l'eau, l'énergie moyenne est obtenue en

16
considérant les énergies correspondantes aux trois sous-sections d'une section de calcul (rive
gauche, canal principal, et rive droite). Le schéma (I-6) ci-dessous montre comment l'énergie
moyenne est obtenue pour une section de calcul.
Figure (I-6) : Exemple de calcul de l'énergie moyenne

V1 = vitesse moyenne de la surface 1


V2 = vitesse moyenne de la surface 2

Pour calculer l'énergie cinétique moyenne il est nécessaire d'obtenir le coefficient de


pondération α de la vitesse. Le coefficient de vitesse α, est calculé en se basant sur le flux
dans les trois éléments d'écoulement : la rive gauche, la rive droite, et le canal. Il peut
également être écrit en termes de transport et surface comme dans l'équation suivante :

 K lob3 K ch3 K rob 3 


( At )²   
  Alob ² Ach ² Arob ² 
(I-12)
3
Kt

Où :
À : Surface totale d'écoulement de la section totale de calcul (m²)
Alob , Ach , Arob : Surface d'écoulement de la rive gauche, de canal principal et de la rive droite
respectivement (m²)
K : : Flux total (m3/s)
Klob , Kch , Krob : Débit de la rive gauche, du canal principal et de la rive droite (m3/s)
α: Coefficient de pondération de la vitesse

17
4. Evaluation de la pente hydraulique (de frottement)
La pente de frottement est évaluée dans HEC-RAS comme le produit Sf et L (équation (I-2),
où Sf est la pente de frottement représentative pour un tronçon et L est défini par l’équation
(I-3). La pente de frottement (pente du gradient d'énergie) en chaque section est calculée à
partir de l'équation de Manning comme suit :

Q ⇒ S f  (Q ) 2
1
Sf 2 (I-13)
K K
L’expression pour le calcul de la pente hydraulique moyenne Sf dans HEC-RAS est
l’équation du débit moyen entre deux sections de calcul :
2
 Q  Q2 
S f   1  (I-14)
 1
K  K 2 

5. Calcul du profil de la surface de l’eau


1. La hauteur inconnue de surface de l'eau en une section donnée est déterminée par une
solution itérative des équations (I-1) et (I-2).
1
WS 2  WS 1  ( 1V1   2V22 )  he (I-15)
2

2g
WS : Niveau (Profil) de la surface de l’eau (m)
B. Calcul de la propagation des crues en régime d’écoule ment non permanant
Les lois physiques qui régissent l'écoulement de l'eau dans un canal sont : (1) le principe de la
conservation de la masse (continuité), et (2) le principe de la conservation de la quantité de
mouvement. Ces lois sont exprimées mathématiquement sous forme d'équations
différentielles partielles, qui ci-après désigné sous le nom des équations de continuité et de la
quantité de mouvement.
Figure (I-7) : Volume élémentaire pour la dérivation des équations de continuité et de la
quantité de mouvement

18
 Équation de Continuité
Considérons le volume élémentaire représenté sur la figure (I-7). Dans cette figure, la distance
X est mesurée le long du canal. Au point médian du volume, l'écoulement et toute la surface
d'écoulement sont dénotés Q(x, t) et AT, respectivement. La surface totale d'écoulement est la
somme de la surface active du canal et de la zone de stockage.
A Q
  ql  0 (I-16)
t x
Avec ql est l'apport latéral par unité de longueur.

 Équation de la quantité de mouvement :


L’équation de la quantité de mouvement est donnée par :

Q QV  Z 
  gA  Sf   0 (I-17)
t x  x 

1. Application des équations d'écoulement non permanent dans HEC-RAS


La figure (I-8) illustre les caractéristiques bidimensionnelles de l'interaction entre le canal et
la plaine d’inondation. Quand le niveau d’eau du canal s’élève, l'eau s’éloigne latéralement du
canal, inondant la plaine d’inondation et remplissant les zones de stockage disponibles. A
mesure que la profondeur augmente, la plaine d’inondation commence à transporter l'eau en
aval généralement le long d’une courte trajectoire. Quand le niveau d’eau s’abaisse, l'eau se
déplace vers les rives du canal complétant l'écoulement dans le canal principal.

Figure (I-8) : Ecoulements dans le canal principal et la plaine d’inondation

Puisque la direction primaire de l'écoulement est orientée le long du canal, ce champ


bidimensionnel d'écoulement peut souvent être exactement rapproché par une représentation

19
unidimensionnelle. Les surfaces d'accumulation peuvent être modélisées avec les zones de
stockage qui échangent l'eau avec le canal. L'écoulement dans les rives peut être rapproché
comme un écoulement à travers un canal séparé.

Ce problème Canal/ Plaine inondable a été analysé par plusieurs auteurs de différentes
manières. Fread (1976) et Smith (1978) ont traité ce problème en divisant le système en deux
canaux séparés et en écrivant des équations de continuité et de quantité de mouvement pour
chaque canal. Pour simplifier le problème ils ont assumé une surface horizontale de l'eau en
chaque section normale à la direction de l'écoulement ; tels que l'échange de la quantité de
mouvement entre le canal et la plaine d’inondation soit négligeable et que le débit soit
distribué selon les flux:
Qc = φ Q (I-18)
Où :
Qc : Ecoulement dans le canal (m3/s)
Q : Écoulement total (m3/s)
φ : Kc / (Kc + Kf),
Kc : Flux dans le canal (m3/s)
Kf : flux dans la plaine d’inondation (m3/s)
Avec ces approches, les équations unidimensionnelles du mouvement peuvent être combinées
en série simple :
A  (Q ) 1   Q
  0 (I-19)
t xc x f


Q   2Q 2 / Ac
 
 
 1    Q 2 / A f
2
  Z
 gAc 
  Z
 S fc   gA f 

 S ff   0 (I-20)
t xc x f  xc   x f 

Avec les indices c et f se rapportent au canal et à la plaine d’inondation, respectivement.

2. Forme implicite des différences finies


La résolution des équations d'écoulement non permanent unidimensionnelles est de la forme
implicite de quatre-points, voir la figure (I-9).

20
Figure (I-9) : Maillage de Preissmann typique de différence finie

Les formes implicites générales de différence finies sont :


1. dérivé de temps
f

f


0.5 f j 1  f j  (I-21)
t t t

2. dérivé de l'espace :

f f  f j 1  f j    f j 1  f j 
  (I-22)
x x x

3. La valeur de la fonction :

  
f  f  0.5 f j  f j 1  0.5 f j  f j 1  (I-23)

 Équation de continuité :
L'équation de continuité décrit la conservation de la masse pour le système unidimensionnel.
En considérant le stockage, S, l'équation de continuité peut être écrite comme pour le canal
et la plaine d’inondation :
Qc Ac Ac
  q f (I-24)
xc t t

et :
Q f Af S
   qc  ql (I-25)
x f t t

21
Les indices c et f se rapportent au canal et la plaine d’inondation, respectivement, ql est
l'apport latéral par unité de longueur de la plaine d’inondation, et qc et qf sont les échanges de
l'eau entre le canal et la plaine d’inondation.
En utilisant des différences finies de forme implicites on obtient :

Qc At
  qf (I-26)
xc t

Q f Ac
  qc  q l (I-27)
x c t

Les échanges entre le canal et la plaine d’inondation sont égaux, mais opposés tels que Δxc qc
= - qf Δxf : on obtient :

Ac A f S
Q  x c  x f  x f  Ql  0 (I-28)
t t t

 Équation de la quantité de mouvement *


Elle peut être écrite pour le canal et pour la plaine d’inondation comme suit :

Qc  VcQc   Z 
  gAc   S fc   M f (I-29)
t xc  xc 
Q f


 Vf Qf   gA  Z 
S ff   M c (I-30)
t x f
f  x 
 f 

Où Mc et le Mf sont la quantité de mouvement par unité de distance échangée entre le canal et


la plaine d’inondation, respectivement.

Qc  VcQc   Z 
  gAc   S fc   M f (I-31)
t x c  xc 

Q f


 Vf Qf   gA  Z 
 S ff   M c (I-32)
t x f
f  x 
 f 

22
Avec : Δx c Mc = - Δx f Mf. (I-33)


 Qc xc  Q f x f   VQ   gA Z  S 
 Sh   0 (I-34)
txc xc  x f
 c 

Avec :  : est le facteur de distribution de vitesse.

Sh : perte de contraction

3. Forme de diffé rence finie des équations d'écoulement non pe rmanent


Les équations (I-24), (I-29) et (I-30) sont non- linéaires. Pour éviter la solution non- linéaire,
Preissmann ( Liggett et Cunge, 1975) et Chen (1973) ont développé une technique pour
linéariser les équations.
Les approximations de différence finies sont énumérées terme par terme pour l'équation de
continuité dans le tableau (I-2) et pour l'équation de la quantité de mouvement dans le tableau
(I-3).
Tableau (I-2) : Approximation des termes des différences finies de l'équation de continuité
Termes Approximation différences finies
Q Q j 1  
 Q j   Q j 1  Q j 
Ac  dAc   dA 
xc   Z j   c  Z j  1
t  dZ  j  dZ  j  1
0.5xcj
t

A f  dAf   dA 
x f   Z j   f  Z j  1
t  dZ j  dZ  j  1
0.5x fj
t
S  dS   dS 
x f   Z j    Z j  1
t  dZ  j  dZ  j  1
0.5x fj
t

23
Tableau (I-3) : Approximation des termes des différences finies dans l'équation de la quantité
de mouvement
Termes Approximation différences finies

 Qc xc  Q f x f  0.5

Qcj x cj  Q fj x fj  Qcj1 x cj  Q fj 1 x fcj 
txe x e t

 VQ
x ej
1
x ej
 x ej
 
VQ j 1  VQ j   VQ j 1  VQ j 
Z  Z j 1  Z j 
gA
x e gA  


Z j  1  Z j   gA ( Z x Z
j 1 j )
 x ej x ej  ej


gA S f  Sh       
gA S f  Sh  0.5gA S fj 1  S fj  Shj 1  Shj  0.5 S f  Sh Aj  Aj 1   

A 
0.5 A j  A j 1 
Sf 0.5S fj 1  S fj 
Aj  dA
 dZ  Z j
 j

S fj   2 S f dK   2S f 
  Z j    Q j
 K dZ  j  Q j

A 
0.5 A j  A j 1 

C. Les conditions aux limites


Pour un tronçon de rivière, on a N sections formant N-1 sections (cellule). À partir de ces
cellules 2N-2 équations de différence finies peuvent être développées. Puisque on a 2N
inconnus (ΔQ et Δz pour chaque section), deux équations additionnelles sont nécessaires. Ces
équations sont fournies par les conditions aux limites pour chaque tronçon, dont l'écoulement
fluvial, sont exigés aux extrémités amont et aval. Pour l'écoulement supercritique, les
conditions aux limites sont seulement exigées à l'extrémité amont.

24
CHAPITRE II : LES MODELES DE SIMULATION DES DOMMAGES
ECONOMIQUES

II.1 INTRODUCTION

Le phénomène des inondations a été toujours constitué pour les agglomérations situées en bordure de
rivières. Les dégâts engendrés par les crues sont souvent importants et parfois catastrophiques. En raison
du côut considérable des aménagements de protection, les autorités ont besoin d’une estimation des
dommages potentiels et du rapport côut/bénéfices afin d’évaluer la pertinence de ces investissements.

II.2 DOMMAGES D’INONDATION : DEFINITION ET EVALUATION

II.2.1 Typologie des dommages [4]

Les dommages liés à une crue sont très divers. Ils diffèrent par leur nature et/ou leur cause. Une
description typologique précise en facilite l’approche et le traitement.

Breaden (1973) distingue les catégories suivantes : directs, indirects, secondaires, intangibles et
d’incertitude. Une classification est détaillé dans le tableau donnant une illustration des différents types de
dommages décrits selon deus axes : chiffrables/non-chiffrables (monétarisables/non-monétarisables), et
selon l’éloignement de l’évènement.

 Dommages directs tangibles : sont les dommages physiques (dommages portés aux
biens matériels) causés per la submersion. Ils son chiffrables de façon monétaire et
représentent, sauf exception, la part la plus importante des côut engendrés lors d’une
crue. Les dommages directs tangibles sont les mieux répertoriés et se prêtent bien aux
études.
 Dommages intangibles : relèvent du domaine sanitaires ou sociologique et rendent
compte de l’impact psychologique ou physique (au sens corporel) de la crue sur des
individus ou une population. Ils sont non quantifiables du moins en termes monétaires. Il
est par conséquent très délicat d’essayer d’en tenir compte dans une évaluation de
dommages.

II.2.2 Evaluation des dommages [12]


Deux familles d’approches peuvent êtres identifiées : l’évaluation à posteriori et l’évaluation à priori.

 Evaluation à posteriori : se donne pour objectif d’estimer les dommages causés par des
inondations qui se sont déjà produites.

25
 Evaluation à priori : consiste à réaliser une estimation des dommages potentiels compte
tenu de l’existence d’un risque et de son occurrence. Elle est réalisée généralement dans
l’objectif d’estimer l’intérêt économique d’action futures de prévention ou de protection.
On peut également exprimer un côut moyen annuel qui est alors l’intégrale de la fonction
qui relie un côut à la fréquence annuelle de dépassement de l’inondation maximale.

II.2.3 Evaluation des dommages à priori [12]


Les estimations des dommages d’inondation sont évaluées en termes de hauteur de submersion
des bâtiments par leseaux. La hauteur de submersion est la hauteur d’eau effective dans le
bâtiment mesurée à partir d’un plancher de référence. La figure (II-1) illustre cette hauteur.

Figure (II-1) : Hauteur de submersion par rapport au bâtiment

H= h - Z R.C

La hauteur de submersion due à l’inondation est en rapport de l’intensité et à la vitesse. Les


tableaux (II-1) et (II-2) illustrent ces deux qualifications :

Tableau (II-1) : Qualification de l’aléa en fonction de la hauteur de submersion

Hauteur Aléa
H<1 m Moyen ou faible
H≥1 m fort
26
Tableau (II-2) : Qualification de l’aléa en fonction de la hauteur de submersion et la vites se
d’écoulement
Vitesse Faible Moyenne Forte
Hauteur (Stockage) (Ecoule ment) (Grand écoule ment)
H < 0.5 m Faible Moyen Fort
0.5 m < H < 1 m Moyen Moyen Fort
H>1 m Fort Fort Très fort

II.3 EVALUATION DES DOMMAGES PAR L’APPLICATION DU MODELE


HEC-FDA [5]

II.3.1 Description du modèle HEC-FDA [5]


Le programme calcule l’espérance des dommages annuels (dommage annuel moyen ; expected
annual damage - EAD) nécessaire pour une évaluation économique des plans d’aménagement
des plaines d’inondation. Le risque et l’incertitude peuvent également être évalués.

II.3.2 Composantes du modèle HEC -FDA [5]


HEC-FDA est un système de logiciels multi intégrés, conçus pour l'usage interactif dans un
environnement multi fonctions et utilisations. Le programme se compose d'une interface d’utilisation
graphique (GUI), des composantes hydrologiques et économiques, des possibilités de gestion et de base
de données, des fonctions graphiques et de rapports.

II.3.2.1 Configuration de l’étude


La configuration de l'étude contient les données décrivant le plan physique de l’étude et la définition du
plan de protection pour les analyses. Les données incluent les rivières, les plaines d’inondation, les plans
de protection et les années d'analyse.
1. Rivière
Les rivières incluent de diverses surfaces d'eau ,tel que les fleuves, rivières, canaux, lacs, étangs, etc…Les
rivières sont définies dans l'étude et sont donc communes pour tous les plans et les analyses. Une étude
peut inclure un où plusieurs rivières.

2. Plaine d’inondation
La plaine d’inondation est la surface spatiale d’inondation pour laquelle un dommage (dégât) est tracé en
tronçon considéré le long du cours d’eau et s’étend sur la plaine d’inondation pour inclure toute la largeur
de l’inondation la plus probable. Elle est peut être indiquée pour la rive droite ou gauche ou les deux
rives à la foi.

3. Plans
Un plan peut représenter les conditions de l’étude avec et sans projet de protection. Le plan avec un projet
de protection se compose d'une ou plusieurs variantes et actions de réduction des dégâts d’inondation. Un

27
plan est évalué sur une période d'analyse (la durée de vie du projet). Il commence par l'année de
référence de l'exécution ou de l'opération. Les conditions hydrologiques et économiques associées à une
future année d'analyse spécifiée sont considérées pour évaluer l’exécution économique équivalente du
plan sur sa durée de vie.

4. Années d’analyse
Une année d'analyse représente une période de temps ou une année pour laquelle les données
hydrologiques et économiques doivent être développées pour des analyses.
Les années d'analyse définissent les dommages et l'information d'exécution de projet pour des périodes de
temps spécifiques pendant la durée de vie de projet, telle que l'année de référence ou l’horizon donné le
plus probable.

II.3.2.2 Etude hydrologique

L’étude hydrologique considérée est les données hydrologiques, hydrauliques, et levées nécessaires à
la simulation est saisie pour des analyses. Les données incluent : les profils de surfaces de l'eau associés
aux valeurs de débit d’un événement hypothétique ou observé. Le système HEC-FDA exige pour la
simulation huit (8) profils de surface de l'eau de huit (8) événements d'inondation. Ça peut être le débit
ou le niveau d’eau pour chaque rivière.

Le modèle calcul, la courbe des débits en fonction de leurs probabilités d’occurrence, les niveaux d’eau
en fonction des débits, et les caractéristiques des plans de protection contre les inondations. La fonction
de probabilité des débits peut être calculée en utilisant soit des procédures analytiques ou graphiques. Les
fonctions de probabilité des niveaux d’eau peuvent également être calculées et appliquées.

1. Fonctions de probabilité des débits


Les analyses économiques et d'exécution (de réalisation) exigent une fonction de probabilité des débits
avant d’être assigné pour chaque plan de protection contre l’inondation, année d'analyse, cours d’eau et
plaines d’inondation . La fonction de probabilité des débits peut être calculée en utilisant soit des
procédures analytiques ou graphiques.

 Méthode analytique de probabilité des débits


La méthode analytique est adaptée pour la loi de distribution de probabilité de Pearson type III. Cette
méthode s'applique souvent pour des fonctions de probabilité des débits dérivées à partir des données
mesurées ou modélisées.

 Méthode graphique de probabilité de débit


Si la fonction ne s'adapte pas avec la distribution de Pearson de type III, l'approche graphique devrait être
utilisée. L'approche graphique est typiquement applicable pour les écoulements régularisés, (probabilités

28
des niveaux d’eau pour les résultats de la modélisation de l’écoulement non permanent), et les fonctions
périodiques et partielles.

2. Les niveaux d’eaux en fonction des débits (courbe de tarage)


La fonction débit –niveau d’eau avec incertitude est indiquée pour un plan donné, année d'analyse,
rivière, et plaine d’inondation dans l'évaluation des mesures de réduction des dommages d’inondation.

II.3.2.3 Etude économique

Cette composante se base sur la production de la fonction hauteur d’eau -dommage avec l'incertitude pour
la réduction des dommages d’inondation . Elle est définie par la fonction du taux de dommages –
profondeur c'est-à-dire le taux de l’ouvrage endommagé pour une gamme des niveaux d’inondation.

Le taux de dommages est multiplié ensuite par le paramètre correspondant lié à l’ouvrage pour obtenir
une fonction profondeur unique- dommages à l’ouvrage de protection.

II.3.2.4 Evaluation
Les dommages peuvent être calculés de deux façons :

(1) l’espérance mathématique des dommages annuels obtenue par intégration des

dommages selon la fonction de probabilité au dépassement

(2) les dommages annuels équivalents associés à un taux d’intérêt particulier et à une

période d’analyse.

Les calculs sont effectués pour chaque plan de gestion de la plaine d’inondation en s’appuyant
sur les données hydrologiques, hydrauliques et économiques associées à chaque zone de
dommages. La réduction des dommages est déterminée en comparant les conditions avec ou
sans projet. Les calculs de performance des projets sont réalisés et affichés ainsi que leurs
résultats.

Les dommages annuels moyens sont calculés à partir de la formule suivante :

I 1 1 I
DT    Di ( p ) dp ou DT    Di ( p ) dp (V-1)
i 1 0 0 i 1

avec :

DT : Dommages totaux (Dinar Algérien)

Di (p) : Densité de distribution de probabilités


29
L'intégrale de la fonction de probabilité des dommages dans l'analyse des risques de base est égale à la
moyenne de toutes les valeurs possibles des dommages déterminées par échantillonnage exhaustif de
Monte Carlo des fonctions des probabilités des débits, hauteur -débit, hauteur -dommages et leurs
incertitudes associées comme le montre la figure (II-2).

Figure (II-2) : Algorithme de simulation de Monté Carlo pour l’évaluation des dommages
annuels moyens (EAD)

Les valeurs calculées des dommages sont affichées par catégories de dommage de
même qu’un tableau de synthèse sommaire des résultats pour l’année de base et pour
l’horizon donné le plus probable et de nombreux graphiques y sont fournis.

30
CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU BASSIN VERSANT
DE LA MINA

III.1 INTRODUCTION

Les caractéristiques physiographiques d'un bassin versant influencent fortement sa réponse


hydrologique, et notamment le régime des écoulements en période de crue ou d'étiage. Leur
détermination nécessaire, constitue un premier diagnostic permettant la mise en évidence des
facteurs et paramètres géographiques et physiques contribuant à la formation du ruissellement.

III.2 PRESENTATION DE LA REGION D’ETUDE

La figure (III-1) montre le découpage du bassin versant de l’Oued Mina, objet de cette étude en
cinq sous-bassin de tailles variables : Bv_1(Oued Mina), Bv_2 (Oued Mina) et Bv_5 (Oued
Mina ) avec une orientation Sud Est-Nord Ouest et le bassin Bv_3 (Oued Mellah) qui s’oriente
du Sud Ouest vers le Nord Est, et par contre le Bv_4 (Oued Khloug ) , son orientation est d u Sud
Est vers le Nord Ouest .

III.3 SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le bassin versant de l'Oued Mina est un des bassins les plus importants de l’Oued
Cheliff. Il est situé à quelques 300 km à l’Ouest d'Alger, dans l'Oranais entre 0° 20’ et 1° 10’ de
longitude Est et entre 34° 40’ et 35° 40 de lattitude Nord drainant ainsi une superficie de 6580
km² au profit de la ville de Relizane. Il forme un rectangle Sud-Nord depuis les Hautes Plaines,
du Chott Ech-Chergui au Sud, jusqu’au cours inférieur de l'Oued Cheliff, sur près de 128 km.

La partie septentrionale s'insère dans le Tell occidental ou Tell oranais et comprend la retombée
sud-orientale de l'Ouarsenis, à l'Ouest. A l'Est, il est limité par les Monts des Beni-Chougrane.
L'altitude, variant entre 1339 m et 80 m, décroît vers le Nord.

L’oued Mina parcourt une distance de 143 m entre le barrage de Bakhadda et Relizane avec une
orientation Sud-Est, Nord-Ouest.

31
Figure (III-1) : Bassin versant de la Mina

Echelle : 1/50000

32
La ville de Relizane ,objet de cette étude se situe dans la partie aval du bassin versant de l’Oued
Mina comme le montre la figure (III-1), risque d’être soumise au phénomène de l’ino ndation
par un débordement direct du lit mineur de l’Oued (voir la figure (III-2) pour occuper le lit
majeur ou se trouve la ville sur la rive droite du cours d’eau.

Figure (III-2) : Inondation par débordement direct

III.4 CARACTERISTIQUES MORPHOMETRIQUES

III.4.1 Paramètres de forme

La forme d’un bassin versant peut être traduite par l’indice de compacité de Gravélius Kc
qui représente le rapport du périmètre mesuré du bassin au périmètre d’un cercle occupant une
aire équivalente.

P
K c  0.28 
A (III-1).

Où :
A : la surface du bassin versant (Km2 ) ;
P : le périmètre du bassin versant (Km) ;

Le bassin versant rectangulaire résulte d'une transformation géométrique du bassin réel dans
laquelle on conserve la même superficie, le même périmètre (ou le même coefficient de
compacité) et donc par conséquent la même répartition hypsométrique.
33
LR et lR : représentent respectivement la longueur et la largeur du rectangle équivalent, ces
paramètres sont donnés par les formules suivantes :

  1.12  
2
KC A 
lR  1  1    (III-2)
1.12   K C  
 

  1.12  
2
KC A 
LR  1  1    (II1-3)
1.12   K C  
 

III.4.2 Paramètres de relief


III.4.2.1 Courbe hypsométrique

La courbe hypsométrique fournit une vue synthétique de la pente du bassin, donc du relief. Cette
courbe représente la répartition de la surface du bassin versant en fonction de son altitude. Elle
porte en abscisse la surface (ou le pourcentage de surface) du bassin qui se trouve au-dessus (ou
au-dessous) de l'altitude représentée en ordonnée. Elle exprime ainsi la superficie du bassin ou le
pourcentage de superficie, au-delà d'une certaine altitude. Le tableau (III-1) résume la répartition
hypsométrique des bassins versants considérés et la figure (III-3) illustre l’allure de leurs courbes
hypsométriques.

Tableau (III-1) : Répartition hypsométrique du bassin versant de la Mina

Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne


BV_1 Sidi Aek Djillali

(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)


1160-1000 7.8 1.66 7.8 1.66 1080
1000-800 71.3 15.17 79.1 16.83 800
800-600 138.2 29.40 217.3 46.23 700
600-400 188.6 40.13 405.9 86.36 500
400-225 64.1 13.64 470 100.00 312.5
Total 470 100.00

Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne


(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
BV_2 O.Mina

300-250 19.29 15.17 19.29 15.17 275


250-200 31.31 24.62 50.59 39.79 225
200-150 25.74 20.24 76.33 60.03 175
150-100 29.14 22.92 105.48 82.95 125
100-84 21.68 17.05 127.16 100.00 92
Total 127.16 100.00

34
Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne
(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
727-700 13.96 4.50 13.96 4.50 713.5
BV_3 O.Mellah

700-600 18.87 6.08 32.83 10.58 650


600-500 33.64 10.84 66.47 21.42 550
500-400 68.85 22.18 135.32 43.60 450
400-300 71.26 22.96 206.57 66.56 350
300-200 58.41 18.82 264.98 85.38 250
200-100 22.14 7.13 287.12 92.51 150
100-84 23.24 7.49 310.35 100.00 92
Total 310 100.00

Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne


(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
800-700 8.07 3.39 8.07 3.39 750
BV_4 O.Khloug

700-600 12.36 5.20 20.43 8.58 650


600-50 18.32 7.70 38.75 16.28 550
500-400 58.34 24.51 97.09 40.79 450
400-300 31.46 13.22 128.54 54.01 350
300-200 66.21 27.82 194.75 81.83 250
200-100 23.06 9.69 217.81 91.52 150
100-85 20.19 8.48 238.00 100.00 92.5
total 238.00 100.00

Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne


(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
1339-1200 38 0.70 38 0.70 1269.5
BV_1 O.Abtal

1200-1000 1318 24.43 1356 25.14 1100


1000-800 1348 24.99 2704 50.13 900
800-600 1398 25.92 4102 76.05 700
600-400 873 16.18 4975 92.23 500
400-205 419 7.77 5394 100.00 302.5
Total 5394 100.00

Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne


(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
BV_5 O.Mina

300-250 3.47 8.46 3.47 8.46 275


250-200 3.11 7.59 6.58 16.05 225
200-150 3.89 9.49 10.47 25.54 175
150-100 14.96 36.49 25.43 62.02 125
100-80 15.57 37.98 41 100.00 90
Total 41 100.00

35
Altitudes Superficies partielles Superficies cumulées Altitude moyenne
(m) (Km²) (% ) (Km²) (% ) (m)
1339-1200 38.00 0.58 38.00 0.58 1269.5
BV Total O.Mina

1200-1000 1325.80 20.15 1363.80 20.73 1100


1000-800 1419.30 21.57 2783.10 42.29 900
800-600 1589.40 24.16 4372.50 66.45 700
600-400 1240.74 18.86 5613.24 85.30 500
400-200 767.61 11.67 6380.84 96.97 300
200-80 199.61 3.03 6580.45 100.00 140
Total 6580

Figure (III-3) : Courbes Hypsométriques des sous bassins de la Mina

BV_2 BV_3
O.Mina O.Melleh
100 100
80
Surfaces (%)

80
Surface (%)

60 60
40 40
24.62 22.96
20 20
0 0
100- 150- 2 250- 300-
84 100 00-150 200 250 100- 200- 300- 400- 500- 600- 700- 727-
84 100 200 300 400 500 600 700
Altitudes (m)
Altitudes (m)

BV_4
O.Khloug BV_5
O.Mina
100
100
80
Surfaces (%)
Surfaces (%)

80
60
60
40 27.82 37.98
40
20
20
0
0
100- 200- 300- 400- 500- 600- 700- 800-
85 100 200 300 400 50 600 700 100- 150- 200- 250- 300-
80 100 150 200 250
Altitudes (m) Altitudes (m)

24.16

36
III.4.2.2 Les altitudes caracté ristiques

 Les altitudes maximale et minimale

Elles sont obtenues directement à partir de cartes topographiques. L'altitude maximale représente
le point le plus élevé du bassin tandis que l'altitude minimale considère le point le plus bas,
généralement à l'exutoire.
 L'altitude moyenne

L'altitude moyenne se déduit directement de la courbe hypsométrique ou d u traitement d'une


carte topographique. On peut la définir comme suit :

Ai.hi
Ho = ∑ (III-4)
A

Avec :
Hmoy : altitude moyenne du bassin (m ) ;
Ai : aire comprise entre deux courbes de niveau (km2 );
hi : altitude moyenne entre deux courbes de niveau (m ) ;
A : superficie totale du bassin versant (km2 ).

 L'altitude médiane

L'altitude médiane correspond à l'altitude lue au point d'abscisse 50% de la surface totale du
bassin, sur la courbe hypsométrique. Cette grandeur se rapproche de l'altitude moyenne dans le
cas où la courbe hypsométrique du bassin concerné présente une pente régulière.

III.4.2.3 Indice de pente


Les différents indices de pentes permettent de caractériser les pentes d’un bassin afin
d’établir des comparaisons et des classifications. Les indices de pentes se déterminent à partir de
la connaissance de la répartition hypsométrique sur le bassin.
 Indice de pente de ROCHE « Ip »
L’indice de pente de M Roche sert à déterminer la pente moyenne avec les données réelles du
basin versant. Il a proposé un indice de pente plus facile à calculer Ip, représentant la moyenne
de la racine carrée des pentes mesurées sur le rectangle équivalent, et pondérées par les surfaces.

Ip 
1
L
n

i 1
 B (a  a ) 
i i i 1
(III-5)

37
où :
Ip : indice de pente de Roche.
L : longueur du rectangle équivalent.
Bi : la fraction en pourcentage de la surface comprise entre les altitudes ai-1 et ai

 Indice de pente globale ≪Ig≫


L’indice de Roche étant cependant trop long à évaluer pour des études rapides, il est
préférable d’utiliser un autre indice qui est L’indice de pente globale et il est donné par la
formule suivante :

D
Ig  (%)
L (III-6).
où :
D : dénivelée calculée par la formule suivante :

D = H5 % - H95 % (III-7).
où :
H95% et H5% : représente respectivement l’altitude qui correspondant à 95% et 5% de la surface
totale du bassin versant
 Indice de pente moyen
Il est donné par la relation suivante :
(III-8).
I0 
D max
m / m
L
où :
Dmax : représente la différence entre les altitudes extrêmes du bassin versant.
L : Longueur du cours d’eau principal

 La dénivelée Spécifique
Elle est calculée suivant la relation suivante :

Ds  Ig  A (m)
(III-9).
où :
A : la surface du bassin versant

38
III.5 CARACTERISTIQUES DU RESEAU HYDROGRAPHIQUE
Le réseau hydrographique est constitué de l’ensemble des chenaux qui drainent les eaux
de surface vers l’exutoire du bassin versant. La définition d’un cours d’eau est difficile à donner
avec précision, en particulier pour les cours d’eau temporaires. L’étude du chevelu
hydrographique servant surtout à comparer des bassins entre eux.

III.5.1 La densité de drainage


La densité de drainage d’un bassin versant est définit comme étant la longueur moyenne en Km
du réseau hydrographique par Km2 de l’aire A du bassin. Elle reflète la dynamique de ce dernier,
la stabilité du réseau de drainage et le type de ruissellement de surface. Elle est obtenue par la
relation suivante :

Dd 
 Li (km1 )
(III-10).
Où : A

Dd : densité de drainage (Km/km²)


ΣLi : longueur totale du réseau hydrographique (Km)
A : surface du bassin versant (Km²)

III.5.2 Fréquence des cours d’eau


Cette valeur représente le nombre de Thalweg par unité de surface.

N1
Fs  (km 2 )
A (III-11).
Où :
N1 : nombre de cours d’eau d’ordre 1 (Km-2 ).
A : surface totale du bassin versant (Km2 ).

III.5.3 Coefficient de Torre ntialité


C'est le produit de la densité de drainage par la fréquence des thalwegs d'ordre 1

C1  Dd  F1 (III-12).
Où :
F1 : la fréquence des cours d’eau d’ordre 1 (Km-2 ).
Dd : densité de drainage (Km-1 ).

39
III.5.4 Rapport de confluence
C’est le rapport du nombre de thalwegs d’ordre x et de celui des thalwegs d’ordre
immédiatement supérieur (x+1). Il est donné par la relation suivante :
NX
Rc  (III-13).
N X 1
III.5.5 Rapport de longueur
C’est le rapport entre la longueur moyenne des talwegs d’ordre (x+1) par celle des
thalwegs d’ordre immédiatement inférieur (x). Ce rapport est donné par la relation suivante :

L X 1
RL  (III-14).
LX

III.6 TEMPS DE CONCENTRATION


An cas des bassins versant non jaugés, le temps de concentration représente la durée que
met une goute d’eau de ruissellement du point le plus élevé au point représentant l’exutoire du
bassin versant.
Le temps de concentration est déterminé par Les formules morphométriques suivantes :

1- Formule de KIRPICH :

Tc  0.6615L0.77 I 0.385 (III-15).

2- Formule de BANDY WILLIAMS :

 1 
Tc  0.0146L 0.1 0.2  (III-16).
A I 

3- Formule de GIANDOTTI :

4 A  1 .5 L
Tc  (III-17).
0 .8 H 0

4- Formule de BASSO :

L1.115
Tc  0.067
H max  H min 0.385
(III-18).

40
5- Méthode de SCS :
0.385
 0.87.L3 
Tc    (III-19).
 H0 

Le tableau (III-1) donne les différentes valeurs du temps de concentration des sous bassins
considérés. Ces valeurs seront utilisées pour estimer le temps de décalage Tlag du modèle du
ruissellement direct dans la simulation hydrologique réalisée parle modèle HEC-HMS.

Tableau (III-1) : Estimation du temps de concentration (Tc , heure)

Brandy Giandotti Basso SCS Moyenne Vitesse


Kirpich
Bassin Versant & retenue, moyenne
Williams (h) (m/s)
1 2 3 4 5 (1+3+5)
BV_1 (O.Abtal) 28.53 7.63 21.82 16.35 19.60 23.32 1.50
BV_1 (Sidi Aek
5.62 2.89 6.71 3.17 3.97 5.43 1.48
Djillali)
BV_2 9.09 2.32 8.04 5.39 5.80 7.64 0.98
BV_3 (O.Melah) 8.09 3.25 11.45 4.81 7.80 9.11 1.07
BV_4 (O.Khloug) 6.50 3.01 8.99 3.87 6.04 7.18 1.16
BV_5 4.80 1.68 5.24 2.87 3.40 4.48 0.97
BV(Total) 29.81 8.09 25.46 17.78 22.42 25.35 1.45

III.7 SOL ET VEGETATION

La nature du sol intervient sur la rapidité de montée des crues et sur leur volume. En effet, le
taux d'infiltration, le taux d'humidité, la capacité de rétention, les pertes initiales, le coefficient de
ruissellement sont en fonction du type de sol et de son épaisseur.
Le bassin versant de l’Oued Mina est caractérisé du point de vue géologique par :
– La prépondérance du Jurassique au Nord et à l’O uest.
– Les restes d’un paysage Crétacé avec des roches calcaires et grés calcaires .Les couches
inférieures du Jurassique supérieur constitué des marnes et l’occasion de gisements
alternants avec des bancs de roches carboniques, aux quelles se joignent les marnes
tertiaires au nord qui contiennent localement des bancs de calcaires et de grés-calcaires.

La végétation est un facteur déterminant de la rapidité du ruissellement superficiel, du taux


d’évaporation et de la capacité de rétention du bassin. Le couvert végétal joue un rôle régulateur
dans le régime d’écoulement.

41
L’analyse de la répartition géographique des formations végétales, leurs diversités et leurs
répartitions sur le bassin de l’Oued Mina montre deux parties nettement distinctes à savoir :

 La zone du nord purement marneuse et dépourvue de végétation dans la plupart des terres
à l’exception de quelques îlots de reboisement de Tassalat et de plantation d’arbres
fruitière dans la vallée .Les sols de cette partie du bassin versant sont généralement nus
surtout sur les terrains rocheux. Les cultures annuelles intensives et les champs résiduels
se trouvent sur les collines et les zones rocheuses. L’absence de la végétation dans cette
partie du bassin se traduit par un ruissellement rapide dont le volume est fort dans les
conditions météorologiques intenses.

 La zone Jurassique du Sud recouverte par une végétation de densité variable. Les
formations végétales existantes sur cette zone sont :

– Les forets dominés par une grande partie de jeunes plantations de pin d’Alep.
– Les maquis sous deux formes : maquis avec Pistacia et Olea et maquis avec
Tetraclinis.
– La végétation herbacée : en plus de la végétation naturelle, les céréales sont les
cultures principales annuelles appliquées.

42
Tous les paramètres hydromorphométriques des sous bassins cités ci-dessus sont résumés dans
le tableau (III-2):
Tableau (III-2) : caractéristiques physiographiques des bassins versants de la Mina

BV_ 2 BV _3 BV_ 4 BV _5
Paramètres BV_ 1 (O.Mina) BV_(Total)
(O.Mi na) O.Mellah O.Khloug O.Mina)
Sidi Aek
O.Abtal
Djillali
A Km² 5394 470 127 310 238 41 6580
morphométriques
Caractéristiques

Pe Km 340 91 64 88 76 37 371
Kc - 1.30 1.18 1.58 1.41 1.39 1.60 1.28
L Km 125.98 28.93 26.93 35.03 29.98 15.58 135.49
l Km 42.82 16.24 4.72 8.85 7.94 2.63 48.57
RC - 1.60 2.50 3.66 3.73 4.18 3.33 1.65
Hmax m 1339 1160 300 727 800 300 1339
Hmin m 205 225 84 84 85 80 80
Caractéristiques du relief

Hmoy m 765 588 177 376 350 137 726


H5% m 1240 1018 296 677 719 298 1219
H95% m 430 381 102 139 126 95 404
H50% m 835 673 202 409 394 147 798
D m 810 637 194 539 593 203 815
Ds m 472 477 81 271 305 84 488
Ip % 0.28 0.53 0.28 0.42 1.09 0.33 0.29
Ig % 6.43 22.02 7.20 15.38 19.78 13.04 6.02
Imoy % 0.90 3.23 0.80 1.84 2.38 1.41 0.93
∑ Li Km 23124 1150 212 246 296 21 25049
hydrographiques
Caractéristiques

Dd Km/Km² 4.29 2.45 1.67 0.79 1.24 0.50 3.81


F1 - 3.90 2.20 1.70 0.61 1.16 0.24 3.46
Ct - 16.73 5.39 2.84 0.49 1.44 0.12 13.18
Lcp Km 102 47 33 41 45 8 143
Tc Heures 23.32 5.43 7.64 9.11 7.18 4.48 25.35

Le (III-2) tableau donne une superficie considérée sur la totalité du bassin versant de la Mina
égale à 6580 Km², une différence d’altitude de 1339 m à 80m et un temps de concentration de
25,35 heures .Ce qui nous amène à conclure que si les conditions météorologiques seront
intenses et homogènes sur la totalité du bassin, le débit à l’exutoire serait important.

43
CHAPITRE VI : ETUDE CLIMATIQUE DU BASSIN VERSANT DE LA MINA

IV.1 CLIMAT

Le climat de la région en générale est de type semi-aride du point de vue température


moyenne, pluviométrie annuelle et répartition saisonnière des précipitations.
L’analyse climatique du secteur étudié s’est basée sur les travaux et données de Selzer (1946) et
de Chaumont et Paquin qui ont établi en 1971 la carte pluviométrique de l’Algérie septentrionale
Ouest, à l’échelle 1 : 500 000 et à partir des observations étalées sur une période de 30 années
(1974-2003). Nous avons utilisé des observations plus récentes (jusqu'à 2003) au niveau de la
station de Rélizane.

IV.2 PLUVIOMETRIE

IV.2.1 Précipitations annuelles


Les précipitations du bassin versant de la Mina sont dues à des perturbations
généralement de Nord et Nord-Ouest. Les averses pluvieuses dépendent aussi de l’altitude, de la
latitude et de l’exposition. La moyenne annuelle est estimée à 275 mm pour la période de
1970/71 à 2003/2004, et de 325mm pour la période d’observation de 1924/25 à 1948/49, d’où
une moyenne pour les deux périodes autour de 300 mm/an. L’histogramme à la figure ( IV-1)
montre une forte probabilité pour une pluviométrie annuelle entre le domaine des valeurs (186 à
372) mm. La moyenne ou norme pluviométrique est située dans cet intervalle (275 mm). Les
valeurs extrêmes des pluies annuelles se situent dans les intervalles (124 - 186) mm pour les
années de sécheresse (15 % des cas) et (372 - 496) mm pour les années humides (6 %),
caractérisant une légère asymétrie positive (avec une tendance vers les valeurs inférieure à la
norme).
Figure (IV-1) : Histogramme des pluies annuelles à Rélizane

44
Cette variabilité est illustrée d’une manière plus explicite par la figure (IV-2) montrant la
chronologie des pluies annuelles de 1970/71 à 2003/04. On y remarque une nette tendance à
l’accroissement des précipitations annuelles dés 1990. On peut exprimer la variation de la
pluviosité par le coefficient de variation (Cv) égal pour les pluies annuelles moyennes à 0.25. La
variabilité de la pluviosité, exprimée le plus souvent par le coefficient de variation, est
inversement proportionnelle à l’aridité.

Figure (IV-2) : Variation de la pluie annuelle à Relizane entre les périodes


(1970/71 à 2003/2004)
Variation de la pluie annuelle à Rélizane (1970/71 à 2003/2004)

500
Pluie annuelle (mm)

400

300

200

100

0
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005
Années

IV.2.2 Précipitations mens uelles


L’histogramme à la figure (IV-3) montre la variation mensuelle des précipitations
moyennes. On note une augmentation des pluies mensuelles de septembre à décembre suivie
d’une diminution des normes mensuelles des pluies jusqu’au mois d’août. Ce régime se
caractérise par de légères variations durant ces deux grandes périodes pluviales. On a ainsi deux
maximums, un en décembre et un autre en février/mars.
Figure (IV-3) : Variation mensuelle des précipitations à Relizane
Variation mensuelle des précipitations à Rélizane

50
Pluviométrie mensuelle (mm)

40

30

20

10

0
IL

I
S
V

T
IL
IN
V

V
T

U
R
N
P

R
E

JU
M

JU
E

O
A
JA

F
O

D
N

V
S

A
A

Observations de 1970/71 à 1998/99


Observations de 1924/25 à 1948/49

45
IV.2.3 Précipitations maximales journalières
Les données ANRH de la station de Rélizane ont été utilisées. La série de pluie maximale
journalière maximorum annuelle étudiée s’étend de 1970 à 2003, soit 34 années
hydrologiques ce qui permet une plus adéquate analyse statistique des pluies maximales
journalières génératrices de crues. La figure (IV-4) montre la chronologie annuelle des Pjmax
maximorum ; on note une fluctuation quasi stationnaire autour de la valeur moyenne de
29.4mm, avec quelques valeurs caractéristiques en 1972/73 (48.3mm), en 1985/86 (54.1mm)
et en 2001/2002 (61.6mm).

Figure (IV-4) : Chronologie des pluies maximales journalières à l’échelle annuelle


(Observations de 1970/71 à 2003/2004)

Figure (IV-5) : Histogramme des pluies maximales journalières à l’échelle annuelle


(Observations de 1970/71 à 2003/2004)

La figure (IV-5) illustre la densité de distribution des valeurs Pjmax à asymétrie positive, avec
une fréquence maximale, de l’ordre de 35.3%, pour les valeurs comprises dans l’intervalle (16 –
24)mm ; les Pjmax > 40mm, génératrices de crues exceptionnelles, admettent une fréquence de
12%. Le tableau (IV-1) donne les caractéristiques statistiques de l’échantillon analysé.
46
Tableau (IV-1) : Statistiques de base échantillon Pjmax
Station Rélizane / Nombre d'observations 34 (de 1970/71 à 2003/2004)
Minimum 3.8 mm
Maximum 61.6 mm
Moyenne 29.4 mm
Ecart-type 10.6 mm
Médiane 28.8 mm
Coefficient de variation (Cv) 0.36
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.19

La courbe de distribution expérimentale de la série annuelle des pluies maximales journalières


maximorum a été ajustée à différentes lois statistiques communément utilisées, notamment
les lois Pearson III, Gamma, Lognormale (Galton), Gumbel et Lognormale triparamétrique.
Les résultats des ajustements sont donnés en annexe (2). La figure (IV-6) illustre les
ajustements de la courbe expérimentale aux cinq lois statistiques les plus utilisées en
hydrologie. Cet ajustement a été contrôlé à l’aide des deux tests suivants : le test de Shapiro-
Wilk et le test du Khi carré. Le premier test permet d’étudier la vraisemblance de l’hypothèse
que les observations proviennent bien de la distribution normale ou log- normale. Ce test est
recommandé lorsque la taille de l'échantillon est inférieure ou égale à 50. Le deuxième test
permet d’étudier la vraisemblance de l’hypothèse que les observations proviennent bien de la
distribution utilisée.
Les lois qui s’ajustent le mieux aux données d’observations et dont les quantiles sont situés
dans l’intervalle des estimations des différentes autres lois appliquées sont la loi lognormale et
la loi Gumbel, comme le montre d’une manière explicite le tableau (IV-2). On adoptera la loi
Gumbel. Le tableau (IV-3) donne les valeurs fréquentielles de la pluie maximale journalière.

Figure (IV-6) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques hydrologiques

47
Légende : 2LN = Loi Lognormale (2 paramètres)
EV1 = Loi Gumbel
P3 = Loi Pearson type III
G2 = Loi Gamma
3LN = Loi Lognormale (3 paramètres)
MV = estimation par la méthode de Maximum de Vraisemblance

Tableau (IV-2) : Comparaison des quantiles de Pjmax obtenus des différentes lois
statistiques
(Voir légende en figure II-6)
q p 3LN G2 P3 EV1 2LN maximum minimum
(années) (%)
1000 0.999 0.1 86.6 69.6 79.7 80.3 79.7 86.6 69.6
200 0.995 0.5 70.7 61.0 67.7 67.4 66.9 70.7 61.0
100 0.99 1 64.2 57.1 62.3 61.7 61.4 64.2 57.1
50 0.98 2 57.8 53.1 56.9 56.1 56.0 57.8 53.1
20 0.95 5 49.5 47.3 49.4 48.6 48.7 49.5 47.3
10 0.9 10 43.2 42.6 43.5 42.8 43.0 43.5 42.6
5 0.8 20 36.8 37.2 37.1 36.8 37.0 37.2 36.8
3 0.6667 33.3 31.7 32.8 32.1 31.9 32.1 32.8 31.7

Tableau (IV-3) : Pluie maximale journalière de différente fréquence de retour


Légende :
T =période de retour (années)
q = probabilité de non-dépassement
p = 100 (1-q)% = probabilité de dépassement
Intervalle de
T q p Pjmax Ecart-type confiance (95%)
(ans) (%) mm mm mm
10000.0 0.9999 0.01 98.9 10.7 77.9 120
2000.0 0.9995 0.05 85.9 8.93 68.4 103
1000.0 0.9990 0.1 80.3 8.18 64.3 96.4
500.0 0.9980 0.2 74.8 7.42 60.2 89.3
250.0 0.9960 0.4 69.2 6.67 56.1 82.2
200.0 0.9950 0.5 67.4 6.43 54.7 80.0
100.0 0.9900 1 61.7 5.68 50.6 72.9
50.0 0.9800 2 56.1 4.94 46.4 65.8
25.0 0.9600 4 50.4 4.20 42.2 58.7
20.0 0.9500 5 48.6 3.96 40.8 56.4
10.0 0.9000 10 42.8 3.23 36.5 49.1
5.0 0.8000 20 36.8 2.51 31.8 41.7
3.0 0.6667 33.33 31.9 1.99 28.0 35.8
2.0 0.5000 50 27.6 1.62 24.5 30.8

48
IV.3 TEMPÉRATURE

Le tableau (IV-4) indique les moyennes des températures mensuelles à SM Benaouda,


relativement peu variable dans les limites de l’ensemble de la région. La température
moyenne annuelle est de l’ordre de 14.8°C. La température moyenne mensuelle maximale est
observée aux mois de Juillet-Aout. La température moyenne mensuelle décroît à partir de ces
mois, jusqu’au mois de Janvier où elle atteint sa valeur moyenne minimale (6.05°C).

Tableau (IV-4) : Répartition mensuelle des températures moyennes (°C)

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Sep Oct Nov Dec Année
T°C (moyenne
6.05 6.95 9.05 12.2 16.1 21.0 25.9 26.0 21.7 16.0 10.3 6.60 14.8
annuelle)

IV.4 EVAPORATION
Le tableau (IV-5) indique les moyennes mensuelles des lames d’eau évaporées du réservoir
de SM Benaouda sur une période de 1973 à 1985.

Tableau (IV-5) : Répartition de l’évaporation moyenne mensuelle (°C)


Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Sep Oct Nov Dec Année
mm 70.6 67.2 89.0 98.4 116 169 208 202 132 107 80.0 68.4 1408

La formule suivante donne la relation existante entre l’évaporation (E, mm) et la température
(T, °C), qui peut être appliquée seulement dans les limites du secteur d’étude :

E  (6.54  1.35) T  (20.37  22.21) (IV-1)


Corrélation = 0.96±0.015
IV.5 EVAPOTRANSPIRATION
Il est souvent aisé de calculer l’évapotranspiration potentielle en appliquant la formule de
Thorntwaite établi par un ajustement statistique en 1951 qui a une relation avec la
température. La formule de thorntwaite est la suivante :
a
ETP (mm) = 1.6. F (λ). (10. (T/ I)) (IV-2)

Où :
T : Température moyenne de la période considérée en °C
I : Indice thermique annuel égal à la somme des douze indices thermiques mensuels i, avec i
1,514
= (T/5)

a : est donné par la formule complexe suivante

49
a = (6.75.10  7 .I 3 ) - (7.71.10  5 .I 2 ) + (1.79.10  2 .I) + 0.49 (IV-3)
F (λ) : est un terme correctif qui intègre la durée théorique d’insolation dépendant de latitude
et du mois
Les valeurs calculées de l’ETP (mm) mensuelle sont mentionnées dans le tableau (IV-6) :

Tableau (IV-6) : Valeur du coefficient de correction F (λ) et l’ETP (mm) du bassin versant
d’Oued Mina
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Sep Oct Nov Dec An.
F(λ) 0.86 0.84 1.03 1.10 1.22 1.23 1.25 1.17 1.03 0.97 0.85 0.83 -
ETP 11.3 9.6 11.3 12.4 13.9 13.7 13.7 12.9 11.7 11.9 11.5 11.2 145
(cm)

50
CHAPITRE V : HYDROLOGIE DU BASSIN VERSANT DE LA MINA

V.1 INTRODUCTION
L’objectif de toute étude hydrologique est de déterminer pour un bassin versant donné les
hydrogrammes de crues à différentes périodes de retour et de définir les débits maxima probables
correspondants qui seront utilisée comme conditions aux limites dans l’étude hydraulique.
A cet effet, l’utilisation d’un modèle de calcul des débits et d’estimation des eaux à l’échelle
d’un bassin versant devient nécessaire.

Dans ce dernier chapitre de la deuxième partie nous avons utilisé un modèle de simulation
hydrologique, qui traite la modélisation des écoulements dans les régions arides et semi-arides,
avec un intérêt particulier sur le dimensionnement des ouvrages de protection contre les
inondations, il s’agit du modèle hydrologique HEC-HMS. En particulier, notre choix de simuler
le comportement du bassin versant d’oued Mina avec HEC-HMS, est justifié pour les raisons
suivantes :

• Le modèle HEC-HMS est un modèle complet, donc adapté théoriquement à n’importe quel
type de climat et notamment à celui des zones arides ; en plus ce modèle a la capacité de
simuler aussi bien les pertes, l’écoulement de surface, l’écoulement souterrain et
l’écoulement fluvial ;

• La fiabilité des résultats obtenus lors de son application à des bassins versants dans le
territoire américain nous a encouragés à appliquer ce modèle à des bassins versants
méditerranéens.

Deux analyses fréquentielles ont été faites, la première concerne les précipitations maximales
journalières qui a été faite dans l’étude climatique avec l’extrapolation des résultats obtenus par
la loi IDF (Intensité-Durée-Fréquence). Les résultats de cette première démarche seront utilisés
comme données météorologiques de base dans la simulation pluie-débit et la deuxième analyse
concerne les débits maximaux instantanés utilisés dans le calibrage du modèle HEC-HMS.

51
V.2 ANALYSE FREQUENTIELLE DES PJ MAX (LA LOI IDF)

La recherche de la loi IDF s'effectue sur la base des enregistrements pluviographiques qui
sont dépouillés par un lecteur de courbes. La digitalisation se fait par la méthode de
dépouillement à intensités constantes. A partir des dépouillements à intensités constantes on
calcule généralement les quantités de pluies correspondantes à différents pas de temps (15mn,
30mn, 1h, 2h, 3h, 6h, 12h et 24h).

La relation Intensité - Durée - Fréquence recherchée est de la forme:

Pt
 a tb (V-1)
Pj max

Pt : pluie correspondante à un pas de temps t ;
Pjmax : pluie journalière maximale ;
a et b : paramètres climatiques.

Le dépouillement des données pluviographiques à la station d’Oued Djemaâ donnent les


estimations suivantes pour a et b respectivement : 0.39 et 0.35, d’où .

Pt
 0.39 t 0.35 (V-2)
Pj max

Le tableau (V-1) donne les différentes valeurs des intensités de pluies pour les différentes durées
et différentes fréquences (périodes de retour). La figure (V-1) présente les courbes IDF
correspondantes.

Tableau (V-1) : Valeurs des intensités de pluie maximale obtenues en mm/ heure
Période de Durée
retour Fréquence 15 30 1 2 3 6 12 24
(ans) min min heure heures heures heures heures heures

100 0.99 59.25 37.76 24.06 15.33 11.78 7.51 4.79 3.05
20 0.95 46.67 29.74 18.95 12.08 9.28 5.91 3.77 2.40
10 0.9 41.1 26.19 16.69 10.64 8.17 5.21 3.32 2.12
5 0.8 35.34 22.52 14.35 9.15 7.03 4.48 2.85 1.82

52
Figure (V-1) : Courbe Intensité-Durée-Fréquence (Station d’Oued Djemaâ)

Courbes Intensité - Durée - Fréquence


100

30
Intensité en mm/h

10

1
0.1 0.3 1 3 10 30 100
Durée en heures

100 ans 20 ans 10 ans 5 ans

V.3 ETUDE DES CRUES


V.3.1 Présentation des stations hydrométriques :
Le bassin versant de l’Oued Mina est muni de cinq stations hydrométriques, réparties entre des
sites différents. Nous nous intéressons dans cette étude aux stations d’Oued Abtal et de Sidi
AEK Djillali contrôlant plus de 95% de la surface totale du bassin versant d’Oued Mina.

Tableau (V-2) : Stations hydrométtriques


N° Stations Cours d’eau Code Surface X(Km) Y(Km) Z(Km)
(Km²)
1 Sidi AEK Djillali Oued Haddad 013401 470 309,00 244,5 225,00
2 Oued Abtal Oued Mina 013402 5394 316,80 245,65 205,00

Dans cette étude nous avons utilisé les débits max pour différentes hauteurs d’eau extrapolés à
partir des courbes de tarage. La figure (V-2) suivante montre la courbe de tarage de chaque
station.

53
Figure (V-2) : Courbes de tarage.

station Oued ABTAL station Sidi AEK Djillali

Courbe de tarage Q - H

300

250
Hauteur H (cm)
200

150

100

50

0
0 10 20 30 40
3
Débit Q (m /s)

Les hydrogrammes de crues ont été calculés en utilisant le modèle de l’hydrogramme type
obtenu des hydrogrammes observés au niveau des deux stations. La figure (V-3) donne l’hydro
gramme type de chaque station.

Figure (V-3) : Hydrogrammes unitaires

station Sidi AEK Djillali station Oued ABTAL

1 1

0,8 0,8
Qt/Qmax
Qt/Qmax

0,6 0,6

0,4 0,4

0,2 0,2

0 0
0 2,5 5 8 13 18 23 28 0 5 10 15 20 26 36

temps (h) tepms(h)

V.3.2 Statistiques des débits maxima instantanés


L’analyse statistique annuelle et saisonnière des séries des débits maxima instantanés calculée
pour la station de Sidi AEK Djillali et la station d’Oued Abtal est donnée dans les tableaux (V-
3) et (V-4). Nous remarquons que le débit maximorum est de 472 m3/s avec une fréquence

54
d’occurrence des Qmax de 50% enregistré en automne pour la station de Sidi AEK Djillali et un
débits maximorum de 660 m3/s avec une fréquence d’occurrence égale à 57% en automne , pour
la station d’Oued Abtal .La variabilité des Qmax, exprimée par le coefficient de variation est de
0.51 pour la première station et de 0.63 pour la deuxième.
Tableau (V-3) : Statistiques des Qmax de la station de Sidi AEK Djillali
Saison Automne Hiver- Eté Année
Printemps

 Fréquence (%) 50 29 21 100


 Moyenne (m3/s) 61 61 43 104
 Maximum maximorum (m3/s) 171 149 193 472
 Cv 0.92 0.71 1.49 0.51

Tableau (V-4) : Statistiques des Qmax de la station d’Oued Abtal


Saison Automne Hiver- Eté Année
Printemps

 Fréquence (%) 57 29 14 100


 Moyenne (m3/s) 201 109 162 303
 Maximum maximorum (m3/s) 660 341 590 660
 Cv 0.91 0.76 1.40 0.63

Les histogrammes des figures (V-4) à (V-5) illustrent la densité de distribution des
valeurs de Qmax, avec une fréquence maximale égale, de l’ordre de 14% pour les deux stations.

Figure (V-4) : Histogrammes des débits max (Station d’Oued Abtal)

55
Figure (V-5) : Histogrammes des débits max (Station de Sidi AEK Djillali)

V.3.3 Analyse fréquentielle des débits maximaux instantanés :


L’ajustement des séries des débits maximaux observés au niveau des stations
hydrométriques citées précédemment nous a permis d’avoir les débits maximaux
probables pour différentes périodes de retour.

V.3.3.1 Station de Sidi AEK Djillali :


L’ajustement pour cette station a été fait par les lois statistiques Gumbel et Gamma.
Ces deux lois ont été utilisées pour la raison qu’elles décrivent bien les variables
extrêmes comme les crues. La figure (V-6) illustre les ajustements de la courbe
expérimentale aux deux lois statistiques citées précédemment. Cet ajustement a été
contrôlé à l’aide du test Khi carré. Ce test permet d’étudier la vraisemblance de
l’hypothèse que les observations proviennent bien de la distribution Gumbel. La loi
qui s’ajuste le mieux aux données des Qmax est loi Gumbel.

56
Figure (V-6) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques hydrologiques
(Station de Sidi AEK Djillali)

Le tableau (V-5) donne les différentes caractéristiques statistiques de


l’échantillon des Qmax observés à la station de Sidi AEK Djillali et de la loi
d’ajustement.

Tableau (V-5) : Estimations des caractéristiques statistiques des Qmax de la station de Sidi
AEK Djillali
Caractéristiques Carac. de la loi Carac. de
statistiques l'échantillon
Minimum Aucun 7.86
Maximum Aucun 193
Moyenne 107 104
Ecart-type 66.9 52.6
Médiane 96.0 107
Coefficient de variation (Cv) 0.625 0.506
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.14 -0.197
Coefficient d'aplatissement 2.40 1.95
(Ck)

V.3.3.2 Station d’Oued Abtal


La courbe de distribution expérimentale de la série des Qmax a été ajustée à différentes
lois statistiques communément utilisées, notamment les lois log Pearson III, Gamma
généralisée, Lognormale, Gumbel . Les résultats des ajustements sont donnés en
annexe (2). La figure (V-7) illustre les ajustements de la courbe expérimentale aux
quatre lois statistiques. Cet ajustement a été contrôlé à l’aide du test Khi carré qui
57
permet d’étudier la vraisemblance de l’hypothèse que les observations proviennent
bien des distributions considérées. La loi qui s’ajuste le mieux aux données des Qmax
est loi Gamma.

Figure (V-7) : Comparaison des ajustements aux différentes lois statistiques hydrologiques

Le tableau (V-6) donne les différentes caractéristiques statistiques de


l’échantillon des Qmax observés à la station d’Oued Abtal et de la loi d’ajustement.

Tableau (V-6) : Estimations des caractéristiques statistiques des Qmax de la station


d’Oued Abtal
Caractéristiques Carac. de la loi Carac. de
statistiques l'échantillon
Minimum Aucun 64.8
Maximum Aucun 660
Moyenne 303 303
Ecart-type 195 191
Médiane 260 233
Coefficient de variation (Cv) 0.642 0.630
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.51 0.694
Coefficient d'aplatissement (Ck) 6.79 1.79

Le tableau (V-7) suivant donne les résultats des valeurs fréquentielles des débits
maxima instantanés observés des deux stations.

58
Tableau (V-7) : Les valeurs des Qmax fréquentiels
Periode Fréquence Station
de retour (ans) (%) Oued Abtal Sidi AEK Djillali
100 1 952 317
20 5 678 232
10 10 558 194
5 20 436 155

En combinant ces résultats avec les hydrogrammes types nous obtenions les
hydrogrammes de crue à différentes périodes de retour des deux stations citées
précédemment qui sont illustrés sur la figure (V-8-10).
Figure (V-8) : Hydrogrammes de crue des différentes périodes de retour

Hydrogrammes fréquentiels de crue


Hydrogrammes fréquentiels de crue
O. El Haddad à Sidi AEK Djillali O. Mina à Oued El Abtal
350 1000
300
800
250 Débit
Débit (m3/s) 600
200
(m3/s)
150
400
100
200
50

0 0
0 5 10 15 20 25 30 35 0 10 20 30 40 50
Temps (h) Temps (h)
1% 5% 10% 20% 1% 5% 10% 20%

V.4 CALCUL DES HYDROGRAMMES DES CRUES


Les hydrogrammes des crues fréquentiels nécessaires à l’étude hydraulique relative aux
études de protection contre les inondations ont été simulés à l’aide du modèle HEC-
HMS.

V.4.1 Application du modèle HEC-HMS


Rappelons que HMS est l’acronyme de (Hydrologic Modeling Systems). Il est
conçu pour la simulation des processus précipitation - ruissellement de systèmes
hydrologiques complexes.

59
V.4.1.1 Modèle du bassin versant
La représentation physique d'un réseau hydrographique est accomplie avec un modèle
de bassin. Les éléments hydrologiques sont reliés dans un réseau dense pour simuler
les processus d'écoulement. Les éléments disponibles sont : sous bassin, extension,
jonction, réservoir, dérivation, source, et exutoire. Le calcul procède à partir des
éléments de l’amont vers l’aval.
Le modèle hydrologique du bassin versant d’Oued Mina est représenté dans HEC-
HMS par quatre sous- bassins, nommés respectivement « Oued El Abtal », « Sidi AEK
Djillali » et « Oued Khloug » et « Oued Melah », illustré dans la figure (V-9). Deux
tronçons de rivière sont ajoutés pour simuler l'écoulement provenant des quatre sous-
bassins vers l'exutoire du bassin versant. Le premier tronçon de rivière est ajouté pour
simuler l'écoulement provenant des deux premiers sous-bassins après le barrage de
Sidi M’Hamed Ben Aouda que nous avons considéré sous les conditions les plus
défavorables (c'est-à-dire totalement rempli). Le deuxième tronçon reçoit l’écoulement
du sous-bassin « Oued Khloug ». À cet endroit, l'écoulement du sous-bassin « Oued
Melah » est ajouté.
Figure (V-9) : Modèle du bassin versant d’Oued Mina

60
V.4.1.2 La modélisation des écoulements fluviaux

Les différents modèles d'écoulements fluviaux suivants permettent de calculer un


hydrogramme en aval, connaissant l'hydrogramme amont. Tous ces modèles utilisent
comme on va le voir les équations de continuité et de quantité de mouvement.

Nous avons utilisé la méthode de Muskingum-Cunge pour le calcul de la propagation


de l’onde de crue qui fait appel aux caractéristique physiques du lit de la rivière c'est à
dire sa section avec les pentes des berges, la longueur et la largeur du tronçon de
l’Oued .La pente de la ligne d'énergie est considérée égale à la pente du lit. Ces
données sont obtenues à partir de l’observation de la rivière.

Pour la transformation N°02, nous avons utilisé le modèle de décalage (Lag),c’est le


plus simple des modèles de propagation de l’onde de crue comme le montre la figure
(V-10) : l'hydrogramme de sortie représente l'hydrogramme d’entrée décalé . Les
écoulements ne sont pas atténués, donc la forme n'est pas changée. Ce modèle est
utilisé dans les acheminements hudrauliques très courts (Tronçons très courts).

Figure (V-10) : Exemple de décalage (Modèle Lag)

V.4.1.3 Le calage des modèles

Dans les modèles présentés précédemment, nous avons introduit de nombreux


paramètres qu'il va falloir évaluer. Certains ont une signification physique réelle et
d'autres sont purement conceptuels, pourtant, dans tous les cas, le calage à partir des
données d’observation pluie-débit est la solution la plus utilisée pour les déterminer.

La première étape du calage d'un modèle est la collecte des données hydrologiques du
bassin versant (précipitations, débits en fonction du temps, ...). Puis à l'aide de
conditions limites précédemment introduites, HEC-HMS effectue un premier calcul de
61
l'hydrographe à l'exutoire du bassin versant. Il compare aussitôt cet hydrographe à
l'hydrographe réel observé. Dans le cas où ces deux hydrographes ne correspondent
pas, HEC-HMS ajuste automatiquement les différents paramètres et recalcule
l'hydrographe aval, et jusqu'à calage exact des deux hydrographes.

V.4.1.4 Banque de données nécessaire à l’application du modèle


L’application du modèle HMS nécessite une banque de données concernant le
bassin ou/et les sites étudiés, afin qu’on puisse appliquer le modèle. Parmi les données
indispensables on peut citer dans notre cas :

 Les caractéristiques morphométriques des bassins :


 Les surfaces des sous bassins.
 Type de sol.
 Couvert végétal.

 Les caractéristiques météorologiques :


 Les précipitations.
 L’évapotranspiration.

 Les données de spécifications de contrôle :


 La date initiale.
 La date finale.
 L’intervalle de temps de calcul.

 Les caractéristiques morphométriques des sous-bassins :


Rappelons que l’écoulement superficiel dans le modèle HEC-HMS se base sur le
coefficient CN, qui dépend de la nature du sol considéré et du couvert végétal.
A cet effet et vu la grande superficie du bassin versant d’Oued Mina, les divers
types de sol qu’ils le composent et la diversité du couvert végétal , nous avons
commencé notre simulation par le procédé du calibrage (calage) du modèle en
introduisant une pluie centennale montrée à la figure (V-11) et des données
morphométriques ( Les valeurs de CN tirées en fonction de la classe hydrologique et le

62
type du couvert végétal tirées à partir des tables dans l’annexe III) et un hydrogramme
observé centennal des deux stations Oued Abtal et Sidi Aek Djillali.
Figure (V-11) : Modèle météorologique des précipitations

Après la simulation de cette pluie le modèle a calé les hydrogrammes observé et


simulé jusqu’au ce que les deux hydrogrammes s’ajustent assez bien (figure (V-12)) en
fournissant de nouvelles valeurs de CN et de l’imperméabilité représentant le secteur
d’étude (tableau (V-8)).
Figure (V-12) : Fenêtre des hydrogrammes observés et simulés au niveau des deux stations
Oued El Abtal et Sidi Aek Djillali

63
Tableau (V-8) : Les paramètres du calage
Temps SCS
Sous-Bassin Surface Cuver Number Imperméabilité de tlag
(Km 2) (CN) (% ) concentration (min)
(heures)
Oued El Abtal 5394 52 10 23.32 260
Sidi AEK DJILLALI 470 52,5 33,5 5.43 203.5
S/B Oueld Khloug 238 55 30 7.18 120
S/B Oued Melah 310 53 40 9.11 180

Les valeurs de CN obtenues à partir du calibrage du modèle HEC-HMS pour les quatre
sous-bassins montrent que :
1. Les sous-bassins Sidi Aek Djillali, Oued Khloug et Oued Melah se classent
hydrologiquement dans la catégorie du groupe B qui dépend d’un type de sol
peu perméable avec un couvert végétal de type pâturage contourné dense.

2. Le type du sol perméable du sous-bassin d’Oued Abtal se classe dans le groupe


A et le couvert végétal est de type prairie contournée et terrassée dense.

 Modèle météorologique des précipitations


Nous avons utilisé la pluie fréquentielle déjà analysé au début de ce chapitre pour les
périodes de retour de : 500, 250, 100, 50, 25, 10, 5, 2 ans illustrée dans le tableau (III-
9). Cette pluie est considérée comme homogène sur toute la surface étudiée appliquée à
chaque sous-bassin.

Tableau (V-9) : Valeurs des données des précipitations fréquentielles (mm)


Temps (heures)
T Probabilité PJmax
(ans) (mm) 0.25 1 2 3 6 12 24
500 0.2% 74.8 17.96 29.17 37.18 42.85 54.62 69.61 88.72
250 0.4% 69.2 16.61 26.99 34.40 39.64 50.53 64.40 82.08
100 1.0% 61.7 14.81 24.06 30.67 35.35 45.05 57.42 73.19
50 2.0% 56.1 13.47 21.88 27.89 32.14 40.96 52.21 66.54
25 4.0% 50.4 12.10 19.66 25.05 28.87 36.80 46.90 59.78
10 10.0% 42.8 10.28 16.69 21.27 24.52 31.25 39.83 50.77
5 20.0% 36.8 8.83 14.35 18.29 21.08 26.87 34.25 43.65
2 50.0% 27.6 6.63 10.76 13.72 15.81 20.15 25.69 32.74

64
 Spécifications de contrôle :

Les spécifications de contrôle sont l’une des composants exigées pour une
exécution du logiciel, avec un modèle de bassin versant et un modèle climatique. La
date initiale et le temps de calcul ainsi que la date et le temps finaux sont spécifiés
dans la fenêtre Control (figure (V-13)). L’intervalle du temps, aussi a appelé pas de
temps de calcul, est aussi spécifié.
L’intervalle du temps (Δt) égale à 30 min détermine la précision dans les résultats
de calcul.
Figure (V-13) : fenêtre de spécifications du contrôle.

V.4.1.2 Résultats de la modélisation

Après le calage des données nécessaires, le modèle contient un moteur de calcul


(HMS * compute), qui permet de simuler la pluie précédemment introduite en débit.

Le modèle donne les résultats, pour chaque sous bassin, il calcul l’hydrogramme de
crue à partir d’un hytogramme des précipitations.
Nous intéressons dans notre étude aux résultats de la simulation pluie-débit au niveau
de la confluence d’Oued Melah, début du tronçon du bassin versant BV_5 (objet de la
simulation hydraulique).
Les résultats des hydrogrammes de crue fréquentielles obtenus au niveau de la
confluence Oued Melah sont montrés sur la figure (V-14).

65
Figure (V-14) : Hydrogrammes de crue fréquentielle simulés au niveau de la confluence Oued
Mellah

Les débits de pointe qui seront utilisés dans la simulation hydraulique en régime permanent au
niveau de la confluence Oued Melah sont résumés dans le tableau (V-10) :
Tableau (V-10) : Les débits de pointe fréquentielles au niveau de la confluence
Oued El Mellah
Periode Fréquence Débit
de retour (ans) (m3/s)
500 ans 0.20% 1750
250 ans 0.40% 1545
100 ans 1% 1264
50 ans 2% 1068
25 ans 4% 917
10 ans 10% 753
5 ans 20% 624
2 ans 50% 420

CONCLUSION : Nous pouvons conclure de cette deuxième partie que :

1. Le climat du bassin versant de l’Oued Mina est qualifié de semi- continental, caractérisé
par une saison sèche et une saison humide. Les pluies sont irrégulières, violentes et de
courte durée, favorisant ainsi la formation de crues torrentielles.
2. L’utilisation du modèle HEC-HMS dans la simulation hydrologique pluie-débit nous a
permis de calculer l’hydrogramme de crue à l’exutoire du bassin versant avec l’hypothèse
d’une précipitation hypothétique en connaissant les paramètres morphmétriques du bassin
versant qui ont été déterminé par le procédé de calage du modèle.

66
CHAPITRE VI : LES AMENAGEMENTS DE PROTECTION CONTRE LES
INONDATION : APPLICATIOPN DU MODELE HE-RAS

VI.1 INTRODUCTION

Dans ce chapitre nous utiliserons le modèle de simulation hydraulique HEC-RAS, qui nous permet
de calculer la propagation de l’onde de crue le long du système de rivière de la région d’étude,
donnant ainsi le profil de la surface de l’eau ,considéré comme donnée de base pour le système
d’analyse des dommages l’inondation HEC-FDA que nous utilisions dans le chapitre qui suit et de
calculer à quelle hauteur l’ouvrage d’aménagement destiné à protéger la ville de Relizane contre les
inondations doit être réaliser .

VI.2 LES AMENAGEMENTS DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS


Les ouvrages de génie civil constituent un patrimoine qu’il est nécessaire de maintenir, ce qui
permet d’assurer la sécurité des biens et des personnes aussi garantir le fonctionnement et la
pérennité des ouvrages sur le long terme sont les priorités. Il est donc essentiel de s’intéresser à la
performance de ces ouvrages.
Les ouvrages de protection peuvent être répartis en deux groupes : directes et indirectes.

VI.2.1 Protection directe (Rapprochées)


La protection directe consiste à intervenir directement sur le site menacé par la mise en œuvre des
actions suivantes :
• Curage : qui permet une nette amélioration des conditions d’écoulement suite à l’élimination
de tous les obstacles et les dépôts entravant l’écoulement des eaux dans le cours d’eau. Le
débroussaillage est également nécessaire à la traversée des agglomérations pour des raisons
sanitaires et en sections courantes pour diminuer la rugosité et accroître la débitante.
• Recalibrage : qui permet d’élargir et d’approfondir les sections des cours d’eau pour
augmenter leur capacité d’évacuation des eaux et assurer une section mouillée répondant aux
critères de protections désirées.
• Renforce ment des ouvrages : de franchissements des Oueds et modification de leurs
caractéristiques et des systèmes existants en cas de leur insuffisance (ponts, dalots, buses…).

67
• Réalisation des canaux : permettant de régénérer le couloir initial de l’oued. Cette solution est
indispensable dans le cas ou le lit de l’oued et son domaine hydraulique ont été
complètement occupé par des bâtiments ou par la voirie.
• Protection des berges : qui comprend tout ouvrage visant à maintenir la stabilité des terres en
dépit de l’action de l’eau. Les berges sont en effet attaquées par des courants perturbateurs
générés par les crues. De même, les terres glissent par suite de l’infiltration de l’eau après le
retrait de la crue. La protection des berges est également nécessaire au voisinage de certains
ouvrages tels que les ponts.
• Endigue ment des oueds : par la réalisation de digues qui longent le cours d’eau sur ses deux
berges. Cette opération est aisément réalisable par les ressources locales en main-d’oeuvre et
en matériaux. Par ailleurs, ce type de protection permet en outre de réaliser une protection
sélective. Il peut en effet être établi graduellement en commençant par mettre à l’abri, de la
plupart des crues, la partie la plus riche et la plus peuplée des zones exposées. En
contrepartie on notera que ce procédé de protection présente l’inconvénient de provoquer une
surélévation souvent notable du niveau des eaux et rend en o utre plus difficile le drainage
des terrains bas.

VI.2.2 Protection indirecte (Eloignées)


La protection indirecte par contre, consiste à intervenir plus loin des sites menacés, à l’extérieur du
périmètre d’aménagement, en réalisant des ouvrages sur les oueds responsables des inondations :
• Création des canaux périphériques : de dérivation des eaux vers les oueds permettant de
les restituer vers des zones situées en dehors des aires à protéger. Cette déviation pourrait
concerner une partie ou la totalité des eaux d'un oued vers un autre.
• Réalisation des barrages : ou seuils pour stockage et laminage des crues à l’amont des
zones menacées. Le volume et la capacité de laminage du barrage devront être optimisés
de manière à répondre au- mieux à la protection envisagée.
• Aménagement des bassins versants : contre l’érosion par des méthodes biologiques et/ou
par la construction de seuils en gabions qui permettent la réduction des vitesses
d’écoulement et le dépôt des sédiments en amont.

68
L’ouvrage d’aménagement qui doit être mis en étude pour protéger la ville de Relizane contre le
débordement de l’Oued Mina est l’endiguement de ce dernier par la réalisation d’une digue. La
figure (VI-1) donne une section transversale d’une digue type :

Figure (VI-1) : Coupe type de digue [17]

VI.3 LES DIGUES DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS [17]

VI.3.1 Définition
Les digues de protection contre les inondations (diguettes) sont des ouvrages dont au moins une
partie est construite en élévation au dessus du niveau du terrain naturel et destinés à contenir
épisodiquement un flux d’eau afin de protéger des zones naturellement inondables.

VI.3.2 Typologie des digues de protection contre les inondations[26]


On trouve ces digues essentiellement le long des cours d’ea u, parfois positionnées directement en
contact avec la berge, ou éloignées de plusieurs mètres, ou plus (quelques centaines de mètres), de
celle-ci, voir figure (VI-2).

69
Figure (VI-2) : Positionnement de la digue par rapport au cours d’eau

VI.4 APPLICATION DU MODELE HEC-RAS


L’application du modèle HEC-RAS est basée sur la subdivision du réseau dendritique (ramifié) ou
maillé en plusieurs sections perpendiculaires à l’écoulement comme illustré sur la figure (VI-3).
Figure (VI-3) : Subdivision d’un cours d’eau

L’application du modèle HEC-RAS a été faite sur un tronçon réel décrit par un levé topographique
d’Oued Mina dans le bassin versant Bv_5 sur une longueur d’environ 9 Km.

70
Les sections géométriques introduites dans le modèle HEC-RAS sont extraites du logiciel
d’architecture AUTO-CAD .la figure (VI-4) montre le plan topographique du tronçon étudié.

Figure (VI-4) : Plan topographique d’Oued Mina au niveau du BV_5

VI.4.1 Banque de données nécessaires à l’application du modèle HECRAS


L’application du modèle HEC-RAS nécessite une banque de données concernant le site étudié :

1. Les données géométriques relatives à chaque section :

 La section en travers, définie par une série de couples distance-altitude;


 les coefficients de rugosité ;
 la distance à la section suivante (Rives et axe canal).
 les coefficients de contraction et d’expansion

2. Les données de l’écoulement et les conditions aux limites


3. Une singularité représentée dans notre travail par une ancienne diguette latérale le
long du cours d’eau de protection contre les inondations implantée sur la par tie
droite du cours d’eau dans le lit majeur sur la partie de la plaine d’inondation, cette
diguette à été édifié durant les années cinquante .

71
VI.4.1.1 Les données géométriques

Les données géométriques nécessaires, consiste à l’établissement de la connectivité de l'information


pour le système de rivière (schéma de système de rivière), les données des sections transversales, et
les données d’ouvrage hydrauliques existants ou projetés (ponts, levées, structures latérales,
déversoirs, etc.).
La saisie des données géométriques se fait en deux étapes distinctes :
1. Le traçage du schéma de système de rivières comme il est montré sur la figure (VI-
3). Le schéma de système de rivière est un diagramme représentatif du réseau
hydrographique d’une manière plus au moins réelle en prenant en considération les
méandres (sinuosités) de la rivière. Il est tracé tronçon par tronçon, de l’amont vers
l’aval (dans le sens d'écoulement positif).

2. La saisie des données pour les sections en travers du cours d’eau et les ouvrages
hydrauliques. Ces données incluent :

 Les coordonnées X et Y de la section : chaque point de la section en travers doit


être identifié par sa distance par rapport à un point de référence et son élévation.

 La distance à la section s uivante : c’est la longueur décrivant la distance entre la


section courante et la prochaine section aval. Ces distances sont définies pour la
rive gauche, le canal principal, et la rive droite. Le tableau (AIV-3) dans l’annexe
(IV) illustre les distances entre les sections introduites dans le modèle géométrique.

 Les valeurs de rugosité n de Manning : la valeur de la rugosité ou le coefficient


de Manning n est indiqué pour la rive gauche, le canal principal, et la rive droite
.Nous avons utilisé une valeur de n de 0.045 pour le lit mineur qui correspond à un
canal propre, sinueux, avec quelques flaques, bancs de sable , algues et pierres .Et
pour le lit majeur (Plaine d’inondation ) nous avons utilisé des valeurs de n suivant
les repères dans le levé topographique . Ces valeurs sont tirées du manuel
d’utilisation de HEC-RAS, (l’annexe (IV) tableau (AIV-2)).

72
 Stations des rives du canal principal (lit mineur) : Les stations des rives du
canal principal, sont employées pour séparer le lit mineur des deux parties du lit
majeur en rive gauche, et rive droite.

 Coefficients de Contraction et d’Expansion : Les coefficients de contraction et


d'expansion sont utilisés pour évaluer la quantité de perte d'énergie qui se produit
en raison d'une contraction ou d'une expansion d'écoulement.
Le modèle géométrique ainsi formé par le modèle HEC-RAS sur le tronçon réel du cours d’eau
principal du bassin versant BV_5 après la confluence oued El Mellah , été établi en subdivisant le
tronçon en 45 sections espacées d’une distance moyenne égale à 165 m comme montré sur la figure
(VI-5).
Figure (VI-5) : Modèle géométrique du cours d’eau principal (Bassin versant BV_5)

VI.4.1.2 Les données de l'écoulement et les conditions aux limites


Après avoir saisir les données géométriques de chaque section, l’étape suivante de la modélisation
hydraulique par HEC-RAS est de spécifier les débits d’entrée et toutes les conditions aux limites
nécessaires pour pouvoir exécuter le calcul des profils de la surface de l’eau en chaque section du
système de rivière.
73
 Données d’écoulement

Les données d'écoulement sont saisies de l’amont à l’aval pour chaque tronçon. Une valeur
d'écoulement est écrite à l’extrémité en amont du système de rivière.
Plusieurs scénarios hydrométéorologiques ont été modélisées, les débits appliqués sont les résultats
de la simulation hydrologiques retenus en utilisant le modèle HEC-HMS pour les huit fréquences
considérées (voir la figure (VI-6)) :
Figure (VI-6) : Exemple d’une modélisation hydraulique
PF1 à PF8 : débits fréquentiels

 Condition aux limites


Les conditions aux limites sont nécessaires pour établir la hauteur initiale de la surface de l'eau aux
extrémités du système de rivière (amont et aval). Cette hauteur est nécessaire afin que le programme
commence les calculs. Nous l’avons considéré comme nulle dans notre cas c’est-à-dire que le débit
de base du cours est nul en début de la simulation.

VI.4.2 Résultats de la simulation

Une fois que le modèle fini tous les calculs avec succès, on peut commencer à visualiser les
résultats. Plusieurs options de visualisation des résultats de calcul sont disponibles et on peut
visualiser et imprimer plusieurs types de résultats tabulés (Tableaux synoptiques) et graphiques.

74
Un plan en trois dimensions du modèle géométrique ainsi que le profil du tronçon simulé sont
montrés respectivement sur les figures (VI-7) et (VI-8) pour les évènements
hydrométéorologiques considérés.

Figure (VI-7) : Plan en trois dimensions du modèle géométrique simulé

75
Figure (VI-8) : Plan du profil de la surface de l’eau

Les résultats tabulés calculés par le modèle HEC-RAS utilisés dans le dimensionnement de la
digue de protection de l’évènement hydrométéorologique extrême ( Q = 1750 m3/s) sont
montrés dans le tableau (VI-1) .

76
Tableau (VI-1) : Résultats de la simulation hydraulique pour le débit fréquentiel de 0.20% par le
modèle HEC-RAS

Section Débit HFond Heau Section Débit HFond He au


(m3/s) (m) (m) (m3/s) (m) (m)
8.811 1750.00 123.27 132.36 3.597 1750.00 120.07 122.63
8.539 1750.00 122.70 132.35 3.301 1750.00 119.59 122.13
8.135 1750.00 121.66 132.25 2.729 1750.00 115.47 121.58
7.812 1750.00 126.25 130.60 2.189 1750.00 117.34 120.97
7.506 1750.00 122.12 130.26 2.028 1750.00 116.66 120.73
7.2 1750.00 120.53 130.31 1.891 1750.00 117.31 120.45
6.988 1750.00 123.83 130.15 1.752 1750.00 116.80 120.23
6.8 1750.00 124.54 129.96 1.553 1750.00 117.11 119.93
6.641 1750.00 126.26 129.62 1.4 1750.00 116.72 119.68
6.404 1750.00 125.53 127.72 1.227 1750.00 116.19 119.43
6.207 1750.00 123.31 126.95 1.13 1750.00 116.14 119.30
6.033 1750.00 122.97 126.68 0.882 1750.00 115.91 119.05
5.905 1750.00 123.14 126.52 0.696 1750.00 115.31 118.82
5.692 1750.00 122.49 126.31 0.566 1750.00 111.43 118.75
5.437 1750.00 121.80 126.08 0.475 1750.00 112.95 118.72
5.197 1750.00 122.54 125.91 0.346 1750.00 113.05 118.54
5.021 1750.00 121.78 125.82 0.251 1750.00 114.46 118.26
4.777 1750.00 121.08 125.70 0.182 1750.00 113.76 117.61
4.597 1750.00 121.03 125.46 0.131 1750.00 112.28 116.76
4.473 1750.00 120.92 125.06 0.072 1750.00 110.00 114.48
4.332 1750.00 120.39 124.83 0.026 1750.00 108.28 112.37
4.216 1750.00 120.80 124.50 0 1750.00 106.05 110.80
4.012 1750.00 120.55 123.87

VI.5 PROTECTION DE LA VILLE DE RLIZANE CONTRE LES INONDATIONS

VI.5.1 Historique de protection de la ville de Relizane contre les inondations


Une digue de protection a été construite pendant la période coloniale pour protéger la ville de
Relizane contre les inondations, voir la figure (VI-9). Ce qui nous conduit à dire que la région est
une région inondable, elle a été toujours l’objet d’une protection contre les inondations.
Suite à des enchaînements des averses qu’a connue la région et avec le temps la digue, à connu une
rupture en certains endroits, sous l’effet de la dégradation des caractéristiques de ses matériaux.

77
Figure (VI-9) : Ancienne digue de protection de la ville de Relizane contre les
inondations

Ville
Relizane
Oued MINA

VI.5.2 Dimensionnement de la digue


VI.5.2.1 Présentation de la région d’étude
La ville de Relizane chef lieu de la Wilaya est située au Nord à l’ouest de l’Algérie, limité par le
nord par les wilayas de Mostaganem et Chlef au sud par la wilaya de Tiaret, à l’O uest, par la wilaya
de Mascara et l’Est par la wilaya de Tissemsilt. Elle se caractérise par un climat Semi-aride
continental (été chaud- hiver froid). La Wilaya de Relizane s'étend sur : 4 870 Km² de surface avec
une population qui avoisine les 700.000 habitants en 2005 ; elle comporte 38 communes.

Le cours d’eau de la Mina est situé sur la partie sud de la ville de Relizane sur une distance variant
de 950m à 60m suivant la direction Nord. Aussi l’ouvrage de protection, objet de cette étude doit
être envisagé sur la rive droite du cours d’eau (Figure (VI-10)).
A cet effet nous proposons une protection rapprochée avec la réalisation d’une diguette éloignée de
quelques mètres du cours d’eau.

78
Figure (VI-10) : Localisation de la diguette sur la carte de Relizane

La région la plus influencée par l’inondation est la Cité Al Intessar, elle est située au sud-ouest de la
ville de Relizane sur une côte de 75 m, voir la figure (V-3) .
La longueur de la diguette projetée qui doit protéger cette région est d’environ 1553 m qui
correspond à la section en travers n° 1.553 sur le modèle géométrique d’Oued Mina.

VI.5.2.2 Calcul de la hauteur de la digue


La hauteur de la digue est déterminée à partir de la ligne d’eau pour l’événement hydrologique de
référence pris en compte dans l’aménagement, à laquelle on rajoute une revanche d’environ
cinquante centimètres (effet des vagues).

La ligne d’eau ou le profil de la surface de l’eau est obtenue de la simulation hydrauliques par
HEC-RAS pour un débit Q = 1750 m3/s qui correspond à une période de retour de 500 ans.

79
La plaine d’inondation est la différence de largeur entre le lit majeur et le mineur du cours d’eau,
donc le calcul de la hauteur de la diguette se fait en prenant en considération les hauteurs de la
surface de l’eau associées aux stations de la berge droite du canal principal (la limite droite du lit
mineur).
Le calcul de la hauteur de la diguette pour chaque section est donné par la formule suivante :

V2
H digue  WS  R (V-1)
2g
Avec :
H digue : Hauteur de la diguette à une section donnée (m)

WS : Côte de la ligne d’eau de la même section (m)


V : vitesse moyenne de l‘eau de la même section (m/s)
R : Revanche des hautes eaux égale à 0.5 m
Le tableau (VI-2) donne la hauteur de la diguette à chaque section. La hauteur varie entre 1.61m et
5.31 m dans le tableau. Donc nous pouvons envisager une hauteur finale de la diguette égale à 5.5
m.
Tableau (VI-2) : Résultats de calcul de la hauteur de la digue (La levée)
Section distance de la Altitude Ws Hdigue Côte de la
levée (m) du fond (m) (m) (m) digue (m)
1.553 352.95 117.23 120.12 3.39 122.73
1.4 398.24 117.05 119.88 3.33 122.55
1.227 400 116.715 119.67 3.46 122.22
1.13 392.49 116.72 119.55 3.33 122.22
0.882 353.67 116.42 119.25 3.33 121.92
0.696 425 116.493 119.07 3.08 121.99
0.566 270.12 115.91 118.95 3.54 121.41
0.475 279.71 114.12 118.93 5.31 119.62
0.346 249.87 114.35 118.70 4.85 119.85
0.251 234.35 115.12 118.40 3.78 120.62
0.182 200 115.72 117.56 2.34 121.22
0.131 180 115.572 116.68 1.61 121.07
0.072 111.26 112.51 114.49 2.48 118.01
0.026 112 110.97 112.35 1.88 116.47
0 100 109.642 110.79 1.65 115.14

80
VI.5.2.3 Modélisation de la diguette par l’application du modèle HEC-RAS
Comme il est déjà cité dans le chapitre précédent que le système de modélisation HEC-RAS peut
modéliser des ouvrages hydrauliques et de génie civil.
Cette option permet d'établir le positionnement de la levée (diguette) gauche ou droite sur n'importe
quelle section. Elle est définie par l’altitude de son fond et l’altitude de son sommet.
Lorsque la levée est établie, aucune eau ne peut aller à la gauche de la station d’une levée gauche ou
à la droite de la station si la levée est à droite, sauf si la levée est submergée par les eaux.
Les murs des levées peuvent être ajoutés dans l’ensemble des données géométriques du cours d’eau
afin de voir quel effet une levée aura sur le profil de la surface de l'eau.
Nous avons saisi les données de la diguette en chaque section sur la rive droite en commençant par
la station amont qui porte N°1.553 jusqu’à la section aval portant le N° 00.00. A cet effet nous
avons réalisé 15 stations de la diguette sur une longueur du cours d’eau égale à 1553m.
VI.5.2.4 Résultats de la modélisation
Les résultats de cette modélisation sont montrés sur la figure (VI-11) sur l’ensemble du cours d’eau
de la MINA, ainsi que l’ensemble des sections aménagées par la protection sont illustrées dans
l’annexe (V).
Figure (VI-11) : Modélisation de la diguette par le modèle HEC-RAS

81
CHAPITRE VII : EVALUATION DES DOMMAGES D’INONDATION : APPLICATION
DU MODELE HEC-FDA

VII.1 Application du modèle HEC-FDA


D’après les services de la DHW de la wilaya de Relizane, la région la plus touchée par
l’inondation est Hai El Intissar situé dans le sud-ouest de la ville comme le montre le plan
d’aménagement de la ville illustré sur la figure (VI-1).
Figure (VII-1) : Plan d’aménagement de la ville de Relizane

Le programme HEC-FDA fournit les possibilités pour exécuter et intégrer l’étude hydrologique
et l’analyse économique pour la formulation et l’évaluation des plans de réduction des
dommages d'inondation. Nous utiliserons continuellement dans tout le procédé de planification
de l’étude d’analyse les conditions de l’année de base, sans projet de protection et les analyses
des plans de protection sur la durée de vie du projet.

Les études hydrologique et économique (analyses de dommages d’inondation) sont exécutées


séparément, après l'indication de la configuration de l'étude et du plan de protection contre
l’inondation, puis fusionnées pour la formulation et l'évaluation des plans de réduction des
dommages d’inondations potentiels.

82
L’interface graphique demande certaines entrées (input) à l’utilisateur. Les données nécessaires
pour le calcul des dommages par la méthode de l’espérance mathématique des dommages
annuels (EAD) sont, pour chaque plan d’aménagement :

1. Probabilité au dépassement des débits et des hauteurs d’eau,


2. Hauteur d’eau en fonction des débits (courbe d’étalonnage),
3. Dommages en fonction des hauteurs d’eau.

VII.1.1 Profils des surfaces de l’eau

Les profils de la surface de l’eau sont les résultats de la simulation hydraulique pour les 8
événements hydrologiques de référence qui correspond aux fréquences : 0.2%, 0.4%, 1%, 2%,
4%, 10%, 20%, 50% pour les deux cas :

1. Sans la digue de protection


2. Avec la digue de protection

La figure (VII-2) illustre la saisie de ces profils dans le premier cas et la figure (VII-3) dans le
deuxième :

Figure (VII-2) : Fenêtre de saisie des profils de la surface de l’eau sans projet de protection

83
Figure (VII-3) : Fenêtre de saisie des profils de la surface de l’eau avec projet de protection

VII.1.2 Production de la courbe Probabilité –Débit

En utilisant la fonction analytique nous avons pu extraire la courbe des débits en fonction de la
probabilité à partir des profils de la surface de l’eau des différentes fréquences, et ce dans les
deux cas : sans projet de protection et avec projet de protection. Les figures (VII-4) et (VII-5)
illustre la courbe probabilité-débit dans les deux cas :

Figure (VII-4) : La courbe probabilité – débit produite par le modèle HEC-FDA sans projet de
protection

84
Figure (VII-5) : La courbe probabilité – débit produite par le modèle HEC-FDA avec projet de
protection

VII.1.3 Production de la courbe Hauteur –Débit

Le modèle HEC-FDA à la possibilité d’extraire la courbe des hauteurs d’eau en fonction des
débits à partir des profils de la surface de l’eau pour les deux cas. Les figures (VII-6) et (VII-7)
montrent la courbe de tarage dans le cas sans projet de protection et avec projet de protection :

Figure (VII-6) : La courbe hauteur d’eau – débit produite par le modèle HEC-FDA sans projet
de protection

85
Figure (VII-7) : La courbe hauteur d’eau – débit produite par le modèle HEC-FDA avec projet
de protection

VII.1.4 Production de la courbe hauteur –Dommages

Les dommages ont été calculés à partir d’une gamme d’hauteurs simulées, par le
modèle pour les deux cas. La figure (VII-8) illustre la fenêtre de calcul donnant les
hauteurs de submersion des bâtiments.

Figure (VII-8) : Fenêtre de calcul des hauteurs de submersion

Après avoir calculé cette hauteur, nous avons estimé les dommages en fonction du prix
unitaire d’un appartement, que nous l’avons estimé à 1 350 000 DA et la hauteur d’un
bâtiment de (3x5) m. Considérons que la première hauteur de submersion correspond à
un niveau 0 m du bâtiment.

86
Les tableaux (VII-1) et (VII-2) montrent les dommages causés par l’inondation en
fonction de la hauteur de submersion calculée par le modèle.

Tableau (VII-1) : Calcul des dommages à partir des hauteurs de submersion

(Sans projet de protection)

Hauteur de submersion Taux de submersion Dommages


(m) (%) (DA)
117.3 0 0.0 0
117.4 0.1 0.7 0
117.5 0.2 1.3 0
117.6 0.3 2.0 0
117.7 0.4 2.7 0
117.8 0.5 3.3 900000
117.9 0.6 4.0 1080000
118 0.7 4.7 1260000
118.1 0.8 5.3 1440000
118.2 0.9 6.0 1620000
118.3 1 6.7 1800000
118.4 1.1 7.3 1980000
118.5 1.2 8.0 2160000
118.6 1.3 8.7 2340000
118.7 1.4 9.3 2520000
118.8 1.5 10.0 2700000
118.9 1.6 10.7 2880000
119 1.7 11.3 3060000
119.1 1.8 12.0 3240000
119.2 1.9 12.7 3420000
119.3 2 13.3 3600000
119.4 2.1 14.0 3780000
119.5 2.2 14.7 3960000
119.6 2.3 15.3 4140000
119.7 2.4 16.0 4320000
119.8 2.5 16.7 4500000
119.9 2.6 17.3 4680000

87
Tableau (VII-2) : Calcul des dommages à partir des hauteurs de submersion

(Avec projet de protection)

Hauteur de submersion Taux de submersion Dommages


(m) (%) (DA)
118.05 0 0.0 0
118.1 0.05 0.3 0
118.15 0.1 0.7 0
118.2 0.15 1.0 0
118.25 0.2 1.3 0
118.3 0.25 1.7 0
118.35 0.3 2.0 0
118.4 0.35 2.3 0
118.45 0.4 2.7 0
118.5 0.45 3.0 0
118.55 0.5 3.3 900000
118.6 0.55 3.7 990000
118.65 0.6 4.0 1080000
118.7 0.65 4.3 1170000
118.75 0.7 4.7 1260000
118.8 0.75 5.0 1350000
118.85 0.8 5.3 1440000
118.9 0.85 5.7 1530000
118.95 0.9 6.0 1620000
119 0.95 6.3 1710000
119.05 1 6.7 1800000
119.1 1.05 7.0 1890000
119.15 1.1 7.3 1980000
119.2 1.15 7.7 2070000
119.25 1.2 8.0 2160000
119.3 1.25 8.3 2250000
119.35 1.3 8.7 2340000

VII.1.5 Evaluation

Une fois qu’une année d’analyse pour un plan dans le rapport du statut de l’étude est
indiquée PS$ comme le montre la figure (VII-9), nous pouvons exécuter l’analyse pour
cette condition.

88
Figure (VII-9) : Fenêtre de rapport de statut de l’étude

Le modèle HEC-FDA possède un moteur de calcul pour évaluer les dommages. La


procédure de calcul utilisée est celle de Monte Carlo pour les années d’analyse et plans de
protection.

VII.2 Résultats de l’évaluation

Le modèle donne une évaluation des dommages annuels prévus et les dommages réduits pour
chaque plan. Nous remarquons d’après la figure (VII-10) que les dommages sont estimés sans
plans de protection à 1734 225.75 DA tandis que les dommages dans le cas de la protection sont
évalués à 97 631.97 DA d’où une réduction estimés à 94.37 %.
Figure (VII-10) : Evaluation des dommages annuels prévus et les dommages réduits par le
modèle HEC-FDA

89
Conclusion générale

De nos jours avec les changements climatiques que connait le globe terrestre , l’un des
problèmes considérés comme des plus alarmants est celui du risque éventuel qui peut survenir d’une
crue violente et dévastatrice. En effet, les crues sont plus redoutées que souhaitées provoquant ainsi
des dégâts considérables avec perte des vies humaines.

Les ménagements de protection contre les inondations, souvent sous-dimensionnées et


mal entretenues, ont montré leurs faiblesses à plusieurs reprises et leurs ruptures augmentent la
violence des inondations.

Les thématiques abordées dans ce mémoire sont vastes, car nous avons fait le choix de
développer une méthodologie complète, allant de la modélisation de la pluie à l’évaluation des
dommages dus aux inondations.

Notre travail avait pour objet de proposer une nouvelle méthodologie de conception
hydraulique dans le cadre de dimensionnement des ouvrages de protection contre les inondations
par l’utilisation d’un outil numérique dans la conception hydrologique, hydraulique et
aménagement donnant ainsi des résultats fiables.

Nous avons pris la ville de Relizane qui se situe aux abords d’Oued Mina comme exemple
d’application en vu de protéger cette ville contre ce phénomène par la réalisation d’une digue de
protection le long de l’Oued sur la rive droite de ce dernier.

En effet l’utilisation du modèle HEC-HMS dans la simulation hydrologique qui se base


sur calcul du volume de ruissellement en tenant compte des paramètres morphologiques du
bassin versant et l’acheminement de ce volumes par l’utilisation du modèle de Muskingum-
Cunge faisant appel aux caractéristique physiques du lit de la rivière nous a permis de simuler la
pluie après une analyse statistique en débit en plusieurs scénarios météorologiques
exceptionnels.

Ainsi que l’utilisation du modèle HEC-RAS, un modèle de Barré Saint-Venent


unidimensionnel qui se base sur l’utilisation des équation de continuité et la conservation de la
masse en tenant compte de la géométrie du lit et la qualité du sol a permis d’avoir les niveaux de
la ligne d’eau à plusieurs points du lit de l’Oued pour chaque débit qui ont étés utilisé dans le
dimensionnement de l’ouvrage d’aménagement .

L’évaluation des dommages par l’application du modèle HEC-FDA a montré que la


réalisation du plan de protection de la ville de Relizane contre l’inondation aura un impact
économique bénéfique vu la réduction estimée à 95% des dommages moyens annuels après son
introduction dans la simulation.
Nous pouvons noter aussi que plusieurs facteurs influent sur la simulation des
phénomènes naturels de crue, et l’obtention de résultats réels nécessite la bonne connaissance
des caractéristiques géométriques du cours d’eau étudié ainsi que les données hydrauliques
qu’on doit les choisir avec prudence et les caractéristiques de l’outil numérique employé.

Pour un développement futur pour ce travail de recherche, ou activité scientifique dans


ce domaine, nous proposons les suggestions suivantes :

 Dans notre travail nous avons attaché beaucoup d’importance au caractère


opérationnel du travail et nous espérons que la méthodologie pourra être mise en
œuvre dans d’autres bassins versants.

 Développer les codes de calcul HEC-HMS, HEC-RAS et HEC-FDA aux


conditions physio- géographiques, hydro-climatologique et socio-économiques.

 Appliquer le modèle HEC-RAS dans le dimensionnement des différents ouvrages


d’art et les différents ouvrages d’aménagement, de protection, de recalibrage des
cours d’eau, barrages ecrêteurs ….etc.
Résumé :

L’Algérie et plus généralement le monde subissent de fréquents épisodes de crues dévastatrices.


Les inondations provoquent d’importants dégâts et les coûts induits sont considérables. Ce
travail représente une étude d’un aménagement hydraulique dans le cadre de la protection de la
ville de Relizane contre les inondations. Cet aménagement a été fait par la réalisation d’une
diguette le long de l’Oued MINA, les hauteurs de cette dernière ont été calculées par les résultats
de la simulation hydraulique du modèle HEC-RAS pour un évènement hydrologique
exceptionnel.
L’introduction des résultats de l’analyse fréquentielle des pluies maximales journalière dans le
modèle hydrologique HEC-HMS nous à permet de calculer les hydrogrammes de crue à
différence fréquences, après avoir calé le modèle entre les hydrogrammes de crues observés et
simulés pour estimer les paramètres morphométriques du bassin . Ces débits ont été utilisés
comme conditions aux limites dans le modèle hydraulique HEC-RAS. Ce modèle a permis de
calculer le profil de la surface de l’eau en régime permanent à plusieurs points de l’oued après
avoir modéliser la géométrie de ce dernier.
L’estimation des dommages causés par les inondations a été faite par l’application du modèle
HEC-FDA avant le projet et près le projet de protection à permet d’évaluer le coût moyen annuel
des dommages. La différence entre les deux estimations présente les dommages annuels moyens
réduits sous l’effet de l’ouvrage de protection.

Mots clés : Algérie, HEC-RAS, protection, modèle, HEC-HMS, débit, crue, HEC-FDA,
dommages, hauteur, pluies, profil.
Summary:
Algeria and more generally the world undergo frequent episodes of disastrous flood. The floods
cause important damage and the induced costs are considerable. This work represents a study of
hydraulic-engineering project within the framework of protection against the floods of the town
of Relizane. This project was made by the realization of a small dike along the MINA reach, the
heights of this dike were calculated by the results of the hydraulic simulation of the model HEC-
RAS for an exceptional hydrological event.
The introduction of the results of the frequential analysis of maximum day rainfall into
hydrological model HEC-HMS allows us to calculate the flood hydrograph of difference
frequencies, after having gauged the model between the flood hydrograph observed and
simulated to estimate the morphometric parameters of the basin. These discharge were used as
boundary conditions in the hydraulic model HEC-RAS. This model allowed the steady water
surface profile calculations at several points of the reach after having modeled the geometry of
this last.
The estimate of damage caused by the floods was made by the application of the HEC-FDA
model before the project and the project of protection allows to evaluate the annual average cost
of damage. The difference between the two estimates presents the reduced equivalent annual
damage under effect of the protection project.

Key words: Algeria, HEC-RAS, protection, model, HEC-HMS, discharge, flood, HEC-FDA,
damage, height, rainfall, profile.
ANNEXE I

ANNEXE I
PLUVIOMETRIE DU
BASSIN VERSANT

I. Ensemble des stations


(O.Djemaa – Rélizane – SM Benaouda – El Hachem)
I.1 Résultats de l'ajuste ment
Lognormale (3 param.) (Maximum de vraisemblance)

Nombre d'observations: 118


Paramètres : m = 9.064723 ; mu = 2.885570 ; sigma = 0.509654
Quantiles : q = F(X) (probabilité au non-dépassement) ; T = 1/ (1-q) : années

T q Pjmax Ecart-type Intervalle de confiance


(ans) (%) (mm) (mm) (95%) (mm)
10000.0 0.9999 128 3.2 82.8 174
2000.0 0.9995 105 16.0 3.6 136
1000.0 0.9990 95.6 13.3 9.4 122
200.0 0.9950 75.7 8.25 9.5 91.8
100.0 0.9900 67.7 6.46 55.0 80.4
50.0 0.9800 60.1 4.92 50.5 69.7
20.0 0.9500 50.5 3.24 44.2 56.8
10.0 0.9000 43.5 2.24 39.1 47.9
5.0 0.8000 36.6 1.50 33.6 39.5
3.0 0.6667 31.4 1.12 29.2 33.6
2.0 0.5000 27.0 0.894 25.2 28.7

I.2 Test d'adéquation


Lognormale (3 param.) (Maximum de vraisemblance)
Hypothèses
H0 : L'échantillon provient d'une loi Lognormale (3 param.)
H1 : L'échantillon ne provient pas d'une loi Lognormale (3 param.)

Résultats
Résultat de la statistique : X ² = 11.56
p-value p = 0.2393
Degrés de liberté : 9

Conclusion
Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5 %
ANNEXE I

I.3 Comparaison des caractéristiques de la loi et de l'échantillon


Lognormale triparamétrique (Maximum de vraisemblance)
Statistiques de bas Loi Echantillon

Minimum 9.06 13.8


Maximum Aucun 75.3
Moyenne 29.5 29.5
Ecart-type 11.1 11.0
Médiane 27.0 27.8
Coefficient de variation (Cv) 0.377 0.375
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.80 1.57
Coefficient d'aplatissement (Ck) 9.23 5.95
ANNEXE II

ANNEXE II
ETUDE DES CRUES
II.1 Station Sidi AEK Djillali (Oued Haddad )
II.1.1 Résultats de l'ajustement
Gumbel (Maximum de vraisemblance)

Nombre d'observations: 14
Paramètres : u 76.914618, alpha 52.135371
Quantiles : q = F(X) (probabilité au non-dépassement) , T = 1/(1-q)

T q Qmax Ecart-type Intervalle de confiance


(m3/s) (m3/s) (95%) (m3/s)
10000.0 0.9999 557 111 255 814
2000.0 0.9995 473 92.7 230 689
1000.0 0.9990 437 84.8 218 634
200.0 0.9950 353 66.6 189 507
100.0 0.9900 317 58.8 175 451
50.0 0.9800 280 51.0 161 395
20.0 0.9500 232 40.8 140 320
10.0 0.9000 194 33.1 121 262
5.0 0.8000 155 25.5 99.7 203

II.1.2 Test d'adéquation

Gamma (Maximum de vraisemblance)

Hypothèses
H0 : L'échantillon provient d'une loi Gumbel
H1 : L'échantillon ne provient pas d'une loi Gumbel

Résultats
Résultat de la statistique : X ² = 5.29 p-value p = 0.0712
Degrés de liberté : 2
Nombre de classes : 5

Conclusion
Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5 %

II.1.3 Comparaison des caractéristiques de la loi et de l'échantillon


ANNEXE II

Gamma (Maximum de vraisemblance)

Statistiques de base Carac. de la loi Carac. de


l'échantillon
Minimum Aucun 7.86
Maximum Aucun 193
Moyenne 107 104
Ecart-type 66.9 52.6
Médiane 96. 0 107
Coefficient de variation (Cv) 0.625 0.506
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.14 -0.197
Coefficient d'aplatissement (Ck) 2.40 1.95

II.2 Station Oued El Abtal ( Oued Mina)

II.2.1Résultats de l'ajustement

Gamma généralisée (Maximum de vraisemblance)


ANNEXE II

Nombre d'observations: 14
Paramètres : alpha=0.042744 , lambda=5.417302 , S=0.675781
Quantiles :q = F(X) (probabilité au non-dépassement) ,T = 1/(1-q)

T q Qmax Ecart-type Intervalle de confiance


(m3/s) (m3/s) (95%) (m3/s)
10000.0 0.9999 1760 1140 N/D N/D
2000.0 0.9995 1470 799 N/D N/D
1000.0 0.9990 1350 670 N/D N/D
200.0 0.9950 1070 413 N/D N/D
100.0 0.9900 952 322 N/D N/D
50.0 0.9800 834 243 N/D N/D
20.0 0.9500 678 159 1040 347
10.0 0.9000 558 112 797 325
5.0 0.8000 436 79.0 593 268

II.2.2 Test d'adéquation

Gamma généralisée(Méthode de maximum de vraisemblance)

Hypothèses
H0 : L'échantillon provient d'une loi Gamma généralisée
H1 : L'échantillon ne provient pas d'une loi Gamma généralisée

Résultats
Résultat de la statistique : X ² = 0.29 p-value p = 0.5930
Degrés de liberté : 1
Nombre de classes : 5

Conclusion
Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5 %

II.2.3 Comparaison des caractéristiques de la loi et de l'écha ntillon

Gamma généralisée(Méthode de maximum de vraisemblance)

Statistiques de base Carac. de la loi Carac. de


l'échantillon
Minimum 0.00 64.8
ANNEXE II

Maximum Aucun 660


Moyenne 303 303
Ecart-type 195 191
Médiane 260 233
Coefficient de variation (Cv) 0.642 0.630
Coefficient d'asymétrie (Cs) 1.51 0.694
Coefficient d'aplatissement(Ck) 6.79 1.79
ANNEXE III

LES VALEURS DE CN
La valeur de CN dépend de la classe hydrologique du sol et du couvert végétal.
Hydrologiquement les sols sont divisés en quatre (04) groupes, à savoir :

Groupe A : regroupe les sols ayant des coefficients d’infiltrations élevées, même à l’état
saturé. Ces sols présentent une transmission élevée de l’eau et concernent généralement les
sables grossiers et les graviers.

Groupe B : regroupe les sols ayant des coefficients d’infiltrations moyennes, même à l’état
saturé. Ces sols présentent une transmission moyenne de l’eau en profondeur et concernent
généralement les sables.

Groupe C : regroupe les sols ayant des coefficients faibles une fois saturés. Ces sols
empêchent le mouvement du sol de haut en bas. Ils présentent une transmission lente de l’eau
et une texture fine. Ils concernent généralement les argiles.

Groupe D : regroupe les sols ayant des coefficients d’infiltration très faibles une fois saturés.
Ces sols entraînent un potentiel élevé de l’écoulement superficiel. Ils prése ntent une
transmission très lente de l’eau et une texture très fine. Ils concernent généralement les argiles
se trouvant près de la surface.

En fonction de la classe hydrologique et du couvert végétal, le tableau ci-après donne la


valeur de CN du sol considéré.

Précip itation (Inches)

Figure N° AIII-1: Graphique de l’écoulement superficiel en fonction de la précipitation


journalière par la méthode du SCS Curve Number.

Tableau N° AIII-1: les valeurs du CN


ANNEXE III

Utilisation de la Te rre Groupe hydrologique


Récolte Couve rture Condition A B C D
Non productif alignement - 77.0 86.0 91.0 94.0
Récolte rangée alignement pauvre 72.0 81.0 88.0 91.0
Récolte rangée alignement bon 67.0 78.0 85.0 89.0
Récolte rangée contourné pauvres 70.0 79.0 84.0 88.0
Récolte rangée contourné bon 65.0 75.0 82.0 86.0
Récolte rangée Contourné et terrassé pauvre 66.0 74.0 80.0 82.0
Récolte rangée Contourné et terrassé bon 62.0 71.0 78.0 81.0
Petit grain graminées alignement pauvre 65.0 76.0 84.0 88.0
Petit grain graminées alignement bon 63.0 75.0 84.0 87.0
Petit grain graminées Contourné pauvre 63.0 74.0 83.0 85.0
Petit grain graminées Contourné bon 61.0 73.0 82.0 84.0
Petit grain graminées Contourné et terrassé pauvre 61.0 72.0 81.0 82.0
Petit grain graminées Contourné et terrassé bon 59.0 70.0 78.0 81.0
Semé-fermé alignement Pauvre 66.0 77.0 85.0 89.0
Légumineuses alignement bon 58.0 72.0 81.0 85.0
Rotation Contourné Pauvre 64.0 75.0 83.0 85.0
Prairie Contourné bon 55.0 69.0 78.0 83.0
Prairie Contourné et terrassé Pauvre 63.0 73.0 80.0 83.0
Prairie Contourné et terrassé bon 51.0 67.0 76.0 80.0
Pâturage Contourné et terrassé pauvre 68.0 79.0 86.0 89.0
Pâturage Contourné et terrassé bon 49.0 69.0 79.0 84.0
Pâturage Contourné et terrassé Pauvre 39.0 61.0 74.0 80.0
Pâturage Contourné bon 47.0 67.0 81.0 88.0
Pâturage Contourné passable 25.0 59.0 75.0 83.0
Pâturage Contourné bon 6.0 35.0 70.0 79.0
Bois - bon 30.0 58.0 71.0 78.0
Bois - Pauvre 45.0 66.0 77.0 83.0
Bois - passable 36.0 60.0 73.0 79.0
Bois - bon 25.0 55.0 70.0 77.0
Ferme - - 59.0 74.0 82.0 86.0
Chemin - - 72.0 82.0 87.0 89.0
Chemin (surface imp) - - 74.0 84.0 90.0 92.0
ANNEXE IV

ANNEXE IV
DONNEES GEOMETRIQUES
DU MODELE HECRAS
Tableau (AIV-1) : Distances entres les coupes du modèle géométrique

Code de Rive Canal Rive Code de la Rive Canal Rive


la coupe gauche principal droite coupe gauche principal droite
8.811 271.345 271.345 271.345 3.597 296.158 296.158 296.158
8.539 404.578 404.578 404.578 3.301 571.921 571.921 571.921
8.135 322.509 322.509 322.509 2.729 539.905 539.905 539.905
7.812 306.087 306.087 306.087 2.189 161.265 161.265 161.265
7.506 306.285 306.285 306.285 2.028 136.675 136.675 136.675
7.2 212.425 212.425 212.425 1.891 139.358 139.358 139.358
6.988 187.298 187.298 187.298 1.752 199.435 199.435 199.435
6.8 158.81 158.81 158.81 1.553 152.322 152.322 152.322
6.641 237.836 237.836 237.836 1.4 173.338 173.338 173.338
6.404 196.896 196.896 196.896 1.227 97.053 97.053 97.053
6.207 173.783 173.783 173.783 1.13 247.623 247.623 247.623
6.033 128.464 128.464 128.464 0.882 186.161 186.161 186.161
5.905 212.943 212.943 212.943 0.696 130.222 130.222 130.222
5.692 254.561 254.561 254.561 0.566 90.569 90.569 90.569
5.437 240.12 240.12 240.12 0.475 129.369 129.369 129.369
5.197 176.385 176.385 176.385 0.346 95.193 95.193 95.193
5.021 243.521 243.521 243.521 0.251 69.084 69.084 69.084
4.777 180.3 180.3 180.3 0.182 50.297 50.297 50.297
4.597 123.644 123.644 123.644 0.131 59.643 59.643 59.643
4.473 141.387 141.387 141.387 0.072 45.499 45.499 45.499
4.332 115.96 115.96 115.96 0.026 26.33 26.33 26.33
4.216 204.079 204.079 204.079 0 0 0 0
4.012 414.19 414.19 414.19

Tableau (AIV-2) : Valeur du coefficient de rugosité ≪n≫ pour chaque coupe


ANNEXE IV

Code de Rive Canal Rive Code de Rive Canal Rive


la coupe gauche principal droite la coupe gauche principal droite
8.811 0.06 0.045 0.06 3.597 0.05 0.045 0.04
8.539 0.06 0.045 0.06 3.301 0.05 0.045 0.04
8.135 0.06 0.045 0.06 2.729 0.05 0.045 0.04
7.812 0.06 0.045 0.06 2.189 0.05 0.045 0.08
7.506 0.06 0.045 0.06 2.028 0.05 0.045 0.08
7.2 0.06 0.045 0.06 1.891 0.05 0.045 0.05
6.988 0.06 0.045 0.04 1.752 0.05 0.045 0.05
6.8 0.06 0.045 0.04 1.553 0.05 0.045 0.05
6.641 0.06 0.045 0.04 1.4 0.05 0.045 0.05
6.404 0.06 0.045 0.04 1.227 0.05 0.045 0.05
6.207 0.06 0.045 0.04 1.13 0.06 0.045 0.05
6.033 0.06 0.045 0.04 0.882 0.06 0.045 0.05
5.905 0.06 0.045 0.04 0.696 0.06 0.045 0.08
5.692 0.06 0.045 0.04 0.566 0.05 0.045 0.08
5.437 0.06 0.045 0.04 0.475 0.05 0.045 0.08
5.197 0.06 0.045 0.04 0.346 0.05 0.045 0.08
5.021 0.06 0.045 0.04 0.251 0.05 0.045 0.08
4.777 0.06 0.045 0.04 0.182 0.06 0.045 0.08
4.597 0.06 0.045 0.04 0.131 0.06 0.045 0.08
4.473 0.06 0.045 0.04 0.072 0.06 0.045 0.08
4.332 0.06 0.045 0.04 0.026 0.06 0.045 0.08
4.216 0.06 0.045 0.04 0 0.06 0.045 0.08
4.012 0.06 0.045 0.04
ANNEXE V

ANNEXE V
PROFILS DE LA SURFACE DE L’EAU

Tableau (AV-1) : Profil de la surface de l’eau résultant du débit 1750 m3/s

Code de Q Hfond WS Code de Q Hfond WS


la coupe (m3/s) (m) (m) la coupe (m3/s) (m) (m)
8.811 1750 123.27 132.36 3.597 1750 120.07 122.63
8.539 1750 122.7 132.35 3.301 1750 119.59 122.15
8.135 1750 121.66 132.25 2.729 1750 115.47 121.63
7.812 1750 126.25 130.6 2.189 1750 117.34 121.06
7.506 1750 122.12 130.26 2.028 1750 116.66 120.86
7.2 1750 120.53 130.31 1.891 1750 117.31 120.64
6.988 1750 123.83 130.15 1.752 1750 116.8 120.48
6.8 1750 124.54 129.96 1.553 1750 117.11 120.12
6.641 1750 126.26 129.62 1.4 1750 116.72 119.88
6.404 1750 125.53 127.72 1.227 1750 116.19 119.66
6.207 1750 123.31 126.95 1.13 1750 116.14 119.54
6.033 1750 122.97 126.68 0.882 1750 115.91 119.24
5.905 1750 123.14 126.52 0.696 1750 115.31 119.07
5.692 1750 122.49 126.31 0.566 1750 111.43 118.95
5.437 1750 121.8 126.08 0.475 1750 112.95 118.93
5.197 1750 122.54 125.91 0.346 1750 113.05 118.7
5.021 1750 121.78 125.82 0.251 1750 114.46 118.4
4.777 1750 121.08 125.7 0.182 1750 113.76 117.56
4.597 1750 121.03 125.46 0.131 1750 112.28 116.68
4.473 1750 120.92 125.06 0.072 1750 110 114.49
4.332 1750 120.39 124.83 0.026 1750 108.28 112.36
4.216 1750 120.8 124.5 0 1750 106.05 110.79
4.012 1750 120.55 123.87
MODELISATIONS DE LA DIGUETTEDE DE PROTECTION
SUR LES SECTIONS CONSIDEREES

Figure (V-1) : Section N°1.553 Figure (V-2) : Section N°1.400


protection de Relizane Plan: Plan 15 27/12/2009
protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009
. .045 .05
123 0 Legend
.05 .045 .05
5 W S PF 1 123 Legend

122 W S PF 2 W S PF 1
122
W S PF 3 W S PF 2
Elevation (m)

121 W S PF 4 121 W S PF 3

Elevation (m)
W S PF 4
W S PF 5
120 120 W S PF 5
W S PF 6
W S PF 6
W S PF 7 119 W S PF 7
119 W S PF 8
W S PF 8
Gro un d 118
Gro un d
118 L ev ee
117 L ev ee
Ban k Sta Ban k Sta
117 116
0 100 200 300 400 500 0 100 200 300 400 500
Station (m) Station (m)

Figure (V-3) : Section N°1.227 Figure (V-4) : Section N°1.130


protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009 protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009

.05 .045 .05 .06 .045 .05


123 Legend 123 L eg en d

W S PF 1 W S PF 1
122 122
W S PF 2 W S PF 2
W S PF 3
121 W S PF 3 121
Elevation (m)
Elevation (m)

W S PF 4 W S PF 4

120 W S PF 5
120 W S PF 5

W S PF 6 W S PF 6
119 119 W S PF 7
W S PF 7

W S PF 8 W S PF 8
118 118
Gro un d Gro un d

117 L ev ee 117 L ev ee

Ban k Sta Ban k Sta

116 116
0 100 200 300 400 500 0 100 200 300 400 500

Station (m) Station (m)

Figure (V-5) : Section N°0.882 Figure (V-6) : Section N°0.696


protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009
protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009

. .045 .05
122 0 Legend
.06 .045 .
6 122 0 Legend
W S PF 1 8
121 W S PF 1
W S PF 2 121
W S PF 2
W S PF 3
120
Elevation (m)

W S PF 3
120
Elevation (m)

W S PF 4
W S PF 4
119 W S PF 5
119 W S PF 5
W S PF 6
118 W S PF 7
W S PF 6
118 W S PF 7
W S PF 8
117 W S PF 8
Gro un d 117
Gro un d
116 L ev ee

Ban k Sta
116 L ev ee

115 Ban k Sta


0 100 200 300 400 500 115
0 100 200 300 400 500
Station (m)
Station (m)
Figure (V-7) : Section N°0.566 Figure (V-8) : Section N°0.475
protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009 protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009

. .045 .08 .05 .045 .08


122 0 Legend
120 L eg en d
5 W S PF 1
W S PF 1
120 119
W S PF 2
W S PF 2
W S PF 3 118 W S PF 3
Elevation (m)

Elevation (m)
118 W S PF 4 W S PF 4
117
W S PF 5 W S PF 5
116 W S PF 6 116 W S PF 6
W S PF 7 W S PF 7
115
114 W S PF 8 W S PF 8
Gro un d 114 Gro un d
112 L ev ee L ev ee
113
Ban k Sta Ban k Sta
110 112
0 100 200 300 400 500 0 100 200 300 400

Station (m) Station (m)

Figure (V-9) : Section N°0.346 Figure (V-10) : Section N°0.251


protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009
protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009

.05 .045 .08


120 Legend
.05 .045 .08
121 L eg en d
W S PF 1
119 W S PF 1
W S PF 2 120
W S PF 2
W S PF 3
118
Elevation (m)

W S PF 3
119
Elevation (m)
W S PF 4
W S PF 4
117 W S PF 5
118 W S PF 5
W S PF 6
116 W S PF 6
W S PF 7 117 W S PF 7
W S PF 8
115 W S PF 8
Gro un d 116
Gro un d
114 L ev ee
115 L ev ee
Ban k Sta
Ban k Sta
113
0 50 100 150 200 250 300 350 114
0 50 100 150 200 250 300
Station (m)
Station (m)

Figure (V-11) : Section N°0.182 Figure (V-12) : Section N°0.131


protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009 protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009

.06 .045 .08 .06 .045 .08


122 Legend 122 L eg en d

121 W S PF 1 W S PF 1
W S PF 2 W S PF 2
120 120
W S PF 3 W S PF 3
Elevation (m)

Elevation (m)

119 W S PF 4 W S PF 4
118 W S PF 5 118
W S PF 5
W S PF 6 W S PF 6
117
W S PF 7
116 W S PF 7
116 W S PF 8 W S PF 8
115 Gro un d Gro un d
L ev ee
114
L ev ee
114
Ban k Sta Ban k Sta
113 112
0 50 100 150 200 250 300 0 50 100 150 200 250
Station (m) Station (m)

Figure (V-13) : Section N°0.072 Figure (V-14) : Section N°0.026

protection de R elizane Plan: Plan 15 27/12/2009 protection de Relizane Plan: Plan 15 27/12/2009

. .045 .08 . .045 .08


120 0 Legend 118 0 Legend
6 W S PF 1
6 W S PF 1

118 W S PF 2 116 W S PF 2
W S PF 3 W S PF 3
Elevation (m)

Elevation (m)

W S PF 4 W S PF 4
116 114
W S PF 5 W S PF 5
W S PF 6 W S PF 6

114 W S PF 7 112 W S PF 7

W S PF 8 W S PF 8
Gro un d Gro un d
112 110
L ev ee L ev ee

Ban k Sta Ban k Sta


110 108
0 50 100 150 200 250 0 50 100 150 200
Station (m) Station (m)
Figure (V-15) : Section N°0.000
protect ion de R elizane Plan: Plan 15 27/ 12/2009

.06 .045 .08


116 L eg en d

W S PF 1

114 W S PF 2
W S PF 3

Elevation (m)
W S PF 4
112
W S PF 5
W S PF 6

110 W S PF 7

W S PF 8
Gro un d
108
L ev ee

Ban k Sta
106
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
Station (m)
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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[20] William A. Scharffenberg, Matthew J. Fleming, 2005. Hydrologic Modeling


System HEC-HMS Vs 3.0.0: Manuel des Références technique. Hydrologic
Engineering Center (HEC). US Army Corps of Engineers. Chp 5, 6 ,7 , 8, 9