Vous êtes sur la page 1sur 24

Table des matières

Table des matières i

Table des gures iii

Introduction générale 1
1 Les réseaux de capteurs sans l 2
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Dénitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 RCSF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Noeud capteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Architecture de communication d'un RCSF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3.1 Architecture plate et hiérarchique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3.2 Types de communications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Domaines d'application des RCSF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Contraintes de conception des RCSF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.5.1 Au niveau de la communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.5.2 Au niveau du matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6 Consommation d'énergie dans les RCSF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.1 Energie de capture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.6.2 Energie de traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.6.3 Energie de communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2 Le protocole de routage LEACH 10


2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2 Architecture de LEACH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3 Algorithme détaillé de LEACH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3.1 Phase d'initialisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3.2 Phase de transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.4 Avantages et inconvénients du protocole LEACH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.4.1 Avantages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.4.2 Inconvénients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

ii
TABLE DES MATIÈRES

3 La simulation sur MATLAB 15


3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.2 Conguration des paramètres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.3 Dissémination aléatoire des noeuds à travers le réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.4 Déroulement des tours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.4.1 Phase d'annonce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.4.2 Phase d'organisation des groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.4.3 Phase de transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

Conclusion générale 18

Bibliographie 19

iii
Table des gures

1.1 Composants basiques d'un noeud capteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3


1.2 Architecture générale d'un réseau de capteurs sans l. . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Communications Single-Hop. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Communications Multi-Hop. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.5 Modèle de consommation d'énergie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1 Architecture du routage hiérarchique LEACH. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.1 Etat du réseau après 1400 tours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.2 Nombre de noeuds morts après 1400 tours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

0
Introduction générale
Les récents progrès dans le domaine des microsystèmes électromécaniques (MEMS) ont fortement
inuencé le développement de noeuds capteurs miniaturisés. Ces noeuds minuscules collaborent les
uns avec les autres via une communication radiofréquence (RF), dans les domaines ISM (industriel,
scientique et médical), pour former des réseaux de capteurs sans l (RCSF). Au 21ème siècle, les
RCSF sont considérés comme une des technologies les plus importantes pour beaucoup d'applica-
tions à temps-réel.

Comme beaucoup de développements technologiques, les réseaux de capteurs sans l ont émergé
pour des besoins militaires tels que la surveillance sur le terrain de combat. Puis, ils ont trouvé leur
chemin pour des applications civiles. Aujourd'hui, les réseaux de capteurs sans l sont devenus une
technologie clé pour les diérents types d' environnements intelligents . Ces réseaux sont d'une
importance particulière quand un grand nombre de noeuds de capteurs doivent être déployés, dans
des situations dangereuses. Par exemple, pour une gestion des catastrophes, un grand nombre de
capteurs peuvent être largués par un hélicoptère. Ces capteurs peuvent aider à réaliser des opérations
de sauvetage en localisant les survivants, pour l'identication des zones à risque ou pour renseigner
l'équipe de secours.

Les réseaux de capteurs sont constitués de plusieurs capteurs minuscules ou noeuds ayant une
caractéristique essentielle résidant dans l'absence d'infrastructure xe et ayant une topologie chan-
geante dûe à la mobilité des capteurs.

Les principaux problèmes dans les réseaux de capteurs sans l sont le protocole de routage,
l'énergie consommée par le noeud, la sécurité, l'agrégation de données, la mobilité imprévisible des
noeuds, etc. Ces capteurs sont parfois déployés dans des zones hostiles. Il est donc nécessaire d'avoir
une stratégie ecace qui prend en considération l'énergie du réseau pour augmenter sa durée de vie
en réduisant la perte d'énergie tout en étant réactif aux changements de l'environnement.

Le présent document est organisé en trois chapitres.


Le premier est une introduction aux réseaux de capteurs sans l. Il dénit les concepts de bases
pour ces réseaux, leurs architectures ainsi que leurs domaines d'application et passe en revue les
principaux facteurs et contraintes qui inuencent leurs conception. Nous terminerons ce chapitre
par une description de la problématique de consommation d'énergie dans ce type de réseaux et nous
exposerons le modèle énergétique de Heinzelman.

Le second chapitre concerne LEACH qui est un protocole de routage conçu pour les réseaux de
capteurs. Il présente l'architecture de communication, l'algorithme et les principaux avantages et
incovénients de ce dernier.

Le dernier chapitre présente la simulation du protocole de routage LEACH sous MATLAB et les
résultats d'implémentation obtenus.

1
Chapitre 1
Les réseaux de capteurs sans l

1.1 Introduction
Les récentes avancées technologiques dans les domaines des microsystèmes électromécaniques
(MEMS), de la communication sans l, et de l'électronique digitale ont permis de mettre en marche
le développement à faible coût de minuscules capteurs multifonctionnels, consommant peu d'énergie
et qui ont la capacité de communiquer avec abilité sur de courtes distances. Ces capteurs ont in-
uencés l'idée des réseaux de capteurs sans l (RCSF) qui sont basés sur un eort collaboratif d'un
large nombre de noeuds (capteurs) [1].

Dans ce chapitre, nous présenterons les réseaux de capteurs sans l, leurs architectures et leurs
domaines d'applications. Nous discuterons également les principaux facteurs et contraintes qui in-
uencent la conception des réseaux de capteurs sans l.

1.2 Dénitions
Dans ce qui suit nous dénirons les réseaux de capteurs sans l et leur principal composant le
noeud capteur [2].

1.2.1 RCSF
Les RCSF sont un ensemble de capteurs autonomes spatialement distribués capable de récolter
et de transmettre les données acquises en collaboration via un réseau ad hoc vers un emplacement
principal (puits).

1.2.2 Noeud capteur


C'est un noeud dans un réseau de capteurs qui est capable de réaliser certains traitements, comme
la collecte d'informations sensorielles et la communication avec d'autres noeuds connectés sur le ré-
seau. Il est principalement composé d'un processeur, d'une mémoire, d'un émetteur/récepteur radio,
d'un ensemble de capteurs et d'une pile (source d'énergie) [2].

Comme précédemment évoqué, plusieurs unités composent chaque noeud d'un RCSF, ce point
sera détaillé dans ce qui suit [2] :

2
Les réseaux de capteurs sans l

 Unité de capture : elle est composée de deux sous unités, un dispositif de capture physique
qui prélève l'information de l'environnement local et un convertisseur analogique/numérique
appelé ADC (Analog to Digital Converters).

 Unité de traitement : c'est le noyau (l'unité principale) du capteur sans l, habituellement
composé d'un microprocesseur avec une quantité limitée de mémoire. Les données captées sont
communiquées au microprocesseur ou sont stockées dans la mémoire.

 Unité de communication : les données reçues par l'unité de capture sont traitées et, éven-
tuellement, transmises par la suite par l'unité de communication qui se charge d'eectuer toutes
les émissions et réceptions des données sur un médium sans l, cette unité est généralement
capable d'eectuer des communications bidirectionnelles.
Concevoir des unités de transmission de type radiofréquence avec une faible consommation
d'énergie est un dé car pour qu'un noeud ait une portée de communication susamment
grande, il est nécessaire d'utiliser un signal assez puissant et donc une énergie consommée plus
importante.

 Unité d'énergie (source d'énergie) : c'est un élément clé au sein de l'architecture d'un
noeud capteur. Cette dernière fait oce de ressource énergétique et est donc responsable de
l'approvisionnement en puissance électrique requise par les autres unités du système. Une bat-
terie est généralement utilisée à cet eet. Souvent dans les environnements sensibles il est
pratiquement impossible de recharger ou de changer une batterie, ces dispositifs possèdent
donc une quantité limitée en énergie, ce qui en fait la ressource la plus précieuse d'un capteur,
car elle inue directement sur sa durée de vie.

La gure ci-dessous illustre les composants principaux d'un noeud capteur.

Figure 1.1  Composants basiques d'un noeud capteur.

1.3 Architecture de communication d'un RCSF


Un réseau de capteur sans l est communément constitué d'un large nombre de noeuds aléatoi-
rement déployés dans une région d'intérêt. Les informations récoltées sont acheminées à travers les
noeuds jusqu'à atteindre des entités spéciales appelées puits (ou base) [2].

L'architecture générale d'un RCSF est illustrée dans la gure 1.2.

3
Les réseaux de capteurs sans l

Figure 1.2  Architecture générale d'un réseau de capteurs sans l.

Les puits sont des noeuds avec deux ou plusieurs interfaces réseau qui agissent en tant que
passerelle entre les RCSF et le réseau de l'utilisateur (par exemple, un réseau local ou internet).
Le plus souvent, le puits recueille et traite les données du réseau, envoyant ainsi seulement des
informations pertinentes à l'utilisateur. Il peut également recevoir des commandes à exécuter sur le
réseau interne provenant de celui-ci (l'utilisateur) [2].

1.3.1 Architecture plate et hiérarchique


Dans les architectures plates, chaque noeud joue le même rôle pour ce qui est de la capture et
de la transmission de l'information, alors que dans les architectures hiérarchiques, les noeuds sont
organisés en clusters (groupes). Un ou plusieurs noeuds (noeuds de tête ou CH) sont responsables
de la communication avec les autres clusters ou directement avec le puits (la base). Le CH peut être
sélectionné dynamiquement par divers critères, y compris son énergie disponible ou sa proximité [2].

1.3.2 Types de communications


Un noeud capteur peut communiquer directement, sans détour, grâce à une communication
Single-Hop (à un seul saut) avec le puits, ou bien en utilisant une communication Multi-Hop (à
sauts multiples), passant ainsi l'information à ses voisins [2].

1.3.2.1 Communications Single-Hop


Les communications Single-Hop conduisent à des transmissions sur de longues distances, il en
résulte une hausse signicative en consommation d'énergie.

La gure suivante illustre ce type de communications.

4
Les réseaux de capteurs sans l

Figure 1.3  Communications Single-Hop.

1.3.2.2 Communications Multi-Hop


L'utilisation d'une communication Multi-Hop permet de réduire la distance de transmission,
réduisant ainsi la déperdition d'énergie en vue d'une hausse de la durée de vie du réseau.
Dans la transmission à sauts multiples, l'architecture du réseau joue un rôle majeur. Les architec-
tures de réseau à sauts multiples sont typiquement divisées en architectures plates ou hiérarchiques.

La gure ci-dessous représente ces deux architectures.

Figure 1.4  Communications Multi-Hop.

5
Les réseaux de capteurs sans l

1.4 Domaines d'application des RCSF


Les réseaux de capteurs sans l ont été classés parmi les 21 technologies les plus importantes
du 21ème siècle []. En eet, la recherche dans le domaine des capteurs est en train de vivre une
révolution importante, ouvrant des perspectives d'impacts signicatifs dans de nombreux domaines.
Des exemples d'applications potentielles dans ces diérents domaines sont exposés ci-dessous [3] :

• Domaine militaire : comme pour de nombreuses autres technologies, le domaine militaire a


été le moteur initial pour le développement des réseaux de capteurs [3].

 Guidage intelligent : les capteurs peuvent être montés sur des véhicules sans pilote an
de les guider à travers les obstacles à atteindre leurs objectifs et les amener à se coordonner
les uns avec les autres pour accomplir certaines tâches.

 Surveillance du champ de bataille : les capteurs peuvent être déployés dans un champ
de bataille pour contrôler la présence de forces ennemies.

 Protection : les noeuds capteurs peuvent être déployés autour des objets sensibles, par
exemple, les usines atomiques, les ponts stratégiques, les pipelines de pétrole et de gaz, les
centres de communication et le siège militaire, à des ns de protection.

• Domaine sécuritaire : les réseaux de capteurs peuvent être utilisés dans de nombreuses ap-
plications de sécurité et de surveillance. Par exemple, des capteurs acoustiques et vidéos sont
déployés dans les immeubles, les aéroports, les métros et autres infrastructures essentielles, tels
que les centrales nucléaires ou les centres de communication pour identier et suivre les intrus,
fournissant en temps opportun des alarmes et prévenant ainsi des attaques potentielles.

• Domaine environnemental : dans la surveillance de l'environnement, des capteurs sont


utilisés pour surveiller une variété de paramètres ou des conditions environnementales telles
que la surveillance de la qualité de l'air et de l'eau, des catastrophes naturelles, des conditions
des animaux et des plantes dans les habitats sauvage, à quoi peut s'ajouter les paramètres
environnementaux de l'habitat.

• Domaine médical : dans le registre de la surveillance médicale, en implantant sous la peau


de mini-capteurs vidéo, on peut recevoir des images d'une partie du corps en temps réel sans
aucune chirurgie. On peut ainsi surveiller la progression d'une maladie ou la reconstruction
d'un muscle.

• Domaine industriel : dans l'industrie, les réseaux de capteurs peuvent être utilisés pour
contrôler les procédés de fabrication ou l'état du matériel de fabrication. Par exemple, des
capteurs sans l peuvent être instrumentés sur des lignes de production et d'assemblage pour
surveiller et contrôler les processus de production.

6
Les réseaux de capteurs sans l

1.5 Contraintes de conception des RCSF


La conception des RCSF est inuencée par plusieurs contraintes. Ces facteurs importants servent
comme directives pour le développement des algorithmes et protocoles utilisés dans les réseaux de
capteurs, ils sont considérés également comme métriques de comparaison de performances entre les
diérents travaux dans le domaine [4].

1.5.1 Au niveau de la communication


 Perte de données à cause de la transmission radio : les RCFS sont des réseaux sans l,
ce qui fait que la portée de la communication est limitée par la capacité de rayonnement des
antennes utilisées, à quoi s'ajoute la limitation des renvois des paquets en raison du manque
d'énergie.

 La bande passante : limitée et partagée par tous les noeuds du réseau de capteurs.

 Interférences : ce réseau travaille sur une bande de fréquences non propriétaire, ce qui rend
leurs communications vulnérables aux problèmes d'interférences.

1.5.2 Au niveau du matériel


Bien qu'ils aient de nombreux avantages, les noeuds capteurs sont caractérisés par des ressources
et des composantes plus limitées en raison de leurs tailles réduites, ce qui conduit à la génération de
nombreuses contraintes, parmi lesquelles on retrouve :

 Puissance de calcul limitée : fonctionnant dans la majorité des cas avec des registres 8 ou
16 bits, les processeurs des réseaux de capteurs sont diérents de ceux d'une machine classique,
car ils utilisent souvent des micro-contrôleurs de faible fréquence.

 Mémoire limitée : 2 à 250 Ko de RAM et 1 à 32 Mo de mémoire ash.

 Environnement : Les noeuds capteurs doivent être conçus d'une manière à résister aux dif-
férentes et sévères conditions de l'environnement (forte chaleur, pluie, humidité, etc.).

 Consommation d'énergie : dans ces réseaux, les noeuds sont typiquement gérés par la
durée de vie de leurs batteries qui est une réserve d'énergie limitée, minimiser la consommation
d'énergie est d'une importance primordiale an de maximiser la durée de vie du RCSF.

1.6 Consommation d'énergie dans les RCSF


Les capteurs sont conçus avec un module d'énergie limité. Ainsi, cette dernière doit être utilisée
ecacement an de maximiser la durée de vie du réseau. De plus, une fois l'énergie d'un noeud
épuisée, il est considéré défaillant ce qui provoque une forte probabilité de perdre la connectivité du
réseau.

L'énergie consommée par un noeud capteur est due essentiellement aux opérations suivantes : la
capture, le traitement et la communication de données [1].

7
Les réseaux de capteurs sans l

1.6.1 Energie de capture


L'énergie de capture est dissipée pour accomplir les tâches suivantes : échantillonnage, traitement
de signal, conversion analogique/numérique et activation de la sonde de capture. En général, l'énergie
de capture représente un faible pourcentage de l'énergie totale consommée par un noeud.

1.6.2 Energie de traitement


L'énergie de traitement se divise en deux parties : l'énergie de commutation et l'énergie de
fuite. L'énergie de commutation est déterminée par la tension d'alimentation et la capacité totale
commutée au niveau logiciel (en exécutant un logiciel). Par contre, l'énergie de fuite correspond à
l'énergie consommée lorsque l'unité de calcul n'eectue aucun traitement. En général, l'énergie de
traitement est faible par rapport à celle nécessaire pour la communication.

1.6.3 Energie de communication


L'énergie de communication se décline en deux parties : l'énergie de réception et l'énergie d'émis-
sion. Cette énergie est déterminée par la quantité de données à communiquer et la distance de
transmission, ainsi que par les propriétés physiques du module radio. L'émission d'un signal est
caractérisée par sa puissance. Quand la puissance d'émission est élevée, le signal aura une grande
portée et l'énergie consommée sera plus élevée. Notons que l'énergie de communication représente
la portion la plus grande de l'énergie consommée par un noeud capteur.

1.7.3.1. Modèle de consommation d'énergie


Heinzelman et al. [1] proposent un modèle radio de consommation d'énergie. Ainsi, les énergies
nécessaires pour émettre ET x (s, d) et recevoir ERx (s) des messages sont données par :

- Pour émettre un message de s bits vers un récepteur loin de d mètres, l'émetteur consomme :
ET x (s, d) = ET x elec (s) + ET x amp (s, d)
ET x (s, d) = (Eelec * s) + (Eamp * s * d2 )

- Pour recevoir un message de s bits, le récepteur consomme :

ERx (s) = ERx elec (s)


ERx (s) = Eelec * s

Eelec et Eamp représentent respectivement l'énergie de transmission électronique et l'énergie d'am-


plication.

La gure suivante illustre ce modèle de consommation d'énergie.

8
Les réseaux de capteurs sans l

Figure 1.5  Modèle de consommation d'énergie.

1.7 Conclusion
Dans ce premier chapitre, nous avons présenté les réseaux de capteurs sans l, leurs architectures,
leurs principales contraintes de conception ainsi que leurs domaines d'applications. Nous avons vu
qu'ils présentent un intérêt considérable et réalisent une nouvelle étape dans l'évolution des technolo-
gies de l'information et de la communication. Enn, nous avons présenté le modèle de consommation
d'énergie proposé par Heinzelman et al.

9
Chapitre 2
Le protocole de routage LEACH

2.1 Introduction
Le routage hiérarchique est considéré comme étant l'approche la plus favorable en terme d'e-
cacité énergétique. Il se base sur le concept (noeud ls - noeud père) où les noeuds ls acheminent
leurs messages à leur père, lequel les achemine ensuite dans le réseau tout entier via d'autres noeuds
pères jusqu'à la station de base (puits).

Deux grandes approches sont dérivées de ce type de protocoles à savoir : chaîne-based approach
(approche chaînée) et cluster-based approach (approche à grappe). LEACH est considéré comme
étant le premier protocole de routage hiérarchique basé sur la seconde approche. Il est aussi l'un
des algorithmes de routage hiérarchique le plus populaire pour les réseaux de capteurs. L'idée est
de former des clusters de noeuds de capteurs basés sur les zones où il y a un fort signal reçu, puis
utiliser des clusters-heads locaux comme passerelle pour atteindre la destination [1].

Dans ce chapitre, nous expliquerons l'architecture et l'algorithme détaillé du protocole LEACH


et nous discuterons les avantages et inconvénients de ce dernier.

2.2 Architecture de LEACH


La hiérarchie de regroupement d'adaptation à faible énergie (LEACH) proposé par Heinzelman
et al. [1] est un protocole de routage hiérarchique bien connu appliqué dans les RCSF.

LEACH divise le réseau en zones et clusters de façon distribuée, des noeuds CH (Cluster-Head)
sont constitués puis utilisés comme relais pour atteindre le puits en optimisant la consommation
d'énergie suivant un algorithme qui utilise la rotation randomisée des têtes de groupe (CH) pour
distribuer équitablement la charge d'énergie entre les noeuds du réseau. Un noeud décide quel cluster
rejoindre en se basant sur la puissance des signaux reçus.

A la formation des groupes comme indique la gure 2.1, tous les noeuds non-CH transmettent
leurs données a la tête du groupe. Quand le CH reçoit les données de tout les membres du groupe,
il eectue des fonctions de traitement sur les données (agrégation et compression des données), et
les transmet à la station de base (BS) selon une communication unicast (à un seul saut).

10
Le protocole de routage LEACH

Figure 2.1  Architecture du routage hiérarchique LEACH.

2.3 Algorithme détaillé de LEACH


L'algorithme se déroule en rounds (tours) qui ont approximativement le même intervalle de temps
déterminé au préalable. Où chaque cycle commence par une phase d'initialisation suivie d'une phase
de transmission.

2.3.1 Phase d'initialisation


La phase d'initialisation est composée de 3 sous phases : d'annonce, d'organisation des groupes
et enn d'ordonnancement.

2.3.1.1 Phase d'annonce


Initialement, lorsque les groupes sont créés, chaque noeud décide ou non de devenir un CH pour le
tour courant. Cette décision est basée sur le suggéré pourcentage de CHs pour le réseau et le nombre
de fois que le noeud a été un CH jusqu'ici. Cette décision est faite par le noeud en choisissant un
nombre aléatoire entre 0 et 1. Si le nombre est inférieur à un seuil T(n) le noeud devient un CH
pour le cycle actuel. Le seuil est déni comme suit :

 p est le pourcentage souhaité de CH c'est-à-dire choisi comme p = 0,05 pour une condition
optimale ;
 r est le tour courant ;
 G est l'ensemble des noeuds qui n'ont pas été CHs lors des (1/p) tours précédents.

11
Le protocole de routage LEACH

Chaque noeud est donné une probabilité égale de (1/p) de devenir CH an de partager la charge
de l'énergie. Ainsi, lors du commencement d'un tour, chaque noeud a une probabilité égale de deve-
nir un CH.

Les noeuds qui étaient CHs doivent attendre jusqu'à (1/p) tours, donc augmenter la probabi-
lité contribue à augmenter la chance pour les non CH de devenir CH. Les noeuds sont de nouveau
admissibles à devenir CHs si et seulement si tous les noeuds ont obtenu une fois la qualité de CH.
Tout noeud après ((1/p)-1) tours sera de nouveau élu CH en supposant que chaque noeud possède
et dissipe une quantité égale d'énergie à des ns de transmission.

Chaque noeud qui se sera désigné CH pour le tour courant diuse un message  d'initialisation 
vers le reste des noeuds l'entourant. Lors de cette phase d'initialisation, les CHs utilisent le protocole
MAC (Media Access Control) CSMA (Carrier Sense Multiple Access). En utilisant le même niveau
d'énergie, tous les CHs diusent leur message d'initialisation qui contient l'ID du noeud et un entête
distinguable. Les autres noeuds doivent maintenir leurs récepteurs à l'écoute an d'entendre les
messages diusés par les CHs, et chacun de ces noeuds décide quel groupe rejoindre pour le tour
courant en se basant sur la puissance des messages reçus de la part des CHs. Plus un noeud est
proche du CH, plus le signal reçu sera puissant, indiquant à celui-ci qu'il aura besoin de moins
d'énergie pour transmettre ses données vers le CH. Si deux signaux reçus ont la même puissance,
alors le CH à rejoindre est choisi aléatoirement.

2.3.1.2 Phase d'organisation des groupes


Après que chaque noeud ait choisi quel groupe rejoindre, le CH doit être informé des noeuds
composant son groupe. Chaque noeud non-CH transmet une requête de ralliement vers le CH choisi
en utilisant également un protocole CSMA MAC. Ce message ou requête de ralliement se compose
de l'ID du noeud, de l'ID du CH et d'un entête. Durant cette phase, tous les CHs doivent maintenir
leurs récepteurs allumés.

2.3.1.3 Phase d'ordonnancement


Après avoir reçu les requêtes de tous les noeuds l'ayant rejoint, le CH leur alloue chacun un tour
dans un ordonnancement TDMA (Time Division Multiple Access) en se basant sur le nombre de
noeuds. Et ce n'est que pendant le temps qui leur est alloué que les noeuds peuvent transmettre
leurs données vers le CH.

2.3.2 Phase de transmission


Une fois que les groupes se sont organisés et le programme TDMA mis en place, la transmission
de données commence avec l'hypothèse que les noeuds ont toujours des données à transmettre, mais
ces données ne sont envoyées à la station de base que pendant l'intervalle de temps alloué au noeud.
Ce type de transmission requiert une énergie minimale pour la transmission. Les autres noeuds
membres du groupe, dont ce n'est pas le tour, doivent éteindre leurs transmetteurs an d'éviter la
dissipation inutile d'énergie. Mais le CH doit garder son récepteur allumé durant le tour courant
pour recevoir toutes les données envoyées par les noeuds membres, après quoi il exécute les fonctions
de traitement du signal an de former un signal unique à transmettre. Cette agrégation de données
est alors envoyée à destination de la station de base. Le coût en énergie pour le CH est toujours
supérieur à celui des membres à cause des diérentes actions qu'il doit entreprendre et à cause de

12
Le protocole de routage LEACH

l'énergie nécessaire pour transmettre vers la station de base qui se trouve plus loin que la distance
qui le sépare des noeuds membres. Cela donne la phase d'état stable. Après que la transmission
des données soit terminée, le prochain tour de sélection des CHs commence pour ce cycle là comme
expliqué dans la phase d'initialisation.

2.3.2.1 Interférences entre groupes


Dans ce qui précède, nous avons montré comment les noeuds communiquent avec leurs CH et les
CHs avec la station de base. Ces communications ayant lieu par signaux radio, les transmissions des
noeuds d'un groupe donné peuvent interférer avec celles d'un groupe voisin. Ainsi, an de réduire ces
interférences, lorsqu'un noeud devient CH, il choisi parmi une liste éparse de codes CDMA (Code
Division Multiple Access), celui qu'il désire utiliser et il informe tous les autres noeuds de son groupe
de son choix. Ils utiliseront alors ce code là lors de leurs futures transmissions et le CH ltrera les
signaux reçus en utilisant ce même code an de reconnaître ceux émis par les membres de son groupe.

L'assignement eectif des canaux de communication est une tâche dicile même en la présence
d'une supervision centralisée. Et l'utilisation des codes CDMA n'est peut être pas une solution
optimale à l'égard de la bande passante mais elle produit une solution pour le problème de l'accès
multiple d'une manière distribuée.

2.4 Avantages et inconvénients du protocole LEACH


Bien que LEACH économise la consommation d'énergie comparé à la transmission directe, grâce
à l'agrégation de données, un nombre d'inconvénients restent plus ou moins apparents.

Dans ce qui suit, nous citerons quelques avantages et inconvénients du protocole LEACH.

2.4.1 Avantages
Parmi les avantages du protocole LEACH [4, 5] :

• Il fournit la scalabilité (évolutivité) dans le réseau en limitant la plupart des communications


à l'intérieur des diérents groupes (clusters) du réseau.

• Les cluster-heads (CH) agrègent ou fusionnent les informations rassemblées par les noeuds
capteurs, ce qui aide à limiter le trac produit dans le réseau. Ainsi, un réseau à grande échelle
sans surcharge de trac peut être déployé et une meilleure topologie préservant l'énergie peut
être réalisée en comparaison à la topologie plate.

• La propriété de distributivité du rôle de CH entre les membres d'un cluster.

• Il ne requiert pas d'information sur la localisation des noeuds capteurs dans le réseau an de
former les groupes.

13
Le protocole de routage LEACH

2.4.2 Inconvénients
Le protocole LEACH présente les inconvénients suivants [6, 7] :

• Il s'appuie signicativement sur les CHs plutôt que sur les noeuds membres du cluster pour
communiquer avec la station de base. De ce fait, il encourt des problèmes de robustesse comme
la défaillance des CHs.

• Les CHs ne sont pas uniformément distribués dans le cluster, ce qui signie que les CHs peuvent
se situer sur les bords du cluster. Par conséquent, certains noeuds n'auront pas de CH dans
leurs voisinages.

• Il n'y a pas de communication intergroupe dans le réseau car les CHs communiquent direc-
tement avec la station de base. Ce processus nécessite une grande gamme de puissance de
transmission dans le réseau. C'est pour cela que LEACH n'est pas le mieux adapté pour les
réseaux de grande envergure qui requièrent une communication à un seul saut avec la station
de base.

• Les CHs les plus éloignés de la station de base meurent rapidement par rapport à ceux qui
sont proches de la station.

• On pourra ne pas avoir des CH durant un round si les nombres aléatoires générés par tous les
noeuds du réseau sont supérieurs à la probabilité T(n).

2.5 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté le protocole de routage hiérarchique LEACH dont l'ob-
jectif principal est le prolongement de la durée de vie du réseau ainsi que la gestion ecace de la
consommation énergétique.
Nous avons vu que LEACH est un protocole qui suit une approche basée sur les groupes, s'ap-
puyant fondamentalement sur les CHs pour l'agrégation des données et le routage.
Bien que cette approche ait montré son ecacité, comparée aux autres approches, en termes
de consommation et de dissipation uniforme d'énergie, le protocole LEACH est soumis à certaines
contraintes et suppositions qui engendrent toutefois des inconvénients.

14
Chapitre 3
La simulation sur MATLAB

3.1 Introduction
Dans le cadre de ce projet, nous réaliserons une simulation du protocole de routage LEACH sur
MATLAB (MATrix LABoratory). Plus précisément, nous réaliserons une simulation statistique de
ce protocole avec groupage dynamique.

3.2 Conguration des paramètres


Nous commençons par poser les dimensions de l'environnement couvert par notre réseau, nous
choisissons une taille de 50 x 50 mètres, puis nous posons les coordonnées d'emplacement de la station
de base (x,y)=(0,-100). Nous spécions le nombre de noeuds capteurs à déployer dans cet environne-
ment (n = 100 noeuds), ensuite nous dénissions le pourcentage optimal de cluster-heads (p = 0.05).

En nous appuyons sur le modèle énergétique de Heinzelman, nous spécions également l'énergie
initiale de chaque noeud (E0 = 0.5 Joule) ainsi que l'énergie nécessaire pour l'émission et la réception
électronique d'un message de taille s (s * Eelec , tel que Eelec = 0.00000005 Joule). Pour simuler
une transmission complète, il faut également prendre en compte le paramètre de la distance, nous
introduisons alors le calcul de l'énergie nécessaire à l'amplication du signal (ET x amp (s,d)= Eamp *
s * d2 Joule, tel que Eamp = 0.0000000001 Joule). Aussi, lorsque le CH reçoit les données transmises
par les membres de son groupe, il dépense une certaine quantité d'énergie pour agréger ou fusionner
ces données an de produire un seul signal à émettre vers la station de base, cette énergie est
équivalente à Eag = 0.000000005 Joule. Enn, nous préciserons le nombre de tours pendant lesquels
la simulation se déroule (rmax = 1400).

3.3 Dissémination aléatoire des noeuds à travers le réseau


Pour cela nous faisons appel à la fonction rand qui va nous aider à générer des coordonnées
aléatoires pour le noeud courant. Initialement, il n'y a pas de CH, alors le noeud est de type normal.
Cette opération est répétée pour chaque noeud à l'aide de la boucle for . Ensuite, nous instancions
la station de base aux coordonnées précédemment choisies.

15
La simulation sur MATLAB

3.4 Déroulement des tours


3.4.1 Phase d'annonce
Nous générons un nombre aléatoire, pour chacun des noeuds, que nous comparons au seuil calculé
par la formule de T(n) (voir section 2.3.1.1), si ce nombre est inférieur alors le noeud en question
devient CH. Nous calculons alors l'énergie dissipée pour la diusion du message d'annonce.

3.4.2 Phase d'organisation des groupes


À ce stade, nous bouclons à travers les noeuds et nous réalisons, pour chaque noeud non-CH,
quelques calculs pour identier le CH le plus proche (distance_minimale et plus_proche_cluster).
Puis nous calculons l'énergie dissipée par le noeud courant pour l'envoi de sa requête de ralliement et
l'énergie dissipée par le CH pour lui répondre après l'avoir programmé dans l'ordonnaceur TDMA.

3.4.3 Phase de transmission


Durant cette phase, nous comptabilisons les énergies dissipées pour la transmission des messages
depuis les noeuds vers leurs CH respectifs et depuis les CHs vers la station de base après avoir
également pris en compte le coût énergétique de l'agrégation des données au niveau des CHs.

Les résultats ainsi obtenus, après 1400 tours, sont représentés par la gure ci-dessous.

Figure 3.1  Etat du réseau après 1400 tours.

16
La simulation sur MATLAB

Figure 3.2  Nombre de noeuds morts après 1400 tours.

3.5 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté la technique de simulation du protocole de routage LEACH
sur MATLAB ainsi que les résultats obtenus après implémentation.

17
Conclusion générale
Les réseaux de capteurs sans l vont sans doute dans les années à venir constituer un déve-
loppement technologique majeur apportant des solutions aux diérents problèmes dans plusieurs
domaines d'applications liés à la sécurité, la santé, l'agronomie, etc.

Dans les réseaux de capteurs sans l, le but principal dans la conception de protocoles de routage
à basse consommation d'énergie est d'utiliser ecacement l'énergie du réseau pour que sa durée de
vie augmente. Dans les réseaux de capteurs sans l, beaucoup de protocoles de routage sont dispo-
nibles de nos jours. Un des algorithmes de routage le plus ecace et le plus populaire est le protocole
de routage LEACH.

LEACH est un protocole de routage basé sur la notion de clusters (groupes) minimisant l'uti-
lisation globale d'énergie en distribuant la charge à tous les noeuds capteurs à diérents moments.
LEACH surpasse les protocoles à regroupements statiques en obligeant les noeuds à se porter volon-
taires pour être cluster-head (CH) et en adaptant les clusters correspondants basés sur les noeuds
élus CH à un moment donné. Chaque CH a la charge de collecter des données depuis les membres
de son groupe, de les fusionner pour obtenir un signal composite et de transmettre celui-ci vers la
station de base.

LEACH est complétement distribué, ne requierant aucune information de contrôle de la part de


la station de base et les noeuds ne nécessitent pas des connaissances sur le réseau global pour que
LEACH puisse fonctionner.

18
Bibliographie
[1] W. Heinzelman, A. Chandrakasan, H. Balakrishnan, Energy-Ecient Communication
Protocol for Wireless Microsensor Networks, International Conference on Systems Science, vol.
8, pp. 8020, January 2000.
[2] International Journal of Application and Innovation in Engineering & Management, Vol. 3, Issue
3, March 2014.
[3] C. F. Garcia-Hernandez, P. H. Ibarguengoytia-Gonzalez, J. Garcia-Hernandez and
J. A. Perez-Diaz, Wireless Sensor Networks and Applications : a Survey, IJCSNS International
Journal of Computer Science and Network Security, 2007, Vo.7, No.3, pp. 264-273.
[4] Ravneet Kaur, Deepika Sharma and Navdeep Kaur, Comparative Analysis Of Leach And Its
Descendant Protocols In Wireless Sensor Network, International Journal of P2P Network Trends
and Technology, Vol. 3, Issue 1, 2013, pp. 51-55.
[5] Ali Norouzi1, Abdul Halim Zaim, An Integrative Comparison of Energy Ecient Routing
Protocols in Wireless Sensor Network, Scientic Research of Wireless Sensor Network, Vol. 4,
2012, pp. 65-67.
[6] Parminder Kaur1, Mrs. Mamta Katiyar, The Energy-Ecient Hierarchical Routing Protocols
for WSN : A Review, International Journal of Advanced Research in Computer Science and
Software Engineering, Vol. 2, Issue 11, November 2012, pp. 194-199.
[7] J. Gnanambigai, Dr. N. Rengarajan, K. Anbukkarasi, Leach and Its Descendant Proto-
cols : A Survey, International Journal of Communication and Computer Technologies, Vol. 01,
No.3, Issue 02, September 2012, pp. 15-21.

19
Résumé
Les systèmes distribués de micro-capteurs sans l permettent la surveillance able d'une variété
d'environnements, à la fois pour des applications civiles et militaires. Dans cet exposé, nous
examinons le protocole de communication LEACH (Low-Energy Adaptive Clustering Hierarchy),
qui adresse la problématique de la dissipation de l'énergie globale de ces réseaux. LEACH a été
originellement proposé après que des recherches aient suggéré que les protocoles classiques de
transmission directe, la transmission d'énergie minimale, routage multi-hop, et les regroupements
statiques pouvaient ne pas être optimaux pour les réseaux de capteurs. LEACH est un protocole
basé sur le regroupement qui utilise la rotation aléatoire de stations de base locales (cluster-heads)
au sein de ces regroupements (clusters) an de répartir uniformément la charge de l'énergie entre
les capteurs dans le réseau. LEACH utilise une coordination localisée pour permettre l'extensibilité
et la robustesse pour des réseaux dynamiques, et incorpore l'agrégation (compression) de données
dans le protocole de routage pour réduire la quantité d'informations qui doivent être transmises à
la station de base. Des simulations montrent que LEACH peut atteindre jusqu'à un facteur de
réduction de 8 de la dissipation d'énergie par rapport à des protocoles de routage classiques. En
outre, LEACH est capable de distribuer la dissipation d'énergie uniformément entre les capteurs,
doublant ainsi la durée de vie utile des RCSF.

Mots clés : RCSF, capteurs, LEACH, routage, cluster, dissipation d'énergie.

Abstract
Wireless distributed microsensor systems allow reliable monitoring of a variety of environments for
both civil and military applications. In this report, we examine the communication protocol
LEACH (Low-Energy Adaptive Clustering Hierarchy) that shows the impact on the overall energy
dissipation of these networks. LEACH was originally proposed after that researches suggested that
the conventional protocols of direct transmission, the transmission of minimal energy, multi-hop
routing and the static clustering may not be optimal for sensors networks. LEACH is a protocol
based on the clustering which uses randomized rotation of local base stations (cluster-heads)
within these groups (clusters) to distribute uniformly the energy load between the sensors in the
network. LEACH uses a localized coordination to allow scalability and robustness for dynamic
networks and incorporates data agregation in the routing protocol to reduce the quatity of
informations that must be transmitted to the base station. Simulations show that LEACH can
achieve up to a factor of reduction of 8 in energy dissipation compared with conventional routing
protocols. Besides, LEACH is capable of distributing the energy dissipation uniformly between the
sensors, doubling the useful lifetime of WSN.

Keywords : WSN, sensors, LEACH, routing, clustering, energy dissipation.