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EcoTek-Edition mars-N°1235

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Sommaire :

: Editorial : À quand la sortie du nucléaire ? Editorial : À quand la sortie du nucléaire ?

: Actualité : Utilisation de la psychologie cognitive dans le monde du Actualité : Utilisation de la psychologie cognitive dans le monde du

marketing

: Actualité : Une fin proche pour le bitcoin ? Actualité : Une fin proche pour le bitcoin ?

: Actualité : Bernard Madoff … 10 ans après Actualité : Bernard Madoff … 10 ans après

21 : Interview : Interview exclusive de Vanessa R. victime de Bernard Madoff. : Interview : Interview exclusive de Vanessa R. victime de Bernard Madoff.

: Actualité : Falcon Heavy, un presque sans- faute ! Actualité : Falcon Heavy, un presque sans-faute !

: Interview : Interview express : Thomas Kawam, chef de projet pour Interview : Interview express : Thomas Kawam, chef de projet pour

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EPEX SPOT

: Critique d’œuvre : R o b o c o p , décevant ou excellent ? Critique d’œuvre : Robocop, décevant ou excellent ?

: Critique d’œuvre : I r o n M a n , un film qui déchire Critique d’œuvre : Iron Man, un film qui déchire !

: Actualité : Des mines dans l’espace sur les astéroïdes, c’est pour Actualité : Des mines dans l’espace sur les astéroïdes, c’est pour

bientôt !

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! : Actualité : Des mines dans l’espace sur les astéroïdes, c’est pour bientôt ! 34

42 : Ours

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ÉDITORIAL
ÉDITORIAL

À quand la sortie du nucléaire ?

D epuis plusieurs années, le mouvement écologiste se

bat pour la sortie du nucléaire. Mais comment faire?

L’énergie nucléaire pose deux problèmes majeurs, d’une part, le risque d’accident de type Tchernobyl, d’autre part, la problématique du traitement des déchets radioactifs produit par les centrales.

La population craint à juste titre les pollutions catastrophiques qu’un accident pourrait produire.

Comment pourrions-nous nous approvisionner en une assez grande quantité d’électricité en arrêtant toute production nucléaire ? Une question qui reste jusqu’à présent sans réponse.

La volonté de la Belgique serait de commencer le démantèlement des centrales nucléaires pour 2025 au plus tard. Cette sortie aurait certes un impact environnemental très positif, mais les centrales ne peuvent pas disparaitre avant qu’une autre solution durable ne

soit mise en place. Près de 50 % de l’énergie que nous consommons provient de centrales atomiques et faire disparaitre celles-ci sans prévoir d’autres moyens de nous approvisionner en énergies nous plongerait dans le noir.

La réponse la plus commune est que nous n’avons cas remplacer l’énergie nucléaire par des énergies renouvelables, comme des éoliennes ou des panneaux solaires. Mais aujourd’hui, cette réponse n’est pas possible. En Belgique, les énergies renouvelables couvriront 13 % de nos dépenses énergétiques d’ici 2020. De très grands progrès techniques doivent encore être réalisés au niveau du stockage, de la qualité du réseau et du développement des infrastructures.

encore être réalisés au niveau du stockage, de la qualité du réseau et du développement des

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EcoTek Votre magaz ine économie & technologie Du coup si nous sortons du nucléaire maintenant, si

Du coup si nous sortons du nucléaire maintenant, si nous voulons utiliser de l’électricité aux aux heures qui nous conviennent, nous devrons produire plus d’énergie issue de centrales fossiles comme les centrales au charbon ou au gaz. Ce phénomène, c’est exactement ce qu’il se passe en Allemagne depuis que le pays a commencé à fermer ses centrales nucléaires, ils n’ont eu aucune autre alternative que de rouvrir les centrales au charbon et au gaz pour remplir leurs besoins énergétiques, de plus, les Allemands sont devenus d’excellents clients des centrales nucléaires françaises et belges.

La grande crainte des producteurs d’électricité provient du fait que plus on produira de l’énergie renouvelable plus le cout de celle- ci va diminuer.

Aujourd’hui, le prix de l’énergie se base sur le prix du pétrole, pétrole que nous devons acheter. Demain, le prix de l’énergie sur basera sur le cout de l’infrastructure. Notre problème vient de là. Quel industriel, quel banquier, quel entrepreneur sera d’accord d’investir massivement dans un réseau central qui sera utilisé très intensivement seulement durant des pics ? Demain, nous produirons tous d’une manière ou d’une autre notre propre énergie (panneaux solaires, mini éoliennes, compost…) néanmoins, nous

solaires, mini éoliennes, compost…) néanmoins, nous aurons toujours besoin d’une source d’énergie

aurons toujours besoin d’une source d’énergie accessible en cas de grosse chaleur, de grand froid. Nous voulons donc avoir un réseau sophistiqué, fiable, robuste, mais nous ne serons pas prêts à le payer

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puisque la plupart du temps nous n’en aurons pas besoin.

La seule solution pour sortir de cette impasse est d’imposer des règles strictes qui seront probablement très impopulaires comme des taxes sur la possession de moyens de productions d’énergies renouvelables et son stockage. Le prix de l’énergie devra être fixé sur base de

Par Ezra Reich, Rédacteur en chef.

nouveaux critères. Il faudra peut- être considérer que l’approvisionnement constant en énergie sera à payer comme une prime d’assurance, car celle-ci sera à disposition et indispensable.

En conclusion, une volonté politique très forte et très contraignante sera nécessaire pour que nous vivions dans un environnement plus sain. Sans cela, le nucléaire a encore de belles années devant lui.

pour que nous vivions dans un environnement plus sain. Sans cela, le nucléaire a encore de

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Actualité

Utilisation de la psychologie cognitive dans le monde du marketing

Q ue vous soyez client ou

vendeur, vous aurez tôt ou tard, affaire à certains mécanismes du cerveau et de la pensée qui vous feront souvent prendre des décisions illogiques et irrationnelles, inconsciemment. Les facteurs à l’origine de ces décisions, souvent insensées, sont appelés biais cognitifs. Il y a une infinité de ces mécanismes du cerveau, souvent inconnus, qui nous poussent, à, entre autres, consommer certains produits de manière irrationnelle. Cependant, lorsque vous aurez conscience de leur existence, vous pourrez : soit les exploiter en les utilisant pour conclure certaines affaires, soit prendre conscience de ceux-ci afin de ne pas vous faire avoir par de simples techniques de vente qui influencent votre cerveau. Quoi qu’il en soit, voici quelques exemples…

Biais d’ancrage

« En psychologie, l’ancrage désigne la difficulté à se départir d’une première impression. C’est un biais cognitif qui pousse à se fier à l’information reçue en premier dans une prise de décision. » Wikipédia

Exemple :

L’élève qui arrive en retard le jour de la rentrée des classes a toutes les chances d’être catalogué comme « jamais ponctuel » par le professeur. Une telle étiquette sera très difficile à retirer.

Mais le biais d’ancrage peut être également utilisé en marketing, et c’est souvent le cas, comme l’a compris Steve Jobs. Lors de la présentation du premier iPad, Steve Jobs, annonce le prix de l’iPad et il utilise le principe du biais d’ancrage de manière très intelligente. En effet, il explique

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que, lors du développement de l’iPad, son équipe avait estimé son coup à moins de 1000 $ (999 $ plus précisément). Ce prix s’affiche en géant sur l’écran derrière lui. Il insiste ensuite durant 2-3 minutes en expliquant que son équipe s’est non seulement focalisée sur son ergonomie (étude des conditions de travail et de l'adaptation des machines à l'homme), mais aussi sur son cout, car il voulait qu’un maximum de personne puissent se le procurer. Après ces 2-3 minutes, Steve Jobs fait apparaitre, à l’écran, le prix de 499 $ qui écrase celui de 999 $ l’iPad semble être en fait à moitié prix par rapport à sa valeur. Les gens ont donc l’impression d’acheter un iPad moins cher en rapport qualité/prix alors qu’en fait pas du tout. Au final, pour en revenir à ce biais cognitif, c’est un principe constamment utilisé en négociation. On commence à un prix plus haut pour au final arriver à celui que l’on espérait réellement.

au final arriver à celui que l’on espérait réellement. Vous connaissez bien la vieille technique de

Vous connaissez bien la vieille technique de 9,99 à la place de 10 , mais nous sommes là, à un autre niveau de la tromperie du cerveau. Et ça, Amos Tversky et Daniel Kahneman l’ont bien compris. Ce sont deux chercheurs en psychologie cognitive de l’université de Stanford ayant fait avancer la recherche dans leur domaine. Daniel Kahneman reçoit, en 2002, le prix Nobel d’économie pour ses travaux.

Daniel Kahneman
Daniel Kahneman

Il y a énormément d’autres biais cognitifs qui agissent parfois, même indépendamment de la volonté d’un marketeur, par exemple, l’effet de Halo.

Effet de halo

Voici un autre exemple de biais cognitif qui nous trompe souvent, et également dans le monde des affaires. L’effet de halo résulte de la capacité que l’on a à donner des qualités à quelqu’un sur base

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de son physique. Nous préférons tous, inconsciemment, choisir un banquier ou un avocat qui inspire plus confiance, de par son physique. Nous préférons également acheter le produit pour lequel le personnage de la publicité semble plus attirant.

Images subliminales

« Un message subliminal est un stimulus incorporé dans un objet, conçu pour être perçu au- dessous du niveau de conscience. Des techniques subliminales ont été utilisées dans la publicité ou la propagande. Le but et l'efficacité de ces techniques sont sujets à débat ». Wikipédia

Ces images dites subliminales, qui apparaissaient souvent au cinéma, à la télévision… trompent notre cerveau. Nous ne sommes pas capables d’en prendre conscience, mais notre cerveau est capable de les enregistrer.

En 1957, l’américain James Vicary réalise une expérience. Étant donné que les images dans un cinéma défilent à une vitesse de 24 images/seconde, si l’on insère une image durant moins d’un

quart de seconde, celle-ci sera caractérisée comme subliminale. L’expérience réalisée démontre que si, on insère, dans une séquence, l’image subliminale « buvez du coca-cola » ou « mangez du pop-corn » les ventes de ceux-ci augmentent considérablement. On parle à l’époque de 18 % et 50 %. Même si, en 1962, James Vicary avoua que les chiffres étaient faux, les autres expériences scientifiques démontrèrent que les images subliminales auraient tout de même un impact sur notre cerveau.

Petite info : Notre cerveau met 300 millisecondes pour enregistrer une information de façon consciente
Petite info :
Notre cerveau met 300 millisecondes
pour enregistrer une information de
façon consciente et il lui faut entre 0
et 50 millisecondes pour l’enregistrer
inconsciemment.
Ces chiffres sont le résultat d’une
étude menée par M.Stanislas
Dehaene, docteur en psychologie
cognitive et membre de
l'académie des sciences.

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Comment faut-il faire à présent pour éviter d’être trompé par ces biais cognitifs ?

Comme vous avez pu le remarquer, notre cerveau est constamment trompé par des mécanismes inconscients qui nous font prendre des décisions irrationnelles et illogiques inconsciemment en utilisant des raccourcis. Notre cerveau est, en effet, bien plus souvent dans l’erreur que nous ne le croyons. C’est pourquoi ces quelques informations vous permettront de faire plus attention lorsque vous êtes sujet à de la consommation ou bien même dans certaines

négociations. Depuis toujours, certains vendeurs ont compris certaines techniques de persuasion qu’ils utilisent pour nous tromper. Les méthodes avancent, tout comme le monde.

Comme vous l’avez vu dans « Le Loup de Wall Street » (2013), les techniques de vente sont toujours plus inventives les unes que les autres. Il est donc nécessaire de maitriser l’art oratoire et de ne pas se faire prendre au jeu de belles paroles ou de bêtes biais cognitifs.

Par Stanley Rappaport.

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Actualité

Une fin proche pour le Bitcoin ?

Mais qu’est-ce que le bitcoin ?

L e bitcoin, est une monnaie virtuelle cryptographique,

c’est à dire codée, qui sert de système de paiement non régulé et décentralisé inventé par M. Satoshi Nakamoto en 2008. C’est-à-dire que le bitcoin est basé, non pas sur une autorité centrale qui contrôle les échanges (Banque centrale), mais bien sur un

fonctionnement participatif de l’ensemble des utilisateurs.

participatif de l’ensemble des utilisateurs. Cette nouvelle technologie est inutilisable sans «   La

Cette nouvelle technologie est inutilisable sans « La Blockchain », littéralement « chaine de bloc », une base de données publique qui contient un historique sur lequel repose tous les échanges sur le réseau Bitcoin en entier depuis sa création.

Comment cela fonctionne t’il ?

La blockchain empêche toute fausse opération, car pour utiliser le bitcoin il faut que celui-ci ait un historique complet, pour lire ces historiques, contenus dans d’autres blockchain, il nous faut avoir une clé d’accès qui est à la base cryptée et inviolable, cette clé est le fruit d’une autre technologie appelée le « Forging » qui signifie minage, le forging permet de crée une clé pour ouvrir la blockchain unique et inviolable.

une clé pour ouvrir la blockchain unique et inviolable. Pourquoi appelle-t-on cela «   blockchain  

Pourquoi appelle-t-on cela « blockchain » ? Car si nous devions le représenter schématiquement il serait constitué de bloc et de chaine, sur les blocs il serait inscrit les nouveaux échanges et des nouvelles données sur le bitcoin

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lui-même et les chaines servent tout simplement à relier ces blocs.

Il est impossible de fausser une

transaction avec du bitcoin, car chaque transaction est vérifiée par la blockchain. C’est à dire que le logiciel recherche dans l’historique du bitcoin pour vérifier que celui-ci est bien authentique et si votre bitcoin n’a pas d’historique la blockchain ne peut le certifier vrai et donc la transaction ne peut pas voir lieu.

La blockchain est un registre accessible à tous donc tout le monde peut donc voir tous les échanges réalisés grâce au registre de la blockchain, mais celle-ci est en même temps complètement anonyme ce qui

veut dire que personne ne sait qui

a fait la transaction X ou Y,

personne ne sait qui détient quel

portefeuille, c’est un réseau totalement transparent et

anonyme. Ce caractère anonyme

a fait du bitcoin un moyen de

paiement pour toute une série de site interdit tel que «Silk Road », un site provenant du DarkNet, un endroit où l’on pouvait acheter de

la drogue, des armes…

Pour résumer, la blockchain est un registre accessible par tous, mis à jour régulièrement pour s’assurer qu’il n’y a aucune fausse transaction (sans recourir à une banque) et le bitcoin est une monnaie virtuelle cryptographique non régulée et décentralisée.

Le Bitcoin, une bulle ?

Le bitcoin est d’après moi une arnaque organisée par son créateur, Satoshi Nakamoto. Tout d’abord, M. Satoshi Nakamoto n’est pas un personnage réel, c’est un pseudonyme inventé par une personne pour se couvrir, personne ne connaît donc sa vraie identité.

De plus, le bitcoin est une bulle qui, d’après moi, menace d’éclater dans un futur proche, car une bulle apparait lorsqu’un actif a une valeur très significativement différente de sa valeur fondamentale. Cela se produit lorsqu’au lieu d’acheter un objet pour son utilité, les gens l’achètent car son prix monte rapidement, ils veulent suivre la vague et revendre au plus haut avant le retour à la valeur fondamentale. Initialement, une

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bulle commence lorsqu’il y a des incertitudes sur les fondamentaux. Dans l’immobilier par exemple, sur le long terme, les fondamentaux dépendent de l’offre et de la demande, de la rareté de l’espace disponible, des techniques de construction, du nombre de personnes qui voudraient s’installer dans une ville et de leur pouvoir d’achat, du taux d’intérêt auxquels elles peuvent emprunter, etc. Les prix varient énormément et donc le prix d’un immeuble est très incertain sur le long terme. Mais pour une monnaie virtuelle comme le bitcoin, le raisonnement est assez problématique : sa valeur fondamentale est zéro. Le bitcoin n’est pas plus une bulle maintenant, à 10 000, qu’il ne l’était quand il valait 3 dollars ; le seul motif de son acquisition ne peut qu’être que la revente, c’est donc une pure croyance partagée.

Pour illustrer ces propos, voici une petite histoire ; il était une fois dans un petit village africain tapi dans la jungle, un homme, un marchand qui vint sur la place du village et qui raconta à ceux qui voulaient bien l’entendre que le lendemain il reviendrait et il donnerait 100 $ à toute personne

qui lui ramènerait un singe. Toutes les personnes qui l’avaient écouté le prirent pour un fou, car dans leur village les singes étaient partout ! Le lendemain, comme l’avait promis le marchand, celui-ci revint et sur la place se présentèrent 10 habitants, chacun un singe à la main et, comme promis, le marchand leur donna à chacun la somme de 100 $, cette histoire rameuta plus de gens, et donc le riche marchand dit qu’il reviendrait bientôt et qu’il donnerait 300 $ à toutes personnes qui lui ramèneraient un singe. Comme promis, le marchand revint sur la place, mais cette fois- ci c’était 20 personnes qui l’attendaient avec un singe et alors le marchand donna 300 $ à toutes personnes lui avait apporté un singe. Mais ensuite le marchand augmenta sa récompense à 500$ par tête de singe, mais les singes commençaient à manquer, les habitants durent partir très loin pour récupérer leurs singes car il n’y en avait plus dans la région. Le surlendemain il y avait une trentaine de personne qui attendait le marchand avec un singe à la main, et donc le

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marchand donna 500$ à toutes ces personnes. Comme ses affaires marchaient, le riche marchand engagea une personne pour collecter ses singes, le marchand commençait à en posséder beaucoup.

Ensuite il proposa une somme de 2000 $ par tête de singe, mais les habitants s’affolèrent car il n’y avait plus aucun singe dans la région. Alors l’employé du marchand dit aux habitants qu’il leur donnerait des singes, mais les habitants devraient payer 1400 $ pour en obtenir, alors tout le village donna 1400 $ à l’employé et les habitants contents de leur affaire attendirent le marchand, mais celui-ci ne revint jamais.

C’est à ce moment-là que donc la bulle éclate et que les habitants qui avaient confié tout leur argent à un inconnu le perdent et ce sont les derniers à avoir investi dans la « mode » qui perdent instantanément tout.

Dans ces conditions, nous pouvons nous demander quelle sera l’aiguille qui viendra faire éclater la bulle. Voici plusieurs possibilités : Le premier serait le casse du siècle, la violation des

codes jusqu’à aujourd’hui considérés comme inviolables de la blockchain et une inondation de faux bitcoins sur le marché qui créerait une inflation terrible pour enfin casser tous les prix et mettre fin au bitcoin. Le second serait une prise de position des États et des banques centrales qui décideraient d’arrêter toutes les transactions avec de la crypto monnaie au nom de la lutte contre la fraude (rappelons qu’en 2013 le site du DarkNet

« Silk

Road » utilisait le bitcoin pour faire du commerce de drogue et d’armes et que celui-ci fût bien évidemment démantelé par les autorités en 2013 la même année). Cette réaction serait très plausible, car lorsque nous constatons la volonté toujours croissante des grands pays à vouloir éradiquer le crime organisé, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, cela serait très normal d’enlever du marché une monnaie qui permettrait à ces gens de croitre et de leur laisser un accès si facile

normal d’enlever du marché une monnaie qui permettrait à ces gens de croitre et de leur

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au crime. De plus, décentraliser l’argent ferait perdre énormément d’argent aux banques et aux États.

Que faire ?

Malheureusement pour les esprits lucides, à supposer même qu’il existe un moyen de vendre à découvert le bitcoin, cette stratégie est à proscrire et pourrait s’avérer désastreuse. En effet, nul ne peut prédire ni la durée ni le sommet de la vague spéculative.

C’est un peu comme à la loterie, il faut savoir s’arrêter avant que l’empire bitcoin ne s’effondre et réinvestir ses bitcoins en monnaie réelle comme le dollar ou l’euro, car si nous nous arrêtons trop tard et que la bulle explose tous les derniers possédant de bitcoins perdront l’entièreté de leur portefeuille.

Par Ezra Reich.

bulle explose tous les derniers possédant de bitcoins perdront l’entièreté de leur portefeuille. Par Ezra Reich.

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Actualité

Bernard Madoff … 10 ans après

V oilà 10 ans passés que la gigantesque fraude de

Bernard Madoff fut découverte… retour sur cet évènement.

Qui est Bernard Madoff ?

Bernard Madoff est né le 29 avril

1938 dans le Queens. Petit fils

d’immigrés juifs polonais, il est

élevé dans un milieu modeste. En

1960 il fonde, avec ses économies

de 5.000 dollars, sa compagnie d’investissements, « Bernard L

Madoff Investments Securites LLC ».

Ayant bien compris qu’il fallait s’adapter à son temps, c’est l’une des premières firmes à utiliser la technologie informatique pour ses transactions d’échanges boursières. C’est ainsi qu’il se fait un petit nom dans la finance, ce

ainsi qu’il se fait un petit nom dans la finance, ce qui lui permet d’être considéré

qui lui permet d’être considéré comme un membre important de la communauté juive de Miami et de New York. Grâce à ses talents, non pas de génie de la finance, mais plutôt d’orateur captivant et

« jet stant » aisément de country club en country club à 300.000 dollars l’entrée, il se crée une liste de clients des plus impressionnantes. Au sein de ses multiples clubs de golf, les clients de Madoff font eux-mêmes sa pub. Mais avant la mondialisation de son escroquerie, Bernard Madoff s’est d’abord intéressé à ses amis, à ses voisins ainsi qu’au sein de la communauté juive. Critère incontournable : avoir beaucoup d’argent à placer. Mais malheureusement, les rendements qu’il propose sont trop beaux pour être vrais. Bernard Madoff est arrêté le 11 décembre 2008. Il plaide coupable et obtient un procès à huis clos au cours duquel les victimes ne purent assister. Madoff écope d’une peine de 150 ans de prison ferme.

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Mais que vendait-il à ses clients ?

Madoff proposait à ses clients d’investir dans son fonds en leur promettant des gains annuels dépassant de loin toutes concurrences. En effet, durant des années, son fond payait à ses investisseurs leurs gains annuels. Quel était donc le secret qui lui permettait d’atteindre un si bon rendement ? Et bien c’est très simple, il n’y avait tout simplement pas de rendement! Il utilisait ce qu’on appelle « la pyramide de Ponzi » rendue célèbre par Charles Ponzi, condamné en 1920 pour avoir volé des milliers d’investisseurs

Qu’est-ce que la pyramide de Ponzi ?

La pyramide de Ponzi est une structure d’investissement qui vise à attirer un maximum de clients et de fonds, souvent sur base de rendements supérieurs à ce que l’on trouve sur le marché. La personne qui gère la pyramide va alors soit investir l’argent dans des produits qui ne sont pas ceux dans lesquels elle a promis d’investir, soit ne rien investir du tout, comme Bernard Madoff.

Dans ce cas-ci, le « gérant de la pyramide » n’avait pas fait un seul investissement. À l’aide de faux documents, il disait investir l’argent qui lui était confié dans certains produits, mais, en réalité, n’avait même pas une seule fois essayé de faire fructifier l’argent de ses investisseurs.

Une pyramide de Ponzi est en fait une redistribution d’argent entre différentes personnes. L’argent, mis à disposition par les investisseurs, sera utilisé pour rembourser ceux qui souhaitent se retirer.

Charles Ponzi
Charles Ponzi

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Les rendements supérieurs qui sont produits sont payés avec l’apport de nouveaux fonds par de nouveaux investisseurs. Et ceux qui perdent alors le plus sont ceux qui investissent tout à la fin, juste avant que la pyramide ne s’écroule.

tout à la fin, juste avant que la pyramide ne s’écroule. Mais où est passé l’argent

Mais où est passé l’argent ?

Il est parti chez les investisseurs qui ont eu la chance de retirer leur argent avant qu’il ne soit trop tard. Après avoir fonctionné pendant une vingtaine d’années, profitant de marchés financiers positifs qui attirent de nouveaux

investisseurs, ces marchés sont heurtés de plein fouet par la crise financière à partir de début 2008 ; fin 2008, la corde se serre autour du cou de Bernard Madoff. Pris de cours par la vague de désinvestissement, c’est-à-dire d’investisseurs qui choisissent de se retirer, Berni décide de verser les bonus annuels (aux salariés et à lui-même) de manière anticipative. Alarmé par cette décision, l’un de ses fils appelle les autorités qui ne mettront pas longtemps à révéler au grand jour cette immense pyramide de Ponzi d’une ampleur de plus 60 milliards de dollars… du jamais vu !

Comment cette fraude a-t-elle fonctionné durant 20 ans ? Quelles ont été les erreurs des autorités ?

« Les caisses de Madoff sont vides. Pendant plus de 20 ans, il a fraudé en toute impunité. Et pourtant son astuce, son système, la méthode qu’il avait mise en place, reposait sur un mécanisme extrêmement simple. » Extrais du documentaire « Les 4 cavaliers de l’apocalypse financière ».

En première place chez les fautifs, les institutions de régulation (SEC,

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FBI) se sont bêtement fait avoir par de faux rapports créés sur un simple ordinateur. Les autres prestataires, c’est-à-dire les gestionnaires de fortune qui plaçaient l’argent de leurs clients chez Madoff, ont tout simplement préféré fermer les yeux et ne pas poser de questions tant que les rendements étaient au rendez- vous. Mais c’est surtout l’évolution positive des marchés financiers (que l’on appelle Bullish) durant

les années 2000 (période durant laquelle les gens investissaient et réinvestissaient leur argent dans les marchés financiers) qui ont permis qu’une pyramide de Ponzi de cette ampleur passe inaperçue.

Aujourd’hui, Bernard Madoff est en prison, les victimes n’ont pas encore récupéré leur argent.

Par Stanley Rappaport.

Bernard Madoff est en prison, les victimes n’ont pas encore récupéré leur argent. Par Stanley Rappaport.

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Interview

Interview exclusive de Vanessa R. victime de Bernard Madoff.

L ’équipe de l’EcoTek s’est intéressée aux victimes de Bernard Madoff et a décidé

d’aller à la rencontre de l’une d’entre elles.

d’aller à la rencontre de l’une d’entre elles. Quand et comment avez-vous appris la fraude  

Quand et comment avez-vous appris la fraude ?

Vanessa R. : « Écoutez, je me rappelle comme si c’était hier. J’étais à Milan, car j’habitais là-bas à cette époque et il était 7 h du matin. J’ai reçu un coup de téléphone de mon ami gestionnaire de fortune, celui qui m’avait conseillé de ne pas investir chez Madoff. Il m’appelle donc et me demande si j’ai entendu la nouvelle. Moi, prise sur le coup, je le questionne et lui

demande de quelle nouvelle veut- il parler. Il commença par s’excuser et me dit que comme il l’avait prédit, tout avait explosé et qu’ils venaient d’arrêter Madoff. C’est ainsi que je l’ai su… le matin du 12 décembre 2008. Peu de personnes le savaient déjà. »

Qu’avez-vous fait après avoir appris la nouvelle ?

Vanessa R : « Je vous avoue que c’était un choc. Je ne me suis pas rendu compte tout de suite de l’ampleur de la chose. J’ai d’abord attendu qu’il soit 7 h du matin à New York pour appeler mon cousin qui habite là-bas, car c’est comme un frère pour moi et, car je me sentais vraiment mal étant donné que j’avais investi mon argent, ainsi que celui de ma sœur, car celle-ci me faisait vraiment confiance par rapport à ça. Je me sentais donc très responsable et j’ai eu besoin de plusieurs mois pour m’en remettre. Pas seulement pour l’argent, mais surtout par rapport

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à la responsabilité que j’avais. J’ai eu le sentiment d’avoir commis une bêtise. De plus, nous venions de perdre notre père quelques années auparavant. Et c’est pour la première fois depuis son décès que j’ai ressenti le fait d’avoir commis une erreur (financière). J’ai toujours essayé de faire de mon mieux : dans l’immobilier surtout. Et à ce moment-là, je me suis sentie très bête même si je n’étais pas la seule. Mais la plus grande malchance de cette histoire est que, je n’ai décidé que trois mois avant que le scandale soit découvert de mettre mon argent dans les fonds Madoff. C’est cela qui m’a rendu mal, et le fait de ne pas avoir écouté l’un de mes amis m’ayant déconseillé de placer mon argent là-bas. J’ai été têtue. »

Avez-vous récupéré quelque chose de ce que vous avez perdu ? Si oui, quel pourcentage de votre capital de départ avez-vous déjà récupéré ? Et pour finir, y a-t-il encore l’espérance de récupérer plus?

Vanessa R. : « Moi, je suis quelqu’un d’optimiste. Pour le moment, ma sœur et moi avons chacune récupéré 5 % de ce que l’on a perdu. Cependant, c’est chez les gestionnaires de fortune (Aurelia Finance) qu’on a amenée en justice que nous avons récupéré ce pourcentage. Selon nous, ceux-ci ont fait une énorme faute en plaçant l’argent de tous leurs clients chez Madoff au lieu de le diversifier comme le ferait un bon gestionnaire de fortune. Nous les avons donc poursuivis en justice il y a quelques années et n’avons récupéré qu’une infime partie. En effet, nous sommes arrivés très tard alors que d’autres clients les avaient poursuivis immédiatement et ont donc récupéré plus que nous. Ma sœur et moi avons signé un accord avec eux pour récupérer 5 % seulement. Cependant, je ne sais pas si vous connaissez le “Madoff Victim Funds” qui a été créé aux États-Unis un peu après la détection de la fraude. Étant donné que ma sœur et moi ne sommes pas américaines, nous nous sommes inscrites dans ce “Madoff Victim Funds” à travers une société belge qui s’appelle “Deminor” et que j’ai connue lorsque j’habitais l’Italie.

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Ce sont eux qui servent d’intermédiaires, qui aident à remplir les papiers, qui ont aidé à faire la plainte. Et ce n’est que s’ils arrivent à récupérer quelque chose qu’ils prendront un pourcentage. Mais pour l’instant, il n’y a encore rien. »

Vous dites que, depuis 2008, l’investissement dans les marchés financiers a changé. Mais qu’est-ce qui a changé et surtout, qu’est-ce qui a changé dans votre façon d’investir ?

Vanessa R. : « Comme je vous ai dit, j’essaye que le portefeuille investi soit le plus liquide possible, en opposition à 2008 où on était dans des positions comme les hedge funds, tout à fait illiquides, qui ne nous permettaient pas, même si on voulait, de vendre au même moment. La deuxième chose que j’ai apprise suite à l’énorme perte de Madoff c’est qu’il faut que ce soit le plus transparent possible ; c’est-à-dire que j’essaye de me renseigner le plus possible sur les fonds que les gestionnaires financiers me proposent ; j’essaye de lire, de connaître, de savoir qui ils sont, ce qu’ils font, qui ils connaissent…

pour que ce soit le plus transparent possible. Le problème avec Madoff c’est que je n’avais malheureusement aucune idée de qui il était, de ce qu’il faisait, ni de combien d’argent il avait dans son fond. J’étais complètement aveugle ; aujourd’hui, c’est ce qui

a changé, j’essaye d’être la plus prudente possible. »

Maintenant que Bernard Madoff est en prison, blâmez- vous quelqu’un en particulier du fait qu’une fraude de cette ampleur a pu exister durant si longtemps ?

Vanessa R : « Tout d’abord, je blâme mes gestionnaires de fortune qui ont placé tout l’argent de tous leurs clients dans un seul fond. Ensuite, je blâme les banques comme HSBC, Credit Suisse, UBS… qui avaient énormément de positions Madoff, qui n’ont pas fait leur travail comme ils le devaient et qui auraient dû avoir un esprit plus critique et enquêter davantage. Après les banques, au-dessus, il y

a la SEC et autres institutions de

régulation des marchés qui n’ont pas non plus fait leur travail

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comme il le fallait. Mais au final, je me blâme moi — même, car je n’aurais pas dû mettre tout cet argent dans une seule position et écouter mon ami qui m’avait

déconseillé de placer mes actifs là-bas. »

Par Stanley Rappaport.

seule position et écouter mon ami qui m’avait déconseillé de placer mes actifs là-bas. » Par

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Actualité

Falcon Heavy, un presque sans-faute !

A vec le premier lancement de la Falcon Heavy au

début du mois de février, on a vu décoller une fusée d’une

capacité qu’on n’avait pas vue depuis des décennies. Analysons donc ce lancement clé pour le domaine spatial qui risque de marquer un tournant majeur pour les prochaines décennies.

Un exploit presque sans fautes.

Mardi 6 février 2018 à 20 h 45 (GMT), après plus de 5 ans de reports, SpaceX fait décoller pour la première fois la Falcon Heavy, le plus puissant des lanceurs

fois la Falcon Heavy, le plus puissant des lanceurs actuels et l’un des plus puissants de

actuels et l’un des plus puissants de tous les temps, depuis le pas de tir LC-39A depuis le Centre spatial Kennedy (Kennedy Space Center, abrégé KSC) en Floride. Celle-ci a pour objectif de poser les basses technologies des futures missions de SpaceX sur Mars. Après les 200 kg de fromage pour la Falcon-9, La Falcon Heavy a emporté comme charge utile (charge que le lanceur doit mettre en orbite) la Tesla Roadster d’Elon Musk, le patron de SpaceX celle-ci jouait en boucle la chanson « Space Oddity » et avait comme conducteur un mannequin dénommé Starman qui portait les futures combinaisons des astronautes de SpaceX, tous deux sont des références à David Bowie.

Starman qui portait les futures combinaisons des astronautes de SpaceX, tous deux sont des références à

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Si la Falcon Heavy a réussi à quitter le sol et ne pas exploser en vol, seul deux des trois boosters ont pu atterrir comme il était prévu. Les deux propulseurs ont pu se poser de façon simultanée à l’endroit indiqué, à savoir juste à côté du pas de tir.

indiqué, à savoir juste à côté du pas de tir. Pour le «   Core  

Pour le « Core », le troisième propulseur, SpaceX a indiqué qu’il s’était échoué en mer après n’avoir pu allumer que deux de ses trois moteurs. S’en est résulté un crash à une vitesse d’environ 480 km/h au milieu de la mer. Normalement, celui-ci avait pour but de se poser sur un bateau autonome, et non sur terre. Un objectif bien difficile à accomplir puisqu’il fallait que le bateau soit parfaitement situé et que la fusée se pose avec peu de vitesse. Qui plus est, la fusée s’est écrasée dans l’eau à seulement 100 mètres de son point de destination. Le DG de SpaceX a

précisé à ce sujet : « Deux moteurs du bateau ont été détruits et le pont a été lacéré par une pluie de métal tranchant ».

Si le bateau en lui-même n’a pas été détruit, il s’en sera sorti bien endommagé.

L’exploit technologique de faire ré atterrir et de réutiliser des parties des fusées n’est pas des moindres puisque non seulement il diminue les couts de production pour l’entreprise et ce à long terme, mais aussi les couts de lancement pour les clients. Une victoire écrasante dans le domaine.

et ce à long terme, mais aussi les couts de lancement pour les clients. Une victoire

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Une victoire écrasante.

Le fait que le Core n’ait pas été récupéré ne change rien au fait que le succès de la mission reste énorme et inespéré. Elon Musk a prévu le prochain lancement pour aout 2018. Un petit nuage gris vient cependant assombrir le ciel bleu du futur du nouveau lanceur

Elon Musk
Elon Musk

de SpaceX, cette dernière a finalement choisi de se concentrer sur ses plans futurs plutôt que la course vers mars. En effet, l’entreprise a choisi de se concentrer sur le développement de son prochain lanceur super- lourd dénommé « BFR » (pour « Big Falcon Rocket ») plutôt que de continuer sur ses projets initiaux. L’envoi de la Falcon Heavy dans l’espace marque le début d’une nouvelle ère pour le domaine spatial

Quels objectifs ?

Il est alors légitime de se demander à quoi va bien servir un lanceur aussi puissant.

Les Satellites.

Le marché le plus direct pour la Falcon Heavy est le lancement de satellites trop lourds pour la concurrence. Elle peut emporter en orbite basse (sous les 2000 km d’altitude, entre l’atmosphère et les ceintures de Van Allen) jusqu’à 64 tonnes soit 3 fois plus que sa concurrente directe, la Delta IV Heavy. SpaceX a un autre atout de taille : à 90 millions de dollars le tir, grâce à la récupération et à la réutilisation prévue des lanceurs, l’entreprise est trois fois moins chère que sa plus proche concurrente.

Des missions vers la lune ?

Il y a plus d’un an, SpaceX a annoncé avoir conclu un contrat avec deux passagers pour les faire orbiter autour de la Lune et les faire revenir sains et saufs sur Terre. Un exploit qui n’a pas été

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réalisé depuis Apollo 17 en décembre 1972. SpaceX n’est pas la seule à viser la Lune. En décembre 2017, Donald Trump a assigné à l’agence spatiale américaine la tâche d’installer une base sur la Lune pour une mission ultérieure vers Mars à l’horizon de la décennie 2030.

En plus de ça la NASA, Roscosmos ainsi que l’ESA envisagent d’installer une Station Spatial en orbite cislunaire dénommée « Lunar Orbital Platform-Gateway » (Portail en orbite lunaire) ou LOP-G qui devrait servir de point de départ ou comme escale vers de mission dans l’espace lointain.

Par Samuel Wahba

LOP-G qui devrait servir de point de départ ou comme escale vers de mission dans l’espace

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Interview

INTERVIEW EXPRESS : Thomas Kawam, chef de projet pour EPEX SPOT

Comment définiriez-vous votre métier ?

J e travaille pour La Bourse européenne de l’Électricité

EPEX SPOT SE qui gère les marchés de l’électricité au comptant pour la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Benelux, le Royaume-Uni et la Suisse. EPEX SPOT est une société européenne, tant par la structure de l’entreprise que par ses employés, basés à Paris, avec des bureaux à Amsterdam, Berne, Bruxelles, Leipzig, Londres et Vienne. 275 membres négocient plus de 750 TWh d’électricité sur les marchés d’EPEX SPOT tous les ans un tiers de la consommation d’électricité de ces pays.

Mon rôle consiste à adapter toutes les infrastructures d’EPEX à l’arrivée d’un nouveau câble haute tension entre la Belgique et le Royaume-Uni. Je dois donc interagir avec des entités très différentes au sein de la société pour coordonner ce projet.

au sein de la société pour coordonner ce projet. En quoi consiste une plateforme de trading

En quoi consiste une plateforme de trading d’énergie ?

Le secteur de l’énergie est composé de nombreux acteurs. En effet, entre la centrale produisant de l’électricité et le consommateur final, de nombreux intermédiaires interviennent. L’électricité doit être produite, acheminée, équilibrée et achetée. EPEX SPOT trouve sa place en proposant une plateforme d’achat et de vente d’électricité pour certains de ces acteurs. Notre économie promeut la concurrence et pour assurer celle-ci, les producteurs et fournisseurs achètent et vendent l’électricité sur cette plateforme à des moments stratégiques.

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Pensez-vous que les énergies renouvelables remplaceront à court terme les énergies fossiles et nucléaires ?

Oui, dans la cadre de la politique climat-énergie de l’Union européenne, avec l’objectif 20/20/20, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % et à augmenter dans le même temps de 20 % la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2020. Nous sommes sur la bonne voie, car la capacité de production d’électricité renouvelable a augmenté de manière significative au cours des 10 dernières années. Dans ce contexte de croissance, alimentée par les impératifs politiques, économiques et environnementaux, les énergies renouvelables continueront de jouer un rôle croissant dans le mix énergétique européen au cours de la prochaine décennie. L’Allemagne, premier marché d’EPEX SPOT, compte actuellement près de 22 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique. On s’attend à ce que cette part passe à 35 % d’ici 2020 et 80 % à l’horizon 2050. La

croissance la plus remarquable a été enregistrée pour l’électricité issue des énergies solaire et éolienne, lesquelles constituent un défi majeur pour les marchés actuels de l’énergie, en raison de leurs spécificités, notamment l’intermittence et l’évolution de la demande pendant la journée.

Question pratique, comment cela fonctionne-t-il ? Est-ce que s’il vente fort dans les champs éoliens au large d’Hamburg et que Paris subit une terrible vague de froid et a un besoin imminent d’énergie, le transfert d’énergie est-il possible ?

Le réseau électrique européen est complètement interconnecté. L’électricité peut donc être transportée à travers ce réseau quasiment instantanément. C’est un avantage, mais d’un autre côté, elle est très difficilement stockable. Ces interconnexions permettent qu’en cas de grosses consommations, l’électricité puisse être achetée à des producteurs de pays voisins pour éviter un délestage (action de couper l’électricité à une zone). Étant donné la forte demande, les

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prix seront plus élevés, mais cela coutera de toute façon moins cher que les dommages matériels causés par une surconsommation. Cette situation peut aussi arriver dans le sens opposé, s’il y a trop de vent à travers l’Europe, pour éviter une surproduction (couteuse également), l’électricité peut atteindre des prix négatifs ! On est donc payé pour consommer

Comment est-ce que les gestionnaires du réseau électrique opèrent ?

Le rôle du gestionnaire de réseau est de transporter l’électricité de la centrale de production au consommateur. Il y a deux types de gestionnaires de réseau, d’abord, le transmetteur (Elia en Belgique) gère la haute tension, le transport d’électricité sur des longues distances et depuis l’étranger puis le distributeur (dépends des régions, Sibelga à Bruxelles) s’occupe de le livrer chez tous les consommateurs. Environ 30 % de la facture d’électricité sert à payer ces gestionnaires.

J’ai lu que la grande crainte des producteurs d’électricité provient du fait que plus on produira de l’énergie renouvelable plus le coût de celle-ci va diminuer, la rentabilisation de la construction des ces infrastructures sera de moins en moins évidentes. Donc à terme, peut-être que plus personne ne voudra investir dans le renouvelable. Qu’en pensez-vous ?

Il faut différencier plusieurs coûts ici, le coût de l’électricité même et le coût d’investissement dans la production (par exemple les panneaux solaires). Le coût de ces derniers diminue exponentiellement, on produit donc plus pour moins cher. Cela a comme conséquences de diminuer le coût de l’électricité. Le renouvelable produit gratuitement de l’électricité. En effet, il n’y a pas de carburant à payer. Cela va dérégler les marchés de l’électricité et créer des pics et chutes de prix brutales. Je ne pense cependant pas que la rentabilité du renouvelable représente un danger à son

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investissement avant très longtemps.

Comment imagineriez-vous le paysage énergétique belge en 2025 ? Avec ou sans nucléaire ?

Débrancher les centrales nucléaires en 2025 forcera la Belgique à subsidier des centrales au gaz (chères et polluantes avec une durée de vie de 40 ans !) pour

assurer une sécurité d’approvisionnement. Sans cela, on risquerait des black-out ! Si l’on veut éviter de construire ces centrales, il faudrait laisser nos veilles centrales au maximum pour avoir accès à une vraie alternative écologique, à la fois financièrement et écologiquement bénéfique.

Par Ezra Reich.

accès à une vraie alternative écologique, à la fois financièrement et écologiquement bénéfique. Par Ezra Reich.

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Critique d’œuvre

Robocop, décevant ou excellent ?

L e film Robocop, a été réalisé par José Padilha

en 2014, c’est un remake du film du même nom de Paul Verhoeven de 1987. Les acteurs principaux sont Joël Ki nnaman, Gary Oldam, Abbie Cormish, Michael Keaton, Samuel L Jackson.

En 2028, la technologie informatique et robotique est en plein progrès. L’État désire s’intéresser de plus près à la sécurité publique et par ailleurs d’intégrer des agents mi — robots, mi — humains dans les rues, les dirigeants refusent de tester cette technologie sur leur sol pour éviter tout accident. De plus, une loi, « La loi Dreyfuss » interdit l’utilisation des robots sur le sol américain.

Alex Murphy, père de famille, policier dans la ville de Détroit, Michigan, est un jour très grièvement blessé et brûlé sur 80 % de son corps à la suite de l’explosion de sa voiture, celle-ci donc piégée. Celui-ci parvient à

de sa voiture, celle-ci donc piégée. Celui-ci parvient à se faire sauver par le Docteur Dennett

se faire sauver par le Docteur Dennett Norton, mais se retrouve à la fin de son opération couvert à 80 % de métal, il est donc transformé en cyborg, il est renommé Robocop.

Robocop va être spécialement programmé pour combattre le crime à détroit. La loi Dreyfuss ne fait pas application sur lui, car il n’y est aucunement stipulé l’interdiction de l’usage de cyborg.

Robocop étant constitué à 20 % de matières organiques est encore sensible aux sentiments tels que la peur, l’amour, la conscience… Le cerveau de Robocop devenu alors informatique, Dennett va transférer toutes les données de la police de Détroit dans Robocop, c’est alors que le cyborg va revoir

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les images de l’explosion de sa propre voiture et va commencer à enquêter pour trouver le coupable. Va-t-il retrouver son assassin ?

Si vous aimez les films de science- fiction et d’action, ce film est fait pour vous ! Le scénario est parfait, le costume de robot est très bien réalisé, le jeu d’acteur est très bon, enfin, les retournements de situation sont plus bluffants les uns que les autres ! Un film fort en émotion, riche en action et abondant en suspens ! Un chef-d’œuvre cinématographique ! Par chance, il y a une suite, encore de quoi se régaler durant au moins 2 heures.

En bref, si vous aimez l’action, les sensations fortes, l’amour, la peur et le suspens, vous adorerez « Robocop », un film très bien réalisé et surtout très agréable à regarder. À voir!

Par Betsalel Serfati.

  », un film très bien réalisé et surtout très agréable à regarder. À voir  

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Critique d’œuvre

Iron Man, un film qui déchire !

L e film Iron Man a été réalisé par Jon Favreau en 2008.

Les acteurs principaux sont Robert Downey, Gweneth Paltrow.

Tony Stark est un fabricant d’armes de génie, il fabriquait des armes futuristes. Il croyait qu’en fabriquant des armes, il y aurait moins de crime. Un jour alors qu’il part à une conférence accompagnée de militaires, ils se font attaquer par des terroristes possédant les armes de Tony Stark lui-même, un comble. Il fut capturé et les terroristes lui demandèrent de leur construire son nouveau missile, une arme assez puissante pour détruire la terre tout entière. Alors que Tony faisait semblant de construire le missile pour les terroristes, en réalité il se construisait une armure munie de plusieurs armes et normalement indestructible pour s’échapper du repaire des terroristes.

Une

fois

son

armure

du repaire des terroristes. Une fois son armure terminée, il tenta de s’évader, et réussit avec

terminée, il tenta de s’évader, et réussit avec succès. C’est alors qu’Iron Man va se décider à combattre le crime. Va-t-il retrouver ses ravisseurs ? Va t-il construire une nouvelle armure, mais cette fois-ci plus puissante

Si vous aimez-les filmes d’action et de comédie, ce film est surement fait pour vous! Les effets spéciaux ne sont pas terribles, mais le scénario est vraiment très bon, celui-ci nous plonge dans l’histoire, vivant celle- ci comme si nous étions nous- mêmes Tony Stark. La touche futuriste de cette œuvre est très intéressante et apporte une autre dimension au film.

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En bref, si vous aimez les films d’actions, de comédie et de suspens, vous devez définitivement voir ce film ! Un malin mélange entre action et sentiments nous fait nous transporter dans un autre monde.

De plus, l’ingéniosité de Tony Stark est toujours très bluffante. Un film plein de rebondissements et qui mérite d’être vu !

Par Betsalel Serfati

est toujours très bluffante. Un film plein de rebondissements et qui mérite d’être vu   !

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Actualité

Des mines dans l’espace sur les astéroïdes, c’est

pour bientôt.

L ‘Idée en elle-même n’est pas toute récente, déjà vers la fin du programme Apollo, des

ingénieurs et chercheurs de la NASA avaient théorisée la faisabilité de la chose, aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de théorie. L’ancien directeur de l’agence spatiale européenne Jean-Jacques Dordain y croit dur comme fer.

Jean-Jacques Dordain
Jean-Jacques Dordain

Un problème de budget.

Ce n’est pas un secret, envoyer de l’eau, de la nourriture, des boucliers contre les radiations et des tonnes de carburant dans l’espace, ça coute cher, très cher. Alors forcément, les acteurs du domaine cherchent à faire baisser les couts. Une étude de la NASA à démontré que l’exploitation des ressources des astéroïdes géocroiseurs (qui croisent l’orbite terrestre) pourrait permettre d’économiser 150 milliards de dollars en 15 ans. Encore faut-il savoir extraire l’eau, l’oxygène et les matières premières (tel que le

de dollars en 15 ans. Encore faut-il savoir extraire l’eau, l’oxygène et les matières premières (tel

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fer et autres métaux) de ces astéroïdes.

Le secteur privé mène la danse.

Il existe bien sûr plusieurs moyens d’y parvenir, l’un de ceux-ci est le minage optique. Il s’agit de vaporiser une partie d’un astéroïde avec un laser puis de filtrer les ressources et de les stocker. La société « TransAstra Corp » a reçu une bourse d’études de la NASA pour y parvenir en consommant le moins de carburant possible. Celle-ci a imaginé un petit vaisseau capable de capturer un astéroïde et avec la technique du four solaire, technique qui consiste à cuire, faire fondre, des objets grâce à la lumière du soleil reflétée dans des miroirs, et donc pratiquer cette technique à très grande échelle, en minant l’astéroïde. Si la sonde utilise les gaz récupérés tels le méthane ou encore l’oxygène pour se propulser, on aurait alors un outil avec une très longue durée de vie.

Et l’Europe dans tout ça ?

Il est vrai que des groupes américains comme « Deep

Space Industries », « Planetary Resources » ou encore « TransAstra Corp » dont on a parlé plus haut ont déjà plusieurs années d’existence. Mais le Luxembourg a annoncé le 3 juin un investissement de 200 millions d’euros pour lancer les premières missions d’exploitation des ressources naturelles des astéroïdes. De plus, celui-ci est en train de devenir le hub mondial du secteur, sous l’impulsion du vice- premier ministre Étienne Schneider. De nombreux groupes miniers intéressés, mais aussi beaucoup de jeunes entrepreneurs européens qui veulent se lancer sur le segment.

L’Europe saura participer à ce grand projet.

Que peut-on trouver sur ces astéroïdes ?

Les astéroïdes sont des éléments qui restent de la formation du système solaire. On devrait donc y trouver les mêmes ressources que sur Terre : des métaux, des éléments carbonés, peut-être de l’oxygène, de l’hydrogène… À terme, cela peut nous permettre de fabriquer de l’eau, du

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carburant, des pièces métalliques imprimées en 3D. Le Luxembourg va désormais faire une sorte de catalogue des astéroïdes, en envoyant des missions de survol

et de reconnaissance et qui sait, peut-être y trouvera-t-on la vie.

Par Samuel Wahba

sait, peut-être y trouvera-t-on la vie. Par Samuel Wahba OURS Rédacteur en chef, Ezra Reich Responsable

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la vie. Par Samuel Wahba OURS Rédacteur en chef, Ezra Reich Responsable publicitaire, Stanley Rappaport Responsable

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Betsalel Serfati Responsable de la mise en page, Ezra Reich Coordinateur, Ezra Reich Responsable imprimeur, Stanley

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